99 MINISTRERE DE L’ADMINISTRATION REPUBLIQUE DU MALI TERRITORIALE ET DES COLLECTIVITES UN...

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MINISTRERE DE L’ADMINISTRATION REPUBLIQUE DU MALI


TERRITORIALE ET DES COLLECTIVITES UN PEUPLE – UN BUT – UNE FOI


LOCALES -------------------


--------------------


REGION DE KIDAL


--------------------


ASSEMBLEE REGIONALE DE KIDAL


--------------------
























SCHÉMA RÉGIONAL


D’AMÉNAGEMENT ET DE


DEVELOPPEMENT DE KIDAL :


DIAGNOSTIC





Rapport Final
















Avril 2008




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SOMMAIRE


Pages


SOMMAIRE 2




LISTE DES TABLEAUX 8




LISTE DES CARTES 11




SIGLES ET ABREVIATIONS 12




INTRODUCTION 15




PREMIÈRE PARTIE : Bilan Diagnostic et Problématique d’Aménagement et de


Développement de la région 16




I. BILAN DIAGNOSTIC. 17


1.1. Organisation Administrative. 17


1.2. Les Supports Institutionnels 19




1.2.1. Support législatif et réglementaire 19


1.2.2. Structures administratives publiques régionales et locales 20


1.2.3. Structures de planification et du développement 21


1.2.4. Organismes para – publics et les organisations de la société civile de la région 22


a) Les Organisations para - publiques : 22


b) Les Syndicats : 22


c) Associations et Coopératives : 22


d) ONG, Projets et Programmes : 22


e) Organisations Internationales : 23




1.2.5. Les partis politiques 23


1.2.6. Services privés 23


1.2.7. Observations – Commentaires 23




1.3. Environnement naturel 24


A. Situation géographique : 24


B. Superficie : 24


C. Climat et zones écologiques 24


1. Les précipitations (pluviométrie) : 25


2. Les saisons : 26


3. Les vents : 26


4. L’insolation 27


5. L’évapotranspiration 27


6. Les zones agro écologiques de la région : 27




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a. l’Adagh : 27


b. La vallée du Tilemsi : 28


c. Le Tamasna : 28


d. Le Timétrine 29


D. Le Relief et Sols 29


E. La végétation : 29


F. La faune : 30


G. Les ressources en eau 30


1. Eau de surface : 31


2. Eau souterraine : 31


H. Les ressources minières 34


I. Observations – Commentaires 34




1.4. Caractéristiques démographiques 34


A. Population totale de la région 34


B. Populations urbaine et rurale 35


C. Population par Cercle et par commune 36


D. Population par groupe d'âges 37


E. Les mouvements naturels 39


a- Les naissances : 39


b- Les décès : 40


F. Migrations 40


G. Les Etablissements Humains. 41


H. Observations – Commentaires 41




1.5. Caractéristiques économiques 42


1.5.1. La Production régionale et sa commercialisation 42


1) Vision d'ensemble 42


2) Description des principales productions du secteur de l’économie rurale 42


A. Productions agricoles : 42


a) L’eau d’irrigation : 43


b) Les Infrastructures hydro agricoles 43


c) Les spéculations cultivées : 43


d) Superficies emblavées : 44


e) La situation agro- écologique : 44


f) La situation organisationnelle : 45


g) Situation foncière : 45


h) Situation de la main d’œuvre : 45


i) Les rendements : 45


j) Production : 46


k) Intrants agricoles 46


l) Analyse de la situation Agricole : 49


m) La structuration du milieu rural : 49





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B. Productions d'élevage 49


1. Le Cheptel : 49


2. Production laitière 52


3. L’alimentation du cheptel 55


4. L’abreuvement des animaux : 57


5. Foncier : 71




C. Productions de la pêche 71


D. Productions forestières 72


1. Situation des Ressources forestières et Fauniques dans la région: 72


a) Situation des Ressources forestières : 73


b) Ressources Fauniques : 73


c) Les sècheresses : 74


d) Le déficit de la politique nationale en matière de faune : 75


2. Mode d’exploitation et de gestion des Ressources forestières et fauniques : 75


a. Production des Plants/espèces/cercle en 2005 et 2006. 75


b. Exploitation des Ressources forestières : 76


b.1) Pâturages : 76


b.2) Exploitation des ligneux à des fins médicinales : 78


b.3) Exploitation des ligneux à des fins alimentaires : 78


b.4) Exploitation de bois de chauffe, charbon de bois et bois de construction : 78


c. Exploitation des Ressources Fauniques : 79


d. Connaissances et Pratiques traditionnelles de Conservation des Ressources


naturelles : 80


d.1) Conservation de la flore : 80


d.2) Conservation de la faune : 80


d.3) Exploitation touristique : 80




3) Description des principales productions des secteurs secondaire et tertiaire 81


3.1. L’énergie 81


3.2. Industrie 81


3.3. La production Artisanale 82


3.4. La production touristique 82


3.5. La production minière 83


3.6. La production de bâtiments et travaux publics 83


3.7. Le transport 83


a) Routier 83


b) Autres moyens de transports 83




3.8. La production hydraulique 83


3.9. La production Commerciale 84


3.10. Les Banques et les systèmes financiers 84




1.5.2. Observations - Commentaire 84




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1.6. Caractéristiques de l’occupation, de l’organisation et du fonctionnement de


l’espace régional 85


1.6.1. Localisation de la population 85


1.6.2. Localisation des activités économiques 85


1) Localisation de la production de l’économie rurale 85


2) Localisation de la production du secteur secondaire 85


1.6.3. Caractéristiques et localisation des Infrastructures et équipements 86




1) Les infrastructures de communications 86


A. Les routes 86


B. Les voies aériennes 87


C. Postes et Télécommunication 87




2) Les infrastructures énergétiques 88


A. Combustibles 88


B. Electricité 88




3) Les infrastructures de maîtrise d'eau 89


4) Les infrastructures d’éducation et de santé 91


A. Les Infrastructures éducationnelles, scientifiques et sportives : 91


B. Les infrastructures de santé 93




1.6.4. Caractéristique et localisation des équipements du secteur secondaire 95


A. Liste des marchés hebdomadaires 95


B. Les services administratifs et techniques 95


C. Les équipements de crédit et d'assurance 96


D. Les équipements culturels 96




1.6.5. L'organisation et le fonctionnement de l'espace régional. 97




1.6.5.1. Les principaux centres urbains d'influence régionale et sous –régionale 97


A. Les éléments constitutifs 97


B. Les fonctions, les équipements correspondants et leurs zones d'Influence 97




1.6.5.2. Les secteurs de développement 97


1.6.5.3. Les principaux échanges de flux 97




1.7. Les Actions de développement 98


1.7.1. Les actions de développements réalisés de 1997 à 2007 98


1.7.2. Les Projets et Programmes Spécifiques 98


a) Les projets initiés par le Fonds de Solidarité Nationale 98


b) Autres projets relevant de l'Etat et des Collectivités 99





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1.8. L’espace social 99




A. Situation de l’éducation dans la région 99




- Analyse de l’évolution de la situation : 99


2. Situation des enfants non scolarisés 105


3. Contraintes au développement de l’éducation 105


i) Au niveau de l’Education de base et de l’Enseignement secondaire : 105


ii) Par rapport à l’éducation Non Formelle : 106




B. Situation en matière de santé 107




1) Le niveau biologique 107




i) Le taux de natalité et de Fécondité 107


ii) Le taux de mortalité : 109


iii) Le Taux d’accroissement naturel : 110


iv) L’état nutritionnel des enfants 111


v) Les principales maladies 112


vi) Les conditions d’hygiène 112




2) Accessibilité géographique aux services de santé des districts sanitaires 113




C. La Solidarité 116




1) Développement social et économie solidaire : 116


2) Caisse des Retraites : 117




D. Femme, enfant et famille : 118




E. Le niveau d'habitat urbain et rural 118


1) Les concessions : 118


2) Les Ménages 120


3) Les équipements des ménages 121




F. L'emploi 121




1.9. Intégration Intra et Inter- Régionale : 125


1.9.1. Au plan intra –régional : 125


1.9.2. Au plan inter –régional : 125


1.9.3. Au niveau sous régional : 125


1.9.4. Au plan national 125




1.10. Harmonisation du SRAD avec l’Esquisse du SNAT, AP-SRAD : 125




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II. PROBLÉMATIQUE D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT 127




2.1. Les Atouts et les Potentialités de la Région : 127


2.2. Les Principales Contraintes au Développement de la Région. 128


2.3. Image d’aujourd’hui de la région de Kidal : 130


2.4. Détermination de la vision : 130


2.5. Détermination des problèmes fondamentaux de développement de la Région de


Kidal : 131


2.6. Les grandes orientations de la Région : 131




ANNEXE




Annexe 1 : BIBLIOGRAPHIE


Annexe 2 : Liste des Personnes Rencontrées


Annexe 3 : Liste des Participants à l’Atelier de restitution du Bilan - Diagnostic


Annexe 4 : Tableau 41 Situation des mares de la région


Annexe 5 : Tableau 49 : Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007




























































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LISTE DES TABLEAUX
Pages


Tableau 1 : Données administratives 17


Tableau 2 : Divisions administratives (cercles et communes, année 2004) 17


Tableau 3 : Les pouvoirs administratifs et politiques 21
Tableau 4: Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Tessalit de 1998 à


2007 25


Tableau 6 : Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Kidal de 1998 à 2007 25


Tableau 7 : Les mares de la région de Kidal citées par cercle 31


Tableau 8 : Données démographiques de la région de Kidal 35


Tableau 9 : Population urbaine et population rurale de la région de Kidal estimée


par cercle selon le sexe de 1998 à 2005 : 35


Tableau 10 : Situation de la population résidente de la région de Kidal estimée


par commune et cercle selon le sexe de 1998 à 2006 : 36


Tableau 11 : Evolution du poids démographique par Cercle de la Région de


1987 à 1998. 36


Tableau 12 : Répartition de la population par tranches d'âge et par sexe en 2006 38


Tableau 13: Répartition de la population par grands groupes d'âge et par sexe en


2006 39


Tableau 14 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000 40


Tableau 15 : Les spéculations cultivées au cours de la campagne 2005/2006: 43


Tableau 16 : Superficies emblavées par Cercle en 2005/2006 44


Tableau 17 : Superficies par spéculation (Ha) durant la campagne 2005/2006 et


2006/2007 44


Tableau 18 : des productions et des rendements des différentes spéculations


(sorgho de décrue, cultures maraîchères et arboricultures fruitières) dans la


région de Kidal de 2000 à 2006 : 46


Tableau 19 : Semences végétales (agricoles, forestières, maraîchères, fourragères) 47


Tableau 20 : Besoins en équipements et matériels agricoles (campagne 2005-


2006) 48


Tableau 21 : Crédit Equipements 48


Tableau 22 : Situation du cheptel par espèce et par cercle selon les différentes


opérations statistiques de 1996 à 2001 : 50


Tableau 23 : Effectif du cheptel en 2005 et 2006 50


Tableau 24 : Abattages par centres contrôlés en 2005 et 2006: 51


Tableau 25 : Evolution du nombre de têtes abattues dans les centres contrôlés : 51


Tableau 26 : Interventions des services vétérinaires en 2005 et 2006 53


Tableau 27 : Traitement en 2005 et 2006 54


Tableau 28 : Evolution des exportations contrôlées des animaux sur pied 55


Tableau 29 : Evolution des taxes d’abattage de 2000 à 2006 dans les centres


contrôlés : 55


Tableau 30 : Exploitation du Bois de Chauffe et du Charbon de bois en 2005 et


2006. 72


Tableau 31 : Exploitation du Bois de service en 2005 et 2006. 72




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Tableau 32 : Evolution de la production des plants 75


Tableau 33 : Situation en électricité dans la région 81


Tableau 34 : Inventaire du réseau routier dans la région de Kidal 86


Tableau 35 : Inventaire des équipements et infrastructures de


télécommunication en 2007 88


Tableau 36 : Situation en électricité dans la région 88


Tableau 37 : Situation des points d’eau modernes de la région 89


Tableau 38 : Situation des AEP/AES/SHPA dans la région 89


Tableau 39 : Situation des barrages existants dans la région 90


Tableau 40 : Inventaire des Oueds de la région 90


Tableau 41 Situation des mares de la région (Voir en annexe) 90


Tableau 42 : Structures d’encadrement 91


Tableau 43 : Evolution des infrastructures éducationnelles de l’enseignement


fondamental 91


Tableau 45 : Situation des installations sportives dans la région de Kidal 93


Tableau 46 : Situation des infrastructures de base 93


Tableau 47 : Les banques et système financier décentralisé 96


Tableau 48 : Fonctions des centres urbains de la région 97


Tableau 49 : Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007 (Voir en


annexe) 98


Tableau 50 : Projets initiés par le FSN dans la région 98


Tableau 51 : Evolution de certains indicateurs scolaires par cercle et genre de


1998 à 2006 100


Tableau 52 : Taux de scolarisation brut au premier cycle de la région 101


Tableau 53 : Situation des établissements préscolaires 102


Tableau 54 : Situation des écoles en 2006 103


Tableau 55 : Situation de l’enseignement secondaire général en 2005-2006 104


Tableau 56 : Situation de l’éducation non formelle 104


Tableau 57 : Etat des enfants non scolarisés (7 -15 ans) 105


Tableau 58 : Taux de natalité et de fécondité de la région de Kidal 107


Tableau 59 : Indice synthétique de la fécondité de la région de Kidal 108


Tableau 60 : Indicateurs de mortalité : 109


Tableau 61 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000 110


Tableau 62 : Les Indicateurs Démographiques 111


Tableau 63 : Etat nutritionnel des enfants 111


Tableau 64 : Répartition des personnels des structures de santé par profil au


niveau des cercles, de la Direction régionale par année. 114


Tableau 65 : Taux de couverture par activités et par années de 2002 à 2006 114


Tableau 66 : Accessibilité Géographique au PMA : 116


Tableau 67 : Moyens Logistiques : 116


Tableau 68 : Renforcement de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion 116


Tableau 69 : Lutte contre la pauvreté : 117


Tableau 70 : évolution des pensions et cotisations 117


Tableau 71 : Evolution des concessions par milieu 119




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10


Tableau 72 : Evolution du nombre de concessions par cercle 120


Tableau 73 : Evolution des ménages 120


Tableau 74 : Les Ménages par cercle 121


Tableau 75 : Equipements des ménages 121


Tableau 76 : Population active par tranche d’âge, sexe et milieu (année 2004) : 122


Tableau 77 : La population active occupée par tranche d’âge, sexe et milieu en


2004 122


Tableau 78 : La population active occupée par secteur d’activité, sexe et milieu


(Année 2004) 123


Tableau 79 : Evolution des demandes et offres d’emploi enregistrées de 2000 à


2006 124
Tableau 80 : l’évolution des effectifs des salariés de la fonction publique par


année 124









































































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LISTE DES CARTES DE LA RÉGION


Pages


Carte 1 : Administrative de la Région de Kidal 18




Carte 2 : Les formations ligneuses de la Région de Kidal 30




Carte 3 : Les ressources en eau de la Région de Kidal 33




Carte 4 : Répartition des espèces animales par région 53




Carte 5 : Production de la biomasse 56




Carte 6 : Séries de cartes de cercles de la région de Kidal sur les pâturages et l’eau 58




Carte 7 : Les pâturages et Points d’eau de la région de Kidal 77




Carte 8 : Le réseau routier de la région 88




Carte 9 : Les Infrastructures éducatives de la région 92




Carte 10 : Les Infrastructures de santé de la région de Kidal 94





















































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SIGLES ET ABREVIATIONS


ACF Action Contre la Faim


ADERE Appui au Développement des Région du Nord Mali


ADN Agence de Développement du Nord


AE Académie d'Enseignement


AEN Aide à l'Eglige Norvégienne


AEP Adduction d'Eau Potable


AES Adduction d’Eau Sommaire


AMADER Agence Malienne de Développement de l'Energie Rurale


ANICT : Agence Nationale pour les Investissements des Collectivités


ANPE Agence Nationale pour la Promotion de l'Emploi


APEJ Agence pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes


AP-SRAD Avant-Projet de Schéma Régional d'aménagement et de Développement


ASACO : Association de Santé Communautaire


BAC Baccalauréat


BAD Banque Africaine de Développement


BCG Bacille de Calmette et Guérin


BEFOR Bureau d'Etudes et de Formation


BID Banque Islamique de Développement


BMS Banque Malienne de Solidarité


CED Centre d'Etude et de Développement


CPN Consultation Prénatale


CRA Chambre Régionale d'Agriculture


CRCIM Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie du Mali


CRM Chambre Régionale des Métiers


CSCOM : Centre de Santé de la Commune


CSCRP Cadre Stratégique de Croissance et de Réduction de la pauvreté


CSTM Centrale Syndicale des Travailleurs du Mali


DDRK Développement Durable des Régions de Kidal


DEF Diplôme d'Etude Fondamentale


DESAM Développement Sanitaire du Mali


DNSI : Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique


DRA Direction Régionale de l'Agriculture


DRAER Direction Régionale de l'Aménagement et de l'Equipement Rurale


DRAMR Direction Régionale de l'Appui au Monde Rural


DRCF Direction Régionale du Contrôle Financier


DRCN Direction Régionale de la Conservation de la Nature


DRDSES Direction Régionale du Développement Social et de l'Economie Solidaire


DRHE Direction Régionale de l'Hydraulique et de l'Energie


DRJSAC : Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture


DRPIA Direction Régionale de la Production et de l'Industrie Animale


DRPS : Direction Régional de la Planification et de la Statistique


DRPSIAP : Direction Régionale du Plan, de la Statistique, de l’Informatique, de


l’Aménagement et de la Population.


DRS Direction Régionale de la Santé


DRSV Direction Régionale des Services Vétérinaires


DTCP Diphtérie - Tétanos - Coqueluche - Polio




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EDM : Energie Du Mali


EDSM Enquête Démographique et de Santé au Mali


EMEP Enquête Malienne sur l'Evaluation de la Pauvreté


EMUAO Enquête sur les migrations et l’Urbanisation en Afrique de l’Ouest


EP Ecart Type


ETP Evapotranspiration Potentielle


ETPK Entreprise des Travaux Publics de Kidal


FAO Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture


FED : Fonds Européen de Développement


FIDA Fonds International de Développement Agricole


FSN Fonds de Solidarité Nationale


HCR Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés


IDE Infirmier D'Etat


IFM Institut de Formation des Maîtres


IGM Institut Géographique du Mali


IPC Indice de Pauvreté Communale


IST Infection Sexuellement Transmissible


LL Langue et Littérature


MDM Médecin du Monde


OCLALAV Organisation Commune de Lutte Antiacridienne et Anti-aviaire


OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement


ONG : Organisation Non Gouvernementale


OPAM Office des Produits Agricoles du Mali


PADDECK Projet d'Appui au Développement Décentralisé de Kidal


PAM Programme Alimentaire Mondial


PARAD Programme d'Appui à la Réforme Administrative et à la Décentralisation


PASED Programme d'Appui au Système Educatif Décentralisé


PEM : Point d’Eau Moderne


PEV Programme Elargi de Vaccination


PGP Programme Gouvernance Partagée


PIDRK Programme Intégré de Développement de la Région de Kidal


PIRT Projet d'Inventaire des Ressources Terrestres


PMA : Paquet Minimum d’Activités


PNIR Programme National d'Investissement Rural


PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement


PPCB Péripneumonie Contagieuse Bovine


PPTE Pays Pauvres Très Endettés


PRDODEC : Programme décennal de Développement de l’Education


PRODEJ : Programme décennal de Développement de la Justice


PRODESS : Programme décennal de Développement de la Santé


PSARK Programme Sécurité Alimentaire de la Région de Kidal


RA Recensement Administratif


RAC Réseau Administratif de Communication


RAT Réseau Administratif de Transmission


RGPH Recensement Général de la Population et de l'Habitat


RN: Route Nationale


RNC : Route Non Classée


RNCTN Recensement National du Cheptel Transhumant et Nomade




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SARPE Stratégie Alternative de Recrutement du Personnel Enseignant


SE Sciences Exactes


SNEC Syndicat National de l'Education et de la Culture


SOTELMA : Société des Télécommunications du Mali


SRAD : Schéma régional d’Aménagement et du Développement


SRAT Schéma régional d’Aménagement du Territoire


UEMOA Union Economique Monétaire Ouest Africaine


UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'Enfance


UNTM Union Nationale des Travailleurs du Mali


USAID Agence Américaine de Développement International


VAR Vaccin Anti Rougeole


VAT Vaccin Antitétanique


VIH : Virus Immuno Humaine


.







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INTRODUCTION


L'élaboration du Schéma d'Aménagement et de Développement du Territoire est une disposition de


la loi n° 95-034 du 12/04/1995 modifié portant code des Collectivités Territoriales. C'est en
application de cette disposition que l’Assemblée Régionale de Kidal a initié cette élaboration du


schéma d’aménagement et de développement de la région avec l’appui technique et financier du


programme d’Appui au Développement des Régions Nord (ADERE – Nord) du Mali.



Dans le contexte de la décentralisation, la région étant l’interface entre le niveau national et le


niveau local, l’élaboration du plan d'occupation et les opérations d'aménagement de l'espace


constituent les axes essentiels du processus de son développement.



Pour l'élaboration du Schéma Régional d'Aménagement et de Développement, le Programme
ADERE NORD a procédé à plusieurs activités que nous présentons dans une note méthodologique
annexée au schéma.

Un tel schéma illustre la responsabilité de tous les acteurs et constitue de ce fait, un cadre de
référence et de coordination de toutes les interventions.

Il a pour finalité l'amélioration des conditions d'existence de la population et pour ce faire préconise


un certain nombre d'objectifs et d’orientations avec des stratégies appropriées.

Le présent document est élaboré avec l’appui technique et la facilitation du Bureau d’Etude et de
Formation (BEFOR).



























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PREMIÈRE PARTIE




Bilan Diagnostic et Problématique d’Aménagement et


de Développement de la région































































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I. BILAN DIAGNOSTIC.


1.1. Organisation Administrative.




La région de Kidal a été créée par l’ordonnance 91-039 P-CTSP du 08/08/1991. C’est l’ancien


Cercle de Kidal qui a été érigé en région, dont il devient le chef lieu de la région et qui porte son


nom ;



La région est divisée en quatre (4) cercles, Onze (11) communes dont une (1) urbaine et 144 villages


et fractions nomades. Ces quatre cercles sont : Kidal, Abeïbara, Tessalit et Tin-Essako.


Le Gouverneur, les Préfets de cercle et les Sous-préfets coordonnent les services techniques placés


sous leur autorité ainsi que tous ceux qui interviennent dans le développement de la Région.




Tableau 1 : Données administratives




1998 2004


Région Pays Région Pays


Nombre de cercles 4 49 4 49


Nombre de communes 10 701 11 703


Nombre de villages / fractions 119 11 232 144 11 257
Source: DRPSIAP Kidal




Tableau 2 : Divisions administratives (cercles et communes, année 2004)




Cercles Superficie (km2) Densité au Km² Communes Date de création Population


Kidal


Kidal Août 1999 14 140


Anefif Août 1999 5 357


Essouk Août 1999 1 294


Total Août 1999 20 791


Tessalit


Tessalit Août 1999 6 798


Adjel-hoc Août 1999 7 362


Timtaghène Août 1999 2 097


Total Août 1999 16 257


Abéïbara


Abéïbara Août 1999 4 350


Boghassa Août 1999 3 150


Tinzawatène Août 1999 1 334


Total Août 1999 8 877


Tin-Essako


Tin-Essako Août 1999 1 523


Intedjedit 2 juin 2001 1 882


Total Août 1999 3 405


Région 260.000 - Août 1991 49 330




Source : IGM - DRPSIAP




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Carte 1 : Administrative de la Région de Kidal





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1.2. Les Supports Institutionnels


Le développement régional met en relation plusieurs acteurs : publics, privés, associatifs internes et


externes, dont les relations sont régies par les textes de l’état, des textes régionaux et locaux.




1.2.1. Support législatif et réglementaire



Décentralisation et foncier




Le cadre législatif et réglementaire du schéma régional d’Aménagement et de développement de la


région de Kidal obéît à un certain nombre de lois et leurs textes d’application, notamment :


- Loi n°96- 050 portant principes de constitution et de gestion du domaine des collectivités
territoriales.


- Loi n° 96-059 du 04 novembre 1996 portant création des communes.
- Loi portant code domanial et foncier en République du Mali ;




Planification, Aménagement du territoire et urbanisme


- Ordonnance n° 04 009 P-RM du 25/03/2004, portant création de la Direction Nationale de
l’Aménagement du Territoire et ses textes d’application ;


- Décret n° 05 266/P_RM du 14/06/2005 portant création du Comité National de
Planification Stratégique : il a pour mission de donner un avis sur les grandes orientations


dans les domaines de la Planification du Développement, de l’Aménagement du Territoire et


de la Population ;


- Décret n° 05 268/P_RM du 15/06/2005 portant création des Comités Régionaux et Locaux
de Planification du Développement ;


- Loi n° 02- 016 du 03/06/2002 fixant les règles générales de l’urbanisme et ses textes
d’application, notamment le décret n° 04-607/P_RM du 30/12/2004 fixant les modalités de


mise en œuvre de la Planification Urbaine ;




Développement rural et lutte contre la pauvreté


- La Loi d’Orientation Agricole (Adoptée par l’Assemblée Nationale du Mali le 16 août
2006) fixe prioritairement les orientations de la politique de développement Agricole, mais


couvre également l’ensemble des activités économiques du secteur péri agricole. Elle se fixe


comme objectifs, de promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive, de lutter


contre la pauvreté conformément au Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté.


- Loi n° 01- 004 du 27/02/2001 portant charte Pastorale en République du Mali et le Décret
n° 06- 439/P_RM du 18/10/2006
fixant les modalités de son application ;


- Le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté, (2007-2011
(CSCRP), constituent les cadres uniques de référence en matière de politique de


développement, et principalement de lutte contre la pauvreté.


- Les OMD :


Environnement et gestion durable des ressources naturelles :


- Loi n° 91-147 du 23/02/91 relative à la protection de l’environnement et du cadre de vie et,
son décret d’application n°95-325 du 14/09/95 ;




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20


- Loi n° 95- 004 du 18/01/95 fixant les conditions de gestion des ressources forestières ;
- Loi n° 95- 031 du 20/03/95 fixant les conditions de gestion de la faune sauvage et de son


habitat ;


- Loi n° 95- 032 du 20/03/95 fixant les conditions de gestion de la pêche et de la
pisciculture ;


- Ordonnance n° 99-032/P-RM du 19 Août 1999, portant Code Minier en République du
Mali ;


- Le décret n° 03-594 /P-RM du 31 décembre 2003 relatif à l’étude d’impact sur
l’environnement ;




Conventions et accords internationaux signés et ratifiés par le Mali


Le cadre législatif et réglementaire du péri agricole – Kidal est complété par les Conventions,


Accords et Traités signés et ratifiés par le Mali.




Les conventions spécifiques pour le développement de la région de Kidal
- le Pacte National
- l’accord d’ALGER
- Le Forum de Kidal pour le développement des régions du Nord Mali (Programme Décennal


de Développement des Régions du Nord Mali).




1.2.2. Structures administratives publiques régionales et locales




Sur le plan Administratif, du temps colonial, Kidal fut d’abord poste militaire, puis subdivision du


cercle de Gao, de 1960 à 1991 cercle de la région de Gao et sur la base de l’ordonnance n° 039/P-


CTSP du 8 Août 1991, fut créée la région de Kidal qui territorialement n’a de différence avec


l’ancien cercle de Kidal que l’additif d’Anefif.




L’Etat :




Il a la charge des intérêts nationaux et veille à l’exécution des programmes sectoriels et à


l’application correcte des lois et des textes en vigueur. Il appuie les collectivités dans l’élaboration


et l’exécution des actions de développement initiées et met à leur disposition les services


techniques déconcentrés. L’Etat est également le principal pourvoyeur de moyens financiers à


travers ses programmes nationaux (ADN, ADERE NORD, PRODEC, PRODESS, PRODJ, etc.).


Tous les services déconcentrés de l’Etat sont présents dans la région.




Les Collectivités locales


A l’instar des autres régions, la région compte une Assemblée Régionale, quatre (4) conseils de


cercle ainsi que Onze (11) communes. L’administration de la Collectivité « Région » est assurée par


un organe délibérant de 11 membres.




L’Assemblée Régionale est élue au suffrage universel indirect pour 5 ans (en mai 2004) et ses


décisions sont exécutées par un organe exécutif composé de 3 membres, en l’occurrence le


Président et deux Vice Présidents. Le bureau s’appuie sur des commissions de travail au nombre de


trois (commission économique, financière, foncière, domaniale et de développement ; commission


des affaires sociales, éducatives culturelles, sportives et environnementales et la commission de la


promotion de la femme de l’enfant et de la famille) et sur le secrétariat général.





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Tableau 3 : Les pouvoirs administratifs et politiques




Territoire Pouvoir Administratif Pouvoir Politique


Région Le Gouverneur
Le Président de l’Assemblée


Régionale


Cercle Les Préfets Les Présidents du Conseil de cercle


Commune Les Sous préfets Les Maires




Source : Gouvernorat de Région




1.2.3. Structures de planification et du développement




Les structures de planification au niveau de la région sont : l’Assemblée régionale, les conseils de


cercles et les Conseils communaux qui ont pour vocation de définir les objectifs de développement


de leurs localités et de formuler les projets permettant de répondre aux besoins spécifiques des


populations.




L’Assemblée Régionale est habilitée à régler par délibération les affaires de la région notamment :


▪ les programmes de développement économique, social et culturel et sa mise en cohérence
avec les programmes nationaux ;


▪ les budgets et les comptes de la région ;
▪ le schéma d’aménagement et de développement régional ;
▪ les actions de protection de l’environnement ;
▪ la politique de création et de gestion des équipements collectifs d’intérêt régional ;
▪ l’organisation des activités de productions rurales, artisanales et touristiques ;
▪ etc.




Dans l’exécution, elle est appuyée par les structures suivantes : l’Agence Nationale


d’Investissements des Collectivités (ANICT), les Structures Déconcentrées de l’Etat et les


Partenaires techniques et Financiers etc.




Entre autres contraintes à la planification du développement, il faut citer :


- l’analphabétisme de la grande majorité des élus chargés des problèmes de développement de
leurs collectivités ;


- la faible mise en place des services déconcentrés au niveau local (cercle, commune) ;
- l’insuffisance du personnel de la DRPSIAP de Kidal (05 agents sur 23 prévus), pour prendre en


charge les questions de planification au niveau régional et local ;


- la non fiabilité des données statistiques de la population et du cheptel dans la région,
soubassement de tous travaux de planification ;


- la faible programmation des collectivités en terme de compétence et de mise en cohérence avec
les orientations nationales du développement.


- La faible mobilisation des ressources fiscales.









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1.2.4. Organismes para – publics et les organisations de la société civile de la région



a) Les Organisations para - publiques :


Les services parapublics sont en nombre très limité. On peut citer :


- l’OPAM : l’Office des Produits Agricoles du Mali ;
- l’ANICT : Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales ;
- les Chambres consulaires (CRCIM, CRA, CRM) qui assurent l’organisation et


l’encadrement des membres des dites corporations;


- EDM-SA – Energie du Mali ;
- la SOTELMA – société de télécommunication du Mali
- la Poste.
- ADN : Agence du Développement du Nord
- APEJ : Agence pour la Promotion de l’Emploi des jeunes
- ANPE : Agence Nationale Pour l’Emploi




b) Les Syndicats :


Le noyau syndical de la région est composé des organisations suivantes :


- FEN : Fédération de l’Education Nationale ;
- SNEC : Syndicat National de l’Education et la Culture ;
- SYLDEF : Syndicat Libre de l’Enseignement Fondamental ;
- Syndicat Autonome des Administrateurs Civils ;
- ULS : Union Locale des Syndicats.
- CSTM : Centrale Syndicale des travailleurs du Mali
- UNTM : Union Nationale des Travailleurs du Mali.




c) Associations et Coopératives :


Les mouvements associatifs et coopératifs sont en pleine expansion dans la région. De nos jours ils


interviennent dans tous les domaines de la vie économique locale notamment dans ceux de


l’élevage, le maraîchage, l’artisanat, le commerce, l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire.




Les associations sont principalement de trois types : les associations d’hommes, de femmes et


mixtes (hommes/femmes). Le bas niveau d’organisation, la faible capacité de gestion, la faiblesse


des moyens financiers et notamment les moyens d’autofinancement sont les contraintes essentielles


qui freinent leur développement, ainsi que l’analphabétisme : ( voir liste en annexe).




d) ONG, Projets et Programmes :


Les ONG interviennent directement auprès des populations, chacune selon ses moyens et ses


méthodes d’intervention. Malgré leur nombre limité et la grande synergie qu’elles tireraient d’une


collaboration saine, ces organisations manquent de coordination perceptible et fonctionnelle. Elles


ne sont pas toujours en harmonie avec les priorités du développement communal. Les interventions


paraissent très souvent juxtaposées sans intégration apparente et se font en dehors de toute étude


prospective.




Les ONG intervenant dans les cercles sont les suivantes :


- ACF : Action Contre la Faim intervient dans la région et dans les domaines de l’hydraulique
et de la sécurité alimentaire ;




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- MDM : Médecin Du Monde ;
- PADDECK : Projet d’Appui au Développement Décentralisé de Kidal : il mène des actions


d’appui à la programmation des actions des communes : investissements, activités


génératrices de revenus des femmes et des jeunes, formation des élus communaux en


décentralisation, éducation, santé, etc.…;


- Trans-Sahara : intervient dans le domaine de l’hydraulique Villageoise et appuie les cantines
scolaires ;


- PGP : Programme de Gouvernance Partagée.
- Le DDRK 3 : Développement Durable de la région de Kidal, demeure le programme qui


couvre toute la région de Kidal Ses domaines d’intervention sont : l’hydraulique, la santé,


l’éducation et le micro – crédit. La phase 3 sera lancée en juin 2008 pour une durée de 5


ans ;


- Antenne ADERE NORD : Programme d’Appui au Développement des Régions du Nord
Mali ;


- Le PIDRK : Programme Intégré de développement de la région de Kidal a été lancée en
mars 2008 pour une durée de 5 ans.




e) Organisations Internationales :


Les organisations internationales comme le PNUD, le FED, l’UNICEF, le PAM, la BID, USAID et


le FIDA, AEN financent des actions de développement dans la région. Ces financements sont


accordés à des ONG locales et internationales qui interviennent sur le terrain. Toutefois la région


n’est pas entrée dans une dynamique de développement global, planifié, cohérent et intégré.




1.2.5. Les partis politiques




Le paysage politique de la région reste dominé par la présence des partis suivants :


- ADEMA PASJ : Alliance pour la Démocratie au Mali / Parti Africain pour la Solidarité et la
Justice ;


- BARA : Bloc des Alternatives pour le Renouveau Africain ;
- CNID-FYT : Congrès National d’Initiatives Démocratiques Faso Yiriwa ton ;
- MPR : Mouvement Patriotique pour le Renouveau ;
- PARENA- parti Africain pour la renaissance nationale ;
- RND : Rassemblement National pour la Démocratie ;
- US-RDA : Union Soudanaise – Rassemblement Démocratique Africain ;
- UDD : Union pour la Démocratie et le Développement (en phase d’installation) ;
- RPM : Rassemblement Pour le Mali.
- URD : Union Pour la République et la Démocratie.




1.2.6. Services privés




- Elles sont nombreuses actuellement et interviennent essentiellement dans le domaine des
bâtiments et travaux publics (voir liste en annexe)




1.2.7. Observations – Commentaires


Toutes ces structures interviennent sur le terrain à des degrés différents selon le niveau de


fonctionnement et d’organisation de chacune. D’une manière générale si toutes ces structures


(administratives, politiques, planification) arrivaient à être opérationnelle dans un cadre harmonisé et




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de façon complémentaire, ceci serait de nature à donner une nouvelle dynamique de développement


durable à la région.




1.3. Environnement naturel


La région de Kidal connaît une situation socio-économique difficile, liée à la précarité du climat mais


également à une situation de rébellion armée qui resurgit de façon séquentielle 1963, 1990,1994 et


2006 qui sont des repères historiques dans cette zone.


Au regard de cette situation particulière, le SRAD de la Région de Kidal s'efforce de prendre en


charge l'absorption du retard accusé par la région dans son développement. C'est pourquoi il prend


en compte le "Programme Transitoire de Normalisation et de Réhabilitation des Régions du Nord",


le « document du forum de Kidal portant sur le programme décennal de développement des régions


du Nord Mali » et les Orientations Nationales issues du Cadre Stratégique de Croissance et de


Réduction de la Pauvreté au Mali.




A. Situation géographique :


La région de Kidal est située au Nord-Est du Mali, entre le 18º et le 21º de latitude Nord, le 4º3 de


longitude Est et le 1º9 de longitude Ouest.




Elle est limitée :




- au nord par l’Algérie ;
- à l’Est par le Niger ;
- au Sud par la région de Gao ;
- et à l’Ouest par la région de Tombouctou.




B. Superficie :


La région de Kidal est une vaste zone désertique de 260 000 km2, soit 20.9 % du territoire national.


La densité est de 0,2 habitants /km2 contre 9,20 à la moyenne nationale, ce qui dénote le très


faible niveau d’occupation du territoire régional.




La distance entre la capitale régionale et Bamako est environ 1 720 km.




C. Climat et zones écologiques

La région est entièrement située dans la zone agro climatique saharienne. L’année se partage entre 3


saisons (une saison sèche et chaude, une saison des pluies et une saison sèche et froide). Le sol est


caractérisé par les régimes suivants :


- Régime de la période de croissance : moins de 25 jours
- régime d’humidité du sol : sec plus de 10 mois consécutifs
- régime de température du sol : hyperthermique.




Ces caractéristiques ne sont pas favorables à la pratique de l’agriculture dans la région.





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1. Les précipitations (pluviométrie) :




La pluviométrie est très faible et est décroissante du sud au nord. La moyenne varie entre 121 et 75


mm par an et est très mal repartie. Les écarts de températures sont très importants et varient entre 5°


et 45° C.



En effet, la Région de Kidal est entièrement située dans la zone saharienne. La pluviométrie est très


faible et les écarts de température sont très grands.




La moyenne pluriannuelle de 1952 à 1988 est de 121 mm de pluie. Celle des années 1988 /2002 est


de 130,9 mm avec un maximum de 222,6 mm observé en 1998 et un minimum de 63,1 mm en


1989.




La situation des cercles se présente se présente comme suit à partir des stations météo de Kidal


Tessalit.




Tableau 4 : Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Tessalit de 1998 à 2007




Années Hauteur de pluies (en mm/an) Nombre de jours de pluie


1998 128.8


1999 120.5


2000 55.5


2001 120.7


2002 104.5


2003 91.8


2004 134.1


2005 138.9


2006 113.3


2007 70.6


Source : Station météo




En dix ans dans le cercle de Tessalit, la plus forte pluviométrie a été de 138.9 mm en 2005 et la plus


faible a été 55.5 mm en 2000, mais l’année 2007 a été également particulièrement difficile avec


70.6 mm de pluviométrie.




Tableau 6 : Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Kidal de 1998 à 2007


Années Hauteur de pluies (en mm/an) Nombre de jours de pluie


1998 222,6 30


1999 204,8 26


2000 114,4 16


2001 161.8 25


2002 159,7 16


2003 118.7 21


2004 82.1 19


2005 223,2 32


2006 67.5 14


2007 142.5 25


Source : Station météo




26 26

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26










































En dix ans la plus forte pluviométrie a été de 223.5 en 2005 pour 32 jours de pluie.




2. Les saisons :




On distingue trois (3) saisons dans l’année :


- Une saison sèche et chaude allant de Mars à Juin, caractérisée par l’ harmattan, vent sec et
chaud qui fait monter les températures au delà de 45ºc.


- Une saison de pluie allant de Juin à Septembre caractérisée par des pluies irrégulières dont les
hauteurs varie entre 10 et 150 mm/an, rarement plus. Durant cette période, soufflent des vents


chauds et humides, les«tempêtes de sable» qui rendent la visibilité presque nulle et la respiration


très difficile.


- Une saison sèche et froide allant de Octobre à Février se caractérisant par la baisse considérable
de températures surtout les nuits. Des brumes sèches réduisent souvent la visibilité à moins de


20 mètres. Durant cette période la température peut baisser jusqu’ à 5ºc, créant avec le jour des


écarts considérables de plus de 30ºc.




3. Les vents :




Les vents forts ont souvent plus de 200 Km /jour. Ils soufflent de Février à Août. Les vents moyens


ont une vitesse qui varie entre 120 et 175 Km /jour de Septembre à Janvier tandis que les vents


faibles sont nocturnes et soufflent d’Octobre à Mai.




Les nomades distinguent quatre types de vents :




- La Mousson (Efere) : Vent frais chargé d’humidité soufflant du Sud au Nord. Il apporte la
pluie ; c’est le vent de la bienfaisance et de la générosité ;


- Tanestramt : vent frais soufflant d’Ouest en Est, de Juin à Septembre, il souffle surtout le matin
et est générateur de pluie ;


Evolution de la pluiviométrie du cercle de Kidal de 1998


à 2007


0


50


100


150


200


250


19
98


19
99


20
00


20
01


20
02


20
03


20
04


20
05


20
06


20
07


Hauteur de pluies (en mm/an) Nombre de jours de pluie




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27


- L’harmattan (Ahod) : c’est un vent chaud et sec soufflant du Nord vers le Sud entre Avril et
Juin. Il est porteur de chaleur, de poussière et de maladies ;


- Daoutafouk : vent chaud et sec, il souffle d’Est en Ouest entre Avril et Juin. Il est desséchant et
accentue la détresse des pasteurs.




4. L’insolation




Elle est très importante et constitue une source énergétique presque inépuisable avec une moyenne


d’environ 3600 heures par an et une variation très faible d’un mois à l’autre.




5. L’évapotranspiration




La moyenne annuelle est de 2500 à 2750 mm. Le maximum mensuel est plus ou moins 300 mm en


Mai et Juin. Le minimum mensuel est plus ou moins 175 mm en décembre (PIRT).




L’évaporation est très forte dans la région. Pour la période 1991-1996, elle a été en moyenne de


5 852,7 mm/an. Pendant cette période le maximum a été observé en 1996 (6 068, 5 mm) et le


minimum en 1994.




6. Les zones agro écologiques de la région :




La région est subdivisée en 4 zones naturelles déterminant les activités agricoles :




a. l’Adagh :


Le massif des Ifoghas est une succession de montagnes et de vallées. Il occupe la partie centrale


située dans le triangle Tessalit, Anefif, Tin-essako.


C’est un massif essentiellement granitique résultant des anciennes activités orogéniques .il se


caractérise par des vallées et vallons en sillons profonds serpentant entre des chaînes de montagnes


dont le sommet le plus élevé (esseli) culmine à 1000 m dans la commune de Boghassa. En plus de


ces vallées il faut signaler la présence des oueds profonds et tumultueux en saison des pluies


(écoulement, à régime torrentiels).




La zone montagneuse est constituée de massif montagneux magmatique (granite, basalte et diorite)


et métamorphique (gneiss, schiste) datant du Précambrien. Les aquifères y sont principalement


discontinus et en lien très étroit avec le réseau hydrographique, où se situent également les zones de


pâturage. La capacité de stockage de ces aquifères contenus, dans les couches altérées et/ou faillées,


ou dans les bassins alluviaux, est très faible et en lien direct avec la pluviométrie annuelle et les


écoulements torrentiels des oueds1, ce qui rend cette zone très sensible aux aléas pluviométriques.




C’est dans les vallées que la majeure partie des activités agro-pastorales se mène. La végétation plus


abondante que dans les autres zones est composée d’une strate herbacée (graminées) et d’une strate


ligneuse épaisse par endroit (acacia S/P). La biomasse moyenne brute est de 6361 kg/km2. Certains


sites présentent des potentialités d’installation de la phoeniciculture. C’est la zone d’élevage des


petits ruminants par excellence notamment celui des ovins et caprins.



1 Certains aquifères peuvent être en relation par les failles plus importantes.




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L’Adagh bénéficie d’un climat intermédiaire entre les types Saharien et Sahélien grâce à la barrière


naturelle qu’il constitue par son relief (freinage et élévation) face aux vents dominants lui confère


un statut spécifique favorisant l’existence des biotopes rares qu’on ne trouve que sous d’autres


latitudes.


Les précipitations sont concentrées dans les mois d’août et Septembre, les premières pluies étant


enregistrées en deuxième moitié de Juin. La pluviométrie moyenne annuelle est de 150 mm par an


irrégulièrement repartis dans le temps et dans l’espace. L’hivernage est annoncé par des violentes


tornades qui remplissent rapidement les étroits lits des oueds qui se transforment à leur tour en


véritables torrents pendant quelques heures à cause des pentes fortes. L’équilibre des sols dans les


vallées reste très précaire, sa rupture par effet de ‘’Wasering’’ entraîne la formation de nombreux


glacis, terres stériles. La végétation ligneuse est présente dans les vallées et oueds, se raréfiant dans


les terrains de séparation des eaux. Elle devient plus dense en aval où les zones d’épandage


s’élargissent mettant à profit l’adoucissement des pentes.




b. La vallée du Tilemsi :


Situé à la lisière Nord -ouest de l’Adagh, cette vallée fossile occupe l’Ouest de la région. Elle


constitue le véritable réceptacle des eaux charriées par les grands oueds et vallées descendant des


montagnes de l’adagh. Comme le Tamasna, le Telemsi est un vaste étendu des plaines, des dunes et


des hamadas (chaîne rocheuse des régions désertiques).


Elle est désertique avec une végétation éparse. Le Tilemsi (axe NS) est le principal exutoire des


oueds en provenance du massif des Ifoghas (écoulement E/NE vers O/SO), drainant les eaux vers le


fleuve Niger au Sud. Vaste étendue principalement constituée de recouvrement du Quaternaire des


intrusions similaires au massif des Ifoghas y apparaissent sporadiquement. Hormis l’aquifère du


Quaternaire on peu y relever également au Nord, le Crétacé Supérieur (commun avec l’Algérie) et


le Continental Intercalaire. Le Continental Terminal apparaît également au Sud de la zone. D’une


superficie de 59.498 km2, la biomasse moyenne brute est de 359 kg/km2.




La flore du Telemsi a une densité faible et irrégulière. Quelquefois importantes sur les berges des


vallées encaissées, elle est clairsemée et parfois inexistante dans les plaines. Comme le Tamasna,


cette zone est dominée par l’élevage du dromadaire. Une espèce d’herbacée bien prisée des


camelins la distinguait du reste du pays : ISSINE. C’est une plante en nette régression mais dont on


rencontre encore des peuplements importants dans la zone. En dehors de l’élevage aucune autre


activité agricole n’y est menée.




Elle se caractérise aussi par la présence des meilleures terres salées pour les animaux : Aslagh,


Eghabab, Takabart.




Le sel de Eghabab, de qualité intermédiaire entre le sel gemme de Taoudenit et les terres salées de


l’Adagh, mérite une attention particulière.




c. Le Tamasna :


Vaste étendue des plaines,des plateaux,des dunes et regs arides situés au pieds Est de l’Adagh,


réputée pour son élevage des camelins et sa faune riche et variée. Du point de vue géologique, la


Tamasna serait une immense cuvette comblée par l’action éolienne résultant du dessèchement


progressif de l’actuel sahara. Bassin des sédiments stratifiés, le Tamasna emprisonne d’importantes




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nappes d’eau fossiles comme l’ont révélé les forages artésiens de Inlamawen et de Tahabanat. Cette


configuration de réservoirs aquifères très anciens, laisse supposer la possibilité de l’existence du


pétrole et du gaz. La Tamasna constituée à 70% d’ergs et hamadas, reçoit en moyenne 100 mm


d’eau par an sous forme de petits orages, brefs et accompagnés d’impressionnantes tempêtes de


sable généralement au mois d’Août et Septembre. D’une superficie de 21.640 km2, la biomasse


moyenne brute est de 211 kg/km2. Elle est une zone d’élevage de camelin par excellence. La


végétation est composée d’une strate herbacée par endroit et de quelques ligneux épineux. Les


points d’eau sont rares et la nappe phréatique abondante est très profonde.




Pour les éleveurs nomades, la période réellement propice à l’investissement dans le Tamasna reste


la saison froide (Novembre - Février) où des essences adaptées à l’aridité du sol et de l’air mettent à


profit les basses températures pour constituer des formations herbeuses discontinues riches en eau


appétées par les animaux domestiques et la faune .Les formations ligneuses sont peu nombreuses et


se concentrent dans les vallées et les oueds comme Inoufassen, Tinassako, Amachakanchar,


Tagorast.


d. Le Timétrine


Le massif de Timétrine, situé à l’Est du Massif des Ifoghas avec lequel il partage la même histoire


géologique. Les aquifères y sont également similaires mais en moindre quantité, compte tenu de sa


surface. D’une superficie de 4.583 km2, la biomasse moyenne brute est de 85 kg/km2.




D. Le Relief et Sols


La région repose essentiellement sur un socle précambrien granitique et métamorphique avec des


terrains sédimentaires des vallées du Telemsi (ancien détroit soudanais), du Tamasna et du


Tanezrouft. Il en résulte des sols sableux rocailleux et limoneux argileux. La pluviométrie est


inférieure à 150 mm/an.


Aussi, les sols sont tributaires des eaux de ruissellement drainées par les oueds.




E. La végétation :


Les agents d’érosion que sont le vent et le soleil et qui sont très importants dans la région affectent


gravement la stabilité des sols et font que la végétation ligneuse est composée d’acacias, de


balanites egyptiaca et de caloptropis procera.




Quant à la couverture herbacée, elle comprend : le panicum- tirgidum, l’ Aristida S/P et autres


graminées. Les espèces comme le Cenchrus bifflorus sont en voie de disparition. Le fonio sauvage


(panicum lactum) pousse dans les plaines et les vallées argileuses et entre dans l’alimentation


humaine, mais en faible proportion.





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Carte 2 : Les formations ligneuses de la Région de Kidal




F. La faune :


Jadis abondante et diversifiée, la faune de la région de Kidal a totalement souffert de l’action des


hommes (braconnage) et de celle de la nature (rigueur du climat). Les espèces spectaculaires qui ont


disparu sont l’Addax, l’Oryx, l’Autruche et la Gazelle dama. Cependant le reliquat de cette faune de


la frange saharienne notamment la Gazelle dorcas, les Outardes, les chacals, les hyènes ; etc.… peut


contribuer à promouvoir le tourisme à travers la chasse sportive, la chasse à vue, si elle est bien


protégée, aménagée et gérée.




G. Les ressources en eau


Un proverbe tamasheq dit : « Iman Aman = l’eau c’est la vie ».




L’eau est sans doute la ressource la plus importante dans le développement des régions du Nord en


général et celle de Kidal en particulier. L’eau est ici le déterminant le plus important de l’existence


humaine.









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1. Eau de surface :




Dans la région, la disponibilité des eaux de surface est très éphémère et dépend directement de la


pluviométrie. En dépit de cela, elles constituent une importante source d’approvisionnement en eau


dans la région, car elles constituent des ressources alternatives aux eaux souterraines pendant


l’hivernage, permettant ainsi d’exploiter les pâturages le long des oueds, là où il n’y a pas de puits


ou de forage. Il n’existe pas de cours d’eau permanent, les Oueds et les mares naturelles ou


aménagées constituent les seuls points d’eau de surface.



Les oueds qui drainent l’Adrar ont des crues brutales et brèves. Les eaux se perdent dans des plaines


ensablées qui s’étendent à la périphérie du massif de l’Adrar. Les différents Oueds sont consigné


dans le tableau ci-après :




Tableau 7 : Les oueds de la région de Kidal citées par cercle




CERCLE NOM DES OUEDS




KIDAL


Edjerer, Etambar, Edjerer – Amassine, Ibdakan, Tekankant, Alkit, Tadait,


Eghachar sadiden, Keyoune, Tassik, Kanaye, Sendimane, Tidjidar




ABEIBARA


Abeibara, Akomass, Ouzeinane, Tidnamest, Edjerer wan Tihatene, Tadalok,


Intouhouké, Ahdiar, Anhar, Agli, Tassidjit, In Kouffé




TESSALIT


Tessalit, Amachach, Abanco, Afara, Egharghar, Taglit, Tibagatene, Intibdok,


Marat, Adiel Hoc, Telabit, Aouknek, Tadjimart, Anmalen, Tadhak, Timtaghene,


Taouhotène, Iboulouladj et Inakafele


TIN ESSAKO Edjerer, Abiyou, Intedjdite et Tidjalalène




Les mares sont localisées au voisinage immédiat des Oueds et sont de deux types : celles qui sont


naturelles et celles qui sont aménagées (artificielles).



Selon un inventaire mené par la DRHE de Kidal en 2005, il existe 66 mares dont 33 naturelles et 33


artificielles (voir liste en annexe).




2. Eau souterraine :




Les eaux souterraines constituent les principales sources d’approvisionnement en eau tant pour les


populations que pour le bétail et le maraîchage dans la région. Elles sont contenues dans deux types


d’aquifères :




 Aquifères de type discontinu :
Il s’agit des :


- nappes alluviales dans les lits des oueds pas très importantes et fluctuantes ;
- nappes discontinues des fractures, fissures et altérations très rares et que l’on rencontre dans


le massif de l’Adagh des Iforas.




 Aquifères de type continu :
Il s’agit des nappes profondes généralisées. Les plus importantes se rencontrent dans le Tamasna et


le Tilemsi entre 200 et 500 mètres et même en plus grandes profondeurs.





32 32

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32


Les eaux des nappes souterraines en terrains sédimentaires sont de bonne qualité. Quant à celles


liées aux fissures discontinues, elles sont fortement minéralisées et provoquent souvent des


diarrhées aux hommes et les effets négatifs sur les animaux.




Entre autres contraintes relatives à l’exploitation des ressources en eau il faut citer :


- l’insuffisance de connaissance hydrogéologique de la région ;
- l’insuffisance d’exploitation et d’accès aux ressources en eau souterraines profondes ;
- l’insuffisance d’ouvrages en matière de gestion des eaux de surface ;
- le coût élevé des infrastructures hydrauliques et de l’entretien des systèmes d’exhaure ;
- la faiblesse des moyens logistiques et financiers des structures de l’Etat.



Les puits constituent la principale source d’approvisionnement pour des usages domestiques et


l’abreuvement du bétail. Cette prédominance des puits s’explique par la vocation pastorale de la


région et par la préférence des éleveurs pour les puits qui permettent une exploitation par des


moyens traditionnels (puisage manuel, traction animal). L’autre avantage de ce type de point d’eau


est que leur maintenance ne nécessite que des travaux peu coûteux.





33 33

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33


Carte 3 : Les ressources en eau de la Région de Kidal




34 34

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34


H. Les ressources minières


La région regorge d’assez d’indices perspectifs parmi lesquels on peut citer : le fer, le zinc, le


lithium, le gypse, de minéraux radio actifs et d’autres. Elle dispose aussi d’un gisement d’or (4


tonnes d’or métal) à Inderset à 30 Km de Tessalit mais dont l’exploitation n’est pas rentable


économiquement.




Dans le domaine de la recherche pétrolifère le bloc 14 du Tamesna à Tin Essako a été attribué à une


société américaine pour ses potentialités pétrolifères.




I. Observations - Commentaires

La région, de part son climat, se situe dans la zone sub-saharienne voire désertique. La sécheresse


s’installe presque de façon endémique. Les pluies sont pratiquement toujours insuffisantes et surtout


très mal reparties dans le temps et dans l’espace.




Elle connaît une forte évapo- transpiration qui provoque un assèchement très rapide de quelques


mares temporaires existantes. La nappe phréatique baisse régulièrement.




Les terres se dégradent constamment suite à l’importante érosion éolienne et hydrique. A l’Est,


comme à l’Ouest l’ensablement éolien s’intensifie au point de devenir une menace sur les points


d’eau, les pâturages, les villages et les routes.




Face à un déboisement qui commence à prendre du terrain, aucun programme/projet conséquent de


reforestation, de lutte contre la déforestation ou de conservation de l’environnement n’est en cours


ou engagé dans la région. Sous l’effet des sécheresses endémiques et cycliques et du braconnage, la


faune jadis abondante se raréfie avec des espèces disparues ou en voie de disparition.




Dans le cadre de la lutte anti-aviaire et antiacridienne, l’OCLALAV avait constitué des stocks de


pesticides dans la région, notamment à Adjel-Hoc, Anefif, Tin-essako, et Kidal. Ces stocks ont fini


par constituer une menace sérieuse pour la santé des populations locales, le cheptel et


l’environnement par suite des pollutions qu’ils ont occasionnées.




1.4. Caractéristiques démographiques




A. Population totale de la région


La population totale de la région est estimée en 2006 à 52 058 habitants, la densité est de près de 0,2


habitant au km2.





















35 35

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35


Tableau 8 : Données démographiques de la région de Kidal


Région Pays % (Région/ Pays)


Date de création Août 1991 22/09/60


Superficie (km2) 260 000 1 241 238 20.9%


Population (2004) 49 330 11 419 482 0,43%


Densité de la population (habitants/km2) 0,19 9,20 -


Population urbaine 16 206 3 551 359 0,46


Population rurale 33 124 7 868 123 0,42


Taux d'urbanisation 28,67 31,10 -


Taux d’accroissement démographique (1998 / 2004) 2,3 % 2,2 -


Nombre de ménages (2004) 9 200 1 616 870 0,60


Nombre de concessions (2004) 5 860 896 791 0,65


Population active occupée 2004 22 992 5 114 123 0,45


Taux d’activité 0,51 99,3 -


Source : DRPSIAP - KIDAL




B. Populations urbaine et rurale


La population de la région de Kidal est estimée en 1998 à 42 386 habitants selon les résultats du
RGPH 1998. Elle atteint 53 468 habitants en 2007. Le taux d’accroissement intercensitaire est de
2,3% par an.


La population de la région est essentiellement nomade. Selon les résultats du RGPH de 1998, la


population nomade de le région est estimée à près de 80 %. Quant à la population urbaine elle n’est


véritablement présente que dans le cercle de Kidal et à moindre échelle dans la ville de Tessalit.




Tableau 9 : Population urbaine et population rurale de la région de Kidal estimée par cercle selon le


sexe en 1998 et 2005 :



Sexe/Année


Milieu de ressource


1998 2005


Hommes Femmes Total % Hommes Femmes Total %




Kidal


R 3 612 3 095 6 707 23,57 3 629 4 235 7 864 23,57


U 5 750 5 409 11 159 80,02 6 342 6 742 13 084 80,02


Total 9 362 8 504 17 866 42,15 9 971 10 978 20 949 42,15




Tessalit


R 6 500 5 706 12 206 42,89 6 691 7 621 14 312 42,89


U 865 897 1 762 12,65 1 052 1 014 2 066 12,65


Total 7 365 6 603 13 968 32,95 7 742 8 636 16 378 32,95




Abeïbara


R 3 480 3 309 6 789 23,86 3 880 4 080 7 960 23,86


U 465 375 840 6,03 440 545 985 6,03


Total 3 945 3 684 7 629 18 4 320 4 625 8 945 18




Tin-essako


R 1 527 1 227 2 754 9,68 1 439 1 790 3 229 9,68


U 86 83 169 1,3 97 101 198 1,3


Total 1 613 1 310 2 923 6,9 1 536 1 891 3 427 6,9






Total


Région




Nbre


R 15 115 13 337 28 452 100 18 072 15 949 34 021 100


U 7 170 6 764 13 934 100 8 573 8 088 16661 100


Total 22 285 20 101 42 386 100 26 645 24037 50682 100


Taux R 67,84 66,35 67,14 67,84 66,35 67,14 100 67,84


U 32,16 33,65 32,86 32,16 33,65 32,86 100 32,16


Total 100 100 100 100 100 100 100 100


Source: DRPSIAP- RGPH 98





36 36

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36


C. Population par Cercle et par commune




Selon les résultats du RGPH 1998, la répartition de la population présente des disparités d’un cercle


à l’autre. En effet, les cercles les plus peuplés (Kidal et Tessalit) totalisent près 31 834 habitants


soit 75 % de la population régionale. La densité moyenne observée est d’environ 0,2 habitants au


Km² en 1998.




Tableau 10 : Situation de la population résidente de la région de Kidal estimée par commune et


cercle selon le sexe en 1998 et 2006 :




Sexe




Cercles/communes


1998 2006


H F Total H F Total


Kidal Kidal 6 283 5 869 12 152 7 716 7 210 14 926


Anefif 2 477 2 125 4 602 3 042 2 610 5 652


Essouk 602 510 1 112 739 626 1 365


Total 9 362 8 504 17 866 11497 10 445 21 943


Tessalit Tessalit 3 052 2 788 5 840 3 748 3 424 7 172


Adiel-Hoc 3 344 2 983 6 327 4 107 3 664 7 771


Timtaghène 969 832 1 801 1 190 1 022 2 212


Total 7 365 6 603 13 968 9 045 8 110 17 155


Abeïbara Abeïbara 1 987 1 787 3 774 2 440 2 195 4 635


Boghassa 1 359 1 348 2 707 1 669 1 656 3 325


Tinzawatène 599 549 1 148 736 674 1 410


Total 3 945 3 684 7 629 4 845 4 525 9 370


Tin-Essako Tin-Essako 723 587 1 310 888 721 1 609


Intedjedit 890 723 1 613 1 093 888 1 981


Total 1 613 1 310 2 923 1 981 1 609 3 590


Total Région 22 285 20 101 42 386 27 369 24 689 52 058


Source : Résultats définitifs du RGPH d’Avril 1998- DRPSIAP- Kidal.


L’évolution du poids démographique par cercle se présentait comme suit en 1987 et 1998




Tableau 11 : Evolution du poids démographique par Cercle de la Région de 1987 à 1998.




Années




Cercles/Communes


1987 1998


Population % Population %


Kidal Cercle 12 685 38,15 17 866 42,15


dont ville Kidal 3 333 10,02 7 991 18,85


Tessalit 11 471 34,50 13 968 32,95


Abeïbara 4 409 13,26 7 629 18


Tin-Essako 4 704 14,09 2 923 6,90


Total Région 33 249 100 42 386 100
Source : RGPH 1987 ; RGPH 1998 (Résultats définitifs).




Ainsi, en 1998 les cercles de Kidal et de Tessalit sont les plus peuplés avec respectivement 42,15 et


32,95% de la population totale de la région. Le cercle d’Abeïbara et celui de Tin-Essako renferment


respectivement 18 et 6,9% de la population régionale.




37 37

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37




































Il faut noter que la ville de Kidal, à elle seule abrite près de 20% de la population régionale avec


une population estimée à près de 8 000 habitants en 1998.




Pendant la même année, le rapport de masculinité est de 52%. Cependant cette tendance est


inversée au niveau de certains groupes d’âge voir 20-39 ans. Ce phénomène s’explique surtout par


le départ massif des jeunes garçons de cet âge à l’exode.




D. Population par groupe d'âges


La structure de la population de la région de Kidal par sexe en 2006 (cf. tableau ci-dessous)
montre une dominance des hommes sur les femmes avec un rapport de masculinité de 111 hommes
pour 100 femmes. La dominance des femmes est surtout observée entre la tranche d’âge de 15 à 59
ans.


La population âgée de moins de 15 ans représente 47,65% et celle de 60 ans et plus près de 6%, soit
un taux de dépendance de près de 54%.




Le taux d’accroissement de la population est de 2,3%, un des plus élevés du pays (2,2% pour le
niveau national).




Le sexe ratio est de 902 femmes pour 1000 hommes.




























Repartition de la population par Cercle de la région en


pourcentage


32,95


18


6,9


42,15


Cercle de Kidal Cercle de Tessalit Cercle d’Abeïbara Cercle de Tin-Essako




38 38

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38


Tableau 12 : Répartition de la population par tranches d'âge et par sexe en 2006



Ages Homme Femme Total Pourcentage Rapport de


masculinité


1 an 576 512 1088 2% 113


- 1an 457 400 857 2% 114


1-4 ans 4 039 3 564 7 603 15% 113


5-9 ans 5 298 4 548 9 846 19% 116


10-14 ans 3 837 2 727 6 564 13% 141


15-19 ans 2 345 2 222 4 567 9% 106


20-24 ans 1 733 2 269 4 002 8% 76


25-29 ans 1 231 1 645 2 876 6% 75


30-34 ans 1 550 1 834 3 384 7% 85


35-39 ans 1257 1339 2 596 5% 94


40-44 ans 1 614 1 457 3 071 6% 111


45-49 ans 859 575 1 434 3% 149


50-54 ans 981 641 1 622 3% 153


55-59 ans 515 254 769 1% 203


60-64 ans 704 529 1 233 2% 133


65-69 ans 198 165 363 1% 120


70- 74 ans 371 268 639 1% 138


75-79 ans 96 66 162 0% 145


80 ans et+ * 285 185 470 1% 154


Total 27 370 24 688 52 058 100% 111


Source : DNSI/ DRPSIAP/ RGPH – 1998/ Perspective de la population 1999 – 2024



La population de la région de Kidal est très jeune avec près 48 % de moins de 15 ans. Ce qui
représente un atout important en matière de développement. En revanche, il implique des besoins
très importants à satisfaire. Le tableau ci-dessous donne la répartition de la population par grands
groupes d’âge et par sexe en 2006.


-5
00


0


-4
00


0


-3
00


0


-2
00


0


-1
00


0 0


10
00


20
00


30
00


40
00


50
00


60
00


Population


- 1an


5-9 ans


15-19 ans


25-29 ans


35-39 ans


45-49 ans


55-59 ans


65-69 ans


75-79 ans


T
ra


n
c
h


e
d



g


e
s


Pyramide des âges de la Région de Kidal, Population de 2006


Homme Femme




39 39

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39


Tableau 13 : Répartition de la population par grands groupes d'âge et par sexe en 2006




Age Masculin Féminin Total Rapport de


Effectif % masculinité


00-14 13 631 11 239 24 870 48% 121


15 – 59 12 085 12 236 24 321 47% 99


60 et + 1 654 1 213 2 867 6% 136


TOTAL 27 370 24 688 52 058 100% 111
Source : DNSI/ DRPSIAP/ RGPH – 1998/ Perspective de la population 1999 – 2024




La population active (15-59 ans) représente 47% (24 321 habitants dont 12 085 hommes et 12 236


femmes) de la population.




E. Les mouvements naturels


a- Les naissances :


Selon EDSM- III, 2001, la situation démographique dans les régions de Kidal se caractérise par une


fécondité bien élevée (6,3) mais inférieure à celle du niveau nation (6,8).




Ce phénomène est dû surtout à la précocité des mariages, l’âge médian à la première maternité


assez élevé, à la fréquence de la mobilité conjugale et à la faible utilisation des méthodes


contraceptives par les femmes.



La précocité des mariages : le mariage constitue le cadre privilégié de la procréation. Au


Mali entre 20 et 24 ans, seul 12% des femmes sont célibataires selon l’EDS III. La région de
Kidal (Gao et Tombouctou) se caractérise par un âge médian d’entrer en union
particulièrement jeune pour les femmes de 20 à 49 ans cependant, moins jeune qu’au niveau
national (17,3 ans contre 16,5 ans pour l’ensemble du pays).




L’âge médian à la première maternité assez élevé : L’âge médian à la première naissance
dans la région de Kidal (Gao et Tombouctou) est estimé en 2001 à 19,9 ans pour les femmes
âgées de 20 à 49 ans selon l’EDS III. Ce résultat place la région en deuxième position après
le District de Bamako pour l’année de la première maternité. Comparée aux résultats de
l’EDS I et II, cette médiane a légèrement augmentée entre 1987 (19,2 ans), 1996 (19,5 ans)
et 2001. Au Mali, pour l’ensemble des femmes âgées de 20 à 49 ans ; l’âge médian à la
naissance du premier enfant s’établit à 18,8 ans en 2001 et présente une faible variation en
milieu urbain (19,5 ans) et en milieu rural (18,5 ans).




La faible utilisation des méthodes contraceptives par les femmes : le taux d’utilisation
des méthodes contraceptives dans la région de Kidal est très faible. Selon l’EDS III, cette
utilisation est de l’ordre de 4,0% en 2001. La demande potentielle en planification est 21,9%
pour l’ensemble des femmes contre 25,6% pour les femmes en union. Le pourcentage de
demande satisfaite est de l’ordre de 17,6% pour l’ensemble des femmes et de 15,5% pour les
femmes en union. Les besoins non satisfaits en planification familiale, au niveau régional,
sont de 21,6% dont 14,9 pour l’espacement de naissance et 6,7% pour la limitation pour les
femmes en union. Dans l’ensemble du Mali, la différence de prévalence contraceptive est
importante, lorsque l’on considère le milieu de résidence. En milieu rural, 4,9% des femmes
en union utilisent une méthode contraceptive contre 17,8 % en milieu urbain.











40 40

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40


b- Les décès :


Les statistiques récentes disponibles sur la mortalité générale au niveau de la région sont celles de
l’EMEP de 2001 soit 2,4°/00, le meilleur taux du pays suivi de Gao (7,4) et de Koulikoro (9,2) le
taux du pays étant estimé à 9,7°/00. Par contre, l’enquête démographique et de santé de 2001 montre
une situation sanitaire précaire de la région par rapport à la plupart des régions du Mali à
l’exception de celle de Mopti selon le quotient de la mortalité des enfants.



La mortalité infantile et juvénile reste très élevée, respectivement 141,8°/00 et 170,8°/00 contre


respectivement 126,2 et 128,3 au niveau national.




Globalement sur 1 000 enfants nés vivants, 288,4 décèdent avant leur cinquième anniversaire,
contre 238,2 au niveau national.


Tableau 14 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000
*Quotient de mortalité infantile : probabilité de décéder avant le premier anniversaire,


*Quotient de mortalité juvénile : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire,


*Quotient de mortalité infanto juvénile : probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire


Mortalité


Région de Kidal Ensemble Mali


1977-


1986


1987-


1996


1996-


2001


1977-


1986


1987-


1996


1996-


2001


Infantile (°/00) 172 106,2 141,8 131 133,5 126,2


Juvénile (°/00) 251 146,6 170,8 170 137 128,3


Infanto- Juvénile


(°/00)


380 237,2 288,4 279 252,2 238,2


Source : EDS I, II et III




L’analyse du tableau ci-dessus montre une augmentation substantielle de la mortalité chez les
enfants de moins de 5 ans dans la région contrairement au niveau national qui a connu une
réduction de points pendant les 20 dernières années. Le quotient de mortalité des enfants au niveau
de la région de Kidal demeure très élevé. Il semble être largement influencé par le milieu de
résidence, l’âge et le niveau d’instruction de la mère.




La mortalité maternelle : Pour la période 1995- 2001, le taux de mortalité maternelle au Mali a
varié entre 500 et 600 décès. L’EDS-III a estimé la mortalité maternelle à 582 décès pour 100 000
naissances vivantes en 2001 contre 577 décès maternels pour l’EDSII. Par ailleurs, l’estimation de
la mortalité des adultes par l’EDS III donne 4,7 et 4,6 pour 1000 respectivement pour les femmes et
les hommes. Les causes principales de cette mortalité sont le paludisme, les maladies diarrhéiques,
les accouchements, les maladies du PEV.


F. Migrations


Le phénomène migratoire très dense, est caractérisé par des départs vers les pays arabes et de


l’arrivée des populations d’autres régions du Mali mais aussi d’autres pays de la sous-région qui


sont de passage vers l’Europe.




La migration interne est surtout caractérisée par les nombreux déplacements et l’exode des jeunes


vers les villes naissantes de la région à la recherche d’emploi plus rémunérateurs.




Pour ce qui est de la migration internationale de la région de Kidal il faut noter deux (2) aspects :


 le départ important des jeunes et même des femmes vers les pays maghrébins et selon
l’Enquête sur les migrations et l’Urbanisation en Afrique de l’Ouest (EMUAO) réalisée 1992




41 41

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41


– 1993, le taux d’émigration de la population de 15 ans et plus pour les régions de Gao et


Kidal est de 3,25% . Il est le plus élevé du Mali après ceux de Bamako et de Tombouctou. Il


est dû aux conséquences des sécheresses et des troubles citées plus haut, et du chômage des


jeunes, notamment pour ceux qui ne veulent plus renouer avec les activités traditionnelles.




 Une forte immigration des populations des autres régions du pays pour la recherche de
l’emploi ou les besoins de services et celle des pays voisins en transit, soit pour aller vers


l’Europe, soit refoulés de la Libye ou de l’Algérie avant de regagner leurs pays d’origine.




Depuis 1995, avec les accords de paix ayant abouti aux retours organisés et volontaires des réfugiés


et déplacés, la reprise des activités socio – économiques, le retour de l’administration et la mise en


œuvre d’un certain nombre de programmes d’urgence et de développement axés sur la


réhabilitation, la normalisation, la réinsertion socio – économique et leur consolidation, la tendance


relative au taux d’émigration suscitée est fortement renversée. C’est ce qui explique en partie le


taux de croissance de 2,3% par rapport à celui national de 2,2% selon le RGPH d’avril 1998.




Le retour des jeunes autochtones et le séjour temporaire ou définitif des autres communautés tant


nationales qu’étrangères se traduisent sur le plan social, culturel et économique par les phénomènes


suivants :


 une forte demande sociale surtout en matière d’emploi d’abord, d’école, de santé etc. ;


 une importation de cultures étrangères qui contribuent parfois à la dégradation des mœurs et
coutumes ;


 l’introduction de maladies d’origine externe à la région ;


 l’insécurité résiduelle ;


G. Les Etablissements Humains.


Kidal est la seule ville disposant plus de 5.000 habitants, mais Adiel Hoc se développe rapidement


avec 3.344 habitants ainsi que Tessalit avec 3.052 habitants.




Les zones sont très distantes les unes des autres entraînant des difficultés de liaison économique, à


l’opposé les communes sont trop émiettées pour servir de support à un véritable développement à la


base. D’où la nécessité de réfléchir à d’autres alternatives spatiales avec l’idée de faire émerger de


véritables pôles de développement et de compétitivité à l’instar de Kidal, Adiel Hoc et Tessalit.




H. Observations - Commentaires




La population de la région de Kidal a évolué entre 1998 à 2007 de 42 386 à 53 468 habitants selon
les résultats du RGPH 1998 avec un taux d’accroissement intercensitaire de 2,3% par an.


La population de la région est essentiellement nomade (80 %). Quant à la population urbaine elle


n’est véritablement présente que dans le cercle de Kidal et à moindre échelle dans la ville de


Tessalit. En effet, les cercles de Kidal et Tessalit sont les plus peuplés avec près de 31 834 habitants


soit 75 % de la population régionale. La ville de Kidal, à elle seule abrite près de 20% de la


population régionale avec une population estimée à près de 8 000 habitants en 1998. La densité


moyenne de la région est d’environ 0,2 habitants au Km² en 1998.




La population de la région est très jeune avec près 48 % de moins de 15 ans. Les hommes dominent
sur les femmes avec un rapport de masculinité de 111 hommes pour 100 femmes. La dominance des
femmes est surtout observée entre la tranche d’âge de 15 à 59 ans.




42 42

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42




La situation démographique se caractérise par une fécondité bien élevée (6,3). Les taux de mortalité


infantile et juvénile sont également élevés respectivement 141,8°/00 et 170,8°/00.




La région connaît un phénomène migratoire très dense, caractérisé par des départs massifs des


jeunes vers les pays arabes et de l’arrivée des populations d’autres régions du Mali mais aussi


d’autres pays de la sous région qui sont de passage vers l’Europe




1.5. Caractéristiques économiques




1.5.1. La Production régionale et sa commercialisation




1) Vision d'ensemble




L’économie de la région repose sur un élevage extensif, tributaire des aléas climatiques ; peu


productif et pourtant qui constitue la principale source de revenu de la population. Il représente la


base du mode de vie des populations nomades (80%).




Le pastoralisme s’avère être le pilier autour du quel s’articulent tous les autres axes économiques :


commerce, artisanat, maraîchage etc. La commercialisation du bétail sur pied demeure l’une des


plus importantes activités de la population.




Sans être une région à vocation agricole, la région présente des potentialités agricoles importantes,


même si la valorisation (moins de 5%) de celles-ci reste handicapé par l’équation de la disponibilité


de l’eau.




2) Description des principales productions du secteur de l’économie rurale




A. Productions agricoles :


La population pratique l’agriculture d’oasis comme activité secondaire appelée à se développer au


niveau des différents sites agricoles.




L’Agriculture naissante, basée sur le maraîchage et un système oasien précaire, connaît un essor dû


à la « reconversion » des éleveurs suite à la perte de cheptel. Ainsi certains se consacrent à cette


activité sans la moindre préparation. Les légumes produits sont vendus selon les conditions du


marché, une partie est consommée par les producteurs.




L’introduction de la culture de sorgho de décrue et celle de la pomme de terre ont donné des


résultats encourageants.




Le palmier dattier, élément primordial de la culture d’oasis est introduit dans la région depuis 1948.


Cependant la mobilisation des ressources en eau, le réseau d’irrigation, les amendements des sols


restent faibles dans la zone ce qui handicape le développement de la culture du palmier dattier.











43 43

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43


a) L’eau d’irrigation :


L’eau d’irrigation est le facteur limitant de la réussite de toute activité agricole dans la région. Les


quantités mobilisées restent insuffisantes en tenant compte des divers besoins en eau.




b) Les Infrastructures hydro agricoles


Elles sont insuffisantes et présentent un impact assez visible sur le développement des activités


agricoles dans la région. Ainsi dans la région, on dénote des puits maraîchers, des barrages et des


mares même si les deux dernières ne sont pas réalisées pour être des infrastructures hydro agriles.




c) Les spéculations cultivées :


Les spéculations cultivées dans la région se résument aux produits maraîchers (tomate, betterave,


choux, oignons, pomme de terre, laitue etc...), aux produits céréaliers (sorgho de décrue), aux arbres


fruitiers (dattiers, orangers, citronniers et autres).




Les produits du maraîchage de contre saison représentent environ 80% de la production totale. Cette


activité intéresse de plus en plus certains nomades.




Tableau 15 : Les spéculations cultivées au cours de la campagne 2005/2006 :




Rubriques/Campagne




Cultures


Superficies


(Ha)


Productions


(T)


Rendements


(T/Ha)


2005/06 2005/06 2005/06


Sorgho de décrue 3 0 -


Légumes


Racines/bubles/tubercules


Echalote 0,4 8,66 3,4


Oignon 4,5 85,5 19


Betterave 1,34 29,16 22


Carotte 0,91 9,1 10


Pomme de


terre


2,6 57,2 22


Patate 0,13 1,76 13,5


Total 9,88 191,38 19,37


Légumes feuilles Laitue 2,37 23,7 10


Chou 1,73 33,8 12


Total 4,1 57,5 14,02


Légumes fruits Tomate 7,31 115,31 17


Aubergine 1,2 18 15


Gombo 1,61 22,54 14


Melon 1,6 17,6 11


Concombre 0,9 22,5 25


Pastèque 1,1 14 13


Total 13,72 209,95 15,30


Arboricultures fruitières 32 ND -


Cultures fourragères 3 -


TOTAL GENERAL 62,7 458,83 7,31


Source : DRA – KI ; DRPIA-KI





44 44

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44


Pour une superficie totale de 62, 7 ha mise en valeur, nous avons une production totale de


458,83 tonnes (toutes spéculations confondues) soit un rendement moyen de 7,31 tonnes à


l’hectare.




d) Superficies emblavées :


La région dispose d’énormes potentialités agricoles dont un faible pourcentage est mis en valeur.




Les tableaux ci-dessous nous détaillent les superficies emblavées par spéculation ; par cercle et par


espèces durant la campagne 2005/2006 :




Tableau 16 : Superficies emblavées par spéculation et par Cercle en 2005/2006


Rubriques


Cercles


Palmier Agrumes Grenadier Goyavier papayer


05/06 05/06 05/06 05/06 05/06


Kidal 5 1 0,27 0,12 0,14


Tessalit 25 1 0,47 0,47 0,10


Abeibara 3 0,5 0,3 0 0,10


Total 33 2,5 1,04 0,59 0,34


Source : DRA - Kidal






Tableau 17 : Superficies par spéculation (Ha) durant la campagne 2005/2006 et 2006/2007



Cercle




Rubrique/spéculation


Kidal Tessalit Abeïbara Tin-Essako Total


05/06 06/07 05/06 06/07 05/06 06/07 05/06 06/07 05/06 06/07


Sorgho de décrue Réalisées 3 4,25 0 0,25 0 ND 0 - 3 -


récoltées 0 0 - ND - 0 -








Légumes


Racines/bubles/


tubercules (1)


Réalisées 4,61 2,94 2,2 ND - 9,75 -


récoltées 4,61 2,94 2,2 ND - 9,75 -


Feuilles (2) Réalisées 2,66 0,94 0,5 ND - 4,1 -


récoltées 2,66 0,94 0,5 ND - 4,1 -


Fruits (3) Réalisées 1,8 1,7 0,8 ND - 4,3 -


récoltées 1,7 1,4 0,6 ND - 3,7 -


1. T
o


t


a


l


Réalisées - - - - - - - - - -


récoltées - - - - - - - - - -


Arboricultures


fruitières (4)


Réalisées 5,53 27,04 3,9 ND - - -


récoltées - - - - - - - - - -


Cultures


Fourragères (5)


Réalisées - - - - - - - - 3 -


récoltées - - - - - - - - 0 -


Total Réalisées - - - - - - - - - -


récoltées - - - - - - - - - -


Source : DRA-Kidal




e) La situation agro- écologique :


La situation agro- écologique de l’agriculture dans la région se présente comme suit :


- L’insuffisance notoire de la pluviométrie qui se limite à 150 mm/an ;
- L’insuffisance des eaux de surfaces




45 45

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45


- L’insuffisance d’études de recherches sur les eaux souterraines ;
- La non maîtrise des techniques d’irrigation rationnelle (gaspillage d’eaux, manque de réseaux)
- L’insuffisance des moyens d’exhaure ;
- Les échecs de mise en valeur agricole de quelques oueds ou mares temporaires ;


f) La situation organisationnelle :


Dans certaines zones de la région, les producteurs se sont organisés en associations basées sur :


- Entre aide dans les activités ;
- Organisation du marché ;
- Organisation de l’acquisition des semences ;




Par contre, il est important de signaler certains maux dont souffrent les producteurs parmi lesquels :


- Absence de crédit agricole ;
- Insuffisances des moyens d’encadrement ;
- Insuffisance d’organisation paysanne agricole ;




g) Situation foncière :


De nos jours, la région sur toute son étendue ne souffre d’aucun problème foncier mettant en cause


la mise en valeur des aménagements.




h) Situation de la main d’œuvre :


Plus de 50% de la population sont jeunes, valides et sont disponibles à l’exploitation de la terre à


condition que celle-ci leur offre une vie meilleure.




La main d’œuvre utilisée dans les exploitations actuelles se situe entre 2 à 5 personnes et reste


exclusivement familiale.




i) Les rendements :


Les rendements sont satisfaisants avec souvent des exceptions (voir tableau Suivant).


Evolution des Rendement des différentes productions


agricoles de 2000 à 2006


0


5


10


15


20


2000/2001 2001/2002 2002/2003 2003/2004 2004/2005 2005/2006


Sorgho Cultures maraîchères Arboricultures fruitières




46 46

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46


j) Production :


Elle est repartie en trois lots :


• Une partie sous forme de don aux parents proches ou collaborateurs;


• Une partie réservée à la consommation ;


• Une partie destinée à la vente
Voir ci-dessous le tableau des productions :




Tableau 18 : des productions et des rendements des différentes spéculations (sorgho de décrue,


cultures maraîchères et arboricultures fruitières) dans la région de Kidal de 2000 à 2006 :




Campagne


Rubriques/cultures


00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06


Sorgho


de décrue


Sup. (Ha) 7,65 6,5 1 4,75 0 3


Prod. (T) 6,120 5,815 0,4 1,95 0 0


Rend. (T/Ha) 0,8 0,868 0,4 0,41 0 -


Cultures


maraîchères


Sup (Ha) 30,46 32,2 24,652 7,364 15,988 27,7


Prod (T) 475,12 424,282 362,02 94,332 253,814 458,83


Rend (T/Ha) 15,60 13,176 14,69 12,8098 140065 -


Arboriculture


s fruitières


Sup (Ha) 47 54,66 4,391 4,34 63,21 32


Prod (T) Néant néant 0 Néant 0 -


Rend (T/Ha) Néant néant 0,00 Néant 1,626 -


Source : DRA-Kidal, DRPSIAP-KI.




Evolution de la production agricole de 2000 à 2006


0


100


200


300


400


500


2000/2001 2001/2002 2002/2003 2003/2004 2004/2005 2005/2006


Sorgho Cultures maraîchères Arboricultures fruitières




k) Intrants agricoles


Les intrants agricoles sont constitués des semences agricoles et des équipements











47 47

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47


Les semences :




Tableau 19 : Semences végétales (agricoles, forestières, maraîchères, fourragères) :



Désignation Rappel quantités


utilisées en 2004-2005


Besoins en


2005-2006


Disponibles A satisfaire


A. a. Semences maraîchères


Tomate : Roma VF


Betterave : Détroit


Laitue : (Batavia)


Chou : (Marché de Copenhague)


Aubergine :


Carotte : (Touchon)


Courge :


Courgette:


Oignon blanc : Texas early grano


Oignon : Viloet de galmi


Echalote :


Ail :


Pomme de terre : Claustar, Sahel


Gombo : Clemson


Poivron :


Melon :


Pastèque : Meme


Persil : Calito


Aubergine africaine (N’Goyo)


Concombre :


Chou fleur :


Piment :


Céleri :






5 boites


27 boites


18 boites


7 boite


3.5


4 boites


0


0


2


21 boite


0


0


0


5 boites


0


1 boite


0


0


0


2 boites


0


0


0






10 boites de 250 g


52 boites de 250 g


30 boites de 100 g


15 boites de 500 g


10 boites de 50 g


10 boites de 500 g


1 boites de 100 g


2 boites de 100 g


4 boites de 500 g


40 boites de 500 g


1100 kg


60 kg


30 caisses de 25 kg


10 boites de 500 g


12 boites de 100 g


10 boites de 100 g


5 boites de 100 g


8 boites de 100 g


10 boites de 100 g


6 boites de 100 g


5 boites de 50 g


3 boites de 100 g


4 boites de 100 g






2


0


61


5


4


0


0


0


4


0


0


0


0


3


0


1


0


0


0


3


0


0


0






8


52


24


14


5


6


1


2


4


36


1100 kg


60 kg


30 kg


7


12


9


5


8


10


3


5


3


4


A.b. Semences céréalières


Sorgho de Djebock :




-




400 kgs




0




400


▪ Source : DRA-KI




48 48

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99




Equipements agricoles :


Le niveau d’équipement des producteurs de Kidal est très faible. Il est constitué chez les maraîchers


de moyens d’exhaure et du petit matériel de maraîchage.




Tableau 20 : Besoins en équipements et matériels agricoles (campagne 2005-2006)




DÉSIGNATION EXISTANT


(inventaire)


RAPPEL


ACQUISITION


2004/2005


NOUVELLES


ACQUISITION


2005-


2006(besoins)


Disponibles A


satisfaire


- Equipements et


matériels


production


végétale (lister)


Motopompe


Brouette


Balances


Arrosoirs


Moulins


Daba




- Equipements et


matériels


production


forestière (lister)


- Autre à préciser






100


30


59


62


0


0






0


0






19


0


0


0


0


0






0


0






40


50


30


30


2


100






0


0






0


0


0


0


0


0






0


0






40


50


30


30


2


100






0


0


▪ Source : DRA-KI


Du matériel a été livré aux paysans sous forme de prêts dans le cadre des programmes de l’ex -


DRAER-DRAMR (s’équiper en reboisant) et le Programme de sécurité alimentaire et des revenus


de kidal.



Tableau 21 : Crédit Equipements


▪ Source : DRAER-KI











STRUCTURES




TYPES


D’équipement






QUANTI


TES




MONTANT (EN MILLION DE F CFA)


Total Part des associations


et groupements


féminins


Propositions du


montant total en faveur


des femmes (en %)


DRAER-DRAMR (projet s’équiper


en reboisant)


PSARK


Motopompes




40 16 6,4






40%




TOTAL 40 16 6,4 40%


Rappel résultats 2004-2005 19 7,6 0,4 5,26


Remboursement 2004-2005 (en %)
19 1,52 0,08 5,26




49 49

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49


l) Analyse de la situation Agricole :


Une analyse rapide de la situation agricole présentée ci-dessus nous indique :


• L’insuffisance de la pluviométrie ;


• L’insuffisance des eaux de surfaces


• Inexistence de problèmes fonciers grave ;


• Les sols sont de bonne qualité ;


• Absence de crédit agricole ;


• Disponibilité de la main d’œuvre ;


• Présence d’associations de producteurs ;


• Plusieurs spéculations cultivées dans les régions (produits maraîchers, produits céréaliers,
arbres fruitiers) ;


• Enormes potentiels de terres aménageables ;


• Insuffisance d’infrastructure pour la mobilisation de la ressource eau


• Insuffisance de moyens d’encadrements


• l’absence de connaissances et études fiables sur les eaux souterraines ;


m) La structuration du milieu rural :




Au constat très peu d’associations sont opérationnelles autour des activités de production agricole. Il


est donc important d’établir une politique de sensibilisation des producteurs à s’organiser en


associations et groupements pour défendre et valoriser l’activité.




B. Productions d'élevage


1. Le Cheptel :


Le cheptel est une ressource importante pour la région. Sa gestion rationnelle, dans le cadre d’une


politique plus pragmatique et adaptée à ses réalités locales, pourrait contribuer à la sécurité


alimentaire des populations.




En termes d’effectifs du cheptel de la région, les données statistiques disponibles sont loin d’être


exhaustives.

































50 50

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50


Tableau 22 : Situation du cheptel par espèce et par cercle selon les différentes opérations


statistiques de 1996, 2000 et 2001 :




Cercles


Espèces


Abeibara Kidal Tin


Essako


Tessalit Total




Bovins


RA 1996 09 206 14 25 254


EV 2000 1 026 3 078 770 257 5 131


RNCTN 2001 771 10 004 406 799 12 011




Ovins


RA 1996 3 871 11 629 1 977 5 006 22 483


EV 2000 19 604 47 056 14 703 16 664 98 027


RNCTN 2001 56 315 83 355 12 885 120 427 275 064




Camelins


RA 1996 1 471 4 037 3 562 2 199 11 269


EV 2000 28 439 8 823 30 880 22 058 88 200


RNCTN 2001 12 337 22 559 13 297 46 326 95 622




Caprins


RA 1996 4 731 14 204 2 416 6 118 27 469


EV 2000 17 191 38 002 13 576 21 716 90 485


RNCTN 2001 46 730 61 675 10 322 136 075 256 008




Asins


RA 1996 1 606 5 703 3 687 2 368 13 364


EV 2000 5 578 9 589 3 345 5 791 24 303


RNCTN 2001 3 889 9 483 2 657 10 465 26 581




Sources : DRAMR ; DRPS, RA = Recensement Administratif 1996 ; EV= Estimation Vétérinaire


2000 ; RNCTN= Recensement National du Cheptel Transhument et Nomade de 2001




La région dispose de grands effectifs d’animaux dont l’effet sur le disponible fourrager est peu


connu. Actuellement, la région se situe dans une dynamique de développement avec un


accroissement des troupeaux, on y constate l’apparition de nouveaux systèmes d’exploitations de


pâturages par des éleveurs.




En appliquant le taux de croit annuel qui est de 5% pour les Ovins/ Caprins; et 2,5% pour les


Bovins, camelins; l’évolution du cheptel en 2005 et en 2006 par espèces et par cercles se


Présente comme suit :




Tableau 23 : Effectif du cheptel en 2005 et 2006




Espèces


Cercles


Bovins Ovins Caprins Camelins


2005 2006 2005 2006 2005 2006 2005 2006


Abeibara 828 849 64 359 67 578 53 406 56 076 13 240 13 571


Kidal 10 736 11 005 95 263 100 026 70 486 74 010 24 210 24 815


Tessalit 857 878 137 631 144 513 155 514 163 290 49 716 50 959


TinEssako 469 481 17 105 17 960 13 174 13 833 15 454 15 840


Total : 12 890 13 213 314 358 330 077 292 580 307 209 102 620 105 185


Sources : DRPIA, DRPSIAP - Kidal




Dans la région, le pastoralisme s’avère le pilier autour du quel s’articulent tous les autres axes :


commerce, artisanat, maraîchage.




Le pastoralisme ayant déjà fait ses preuves doit être pris en considération dans toutes ses


dimensions anthropologique, environnementale et animale.





51 51

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51


Les productions animales dépendent tant du point de vue de la qualité que de la quantité du niveau


organisationnel des producteurs. Les structures de base restent le fondement de toute action de


développement.




Les éleveurs ont besoin d’être dans un cadre institutionnel pour mener à bien leurs activités.


Spécifiquement dans la région de Kidal ; ce sont les productions animales qui déterminent la


sécurité alimentaire de la population.




Le système de production est extensif, vulnérable et d’une productivité faible. Il est contrarié par


plusieurs facteurs dont la dégradation des ressources pastorales, la faible responsabilisation des


communautés pasteurs dans les collectivités territoriales, et l’insuffisance des approches de


développement qui ne favorisent pas la promotion des filières de produits d’élevage (lait et produits


laitiers ; viande ; cuirs et peaux…).




A ces facteurs, il convient d’ajouter le besoin d’améliorer la couverture sanitaire, le conseil en


production et en gestion des exploitations d’élevage, l’organisation des acteurs du sous secteur et


enfin la mise en place d’un système de crédits adapté, la valorisation des produits et sous produits


animaux.




Tableau 24 : Abattages par centres contrôlés en 2005 et 2006 :



Cercles


Espèces




Kidal




Tessalit


Total






Bovins


2005 2006 2005 2006 2005 2006


Nbre de têtes 428 439 06 17 434 456


Poids carcasses en kg 47 620 50 987 630 1 440 48 250 52 427


Poids moyen en kg 111 116 105 85 111,2 115






Ovins


Nbre de têtes 3 825 2 566 105 204 3 930 2 770


Poids carcasses en kg 57 375 38 488 1 890 3 468 59 265 41 956


Poids moyen en kg 15 15 18 17 15,1 15,14






Caprins


Nbre de têtes 4 216 5 626 378 1 403 4 594 7 029


Poids carcasses en kg 59 024 78 764 6 426 21 045 65 450 99 809


Poids moyen en kg 14 14 17 15 14,25 14,2






Camelins


Nbre de têtes 94 162 15 12 109 174


Poids carcasses en kg 15 040 25 758 3 225 1 350 18 265 27 108


Poids moyen en kg 160 159 215 112 167,6 155,79


Source : DRSV-KI




Le nombre de têtes abattues en 2006 est supérieur à celui de 2005 en ce qui concerne les bovins, les


caprins et les camelins par contre pour les ovins ce chiffre est en baisse.




Tableau 25 : Evolution du nombre de têtes abattues dans les centres contrôlés :



Années


Espèces


2000 2001 2002 2005 2006


Bovins 220 239 228 434 456


Ovins 1 492 4 018 2 337 3 930 2 770


Caprins 9 677 7 130 7 908 4 594 7 029


Camelins 69 104 86 109 174


Source : DRSV-KI





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Le nombre de têtes abattues dans les centres contrôlés de 2000 à 2006 est en augmentation pour les


bovins, les ovins et les camelins et en diminution pour les caprins.




Considérant l’importance de l’élevage dans la région, il serait intéressant d’en faire l’une des


principales vocations dans le cadre d’une économie régionale intégrée et cela passe par sa


sécurisation et sa modernisation.




Pour mieux profiter des revenus de l’élevage, il est impératif d’intégrer de façon contrôlée et


organisée les circuits commerciaux ; les productions animales ; le suivi zoo sanitaire.




2. Production laitière

Le volume de la production laitière n’est pas connu, mais selon une étude de la FAO (source : étude
sur les filières lait au Mali 2006 : Sarah Promeranz), on consomme au Mali environ 45
litres/personne/an.

Par ailleurs des chiffres plus anciens mais plus détaillés insistent sur les grandes disparités
régionales. Ces chiffres estiment à :


 30 litres/personne/an en zone nomade ;
 5-6 litres /pers/an en zone sud ;
 10 litres/pers/an Ville de Bamako et le reste du pays.



Ce qui dégagerait un volume global de 1 647.480 litres de lait (sur la base de la population 2008)
par an.

Tous ces chiffres sont inférieurs aux recommandations de la FAO pour la consommation de lait
(60 l/pers/an).

Par ailleurs, nous avons estimé cette production à partir de deux sources :


1. Le potentiel théorique évalué par les commissions de travail du schéma, Cette évaluation
estime une production totale de lait de 117 605 910 litres de lait par an pour la région de
Kidal se répartissant comme suit :



- Cercle de Kidal : 59.461.770 litres
- Cercle de Tessalit : 38.440.260 litres
- Cercle de Abeïbara : 11.124.135 litres
- Cercle de Tin –Essako : 8.579.745 litres.



Il s’agit d’estimation basée sur l’effectif de laitière par espèce, le nombre de jour de lactation et le
taux de vêlage.


2. Selon une étude
de la FAO, la
production du
lait au Mali est
estimée à
600.000 tonnes
EqLL
2 se
répartissant
comme suit par
espèce :






2 Eqll = Unité équivalent litre lait utilisé pour pouvoir considérer l’ensemble de la production ou de la consommation


quelque soit la forme du produit laitier (beurre, formage, yaourt, lait etc.)




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53


Carte 4 : Répartition des espèces animales par région










Selon la même source le cheptel se répartit comme suit au Mali :























La région de Kidal avec 3% du troupeau de bovins (31% de production laitière), 17% d’ovins
caprins (60% de production laitière) et 50% de camelins (9% de production laitière) produirait une
quantité potentielle de 128.062 Tonnes Eqll soit 128.062.000 litres de lait ce qui diffère peu de
l’estimation des commissions de travail du SRAT de Kidal qui est de 117,6 millions de litres de
lait (en production potentielle).

Dans les deux cas, il apparaît que les besoins en lait de la population sont très largement satisfaits,
il existe une production excédentaire perdue pour l’économie locale


- Immunisations :


Tableau 26 : Interventions des services vétérinaires en 2005 et 2006 :


Affections


Camp. 04-05 Camp. 05-06


Prévu




Réalst. Taux de


Réalst.


Prévu




Réalst. Taux de


Réalst


PPCB 5 000 756 15,12 5 000 706 14,12


Pasteurellose bovine 5 000 - - - - -


DNCB 00 796 00 - 840 -


Pasteurellose ovine/caprine 12 000 9 065 75,50 12 000 8 895 74,12


Charbon bactérien 21 000 4 449 21,18 21 000 - -


Clavelée 13 000 1 096 8,43 13 000 - -


Total 56 000 16 162 28,86 51 000 10 441 20,47


Source : DRSV-KI





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Le taux de réalisation de la campagne 2006 est inférieur à celui de 2005 cela s’explique par


plusieurs raisons à savoir le problème d’insécurité qu’a connu la région et la présence de certaines


épizooties (particulièrement la PPCB) dans la région de Gao.




- Traitements effectués en 2005 et 2006 :


Tableau 27 : Traitement en 2005 et 2006



Espèces




Pathologies


2005 2006


Bol. Oli. Capra. Came. Bol. Oli. Cap. Came.


Parasitoses gastro intestinales 46 1042 300 18 09 142 56 01


Affections respiratoires 63 408 43 11 04 164 03 35


Carences alimentaires 125 843 329 - 04 60 01 -


Parasitoses sanguines 02 15 - - - - - 18


Diarrhées - - - - - - - -


Parasitoses externes 62 512 - 43 06 73 25 04


Autres affections d’origines


diverses


- - - - 02 08 01 01


Source : DRSV-Ki




Les pathologies fréquentes dans la région sont surtout d’ordre parasitaires et de carences


alimentaires.




La disponibilité de l’aliment bétail essentiellement le tourteau de coton produit dans les zones sud


du pays demeure l’éternel problème. S’il est vrai que ce tourteau est une nécessité pour les éleveurs,


il n’en reste pas moins que d’autres voies doivent être recherchées pour lui substituer des produits


ou sous produits locaux. Les transformations de ces sous produits locaux deviennent une nécessité


absolue (par exemple l’enrichissement de la paille à l’urée).




Pour une meilleure amélioration de production animale, et son exploitation utile il est nécessaire de


:


- réaliser certaines infrastructures de base (aires d’abattages, boucheries semi- modernes,
unités laitières) ;


- créer une ligne de crédit spécialement pour les producteurs (éleveurs) ;
- former les producteurs sur les différentes techniques de transformation, de conservation et


de commercialisation des produits d’élevage.




En termes d’effectifs et d’espaces pastoraux la région de Kidal a de très grandes potentialités :


- l’importance des effectifs animaux (camelins ; ovins ; caprins ; asins ; bovins) ;
- les races animales rustiques bien adaptées aux conditions climatiques ;
- l’existence de races productrices (lait, laine, peaux et cuirs…) ;
- la situation zoo sanitaire satisfaisante en termes de maladies infectieuses.




La commercialisation des camelins est essentiellement axée sur l’Algérie où les espèces du nord du


Mali sont réputées pour leurs aptitudes (endurance et rusticité).




De l’analyse des données en matière d’exportation des animaux vivants, il ressort que les


transactions commerciales axées sur l’Algérie se font dans un cadre informel qui ne profite pas


toujours aux éleveurs.





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Tableau 28 : Evolution des exportations contrôlées des animaux sur pied




Années


Espèces


2002 2003 2004 2005 2006


Bovins 05 20 88 151 42


Ovins/ Caprins 8 671 8 260 8 792 8 794 12 988


Camelins 2 172 2 771 2 204 1 606 3 806


Source : DRSV-KI




Les exportations des animaux sur pied concernent surtout les petits ruminants, les camelins et les


bovins sont en nombre très réduit.




Le lait et ses dérivés sont consommés sur place et constituent la source exclusive de protéines pour


la population nomade de la région. Les excédents de lait pendant la saison d’hivernage sont


pratiquement inutilisés par les populations car dépassant leur besoins.




C’est le cas particulièrement du lait de chamelle, qui est difficile à transformer par les populations


qui nécessite un anticoagulant spécifique non disponible en quantité suffisante dans la région.




Tableau 29 : Evolution des taxes d’abattage de 2000 à 2006 dans les centres contrôlés :


Unité : F CFA


Localités


Années


Kidal Tessalit Total


2001 1 666 600 53 100 1 719 700


2002 1 615 900 58 450 1 674 350


2003 1 554 100 223 250 1 777 350


2004 1 079 500 29 450 1 108 950


2005 1 012 900 54 600 1 067 500


2006 1 056 900 4 695 1 061 595


Source : DRSV-KI




Les taxes d’abattage sont en très nette régression de 2001 à 2006.




3. L’alimentation du cheptel


La rareté, voire la disparition de certaines espèces fourragères contribue au déséquilibre d’un


écosystème déjà fragile; ce qui n’est pas sans conséquences sur l’élevage. Afin de parer à des


situations extrêmes, il est primordial dans un programme de privilégier des actions qui sécurisent au


maximum le cheptel, de minimiser les risques liés à l’élevage tel qu’il est pratiqué dans la région.




L’élevage dans la région subit de grandes pertes liées à :


- la déperdition cyclique sur les effectifs ;
- l’insuffisance d’encadrement zootechnique ;
- l’insuffisance de valorisation des produits et sous produits animaux.




L’alimentation du cheptel est exclusivement assurée par les pâturages, qui sont tributaires des aléas


climatiques. Dans leur organisation, les éleveurs ont des techniques de gestion du couvert végétal


s’articulant dans un mouvement oscillatoire qui prend en compte la complémentarité des saisons. La


mobilité des éleveurs demeure la seule stratégie sûre pour l’exploitation des ressources naturelles


dans une zone à écologie très fragile.




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56




La biodiversité des espèces herbacées et ligneuses est faible et la biomasse réduite.


La valeur alimentaire du couvert végétal est appréciable et garantit un embonpoint satisfaisant des


animaux en année normale.




Carte 5 : Production de la biomasse




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99




Toutefois, l’éloignement des pâturages par rapport aux points d’eau constitue de plus en plus un


facteur limitant de l’élevage dans la région. Cette contrainte pousse certains éleveurs plus nantis au


transport de l’eau par citerne sur de grandes distances pour desservir des pâturages bien fournis et


non accessibles aux autres animaux.


Cette dernière stratégie introduite est pratiquée par un petit nombre d’éleveurs, faute de moyens


adéquats.




L’élevage dans la région souffre des maux qui sont entre autres :




- La fréquence des déficits pluviométriques ;
- La durée irrégulière de la saison de soudure ;
- L’insuffisance de la couverture sanitaire ;
- L’insuffisance de moyens humains et logistiques des services d’encadrement ;
- L’absence de professionnalisme dans le sous secteur ;
- L’insuffisance d’introduction de technologie de transformation, de conservation, de


commercialisation des produits et sous produits ;


- La culture (les pasteurs capitalisent dans le troupeau) ;
- L’insuffisance d’investissement substantiel dans le sous secteur.




4. L’abreuvement des animaux :


L’eau est sans nul doute la ressource la plus précieuse dans la région de kidal. Elle est ici le facteur


le plus important.




En surface, la région de Kidal est la seule dépourvue de ressources en eau pérennes. Dans ce cas


précis, les aménagements des oueds et leurs bassins versants peuvent pallier à ce problème d’eau.


Ces types d’aménagements ont déjà faits leurs preuves dans la régénération des pâturages ;


l’alimentation des nappes phréatiques.




En effet, du fait de la configuration du massif de l’Adrar les ruissellements torrentiels drainent la


quasi totalité des eaux de pluies qui se jettent en pures pertes dans les plaines du Tilemsi et du


Tamasna. Des barrages collinaires aménagés à l’échelle des bassins versants favoriseraient


l’infiltration des eaux dans les terrains alluviaux des lits de nombreux oueds encaissés.




Aujourd’hui une étude systématique des eaux souterraines de la région est plus que jamais une


nécessité ainsi que leur mise en valeur à des fins agropastorales.




Sur le plan hydraulique pastorale beaucoup reste à faire. L’eau est le premier facteur limitant


l’élevage dans la région. Certains pâturages restent inexploités pendant toute l’année faute d’eau


cela est lié à la mauvaise répartition de quelques rares points d’eau.




La région regorge d’énormes potentialités en eaux souterraines dans le massif de l’Adrar, dans les


bassins sédimentaires du Tamasna, du Tilemsi et du Tanezrouft (nappes profondes généralisées et


continues multicouches et à grands débits).




Les précipitations bien que faibles et caractérisées par de grands déficits pluviométriques, peuvent


donner parfois lieu à des eaux de surface temporaires (mares de 15 jours à 3 mois).




On observe une dichotomie fréquente entre points d’eau et pâturages : là où il y a des pâturages, il


n’y a pas d’eau et vis versa.




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Toutes les stratégies et les politiques de développement de l’élevage ont reposé essentiellement sur


la protection sanitaire du cheptel et l’hydraulique pastorale au détriment de la gestion des ressources


naturelles et de l’organisation des sociétés pastorales.


L’hydraulique n’a pas été considérée comme une composante intégrante de l’aménagement


pastoral.




Ainsi le massif de l’Adrar occupe plus de la moitié spatiale de la région :


- les nappes sont localisées uniquement dans les encaissements alluviaux et dans les
fissurations des roches (avec des grandes disparités) ;


- Ces nappes sont de faibles débits ;
- Elles tarissent fréquemment en Mai, Juin de chaque année ;
- L’exploitation de ces nappes est faite par des moyens rudimentaires ;
- L’insuffisance notoire des études sur la tectonique du terrain (nappes liées aux


fissurations).




Les causes techniques du mécanisme générateur des difficultés d’accès de l’eau :


- Dans le massif la roche est nue et imperméable et la sédimentation perméable n’est liée
qu’aux lits des oueds ;


- Le faible débit est lié à la faible alimentation des terrains aquifères par les eaux de
pluies, faible perméabilité des altérations des roches granitiques ;


- La faible épaisseur de captage des nappes dans les ouvrages réalisés par les populations ;
- La mauvaise gestion des ouvrages (maillage, entretien des équipements répartition) ;


faible technologie de captage des eaux (construction des puits, système d’exhaure) ;


- La grande profondeur du substratum (terrain imperméable) des roches sédimentaires
aquifères (continentales, terminales et continentales intercalaires).


- L’insuffisance des études systématiques des eaux souterraines ;
- Le faible revenu des populations.






Carte 6 : Séries de cartes de cercles de la région de Kidal sur les


pâturages et l’eau




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59














N° 6 : Le cercle de Kidal, on


peut voir sur cette carte, les


pâturages classés par


catégories, les différents


types de points d’eau, les


villages avec quelques


données sociales (Cscom,


école). La position des


pâturages est clairement en


lien avec les oueds comme


on peut le voir sur la carte


Dans l’ensemble le potentiel


de la zone reste faible par


rapport à l’ensemble de la


zone. Les limites des


communes ne figurent qu’à


titre indicatif.





















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60








N° 7 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte ci-dessus


mais uniquement sur le cercle


de Kidal. L’analyse proposée


montre la disponibilité en eau à


vocation humaine (potable)


pour les populations du cercle.


Nous ne prenons en compte


comme point d’eau à vocation


humaine, que les points d’eau


équipés d’un moyen d’exhaure


mécanique, soit au minimum


une pompe manuelle. On peut


facilement remarquer que la


majorité de la population n’a


pas accès à une eau de qualité


suffisante. Les villages sans


équipements appropriés dans


un rayon de 5 Km apparaissent


en jaune et grossissent en


fonction du nombre


d’habitants.





61 61

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N° 8 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte n° 5


mais uniquement sur le


cercle de Kidal. Les cercles


hachurés en marron


représente un rayon de 15


Km autour des points d’eau,


ils représentent la mobilité


des animaux. On observe


une concentration importante


de valeur négative en jaune


sur la carte. L’analyse tant à


vouloir représenter une zone


où le nombre de point d’eau


à vocation pastorale est


supérieur aux ressources


fourragères disponibles. Ceci


est du à la forte


concentration de sites où les


populations souhaitent se


fixer durant la saison sèche.


Certaine zone reste tout de


même exploitable. Il pourrait


être intéressant compte tenu


des caractéristiques de la


zone de tenter de sécuriser


les zones de concentration en


saison sèche.








62 62

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62












N° 6 : Le cercle de Abeïbara,


on peut voir sur cette carte,


les pâturages classés par


catégories, les différents


types de points d’eau, les


villages avec quelques


données sociales (Cscom,


école). La position des


pâturages est clairement en


lien avec les oueds comme


on peut le voir sur la carte


Dans l’ensemble le potentiel


de la zone reste faible par


rapport à l’ensemble des


régions. Les limites des


communes ne figurent qu’à


titre indicatif.





















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63


N° 7 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte n° 4 (capacité


de charge) mais uniquement sur le


cercle de Abeïbara. L’analyse


proposée montre la disponibilité


en eau à vocation humaine


(potable) pour les populations du


cercle. Nous ne prenons en compte


comme point d’eau à vocation


humaine, que les points d’eau


équipés d’un moyen d’exhaure


mécanique, soit au minimum une


pompe manuelle. On peut


facilement remarquer que la


majorité de la population n’a pas


accès à une eau de qualité


suffisante. Les villages sans


équipements appropriés dans un


rayon de 5 Km apparaissent en


jaune et grossissent en fonction du


nombre d’habitants.






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64








N° 8 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte n° 5


mais uniquement sur le


cercle de Abeïbara. Les


cercles hachurés en marron


représente un rayon de 15


Km autour des points d’eau,


ils représentent la mobilité


des animaux. La potentialité


de ce cercle est de type


moyenne mais non


négligeable pour la région.


La répartition des points


d’eau moderne est également


faible en comparaison aux


points d’eau traditionnels.


Excepté autour des gros


villages qui apparaissent en


jaune, il peut être envisagé


de réaliser de nouveaux


points d’eau à vocation


pastorale. La partie à l’est


située dans le Tamasna


possède un faible potentiel.











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65
















N° 6 : Le cercle de Tessalit, on


peut voir sur cette carte, les


pâturages classés par catégories,


les différents types de points


d’eau, les villages avec quelques


données sociales (Cscom, école).


La position des pâturages est


clairement en lien avec les oueds


comme on peut le voir sur la carte


Dans l’ensemble le potentiel de la


zone reste faible par rapport à


l’ensemble des régions. Les limites


des communes ne figurent qu’à


titre indicatif.

























66 66

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66










N° 7 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte n° 4


(capacité de charge) mais


uniquement sur le cercle de


Tessalit. L’analyse proposée


montre la disponibilité en


eau à vocation humaine


(potable) pour les


populations du cercle. Nous


ne prenons en compte


comme point d’eau à


vocation humaine, que les


points d’eau équipés d’un


moyen d’exhaure mécanique,


soit au minimum une pompe


manuelle. On peut facilement


remarquer que la majorité de


la population n’a pas accès à


une eau de qualité suffisante.


Les villages sans


équipements appropriés dans


un rayon de 5 Km


apparaissent en jaune et


grossissent en fonction du


nombre d’habitants.









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N° 8 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte n° 5


mais uniquement sur le


cercle de Tessalit. Les


cercle hachurés en rouge


représente un rayon de 15


Km autour des points


d’eau, ils représentent une


mobilité des animaux (or


dromadaire). La


potentialité la plus


importante se trouve en


bordure ouest du massif


des Ifoghas, qui de fait est


le plus équipé en points


d’eau. Des zones à risques


y apparaissent. Dans


l’ensemble les potentialités


de ce cercle sont faibles.















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68


















N° 6 : Le cercle de Tin


Essako, on peut voir sur cette


carte, les pâturages classés


par catégories, les différents


types de points d’eau, les


villages avec quelques


données sociales (Cscom,


école). Au niveau de ce


cercle on constate qu’il


possède peut de points d’eau


moderne mais


également peut de pâturages.


Les limites des communes ne


figurent qu’à titre indicatif.























69 69

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69










N° 7 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte n° 4


(capacité de charge) mais


uniquement sur le cercle de


Tin Essako. L’analyse


proposée montre la


disponibilité en eau à


vocation humaine (potable)


pour les populations du


cercle. Nous ne prenons en


compte comme point d’eau à


vocation humaine, que les


points d’eau équipés d’un


moyen d’exhaure mécanique,


soit au minimum une pompe


manuelle. On peut facilement


remarquer que la majorité de


la population n’a pas accès à


une eau de qualité suffisante.


Les villages sans


équipements appropriés dans


un rayon de 5 Km


apparaissent en jaune et


grossissent en fonction du


nombre d’habitants.









70 70

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70














N° 8 : Cette carte reprend


l’analyse de la carte n° 5


mais uniquement sur le


cercle de Tin Essako. Les


cercles hachurés en marron


représente un rayon de 15


Km autour des points


d’eau, ils représentent une


mobilité des animaux. Les


potentialités de ce cercle se


situent à l’ouest dans le


massif des Ifoghas et à


l’extrême est dans le


Tamasna. Au centre il y a


très peu de potentialités


exploitables. Il faut


remarquer qu’à Tin Essako


ville un problème de


pollution lié aux pesticides


a été identifié, or les points


d’eau à vocation humaine


sont r




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5. Foncier :


La région dispose de vastes étendues, les cultures sont rares.


- Des potentialités pastorales énormes avec le couvert végétal très riche et diversifié
(Tilemsi, Tamasna et autres plaines) ;


- L’existence des terres salées exploitées à ciel ouvert ;
- La configuration du relief favorable à des aménagements de surface ;
- L’existence d’une vie animale bien adaptée et humaine bien que de faible densité.




Des difficultés multiples :


- La fréquence des sécheresses et la désertification fragilisant l’écosystème ;
- La faiblesse de la pluviométrie annuelle (moins 200 mm/an) Climat subsaharien ;
- L’insuffisance des infrastructures pastorales (points d’eau aménagés, marchés à bétail,


abattoirs, boucheries modernes) ;


- L’inorganisation des parcours pastoraux due aux conditions mêmes du milieu
(transhumance, gîtes d’étape, pistes pastorales) ;


- L’absence d’exploitation rationnelle des ressources naturelles dans une optique de
durabilité (lutte anti- érosive, régénération du couvert végétal) ;


- L’insuffisance du schéma d’aménagement de l’économie pastorale absence de mise en
valeur des terres ….


- L’insuffisance d’encadrement des pasteurs due à leur grande mobilité ;
- Les plaines à pâturages deviennent de glacis (clairière) par dégradation;




C. Productions de la pêche


La région de Kidal n’est pas une zone de pêche car n’ayant pas de grandes réserves pérennes en eau


de surface. La période des eaux de surfaces est de courte durée (environ 3 mois).




La pisciculture dans la région est encore à l’état embryonnaire. Son introduction serait la bienvenue,


mais nécessite de gros efforts d’investissement et de sensibilisation.




Les statistiques de janvier à juin 2007 donnent les quantités suivantes de poissons déversées sur le


marché de Kidal en provenance de Gao :


Poissons frais : 21 068 kg


Poissons séchés : 2 666,5 kg


Poissons fumés : 7 748 kg




Les quantités de poissons qui sont déversées sur le marché de Kidal par mois, nous font dire que la


population de la région est une grande consommatrice de poissons. Ce produit provient


principalement de Gao région voisine.




Cependant, le manque d’eau de surface ne doit pas empêcher l’introduction de la pisciculture dans


la région compte tenue de ses potentialités en bassins versants :




- L’existence des terrains aménageables pour réaliser des étangs piscicoles (Encaissement des
oueds ; carrières urbaines d’extraction de banco) ; la configuration du relief s’y prête


(montagnes sillonnées de vallons oueds) ;


- L’existence de nappes peu profondes alluviales à bon débit dans certaines zones ;
- L’existence des agglomérations citadines consommatrices de poissons (Kidal) ;
- L’existence d’une direction régionale en charge de la pêche.




72 72

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Toutefois des contraintes subsistent :


- Insuffisance d’élaboration de plan d’aménagement des sites potentiels ;
- Manque de financement pour la pisciculture ;
- Insuffisance d’études de faisabilité pour la réalisation des étangs artificiels (Infiltration,


évapotranspiration potentielle ETP);


- Absence d’aménagement adéquat pour la pisciculture ;
- Absence de professionnalisme dans le domaine ;
- Insuffisance d’encadrement technique.
- Absence de sources des eaux de surface ;
- La consommation du poisson n’est pas dans les habitudes alimentaires de la majorité de la


population de la région ;


- Manque d’investissement


D. Productions forestières


1. Situation des Ressources forestières et Fauniques dans la région :


Tableau 30 : Exploitation du Bois de Chauffe et du Charbon de bois en 2005 et 2006.




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2005 2006




Recettes
Bois de chauffe Charbon de bois


Nbre de


permis


Qté en


stères


Nbre de


permis


Qté en


quintaux


Kidal 64 208 24 39 213 200


Abeibara - - - - -


Tessalit - - - - -


Tin-Essako - - - - -


Total 64 208 24 39 213 200


Source : DRCN-Kidal




Tableau 31 : Exploitation du Bois de service en 2005 et 2006.




2005 2006


Rubriques




cercles


Bois de service Recettes Bois de service Recettes


Nbre de


permis


Prdts




Qté Nbre de


permis


Prdts




Qté


Kidal 1 Rônier 1 2 675 0 0 0 0


Perches 32 2 325 - - - -


Abeibara - - - - - - - -


Tessalit - - - - - - - -


Tin-Essako - - - - - - - -


Total 1 - - 5 000 0 0


Source : DRCN-Kidal




En 2005, les recettes d’exploitation du bois de service se chiffraient à 5 000 fCFA. Cette


recette est nulle en 2006.




73 73

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73


a) Situation des Ressources forestières :




La région de Kidal, conventionnellement reconnue comme région située dans la zone Sahélo


Saharienne, se caractérise par des conditions non favorables à des formations forestières denses. Les


formations existantes sont du genre secondaires ou de protection. Seule la zone écologique de


l’Adagh contient des formations végétales significatives et ceci grâce à la présence des oueds et


vallées encaissées créant ainsi des conditions particulières de microclimat.




Dans le Désignation et le Telemsi, il n’est nullement question de parler des formations forestières


compte tenu des conditions climatiques précaires. Dans ces habitats désertiques les formations


végétales se résument à quelques espèces ligneuses d’importance pour les pâturages. L’exploitation


des Ressources de ces formations atteindra difficilement un intérêt économique sans aménagement


spécifique.




En tout état de cause, les formations végétales de la région de Kidal qui jadis étaient denses et


luxuriantes dans les grands oueds et vallées sont aujourd’hui dans un état d’extrême précarité


Les conditions climatiques jugées sévères conjuguées avec une pression anthropique implacable ont


contribué à l’amenuisement de cette ressource qui satisfait à tous les besoins de la communauté. Au


fil des ans elle a servi à construire des maisons, à être vendue sans limite et sans mesure, elle est


coupée abusivement pour nourrir des troupeaux entiers d’animaux.




La situation de déficit des ressources ligneuses a été aggravée à partir des années 70 et 80 suite aux


deux grandes sècheresses qui ont consécutivement détruit le capital écologique et économique de la


région. Cette situation ne fait que s’accentuée d’année en année si des mesures de correction de nos


comportements ne sont pas prises.




Avec la démographie galopante que connait de plus en plus la région notamment au niveau des


grands centres urbains comme Kidal, les besoins de consommation de bois et de charbon de bois ne


font qu’augmenter créant ainsi la diminution voire la raréfaction du potentiel végétal. Cette


diminution est si évidente que la région est aujourd’hui dépendante de l’extérieur pour son


approvisionnement en bois et en charbon de bois. Tout le bois et charbon de bois que la ville de


Kidal consomme proviennent à 80% des régions du sud et du cercle de Ménaka.


b) Ressources Fauniques :




Jusqu’à un passé récent (les décennies 1970-1980), la région de Kidal constituait des réservoirs


riches et diversifié de la faune sauvage du mali. De nombreuses espèces animales y étaient


représentées comme l’Oryx, l’Addax, le mouflon à manchette (endémique de l’adagh des Ifoghas),


diverses espèces de gazelles dont la gazelle Dama, en cours de disparition au Mali et dans le monde,


la gazelle Leptocère, la gazelle rufifrons, et la gazelle Dorcas très vulnérable, ainsi que des grands


carnivores.




Ces espèces, qui constituent le résidu d’un capital de faune autrefois riche, se trouvent aujourd’hui


menacées dans leurs habitats où certains sont au bord de l’extinction sous l’effet de la conjugaison


des facteurs climatiques et anthropiques : sécheresse, ensablement, braconnage local et étranger,


absence de gestion de la ressource, surarmement de la zone.




Les espèces présentes dans la région sont entre autres : la gazelle dorcas (relativement abondante


dans le Tamasna), la gazelle dama (aussi dans le sud du Tamasna), le mouflon à manchette (un petit


nombre d’individus survit dans les parties reculées des montagnes de l’Adagh), le guépard du




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Sahara (dans le Tamasna et dans l’Adagh), l’hyène tachetée, le chacal, le renard de sable, diverses


espèces d’outardes, les pintades.




Les causes qui ont présidé à la disparition de la faune sont globalement les mêmes que pour les


autres régions du Mali à savoir : la chasse et le braconnage.




La chasse à outrance est la principale cause de la disparition des antilopes. La chasse traditionnelle


peu destructrice, a fait place à un braconnage extrêmement meurtrier effectué en véhicules tout –


terrain avec des armes automatiques genres armes de guerre.




Autrefois presque exclusivement dévolue à la faune sauvage et aux pasteurs nomades, la zone a


connu les premiers sites de sédentarisation dans les années 40 sous l’impulsion de la colonisation. A


partir de cette date et jusqu’à l’indépendance, ce sont les administrateurs français et leurs


auxiliaires goumiers qui chassaient.


Après l’indépendance, une première rébellion touaregs éclata et provoque un afflux des militaires


dans la région. Lorsque, en 1964, cette première rébellion se termine, l’ensemble de la zone est


militarisé, les postes étant implantés dans les endroits les plus propices à la faune. Les militaires,


désoeuvrés, armés et motorisés, se livrent à une chasse sans merci. C’est pendant cette période que


disparaissent de la région les Addax et les Oryx et que la Gazelle Dama est décimée.




A partir des années 80, les commerçants et les fonctionnaires qui possèdent des véhicules 4X4 et


des armes automatiques, viennent aggraver la pression déjà forte exercée par les militaires. Le


braconnage à outrance qui en résulte perdure jusqu’à la deuxième rébellion de 1990 Pendant toute


la rébellion(1990-1995), les militaires occupés par la guerre arrêtent de chasser, quant aux civils, ils


n’osent plus s’aventurer dans la zone. Il en résulte un véritable répit pour la faune ; on assiste alors à


une spectaculaire reconstitution des populations de Gazelles Dorcas principalement, mais aussi de


la Dama.




Dès la fin de la rébellion, le braconnage reprend de plus belle annihilant en quelques mois ce que 5


ans de quiétude avaient permis de restaurer. S’y ajoute la pression de chasse de princes des pays


du golfe, aujourd’hui préoccupante compte tenu de l’état de dégradation de la faune, munis


d’autorisations officielles et très bien équipés et motorisés, dans toute la zone.




Devant ces formes de carnage les services techniques chargés de la faune et les populations


assistent impuissant faute des moyens appropriés pour mener une lutte conséquente.




Une mobilisation locale est possible mais sous réserve de donner des moyens de surveillance et de


répression aux agents de l’Etat, de couvrir leur action au niveau politique et d’inscrire ces actions


dans un programme de gestion de la faune conçu et géré en coopération avec les collectivités


territoriales décentralisées.




c) Les sècheresses :




Les grandes sècheresses, principalement des années soixante-dix, et dans une moindre mesure, des


années 1983-1984 ont entraîné une dégradation de l’habitat et du pâturage préjudiciable à la faune,


mais de l’avis général, la sècheresse n’est qu’une cause aggravante, en aucun cas la cause


déterminante de la réduction des populations d’antilopes. L’existence de troupeaux importants de


Gazelles au début des années 80(donc juste après la grande sècheresse de 73) confirme cette


assertion.




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Cependant, comme dans toute la zone Sahélienne, avec les derniers hivernages débute un retour à la


pluviométrie normale. En conséquence, l’état de l’habitat et du pâturage est satisfaisant dans toute


la zone.




Les sites les plus favorables aux antilopes comme les plaines et les vallées périphériques de


l’Adagh, ont été colonisées par les populations humaines qui ont repoussé la faune dans les endroits


les plus inaccessibles et en particulier les antilopes dans les zones plus ouvertes et plus lointaines


comme le Tamasna, le Telemsi et les Timetrines.


d) Le déficit de la politique nationale en matière de faune :




Certes, l’Etat est signataire de plusieurs conventions se rapportant à la faune et a édité plusieurs


textes législatifs et réglementaires dans le domaine qui définissent la part et le rôle de chaque acteur


(Etat, collectivités et particuliers).Cet arsenal juridique restera sans effet tant que les moyens


d’appui (humains, financiers et matériels) ne sont pas mis en place, lacunes qui ont contribué à la


dégradation des ressources fauniques de la région.




2. Mode d’exploitation et de gestion des Ressources forestières et fauniques :


a. Production des Plants/espèces/cercle en 2005 et 2006.


Tableau 32 : Evolution de la production des plants



Cercles




Espèces exotiques


Année 2005 Année 2006


Kidal Abeib Tessalit Tinessako Total Kidal Abeib Tess


alit


Tinessak


o


Total


Azadirachta 100 - - - 100 200 - - - 200


Eucalyptus


comaldulensis


100 - - - 100 50 - - - 50


Leucaena Glanca 160 - - 20 180 350 - - - 350


Prosopis juliflora 500 - - 30 530 5550 50 - - 5600


Parkinsonia aculeata 100 - - 10 110 - - - - -


Terminalia mentali 50 - - 20 70 150 - - - 150


Tamarix Aphylla - - - - - 150 - - - 150


Henae - - - - - 50 - - - 50


Total 1 1010 - - 80 1090 6450 - - - 6450


Acacia nolotica - - - - - 150 - - - 150


Balanite Aegyptiaca - - - - - 300 - - - 300


Tamarindus Indica 20 - - 5 25 300 - - - 300


Total 2 20 - - 5 25 750 - - - 750


Goyavier - - - - - 90 - - - 90


Citronnier 110 - - 10 120 - - - - -


Grenadier 140 - - - 140 40 - - - 40


Resin 70 - - 10 80 65 - - - 65


Acacia Papaya 30 - - - 30 50 - - - 50


Manguifera Indica 90 - - - 90 - - - - -


Total 3 440 - - 20 460 245 - - - 245


Total Général 1470 - - 105 1575 7495 50 - - 7545


Source : DRCN-Kidal




En 2005, 1 575 plants ont été produits dans les cercles de Kidal et TinEssako contre 7 545 plants en


2006 dans les cercles de Kidal et Abeibara.




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b. Exploitation des Ressources forestières :




Dans la région toutes les ressources ligneuses sont mises à profit pour leur exploitation à des fins


diverses ;




b.1) Pâturages :




L’activité de la région étant l’élevage, le couvert végétal est exploité dans toutes ses parties par le


bétail.




Les pâturages de la région sont beaucoup appréciés, ce qui explique l’affluence des troupeaux des


cercles voisins (Ménaka, Ansongo, Gao et Bourem).


Cette appréciation est surtout due à leur valeur nutritive, à la présence de terres salées et la présence


d’herbacées ayant des propriétés purgatives.




Le circuit d’exploitation de ces pâturages se fait suivant une triangulation : eau pâturages terres et


suivant les saisons :


- pendant la saison des pluies tout le bétail de la région converge vers la partie centrale (Adagh)
pour exploiter les pâturages des grands oueds et bénéficier des mares temporaires. Pendant


cette période les terres salées de issawane sont exploitées par les propriétaires des bovins et des


petits ruminants, venant surtout de la région de Gao ;


- pendant la saison sèche et froide, les troupeaux (exceptés les bovins) se répartissent entre le
Tamasna et le Telemsi (timtaghène) pour observer la période d’abstinence en eau qui dure


généralement 2 à 3 mois. Cette abstinence ou privation des animaux en eau est assurée grâce à


la présence d’espèces herbacées et arborées aqueuses : coloquinte amère, « amadrassal,


tebdebit, tachara, issine, ahilwat, tamassalt, tamat ». En plus des qualités qu’ont les pâturages


de Tamasna et du Telemsi en cette période de froid, les éleveurs y ajoutent les conditions saines


qu’ils présentent (moins piétinés, moins colonisés par les espèces non appétées, espace aéré,


absence de la chenille d’Acacia) ;


- pendant la saison sèche et chaude nous constatons un repli des animaux surtout vers l’Adagh
pour les raisons des points d’eau ;


- le phénomène de surpâturage est moins accentué surtout pendant les bonnes années de
pluviométrie. Ce qui est fréquemment constaté à travers la région c’est le phénomène de


dégradation des pâturages autour des points d’eau (puits et mares) et autour des centres urbains


(fauchage de la paille, coupe des arbres pour le bois de chauffe, charbon de bois et bois de


construction).

























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Carte 7 : Les pâturages et Points d’eau de la région de Kidal







78 78

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79 79

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Carte 10 : Les Infrastructures de la région de Kidal




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1.5.2. Caractéristique et localisation des équipements du secteur secondaire


A. Liste des marchés hebdomadaires




Les marchés hebdomadaires ne sont pas nombreux dans la région. Ils sont localisés essentiellement dans le


cercle de Kidal et sont au nombre de huit (8) au total dont 7 dans la commune de Kidal et 1 dans la


commune de Anefif.




B. Les services administratifs et techniques




Il existe 44 directions régionales représentées dans la région au niveau de la capitale régionale. Les


missions de service public sont assurées par les services techniques répartis entre les directions


régionales et les services locaux de Cercles. Entre autre, on peut citer :


Le gouvernorat de la région et les Préfectures de cercles
La Direction Régionale de l’Agriculture ;
La Direction Régionale du Génie Rural ;
Le Service Régional de la Protection des Végétaux ;
La Direction Régionale des Productions et Industries Animales ;
La Direction Régionale des Services Vétérinaires ;
La Direction Régionale de la Conservation de la Nature ;
La Direction Régionale de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des


Nuisances ;


La Direction Régionale de l’Hydraulique et de l’Energie ;
L’Energie du Mali ;
La Direction Régionale de la Géologie et des Mines ;
La Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence ;
La Direction Régionale de l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie


(OMATHO) ;


La Direction Régionale des Routes ;
Le Service Régional de la Météorologie ;
La Direction Régionale de l’Urbanisme et de l’Habitat ;
La Direction Régionale des Domaines et du Cadastre ;
Le Centre de la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA) ;
Le Bureau Régional de l’Office National des Postes et Télécommunication ;
L’Antenne de l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM) ;
Le Correspondant Régional de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité


(AMAP) ;


La Direction Régionale de la Planification, de la Statistique, de l’Informatique, de
l’Aménagement du Territoire et de la Population ;


La Direction Régionale de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille ;
La Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture ;
La Direction Régionale du Développement Social et de l’Economie Solidaire ;
Le centre de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) ;
La Direction Régionale de la Santé ;
La Direction Régionale du Travail ;
L’Antenne Régionale de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes


(APEJ) ;


Agence National Pour l’Emploi
La Direction Régionale de la Caisse des Retraites du Mali




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La Direction Régionale de la Police ;
La 4ème Région Militaire ;
Le groupement de la Garde Nationale ;
Le Groupement de Gendarmerie ;
La Direction Régionale du Contrôle Financier ;
La Direction Régionale du Budget ;
La Direction Régionale des Impôts ;
Le bureau Régional de la Douane ;
La Trésorerie Régionale ;
L’Antenne Régionale de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités


Territoriales (ANICT) ;


La Justice de Paix à Compétence Etendue.


Source : Gouvernorat de KIDAL




C. Les équipements de crédit et d'assurance




Tableau 47 : Les banques et système financier décentralisé




Commune Agence


bancaire


Caisse Nbre


clients


2000


Nbre


clients


2003


Nbre


clients


2006


Nbre de


prêts


Nbre


d’emplois


Kidal 1 1 59(caisse) 158(caisse) 484(caisse) 15 092 916


f pour 206


pers.


(caisse)


3(caisse)


Abeïbara 0 0 0 0 0 0 0


Tessalit 0 2 ND ND ND ND ND


Tinessako 0 0 0 0 0 0 0


Total 1 3 59 158 484 15 092 914 3(caisse)


Source : caisse Adagh finance


NB : Renseignements non disponibles pour la banque BMS sa.




L’Agence d’assurance LAFIA est représentée à Kidal.




D. Les équipements culturels

Sur le plan de la promotion artistique et des infrastructures culturelles et socio éducatives il existe dans la


région :


 15 associations culturelles assurant la promotion artistique (folklore, manuscrits arabes et
tifinagh, poésie, artisanat, etc.) dont 8 à Kidal, 5 à Tessalit, 3 à Abeïbara et 2 à Tin Essako ;


 1 Orchestre régional à Kidal ;


 2 infrastructures culturelles à Kidal : la Maison du Luxembourg et la Maison des Arts et
de la Culture de Kidal en chantier ;


 6 maisons des jeunes assimilées à des Centres d’Accueil ou Campement dans les autres
cercles dont 2 à Tessalit, 3 à Abeïbara et 1 à Tin Essako ;




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 1 bibliothèque de lecture publique à Kidal.


Les contraintes liées au développement des activités de jeunesse et de la promotion de la culture dans la


Région, sont de plusieurs ordres allant d’un simple déficit en matière d’infrastructures et d’équipements,


aux moyens financiers et techniques.




1.5.3. L'organisation et le fonctionnement de l'espace régional.




1.5.3.1. Les principaux centres urbains d'influence régionale et sous –régionale




D’une manière générale les points de mire reste les villes chefs lieux de communes, chefs lieux de cercle


et la ville de Kidal qui est la ville chef lieu de région. Toutefois certaines villes sont plus influentes que


d’autres sur le plan politique, administratif et également commercial.




A. Les éléments constitutifs


Les éléments constitutifs des centres urbains reste aujourd’hui par ordre d’importance démographique les


villes de Kidal, Tessalit, Adjiel Hoc, Anefif etc.




B. Les fonctions, les équipements correspondants et leurs zones d'Influence




Tableau 48 : Fonctions des centres urbains de la région




Fonctions politique,


administrative, socioculturelle


et religieuse


Fonctions


militaires


Fonctions


industrielles


Ensemble des villes chefs lieu de


communes, cercles et région


Kidal, Abeïbara et


Tessalit, Infrastructures,


Anefif


Kidal et Tessalit




Source : Commissions de travail des cercles




1.5.3.2. Les secteurs de développement




Les secteurs sont u niveau qui doit permettre la centralisation des infrastructures d’intérêt collectif et faciliter


le développement global à la base. Ils sont créés par décision du Maire de la commune sur approbation de


l’administration de tutelle.




1.5.3.3. Les principaux échanges de flux




L'essentiel des échanges extérieurs se passe avec l'Algérie voisine qui demeure le principal


partenaire commercial de la région ainsi qu’avec le Niger.




Ils portent surtout sur les denrées alimentaires (mil, riz, semoule, dattes, thé, sucre, lait, etc.…).


L’activité du secteur en plein essor devient l’importation des produits de consommation courante




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d’Algérie comme les tissus, les matériaux de construction (fer, ciment, IPN, etc…) les articles


industriels (réfrigérateurs, réchauds, etc.…) l’exportation d’animaux sur pieds et les peaux et cuirs.




A l’intérieur du Mali les échanges sont pus développé avec Gao et qui porte en général sur les


céréales. L’intérieur de la région est approvisionné à partir de la ville de Kidal qui de son côté reçoit


de Tessalit des produits maraîchers.




Il faut noter cependant que le secteur souffre d’énormes difficultés notamment de formalisation


parmi lesquelles on peut citer :



- l’insuffisance de la mise en œuvre d’une politique d’intégration et d’échanges commerciales


avec l’Algérie ;


- la persistance de la fraude et de la contrebande du fait de la longueur et de la perméabilité
des frontières ;


- l’enclavement de la région entraînant souvent la rupture de stocks de produits de grande
consommation ;


- la faible capacité financière des opérateurs et leur faible organisation.


1.6. Les Actions de développement
1.6.1. Les actions de développement réalisées de 1997 à 2007




Tableau 49 : Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007


(Voir en annexe)




1.6.2. Les Projets et Programmes Spécifiques



a) Les projets initiés par le Fonds de Solidarité Nationale



Tableau 50 : Projets initiés par le FSN dans la région




Année


Nature


2002 2003 2004 Situation


2005


Infrastructures


scolaires


Tinzaouten/Commune de


Tinzawatene/Cercle de Abeibara Aghabo/Kidal


Village de Tin Essako/Commune de Tin


Essako/Cercle de Tin Essako Essouck/Kidal




Inamzil/Kidal


Kidal


Infrastructures


sanitaires


Village de Abéïbara/Commune de


Abeibara/Cercle de Abeibara


Commune de Tintaguène/Cercle de


Tessalit


Village de Tessalit/Commune de


Tessalit/Cercle de Tessalit



Source : Fonds de Solidarité Nationale (FSN)





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b) Autres projets relevant de l'Etat et des Collectivités

- PIDRK : Programme Intégré de Développement de la Région de Kidal ;
- PADDECK : Projet d’Appui au Développement Décentralisé de Kidal. Il mène des actions


d’appui à la programmation des actions des communes : investissements, activités génératrices


de revenus des femmes et des jeunes, formation des élus communaux en décentralisation,


éducation, santé, etc.… ;


- PGP : Programme de Gouvernance Partagée ;
- DDRK : Développement Durable de la Région de Kidal. Il demeure le programme qui couvre


toute la région de Kidal. Ses domaines d’intervention sont : l’hydraulique, la santé, l’éducation


et le micro – crédit.


- Antenne ADERE NORD : Programme d’Appui au développement des régions du Nord Mali.


1.7. L’espace social

A. Situation de l’éducation dans la région


- Analyse de l’évolution de la situation :

La situation de l’éducation dans la région de Kidal est caractérisée par :


 la présence de l’ensemble des ordres d’enseignement depuis l’année scolaire 1994/1995 sauf le
supérieur : le secondaire général, Technique professionnel et normal (1 lycée crée en 1992, 1


école privée des infirmiers créée en 2005 et 1 IFM à Aguel Hoc depuis Novembre 2007) et le


fondamental (passant de 9 premiers cycles et 2 seconds cycles en 1997 à 44 en 2006 pour 4


seconds cycles ;


 une nette amélioration des différents indicateurs scolaires de 1997 /1998 à 2006 /2007 mais de
manière très inégale entre les cercles de la région : le cercle de Kidal se présente en 2006 / 2007


avec respectivement 60% et 65% de l’effectif total et de celui des filles contre respectivement


2% et 0,7% pour le cercle de Tin Essako.




Cependant, l’arbre ne peut cacher la forêt car il existe des difficultés notamment :


 le taux élevé de déperdition scolaire des filles surtout en milieu rural (nomade) mais en nette
amélioration par rapport à celui des garçons (tableau v);


 l’insuffisance d’enseignants qualifiés (en baisse continuelle) : sur les 219 enregistrés en 2006 /
2007, seulement 12 sont des enseignants de formation soit 5%, les 80% sont des contractuels


de la méthode SARPE et les 15% restants sont des maîtres stagiaires.




Au plan national, la région de Kidal présente une situation moins satisfaisante en matière


d’éducation au niveau fondamental au regard de certains indicateurs qui sont les suivants :


- Le taux de second cycle par école de 1er cycle est de 8,82% contre 15% en moyenne
nationale (environ la moitié nationale).


- l’effectif des communes ne disposant pas de second cycle est de 7/11 communes soit
63,63%. Quatre communes disposent d’un second cycle (Kidal, Anefif, Tessalit et Adiel


Hoc).













85 85

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85


Tableau 51 : Evolution de certains indicateurs scolaires par cercle et genre de 1998 à 2006




Nombre / année


scolaire


Structures


1997-


1998


2002-


2003


2003-


2004


2004-


2005


2005-


2006






Nombre


d’école (1er et


2e cycles)


Kidal 4 12 14 15 17


Tessalit 4 7 10 9 10


Abeïbara 2 3 3 4 4


Tin Essako 1 1 2 4 5


Total Région 11 23 29 32 36






Nombre de


classes


construites


Kidal 24 51 62 79 90


Tessalit 19 34 40 42 53


Abeïbara 3 15 17 19 25


Tin Essako 2 3 6 15 17


Total Région 48 103 125 155 185










Total élèves


Dont nombre


et proportion


filles


(1er cycle)




Kidal


T - 1765 2007 2440 2909


F - - 767 - 1247


% - - 38,22 - 51,11




Tessalit


T - 832 898 1081 1171


F - - 378 - 526


% - - 42,09 - 44,92


Abeïbara T - 183 187 253 276


F - - 49 - 92


% - - 26,20 - 33,33




Tin


Essako


T - 45 82 147 157


F - - 17 - 25


% - - 20,73 - 15,92


Total


Région


T 1849 2825 3174 3921 4513


F 709 1109 1211 1531 1890


% 38,35 39,26 38,15 39,05 41,88


Nombre


d’enseignants


Total Région


Dont femmes


51 125 150 202 218


3 17 21 36 33








Taux


de


scolarisation


Kidal - 45,06 49,95 59,35 69,15


Tessalit - 27,16 28,56 33,61 35,58


Abeïbara - 10,94 10,90 19,39 15,72


Tin Essako - 7,01 12,42 21,75 22,66


Total Région


Dont Filles


26,7 30,40 33,28 40,34 45,49


20,3 25,7 28,88 35,68 43,02






Taux de


déperdition


R
ed


o
u
b
le


m
en


t


P
ar


c
y
cl


e
1e


r


cy
cl


e


G 27,02 15 18,5 22,6 21,31


F 30,04 17,2 20,3 20,6 21,11


T 28,18 14,13 28,11 24,18 20,02


2
e


cy
cl


e


G 22,70 - - - -


F 12,82 - - - -


T 20,56 30,18 30,69 16,36 34,75


TOTAL REGION 27,50 28,38 28,23 23,51 23,54


E
x


cl
u


s


1er cycle 9,84 2,60 3,11 1,32
2e cycle 5,05 10,11 4,37 0


A
b


an d
o


n


1er cycle 0 0 8,97 16,48
2e cycle 0 0 0 0




86 86

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86








Taux de


Promotion




CFEP


G 87,18 81,52 74,28 75,69 86,17


F 70 72,27 78,26 77,67 93,41


T 80,46 78,24 75,86 76,52 88,53




DEF


G 89,80 54,64 69,69 66,36 56,85


F 92,86 61,29 86,48 61,22 47,76


T 90,48 56,25 73,72 64,74 53,99




BAC


G - 72,22 66,66 93,33 97,67


F - 62,50 85,14 86,36 100


T - 69,23 72,34 91,04 98,28


Sources : AE - KI, DRPSIAP – KI et Base Malikunnafoni.






































A l’analyse, le taux de scolarité global par cercle a plus que doublé dans le cercle de Tinessako


(7,01% en 2002/03 contre 22,66% en 2005/06) mais reste le plus faible de la région. A Kidal, la


tendance d’accroissement est de 53,46%, Abeïbara 43,69% et Tessalit 31,00%.




Tableau 52 : Taux de scolarisation brut au premier cycle de la région






2000-


2001


2001-


2002


2002-


2003


2003-


2004


2004-


2005


2005-


2006


2006-


2007


Garçons 31,49 35,58 36,9 38,5 54,2 56,7 50,0


Filles 21,3 23,26 25,7 27,1 37,5 44,4 43,5


Région 26,61 29,45 31,3 35,5 40,34 50,7 46,9


Source : AE-KI Document de Conférence Régionale sur le développement socio-économique de la


région




















Evolution du taux de scolarisation dans les cercles de la


région


0


10


20


30


40


50


60


70


80


1997-1998 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006


Kidal Tessalit Abeïbara Tin Essako Total Région Filles




87 87

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87


Graphique : Taux de scolarisation brut au premier cycle de la région




































La tendance du taux de scolarisation brut est encourageante dans l’ensemble 76,25%. Elle est


cependant, plus forte chez les filles que chez les garçons, avec 104,23% contre 58,78%. Cette


tendance (exemple chez les filles) est obtenue en divisant la différence entre le taux de scolarisation


en 2006/07 et celui de 2000/01 par le taux de scolarisation de 2000/01, le resultat exprimé en


pourcentage.


Si le niveau de scolarisation des filles est autant relevé, c’est sans doute en partie grâce aux efforts


de certains partenaires comme World Education, (avec le programme Bourse des filles mis en


œuvre par l’ONG AEDS), le PADDECK, le PASED (Ex DAP) et le PAM entre autres. L’ensemble


de ces efforts concoure à l’atteinte de l’objectif « valeur réalisable » de l’indicateur PARAD fixée à


un taux de 65% en 2009.


Un effort important a été fait dans la scolarisation des filles, ce qui présage certainement un plus


grand épanouissement des femmes à moyen terme.


L'Education Préscolaire
Tableau 53 : Situation des établissements préscolaires


Cercle
Nombre


d'établissements


Nombre de


salles de classe
Nombre d'enfants


Nombre de


moniteurs


Garçons Filles Total Hommes Femmes


Abeïbara 1 1 8 7 15 1 0


Kidal 2 6 71 73 144 0 4


Tessalit 2 2 33 40 73 1 2


Tin-Essako 0 0 0 0 0 0 0


Total Région 5 9 112 120 132 2 6


Source : Académie d’Enseignement – Kidal (Année Scolaire 2005/2006)


La tendance à ce niveau est très satisfaisante sauf à Kidal au niveau du ratio élève/moniteurs et


varie par cercle :


- Kidal : en moyenne 24 élèves/ classe et 0,66 moniteur par salle de classe ;
- Tessalit : en moyenne 36,5 élèves /classe et 1,5 moniteurs par salle de classe ;
- Abeïbara : en moyenne 15 élèves /salle de classe et 1 moniteur /classe ;
Il n’y a pas d’établissement préscolaire dans le cercle de Tin-Essako.


0


10


20


30


40


50


60


2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007


Garçons Filles Région




88 88

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88


L'Enseignement Fondamental


La région compte 37 écoles fondamentales publiques dont 34 premier cycle et 3 seconds cycles




Tableau 54 : Situation des écoles en 2006







Nombre


d’écoles
Cycle Nombre de


Salles


spécialisées 1


Nombre


de


réfectoires


Nombre d’élèves Taux de


Roulement


des salles


de


classes 2


(%)


Nombre


d’instituteur


s


Taux de


Scolarisation


(%)


G
a
rço


n
s


F
illes


T
o
ta


l


H
o
m


m
es


F
em


m
es


G
a
rço


n
s


F
illes


Kidal 18
16 1er cycle 0 14 1 662 1 247 2 909 1,40 % 69 23 76,50 56,01


2 2ème cycle 0 0 383 183 566 0 23 4 53,50 28,70


Tessalit 11
10 1er cycle 0 8 586 486 1 072 0 48 7 46,40 36,70


1 2ème cycle 0 0 53 29 82 0 14 0 19,70 8,30


Abeïbara 4
4 1er cycle 0 4 243 132 375 0 25 0 22 9,20


0 2ème cycle 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0


Tin - Essako 4
4 1er cycle 0 4 132 25 157 0 9 0 54,02 37,50


0 2ème cycle 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0


Total


région


37




34 1er cycle 0 30 2 623 1 890 4 513 1,4 % 151 30 58,12 41,88


3 2ème cycle 0 0 436 212 648 0 37 4 36,41 63,59


1. On entend par salles spécialisées, les ateliers, les laboratoires, les salles informatiques et autres.
2. Proportion des salles de classes où la double vacation où la double division sont pratiquées.
Source : Académie d’Enseignement de Kidal.




NB : Au Nord les cantines sont assimilées aux réfectoires, le taux de roulement des salles de classes est remplacé par le taux d’élèves qui


subissent la double vacation




89 89

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89




L'Enseignement Secondaire Général


Tableau 55 : Situation de l’enseignement secondaire général en 2005-2006




Cercle


Nomb


re de


lycées


Nomb


re de


salles


de


classe


Nombre de


salles


informatiqu


es


Nombre


de


laboratoir


es


Nombre


d’Interna


ts


/dortoirs


Bibliothèq


ue


Effectif


enseignant


Homm


es


Femm


es


Abeïba


ra
0 0 0 0 0 0 0 0


Kidal 1 9 1 2 0 1 17 0


Tessalit 0 0 0 0 0 0 0 0


Tin-


Essako
0 0 0 0 0 0 0 0


Total


région
1 9 1 2 0 1 17 0




Source : Académie d’Enseignement de Kidal.




L’Education non formelle (CED, Centre d'Alphabétisation)


Tableau 56 : Situation de l’éducation non formelle




Cercle


Nombre


de


centres


Nombre


de


salles


de


classes


Nombre


d'ateliers


Nombre


d'apprenants


Personnel


d'encadrement


Hommes Femmes Hommes Femmes


Abeïbara 0 2 0 0 21 4 0


Kidal 0 3 0 45 86 5 0


Tessalit 0 2 0 7 80 2 0


Tin-Essako 0 0 0 0 8 1 0


Total région 0 7 0 52 195 12 0



Source : Académie d’Enseignement de Kidal.




Conclusion :


Au premier cycle de l’enseignement fondamental, la région ne connaît pas d’insuffisance en


salles de classes. Au regard de l’effectif scolarisé en 2005/2006 et de l’effectif des maîtres et du


nombre de salles de classes disponibles, le ratio élève/classe est de 24/1 et celui de élève/maître


est de 21/1.




À l’exception du cercle de Kidal où le taux d’élèves qui subissent la double vacation est de


l’ordre de 1,4% (faible), aucun autre cercle ne connaît ni la double vacation ni la double division.





90 90

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90


Le problème de scolarisation en général dans la région reste critique même si les indicateurs sont


en nette évolution. La déperdition reste très élevée aussi bien chez les garçons que chez les filles


où elle est encore plus alarmante à cause du poids de la tradition et des considérations dites


religieuses, le taux de scolarisation enregistré en 2006/07 reste en dessous de la moyenne des


OMD 46,9%.



1. Situation des enfants non scolarisés




Tableau 57 : Etat des enfants non scolarisés (7 -15 ans)



Année Garçons Filles


total scolarisés Non scolarisés Total Scolarisées Non scolarisées


2000/01 8 450 1 442 7 008 5 236 932 4 304


2001/02 7 741 1 735 6 006 5 636 1 021 4 615


2002/03 6 077 1 721 4 286 5 480 1 102 4 378


2003/04 6 717 2 010 4 707 5 605 1 212 4 393


2004/05 6 930 2 390 4 540 5 387 1 531 3 856


2005/06 7 116 2 623 4 493 5 535 1 890 3 645



Le tableau ci-dessus fait la situation des enfants (filles et garçons) scolarisés et non scolarisés


situés dans la tranche d’âge de 7 à 15 ans. Le nombre total des enfants est obtenu à partir du


rapport de la perspective démographique du Mali 1998 2024 et le nombres d’enfants


scolarisés/année est tiré des données de la région.




Etat des enfants entre 7-15 ans non scolarisés


0


1 000


2 000


3 000


4 000


5 000


6 000


7 000


8 000


9 000


2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004/05 2005/06


Garçons total Garçons scolarisés


Garçons Non scolarisés Filles Total


Filles Scolarisés. Filles Non scolarisés



2. Contraintes au développement de l’éducation




L’éducation dans la région rencontre beaucoup de contraintes à l’instar du national. Ces


contraintes sont les suivantes :




ii) Au niveau de l’Education de base et de l’Enseignement secondaire :


Au plan partenarial et institutionnel:




91 91

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91




 La faible participation des communautés dans la gestion de l’école en mode décentralisé;


 Le faible taux de recrutement au niveau des écoles à premier cycle surtout en milieu
rural;


 Le poids négatif des traditions (mariage précoce des filles, environnement socioculturel
non acquis à la scolarisation, à la fréquentation scolaire normale et aux études longues) ;


 L’insuffisance notoire de ressources humaines compétentes au niveau des Collectivités
Territoriales ;


 Le faible engagement des collectivités en direction des problèmes de l’éducation dans
leurs plans de développement,


 L’Insuffisance de l’autorité parentale qui explique en partie les abandons et la mauvaise
fréquentation scolaire;


 L’insuffisance des infrastructures internat et de l’approvisionnement des cantines
scolaires


 L’absence de certains services techniques (santé notamment) freinant le développement
de l’école.




Au plan du personnel d’encadrement et d’enseignement :


L’insuffisance du personnel au niveau des structures d’Encadrement et des établissements :




Pour illustration




 L’Académie d’Enseignement de Kidal a 19 agents sur 72 prévus par le cadre organique ;


 Le Centre d’Animation Pédagogique de Kidal 11 sur 29 prévus ;


 Le Centre d’Animation Pédagogique de Tessalit 09 sur 29 prévus,


 Le déficit en enseignants pour le fondamental est de 35 maîtres et de 05 professeurs pour
le lycée ;


 l’insuffisance d’enseignants qualifiés (en baisse continuelle) : sur les 219 enregistrés en
2006 / 2007, seulement 12 sont des enseignants de formation soit 5%, les 80% sont des


contractuels de la méthode SARPE et les 15% restants sont des maîtres stagiaires




Au plan pédagogique:


 l’insuffisance de personnel enseignant expérimenté pour renforcer les capacités en
ressources humaines des structures d’encadrement et assurer l’encadrement des


contractuels et des élèves maîtres stagiaires;


 la menace que constitue l’emploi massif de non enseignants de formation sur la qualité du
système même si la Stratégie Alternative de Recrutement de Personnel Enseignant


(SARPE) a été incontournable pour résoudre provisoirement le problème de pénurie


d’enseignants ;


 l’insuffisance des manuels scolaires dans certaines disciplines (Mathématiques en 6ème,
français, Histoire et géographie, sciences Naturelles au 2ème cycle) entre autres ;


 l’insuffisance de seconds cycles dans la Région 7/11 communes ne dispose pas de second
cycle ;


 l’absence de bibliothèques scolaires au niveau des écoles fondamentales de la région ;


 l’absence des séries SE et LL au lycée de Kidal limitant le choix des titulaires du DEF;


 l’insuffisance des équipements des Laboratoires du lycée ;


 l’absence des infrastructures sportives au Lycée ;




92 92

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92






iii) Par rapport à l’éducation Non Formelle :


 l’insuffisance des intervenants pour développer le sous secteur;


 la Faible prise en compte du non formel dans les plans de développement des
communes ;


 l’analphabétisme des parents, notamment des femmes ;


 l’absence d’opportunité d’emploi salarié pour les néo-alphabètes qui finissent par
retomber dans l’analphabétisme;


 l’insuffisance de l’autorité parentale qui explique en partie les abandons et la mauvaise
fréquentation des Centre d’Education pour le Développement (CED);


 la faiblesse des recrutements des apprenants et leur mauvaise fréquentation des centres
(Centre d’Alphabétisation et Centres d’Education pour le Développement) ;


 l’Absence de locaux appropriés pour les Centre d’Education pour le Développement et
les Centres d’Alphabétisation ;


 les effets négatifs des pesanteurs socioculturelles défavorisant l’alphabétisation des
femmes : réticence par endroit à libérer les femmes pour les sessions d’alphabétisation et


à accepter leur encadrement par un homme…. ;


 la Pauvreté des populations et la longueur de sessions d’alphabétisation ;


 le coût élevé des formations ;


 l’insuffisance des actions d’information, de sensibilisation par les leaders
communautaires et politiques sur l’éducation non formelle.


 la mauvaise gestion des sessions d’alphabétisation qui se traduit par l’absence de
transparence dans le choix des auditeurs et des sites ;


 l’insuffisance de formation des membres des comités d’alphabétisation et des comités de
gestion des CED.


 l’absence de coordination des actions des intervenants du sous-secteur


 l’absence d’une volonté politique manifeste de l’état en faveur de l’alphabétisation
laissée à la seule charge des partenaires au développement.



B. Situation en matière de santé


La situation sanitaire de la population du Mali, reflet du niveau actuel de développement socio-
économique, reste préoccupante malgré les fluctuations de la part des dépenses de santé dans le
budget de l’Etat qui est passée de 5,28% en 1992 à 6,63% en 2001.

La politique sectorielle de santé et de population adoptée en 1991 par le gouvernement du Mali
est basée sur la décentralisation du recours aux soins et la participation communautaire.

Son objectif général est l’extension significative de la couverture sanitaire et la facilité d’accès
aux médicaments pour toutes les couches de la population.


1) Le niveau biologique


i) Le taux de natalité et de Fécondité
Tableau 58 : Taux de natalité et de fécondité de la région de Kidal


Taux 1998 2001 2004 2006*


Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays


Taux de natalité%0 21,2 49,1 41,6 45,2


Taux Global de 96 217




93 93

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93


Fécondité °/00 (T.G.F.) 203 229


Source : EMEP 2001, * EDS 2006 (non validé)


Examen critique du taux régional




Le taux de natalité est le nombre de naissances pour 1000 habitants. Le taux brut de natalité à
dans la région de Kidal était en 2001 de l’ordre de 21,2°/00 selon l’EMEP 2001 et 41,6°/00 en
2006 (EDS IV non encore validé). Ce taux connaît une vitesse de croissance très élevée par
rapport à la moyenne nationale qui quant à elle, a connu une légère diminution entre 2001 à
2006 soit 49,1 contre 45, 2°/00.




Le taux global de fécondité traduit le nombre moyen d’enfants par foyer. Dans la région de
Kidal, ce taux est de l’ordre de 203°/00 en 2006 (EDS IV). Comparé à la moyenne nationale de
2006, il est légèrement faible de l’ordre de 26 points de différence (203 contre 229°/00). Par
contre l’EMEP de 2001 donne une autre lecture du TGF marquant une différence avec la
moyenne nationale de 121 points (96 contre 217°/00). De façon spécifique, il reste toutefois
élevé dans l’ensemble.




Par ailleurs, l’enquête démographique et de santé (EDS 2001) estimait l’Indice Synthétique de
Fécondité des femmes à l’âge de procréation, 15 – 49 ans de la région de Kidal à 6,3 enfants par
femme contre 7,32 en 1981/83, 6,61 en 1984/86 et 6,4 en 1995/1996. Il est resté après 1983 en
deçà de la moyenne nationale derrière celui du District de Bamako. La descendance moyenne
des femmes de 40-49 ans est de 6,6 enfants par femme en 2001 et 6,4 enfants 1995/96 contre
7,63 en 1987 d’où une baisse sensible entre 1987 et 1996 avant d’amorcer une légère hausse
jusqu’en 2001.




Tableau 59 : Indice synthétique de la fécondité de la région de Kidal



Taux 1981/83 1984/86 1987 1995/96 2001


Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays


ISF 7,32 7,10 6,61 6,73 6,61 6,73 6,4 6,7 6,3 6,8


Descendance


moyenne des


femmes (40-


49 ans)




7,63




7,06




6,4




7,6




6,6




7,6


Source : EDS I, II, III et EMEP 2001
































Remarque : Les données des EDS I à III sur la région de Kidal sont les mêmes que celles de la
région de Gao et de Tombouctou




Evolution de l'Indice Synthétique de Fécondité de la région de Kidal / à


la moyenne nationale


5,6


5,8


6


6,2


6,4


6,6


6,8


7


7,2


7,4


Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays


1981/83 1984/86 1987 1995/96 2001




94 94

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94


La population de la région est une population pro nataliste. Les prévisions démographiques


indiquent une augmentation du nombre de la population au rythme de 2,3%, un des plus élevés


du pays 2,2% (Source : Commission Ressources Humaines).Ce phénomène est dû surtout à la


précocité des mariages, à la fréquence de la mobilité conjugale et à la faible utilisation des


méthodes contraceptives par les femmes.




La précocité des mariages : le mariage constitue le cadre privilégié de la procréation.
Au Mali entre 20 et 24 ans, seul 12% des femmes sont célibataires selon l’EDS III. La
région de Kidal (Gao et Tombouctou) se caractérise par un âge médian d’entrer en union
particulièrement jeune pour les femmes de 20 à 49 ans cependant, moins jeune qu’au
niveau national (17,3 ans contre 16,5 ans pour l’ensemble du pays).




L’âge médian à la première maternité assez élevé : L’âge médian à la première
naissance dans la région de Kidal (Gao et Tombouctou) est estimé en 2001 à 19,9 ans
pour les femmes âgées de 20 à 49 ans selon l’EDS III. Ce résultat place la région en
deuxième position après le District de Bamako pour l’année de la première maternité.
Comparée aux résultats de l’EDS I et II, cette médiane a légèrement augmentée entre
1987 (19,2 ans), 1996 (19,5 ans) et 2001. Au Mali, pour l’ensemble des femmes âgées
de 20 à 49 ans ; l’âge médian à la naissance du premier enfant s’établit à 18,8 ans en 2001
et présente une faible variation en milieu urbain (19,5 ans) et en milieu rural (18,5 ans).




La faible utilisation des méthodes contraceptives par les femmes : le taux d’utilisation
des méthodes contraceptives dans la région de Kidal est très faible. Selon l’EDS III, cette
utilisation est de l’ordre de 4,0% en 2001. La demande potentielle en planification est
21,9% pour l’ensemble des femmes contre 25,6% pour les femmes en union. Le
pourcentage de demande satisfaite est de l’ordre de 17,6% pour l’ensemble des femmes et
de 15,5% pour les femmes en union. Les besoins non satisfaits en planification familiale,
au niveau régional, sont de 21,6% dont 14,9 pour l’espacement de naissance et 6,7% pour
la limitation pour les femmes en union. Dans l’ensemble du Mali, la différence de
prévalence contraceptive est importante, lorsque l’on considère le milieu de résidence. En
milieu rural, 4,9% des femmes en union utilisent une méthode contraceptive contre 17,8
% en milieu urbain.



ii) Le taux de mortalité :




Tableau 60 : Indicateurs de mortalité :




Entité Espérance


de vie à la


naissance


en 1976


Espérance


de vie à la


naissance


en 1987


Taux brut


de


mortalité


en p 1000


en 1976


Taux brut de


mortalité en p


1000 en 1987


(RGPH)


Taux de


mortalité


infantile en


p 1000 en


1976


Taux de


mortalité


infantile en p


1000 (EDS


2001)


Mali 48 56,9 18,1 12,6 121 125,8


Région de Kayes 53 60,5 14,0 11,4 108 124,6


Région de Koulikoro 49 55,7 17,6 12,5 117 120,8


Région de Sikasso 54 57,0 14,5 12,8 112 126,4


Région de Ségou 46 54,9 19,7 14,4 141 117,3


Région de Mopti 39 54,6 24,9 14,5 159 159,3


Région de


Tombouctou


40 53,2 24,5 15,0 123 149,8


Région de Gao 51 58,3 14,9 11,8 83 133,0


Région de Kidal 51 58,3 14,9 11,8 83 141,8


District de Bamako 63 65,9 8,4 6,1 57 93,8





95 95

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95


Globalement le développement de la Santé Publique conduit à faire baisser le Taux de mortalité.


Celui-ci indique le nombre de décès pour 1000 habitants par an.




Examen du taux régional :


Le taux de mortalité générale au niveau de la région de Kidal en 2001 est quatre fois inférieur à
la moyenne nationale (2,4°/00 contre 9,7°/00) ainsi que celles des autres régions et le District de
Bamako selon les résultat de l’EMEP 2001.




Le taux de mortalité infantile de la région reste plus élevé du pays. Les estimations de l’EDS III
laisse entrevoir un taux supérieur à celui de la moyenne nationale (141,8 contre 126, 2°/00) ainsi
que celles de la plupart des régions du Mali.




Les causes


Les statistiques récentes disponibles sur la mortalité générale au niveau de la région sont celles
de l’EMEP de 2001 soit 2,4°/00, le meilleur taux du pays suivi de Gao (7,4) et de Koulikoro (9,2)
le taux du pays étant estimé à 9,7°/00. Par contre, l’enquête démographique et de santé de 2001
montre une situation sanitaire précaire de la région par rapport à la plupart des régions du Mali à
l’exception de celle de Mopti selon le quotient de la mortalité des enfants.




La mortalité des enfants : Dans la région de Kidal (Gao), entre 1996 à 2001 (EDS II et III), sur
1000 naissances vivantes, 141,8 sont décédés avant le premier anniversaire et sur 1 000 enfants
qui atteignent leur premier anniversaire 170,8 meurent avant d’atteindre 5 ans. Globalement sur
1 000 enfants nés vivants, 288,4 décèdent avant leur cinquième anniversaire, contre 237,2 entre
1987 et 1996.


Tableau 61 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000
*Quotient de mortalité infantile : probabilité de décéder avant le premier anniversaire,


*Quotient de mortalité juvénile : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire,


*Quotient de mortalité infanto juvénile : probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire


Mortalité


Région de Kidal Ensemble Mali


1977-


1986 1987- 1996 1996- 2001


1977-


1986


1987-


1996


1996-


2001


Infantile (°/00) 172 106,2 141,8 131 133,5 126,2


Juvénile (°/00) 251 146,6 170,8 170 137 128,3


Infanto- Juvénile (°/00) 380 237,2 288,4 279 252,2 238,2


Source: EDS I, II et III




L’analyse du tableau ci-dessus montre une augmentation substantielle de la mortalité chez les
enfants de moins de 5 ans dans la région contrairement au niveau national qui a connu une
réduction de points pendant les 20 dernières années. Le quotient de mortalité des enfants au
niveau de la région de Kidal demeure très élevé. Il semble être largement influencé par le milieu
de résidence, l’âge et le niveau d’instruction de la mère.




La mortalité maternelle : Pour la période 1995- 2001, le taux de mortalité maternelle au Mali a
varié entre 500 et 600 décès. L’EDS-III a estimé la mortalité maternelle à 582 décès pour 100
000 naissances vivantes en 2001 contre 577 décès maternels pour l’EDSII. Par ailleurs,
l’estimation de la mortalité des adultes par l’EDS III donne 4,7 et 4,6 pour 1000 respectivement
pour les femmes et les hommes. Les causes principales de cette mortalité sont le paludisme, les
maladies diarrhéiques, les accouchements, les maladies du PEV.



iii) Le Taux d’accroissement naturel :





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96


La population de la région de Kidal est estimée en 1998 à 42 386 habitants selon les résultats du
RGPH 1998. Elle est composée de 22 285 hommes et 20 101 femmes, soit un taux de
masculinité de 52,57%. Sur la base d’un taux d’accroissement intercensitaire de 2,3%, cette
population a atteint les 53 468 habitants en 2007. Les cercles de Kidal et de Tessalit sont les plus
peuplés avec respectivement 42,15 et 32,95% de la population totale de la région en 1998. Le
cercle d’Abeïbara et celui de Tin-Essako renferment respectivement 18 et 6,9% de la population
régionale.


Tableau 62 : Les Indicateurs Démographiques


Taux 1998 2001 2004 2006


Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays


Taux de natalité% 33,5 50 47 49,1 47 49,1 47 49,1


Taux de croissance


démographique


7,4 13 7,4 9,7 7,4 9,7


7,4




9,1


Espérance de vie à la


naissance


55 55 55 55 55 55


55




55


Taux d’accroissement de


la population


2,3 2,2 2 ,3 2,2 2 ,3 2,2 2 ,3 2,2


Espérance de vie des


hommes


61,3 61,3


61,3


61,3 61,3 61,3 61,3 61,3


Espérance de vie des


femmes


64,7 64,7 67,3 67,3 67,3 67,3 67,3 67,3


Taux Global de Fécondité


(T.G.F.) 1


139 139 139 139




1. T.G.F pour 1000 femmes en âge de procréer
Sources : DNSI- RGPH 98- EDSM II et III –EMEP-2001-2003



iv) L’état nutritionnel des enfants



Les enfants mal nourris courent un risque élevé de morbidité et de mortalité, ainsi qu’une


situation désavantageuse de développement mental.




Tableau 63 : Etat nutritionnel des enfants
Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de malnutrition selon les trois indices


anthropométriques de l'état nutritionnel : taille pour âge, poids pour taille et poids pour âge, selon certaines


caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006


Taille pour âge Poids pour taille Poids pour âge


% en


dessous de


-3 ET


% en


dessous de


-2 ET


% en


dessous de


-3 ET


% en


dessous de


-2 ET


% en


dessous de


-3 ET


% en


dessous de


-2 ET


Région de


Kidal


20,4 32,0 4,2 24,0 11,2 31,9


Ensemble


pays


16,3 33,9 3,0 13,3 9,9 31,7


Note: Le tableau est basé sur les enfants qui ont dormi dans le ménage la nuit précédant l'enquête. Chaque indice est


exprimé en terme de nombre d'unités d'écart type (ET) par rapport à la médiane de la Population de Référence


Internationale du HS/CDC/OMS. Le tableau présente les pourcentages d'enfants qui se situent à moins de -3 ET ou à


moins de -2 ET de la médiane de la population de référence.


1 Y compris les enfants qui se situent à moins de -3 ET de la médiane de la population de référence.
2 Pour les femmes qui n'ont pas été enquêtées, les informations proviennent du questionnaire ménage. Sont exclus


les enfants dont la mère n'est pas été listée dans le questionnaire ménage.


3 Y compris les enfants dont la mère est décédée.





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97


Dans la région, 32 % des enfants souffrent d’une malnutrition chronique dont 20,4 % de


malnutrition chronique sévère contre respectivement 33’9 et 16,3% au niveau national.




Les résultats de l’EDS IV montrent que 24 % des enfants sont émaciés dans la région contre 13%


au niveau national, dont 4,2 % le sont sévèrement. L’émaciation ne varie pas entre les garçons et


les filles, mais elle est plus élevée en milieu rural (14 %) et chez les enfants nés de mères pas ou


moins instruites (14 %). Cinq régions, à savoir Kidal (24 %), Gao (16 %), Koulikoro, Sikasso et


Tombouctou (14 % chacune), se distinguent des autres par le niveau élevé du pourcentage


d’enfants émaciés.




Les enfants dont le poids pour âge est en dessous à moins de deux écarts types de la médiane de


la population de référence présentent une insuffisance pondérale. Cet indice reflète les deux


précédentes formes de malnutrition, chronique et aiguë. 31,9% des enfants de la région


présentent une insuffisance pondérale, dont 11,2 % sous sa forme sévère.

v) Les principales maladies


Les principales affections rencontrées


 La fièvre présumée palustre


 Les infections respiratoires


 Les maladies diarrhéiques


 Le Bejel


 Les plaies et traumatismes


 Les infections broncho – pulmonaires ;


 Les IST (la syphilis endémique) ;


 Le Dracunculose ;


 Les conjonctivites ;


 Les angines ;


 Les piqûres de scorpions couvrent d’énormes dégâts sur le plan de la santé.


 le trachome,


 la tuberculose,


 les affections de la bouche et des dents,


 Les hématuries et les ulcérations génitales.


vi) Les conditions d’hygiène



l’Eau potable


Les puits constituent la principale source d’approvisionnement pour des usages domestiques et


l’abreuvement du bétail. Cette prédominance des puits s’explique par la vocation pastorale de la


région et par la commodité des éleveurs pour les puits qui permettent une exploitation par des


moyens traditionnels (puisage manuel, traction animal). L’autre avantage de ce type de point


d’eau est que leur maintenance ne nécessite que des travaux peu coûteux.




Par rapport au niveau de Couverture actuelle des besoins en eau potable, il faut retenir que le


taux d’équipement en points d’eau modernes est l’indicateur de base utilisé par l’Administration


de l’Eau pour suivre l’évolution de l’approvisionnement en eau potable




l’Evacuation des excréta et l’Assainissement




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98


La défécation en plein air est la principale pratique en matière d’évacuation des excréta. Les


latrines et les fosses sceptiques sont utilisées surtout dans les centres urbains.




Les problèmes de l’assainissement constituent aujourd’hui la plus grande préoccupation des


localités de la région de Kidal et se pose avec acuité. Ils sont relatifs à la collecte, à l’évacuation


et au traitement des ordures et des eaux usées. Le système d’assainissement à l’égout n’est pas


encore développé. Celui de la collecte des ordures ménagères a connu son unique expérience


dans la ville de Kidal avec l’administration communale, mais a vite échoué.


Ainsi les effets induits par cette situation préoccupante entraînent une prolifération accrue


d’insectes (mouches, cafards et moustiques) vecteurs de maladies.


Les cas de pollution et de nuisance relevés sont de plusieurs ordres :


 les eaux de pluies stagnantes dans les rues en plus de celles déversées à partir des
habitations familiales


 les déchets plastiques


 les poussières et les gaz d’échappement des engins divers




la Protection contre les vecteurs


Les seuls moyens de protection utilisés contre les vecteurs de maladies notamment les


moustiques sont les moustiquaires (simple et imprégné) et aussi les insecticides dans une


moindre mesure.




2) Accessibilité géographique aux services de santé des districts sanitaires


L’augmentation de la couverture sanitaire géographique n’a pas été suivie d’une augmentation


significative de l’utilisation des services. Il y a lieu d’améliorer la qualité des districts


sanitaires (comme le témoigne l’évaluation sur la fonctionnalité des districts sanitaires).



La situation sanitaire de la population du Mali reflète le niveau de développement du pays, qui est


loin d’être satisfaisant. La part des dépenses de santé dans la région est de 1,7% du budget des


ménages plaçant la région et celle de Mopti au 3ème rang ex æquo le moins élevé après celles de


Tombouctou et Kayes (EMEP 2001).




Avant 1960, il y avait 2 infirmeries de garnison: 1 à Kidal et 1 à Tessalit, du point de vue


effectif, on comptait 1 infirmier, 1 manœuvre et 11 matrones.


En 2006, la région se caractérise par les indicateurs de santé suivants :


 une évolution en quantité des infrastructures sanitaires : de 12 dispensaires, 4 maternités en
2000, on est passé à 8 Cscom assurant des PMA dont 1 à Abeibara, 5 à Kidal et 2 à Tessalit ;


 le nombre de médecins est égal à 9 soit 1 /5 784 hbts contre 10 000 dans les normes OMS
(population en 2006 = 52 058 hbts) ;


 Deux (2) sages femmes pour toute la région soit 1/26 029hbts / contre 5 000 ;


 les infirmiers (IDE et IPC) sont au nombre de 32 soit 1/1 627 hbts /contre 300 ;


 une baisse continue du personnel sanitaire, passant de 85 agents en 2004 à 77 en 2006, soit
une perte cumulée de plus de 10%.





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99







Tableau 64 : Répartition des personnels des structures de santé par profil au niveau des cercles,


de la Direction régionale par année.




PROFILE




CERCLES DRS TOTAL REGION


2003 2004 2005 2006 2007 2003 2004 2005 2006 2007 2003 2004 2005 2006


Médecin 6 7 5 5 6 3 3 3 4 2 9 10 8 9


Pharmacien 0 0 0 0 1 1 2 2 1 1 1 2 2 1


Sage femme 1 2 3 2 1 0 0 0 0 0 1 2 3 2


IDE 2 14 10 8 10 2 2 2 1 1 4 16 12 9


IPC 19 30 29 22 27 1 1 1 1 1 20 31 30 23


Assistant médical 1 1 1 2 2 0 0 0 0 0 1 1 1 2


Contrôleur trésor 1 1 1 1 1 1 1 1 1


Comptable 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1


Matrone 0 1 1 4 4 0 0 0 0 0 0 1 1 4


Gérant dépôt ME 6 8 8 12 0 0 0 0 0 0 6 8 8 12


Autres 8 8 9 9 0 4 4 4 4 4 12 12 13 13


Total 44 72 67 65 52 12 13 13 12 10 56 85 80 77


Source : DESAM élaboré à partir des données RTA



L’évolution de certains indicateurs de couverture sanitaire de 2003 à 2006 notamment les taux


relatifs à la fréquentation, aux accouchements assistés, aux consultations prénatales, aux


prévalences contraceptives, aux enfants de moins de 12 mois et aux femmes enceintes


entièrement vaccinés, etc.




Tableau 65 : Taux de couverture par activités et par années de 2002 à 2006


Taux de couverture 2002 2003 2004 2005 2006


Taux de fréquentation 0,32 0,29 0,38 0,41 0,39


Taux d'accouchements assistés 12 15 17 19 24


Taux de consultations prénatales (CPN-1) 45 29 29 44 29


Taux de consultations prénatales efficaces (CPN-3) 11 13 24 30


Taux de couverture SP (2doses) femmes enceintes 0 3 15 23


Taux de couverture MII femmes enceintes 0 10 27 25


Taux de couverture MII enfants de 0à11mois 0 1 7 7


Taux d'enfants < 12mois vaccinés au BCG 67 43 81 52


Taux d'enfants < 12mois vaccinés au DTCP-1 80 51 108 61


Taux d'enfants < 12mois complètement vaccinés au DTCP-3 24 46 32 77 49


Taux d'enfants < 12mois vaccinés au VAR 53 26 69 53


Taux de consultation d'enfants sains 27 4 3 6 8


Taux de prévalence contraceptive 1,13 1,68 1,30 1,66 2,75


Indice d'assiduité des consultations prénatales 1 2 2 2 2


Indice d'assiduité des consultations d'enfants sains 1 1 1 1 1


Taux de couverture des femmes enceintes complètement vaccinées au


VAT 12 26 15 35 24


Source : DESAM élaboré à partir des données RTA




100 100

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100




On constate que le ratio médecins/ habitants est largement satisfaisant, il représente presque la


moitié de la norme OMS. Tel n’est pas le cas des sages-femmes qui sont presque inexistantes dans la


région (une seule pour toute la région en 2007) et les infirmiers (toute catégorie confondue) qui sont


4 fois supérieurs à la normale. D’où des efforts importants à déployer dans le recrutement de ces


corps médicaux.



Dans le domaine de la santé, les facteurs favorisants ou limitants la situation sanitaire dans la


région sont entre autres :


 La dispersion des populations fait que certains des CSCom ont un effectif de population à
couvrir largement inférieur au minimum (5 000 habitants) favorisant la viabilité ;


 Tous les CSCom (9 en 2007) et certains PSA (3) disposent d’un personnel qualifié pour
chef de poste médical ;


 La baisse régulière de l’effectif du personnel depuis 2004 ;


 Le manque de médecin depuis 2002 dans le cercle de Tin-Essako et déficit pour les
profils Sage femme dans la région (une seule à Kidal);


 L’insuffisance de matrones ou manque dans certaines aires de santé, ne favorisant pas
l’utilisation des services préventifs dont les femmes en âge de procréer sont des cibles ;


 L’apparition des nouvelles maladies (VIH / SIDA) et l’émergence des maladies telles que
la dracunculose (ver de Guinée) dans la commune de Tessalit et la tuberculose alors que


les postes de dépistages sont limités à Kidal ;


La couverture sanitaire des populations dans un rayon de moins de 5 Km est de 17,94% en


2004 contre 71,66 % dans un rayon de plus de 30 kms. Ce qui présente de longue distance à


parcourir avec les malades tenant compte de l’état des routes.




Tableau 66 : Accessibilité Géographique au PMA :


DISTANCES


Population Pourcentages


2001 2002 2003 2004 2001 2002 2003 2004


Moins de 5 Km 6 747 7 085 8 729 8 729 14,17 15,21 18,33 17,94


Entre 5 et 15 Km 371 379 388 388 0,78 0,81 0,81 0,80


Entre 15 et 30 Km (*) 3 221 3 292 3 621 3 621 6,77 7,07 7,61 7,44


Plus de 30 Km (*) 26 870 27 271 34 871 34 871 56,44 58,54 73,24 71,67


TOTAL 45 581 46 584 47 609 47 609


Source : DRS-KI


(*) Pour les trois région du Nord




Tableau 67 : Moyens Logistiques :




Structures Véhicule 4X4 Ambulance 4X4 Motos


DRS 4 dont 2 vétustes 0 5


Abaibara 1 0 3


Kidal 3 dont 1 vétuste 1 en état passable. 7


Tessalit 2 dont 1 en mauvais état 1 en état passable. 5


Tinessako 1 0 1


Total 11 2 21 dont 10 en mauvais


état




101 101

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101


Source : DRS-KI




On note l’absence d’ambulance pour deux cercles (Abeïbara, Tin-Essako), l’insuffisance et la


vétusté des moyens logistiques existants (Auto, Motos) à la DRS, à Kidal et à Tessalit.


Le RAC existe dans toutes les structures pour les besoins de communication.



C. La Solidarité


1) Développement social et économie solidaire :


Les sécheresses de 1973 et 1984, les inondations de 1984 et les différentes rébellions armées des


années 90 ont entraîné un important mouvement de la population de Kidal hors de la région. Ces


situations ont eu comme conséquence l’augmentation du nombre des personnes en situation


difficile.




Aujourd’hui la réinsertion socio économique de cette catégorie vulnérable reste une difficulté


faute de moyens financiers. Les statistiques ont montré que les femmes seules chargées de


famille, les personnes handicapées et les orphelins constituent la frange la plus importante des


personnes en situation difficile. En plus de celles-ci les statistiques ont démontré également que


les personnes âgées constituent les 6 % de la population totale soit 2919 personnes pour


l’ensemble de la Région de Kidal. Cette dernière frange de la population constitue un socle


important dans le processus de développement d’un pays.




De 2000 à 2006, les indicateurs de Renforcement de la Solidarité, de la lutte contre l’exclusion et


de la pauvreté se présentent comme suit :




Tableau 68 : Renforcement de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion


Activités 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006


Nbre de pers vulnérables


enregistrées




545




610




780




984




1000




1996




2293


Nbre de pers vulnérables


réinsérées


00 01 01 00 04 200 344


Nbre de pers âgées


enregistrées


390 400 450 630 720 620 760


Nbre de personnes


Agées suivies


190 250 300 354 404 62 114


Nbre de personnes


handicapées enregistrées




150




190




205




217




229




214




394


Nbre de personnes


handicapées suivies


90 102 145 150 170 21 60


Nbre de femmes


démunies seules


chargées de familles


enregistrées




78




100




120




157




207




500




627


Nbre de comités RBC de


base installés


00 00 00 00 05 0 0


Nbre de personnes


handicapées appareillées


(prothèse, orthèse,


tricycles.. etc.




07




0




10


Nbre Edition du Mois 01 01 01 01 01 01 01




102 102

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102


de la solidarité
Source : DRDS-ES-




Tableau 69 : Lutte contre la pauvreté :


Activités 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006


Nbre de sociétés


coopératives


régularisées




-




-




20




60




61




80


Nbre d’enfants de


parents démunis


scolarisés


(parrainage FSN)




00




00




00




00




30




200




200


Nbre d’enfants de


parents démunis


ayant bénéficié de


fournitures


scolaires




70




80




100




100




150




200




200


Nbre


d’associations


appuyées




01




03




03




69




80


Nbre de projets


générateurs de


revenus financés




01




01




02




01




01


Source : DRDS-ES-KI




Les services du Développement Social et de l’Economie Solidaire sont représentés au niveau de


la Région et des cercles. A cause de l’insuffisance accrue de moyens adéquats pour assurer


l’appui conseil nécessaire aux populations cibles, les résultats obtenus restent faibles.




2) Caisse des Retraites :


Avec 237 pensionnaires dont 126 et 111 respectivement payés à la banque et à la caisse, la


situation des pensions versées et des cotisations recouvrées entre 2005 et 2007 se présentent


comme suit :




Tableau 70 : évolution des pensions et cotisations




Années Pensions versées en FCFA Cotisations recouvrées en


FCFA


2005 148 344 011 35 665 107


2006 151 252 131 33 158 252


2007 165 648 564 40 266 583


Source : Direction Régionale de la Caisse des Retraites du Mal.




De l’analyse du tableau, il ressort :


- la forte évolution des pensions par rapport aux cotisations provenant des fonctionnaires
en activité ;


- la faible couverture des pensions par les cotisations.




103 103

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103


Il faut noter une forte dispersion des bénéficiaires par rapport à un seul point de paiement et une


seule banque tous située dans la ville de Kidal.


D. Femme, enfant et famille :


Au Mali, selon le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) d’Avril


1998, les femmes représentent 51% de la population totale contre 48% pour la région de Kidal. Il


faut noter que ce taux varie de près de 50% dans la ville de Kidal à 45% pour le cercle de Tin


Essako. Dans la région de Kidal, les caractéristiques de la population féminine se présentent


comme suit :


 Elles sont analphabètes à 86% contre 84% au niveau national (RGPH – 1998) ;


 faible représentativité des femmes dans les instances de décision : lors des dernières élections
législatives et municipales, la région a enregistré deux (2) conseillères municipales sur 133


soit 1,5% contre 3,4% pour le niveau national. Par contre, elle n’a enregistré aucune femme


Maire ou Député contre respectivement 1,6% et 12% pour le niveau national ;


 faible scolarisation des filles par rapport aux garçons : en 2003, le Taux Brut de Scolarisation
des Filles était de 28,88% (contre 36,73% pour les garçons Rapports Académie


d’Enseignement de Kidal), contre 56,4% (77,9% pour les garçons) au niveau national


 faible accès des femmes aux emplois salariés comparativement aux hommes (voir tableau de
placement de l’ANPE) ;


 forte représentativité des femmes dans le secteur informel : Selon le


 RGPH 1998 (Analyse des secteurs principaux de l’économie régionale : élevage, commerce
et artisanat et maraîchage), les femmes de la tranche d’age de 15 – 59 ans (voir population


active) ayant comme activité principale, celles citées ci – dessus, représentent environ


respectivement 16%, 30% et 19% des éleveurs, des maraîchers et des commerçants / artisans


de la région. ;


 De 1997 à 2005 le Taux Brut de Scolarisation a évolué de 23,53% dont 19,37% pour les
filles à 45,49% dont 43,02 pour les filles (Rapports Académie d’Enseignement de Kidal) ;


 A la même période, le personnel enseignant aux 1er et 2ème cycles de l’enseignement
fondamental est passé de 50 (dont 3 femmes) à 218 (dont 33 femmes) (Rapports Académie


d’Enseignement de Kidal) ;



E. Le niveau d'habitat urbain et rural


La Région de Kidal depuis quelques années connaît une certaine urbanisation, à cause de la


présence de l’administration dans les villes et de l’immigration relativement importante des


populations tous azimuts. L’urbanisation concernera les chefs lieux de cercle afin de leur


conférer progressivement un caractère urbain par la construction d’infrastructures de base et


d’équipements collectifs adéquats. Actuellement seules les villes de Kidal et de Tessalit sont


dotées de schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme, document de planification urbaine.




Cependant la mise en œuvre de ces schémas connaît des difficultés. Par exemple la ville de Kidal


est en pleine expansion avec la naissance spontanée de quartiers dans certaines de ses zones. Les


populations ne respectent pas les normes d’urbanisme, tant sur le plan de l’occupation du sol que


celui du permis de construire. Le réseau de voirie (eau, électricité) est en plein essor. En dehors


du site des logements sociaux et du centre de référence de santé en chantier, il n’existe aucun


réseau d’évacuation des eaux usées et pluviales excepté le réseau naturel (oued).




1) Les concessions :




104 104

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104


Dans le domaine de l’habitat de 1997 à nos jours un nombre important de constructions a été


réalisé.




Les constructions sont en général en banco, les tentes et en pierres. On note aussi un intérêt


grandissant des populations par rapport à la construction de maisons en matériaux modernes et


durables et une amélioration du cadre de vie. L’implantation de l’administration est en passe


d’être effective.




Tableau 71 : Evolution des concessions par milieu




1998 2001 2004


Nombre de concessions 4 828 5 400 5 860


Milieu urbain 2 278 2 100 2 277


Milieu rural 2 550 3 300 3 583


Nombre de concessions rudimentaires 1 - - -


Taux de concessions rudimentaires - - -


Taux d’accroissement des concessions (1998 – 2001) - - -


Taux d’accroissement des concessions (2001 – 2004) - - -


Nombre de ménage par concession 1,6 1,6 1,6




1. Concession rudimentaire : concession dont les murs ne sont ni en dur, ni en semi dur. Font


partie de cette catégorie les concessions dont les murs sont en banco, en bois ou en paille.


Source : DRPSIAP Kidal
















































4 828


5 400


5 860


0


1 000


2 000


3 000


4 000


5 000


6 000


No
m


br
e


de
co


nc
es


sio
ns


Année 1998 Année 2001 Année 2004


Evolution du nombre de concessions


(1998 - 2001 - 2004)





105 105

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105








Tableau 72 : Evolution du nombre de concessions par cercle




Cercle
1998 2001 2004


Urbain Rural Total Urbain Rural Total Urbain Rural Total


Kidal 1 814 813 2 627 1 847 1 110 2 957 2 003 1 205 3 208


Tessalit 320 736 1 056 149 1 029 1 178 161 1 117 1 278


Abeïbara 116 432 548 66 532 598 71 578 649


Tin-


Essako
28 569 597 39 629 668 42 683 725


Total


région
2 278 2 550 4 828 2 100 3 300 5 400 2 277 3 583 5 860







































2) Les Ménages


Tableau 73 : Evolution des ménages


Unité : ménages


Année


Rubriques


Année 1998 Année 2001 Année 2004


Région Pays Région Pays Région Pays


Nombre de ménages 7 772 1 616 870 8 479 1 734 488 9 200 1 881 968


Milieu urbain 2 693 423 362 2 770 454 159 3 004 492 775


Milieu rural 5 079 1 193 508 5 709 1 280 329 6 196 1 389 193


Evolution des ménages (année 1998 -


2001)
- - - 6,7% - -


Evolution des ménages (année 2001 - - - - - - 16,3%


Evolution des concessions dans les cercles de la région


0


500


1 000


1 500


2 000


2 500


3 000


3 500


1998 2001 2004


Kidal Tessalit Abeïbara Tin-Essako




106 106

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106


2004)


Taille moyenne des ménages 5,4 6,0 5,4 9,8 5,4 -


Source : RGPH - d’Avril 1998 et Perspectives démographiques


Tableau 74 : Les Ménages par cercle


Unité : ménages


Cercles


Année 1998 Année 2001 Année 2004


Urbain Rural Total Urbain Rural Total Urbain Rural Total


Kidal 2 132 1 126 3 258 2 217 1 332 3 549 2 404 1 446 3 850


Tessalit 387 2 177 2 564 357 2 470 2 827 387 2 681 2 968


Abeïbara 144 1 179 1 179 158 1 278 1 486 171 1 386 1 557


Tin-Essako 30 587 617 39 629 668 42 683 725


Total région 2 693 5 079 7 772 2 770 5 709 8 479 3 004 6 196 9 200


Source : RGPH – d’Avril 1998



3) Les équipements des ménages



Tableau 75 : Equipements des ménages


Taux de possession en %



Année 1998 Année 2001 Année 2004


Région Pays Région Pays Région Pays


Réfrigérateurs - - 3,7* 5,1 - -


Télévisions - - 10,4* 14,2 - -


Poste radio - - 57,0* 69,0 - -


Voitures - - 8,0* 4,4 - -


Motos - - 1,0* 20,6 - -


Vélos - - 0,0* 49,5 - -


Charrue - - - - - -


Charrette - - - - - -


Motopompe - - - - - -


Source : EMEP 2001




*Dans la région de Kidal l’EMEP 2001 n’a couvert que les villes de Kidal et Tessalit



F. L'emploi


Dans la Région de Kidal, le problème de chômage (49% selon le RGPH – 1998) et de sous


emploi est perceptible dans les centres urbains. Il est très marqué dans le milieu rural. Les plus


grandes victimes de ce fléau sont les jeunes constituant la couche dominante de la population.


Ces jeunes sont constitués d’une majorité non scolarisée et d’une petite frange en déperdition


scolaire sans aucune qualification professionnelle.









107 107

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107










Tableau 76 : Population active par tranche d’âge, sexe et milieu (année 2004) :
Unité : une personne


Milieu 15 - 19 20 - 29 30 - 39 40 - 49 50 – 59 Total


Homme Urbain 776 1 124 994 713 351 3 958


Rural 1 440 1 678 1 658 1 625 1 065 7 466


Total 2 216 2 802 2 652 2 338 1 416 11 424


Femme Urbain 805 1 430 923 571 262 3 991


Rural 1 294 2 271 2 078 1 349 585 7 577


Total 2 099 3 701 3 001 1 920 847 11 568


Urbain 1 581 2 654 1 917 1 284 613 7 949


Rural 2 734 3 949 3 736 2 973 1 650 15 043


Total région 4 315 6 603 5 653 4 257 2 263 22 992


Source : DRPSIAP – KI (Estimation 2004 des données des résultats définitifs du RGPH 1998 – Tome 1 – série


socio - économique).




Tableau 77 : La population active occupée par tranche d’âge, sexe et milieu


(année 2004)
Unité : une personne


Milieu 15 - 19 20 - 29 30 - 39 40 - 49 50 - 59 Total


Homme Urbain 358 923 929 664 314 3 188


Rural 1 149 1 377 1 536 1 528 1 017 6 607


Total 1 607 2 300 2 465 2 192 1 331 9 795


Femme Urbain 176 318 210 151 48 903


Rural 283 243 222 206 69 1 023


Total 459 561 432 357 117 1 926


Urbain 534 1 241 1 139 815 362 4 091


Rural 1 432 1 620 1 758 1 734 1 086 7 630


Total région 1 966 2 861 2 897 2 549 1 448 11 721


Source : DRPSIAP – KI (Estimation 2004 des données des résultats définitifs du RGPH 1998 – Tome 2 – série


économique).




De même, selon l’enquête Malienne d’évaluation de la pauvreté (EMEP) 2001, le chômage par


manque d’emploi représente 89% dans la Région contre 58% pour le niveau national.


Selon les données du recensement général de la population et de l’habitat de 1998, la population


active occupée par secteur d’activité se présente comme suit :


- près de 80% de la population active ont comme activité principale l’élevage qui est
toujours tributaire des aléas climatiques et de sa pratique basée sur la méthode extensive


contemplative ;


- 6% pratiquent le commerce mal organisé, à cause de la faiblesse des capacités
financières des acteurs, l’insuffisance de structures de financement et le caractère le plus


souvent frauduleux des échanges avec l’Algérie qui est le principal partenaire ;


- 3% pratique l’artisanat qui souffre de l’enclavement de la Région, le coût élevé des
intrants et le problème d’écoulement des produits finis (toutes choses qui limitent les


opportunités dans ce domaine) ;


- 11% sont occupés dans diverses activités (bâtiment et travaux publiques).







108 108

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108










Tableau 78 : La population active occupée par secteur d’activité, sexe et milieu (Année 2004)



Milieu Agriculture1 Industrie


Manufacturière


Travaux


Publics


(2)


Services


(3)


Administration


(4)


Divers


(non


déclarée)


Total


Homme Urbain 1 786 4 254 932 179 32 3 187


Rural 5 835 0 118 539 47 66 6 606


Total 7 621 4 372 1 471 226 99 9 793
Femme Urbain 654 0 4 216 22 8 904


Rural 847 0 1 123 8 46 1 025


Total 1 500 0 5 339 30 54 1 928


Urbain 2 440 4 258 1 148 201 40 4 091


Rural 6 682 0 119 662 55 112 7 630


Total région 9 121 4 377 1 810 256 121 11 721


Total Pays
3 867 424 10 176 30 980 329 623 254 308 549 124


4 547


423
Source : DRPSIAP – KI (Estimation 2004 des données des résultats définitifs du RGPH 1998 – Tome 2 – série


économique).


1. le secteur Agriculture regroupe l’agriculture, l’élevage, la chasse, la sylviculture, la pêche, la
pisciculture et l’aquaculture


2. Construction, Industrie Extractive, Electricité – Gaz – Eau et Transport et Communication ;
3. Commerce, Banques et Assurances, Artisanat et Autres services ;
4. Publique et Privée.




La population active de la région occupée par secteur d'activités


Services


15%


Travaux publics


3%


Industrie


manufacturière


0%


Administration


2%


Divers (non


déclarés)


1%


Agriculture1


79%





Selon les données de l’ANPE de Kidal, le tableau ci-après illustre l’évolution des demandes et


offres d’emploi enregistrées de 2000 à 2006. Ainsi le taux de placement des demandeurs


d’emploi qui est de 21% en moyenne entre la période de 2000 à 2006 avec un maximum de 56%


en 2002 chuta à 7% entre 2003 – 2005 avant de remonter à 46,46% en 2006 à cause de la


construction de l’IFM d’Adiel hoc.







109 109

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109










Tableau 79 : Evolution des demandes et offres d’emploi enregistrées de 2000 à 2006


Année de Référence Demandes d’Emploi


enregistrées


Offres d’Emploi


enregistrées


Taux de Placement %


2000 469 177 37,75


2001 320 80 25,00


2002 360 204 56,65


2003 479 35 7,30


2004 278 24 8,60


2005 389 21 5,40


2006 381 177 46,46


Sources : Rapports ANPE – Kidal et Annuaires Statistiques de la DRPSIAP de Kidal


Les offres d’emploi sont enregistrées surtout dans le domaine du bâtiment et au niveau des


collectivités locales. Il faut noter de même qu’avec un taux de dépendance de 54%, une écrasante


majorité d’inactifs est à la charge d’une minorité d’actifs occupant des emplois précaires sinon


temporaires.


Quant aux données relatives à l’évolution des effectifs des salariés de la fonction publiques et du


secteur privé ainsi que celles de l’emploi jeunes à travers l’APEJ et autres partenaires, se référer


aux tableaux relatifs :




Quant à l’évolution du personnel fonctionnaire, conventionnaire et contractuel émargeant au


budget de l’Etat, elle se présente de 2003 à 2007 comme suit :




Tableau 80 : l’évolution des effectifs des salariés de la fonction publique par année


Fonctionnaires Conventionnaires Contractuels Total


2003 223 58 95 376


2007 227 99 259 585


Taux d’évolution


en %


1,79 70,69 263,16 55,58


Sources : DRCF-KI




Il ressort du tableau que le personnel émargeant au budget d’état de 2003 à 2007 a passé de 376 à


585 soit un taux d’évolution de 55,58 % avec une flambée au niveau des contractuels passant de


95 à 259 soit un taux d’évolution de 172,63 %. Ce phénomène s’est surtout accentué au niveau


de l’éducation à travers la SARPE et au niveau de la Santé à travers les fonds PPTE, aux stages


de qualification placés et 26 projets jeunes financés par l’APEJ avec 144 emplois crées pour un


montant de 61 997 080 F CFA, aux différentes formations sanctionnées par des diplômes et Kits


par les camps de jeunesse et autres partenaires.











110 110

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110










1.8. Intégration Intra et Inter- Régionale:


1.8.1. AU PLAN INTRA –REGIONAL :




Les cercles sont peu complémentaires dans les échanges commerciaux car ils sont tous déficitaires, mais


Kidal reste le plus grand centre de distribution.


1.8.2. AU PLAN INTER –REGIONAL :




La région de Kidal entretient des relations d’échanges avec la région voisine de GAO, d’où provient


l’essentiel de ces approvisionnements au plan national. Au niveau sous régional :




La région entretient des liens d’échanges et de commerce avec des pays voisins (Algérie, Niger.) en


matière d’approvisionnement en produits de première nécessité et produits manufacturés. L’Algérie est le


principal fournisseur et le principal client de la région sur le plan commercial.




Cependant cet échange commercial pose un problème crucial de détérioration des termes de l’échange


pour les commerçants du Mali. En effet malgré l’existence de commission bilatérale Mali- Algérie,


l’organisation de foire périodique et de rencontre d’échanges entre les autorités frontalières, les


exportations de produits maliens (bétail sur pieds) et l’importation de produits algériens au Mali


(semoules, lait et autres…) ne sont pas encore réglementés. Les échanges s’effectuent dans l’illégalité


totale et au détriment des commerçants du Mali qui sont sujets à d’énormes tracasseries administratives.


1.9. Harmonisation du SRAD avec l’Esquisse du SNAT, AP-SRAD :


La présente étude a largement tenu compte de l’esquisse du Schéma National d’Aménagement du


territoire (SNAT) dans ses grandes lignes et surtout de l’Avant Projet du Schéma régional d’aménagement


et de Développement (AP-SRAD), l’étude monographique sur la région et le document d’orientation sur


le forum national des régions du Nord Mali.




Les grandes conclusions de l’AP- SRAD ont permis d’orienter l’étude du SRAD au moment de la collecte


des données et de l’analyse.




Le SRAD ainsi élaboré, complète les données de l’AP- SRAD et confirme les grandes orientations et les


stratégies définies dans les domaines de :


▪ L’auto - suffisance alimentaire ;


▪ La conservation des écosystèmes et de la diversité biologique ;


▪ Le désenclavement intérieur et extérieur ;


▪ La réduction des disparités et des inégalités régionales ;




111 111

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111


▪ La maîtrise de l’eau ;


▪ L’amélioration de la couverture sanitaire des Hommes et des Animaux;


▪ L’élévation du taux d’alphabétisation ;


▪ La réduction du taux de chômage et la création d’emploi


▪ L’insertion socio - économique par le sport, les arts et la culture ;


▪ L’intégration intra régionale et interrégionale ;




112 112

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112


I I . P R O B L É M A T I Q U E
D ’ A M É N A G E M E N T E T D E
D É V E L O P P E M E N T


2.1. LES ATOUTS ET LES POTENTIALITES DE LA REGION :




Ils sont assez nombreux et de plusieurs ordres :




o Naturel et physique :
- Disponibilité des terres cultivables de bonne qualité
- Existence d’un potentiel forestier ligneux et non ligneux appréciable (cf. à la liste des


espèces vernaculaires de la région).


- Disponibilité d’un potentiel énergétique (énergie solaire et éolienne) ;
- Existence des matériaux de construction (sables, moellons, argiles et latérites) ;
- Existence de sites touristiques importants.




o Démographique.
- Population jeune et laborieuse en pleine croissance,
- Eleveurs dynamiques possédant un savoir-faire important.


o Economique :
- Important cheptel,
- Existence d’un potentiel touristique important
- Développement du maraîchage dans certaines localités
- Existence des marchés à bétail importants.
- Existence de gisement de plâtre


o Technique :
- Ingéniosité dans l’utilisation de matériaux locaux de construction ;
- Talents inédits des artisans ;
- Existence d’outils de planification pour certains cercles, communes (de schéma directeur


d’urbanisme) ;


- Existence de services techniques spécialisés de plus en plus nombreux.


o Socio sanitaire, éducatif, culturel et politique :
- Existence des politiques sectorielles avec programmes de mise en œuvre de la santé et de


l’éducation (PRODEC et PRODESS) ;


- Existence du programme élargi de Vaccination (PEV) et d’autres programmes sur les
maladies endémiques (Paludisme, SIDA, Tuberculose etc.) ;


- Acceptation progressive de l’école par les populations ;
- Existence des établissements secondaires, techniques dans la région ;
- Population sensibilisée à la promotion des valeurs culturelles religieuses


o Financier
- Existence de l’antenne de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités


Territoriales (ANICT) et des institutions des micros crédits ;


- Existence d’une banque (BMS)




113 113

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113


- Existence des réseaux de caisses d’épargne et de crédit


o Institutionnel.
- Présence d’une administration résolument orientée vers le développement ;
- Déconcentration des structures techniques (même si celles- là ne sont pas toutes


représentées dans la région) ;


- Présence de Partenaires Techniques et Financiers
- Présence d’Organisations Non Gouvernementales nationales et étrangères ;
- Bonne gouvernance avec la démocratisation des institutions et l’émergence d’une société


civile et la liberté de presse ;


- Instauration de débats et interpellations des autorités au sein de l’espace d’interpellation
démocratique ;


- Consultation des populations sur les actions de développement.


2.2. LES PRINCIPALES CONTRAINTES AU DEVELOPPEMENT DE LA
REGION.




o D’ordre naturel et physique
- Régime climatique défavorable, sécheresses fréquentes et prolongées ;
- Dégradation des sols (usures des terres, érosion, salinisation, latérisation) ;
- Dégradation de la couverture végétale ligneuse et herbacée (brûlis, déboisement


accéléré) ;


- Ensablement des Oueds ;
- Envahissement des terres arables par le sable ;
- Insuffisance d’infrastructures de maîtrise de l’eau ;
- Diminution quantitative et qualitative de la micro - faune et de la micro - flore.


o D’ordre démographique :
- Forte mortalité infantile ;
- Faible espérance de vie à la naissance ;
- Exode accéléré vers les centres urbains ;
- Migration intérieure et extérieure.
- Zone de transit des migrants de passage pour l’Europe et des refoulés des pays magrébins




o D’ordre économique :


- Très bas pouvoir d’achat des populations ;
- Mauvaise organisation des marchés ;
- Coût élevé des produits alimentaires;
- Insuffisance de crédits pour le secteur agricole ;
- Sous alimentation et malnutrition des enfants ;
- Faible exploitation de l’Elevage ;
- Insuffisance des petites unités de transformation agro –industrielle ;
- Artisanat peu développé ;
- Enclavement routier (manque de route bitumée dans toute la région)
- Insuffisances de moyens et infrastructures de communication et de transport ;
- Insuffisance d’infrastructures d’accueil touristique ;




114 114

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114


- Insuffisance d’infrastructures de stockage des hydro carbures ;
- Insuffisance d’infrastructures énergétiques.
- Taux de chômage élevé
- Manque d’abattoir moderne


o D’ordre technique :
- Insuffisance de la recherche appliquée et d’études sur les potentialités des ressources


naturelles ;


- Faible rendement des techniques de production du secteur primaire ;
- Insuffisance des données statistiques pour la planification ;
- Insuffisance de la main d’œuvre qualifiée ;
- Insuffisance du personnel d’encadrement,
- Insuffisance de cadres techniques qualifiés
- Insuffisance de prestataires qualifiés
- Insuffisance de structures d’enseignement technique.




o D’ordre socio sanitaire, socio-éducatif, culturel et politique.
- Insuffisance de scolarisation des filles ;
- Malnutrition/ sous nutrition chronique des populations en particulier les enfants ;
- Faible degré de participation collective aux actions de développement, notamment dans


les centres urbains ;


- Enseignement mal adapté à l’emploi;
- Insuffisance des structures sanitaires de la région ;
- Mauvaise fréquentation des structures sanitaires ;
- Insuffisance d’infrastructures sportives et culturelles.
- Faible développement du tourisme.


o D’ordre financier :
- Insuffisance des institutions financières ;
- Faible niveau d’épargne, dû à la pauvreté des populations ;
- Difficultés de mobilisation des ressources financières, des impôts et taxes.


o D’ordre institutionnel :
- transferts de compétences et des moyens aux collectivités locales non effectifs;
- Mauvaise perception de la vision du développement régionale (insuffisance des outils et


méthodes) ;


- Faible cohérence entre l’échelon national, régional et local ;
- Insuffisance d’équipement ;
- Mauvaise circulation de l’information et de l’organisation du monde rural.
- Difficultés de fonctionnement des Collectivités Territoriales
- Très faible présence des services techniques




o Insécurité Résiduelle
- Trois conflits armés en 40 ans d’indépendance
- Déplacement forcé des populations











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2.3. IMAGE D’AUJOURD’HUI DE LA REGION DE KIDAL:




Kidal est une région qui dispose d’énormes potentialités en matière d’élevage liées au


savoir-faire des pasteurs, à l’effectif élevé du bétail et au volume important en produits


animaux (lait, viande, peaux et cuirs), mais dont les populations souffrent de conditions de


vie socio-économique difficiles liées à une insécurité résiduelle et à la faible valorisation des


potentialités.




Enorme potentialités d’élevage : plutôt que de s’appesantir sur les faiblesses, les difficultés,


nous tentons de faire émerger les potentialités de manière à créer une dynamique permettant une


mobilisation collective des populations autour des axes forts du développement. Ces axes forts


sont entre autres :




▪ Cheptel important et des pâturages de bonne qualité.


▪ Savoir- faire de la population


▪ Production en maraîchage en pleine croissance.


▪ La diversité du potentiel touristique




Conditions de vie socio-économique difficile




L’indice de pauvreté Communale (IPC) dans l’optique de la pauvreté de condition de vie ou
pauvreté de masse, se traduisant par une situation de manque dans les domaines relatifs à


l’alimentation, la santé, l’éducation, l’emploi et le logement, classe les communes de Kidal


parmi les plus pauvres au Mali avec environ 91% de communes pauvres et seulement 9% de


communes pas pauvres.


2.4. DETERMINATION DE LA VISION :




La détermination d’une vision consensuelle pour la Région a été obtenue grâce à la méthodologie


participative qui a consisté à analyser les visions issues des synthèses cercles et à procéder à une


synthèse globale, ce qui a permis de dégager la vision suivante :




Vision de la région de Kidal




D’ici 2016, la Région vise à créer une croissance économique soutenue


permettant un développement durable intégré au reste du pays et à la sous


région dans un climat social apaisé


Cette vision a été mise en cohérence avec la vision du Forum de Kidal sur le programme


décennal de développement des régions du Nord qui est la suivante :




«Promouvoir un développement économique, social et culturel, accéléré et soutenu


des Régions Nord du Mali en vue de la consolidation de la paix et de l’unité




116 116

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116


nationale, la réduction de la pauvreté et la réalisation de progrès sensibles dans la


poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) au Mali ».


Il est apparu une adéquation totale entre les deux visions.


2.5. DETERMINATION DES PROBLEMES FONDAMENTAUX DE
DEVELOPPEMENT DE LA REGION DE KIDAL :



Les problèmes fondamentaux de développement de la Région ont été déterminés par la même


démarche participative, à savoir, l’analyse des problèmes fondamentaux issus des synthèses


cercles. Les résultats suivants ont été obtenus :




1. Insécurité résiduelle


2. Insuffisance de la maîtrise de l'eau


3. Enclavement de la Région d’où difficulté d'approvisionnement


4. Analphabétisme


5. La non valorisation de produits agro-pastoraux


6. Faible couverture sanitaire des hommes et des animaux


7. Insuffisance et mauvaise gestion des ressources naturelles


8. Insuffisance des services financiers décentralisés


9. Sous-emploi accentué


10. Insuffisance en couverture d'énergie et en infrastructures et équipements ;


11. Incivisme fiscal


2.6. LES GRANDES ORIENTATIONS DE LA REGION :




Trois grandes orientations ont été formulées à savoir :




Une Croissance économique soutenue
Un Développement durable intégré
Un Climat social apaisé




Ces orientations découlent de la vision de développement de la région et des principaux


problèmes identifiés qui seront pris de la façon suivante :




L’objectif de croissance économique soutenue prendra en charge les problèmes suivants :




117 117

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117




1. Insuffisance de la maîtrise de l'eau
2. La non valorisation des produits agro-pastoraux
3. Insuffisance des services financiers décentralisés
4. Insuffisance en couverture d'énergie et en infrastructures et équipements ;


L’objectif d’un développement durable intégré prendra en charge les problèmes suivants :




5. Enclavement de la Région d’où difficulté d'approvisionnement
6. Insuffisance et mauvaise gestion des ressources naturelles
7. Faible couverture sanitaire des hommes et des animaux


L’objectif de réaliser un climat social apaisé prendra en charge les problèmes suivants :




8. Insécurité résiduelle
9. Sous-emploi accentué
10. Incivisme fiscal
11. Analphabétisme






































































118 118

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118








A N N E X E


Annexe 1 : Bibliographie




Annexe 2 : Liste des Personnes Rencontrées


Formateurs régionaux


Commissions des cercles


Commission de synthèse régionale


Commission CRPD


Personnes -ressources




Annexe 3 : Liste des Participants à l’Atelier de restitution du Bilan -


Diagnostic



. Commission régionale






119 119

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99




Annexe 4 : Tableau 41 Situation des mares de la région


Cercle de TESSALIT :


Commune de TESSALIT


Coordonnées Etendue de la Pérennité Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude mare (m²) (Jours)


1 AFARA 0°59’25,8’’E 19°58’41,0’’N 1575 30 Artificielle 3


2 ABANCO 0°59’25,8’’E 19°58’41,0’’N 200 30 Naturelle 3


3 AMOUDJICH 0°53’30,9’’E 19°54’23,0’’N 8000 30 Artificielle 3


Commune ADIELHOK


Coordonnées Etendue de la Pérennité Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude mare (m²) (Jours)


1 TAGHLIT (pont) 0°55’54,3’’E 19°43’24,3’’N 600 30 Naturelle 3


2 TILASSEN 0°48’53,3’’E 19°36’53,4’’N 5200 30 Artificielle 3


3 TINAGHALI 0°52’10,6’’E 19°27’23,0’’N 2750 60 Artificielle 3


4 TIMANASSAIYESSENE 0°53’06,0’’E 19°27’27,4’’N 300 20 Naturelle 3


5 TINAMIZOR (OUBEY) 0°54’15,2E 19°27’59,7’’N 1200 20 Naturelle 3


6 IMBOUKARET 0°50’04,0’’E 19°27’30,3’’N 1000 30 Naturelle 3


7 INADJAR 0°49’39,8’’E 19°27’38,5’’N 800 30 Naturelle 3


8 GHATAYE 0°52’27,7’’E 19°21’42,0’’N 12000 30 Artificielle 3


9 TARANKANTE 1 0°43’41,3’’E 19°07’26,4’’N 1800 30 Naturelle 3


10 TARANKANTE 2 0°42’32,6’’E 19°06’14,0’’N 5000 30 Artificielle 3


11 TAGMART 0°48’20,1’’N 19°55’18,0’’N 5000 30 Artificielle 3


12 TAKAZKAZA 0°49’33,8’’E 19°02’43,9’’N 1200 60 Naturelle 3


13 TINASSARAITADJE 0°49’37,1’’E 19°07’53,8’’N 1000 30 Naturelle 3













120 120

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120




CERCLE DE KIDAL


COMMUNE ESSOUK




Coordonnées Etendue de la


mare (m²)




Pérennité


(Jours)


Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois) N° Sites Longitude Latitude


1 TINARKACHEN 1°17’37,8’’E 18°50’27,3’’N 5000 45 Naturelle 3


2 DJIRDJILHAK 1°19’40,0’’E 19°58’41,0’’N 3200 30 Naturelle 3


3 FAYAK 1°20’48,8’’E 18°42’48,6’’N 4000 45 Naturelle 3


4 INAFATLELESS 1°10’02,6’’E 18°43’13,7’’N 10000 30 Naturelle 3




COMMUNE ANEFIF




Coordonnées Etendue de la


mare (m²)




Pérennité


(Jours)


Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude


1 TIDJACHIWENE 0°52’28,7’’E 18°13’04,3’’N 9000 30 Artificielle 4


2 SITIRERE 0°36’28,9’’E 19°58’41,0’’N 20000 60 Artificielle 4


3 LALABA 0°44’41,0’’E 18°20’20,7’’N 7500 60 Naturelle 4


4 TECHANAK 0°45’24,7’’E 18°09’09,7’’N 10000 30 Naturelle 4

























121 121

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121




COMMUNE KIDAL




Coordonnées Etendue de la


mare (m²)




Pérennité


(Jours)


Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude


1 INADJAR 1°11'30,2''E 18°36'09,3''N 1400 30 Naturelle 2


2 TIMGHAMARENE 1°06'24,4''E 18°33'18,2''N 6000 60 Naturelle 3


3 TADJIDIMINT 1°04'46,1E 18°18'24,1''N 5000 30 Artificielle 4


4 TILYA 1°50'06,5''E 18°19'29,9''N 1600 30 Naturelle 3


5 INARKACHENE 1°50'26,5''E 18°20'20,7''N 800 30 Naturelle 2


6 KAYONE 1°40'27,2''E 18°20'24,3''N 5000 30 Artificielle 3


7 ANMIDJACH 1°07'24,8''E 18°12'18,1''N 6000 20 Naturelle 2


8 TINALAGHAYE 1°09'19,2''E 18°14'42,7''N 500 15 Naturelle 3


9 IBOUDOUTANE 1°15'50,0''E 18°18'12,2''N 600 20 Naturelle 2


10 TINARKACHENE I 1°12'38,1''E 18°12'43,1N 1200 30 Naturelle 3


11 TINARKACHENE II 1°14'25,8''E 18°12'33,2''N 960 20 Naturelle 2


12 TINARDIANE 1°14'54,4''E 18°15'04,6''N 3600 30 Naturelle 3


13 TIMDISSOINENE 1°16''10,5''E 18°15'00,0''N 1600 30 Naturelle 4


14 TIGDAR 1°14'33,5''E 18°05'51,6''N 960 15 Naturelle 4


15 KANAYE 1°13'03,6''E 17°57'45,1''N 2750 30 Artificielle 4


16 TIFALAY-FALAYEN 1°14'30,2''E 17°43'15,3''N 6000 60 Natuelle 4


17 ALBRIK 1°22'09,6''E 17°57'17,9''N 2750 30 Artificielle 4


18 TINARKACHENE 1°3206,5''E 18°10'08,6''N 1460 30 Naturelle 3


19 TIMEWENE 1°39'23,6''E 18°06'14,4''N 4000 30 Naturelle 2


20 EMBRO 1°30'18,8''E 18°10'33,2''N 1200 20 Naturelle 3















122 122

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122




CERCLE D'ABEIBARA


COMMUNE ABEIBARA




Coordonnées Etendue de la


mare (m²)




Pérennité


(Jours)


Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)


N° Sites Longitude Latitude


1 OUDJICH-


AGHARGUAR


1°57'19,9''E 19°32'09,6''N 2750 30 Artificielle 3


2 TINOULI 2°04'48,5'' E 19°32’36,7’’N 6000 60 Artificielle 4


3 TADALOK 1°55'54,8''E 19°36'15,3''N 5000 30 Artificielle 5


4 OUZEN 1°46'44,8''E 19°16'52,7''N 1500 15 Artificielle 5


5 EMAGLAL 1°39'54,0''E 19°24'03,2''N 4000 30 Artificielle 4


6 EGUERER 1 1°43'24,2''E 19°41'34,4''N 5000 30
Artificielle


5


7 EGUERER 2 1°49'18,7''E 19°42'42,7''N 5000 30 Artificielle 5


8 IMAGRANE 1 2°07'38,3''E 19°12'08,9''N


5000


inconnue


Artificielle


4


9 IMAGRANE 2 2°05'24,8''E 19°03'24,8''N 12000 30 Artificielle 4




Commune BOGHOSSA




Coordonnées Etendue de la


mare (m²)




Pérennité


(Jours)


Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)


N° Sites Longitude Latitude


1 OUDJICHI


TISSAYALEN


2°08'15,1''E 19°41'53,2''N 6000 30 Artificielle 4


2 FRANZALO 2°13'09,9''E 19°39’15,3’’N 5000 30 Artificielle 4


3 TADALOK 2°15'59,1''E 19°41'52,4''N 8000 60 Artificielle 4





123 123

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123




Commune de TINZAOUATENE




Coordonnées Etendue de la


mare (m²)


Pérennité


(Jours)


Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)


N° Sites Longitude Latitude


1 ZAKAT 2°35'04,3''E 19°52'24,4'''N 2750 inconnue Artificielle 4




CERCLE DE TIN ESSAKO


Commune TIN ESSAKO




Coordonnées Etendue de la


mare (m²)




Pérennité


(Jours)


Nature de


la mare


Disponibilité des


pâturages (mois)


N° Sites Longitude Latitude


1 TINAGLAGK 2°14'02,6''E 18°45'56,4''N 5000 30 Artificielle 6


2 INCROITANE 2°08'28,9''E 18°3020,3''N 1440 20 Naturelle 6


3 INTAHOUTENE 2°04'45,5''E 18°26'25,7''N 1500 15 Naturelle 6


4 TADJSENAT 2°00'28,1''E 18°26'20,4''N 2750 30 Artificielle 6


5 EGLAl 2°01'31,6''E 18°10'20,3N 2750 20 Artificielle 6


6 EMATAL 2°25'46,9E 18°01'29,3''N 2750 inconnue Artificielle 6




Commune INTEDJEDITE




Coordonnées Etendue


de la


mare (m²)


Pérennité


(Jours)


Nature de la mare Disponibilité


des


pâturages


(mois)
N° Sites Longitude Latitude


1 TAHAYAWT 2°19'25,1''E 17°56'48,1''N 5000 30 Artificielle 5


2 TIDIALALENE I 2°14'42,0''E 17°43'45,5''N 6000 30 Artificielle 6


3 TIDIALALENE II 2°07'21,7''E 17°55'17,4''N 16000 60 Artificielle 6


Source : DRHE-KI




124 124

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124


Annexe 5 : Tableau 49 Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007




N° Projets et actions Année


d’exécution


Coût


du


Projet


Envergure


ou


nombre


Observations




1




Routes


Autres moyens de


transport (aéroport Kidal


et Tessalit)


Besoin notoire


et rentable












2


Poste et Télécommunications


SOTELMA à Kidal 1996 1 Satisfaisant


Extension du réseau


Sotelma


2004 1 Rayon de couverture


peu satisfaisant


Réseau Malitel


Réseau Ikatel (Orange)


2005 1 Rayon de couverture peu


satisfaisant


Station Télévision


Nationale et la Radio


Nationale à Kidal


1997 1 Rayon de couverture peu


satisfaisant


3 Météorologie- Climatologie


4 Topographie- Cartographie


Existence d’un réseau


de points connus en


cordonnées rattachées à


des bornes


astronomiques et au


nivellement général


dans la ville de Kidal


(IGM)








2005








/








1








Peu satisfaisant










































Bâtiments et équipements publics


Bureaux Gouvernorat 1999 1 Peu satisfaisant


Annexes Gouvernorat 1999-2007 Peu satisfaisant


Direction Budget 1999 1 Peu satisfaisant


Direction Contrôle


Financier


1999 1 Peu satisfaisant


Trésorerie Régionale 1998 1 Satisfaisant


Direction de


l’hydraulique


2004 1 Satisfaisant


Direction des Routes 2004 1 Satisfaisant


Direction Plan 1998-2006 1 Peu satisfaisant


Direction Conservation


de la Nature


2003 1 Peu satisfaisant


Direction Transport 1999-2001 1 Peu satisfaisant


Direction Caisse Retraite 2003-2004 1 Satisfaisant


Tribunal de Justice de


1ère Instance


2005 1 Satisfaisant


Commissariat de Police 2003 1 Satisfaisant


Base Vie PSARK 2005 1 Peu fonctionnel


Direction Impôt 2004 1 Satisfaisant




125 125

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125


5 Direction Jeunesse 2006 1 Satisfaisant


Direction Commerce 2006 1 Satisfaisant


Direction Santé 2001 1 Peu satisfaisant


Direction Académie 2005 1 Satisfaisant


Lycée Attaher Ag ILLY 1998 1 Satisfaisant


Bureau Assemblée


Régionale


2004 1 Insuffisant


Camp de Jeunes 2003 1 Peu satisfaisant


PAM National 1997-2005 1


OPAM 1 Satisfaisant


Centrale EDM 1999 1 Peu Satisfaisant


Adduction d’eau de la


Ville de Kidal


2004 1 500


000


1 Peu satisfaisant


Camp militaire N°2 1999-2007 1 Satisfaisant


Camp militaire N°1 2007 1 Satisfaisant


Groupement Garde


Nationale


2007 1 Satisfaisant


Compagnie Garde


Nationale


2004 1 Satisfaisant


Escadron Gendarmerie


Nationale




2005-2007


1 Satisfaisant


Centre socio -


professionnel des


Femmes


2004 1 Satisfaisant








6


Urbanisme et habitat


Lotissement quartier


Etambar de Kidal


1999-2003 Satisfaisant


Schéma directeur


d’aménagement et


d’urbanisme et environs


de Kidal et Tessalit




A revoir


Satisfaisant


N° Projets et actions Année d’exécution Coût du Projet OBSERVATIONS


1 Géologie et Mines


Carte géologique de


l’Adrar des Ifoghas


2006 Satisfaisant


Etudes de


reconnaissance sur les


pierres précieuses et


semi-précieuses


2005 Peu satisfaisant


Géophysiques


aéroportées


2007 Peu satisfaisant


2 Eaux


Réalisation de 45


Forages dont 30 équipés


de pompes manuelles et


15 en puits citernes


(FIDA)




1998-2002


Peu satisfaisant


Alimentation en Eau


Potable de la Ville de


2003-2004 1 500 000 000 Peu satisfaisant




126 126

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126


Kidal (BADEA/BN)


Projet Amélioration des


conditions


d’apprentissage (ACDI-


ANICT)


2005-2007 Peu satisfaisant


Construction de 5


barrages mixte dans la


région de Kidal (BN)


2004-2007 799 000 000 Peu satisfaisant


Création des puits


modernes (PMR-FED)


2000-2004 Peu satisfaisant


Création de points d’eau


modernes par ACF


(HCR/USAID)


1997- 2007 Peu satisfaisant


Construction de puits de


puits maraîchers par


ACCORD (HCR)


1997 - 2000 Peu satisfaisant


Réalisation des points


d’eau modernes :


Forages, puits citernes,


SHPA équipés de


système solaire et des


barrages (DDRK 1 et


DDRK 2)




2000-2007


Peu satisfaisant


Création de trois forages


équipes de pompes


manuelles (BN)




2000


Peu satisfaisant


Création de forages


équipés de pompes


manuelles (PNIR)




Programme


d’Alimentation en Eau


Potable et


d’Assainissement en


milieu rural (BAD/BN):


• Réhabiliter 40 puits ;


• Réhabiliter 21
forages ;


• Réaliser 30 nouveaux
forages équipés de


pompe à motricité


humaine ;


• Réaliser 40 nouveaux
puits modernes










2006-2009








En cours


Réhabilitation de 10


puits traditionnels et


Construction de 3 puits


citernes (PHV – CEAO


III)




2005-2008




En cours


Adduction d’eau d’Adiel


Hoc


2004 Peu satisfaisant




127 127

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127


Adduction de Tessalit 1999 Peu satisfaisant


Système Hydraulique


Pastorale Amélioré


d’Ikadawatene


2000 Satisfaisant


Système Hydraulique


Pastorale Amélioré d’In


Halid




2004


Peu satisfaisant


Adduction d’eau


sommaire d’Abeibara


2003 Peu satisfaisant


Construction de barrages


mixte filtrant/souterrain


dans la région de Kidal


(5) Budget National




2004- 2007


Peu satisfaisant


Construction de barrages


mixte filtrant/souterrain


dans la région de Kidal


(3) Budget National




2007




En cours


Construction de barrages


à gabion


à Takallot (PSARK)




1998


Satisfaisant


3 ENERGIE


Construction de la


Centrale électrique de


Kidal (EDM)


1999 Peu satisfaisant


Construction de la


Centrale électrique


d’Adiel hoc (EDA)


2005 Peu satisfaisant


Groupe électrogène de


Tessalit


Non satisfaisant


4 INDUSTRIE – ARTISANAT - COMMERCE


Construction de


l’Abattoir de Kidal


2003 Satisfaisant


Construction du Marché


de légumes


2005 Peu satisfaisant


Construction du Marché


à bétail


2003 Peu satisfaisant


Construction de 2


boulangeries modernes


2000/2007 Satisfaisant


Construction de fabrique


de farine infantile


(Bitanine)


2000 Peu satisfaisant


5






TOURISME


Création de la Mission


Culturelle d’Essouk


2005 Peu satisfaisant


Source : Commissions de travail