MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBILQUE DU MALI ET DES TRANSPORTS Un Peuple – Un But...

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MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBILQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple – Un But – Une Foi


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SECRETARIAT GENERAL


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CONSULTATION SECTORIELLE SUR LE DEVELOPPEMENT


DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORTS AU MALI







POLITIQUES ET STRATEGIES
DU SECTEUR DES TRANSPORTS ET


________________________________


DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES
DE TRANSPORT AU MALI A L’HORIZON 2020









RAPPORT FINAL







CONSULTANT : MAMADY COULIBALY – INGENIEUR ECONOMISTE DES TRANSPORTS


BPE-2932 Z.I. BAMAKO Télé. 647 31 79 Télé/Fax 221 69 05


E- MAIL : bimanmali@yahoo .fr











Mars 2006




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SOMMAIRE


Pages




ABREVIATIONS.…………….…………………………………….…………….….…4




I. CONTEXTE GENERAL…………………………………….………………….…...6


II. PROCESSUS DE LA CONSULTATION SECTORIELLE………………………….7




III. OBJECTIFS DE LA CONSULTATION SECTORIELLE……………………………….7


3.1. Objectif général…………………………………………………………...8


3.2. Objectif spécifique……………………………………………………..…8



IV. DIAGNOSTIC SOMMAIRE DU SECTEUR


DES TRANSPORTS AU MALI ………………………………...……………….....9




4.1. Cadre institutionnel et réglementaire……………….…………………….9


4.1.1. Cadre institutionnel………………………….…………………..…9


4.1.2. Cadre réglementaire……..………………………..……………….13


4.2. Offre de transports….…….………………………....…………………..14


4.2.1. Infrastructures et équipements…………………………………….15


4.2.2. Les moyens de transport ……...……………………………...….. 43


4.3. Demande de transports …..……………………………...………………48


4.3.1. Les différents flux de transports…………………………………...48


4.3.2. Demande totale…...………………………………………………..49


4.3.3. Demande satisfaite..………………………………………………..49


4.3.4. Demande non satisfaite..……………………… .……………….....50


4.3.5. Répartition intermodale……………………………………………50


4.3.6. Répartition des volumes transportés entre les différents


ports maritimes.………………………………………………........51


4.3.6. Problèmes rencontrés………………………………………………52


4.4. Bilan offre et demande de transports.………………………………...….52




V. POLITIQUES ET STRATEGIES SECTORIELLES ………...……………………55




5.1. Plans quinquennaux de développement………………………………….55


5.2. Déclaration de politique générale dans le secteur des transports……......55


5.2.1. Le premier projet sectoriel des transports (PST)...………………..56


5.2.2. Le programme national d’infrastructures rurales (PNIR)……...….56


5.2.3. Le projet d’amélioration des corridors de transports (PACT).....…57


5.3. Programme de politique de transport en


Afrique subsaharienne (SSATP)...............................................................57



VI. LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES


DE TRANSPORTS HORIZON 2020……………….......…………….………….59




6.1. Reforme de la gestion des routes……………………………………..…59


6.2. Synthèse des problèmes du secteur……………………………………...60


6.2.1. Transports routiers………………………………………………...60




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6.2.2. Transports ferroviaire…………………………………………......60


6.2.3. Transports aériens..………………………………………………..61


6.2.4. Transports fluviaux………………………………………………..61


6.2.5. Transports maritimes………………………….……………...…...61


6.2.6. Demande de transports……………..……………………………..62


6.2.7. Bilan offre et demande de transports ……………………………..62


6.3. Renforcement des politiques et stratégies…………………………….....62


6.3.1. Objectifs généraux…………………………………….…………..62


6.3.2. Objectifs spécifiques…………….……………….………………..63


6.4. Développement des infrastructures de transports horizon 2020…………64


6.4.1. Schéma d’aménagement du territoire national………………...….64


6.4.2. Plan de transport... …………………………...……………...……64


6.4.3. Elaboration du schéma directeur de développement à long terme


des infrastructures de transports au Mali ……….……………..….65



VII. LES PROJETS PRIORITAIRES D’INFRASTRUCTURES


A MOYEN TERME…………………………………………………………..…78




7.1. Désenclavement des zones rurales………………………………………78


7.1.1. Zone 1…………………………………………………………….78


7.1.2. Zone 2…………………………………………………………….78


7.1.3. Zone 3…………………………………………………………....78


7.1.4. Projets prioritaires……….…………………………………….....79


7.2. Désenclavement extérieur…………………………………………….....80


7.3. Désenclavement urbain…………………………………………….…....81


7.4. Evaluation des projets moyen terme………………………………..…...82


7.5. Plan de financement…….…………………………………………..…...85



VIII. CONCLUSION ET RECOMMANDATION……………………………..…….…………86



IX. ANNEXES ……………………………………………………………………………….……87
Annexe 1 : Termes de référence……………………………….…………..…88


Annexe 2 : Corridors terrestres internationaux………………………….…...92


Annexe 3 : Fiches de projets……………………………….………..…….....95




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ABREVIATIONS ET SIGLES

ABFN : Agence du Bassin du Fleuve Niger


ABN : Agence du Bassin du Niger


ADM: Aéroports du Mali


AFD : Agence Française de Développement


AGETIPE : Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt pour l’Emploi au Mali


AGETIER : Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Equipements Ruraux


AGEROUTE : Agence d’Exécution Chargée de l’Entretien Routier


ANAC : Agence Nationale de l’Aviation Civile


AR : Autorité Routière


ASECNA : Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne


BAD : Banque Africaine de Développement


BID : Banque Islamique de Développement


BIMAN : Bureau d’Ingénierie et de Management


BOAD : Banque Ouest Africaine de Développement


BSI : Budget Spécial d’Investissement


CAM : Compagnie Aérienne du Mali


CEDEAO: Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest


CEN-SAD : Communauté des Etats Sahélo-Sahariens


CETRU : Cellule des Travaux Routier d’Urgence


CILSS : Comité Inter – Etat de Lutte Contre la Sécheresse au Sahel


CDMT: Cadre de Dépenses à Moyen terme


CMDT: Compagnie Malienne pour le Développement Textile


CMC : Conseil Malien des Chargeurs


CMTR : Conseil Malien des Transporteurs


CNREX – BTP : Centre National de Recherches et d’Expérimentation pour les Bâtiments et Travaux


Publics


CSLP: Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté


CPS : Cellule de planification et de la statistique


COMANAV : Compagnie Malienne de Navigation


DAF : Direction Administrative et Financière


DAO : Dossier d’Appel d’Offres


DNAC : Direction Nationale de l’Aviation Civile


DNM : Direction Nationale de la Météorologie


DNT : Direction Nationale des Transports


DNTTMF: Direction Nationale des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux


DNR : Direction Nationale des Routes


DNTP : Direction National des Travaux Publics


DNSI : Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique


DRT : Direction Régionale des Transports


EMASE : Entrepôts Maliens au Sénégal


EMACI : Entrepôts Maliens en Côte d’Ivoire


EMAMAU : Entrepôts Maliens en Mauritanie


EMAGHA : Entrepôts Maliens au Ghana


EMAGUI : Entrepôts Maliens en Guinée


EMATO : Entrepôts Maliens au Togo


FED : Fonds Européen de Développement


FIDA : Fonds International de Développement Agricole




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GIE: Groupement d’Intérêt Economique


IDA : International Développement Association


INFET : Institut National de Formation en Equipement et en Transport


LIPTAKO-GOURMA : Autorité du Liptako - Gourma


MET : Ministère de l’Equipement et des Transports


MOD: Maîtrise d’Ouvrage Déléguée


NEPAD : Nouveau Partenariat Pour le développement de l’Afrique


OMO : Opération de Développement Mil Mopti


OMVS : Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal


OHVN : Office Haute Vallée du Niger


ON : Office du Niger


OHADA : Organisation pour l’harmonisation des Droits des Affaires en Afrique


OPEP : Organisation des Pays Producteurs du pétrole


PA : Pistes Améliorées


PACT : Programme d’Amélioration des Corridors de Transport


PDRIK : Projet Développement Rural Intégré de Kita


PL : Poids lourds


PST : Projet Sectoriel des Transports


PNIR : Programme National d’Infrastructures Rurales


PNB: Produit National Brut


PS : Pistes Saisonnières


PTF: Partenaires Techniques et Financiers


RAGAAE : Régie Administrative de Gestion de l’Activité d’Assistance en Escale


RB : Routes Bitumées


RCFM : Régie des Chemins de Fer du Mali


RCFS : Régie des Chemins de Fer du Sénégal


RTM : Routes en Terre Moderne


RN : Routes Nationales


RR : Routes Régionales


RL : Routes Locales


RC : Routes Communales


SDAU : Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme


SONAM : Société Navale Malienne


SSATP : Programme de Politique de Transport en Afrique Subsaharienne


SRR : Service de Renforcement des Routes


STN : Service des Travaux Neufs


TDR : Termes de Référence


TIE : Transports Inter – Etat


TRIE : Transit Routier Inter -Etat


TRANSRAIL : Société Concessionnaire des Chemins de Fer du Mali et du Sénégal


UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine




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I. CONTEXTE GENERAL


Le Mali est un vaste pays continental d’une superficie de 1 241 238 km² dont les 2/3


sont désertiques et sahéliens. Il est situé dans la partie nord de l’Afrique de l’Ouest et


partage plus de 7200 km de frontières avec sept pays voisins dont : le Sénégal à


l’Ouest, la Guinée et la Côte d’Ivoire au Sud, le Burkina Faso et le Niger à l’Est et


l’Algérie et la Mauritanie au Nord.




Le Pays comprend huit (8) régions administratives plus un District (Bamako) et est


caractérisé par son double enclavement (intérieur et extérieur) qui rend son


développement socio-économique tributaire des transports et particulièrement des


transports internationaux de marchandises. Bamako, la capitale économique et


politique du pays, est situé à près de 1000 km de Conakry, le port maritime le plus


proche. La densité routière réelle est actuellement de 1,33 km/100 km² contre une


densité cible de 7,17 km/100 km². Cette densité est parmi les plus faibles du monde et


de la sous-région (3,1 km/100 km² pour la CEDEAO et 4,7 km/100 km² pour le


continent africain) mettant ainsi en exergue le degré d’enclavement du Mali.




La population malienne, peu dense et clairsemée surtout au Nord, est évaluée à près


de 10 millions d’habitants en 1998 avec un taux d’accroissement moyen de 2,1% par


an. La densité moyenne de la population est de 8 hts/km², dont 26 hts/km² dans la


région la plus peuplée du pays (Ségou) et 0,16 ht/km² dans la région la moins peuplée


(Kidal). Seulement 10% de la population du pays vivent sur 75% du territoire national


(régions nord).




Le Mali poursuit depuis plusieurs décennies déjà une série de réformes et programmes


d’ajustements structurel et économique, avec des efforts particuliers vers la


libéralisation de l’économie et l’appui au secteur privé, la simplification du cadre


fiscal et réglementaire, le désengagement de l’Etat des activités de production pouvant


être transférées au secteur privé et la lutte contre la pauvreté. Cependant, malgré les


performances macroéconomiques enregistrées au cours des dernières années, plus de


63,8 % de la population malienne étaient considérés comme pauvres en 1998, dont le


tiers considéré comme très pauvre (21%). Sur cette population pauvre, 88% vivent


dans le milieu rural qui occupe près de 80% de la population active du pays. Le PNB


par malien était de 266 $US en 2000, classant ainsi le Mali parmi les pays les plus


pauvres du monde.




C’est donc pour lutter contre la pauvreté et rehausser le niveau de vie des citoyens que


le Gouvernement malien a adopté en Mai 2002 un Cadre Stratégique de Lutte contre


la Pauvreté au Mali (CSLP). Le CSLP est un cadre, qui définit les stratégies et


politiques de développement du Mali à moyen et long termes et engage désormais


l’Etat malien vis à vis de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux ; l’objectif général


étant de réduire la pauvreté de 63,8 % en 2002 à 47,5% en 2006.




Le troisième axe du CSLP est le développement des infrastructures de base et l’appui


aux secteurs productifs, et le développement des infrastructures de transport constitue,


sans nul doute, la pierre angulaire de cet axe du fait de la situation d’enclavement du


pays, de l’éloignement des ports côtiers, de l’importance du commerce extérieur et de


la dispersion des activités économiques sur un vaste territoire peu peuplé,


économiquement et géographiquement bipolaire.




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C’est donc pour répondre à cet impératif et aux recommandations de la table ronde


des bailleurs de fonds organisés du 30 au 31 Mars 2004 à Genève, que le Ministère de


l’Equipement et des Transports a décidé d’engager un processus de consultation


sectorielle des PTF afin de jeter les bases d’un véritable développement des


infrastructures de transport, condition indispensable pour améliorer les conditions de


vie des populations, surtout les plus pauvres.




II. PROCESSUS DE LA CONSULTATION SECTORIELLE

Dans le cadre de l’application du CSLP, le Gouvernement du Mali a organisé à


Genève une Table Ronde des Bailleurs de Fonds les 30 et 31 Mars 2004.




L’une des recommandations de cette Table Ronde fut l’organisation d’une


consultation sectorielle sur le développement des infrastructures de transport, dont


l’objectif globale est d’approfondir le dialogue et la coopération entre le


Gouvernement du Mali et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) en vue du


financement des projets de désenclavement intérieur et extérieur du pays, avec la


Banque Mondiale comme chef de file.



Par ailleurs, dans le domaine des transports, le Mali a conclu en 1994 son premier


Projet Sectoriel des Transports (PST1) avec ses partenaires financiers, notamment la


la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la BID, la BAD, la BOAD, l’OPEP etc.


Cet important projet qui concernait l’ensemble du secteur des transports, fut clôturé en


Décembre 2004.




Aussi, en attendant la conclusion du deuxième Projet Sectoriel des Transports (PST2)


en cours de préparation, un projet intérimaire, appelé Projet d’Amélioration des


Corridors Terrestres (PACT) fut conclu entre le Mali et la Banque Mondiale en Mars


2004. Le PACT, qui concerne principalement l’amélioration des corridors routier et


ferroviaire du Mali, couvre la période 2004 – 2008.




La présente consultation sectorielle, qui définit les politiques et les stratégies


nationales à long terme (horizon 2020) pour le développement du secteur des


transports en général et des infrastructures en particulier, s’inscrit donc en droite ligne


dans le cadre des consultations engagées par les autorités maliennes pour la


préparation et la conclusion du PST2, dont le démarrage est prévu pour 2007 pour une


durée de 5 ans.






III. OBJECTIFS DE LA CONSULTATION SECTORIELLE

Conformément aux termes de référence et aux amendements apportés à la mission du


Consultant suite au rapport préliminaire joints en annexe 1, les objectifs de la présente


consultation sectorielle sont de deux ordres.




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3.1. OBJECTIF GENERAL


L’objectif général de la consultation sectorielle est de rechercher les voies et les


moyens pour promouvoir le développement des infrastructures de transport


nécessaires pour une meilleure accessibilité des populations surtout rurales aux


marchés de production et de commercialisation ainsi qu’aux services sociaux de base.




3.2. OBJECTIF SPECIFIQUE


L’objectif spécifique de la consultation sectorielle est de faire partager avec les


Partenaires Techniques et Financiers, la vision des autorités maliennes relative au


désenclavement intérieur et extérieur du pays et aux possibilités de financement des


projets d’infrastructures prioritaires pouvant être réalisés dans les 10 – 20 prochaines


années, le but final étant que chaque localité malienne soit directement desservie par


une route ou une piste améliorée ou située à moins de 2 km de celle – ci.




A ce titre, la consultation vise entre autres à :




(i) instaurer entre le Mali et ses PTF un cadre de coopération décennale pour le


développement des infrastructures ;


(ii) recueillir les avis des partenaires sur le programme proposé ;


(iii) recueillir les intentions de financement des bailleurs de fonds et mobiliser les


ressources nécessaires pour la mise en œuvre du programme ;


(iv) instaurer un cadre de concertation, de suivi et d’évaluation du programme.




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IV. DIAGNOSTIC SOMMAIRE DU SECTEUR DES
TRANSPORTS

4.1. CADRE INSTITUTIONNEL ET RÉGLEMENTAIRE


4.1.1. CADRE INSTITUTIONNEL


Le Ministère de l’Equipement et des Transports (MET) est le département chargé de


l’administration et de la gestion du secteur des transports en général et des


infrastructures de transport en particulier. A ce titre, il a pour mission d’élaborer et de


mettre en œuvre la politique nationale dans les domaines de l’équipement et des


transports conformément au décret n°02 – 498/P-RM du 05 Novembre 2002, fixant


les attributions spécifiques des membres du Gouvernement du Mali.




Conformément à ce décret, les services et organismes relevant du MET sont au


nombre de 24, dont 4 services centraux, 3 services rattachés et 17 organismes


personnalisés.



4.1.1.1. SERVICES CENTRAUX




Les services centraux impliqués dans la gestion des infrastructures et équipements des


transports sont les suivants :




La Direction Nationale des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux


(DNTTMF) : Créée par l’ordonnance n° 05-009/P-RM du 09 mars 2005, cette


direction a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière


de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination et le


contrôle des services extérieurs, régionaux et rattachés et des organismes publics et


privés qui concourent à la mise en œuvre de la dite politique. Elle compte quatre (4)


divisions, un (1) service rattaché, un (1) service en staff, neuf (9) directions


régionales, sept (7) secteurs et six (6) entrepôts maritimes.


La Direction Nationale des Routes (DNR) : créée par la loi n° 02-057 du 16 décembre


2002, la DNR a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans le


domaine des routes et des ouvrages d’art et d’assurer la coordination et le contrôle de


l’activité des services et organismes publics et privés qui concourent à la mise en


œuvre de cette politique. Cette direction comprend deux (2) divisions, un (1) service


rattaché, neuf (9) Directions Régionales des Routes et vingt deux (22) Subdivisions


des Routes.




La Direction Nationale de la Météorologie (DNM) : créée par la loi n° 93-009 du 11


Février 1993, cette direction a pour mission l’observation et l’étude du temps, du


climat et des constituants atmosphériques de l’environnement en vue d’assurer la


sécurité des personnes et des biens et de contribuer au développement économique et


social du Mali par la fourniture des informations météorologiques appropriées à tous


les usagers.




La Direction Administrative et Financière (DAF) : créée par la loi n° 88-47/AN - RM


du 5 Avril 1988, elle a pour mission d’élaborer et de coordonner les éléments propres




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de la politique du département dans les domaines du personnel, du matériel et des


moyens financiers et de participer à la préparation et à la mise en œuvre de la


politique du Gouvernement dans les mêmes domaines. Elle comprend trois divisions.

4.1.1.2. SERVICES RATTACHÉS




La Cellule de Coordination du Projet d’Amélioration des Corridors de Transport


(C/PACT), créée en remplacement du Projet Sectoriel des Transports (PST) pour une


période intérimaire 2005-2008, a pour mission d’assurer la supervision et la


coordination de l’exécution de l’ensemble des Projets inscrits dans le PACT et la


préparation du second Projet Sectoriel des Transports (PST 2).




La Cellule de Planification et de Statistique (CPS), créée par l’Ordonnance n° 92-


052/P-CTSP du 5 Juin 1992 assure la mission centrale de planification et


d’information statistique au sein du département.




La Cellule des Travaux Routiers d’Urgence (CETRU), créée par la loi n° 03-029 du


21 Juillet 2003 a pour mission d’assurer l’exécution des travaux d’urgence et des


travaux d’entretien routier dans toutes les zones géographiques où l’entretien du


réseau routier n’est pas assuré par les entreprises privées.



4.1.1.3. ORGANISMES PERSONNALISÉS

- Etablissements Publics à Caractère Administratif (EPA)


L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) : créée par l’ordonnance n° 05-024/P


– RM du 27 septembre 2005, a pour mission de participer à l’élaboration des


éléments de la politique nationale en matière d’aviation civile et d’en assurer la mise


en œuvre et le suivi.




L’Institut Géographique du Mali (IGM) : créé par l’Ordonnance n° 00 – 009/P-RM du


10 Février 2000, a pour mission de participer à l’élaboration, à la mise en œuvre et au


suivi de la politique nationale en matière de cartographie et de topographie.




L’Autorité Routière (AR) : créée par la Loi N°00-051 du 4 août 2000, a pour mission


d’administrer les fonds destinés à l’entretien du réseau routier.


L’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE) : créée par


l’Ordonnance N°04-018/P-RM du 16 septembre 2004, est chargée d’assurer la gestion


des travaux d’entretien routier exécutés en entreprise.


- Société d’Etat


La Compagnie Malienne de Navigation (COMANAV) : créée par la loi n° 68-37/DL –


RM du 20 Juin 1968 a pour mission l’exploitation des transports fluviaux dans les


conditions prescrites par le Ministère chargé des transports.



- Etablissements Publics à Caractère Industriel et Commercial (EPIC)




La Société TRANSRAIL : créée en Octobre 2003 en remplacement des Régies des


Chemins de Fer du Mali et du Sénégal, est une Société commerciale à laquelle les




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deux Etats malien et sénégalais ont concédé l’exploitation de la voie ferrée Dakar –


Bamako.




Les Aéroports du Mali (ADM) : créés par l’Ordonnance n° 29/CMLN du 06 Juillet


1970 sont chargés de la gestion commerciale de tous les aéroports ouverts à la


circulation aérienne publique. La mise en concession des ADM est en cours.




La Société Navale Malienne (SONAM) : chargée de l’exploitation du trafic maritime


n’est plus opérationnelle depuis plusieurs années mais n’est pas encore dissoute.




La Compagnie Aérienne du Mali (CAM) : créée le 05 avril 2005, a pour mission la


desserte domestique, intra africaine et internationale.



- Etablissement Public à caractère Scientifique et Technologique (EPST)




L’Institut National de Formation en Equipement et en Transport (INFET) : créé par


l’ordonnance n°01 – 040/P – RM du 18 Septembre 2001, a pour mission d’assurer la


formation continue et de contribuer à la promotion de la recherche dans les domaines


des Travaux Publics, des Transports, du Bâtiment, de l’Urbanisme, de la


Cartographie et de la Mécanique.




Le Centre National de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et les Travaux


Publics (CNREX – BTP) : créé par la Loi n° 04- 026 du 16 juillet 2004, a pour


mission d’assurer la mise en œuvre de la politique nationale de recherche,


d’expérimentation et de vulgarisation dans les domaines du Bâtiment et des Travaux


Publics.



- Etablissements Publics à Caractère Professionnel (EPP)




Le Conseil Malien des Chargeurs (CMC) : créé par l’Ordonnance n° 99 – 036/P- RM


du 23 Septembre 1999, a pour mission l’organisation et la représentation


professionnelle des chargeurs maliens.




Le Conseil Malien des Transporteurs Routiers (CMTR) : créé par la loi n° 04 – 040 du


13 Août 2004, a pour mission l’organisation et la représentation professionnelle des


Transporteurs Routiers maliens.




L’Ordre des Ingénieurs Conseil du Mali : créé par la Loi N°97-028 du 20 Mai 1997,


est un groupement professionnel ayant la personnalité civile et l’autonomie financière


auquel sont obligatoirement affiliés les membres de la profession. Il a pour mission


de veiller à la stricte observation par ses membres de leurs devoirs professionnels et


du code de déontologie, de contribuer à la promotion de l’ingénierie et d’assister les


pouvoirs publics et populations en cas de besoin.


L’ Ordre des Géomètres – Experts : créé par la Loi N°97-026 du 20 Mai 1997, est un


groupement professionnel ayant la personnalité civile et l’autonomie financière auquel


sont obligatoirement affiliés les membres de la profession. Il a pour mission de veiller


à la stricte observation par ses membres de leurs devoirs professionnels et du code de


déontologie et d’assister les pouvoirs publics et populations en cas de besoin.





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- Association


L’Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public pour l’Emploi (AGETIPE) : est


une association créée le 07/03/1992 qui a pour mission de faire exécuter des travaux


publics ou d’utilité publique, les services d’utilité publique pour le compte des


personnes ou collectivités publiques, d’Associations reconnues d’utilité publique.




- Autre organisme


La Régie Administrative de Gestion de l’Activité d’Assistance en Escale (RAGAAE) :


organisme transitoire créé par Décision n°02-003/MET-SG du 21 Novembre le 2002


et qui a pour mission le traitement des passagers, des bagages, du courrier, du fret


aérien et de l’avion au sol, la préparation des vols et assistance opérationnelle au sol


et tous autres services annexes liés à l’assistance, demandés expressément par une


compagnie dans le cadre de l’exploitation de ses droits de trafic.




D’autres départements ministériels, notamment ceux de l’Agriculture, de


l’Hydraulique et de l’Environnement sont également impliqués dans la gestion du


secteur à travers le Programme National d’Infrastructures Rurales (PNIR) et les


organismes de développement rural (FIDA, Office du Niger, OHVN, PDRIK,…) et


l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN).

4.1.1.4. CADRE DÉCONCENTRÉ ET DÉCENTRALISÉ




Le territoire malien est administrativement subdivisé en 8 régions et le District de


Bamako, 49 cercles et 703 communes urbaines et rurales.




La gestion du secteur des transports et particulièrement des infrastructures est assurée


au niveau régional et local par les:


• services déconcentrés de l’Etat, notamment les Directions Régionales des Routes (9)


et les Directions Régionales des Transports Terrestres et fluviaux pour le niveau


régional (9); les Subdivisions des Routes (22) et les Secteurs des Transports (7) pour


le niveau local.


• organisations professionnelles tels que le Conseil Malien des Chargeurs et le


Conseil Malien des Transporteurs Routiers.


• collectivités décentralisées pour des actions limitées d’entretien et d’aménagement


de pistes rurales et voiries urbaines.

4.1.1.5. COOPÉRATION INTERNATIONALE


Dans le domaine des transports et particulièrement des infrastructures, la coopération


internationale du Mali s’inscrit dans le cadre des organisations suivantes : UEMOA,


CEDEAO, LIPTAKO – GOURMA, CILSS, OMVS, CEA, SSATP, NEPAD, CEN-


SAD et des Commissions mixtes de coopération bilatérales entre le Mali et les pays


voisins.




En effet, le Mali est impliqué dans la réalisation de plusieurs programmes de


construction et d’entretien de grands axes routiers transafricains (Transahélienne et


Transsaharienne) et de facilitation des transports, notamment le programme d’actions


communautaires des infrastructures et des transports routiers de l’UEMOA, le


programme routier du LIPTAKO – GOURMA, les programmes routiers CEDEAO et




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du Nouveau Partenariat Pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et le


programme de navigation fluviomaritime de l’OMVS.




Dans le cadre de la coopération sous - régionale CEDEAO, le Mali a signé la


Convention TIE relative à la réglementation du transport routier inter –Etats qui fixe


notamment la charge limite à l’essieu des véhicules à 11,5 tonnes et la Convention


TRIE qui institue un système de transit routier inter-Etats.




Par ailleurs, le Mali a conclu dans le cadre de la coopération bilatérale, des accords de


transport et de transit routiers avec la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, la Côte


d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, le Ghana, la Gambie et le Togo pour


l’amélioration de l’état des infrastructures, la facilitation des transports en transit et le


développement des échanges bilatéraux. Des entrepôts ont été construits dans les


zones franches cédées au Mali dans les différents ports maritimes concernés. Il s’agit


des entrepôts maliens au Sénégal (EMASE), en Mauritanie (EMAMAU), en Côte


d’Ivoire (EMACI), au Ghana (EMAGHA), au Togo (EMATO) et en Guinée


(EMAGUI).




Dans le cadre de la coopération internationale, le Mali a ratifié plusieurs conventions


relatives aux transports routiers, aériens et maritimes et à leur sécurité.

4.1.2. CADRE RÉGLEMENTAIRE



Au Mali, les transports sont régis aussi bien par la réglementation nationale que par


les accords et conventions bilatéraux et internationaux.




Réglementation nationale : Le Code du commerce (modifié suivant les dispositions de


l’OHADA), le Code du travail, le Code de la route, la loi organisant la profession de


transporteurs routiers et les lois sur le mouvement coopératif et associatif sont les


références en matière de création d'organismes de production de transport et


d’encadrement de l’activité de transport routier.




Ces différents codes et lois traitent, entre autres :


• de la liberté de prix


• de la liberté d’association


• des conditions d’accès à la profession de transporteur routier


• des professions d’intermédiaire


• des conditions de mises en circulation des véhicules routiers


• de la réglementation de la circulation et des transports.




S’agissant plus spécifiquement de la réglementation fiscale qui s’applique au transport


routier, elle inclut :


❑ les impôts


❑ les droits de douanes


❑ le droit de traversée routière


❑ les frais de mise en circulation des véhicules


❑ les taxes municipales.




Réglementation internationale : Au plan bilatéral, le Mali a conclu avec les pays de la


sous-région avec lesquels il a des échanges routiers, des accords de transport et de




14 14

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14


transit routiers.




Au plan sous - régional, des conventions ont été signées dans le cadre de la CEDEAO.


Ces conventions ont pour but de faciliter le transport routier dans la sous-région


CEDEAO. Il s’agit principalement de la Convention TIE et de la Convention TRIE.


La première a trait à la réglementation du transport routier inter-Etats et fixe


notamment la charge limite à l’essieu à 11,5 tonnes et la deuxième institue un système


de transit routier inter-Etats.




Au plan international, le Mali a ratifié plusieurs conventions relatives aux transports et


à la sécurité. Au total, l’activité transport est régie au Mali par une quarantaine de


textes.




4.2. OFFRE DE TRANSPORT

Le transport au Mali est effectué par cinq (5) modes : la route, le fer, le fleuve, l’air et


la mer. Le marché des transports au Mali est une grande chaîne constituée de deux


maillons fondamentaux:




(i). le maillon de transport intérieur ou national composé des segments


suivants :




. le segment de transport infra – régional ou rural, pour le désenclavement des


villages et des communes par rapport aux chefs lieux de cercle et aux


marchés de production;


. le segment de transport intra – régional ou régional, pour le désenclavement


des chefs lieux de cercle par rapport aux chefs lieux de région et aux marchés


de consommation ou de commercialisation;


. le segment de transport inter – régional ou national, pour le désenclavement


des chefs lieux de région entre eux et par rapport aux grands marchés de


consommation ou de commercialisation comme la capitale du pays, Bamako.




(ii). le maillon de transport extérieur ou international composé des


segments suivants :




. le segment de transport inter – état, pour le désenclavement du Mali par


rapport aux pays voisins;


. le segment de transport de transit, pour le désenclavement du Mali par


rapport aux pays d’outre mer.




L’offre de transport comprend deux composantes indissociables pour un transport


efficace:




- (i). les infrastructures et les équipements associés (gares, ports, etc), offrant


l’accessibilité;


- (ii). les moyens constitués de matériels roulants (véhicules légers et lourds,


cycles, etc), offrant la mobilité.





15 15

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15




4.2.1. LES INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS



4.2.1.1. INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS ROUTIERS

4.2.1.1.1. INFRASTRUCTURES ROUTIERES


Le réseau routier classé du Mali compte 89.024 km, dont 14.102 km de routes


nationales (15,8%) ; 7.052 km de routes régionales (8%); 28.929 km de routes locales


(32,5%) et 38.941 km de routes communales (43,7%). Ce réseau, classé en fonction


de la nouvelle décentralisation du pays, a été élaboré pour permettre le


désenclavement total du territoire malien, c'est-à-dire des 8 régions administratives,


du District de Bamako, des 49 cercles, des 703 communes et des 11725 localités du


Mali. La densité routière correspondante est de 7,17 km/100 km². Il est détaillé par


catégorie routière dans le tableau 4.1 ci – après.


Tableau 4.1




Code Désignation Nombre de


liaisons


Longueur


(km)


Observation


RN Routes Nationales 44 14 102


RR Routes régionales 40 7 052


RL Routes Locales 836 28 929


RC Routes Communales 3 701 38 941


Total 4 621 89 024


Source : CDMT 2005



1°. LES INVESTISSEMENTS ROUTIERS REALISES


En 2005, les investissements routiers réalisés au Mali comptent 16 490 Km de routes


et pistes améliorées, soit les 18,5% seulement du réseau total classé, dont 3748 km de


routes bitumées (22,7%), 1834 Km de routes en terre moderne (11,1%) et 10 908 Km


de pistes améliorées (66,2%). Ce qui signifie que les 81,5% du réseau nécessaire au


désenclavement total du pays restent à aménager, soit 72 574 km. Les investissements


routiers urbains comptent 890 km dont 188 km de routes bitumées à une et deux


chaussées (21%) et 702 km de pistes améliorées. Les cartes du réseau aménagé du


Mali et du District de Bamako sont présentées ci – après.




La densité routière réelle actuelle est de 1,33 km/100 km², soit 18,5% de la densité


cible (7,17 km/100 km²). Elle est donc parmi les plus faibles du monde et de la sous-


région (3,1 km/100 km² pour la CEDEAO et 4,7 km/100 km² pour le continent


africain).



1.1. Evolution des investissements routiers




De 1960 à 2005, les investissements routiers réalisés au Mali sont passés de 870 à


16490 km de routes et pistes améliorées, avec un taux d’accroissement moyen de


6,8% par an, dont 5,3% pour les routes bitumées, 7,5% pour les routes en terre


moderne et 7% pour les pistes améliorées. En 2005, le capital routier malien est




16 16

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16


estimé en valeur actuelle à 950 milliards de francs CFA, dont plus de 50% pour les


routes bitumées.


La période de forte croissance se situe entre 1960 et 1970 pour les routes bitumées


avec un taux d’accroissement moyen annuel de 16% pour plus de 126 km de routes


construites par an, et pour les pistes améliorées avec un taux d’accroissement moyen


annuel de 14,6% pour 145 km de pistes construites par an. Pour les routes en terre


moderne, cette période se situe entre 1980 et 1990 avec taux d’accroissement moyen


annuel de 13,8% pour 80 km de routes construites par an.




Au cours des 5 dernières années, les performances annuelles en matière de


construction routière au Mali sont de 175 km pour les routes bitumées, 87 km pour


les routes en terre moderne et 953 km pour les pistes améliorées. Ces performances


tiennent comptent des pistes récemment transférées par la CMDT à la DNR (près de


2000 km).




En résumé, en 45 ans, le Mali a construit 15620 km de routes toutes catégories


confondues, soit en moyenne 347 km par an, dont 75 km de routes bitumées, 41 km


de routes en terre moderne et 231 km de pistes améliorées. La densité routière quant à


elle, est passée de 0,07 à 1,33 km/100km² ; soit une augmentation de 1,26 en 45 ans.




L’évolution du capital routier malien par catégorie routière est présentée dans le


tableau 4.2 ci – après.




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17



Tableau 4.2


Code Catégorie route Années Observa


tions 1960 1970 1980 1990 2000 2005






A


Routes bitumées


Longueur km 370 1634 1760 2305 2871 3748 Urbaines =


188km


Accrois. km 0 1264 126 545 566 877


Accrois. Total % 341,6 7,7 31 24,5 30,5


Accrois. moyen


annuel période %


5,3


max = 16% de


1960 à 1970








B


Routes en terre


moderne




Longueur km 0 0 300 1096 1397 1834


Accrois. km 0 0 0 796 301 437


Accrois. Total % 0 0 0 265,3 27,5 31,3


Accrois. moyen


annuel période %




7,5


max =


13,8% de 1980


à 1990








C


Pistes améliorées


Longueur km 500 1950 2950 4350 6144 10908 Urbaines =


702km


Accrois. km 0 1450 1000 1400 1794 4764


Accrois. Total % 0 290 51,3 47,46 41,2 77,5


Accrois. moyen


annuel période %




7,0


max =


14,6% de 1960


à 1970






A+B+C


Total réseau


Longueur km 870 3584 5010 7751 10412 16490 Urbaines =


890km


Accrois. km 0 2714 1426 2741 2661 6078


Accrois. Total % 0 312 40 55 34 58


Accrois. moyen


annuel période %




6,8


max =


15,2% de 1960


à 1970


Source : DNR/Consultant




1. 2. Etat actuel des investissements routiers


L’état actuel des investissements routiers est jugé satisfaisant dans la mesure où, le


réseau principal constitué de routes bitumées et en terre est bon à 66%, dont 69% pour


les RB et 59,2% pour les RTM; passable à 28%, dont 27,5% pour les RB et 29,2%


pour les RTM et mauvais à 6% seulement, dont 3,5% pour les RB et 11,6% pour les


RTM. Les pistes améliorées constituent le point noir du capital routier car jugées


mauvaises à 95% et passables seulement à 5%.




Les routes bitumées représentent : 70% des investissements en bon état, 49% en état


passable et 1% en mauvais état.




Les routes en terre moderne représentent : 30% des investissements en bon état, 25%


en état passable et 2% en mauvais état.




Les pistes améliorées quant à elles représentent : 26% des investissements en état


passable et 97% en mauvais état.







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18


Globalement, le réseau aménagé est donc bon et passable à 35% et mauvais à 65%.


L’état actuel des investissements routiers est détaillé dans le tableau 4.3 ci – après.




Tableau 4.3


Catégorie route


Etat actuel Total réseau


Bon Passable Mauvais


km % km % km % km %
Routes


bitumées (RB)
km 2584,2 70,4 1032,4 48,7 131,4 1,2 3748 22,7


% 69 - 27,5 - 3,5 - 100 -
Routes en


terre moderne


(RTM)


km 1084,8 29,6 535,6 25,3 213,6 2 1834 11,1


% 59,2 - 29,2 - 11,6 - 100 -


Total RB et


RTM
km 3669 100 1568 74 345 3,2 5582 33,8


% 66 - 28 - 6 - 100 -
Pistes


améliorées


(PA)


km 0 - 552 26 10356 96,8 10908 66,2


% 0 - 5 - 95 - 100 -


Total capital


routier
km 3669 100 2120 100 10701 100 16490 100


% 22,2 - 12,8 - 65 - 100 -


Source : DNR/Consultant





1. 3. Capacités physiques des investissements




Selon une récente étude sur la classification technique des routes et pistes améliorées


au Mali, les capacités physiques moyennes minimales des routes et pistes améliorées


sont indiquées dans les tableaux 4.4 et 4.5 ci – après.






Capacités physiques moyennes minimales des routes bitumées :




Tableau 4.4



Types


chaussées
Nbre


de


voies




Largeur


chaussée


en m


Capacité physique moyenne
Observations véhic/jour
Tonnes/an


en 106


Passagers/an


en 106






Unique




2






6




6 000




13 - 20




40 - 80




PL= 20 – 30t


VL= 25-50p


-% PL retenus =


10% - pour 2


chaussées


30% – pour 1


chaussée




2






7




7 000




15 - 23




45 - 90




Double




4






14


25 000




18 - 27




205 - 410


Source : CONSULTANT/Etude de la classification technique des routes et pistes améliorées au Mali


2005 (BIMAN).




19 19

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19






Capacités physiques moyennes minimales des routes en terre et pistes améliorées:




Tableau 4.5





chaussées


uniques


Catégo


rie


route


Nbre


de


voies




Largeur


chaussée


en m


Capacité physique moyenne
Observations véhic/jour
Tonnes/an


en 106


Passagers/an


en 106








Routes


en terre


moderne




1




2








6






880






1,50- 1,90






2,25 – 4,50






PL= 15- 20t


VL= 10-20p


-% PL retenus


= 30%


2




2






6




660






1,10- 1,50






1,70- 3,40










Pistes


amélio


rées






1






2




5


270




0,50 - 0,75




0,25-0,50






PL= 10- 15t


VL= 5-10p


-% PL retenus


= 50%




2a






2




5


160




0,30-0,45




0,15-0,30




2b






2




5


100




0,20-0,30




0,10-0,20


Source : CONSULTANT/Etude de la classification technique des routes et pistes améliorées au Mali


2005 (BIMAN).





1.4. Le trafic routier actuel




Les trafics routiers actuels, résultant des comptages routiers et de certaines études


spécifiques se résument comme suit :




Pour les routes bitumées : sur les tronçons interurbains, le trafic varie de 50 à plus de


1000 véhicules par jour et sur les tronçons suburbains, notamment ceux de Bamako, la


capitale, le trafic varie de 2.000 à 4.000 véhicules par jour. Sur les tronçons bitumés


les plus circulés de Bamako, le trafic varie de 4.000 à 30.000 véhicules par jour.




Pour les routes en terre moderne : le trafic varie de 40 à plus de 200 véhicules par


jour sur les tronçons interurbains et de 100 à 500 véhicules par jour sur les tronçons


suburbains et urbains.




Pour les pistes améliorées : le trafic varie de moins de 5 à 50 véhicules par jour sur


les tronçons interurbains et de 20 à 100 véhicules par jour sur les tronçons suburbains


et urbains.




D’une manière générale, les différentes plages de trafic rencontrées sur le réseau


routier malien sont indiquées dans le tableau 4.6 ci – après.




20 20

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20






Tableau 4.6


Catégorie


route




Tronçon


Plage trafic


en


véhicule/jour


%


véhicule


lourd


Taux


accroissement


moyen annuel en


%




Obser


vations


plage moyen




Route bitumée


Interurbain 50 -1 000 30-50 4 -10 7


suburbain 2 000-4 000 15-25 4 -10 7 Bamako


urbain 4 000-30 000 5-10 2 - 4 3 Bamako


Route en terre


moderne


Interurbain 40-200 20-30 3 -7 5


Suburbain/urbain 100-500 20-30 3 -7 5


Piste améliorée Interurbain 5-50 35-70 3 -7 5


Suburbain/urbain 20 - 100 35-70 3 -7 5


Source : Etude de la classification technique des routes et pistes améliorées au Mali 2005 (BIMAN).






De ce tableau, il ressort que le trafic actuel sur le réseau routier malien est caractérisé


par un pourcentage relativement élevé de poids lourds.





1.5. L’exploitation des routes au Mali




L’exploitation des routes au Mali est assurée par des transporteurs marchands et non


marchands qui sont généralement peu soucieux de l’état du capital routier. En effet, si l’Etat


malien a déployé de gros moyens pour sécuriser les transports sur les routes,


notamment par la construction, l’entretien et l’équipement (signalisations, barrières de


pluies...), les usagers en général se soucient peu des simples règles de bonne conduite


vis à vis de la chose publique ; le code de la route est très souvent bafouée avec pour


conséquence :




(i)- des accidents souvent mortels : le nombre d’accidents routiers est passé de 2423


en 1994 à 6802 en 2002, soit une augmentation de près de 14% par an. En 2004, le


nombre d’accidents a chuté à 1637, soit une baise de 76% en deux ans.




Cependant, malgré cette tendance à la baise du nombre d’accidents routiers, le


nombre de personnes tuées sur les routes maliennes par an augmente ; passant de 72


en 1994 à 154 en 2002, soit plus du double. En 2003, il était de 127, soit une


augmentation moyenne de 6,5% par an par rapport à 1994; dénotant ainsi l’insécurité


grandissante sur les routes maliennes.




(ii)- des surcharges de véhicules lourds avec des essieux chargés à 20 tonnes contre


une norme de 11,5 tonnes (les 2/3 du parc semi-remorques sont concernés) et sur les


axes principaux (axes internationaux) avec pour conséquence la destruction


systématique et prématurée des routes, se traduisant par des interventions anticipées


de reconstruction ou de réhabilitation très onéreuses pour l’état.




L’application rigoureuse du code de la route, les campagnes de vérifications des


charges à l’essieu, la gestion efficace des banques de données routières et de


transports permettront une meilleure exploitation du réseau routier pour le bien de la


collectivité toute entière. Ces dispositions doivent être appuyées par la sensibilisation




21 21

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21


périodique par voie médiatique et la formation des transporteurs et conducteurs


routiers et l’amélioration de la qualité des contrôles routiers (police, gendarmerie,


douanes).

1.6. Les corridors routiers internationaux




Le Mali possède plus de 28 corridors terrestres d’une longueur totale de 37859 km,


dont 10838 km sur le territoire malien. Les corridors routiers sont au nombre de 21 et


totalisent plus de 32398 km, dont 8777 km au Mali. Les corridors routiers ont drainé


en 2004 près de 2,2 millions de tonnes de marchandises, soit 90% du trafic total


international du pays, les 10% restants revenant au corridor ferroviaire Bamako –


Dakar. Ils sont indiqués dans le tableau en annexe 2.




Les corridors mixtes route/rail sont au nombre de 4 et totalisent 4873 km, dont 1700


km au Mali.




Les principaux corridors routiers sont :




●axe Bamako – Bougouni – Sikasso - Abidjan: dont l’entretien périodique du tronçon
Faladiè –Bougouni vient de démarrer et celui du tronçon Bougouni – Sikasso en


instance de démarrage;




●axe Bamako – Bougouni – Sikasso – Koloko –Lomé : entièrement bitumé ;


● axe Bamako – Kayes – Dakar : dont le bitumage du tronçon Didiéni – Dièma (180
km) a démarré en mai 2005 et celui du tronçon Kayes – kidira (90 km) en voie


d’achèvement;




●axe Bamako – Conakry: dont le bitumage est en voie d’achèvement ;


●axe Bamako – Nioro – Nouakchott: dont le bitumage du tronçon en terre Dièma –
Nioro (100 km) a démarré en octobre 2004;




● axe Bamako – Kouri – Lomé: entièrement bitumé ;


● axe Bamako – Kouri – Téma: entièrement bitumé ;


●axe Mopti – Kouri – Lomé: entièrement bitumé ;


●axe Mopti – Kouri – Téma: entièrement bitumé ;


● axe Mopti – Koutiala – Sikasso - Abdjan: entièrement bitumé ;


● axe Ségou – Koutiala – Sikasso - Abdjan: entièrement bitumé ;


● axe Ségou– Kouri – Lomé: entièrement bitumé ;


● axe Ségou– Kouri – Téma: entièrement bitumé ;




22 22

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22


● axe Gao – Niamey– Cotonou: dont le bitumage du tronçon malien (205 km) vient
de démarrer ;




● axe Gao – Kidal – Bouressa – Tinzaouaten –Alger: dont le bitumage du tronçon
Gao – Bourem (100 km) en instance de démarrage ; Bourem - Kidal – Bouressa –


Tinzaouaten – Fre Algérie (553 km) étant une piste une piste en mauvais état ;




● axe Mopti – Sévaré – Bandiagara - Bankass – Koro – Téma: dont le bitumage du
tronçon en terre Bandiagara - Bankass – Koro – Fre Burkina (157 km) est envisagé ;




● axe Bamako – Kati – Kita – Kéniéba – Saraya - Dakar: dont le bitumage du tronçon
Kati – Kita (180 km) vient de démarrer et celui des tronçons Kita - Sokokofata (38


km) et Sokokofata - Kéniéba – Saraya - Fre Sénégal (277 km) en instance de


démarrage.



1.7. Normalisation routière


Après 45 ans d’indépendance, le Mali ne dispose jusqu’à ce jour d’aucunes normes


routières ; les normes utilisées en la matière étant des normes étrangères en particulier


les normes françaises, anglaises, allemandes, russes et américaines.




La récente étude sur la classification technique des routes au Mali qui vient de


s’achever a mis en évidence cette lacune et préconiser la création de normes routières


propres au Mali à moyen terme. Cependant, en attendant de disposer de normes


routières propres, l’étude a proposé des caractéristiques techniques et géométriques


pouvant être appliquées dans la conception des routes et ouvrages d’art routiers au


Mali. Le décret y afférent est en cours d’approbation.




La nécessité pour le Mali, de disposer de ses propres normes routières, permettant de


faire les meilleurs choix techniques et par conséquent des économies importantes sur


les coûts de construction et d’entretien routiers, s’impose donc logiquement.



2°. L’ENTRETIEN DES ROUTES AU MALI




2.1. Evolution et performance globale de l’entretien routier




Au cours des quatre dernières décennies, l’entretien routier au Mali a été marqué par


les étapes suivantes :



Décennie 1960 - 1970


Cette décennie est celle des investissements routiers intensifs. En effet, 42% des


routes bitumées, constituant le capital routier le plus important, ont été réalisées dans


cette période. Le réseau routier étant neuf, l’entretien routier, limité essentiellement à


des travaux d’entretien courant réalisés en régie par les Services des Travaux Publics,


a fonctionné de façon relativement satisfaisante.


Décennie 1970 – 1980



Cette décennie est marquée par un essoufflement des investissements routiers avec


moins de 1% du réseau bitumé réalisé et un vieillissement du premier réseau bitumé.




23 23

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23




Les trois projets routiers conclus avec la Banque Mondiale durant cette période ont


porté sur la construction de pistes agricoles (coton , arachide et mil), la reconstruction


de routes (Faladiè – Ségou), l’acquisition de matériels des TP, l’assistance technique


et la formation du personnel.




C’est donc à partir de cette décennie que les problèmes d’entretien routier se sont


posés avec acuité face aux besoins de plus en plus croissants d’entretien courant et


périodique, à l’insuffisance des ressources financières, des moyens humains et


matériels, à l’inexpérience et aux faibles rendements des équipes d’entretien.




Pour faire face à ces problèmes et améliorer de façon durable la gestion de l’entretien


routier, des mesures d’ordre institutionnel, financier et matériel ont été prises.




Ces mesures sont les suivantes:




a. Restructuration de la DNTP pour la rendre plus opérationnelle : Divisions
centrales, Direction Nationale et Arrondissements des Ponts et Chaussées et


Subdivisions des Travaux Publics ;


b. Création d’un parc de matériel central (grosses interventions) et de parcs
territoriaux chargés des premiers échelons de travaux d’entretien.


c. Mise en place d’un système de comptabilité analytique des travaux, pour
l’analyse des quantités et des coûts des travaux réalisés (1974 –75).


d. Manuel de l’entretien routier au Mali (y compris la nomenclature des tâches de


l’entretien routier).


e. Acquisition de matériels des travaux publics et recrutement de personnels.


f. Création d’un Fonds Routier de première génération.




Cependant, malgré ces nouvelles dispositions, il y’a lieu de souligner que cette


période a été marquée par le manque de liquidité des ressources du Fonds Routier qui


était alors alimenté par les compte chèques postaux (CCP), conséquence de la
dégradation générale des finances publiques à cette époque.



Par ailleurs, le Fonds Routier étant un budget annexe du budget d’Etat, les contraintes


de procédures financières ont été telles qu’il a souvent été observé des retards


importants dans la mise en place des crédits budgétisés (crédits disponibles seulement


en Mars-Avril de l’année) avec comme corollaire des retards importants dans


l’exécution des programmes de travaux d’entretien.




L’ensemble de ces facteurs explique les faibles performances de l’entretien routier


(taux de réalisation des programmes inférieur à 70%) et l’état de dégradation avancé


du réseau routier à la fin de cette décennie malgré les gros efforts déployés.


Décennie 1980 – 1990




Cette décennie est la période d’investissement routier la plus intense après la première


décennie. En effet, pendant cette période, des investissements routiers importants ont


été réalisés en régie et à l’entreprise, notamment la route Sévaré – Gao. Pendant ce


temps, le réseau routier existant continuait à se dégrader faute d’entretien adéquat,


l’entretien périodique nécessaire n’ayant jamais été réalisé à temps. Le niveau de




24 24

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24


dégradation du réseau et particulièrement du réseau bitumé a atteint un seuil tel que


des travaux de reconstruction ont été nécessaires (Bamako –Bougouni notamment).




C’est donc compte tenu de ce constat amer, que les autorités maliennes ont conclu


avec la banque Mondiale et d’autres partenaires multilatéraux et bilatéraux les 4° et 5°


projets routiers.




Le 4° projet routier était essentiellement un projet d’entretien routier et


particulièrement d’entretien courant avec quelques renouvellements de matériels. Il


était conjointement financé par l’IDA et la Coopération Suisse et malgré tous les


efforts déployés, le taux de réalisation des programmes n’a guère dépassé les 65% à


cause essentiellement de :




- l’insuffisance et le retard dans la mise en place des crédits d’entretien ;
- l’insuffisance de matériels fiables à cause de nombreuses pannes et du manque de


pièces détachées ;


- manque de motivation du personnel d’exécution et d’encadrement etc.


Le 5° projet routier qui a suivi devrait renforcer les acquis du projet précédent. En


effet, ce projet mettait un accent particulier sur l’entretien courant des routes financé


entièrement par l’Etat et réalisé entièrement en régie par les unités des Travaux


Publics et l’entretien périodique financé pour plus de 90% par l’IDA et réalisé en


régie (SRR pour Faladiè – Ségou et STN pour Bougouni – Yanfolila) et à l’entreprise.




Malgré les difficultés rencontrées, ce projet a permis d’atteindre des performances de


l’entretien routier dans tous les domaines.




En effet, le niveau des crédits d’entretien s’est nettement amélioré avec


l’augmentation du niveau des ressources du Fonds Routier avant le démarrage du


projet en 1987 et leur mise en place a été accélérée. Toutefois, le niveau des crédits


alloués à l’entretien routier est resté inférieur au niveau requis.




Par ailleurs, à la fin de cette décennie et du fait des politiques d’ajustement structurel


engagées par l’Etat malien et du manque de liquidité du Trésor Public (CCP), le


Fonds Routier a été réintégré au Trésor Public et l’entretien routier inclus dans le


Budget Spécial d’Investissement (BSI) avec les rigueurs et la lourdeur de la


comptabilité publique, incompatibles avec l’urgence qui caractérise les travaux


d’entretien routier. Cette situation a ainsi freiné les élans et altéré les performances.




La gestion et la disponibilité du matériel se sont nettement améliorées grâce à


l’acquisition rapide des pièces détachées par une centrale d’achat et à une meilleure


programmation de l’utilisation du matériel en fonction des besoins réels d’utilisation


résultant des programmes de travaux d’entretien.




La motivation du personnel chargé de l’entretien routier, permettant d’améliorer les


rendements n’a pas été effective. Cet état de fait a donc joué négativement sur la


productivité des unités opérationnelles.




Malgré cela, les résultats obtenus sont globalement satisfaisants et se résument


comme suit :




25 25

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25


- Le taux de réalisation des programmes d’entretien courant est de plus de 70%. Ce
taux aurait été meilleur n’eut été la mauvaise programmation des travaux


d’entretien. En effet, les budgets d’entretien routier ont été adoptés sur la base de


programmes de travaux préparés aux mois de Mars – Avril de l’année budgétaire


précédente. Environ un an de décalage existait donc entre le programme


prévisionnel des travaux budgétisé et le programme réel exécuté par les unités


opérationnelles. Compte tenu du fait que les dégradations des routes augmentent


avec le temps et par conséquent le volume des travaux, cette situation s’est


traduite donc par un déficit budgétaire de fait, lequel ne pouvait être comblé que


par une rallonge budgétaire souvent inaccessible.




- Pour l’entretien périodique des routes bitumées, le taux de réalisation des
programmes a atteint 80% pour le SRR sur Faladiè – Ségou, où les performances


ont atteint et même dépassé celles des entreprises similaires.




- Pour l’entretien périodique des routes en terre, le taux de réalisation des
programmes est resté inférieur à 50% pour le STN sur la route Bougouni –


Yanfolila, où les rendements n’ont pas comblé les espoirs.




En résumé, la fin de cette décennie a été marquée par les problèmes suivants :




- insuffisance des crédits d’entretien et retard dans leur mise en place ;
- inadéquation des programmes de travaux et des budgets adoptés ;
- manque de motivation du personnel d’exécution et de gestion mal payé ;
- insuffisance et vétusté du matériel ;
- insuffisance de personnel qualifié.

Décennie 1990 – 2000 et après




Cette période est caractérisée par un renforcement de la prise de conscience par les


autorités maliennes du rôle majeur de l’entretien des infrastructures de transports et


particulièrement des infrastructures routières sur les performances économiques du


pays.




En effet, pour juguler les problème posés à la fin de la décennie précédente et pour


améliorer les performances de l’entretien routier face à la dégradation continue du


réseau routier, le Gouvernement malien a adopté en Novembre 1993 une Déclaration


de Politique Générale dans le Secteur des Transports (DPGST).




Cette déclaration de politique générale vise l'amélioration de l'efficacité du


fonctionnement à moyen et long termes du secteur des transports par


l'approfondissement des actions tendant à développer sur une base saine la concurrence


entre modes et entreprises de transport et l'amélioration de l'état des infrastructures


existantes notamment routières et ferroviaires par une politique adéquate d'entretien et la


poursuite du désenclavement.




Pour l’entretien routier, les objectifs visés par cette politique sont :




- la réorganisation de l’entretien routier et de son mode d’exécution;
- le développement des capacités internes de gestion de l’entretien routier;




26 26

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26


- la mise en place d’un mécanisme fiable de financement de l’entretien routier par la
commercialisation du service de la route ;


- la privatisation de l’entretien routier (courant et périodique) ;
- la création d’une agence d’exécution des travaux d’entretiens routiers.


L’application de cette politique s’est concrétisée en 1994 par la conclusion avec la


Banque Mondiale du premier Projet Sectoriel des Transports du Mali (PST) qui s’est


achevé le 31 Décembre 2004.




Ce projet met un accent particulier sur l’entretien courant et périodique des routes


mais aussi et surtout sur leur réhabilitation pour combler le déficit d’entretien


périodique. En effet, de 1995 à 2004, il a permis de réaliser annuellement l’entretien


courant de près de 9000 km de routes et pistes pour un montant total de 47 527


millions de FCFA entièrement financés sur ressources locales.


Le PST a permis également de réaliser un important programme de travaux


d’entretien périodique et de réhabilitation de 4242 km de routes et pistes pour un coût


total de plus de 163 000 millions de FCFA et l'achat de 4 bacs de traversée pour 1 105


millions de FCFA.




D’une manière générale, la réalisation de cet important programme d’entretiens et de


réhabilitation a permis d’améliorer l’état général du réseau routier principal qui est


globalement satisfaisant comme l’atteste le tableau 4.3 ci – dessus.




En conclusion générale, on peut dire qu’au cours des 45 premières années


d’indépendance, les performances opérationnelles globales de l’entretien routier au


Mali sont mitigées, les résultats obtenus, malgré les avancées, n’ayant pas comblé les


attentes. Les problèmes rencontrés par l’entretien routier au cours des dernières


décennies ont donc très peu varié d’une période à l’autre et se résument comme suit :




- insuffisance, voire le manque de planification de l’entretien routier ;
- mauvaise programmation des travaux d’entretien routier ;
- insuffisance des crédits alloués à l’entretien routier ;
- retard dans la mise en place des crédits alloués ;
- insuffisance du matériel d’entretien ;
- insuffisance institutionnelle et de personnel qualifié ;
- insuffisance de suivi et de contrôle des travaux ; etc.



2.2. Privatisation de l’entretien courant




La privatisation de l’entretien courant des routes, prévue dans la Déclaration de


Politique Générale dans le Secteur des Transports (DPGST) et confirmée par le PST 1


est devenue totale en 2002.




En effet, jusqu’en Juillet 2002, date de mise en place de l’Autorité Routière, les


travaux d’entretien courant ont été réalisés conjointement en régie « contractuelle »


par les Subdivisions des Travaux Publics et à l’entreprise. De juillet 2002 à ce jour,


les travaux d’entretien courant sont réalisés uniquement à l’entreprise.





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27


Toutefois, il y’a lieu de souligner qu’en l’absence d’une agence d’exécution


spécialisée dont l’AGEROUTE qui vient d’être créée, la DNR, maître d’ouvrage a


assumé la mission d’agence d’exécution. Cependant, pour éviter les lourdeurs


administratives qui caractérisent les finances publiques et diligenter l’exécution des


travaux d’entretien, la DNR a passé au titre des programmes d’entretien 2002 et 2003,


des conventions de délégation de maîtrise d’ouvrage avec les agences d’exécution


existantes non spécialisées en entretien routier, notamment l’AGETIPE et


l’AGETIER.




Par ailleurs, compte tenu des spécificités des régions du nord, caractérisées par un


enclavement notoire, du matériel d'entretien courant a été acquis pour les services


régionaux des routes concernés pour un montant de 3.347 millions de FCFA. Après


l’audit technique de la composante routière du PST en 1998 et les enseignements


négatifs qui en découlèrent relativement à l’exécution des travaux d’entretien courant


en régie, la privatisation des travaux d’entretien courant est devenue totale en 2002.




Cependant, pour assurer efficacement les interventions d’urgence sur le réseau routier


et garantir la réalisation des travaux d’entretien courant des routes dans les régions


nord du pays où l’intervention des entreprises peut s’avérer non rentable, la CETRU a


été créée et le matériel des services régionaux des routes du nord fut transféré à cette


dernière à cet effet.




L’audit technique des travaux d’entretien courant des routes, réalisés en MOD au titre


de l’exercice 2004 a montré par ailleurs, que dans la région de Kidal, l’entreprise


adjudicataire du marché a sous-traité les 100% des travaux. Ce qui constitue en fait


une régie - entreprise et met en évidence l’incapacité de certaines entreprises locales à


réaliser elles-mêmes les travaux par manque de matériels et de personnel qualifié. En


outre, l’insuffisance de contrôle et de suivi des travaux d’entretien, la nécessité


d’améliorer la qualité des travaux et de faire les audits techniques au moment de


l’exécution des travaux d’entretien ont été mises en évidence.






Toutefois, il y’a lieu de souligner que dans les régions du nord, en particulier celle de


Kidal, le problème routier ne se pose pas en terme d’entretien, car il n’y a pas de


routes dans cette région, mais en terme de réhabilitation des quelques pistes


améliorées complètement ou partiellement détruites et de construction de nouvelles


routes. Kidal est en effet, la seule région du pays qui ne bénéficie actuellement


d’aucune infrastructure routière pérenne.




En tout état de cause, la réussite de la privatisation passe avant tout par la


planification et l’élaboration de programmes d’entretien fiables, la création ou la


disponibilité d’entreprises compétentes et dotées de capacités matérielle et financière


suffisances. Ce qui n’est pas le cas actuellement au Mali.




L’idée généralement répandue comme solution idoine est la passation de contrats


pluriannuels d’entretien courant. Cette idée bien qu’intéressante se traduirait par la


création d’un monopole de fait de quelques entreprises incompétentes qui


s’installeront sur un marché prometteur, qui a plus que jamais besoin de compétitivité


pour s’épanouir.





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28


La solution optimale serait plutôt d’encourager l’émergence d’entreprises fiables et


efficaces ou le regroupement d’entreprises permettant d’améliorer leurs capacités


d’exécution et de financement propre sur un marché ouvert et compétitif. Par ailleurs,


un audit de la privatisation des travaux d’entretien courant, permettant de juger de


l’efficacité de la stratégie adoptée est nécessaire à terme, lorsque l’Autorité Routière


aurait atteint sa vitesse de croisière en terme de financement et que l’AGEROUTE


aurait été opérationnelle.




Un audit de la CETRU, seule unité de régie opérationnelle dans le domaine, est


également nécessaire à terme, car il est tout à fait illusoire de maintenir dans la


situation actuelle un organe dont la rentabilité ou du moins l’efficacité socio-


économique globale n’est pas démontrée.


3°. FINANCEMENT DES ROUTES AU MALI



3.1. Evolution générale




De 1982 à 2004, les financements mobilisés pour l’investissement et l’entretien


routiers au Mali sont évalués à 457 milliards de FCFA, soit une moyenne annuelle de


20 milliards de FCFA, dont 281,4 milliards de FCFA (61,5%) pour l’investissement


(construction, réhabilitation et études) et 175,6 milliards de FCFA (38,5%) pour


l’entretien (courant – 73,2 milliards de FCFA et périodique - 102,4 milliards de


FCFA). Les financements extérieurs sont évalués à 325,4 milliards de FCFA (71%) et


les financements intérieurs à 131,6 milliards de FCFA (29%). Au cours de ces 23


dernières années, la croissance moyenne annuelle des financements mobilisés a été de


6,7%, dont 6,2% pour le financement intérieur et 6,9% pour le financement extérieur.


3.2. Evolution récente




Au cours des cinq (5) dernières années (2000 – 2004), les financements mobilisés sont


évalués à 193,5 milliards de FCFA, soit une moyenne annuelle de près de 39


milliards de FCFA (avec une pointe de 57 milliards de FCFA en 2003), dont 151,5


milliards de FCFA (78%) pour l’investissement (construction, réhabilitation et études)


et 42 milliards de FCFA (22%) pour l’entretien (courant – 29 milliards de FCFA et


périodique - 13 milliards de FCFA. Les financements extérieurs sont évalués à 144,1


milliards de FCFA (74,5%) et les financements intérieurs à 49,4 milliards de FCFA


(26%). La croissance moyenne annuelle des crédits mobilisés est de 6,1% (max 20,5%


entre 2000 et 2003), dont 19,4% pour le financement intérieur et 1,4% pour le


financement extérieur. Par rapport aux deux dernières décennies, on constate donc un


tassement du financement global avec une tendance à la baisse du financement


extérieur pendant que le financement intérieur augmente. Les financements mobilisés


et les quantités réalisées par type d’intervention sont détaillés dans le tableau 4.7 ci


après.




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29




Financements mobilisés (en millions FCFA) et quantités réalisées (km) par type d’interventions:


Tableau – 4.7


Prestations unités Années Total % du
total


2000 2001 2002 2003 2004 2000-2004
(coût/


km)


Etudes


coût 1136 907 0 975 795 3813 2,0%
km 658 566 0 1087 856 3167 (1,2)


Construction


coût 13117 26627 30382 46392 24605 141123 73%
km 298 320 359 314 196 1487 (95)


Réhabilitation


coût 31 0 0 0 6647 6678 3,4%
km 1 0 0 0 131 132 (50,6)


Entretien périodique


coût 3684 2138 1215 3800 2299 13136 6,8%
km 165 79 43 135 90 512 (25,6)


Entretien courant


coût 5000 5500 5292 5880 7050 28722 14,8%
km 5410 5868 4109 11185 10098 36670 (0,78)


Total


coût
22968 35172 36889 57047 41396 193472


100,00
%


km 6532 6833 4511 12721 11371 41968 -


Source : DNR/Consultant


D’une manière générale, il ressort de l’analyse de ce tableau, que la plus grande part


des dépenses, tout financement confondu, revient à la construction avec 73%.


Viennent ensuite, l’entretien courant avec 14,8%, l’entretien périodique avec 6,8%, la


réhabilitation avec 3,4% et les études avec 2%.




Cette répartition des dépenses respecte dans une certaine mesure la hiérarchie


d’interventions adoptée par l’Etat malien dans le cadre de sa stratégie de


développement du secteur des transports et de désenclavement du pays. Cependant,


compte tenu du déficit d’entretien périodique du réseau routier, dont l’état est passable


à 12,8% (1568 km de routes bitumées et en terre moderne concernées) et mauvais à


65% (10701 km de pistes améliorées concernées), un accent particulier doit être mis


par conséquent sur l’entretien périodique des routes et la réhabilitation des pistes


améliorées à court et moyen termes pour la mise à niveau rapide de l’état général du


réseau et optimiser ainsi l’efficacité des opérations d’entretien courant.


Le réseau routier conçu, aménagé et entretenu de 2000 à 2004 totalise 41968 km, dont


3167 km (7,6%) pour les études, 1487 km (3,5%) pour la construction (non compris le


réseau de pistes CMDT transférées), 132 km (0,3%) pour la réhabilitation, 512 km


(1,2%) pour l’entretien périodique et 36670 km (87,4%) pour l’entretien courant. La


moyenne annuelle de la période est de 8394 km, dont 634 km pour les études, 298 km


pour la construction, 26 km pour la réhabilitation, 102 km pour l’entretien périodique


et 7334 km pour l’entretien courant.




Le coût moyen kilométrique des interventions en millions de F CFA est de : 1,2 pour


les études, 95 pour la construction, 51 pour la réhabilitation, 26 pour l’entretien


périodique et 0,78 pour l’entretien courant.





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30


3.3. Financement de l’entretien routier

3.3.1. Evolution générale




Pour assurer le financement régulier de l’entretien routier des premiers


investissements routiers acquis de 1960 à 1970, l’Etat malien a créé un fonds routier a


en 1971. Cependant, les ressources du fonds routier étant insuffisantes, l’entretien


normal du réseau, en particulier l’entretien périodique des premiers investissements


routiers notamment les routes bitumées (Bamako-Ségou, Bamako –Bougouni…) n’a


pu être réalisé comme prévu. Cette situation s’est donc traduite par une dégradation


généralisée du premier réseau bitumé au cours de la décennie suivante (1970 – 1980).




En effet, c’est à partir de cette décennie, que les problèmes d’entretien routier se sont
posés avec acuité face aux besoins de plus en plus croissants d’entretien courant et


périodique des routes, à l’insuffisance des ressources financières et à la politique


financière adoptée ; l’Etat étant seul financièrement responsable de l’entretien routier.




La déficience d’entretien périodique s’est traduite par la reconstruction totale de la


route Bamako-Ségou à cause de son état désastreux à partir de 1974 ; la


reconstruction de la route Bamako –Bougouni ayant été ajournée faute de financement


jusqu’à la fin de la décennie 90.




Face à la dégradation généralisée du réseau routier et particulièrement du réseau


bitumé dans la décennie 1980 – 1990, les autorités maliennes ont été obligées de


conclure avec la Banque Mondiale le 4° projet routier du Mali qui était


essentiellement un projet d’entretien routier et particulièrement d’entretien courant


avec quelques renouvellements de matériels. Le volet entretien courant était


conjointement financé par l’IDA et la Coopération Suisse. Le changement de


politique financière à l’époque, qui s’est traduit par la participation de financements


extérieurs à l’entretien courant a donc permis de sauver une bonne partie du réseau


routier bitumé qui aurait été autrement détruite.




Cependant, sous le 5° projet routier qui a suivi, le financement de l’entretien courant


fut entièrement assuré par l’Etat sur Budget National, le fonds routier ayant été intégré


au budget d’Etat en 1990. Sous ce projet, l’insuffisance des crédits affectés à


l’entretien routier n’a pas permis non plus d’assurer l’entretien courant ni périodique


normal des routes.




Aussi, la décennie 1990 – 2000 est caractérisée par un renforcement de la prise de


conscience des autorités maliennes du rôle majeur de l’entretien des infrastructures de


transport et particulièrement des infrastructures routières sur les performances


économiques du pays.




En effet, pour juguler les problème posés à la fin de la décennie précédente et pour


améliorer les performances de l’entretien routier face à la dégradation continue du


réseau routier, entre autres, le Gouvernement malien a adopté en Novembre 1993 une


Déclaration de Politique Générale dans le Secteur des Transports (DPGST), qui s’est


concrétisée par la conclusion avec la Banque Mondiale en 1994 du premier Projet


Sectoriel des Transports (PST-I) qui met un accent particulier sur l’entretien courant




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31


et périodique des routes mais aussi et surtout sur leur réhabilitation pour combler le


déficit d’entretien périodique.




Pour l’entretien routier, l’application de cette politique s’est traduite, entre autres, par


la création en 2000 d’un Fonds d’entretien routier de 2ème génération sous la


dénomination de l’Autorité Routière (AR) qui est devenue fonctionnelle en 2002. La


création de l’Autorité Routière participe en effet de la reforme de l’entretien routier,


dont les objectifs essentiels portent sur l’amélioration et la réorganisation complète du


mode opératoire de l’entretien routier et la mise en place de mécanismes appropriés


pour un financement suffisant et durable. Dans ce sens, la mise en place de l’Autorité


devrait promouvoir une plus grande participation du secteur privé dans l’exécution


des travaux et la fourniture de services liés à l’entretien routier.



3.3.2. Situation actuelle




La création du Fonds Routier (nouvelle génération), gérée par l’Autorité Routière est


un véritable espoir pour la pérennisation du financement de l’entretien routier au Mali,


compte tenu du déficit chronique enregistré en la matière depuis plus de quatre


décennies.



Besoins de financement




L’étude des besoins d’entretien périodique et d’entretien courant subséquent du réseau


routier du Mali pour la période 2003 – 2005, réalisée en 2002, a jeté les bases d’une


véritable programmation de l’entretien routier au Mali. Cette étude a permis en effet


de dégager les besoins d’entretien routier du pays pour la période concernée et qui


sont résumés dans les tableaux 4.8 et 4.9 ci - après.




Programme prévisionnel des travaux d’entretien courant – période 2003 – 2005 :




Tableau 4.8


CATEGORIE


ROUTIERE


ANNEE
2003 2004 2005


Coût


106 FCFA


km Coût


106 FCFA


km Coût


106 FCFA


km


Routes bitumées


(RB)


3801 2902 4273 3459 4380 3678


Routes en terre


moderne (RTM)


1552 1234 1306 1234 1221 1517


Pistes améliorées


(PA)


1339 3143 1592 3143 1689 3591


TOTAL


réseau routier


6692 7279 7171 7836 7290 8786


Source : Etude des besoins d’entretien routier pour la période 2003 – 2005 (BIMAN)





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Programme prévisionnel des travaux d’entretien périodique – période 2003 – 2005 :




Tableau 4.9





Catégorie routière


ANNEE Années


optimales de


réalisation


2003 – 2004 - 2005


Coût


106 FCFA


km Coût /km


106 FCFA
Routes bitumées


(RB)


15745 531 30


2003-2005


Routes en terre moderne


(RTM)


8145 808 10


2002-2004


Pistes améliorées


(PA)


1028 204 5


2003-2004


TOTAL


réseau routier




24918




1543




16




2002-2005


Source : Etude des besoins d’entretien routier pour la période 2003 – 2005 (BIMAN)




Cependant, compte tenu des financements disponibles et des tendances à l’époque, il


ressortait globalement de cette étude que les ressources propres de l’Etat malien ne


permettront pas de couvrir les besoins réels d’entretien du réseau routier. Même les


besoins d’entretien courant ne seront pas satisfaits à moins d’augmenter les ressources


du fonds d’entretien routier ou de recourir au financement extérieur qui sera


obligatoire pour couvrir en particulier les besoins de l’entretien périodique.



Budget de l’Autorité Routière




Le Fonds d’entretien routier de 2ème génération est fondé sur le principe de la


commercialisation du service de la route par l’application de redevances d’usage


routier qui constituent l’essentiel de ses ressources. Aux termes de la Loi du 4 août


2000, les ressources de l’Autorité Routière proviennent de :




• la redevance d’usage routier sur les carburants : essence ordinaire,
essence super, gas-oil ;


• la redevance d’usage routier sur la charge à l’essieu des véhicules
admis à la circulation en République du Mali ;


• les subventions ou contributions de l’Etat et ou des collectivités
territoriales ;


• les redevances de péages ou de concessions d’infrastructures routières ;


• les prêts contractés par l’Etat auprès des organismes financiers
nationaux ou étrangers au titre de l’entretien des routes ;


• les produits de placement des fonds disponibles ;


• les subventions autres que celles de l’Etat et des collectivités
territoriales ;


• les dons et legs ;


Les redevances d’usage routier au profit de l’Autorité Routière ont été instituées par le


Décret N° 02-324 /P-RM du 05 juin 2002. Actuellement, seuls les taux des redevances
de péages ne sont pas encore fixés. Toutefois, en plus du retard dans la mise en place


des différentes redevances, l’Autorité Routière rencontre d’énormes difficultés dans le


recouvrement des redevances dues.




33 33

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33


Aussi, depuis sa mise en place en 2002, l’Autorité Routière n’a géré que les fonds


destinés à l’entretien courant du réseau routier. De 2003 à 2005, les budgets de l’AR,


adoptés sur la base des programmes des travaux d’entretien courant des routes et


pistes, et des engagements du Gouvernement avec les partenaires financiers sont


indiqués dans le tableau 4.10 ci – après.




Tableau 4.10


Année


Montant des budgets en millions de F CFA


Observation Prévisions (P) Réalisations ® Ecarts (P-R) Taux réalisation


%






2003








6512


(4868)






5156


(3559)






1356


(1309)






79


(73)


dont arriérés


2002


1644


(1597)








2004








7994


(7130)






7910


(7050)






84


(80)






99


(99)


dont arriérés


2003


864


(860)






2005






8050




6136




1914




76




situation au


31/12/05


Source : Autorité Routière




De ce tableau, il ressort que les besoins de financement de l’entretien courant du


réseau routier évalués par l’étude concernée ont été globalement respectés. Ce qui


justifie l’état satisfaisant du réseau principal (routes bitumées et en terre). L’année


2005 n’étant pas encore clôturée, le seul écart important de est celui de 2003, qui


résulte du glissement des arriérés de 2002 sur cet exercice.




Pour le futur, les engagements budgétaires pris par le Gouvernement malien en


matière d’entretien courant sont les suivants : 11,5 milliards de francs CFA pour


l’exercice 2006 et 13 milliards de francs CFA pour 2007. Ces chiffres correspondent


aux besoins prévisionnels d’entretien courant du réseau routier dans son état actuel


(11,75 milliards de francs CFA pour 2006 et 13 milliards de francs CFA pour 2007).


Cependant, le mauvais état des pistes améliorées rend leur entretien courant


inefficace ; ces pistes ayant plutôt besoin de réhabilitation à 95%.




Pour l’entretien périodique, les prévisions de l’étude des besoins d’entretien n’ont pas


été respectées. En effet, les réalisations en matière d’entretien périodique en 2003 et


2004 sont évaluées à 6099 millions de francs CFA contre une moyenne de 16 600


millions de francs CFA pour la même période, soit les 37% seulement des prévisions.




A ce niveau un déficit important subsiste et qu’il faut combler. Les besoins d’entretien


périodique du réseau passable à court et moyen termes est évalué à 66 milliards de


francs CFA. Au rythme actuel, il faut plus de deux décennies pour résorber les


besoins d’entretien périodique actuels du réseau routier. Entre temps, les routes


continueront à se dégrader à telle enseigne que certaines d’entre elles nécessiteront


plutôt des travaux de réhabilitation, voire de reconstruction, deux ou quatre fois plus


coûteux. Une priorité doit être accordée par conséquent à l’entretien périodique,


surtout du réseau principal.





34 34

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34


Les besoins de réhabilitation actuels du réseau routier sont estimés à 230 milliards de


francs CFA, dont 207 milliards (90%) pour les pistes améliorées. Au rythme actuel, il


faudrait plus de trois décennies pour résorber les besoins de réhabilitation actuels du


réseau routier. Ce qui est inacceptable, car certaines pistes disparaîtront entre temps.


Une priorité doit être également accordée à la réhabilitation, surtout du réseau de


pistes améliorées, qui désenclavent normalement les zones rurales où vivent 88% des


pauvres du Mali.


3.3.3. Allocation de crédits d’entretien routier aux collectivités territoriales


Compte tenu de la dévolution du réseau routier entre l’Etat et les Collectivités


territoriales conformément à la nouvelle classification des routes au Mali, une


allocation annuelle de crédits sur le fonds d’entretien routier aux collectivités


territoriales (régions, cercles et communes) est nécessaire pour l’entretien de leur


réseau routier.




Cette allocation pourra se faire au prorata du trafic enregistré sur les routes et sur la


base d’un programme d’entretien adéquat avec la certitude que les fonds alloués


seront bien gérés. Des conventions d’assistance entre ces collectivités et l’Etat pour


l’administration des fonds d’entretien alloués devront donc être conclues dans ce sens.



4°. GESTION DES ROUTES AU MALI




Conformément à la loi n°-05/045 du 22 Juillet 2005, portant principes de classement


des routes au Mali, les routes d’intérêt national (14102 km) sont gérées par l’Etat, les


routes d’intérêt régional (7052 km) par les régions, les routes d’intérêt local (28929


km) par les cercles et les routes d’intérêt communal (38941 km) par les Communes ;


la gestion supposant ici la prise en charge de la construction et de l’entretien et par


conséquent la maîtrise d’ouvrage totale des routes classées.




Cette disposition constitue donc un véritable bouleversement des dispositions


antérieures, qui affectaient la gestion de l’ensemble du réseau classé par l’ordonnance


n°13 du 8 Avril 1971 (13004 km) et souvent non classé à l’Etat. Elle implique par


conséquent un changement de mentalité à tous les niveaux et le transfert réel des


routes classées aux collectivités territoriales qui doivent désormais en assumer la


gestion.




Des réformes institutionnelles profondes au niveau des collectivités territoriales, dans


le sens de la prise en charge et d’une meilleure gestion des transports en général et des


infrastructures routières en particulier sont donc nécessaires, voire indispensables


pour accélérer le désenclavement du Mali en général et des zones rurales en


particulier.



4.2.1.1.2. EQUIPEMENTS ROUTIERS


Ce sont principalement les gares routières aménagées généralement dans la périphérie


urbaine. Elles constituent l'un des maillons essentiels de la grande chaîne des transports


en assurant le relais entre les transports urbains, interurbains et ruraux.




Le Mali en compte actuellement une vingtaine dans le District de Bamako et dans les


capitales régionales. Le District de Bamako en compte trois actuellement (Sogoniko,




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Marché de Medina-Coura et Djicoroni-Para). Cependant, dans le cadre du schéma


directeur, la construction de gares modernes dans les capitales régionales et surtout à


Bamako et Kati est nécessaire.


Pour le District de Bamako, le SDAU en prévoit une à Sirakoro Sud (140 ha dont 40 ha


pour les dépôts d'hydrocarbures et les entrepôts des Douanes) et une à Sébénikoro Sud


(70 ha dont 40 pour les dépôts d'hydrocarbures et entrepôts des Douanes). Le transfert


dans une zone sécurisante de la gare de Médine qui joue en même temps le rôle de


terminal urbain est nécessaire.




En oûtre, dans le cadre d'une gestion optimale du système de transports urbain et


interurbain du District de Bamako, trois autogares supplémentaires doivent être créées,


dont l' une au Nord-Est (à la sortie Est sur la route de Koulikoro), une à Kati et l'autre au


Sud-Ouest (à la sortie Ouest derrière Kalaban-coro).




L’état des autogares, dont la gestion est assurée par les collectivités concernées ou


gérants est généralement passable.




4.2.1.1.3. PROBLEMES RENCONTRES

Concernant les infrastructures et les équipements routiers, les problèmes rencontrés


sont les suivants :




- faible niveau d’aménagement du réseau routier (18,5% seulement du réseau
classé) ;


- mauvais état du réseau de pistes améliorées ;
- absence de normes routières propres au Mali ;
- surcharges des véhicules lourds ;
- données routières, surtout les comptages routiers, peu fiables ;
- inobservation en général du code de la route ;
- absence de planification des investissements et de l’entretien routier ;
- manque de suivi –évaluation des projets ;
- mauvaise programmation des travaux d’entretien routier ;
- insuffisance des crédits alloués à l’entretien routier ;
- retard dans la mise en place des crédits alloués ;
- retard dans l’exécution des audits techniques des travaux d’entretien courant des


routes ;


- insuffisance d’entreprises qualifiées en entretien routier ;
- insuffisance du matériel de travaux d’entretien ;
- insuffisance institutionnelle et de personnel d’entretien routier qualifié ;
- insuffisance de suivi et de contrôle des travaux d’entretien routier;
- insuffisance d’équipements routiers (gares).


D’une manière générale, le développement des infrastructures et des équipements


routiers nécessite l’entretien courant et périodique normal et la réhabilitation des


infrastructures et équipements existants et l’extension du réseau existant par de


nouvelles constructions.




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4.2.1.2. INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS FERROVIAIRES


4.2.1.2.1. INFRASTRUCTURES FERROVIAIRES




Le réseau ferroviaire du Mali compte 729 km de voies ferrées, dont 643 km de voie


principale (Koulikoro - Bamako - Diboli - frontière sénégalaise), 70 km de voie de


service et 15 km de voie de branchements particuliers et de desserte.




Les 643 km de voie principale représentent le tronçon malien de la voie ferrée Dakar


– Bamako – Koulikoro vieille d’un siècle, qui relie le Mali au Sénégal sur 1287 km et


qui constitue l’un des axes principaux de désenclavement extérieur et intérieur du


Mali. La densité ferroviaire est de 0,59 km/1000 km², l’une des plus faibles d’Afrique,


dont la densité moyenne est de 2,7 km /1000 km².




Le développement futur du réseau ferroviaire du Mali devra s’inscrire dans le cadre


du projet sous – régional d’interconnexion des voies ferrées ouest-africaines. Ce


projet devra permettre l’industrialisation et la structuration rapide des pays sahéliens


tel que le Mali, actuellement trop dépendant des pôles industriels côtiers. Sa


réalisation nécessitera cependant, la mobilisation de fonds très importants et la mise


en valeur des ressources minières potentielles de la sous-région.



1°. Etat du réseau ferroviaire




L’état du réseau ferroviaire est globalement mauvais. En effet, en 2002, 84% des rails


(540 km) étaient vieux de 40 ans et la réhabilitation de 134 km de voie est prévue


dans le cadre du PACT. Dans le cadre de la concession, l’opérateur privé


TRANSRAIL prévoit la réhabilitation du reste de la voie ferrée et l’acquisition de


matériel roulant pour un coût estimé à 40 milliards de francs CFA.



2°. Capacité de la voie ferrée




La capacité théorique de la voie ferrée Dakar – Bamako est d’un million de tonnes par


an. Les prévisions de trafic marchandises de TRANRAIL en 2011 sont de 844 000


tonnes, soit un taux d’accroissement moyen annuel de 8,9% par rapport à 2004 où le


trafic est de 464 000 tonnes. Si ce rythme est maintenu, la voie ferrée sera donc


saturée vers 2015.




Hormis les travaux d’entretien et de réhabilitation nécessaires, des aménagements


supplémentaires sur le réseau ferroviaire seront donc nécessaires à partir de 2015 pour


soutenir le rythme d’accroissement du trafic prévu par TRANRAIL.



3°. Gestion et exploitation de la voie ferrée




Depuis octobre 2003, l’exploitation, l’entretien et la réhabilitation de la voie ferrée


Dakar – Bamako furent concédés à la Société TRANSRAIL pour une durée de vingt


cinq ans. Un comité technique a été créé à cet effet pour le suivi de l’impact de la


concession.




Il y’a lieu de souligner toutefois que depuis 1995, le tronçon Koulikoro – Bamako (60


km) est sous exploité à cause de la concurrence routière.





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4.2.1.2.2. EQUIPEMENTS FERROVIAIRES


Les ateliers de Korofina, les ateliers et dépôt de Kayes constituent l’ossature des


équipements de maintenance du matériel. Les gares ferroviaires sont une dizaine dont


les plus importantes sont celles de Bamako, Kati et Kayes. Bamako dispose actuellement


de deux gares ferroviaires, dont l'une pour les passagers au niveau de l'ancienne gare et


l'autre pour les marchandises au niveau de Korofina construite sous le PST 1 pour plus


de 3 milliards de francs CFA.


Cependant, compte tenu de la sous exploitation du tronçon Bamako – Koulikoro de la


voie ferrée depuis les années 1995 à cause de la concurrence routière, la présence des


gares ferroviaires au centre de Bamako hypertrophié et à la sortie Est de la capitale, alors


que tous les courants d'échanges ferroviaires principaux avec elle se situent à l'Ouest


(trafics national et international), constitue, contre toute logique, une entrave majeure au


développement harmonieux et durable de la capitale malienne, qui se densifie de plus en


plus et où la mobilité des biens et des personnes joue un rôle déterminant.




Aussi, dans la perspective de l’augmentation du trafic ferroviaire et de l’insécurité


grandissante qui en résulterait dans la traversée de la ville de Bamako, il est donc


recommandé de faire une étude de transport multimodal à Bamako qui devrait aboutir à


la réalisation d’une voie rapide de Kati jusqu’à Moribabou à l’horizon 2010 et vers


Koulikoro après. Une telle étude intègrera le transfert éventuel à Kati des gares et


ateliers cités supra et le projet de construction du troisième pont de Bamako prévu à


Sotuba.




Par ailleurs, la réouverture de certaines gares secondaires, fermées par TRANSRAIL est


nécessaire pour la relance du trafic voyageur et le désenclavement des localités


concernées.


4.2.1.2.3. PROBLEMES RENCONTRES



Les problèmes rencontrés se résument comme suit :




- faiblesse du réseau ferroviaire;
- mauvais état du réseau existant;
- absence de planification de l’entretien du réseau ;
- vétusté du matériel ;
- inadéquation des gares existantes ;
- vétusté de l’équipement de communication.




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4.2.1.3. INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS AÉRONAUTIQUES
ET MÉTÉOROLOGIQUES


4.2.1.3.1. INFRASTRUCTURES AÉRONAUTIQUES


Le réseau aéronautique du Mali compte actuellement 29 aérodromes dont 13


aérodromes principaux, 12 aérodromes secondaires et 4 aérodromes privés. Sur les 13


aérodromes principaux, 6 sont internationaux : Bamako-Sénou, Gao, Kayes Dag-


Dag, Mopti Ambodedjo, Sikasso Dignangan et Tombouctou.



1°. Etat actuel




A part les aérodromes de Bamako-Sénou, Mopti, Tombouctou, Nioro, Kayes et


sikasso qui ont bénéficié de travaux de réhabilitation ou qui sont en cours pour plus de


14 milliards dans le cadre du PST1, tous les autres aérodromes principaux et


secondaires sont en très mauvais état et nécessitent des travaux de réhabilitation.




Avant les années 90, la DNAC bénéficiait d’un budget annuel d’entretien des pistes


d’aérodromes de 12 millions de francs CFA, les travaux étant réalisés par


Subdivisions des TP. Mais depuis 1990, cette contribution a été supprimée, mettant


ainsi en péril la vie des pistes qui se sont très vite dégradées faute d’entretien. Aussi,


l’entretien des aérodromes passe nécessairement par son financement régulier,


éventuellement sur le fonds spécial ASECNA avec la participation des ADM.



2°. Capacité




Pour les aérodromes principaux, la longueur des pistes varie de 900 à 2700 m


(Bamako-Sénou), la largeur de 30 à 45 m et la portance maximale est le Boing 747


pour la piste de Bamako-Sénou et le Boing 727 pour les autres aéroports


internationaux. Il y’a lieu de souligner toutefois, que pourque les Boing 747


atterrissent actuellement sur la piste de Bamako-Sénou leur capacité doit être réduite


de 20%. Ce qui est très pénalisant pour ce type d’aéronef. Aussi, le prolongement de


cette piste de 500 m est envisagé pour recevoir les Boing 747 en pleine capacité.




Pour les aérodromes secondaires, la longueur des pistes varie de 900 à 1900 m, la


largeur de 30 à 80 m et la portance maximale est de 5,7 tonnes.


Pour les aérodromes privés, la longueur des pistes varie de 800 à 2000 m, la largeur


de 25 à 30 m et la portance maximale est de 40 tonnes.



3°. Gestion et exploitation




Les aérodromes de Bamako-Sénou, Gao et Mopti Ambodedjo sont gérés par


l’ASECNA conformément à l’article 2 de la convention de Dakar. Les autres


aérodromes principaux sont régis par l’article 10 de la même convention. Les


aérodromes secondaires sont directement gérés par l’Etat (ANAC). La gestion et


l’entretien des aérodromes privés sont assurés par les propriétaires sous le contrôle de


l’ANAC.


L’exploitation commerciale des aérodromes est assurée par les ADM et le transport


aérien par les compagnies locales et étrangères. Cependant, la mise en concession des




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aéroports de Bamako-Sénou, Mopti et Tombouctou, envisagée dans le cadre du PST


1 et dont les négociations ont plusieurs fois échoué, doit être concrétisée à terme pour


la relance du secteur.




Dans le cadre du développement du secteur, tous les aérodromes doivent être


modernisés et/ou réhabilités.

4.2.1.3.2. EQUIPEMENTS AERONAUTIQUES




Ce sont des équipements de communication aéronautique, de navigation aérienne et


de météorologie. Seuls les aérodromes internationaux sont suffisamment équipés,


Bamako - Sénou étant le mieux équipé. Les autres aérodromes principaux souffrent


par contre d’un manque d’équipements. Les aérodromes secondaires ne disposent pas


d’équipements.


Dans le cadre du développement du secteur, tous les aérodromes doivent être équipés


en fonction de leur standard et du trafic.


4.2.1.3.3. INFRASTRUCTURES METEOROLOGIQUES


Le réseau météorologique du Mali constitué de stations d’observations


météorologiques comprend : 19 stations synoptiques dont 13 dans les aérodromes ; 50


stations secondaires climatologiques et agro-météorologiques ; 200 postes


pluviométriques.




Les stations synoptiques de Bamako –Sénou, Gao et Mopti sont régies par l’article 2


de la Convention de Dakar (ASECNA) et les autres stations du réseau par l’article 10


de la même convention.




Dans le cadre du développement du secteur, l’entretien et le renforcement des stations


météorologiques et des postes pluviométriques doivent être envisagés.



4.2.1.3.4. EQUIPEMENTS METEOROLOGIQUES




Ce sont des appareils de collecte et de transmission des paramètres du temps et du


climat (température, vent, pression, pluies, etc…) qui équipent les stations


d’observations météorologiques et dont l’installation et la maintenance sont assurées


par l’ASECNA. D’une manière générale, ces équipements et installations sont


vétustes et souffrent d’un manque d’entretien.




Dans le cadre du développement du secteur, l’entretien et le remplacement des


équipements des stations météorologiques et des postes pluviométriques sont à


envisager.




4.2.1.3.5. PROBLEMES RENCONTRES


Les problèmes rencontrés se résument comme suit :




- faiblesse du réseau aéronautique et météorologique;
- mauvais état général du réseau existant;
- absence de planification de l’entretien du réseau ;




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- insuffisance d’équipements ;
- mauvais état général des équipements existants.

4.2.1.4. INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS FLUVIAUX


4.2.1.4.1. INFRASTRUCTURES FLUVIALES




Le réseau fluvial du Mali compte 2334 km, dont 1551 km de voies principales et 783


km de voies secondaires. Le réseau national compte 1308 km de voie navigable sur le


fleuve Niger de Koulikoro à Gao. Le réseau international compte 243 km au Mali (sur


un total de 1333 km), répartis entre le fleuve Niger pour 143 km de Bamako vers


Kankan en Guinée et le fleuve Sénégal pour 100 km de Kayes à Saint – Louis au


Sénégal.




Le réseau local, utilisé essentiellement pour le transport local, compte 783 km de


voies navigables par les pirogues et les pinasses et réparties entre les affluents et


confluents du fleuve Niger (Bani, Barra Issa et Diaka) et les canaux de l’office du


Niger.



1°. Etat actuel




Le réseau fluvial est caractérisé essentiellement par l’insuffisance d’eau et


l’ensablement surtout du réseau principal, qui rendent son exploitation difficile, voire


précaire. A part les canaux de l’Office du Niger qui sont relativement en bon état pour


des besoins de l’irrigation, l’état général du réseau fluvial naturel est donc mauvais.


Le réseau fluvial principal a donc besoin de travaux de dragage de sable et de


déroctage.



2°. Capacité




La capacité des cours d’eau principaux est estimée à plusieurs dizaines de millions de


tonnes par an et cette capacité, malgré la faiblesse du niveau des eaux est largement


sous exploitée.



3°. Gestion et exploitation




La gestion des infrastructures fluviales est assurée par le Ministère de l’Energie et de


l’Eau à travers la Direction Nationale de l’Hydraulique, le Ministère de


l’Environnement à travers la Direction de la Conservation des Ressources Naturelles


et l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) et le Ministère de l’Equipement et des


Transports à travers la DNTTMF. D’autres organismes internationaux sont également


impliqués. Il s’agit de l’OMVS pour le fleuve Sénégal et de l’ABN pour le fleuve


Niger qui relèvent du Ministère de l’Energie et de l’Eau.




Le fleuve Niger est exploité actuellement par la COMANAV pendant 5 à 6 mois dans


l’année à cause de l’ensablement avancé du fleuve et par les pinassiers pendant 8 à 10


mois surtout de Mopti à Tombouctou. L’axe Bamako – Kankan long de 385 km est


exploité pendant 5 à 6 mois dans l’année par des piroguiers et pinassiers. Les affluents


et défluents du fleuve et les canaux de l’Office du Niger sont exploités par les


piroguiers et les pinassiers.





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Quant au fleuve Sénégal long de 948 km, il n’est plus exploité depuis 1980 par la


COMANAV, mais par les piroguiers et les pinassiers locaux. Cependant, après la


construction du barrage de Manantali, son aménagement et son exploitation sont


prévus dans le cadre de l’OMVS (volet navigation).




Il y’a lieu de souligner toutefois, l’absence de code fluvial permettant classer les


différentes voies qui composent le réseau fluvial du Mali et de règlementer leur


exploitation.




Dans le cadre du développement des infrastructures de transports fluviales et compte


tenu du déclin chronique de ce mode de transport, l’ensemble du réseau naturel doit


bénéficier des travaux de dragage et/ou de déroctage permettant de créer un chenal


navigable sur les voies principales accompagnés de travaux de balisage. Par ailleurs,


l’élaboration d’un code fluvial est nécessaire.



4.2.1.4.2. EQUIPEMENTS FLUVIAUX




Le réseau fluvial compte actuellement une dizaine de ports fluviaux, dont les plus


importants sont : Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou (Kabara) et Gao. Ces ports


sont caractérisés par un sous équipement généralisé, l’insuffisance de quais et le


mauvais état en général des quais existants. L’aménagement du fleuve Sénégal,


nécessitera la construction d’un port à Ambidédi.




Dans le cadre du développement du secteur, la construction de nouveaux ports et


quais, l’entretien des quais et l’équipement des ports existants sont à envisager.



4.2.1.4.2. PROBLEMES RENCONTRES



Les problèmes rencontrés se résument comme suit :




- mauvais état général du réseau existant;
- absence de planification de l’entretien du réseau;
- insuffisance d’équipements (quais);
- inadaptation de certains équipements;
- absence de code fluvial;
- manque d’organisation de la profession.




4.2.1.5. INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS DE FACILITATION
DU TRANSPORT MARITIME

Le Mali dispose actuellement de six installations de facilitation du transport maritime


ou entrepôts maritimes au Sénégal (EMASE), en Côte d'Ivoire (EMACI), au Togo


(EMATO), en Mauritanie (EMAMAU), au Ghana (EMAGHA) et en Guinée


(EMAGUI). Les investissements correspondants sont évalués à près de 2,7 milliards de


francs CFA.



1°. Etat actuel


L’éta actuel des entrepôts est satisfaisant, leur entretien étant régulièrement effectué.





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2°. Capacité actuelle




La capacité actuelle et potentielle de stockage de ces installations relativement jeunes


car réalisées de 1975 à 2004 est de 109 577 m², dont 39 000 m² de magasins couverts,


58 577 m² de terres – pleins et 12 000 m² de zone non aménagée mais disponible


(EMASE). Pour augmenter la capacité de traitement des marchandises en transit aux


ports maritimes et face à la diversification des voies d’accès du pays aux côtes


maritimes, il est prévu la création à terme d’entrepôts à Banjul en Gambie et à


Cotonou au Bénin, et de ports secs à Kayes et à Sikasso au Mali.




La création d’entrepôts à Alger en Algérie pour le désenclavement des régions de


Kidal et de Gao doit être également envisagée. Par ailleurs, l’entretien et le


renforcement des installations existantes doivent être prévus dans le cadre du


développement du secteur.



3°. Gestion et exploitation




Les Entrepôts Maliens sont des services extérieurs de la Direction Nationale des


Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux et jouent un rôle déterminant dans la


facilitation du transport et le transit des marchandises (acconage, suivi des opérations


de transports et de transit et perception des frais de passage).


Ils sont exploités par les Régies des chemins de fer (TRANSRAIL) et les opérateurs


privés (chargeurs, transitaires et transporteurs). Cependant, l’exploitation des


entrepôts est faite très inégalement. En effet, en 2000, les entrepôts d’Abidjan avec


une capacité de 34000 m², soit 32% de la capacité totale, recevait 77% du trafic de


transit malien pour un taux d’occupation de 47 tonnes au m²; tandis que ceux de


Nouakchott et de Conakry n’avait qu’un taux de 3 tonnes au m².



4°. Problèmes rencontrés




Les problèmes rencontrés sont les suivants.




- insuffisance de surface couverte;
- inégalité dans l’utilisation des différents entrepôts;
- engorgement des entrepôts.




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4.2.2. LES MOYENS DE TRANSPORTS


4.2.2.1. PARC DE VÉHICULES ROUTIERS


En fin 2004, le parc routier total du Mali comptait 117 305 véhicules, dont 8575


motos (7,3%), 66012 véhicules particuliers (56,3%), 14096 véhicules de transport en


commun (12%), 28123 véhicules lourds (24%) et 499 véhicules divers (0,4%). La part


du District de Bamako était de 76,5%. Le parc est très vétuste avec 83,6% de


véhicules de plus de 10 ans.


De 2000 à 2004, l’effectif du parc est passé de 78108 à 117305 véhicules, soit un taux


de croissance moyen annuel de 10,7%.


4.2.2.1.1. PARC DE TRANSPORT MARCHANDISES


L’effectif du parc de marchandises en 2004 est de 28123 unités, dont 18238 camions


et camionnettes (65%) et 9885 semi-remorques, remorques et tracteurs (35%). Le


parc est très vétuste avec 84% de véhicules de plus de 10 ans. Le District de Bamako


détient 69% de l’effectif.


De 2000 à 2004, l’effectif du parc routier de marchandises est passé de 23067 à 28123


unités, soit un taux de croissance moyen annuel de 5%, dont 4% par an pour les


camions et 7,3% pour les remorques, les semi-remorques et tracteurs.


En 2004, le parc actif de transport de marchandises était de 8757 unités, soit les 31%


du parc total, dont 4484 pour le transport solide (51%), 893 pour le transport liquide


(10%) et 3380 tracteurs (39%). Ce chiffre confirme l’état de vétusté du parc, qui se


dégrade d’année en année; un véhicule sur trois étant seulement disponible. Le taux


de disponibilité du parc a en effet chuté de 40% en 1996 à 38% en 2000 et à 31% en


2004.


Les capacités du parc en 2004 sont les suivantes :


Transport solide :


- Transport international et/ou national : ce transport est effectué par un parc actif
de semi-remorques de 25 à plus de 30 tonnes (moyenne 30 tonnes). Ils sont au


nombre de 2402 correspondant à une capacité disponible de 48280 tonnes et une


capacité offerte (utilisée) de 1,44 million de tonnes par an pour un rendement de 2


rotations par mois et 0,72 million de tonnes par an pour un rendement de 1


rotation par mois. La capacité disponible du parc actif est donc sous – exploitée.


- Transport National, régional et local (urbain): ce transport est effectué par un parc
actif de camions et camionnettes de 0,5 à 25 tonnes (moyenne 7 tonnes). Ils sont


au nombre de 2082 correspondant à une capacité disponible de 9765 tonnes et une


capacité offerte (utilisée) de 1,31 million de tonnes par an pour un rendement de 2


rotations par semaine et une capacité offerte de 0,66 million de tonnes par an pour


un rendement de 1 rotations par semaine.


En 2004, le trafic international solide est de 1,63 millions de tonnes dont le 1/3 est


normalement effectué par le parc étranger (0,54 million de tonnes), soit 1,09 millions


de tonnes pour les transporteurs maliens. La part des transporteurs maliens représente




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donc les 76% de la capacité offerte du parc actif pour un rendement de 2 rotations par


mois et les 151% de cette capacité pour un rendement de 1 rotation par mois.


Le rendement du parc actif malien étant généralement inférieur à 2 rotations par mois,


une partie de la part réservée aux transporteurs maliens a donc été transportée par les


transporteurs étrangers (34%, soit 370 mille tonnes pour un rendement de 1 rotation


par mois). Le parc actif malien actuel est donc insuffisant pour répondre à la demande


de transport international solide.


Pour le transport National, régional et local, le volume transporté en 2004 est de 0,89


million de tonnes, soit les 68% de la capacité offerte pour un rendement de 2


rotations par semaine et les 135% pour un rendement de 1 rotation par semaine. Pour


ces segments de transport, le parc actif malien actuel serait insuffisant pour répondre à


la demande de transport intérieur solide pour des rendements inférieurs à 2 rotations


par semaine.


Transport liquide :


- Transport international et/ou national : ce transport est effectué par un parc actif
de semi-remorques citernes de plus de 25 m3. Ils sont au nombre de 766


correspondant à une capacité disponible de 15397 m3 et une capacité offerte


(utilisée) de 0,37 million de m3 par an pour un rendement de 2 rotations par mois


et de 0,19 million de m3 par an pour un rendement de 1 rotation par mois. La


capacité disponible du parc actif est donc sous – exploitée.


- Transport national, régional et local (urbain): ce transport est effectué par un parc
actif de camions citernes de 5 à 25 m3 (moyenne 20 m3). Ils sont au nombre de 127


correspondant à une capacité disponible de 1702 m3 et une capacité offerte


(utilisée) de 0,16 million de m3 par an pour un rendement de 2 rotations par


semaine et 0,08 million de m3 par an pour un rendement de 1 rotation par semaine


En 2004, le trafic international liquide est de 0,45 million de m3 dont la moitié est


normalement effectuée par le parc étranger (0,225 million de m3). La part des


transporteurs maliens représente donc les 61% de la capacité offerte du parc actif pour


un rendement de 2 rotations par mois et 118% de cette capacité pour un rendement de


1 rotation par mois.


Pour un rendement du parc actif malien inférieur à 2 rotations par mois, une partie de


la part réservée aux transporteurs maliens aurait donc été transportée par les


transporteurs étrangers. Le parc actif malien actuel serait donc insuffisant pour


répondre à la demande de transport international liquide.


Pour le transport National, régional et local liquide, le volume transporté en 2004 est


de 0,079 million de m3, soit les 49% de la capacité offerte pour un rendement de 2


rotations par semaine et les 99% de cette capacité pour un rendement de 1 rotation par


semaine. Pour ces segments de transport, le parc actif malien actuel serait donc tout


juste suffisant pour répondre à la demande de transport liquide intérieur pour des


rendements inférieurs à 2 rotations par semaine.




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4.2.2.1.2. PARC DE TRANSPORT VOYAGEURS


L’effectif du parc voyageurs en 2004 est 88683 véhicules, dont 8575 motos (10%)


66012 véhicules particuliers (75%) et 14096 véhicules de transport en commun


(16%). Le parc est également très vétuste avec 84% de véhicules de plus de 10 ans. Le


District de Bamako détient 79% de l’effectif.


De 2000 à 2004, l’effectif du parc routier de voyageurs est passé de 54612 à 88683


unités, soit un taux de croissance moyen annuel de 13%. Pour le parc de transport en


commun, l’effectif est passé de 6861 à 14096 unités, soit un taux de croissance moyen


annuel de 20%.


En 2004, l’effectif du parc actif de transport en commun voyageurs était de 6735


unités, soit les 48% du parc total voyageur. Ce chiffre confirme l’état de vétusté du


parc, qui se dégrade d’année en année; moins d’un véhicule sur deux étant seulement


disponible. Le taux de disponibilité du parc a en effet chuté de 69% en 2000 à 48%


en 2004.


Les capacités du parc en 2004 pour les transports international, régional, local et


urbain de voyageurs sont les suivantes :


●Car de plus de 21 places (moyenne 30 places) : ils constituent un parc actif de 1013
unités et sont utilisés pour les transports international, national et/ou urbain. La


capacité disponible est de 20361 voyageurs et la capacité offerte de :


- pour le transport international et national : 3,9 millions de voyageurs par an pour
un rendement de 2 rotations par semaine et de 1,95 millions de voyageurs par an


pour un rendement de 1 rotation par semaine.


- pour le transport urbain : 44,6 millions de voyageurs par an pour un rendement de
3 rotations par jour et de 74,32 millions de voyageurs par an pour un rendement de


5 rotations par jour.


●Taxis 4/5 places et 9/10 places : ils constituent un parc actif de 2574 unités et sont
utilisés surtout pour le transport urbain. La capacité disponible est de 8643 voyageurs


et la capacité offerte de 18,48 millions de voyageurs par an pour un rendement de 3


rotations par jour et de 30,8 millions de voyageurs par an pour un rendement de 5


rotations par jour.


●Minibus de 19/20 places : ils constituent un parc actif de 3148 unités et sont utilisés
pour les transports national et urbain. La capacité disponible est de 41129 voyageurs


et la capacité offerte de :


- pour le transport national interurbain: 4,32 millions de voyageurs par an pour un
rendement de 3 rotations par semaine et de 2,88 millions de voyageurs par an


pour un rendement de 2 rotations par semaine.


- pour le transport urbain : 90 millions de voyageurs par an pour un rendement de 3
rotations par jour et de 150 millions de voyageurs par an pour un rendement de 5


rotations par jour.




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46


En 2004, la capacité utilisée par le parc actif est de 18,2 millions de voyageurs dont


16,7 millions pour le transport national, interurbain (92%) et 1,5 millions pour le


transport international (8%). L’offre de transport international de voyageurs étant de


1,95 à 3,9 millions de voyageurs par an, la demande correspondante (1,5 millions) est


donc couverte. Quant à la demande de transport national interurbain de voyageurs,


elle n’est que partiellement couverte par les cars et minibus, le reste de la demande


satisfaite étant couvert par les véhicules particuliers.


Pour le transport urbain collectif, la demande satisfaite, estimée à 400 000 voyageurs


pour jour pour le District, soit 146 millions de voyageurs par an, est couverte par les


minibus et les taxis qui totalisent une offre annuelle de 108 à 181 millions de


voyageurs par an. Cependant, la demande de transport urbain voyageurs reste encore


importante. A Bamako par exemple, on estime les déplacements piétons à 500 000 par


jour. Le parc actif voyageurs est donc insuffisant.


4.2.2.1.3. PROBLEMES RENCONTRES


Les problèmes rencontrés sont les suivants.




- vétusté chronique du matériel;
- insuffisance du parc actif de poids lourds;
- insuffisance du parc actif de voyageurs;
- insuffisance d’entretien du matériel;
- grande dispersion du matériel;
- mauvaise gestion de la capacité offerte de poids lourds.




4.2.2.2. PARC FERROVIAIRE


Le matériel ferroviaire comprend le matériel de traction, les locomotives et le matériel


remorqué qui regroupe le matériel voyageurs (voitures) et le matériel marchandises


(wagons, citernes, tombereaux, plateformes).


En 2002, le nombre de locomotives de lignes utilisées par la RCFM était de 15 contre


23 en 1993, soit une baisse globale de 35%. Ces locomotives sont très vétustes, le


taux de disponibilité ayant baissé de 59% en 1994 à 47% en 2002.


Le nombre de voitures voyageurs est passé de 76 en 1994 à 101 en 2002, soit une


augmentation globale de 33%. La capacité totale offerte est également passée de 4479


à 7520 places, soit une augmentation de 68%. Pour deux rotations par semaine, la


capacité offerte est de plus de 1,5 millions de passagers par an.


Le nombre de wagons a également augmenté de 445 en 1994 à 512 en 2002, soit une


augmentation de 15%. La capacité totale offerte quant à elle, est passée de 16087 à


19941 tonnes, soit une augmentation de 24%. Pour une rotation par semaine, la


capacité offerte est de plus de 2 millions de tonnes par an.


En 2003, la Société concessionnaire TRANSRAIL a repris des deux sociétés malienne


et sénégalaise (RCFM et RCFS), 21 locomotives, dont 12 opérationnelles et 750


wagons. En 2004, TRANSRAIL a transporté 464 000 tonnes, soit moins du quart de


la capacité offerte par son parc.




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47


Jusqu’à l’avènement de la concession, les problèmes rencontrés étaient les suivants :


- vétusté chronique du matériel;
- insuffisance d’entretien du matériel;
- mauvaise gestion de la capacité offerte.


4.2.2.3. FLOTTE AERIENNE


La Compagnie Aérienne du Mali (CAM) possède un seul aéronef (DASH – 8) de 35


places. L’espace aérien malien est exploité par plus d’une vingtaine de compagnies


locales et étrangères. En 2004, le nombre de mouvements d’aéronefs a atteint 11544,


dont 9309 (81%) pour l’aéroport international de Bamako – Sénou et 2235 (19%)


pour les aéroports intérieurs. Le transport aérien au Mali est donc effectué


essentiellement par une flotte étrangère qui ne répond pas à l’ensemble de la


demande, surtout intérieure.


4.2.2.4. FLOTTE FLUVIALE


Le matériel de transport fluvial comprend le matériel de la COMANAV et le matériel


des transporteurs privés.


Le matériel de la COMANAV : 3 bateaux courrier très vétustes pour le transport


mixte des personnes et des marchandises, 1 pétrolier, 1 remorqueur, 1 pousseur et 18


barges d’une capacité de 200 tonnes chacune. La capacité totale de la flotte


COMANAV est de 6200 tonnes et 1241 places. Avec un minimum de 2 rotations par


mois pendant 6 mois, la COMANAV peut transporter 150 000 tonnes et 30 000


passagers par an.


En 2004, la COMANAV n’a transporté que 7213 tonnes et 7854 voyageurs, soit


respectivement 4,8% et 26% de sa capacité offerte.


Le matériel des artisans transporteurs fluviaux (coopératives et privés estimés à 315)


sont : les pinasses avec une capacité moyenne de 40 tonnes pouvant transporter


jusqu’à 80 personnes et les pirogues jusqu’à 5 tonnes. La capacité de certaines


pinasses de la coopérative de Mopti atteint 100 tonnes. L’état du matériel bien


qu’artisanal est passable et la production actuelle des artisans est estimée à 100 000


tonnes et autant en voyageurs par an. Ce qui est plus de 10 fois supérieur à la


production de la COMANAV.


D’une manière générale, les problèmes rencontrés sont les suivants :


- vétusté du matériel;
- pléthore et inadéquation du matériel COMANAV
- insuffisance d’entretien du matériel;
- mauvaise gestion de la capacité offerte.


4.2.2.5. FLOTTE MARITIME


Le Mali ne dispose d’aucune flotte maritime même si le pays dispose d’une société


maritime (SONAM) qui n’est d’ailleurs plus opérationnelle depuis plusieurs années.


C’est donc la flotte étrangère qui assure les besoins de transport maritime du Mali.




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48


4.3. DEMANDE DE TRANSPORT


La demande de transports est l’ensemble des personnes et des biens à transporter. Elle


est repartie entre les différents segments du marché de transports.




4.3.1. LES DIFFERENTS FLUX DE TRANSPORTS


Au Mali, les différents flux de transports rencontrés sont :



Flux de transports internationaux : Les échanges les plus dominants s’effectuent avec


la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal, la Guinée et le Togo par route, le


Sénégal par les rails, les pays voisins d’Afrique, l’Europe, l’Amérique et l’Asie par


air et mer.




Les produits importés sont : les produits de premières nécessité (sucre, sel, tissus,


lait...) colas, hydrocarbures, matériaux de construction, matériels et équipements des


pays voisins (Côte d’Ivoire, Sénégal..), d’Europe, d’Amérique et d’Asie... Les axes


d’importation les plus dominants sont ceux de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.






Les produits exportés sont essentiellement le coton (CMDT), le bétail ( par camions


ou sur pied), l’arachide, le poisson, les céréales. Pour le bétail et le poisson, les flux


dominants vont des régions de Mopti, Tombouctou et Gao vers la Côte Ouest (Côte


d’Ivoire et Ghana). Le coton est exporté des régions de Sikasso, Koulikoro et Kayes


sur l’Europe via les ports d’Abidjan, de Dakar et de Lomé. Les déplacements de


personnes sont d’ordre économique, social et culturel.




Flux de transports nationaux ( inter – régionaux) : Ces flux concernent les


mouvements des personnes et des biens entre les différentes régions du pays.




Les biens échangés sont : les céréales (mil, riz...), les fruits, les légumes du sud vers le


nord, le bétail et le poisson du nord vers le sud et les denrées de première nécessité du


sud vers le reste du pays.




D’une manière générale, le flux vers la capitale, Bamako, est beaucoup plus élevé que


vers les régions. En effet, Bamako étant chroniquement déficitaire, il reçoit environ 20


fois plus de marchandises qu’il n’en donne aux régions. Ce qui fait de la capitale


malienne, avec près d’un million et demi d’habitants, le marché de consommation le


plus important du pays.




Les axes d’échanges nationaux les plus dominants sont : Ségou –Bamako, Sikasso –


Bamako et Koulikoro - Bamako par route et fleuve et Bamako-Kayes par rails. Les


déplacements de personnes sont d’ordre économique, social, politique, administratif et


culturel.




Flux de transports intra – régionaux ou ruraux : Les échanges intra – régionaux se font


entre les différentes localités des régions et des champs vers les villages ou les


marchés de production.





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49


Les biens échangés sont les produits agricoles, le bétail et les produits de première


nécessité. Les flux dominants vont des champs aux villages ou dépôts, des villages


aux foires et des villages ou dépôts aux grands centres de consommation, de


commercialisation (villes) ou de transformation (usines). Les déplacements de


personnes sont d’ordre économique, social, politique, administratif et culturel.




4.3.2. DEMANDE TOTALE DE TRANSPORTS


La demande totale de transport comprend deux composantes : la demande satisfaite


pour les personnes et les marchandises transportées et la demande non satisfaite


(potentielle et réelle). Elle est évaluée sur la base des hypothèses de développement


comme suit.




Pour les céréales, l’arachide, les fruits et légumes, le poisson et la viande : la


demande totale de transport correspond aux besoins des populations nécessiteuses,


lesquels sont couverts par les excédents devant être transportés des zones ou régions


excédentaires vers les zones ou régions déficitaires et/ou par les importations.




Pour les matériaux locaux ou importés de construction : la demande totale de


transport correspond aux besoins de construction essentiellement en zones urbaines.




Pour les produits de première nécessité et divers : la demande totale de transport


correspond aux besoins des populations nécessiteuses, lesquels sont couverts par la


production locale ou l’importation.




Pour les produits d’exportation (coton, céréales, fruits, légumes et divers) : la


demande totale de transport correspond aux excédents de production exportables.


En 2000, la demande totale de transport de marchandises, évaluée par l’étude pour un


camionnage plus efficace au Mali est de 4845 mille tonnes (2127 millions de tonnes


kilométriques) pour les marchandises solides et de 787 mille m3 (677 millions de m3


kilomètres) pour les marchandises liquides.





4.3.3. DEMANDE SATISFAITE DE TRANSPORTS


La demande satisfaite de transport de personnes et de marchandises est le volume de


marchandises et le nombre de personnes effectivement transportés. Les enquêtes


réalisées lors de l’étude pour un camionnage plus efficace au Mali, ont montré que


pour les marchandises, cette demande provient prioritairement des commerçants (dans


55% des cas), ensuite des agriculteurs (18%), des transporteurs eux-mêmes (10%),


des industriels (3%) et des autres chargeurs pour le reste. Chacun de ces chargeurs


intervient, en partie ou en totalité, dans la chaîne de transport pour telle ou telle


composante de la filière, comme par exemple, les agriculteurs pour le ramassage et


l’évacuation de leurs récoltes.




En 2000, la demande satisfaite de transport de marchandises, évaluée sur la base des


données statistiques fournies par les directions régionales des transports, ajustées et


complétées par les enquêtes du consultant est de 4578 mille tonnes (2007 millions de


tonnes kilométriques) pour les marchandises solides et de 787 mille m3 (677 millions




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de m3 kilomètres) pour les marchandises liquides, soit les 94% de la demande totale


estimée.



4.3.4. DEMANDE NON SATISFAITE DE TRANSPORTS


La demande de transport de personnes et de marchandises non satisfaite est la


différence entre la demande totale de transport de marchandises et la demande


satisfaite de transport de marchandises.




En 2000, sur la base des résultats de l’étude pour un camionnage plus efficace au


Mali, la demande de marchandises non transportées sur l’ensemble du territoire du


Mali est évaluée 267 mille tonnes, soit les 6% de la demande totale. Ce qui semble à


priori faible. Mais cette demande non satisfaite correspond à une demande réelle


(céréales, fruits et légumes, etc) à laquelle il faut ajouter la demande potentielle non


générée faute d’infrastructures routières viables.




Concernant la demande de transport, le peu de fiabilité des données statistiques


fournies par les DRT et la DNT fut signalé par l’étude. En effet, les données


statistiques fournies par les DRT à l’époque, étaient soit incohérentes d’une région à


une autre, soit incomplètes ou erronées pour certaines régions ; mettant ainsi en cause


la fiabilité des informations fournies. En effet, entre la demande satisfaite en 2000


(4578 mille tonnes) et la demande transportée selon les statistiques de la DNT (3163


mille tonnes), l’écart est d’environ 31% (1415 mille tonnes). Ce qui est très important.




L’étude a donc recommandé la nécessité d’améliorer la collecte des données sur les


transports au niveau des DRT, notamment par l’informatisation des données et la


mise en place d’un système de contrôle à postériori par la DNT.



4.3.5. REPARTITION INTERMODALE DE LA DEMANDE
SATISFAITE


Aux fins de comparaison, la demande satisfaite de transports de personnes et de biens


en 1996, 2000 et 2004 est donnée pour les différents modes de transport dans les


tableaux 4.11 et 4.12 ci – après.




Tableau 4.11
Désignation


mode


Marchandises transportées en milliers de tonnes TAMA


en % 1996 2000 2004
Quantité % Quantité % Quantité %


Route 1490 74 2660 85,5 3067 86,5 9,4


Rail 509 25,2 438 14 464 13,1 - 1,15


Fleuve 9 0,5 8 0,3 7 0,2 - 3


Air 6 0,3 6 0,2 6 0,2 0


Total 2014 100 3112 100 3544 100 7,3


Source : Annuaires statistique des transports/Consultant


TAMA- taux d’accroissement moyen annuel




De ce tableau, il ressort les remarques suivantes :





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De 1996 à 2004, la croissance moyenne annuelle des transports marchandises est de


7,3%. Cette croissance est due au transport routier dont la croissance moyenne


annuelle est de 9,4%; les autres modes ayant chuté ou stagné.




La part de la route a augmenté dans la période de 74% à 86,5%, pendant que celle des


autres modes baissait. La route gagne donc du terrain au détriment des autres modes.


Ce phénomène n’est pas d’ailleurs nouveau et dure depuis plusieurs décennies.


Tableau 4.12
Désignation


mode


Voyageurs transportés en milliers TAMA


en % 1996 2000 2004
Nombre % Nombre % Nombre %


Route 12330 90,2 15000 93,7 18200 95 5


Rail 984 7,2 682 4, 3 550 2,8 - 7


Fleuve 29 0,2 14 0,1 8 0,0 - 15


Air 324 2,4 315 1,9 415 2,2 3,1


Total 13667 100 16011 100 19174 100 4,3


Source : Annuaires statistique des transports/Consultant




Concernant le transport voyageurs, de 1996 à 2004, la croissance moyenne annuelle


est de 4,3%. Les deux modes moteurs sont la route avec un taux de croissance moyen


annuel de 5% et l’air avec 3%, le rail et le fleuve ayant décliné dans la période. Ici, le


mode dominant est également la route, dont la part est passée de 90% en 1996 à 95%


en 2004. Ensuite, viennent le rail et l’air. L’apport du fleuve (COMANAV) est


vraiment marginal et décline d’année en année.



4.3.6. REPARTITION DES VOLUMES TRANSPORTES ENTRE LES PORTS
MARITIMES




La répartition des volumes de marchandises transportées entre les différents ports


maritimes desservant le Mali pour les années 1996, 2000, 2002 et 2004 est donnée


dans le tableau 4.13 ci –après.


Tableau 4.13


Corridors


Ports maritimes


Part dans le volume total transporté en %
1996 2000 2002 2004


Côte d’Ivoire


Abidjan


67,5 76,7 57,2 26


Sénégal


Dakar


30,4 20,7 27 34


Togo


Lomé


0,7 0,7 12,8 18


Guinée


Conakry


0,4 0,4 0,5 3


Bénin


Cotonou


1 1,2 1,8 12


Mauritanie


Nouakchott


0 0,3 0,3 1


Ghana


Téma


0 0 0,4 6


Total 100 100 100 100


Source : Annuaires statistique des transports/Consultant





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De ce tableau, il ressort que le port le plus important dans la desserte du Mali jusqu’en


2002 était celui d’Abidjan, suivi de Dakar et de Lomé. Cependant, à partir de 2002,


année de la crise ivoirienne, les tendances ont commencé à s’inverser en faveur du


port de Dakar. Ainsi, en 2004, le port dominant est celui de Dakar, suivi d’Abidjan, de


Lomé et de Cotonou.




Il y’à de souligner toutefois, que le port de Conakry prendra de l’importance après la


fin des travaux de bitumage du tronçon Bamako – Naréna prévue en 2006 car plus


proche de Bamako, la capitale. L’importance du port de Dakar s’amplifiera également


après le bitumage du dernier tronçon en terre, Didiéni – Dièma, dont la fin est prévue


en 2007.




En tout état de cause, un équilibrage à terme entre les différents ports se fera en


fonction des coûts totaux d’approvisionnement du pays et des facilités offertes par


chaque port.



4.3.7. PROBLEMES RENCONTRES



Les problèmes rencontrés sont les suivants :




- non fiabilité des données sur les transports en général;
- absence de données sur la demande totale de transports;
- mauvaise répartition des volumes transportés entre les différents ports;
- absence de plans de transport.


4.4. BILAN DE L’OFFRE ET DEMANDE DE TRANSPORT


L’analyse de l’offre et de la demande de transports permet de dresser le bilan suivant :


Transport routier :




L’offre routière est insuffisante, référence faite au faible niveau d’aménagement


actuel du réseau classé (18,5%). La sous exploitation actuelle du réseau routier


aménagé (routes bitumées et en terre, pistes améliorées) est un phénomène dû, plus à


l’enclavement des zones de production qu’au manque de dynamisme des opérateurs


économiques maliens.




En effet, l’enclavement des zones de production est un frein au développement de la


production dans les zones rurales à fortes potentialités et par conséquent à la demande


supplémentaire de transports pouvant être générée par la sécrétion de surplus de


production.




Les études menées dans ce sens ont démontré en effet, que la production induite par


un aménagement routier dans une zone et par conséquent son désenclavement, peut


induire une augmentation de la production de 50 à 100% et plus sur les premières


années qui suivent le désenclavement et améliorer par la même occasion le revenu


paysan. Aussi, le désenclavement des zones de production, par la construction de


routes et pistes est donc nécessaire, voire indispensable, pour améliorer le niveau de


vie des populations rurales et la rentabilité des investissements routiers existants par


l’augmentation du trafic.




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Concernant l’offre des moyens de transport, elle est également insuffisante face à la


demande compte tenu de la demande réelle et potentielle non couverte. Aussi, compte


tenu de la vétusté chronique du matériel, une véritable politique d’assainissement et


de renouvellement du parc routier est nécessaire. Une telle politique pourra s’orienter


vers un système de crédit aux transporteurs pour l’achat du matériel neuf et la reprise


du vieux matériel pouvant être transformé en pièces détachées; la gestion du système


devant être confiée à une centrale d’achat.




Transport ferroviaire :




Sur la base des prévisions de trafic de TRANSRAIL, l’offre de la voie ferrée est


estimée suffisante jusqu’en 2015, sous réserve des travaux de réhabilitation


nécessaires. A partir de 2015, la voie devra être renforcée pour augmenter sa


capacité.




L’offre actuelle des moyens de transport, supérieure à celle de la voie, est considérée


comme suffisante mais le matériel ferroviaire est vétuste et nécessite un


renouvellement.




Transport fluvial :




L’offre des voies fluviales est considérée comme suffisante malgré l’ensablement des


voies principales, qui sont sous exploitées.




L’offre de la flotte COMANAV est largement sous exploitée; les performances


actuelles de la COMANAV étant marginales car ne dépassant guère celles d’une


pinasse de 100 tonnes par an. Aussi, face à la faiblesse du tirant d’eau des voies


principales, la reforme de la flotte actuelle de la COMANAV et son adaptation aux


conditions actuelles de navigabilité des fleuves sont nécessaires.




L’adaptation de la flotte passe par l’acquisition de pinasses exploitables toute l’année


ou presque par segment de voie (par exemple : Koulikoro – Ségou - Mopti, Mopti –


Tombouctou – Gao, Bamako –Kourémalé ou Kangaba). Ces pinasses pourront être


fabriquées par la Société de construction navale à Koulikoro.




Pour la flotte artisanale, malgré l’importance de sa capacité, elle ne répond pas à toute


la demande de transport fluviale, en particulier la demande rurale.




Pour le fleuve Sénégal, son aménagement prévu dans le cadre du projet navigation de


l’OMVS permettra son exploitation par les bateaux de la COMANAV.




Transport aérien :




L’offre d’infrastructures aériennes est insuffisante face à la demande, références aux


pistes à prolonger et à réhabiliter et aux aérogares à construire.




Concernant la flotte, le Mali ne possédant aucune société propre, sa capacité est celle


des sociétés privées et étrangères qui exploitent ses droits aériens. Cependant, compte




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54


tenu du caractère stratégique de ce mode, le pays doit se doter d’une société de


transport aérien viable à l’instar des pays voisins (Sénégal, Burkina, Côte d’Ivoire,


Mauritanie).




Transport maritime :




La capacité des infrastructures de facilitation de transit aux ports est insuffisante,


référence aux entrepôts (Cotonou, Alger, Banjul) et ports secs (Kayes et Sikasso) à


construire.




Pour la flotte maritime, le Mali n’en dispose pas, la SONAM n’étant plus


opérationnelle depuis plusieurs années. Sa capacité est donc celle des sociétés


étrangères qui assurent, tant bien que mal, le transport international du pays par voie


maritime.




En conclusion, l’offre d’infrastructures et de moyens de transports est insuffisante


face à la demande totale de transports, la demande satisfaite, souvent grâce à des


transporteurs étrangers n’étant qu’une partie de la demande totale.







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55


V. POLITIQUES ET STRATEGIES SECTORIELLES


De l’indépendance à ce jour, le Mali a appliqué la même politique générale pour le


développement des transports en général et des infrastructures en particulier. En effet,


si les objectifs stratégiques ont varié, la politique générale quant à elle, axée sur le


désenclavement extérieur et intérieur du pays est demeurée la même.




5.1. PLANS QUINQUENNAUX DE DÉVELOPPEMENT


De 19961 à 1991, le Mali a appliqué cinq (5) plans quinquennaux, dont l’un des axes


fondamentaux était le désenclavement extérieur et intérieur du pays comme support


de la lutte pour l’autosuffisance alimentaire. Dans le cadre de l’exécution du


deuxième plan quinquennal du Mali 1974-1978, le Gouvernement malien a décidé de


doter le pays d’un plan de transport qui précisait la politique nationale en la matière et


lui permettait de se doter d’un système cohérent pour satisfaire les besoins de


transport le plus économiquement possible. Les objectifs généraux visés par le plan de


transport élaboré pour la période 1980-1994 étaient les suivants :




- désenclaver le pays en diversifiant les voies d’accès internationales;


- structurer le réseau national en coordonnant les voies et les modes de transport;


- contrôler les coûts par l’entretien des voies et l’adaptation des moyens aux


infrastructures;


- maintenir le rôle directeur de l’état.




5.2. DECLARATION DE LA POLITIQUE GENERALE DANS LE
SECTEUR DES TRANSPORTS (DPGST)


A la fin du plan de transport 1980-1994 et en l’absence d’un nouveau plan définissant la


politique du pays en matière de transport à terme, le Gouvernement malien a élaboré une


lettre de Déclaration de Politique Générale dans le Secteur des Transports le 2 Novembre


1993. Cette politique vise:




- l’amélioration de l'efficacité du fonctionnement à moyen terme du secteur des


transports, par l'approfondissement des actions tendant à développer sur une base saine


la concurrence entre modes et entreprises de transport ;




-l'amélioration de l'état des infrastructures existantes, notamment routières et ferroviaires


par une politique adéquate d'entretien et la poursuite du désenclavement ;




Dans le cadre de la mise en oeuvre de sa nouvelle politique, le Gouvernement a retenu


les stratégies suivantes :




- intensification de la concurrence sur le marché des transports terrestres de
marchandises ;


- résorption des surcapacités de l'industrie des transports ;
- amélioration du fonctionnement des corridors de transports internationaux ;
- amélioration des conditions de transport des personnes ;
- développement des transports ruraux ;
- développement des transports aériens ;
- restructuration des entreprises publiques du secteur des transports ;




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56


- amélioration du financement du secteur des transports et du recouvrement des
charges d'infrastructures.




L’application de la DPGST s’est concrétisée par la conclusion avec la Banque Mondiale


et d’autres partenaires financiers de différents projets dont : le PST1 en 1994, le PNIR en


2000 et le PACT en 2004.



5.2.1. LE PREMIER PROJET SECTORIEL DES TRANSPORTS (PST1)




Le premier Projet Sectoriel des Transports (PST1) a été conclu en mai 1994 avec la


Banque Mondiale et d’autres partenaires financiers (Crédit n°2617 – MLI du 26 mai


1994) et sur la base de la lettre de Déclaration de Politique Générale dans le Secteur des


Transports. Les objectifs stratégiques visés par le projet sont les suivants :




- renforcement des capacités de gestion et des performances du secteur à travers sa
réorganisation et le développement des capacités ;


- restructuration des entreprises publiques de transport ;
- révision du cadre réglementaire et institutionnel pour promouvoir une participation


plus importante du secteur privé dans la fourniture de services et l’exécution des


travaux ;


- réhabilitation et entretien d’un réseau prioritaire d’infrastructures de transport ; et
- amélioration de l’efficacité des opérations de transports et réduction des coûts de


transports.


Les quatre composantes du projet, définies sur la base du plan quinquennal 1994-1998


adopté par le Mali, sont les suivantes :




- une composante développement de capacités et formation ;
- une composante routière ;
- une composante ferroviaire ; et
- une composante aéroportuaire.


Le bilan du projet, clôturé en décembre 2004, est globalement satisfaisant même si la


composante développement des capacités n’a été réalisée que partiellement.



5.2.2. LE PROGRAMME NATIONAL D’INFRASTRUCTURES RURALES (PNIR)


Le PNIR a été conclu avec la Banque Mondiale en septembre 2000 (Crédit n° 3393 du


18 septembre 2000). L’objectif stratégique visé par le projet est de réduire la pauvreté et


d’améliorer les conditions de vie de la population rurale par:




- la fourniture d’une infrastructure rurale de base, notamment les infrastructures
d’irrigation et de transports ruraux, l’approvisionnement en eau potable et les


systèmes d’assainissement ; et


- le renforcement de la viabilité financière et environnementale.


Le projet comprend six (6) composantes :




- composante A : renforcement du cadre institutionnel du secteur de l’irrigation ;
- composante B : renforcement et entretien de l’infrastructure routière ;
- composante C : renforcement du secteur de l’approvisionnement en eau et de


l’assainissement des zones rurales ;




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- composante D : environnement ;
- composante E : renforcement de l’AGETIER ;
- composante F : gestion, supervision, suivi et évaluation du projet.


Seule la composantes B du projet concerne le secteur transport. Le niveau d’exécution de


cette composante, qui est en cours d’exécution est globalement satisfaisant.



5.2.3. LE PROJET D’AMELIORATION DES CORRIDORS DE TRANSPORT (PACT)




Le PACT a été conclu en mars 2004 avec la Banque Mondiale (Crédit n°3869 –MLI du


14 mars 2004). L’objectif stratégique visé par le projet est de :




- améliorer les différends corridors routiers et ferroviaires aboutissant à Dakar ;
et Abidjan ;


- renforcer l’accessibilité de la région du Nord du Mali, l’une des plus pauvres du


Pays.




Ce projet complète les reformes réalisées par le PST1 et vise à :




- appuyer la mise en concession de la ligne ferroviaire Dakar – Bamako par le
financement des licenciements et de la réhabilitation de la voie ferrée;


- réhabiliter les infrastructures routières Bamako- frontière Côte d’Ivoire et Sévaré –
Gao ;


- renforcer les améliorations résultant des reformes opérées dans le cadre du PST1.


5.3. PROGRAMME DE POLITIQUES DE TRANSPORT EN AFRIQUE
SUBSAHARIENNE (SSATP)


Le SSATP est né d’un partenariat international et a pour mission de promouvoir la


reforme et le développement des capacités du secteur de transports en Afrique


subsaharienne. Car de bonnes politiques garantissent un système de transport sûr,


fiable et économiquement sain, permettant aux populations de se libérer de la pauvreté


tout en aidant leurs pays à intégrer la compétition internationale. Le Mali est membre


du SSATP, dont la première Assemblée Générale s’est tenue en novembre 2000 à


Copenhague .




Les pays membres du SSATP s’engagent à assurer la mobilité et l’accès aux services


de base à un coût non prohibitif, de même que de réduire les coûts du fret en vue


d’améliorer la concurrence commerciale tout en protégeant l’environnement et en


renforçant la sécurité. Le transport routier doit être reconnu comme un service


essentiel, support indispensable au développement économique et à la réduction de la


pauvreté. A cet effet, les pays doivent instaurer et garantir dans la durée :




- un cadre politique favorable;
- une stratégie de financement adaptée;
- une organisation institutionnelle appropriée;
- un dispositif crédible de suivi –évaluation.


Les principes d’adhésion au SSATP sont les suivants :





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- la réduction de la pauvreté est l’objectif essentiel du développement.
- la formulation des politiques de transport doit prendre en compte non seulement


la question des infrastructures, mais aussi celles relatives aux modes


d’exploitation, ainsi qu’aux modes et moyens de transport.


- les politiques routières doivent être conçues dans une perspective intégrée, en
prenant en compte la totalité des réseaux (réseaux des collectivités locales qu’ils


soient ruraux ou urbains autant que le réseau structurant) en vue d’assurer leur


préservation.


- la planification doit être conduite sur un mode participatif, intéressant tous les
niveaux, basée sur un rapport qualité-prix effectif, impliquant les utilisateurs, les


communautés, les expéditeurs, les transporteurs et tous les niveaux


gouvernementaux.


- le transport modal sera défini et mis en œuvre compte tenu du coût et de la valeur
de la monnaie pour les utilisateurs.


- les programmes doivent donner la priorité absolue à l’entretien des infrastructures
existantes dont l’état le justifie.


- les dispositifs institutionnels à mettre en place doivent privilégier l’efficacité en
garantissant une gestion de type commercial, tout en organisant la prise de


décision aux niveaux appropriés (les processus de décision, à tout niveau, doivent


impliquer l’ensemble des partenaires et les institutions compétentes doivent


disposer des ressources financières nécessaires).


- l’adoption et la mise en œuvre des politiques et programmes doivent s’opérer en
toute transparence en veillant systématiquement à la publication de l’information,


particulièrement s’agissant des déclarations de nature politique, des documents de


référence des programmes et des audits financiers des organismes concernés.


- les infrastructures de transport standard et les normes routières en particulier,
seront examinées en détail et des approches appropriées seront adoptées en ce qui


concerne la conception, la technologie, la capacité locale et la mise en œuvre des


travaux, conformément à l’utilisation optimale d’approche participative et en


prenant en considération les besoins des utilisateurs de la route.


- Les stratégies de financement doivent se fonder sur les bases suivantes : (a)
l’entretien courant et périodique du réseau routier, routes rurales incluses, doit être


financé par des redevances d’usage, directes ou indirectes, à acquitter par les


usagers de la route, (b) la réhabilitation des routes (quand elle est


économiquement justifiée), leur renforcement ou leur amélioration, ainsi que les


travaux neufs sont à financer sur des ressources budgétaires et sur les ressources


externes susceptibles d’être mobilisées, (c) le financement du secteur privé devrait


être sollicité, si possible, au moyen de partenariat ou accords similaires, (d) les


autorités décentralisées et les communautés locales doivent contribuer


financièrement à l’entretien et à la réhabilitation des réseaux qu’elles ont en


charge.




Le Mali étant membre du SSATP, les engagements définis ci – dessus sont donc les


siens et doivent être désormais appliqués dans la perspective d’un développement


durable du secteur des transport en général et des infrastructures de transport en


particulier du pays.





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VI. LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT
DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORTS

HORIZON 2020



6.1. REFORME DE LA GESTION DES ROUTES



La nouvelle classification du réseau routier a ouvert une nouvelle ère en matière


d’administration des routes au Mali. En effet, conformément à la loi de classification


des routes au Mali, la maîtrise d’ouvrage des routes nationales est assurée par l’Etat,


celles des routes régionales par les régions, des routes locales par le cercle et des


routes communales par les communes. Ceci étant, chaque collectivité a désormais la


charge de la construction et de l’entretien des routes classées dans son domaine.




Les reformes en matière de gestion des routes, doivent donc aller dans le sens de la


responsabilisation totale des collectivités régionales, locales et régionales dans la


gestion de leur réseau classé, notamment par la création de services techniques


régionaux et locaux capables de prendre en charge, la conception et le contrôle des


travaux de construction et d’entretien des routes régionales et locales. Cette


disposition nécessite certes des moyens relativement importants, mais elle est


nécessaire pour accélérer le changement de mentalité des élus et populations


régionales et locales et par conséquent le désenclavement du pays. Certes, le


renforcement des services régionaux et locaux déconcentrés de l’Etat est une


alternative, mais qui ne doit être que transitoire.




Par ailleurs, la création de brigades légères d’interventions routières au sein des


associations villageoises doit être encouragée pour l’entretien des réseaux communal,


local et régional. De telles brigades seront conçues comme des GIE pouvant se mettre


en coopératives pour des travaux d’aménagements routiers plus importants. Elles


utiliseront la population active villageoise, désoeuvrée 6 à 8 mois dans l’année et qui


n’a d’autre alternative que l’exode.



En outre, pour accélérer le désenclavement des zones rurales et rétablir une certaine


équité, la concession des routes rurales aux sociétés ou organismes exploitants doit


être envisagée. En effet, la rentabilité des sociétés utilisatrices des routes rurales


dépend, dans une large mesure, de l’état de ces dernières. C’est le cas par exemple,


de la CMDT, de l’Office du Niger et de l’OHVN pour ne cités que ceux – là. Aussi,


compte tenu des moyens limités des collectivités, un contrat de concession ou de


délégation de maîtrise d’ouvrage les liant aux sociétés concernées doit être conclu


pour la construction et l’entretien périodique des routes rurales; l’entretien courant


revenant aux collectivités. Les droits de cession versés par ces sociétés aux


collectivités permettront à ces dernières de financer et de réaliser les travaux


d’entretien courant de leurs routes à travers les brigades légères.





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6.2. SYNTHESE DES PROBLEMES DU SECTEUR


Suite au bilan diagnostic dressé ci –dessus, les problèmes du secteur des transports se


résument comme suit :



6.2.1. TRANSPORTS ROUTIERS


6.2.1.1. Infrastructures et équipements routiers




- faible niveau d’aménagement du réseau routier (18,5% seulement du réseau
classé) ;


- mauvais état du réseau de pistes améliorées ;
- absence de normes routières propres au Mali ;


- surcharges des véhicules lourds ;
- données routières, surtout les comptages routiers, peu fiables ;
- inobservation en général du code de la route ;
- absence de planification des investissements et de l’entretien routier ;
- manque de suivi – évaluation des projets ;
- mauvaise programmation des travaux d’entretien routier ;
- insuffisance des crédits alloués à l’entretien routier ;
- retard dans la mise en place des crédits alloués ;
- retard dans l’exécution des audits techniques des travaux d’entretien courant des


routes ;


- insuffisance d’entreprises qualifiées en entretien routier ;
- insuffisance du matériel de travaux d’entretien ;
- insuffisance institutionnelle et de personnel d’entretien routier qualifié ;
- insuffisance de suivi et de contrôle des travaux d’entretien routier ;
- insuffisance d’équipements routiers (gares).

6.2.1.2. Parc routier




- vétusté chronique du matériel;
- insuffisance du parc actif de poids lourds;
- insuffisance du parc actif de voyageurs;
- insuffisance d’entretien du matériel;
- grande dispersion du matériel;
- mauvaise gestion de la capacité disponible de poids lourds.

6.2.2. TRANSPORTS FERROVIAIRES



6.2.2.1. Infrastructures et équipements ferroviaires




- faiblesse du réseau ferroviaire;
- mauvais état du réseau existant;
- absence de planification de l’entretien du réseau ;
- inadéquation des gares existantes de Bamako.




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6.2.2.2. Matériel ferroviaire




- vétusté et insuffisance du matériel existant ;
- insuffisance d’entretien du matériel;
- mauvaise gestion de la capacité disponible.

6.2.3. TRANSPORTS AERIENS


6.2.3.1. Infrastructures et équipements aéronautiques et météorologiques




- faiblesse du réseau aéronautique et météorologique;
- mauvais état général du réseau existant ;
- absence de planification de l’entretien du réseau ;
- insuffisance d’équipements ;
- mauvais état général des équipements existants.

6.2.3.2. Flotte aérienne




- absence de flotte nationale ;


- insuffisance d’aéronefs étrangers.



6.2.4. TRANSPORTS FLUVIAUX


6.2.4.1. Infrastructures et équipements fluviaux


- mauvais général état du réseau existant;
- absence de planification de l’entretien du réseau;
- insuffisance d’équipements (quais);
- inadaptation de certains équipements;
- absence de code fluvial;
- manque d’organisation de la profession.

6.2.4.2. Flotte fluviale




- vétusté du matériel;
- pléthore et inadéquation du matériel COMANAV;
- insuffisance d’entretien du matériel;
- mauvaise gestion de la capacité disponible;

6.2.5. TRANSPORTS MARITIMES


6.2.5.1. Infrastructures et équipements de facilitation du transport maritime




- insuffisance de surface couverte;
- inégalité dans l’utilisation des différents entrepôts;
- engorgement des entrepôts.

6.2.5.2. Flotte maritime




- absence de flotte nationale.





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6.2.6. DEMANDE DE TRANSPORTS




- non fiabilité des données sur les transports en général;
- absence de données sur la demande totale de transports;
- mauvaise répartition des volumes transportés entre les différents ports;
- absence de plans de transport.

6.2.7. BILAN OFFRE ET DEMANDE DE TRANSPORTS




- offre de transports inférieure à la demande.


6.3. RENFORCEMENT DES POLITIQUES ET STRATEGIES DU
SECTEUR


La politique du Gouvernement malien, définie dans la lettre de Déclaration de


Politique Générale dans le Secteur des Transports du 2 Novembre 1993, est encore


d’actualité. Cette politique, du reste, concorde parfaitement avec celle définie dans le


SSATP auquel le Mali a adhéré à savoir : assurer la mobilité et l’accès aux services


de base à un coût non prohibitif, de même que de réduire les coûts du fret en vue


d’améliorer la concurrence commerciale tout en protégeant l’environnement et


en renforçant la sécurité ; le transport routier étant reconnu comme un service


essentiel, support indispensable au développement économique et à la réduction


de la pauvreté.




Dans le cadre du développement du réseau d’infrastructures de transport du Mali à


long terme, cette politique du SSATP doit être par conséquent retenue avec les


principes d’adhésion y afférents décrits ci - dessus.




Aussi, pour renforcer cette politique, les objectifs stratégiques suivants doivent être


entrepris :



6.3.1. OBJECTIFS GENERAUX

- Elaboration d’un schéma d’aménagement et de développement du territoire malien,


horizon 2021, dont l’objectif fondamental est d’augmenter la richesse nationale et


par conséquent de réduire la pauvreté surtout de la population rurale.




- Elaboration d’un plan de transport qui émanerait du schéma d’aménagement et de


développement du territoire cité ci – dessus.




- Elaboration d’un schéma directeur de développement du réseau d’infrastructures de


transport du Mali, qui constitue l’une des composantes essentielles du plan de


transport et dont l’objectif fondamental est d’assurer le désenclavement total du


territoire national et par conséquent de l’ensemble des localités maliennes (11725).




- Elaboration de plans séquentiels d’investissements et d’entretien des infrastructures


de transport, émanant du schéma directeur de développement du réseau


d’infrastructures.





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6.3.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES




Transports routiers :




- élaboration de normes routières;
- suivi – évaluation des projets;
- formation du personnel (entreprises et administrations);
- financement de l’entretien courant et périodique des routes sur ressources propres


et extérieures, si nécessaire;


- amélioration de la qualité des statistiques routières (comptages routiers et
annuaires statistiques des transports);


- contrôles des charges à l’essieu et amélioration de la sécurité routière;
- programmation de l’entretien, la réhabilitation et la construction des routes;
- création d’une centrale d’achat et renouvellement du parc routier;
- application rigoureuse des conventions TRIE et TIE;
- création services techniques régionaux et de brigades légères d’interventions


routières au niveau des associations villageoises des collectivités;


- amélioration du contrôle et suivi des travaux d’entretien routier;
- audit adéquat (préventif) des travaux d’entretien courant des routes.


Transports ferroviaires :




- renforcement des acquis de la concession;
- renouvellement du matériel;
- transfert des gares et ateliers de Korofina à Kati;
- programmation de la réhabilitation et du renforcement éventuel de la voie.


Transports aériens :




- mise en œuvre et développement des réseaux interafricain et international par la
Compagnie Aérienne du Mali (CAM);


- mise en concession des ADM;
- formation du personnel;
- programmation de la réhabilitation et de l’entretien des aérodromes;
- programmation de la construction et/ou le renforcement des aéroports.


Transports fluviaux :




- élaboration d’un code fluvial;
- reforme et remplacement du matériel COMANAV;
- programmation de l’entretien et de la réhabilitation des voies navigables;
- organisation de la profession.


Transports maritimes:




- programmation de la construction de nouveaux entrepôts et de ports secs;
- programmation de l’entretien et de la réhabilitation des entrepôts;
- élaboration d’un cadre de répartition optimale intermodale et inter-ports du fret


international.





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6.4. DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
HORIZON 2020


Les perspectives en matière de développement des infrastructures de transport à long


terme (horizon 2020) s’inscrivent logiquement dans le cadre de la planification du


secteur des transports en général et du réseau d’infrastructures de transport en


particulier. Cette planification passe nécessairement par l’aménagement du territoire.



6.4.1. SCHEMA D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE NATIONAL




Le schéma d’aménagement du territoire a pour objet de fixer un cadre général


d’actions visant le développement à long terme sur la base de l’analyse des données


structurelles, physiques et humain d’un pays. Le Mali ne dispose pas encore de


schéma d’aménagement du territoire. Cependant, en 1995, une esquisse de schéma


d’aménagement du territoire national malien pour l’horizon 2021 avait été élaborée et


est disponible. Elle nécessiterait toutefois une actualisation.



6.4.2. PLAN DE TRANSPORT




Un plan de transport est un outil de gestion gouvernementale, qui précise la politique


nationale d’un pays en matière de transports en lui permettant de se doter d’un


système cohérent d’infrastructures, de moyens matériel, organisationnel et


institutionnel pour satisfaire les besoins de transports le plus économiquement


possible. Il découle en fait d’un plan d’aménagement du territoire dont il constitue


l’un des éléments déterminants et son élaboration aboutit à :




(i) un schéma directeur de développement à long terme du réseau
d’infrastructures de transport.




(ii) une politique d’ensemble définissant :
- une stratégie de développement des infrastructures;


- une politique de développement des moyens de transports;
- une planification des ressources nécessaires pour financer l’entretien




et l’amélioration des infrastructures et le développement du parc


matériel.




(iii) des politiques et recommandations pour chacun des modes de transport :
routier, ferroviaire, fluvial, maritime et aérien.




( iv) un plan d’actions pour les cinq (5) premières années d’exécution du plan


et des objectifs plus généraux pour la période d’après.





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6.4.3. ELABORATION DU SCHÉMA DIRECTEUR DE
DÉVELOPPEMENT À LONG TERME DU RÉSEAU
D’INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
AU MALI



Le schéma directeur de développement à long terme du réseau d’infrastructures de


transport est un outil de planification de l’aménagement et du développement des


infrastructures de transport. Il constitue l’une des composantes essentielles du plan de


transport résultant lui-même du plan d’aménagement du territoire.




C’est donc un outil de structuration de l’espace et d’aménagement du territoire, qui


regroupe en son sein le réseau d’infrastructures de tous les modes de transport qui


constituent le système de transport d’un pays. Le choix du meilleur schéma ou du


meilleur réseau d’infrastructures est basé sur les principes suivants : (i)


complémentarité entre les différents modes (intermodalité), (ii) accessibilité à tous au


moindre coût et en toute sécurité (désenclavement), (iii) aménagement du territoire et


développement durable (équité).




Au Mali, le système de transport comprend cinq modes : route, rail, air, fleuve et mer.


Le schéma directeur de développement à long terme du réseau d’infrastructures de


transport du Mali sera donc constitué d’un réseau d’infrastructures des cinq modes


concernés.



6.4.3.1. LES DIFFÉRENTS MAILLONS DU SCHÉMA DIRECTEUR DES


TRANSPORTS


La capacité de structuration de l’espace du schéma directeur dépend en fait des


multiples fonctions des différents maillons qui le composent.




En effet, chaque maillon du schéma remplit une ou plusieurs fonctions dans le


processus de désenclavement et de développement du territoire et de mobilité des


populations.




Les différents maillons du schéma directeur sont les suivants : le maillon principal, le


maillon secondaire, le maillon tertiaire et le maillon quaternaire.




Le maillon principal est constitué des liaisons internationales et nationales, qui jouent


toutes les fonctions de la chaîne des transports à savoir : le transport international, le


transport interurbain (national), le transport urbain, le transport régional, le transport


local et le transport communal.




Le maillon secondaire est constitué des liaisons régionales, qui jouent les fonctions


de transports urbain, régional, local et communal.




Le maillon tertiaire est constitué des liaisons locales, qui jouent les fonctions de


transports urbain, local et communal.




Le maillon quaternaire est constitué des liaisons communales, qui jouent les fonctions


de transports urbain et communal.





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D’une manière générale, tous les maillons du schéma directeur interviennent dans les


activités économiques et sociales de la nation. Toutefois, les maillons supérieurs


interviennent d’avantage plus que les maillons inférieurs.



6.4.3.2. LES DIFFERENTES COMPOSANTES DU SCHÉMA DIRECTEUR DE


DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT




Sur la base du bilan diagnostic du secteur des transports présenté au chapitre 4 ci –


dessus, les composantes du schéma directeur sont les suivantes :


1°. Infrastructures et équipements routiers



1.1. Infrastructures routières




Le réseau d’infrastructures routières du Mali à l’horizon 2020 correspond au réseau


routier nouvellement classé conformément à la nouvelle décentralisation


administrative du territoire national. Le réseau routier classé du Mali compte 89.024


km, dont 14.102 km de routes nationales (15,8%) ; 7.052 km de routes


régionales (8%); 28.929 km de routes locales (32,5%) et 38.941 km de routes


communales (43,7%).




A l’horizon 2007, le réseau aménagé est estimé à 17219 km seulement, soit les 19%


du réseau total classé. Il reste donc 71805 km à aménager à l’horizon 2020. Le réseau


classé qui compte 4621 liaisons routières est détaillé par catégorie routière dans le


tableau 6.1 ci – après.




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Tableau 6.1



Désignation


Classe administrative
Catégorie routière


RB RTM PA TRA PS Total réseau


km % km % km % km % km % km %


RN km 4332 96,8 1794 97,8 2547 23,3 8673 50,4 5429 7,6 14102 15,8


% 31 13 18 62 38 100


RR km 60 1,3 40 2,2 802 7,4 902 5,2 6150 8,5 7052 8


% 1 0,6 11,4 13 87 100


RL km 0 0 0 0 4027 36,9 4027 23,4 24902 34,7 28929 32,5


% 0 0 14 14 86 100


RC km 85 1,9 0 0 3532 32,4 3617 21 35324 49,2 38941 43,7


% 0,2 0 9,1 9, 3 90,7 100


Total


réseau


km 4477 100 1834 100 10908 100 17219 100 71805 100 89024 100


% 5 2 12 19 81 100


Source : Consultant - RN – route nationale ; RR – route régionale ; RL – route locale


RC – route communale - RB – route bitumée ; RTM route en terre moderne ; PA – piste améliorée ;


PS – piste saisonnière ; TRA – total réseau aménagé.




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Ce réseau, classé en fonction de la nouvelle décentralisation du pays, a été élaboré


pour permettre le désenclavement total du territoire malien, c'est-à-dire des 8 régions


administratives, du District de Bamako, des 49 cercles, des 703 communes et des


11725 localités du Mali. La densité routière correspondante est de 7,17 km/100 km².




C’est donc un véritable outil d’aménagement du territoire car son aménagement total


permettra l’accessibilité à toutes les couches de la population malienne où qu’elle se


trouve.


1.2. Equipements routiers


Ce sont principalement les gares routières aménagées généralement dans la périphérie


urbaine. Le Mali en compte actuellement une vingtaine dans le District de Bamako et


dans les capitales régionales. Le District de Bamako en compte trois actuellement


(Sogoniko, Marché de Medina-Coura et Djicoroni-Para). Cependant, dans le cadre du


schéma directeur, la construction de gares modernes dans les capitales régionales et


surtout à Bamako et Kati est nécessaire.


Pour le District de Bamako, le SDAU en prévoit une à Sirakoro Sud (140 ha dont 40 ha


pour les dépôts d'hydrocarbures et les entrepôts des Douanes) et une à Sébénikoro Sud


(70 ha dont 40 pour les dépôts d'hydrocarbures et entrepôts des Douanes). Le transfert


dans une zone sécurisante de la gare de Médine qui joue en même temps le rôle de


terminal urbain est nécessaire.




En oûtre, dans le cadre d'une gestion optimale du système de transports urbain et


interurbain du District de Bamako, trois autogares supplémentaires doivent être créées,


dont l'une au Nord-Est (à la sortie Est sur la route de Koulikoro), une à Kati et l'autre au


Sud-Ouest (à la sortie Ouest derrière Kalaban-coro).




Parmi les équipements routiers, on rencontre également les postes de pesage et de


péage, les postes de contrôles routiers, les parkings, les aires de stationnement et de


repos et les stations services.


Les postes de pesage et de péage sont destinés à contrôler les charges à l’essieu des


véhicules lourds et à sanctionner les surcharges. On les rencontre le long des grands


axes et corridors routiers, aux frontières et à l’entrée des grandes villes. Actuellement,


il existe deux (2) postes de pesage (pilotes) à Sénou et à Yirimadio et l’installation de


16 autres postes dont un en remplacement du poste de Sénou est prévue sur le réseau


bitumé. Sur ces 16 postes, deux (2) sont en cours de construction à Diboli et à Kayes


et le DAO des 14 postes restants est en cours de préparation sur financement FED.




Les parkings, les aires de stationnement et les stations services se rencontrent


principalement dans les agglomérations ; les postes de contrôles routiers et les aires de


repos le long des grands axes et corridors routiers. Concernant les postes de contrôles


routiers, il y’a lieu de souligner que leur prolifération sur les grands axes et corridors


routiers constitue une entrave sérieuse à la circulation avec pour conséquence la


réduction de la productivité du transport et l’augmentation des coûts. Pour améliorer


les performances du secteur, la réduction du nombre de postes de contrôle routier en


particulier sur les axes internationaux est donc nécessaire.




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2°. Infrastructures et équipements ferroviaires



2.1. Infrastructures ferroviaires




Le réseau ferroviaire du Mali compte 729 km de voies ferrées, dont 643 km de voie


principale (Koulikoro - Bamako - Diboli - frontière sénégalaise), 70 km de voie de


service et 15 km de voie de branchements particuliers et de desserte.




Les 643 km de voie principale représentent le tronçon malien de la voie ferrée Dakar


– Bamako – Koulikoro vieille d’un siècle, qui relie le Mali au Sénégal sur 1287 km et


qui constitue l’un des axes principaux de désenclavement extérieur et intérieur du


Mali. Le développement futur du réseau ferroviaire du Mali devra s’inscrire dans le


cadre du projet sous – régional d’interconnexion des voies ferrées ouest-africaines,


reliant Dakar à Niamey.




Ce projet devra permettre l’industrialisation et la structuration rapide des pays


sahéliens tel que le Mali, actuellement trop dépendant des pôles industriels côtiers. Sa


réalisation nécessitera cependant, la mobilisation de fonds très importants et la mise


en valeur des ressources minières potentielles de la sous-région.




Cependant, dans l’incertitude de sa réalisation avant 2020, le réseau ferroviaire


existant sera uniquement retenu dans le cadre du schéma directeur, sous réserve des


travaux d’entretien, de réhabilitation et de renforcement nécessaires de la voie ferrée


pour soutenir le rythme d’accroissement du trafic prévu par TRANRAIL.



2.2. Equipements ferroviaires




Les ateliers de Korofina, les ateliers et dépôt de Kayes constituent l’ossature des


équipements de maintenance du matériel. Les gares ferroviaires sont une quinzaine


dont les plus importantes sont celles de Bamako, Kati et Kayes. Bamako dispose


actuellement de deux gares ferroviaires, dont l'une pour les passagers au niveau de


l'ancienne gare et l'autre pour les marchandises au niveau de Korofina construite sous le


PST 1 pour plus de 3 milliards de francs CFA.




Cependant, compte tenu de la sous exploitation du tronçon Bamako – Koulikoro de la


voie ferrée depuis les années 1995 à cause de la concurrence routière, la présence des


gares ferroviaires au centre de Bamako hypertrophié et à la sortie Est de la capitale, alors


que tous les courants d'échanges ferroviaires principaux avec elle se situent à l'Ouest


(trafics national et international), constitue, contre toute logique, une entrave majeure au


développement harmonieux et durable de la capitale malienne, qui se densifie de plus en


plus et où la mobilité des biens et des personnes joue un rôle déterminant.




Aussi, dans la perspective de l’augmentation du trafic ferroviaire et de l’insécurité


grandissante qui en résulterait dans la traversée de la ville de Bamako, il est donc


recommandé de faire une étude de transport multimodal à Bamako qui devrait aboutir à


la réalisation d’une voie rapide de Kati jusqu’à Moribabou à l’horizon 2010 et vers


Koulikoro après. Une telle étude intègrera le transfert éventuel à Kati des gares et


ateliers cités supra et le projet de construction du troisième pont de Bamako prévu à


Sotuba.





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Par ailleurs, la réouverture de certaines gares secondaires, fermées par TRANSRAIL est


nécessaire pour la relance du trafic voyageur et le désenclavement des localités


concernées.



3°. Infrastructures et équipements aéronautiques et météorologiques

3.1. Infrastructures aéronautiques et météorologiques


Le réseau aéronautique du Mali compte actuellement 29 aérodromes dont 13


aérodromes principaux, 12 aérodromes secondaires et 4 aérodromes privés. Sur les 13


aérodromes principaux, 6 sont internationaux : Bamako-Sénou, Gao, Kayes Dag-


Dag, Mopti Ambodedjo, Sikasso Dignangan et Tombouctou.


Le réseau météorologique du Mali constitué de stations d’observations


météorologiques comprend : 19 stations synoptiques dont 13 dans les aérodromes ; 50


stations secondaires climatologiques et agro-météorologiques ; 200 postes


pluviométriques. Les stations synoptiques de Bamako –Sénou, Gao et Mopti sont


régies par l’article 2 de la Convention de Dakar (ASECNA) et les autres stations du


réseau par l’article 10 de la même convention.




Dans le cadre du schéma directeur, l’entretien et l’extension des aérodromes, des


stations météorologiques et des postes pluviométriques doivent être envisagés.


3.2. Equipements aéronautiques et météorologiques




Ce sont des équipements de communication aéronautique, de navigation aérienne et


de météorologie. Seuls les aérodromes internationaux sont suffisamment équipés,


Bamako - Sénou étant le mieux équipé. Les autres aérodromes principaux souffrent


par contre d’un manque d’équipements. Les aérodromes secondaires ne disposent pas


d’équipements.


Ce sont des appareils de collecte et de transmission des paramètres du temps et du


climat (température, vent, pression, pluies, etc…) qui équipent les stations


d’observations météorologiques et dont l’installation et la maintenance sont assurées


par l’ASECNA. D’une manière générale, ces équipements et installations sont


vétustes et souffrent d’un manque d’entretien.




Dans le cadre du schéma directeur, l’entretien, le remplacement et le renforcement des


équipements de communication aéronautique, de navigation aérienne, des stations


météorologiques et des postes pluviométriques doivent être envisagés.



4°. Infrastructures et équipements fluviaux




4.1. Infrastructures fluviales




Le réseau fluvial du Mali compte 2334 km, dont 1551 km de voies principales et 783


km de voies secondaires. Le réseau national compte 1308 km de voie navigable sur le


fleuve Niger de Koulikoro à Gao. Le réseau international compte 243 km au Mali (sur


un total de 1333 km), répartis entre le fleuve Niger pour 143 km de Bamako vers


Kankan en Guinée et le fleuve Sénégal pour 100 km de Kayes à Saint – Louis au


Sénégal.




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71


Le réseau local, utilisé essentiellement pour le transport local, compte 783 km de


voies navigables par les pirogues et les pinasses et réparties entre les affluents et


confluents du fleuve Niger (Bani, Barra Issa et Diaka) et les canaux de l’office du


Niger.


Dans le cadre du schéma directeur, l’ensemble du réseau fluvial sera retenu mais


devra bénéficier de travaux de dragage et/ou de déroctage permettant de créer un


chenal navigable sur les voies principales accompagnés de travaux de balisage.



4.2. Equipements fluviaux




Le réseau fluvial compte actuellement une dizaine de ports fluviaux, dont les plus


importants sont : Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou (Kabara) et Gao. Ces ports


sont caractérisés par un sous équipement généralisé, l’insuffisance de quais et le


mauvais état en général des quais existants. L’aménagement du fleuve Sénégal,


nécessitera la construction d’un port à Ambidédi.




Dans le cadre du schéma directeur, l’entretien des quais existants, la construction de


nouveaux ports et l’équipement des ports existants doivent être envisagés.


5°. Infrastructures et équipements de facilitation du transport maritime




Le Mali dispose actuellement de six installations de facilitation du transport maritime


ou entrepôts maritimes au Sénégal (EMASE), en Côte d'Ivoire (EMACI), au Togo


(EMATO), en Mauritanie (EMAMAU), au Ghana (EMAGHA) et en Guinée


(EMAGUI). Pour augmenter la capacité de traitement des marchandises en transit aux


ports maritimes et face à la diversification des voies d’accès du pays aux côtes


maritimes, il est prévu la création à terme d’entrepôts à Banjul en Gambie et à


Cotonou au Bénin et de ports secs à Kayes et à Sikasso au Mali (zones de rupture de


charge).




Dans le cadre du schéma directeur, la création d’entrepôts à Alger en Algérie pour le


désenclavement des régions de Kidal et de Gao doit être également envisagée. Par


ailleurs, l’entretien et le renforcement des installations existantes doivent être prévus


dans le cadre du développement du secteur.

6.4.3.3. RÉSEAU GLOBAL DU SCHÉMA DIRECTEUR




A l’horizon 2020, le réseau global d’infrastructures de transport que le Mali doit


aménager pour assurer son désenclavement total et améliorer les conditions de vie des


populations surtout les plus pauvres est estimé à :




(i). infrastructures : 92 087 km, dont 89024 km de routes, 729 km de voies ferrées et


2334 km de voies fluviales, 29 aérodromes, 269 stations météorologiques et postes


pluviométriques et 6 entrepôts maritimes. Ce réseau doit être complété par les


nouveaux entrepôts maritimes, stations météorologiques et postes pluviométriques à


créer.





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Sur les 92087 km, 20282 km seulement sont aménagés (22%), dont 17219 km de


routes, 729 km de voies ferrées et 2334 km de voies fluviales. Il reste donc 71805 km


de routes à aménager; les infrastructures ferroviaires et fluviales étant déjà aménagées


et nécessitant toutefois des travaux d’entretien et de réhabilitation.




(ii). équipements : 20 gares routières, 10 gares et 2 ateliers et dépôts ferroviaires, 10


ports fluviaux et des équipements aéronautiques et météorologiques nécessaires à


l’équipement des aérodromes et des stations synoptiques et climatologiques. Ce


réseau doit être complété par les nouvelles gares à créer et les nouveaux équipements


aéronautiques et météorologiques à acquérir.



6.4.3.4. LES HYPOTHÈSES D’APPLICATION DU SCHÉMA DIRECTEUR



1°. L’évolution démographique




Selon les prévisions de la DNSI, l’évolution de la population du Mali à l’horizon 2020


pour le scénario 2 (hypothèse moyenne) est donnée dans le tableau 6.2 ci –après.




Tableau 6.2


Milieu Population malienne
2005 2015 2020


Habitants % Habitants % Habitants %


Rural 7 585 000 67 8 835 000 59 9 296 000 55


Urbain 3 785 000 33 6 061 000 41 7482 000 45


Total 11 366 000 100 14 896 000 100 16 778 000 100


Source : DNSI




De ce tableau, il ressort que l’urbanisation du pays augmentera de 33% en 2005 à


41% en 2015 et 45% en 2020. Pendant ce temps, la population rurale diminuera de


67% en 2005 à 59% en 2015 et 55% en 2020. En somme, les villes se peupleront aux


dépens de la campagne, mettant en évidence le phénomène de l’exode rural qui


s’accentuera. Des dispositions doivent être prises par conséquent en terme


d’aménagements urbains et d’équipements sociaux pour contenir ce phénomène à


moyen et long termes.

2°. Le désenclavement du pays




Le réseau aménagé du pays (l’horizon 2007), tout mode confondu est de 20282 km et


permet de désenclaver seulement 41% de la population malienne, dont les 83% de la


population urbaine et les 26% seulement de la population rurale. Il est donc évident,


que les politiques de désenclavement appliquées jusqu’à présent ont privilégié les


centres urbains au détriment des zones rurales. Le désenclavement des zones rurales


s’impose donc comme une priorité. La population désenclavée par mode de transport


terrestre est détaillée dans le tableau 6.3 ci – après.




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Tableau 6.3


Désignation mode Pourcentage (%) population désenclavée du Mali
% population urbaine % population rurale % population totale


Route 82 21 38


Rail - Fleuve 1 5 3


Total 83 26 41


Source : Consultant


De ce tableau, il ressort que 93% de la population désenclavée est assurée par la route


et 7% seulement par rail et fleuve. La route désenclave 81% de la population rurale


désenclavée et 99% de la population urbaine désenclavée.




Dans le processus de désenclavement intérieur du pays, l’incidence des autres modes


est donc très limitée. La priorité doit être par conséquent accordée à la route qui joue


un rôle primordial dans ce processus.


3°. Les stratégies d’application du schéma




Dans le processus d’application du schéma directeur défini supra, l’objectif


fondamental est la lutte contre la pauvreté, donc l’amélioration des conditions de vie


des populations pauvres. Or, l’on sait que 88% des pauvres du Mali vivent dans le


milieu rural qui emploie 80% de la population active du pays. Par ailleurs, la zone


rurale étant la plus enclavée du pays, les priorités en matière d’aménagement


d’infrastructures de transport doivent par conséquent concerner cette zone.




Cependant, l’urbanisation galopante et la grande dépendance de l’économie malienne


de l’extérieur recommandent également des actions dans le sens du désenclavement


urbain et extérieur. Aussi, les stratégies de désenclavement proposées sont les


suivantes :



3.1. Désenclavement des zones rurales :


C’est le désenclavement intérieur du pays axé sur le développement des échanges


interurbains et ruraux, en particulier entre les zones de production agricoles et les


marchés de production et de consommation (villes) d’une part, et entre ces mêmes


zones et les centres de transformation (usines), d’autre part. Les zones rurales


concernées sont: (i) les zones rurales à fortes potentialités agricoles et pastorales; (ii)


les zones rurales à fortes potentialités minières et agricoles; (iii) et les zones rurales à


fortes potentialités pastorales. La stratégie optimale de désenclavement de ces


différentes zones, classées en trois (3) zones typologiques selon le niveau de


désenclavement, est la suivante :




Zone 1 : Elle correspond aux zones, dont les maillons principal et secondaire (liaisons


nationales et régionales interurbaines) sont déjà aménagés. Pour ces zones, il s’agira


de compléter le réseau d’infrastructures par l’aménagement des maillons tertiaire et


quaternaire (liaisons locales et communales). C’est le cas des zones CMDT (Dioila,


Sikasso, San, Tominian et Koutiala), OHVN (Koulikoro, Kati), Kaarta (Dièma, Nioro,


Nara et Yélimané), ON (Ségou, Niono) et Ghourma (Douentza, Rharouss, Gao).


Cependant, l’entretien courant et périodique des maillions déjà aménagés doit être une


priorité dans l’aménagement de ces zones.




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Zone 2 : Elle correspond aux zones, dont seul le maillon principal (liaisons nationales


interurbaines) est totalement ou partiellement aménagé. Pour ces zones, il s’agira de


compléter le réseau d’infrastructures par l’aménagement des maillons principal


manquant, secondaire, tertiaire et quaternaire (liaisons nationales complémentaires,


régionales, locales et communales). C’est le cas des zones CMDT (Bougouni,


Yanfolila, Kadiolo, Kita), OHVN (Kangaba, Kolokani, Banamba) et ON (Macina,


Mopti), Kaarta (Bafoulabé, Kita), Interfleuve Bani-Niger (San, Ségou, Macina,


Djenné) et Séno Bankass (Bankass, Koro, Bandiagara). Ici également, l’entretien


courant et périodique des maillions déjà aménagés doit être une priorité dans


l’aménagement de ces zones.




Zone 3 : Elle correspond aux zones, dont aucun maillon du schéma n’est aménagé.


Pour ces zones, il s’agira de réaliser le schéma, en commençant par le maillon


principal pour finir par le maillon quaternaire. C’est le cas des zones CMDT


(Kolondièba), Zone lacustre (Mopti, Youwarou, Niafunké, Diré, Goundam, Douentza,


et Tombouctou), Zones minières (Kéniéba, Bafoulabé, Kayes….), Séno Mango


(Douentza, Koro), Tilemsi (Gao, Bourem, Kidal, Ménaka) et Ghourma (Douentza,


Ansongo, Tessit).




En somme, le principe fondamental de cette stratégie est que la logique optimale


d’aménagement des infrastructures du schéma est d’aménager toujours du haut vers


le bas, c’est – à – dire du maillon principal vers le maillon quaternaire et non


l’inverse. En effet, il ne servira à rien, sinon d’augmenter la pauvreté, d’aménager


des pistes agricoles pour accroître la production dont le surplus ne pourra pas être


évacué vers les marchés de commercialisation par manque de liaisons principales


viables.

3.2. Désenclavement extérieur




Le désenclavement extérieur du pays, orienté vers la diversification des voies d’accès


aux ports côtiers doit se poursuivre, avec comme souci majeur d’approvisionner


toutes les régions du Mali le plus économiquement possible. Ce qui nécessitera


l’achèvement des infrastructures en cours de construction ou de réhabilitation et la


construction de nouvelles, surtout dans le nord (Gao, Kidal), au sud (Kolondièba) et


au sud – ouest (Kita, Kéniéba).



3.3. Désenclavement urbain




L’urbanisation galopante des villes à moyen et long termes, nécessitera la réalisation


de grandes artères de dégagement permettant de lutter contre la congestion de la


circulation urbaine et d’améliorer le transport collectif et la sécurité. Toutes choses


qui améliorent les coûts de transport et par conséquent le revenu des citadins.





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3.4. Les priorités et les coûts d’aménagement des infrastructures du schéma


directeur

3.4.1. Les priorités d’aménagement




Dans le cadre de l’application du schéma directeur, les priorités d’aménagement


retenues sont les suivantes :


Priorité 1 : Entretiens courant et périodique des infrastructures




La première priorité d’intervention sur le réseau est son entretien courant et


périodique normal. En effet, seul l’entretien courant et périodique normal permet le


maintien de l’état des infrastructures et par conséquent des coûts d’exploitation.


Cependant, le déficit d’entretien périodique rend inefficace l’entretien courant et


accélère des interventions plus coûteuses telles que la réhabilitation et la


reconstruction. Aussi, dans le souci de réduire les coûts de transport des personnes et


des marchandises et de maintenir et renforcer l’accessibilité aux zones de production


et aux populations, particulièrement les plus pauvres, le réseau d’infrastructures


existantes et futures devrait par conséquent bénéficier d’un entretien courant et


périodique normal.



Priorité 2 : Réhabilitation des infrastructures




La réhabilitation des infrastructures existantes est considérée comme la deuxième


priorité car elle permet de combler le déficit d’entretien périodique et de récupérer


l’investissement, certes à des coûts environ deux fois plus élevés que l’entretien


périodique. Aussi, après la réhabilitation d’infrastructures nécessiteuses du réseau


existant, ce type d’intervention devrait être évité à l’avenir. Ce qui permettra en effet


de faire des économies très importantes au bénéfice de l’investissement.



Priorité 3 : Nouvelles constructions d’infrastructures




Après l’entretien courant et périodique normal et la réhabilitation des infrastructures,


la réalisation de nouvelles infrastructures pour désenclaver des bassins économiques


agricoles et miniers est considérée comme la troisième priorité dans l’application du


schéma directeur. Les nouvelles constructions permettront en effet d’ouvrir sur les


marchés extérieurs, les zones à fortes potentialités agricoles et minières jusque là


repliées sur elles mêmes avec pour conséquence l’amélioration des conditions de vie


des populations concernées.



3.4.2. Les coûts d’aménagement




Les coûts des différents aménagements seront calculés par scénario sur la base des


prix unitaires des marchés de travaux similaires les plus récents ou tirés des études les


plus récentes.


6.4.3.5. LES DIFFÉRENTS SCÉNARII D’APPLICATION DU SCHÉMA



1°. Les différentes options de désenclavement des populations


A l’horizon 2020-2021, le processus de désenclavement futur du Mali concernera


donc les 17% de la population urbaine et les 74% de la population rurale restant à




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désenclaver. Plusieurs options sont envisageables dans ce sens. Aussi, le consultant


propose les trois options suivantes :




OPTION – A :




- horizon 2011 : désenclaver les 17% de la population urbaine restants et les 24% de
la population rurale;


- horizon 2016 : désenclaver les 25% de la population rurale;
- horizon 2020 : désenclaver les 25% de la population rurale restants.


OPTION – B :




- horizon 2011 : désenclaver les 30% de la population rurale;
- horizon 2016 : désenclaver les 24% de la population rurale et les 17% de la


population urbaine restants;


- horizon 2020 : désenclaver les 20% de la population rurale restants.




OPTION – C :




- horizon 2011 : désenclaver les 40% de la population rurale;
- horizon 2016 : désenclaver les 20% de la population rurale et les 17% de la


population urbaine restants;


- horizon 2020 : désenclaver les 14% de la population rurale restants



2°. Les différents scénarii d’application du schéma directeur


Le réseau global du schéma directeur de développement des infrastructures de


transport du Mali à l’horizon 2020 et les options de désenclavement des populations


encore enclavées étant définis, trois scénarii d’application du schéma seront étudiés en


fonction des options de désenclavement présentées ci -dessus. Le scénario 1


correspond à l’option A, le scénario 2 à l’option B et le scénario 3 à l’option C.



3°. Choix du scénario optimal



3.1. Méthode et critères d’évaluation des scénarii




L’évaluation des différents scénarii est faite par la méthode multicritère et les critères


permettant une meilleure appréciation des scénarii d’aménagement, pour les trois


échéances quinquennales adoptées (2011, 2016, 2021), sont indiqués dans le tableau


6.4 ci – après avec les poids indicatifs correspondants.




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Tableau 6.4


N° Désignation critères Poids Méthode d’évaluation


1 Désenclavement 40 nombre ou pourcentage de populations


désenclavées


2 Efficacité économique 10 augmentation supplémentaire du revenu


des populations


3 Efficacité Sociale 10 nombre d’équipements sanitaires et


scolaires desservis




4




Equité




20


rapport incidence pauvreté/incidence


pauvreté moyenne nationale ou la plus


faible


5 Pérennité Infrastructures 10 dépenses d’entretien/allocation budgétaire




6


Efficacité


environnementale




10


rapport coût environnemental/coût


environnemental le plus faible ou coût


total scénario


Total 100


Source : Consultant




3.2. Scénario optimal




Les trois scénarii seront évalués sur la base des critères définis ci-dessus pour chaque


échéance quinquennale. Les scénarii seront comparés par échéance quinquennale et le


scénario optimal est celui dont le score est le plus élevé par échéance. Sur l’ensemble


de la période du schéma directeur (2007 – 2021), cette comparaison pourra aboutir à


plusieurs scénarii optimaux pour différentes échéances.




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VII. LES PROJETS PRIORITAIRES D’INFRASTRUCTURES
A MOYEN TERME

En l’absence de plan de transport et de schéma directeur de développement à long


terme du réseau d’infrastructures de transport, les priorités d’aménagement du réseau


d’infrastructures à moyen terme (horizon 2010), ont été définies en fonction des


stratégies de désenclavement du territoire malien décrites au paragraphe 6.4.3.4 ci –


dessus. Les priorités retenues sont les suivantes :




7.1. DESENCLAVEMENT DES ZONES RURALES


Les projets prioritaires retenus ici, visent le désenclavement intérieur et


particulièrement des zones de production agricole permettant de stimuler la


production et d’améliorer le revenu des paysans, qui constituent la couche la plus


pauvre du pays. Pour le choix des projets, trois zones typologiques se distinguent en


fonction de leur niveau de désenclavement.



7.1.1. Zone 1




Elle correspond à toutes les zones relativement désenclavées car pourvues d’un réseau


principal d’infrastructures de transport constitué de routes bitumées et en terre, de


voies ferrée et fluviale et d’aérodromes. Les projets retenus concernent donc les


liaisons secondaires ou tertiaires permettant d’assurer l’accessibilité des zones de


production agricole aux marchés de consommation via le réseau principal.




Pour cette zone, les priorités d’aménagement retenues sont : l’entretien courant et


périodique et la réhabilitation des infrastructures existantes mais aussi la construction


de nouvelles routes rurales.



7.1.2. Zone 2




Elle correspond à toutes les zones peu désenclavées, disposant d’un réseau principal


partiel car inachevé. Les projets retenus concernent donc les liaisons principales à


achever et les liaisons secondaires ou tertiaires à construire pour permettre


l’accessibilité des zones de production agricole aux marchés de production et de


consommation.




Les priorités d’aménagement retenues pour cette zone, sont : l’entretien courant et


périodique et la réhabilitation des infrastructures existantes mais aussi la construction


de nouvelles routes principales et secondaires rurales.



7.1.3. Zone 3




Elle correspond à toutes les zones enclavées, ne disposant d’aucunes infrastructures


pérennes; les quelques infrastructures existantes étant en très mauvais état


(partiellement ou totalement détruites) et difficilement praticables.




Pour cette zone, les projets retenus concernent donc les liaisons principales à


construire ou à réhabiliter pour permettre d’abord l’ouverture des zones enclavées au




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marché extérieur et les liaisons secondaires et tertiaires pour assurer l’accessibilité aux


zones de production.




Les différentes zones typologiques du pays sont données par région et par cercle dans


le tableau 7.1 ci – après.




Tableau 7.1


Désignation


régions


Zones typologiques du Mali
Zone 1 Zone 2 Zone 3




Kayes


Kayes Kita Kéniéba


Dièma Yélimané


Nioro Bafoulabé






Koulikoro


Koulikoro Nara


Dioila Banamba


Kangaba


Kati


Kolokani




Sikasso


Sikasso Kadiolo Kolondièba


Koutiala Yanfolila


Yorosso


Bougouni




Ségou


Ségou Niono


San Barouéli


Bla Macina


Tominian




Mopti


Mopti Bandiagara Ténenkou


Djenné Bankass Youwarou


Douentza Koro




Tombouctou


Tombouctou Rharous


Diré Niafunké


Goundam




Gao


Gao Bourem


Ansongo


Ménaka




Kidal


Kidal


Abéibara


Tessalit


Tin-Essako


Source : Consultant



7.1.4. Projets prioritaires


Pour le désenclavement des zones rurales et compte tenu du niveau actuel de


désenclavement du pays, les projets prioritaires se résument comme suit :




Zones 1 et 2: Pour cette zone, la priorité est accordée à l’entretien et à la réhabilitation


des infrastructures existantes (route, rail, fleuve, air), la construction de routes rurales


permettant de désenclaver les zones d’influences directes desdites infrastructures, et


d’équipements routier, ferroviaire, fluvial et aéronautique. Ces routes rurales seront




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réalisées sous forme de routes en terre moderne ou bitumées pour les axes principaux


(RN) et de pistes améliorées en rechargement continu pour les axes secondaires (RR)


et en rechargement partiel (élimination des points durs) pour les axes tertiaires (RL)


et quaternaires (RC).




Zone 3 : Pour cette zone, la priorité est accordée à la réhabilitation des infrastructures


existantes et à la construction de routes de désenclavement, réalisées sous forme de


routes en terre moderne ou bitumées.




Les besoins de désenclavement routier de ces trois zones typologiques sont indiqués


dans le tableau 7.2 ci – après.




Tableau 7.2


Zone type Longueur de routes à aménager en km
RN RR RL RC TOTAL


Zone 1 1485 383 10000 8036 19904


Zone 2 2230 2383 5000 2986 12599


Zone 3 2636 648 721 1162 5167


TOTAL 6351 3414 15721 12184 37670


Source : Consultant




La réalisation de ce réseau prioritaire permettra de désenclaver les 17% de la


population urbaine restant à désenclaver et plus de 55% de la population rurale restant


à désenclaver.




A moyen terme, les priorités en matière de désenclavement intérieur devraient


concerner, en plus de l’entretien et de la réhabilitation des infrastructures existantes,


la construction d’environ 2.000 km de routes d’intérêt national, 16.000 km de routes


d’intérêt local et de 12.000 km de routes d’intérêt communal.




7.2. DESENCLAVEMENT EXTERIEUR

Le Mali est résolument engagé dans une politique de diversification de ses voies


d’accès aux ports maritimes et d’intégration sous-régionale et régionale. Les projets


de désenclavement extérieur qui s’inscrivent dans cette politique visent donc à réaliser


les tronçons maliens des axes transafricains, notamment la Trans-saharienne (Bamako


– Ségou -Sévaré –Gao – Kidal – Bouressa – Tamarasset – Alger) et la Trans-


sahélienne (Dakar – Bamako – Sikasso – Koloko – Ouagadougou - Djaména), et les


liaisons entre ces deux axes continentaux et entre la Trans-sahélienne et la Trans-


Côtière (Tanger –Abidjan – Lagos).




Les axes concernés sont les suivants :




Trans-saharienne : Bourem – Kidal – Bouressa – Fre Algérie (RN18) – 550 km à


construire.




Liaisons entre les axes transafricains :




Liaisons entre la Trans-sahélienne et la Trans-Côtière :


- Koualé – Kolondièba – Fre RCI (RN30) – 130 km à construire ;




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- Bougouni – Manankoro – Fre RCI (RN9) – 123 km à construire ;
- Bamako – Kangaba – Fre Guinée (RN26) – 137 km à construire ;
- Bafoulabé – Djibouria - Satadougou – Fre Guinée (RN2) – 320 km à construire ;
- Djibouria – Sadiola – Kayes – Aourou – Fre Mauritanie (RN21) – 323 km à


construire ;


- Nioro – Lakamané- Toukoto – Kita – Sirakoro – Fre Guinée (RN25) – 362 km à
construire.




Liaisons entre la Trans-sahélienne et la Trans-saharienne :


- Bandiagara – Bankass – Koro – Fre Burkina (RN15) – 157 km à bitumer;
- Tombouctou – Kabara – Douentza – Mondoro – Fre Burkina (RR39) - 344 km à


réhabiliter et construire;


- Rharous – Gossi – N’Daki – Fre Burkina (RN42) – 266 km à construire.


A moyen terme, les priorités en matière de désenclavement extérieur du Mali, en plus


de l’entretien ou de la réhabilitation des infrastructures existantes, concerneront la


construction de plus de 1200 km de routes principales portant sur les axes suivants :




Trans-saharienne :


- Bourem – Kidal – Bouressa – Fre Algérie (RN18) – 550 km à construire ;


Liaisons entre la Trans-sahélienne et la Trans-Côtière :


- Koualé – Kolondièba – Fre RCI (RN30) – 130 km à construire ;
- Bougouni – Manankoro – Fre RCI (RN9) – 123 km à construire ;
- Bamako – Kangaba – Fre Guinée (RN26) – 137 km à construire ;
- Djibouria – Sadiola – Kayes – Aourou – Fre Mauritanie (RN21) – 323 km à


construire.




Liaisons entre la Trans-sahélienne et la Trans-saharienne :


- Bandiagara – Bankass – Koro – Fre Burkina (RN15) – 157 km à bitumer;




7.3. DESENCLAVEMENT URBAIN


L’urbanisation galopante des villes et particulièrement du district de Bamako, capitale


du pays, nécessite la réalisation de grandes artères de dégagement permettant de


contenir l’expansion du trafic urbain et d’éviter par conséquent le phénomène de


congestions qui caractérise toutes les grandes métropoles.




A moyen terme, les projets retenus sont les suivants :




- construction éventuelle d’une voie express Kati – Bamako – Moribabougou (30
km) en lieu et place de la voie ferrée, y compris le transfert des gares ferroviaires


et des ateliers de Bamako à Kati;


- construction du 3ème pont de Bamako;
- aménagement de gares routières modernes dans les capitales régionales;
- extension de l’aéroport de Sikasso;
- réhabilitation de l’aéroport de Gao.




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7.4. EVALUATION DES PROJETS MOYEN TERME


Les projets retenus à moyen terme (horizon 2010-2011) pour l’ensemble du secteur


des transports sont présentés dans le tableau 7.3 ci – après et détaillés dans les fiches


techniques en annexe 3. Au total, 47 projets sont retenus dont 39 pour la route, 2 pour


le rail, 2 pour l’air et 4 pour le fleuve. Il y’a lieu de souligner cependant, que dans le


plan d’actions présenté ci – dessous, la priorité revient à l’entretien courant, ensuite à


l’entretien périodique, la réhabilitation et la construction.



Tableau 7.3






Désignation


infrastructures


Longueur


en km


Niveau


Aménage-


ment prévu


Coûts en


millions de


F CFA


Situation de


financement


et échéances


A ROUTE 90 510 EC/EP/


REH/C


1 072 505


Désenclavement


intérieur




A.1 Entretien courant 17219 -


47668


EC 157 000




2007 - 2011


Zones 1,2 et 3


1 Routes bitumées et en


terre et pistes améliorées


17219 -


47668


EC 157 000 MALI




A.2 Entretien périodique 1659 EP 56 480 2007- 2009


Zones 1et 2


Routes bitumées 1025 48 500


2 Faladiè -Ségou 220 EP 8 800 A rechercher


3 Bla – San - Sienso 125 EP 11 000 -“-


4 Sévaré - Gao 579 EP 23 160 -“-


5 Bamako - Koulikoro 54 EP 2 460 -“-


6 Tombouctou -Koriomé 17 EP 680 -“-


7 Voies urbaines 30 EP 2 400 -“-


Routes en terre 82 2 460 -“-


8 Manantali - Mahina 82 EP 2 460 -“-


Pistes améliorées 552 5 520


9 Pistes améliorées


(DNR,CMDT, OHVN)


552 EP 5 520 -“-




A.3 Réhabilitation 9461 207 800 2007 - 2010


Zones 1,2 et 3


Routes bitumées 161 21 800


10 Kimparana -Kouri 82 REH 11 500 -“-


11 Diamou - Gangontéry 42 REH 5 400 -“-


12 Accès à Djenné 29 REH 3 700 -“-


13 Mahina - Bafoulabé 8 REH 1 200 -“-


Pistes améliorées 9300 186 000


14 Pistes améliorées


(DNR,CMDT, OHVN)


9300 REH 186 000 -“-




83 83

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83


Tableau 7.3




Désignation


infrastructures


Longueur


en km et


(nombre)


Niveau


Aménage-


ment prévu


Coûts en


millions de


F CFA


Situation de


financement


ROUTE (suite)


A.4 Construction 31 722 651 225 2007 - 2011


Zones 1,2 et 3


Désenclavement


intérieur (suite)


30 378 345 405


15 Pistes rurales locales 16000 PA 80 000 A rechercher


16 Pistes rurales


communales




12000




PA




60 000




-“-


17 Fana - Dioila 45 RB 5 600 -“-


18 Banankoro - Dioro 45 RB 5 900 -“-


19 Banadiagara - Douentza 125 RTM 6 720 -“-


20 Gossi - Rharous 147 RTM 7 035 -“-


21 Douentza - Koro 100 RTM 5 880 -“-


22 Banamba - Mourdiah 100 RTM 3 300 -“-


Yélimané - Nioro 120 RTM 11 500


23 Bougouni –Yanfolila -


Kalana


140 RB 15 750 -“-


24 Konna – Korientzé -


Tonka


155 RB 46 000 -“-


25 Niono - Tonka 431 RB 38 400 -“-


26 Macina – Diafarabé -


Ténenkou


82 RTM 5 000 -“-


27 Kayes – Sadiola -


Kéniéba


250 RB 19 320 -“-


28 Tombouctou - Bourem 318 RTM 10 000 -“-


29 Ansongo –Ménaka –


Andéramboukane




320




RTM




25 000


-“-


Désenclavement


extérieur




1313




224 820




30 Bamako –Kangaba –


Dioulafoudou et bretelles




147




RB




17 850


-“-


31 Bougouni – Manankoro –


fre C.I.


123 RB 20 950 -“-


32 Zantiébougou (Koualé) –


Kolondièba – fre RCI


130 RB 22 140 -“-


33 Tion – Bènèna – fre


Burkina


46 RB 6 500 -“-


34 Bandiagara –Bankass –


Koro –Fre Burkina




157




RB




18 480


-“-


35 Bourem – Kidal – Fre


Algérie


550 RB 112 500 -“-


36 Kayes – Aourou – fre


mauritanie


160 RB 26 400 -“-




Désenclavement urbain






31




81 000




37 Voie express Kati –


Bamako - Moribabougou


30 RB 60 000 A rechercher


38 3è pont de Bamako 1 2x2voies 19 000 -“-


39 Gares à Bamako et Kati (2) moderne 2 000 -“-




84 84

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84


Tableau 7.3




Désignation


infrastructures


Longueur


en km et


(nombre)


Niveau


Aménage-


ment prévu


Coûts en


millions de


F CFA


Situation de


financement


B RAIL 347 (2) REH/C 35500 20007 - 2011


Désenclavements


intérieur et extérieur


347 35500


B.1


B.2


B.3


Entretiens et


réhabilitation


de la voie ferrée


347 REH 28500


Zone1


40 Voie ferrée Bamako –


Kati - Kayes - Diboli


347 REH 28500 PM. TRANSRAIL


B.4 Construction (2) 7000


Zone1


41 Gare et atelier à Kati (2) Moderne


mixte


7000 MALI/


TRANSRAIL




C AIR (2) REH/C 15900 2007 - 2009


Désenclavements


intérieur et extérieur




C.1


C.2


C.3


Entretiens et


réhabilitation


des aérodromes


(2) 15900


Zone1


42 Aéroport de Sikasso (1) Extension 8200 A rechercher


43 Aéroport de Gao (1) REH 7700 -“-




D FLEUVE 10 REH/C 2950 2007 - 2009


Désenclavement


intérieur




D.1


D.2


D.3


Entretiens et


réhabilitation du chenal


navigable du fleuve


Niger


10 1750


Zones 1,2, 3


44 Curage chenal d’accès au


lac Débo


4 REH 410 A rechercher


45 Désensablage accès aux


quais de Gao et Mopti


2 REH 120 A rechercher




46


Protection berges de


Bamako,Gao, Diafarabé,


Bourem, Dioro et Djenné




4


Béton armé et


maçonnerie


1220 A rechercher


D.4 Construction (4) 1200


Zones 1,2, 3




47


Construction quais de


Diafarabé, Akka, Dioro


et Rharous




(4)


Béton armé et


maçonnerie




1200


A rechercher




TOTAL SECTEUR






-




-




1 126 855




Source: DNR/ANAC/DNH/CONSULTANT


RB – route bitumée; RTM – route en terre moderne ; PA – piste améliorée


C- construction ; EC – entretien courant ; EP – entretien périodique ; REH - réhabilitation




85 85

▲back to top

85


Le coût total de ce plan d’actions, évalué sur la base des prix des marchés les plus


récents est de 1 126 855 millions de francs CFA, dont 1 072 505 millions de francs


CFA (95,2%) pour les routes, 35 500 millions de francs CFA (3,1%) pour le rail,


15 900 millions de francs CFA (1,4%) pour l’air et 2 950 millions de francs CFA


(0,3%) pour le fleuve. Sa réalisation à l’horizon 2011 nécessiterait la mobilisation de


près de 225 milliards de francs CFA en moyenne par an.




Les performances actuelles en matière de financement des infrastructures dans le


secteur au cours des cinq dernières années étant d’un maximum de 70 milliards de


francs CFA par an, soit les 31% seulement des besoins requis, des efforts très


importants doivent être par conséquent déployés par le Mali et ses Partenaires


Techniques et Financiers pour le succès de ce plan qui est détaillé par mode et par


type d’intervention dans le tableau 7.4 ci – après.


Tableau 7.4


Type


d’intervention


Coût en millions de F CFA
Route Rail Air Fleuve Total


Entretien


courant


157 000 - - - 157 000


(14,0%)


Entretien


périodique


56 480 - - - 56 480


(5,0%)


Réhabilitation




207 800 28 500 15 900 1 750 253 950


(22,5%)


Construction




651 225 7 000 - 1200 659 425


(58,5%)


Total




1 072 505 35 500 15 900 2 950 1 126 855


(100%)


Source: CONSULTANT






7.5. PLAN DE FINANCEMENT PROPOSE



Sur la base des tendances actuelles, le plan de financement proposé est indiqué dans le


tableau 7.5 ci – après.






Type


d’intervention


Coût en millions de F CFA


Total


Financements


Intérieur Extérieur


montant % montant %


Entretien courant




157 000




157 000 100 0 0


Entretien


périodique


56 480 5 648 10 50 832 90


Réhabilitation




253 950




25 395 10 228 555 90


Construction




659 425




65 943 10 593 482 90


Total




1 126 855




253 986 22,5 872 869 77,5


Source: CONSULTANT





86 86

▲back to top

86




VIII. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

La présente étude a été réalisée sur la base des termes de référence amendés en tenant


compte des observations de l’Administration et de la Banque Mondiale. Elle a permis


de faire le bilan diagnostic du secteur des transports, des politiques et stratégies


appliquées jusqu’à ce jour et de proposer des objectifs stratégiques pour le


développement à long terme du secteur en général et des infrastructures de transport


en particulier avec comme objectif majeur l’amélioration des conditions de vie des


populations maliennes et en particulier celles des plus pauvres.




Les orientations données, si elles sont appliquées, aboutiront à l’élaboration d’un plan


de transport et d’un schéma directeur de développement harmonieux à long terme des


infrastructures de transport nécessaires au désenclavement total des populations, gage


de tout développement durable au Mali. Cependant, si l’on se réfère au plan d’actions


à moyen terme proposé, le Mali avec l’appui de ses PTF, doit donc déployer des


efforts très importants en matière de mobilisation des ressources financières pour


atteindre le désenclavement total du pays à l’horizon 2020.







87 87

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87























ANNNEXES




88 88

▲back to top

88












































ANNEXE 1



TERMES DE REFERENCE




89 89

▲back to top

89




MINISTERE DE L'EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But -Une Foi


------ ------------
SECRETARIAT GENERAL


-----




TERMES DE REFERENCE


POUR LE RECRUTEMENT D'UN CONSULTANT CHARGE DE


LA PREPARATION DE LA CONSULTATION SECTORIELLE


SUR LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT



I. CONTEXTE




Le Mali est un vaste territoire enclavé d'une superficie de 1 241238 km2 situé au cœur


de l'Afrique de l'Ouest. Sa population est estimée à 11 200 000 habitants en 2004.


L’économie est fortement tributaire du transport.


Les infrastructures de transport se présentent comme suit : le chemin de fer est en


déclin, la voie fluviale n'est pas navigable pendant toute l'année, le transport en


transit par les corridors de déserte connaît des entraves de plusieurs ordres,


l'infrastructure routière est insuffisante avec plusieurs routes et pistes impraticables


pendant l'hivernage, le parc routier très vétuste est hétérogène et le transport aérien


est en voie de reformes.




Le Gouvernement du Mali a adopté en Mai 2002, un Cadre Stratégique de Lutte


Contre la Pauvreté (CSLP) qui intègre l'ensemble des politiques de développement.


L’un des trois axes de mise en œuvre de cette stratégie est le développement des


infrastructures de base dont fait partie les infrastructures de transport.


Dans le cadre du dispositif de suivi des conclusions de la table ronde des bailleurs de


fonds tenue à Genève en 2004 , le Ministère de l'Equipement et des Transports a


décidé d'organiser une consultation sectorielle sur le développement des


infrastructures, en collaboration avec la Banque Mondiale comme chef de file des


Partenaires Techniques et Financiers




II. OBJECTIFS DE LA CONSULTATION SECTORIELLE DES BAILLEURS


DE FONDS




II. 1. Objectif global :




Le but de la consultation sectorielle sur le développement les infrastructures est de


chercher les voies et moyens pour promouvoir le secteur des transports. Lutter contre


la pauvreté par un meilleur accès des populations rurales aux centres de


consommation et aux services sociaux.




90 90

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90




II. 2. Objectif spécifique:




L’objectif de la rencontre sectorielle est de faire partager avec les partenaires


techniques et financiers , la vision du Mali dans le cadre de son désenclavement


intérieur et extérieur, assurer le financement de projets prioritaires à réaliser dans les


10-20 prochaines années pour atteindre l’ objectif qu’un village soit desservi par une


route(piste) ou situé à moins de 2 km de celle-ci.


A ce titre elle vise entre autres à :


- Instaurer entre le Mali et ses PTF un cadre de coopération décennale pour le


développement des infrastructures,


- recueillir les avis des partenaires sur le programme proposé ,


- recueillir les intentions de financement des bailleurs de fonds et mobiliser les


ressources nécessaires pour la mise en œuvre du programme ,


- instaurer un cadre de concertation , de suivi et d’évaluation du programme.




III. ETENDU DES SERVICES DU CONSULTANT




Les présents TDR ont pour objet de faire réaliser par un consultant de haut niveau de


prestation d’appui au MET pour l’organisation de la consultation sectorielle pour le


développement des infrastructures


La mission vise à apporter au Ministère de l'Equipement et des Transports l'expertise


nécessaire pour :


- la préparation des documents de base de la consultation :


- l’organisation de la consultation sectorielle.


- Il jouera le rôle de modérateur /facilitateur de la consultation sectorielle.


Le consultant s’appuiera sur les rapports des études disponibles que lui remettra


l’administration pour préparer les documents de la concertation.


Il s’agira notamment :


- l’étude des besoins d’entretien routier


- l’étude de la stratégie de transports rural (Elaboration de la Stratégie Nationale du


Transport Rural )


- l’étude du programme d’investissement ( Etude de justification du PST-2)


- le document du CSLP


IV. TACHES DU CONSULTANT:




Elles consistent à :





91 91

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91


1 - élaborer un document de base comprenant le diagnostic sommaire, les enjeux , la


vision, la stratégie, le programme d’action ainsi que le cadre macroéconomique


évaluant notamment la contribution du programme à la réduction de la pauvreté dans


le pays.


- déterminer les objectifs stratégiques pour la période 2007 -2020


- élaborer des fiches de projets sur la base des études réalisées ou en cours


(programme d’actions);


- faire une analyse détaillée justificative du choix des projets prioritaires identifiés


2. - participer à la consultation sectorielle en qualité de modérateur /facilitateur.


3 - préparer les rapports de synthèse de la réunion;


4 - Prévoir un document de synthèse comprenant le résumé, les conclusions et


recommandations de la concertation




IV. PROFIL DU CONSULTANT




Le consultant doit:


- être un Economiste des transports confirmé dans l’évaluation des projets


d’infrastructures


de transport,


- avoir une expérience d’au moins 10 ans dans l'organisation de rencontres avec les


bailleurs


de fonds.



V. ORGANISATION DE LA MISSION




La mission consiste à :


1. une prise de contact avec les services ci-dessous pour collecter les informations:


- la Cellule de Planification et de Statistique,


- la Direction Administrative et Financière,


- la Direction Nationale des Routes,


- la Direction Nationale des Transports,


- la Direction Nationale de l'Aéronautique Civile,


- l'Autorité Routière,


- la Cellule de Coordination du PST,


- TRANSRAIL,


- La COMANAV.


(Cette liste n'est pas exhaustive) .


2. dégager les spécificités de l’étude.


L’étude sera faite par consultation locale restreinte.


VI. LOGISTIQUES :


Le matériel logistique sera à la charge du consultant



VII. DELAIS ET RAPPORTS


Les délais de dépôt et d'examen des rapports sont donnés dans le chronogramme joint


en annexes.




92 92

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92
















































ANNEXE 2



CORRIDORS INTERNATIONAUX




93 93

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93



Corridors internationaux du Mali







CORRIDORS


Origine - Destination
Liaisons


Réelles


Potent.


LONGUEUR KM


MODE


PAYS


TRANSIT




PORT Total Au Mali


1




2






3






4


Bamako – Dakar




Bamako – Dakar


(via Kéniéba)




Bamako- Dakar


(via Kayes)




Bamako- Dakar


(via Kayes)


R




P






R






R


1228




1280






1471






1276


585




510






795






600


Rail




Route






Route






Rte/Rail


Sénégal




Sénégal






Sénégal






Sénégal


Dakar




Dakar






Dakar






Dakar


5




6






7


Bamako – Abidjan


(via Sikasso)


Bamako – Abidjan


(via Ouangolo)




Bamako - San Pedro


(via Bougouni)




R




R






P


1225




1177






1091


471




471






300


Route




Rte/Rail






Route


C. d’Ivoire




C. d’Ivoire






C. d’Ivoire


Abidjan




Abidjan






San - Pédro


8






9






10


Bamako – Conakry


(via Bougouni)




Bamako – Conakry


(via Kangaba)




Bamako - Conakry


(via kourémalé)


P






P






R


1153






985






980


263






130






127


Route






Route






Route


Guinée






Guinée






Guinée


Conakry






Conakry






Conakry


11






12






13






14






15






16






17






18






19






Kayes – Kiffa – Nouakchott






Bamako – Nema – Nouakchott


(via Nara)




Bko – Nouakchott


(via Nioro)




Mopti – Abidjan


(via Sikasso)




Mopti – Abidjan


(via Bobo)




Ségou – Abidjan


(via Bobo)




Ségou – Abidjan


(via Sikasso)




Mopti – Kumassi – Tema


(via Bobo)




Bamako- Kumassi – Tema


(via Bobo)




P






P






R






R






R






R






R






R






R






1085






1680






1430






1334






1258






1162






1142






1392






1973






140






470






483






580






362






267






393






368






499






Route






Route






Route






Route






Rte/Rail






Rte/Rail






Route






Route






Route






Mauritanie






Mauritanie






Mauritanie






C. Ivoire


Burkina




C.I-Burkina






C.I-Burkina






C. d’Ivoire






Bkina-Ghana






Bkina-Ghana






Nouakchott






Nouakchott






Nouakchott






Abidjan






Abidjan






Abidjan






Abidjan






Tema






Tema







94 94

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94


20






21






22


Lomé – Mopti – Tombouctou


(via Bobo)




Bko-Ségou-Lomé


(via Ouaga)




Mopti – Lomé


(via Bobo)




R






R






R


2231






1967






1653


768






499






211


Route






Route






Route


Bkina-Togo






Bkina-Togo






Bkina-Togo


Lomé






Lomé






Lomé


23






24




Gao – Lomé


(via Niamey)




Gao Cotonou


(via Niamey




R






R


1600






1476


210






210


Route






Route


Bkina – Togo






Niger –


Bénin


Lomé






Cotonou


25






26


Gao – Alger


(via Bouréssa)




Gao – Oran


(via Tessalit)




P






P


2750






2500


653






697


Route






Route


Algérie






Algérie


Alger






Oran


27 Bamako – Kankan


(via Siguiri)




P 385 143 Fleuve Guinée Kankan


28 Kayes – Saint Louis




P 948 100 Fleuve Sénégal St Louis




TOTAL CORRIDORS






39832




11305




3 modes




10 pays




12 ports







R : liaisons réelles et pérennes


P : liaisons potentielles non pérennes, partiellement ou totalement non aménagées




95 95

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95



























ANNEXE 3



FICHES DE PROJETS




96 96

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96














































ANNEXE 3.1



PROJETS ROUTIERS





97 97

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97



























PROJETS D’ENTRETIEN PERIODIQUE




98 98

▲back to top

98


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


-*-*-*-*-*-*-


DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES



FICHE DE PROJET




ENTRETIEN PERIODIQUE DE LA ROUTE FALADIE-SEGOU (220 km)




1. NUMERO : RN6




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique de l’entretien périodique


de la route FALADIE-SEGOU




4. LOCALISATION : Bamako, capitale du Mali et Ségou, 4ème région


administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : revêtue
- longueur : 220 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur accotement : 1.5 m x 2
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : passable 4/5


• Date de construction : 1975


• Date de dernier rechargement : 1998


• Vitesse limite : 80 km/h


• Trafic en véhicule/jour le plus récent : 310 V/J (juin 2003)


7. HISTORIQUE DU PROJET




La route Faladié-Ségou a été construite vers les années1975. Elle a bénéficié d’un


entretien périodique en 1998 dans le cadre du projet sectoriel des transports (PST).




8. JUSTIFICATION DU PROJET




Le taux de croissance accru du trafic sur ce tronçon ayant pour conséquence la


dégradation rapide et l’usure de la chaussée, ainsi que le nombre élevé des accidents


de la circulation sont des paramètres qui justifient aujourd’hui l’aménagement à 2x2


voies de la route Faladié-Ségou.




9. OBJECTIFS DU PROJET




(i) Objectif sectoriel : PST II




99 99

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99




(ii) Objectif spécifique : désenclavement intérieur


10. DESCRIPTIF DU PROJET




Le projet consiste à la réalisation des études de faisabilité et techniques d’exécution


des travaux d’entretien périodique de la route ainsi que la réalisation des travaux


d’aménagement de la route Faladié-Ségou .


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet assurera la fluidité du trafic entre la capitale Bamako et


Ségou, la 4ème région administrative du Mali.




12. COUT DU PROJET




Le coût du projet (études et travaux) est estimé à 8800 millions de francs cfa.




13. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




14. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




15. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(i) Etudes économiques
(ii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)


(iii) Etudes environnementales
(iv) Etudes techniques d’exécution
(v) Travaux
(vi) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008.




Mars 2006




100 100

▲back to top

100


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


-*-*-*-*-*-*-


DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES



FICHE DE PROJET


Route Bla-San-Sienso (125 km)




1. NUMERO : RN6




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux d’entretien périodique de la route BLA-SAN-SIENSO




4. TITRE DU PROJET : SEGOU, 4ème région administrative du Mali.




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : revêtue
- longueur : 125 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur accotement : 1.5 m x 2
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : passable 3


• Date de construction : 1991


• Date de dernier rechargement accotements : 2ème trimestre 2002


• Vitesse limite : 80 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 382 (juin 2002)


véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


222 57 8 20 18 57 382




7. HISTORIQUE DU PROJET




La route Bla-San-Sienso a été construite en 1991 sur financement FED. Depuis sa


construction jusqu’à nos jours elle n’a bénéficié d’aucun entretien périodique.




8. JUSTIFICATION DU PROJET




En l’absence d’entretien périodique depuis sa construction, le revêtement commence


à vieillir, d’où la nécessité d’un entretien périodique ou une réhabilitation après dix


ans de construction.





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101


9. OBJECTIFS DU PROJET




(i) Objectif sectoriel : PST II


(ii) Objectif spécifique : désenclavement intérieur


10. DESCRIPTIF DU PROJET




Le projet consiste à la réalisation des études et travaux d’entretien périodique de la


route Bla-San-Sienso avec les caractéristiques géométriques et techniques minimales


suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1.5 m


• Revêtement en enduit bicouche épaisseur (éventuellement)


• Couche de base : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum : 0,15 m


• Couche de fondation : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum :
0,20 m


• Couche de forme:………………………………… épaisseur 0,15 m


• Talus : en remblai : ………………….. 3/2 (L/H) et en déblai : 1/1 sauf
exception selon la cohésion des sols ;


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2 %


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre le désenclavement intérieur de la région de


réduire le coût d’exploitation des véhicules, et le coût de transport, assurer le confort


et la sécurité des usagers.




12. COUT DU PROJET




Le coût total de réalisation du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à 11.000


millions francs cfa.




13. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




14. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




15. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES


(i) Etudes techniques d’exécution
(ii) Travaux
(iii) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008.


Mars 2006




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FICHE DE PROJET




ENTRETIEN PERIODIQUE DE LA ROUTE SEVARE - GAO (579 km)




1. NUMERO : RN16




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique de l’entretien périodique


de la route SEVARE-GAO




4. LOCALISATION : Régions de Mopti, Tombouctou et de Gao




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : revêtue
- longueur : 579 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur accotement : 1.5 m x 2
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : passable 4/5


• Date de construction : 1987


• Date de dernier rechargement : 2001


• Vitesse limite : 80 km/h


• Trafic en véhicule/jour le plus récent : 145 v/j (juin 2003)


7. HISTORIQUE DU PROJET




La route Sévaré - Gao a été construite vers les années 1987. Elle a bénéficié d’un


entretien périodique partiel jusqu’en 2001 dans le cadre du projet sectoriel des


transports (PST).




8. JUSTIFICATION DU PROJET




Le taux de croissance accru du trafic sur ce tronçon ayant pour conséquence la


dégradation rapide et l’usure de la chaussée, le nombre élevé des accidents de la


circulation et le souci de préservation de cet important investissement, véritable


tronçon ombilical pour le nord du pays justifient les travaux d’entretien périodique


envisagés.




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9. OBJECTIFS DU PROJET




(iii) Objectif sectoriel : PST II


(iv) Objectif spécifique : désenclavement intérieur


10. DESCRIPTIF DU PROJET




Le projet consiste à la réalisation des études de faisabilité et techniques d’exécution


des travaux d’entretien périodique de la route avec possibilité d’élargissement de la


chaussée.


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet assurera la fluidité du trafic entre Sévaré et Gao en


maintenant les coûts de circulation des véhicules et en améliorant la sécurité des


usagers.




12. COUT DU PROJET




Le coût du projet (études et travaux) est estimé à 23160 millions de francs cfa.




13. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




14. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




15. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(vii) Etudes économiques
(viii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)


(ix) Etudes environnementales
(x) Etudes techniques d’exécution
(xi) Travaux
(xii) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008.


Mars 2006




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FICHE DE PROJET


Entretien périodique de la route Bamako-Koulikoro (54 km)




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Equipement.
4. Sous-secteur : Transport routier.
5. Titre du projet : Etudes et travaux d’entretien périodique de la


route Bamako-Koulikoro (54 km).


6. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
7. Localisation du Projet : Deuxième région administrative du Mali


(Koulikoro) et le District de Bamako.




8. Objectifs du Projet :


L’objectif du projet est de faire l’entretien périodique de la route Bamako - Koulikoro,


permettant de maintenir son état face au trafic en évolution.




9. Priorité attachée au Projet :


Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports d’une part et le


gain de temps et de sécurité d’autre part.




Il colle parfaitement aux objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté


(CSLP) et du Projet Sectoriel des Transports (PST).




10. Description du Projet :


Le projet consiste à la réalisation des études de faisabilité et techniques d’exécution,


ainsi que la réalisation des travaux d’entretien périodique de la route existante.


11. Coût du projet : Le coût du projet sera déterminé à la suite des études
est estimée à 2460 millions de francs cfa, dont 300 millions de francs cfa pour


les études et 2160 millions de francs cfa pour les travaux.




12. Financement : Le financement est à rechercher. La contre–partie sera inscrite
au Budget d’Etat.




Niveau de préparation :




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Le projet est inscrit dans le cadre d’un programme prioritaire du Gouvernement de la


République du Mali dont les études de la première phase (études d’un pont à


Koulikoro) sont en cours.




13. Justification du Projet :


La construction de la route en terre Niono-Banamba, la construction en cours de la


route bitumée Banamba-Koulikoro et le développement des activités économiques


dans la région de Koulikoro font que la route actuelle reliant Koulikoro au District de


Bamako se dégrade rapidement et ne répond plus aux sollicitations de trafic de plus en


plus croissant.




14. Impact sur l’environnement :


Le projet envisagera des actions compensatrices en faveur de la préservation de


l’environnement, notamment par la préparation d’un plan de gestion


environnementale et sociale assorti d’activités précises à réaliser et d’un budget de


mise en oeuvre.




15. Date de démarrage du projet :


La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée de démarrage du


projet est 2007 - 2008






Mars 2006




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FICHE DE PROJET




Entretien périodique de la Route Tombouctou – Koriomé (17 km)




1. Numéro : RN 39




2. Pays : MALI




3. Titre du ptojet : Etudes technico-économiques et environnementales ainsi que


des travaux d’entretien périodique de la Route Tombouctou – Koriomé (17 km).




4. Localisation : Tombouctou.




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des études techniques et des travaux d’entretien périodique de la Route


Tombouctou – Koriomé (17 km) ayant les caractéristiques géométriques et techniques


minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 9 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 6 m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1,5 m


• Vitesse de référence: …………………………………..60 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2,5 %


7. Coût du projet




Le coût du projet est estimé à environ 680 millions de F.CFA




8. Etat actuel




• Route bitumées dont l’état général est passable.


9. Historique du projet




Cette route, construite depuis plusieurs années est dans un état général passable.




10. Justification du projet




La route concernée subit les effets destructeurs d’un trafic de plus en plus dense et


agressif et du climat et nécessitent par conséquent des travaux de resurfaçage.




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11. Objectifs du projet




(i) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(ii) Objectif spécifique : amélioration du cadre de vie des riverains


12. Avantages du projet




La réalisation de ce projet contribuera à l’amélioration du cadre de vie des populations


par un confort et une sécurité plus accrus des usagers, et une réduction du coût


d’exploitation des véhicules.




13. Agence d’exécution




Direction Nationale des Routes




14. Problèmes et actions proposés




a) Etudes techniques d’exécution :
b) Etudes économiques :
c) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre, etc.)
d) Etudes environnementales
e) Travaux de construction




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008.




Mars 2006




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FICHE DE PROJET




1. Numéro : Entretien périodique des voies urbaines de Bamako et d’autres villes du


Pays (30 km).




2. Pays : MALI




3. Titre du ptojet : Etudes technico-économiques et environnementales ainsi que


des travaux d’entretien périodique des voiries urbaines de Bamako et d’autres villes


du pays.




4. Localisation : Bamako, San, Ségou, etc.




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des études techniques et des travaux d’entretien périodique d’environ 30 km


de voiries à l’intérieur du District de Bamako et dans d’autres villes du pays ayant les


caractéristiques géométriques et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 9-12 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 6-9 m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1,5 m


• Vitesse de référence: …………………………………..60 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2,5 %


7. Coût du projet




Le coût du projet est estimé à environ 2400 millions de F.CFA




8. Etat actuel




• Routes bitumées dont l’état général est passable.


9. Historique du projet




Ces voies, construites depuis plusieurs années sont dans un état général passable.




10. Justification du projet




Les voies concernées subissent les effets destructeurs d’un trafic de plus en plus dense


et agressif et nécessitent par conséquent des travaux de resurfaçage.




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109


11. Objectifs du projet




(iii) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(iv) Objectif spécifique : amélioration du cadre de vie des riverains


12. Avantages du projet




La réalisation de ce projet contribuera à l’amélioration du cadre de vie des populations


par un confort et une sécurité plus accrus des usagers, et une réduction du coût


d’exploitation des véhicules.




13. Agence d’exécution




Direction Nationale des Routes




14. Problèmes et actions proposés




f) Etudes techniques d’exécution :
g) Etudes économiques :
h) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre, etc.)
i) Etudes environnementales
j) Travaux de construction


La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008.




Mars 2006




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FICHE DE PROJET


Route Mahina-Manantali (82 km)




1. NUMERO : RN22




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux d’entretien périodique de la route Mahina-Manantali (82 km).




4. LOCALISATION : Kayes, 1ère région administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :




Le projet est actuellement une route en terre moderne dont l’état est jugé passable.




7. JUSTIFICATION DU PROJET




Il est attendu de la réalisation du projet de la route Kayes-Diamou-Bafoulabé un


important impact socio-économique sur la zone d’influence du projet et


particulièrement les villes de Mahina, Manantali et Kita. Cette situation nécessitera


donc l’amélioration de l’état de viabilité de la route Mahina – Manantali pour assurer


économiquement le relais vers Kita.




8. OBJECTIFS DU PROJET




(i) Objectif sectoriel : PST II


(ii) Objectif spécifique : désenclavement intérieur


9. DESCRIPTIF DU PROJET




Le projet consiste à l’entretien périodique de la route Mahina-Manantali (82 km).




10. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre le désenclavement du barrage de Manantali,


de réduire le coût d’exploitation des véhicules, et le coût de transport, assurer le


confort et la sécurité des usagers.




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11. COUT DU PROJET




Le coût estimatif de réalisation du projet est évalué à 2 460 millions francs cfa.




12. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




13. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




14. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(i) Etudes économiques
(ii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)


(iii) Etudes environnementales
(iv) Etudes techniques d’exécution
(v) Travaux
(vi) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008.




Mars 2006




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FICHE DE PROJET


Entretien périodique des Pistes rurales (pistes améliorées) CMDT, OHVN, FIDA, ON : 552 km




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Transport.
4. Sous-secteur : Infrastructures routières.
5. Titre du projet : Etudes et travaux de réhabilitation des pistes


améliorées dans les zones rurales


6. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
7. Localisation du Projet : Le projet concerne toutes les régions


économiques du Mali.


8. Objectifs du Projet :
Les pistes améliorées passables dont l’entretien périodique est sollicitée comptent un


total de 552 km, répartis entre les zones CMDT, OHVN, ON et FIDA. Leur entretien


périodique permettra d’améliorer la circulation souvent très difficile sur ces pistes


surtout en période hivernale et soutenir ainsi la production dans ces zones en


expansion.




9. Priorité attachée au Projet :
Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports et


l’augmentation de la production d’une part et le gain de temps et de sécurité d’autre


part.




10. Description du Projet :
Le projet comporte :


a) – Caractéristiques géométriques :


- Largeur plate-forme : 7-8 m


- Largeur chaussée : 5 -6m


- Profil en long : La ligne rouge sera déterminée de façon que les déblais et les


remblais se compensent au maximum.


b) – Caractéristiques techniques :


- Couche de base d’épaisseur variant entre 15 et 20 cm en rechargement continu ou


partiel.


- Les fossés auront une forme trapézoïdale


- Le Profil en travers sera un profil en toit avec des pentes transversales de 4% pour


faciliter le drainage des eaux.


- Deux accotements de 1 m chacun encadreront la chaussée.


c) – Les ouvrages d’art :


Les ouvrages d’art seront à une ou deux voies et constitués généralement de dalots, et


buses en béton armé ou de radies en maçonnerie ou en béton.





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113




11. Coût du projet : Le coût du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à
5520 millions de francs cfa.


12. Financement : Le financement à rechercher.
13. Niveau de préparation : Etudes et travaux à faire.


14. Justification du Projet :
Bien qu’aucune étude économique du projet n’existe, l’importance de la production


locale et du trafic dans les zones d’influence du projet, laisse présager un taux de


rentabilité important.




15. Impact sur l’environnement :
Dans le souci de préserver l’environnement, les études techniques prendront en


compte les mesures techniques ci-après :


- compenser au maximum les déblais et les remblais de manière à réduire le


mouvement des terres et les emprunts ;


- suivre autant que faire se peut le tracé actuel de manière à désenclaver le maximum


de localité et de bénéficier techniquement de l’avantage du tracé initial consolidé à la


faveur du tracé actuel et évitant ainsi d’étendre les terrassements à de nouvelles zones


écologiques ;


- les forages pour l’eau de compactage se rapprocheront des zones habitées pour


bénéficier aux populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du taux de


scolarisation des filles par la réduction du temps de travail lié dans leur vie


quotidienne au transport de l’eau qui en occupe une partie importante.




16. Date de démarrage du projet :
La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée est 2007.






Mars 2006





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114


















































PROJETS DE REHABILITATION




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FICHE DE PROJET


Route Kimparana-Koury (82 km)




1. NUMERO : RN14




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux de réhabilitation de la route KIMPARANA-KOURY




4. LOCALISATION : Ségou, 4ème région administrative du Mali et Sikasso, 3ème


région administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : revêtue
- longueur : 82 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur accotement : 1.5 m x 2
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 6/7


• Vitesse limite : 80 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 66 (juin 2002)


véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


38 10 1 4 3 10 66




7. HISTORIQUE DU PROJET




Construite vers les années 1970, la route Kimparana-Koury n’a pas depuis bénéficié


d’un entretien.




8. JUSTIFICATION DU PROJET




Cette route assure le désenclavement intérieur des 3ème et 4ème régions économiques


du Mali d’une part et d’autre part permet les échanges commerciaux avec le Burkina


Faso.




9. OBJECTIFS DU PROJET




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116




(i) Objectif sectoriel : PST II
(ii) Objectif spécifique : désenclavement extérieur et extérieur




10. DESCRIPTIF DU PROJET




Réhabilitation de la route Kimparana-Koury ayant les caractéristiques géométriques et


techniques minimales suivantes :


• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1.5 m


• Revêtement en enduit bicouche épaisseur (éventuellement)


• Couche de base : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum : 0,15
m


• Couche de fondation : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum :
0,20 m


• Couche de forme:………………………………… épaisseur 0,15 m


• Talus : en remblai : ………………….. 3/2 (L/H) et en déblai : 1/1 sauf
exception selon la cohésion des sols ;


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2 %


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre le désenclavement intérieur des régions de


Ségou et Sikasso, de réduire le coût d’exploitation des véhicules, et le coût de


transport, assurer le confort et la sécurité des usagers.




12. COUT DU PROJET




Le coût total de réalisation du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à 11.500


millions francs cfa.




13. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )


Direction Nationale des Routes




14. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




15. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(i) Etudes économiques
(ii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)


(iii) Etudes environnementales
(iv) Etudes techniques d’exécution
(v) Travaux
(vi) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008


Mars 2006




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117




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FICHE DE PROJET


Accès à Djenné (29 km)




1. NUMERO : RN 34




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux de réhabilitation de la route d’accès à DJENNE.




4. LOCALISATION : Mopti, 5ème région administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : revêtue
- longueur : 29 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur accotement : 1.5 m x 2
- largeur plate-forme : 9m


• Etat de la route (Uni) : passable 4/5


• Date de construction : 1993


• Date de dernier rechargement des accotements: 4ème trimestre 2002


• Vitesse limite : 80 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 87 (juin 2002)


véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


59 15 8 5 87




7. HISTORIQUE DU PROJET




La route d’accès à Djenné est une route digue construite en 1993 dans le cadre du 5ème


projet routier.




8. JUSTIFICATION DU PROJET




La réhabilitation de cette route est d’une importance capitale car Djenné est un site


touristique très fréquenté par les touristes provenant des quatre coins du monde et




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118


classé patrimoine mondial. Djenné est également une zone de production agricole par


excellence.




9. OBJECTIFS DU PROJET




(iii) Objectif sectoriel : PST II


(iv) Objectif spécifique : désenclavement intérieur


10. DESCRIPTIF DU PROJET




Il s‘agit de la réalisation des études et travaux de réhabilitation de la route d’accès à


Djenné avec les caractéristiques géométriques et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1.5 m


• Revêtement en enduit bicouche épaisseur (éventuellement)


• Couche de base : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum : 0,15 m


• Couche de fondation : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum :
0,20 m


• Couche de forme:………………………………… épaisseur 0,15 m


• Talus : en remblai : ………………….. 3/2 (L/H) et en déblai : 1/1 sauf
exception selon la cohésion des sols ;


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2 %


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre le désenclavement de la ville, de réduire le


coût d’exploitation des véhicules, et le coût de transport, assurer le confort et la


sécurité des usagers. Il permettra aussi le développement du tourisme.




12. COUT DU PROJET




Le coût total de réalisation du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à 3.700


millions francs cfa.




12. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




13. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




14. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(i) Etudes économiques
(ii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)




119 119

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119


(iii) Etudes environnementales
(iv) Etudes techniques d’exécution
(v) Travaux
(vi) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008


Mars 2006




120 120

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120


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DES ROUTES



FICHE DE PROJET


Route Mahina-Bafoulabé (8 km)




1. NUMERO : RN22




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux de réhabilitation de la route Mahina-Bafoulabé (8 km).




4. LOCALISATION : Kayes, 1ère région administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :




Le projet, initialement route bitumée, est actuellement à l’état de piste naturelle faute


d’entretien.




7. JUSTIFICATION DU PROJET




Il est attendu de la réalisation du projet de la route Kayes-Diamou-Bafoulabé un


important impact socio-économique sur la zone d’influence du projet. Toutefois, la


ville de Mahina, centre important d’échanges situé à 8 km de Bafoulabé serait en


marge de ce développement socio-économique si les dispositions ne sont pas prises


pour assurer une liaison adéquate entre les deux villes : Bafoulabé et Mahina.




8. OBJECTIFS DU PROJET




(v) Objectif sectoriel : PST II


(vi) Objectif spécifique : désenclavement intérieur


9. DESCRIPTIF DU PROJET




Le projet consiste à la réhabilitation de la route Bafoulabé-Mahina (8 km) en route


bitumée.




10. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre le désenclavement de la ville, de réduire le


coût d’exploitation des véhicules, et le coût de transport, assurer le confort et la


sécurité des usagers. Il permettra aussi le développement du tourisme.





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121


11. COUT DU PROJET




Le coût estimatif de réalisation du projet est évalué à 1.200 millions francs cfa.




12. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




13. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




14. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(vii) Etudes économiques
(viii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)


(ix) Etudes environnementales
(x) Etudes techniques d’exécution
(xi) Travaux
(xii) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008


Mars 2006




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MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DES ROUTES



FICHE DE PROJET


Diamou - Gangontéry (42 km)




1. NUMERO : RR1




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux de réhabilitation de la route Diamou -Gangontéry.




4. LOCALISATION : Kayes, 1ème région administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : revêtue
- longueur : 42 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur accotement : 1.5 m x 2
- largeur plate-forme : 9m


• Etat de la route (Uni) : passable 4/5


• Date de construction : 1970


• Vitesse de référence : 80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2 %


7. HISTORIQUE DU PROJET




La route Diamou - Gangontéry fut construite dans les années 70 dans le cadre de


l’exploitation des carrières de calcaire et de marbre de Gangontéry et de Sélékégni au


profit des usines de la cimenterie de Diamou et de marbre de Bamako.




8. JUSTIFICATION DU PROJET




La réhabilitation de cette route est d’une importance capitale pour l’exploitation des


énormes potentialités minières de la zone.




9. OBJECTIFS DU PROJET




- exploitation des ressources minières ;
- désenclavement intérieur.




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10. DESCRIPTIF DU PROJET




Il s‘agit de la réalisation des études et travaux de réhabilitation de la route Diamou -


Gangontéry avec les caractéristiques géométriques et techniques minimales identiques


aux caractéristiques existantes.




11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre de désenclaver les zones minières et agricoles


concernées, de réduire le coût d’exploitation des véhicules en stimulant la production


et d’assurer le confort et la sécurité des usagers.




12. COUT DU PROJET




Le coût total de réalisation du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à 5.400


millions francs cfa.




12. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




13. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




14. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(vii) Etudes économiques
(viii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)


(ix) Etudes environnementales
(x) Etudes techniques d’exécution
(xi) Travaux
(xii) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2008 - 2009


Mars 2006





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ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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FICHE DE PROJET


Réhabilitation des Pistes rurales (pistes améliorées) CMDT, OHVN, FIDA, ON : 9300 km




17. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
18. Pays : Mali.
19. Secteur : Transport.
20. Sous-secteur : Infrastructures routières.
21. Titre du projet : Etudes et travaux de réhabilitation des pistes


améliorées dans les zones rurales


22. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
23. Localisation du Projet : Le projet concerne toutes les régions


économiques du Mali.


24. Objectifs du Projet :
Les pistes améliorées en mauvais état dont la réhabilitation est sollicitée comptent un


total de 9 300 km, répartis entre les zones CMDT, OHVN, ON et FIDA. Leur


réhabilitation permettra de rétablir la circulation souvent coupée sur ces pistes surtout


en période hivernale et impulser ainsi la production dans ces zones en repli.




25. Priorité attachée au Projet :
Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports et


l’augmentation de la production d’une part et le gain de temps et de sécurité d’autre


part.




26. Description du Projet :
Le projet comporte :


a) – Caractéristiques géométriques :


- Largeur plate-forme : 7-8 m


- Largeur chaussée : 5-6 m


- Profil en long : La ligne rouge sera déterminée de façon que les déblais et les


remblais se compensent au maximum.


b) – Caractéristiques techniques :


- Couche de base d’épaisseur variant entre 15 et 20 cm en rechargement continu ou


partiel.


- Les fossés auront une forme trapézoïdale


- Le Profil en travers sera un profil en toit avec des pentes transversales de 4% pour


faciliter le drainage des eaux.


- Deux accotements de 1 m chacun encadreront la chaussée.


c) – Les ouvrages d’art :


Les ouvrages d’art seront à une ou deux voies et constitués généralement de dalots, et


buses en béton armé ou de radies en maçonnerie ou en béton.







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27. Coût du projet : Le coût du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à 186
milliards de francs cfa
.


28. Financement : Le financement à rechercher.
29. Niveau de préparation : Etudes et travaux à faire.


30. Justification du Projet :
Bien qu’aucune étude économique du projet n’existe, l’importance de la production


locale et du trafic dans les zones d’influence du projet, laisse présager un taux de


rentabilité important.




31. Impact sur l’environnement :
Dans le souci de préserver l’environnement, les études techniques prendront en


compte les mesures techniques ci-après :


- compenser au maximum les déblais et les remblais de manière à réduire le


mouvement des terres et les emprunts ;


- suivre autant que faire se peut le tracé actuel de manière à désenclaver le maximum


de localité et de bénéficier techniquement de l’avantage du tracé initial consolidé à la


faveur du tracé actuel et évitant ainsi d’étendre les terrassements à de nouvelles zones


écologiques ;


- les forages pour l’eau de compactage se rapprocheront des zones habitées pour


bénéficier aux populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du taux de


scolarisation des filles par la réduction du temps de travail lié dans leur vie


quotidienne au transport de l’eau qui en occupe une partie importante.




32. Date de démarrage du projet :
La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée est 2007.




La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008


Mars 2006





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PROJETS DE CONSTRUCTION




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FICHE DE PROJET


Route Bourem-Kidal-Frontière algérienne (550 km)




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Equipement.
4. Sous-secteur : Transport routier.
5. Titre du projet : Etudes et travaux de construction (bitumage) de la route


Bourem-Kidal-Frontière algérienne (550 km).


5. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
6. Localisation du Projet : Le projet se situe à cheval entre deux Régions


du Nord du Pays, à savoir les Régions de Gao et Kidal


7. Objectifs du Projet :
La route dont la construction est sollicitée en route bitumée est longue de près de 550


km. Sa réalisation permettra de désenclaver une grande partie du Nord, en traversant


plusieurs villages importants de production, d’élevage et de commerce.




8. Priorité attachée au Projet :
Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports d’une part et le


gain de temps et de sécurité d’autre part.


Il colle parfaitement aux objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté


(CSLP) et du Projet Sectoriel des Transports (PST).




9. Description du Projet :
Le projet comporte :


a) – Caractéristiques géométriques :


- Largeur plate-forme : 10 m ;


- Largeur chaussée : 7 m ;


- Profil en long : La ligne rouge sera déterminée de façon que les déblais et les


remblais se compensent au maximum.


b) – Caractéristiques techniques :


- Couche de base d’épaisseur variant entre 25 et 35 cm ;


- Les fossés auront une forme trapézoïdale ;


- Le Profil en travers sera un profil en toit avec des pentes transversales de 4% pour


faciliter le drainage des eaux ;


- Deux accotements de 1,5 m chacun encadreront la chaussée ;


c) – Les ouvrages d’art :


Les ouvrages d’art seront à deux voies et constitués généralement de dalot en béton


armé.







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10. Coût du projet : Le coût du projet comprenant les études et les travaux sera
déterminé à la suite des études. Toutefois, il est estimé à 112,5 milliards de


francs cfa, dont 2,5 milliards de francs cfa pour les études et 110 milliards de


francs cfa pour les travaux.


11. Financement : Le financement est à rechercher.
La contre–partie sera inscrite au Budget d’Etat.


12. Niveau de préparation :
Le projet est à la phase de recherche de financement.




13. Justification du Projet :
Bien qu’une étude économique ne soit pas disponible pour le projet, l’importance de


la production locale et du trafic à destination de la zone laisse présager un taux de


rentabilité important. La route se situe dans le Nord du Mali et assure la liaison entre


les villes de Bourem et de Kidal et l’Algérie. Elle est située dans la Région saharienne


du pays, avec une pluviométrie égale ou inférieure à 100 mm de pluie par an.


La zone d’influence du projet, essentiellement agro-pastorale, est constituée de


populations nomades et sédentaires pour lesquelles les conditions climatiques


constituent une contrainte supplémentaire. Les principales activités tournent autour de


l’élevage, l’agriculture, la pêche et l’artisanat. La région dispose également de


potentialité minière : gisement de phosphate, de manganèse et d’or. Seul le phosphate


de Bourem fait actuellement l’objet d’une exploitation officielle.




Les échanges commerciaux à l’intérieur et à l’extérieur de la zone d’influence du


projet, portant essentiellement sur les produits agricoles et pastoraux, sont rendus très


pénibles par le mauvais état ou l’inexistence des routes et pistes.




14. Impact sur l’environnement :
Dans le souci de préserver l’environnement, les études techniques prendront en


compte les mesures techniques ci-après :


- compenser au maximum les déblais et les remblais de manière à réduire le


mouvement des terres et les emprunts ;


- suivre autant que faire se peut le tracé actuel de manière à désenclaver le maximum


de localité et de bénéficier techniquement de l’avantage du tracé initial consolidé à la


faveur du tracé actuel et évitant ainsi d’étendre les terrassements à de nouvelles zones


écologiques ;


- les forages pour l’eau de compactage se rapprocheront des zones habitées pour
bénéficier aux populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du


taux de scolarisation des filles par la réduction du temps de travail lié dans leur


vie quotidienne au transport de l’eau qui en occupe une partie importante.




15. Date de démarrage du projet :
La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée est 2010.






Mars 2006




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ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DES ROUTES



FICHE DE PROJET


Route Konna-Korientze-Tonka (155 km)




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Equipement.
4. Sous-secteur : Transport routier.
5. Titre du projet : Etudes et travaux de construction de la route


Konna-Korientze-Tonka (155 km).


6. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
7. Localisation du Projet : Le projet se trouve à cheval entre les Régions


de Mopti et Tombouctou, respectivement 5ème et 6ème régions administrative et


située à l’Ouest du Pays.




8. Objectifs du Projet :


Le projet consiste à la réalisation des études technico-économiques et


environnementales ainsi que des travaux de construction d’une route revêtue, longue


de 155 km entre les localités de Konna (située à 50 km au Nord de Mopti sur la RN


16), Korientzé et Tonka située sur la rive gauche du fleuve Niger dans la Région de


Tombouctou.




9. Priorité attachée au Projet :


Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports et


l’augmentation de la production dans la zone lacustre d’une part et le gain de temps et


de sécurité d’autre part.




Il colle parfaitement aux objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté


(CSLP) et du Projet Sectoriel des Transports (PST).




10. Description du Projet :


Le présent projet se subdivise en deux tronçons homogènes :


Le premier se situe dans la zone exondée et relie les localités de Konna et Korientzé


sur 61 km environ.


La route actuelle de Konna-Korientzé est une piste saisonnière, située au Nord-Ouest


du cercle de Mopti. La végétation, sahélienne, est clairsemée. Le terrain est plat et le


sol support est sablo-latéritique. Le tronçon devra avoir un corps de chaussée en


latérite revêtue par une couche d’usure en enrobé.


Le deuxième se situe dans la zone inondée du delta du Niger et relie les localités de


Korientzé (région de Mopti) et Tonka (région de Tombouctou) sur 94 km environ.




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130


Le terrain est plat et le sol support est sablo-argileux. La zone est très dense et recèle


d’immenses potentialités de développement hydro-agricole. Ce tronçon devra avoir


une couche de remblai en latérite-argileux amélioré avec des adjuvents chaux-ciment,


une couche de base en latérite revêtue par une couche d’usure en enrobé.


Le projet concerne la réalisation des travaux de construction d’une route bitumée en


enrobé de 155 km de longueur et dont les caractéristiques géométriques et techniques,


répondant aux normes CEDEAO, sont les suivantes :




• Emprise : 30 ml ;


• Plate-forme : largeur : 10m en section courante ;


• Chaussée : largeur : 7m, accotements 2 x 1,5m ;


• Couche de forme : épaisseur minimum 15 cm ;


• Couche de fondation : épaisseur minimum : 0,20m ;


• Couche de base : épaisseur minimum : 0,15m ;


• Talus : en remblai : 3/2 (L/H) et en déblai : 1/1 sauf exception selon la
cohésion des sols ;


• Vitesse de référence : 80 klm/H ;


• Profil en plan :
* rayon minimal normal = 500m ;


* rayon minimal absolu = 250m.


Profil en long :
* rayon minimal rentrant = 3000m ;


* rayon minimal saillant = 6000m ;


* pente maximale = 6 % ;


• Courbes planimétriques circulaire : R > 1000m en toit ;


• Courbes planimétriques clothoïdes : R > 1000m en dévers ;


• L’Essieu de 13 tonnes sera utilisé pour le dimensionnement de la
chaussée ;


• Le convoi de 30 tonnes sera utilisé pour le calcul des ouvrages.


11. Coût du projet : Le coût du projet (études d’actuatisation, travaux et
contrôle) est estimé à 46.000 millions de F.CFA tenant compte de


l’actualisation des prix issus de la première étude.




12. Financement : Le financement est à rechercher. La contre–partie sera inscrite
au Budget d’Etat.




13. Niveau de préparation :


Les études de faisabilité et d’exécution du Projet Hydro-agricole Intégré de la Zone


Konna-Korientzé-Tonka ont été réalisées en 1995-1998 par le Ministère du


Développement Rural, sur un financement de la Banque Islamique de Développement


(BID). Le taux de rentabilité de la route est estimé à 14,5%.







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131


14. Justification du Projet :


La construction de la route Konna-Korientzé-Tonka constitue une priorité absolue


pour le Gouvernement de la République du Mali.


Les aménagements prévus se justifient par le fait que cette route qui n’a fait l’objet


d’aucun investissement conséquent est une interconnexion entre les trois grandes


routes de désenclavement du Nord du pays ; RN 16 : Sévaré-Gao, RR 23 : Ségou-


Goundam et RR 31 : Diré-Tombouctou, mais aussi et surtout permettra de valoriser


les importantes potentialités des zones traversées.




15. Impact sur l’environnement :


Dans le souci de préserver l’environnement, les études proposent les mesures


techniques ci-après :


- compenser au maximum les déblais et les remblais de manière à réduire le


mouvement des terres et les emprunts ;


- suivre autant que faire se peut le tracé actuel de manière à désenclaver le maximum


de localité et de bénéficier techniquement de l’avantage du tracé initial consolidé à la


faveur du tracé actuel et évitant ainsi d’étendre les terrassements à de nouvelles zones


écologiques ;


- les forages pour l’eau de compactage se rapprocheront des zones habitées pour


bénéficier aux populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du taux de


scolarisation des filles par la réduction du temps de travail lié dans leur vie


quotidienne au transport de l’eau qui en occupe une partie importante.




16. Date de démarrage du projet :


La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée est 2008.






Mars 2006




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FICHE DE PROJET


Route Tion-Bénéna-Frontière Burkina Faso (46 km)




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Equipement.
4. Sous-secteur : Transport routier.
5. Titre du projet : Etudes et travaux de construction (bitumage) de


la route en terre Tion-Bénéna-Fre Burkina Faso (46 km).


6. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
7. Localisation du Projet : Quatrième région administrative du Mali


(Ségou).




8. Objectifs du Projet :


La route Tion-Benena-Frontière Burkina Faso, longue de 46 km est le prolongement


au Mali de l’interconnexion Bobo-Dédougou au Burkina. L’objectif du projet est la


construction d’une route bitumée entre Tion et Bénéna. La réalisation du projet


permettra de prolonger l’interconnexion Bobo-Dédougou-Fre Burkina sur Bénéna-


Tion-San au Mali.


Cette liaison permet de désenclaver le sud-ouest de la région de Ségou, de réduire le


coût global des transports, d’encourager le flux des échanges et des investissements et


de promouvoir l’intégration. La zone d’influence du projet recèle d’importantes


richesses agricoles que la réalisation du projet pourrait mettre en valeur.




9. Priorité attachée au Projet :


Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports d’une part et le


gain de temps et de sécurité d’autre part.




Il colle parfaitement aux objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté


(CSLP) et du Projet Sectoriel des Transports (PST).




10. Description du Projet :


Le projet consiste en la réalisation d’une route revêtue conformément aux Décisions


de la CEDEAO pour la conception et la construction des routes :




- Vitesse prévue : 100 km/h


- Emprise : 50 m




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- Plate-forme : 10 m


- Largeur chaussée : 7 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. Coût du projet : Le coût du projet (études, travaux et contrôle) est
estimé à 6.500 millions de F.CFA tenant compte de l’actualisation des prix


issus de la première étude.




12. Financement : Le financement est à rechercher. La contre–partie sera inscrite
au Budget d’Etat.




13. Niveau de préparation :


Des études de faisabilité ont été réalisées en 1998.




14. Justification du Projet :


Les études réalisées en 1998 ont montré que le projet est rentable.




15. Impact sur l’environnement :


Le projet envisagera des actions compensatrices en faveur de la préservation de


l’environnement, notamment par la préparation d’un plan de gestion


environnementale et sociale assorti d’activités précises à réaliser et d’un budget de


mise en oeuvre.




16. Date de démarrage du projet :


La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée est 2008.






Mars 2006




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FICHE DE PROJET


Route Fana-Dioïla (45km)




1. NUMERO : RR18




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes et travaux de bitumage de la route FANA-DIOILA




4. LOCALISATION : KOULIKORO, 2ème région administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 40 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : passable 6 – 7


• Date de construction : 1998


• Date de dernier rechargement : 3ème trimestre 2002


• Vitesse limite : 40 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 59 (juin 2002)


Véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


35 9 4 2 9 59




7. HISTORIQUE DU PROJET




La route Fana-Dioila a été construite en 1998 sur financement IDA.




8. JUSTIFICATION DU PROJET




La route présente des dégradations importantes dues surtout aux fortes précipitations


dans la zone. Le coût de l’entretien d’une route en terre étant très onéreux, le


bitumage de cette route s’impose à cause d’une part du niveau des trafics observés et


leurs accroissements dans les années à venir et d’autre part du rôle important que cet


axe est appelé à jouer dans zone cette cotonnière.







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9. OBJECTIFS DU PROJET




(i) Objectif sectoriel : PST II
(ii) Objectif spécifique : désenclavement intérieur




10. DESCRIPTIF DU PROJET




Le projet consiste à la réalisation des études et travaux de bitumage de la route Fana-


Dioila avec les caractéristiques géométriques et techniques minimales suivantes :


• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1,5 m


• Revêtement en enduit bicouche épaisseur (éventuellement)


• Couche de base : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum : 0,15 m


• Couche de fondation : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum :
0,20 m


• Couche de forme:………………………………… épaisseur 0,15 m


• Talus : en remblai : ………………….. 3/2 (L/H) et en déblai : 1/1 sauf
exception selon la cohésion des sols ;


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2 %


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation du projet permettra le désenclavement de la zone cotonnière, de réduire


le coût d’exploitation des véhicules, et le coût de transport, assurer le confort et la


sécurité des usagers.




12. COUT DU PROJET




Le coût total du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à 5.600 millions de


francs cfa.




13. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )


Direction Nationale des Routes




14. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




15. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES


a) Etudes économiques
b) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre, etc.)
c) Etudes environnementales
d) Etudes techniques d’exécution
e) Travaux
f) Contrôle et supervision des travaux.






La date présumée de démarrage du projet est 2009.


Mars 2006




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ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DES ROUTES



FICHE DE PROJET


Route Macina-Diafarabé-Téninkou (82 km)




1. NUMERO : RN32




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux de construction de la route en terre moderne Macina-Diafarabé-Téninkou.




4. LOCALISATION : Mopti, 5ème région administrative du Mali




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 82 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 8


• Vitesse limite : 30 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 46 (juin 2002)


véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


6 6 14 14 6 46




7. HISTORIQUE DU PROJET




La route est à l’état de piste non aménagée.




8. JUSTIFICATION DU PROJET




Ce projet est le prolongement de la route Miyou-Macina vers les zones de productions


agricoles et animales.




9. OBJECTIFS DU PROJET




(i) Objectif sectoriel : PST II


(ii) Objectif spécifique : désenclavement intérieur




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10. DESCRIPTIF DU PROJET




Il s‘agit de la réalisation des études et travaux de construction de la route en terre


moderne Macina-Diafarabé-Ténénkou avec les caractéristiques géométriques et


techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1,5 m


• Revêtement en enduit bicouche épaisseur (éventuellement)


• Couche de base : en graveleux latéritique naturel, épaisseur minimum : 0,15 m


• Couche de fondation : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum :
0,20 m


• Couche de forme:………………………………… épaisseur 0,15 m


• Talus : en remblai : ………………….. 3/2 (L/H) et en déblai : 1/1 sauf
exception selon la cohésion des sols ;


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2 %


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre le désenclavement intérieur de la région de


Mopti, d’une part, réduire le coût d’exploitation des véhicules, et le coût de transport


d’autre part.




12. COUT DU PROJET




Les études devront être réalisées en 2006 et le coût de réalisation du projet (études et


travaux) est estimé à 5.000 millions francs cfa.




13. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )




Direction Nationale des Routes




14. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




15. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(i) Etudes
(ii) Travaux
(iii) Contrôle et supervision des travaux.




La date présumée de démarrage du projet est 2009.


Mars 2006









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MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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FICHE DE PROJET


Route Banankoro-Dioro (45 km)




1. NUMERO : RN34




2. PAYS : MALI




3. TITRE DU PROJET : Etudes de faisabilité et technique d’exécution, ainsi que


travaux de bitumage de la route Banamkoro-Dioro




4. LOCALISATION : Ségou, 4ème région administrative du Mali.




5. SECTEUR : Transport




6. ETAT ACTUEL :


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 45 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 6/7


• Date de construction : 1985


• Vitesse limite : 40 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 46 (juin 2002)


véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


6 6 14 14 6 46




7. HISTORIQUE DU PROJET




La route a été construite entre 1985 et 1986 en régie sur financement IDA.




8. JUSTIFICATION DU PROJET




La route Banankoro-Dioro assure le désenclavent intérieur et permettra les échanges


entre les zones de production agricoles.




9. OBJECTIFS DU PROJET




(i) Objectif sectoriel : PST II




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139


(ii) Objectif spécifique : désenclavement intérieur


10. DESCRIPTIF DU PROJET




Le projet consiste à la réalisation des études et travaux de bitumage de la route


Banakoro-Dioro avec les caractéristiques géométriques et techniques minimales


suivantes :


• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1.5 m


• Revêtement en enduit bicouche épaisseur (éventuellement)


• Couche de base : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum : 0,15
m


• Couche de fondation : en graveleux latéritique naturel épaisseur minimum :
0,20 m


• Couche de forme:………………………………… épaisseur 0,15 m


• Talus : en remblai : ………………….. 3/2 (L/H) et en déblai : 1/1 sauf
exception selon la cohésion des sols ;


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 2 %


11. AVANTAGES DU PROJET




La réalisation de ce projet va permettre le désenclavement de la zone Office du Niger,


de réduire le coût d’exploitation des véhicules, et le coût de transport, assurer le


confort et la sécurité des usagers.




12. COUT DU PROJET




Le coût total de réalisation du projet (études, travaux et contrôle) est estimé à 5.900


millions francs cfa.




13. RESPONSABILITES D’EXECUTION (Organe d’exécution )


Direction Nationale des Routes




14. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE : Oui




15. PROBLEMES ET ACTIONS PROPOSES




(i) Etudes économiques
(ii) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre,


etc.)


(iii) Etudes environnementales
(iv) Etudes techniques d’exécution
(v) Travaux
(vi) Contrôle et supervision des travaux.


La date présumée de démarrage du projet est 2007 - 2008


Mars 2006





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FICHE DE PROJET


Route d’interconnexion Yélimané-Nioro (120 km)




1. REF. DU PROJET :


2. PAYS : MALI




3. SECTEUR : TRANSPORT




4. SOUS-SECTEUR : INFRASTRUCTURES




5. TITRE DU PROJET : CONSTRUCTION DE L’AXE


ROUTIER YELIMANE-NIORO




6. AGENCE D’EXECUTION : MINISTRE DE L’EQUIPEMENT


ET DES TRANSPORTS




7. LOCALISATION DU PROJET : 1ère REGION du Mali : KAYES




8. OBJECTIFS :




La route YELIMANE-NIORO longue de 120 km est le 2ème tronçon de la route


d’interconnexion KAYES-YELIMANE-NIORO entre les liaisons internationales


Bamako-Nioro-Gogui-Nouakchott et Didiéni-Kayes-Diboli (Bamako-Dakar par le


nord).




L’objectif du projet est la construction d’une route revêtue entre Yélimané-Nioro. La


réalisation du projet permettra de désenclaver le nord de la région de Kayes, de


réduire le coût global des transports, d’encourager le flux des échanges et des


investissements, de promouvoir l’intégration, mais aussi de sédentariser les


populations de la région. La zone d’influence du projet recèle des richesses agricoles,


artisanales et d’élevage que la réalisation du projet pourrait mettre en valeur.




9. PRIORITE ATTACHEE AU PROJET




Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Sectoriel des Transports (PST) mis en


œuvre par le Mali avec l’assistance de partenaires au développement. Il est en outre


inscrit dans le programme d’investissements du pays. Il figure dans le Programme de


la Décennie des Transports et Communications des Nations Unies pour l’Afrique ainsi


que dans le Programme de Redressement Economique de la CEDEAO lancé en 1987.


10. DESCRIPTION DU PROJET




Le projet consiste en la réalisation d’une route bitumée entre Yélimané et Nioro, le


tronçon Kayes – Yélimané ayant été déjà construit sur financement de l’AFD.







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141


Les caractéristiques du projet sont les suivantes :


- Vitesse prévue : 100 km/h


- Emprise : 50 m


- Plate-forme : 9 m


- Largeur chaussée : 6 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. COUT DU PROJET




Le coût total du projet est estimé à de 11,500 milliards de francs CFA.




12. FINANCEMENT




Le projet Yélimané-Nioro est à la recherche de financement.




13. NIVEAU DE MISE EN ŒUVRE




Le projet de construction de la route revêtue Yélimané-Nioro nécessite une étude


technique d’exécution l’étude de faisabilité économique ayant déjà été réalisée et est


disponible.




14. OBJET DE LA PRESENTE FICHE DE PROJET


La présente fiche de projet s’inscrit dans le cadre de la recherche de financement


complémentaire pour les travaux de construction de la route revêtue Yélimané-Nioro


en enduit superficiel bicouche sur 120 km environ. Le montant estimatif du projet de


travaux complémentaires a été évalué à onze milliards cinq cents millions de francs


CFA (11.500.000.000) F CFA.




15. JUSTIFICATION DU PROJET




L’étude de faisabilité réalisée par le consultant BETEC a estimé le taux de rentabilité


économique supérieur 16%. Ce calcul du TRI a principalement pris en compte les


avantages découlant directement des économies sur les frais d’entretien des véhicules.




16. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT




Le projet a envisagé un certain nombre d’actions en faveur de la préservation de


l’environnement notamment la reconstitution du couvert végétal dans les zones


d’emprunt et la plantation d’arbres le long de la route à construire.






La date présumée de démarrage du projet est 2010.


Mars 2006







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142


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FICHE DE PROJET


1. Titre du Projet : Etudes de faisabilité et technique d’exécution


et travaux de construction du 3ème pont de Bamako à Sotuba




2. Secteur : Transport




3. Type du projet : Infrastructures




4. Localisation : District de Bamako




5. Coût du projet : Dix huit milliards neuf cent soixante six millions FCFA


(19.000.000.000 FCFA).




6. Année de réalisation souhaitée : Réalisation : Années 2007-2010




7. Organismes d’Exécution :




Ministère de tutelle :




Ministère de l’Equipement et des Transports




Agence d’Exécution :




Direction Nationale des Routes




Profil du Ministère de tutelle :




Le Ministère de tutelle est le Ministère de l’Equipement et des Transports, dont la


mission est la mise en œuvre et l’application de la politique définie par le


Gouvernement dans les domaines des routes et des transports (aérien, ferroviaire,


fluvial).




8. Description du projet :




Le projet consiste en :




- l’étude de faisabilité technique et économique du pont ;


- la construction d’un pont en béton précontraint ou mixte de 1500 ml de long et 2x2


voies de 7 ml de largeur roulable chacune;


- la réalisation de 15 km de voiries d’accès


- la construction de 40 km de réseau d’assainissement ;


- l’installation d’un réseau d’éclairage sur le tracé du projet.





143 143

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143


9. Zone du projet :




Le Pont de Sotuba est situé à environ 7 km en aval du pont des Martyrs et débouche


sur un embranchement de la route nationale n°6. La longueur totale des ponceaux et


ponts arqués formant le pont, depuis le début de la voie d’accès située sur la rive


gauche jusqu’au bout de la voie d’accès située sur la rive droite (point ou se trouve la


centrale électrique), est d’environ 1,3 km.




10. Objectif du projet :




L’exécution de ce projet dans la ville de Bamako permettra d’assurer :




• l’élimination des encombrements d’entrée/sortie de Bamako


• l’allégement de la congestion des rues de la ville


• l’amélioration de sécurité routière


• l’amélioration de l’environnement de la ville


• l’amélioration du cadre de vie des habitants


• le développement des activités économiques.


11. Etat d’avancement du projet :




Le projet est à la phase de recherche de financement. La date de démarrage présumée


est 2008.








Mars 2006




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144


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FICHE DE PROJET


1. Titre du Projet : Etudes de faisabilité et technique d’exécution


et travaux de construction de deux gares routières à Bamako et


à Kati


2. Secteur : Transport




3. Type du projet : Infrastructures




4. Localisation : District de Bamako et Kati (région de Koulikoro)




5. Coût du projet : Deux milliards de FCFA (2.000.000.000 FCFA).




6. Année de réalisation souhaitée : Réalisation : Années 2007-2010




7. Organismes d’Exécution :




Ministère de tutelle :




Ministère de l’Equipement et des Transports




Agence d’Exécution :




Direction Nationale des Routes




Profil du Ministère de tutelle :




Le Ministère de tutelle est le Ministère de l’Equipement et des Transports, dont la


mission est la mise en œuvre et l’application de la politique définie par le


Gouvernement dans les domaines des routes et des transports (aérien, ferroviaire,


fluvial).




8. Description du projet :




Le projet consiste en l’étude de faisabilité technique et économique de deux gares


routières à Bamako et à Kati.




9. Zone du projet :




La gare de Bamako est prévue par le SDAU à Sirakoro sud sur 100 hectares et celle


de Kati à la partie nord – est de la ville sur 70 à 100 hectares et reliée à la future voie


express Kati – Bamako – Moribabougou et à la future gare ferroviaire prévue à Kati.




145 145

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145




10. Objectif du projet :




L’exécution de ce projet dans la ville de Bamako permettra d’assurer :




• l’élimination des encombrements d’entrée/sortie de Bamako


• l’allégement de la congestion des rues de la ville


• l’amélioration de la sécurité routière


• l’amélioration de l’environnement de la ville


• l’amélioration du cadre de vie des habitants


• le développement des activités économiques.


11. Etat d’avancement du projet :




Le projet est à la phase de recherche de financement. La date de démarrage présumée


est 2008 - 2009.






Mars 2006




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146


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FICHE DE PROJET


Pistes rurales de désenclavement des Communes




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Transport.
4. Sous-secteur : Infrastructures routières.
5. Titre du projet : Etudes et travaux de construction de 28.000 km de


pistes rurales locales et communales


6. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
7. Localisation du Projet: Le projet couvre toutes les régions économiques du
pays.


8. Objectifs du Projet :


Le principal objectif visé à travers la réalisation de ce projet est de favoriser l’accès


aux services agricoles et sociaux de base. Les pistes dont la construction est sollicitée


comptent un total de 28 000 km, dont 16 000 km de pistes locales et 12 000 km de


pistes communales. Leur réalisation permettra de désenclaver près de 3 millions de


ruraux en reliant les chefs lieux de commune aux infrastructures de base existantes


d’une part et les villages aux chefs lieux de commune désenclavés d’autre part.




9. Priorité attachée au Projet :
Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports d’une part et le


gain de temps et de sécurité d’autre part.




10. Description du Projet :
Le projet consiste fondamentalement à l’identification des points noirs le long des


axes concernés et à la réalisation des travaux nécessaires à leur élimination. Il sera mis


en œuvre en conformité avec la Stratégie Nationale du Transport Rural (SNTR) en


cours de finalisation. Les caractéristiques retenues sont les suivantes :


a) – Caractéristiques géométriques :


- Largeur plate-forme : 7 m


- Largeur chaussée : 5 m


- Profil en long : La ligne rouge sera déterminée de façon que les déblais et les


remblais se compensent au maximum.


b) – Caractéristiques techniques :


- Couche de base d’épaisseur variant entre 15 et 20 cm en rechargement continu ou


partiel.


- Les fossés auront une forme trapézoïdale


- Le Profil en travers sera un profil en toit avec des pentes transversales de 4% pour


faciliter le drainage des eaux.


- Deux accotements de 1 m chacun encadreront la chaussée.




147 147

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147


c) – Les ouvrages d’art :


Les ouvrages d’art seront à une ou deux voies et constitués généralement de dalots, et


buses en béton armé ou de radies en maçonnerie ou en béton.




11. Coût du projet : Le coût du projet (études, travaux et contrôle) est
estimé à 140.000 millions francs cfa, à raison de 5 millions francs cfa/km.


12. Financement : Le financement est sollicité auprès des partenaires techniques
et financiers.


13. Niveau de préparation :


La nouvelle classification des routes au Mali est achevée, ce qui a permis de


constituer un vivier des pistes communales.




Par ailleurs, la SNTR en cours de finalisation proposera les dispositions techniques et


institutionnelles nécessaires à la mise en œuvre du projet




14. Justification du Projet :
La mise en œuvre du projet se justifie par la demande de plus en plus croissante


d’infrastructures de transport émanant des Collectivités Locales, notamment les


Communes.




15. Impact sur l’environnement :
Dans le souci de préserver l’environnement, les études techniques prendront en


compte les mesures techniques ci-après :


- compenser au maximum les déblais et les remblais de manière à réduire le


mouvement des terres et les emprunts ;


- suivre autant que faire se peut le tracé actuel de manière à désenclaver le maximum


de localité et de bénéficier techniquement de l’avantage du tracé initial consolidé à la


faveur du tracé actuel et évitant ainsi d’étendre les terrassements à de nouvelles zones


écologiques ;


- les forages pour l’eau de compactage se rapprocheront des zones habitées pour
bénéficier aux populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du


taux de scolarisation des filles par la réduction du temps de travail lié dans leur


vie quotidienne au transport de l’eau qui en occupe une partie importante.




16. Date de démarrage du projet :
La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée est 2007.






Mars 2006











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148


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FICHE DE PROJET




Bandiagara-Bankass-Koro-Fre Burkina Faso (157 Km)




1. Numéro : Route Nationale N°15


2. Pays : MALI


3. Titre du projet : Travaux de bitumage du tronçon Bandiagara-Bankass-Koro-Fre


Burkina Faso (157 Km)




4. Localisation : Cercles de Bandiagara, Bankass, et Koro à Mopti, 5ème région


administrative du Mali




5. Secteur : Transport




6. Description du projet


Il s‘agit des travaux de bitumage de 157 Km de route ayant les caractéristiques


géométriques et techniques minimales suivantes :


• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1,5 m


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 3 %


7. Coût du projet


Le coût du projet est estimé à environ 18.480 millions de F.CFA




8. Etat actuel


• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre moderne
- longueur : 157 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : bon 4


• Vitesse limite : 60 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 180 (décembre 2003)


Véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


9 12 15 22 13 90 3 16 180




• Cette augmentation du trafic s’explique par la déviation du trafic de la RN7
suite à la crise ivoirienne.




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149




9. Historique du projet


La réhabilitation de cette route en terre moderne a été achevée en 2002 pour un


montant de 5,9 milliards de FCFA sur financement BOAD et Budget National.






10. Justification du projet


La réalisation du projet favorisera les exportations en produits piscicoles et animaliers


vers le Burkina et le Ghana, le développement du tourisme sur le plateau dogon et


l’intégration sous régionale.




11. Objectifs du projet




(i) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(ii) Objectif spécifique : accroissement des revenus des populations avec


l’essor du tourisme et de l’exportation des productions.




12. Avantages du projet




L’accroissement des revenus des populations de la 5ème région qui exportent leurs


productions vers les pays voisins, l’apport de devises suite à l’essor du tourisme, la


réduction du coût des transports.




13. Financement




Une table ronde des bailleurs de fonds est en cours de préparation sous la conduite de


la BOAD afin de trouver le financement nécessaire à la réalisation du projet.




14. Niveau de préparation




Les études ont été réalisées et le DAO est disponible.




15. Date de démarrage du projet




La période souhaitée pour le démarrage des travaux est l’année 2007.






Mars 2006





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FICHE DE PROJET




1. Numéro : Voie express Kati – Bamako – Moribabougou (30km)




2. Pays : MALI




3. Titre du projet : Etudes technico-économiques et environnementales ainsi que


des travaux de construction d’une route express Kati – Bamako – Moribabougou


(30km).




4. Localisation : District de Bamako, capitale du Mali




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des études techniques et des travaux de construction de 30 km de voie


express entre Kati, Bamako et Moribabougou ayant les caractéristiques géométriques


et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 29,5 -31 m ou 36,5-38 m


• largeur de chaussée : ………………………… 2x2x 7m ou 2x2x 10,5m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 3,25 m ou 2x3,5 m


• Vitesse de référence: ……………………………80-100 km/h


• Pente transversale :……………………………… 2,5 %


7. Coût du projet




Le coût du projet est estimé à environ 60 000 millions de F.CFA




8. Etat actuel




• Espace occupé par la voie ferrée.




151 151

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151




9. Historique du projet




La voie ferrée, vieille de plus d’un siècle est longée par des voies routières


surchargées.




10. Justification du projet




La voie ferrée ne répond plus aux besoins de croissance du trafic et de sécurité de la


ville de Bamako. Son remplacement par une voie routière rapide et à forte capacité est


donc devenu nécessaire pour réduire la congestion et l’insécurité grandissante dans


cette partie de la capitale malienne.




11. Objectifs du projet




(iii) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(iv) Objectif spécifique : amélioration du cadre de vie.


12. Avantages du projet




La réalisation de ce projet contribuera à l’amélioration des conditions de transport


notamment par la réduction des coûts, du temps et de l’insécurité des transports avec


pour conséquence l’amélioration du revenu des citadins et l’urbanisation de la ville.




13. Agence d’exécution




Direction Nationale des Routes




14. Problèmes et actions proposés




g) Etudes techniques d’exécution :
h) Etudes économiques :
i) Etudes en matière de questions transversales : (pauvreté, vih/sida, genre, etc.)
j) Etudes environnementales
k) Travaux de construction




La date présumée de démarrage du projet est 2009 – 2010.


Mars 2006




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FICHE DE PROJET




1. Numéro : Route Régionale N°27




2. Pays : MALI




3. Titre du projet : Travaux de construction de la piste Bandiagara-Douentza (125


Km) et la bretelle de Togo-Tongo ( 30 Km).




4. Localisation : Cercles de Bandiagara et Douentza à Mopti, 5ème région


administrative du Mali




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des travaux de construction de 155 km de piste ayant les caractéristiques


géométriques et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 9 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 6m


• Vitesse de référence: …………………………………..60 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 4 %


7. Coût du projet




Le coût du projet est estimé à environ 6.720 millions de F.CFA




8. Etat actuel :




• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 155 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 12


• Vitesse limite : 30 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 28 (juin 2003)




153 153

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153




véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


1 4 5 3 6 9 28




9. Historique du projet




Cette route n’a pratiquement pas fait l’objet d’investissement depuis plusieurs


décennies.




10. Justification du projet




Développement des échanges entre les deux plus grands Cercles producteurs de


céréales sèches de la région, facilités d’accès des populations aux centres de santé et


d’alphabétisation.




11. Objectifs du projet




(i) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(ii) Objectif spécifique : amélioration du revenu des producteurs et de leur


santé




12. Avantages du projet




Accès direct aux marchés de consommations, amélioration du taux de scolarisation


des enfants et de la couverture sanitaire.




13. Financement




Le financement est a recherché.




14. Niveau de préparation




Les études ont été réalisées et le DAO est disponible.




15. Date de démarrage du projet




La période souhaitée pour le démarrage des travaux est l’année 2007.




Mars 2006




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FICHE DE PROJET




Travaux de construction de la piste Gossi-Rharouss (147 Km)




1. Numéro : RN 42




2. Pays : MALI




3. Titre du projet : Travaux de construction de la piste Gossi-Rharouss (147 Km).




4. Localisation : Commune de Gossi et cercle de Rharouss, à Tombouctou 6ème


région administrative du Mali




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des travaux de construction de 147 km de piste ayant les caractéristiques


géométriques et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 9 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 6m


• Vitesse de référence: …………………………………..60 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 4 %


7. Coût du projet




Le coût du projet est estimé à environ 7.035 millions de F.CFA




8. Etat actuel :




• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 147 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 12


• Vitesse limite : 30 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 24 (juin 2003)




155 155

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155




véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


1 6 5 3 6 3 24




9. Historique du projet




Cette route n’a pratiquement pas fait l’objet d’investissement depuis plusieurs


décennies.




10. Justification du projet


Permettre le désenclavement du cercle de Rharouss qui est pratiquement coupé du


reste du pays durant la saison des pluies et un meilleur accès des populations aux


marchés ainsi que centres de santé et d’alphabétisation.




11. Objectifs du projet




(i) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(ii) Objectif spécifique : amélioration du revenu des producteurs et de leur


santé




12. Avantages du projet




Accès direct des populations à la route nationale n°16 bitumée qui relie Sévaré à Gao,


développement de l’agriculture et de l’élevage, amélioration du taux de scolarisation


des enfants et de la couverture sanitaire.




13. Financement




Le financement est a recherché.




14. Niveau de préparation




Les études ont été réalisées et le DAO est disponible.




15. Date de démarrage du projet




La période souhaitée pour le démarrage des travaux est l’année 2007.






Mars 2006




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156


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES



FICHE DE PROJET




Travaux de construction de la piste Douentza-Koro (100 Km)




1. Numéro : RR 29




2. Pays : MALI




3. Titre du projet : Travaux de construction de la piste Douentza-Koro (100 Km).




4. Localisation : Cercles de Koro et Douentza à Mopti, 5ème région administrative


du Mali




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des travaux de construction de 100 km de piste ayant les caractéristiques


géométriques et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 9 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 6m


• Vitesse de référence: …………………………………..60 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 4 %


7. Coût du projet




Le coût du projet est estimé à environ 5.880 millions de F.CFA




8. Etat actuel :




• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 100 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 12


• Vitesse limite : 30 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 29 (juin 2003)




157 157

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157




véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


1 3 3 5 8 9 29




9. Historique du projet




Cette route n’a pratiquement pas fait l’objet d’investissement depuis plusieurs


décennies.




10. Justification du projet




Développement des échanges entre les Cercles producteurs de céréales sèches de la


région, facilités d’accès des populations aux centres de santé et d’alphabétisation.




11. Objectifs du projet




(i) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(ii) Objectif spécifique : amélioration du revenu des producteurs et de leur


santé




12. Avantages du projet




Ecoulement des productions agricoles et d’élevage en direction du Burkina et du


Ghana à partir de Koro grâce à la future liaison Bandiagara-Bankass-Koro-Fre


Burkina, amélioration du taux de scolarisation des enfants et de la couverture


sanitaire.




13. Financement




Le financement est a recherché.




14. Niveau de préparation




Les études ont été réalisées et le DAO est disponible.




15. Date de démarrage du projet




La période souhaitée pour le démarrage des travaux est l’année 2007.




Mars 2006




158 158

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158


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ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES



FICHE DE PROJET




Travaux de construction de la piste Banamba-Mourdiah-Boron (100 km)




1. Numéro : RR 7




2. Pays : MALI




3. Titre du projet : Travaux de construction de la piste Banamba-Mourdiah-Boron


(100 km).




4. Localisation : Cercle de Banamba et les localités de Mourdiah et Boron diagara à


Koulikoro, 2ème région administrative du Mali




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des travaux de construction de 110 km de piste ayant les caractéristiques


géométriques et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 9 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 6m


• Vitesse de référence: …………………………………..60 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 4 %


7. Coût du projet




Le coût du projet est estimé à environ 3.300 millions de F.CFA




8. Etat actuel :




• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 110 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 12


• Vitesse limite : 30 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 27 (juin 2003)




159 159

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159




véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


1 3 2 6 5 10 27




9. Historique du projet




Cette route n’a pratiquement pas fait l’objet d’investissement depuis plusieurs


décennies.




10. Justification du projet




Développement des échanges entre les différente localités de la région, facilités


d’accès des populations aux centres de santé et d’alphabétisation.




11. Objectifs du projet




(i) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(ii) Objectif spécifique : amélioration du revenu des producteurs et de leur


santé




12. Avantages du projet




Accès direct aux marchés de consommations, amélioration du taux de scolarisation


des enfants et de la couverture sanitaire.




13. Financement




Le financement est a recherché.




14. Niveau de préparation




Les études ont été réalisées et le DAO est disponible.




15. Date de démarrage du projet




La période souhaitée pour le démarrage des travaux est l’année 2007.






Mars 2006





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160


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FICHE DE PROJET




Travaux de construction de la route Niono-Tonka (431 Km)




1. Numéro : RN 33




2. Pays : MALI




3. Titre du projet : Travaux de construction de la route Niono-Tonka (431 Km)




4. Localisation : Cercles de Niono et Goundam respectivement en, 4ème et 6ème


région administrative du Mali




5. Secteur : Transport




6. Description du projet




Il s‘agit des travaux de construction de 431 km de route bitumée ayant les


caractéristiques géométriques et techniques minimales suivantes :




• largeur Plate-forme : ………………………… 10 m en section courante;


• largeur de chaussée : ………………………… 7m


• largeur des accotements : …………………… 2 x 1,5 m


• Vitesse de référence: …………………………………..80 km/h


• Pente transversale :…………………………………….. 3 %


7. Coût estimatif du projet




Le coût du projet est estimé à environ 38.400 millions de F.CFA dont une


participation financière de la BOAD de 9 milliards de FCFA.




8. Etat actuel :




• Caractéristiques géométriques et techniques de la route :
- type : route en terre
- longueur : 431 km
- largeur de chaussée : 6 m
- largeur plate-forme : 9 m


• Etat de la route (Uni) : mauvais 10


• Vitesse limite : 40 km/h


• Trafic en véh/jour le plus récent : 42 (juin 2003)




161 161

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161




véhicule VP Camion


nette


Minibus Camion


léger


Autocar Camion


lourd


Ensemble


articulé


2


roues


Total


Taux de


croissance


du trafic


5 9 4 10 3 13 18 62




9. Historique du projet


Cette route n’a pratiquement pas fait l’objet d’investissement depuis plusieurs


décennies.




10. Justification du projet




Ce projet va permettre le développement des échanges entre Niono (zone office du


Niger , productrice de riz et légumes verts ) et Tombouctou (zone essentiellement


pastorale et touristique) d’une part et la Mauritanie d’autre part.




11. Objectifs du projet




(i) Objectif sectoriel : amélioration des conditions de transport
(ii) Objectif spécifique : amélioration du revenu des producteurs de la


zone office et des professionnels du tourisme de Tombouctou.




12. Avantages du projet




La réalisation de ce projet favorisera la réduction du coût des transports, l’accès des


producteurs agricoles aux marchés de consommation, l’essor du tourisme dans la


région de Tombouctou, l’accès des populations riveraines aux structures socio-


sanitaires.




13. Agence d’exécution (Organe d’exécution )




DIRECTION NATIONALE DES ROUTES




14. Problèmes et actions proposés




a) ETUDES TECHNIQUES D’EXECUTION
b) ETUDES ECONOMIQUES
c) TRAVAUX DE CONSTRUCTION.


La date présumée de démarrage du projet est 2010




Mars 2006





162 162

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162




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ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES
FICHE DE PROJET




INTERCONNEXION KAYES-SADIOLA-KENIEBA 250 km.


1. REF. DU PROJET : ECW/RT-22/99




2. PAYS : MALI




3. SECTEUR : TRANSPORT




4. SOUS-SECTEUR : INFRASTRUCTURES




5. TITRE DU PROJET : CONSTRUCTION DE L’AXE


ROUTIER KAYES-SADIOLA-


KENIEBA.




6. AGENCE D’EXECUTION : MINISTRE DE L’EQUIPEMENT ET


DES TRANSPORTS




7. LOCALISATION DU PROJET: 1ère REGION du Mali : KAYES.




8. OBJECTIFS :


La route KAYES-SADIOLA-KENIEBA longue de 250 km est une interconnexion


reliant Bamako-Dakar par le sud à Bamako-Dakar par le nord.




L’objectif du projet est la construction d’une route bitumée entre Kayes et Kéniéba.


La réalisation du projet permettra de désenclaver le sud de la région de Kayes, réduire


le coût global des transports, d’encourager le flux des échanges et des investissements


et de promouvoir l’intégration. La zone d’influence du projet recèle des richesses


agricoles, hydrauliques et minières que la réalisation du projet pourrait mettre en


valeur.




9. PRIORITE ATTACHEE AU PROJET




Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Sectoriel des Transports (PST) mis en


œuvre par le Mali avec l’assistance de partenaires au développement. Il est en outre


inscrit dans le programme d’investissements du pays. Il figure dans le Programme de


la Décennie des Transports et Communications des Nations Unies pour l’Afrique ainsi


que dans le Programme de Redressement Economique de la CEDEAO lancé en 1987.


10. DESCRIPTION DU PROJET





163 163

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163


Le projet consiste en la réalisation d’une route revêtue entre Kayes et Kéniéba selon


les spécifications ci-dessous de la CDEAO en matière de conception et de


construction des routes :




- Vitesse prévue : 100 km/h


- Emprise : 50 m


- Plate-forme : 10 m


- Largeur chaussée : 7 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. COUT DU PROJET




Le coût total du projet est estimé à dix neuf Milliards trois cent vingt millions de


Francs CFA environ (19.320.000.000).




12. FINANCEMENT




Les études économiques du projet ont été réalisées sur un financement de la BADEA


qui s’est montrée très intéressée pour le financement des études techniques et des


travaux d’exécution. Une requête lui a été adressée à cette fin.




13. NIVEAU DE MISE EN ŒUVRE




La réalisation du projet est subordonnée à l’acquisition du financement des études


techniques d’exécution et des travaux de construction.




14. OBJET DE LA PRESENTE FICHE DE PROJET




La présente fiche de projet s’inscrit dans le cadre de la recherche de financement pour


les études techniques d’exécution et les travaux de construction d’une route bitumée


en enduit superficiel longue de 250 km entre « Kayes et Kéniéba ».


Le montant estimatif dudit projet a été évalué à (19.320.000.000) de francs CFA.




15. JUSTIFICATION DU PROJET




L’étude de faisabilité réalisée par les consultants GID-STUDI a estimé le taux de


rentabilité économique supérieur à 18, 5 pour cent en 1997.




16. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT




Le projet a envisagé un certain nombre d’actions en faveur de la préservation de


l’environnement notamment la reconstitution du couvert végétal dans les zones


d’emprunt et la plantation d’arbres le long de la route à construire.




17. DATE DE DEMARRAGE DU PROJET


Les travaux démarreront dès la mobilisation des fonds y afférents. La date présumée


de démarrage du projet est 2010




Mars 2006




164 164

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164




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ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DES ROUTES



FICHE DE PROJET




KAYES-AOUROU VERS KIFFA - MAURITANIE 160 km.


1. REF. DU PROJET : ECW/RT-19/99




2. PAYS : MALI




3. SECTEUR : TRANSPORT




4. SOUS-SECTEUR : INFRASTRUCTURES




5. TITRE DU PROJET : CONSTRUCTION DE L’AXE


ROUTIER KAYES-AOUROU-


FRONTIERE MAURITANIE




6. AGENCE D’EXECUTION : MINISTRE DE L’EQUIPEMENT


ET DES TRANSPORTS




7. LOCALISATION DU PROJET : 1ère REGION du Mali : KAYES




8. OBJECTIFS :


La route KAYES-AOUROU-Frontière Mauritanie, longue de 160 km est une


interconnexion reliant Kayes au Mali à Kiffa en Mauritanie.




L’objectif du projet est la construction d’une route en terre moderne entre Kayes et


Kiffa. La réalisation du projet permettra de réduire le coût global des transports,


d’encourager le flux des échanges et des investissements et de promouvoir


l’intégration.




9. PRIORITE ATTACHEE AU PROJET




Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme de Redressement Economique de la


CEDEAO lancé en 1987.




10. DESCRIPTION DU PROJET




Le projet consiste en la réalisation d’une route en terre moderne selon les


prescriptions suivantes :




- Vitesse prévue : 80 km/h


- Emprise : 30 m




165 165

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165


- Plate-forme : 9 m


- Largeur chaussée : 6 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. COUT DU PROJET






Le coût total du projet est estimé à Vingt six milliards quatre cent millions Francs


CFA environ (26.400.000.000 F.CFA).


12. FINANCEMENT




A rechercher.




13. NIVEAU DE MISE EN ŒUVRE




Aucune étude n’est disponible pour le projet.




14. JUSTIFICATION DU PROJET




Les études de faisabilité détermineront le niveau de rentabilité de la route.




15. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT




Le projet prévoira des mesures de préservation de l’environnement telles que la


reconstitution du couvert végétal dans les zones d’emprunt et la plantation d’arbres le


long de la route à construire..




16. DATE DE DEMARRAGE DU PROJET




Le Démarrage du projet est subordonné à l’acquisition de son financement. La date


présumée de démarrage du projet est 2010




Mars 2006







166 166

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166


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ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DES ROUTES




FICHE DE PROJET




BOUGOUNI-MANANKORO-Fre COTE D’IVOIRE 123 km


1. REF. DU PROJET :




2. PAYS : MALI




3. SECTEUR : TRANSPORT




4. SOUS-SECTEUR : INFRASTRUCTURES




5. TITRE DU PROJET : CONSTRUCTION DE L’AXE


ROUTIER BOUGOUNI-


MANANKORO-FRONTIERE


COTE D’IVOIRE.




6. AGENCE D’EXECUTION : MINISTRE DE L’EQUIPEMENT


ET DES TRANSPORTS




7. LOCALISATION DU PROJET : 3ème REGION du Mali :


SIKASSO.




8. OBJECTIFS :


La route BOUGOUNI-MANANKORO-Frontière RCI longue de 123 km est une


section de l’interconnexion entre la Trans Sahélienne (à partir de Bougouni située sur


la RN 7 au MALI) et la « Trans Côtière » (au port de San Pedro) en Côte d’Ivoire.




L’objectif du projet est la construction d’une route bitumée entre Bougouni et


Manankoro vers San Pédro en Côte d’ivoire. La réalisation du projet permettra de


prolonger l’interconnexion San Pedro-Man-Odjenné en Côte d’Ivoire sur Manankoro-


Bougouni au Mali, offrant ainsi un nouvel accès au port de San Pédro. Elle permettra


aussi de désenclaver le sud-ouest de la région de Sikasso, de réduire le coût global des


transports, d’encourager le flux des échanges et des investissements et de promouvoir


l’intégration. La zone d’influence du projet recèle des richesses agricoles,


hydrauliques et minières que la réalisation du projet pourrait mettre en valeur.




9. PRIORITE ATTACHEE AU PROJET




Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Sectoriel des Transports (PST) mis en


œuvre par le Mali avec l’assistance de partenaires au développement. Il est en outre


inscrit dans le programme d’investissements du pays. Il figure dans le Programme de




167 167

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167


la Décennie des Transports et Communications des Nations Unies pour l’Afrique ainsi


que dans le Programme de Redressement Economique de la CEDEAO lancé en 1987.




10. DESCRIPTION DU PROJET




Le projet consiste en la réalisation d’une route revêtue de 123 km conformément aux


spécifications suivantes de la CEDEAO en matière de conception et de construction


des routes :


- Vitesse prévue : 100 km/h


- Emprise : 50 m


- Plate-forme : 10 m


- Largeur chaussée : 7 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. COUT DU PROJET




Le coût total du projet est estimé à Vingt milliards deux cent quatre vingt quinze


millions Francs CFA environ (20.295.000.000 F.CFA).




12. FINANCEMENT




Le projet est à la recherche de financement pour la réalisation des études et travaux


d’exécution.




13. NIVEAU DE MISE EN ŒUVRE




Les études économico-techniques disponibles ont été réalisées en 1997 sur un


financement de l’IDA. L’érosion monétaire du dollar durant la réalisation du Projet


Sectoriel des Transports dont le présent projet était un volet a différé son exécution.


Le Mali et la Côte d’Ivoire conjuguent leurs efforts pour la réalisation de cet


important projet sous régional.




14. JUSTIFICATION DU PROJET




L’étude de faisabilité réalisée par le consultant Transroute a estimé le taux de


rentabilité économique supérieur à 16%. Ce calcul du TRI a principalement pris en


compte les avantages découlant directement des économies sur les frais d’entretien


des véhicules.




15. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT




Le projet a envisagé un certain nombre d’actions en faveur de la préservation de


l’environnement notamment la reconstitution du couvert végétal dans les zones


d’emprunt et la plantation d’arbres le long de la route à construire.




16. DATE DE DEMARRAGE DU PROJET


La date de démarrage du projet est subordonnée à l’acquisition de son financement.


La date présumée est 2009.


Mars 2006




168 168

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168


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FICHE DE PROJET




KOUALE (ZANTIEBOUGOU) –KOLONDIEBA - Fre COTE


D’IVOIRE 130 km


1. REF. DU PROJET


2. PAYS : MALI




3. SECTEUR : TRANSPORT




4. SOUS-SECTEUR : INFRASTRUCTURES




5. TITRE DU PROJET : CONSTRUCTION DE L’AXE


ROUTIER KOUALE - KOLONDIEBA-


FRONTIERE COTE D’IVOIRE.




6. AGENCE D’EXECUTION : MINISTRE DE L’EQUIPEMENT


ET DES TRANSPORTS




7. LOCALISATION DU PROJET : 3ème REGION du Mali :


SIKASSO.




9. OBJECTIFS :


La route KOUALE (RN7) – KOLONDIEBA -Frontière RCI, longue de 130 km est


une liaison d’interconnexion entre la Trans - Sahélienne (à partir de KOUALE située


sur la RN 7 au MALI) et la « Trans - Côtière » (au port de San Pedro) en Côte


d’Ivoire.




L’objectif du projet est la construction d’une route bitumée entre Koualé sur la RN7,


Kolondièba et la frontière ivoirienne dans le souci d’établir une liaison pérenne vers le


port de San Pédro en Côte d’ivoire. La réalisation du projet permettra de désenclaver


le sud-ouest de la région de Sikasso, de réduire le coût global des transports,


d’encourager le flux des échanges et des investissements et de promouvoir


l’intégration. La zone d’influence du projet recèle des richesses agricoles,


hydrauliques et minières que la réalisation du projet pourrait mettre en valeur.




9. PRIORITE ATTACHEE AU PROJET




Ce projet est inscrit dans le programme d’investissements du pays. Il figure dans le


Programme de la Décennie des Transports et Communications des Nations Unies pour


l’Afrique ainsi que dans le Programme de Redressement Economique de la CEDEAO


lancé en 1987.





169 169

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169


10. DESCRIPTION DU PROJET




Le projet consiste en la réalisation d’une route revêtue de 130 km conformément aux


spécifications suivantes de la CEDEAO en matière de conception et de construction


des routes :


- Vitesse prévue : 100 km/h


- Emprise : 50 m


- Plate-forme : 10 m


- Largeur chaussée : 7 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. COUT DU PROJET




Le coût total du projet est estimé à Vingt deux milliards cent quarante millions Francs


CFA environ (22.140.000.000 F.CFA).




12. FINANCEMENT




Le projet est à la recherche de financement pour la réalisation des études et travaux


d’exécution.




13. NIVEAU DE MISE EN ŒUVRE




Les études techniques et économiques sont en cours de réalisation.




14. JUSTIFICATION DU PROJET




Le projet permettra le désenclavement d’une zone à fortes potentialités minières et


agricoles (zone CMDT).




15. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT




Le projet a envisagé un certain nombre d’actions en faveur de la préservation de


l’environnement notamment la reconstitution du couvert végétal dans les zones


d’emprunt et la plantation d’arbres le long de la route à construire.




16. DATE DE DEMARRAGE DU PROJET




La date de démarrage du projet est subordonnée à l’acquisition de son financement.


La date présumée est 2009.




Mars 2006




170 170

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170




MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DES ROUTES




FICHE DE PROJET




BOUGOUNI-YANFOLILA-BADOGO-KALANA


VERS LA GUINEE. 140 km.



1. REF. DU PROJET :


2. PAYS : MALI




3. SECTEUR : TRANSPORT




4. SOUS-SECTEUR : INFRASTRUCTURES




5. TITRE DU PROJET : CONSTRUCTION DE L’AXE


ROUTIER BOUGOUNI-YANFOLILA-


BADOGO-KALANA VERS GUINEE.




6. AGENCE D’EXECUTION : MINISTRE DE L’EQUIPEMENT


ET DES TRANSPORTS




7. LOCALISATION DU PROJET : 3ème REGION du Mali : SIKASSO.




OBJECTIFS :




La route BOUGOUNI-YANFOLILA-BADOGO-KALANA VERS LA GUINEE,


longue de 140 km est une interconnexion entre le Mali et la Guinée à partir de


Bougouni située sur la RN 7 au MALI et le port de Conakry situé sur la « Trans


Côtière » en Guinée.




L’objectif du projet est la mise au gabarit de la route en terre moderne « Bougouni-


Yanfolila-Badogo-Kalana » construite en 1998 sur le PST et son revêtement en enduit


superficiel bicouche.


La réalisation du projet permettra d’ouvrir un 2ème accès au port de Conakry pour


désservir le sud du Mali. Elle permettra aussi de désenclaver le sud-ouest de la région


de Sikasso, de réduire le coût global des transports, d’encourager le flux des échanges


et des investissements et de promouvoir l’intégration. La zone d’influence du projet


recèle des richesses agricoles, hydrauliques et minières que la réalisation du projet


pourrait mettre en valeur.




9. PRIORITE ATTACHEE AU PROJET




Ce projet inscrit et exécuté dans le cadre du Programme Sectoriel des Transports


(PST) comme une priorité nationale a été réalisé en route en terre moderne. Il figure


dans le Programme de la Décennie des Transports et Communications des Nations




171 171

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171


Unies pour l’Afrique ainsi que dans le Programme de Redressement Economique de


la CEDEAO lancé en 1987.




10. DESCRIPTION DU PROJET




Le projet consiste à la mise au gabarit de la route existante et à son revêtement en


enduit superficiel bicouche pour supporter un flux important de poids lourds entre les


deux pays. Les normes CEDEAO relatives à la conception et la construction des


routes seront appliquées:




- Vitesse prévue : 100 km/h


- Emprise : 50 m


- Plate-forme : 10 m


- Largeur chaussée : 7 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. COUT DU PROJET




Le coût total du projet est estimé à Quinze milliards sept cent cinquante millions


Francs CFA environ (15.750.000.000 F CFA).




12. FINANCEMENT




Le projet sera financé par la BADEA.




13. NIVEAU DE MISE EN ŒUVRE




La route en terre moderne, construite sur le PST en 1998 avait dégagé un TRI


supérieur à 12%. Les études de bitumage de la route sont en cours de finalisation.




14. JUSTIFICATION DU PROJET




La route objet de la présente requête est un axe majeur pour le désenclavement


intérieur et extérieur du Mali. La zone d’influence du projet recèle les principales


zones minières du pays de même que des régions à forte potentialités agricoles et


hydrauliques.




15. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT




Le projet envisagera des actions en faveur de la préservation de l’environnement


notamment la reconstitution du couvert végétal dans les zones d’emprunt et la


plantation d’arbres le long de la route à reconstruire.




16. DATE DE DEMARRAGE DU PROJET




Les travaux démarreront en 2007.


Mars 2006




172 172

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172




MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple – Un But – Une Foi


********
DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES




FICHE DE PROJET








1. REF. DU PROJE : Bitumage de la route Bamako –


Kangaba – Dioulafoudou et ses


Bretelles


2. PAYS : MALI




3. SECTEUR : TRANSPORT




4. SOUS-SECTEUR : INFRASTRUCTURES




5. TITRE DU PROJET : CONSTRUCTION DE L’AXE


ROUTIER BAMAKO – KANGABA –


DIOULAFOUDOU VERS GUINEE.




6. AGENCE D’EXECUTION : MINISTRE DE L’EQUIPEMENT


ET DES TRANSPORTS




7. LOCALISATION DU PROJET : 2ème REGION du Mali : KOULIKORO.




OBJECTIFS :




Travaux de bitumage de la route Bamako - Kangaba – Dioulafoundo, ainsi que les


bretelles Bankoumana – Sibi et Naréna – Salamalé.


La route BAMAKO – KANGABA –DIOULAFOUDOU vers la Guinée est longue de


147 km et ses bretelles totalisent une longueur de 62 km. C’est une liaison de


désenclavement intérieur et extérieur du Mali. L’objectif du projet est la mise au


gabarit de la route en terre moderne « Bamako –Kangaba - Dioulafoudou » construite


depuis plusieurs décennies et son revêtement en enduit superficiel bicouche.




La réalisation du projet permettra d’ouvrir un 2ème accès de la capitale du pays au port


de Conakry. Elle permettra aussi le désenclavement intérieur en particulier des zones


de production agricoles, de réduire le coût global des transports, d’encourager le flux


des échanges et des investissements et de promouvoir l’intégration. La zone


d’influence du projet recèle des richesses agricoles, hydrauliques et minières que la


réalisation du projet pourrait mettre en valeur.




9. PRIORITE ATTACHEE AU PROJET




Ce projet constitue une priorité nationale et sous régionale car s’inscrit dans le cadre


de développement des échanges entre le Mali et la Guinée. Il s’agit de construire une


route revêtue pour assurer une liaison permanente entre Bamako et la Guinée d’une




173 173

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173


part et d’autre part de développer les échanges entre les localités de Bankoumana,


Sibi, Naréna et Salamalé, d’autre part.




10. DESCRIPTION DU PROJET




Le projet consiste à la mise au gabarit de la route existante et à son revêtement en


enduit superficiel bicouche pour supporter un flux important de poids lourds entre les


deux pays. Les normes CEDEAO relatives à la conception et la construction des


routes seront appliquées:




- Vitesse prévue : 100 km/h


- Emprise : 50 m


- Plate-forme : 10 m


- Largeur chaussée : 7 m


- Accotement : 2 x 1,5 m


- Déclivité maximale : 6%.




11. COUT DU PROJET




Le coût total du projet s’élève à Dix sept milliards huit cent cinquante millions francs


CFA (17.850.000.000 F.CFA).




12. FINANCEMENT




Le financement du projet est à rechercher.




13. NIVEAU DE MISE EN ŒUVRE




Les études de faisabilité et techniques d’exécution sont en cours de finalisation. Le


financement des travaux sera recherché par la suite.




14. JUSTIFICATION DU PROJET




La route objet de la présente requête est un axe majeur pour le désenclavement


intérieur et extérieur du Mali. La zone d’influence du projet recèle les principales


zones minières du pays de même que des zones à fortes potentialités agricoles et


hydrauliques.




15. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT




Le projet envisagera des actions en faveur de la préservation de l’environnement


notamment la reconstitution du couvert végétal dans les zones d’emprunt et la


plantation d’arbres le long de la route à reconstruire.




16. DATE DE DEMARRAGE DU PROJET




La date de démarrage présumée du projet est 2008.




Mars 2006




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174


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


-*-*-*-*-*-*-


DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES



FICHE DE PROJET


Route Ansongo-Menaka-Anderamboukane (320 km)




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Equipement.
4. Sous-secteur : Transport routier.
5. Titre du projet : Etudes et travaux de construction de la route


Ansongo-Menaka-Anderamboukane (320 km).


6. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.


7. Localisation du Projet : Le projet se situe dans la 8ème région administrative du


Mali, la région de Gao qui est le carrefour de la partie


Nord du Pays.


8. Objectifs du Projet :




La route dont la construction est sollicitée est longue de 320 km. Sa réalisation


permettra de désenclaver toute la partie Est de la région de Gao et de faciliter la


circulation entre les populations du Mali et du Niger.




Priorité attachée au Projet :


Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports d’une part et le


gain de temps et de sécurité d’autre part.


Il colle parfaitement aux objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté


(CSLP) et du Projet Sectoriel des Transports (PST).




10. Description du Projet :


Le projet comporte :




a) – Caractéristiques géométriques :


- Largeur plate-forme : 10 m ;


- Largeur chaussée : 7 m ;


- Profil en long : La ligne rouge sera déterminée de façon que les déblais et les


remblais se compensent au maximum.


b) – Caractéristiques techniques :


- Couche de base d’épaisseur variant entre 25 et 35 cm ;


- Les fossés auront une forme trapézoïdale ;


- Le Profil en travers sera un profil en toit avec des pentes transversales de 4% pour


faciliter le drainage des eaux ;


- Deux accotements de 1,5 m chacun encadreront la chaussée ;







175 175

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175


c) – Les ouvrages d’art :


Les ouvrages d’art seront à deux voies et constitués généralement de dalot en béton


armé.


11. Coût du projet : Le coût de réalisation du projet est estimé à près de


25.000 millions de francs cfa.


12. Financement : Le financement est à rechercher. La contre–partie sera


inscrite au Budget d’Etat.


13. Niveau de préparation :


Le projet est à la phase de recherche de financement.




14. Justification du Projet :


Le Mali a compris très tôt la nécessité de créer des routes et des pistes de


désenclavement pour développer son économie d’une part, mais aussi pour favoriser


les échanges commerciaux et surtout l’intégration sous-régionale d’autre part.


Il a ainsi adhéré aux traités de la Décennie des Transports et des Télécommunications


en Afrique (UNTACDA I et II), décrétés par l’Assemblée Générale des Nations Unies


pour le Développement des Infrastructures de Transports et de Communication. Il est


en outre, et entre autres, membre actif de la CEDEAO, de l’UEMOA, du CILSS et de


l’Autorité du Liptako Gourma avec le Niger et Le Burkina Faso, avec lesquels le Mali


partage des préoccupations communes de désenclavement.


La route projetée se situe dans la zone du Liptako Gourma qui est composé des trois


pays Mali, Niger et Burkina Faso. Cette zone couvre une superficie de 400.000 km2


environ et le Liptako Gourma envisage le développement et l’intégration des


populations riveraines à travers des projets communs.


Un des objectifs fondamentaux du Liptako Gourma est la valorisation des potentialités


de la région, notamment par une organisation rationnelle de l’espace, ce qui requiert la


mise en place préalable des infrastructures de communication et de transport pour le


désenclavement et l’intégration des populations. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso


travaillent dans ce sens. Des Comités Techniques pour le pilotage des projets


communs ont été créés à cet effet entre les différents Etats.




15. Impact sur l’environnement :


Dans le souci de préserver l’environnement, les études techniques prendront en


compte les mesures techniques ci-après :


- compenser au maximum les déblais et les remblais de manière à réduire le


mouvement des terres et les emprunts ;


- suivre autant que faire se peut le tracé actuel de manière à désenclaver le maximum


de localité et de bénéficier techniquement de l’avantage du tracé initial consolidé à la


faveur du tracé actuel et évitant ainsi d’étendre les terrassements à de nouvelles zones


écologiques ;


- les forages pour l’eau de compactage se rapprocheront des zones habitées pour
bénéficier aux populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du taux de


scolarisation des filles par la réduction du temps de travail lié dans leur vie


quotidienne au transport de l’eau qui en occupe une partie importante.




16. Date de démarrage du projet :


La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée de démarrage du


projet est 2009


Mars 2006




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176


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


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DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES



FICHE DE PROJET


Route Tombouctou-Bourem (318 km)




1. Référence du Projet : Projet du Gouvernement de la République du Mali.
2. Pays : Mali.
3. Secteur : Equipement.
4. Sous-secteur : Transport routier.
5. Titre du projet : Etudes et travaux de construction de la route


Tombouctou-Bourem (318 km).


6. Maître d’Ouvrage : Ministère de l’Equipement et des Transports.
7. Localisation du Projet : Le projet se situe dans les 7ème et 8ème régions


administratives


du Mali.


8. Objectifs du Projet :
La route dont la construction est sollicitée est longue de 318 km. Sa réalisation


permettra de créer une liaison routière pérenne entre les deux régions de Tombouctou


et Gao.




9. Priorité attachée au Projet :
Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désenclavement du


territoire national par l’amélioration des conditions de circulation, en favorisant une


meilleure relance économique par la réduction des coûts de transports d’une part et le


gain de temps et de sécurité d’autre part.


Il colle parfaitement aux objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté


(CSLP) et du Projet Sectoriel des Transports (PST).




10. Description du Projet :
Le projet comporte :


a) – Caractéristiques géométriques :


- Largeur plate-forme : 10 m ;


- Largeur chaussée : 7 m ;


- Profil en long : La ligne rouge sera déterminée de façon que les déblais et les


remblais se compensent au maximum.


b) – Caractéristiques techniques :


- Couche de base d’épaisseur variant entre 25 et 35 cm ;


- Les fossés auront une forme trapézoïdale ;


- Le Profil en travers sera un profil en toit avec des pentes transversales de 4% pour


faciliter le drainage des eaux ;


- Deux accotements de 1,5 m chacun encadreront la chaussée ;


c) – Les ouvrages d’art :


Les ouvrages d’art seront à deux voies et constitués généralement de dalot en béton


armé.


11. Coût du projet : Le coût de réalisation du projet est estimé à près de
10.000 millions de francs cfa.




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177


12. Financement : Le financement est à rechercher. La contre–partie sera
inscrite au Budget d’Etat.


13. Niveau de préparation :
Le projet est à la phase de recherche de financement.




14. Justification du Projet :


Le Mali a compris très tôt la nécessité de créer des routes et des pistes de


désenclavement pour développer son économie d’une part, mais aussi pour favoriser


les échanges commerciaux et surtout l’intégration sous-régionale d’autre part.


Il a ainsi adhéré aux traités de la Décennie des Transports et des Télécommunications


en Afrique (UNTACDA I et II), décrétés par l’Assemblée Générale des Nations Unies


pour le Développement des Infrastructures de Transports et de Communication. Il est


en outre, et entre autres, membre actif de la CEDEAO, de l’UEMOA, du CILSS et de


l’Autorité du Liptako Gourma avec le Niger et Le Burkina Faso, avec lesquels le Mali


partage des préoccupations communes de désenclavement.


La route projetée se situe dans la zone du Liptako Gourma qui est composé des trois


pays Mali, Niger et Burkina Faso. Cette zone couvre une superficie de 400.000 km2


environ et le Liptako Gourma envisage le développement et l’intégration des


populations riveraines à travers des projets communs.


Un des objectifs fondamentaux du Liptako Gourma est la valorisation des potentialités


de la région, notamment par une organisation rationnelle de l’espace, ce qui requiert la


mise en place préalable des infrastructures de communication et de transport pour le


désenclavement et l’intégration des populations.


Le Mali, le Niger et le Burkina Faso travaillent dans ce sens. Des Comités Techniques


pour le pilotage des projets communs ont été créés à cet effet entre les différents Etats.




15. Impact sur l’environnement :
Dans le souci de préserver l’environnement, les études techniques prendront en


compte les mesures techniques ci-après :


- compenser au maximum les déblais et les remblais de manière à réduire le


mouvement des terres et les emprunts ;


- suivre autant que faire se peut le tracé actuel de manière à désenclaver le maximum


de localité et de bénéficier techniquement de l’avantage du tracé initial consolidé à la


faveur du tracé actuel et évitant ainsi d’étendre les terrassements à de nouvelles zones


écologiques ;


- les forages pour l’eau de compactage se rapprocheront des zones habitées pour
bénéficier aux populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du taux de


scolarisation des filles par la réduction du temps de travail lié dans leur vie


quotidienne au transport de l’eau qui en occupe une partie importante.




16. Date de démarrage du projet :
La date de démarrage du projet est liée à la mobilisation des fonds nécessaires aux


études techniques et à la réalisation des travaux. La date présumée de démarrage du


projet est 2010




Mars 2006





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178














































ANNEXE 3.2



PROJETS FERROVIAIRES





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179


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une foi


-*-*-*-*-*-*-


DIRECTION NATIONALE


DES ROUTES




FICHE DE PROJET


1. Titre du Projet : Etudes de faisabilité et technique d’exécution


et travaux de construction de la gare ferroviaire et des ateliers


à Kati


2. Secteur : Transport




3. Type du projet : Infrastructures




4. Localisation : Kati (région de Koulikoro)




5. Coût du projet : Sept milliards de FCFA (7.000.000.000 FCFA).




6. Année de réalisation souhaitée : Réalisation : Années 2007-2010




7. Organismes d’Exécution :




Ministère de tutelle :




Ministère de l’Equipement et des Transports




Agence d’Exécution :




Direction Nationale des Routes




Profil du Ministère de tutelle :




Le Ministère de tutelle est le Ministère de l’Equipement et des Transports, dont la


mission est la mise en œuvre et l’application de la politique définie par le


Gouvernement dans les domaines des routes et des transports (aérien, ferroviaire,


fluvial).




8. Description du projet :




Le projet consiste en l’étude de faisabilité technique et économique d’une gare et des


ateliers à Kati.




9. Zone du projet :




La gare est prévue à la partie nord – est de la ville de Kati sur environ 100 hectares et


reliée à la future voie express Kati – Bamako – Moribabougou.




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180




10. Objectif du projet :




L’exécution de ce projet dans la ville de Kati permettra d’assurer :




• l’élimination des accidents ferroviaires et les congestions
de trafic routier à Bamako


• l’amélioration de la sécurité routière


• l’amélioration de l’environnement de la ville


• l’amélioration du cadre de vie des habitants


• le développement des activités économiques.


11. Etat d’avancement du projet :




Le projet est à la phase de recherche de financement. La date de démarrage présumée


est 2008.






Mars 2006














181 181

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181




























ANNEXE 3.3


PROJETS AERONAUTIQUES




182 182

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182


MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


--------------- --------------


AGENCE NATIONALE DE


L’AERONAUTIQUE CIVILE
---------------




FICHE DE PROJET


PROJET D’EXTENSION DE L’AEROPORT DE SIKASSO


DIGNAGAN



I - DESCRIPTION DU PROJET




1.1 Titre du projet : EXTENSION AEROPORT DE SIKASSO DIGNAGAN


1.2 Coût total du projet (en millions FCFA) :8 200


1.3 Secteur /sous section d’intervention : Infrastructure / aéronautique


1.4 Durée et calendrier d’exécution : 20 mois => début 2007 - fin 2008


1.5 Contexte et justification du projet :


- Objectifs : Augmenter la capacité de l’infrastructure


- Conformité avec les objectifs généraux de développement : Améliorer
le désenclavement extérieur.




- Conformité avec les objectifs prioritaires du secteur :


• Améliorer le désenclavement ;


• Adapter l’infrastructure aux besoins d’exploitation


1.6 Groupes cibles : Population du Mali en particulier ceux de la région de
Sikasso .




1.7 Impact du projet :


- Impact macro-économique et financier y compris la rentabilité
économique pour les projets productifs :


• Développement économique - Augmentation des recettes
aéronautiques ;


• Promouvoir l’exportation des fruits et légumes


• Développement tourisme


- Impact social (particulièrement sur les couches sociales les plus
pauvres) : Création d’emploi


- Impact environnemental : Des études d’impact environnemental seront
réalisées pour la préservation de la faune et de la flore




183 183

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183




II - ELEMENTS FINANCIERS




2.1. Coûts prévisionnels (en millions de FCFA)






Rubriques Total Coût par année




FBCF (total) dont :


- Etude et recherches
- Génie civil-infrastructures
- Equipements
- Frais de fonctionnement
- Formation
- Autres (à préciser)




8200


500


6720


800


180


Année 1


3900


200


3500


200


Année2


4300


300


3220


600


180


Total 8200 3900 4300






2.2. Financement intérieur ( en millions de FCFA)




Sources Montant par année


Montant


total


Année 1 Année 2


- Budget d’Etat
- Autofinancement
- Populations
- Autres (à préciser)


1640 780 860


Total 1640 780 860




2.3. Financement extérieur (en millions de FCFA)




Pays/Organisme


de Financement


Nature du


Financement


Montant du


financement


Conditions de


remboursement des prêts


Taux d’Intérêt Différé


A rechercher prêt 6560


Total 6560




2.4. Prévision des charges récurrentes par année ( après la mise en œuvre du


projet)


La gestion technique de l’aéroport de Sikasso étant confiée à l’ASECNA dans le cadre


d’une convention, les charges récurrentes du projet seront prises en compte dans le


budget de l’agence.




III. DOCUMENTS A JOINDRE




- Une étude faisabilité est en cours réalisation sur financement du Budget
National. Le dépôt du rapport final de l’étude est prévu pour avril 2006.


- Les études préliminaires ont été réalisées par l’ASECNA.




184 184

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184



MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple - Un But - Une Foi


--------------- --------------


AGENCE NATIONALE DE


L’AERONAUTIQUE CIVILE
---------------




FICHE DE PROJET


PROJET DE REHABILITATION DE L’AEROPORT DE GAO



I - DESCRIPTION DU PROJET




1.8 Titre du projet : REHABILITATION DE L’AEROPORT DE GAO


1.9 Coût total du projet (en millions FCFA) :7 700


1.10 Secteur /sous section d’intervention : Infrastructure / aéronautique


1.11 Durée et calendrier d’exécution : 20 mois => début 2007 - fin 2008


1.12 Contexte et justification du projet :


a. Objectifs : Assurer la sécurité et la régularité du trafic aérien
b. Réduction du coût d’entretien des ouvrages.


c. Conformité avec les objectifs généraux de développement : Améliorer
le désenclavement extérieur. Le projet est inscrit au programme


triennal d’investissement 2006-2008




d. Conformité avec les objectifs prioritaires du secteur :


• Améliorer le désenclavement ;


• Renforcement des mesures de sécurité et de sûreté


1.13 Groupes cibles : Population du Mali en particulier ceux des régions du
Nord.




1.14 Impact du projet :


e. Impact macro-économique et financier y compris la rentabilité
économique pour les projets productifs :


• Développement économique - Augmentation des recettes
aéronautiques ;


• Développement tourisme


f. Impact social (particulièrement sur les couches sociales les plus
pauvres) : Création d’emploi




185 185

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185


g. Impact environnemental : Une étude d’impact environnemental a été
réalisée pour atténuer les impacts du projet sur la faune et la flore




II-ELEMENTS FINANCIERS




2.1. Coûts prévisionnels (en millions de FCFA)




Rubriques Total Coût par année




FBCF (total) dont :


- Etude et recherches
- Génie civil-infrastructures
- Equipements
- Frais de fonctionnement
- Formation
- Autres (à préciser)




7 700


600


6300


800




Année 1


3500


300


3000


200


Année2


4200


300


3300


600


Total 7700 3500 4200




2.2. Financement intérieur (en millions de FCFA)




Sources Montant par année


Montant


total


Année 1 Année 2


- Budget d’Etat
- Autofinancement
- Populations
- Autres (à préciser)


1540 700 840


Total 1540 700 840




2.3. Financement extérieur ( en millions de FCFA)




Pays/Organisme


de Financement


Nature du


Financement


Montant du


financement


Conditions de


remboursement des prêts


Taux


d’Intérêt


Différé


La BADEA a été


sollicité


prêt 6160


Total 6160




2.4. Prévision des charges récurrentes par année ( après la mise en œuvre du


projet)


La gestion technique de l’aéroport de GAO étant confiée à l’ASECNA dans le cadre


d’une convention, les charges récurrentes du projet seront pris en compte dans le


budget de l’agence.




III. DOCUMENTS A JOINDRE




- Une étude de faisabilité du projet a été réalisée en 2004 et est disponible.
- La date de démarrage du projet est 2007.




186 186

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186


































ANNEXE 3.4



PROJETS FLUVIAUX





187 187

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187


MINISTERE DES MINES, DE REPUBLIQUE DU MALI


L’ENERGIE ET DE L’EAU Un Peuple Un But Une Foi


------------------


DIRECTION NATIONALE


DE L’HYDRAULIQUE


-----------------


FICHE DE PROJET


PROJET « ENTRETIEN DU CHENAL NAVIGABLE DU FLEUVE NIGER »






I - DESCRIPTION DU PROJET




Titre du projet : Entretien du chenal navigable du fleuve Niger




Coût total du projet (en millions de F CFA) : 2 950




Secteur /Sous-secteur d’intervention : Infrastructures// moyens fluviaux




Durée et calendrier d’exécution : 3 ans (2007 ; 2008 ; 2009)




Contexte et justification du projet




Le Mali est un vaste pays à vocation essentiellement agropastoral. Le réseau de


communication (routes, pistes, voies fluviales et ferrée), constitue environ 90 000 km


dont près de 20 000 km aménagé et géré par les Ministères chargés des Travaux


Publics et de l’Eau.




Dans un passé récent, l’essentiel des communications et des échanges entre les


localités des zones en amont et en aval du delta central se faisaient par voie fluviale


et ce, pendant presque toute l’année. Ces voies étaient principalement le fleuve Niger


et ses défluents, qui se remplissaient pendant la crue, offrant aux populations


riveraines des espaces vitaux où l’on cultivait, pêchait et qui servaient à relier


différentes localités et à l’abreuvement des animaux.




Pendant ces dernières années, l’envasement et l’ensablement du fleuve et de ses


défluents a atteint une telle proportion que certaines localités comme Kabara à


Tombouctou, Gao, Koulikoro, Bourem, Mopti, etc., qui, par le passé étaient des ports


intérieurs à accès permanent, ne sont plus que difficilement accessibles même


pendant la crue. Cet envasement a eu aussi une répercussion sur la production agricole


et piscicole à cause du fait que les vastes plaines de crue du fleuve, ne sont plus


correctement alimentées en eau.




C’est ainsi que plusieurs localités de la zone lacustre et de la boucle du Niger, qui ne


peuvent être reliées au réseau routier national ou local restent encore totalement


enclavées par voies routières. En effet, dans cette zone, les pôles de productions ne


sont accessibles que par voie fluviale. L’amélioration de la navigabilité du fleuve


Niger constituerait à cet effet une nécessité vitale pour les localités riveraines du


fleuve Niger.





188 188

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188


Objectifs :


Améliorer la navigabilité du fleuve Niger




o Objectifs spécifiques


• Augmenter la période de navigation de 4 mois à 6 mois


• lutter contre l’ensablement du fleuve Niger ;


• rendre accessible le plus tôt possible les escales portuaires ;


• baliser les seuils rocheux du chenal navigable du fleuve ;


• assurer l’entretien régulier des infrastructures portuaires et de navigation.


o Composantes du projet


• Curage chenal d’accès au lac Débo sur 4 km ;


• Désensablage accès aux quais de Gao et Mopti sur 2 km ;


• Protection berges de Bamako, Gao, Diafarabé, Bourem, Dioro et Djenné sur 4
km ;


• Construction quais (4) de Diafarabé, Akka, Dioro et Rharous.


o Conformité avec les objectifs généraux de développement :


Le projet d’entretien du chenal navigable du fleuve Niger rentre dans le cadre de la


politique Nationale :




- de désenclavement intérieur du pays à travers le développement des
infrastructures de communication,


- de lutte contre la pauvreté à travers la mobilité des populations bénéficiaires
- de sauvegarde du fleuve Niger à travers la lutte contre son ensablement ;
- de développement durable à travers la protection et la conservation des


fonctions vitales du fleuve Niger ;


- de sauvegarde de l’environnement.


o Conformité avec les objectifs prioritaires du secteur :


Le présent projet rentre de la cadre de la protection et de la gestion rationnelle des


ressources en eau ; concours à améliorer les conditions de navigabilité du fleuve Niger


conformément aux engagements pris par l’état dans le cadre du contrat Plan Etat –


CMN.




Les groupes Cibles :




Les populations riveraines du fleuve Niger de Koulikoro à Gao ;


La Compagnie Malienne de Navigation et ses clients ;


Les navigateurs et les usagers des pinasses ;


Les pêcheurs évoluant sur le tronçon du fleuve Niger de Koulikoro à Gao ;


Les exploitants des périmètres irrigués le long du fleuve Niger.




Les Impacts du projet :





189 189

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189


Impact macroéconomique et financier y compris la rentabilité
économique pour les projets productifs :




Le riz qui est une céréale de grande consommation pour les maliens et même un des


produits d’exportation du pays est principalement produit dans les plaines inondables


du fleuve Niger. Son transport jusqu’aux principaux marchés nationaux se fait par


endroit par voie fluviale.




Par ailleurs l’importation et l’acheminement des produits importés vers le nord du


pays par voie routière restent très coûteux, voire aléatoire pour certaines zones de la


région de Tombouctou en particulier. La voie fluviale reste le principal cordon


ombilical entre cette région, le reste du Mali et l’extérieur.




La décentralisation en cours au Mali rend d’avantage impérieux le développement des


infrastructures de communication, développement qui permettrait la liaison entre les


centres de production et de commercialisation des produits vivriers et le réseau routier


national.




Impact social (particulièrement sur les couches sociales les plus pauvres)


Le Mali de part son histoire glorieuse, est connu au-delà de l’Afrique. Il constitue à


cet effet l’une des destinations touristiques privilégiées du Continent. Cependant


l’absence d’infrastructures adéquates freine le développement du secteur touristique


dont l’impact sur le développement socio-économique n’est plus à démonter. Le


Fleuve Niger offre un cadre idéal pour la découverte du pays.




Rappelons que, le fleuve Niger, a été à travers les siècles d’histoire commune entre les


peuples du Soudan d’un coté et ceux du Sahara de l’autre, une des voies privilégiées


de communication par laquelle les échanges commerciaux et culturels étaient assurés.


La restauration de la navigabilité du fleuve Niger permettrait à des millions de


maliens de participer à travers le commerce, les échanges et les services de participer


au développement du pays et d’améliorer leurs revenues.




Impact environnemental :


Du delta central à Labbezanga, la vie est essentiellement concentrée au tour du fleuve


Niger. Ce dernier avec ses cycles de crues et de décrues rythme les activités socio-


économiques aussi bien des populations que celle de la faunes et de la flore de la


vallée du Niger.




190 190

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190




II - ELEMENTS FINANCIERS




Coûts prévisionnels (en millions de F CFA)



Rubriques Total Coût par année


Année 1 Année 2 Année 3


FBCF (Total) dont : ……………….


Etude et Contrôle: …………………


Génie civil – infrastructures : ……...


Equipements : ……………………..


Frais de Fonctionnement : …………


Formation


Autres (à préciser)


2950


206


2626


88


30


0


0


800


55


657


80


8


0


0


950


66


875


0


9


0


0


1200


84


1104


0


12


0


0


Total 2950 800 950 1200




Financement intérieur (en millions de F CFA)




Sources Montant par année Montant Total


Année 1 Année 2 Année 3
Budget d’Etat :


…………………….


Autofinancement :


…………………


Populations


Autres (à préciser)


400


0


0


0


200 100 800


0


0


0


TOTAL 400 200 100 800




Financement extérieur (en millions de F CFA)




Pays/Organisme de


financement


Nature du


financement


Montant du


financement


Conditions


Taux


d’intérêt


Différé


Bailleur de Fonds 2150


2150




Prévision des charges récurrentes par année (après la mise en œuvre du


projet)




a. Nature des charges récurrentes


Nature Charges récurrentes par année Total


Année 1 Année 2 Année 3


Personnel : ……


Fonctionnement :


……………


Entretien des


infrastructures :


0


0


10


0


0


10


0


0


10


0


0


30


TOTAL





191 191

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191




b. Mode de Financement des charges récurrentes


Sources Charges récurrentes par année Total


Année 1 Année 2 Année 3


Budget d’Etat :


……………….


Populations :


………………….


Financement extérieur :


………


10


0


0


10


0


0


10


0


0


30


0


0


TOTAL 10 10 10 30




Charges prévisionnelles de la dette extérieure (service de la dette découlant du


financement du projet par année) : néant