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REPUBLIOUE DU MALI


lilOMO8U[5~[5 8 V~BM8D8 lU8
EU 8 UCi38WlIlM DFl@Ll@8
OFFICE NATI S TRANSPORTS


10-LES TRANSPORTS FLUVIAUX


novembre 1979




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Cet te étude a é t é r é a l i s é e pa r :


- M. Claude MAISTRE, Ingén ieur en Chef des Ponts e t Chaussées, D i r e c t e u r
des accès au P o r t Autonome de Pa r i s , Consu l tan t de l a SEDES


avec l a c o l l a b o r a t i o n de


- MM. Théodore DAKONO, Chef du Bureau de l a P l a n i f i c a t i o n e t Mamadou HAIDARA
Chef du Se rv i ce I n f r a s t r i ~ c t u r e s e t Bât iments à l a Compagnie Mal ienne de
Nav iga t ion


- MM. Freddy F IL IPP I e t Laurent DALIMIER, Economistes SEDES




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Par la Convention no 2C du 29 Avril 1978, le Ministère des Transports et
des Travaux Publics de la République du Mali a confié l'élaboration du Plan
de Transport du Mali au groupement SEOES
- OIWI composé par :


- Société dlE:udes pour le DQveLoppement Economique et Social
67 rue de Lille 75007 PARIS
- FRANCE, Chef de file


- Dr. Ing. Walter Kg
10 Wittenbergstrasse 43 ESSEN 1
- République Fédérale d'Allemagne


Le présent rapport fait partie d'un ensemble de 17 volumes dont l'arti-
culation est la suivante
:


1 - .S&mXon aotrt&e des Ouv~poht6
2
- Economie genéilaec


Etude de la demande Etude de l'offre


3 - SLZutbn aotrt&c et p ~ ~ & p c d v e b 7 - Les lLoLLfeb
de t' a g ~ c u e t w r e 8
- Les tmn~poht6 I L O ~ V L &


4 - SLZutbn aotrt&e et p m p c d v e s - Les mpoht6 bmvues de el e e w ~ g e
5
- SCtuation aotrt&e et pVL&pedves 1 O - Les W p o h t d 6hviaux


des mines et de t 1 i n d U 6 ~ ~ 1 1 - Les t t~vupohtd a u m
6
- La demande de . h v ~ p o h t 12 - Les t t~vupoht6 m~w~iLhc.4


Annexe 1 - L' cnquéte fiouLLe/re 19 78 Annexe 2 - 1 U ~ d e 6 fiouLLi?hes


Les études préliminaires ont eu lieu entre Mai 1978 et Février 1979 au
Mali. La rédaction s'est effectuée entre Décembre 1978 et Mai 1979. La version
finale résulte des discussions et amendements proposés par l'Administration
Malienne entre Juillet et Octobre 1979.


Le lecteur pressé pourra limiter sa lecture aux rapports 1, 6 et 13 qui
revêtent un caractère synthétique [principalement le rapport no 131.




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SOMMAIRE


Pages


l CHAPITRE 7 - INVEiVTAIRE DES VOIES NAVIGABLES DU MALI
1 . 1 . SENEGAL


1 1.2. BIEF AMONT DU NIGER


1.3. BIEF AVAL DU NIGER OU GRAND BIEF


1.3.1. Bief Koulikoro - Mopti


1.3.2. Bief hlopti - Tossaye
1.3.3. Bief Tossaye - Ansongo


1.3.4. Périodes de navigabilité


1.4. BIEFS ADJACENTS


1.5. NAVIGATION EN AVAL D'ANSONGO


CHAPITRE TI - POSSIBILITES D'AMENAGEMENT ET D'AMELTOUATION


2.1. SENEGAL


2.1.1. Dragages et dérochements


2.1.2. Ecrêtement des seuils


2.1.3. Resserrement du lit


2.1.4. Canalisation


2.1.5. Soutien du débit et influence des barrages


2.1.6. Balisage


2.1.7. Progressivité et entretien des aménagements


I 2.2. BIEF AMONT DU NIGER
2.3. GRAND BIEF


2.3.1. Dragages


2.3.2. Ecrêtement des seuils


2.3.3. Resserrement du lit


2.3.4. Canalisation


2.3.5. Soutien du débit




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Pages


CHAPITRE 111 - EXPLOTTATTON


3 . 1 . LA COMPAGNIE MALIENNE DE NAVIGATION


- 3 . 1 . 1 . Structure et effectifs


3 . 1 . 2 . Flotte


3 . 1 . 3 . Réseau et installations


3 . 1 . 4 . Trafic


3 . 1 . 5 . Gestion et résultats


3 . 1 . 6 . Le projet de relance du bief Koulikoro - Markala


3 . 2 . LA NAVIGATION ARTISANALE


3 . 2 . 1 . Matériel utilisé


3 . 2 . 2 . Période de navigation


3 . 2 . 3 . Sécurité du transport


3 . 3 . L'OFFICE DU NIGER


3 . 4 . LE PROJET DE COMPAGNIE INTER-ETATS SUR LE SENEGAL


3 . 4 . 1 . La navigation actuelle sur le Sénégal


3 . 4 . 2 . Le projet de compagnie inter-états


3 . 4 . 3 . Intérêt de la liaison


CHAPITRE 1 V - PROPCiS ' I T l O N S D ' 1 NV E S T l S S EMENTS E T RECOMMANDAT'IONS


4 . 1 . INTEGRATION DES PROGRAMMES EN COURS OU EN PROJET


4 . 1 . 1 . Barrage de Sélingué et navigation sur Koulikoro -
Markala


4 . 1 . 2 . Programme canadien


4 . 1 . 3 . Programme allemand


4 . 1 . 4 . Modernisation de l'atelier




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- III -


Pages


4.2 . PROGRAMME PROPOSE 7 6


4 . 2 . 1 . Pour'le Sénégal 7 6


4 . 2 . 2 . Pour le bief amont du Niger 7 7


4 . 2 . 3 . Pour le bief aval du Niger et la période 1980- 1984 7 7


4 .2 .4 . Pour le bief aval, après 1984


ANNEXES


1 - Evolution des seuils sur lit sableux affouillable 8 5


2 - Situation actuelle et évolution récente de la flotte CMN 8 7


3 - Statistiques de transport de la CMN 9 1


4 - Estimation de la capacité de transport de la CMN 9 7
5 - Eléments normatifs sur les coûts de la CMN et des transporteurs


privés 101


6 - Eléments économiques pour l'aménagement du fleuve Sénégal à la
navigation 1 1 1


7 - Echéancier estimatif des dépenses d'investissements pour
l'aménagement du Sénégal à la navigation 115




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CHAPITRE 1


INVENTAIRE DES VOIES NAVIGABLES DU MALI


(Uat actLcet)




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1 . 1 . SENEGAL.


Le Sénégal peut être remonté par des bateaux fluviaux jusqu'à Kayes,


soit sur une longueur de 924 km. L'intérêt de cette liaison fluviale est


qu'elle peut être relayée à Kayes par le chemin de fer, Kayes étant desservi


par la ligne Dakar - Niger.


Les conditions de navigation sont évidemment variables. On distingue -


7 tronçons dont 6 essentiellement sableux :


- L'estuaire est navigable toute l'année sur 350 km de long. Le vent
peut toutefois provoquer sur les immenses plans d'eau de l'estuaire


de grosses vagues très gênantes pour la navigation fluviale.


A la fin de la saison sèche, qui dure environ 8 mois, le débit est


si faible que l'eau salée remonte jusqu'à 220 km dans le cours infé-


rieur, et que l'influence de la marée se fait encore sentir à 440 km


en aaont de Saint Louis.


- La période de navigation diminue ensuite d'aval vers l'amont. Elle est
en moyenne de 5 mois à Ambidedi, à 50 km en aval de Kayes (di 20 Juil-


let au 20 Décembre).


Pour une profondeur de référence de 1,9 m (soit un enfoncement de


1,5 m) on a identifié 8 seuils sableux entre Saint Louis et Leboudou -
Doué, puis 19 entre Leboudou - Doué et Yending, 7 jusqu'à Matam


1 1 jusqu'à Bakel, 8 de Bakel à Ambidédi (dont 6 au moins en partie


rocheux), enfin 5 rocheux dlAmbidédi à Kayes.


Cette dernière section est particulièrement difficile. Elle n'est esti-


mée navigable que lorsque le débit dépasse 850 m3/sec, soit en moyenne 3 mois


par an.


Le débit moyen du fleuve est de 750 m3/s, le débit d'étiage 10 m3/s.


L'analyse statistique indique à Bakel une crue décennale de 7.200 m3/s.




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La notion de navigabilité semble s'entendre pour un enfoncement relati-


vement élevé : l'étude d'exécution du barrage et de l'usine de Manantali


(Décembre 1977) faisait état d'un mouillage de 1,90 soit un enfoncement de


1,50. Il est toutefois probable, en raison de la raideur de l'onde de crue,


que la période de navigation ne serait pas beaucoup plus longue pour un


enfoncement moindre.


L'aménagement du Sénégal pour la navigation donne lieu actuellement à


une étude de 1'OMVS (1) dont l'objectif de référence est la navigation sur


12 mois à 1,50 m d'enfoncement.


Cet aménagement doit évidement tenir compte de la construction prévue


des barrages de Diama et de Manantali ; les conditions de navigabilité vari-


eront d'ailleurs avec l'utilisation progressivement différenciée de ces


ouvrages.


Pour surmonter le handicap d'une double rupture de charge à Nouakchott


et Rosso (ou à Dakar et Saint Louis) une étude d'aménagement du port de


Saint Louis est aussi actuellement lancée par 1'OMVS.


La navigation fluvio-maritime traditionnelle étant exclue pour des rai-


sons de tirant d'eau (environ 3 m toute l'année seraient nécessaires à sa


rentabilité), la solution un moment envisagée était, pour le Mali, celle des


navires porte-barges. Ce système beaucoup mieux adapté aux trafics intenses


de minerais et autres pondéreux qu'aux trafics légers de marchandises diver-


ses, a des coûts d'exploitationfortmal connus dans les conditions analogues


à celles de l'embouchure du Sénégal. De plus, l'existence d'une forte houle


et de la barre (2) à l'embouchure rend peu opérants les divers systèmes


existants.


( 7 ) Vont Len é&zient mdhemeunment i n d i n p o n i b l ~ h o u de la m h -
dion de L ' e x p m t connuLt~nt en Novembrre 7978,
e.t n'ont UE commuvLiqu&
au grroupment SEVES
- Dl!Ul qu'en JWeA 7 9 7 9 .


( 2 ) M a n t a&u&e.ment el endoncement à 2,75 m, c' ent-à-dihe bien en-deçà
du AM communément admin d'une naviga;tion @?uvio-rn-e. Le corrdon
lagunaihe
eA Le g a b d du pont Faidhmbe dont encarre d'auXkeA o b d i t a d u .




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- 5 -


L'étude actuelle, dont les conclusions ne sont pas encore connues,


porte donc sur un aménagement traditionnel du port de Saint Louis, permet-


tant l'accès aux cargos maritimes de 8 m de tirant d'eau.


Le port de Kayes qui est aujourd'hui des plus succincts (une rampe d'ac-


cès, 2 magasins, pas de moyens de manutention) serait, dans le cadre de l'ex


ploitation par une compagnie multinationale de navigation, réaménagé.


1.2. BIEF AMONT DU NIGER.


Le Niger peut être remonté par des bateaux de commerce de Bamako à


Kouroussa (374 km) ou en empruntant le Milo, affluent du Niger, de Bamako


à Kankan (385 km).


Situées en territoire guinéen, ces deux villes sont reliées au port de


Conakry par route et chemin de fer. Le cours supérieur du Niger permet donc


l'établissement d'une 2ème liaison mer - Bamako.


On ne sait pratiquement rien du bief amont, sinon que le Niger y a un


lit unique et coule sur formations rocheuses. La période de navigation s'étenc


en moyenne sur un peu plus de 5 mois (de fin Juin à début ~écembre):


La Compagnie Malienne de Navigation exploite sur ce bief un remorqueur


de 100 CV et 3 chalands de 50 tonnes (à l'enfoncement de 0,90) dont un en


instance de réforme. Le trafic a été en moyenne de 550 tonnes par an à la


distance moyenne de transport de 365 km. Il est fortement menacé par la


programmation d'une route bitumée entre Kankan et Bougouni.


Le Niger n'est pas navigable entre Bamako et Koulikoro (rapides de Sotub<


et de Kenié). Il est toutefois possible de franchir ces rapides en hautes eau]


avec du matériel lège, c'est-à-dire qu'il est assez facile de faire passer du


matériel entre bief aval et bief amont.


L'intérêt de ce bief pour le désenclavement du Mali est évident. Aussi


dès ce niveau de l'analyse est-il utile de ~réconiçer en priorité une recon-


naissance du bief entre Kouroussa et Bamako et entre Kankan et Bamako.




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1.3. BIEF AVAL DU N I G E R OU GRAND BIEF.


Il s ' é t e n d de Koul ikoro à Ansongo, s u r une l o n g u e u r c o n s i d é r a b l e de


1.408 km. On a donc coutume d e l e p a r t a g e r , p a s t o u t à f a i t a r b i t r a i r e m e n t ,


e n t r o i s b i e f s :


- Koul ikoro - Mopti (504 km)
- Mopti - Tossaye (694 km)
- Tossaye - Ansongo (210 km)


1 .3 .1 . Bief Koul ikoro - Mopti .


T r è s p r a t i q u é pendan t t r è s longtemps, c e b i e f e s t c e l u i q u i e s t l e


mieux connu. C ' e s t un b i e f s é d i m e n t a i r e , à fond d e s a b l e f i n t r è s a f f o u i l -


l a b l e , t r è s homogène e n c e s e n s que :


- La l a r g e u r moyenne du l i t e s t a s s e z c o n s t a n t e pour que l ' o n p u i s s e
c o n s i d é r e r que l e d é b i t ne dépend que de l a h a u t e u r d ' e a u h e t de


l a p e n t e i, s o i t en l ' o c c u r e n c e :


- La profondeur d e s m o u i l l e s e s t e l l e a u s s i c o n s t a n t e e n moyenne,
c e q u i a c o r n e conséquence que l a c o t e maximale d e s s e u i l s e s t


i d e n t i q u e l e l o n g du b i e f .


Ce d e r n i e r p o i n t m é r i t e d ' ê t r e p r é c i s é : l e fond du l i t s e p r é s e n t e


comme une s u c c e s s i o n d e m o u i l l e s r e l a t i v e m e n t p r o f o n d e s e t s t a b l e s , l o c a l i -


s é e s l e l o n g d e s b e r g e s concaves , s é p a r é e s p a r d e s b a n c s (ou s e u i l s ) q u i eux


s o n t remaniés a u c o u r s du c y c l e a n n u e l d e c r u e . La c o t e d e s s e u i l s e s t donc


v a r i a b l e : a y a n t une c e r t a i n e v a l e u r à l a p o i n t e de l a c r u e , e l l e v a u t




15 15

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pratiquement O à l'étiage, mais elle ne diminue pas d'une manière continue,


et passe successivement par un minimum et par un maximum (1).


La cote maximale S est atteinte en moyennes eaux, pour une hauteur


d'eau h qui dépend de la profondeur des mouilles. S et h sont théoriquement


liés par la relation S = 0,425 h, qui se vérifie d'ailleurs bien dans les


faits.


Sur le bief Koulikoro - Mopti, on a h = 1,30 et S = 0,55. La cour-
be (1) du graphique 1 ci-après traduit la corrélation entre tirant d'eau


disponible sur un seuil (h - s) et hauteur d'eau h. On voit que pour une
navigation à 1,10 d'enfoncement (tirant d'eau nécessaire 1,30) la hauteur


d'eau minimale est de 1,80.


Pour une navigation de 1,40 d'enfoncement (tirant d'eau nécessaire


1,65) la hauteur d'eau minimale est de 2,05.


On distingue trois sections sur le bief Koulikoro - Mopti :


- Koulikoro - Fanchon (137 km)
- Fanchon - Markala ( 93 km)
- Markala - Mopti (274 km)


Fanchon étant au remous de la retenue de Markala.


( 1 ) Ci. annexe 1.




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GRAPHIQUE 1


Tirant d'eau ( h-s) sur un sol sableux
en fonction de la hauteur d'eau h


B i e f Koul ikoro - Mopti ( 1 ) Sans aménagements
( 2 ) Avec s e u i l s aménagés p a r d é f l e c t e u r s


de fond




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a - Section Koulikoro - Fanchon. ...........................


On dénombre sur cette section 80 seuils sableux : 26 seuils longs


+ 54 seuils courts. EntreKoulikoroet Tamani (102 km) la pente est de
7,5 cm/km en valeur moyenne et elle varie très peu au cours du cycle annuel.


Le débit permettant la navigation à 1,10 d'enfoncement est alors donné par :


On aurait de même :


On verra au chapitre II à quelles dates correspondent ces débits


et quels sont les moyens techniques susceptibles d'améliorer la navigabilité


notamment en utilisant la retenue de Sélingué pour soutenir le débit d'étiage.


Signalons seulement ici que le balisage de la section Koulikoro - Markala,


réalisé en 1957, a pratiquement disparu et que la retenue de Sansanding est


le seul aménagement modifiant la navigabilité naturelle du fleuve.


b - Section Fanchon - Markala.


Cette section est navigable toute l'année grâce au barrage de


Markala. Ségou, port de l'office du Niger, est situé sur la section, à


50 km en amont du barrage.


Le barrage de Sansanding est contourné par le canal de Markala


(8 km) dont l'entrée et la sortie sont actuellement très ensablées et qui


constitue un goulot d'étranglement.


Le rétablissement de la navigation se fait par l'écluse de Thio,


située à l'extrémité aval du canal de dérivation de Markala (8 km). L'écluse


de Thio a pour dimensions 60 x 13,30 (longueur utile 52). Le fonctionnement


(portes et vannes) est entièrement manuel.




18 18

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S e c t i o n Markala - M s i . -


On dénombre s u r c e t t e s e c t i o n une q u a r a n t a i n e de s e u i l s s a b l e u x , l e s


p l u s l o n g s é t a n t ceux d e Nacry (PK 256) e t de Ke-Macina (PK 334) . La p e n t e


diminue de Koul ikoro à Mopti , e n v a l e u r moyenne e t e l l e commence à v a r i e r


sens ib lement a u t o u r de c e t t e v a l e u r moyenne a u c o u r s du c y c l e annue l de c r u e .


E n t r e Ke-Macina e t D i a f a r a b é (48 km) l a p e n t e e s t d e 5 cm/km e n v a l e u r moyen-


ne e t v a r i e e n f a i t de 5 , 6 à 4 , 4 cm/km.


Le d é b i t n é c e s s a i r e p o u r n a v i g u e r à 1,10 d 'enfoncement e s t a l o r s :


- En d é b u t de c r u e Q1,10 = 500 m3/sec.


- Pendan t l a d é c r u e = 450 m3/sec.


C ' e s t un peu e n amont de D i a f a r a b é (PK 382) que p rend n a i s s a n c e l e


Diaka, e f f l u e n t l e p l u s i m p o r t a n t du Niger . Le module du Diaka (480 m3/sec.)


e s t exactement é g a l a u 1 1 2 module du Niger à D i a f a r a b é (960 m3/sec.) mais la


c o r r é l a t i o n e n t r e l e s d é b i t s e s t p l u s complexe. Le g r a p h i q u e 2 c i- a p r è s


t r a d u i t c e t t e c o r r é l a t i o n , il a v a l e u r d 'exemple.


D ' a u t r e s e f f l u e n t s p r e n n e n t n a i s s a n c e e n t r e D i a f a r a b é e t Mopti. Les


p e r t e s cumulées a t t e i g n e n t l e même n i v e a u que l e s p e r t e s p a r l e Diaka e t l e


module r é s i d u e l du Niger tombe à 480 m3/sec.


Le Niger r e ç o i t t o u t e f o i s dans l e même temps l e s eaux du Bani, p a r


p l u s i e u r s b r a s d o n t l e p r i n c i p a l c o n f l u e à Mopti (Mopti e s t e n f a i t s u r c e


b r a s e t non s u r l e Niger - e t quand on d i t "dans l e même temps", c e n ' e s t pas
non p l u s t o u t à f a i t e x a c t p u i s q u e l a c r u e du Bani a un peu de r e t a r d s u r


c e l l e du Niger -). Le module du Bani a u d r o i t de San é t a n t d e 700 m3/sec.,


on r e t r o u v e b i e n a i n s i l e module du Niger à Mopti :




19 19

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GRAPHIQUE 2


Partage du débit entre Niger et Diaka




20 20

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1.3.2. Bief Mooti - Tossave.


Ce long bief de 694 km est extrêmement homogène jusqu'à Kyra (à


65 km en amont de Tossaye). C'est un bief dunaire, assez proche du cas théo-


rique dit du lit indéfiniment affouillable. Les mouilles sont de fait très


profondes et la cote maximale des seuils S est de 0,95 pour h = 2,25.


Comme la corrélation entre tirant d'eau disponible sur un seuil


(h - s) et hauteur d'eau h peut se traduire dans un intervalle limité par
la droite D du graphique 1, on voit que la navigation à 1,10 d'enfoncement


exige h > 2,25 et que la navigation à 1,40 d'enfoncement exige h > 2,60.


Le débit Q est d'autre part donné par :


Il faut alors distinguer trois sections :


- Mopti - Diré (31 1 km)
- Diré - Kyra (31 8 km)
- Kyra - Tossaye ( 65 km)


a - Section MOJL~ - Dirz. ---------


La pente est extrêmement faible en valeur moyenne (1,2 cm/km) et


elle varie considérablement au cours du cycle annuel de crue. Il n'est donc


pas possible de calculer le débit Q associé à une hauteur d'eau h, et il faut


se reporter aux courbes d'étalonnage des stations. Le graphique 3 ci-après


donne celle, très caractéristique, de Mopti.




21 21

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GRAPHIQUE 3


Courbe d'étalonnage de la station de Mopti


DEBIT ( m3 sec)




22 22

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Le Niger traverse sur cette section le lac Débo, qui collecte une partie


des eaux ré levées en amont de MOPTI par le Diaka. Les chenaux amont et aval
d'accès au lac Débo constituent des passages difficiles en raison de l'envasement.


Deux bras principaux sortent du lac Débo : l'Issa-Ber (ou Niger) et le Bara-Issa,


qui confluent un peu en amont de DIRE. I
A signaler, sur l'Issa-Ber, le célèbre seuil rocheux de TONDIFERMA


(PK. 780).


b - Section DIRE-KYRA. -----------------


La pente est de 2 cm/Km en valeur moyenne, mais à nouveau elle ne varie


que très peu pendant le cycle annuel. Le débit nécessaire pour naviguer à 1,10


d'enfoncement est donné par :


On aurait de même :




23 23

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A DIRE, dont la cuvette est à l'articulation des sections (a) et (b),


le débit nécessaire pour naviguer à 1,10 d'enfoncement ne peut être que de


500 m3/seconde, en début de crue, et compris entre 270 et 500 m3/seconde pendant


la décrue. On vérifie de fait sur la courbe d'étalonnage de la station de DIRE


que :


QI,IO
= 500 m3/seconde7 en début de crue


Q l , IO = 330 m3/seconde, pendant la décrue.


Le canal de Kabara (9 km), très ensablé, ne permet l'accès à Kabara,


port de Tombouctou, que quelques semaines par an.


Section Kyra-Tossaye. -------- ------- -


Cette section est tout à fait différente des précédentes; Kyra marquant


la limite des affleurements rocheux du précambrien.


A l'autre extrémité de la section, le défilé de Tossaye, sur 2 400 m de


long, a des fonds pouvant atteindre 12 à 15 m.


Les difficultés de navigation se situent, d'après la Compagnie Malienne


de Navigation, en aval immédiat de Kyra (grosses roches dans le lit du fleuve sur


5 Km), ainsi qu'aux accès amont et aval au défilé de Tossaye.


1.3.3. Bief Tossaye - Ansongo.


Ce bief doit être partagé en 2 sections :


- Tossaye-Bourem ( 25 ~ m )


- Bourem-Ansongo (185 Km).




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Le Niger coule entre les dunes, et le lit présente exactement les


mêmes caractéristiques qu'entre Mopti et Kyra. La pente est de 4 cm/Km en valeur


moyenne, et elle ne varie pratiquement pas au cours du cycle annuel.


Le débit nécessaire pour naviguer à 1,10 d'enfoncement est en conséquence :


On aurait de même :


Ces débits correspondent exactement aux débits relevés par NEDECO.


b - Section Bourem-Ansongo. ....................


Le Niger emprunte à partir de Bourem une vallée fossile qui rejoint


elle-même, à Gao, la vallée fossile de Tilemsi.




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Le lit est à nouveau sédimentaire, mais les seuils qui font obstacle à la navi-


gation ne sont pas sableux, ils ont une cote fixe.


Entre Bourem et Gao, la pente est de 5 cm/Km en valeur moyenne, et


elle ne varie que peu pendant la crue. Les débits permettant la navigation à


1,10 et 1,40 d'enfoncement ont été relevés par NEDECO. On a respectivement :


QI, I O = 500 m3/seconde


'1,40
= 700 m3lseconde.


Entre Gao et Ansongo, la pente étant de l'ordre de 3 cm/Km, les débits


permettant la navigation sont respectivement de l'ordre de 390 et 540 m3lseconde.


1.3.4. Périodes de navigabilité.


Les périodes de navigabilité dépendent bien entendu de l'enfon-


cement pratiqué. Il y a de ce point de vue 3 valeurs significatives de l'enfon-


cement :


0,70 enfoncement atteint par les plus grandes pirogues.


C'est la limite haute de la navigation artisanale.


1,10 enfoncement pour lequel la quasi-totalité de la fotte de la


C.M.N. a été construite.


1,40 enfoncement de compromis entre des tonnages unitaires plus -
élevés et des risques de navigation accrus.


Nous ne donnerons les dates de début et de fin de navigabilité


que pour ],IO d'enfoncement. D'abord parce qu'en raison de la raideur de l'onde


de crue, ces dates ne diffèrent que de quelques jours des dates de début et de


fin de navigabilité à 1,40 d'enfoncement. Ensuite parce qu'en vue de réduire


les risques, les convois de 1,40 d'enfoncement seront allégés à 1,10 au moins


en début et fin de campagne.




29 29

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Le tableau ci-après rappel le l e s déb i t s qui correspondent au t i r a n t


d'eau de 1,30, e t donne l e s dates moyennes pour lesquel les ces déb i t s sont


a t t e i n t s :


Koulikoro


Mopti


580 m3/seconde 30 Juin


décrue 580 I I 30 Décembre (1)


5 O0 I I 15 J u i l l e t (2)


270 11 l e r Mars (2)


r crue 500 I I 30 J u i l l e t
Dire


amont
décrue 2 70 I I 5 Mai


Dire
aval


Tossaye


Gao


crue 500 I I 30 J u i l l e t


décrue 5 O0 11 15 Avril


crue 710 25 Août (2) 11


décrue 7 I O I I 10 Avril


crue 500 II 20 Août


décrue 500 11 25 Avril.


( 1 ) date canbhmée parr l a C . F 4 . N . D'ce p&, enthe Ka&ihutra ex Segau,


% navigation Légèhe a x pcuXquEe du 15 JLUn au 1 5 3anvie.h.


( 2 ) d a t a cunbhméa p a h La C . M . N . ex p a h &a membtra de La Cuopéhdve de
Mapa5.




30 30

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Les périodes de navigabilité se déduisent des dates indiquées.


Par exemple :


- sur la relation Koulikoro-Gao, la navigation commence le 15 AoÛt
(passage à Tossaye le 25 AoÛt au plus tôt) et prend fin le


30 Décembre, soit une période de 135 jours.


- sur la relation Mopti-Gao, la navigation commence le 20 AoÛt et
prend fin le ler Mars, soit une période de 190 jours.


L'écart est de presque 2 mois. En outre les rotations au départ de


Mopti sont plus courtes de 8 à 10 jours que les rotations au départ de


Koulikoro. Nous reviendrons sur ce point.


1.4. BIEFS ADJACENTS.


Nous avons regroupé sous ce vocable les biefs navigables qui communiquent'


avec le bief aval du Niger :


Les canaux de l'Office du Niger (200 Km)


Ils comprennent le canal du Sahel (136 Km), le canal du Macina (56 Km)


et leur canal adducteur commun (8 Km), qui les met en communication avec la


retenue de Markala.


Ils sont navigables toute l'année, au mouillage minimum de 0,90, en


principe, et les écluses d'accès ont pour dimensions 50 x 8,50. Leur mauvais


entretien limite cependant beaucoup leur navigabilité.




31 31

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Il est navigable dans les mêmes conditions que le Niger sur une


distance de 50 Km, c'est-à-dire jusqu'à Tenenkou.


c - Le Bani.


Il est navigable dans les mêmes conditions que le Niger jusqu'à


San, soit sur une distance de 225 Km.


d - Le Bara-Issa.


Il est aussi navigable que l'Issa-Ber (ou Niger), mais il est


plus étroit et décrit d'innombrables sinuosités.


1.5. NAVIGATION EN AVAL D'ANSONGO.


Le Niger n'est pas navigable sur le plan commercial entre Ansongo et l'aval


des rapides de Tillabéri, à 110 Km à l'amont de Niamey, soit sur une longueur


de 244 Km.


Il s'agit d'un bief à forte pente et faible tirant d'eau, au lit encombré


de roches, coupé par des rapides à Labbézanga, Ayorou et Tillabéri.


Le Niger est ensuite à nouveau navigable jusqu'à la retenue de Kainji, puis


jusqu'à la mer. Il y a 2000 Km exactement entre Ansongo et la mer.




32 32

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33 33

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C H A P I T R E I I




34 34

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35 35

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2.1. SENEGAL (1)


Quatre types d'aménagement du lit d'étiage sont envisagés pour porter


la profondeur à la norme de référence et l'y maintenir, soit 2,l m toute


1 ' année.


2.1.1. Dragages et dérochements.


Dans les secteurs où le lit est sableux ou silteux, on envisage


un dragage par dragues à godets. Pour une profondeur de 2,1 m, le volume


concerné serait d'environ 3 millions de m3, concentrés sur une soixantaine


de seuils.


Le dérochement concerne essentiellement le tronçon Arnbidedi -
Kayes. Pour la profondeur recommandée, il concerne 850.000 m3 environ.


Le dérochement est plus économique à sec. Les travaux devront


être terminés avant la mise en exploitation de Manantali. A l'opposé, les


dragages ne doivent être effectués que lorsque l'exploitation de Manantali'


pourra garantir une profondeur d'eau suffisante au passage de la flotte de


dragage.


Le dragage initial devra bien entendu être prolongé par un en-


tretien permanent, vraisemblablement très-onéreux (cf. infra).


( 1 ) Ce,tte p&e tr&uRte d ' u n e t r é a W & o n d e C ' &de autr lu b u e d a


tréauRtaA d e CfUMVS douhnin en Judle2 1979.




36 36

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2.1.2. Ecrêtement des seuils.


La possibilité d'écrêter les seuils sableux par la méthode des


panneaux de fonds ne semble pas avoir été explorée. La raison en est peut


être le niveau de qualification requis pour l'entretien de ces ouvrages, dont


la technologie n'est d'ailleurs pas maîtrisée par tous les pays industrialisés.


2.1.3. Resserrement du lit.


Huit ouvrages principaux sont envisagés pour rétrécir la voie


navigable, relever aussi le niveau d'au, améliorer l'écoulement et protéger


le fond et lesberges contre les attaques du courant, là où l'entretien cou-


rant serait trop important.


Ces ouvrages sont :


- Des épis en travaurs de l'axe du lit.
- Des levées longitudinales parallèles à l'axe coupant les bras
secondaires et rétrécissant le lit.


- Des panneaux de fond et de surface de protection.


Les travaux concernent les volumes suivants :


- 455.000 m3 de pierres et roches.
- 380.000 m2 de nappes filtrantes.
- 52.000 m3 de terrassement.


2.1.4. Canalisation.


En raison des coûts trop élevés des barrages, écluses, digues


nécessaires, par rapport à la circulation fluviale possibe sur le Sénégal,


la canalisation a été rejetée.




37 37

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Soutien du débit et influence des barrages.


Le barrage de DIAMA limitera à son aval l'influence de la marée


sur le niveau d'eau (et la salinité). Il aura vraisemblablement une influence


négative par augmentation de 1' alluvionnement, ce qui augmentera l'entretien.


Ceci admis, l'influence positive par relèvement du niveau est prépondérante :


- entre Saint Louis et Leboudou-Doué, la cote de 1,5 m IGN pour
Diama permet de garantir 2,5 m et d'éviter ainsi l'aménagement


de 8 seuils,


- entre Leboudou-Doué et Vending, l'influence est décroissante
puisqu'elle permet d'éviter le creusement de quatre seuils.


Elle est nulle au-delà du PK 465 environ.


Le barrage de MANANTALI n'augmentera que très marginalement la


profondeur du chenal navigable en régime de croisière, d'après les résultats


découlant des hypothèses de gestion des eaux retenues. Pendant la phase tran-


sitoire de remplissage, le niveau sera au contraire abaissé de façon notable


pendant une période de l'année (plus de 40 cm entre Matam et Kayes).


2 . 1 . 6 . Balisage.


L'aménagement du lit d'étiage n'étant rentable que si le chenal


artificiel est bien utilisé, les consultants de 1'OMVS recommandent la mise ex


place d'un système complet de balisage.


Progressivité et entretien des aménagements.


Le coût global des aménagements peut être estimé en fonction


de la profondeur de référence, ainsi en 1977 :




38 38

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(Milliards F.CFA 1977)


Profondeur 1,4 m 1,9 m 2,4 m


Coût total 9,8 14,9 28,6


dont Ambidédi-Kayes 2,6 5,4 10,9


L'interpolation pour la profondeur recommandée de 2,l m et l'ac-


tualisation en 1979 donne 51,6 Milliards FM dont 19,2 pour la section


Arnbidédi-Kayes.


Cet investissement énorme peut être en fait étalé dans le temps,


tout au moins pour la partie située en aval dlArnbidédi. L'expérience enseigne


d'ailleurs que l'aménagement d'un fleuve doit se faire progressivement, par


tâtonnements successifs et en considération des dépenses d'entretien qui


au fur et à mesure, apparaissent nécessaires.


Ces dépenses d'entretien ont été estimées par les consultants


de 1'OMVS à 4,6 Milliards F.CFA 1977 (soit Il,] Milliards FM 1979) de dotation


(à acquérir en deux phases) et à des frais courants dépassant 700 millions


de F.CFA (1.700 millions FM 1979) au bout de dix ans.


Il est certain que si les chiffres concernant les coûts d'aména-


gement sont relativement précis, ceux concernant l'entretien le sont beaucoup


moins. L'efficacité de la "Direction de la Voie Navigable", futur organisme


chargé des aménagements et de leurs entretiens, est un paramètre très incer-


tain.


L'évaluationéconomique du projet est forcément, pour cette raison,


entachée d'une grande incertitude.


2.2. BIEF AMONT DU NIGER.


En raison de la méconnaissance quasi totale de ce bief, aucun projet


sérieux d'aménagement ne peut être envisagé, et encore moins chiffré. Tout au


plus peut on dire qu'un tel projet serait en tout état de cause concurrencé


par les autres projets, ferroviaire et routier, de jonction guinéo-malienne,


qui eux, sont mieux didentifiés. L'étude de reconnaissance, si elle est posi-


tive, devrait donc se poursuivre ultérieurement par une étude technique et


économique de l'aménagement, s'il est jugé a priori intéressant.




39 39

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-


2.3. GRAND BIEF.


Trois types de procédés sont aussi envisageables sur le Niger, qui sont


largement complémentaires.


2.3.1. Dragages.


Aucun des essais tentés n'a jusqu'ici été concluant. Il semble


que le procédé ne soit envisageable que dans quelques cas spécifiques (canal


de Kabara) et à titre d'entretien d'un autre aménagement.


2.3.2. Ecrêtement des seuils.


S'agissant de lits sableux, le seul procédé susceptible d'amélio-


rer la navigabilité du fleuve est le procédé du laboratoire de Chatou, consis.


tant à amplifier l'action érosive naturelle du courant au moyen de panneaux


déflecteurs de fond (seuils longs) ou de surface (seuils courts). Les résulta


des essais effectués de 1957 à 1960 sur modèle réduit et in situ sur le Niger


ont conduit à la courbe (2) du graphique 1 (page 8) qui donne pour le bief


Koulikoro - Mopti le tirant d'eau sur seuil aménagé en fonction de la hauteur
d'eau h. Dans certains cas, on peut espérer obtenir pendant la phase d'érosioi


un gain de 0,50 m à 0,85 m.


Le procédé est cependant d'application délicate et nécessite une


maintenance importante donc coûteuse.


Il serait intéressant de l'appliquer sur les biefs suivants :


Koulikoro - Mopti . -------------


Pour un débit étiage de 120 m3/s sur Koulikoro - Mopti (h = 0,70)


on obtient un tirant d'eau sur seuils écrêtés de 0,95 m.


Le procédé, couplé avec le soutien d'étiage du NIger par le ré-


servoir de Sélingué, permettrait de naviguer toute l'année avec un enfoncement


de 0,80 m. L'aménagement était évalué à 510 millions FM en Juillet 1959. Il


doit correspondre aujourd'hui à un investissement de près de 3 Milliards de FI


auxquels il faut rajouter un entretien annuel de plus de 500 millions. inté té-


rêt de l'aménagement dépend bien entendu du soutien garanti, de la hauteur




40 40

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maintenue à Koulikoro, qui a une influence déterminante sur le coût de la


navigation que l'on pourrait relancer sur le tronçon. Ce point est précisé


en 2.3.5.


Tosça~e-r-Bo~!rem


Trois seuils principaux pourraient être aménagés. Un gain de


0,35 sur la cote des seuils permettrait la navigation à 1,40 d'enfoncement


avec le même débit de 700 m3/s que sur le bief Bourem - Gao, ce qui compense-
rait vraisemblablement le retard en début de crue (10 jours environ) et l'a-


vance à la décrue (6 jours) conséquences de la mise en service du barrage de


Tossaye.


2.3.3. Resserrement du lit.


La hauteur d'eau peut être artificiellement augmentée par resser-


rement du lit. Le système de digues longitudinales multiples rétrécissant le


cours principal est beaucoup trop onéreux pour être envisagé sur le Niger.


Dans le cas de bras multiples, par contre, la coupure de certains effluents


parasites par digues basses est réalisable. Elle présenterait quelque intérêt


entre Diafarabé et Mopti, car elle majorerait de 50 % le débit en fin de crue


à Mopti, et prolongerait ainsi la période de navigation de 15 jours environ


sur Mop t i-Gao .
Cet aménagement serait particulièrement intéressant s'il était couplé à un


soutien de débit.


Un premier obstacle est qu'en contrepartie la navigation artisanale dans le


delta, liée notamment au ramassage du poisson, serait fortement entravée, et


que de nombreuses populations seraient ainsi enclavées. Un second est la perte


d'une partie des possibilités d'irrigation, même si l'on ne construisait que


des digues basses ne coupant les effluents qu'aux basses eaux.


Cet aménagement n'est donc pas à conseiller.


2.3.4. Canalisation.


Le procédé consistant à diminuer les pertes et à racheter les


chutes créées par des écluses est déconseillé sur le Niger par tous les


spécialistes pour de multiples raisons : maintenance des ouvrages difficile,


submersion de terres cultivées, pertes accrues, coût très élevé, etc.




41 41

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2.3.5. Soutien du débit.


Les réservoirs des barrages en construction et projetés peuvent


permettre des lâchures temporaires susceptibles d'allonger substantiellement


les périodes de navigation lors de la décrue, voire de la rendre perenne si


l'on adopte un enfoncement suffisamment faible (cas de Sélingué).


2.3.5.1. ----- Sélingué. --


D'après la Direction de l'Hydraulique, le barrage sur


le Sankarani permettra de soutenir à 295 m3/seconde le débit d'étiage du


Kiger dans les mois les moins favorables. Si ce débit était garanti effecti-


vement à Koulikoro toute l'année, la hauteur d'eau resterait constamment su-


périeure à 1,20 m et assurerait un tirant d'eau sur seuils de 70 cm, sans


aménagement, donc une navigation permanente à 55 cm d'enfoncement sur Kouliko


Fanchon.


Le débit garanti, avec une probabilité donnée, dépend


bien évidemment du volume d'eau global disponible pour la navigation, compte


tenu des emprunts de l'agriculture. Lors des études préalables au projet de


Sélingué, des calculs ont été faits pour 1,450 et 2,450 Milliards de mètres


cubes de réserve, et suivant certains schémas d'irrigation. Il ne semble pas


qu'ils aient été repris systématiquement pour le volume qui a été retenu en


définitive, soit 2 Milliards de m3.


Les indications partielles transmises par l'Autorité


de Sélingué indiquent pour ce volume de retenue, une hauteur théorique à


1' échelle de Koulikoro de :


1,10 m (correspondant à 257 m3/s) garanti à 90 %


1,16 m (correspondant à 280 m3/s) garanti à 75 90


(voir graphique ci-contre).


Ces deux hauteurs correspondent à des tirants d'eau sur


seuils respectivement de 62 et 67 cm, permettant la navigation toute l'année


avec un enfoncement de 47 à 52 cm entre Koulikoro et Fanchon.




42 42

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43 43

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L'aménagement des seuils permettant de gagner 30 cm


au moins, l'espoir renaît donc de réactiver la navigation entre Koulikoro et


Markala, en concomittance avec la relance de l'office du Niger dont la


production céréalière pourrait être considérablement augmentée.


Les conditions de cette réactivation sont multiples :


- La hauteur d'eau doit être effectivement garantie en
particulier pour les mois de comnercialisation des


céréales.


- La flotte conçue pour un enfoncement de 80 ou 90 cm
doit assurer des coûts de transport suffisamment bas


pour résister à la concurrence des transports routiers


(voir plus loin 3 . 1 . 6 . ) .


Ces deux points incitentdonc à proposer :


- Une vérification immédiate par simulation mathématique
de la hauteur d'eau effectivement garantie par Sélingu


compte tenu du volume de retenue et de sa gestion.
'


- Une réactualisation de l'étude de l'aménagement par
écrêtement des seuils entre Koulikoro et Fauchon.


- Une étude techniccréconomique de la navigation à 80 ou


90 cm d'enfoncement sur Koulikoro - Markala (cas de
l'aménagement des seuils) ou à 60 cm (sans aménagement


Ces études paraissent avoir été lancées par la CMN avec


l'assistance allemande.


Signalons en tout état de cause un autre intérêt de


Sélingué, cette fois-ci entre Mopti et le lac Débo. Un apport de 140 m3 qui


semblerait subsister malgré les emprunts croissants de l'office du Niger en


amont, permettrait de prolonger sur ce tronçon la navigation jusqu'au


15 Avril environ.




44 44

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Un soutien plus large n'aurait aucun intérêt car la


navigation n'est plus possible en tout état de cause après le 15 Avril à


Diré.


2.3.5.2. Tossaye. ---- -


Lorsque ce projet sera réalisé, la navigation sera pos-


sible toute l'année entre Kyra et Tossaye. L'influence du barrage se fera


sentir jusqu'à Kabara en amont.


Les effets en aval sont minimes, les débits qui amélio-


reraient substantiellement la navigabilité étant très élevés. L'écrêtement


des seuils entre Tossaye et Bourem (cf. supra) permettrait d'éviter de perdre


10 jours de navigation à la crue. On ne perdra rien à la décrue puisque le


dernier convoi quitte Gao bien avant la limite théorique du 30 Avril pour pou-


voir passer le lac Débo. Le bilan "Navigation" de Tossaye est donc globalement


légèrement négatif.


2.3.5.3. Kandadii. ------


La cote de retenue projetée dans une première phase pour


le barrage de Kandadji laisse le remous en territoire nigérien ou, au mieux,


à quelques kilomètres de la frontière. Le barrage n'a donc pas, à l'horizon


envisagé, d'influence sur la navigation au Mali.


L'aménagement de la section Ansongo - Niamey , qui sera
rendue possible, serait très onéreux et n'aurait qu'une chance minime d'inter-


venir avant 1994.




45 45

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CHAPITRE I I I


EXPLOITATION




46 46

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47 47

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La Compagnie Malienne de Navigation constitue l'ossature principale


de la navigation fluviale au Mali. Fortement concurrencée par le développement


des transports routiers, elle a vu son trafic se réduire, ces dernières an-


nées et se concentrer sur le tronçon Mopti - Gao.


Cette tendance passée peut cependant être bouleversée à l'avenir à l'oc-


casion d'un renversement radical de la politique et à condition que les moyens


de cette politique soient mis en oeuvre.


Nous évoquerons successivement :


- La CMN telle qu'elle apparaît actuellement.
- Ses possibilités de relance et notamment d'éventualité d'une réactuali-
sation sur Koulikoro - Markala.


- Les exploitants marginaux : les artisans sur le Niger, et l'office
du Niger.


- Le projet de création d'une compagnie inter-Etats sur le Sénégal.


3.1. LA COMPAGNIE MALIENNE DE NAVIGATION.


C'est une société dlEtat issue de l'éclatement des Ateliers et Chantiers


du Mali (A.C.i-1.) survenu le 20 Juin 1968. Elle a pour mission d'exploiter,


d'entretenir et de moderniser la flotte et les installations portuaires du


Mali (1).


( 1 ) S m a d a p t é p a h déch& no 7 73/PGP d u 7 J W & 1 9 6 9 .




48 48

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Les textes en vigueur et réellement appliqués donnent à la CMN un statut


ambigu dans la pratique. Elle a l'obligation de transporter, mais n'a pas de


monopole de fait du transport par voie d'eau puisque la navigation artisanale


la concurrence, y compris sur les longues distances (Mopti - Gao notamment).
Les tarifs sont fixés par l'Etat, mais elle n'a pas de convention au titre de


laquelle elle pourrait être indemnisée en cas de refus d'augmentation des tarifs.


Elle est donc dans une position commerciale et financière essentiellement faus-


sée. Son rôle est d'ailleurs essentiellement stratégique : il est d'assurer


l'approvisionnement des 6ème et 7ème Régions (Tombouctou et Gao), que seul le


fleuve relie aux centres de production (comme Ségou) ou d'importation (comme


Mopti), le fleuve est de même le seul moyen d'acheminement des phosphates de


Bourem .


L'organisation de la CMN a été récemment améliorée. D'après les


derniers renseignements fournis, l'organigramme est à l'heure actuelle le


suivant :


Conseil d'Administration


Direction Générale Comité de Gestion


Bureau du personnel Directeur Général Adjoint 1
I


I l I l 1
Service Service Service Service Service Service Service Service
nmercial Flotte Technique Infrastructures Contrôle Finance Plan Coordination 1


r I 1
scale Atelier Atelier


I
Comptabilité


Koulikoro Mopti générale


( 1 J Ce pmag~aphe f i a f i e d'une t & a c t u a l h a t i a n en Octob4.e 7979. 1




49 49

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Le service commercial a deux fonctions principales : .....................


- Prospection et étude du marché, publicité.
- Gestion des escales, du transit et des activités de restaura-
tion.


Les escales qui sont du nombre de 1 1 dont une en Guinée (Kankan)


jouent essentiellement le rôle de représentation commerciale de l'entreprise


dans les différentes régions et localités où elles se trouvent ; elles effec-


tuent toutes les opérations terminales. En résumé les escales sont chargées :


- des manutentions,
- du stockage et de la livraison des marchandises,
- du recouvrement des factures,
- de l'approvisionnement des bateaux,
- de fournir à la direction générale toutes les informations
concernant le marché local,


- de représenter l'entreprise devant les Autorités publiques et
administratives.


Le ----------------- service flotte s'occupe de la gestion nautique des bateaux.


On entend par gestion nautique :


- la gestion de l'approvisionnement des bateaux
- la gestion du personnel naviguant,
- les mouvements des bateaux, etc.


Le service technique --- -- quant à lui :


- s'occupe de l'entretien et de la réparation de la flotte,
- élabore les études techniques lors de l'acquisition d'un nouve;
matériel et suit la construction du matériel tant en Europe quc


lors du remontage à Koulikoro.




50 50

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- l'étude des ports et escales portuaires,
- tous les ouvrages tels que balises, écluses,
- études de navigabilité,
- la construction et l'entretien des bâtiments,
- l'étude et l'entretien du matériel de transit,
- la future école de pilotage.


- du contrôle au niveau de la CMN,
- de défendre les intérêts de l'entreprise dans tous les litiges
pouvant l'opposer à d'autres personnalités physiques ou


morales,


- de la formulation, de la rédaction des contrats que la CMN
contracte avec des tiers,


- de représenter l'entreprise devant les tribunaux.


Le chef du service contrôle et contentieux joue également le


rôle de conseiller juridique du Directeur Général.


- de toutes les questions financières, ainsi il détermine les
politiques financières à suivre,


- de la gestion de la trésorerie.


C'est du chef du service financier que relève également la


comptabilité générale.




51 51

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Le bureau de planification est chargé : ------------- ------------


- de la tenue des statistiques de l'entreprise,
- de l'élaboration et du suivi des plans,


- des différentes études (prix, rentabilité, particulière, ...).


Effectifs ---------


Compte tenu des modifications structurelles intervenues depuis


10 ans, il est difficile de mesurer exactement l'évolution des effectifs au


cours de cette période.


La CMN déclare actuellement 635 salariés. On a pu regrouper les


chiffres fournis en quatre catégories comparables avec l'inventaire effectué


en 1967.


Les services techniques, qui à l'époque n'étaient pas inclus


dans le département "Navigation" des ACM, ont été comptés à part. Ils repré-


sentent 130 personnes aujourd'hui, contre 115 environ pour l'équipe marine


il y a 10 ans.




52 52

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Ce tableau appelle un certain nombre de remarques :


- L'encadrement a été largement renforcé, ainsi que le préconisaient d'ailleurs
d'autres consultants en 1968 (1).


- L'ensemble des salariés de la CMN apparaît à beaucoup de points de vue comme
très valable.


,


:


Ensemble (hors services techniques)


1967


7


2 3


8 5


344


r


Direction et encadrement (cadres de direc-
tion, secrétariat et entretien, représen-
tation de Bamako)


Services centraux sédentaires (sauf
service technique)


. S. Comptable, financier, du contrôle
et de planification


. S. Commercial (bureau de Koulikoro,
transit)


. S. Flotte


. S. Infrastructure et bâtiments


. S. du personnel et des affaires adminis-
tratives et sociales


Personnel d'escale


Personnel naviguant (flotte et restau-
ration


1978


16


102


23


33


16


14


16


8 0


308




53 53

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- Les services centraux paraissent bien s'être démesurément gonflés par rapport
au personnel navigant, et d'escale qui, lui, a diminué.


En particulier l'effectif du service commercial (33) est-il justifié alors


que l'essentiel de l'activité "marchandises" de la C.M.N. se concentre


sur 2 clients : 1'OPAM et la SOMIEX, eux-mêmes Sociétés dlEtat ?


L'application de directives gouvernementales en matière d'effectifs en est-el


la raison ?


- Les patrons de chalands et laptots sont chargés, entre autres missions :


- de la représentation locale pour les 10 points d'arrêt sans personnel
d'escale ;


- de la conduite des chalands à gouvernail, dans les rares cas de remorquage
en f 1 èche ;


- de l'allège en cas d'échouage des unités.


Cependant, dans les escales dotées de personnel sédentaire, ils ne participen


pas systématiquement aux opérations de chargement et déchargement, qui peuvent


être souvent effectuées par des dockers embauchés par le chef d'escale. Les poi


teurs font partie du personnel d'escale.


D'une façon générale, même compte tenu de la nécessité de trois équipages par


unité pour assurer une utilisation continue, le personnel navigant apparaît au-


jourd'hui comme sous-employé, mais cette situation disparaîtrait vraisemblablem


si le trafic était en.croissance.


Le manque de soin du matériel lors des manoeuvres d'accostage dénote un


urgent besoin d'une formation complémentaire.


Il n'existe pas de statistiques concernant le coulage, ni de comparaison


avec les autres sociétés de transport sur ce point.


Néanmoins il est indéniable que des progrès substantiels pourraient être


réalisés par un contrôle plus strict.




54 54

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Un autre aspect important, souligné par la direction de la CMN,


est la structure d'âge de son personnel.


Répartition du personnel par âge et par catégorie


professionnelle


irce : CMN. -


Age


à 20


à 25


1 à 30


à 35


I à 40


à 45


I à 50


à 55


ltal


Total


4


33


6 6


5 8


1 O0


138


126


110


635


1 O0


Z


O, 63


5,20


1 O, 39


9,13


15,75


21,73


19,84.


17,33


100


-


HC


-


-


-


-


1


1


-


-


2


0,31


E


1


19


20


2 2


43


8 1


6 8


60


314


49,45


A


-


-


3


2


3


-


-


2


1 O


1,58


Catégories


B


1


-


-


2


6


5


3


3


2 O


3,15


C


1


5


2 1


1 1


12


1 1


14


12


8 7


13,70


D


1


9


2 2


2 1


35


40


4 1


3 3


202


31,81




55 55

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De ce tableau il ressort que :


- 17,33 % du personnel a plus de 50 ans
- 58,90 % du personnel soit plus de la moitié à plus de 40 ans
- 49,45 % du personnel sont constitués par le personnel de
la catégorie E.


Enfin, on peut retenir les conclusions suivantes :


- Le personnel de direction (catégorie A et B) est très jeune,
alors que la majorité du personnel d'exécution a dépassé la


quarantaine. De ce fait, il est très difficile de procéder à


des innovations.


- La vieillesse du personnel a pour conséquence que la produc-
tivité de ce personnel est inférieure aux charges par tête


(à cause du nombre élevé des enfants).


Le personnel dirigeant de la CMN est très largement conscient


de ces problèmes de rationalisation du travail et des effectifs.




56 56

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3.1.2. Flotte.


Le problème de la flotte est


tableau ci-dessous résume l'évolution de 1


actuellement le plus crucial.


a flotte depuis IO ans.


:ces : Inventaire du consultant (1978)
Inventaire Tractionel (1967)


Age moyen pondéré des unités de la C.M.N.


. Courriers


. Automoteurs


. Remorqueurs


. Chalands (y c. citernes)


. Barges


Cale totale (courriers et automoteurs


exclus)


Puiss.totale (courriers et automoteurs


exclus)


Rapport global T / C ~


Capacité passagers (courriers)


- - -- - - - - - -- - - - - - - - -


On peut ajouter que, sur 16 i


ans. Sur 9 remorqueurs, quatre ont plus de


état de marche, 29 ont 25 ans et plus.


ni tés automobiles, six ont plus de


40 ans. Sur 36 chalands et barges


1968


18 ans


14 ans


20, 5 ans


29 ans


6, 5 ans


7040 t.


1900 ch


3,7 T/ch


527 pass.


-- - - - - -


1978


12 ans


24 ans


(coques) 35 ans


(moteurs) 6, 5 ans


36, 5 ans


19 ans


4525 t.


2380 ch


1,9 T / C ~


58 5 pass.





57 57

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On trouvera e n annexe 2 l a s i t u a t i o n de l a f o t t e de l a C.M.N. au 1.10.78


e t son évolu t ion d é t a i l l é e s u r 10 ans .


Les remorqueurs de 2 x 235 ch son t équipés de moteurs Gbl neuf s .


Les remorqueurs de 2 x 50 ch s o n t de concept ion moderne ( h é l i c e s sous tuyères


Kort) e t en bon é t a t de marche.


Le parc chalands e s t au c o n t r a i r e dans un i n d e s c r i p t i b l e é t a t d 'usure e t de


délabrement, e t comme l e m a t é r i e l réformé n ' a prat iquement pas é t é remplacé,


il e s t grandement i n s u f f i s a n t a u regard de l a c a p a c i t é de remorquage :


3800 T de chalands (à quoi il convient de r a j o u t e r 700 T. de barges) pour


une puissance t o t a l e de 2380 ch, a l o r s qu'on compte généralement 1 ch pour


2,5 à 3 t dans l e ca s du poussage, e t 1 ch pour 3,5 à 4 t dans l e cas de remorquage


Le parc barges p a r a i l l e u r s ne s 'est pas développé, l a p l u p a r t des cons-


t r u c t i o n s n ' é t a n t pas adap tées aux cond i t i ons de nav iga t ion s u r le Niger e t


ayant dû être prématurément réformées.


S i en ce q u i concerne l e t r a n s p o r t des personnes, l a C.M.N. a r é u s s i à


r e d r e s s e r l a s i t u a t i o n avec l a mise en s e r v i c e , f i n 1978, d 'un s i s t e r - s h i p du


G ~ ' Soumaré, 1 ' i n su£ f i s a n c e du pa rc remorqué marchandises e s t devenue c r i t i q u e .
Sa r e c o n s t i t u t i o n e t son agrandissement doivent ê t r e l ' o b j e c t i f p r i o r i t a i r e


des années q u i v iennent ( c f . I n f r a . 3 .1.4.2.) .


11 n ' e s t pas r a r e , en e f f e t , que l e s chalands coulent ou que des marchandises


s o i e n t perdues à l a s u i t e de moui l les . Enf in , l a quas i t o t a l i t é des chalands ne


répond plus aux normes de s é c u r i t é s pour l a nav iga t ion .




58 58

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3 .1 .3 . Réseau e t i n s t a l l a t i o n s .


La C.M.N. é t a n t l e t r a d i t i o n n e l "cordon o m b i l i c a l " du Mali


e t é t a n t l a s e u l e à a s s u r e r une l i a i s o n e s s e n t i e l l e e n t r e l e s 6ème e t 7ème


r ég ions avec l e r e s t e du pays , l a pu i s s ance publ ique l u i impose au t i t r e


du s e r v i c e p u b l i c , l a d e s s e r t e d ' e s c a l e s m u l t i p l e s dont beaucoup do iven t


ê t r e d o t é e s d 'une r e p r é s e n t a t i o n l o c a l e permanente, c e q u i e x p l i q u e e n p a r t i e


l ' impor t ance d e s e f f e c t i f s .


Tableau des e s c a l e s de l a C.M.N. -


Sénégal


r


Esca l e s e t h a l t e s


Kayes


. Dembarkome


. Kaédi


. Boghe


. Matome


. S a i n t Louis


D i s t ance (Km)


O


925


Niger - Bie f sud


E s c a l e s e t h a l t e s


Bamako


. Kangaba


. Banakoro


. Balandougou


. S i g u i r i


. Kankan


Bara I s s a


Dis tance (Km)


O


102


143


159


21 1


385


Esca l e s e t h a l t e s


Mopti


. Gindio


. Kong


. Sah


. Koumaïra


. S a r a f é r é
(Gounanbougou)


D i s t ance (Km)


O


108


139


159


209


235


(265


Canaux d e 1 ' O . N .


E sca l e s e t h a l t e s


Canal du Sahe l


Markala


. Dougabougou


. Plolodo


. ICourouma
Canal de Macima


. Markala
Kolongotomo


D i s t ance (Km)


O


20,5


90


145


O


64,5




59 59

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Niger - Bief principal


Escales et haltes Distance Km Escales et haltes Distance Km


Koulikoro O Konna 5 64


Dinah 3 5 Gouras 604


Kénenkou 47 Aka 630 -
Kama ni 66 Youvarou 640


Nyamina 90 Aour é 64 8


Tamani 110 Sebi 69 1


Fanchon 137 Nia funke 729


Kéméné 162 Tonka 768


Segou 180 Danga 775


Bananko 200 El Ouladj 80 1


Markala 230 Diré - 815
Tio 235 Sina 818


Sansanding 240 Koura 847


Nacry 25 6 Sanisar 870


Dioro 270 Kabara (Tombouctou) 900


Sama 280 Goungoumberi 990 1
Kokry 322 Rharous 1 .O46


Macina 334 Bamba 1 .IO3


Dia£ arabé 382 Bourem 1.223 ~
Kouakrou 456 Tondibi 1.268


Mopti 504 Ga O 1.308 1
Gouentza 5 62 (Ansongo) ( 1.408)


La liaison Koulikoro - Gao est la plus desservie.
La liaison Mopti - Saraféré est hebdomadaire.




60 60

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Rappelons que le Bani et la Diaka ne sont plus desservis


par la CMN.


L'équipement à terre est des plus rudimentaires :


- 9 escales seulement possèdent un quai : Koulikoro, Segou,
Macina, Mopti, Diré, Kabara, Bamba, Bourem et Gao. Encore


ceux de Macina, Diré et Bourem sont ils en très mauvais état.


- Il n'existe pas non plus d'équipements de manutention, en
dehors de Koulikoro (une grue fixe, une sur pneus de 10 t)


et de Gao (une grue de 3,5 t) .


L'entretien et les réparations courantes sont effectués en prin-


cipe à l'atelier de Mopti. Il semble cependant que la nécessité d'effectuer


à celui de Koulikoro les grandes réparations ait conduit à de très importantes


pertes de trafic en fin de certaines saisons. Le risque est même grand, qu'une


unité n'ayant pu être remontée à temps à Koulikoro en fin de saison, une par-


tie de la suivante soit utilisée aux réparations.


Rappelons que Traction et Electricité déplorait en 1968 "que


l'idée de déplacer le chantier et l'atelier à Mopti n'ait pas été avancée avant


la construction du .slipway à Koulikoro" (1).


C'est un principe très communément admis que, pour l'exploita-


tion d'un fleuve à navigation saisonnière, la meilleure gestion de la flotte


commande que les réparations s'effectuent le plus en aval possible : ainsi les


unités "suivent la crue" le plus longtemps possible et ne vont en grande ré-


paration ou en carénage que lorsque la navigation devient impossible. En


situant l'atelier princiapl au terminus aval, on peut ainsi gagner plusieurs


semaines de trafic en fin de saison contre une perte de quelques jours en dé-


but de saison.


( 1 ) € f i m e humanum cnZ, pudevame diaboiXcurn.




61 61

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Dans le cas du grand bief du Niger, le trafic principal semble


à l'avenir être sur Mopti - Gao (voir infra 3.1.4.) sauf si la navigation à
faible enfoncement est relancée sur le bief Koulikoro - Markala, ce qui suppose
un renversement de la politique actuelle, la promotion d'un projet spécifique


et la gestion d'une flotte particulière. En tout état de cause, la flotte


traditionnelle du transport saisonnier doit pouvoir subir les grandes répara-


tions et les carénages plus en aval.


Le consultant propose donc le transfert de l'atelier principal


à Mopti. Ce projet ne sera pas, bien sûr, sans soulever de nombreuses critiques,


toute décentralisation se heurtant - dans tous les pays du monde - à de vives
réticences de la part des salariés. Nous pensons cependant que les avantages


techniques, cormnerciaux, pour la CMN, complètent l'argument d'un aménagement


plus harmonieux du territoire et l'emportent. Ce transfert peut être évidemment


progressif.


La revente d'une partie des immeubles de Koulikoro pourrait


limiter le coût du déménagement.


Il a été envisagé quelque temps de démenager, par voie de consé-


quence, le siège de la Compagnie à Mopti. Cette éventualité se heurterait à


une très vive opposition des cadres de la Compagnie Malienne de Navigation qui


ont, pour se déplacer à Bamako, de multiples raisons qu'il serait trop long


d'énumérer ici. Ce déménagement n'étant pas indispensable, l'idée en a été


abandonnée pour l'instant. Si le trafic continuait sa tendance actuelle de


déplacement vers l'aval, elle ne manquerait pas de ressurgir spontanément.


3.1.4. Trafic.


3.1.4.1. Evolution depuis 10 ans. ------------ ----------


Le trafic marchandises de la CMN n'a atteint que


32.130 t pendant la campagne 1976/1977. C'est le trafic le plus bas des IO


dernières campagnes connues :




62 62

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Bief principal
63.816 T.


57.244


52.242


59.405


47.146


57.636


62.692


49.726


53.657


32.130


48.168


71.576 passagers


70.400


60.765


57.240


46.665


54.004


38.690


40.842


51 .O34


46.593


37.375


Source : CMN.


L'annexe NO 3 donne le détail pour les autres biefs.


La C.M.N. impute cette mauvaise campagne à la brièveté de la pé-


riode de navigation, au manque de matériel, à la concurrence accrue des


transporteurs artisans. Mais tout cela est un enchaînement : le manque de


matériel ne permet pas de faire face quand la période de navigation est


courte, et la concurrence se développe.


La distance moyenne de transport est pour les marchandises de


500 Km. Elle varie peu d'une année à l'autre, 85 à 90 % du tonnage transporté


est embarqué à Mopti, à Ségou, et sur les canaux de l'Office du Niger.


En 197611977, les tonnages embarqués et les distances moyennes de transport


ont été :


. Mopti 10.924 T.


. Segou 6.240


. Canaux O.N. 11.353


. Autres escales 3.613


. Total 32.130 505


Pour les passagers, la distance moyenne de transport est subitement


passée en 1971/1972 de 300 Km à un peu moins de 400 Km. Elle est retombée à


356 Km en 197611977, mais il est probable que c'est accidentel.




63 63

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Les trafics marchandises et passagers sont à comparer à la capacité


théorique de la flotte d'une part, et à la demande potentielle d'autre part.


3.1.4.2. Le trafic possible avec la flotte actuelle. ---------- .............................


- En ce qui concerne les passagers, la capacité théorique de la flottc
de 1977 a été estimée (voir annexe 4) pour les seuls courriers, à 12,5 Millions


de Voyageurs X kilomètres offerts. Ce chiffre a été largement dépassé en 1975


et 1976 mais n'a pas été atteint en 1977.


D'une manière générale, les courriers sont utilisés au maximum de leur capa-


cité pratique et l'écart avec le chiffre théorique est dû, soit aux conditions


de navigation (en mauvaise année, le trafic peut s'arrêter au bout de 4 mois


sur Mopti-Gao), soit plus souvent aux pannes, à la mauvaise organisation,


notament à un manque de programmation des révisions.


Les automoteurs et les chalands apportent une capacité supplémentaire


non négligeable. Cependant, même avec cet apport, la demande potentielle estiméi


par ailleurs à plus de 90.000 voyageurs par an (1) a été satisfaite, les bonnes


années, pour moitié. Et le transport artisanal n'a pu combler le déficit.


La mise en service du Tombouctou, fin 1978, porte la capacité théoriqi


à 21 Millions de VKm, soit 59.000 passagers environ pour les distances moyennes


actuelles. La situation est donc nettement redressée, mais il est probable que


la demande ne sera pas encore totalement satisfaite.


( 1 ) Va& trappokt no 6 "La demande de &ampotLt".




64 64

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- En ce qui concerne les marchandises, la capacité théorique est
dtenviron 65 Millions de tonnes kilométriques offertes, soit 130.000 tonnes


à peu près.


La cause première de l'écart avec le trafic réel (30 Millions de


T Km les bonnes années) est le très grand déséquilibre entre le frêt descente


I
et le frêt montée, qui entraîne un coëfficient de chargement dépassant à peine


50 %. Ceci étant, on voit que la capacité pratique ne dépasse guère


les très mauvaises saisons 71/72, 76/77, 77/78.


Bien que l'on ne dispose pas de statistiques globales, on sait que la C.M.N.


a chargé à Mopti 13.033 tonnes, dont 10.147 pour 1'OPAM et la SOMIEX, contre


près de 28.000 programmées.


En dehors des gains que l'on pourrait réaliser grâce à une meilleure


maintenance du matériel, et à une meilleure gestion du parc, il est évident


3.1.4.3. ---------- Le trafic potentiel sur le grand -------- bief.


L'étude économique de la demande (1) a chiffré à :


94.000 en 1984


99 .O00 en 1994


le nombre de voyageurs potentiels, avec une baisse de la distance moyenne, rédui-


sant progressivement le flux potentiel à 23,8 millions de vkm en 1994. Mais, une


part importante de ce marché continuera d'être prise par les artisans. ~ l
En ce qui concerne les marchandises, le trafic potentiel est évalué


pour 1984, à 150.000 t environ représentant 110 millions de tkm. Dans le cas où


la route Sévaré - Gao serait terminée à cette date, la demande potentielle se ré-


duirait à 65.000 t représentant 46 millions de tkm environ. Ces chiffres sont à


comparer avec ceux, record de la saison 1973-1974 : 62.000 t et 33 millions de


tkm. Ils s'accompagneraient par ailleurs d'un moindre déséquilibre montée -
descente.


( 1 ) C j. ~app0.G n o 6 "La demande de -Ltampvt~.t". 1




65 65

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Le dimensionnement de la flotte de la CMN doit être ajusté en


fonction, non seulement du trafic potentiel, mais aussi de la politique gé-


nérale des transports et des priorités données aux différents modes.


Si le développement du réseau routier est déclaré prioritaire,


et notamment si les travaux de Sévaré - Gao sont accélérés au maximum, il
est évident que l'on pénalise d'autant le mode fluvial.


C'est la politique qui semble être menée actuellement par le


Gouvernement Malien. Dans ces conditions, il apparaît que la flotte doit être


a priori dimensionnée tout au moins à moyen terme, en fonction du trafic de


base, assuré même en cas de forte concurrence routière.


Un dimensionnement supérieur ne pourrait résulter que d'un pro-


jet bien identifié de réactivation de la navigation. Nous évoquerons plus loin


le projet de relance à faible enfoncement sur Koulikoro - Markala, et le pro-
jet de navigation industrielle sur le Sénégal.


En conclusion, il est recommandé, en ce qui concerne la flotte


affectée au grand bief et à moyen terme :


Flotte marchandises : -----------------
- Le rajeunissement complet de la flotte existante, ce qui suppose
le renouvellement de 4.000 tonnes environ.


- Son extension en fonction des hypothèses de trafic tenant compte
de la route Sévaré - Gao, soit un dimensionnement à 6.500 tonnes
environ, donc l'achat de 2.000 tonnes supplémentaires.


- Au total, il est proposé d'ici 1984 l'acquisition d'une capacité
de 6.000 tonnes.


Flotte Eassagecss : ---
- Le maintien de la capacité des courriers, ce qui ne suppose pas
de nouvelle acquisition d'ici 1984 mais le remplacement du


"Mali" lors de sa réforme.




66 66

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3.1 .5 . Gestion et résultats.


La C.M.N. ne tient aucune comptabilité analytique et n'a donc qu'une


idée très approximative de ses coûts. Les comptes globaux de l'année 1977


n'étaient pas encore approuvés en Juillet 1979 et il est difficile d'avoir une


idée précise des résultats réels de l'entreprise.


On peut néanmoins affirmer :


- que la compagnie est fortement déficitaire ;


- qu'approximativement, ses recettes ne suffisent pas à équilibrer
ses dépenses de caisse et n'autorisent donc aucun amortissement réel.


Même si l'équipement en matériel flottant et en infrastructures con-


tinue d'être pris en charge par le Gouvernement ou par une source de financement


extérieure (ce qui ne saurait constituer un objectif), la situation de la C . M . N .


deviendra bientôt catastrophique, car il n'est pas possible d'escompter des


subventions budgétaires de façon régulière.


Le Gouvernement Malien imposant de surcroît, des contraintes en


matière de politique du personnel (des licenciements semblent difficiles à


envisager) les charges paraissent peu compressibles (1). La seule solution à


terme semble être l'augmentation des recettes (si possible sans augmentation


des charges fixes).


( 7 ) 'IL ent cependant indinpen?labLe de bLoqueh La a o d ~ a n c e den eddecA;i@ d a
A ehvica cemkcxux.




67 67

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Les t a r i f s p r a t i q u é s ( c f . r a p p o r t n o 1 4 ) , compte t e n u de l a s t r u c t u r e


du f r ê t , d o i v e n t a b o u t i r à une r e c e t t e moyenne de 15 FM/TKm, non compris l e s


f r a i s annexes (chargement e t déchargement, embal lages , e t c . ) q u i semble t o u t


j u s t e c o n c u r r e n t i e l l e avec l e s t a r i f s r o u t i e r s . De même l e t a r i f de 20,90 FM/TKm


pour l e s h y d r o c a r b u r e s p a r a î t t o u t j u s t e a s s e z b a s pour é v i t e r un approv i s ion-


nement r o u t i e r de Gao p a r Lomé.


Un relèvement d e s t a r i f s n ' e s t pas à c o n s e i l l e r , p a r conséquen t .


P a r a i l l e u r s , les c o û t s que l ' o n p e u t c a l c u l e r normalement


( c f . Annexe 5.1), pour une s a i s o n normale, à p l e i n e u t i l i s a t i o n du m a t é r i e l ,


c ' e s t- à- di re avec un peu p l u s de 2000 h p a r a n , s o n t d ' e n v i r o n 7 à 8 FM l a t


X Km o f f e r t e , s o i t 14 à 16 FM l a t x Km t r a n s p o r t é e p u i s q u e l e t a u x de rempl is-


sage e s t d ' e n v i r o n 50 % ( 9 0 % à l a d e s c e n t e , 10 % à l a montée).


P a r conséquen t , l ' é q u i l i b r e f i n a n c i e r de l a C.M.N. e s t s t r u c t u r e l -


lement p r é c a i r e . Il ne p e u t ê t r e approché que p a r une augmentat ion du t r a f i c


dans les l i m i t e s de l a demande.




68 68

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69 69

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La seule solution estdonc d'augmenter la production à des coûts si


possible marginaux par les moyens suivants :


- Plus grande rotation du matériel actuel : balisage, entretien
préventif, poursuite de la modernisation (poussage).


- Meilleur coefficient de remplissage, par une recherche priori-
taire du fret de retour, au besoin en baissant les tarifs à la


montée.


- Accroissement de la flotte de barges.
- Déménagement des ateliers de réparation vers l'aval, permettant
d'allonger la période de navigation moyenne.


Cette dernière amélioration, reste valable même en cas de rééquili-


brage du trafic vers l'amont par relance de la navigation sur le bief


Koulikoro - Markala.


3 .1 .6 . Le projet de relance du bief Kouliloro - Markala.


Comme il a été indiqué en 2 . 3 . 5 . le relèvement de la hauteur de


la cote de Sélingué et donc le soutien d'étiage du Niger au niveau de


250 m3/s environ à Koulikoro remet d'actualité l'étude de la navigati,on à faible


enfoncement sur le Niger entre Koulikoro et Markala.


On ne dispose d'aucun élément actuellement pour évaluer les coûts


d'une navigation permanente à 80 cm ou 90 cm d'enfoncement.


Facteurs favorables :


La navigation sur 12 mois permet de diminuer Les coûts fixes de


7 / 1 2 : 58 % en théorie, et les coûts proportionnels d'environ 10 %. L'effet de


la durée de navigation peut donc être situé entre 40 et 45 %.




70 70

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Facteurs défavorables : ....................


La plus faible profondeur de navigation peut grever les coûts d'un


facteur compris entre 10 et 30 % suivant la conception des barges.


Le coût d'aménagement éventuel du chenal navigable, et de son en-


tretien doit être amorti sur le trafic supplémentaire.


11 n'est donc pas sûr que les coûts d'une telle navigation soient


très avantageux.


Dans l'hypothèse de l'abandon de l'aménagement et d'une navigation


à 0,60 m d'enfoncement, on se heurte au problème technique de la solidité des


barges eu égard aux conditions d'utilisation.


Rappelons seulement la trop brève existence des barges légères


à 0,55 m d'enfoncement construites en 1960.


On ne peut, dans ces conditions, que recommander une étude tech-


nique et économique complémentaire.


Elle remonte bien entendu à une très haute antiquité, mais elle a connu


dans les années 60 un développement remarquable avec l'augmentation de la taille


des pirogues, l'apparition de moteurs hors-bord robustes et d'entretien élémen-


taire, la constitution de coopératives de transporteurs fluviaux.


Traction et Electricité signale dès 1968 le dynamisme des artisans et la concur-


rence qu'ils font subir à la C.M.N. (A.C.M. à l'époque).


Il existe des coopératives à Dioro (à 50 Km à l'aval de Markala), à


Mopti, à Diré et à Gao. Fondée en 1962, regroupant une trentaine de grandes


pirogues, celle de Mopti est la plus importante.




71 71

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3.2.1. M a t é r i e l u t i l i s é .


Pirogues e n b o i s de c o n s t r u c t i o n a r t i s a n a l e , p o r t a n t de 10 à 30 T.,


pouvant a t t e i n d r e 0 ,70 d'enfoncement. Le p r i x d'une p i rogue de 30 T. s e r a i t


de l ' o r d r e de 3 M i l l i o n s FM.


La p ropu l s ion e s t a s s u r é e pa r un ou deux moteurs hors-bord Archimède


de 12 ou 15 ch. C ' e s t un robus t e b i c y l i n d r e dont l ' e n t r e t i e n peut ê t r e f a i t


s ans problème pa r l e t r a n s p o r t e u r lui-même, ap rè s un s t a g e d'une h u i t a i n e de


j ou r s (de t e l s s t a g e s s o n t o rgan i sé s pour l e s pêcheurs) .


Le p r i x du moteur de 15 ch s e r a i t de 1 M i l l i o n FM.


Pour une p i rogue de 30 T. équipée de 2 moteurs de 15 ch, l a consom-


mation r e s s o r t à 740 l i t r e s de mélange pour une r o t a t i o n Mopti-Tombouctou-Mopti,


s o i t 800 Km, l a v i t e s s e a t t e i g n a n t 10 KmH e n charge e t 12 à 15 KmH en lège.


Ces éléments permet ten t , en l ' absence de t o u t e comptab i l i t é r é e l l e ,


de s e f a i r e une i d é e des c o û t s ( c f . Annexe 5.2.) q u i son t , pa r r appor t à ceux


de l a C.M.N., ne t tement p l u s é l evés à l a T Km o f f e r t e , mais du même o rd re de


grandeur à l a T Km r é a l i s é e en r a i s o n d'un c o ë f f i c i e n t de chargement beaucoup


p l u s é levé.




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73 73

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3.3. L'OFFICE DU NIGER.


L'Office du Niger exploitait en 1968 sur les canaux 4 remorqueurs de


100 ch (de construction russe) et une vingtaine de chalands de 60 T. maximum.


Il n'exploite plus maintenant que 3 remorqueurs et une dizaine de chalands.


Lanavigation pourrait y être relancée à l'occasion des projets de recreusement


des canaux et de réactivation du bief Koulikoro - Markala.


3.2.3. Sécurité du transport.


Les échouages causent des sinistres assez rares, mais très chers.


La coopérative négocie dans ce cas un remboursement échelonné, et pour y faire


face, opère un prélèvement sur les frets (c'est la coopérative qui encaisse


les frêts et qui les ristourne au transporteur après prélèvement pour frais de


fonctionnement et remboursements des sinistres).


Pour la coopérative de Mopti, les sinistres ont atteint 10 Millions FM


en 1976/1977 ( 1 sinistre) et en 197711978 (3 sinistres). Si cette malchance (?)


devait se poursuivre, les frêts ne couvriraient plus que les prélèvements de la


coopérative et les dépenses de carburant. Cette inquiétude est d'ailleurs


exprimée par le Directeur du Centre d'Animation Coopératif de Mopti, qui tient


la comptabilité de la coopérative de transport, et qui estime que les piroguiers


sont allés trop loin dans l'usage qui pouvait être fait de leur matériel.


Précisons pour terminer que si les prix de transport sont en principe


du même ordre que ceux de la C.M.N., ils sont en fait fortement modulés :


- que les transporteurs de la coopérative effectuent aussi des transports de
personnes, mais que dans ce cas ils encaissent directement la recette ;


- qu'en dehors des coopératives, de nombreux piroguiers effectuent des transports
occasionnels avec de petites pirogues de 3 à 5 T. La navigation artisanale ne


se manifeste d'ailleurs pas autrement sur le bief amont du Niger, le Diaka et


le Bani.




74 74

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3.4. LE PROJET DE COMPAGNIE INTER-ETATS SUR LE SENEGAL. 1


3.4.1. La navigation actuelle sur le Sénégal.


La navigation sur le Sénégal, non aménagé, est aujourd'hui


embryonnaire.


Le matériel en service comprend :


- Flotte sénégalaise : un bateau long courrier de 350 tonnes et 5
5 bateaux d'un port en lourd moyen de 120 tonnes.


- Flotte mauritanienne : 3 bateaux d'un port en lourd moyen de
120 tonnes.


- Flotte malienne : 1 remorqueur de 100 CV et 2 barges de 60 tonnes,
ce matériel léger (enfoncement 0,55) ayant été amené par fer après


découpage et réassemblé à Kayes.


- Matériel privé : 2 bateaux de 50 et 100 tonnes et environ
150 pirogues d'un port en lourd maximum de 20 tonnes.


Le trafic fluvial contrôlé sur le Sénégal a atteint son maximum


en 1964 avec 25.400 tonnes. De 1970 à 1975, il a oscillé entre 15.000 et


20.000 tonnes par an.


La raison profonde de cette stagnation est l'ensablement de l'em-


bouchure et la désaffection corrélative du port de Saint Louis par la naviga-


tion maritime (8.000 tonnes en 1976).


La part de la flotte malienne dans le trafic sur le Sénégal est


pour l'instant symbolique : 600 tonnes depuis une dizaine d'années, sauf


l'année de la sécheresse (2.900 t en 1974-1975) et en 1976-1077 : 120 tonnes.


La distance moyenne de transport est de 265 km.




75 75

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3.4.2. Le projet de compagnie inter-états.


-


suivantes :


puis Saint Louis, Richard Toll Podor et Matam.


- - -


conséquence.


soit poussées à 4 ou 6 par pousseurs de 600 CV.


pendant 8 mois.


- Escales : 10 escales sont prévues:
Saint Louis et Kayes (grandes escales)


Richard Toll, Podor, Kaédi et Matam (moyennes)


~osso, Pogne, DaKel e~ m l o ~ u e u ~ < p e ~ l L e s i


et équipées en conséquence.


Navigation, prévoit un démarrage au mieux en 1986 pour l'ensemble.


hydrocarbures dans le cas d'un trafic non minier.


Dans le cadre du projet OMVS d'aménagement du fleuve pour la navi-


gation, dont l'intérêt pour le désenclavement du Mali est évident, une compa-


gnie inter-états a été proposée. Les principales caractéristique en sont les


1 - Siège à Kayes ou Saint Louis, ateliers à Kaédi en phase initiale,


- Effectif : 79 en première phase (sans personnel navigant) puis
personnel navigant à raison de 9 hommes par barge fonctionnant


24 h sur 24, et service technique augmentant progressivement en


Une formation longue (9 ans pour les capitaines) a été prévue.


- Flotte : il est proposé des barges 55 x 11,400 de 2 m d'enfonce-
ment constructif, groupables par 2, 3, 4 ou 6 suivant le trafic.


Ces barges peuvent être soit automotrices pour les petits convois,l


Elles seraient chargées à 2 m pendant 4 mois par an et à 1,5 m 1


Le programme de tâches, prévu simultanément pour les travaux de


correction, la Direction de la Voie Navigable (entretien) et la Compagnie de


Les coûts de la seule compagnie (c'est-à-dire sans l'amortissement


des travaux d'aménagement ni leur entretien) sont estimés à 12,30 FM/tkm en


valeur actualisée 1979 pour les marchandises générales et 14,30 FM/tkm pour les




76 76

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L'introduction d'un trafic minier lourd permettrait ensuite théo-


riquement de faire baisser ces coûts de 22 à 25 % (cf. annexe 6) (1).


Une caractéristique importante de cette compagnie est qu'elle


serait endettée jusqu'en 2025 à moins que les états contractants ne la sub-


ventionnent, un remboursement au bout de 15 ans seulement correspondant à


un surcoût de 40 à 45 % environ (2).


Cette subvention est indispensable si l'on veut attirer le fret,


qui aura, peu de temps après 1986, le choix entre la voie fluviale et la voie


routière, puisque la route Dakar - Kayes - Bamako est considérée comme une
priorité nationale.


On peut effectuer les remarques suivantes :


- Le coût à l'usager, s'il est inférieur aux coûts routiers,
est cependant du même ordre de grandeur. La différence, compte


tenu des charges liées aux délais, risques de pertes, ... sera
somme toute assez faible avec la voie ferroviaire de bout en bout


et même avec la voie routière.


- Le coût à l'état malien de cette opération sera lourd en sub-
vent ions.


- Si l'opération semble légèrement bénéfique économiquement
pour la collectivité malienne, elle suppose qu'une priorité


absolue est conférée au projet, et que le fleuve soit protégé


de la concurrence de la route. En particulier. le projet de route


doit être défendu contre le rail. 1




77 77

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- On ne peut que rappeler le caractère théorique de tous ces cal-
culs, notamment en raison de l'incertitude sur les coûts


unitaires.


Intérêt de la liaison.


L'intérêt de cette voie ne réside en fait pas dans l'économie des


coûts de transport qu'elle peut conférer, qui reste minime. Deux arguments


~rinci~aux militent en sa faveur :


- Pour le Mali, la voie fluviale sénégalaise apporte une sécurité
d'approvisionnement dans la mesure où le cadre est international.


Stratégiquement l'axe est donc essentiel. Les difficultés ac-


tuelles du chemin de fer Dakar - Niger étant actuellement plus
souvent situées côté sénégalais que côté malien, l'argument est


de poids.


- Pour les trois pays riverains, et en particulier pour le Mali,
les effets indirects du projet en termes de valeur ajoutée ou


d'économie de devises à long terme, seront importants.


En d'autres termes, il s'agit d'un axe structurant dont les


effets de développement attendus dépassent largement le coût immédiat.


Le Gouvernement Malien a, en conséquence, choisi de développer


cette voie et de lui conférer une priorité nationale.




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CHAPITRE IV


PROPOSITIONS D' 1 ?i'iESTI SSE!lEfJTS


ET RECOMMANDATIONS




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81 81

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4.1. INTEGRATION DES PROGRAMMES EN COURS OU EN PROJET.


Barrage de Sélingué et navigation sur Koulikoro - Markala.


Le barrage qui entrera en service en 1980, aura une influence sur


le bief Koulikoro - Markala, qui peut amener à concevoir la réactivation du
trafic sur ce tronçon, sur la base :


- du fret de céréales et de consonnnations de l'office du Niger,
- de la construction et de l'exploitation d'une flotte à faible
enfoncement,


- de l'aménagement éventuel du chenal par écrêtement des seuils.


D'ici 1984, il est recommandé :


- Des études pour préciser l'intérêt éventuel de l'opération


. vérification de la probabilité des débits garantis à
Koulikoro, compte tenu du volume effectif de la retenue et,de


la gestion des eaux envisagée (simulation mathématique),


e n v h o n 20 nL&Xons FM


. réactualisation de l'étude d'aménagement du chenal navigable
par écrêtement des seuils entre Koulikoro et Fanchon. Essais


en vraie grandeur,


e n v h o n 130 W o m FM


. étude technico-économique de la navigation à faible enfonce-
ment (60 cm ou 90 cm) sur Koulikoro - Markala,


e n v h o n 50 W o m FM.


- Si les études sont positives, le démarrage des travaux d'aména-
gement (panneaux) et l'acquisition des barges en fonction du tra


fic garanti par l'office du Niger, dont on connaît l'importance


des projets de développement.




82 82

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4.1.2. Programme canadien.


D'un montant global de 1 Milliard FM, il comporte 2 volets,


dont le ler est considéré comme achevé.


ler volet (rappel)


- la fourniture et l'installation de 4 moteurs GM de 235 ch
sur le Famakan et le Coumaré (même opération que celle financée en 1976 par


1'USAID pour le Sambala et le Fambougouri) ont été réalisées en 1978 ;


- la fourniture de tôles, électrodes et bouteilles de gaz
pour l'atelier de Koulikoro , de même ;


- sur 2 grues sur pneus, prévues, une de 10 T. a été livrée
pour Mopti. Une grue de 3,s T. a été transférée de Koulikoro à Gao.


- l'installation de la phonie à bord des courriers, automoteurs
et remorqueurs (80 millions FM) est aussi terminée.


2ème volet (à partir de 1978).


- construction d'un convoi de 1.000 T. (1)
mise en service prévue : 1983 ;


- fourniture de 40 bouées lumineuses
espérée vers 1981 ;


- stages de formation de 2 mois au Canada ;


- travaux de cartographie (2)


( 1 ) comX.&~é d'un ambmoiteuh powseuh eA d'une b~rtrge
2 do& 5 2 x 1 2 ( p o a p a n d m patt l ' é c l w e de T k i o )
400 T .
ct 600 T . rrapedivernent à 1,40 d ' enboncement
2 m o t w CATERPILLAR de 450
ch
h é f i c a boua RLLy&a KohX.


( 2 ) comporrtant pho-togrrapkie du oleuve au 1/30.000ème d e Koulihorro à Amongo,
- aaembi!uge d'une modaZque hemi-con;firôlée au 1/10.000ème
- com,ttucCLon d'une catcte p h n i m W q u e au 1/10.000ème.




83 83

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4 .1.3. Programme allemand.


En voie d'achèvement, il comprend :


- la construction d'un courrier sister-ship du Général Soumaré
(3 Schottel de 200 ch), le Tombouctou, livrée fin 1978 ;


- la construction d'une barge automotrice citerne de 330 m3,
le Sonni Ali Ber de caractéristiques suivantes :


lège 0,35
4 0 x 8 en£ oncement . 2 schottel de 170 ch


1,25


Cette barge avait déjà, début 1979, effectué une première livraison à Tombouctou.


- en complément de l'opération précédente, la réparation ou la
fabrication de réservoirs de stockage d'hydrocarbures (1.350 m3, 100 millions FM)


à : . Koulikoro 300 m3
. Mopti 150 + 150
. Diré 5 O
. Kabara 300
. Bourem 1 O0
. Gao 300


On espère l'achèvement du montage de ces réservoirs pour la fin 1979.


- le projet de réparation de la grue sur rail de Koulikoro (6 T.
initialement prévu, a été abandonné.


4.1.4. Modernisation de l'atelier.


Projet de 1 Milliard FM susceptible d'être financé par


l'Allemagne ou le Canada.


Nous recommandons formellement la suspension des investissements


à Koulikoro en vue du transfert de l'essentiel des capacités de réparation à


Mopti ; et le crédit éventuel de 1 Milliard devrait être reporté sur la construc-


tion d'un atelier complet dans cette localité.




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4.2. PROGRAMME: PROPOSE.


4.2.1. Pour le Sénégal.


En fonction des résultats de l'étude, en cours, au titre de


llOMVS, il faudra étudier d'ici 1984 la solution optimale pour l'implantation


d'un port en Ière région qui peut être Kayes ou Ambidédi ou tout autre site


minimisant l'ensemble des coûts d'infrastructures fluviales, portuaires et


terrestres. Cette étude peut être effectuée par les services maliens en


place, son coût marginal est nul.


A plus long terme, un suivi doit être assuré de l'évolution des


techniques de navigation fluvio-maritime. Lorsqu'un système nouveau apparaî-


trs comme susceptible d'apporter une solution économiquemen.: viable au pro-


blème de l'accès maritime du Mali par le Sénigal, une étude de factibilité


devra être lancée. Il est prgmaturé de programmer un telle étude pour l'instant.


Si la dfcision d'aménager le fleuve et de fonder la compagnie


inter-états est prise par llOMVS, le Mali participera aux investissements


correspondants. En supposant que la part malienne est de 70 %, on peut dresser


l'échéancier approximatif suivant pour les investissements, dans l'hypothèse


où les travaux de dérochement démarreraient en 1983 :


1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989


6,7 18,l 27,l 30,9 17,6 5,2 4,7


En Milliards de FM.




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4 .2.2. Pour le bief amont du Niger .


Entreprendre d'ici 1984 une reconnaissance de ce bief analogue


à la reconnaissance effectuée par NEDECO sur le Niger entre Tossaye et Yelwa.


4.2 .3 . Pour le bief aval duNiger et la période 1980-1984.


Rénovation et reconstitution de la flotte.


Le problème le plus urgent est celui posé par l'insuffisance


de la cale, insuffisance qui ira grandissant très vite étant donné l'état des


chalands .


Il semble que le progrvrrme canadien eut gagné en efficacité


à construire des barges plutôt qu'un convoi intégré.


En tout état de cause, la construction de 6000 T. de barges


environ devrait bénéficier d'une priorité absolue.


Le matériel choisi doit avoir les caractéristiques suivantes


- enfoncement de 1,40 en charge ;
- robustesse ;


- enfoncement à lège de 0,35 environ ;
- grand volume de cale (densité moyenne du frêt : 0 , 7 ) .


Compte tenu du matériel de remorquage rénové dont on dispose,


il conviendrait de ne pas dépasser 400 T. par unité (tonnage d'une barque de


42 x 10 par exemple).




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2,64 Milliards FM


7


Le coût d'un tel matériel peut être grossièrement estimé :


- Coût de construction en France (approximatif) 2 200 FF/T
(Hors taxes, valeur Juin 1979)


- Frais d'approche, montage, etc.
coëff icient mu1 tiplicateur X 2


Coût hors taxes rendu Mali : 440 000 FM/T


- -~


Soit pour 6000 tonnes environ


b) Transfert à Mopti de l'atelier de réparation.


Les exemples donnés à 2 ou 3 reprises dans le rapport montrent


à l'évidence que le matériel de la C.M.N. doit être basé à Mopti et non plus à


Koulikoro. Outre l'augmentation de la capacité de transport de sa flotte, la


C.M.N. renforcerait considérablement sa position commerciale vis-à-vis des


coopératives de transporteurs fluviaux. Quant à celles-ci, elles reprendraient


la place qui n'aurait jamais dû cesser d'être la leur, et nous pensons que la


situation du transport fluvial sur le bief aval s'en trouverait assainie.


Ceci implique bien entendu le transfert à Mopti de l'atelier


de réparation. Ce transfert peut s'effectuer prngressivemenr.


L'objection du manque de place à Mopti n'est pas vaine,


mais une prospection rapide a montré qu'il y avait des possibilités. On pourrait


étudier par exemple l'installation de l'atelier à Nantaga, sur la rive gauche


du Niger, à 3000 m en aval de Mopti (rizerie désaffectée).




87 87

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cj Dragage de canaux.


- Canal de Kabara ( 1 1 Km).
Cet aménagement est préférable à l'aménagement alternatif consistant à cons-


truire un port à Korioumé et une route sur digue de Korioumé à Kabara.


Coût estimé : 560 Millions de FM.


Eu égard au nouveau statut du chef lieu de région de


Tombouctou, cet investissement devrait être programmé avant 1984.


- Canal de Markala (entrée et sortie).
Son dragage permettra à certains convois de gagner près d'un jour de navigation.


Coût estimé : 220 Millions de FM.


La construction d'une deuxième écluse à Thio n'a pas été


retenue.


d) Installations à terre.


- Remise en état de quais


- Construction de quais


. Macina


. Diré


. Bourem


20 Millions FM


5 O 11 IJ


4 O II Il


. Nyamina 130 II II


. Dioro 100 11 11


. Diafarabé 120 11 11


. Akka 120 II 11


. Tonka 120 II 11


. Rharous 150 II 1'


Ces investissements relativement modestes présentent un caractère absolument


indispensable et urgent dans le cadre d'une relance du transport fluvial au Mali.




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a) ~enouvellement de la flotte.


En se fondant sur une durée de vie de 25 ans, le renou-


vellement continu de la flotte signifierait l'acquisition de :


1.600 tonnes tous les 5 ans environ.


Il faudra en outre prévoir après 1984 l'acquisition


d'un nouveau courrier pour remplacer le "Mali".


b) Aménagement du fleuve éventuel.


Sur le tronçon Koulikoro - Markala en fonction des
résultatsdel'étude, les travaux éventuels devront être achevés. L'entretien


régulier du chenal devra être assuré.


c) Constitution d'une flotte à faible enfoncement.


Comme indiqué plus haut, la constitution et l'extension


éventuelle de la flotte affectée au trafic Koulikoro - Narkala devra être.


Le faible délai nécessaire à l'acqcisition de barges


permet d'ailleurs une progrmation à relativement court terme.




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d) Intégration du barrage de Tossaye.


Il est nécessaire de prévoir le rétablissement des


conditions de navigation "normales" après la construction du barrage.


- Aménagement des trois seuils entre Kyra et Bourem pour
ne pas introduire de retard en début de saison (cf. 2.3.2).


Le coût de cet aménagement doit être rapidement chiffré pour être introduit


dans le cahier des charges du projet d'ensemble.


- Construction d'une écluse 125 x 12 x 15.
Coût approximatif minimum 5 Milliards : à étudier et à intégrer au projet.


- Construction d'un port pour l'approvisionnement du
chantier (idem) .


Ces investissements ne seront à programmer qu'aux alen-


tours de 1992.




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91 91

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ANNEXES


1 - Evolution des seuils sableux sur lit affouillable


2 - Situation actuelle et évolution récente de la flotte C.M.N.


3 - Statistiques de transport de la C.M.N.


4 - Estimation de la capacité de transport de la C.M.N.


5 - Eléments normatifs sur les coûts de la C.M.N. et des transports privés


6 - Eléments économiques pour l'aménagement du fleuve Sénégal à la navigation


7 - Echéancier estimatif des dépenses d'investissement pour l'aménagement
du Sénégal




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ANNEXE No 1


EVOLUTION DES SEUILS SUR L I T SABLEUX AFFOUILLABLE




94 94

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I


O , 90


- - Op70


a
phase dz
f o r n t n t i on dit scuF1 phase d'erosion -
-


péricde d e n a v i g a t i o n


chenal fixe - mouille
s e u i l court


c h e n a l variable


Extrait de l'étude du "Développement intégré de la région du Liptako-Gourma"
Nation Unies (C.E.A.)
- SEDES - Louis BERGER.




95 95

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SITUATION ACTUELLE ET EVOLUTION RECENTE DE LA FLOTTE C.M.N.




96 96

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2.2. NOLUTION 1968-78.


COURRIERS


AUTOMOTEURS


CITERNE AUTOMOTRICE


REUORQ-


CBALANDS


BARGES


( I i dont 9 eqLLiped d e dtehnes


( 21 en t o L e d e 3 , 5 mn


(31 MatWd addeott au SEnégd.


( 4 ) dont 1 an Amvice AU Le StnEgd.


1978 1968


Mali (25ans)
G 1 Soumaré (14ans)
Tombouctou (neuf)


Samanyana (26ans)
Gouina (22ans)
Packo Traoré


Tota l


Liber té (4Oans)
Mali (15ans)
G 1 Soumaré (4ans)


Total


I s s a Ber (16ans)
Samanyana (I6ans)
Gouina ( 12ans)
Facko Traré ( )


Total


2 remorqueurs (28ans)
2 remorqueurs (28ans)
2 remorqueurs (28ans)
5 remrqueurs (14ans)
1 pousseur à r s a c t i o a


Tonnes


50
120
130


300 T.


70
70


200
30


370 T.


-


Passagers


154
165
208


-
527


1 O0
100
200


70


-
470


-


(4ans)


CV


2x160
3x1 95


--


2x125
2x125
2x125


75


--
875


-


2x125
2x100
1x1 O0
2x 50
2x1 50


1900 CV


Passagers


165
208
2.1 2
-
585


100
200


70


370


Sonni A l i Ber (neuf)


4 remorqueurs (38ans
5 remorqueurs (24ans


- 7 0 1 1


Tota l I l Total
28 chalands (29ans) (


4 5540 7.


Tonnes


13:
190 -
4 0


70
200


30


14 chalands (30ans)
3 chalands (30ans)


Total


2 barges (13ans)
2 barges (9ans)
4 barges (Bans) (3)
1 barge (6ans)
4 barges (4ans) (2)


Total


40
200
60


1 O0
170


1500


CV


E19:
2 x &


1715


2x125
2x130


--


',


22 chalands (39ans)
5 chalands (4Oans)
2 chalands (40ans)


(1)


C .


300 T. 625


150
85
50


2 barges (23ans)
2 barges (19ans)
2 barges (]Bans)
1 barge (I6ans)


Tota l


3825 T. I


40
200


60
100


700 T.
I




98 98

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99 99

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STATISTIQUES DE TRANSPORT DE LA CMN




100 100

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3.1.1. EVOLUTION DU TRANSPORT DE PASSAGERS DE LA CMN


iource : CMN


Années


1958/59


1 96 1 /62


1964/65


1967/68


1968/69


1969/70


1970/7 1


1971/72


1972/73


1973/74


1974/75


1975/76


1976/77


Grand b i e f


Nb


61.201


49.505


70.352


71.576


70.401


60.765


57.240


46.665


54.004


38.690


40.842


51 .O34


46.593


. n m
m i l l i g n s


-
11,8


20,5


20,4


18,7


19,8


17,8


18,4


18,7


12,9


15,2


20,O


16,4


Bief Sud


Nb


4.308


3.562


525


2.324


2.338


3 -91 3


728


647


2.459


1.926


Fleuve Sénégal


Vkm
m i l l e


904,7


837,l


195,2


692,6


755,2


874,7


160,O


228,3


545,3


405,l


Nb


293


287


286


279


114


225


230


135


6 0


I I


Vkm


55.670


64.288


45.760


50.220


28.158


57.653


54.740


33.615


7.490


1.987




101 101

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3.1.2 . EVOLUTION DU TRANSPORT DE FRET DE LA CMN


Source : CMN


Années


1958159


1961 162


1964165


1967168


1968169


1969170


197017 1


1971172


1972173


1973174


1974175


1975176


1976177


Grand bief
Volume global
transporté


T


71.268


29.420


71.481


63.81 6


57.244


57.. 242


59.405


47.146


57.636


62.692


49.726


53.657


32.129


T/km
millions


31,2


25 ,8


29,2


25,4


19,4


29, O


32,9


25,6


27,3


16,2


Bief Sud


T


63 1


560


5 12


546


273


574


400


39 1


647


926


Fleuve Sénégal


T/km
m i 1 le


224,6


207,2


197, l


193,3


103,7


221 , O


141,4


131,4


228,3


344, l


T


65 7


584


512


624


486
-
648


2.905
-
12 1


T/km
mille


176,l


140,2


132,l


162,2


136,7
-


297,4


766,3
-


30, O




102 102

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3.2. COMPAGNIE MALIENNE DE NAVIGATION


DISTANCE MOYENNE DE TARIFICATION (Km) :


Passagers Marchandises Bief amont Sénégal
toutes voies
--------- ------------ ---------- ---------


moyenne


dont :


Soumaré


Mali




103 103

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- 95 -


3 . 3 . C . M . N . TRANSPORT DE MARCHANDISES


1976/ 1977


TONNAGES TRANSPORTE PAR UNITE


DISTANCES MOYENNES DE TRANSPORT


Soumaré


Mali


Gouina


Samanyana


Facko Traoré


Sambala


Fambougouri


Farnakan


M. Coumaré


Pousseux


Rangaba


B . Cissé (canaux O.N.)


Zoumana (canaux O.N.)


Kourouba (b ie f amont)


Niger (Sénégal)


Total


- - -




104 104

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- 9 6 -


3.4 . C.M.N. TRANSPORT DE MARCHANDISES


1976 /1977


TONNAGES CHARGES PAR ESCALE


DISTANCES MOYENNES DE TRANSPORT


Kayes


Kankan


Koulikoro


Ségou


Canaux O.N.


Mopti


Niafunké


Di ré


Kabara


Rharous


Bourem


Gao


Total




105 105

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ANNEXE No 4


EST IMATION DE LA CAPACITE DE TRANSPORT DE LA C.M.N.




106 106

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ALCUL DE LA CAPACITE


.1 MARCHANDISES.


- 98 -


THEORIQUE DE LA FLOTTE DE LA C.M.N. EN 1977.


La c a p a c i t é e s t l i m i t é e actuel lement pa r l a c a l e t o t a l e , l a puissance de


t r a c t i o n e t de poussage é t a n t globalement s u f f i s a n t e .


- Tonnage t o t a l 4525 tonnes (chalands e t barges)
théor ique 370 tonnes (automoteurs)


250 tonnes ( c o u r r i e r s )


5145 tonnes
------------


En r a i s o n de l a conception des chalands dont l a conf igura t ion e s t mal


adaptée au poids spéc i f ique moyen du f r ê t (0,7) , c e t t e capac i t é n ' e s t pas u t i l i s é e


à le in. On r e t i e n d r a : 1
Tonnaee t o ta1 1
u t i l i s a b l e 4600 tonnes (dont 250 s u r c o u r r i e r s ) .


- Durée de l a s a i s o n de navigat ion :


On prendra une durée moyenne pour l 'ensemble des b i e f s exp lo i t é s , en


supposant que l ' e x p l o i t a t i o n p l u s c o u r t e de c e r t a i n e s l i g n e s (Koulikoro-Gao-


Sénégal) est compensée pa r l ' e x p l o i t a t i o n p l u s longue de c e r t a i n e s a u t r e s .


Durée moyenne


de nav iea t ion 150 iou r s l an .




107 107

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- Vitesse de rotation pour les convois et les automoteurs :
Pendant la saison durée journalière de navigation : 18 h.


vitesse moyenne en marche 6,s KmH


temps réservé au chargement et déchargement


(25% sur les longues distances, 40% sur les


1 courtes distances). en movenne : 30X.


Kilométrage


moyen p-ar jour 82 Km/j (chalands, barges et automoteurs).


Vitesse de rotation pour les courriers :


12 rotations par an (Mali : 20 ; Général somaré :28)sur Koulikoro-G


soit 12 x 2616 Km = 31400 Km.


Kilométrage


I moyen par jour 2 1 0 Km/ j (courriers).


4.2. PASSAGERS.


65 Millions de TKm


- Capacité théorique (4600 T. x 150 j. x 82 Km/j) = 56,6 MTKm
(T x Km) +( 250 x 150 j. x 210 Km/j)= 7,9 MTKm courrie


-


Total offert arrondi à :


Général Soumaré Pour les seuls courriers Mali


- Nbre de places théoriques 165
- Kilométrage possible dans l'année 26 000


- Capacité théorique sur 2x1308 Km 4,3 M'Km
(V x Km)


39 O00


8,2 MVKm


v
Total offert approximativement :




108 108

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109 109

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ANNEXE No 5


ELEFlENTS NORMATIFS SUR LES COOTS DE LA C.M.N.


ET DES TRANSPORTEURS PRIVES




110 110

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'EXPLOITATION DE CONVOIS FLW 'IAUX DE LA C.M.N.


Dans ce t annexe, nous avons calculé l e p r i x de revient toutes taxes


comprises, hors taxes e t l e coût en devises de deux uni tés f luv ia les de la


C.M.N. :


- un convoi composé d'un remorqueur de 2 x 235 CV pouvant t r ac t e r
10 barges de 150 T. de capacité, du type de ceux en service actuellement pour


l a desserte de l a 6ème e t 7ème région.


- une barge à hydrocarbure de 340 CV e t de 330 m3 de capacité du
type de ce l l e acquise par l a C.M.N. en 1978.


Eléments du pr ix de revient.


a i Valeur à neuf (en mill ions de FM) 1


T.T.C. H.T. Devise


. Barge c i te rne 300 240 216


. Remorqueur 470 CV
- coque 7 O 56 5P
- moteur 40 3 2 2 9


. Barge 150 T. 5 5 44 40
N'ayant pu obtenir l e p r ix de ces unités auprès de l a


C.M.N., nous l e s avons estimés à p a r t i r de p r i x de matér ie ls équivalents


fabriqués en France.


- Les coûts de matériel H.T. ont é t é estimés à 80 % du
pr ix T.T.C. e t l e s coûts en devise à 90 % des coûts H.T.




111 111

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b) Frais fixes annuels.


- Annuités d'amortissement :
La durée d'amortissement à considérer est la durée


d'amortissement technique, ou durée de vie.


Convoi remorqué


. coques : amortissement en 20 ans.


. organes mécaniques : amortissement en 10 ans.
L'annuité constante d'amortissement est donnée par la


formule suivante :


. 1 étant la valeur de l'investissement


. n la durée de vie


. i le taux d'actualisation estimé à 6 % dans le cas présent.


Barge ci terne


. coques + organes mécaniques : amortissement en 15 ans,


- Entretien et réparation :


Montant annuel estimé à 4 % de la valeur à neuf du matérie




112 112

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- Coûts salariaux :


COMPOSITION DE L'EQUIPAGE


Nombre de personnes


Catégorie de personnel


Convoi remorqué Barge ci terne


Capitaine 1 1


Pi lotes 2 2


Mécaniciens


Aides Mécaniciens


Laptot
1 4
I l


1
2


Responsable barge 10 -


2 8 1 1


Les coûts salariaux sont basés sur les barêmes de la C.M.N.


COOT SALARIAUX ANNUELS Unité : FM/an


-
Salaire + primes Taxes sur salaires


+ charges


Capitaine 495 O00 19 500


Pi10 te 377 O00 15 O00


Mécaniciens


Aide Mécanicien
377 000 115 O00


Laptot 208 O00 8 500


Responsable barge 245 O00 9 900




113 113

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- Assurance :


Nous re t i endrons une p rov i s ion annuel le pour autoassuranc


de 2 % de l a va leu r à neuf du m a t é r i e l .


- Prov i s ion pour f r a i s généraux e t f r a i s d ive r s : nous re-
t iendrons un montant de 25 % des f r a i s f i x e s .


c) F r a i s propor t ionnels .


- Carburant :


P r i x du gaz o i l : 130 FM/L T.T.C., 105 FM/L H.T.,


84 FM/L en devise (1 ) .


Consommation moyenne : e l l e e s t est imée d'après l a norme


de 180 grammes de G.O. p a r cheval e t pa r heure à l a puissance maximum.


La puissance moyenne u t i l i s é e e s t supposée éga le à 80 % de l a puissance


maximum. On d é t i e n t a i n s i :


. Barge c i t e r n e : 60 ~ i t r e s l h e u r e en nioyenne


. Convoi remorqué : 80 L i t r e s l h e u r e en moyenne.


- L u b r i f i a n t :


La consommation e s t évaluée à 10 % de l a va leur du


carburant consommée.




114 114

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5.1.2. Coût d'exploitation d'une barge citerne 330 m3, 340 CV,


valeur à neuf 300 Millions FM.


A) Frais fixes.


1. Amortissement (15 ans)


2. Entretien (4 % valeur à neuf)


3. Coûts salariaux


4 . Autoassurance (2 % valeur à neuf)


5. F.G. et divers


B) Frais proportionnels.


6. Carburant (60 L/heure)


7. Lubrifiant


T.T.C. H. T. - Devi ses


Millions FK/an




115 115

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Le prix de revient horaire (bénéfice non compris) pour un nombre moyen


d'heures de fonctionnement annuel N, s'établit ainsi :


f


P .R. FM/heure 8580 + 66 200 000 T.T.C.


N


6930 + 55 200 000


N


5544 + 30 800 O00
Devises


N


Sachant que la vitesse moyenne de la barge est de 12 Km/h et que la capacité


offerte est de 330 m3, on en déduit le prix de revient moyen du m3 Km offert


T.T.C.
P.R. F M / ~ Km offert 2,2 + 16717


N


1,8 + 13940
H.T.


N


- 1,4 + 7778
Devises


N




116 116

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5.1.3 Coût d'exploitation d'un convoi remorqué.


- 1 Remorqueur 470 CV - valeur à neuf : 110 Millions FM


- IO Barges 150 T. - valeur à neuf : 55 Millions FM
chacune.


a) Frais fixes.


T.T.C. H.T. Devises


Millions FM/an


1. Amortissement :


. Coques (20ans)


. Moteur (IOans)
2. Entretien (4 % valeur à neuf) 2 6 , 4


3. Coûts salariaux 7,8


4 . Autoassurance (2 % V. à N.) 13,2


5. Frais généraux et divers 26,7


( 25 % 1 à 4)


b) Frais proportionnels.


6 . Carburant ( 8 0 heure)


7. Lubrifiant




117 117

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Le prix de revient horaire (bénéfice non compris) pour un nombre d'heures de


fonctionnement annuel N, s'établît ainsi :


P .R. (J?M/heure) 11 440 + 1 3 3 400 000 T.T.C.
N


9 240 + 108 '300 '000
H.T.


N


- 7 392 + 59 1 O0 O00
Devises


N
. . . . . .


Pour une capacité offerte de 1500 T. et une vitesse moyenne de 7,5 km/h, on


obtient le prix de revient de la T. Km offerte suivant :


P.R. (FM/TKm offerte) = 1 + 11 860
T.T.C.


N


0,82 + 9630
H.T.


N


5250
Devises


N




118 118

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- l l d -


5.2. COOT D'EXPLOITATION D'UNE PIROGUE A MOTEUR.


Les éléments de coût ont été obtenus auprès de la Coopérative des


Transporteurs fluviaux de Mopti.


Bases de calcul.


- IO rotationslan sur Mopti-Tombouctou (396 Km) : 6 mois/an
- pirogue de 30 T. équipée de 2 moteurs 12/15 CV
- prix coque - : 3 Millions FI4 T.T.C.
- prix d'un moteur : 1 Million FM T.T.C.
- consommation : 600 L. de mélange pour une rot. Mopti-Tombouctou
- équipage 2 mécaniciens + 2 pilotes. Salaire : Mécanicien 30 000 FM/an/mois


: Pilotes 15 000 FM/mois


- vitesse de 10 Km/h
nbre heures pour une rot. Mopti-Tombouctou : 90 H.


- durée de vie : . coque : 10 ans
. moteur : 5 ans.


Milliers FM/an


- Amortissement coque (i = 6 %) A = 0,136 408
- Amortissement moteur (i = 6 %) A = 0,237 474
- Entretien coque


+ 10 % par an 500
moteur


- Coûts salariaux (sur 6 mois) 360
- Patente 120
- Carburant 220 FM/L 1320
(mélange)


- Frais généraux coûts divers 10 % 306,2


- Bénéfice 10 % 336,8


3705


Coût d'une rotation : 370 500 FM


Prix revient TKm offerte : 15,60 FM T.T.C.




119 119

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ANNEXE No 6


ELEMENTS ECONOMIQUES POUR LaAMENAGEMEN.T


DU FLEUVE SENEGAL A LA NAVIGATION




120 120

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1 - OUVRAGES DE CORRECTION.


Pour 1,40 m de profondeur 23,4 Milliards de FM


1,90 m de profondeur 35,6 Milliards de FM


2,40 m de profondeur 68,5 Milliards de FM


2 - ENTRETIEN (Direction de la Voie Navigable).


Investissements (matériels) -------------


9,3 Milliards de FM


1,8 Milliard de FM


Frais courants


5 millions de FM


77 millions de FM


168 millions de FM


468 millions de FM


1.380 millions de FI4


1.730 millions de FM


1.750 millions de FM


3 - TRANSPORT FLUVIAL (compagnie inter-états).


Cas considérés


1,9 m de profondeur, soit 1,5 m d'enfoncement pendant 8 mois


2,4 m de profondeur, soit 2 m d'enfoncement pendant 4 mois


Exploitation 24 h sur 24


Trafic non minier




121 121

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9,40 l?li/tkm frais d'exploitation directe


2,90 FM/tkm frais généraux + taxes sur les carburants


12,30 FM/tkm au total


11,30 FM/tkm frais d'exploitation directe


3,00 FM/tkm frais généraux + taxes sur les carburants


14,30 FM/tkm au total


4 - SENSIBILITE DES COUTS.


L'introduction d'un trafic minier lourd ( 1 2 millions de tonnes de bauxite


et de fer) ferait baisser les coûts, pour le trafic non minier, de 25 % pour


les marchandises générales et de 22 % pour les hydrocarbures.


Les coûts ci-dessus sont calculés en supposant que la compagnie n'ait un


cash flow positif cumulé qu'en 2025, Si l'on impose que la compagnie rembours


ses dettes d'ici 2000 (c'est-à-dire au bout de 15 ans de fonctionnernént au li


de 40 ans), les coûts seraient de 45 % supérieurs pour les marchandises di-


verses, de 41 % pour les hydrocarbcres.




122 122

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123 123

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ANWEXE No 7


ECHEANCIER E S T I b I A T I F DES DEPENSES D ' INVESTISSEMENTS


POUX LIAblENAGEMENT DU SENEGAL A LA NAVIGAT ION




124 124

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Années 1 2 3 4 5 6 7


Dérochement 4,O 10,O 5,3


Dragage 5,O 12,O 6,9


Ouvrages 2,8 2,8 2,8


Equipements Direction
de la Voie Navigable
0, 1 0,9 0,9 0,8 0,3


Bâtiments Direction de
la Voie Navigable
0,4 0,6


Bateaux Compagnie de
Navigation
4,o 5,3


Bâtiments Compagnie
de Navigation
0,3 0,3 0,2


Total
. Milliards F.CFA 1977 4,O 10,8 16,1 18,4 10,5 3,1 1 2,8 . Milliards FM 1979 9,6 25,9 38,6 44,2 25,2 7,4 6,7 _ _ -_ _____---_-__--.-- ---- --- --------- -- eV-- dont part Mali 70 % (Milliards FM 1979) 6,7 8 , 27,1 30,9 17,6 5,2 4,7


1


Source : d'après OMVS (rapport LDE).