novembre 1979 8-LES TRANSPORTS ROUTl...

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novembre 1979


8-LES TRANSPORTS ROUTl ERS




2 2

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Cette étude a é


- Phne Marlies
avec la col


- Mme Dagrnar


té réalisée par


VOGEL, Consult


laboration de :


DOUMBIA (O. N . T .




3 3

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Par la Convention no ZC du 29 Avril '978, le ministère des Transports et
des Travaux Publics de la République du Mali a confié l'élaborarion du Plan
de Transport du Mali au groupement SEDES - DIWI composé par :


- Société d'Etudes pour la DBve?oppement Economique et Social
67 rue de Lille 75007 PARIS - FRANCE. Chef de file


- Or. Ing. Walter Kg
1 0 Wittenbergstrasse 43 ESSEN 1 - République Fédérale d'Allemagne


Le présent rapport fait partie d'un ensemble de 17 volumes dont l'arti-
culation est la suivante :


Etude de la demande Etude de l'offre


-
5 - SctuatCon a&&e et pmpeCt ives 10 - LU w p o m dev iaux


den minen & de l'urdub&.Le 1 1 - LU hn6poh td aE&en6
6
- La demande de Zmnbwoht 1 2 - Lu .t)L(vL6poht4 nwc.iAmen


13 - S u e d o n d p h o g ~ o n des
Uiveb~beJMentb


14 - Tahi6iccLtion
15
- ~hganbcLtion


Annexe 1 - L'enquLte h 0 d e h e 1978 Annexe 2 - ~UattLcLLeu hocLtieilu


Les études préliminaires ont eu lieu entre Mai 1978 et Février 1979 au
Mali. La redaction s'est effectuee entre Oécembre 1978 et Mai 1979. La version
finale resulte des discussions et amendements proposés par l'Administration
Malienne entre Juillet et Octobre 1979.


Le lecteur pressé pourra limiter sa lecture aux rapports 1, 6 et 1 3 qui
revêtent un caracthre synthétique [principalement le rapport no 131.




4 4

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5 5

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1. INTRODUCTION
Page :


0


2. LES VOIES DE TRANSPORT ROUTIER 1


3. LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER 3


3.1 Le Earc de véhicules et son develo~pement --- ---------------------a-------- -----
3.1.1 Les difficultés générales de leur déter-


mination et les modes d'enregistrement 3


3.1.2 L'effectif global et son développement 4


3.1.2.1 Détermination du parc commer-
cial à partir des cartes de
transport


3.1.2.2 Détermination du parc de véhicu-
les à partir des immatriculations 6


3.1.2.3 Autres sources 7


3.1.2.4 Résumé 8


3.1.3 Répartition du parc de véhicules 9


3.1.3.1 épar titi on régionale 9


3.1.3.2 Répartition par type de véhicule 1 O


3.1.3.3 Répartition par âge 1 1


3.1.4 Etat des véhicules 12


3.2 Les agents de trans~ort ----- ------------- ---
3.2.1 Les entreprises d'état


3.2.1.1 La Compagnie Malienne des Trans-
ports Routiers (C.M.T.R. ) 13


3.2.1.2 La Société Africaine des Transports
(S.A.T.) 17


3.2.1.3 Autres entreprises 20


3.2.2 Les Coopératives des Transporteurs Routiers 2 1


3.2.3 Les entreprises privées 23




6 6

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4 . ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Page :


24


4 . 1 Encadrement -----------


4 . 1 . 2 Législation et réglementation 24


4 . 1 . 2 . 1 Législation en vigueur 24


4 . 1 . 2 . 2 Signalisation et principes
en matière de conduite 24


4 . 1 . 2 . 3 Permis de conduire et usages
en matière de conduite 24


4 . 1 . 2 . 4 Visites techniques


4 . 1 . 2 . 5 Documents de transport


4 . 1 . 2 . 6 Réglementation des transport 26


4 . 1 . 2 . 7 Poids et dimensions 2 8


4 . 1 . 2 . 8 ~églementation professionnelle 28


4 . 1 . 3 office National des Transports (ONT) 29


4 . 1 . 3 . 1 Bases législatives 29


4 . 1 . 3 . 2 Objectifs généraux 30


4 . 1 . 3 . 3 Organisation et fonctions 30


4 . 1 . 3 . 4 Etat du personnel 31


4 . 1 . 3 . 5 Division et planification 3 1


4 . 1 . 3 . 6 Fonctionnement de la Division
d'~tudes et Statistiques 3 2


4 . 1 . 3 . 7 Fonctionnement de l'ONT en
matière de contrôle-auto et
de circulation routière 34


4 . 1 . 3 . 8 ~eprésentations Régionales 37


4 . 1 . 3 . 9 Fonctionnement de l'ONT en
matière de statistiques et
d' archives


4 . 2 organisation et fonctionnement des transports de ..................................... -------
marchandises ------------ 4 0


4 . 2 . 1 Généralités 40




7 7

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4.2.2 Types, lignes et fréquences


Page :


40


4.2.2.1 Transports internationaux 40


4.2.2.2 Transports intérieurs de
commercialisation 4 2


4.2.2.3 Transports intérieurs de
distribution 45


4.2.3 Utilisation des véhicules, taux de
rotation et de remplissage des vé-
hicules 47


4.2.4 Capacité de transports et besoin en
transports 49


4.2.5 Organisation de l'affrêtement 55


4.2.5.1 Généralités 55


4.2.5.2 Principes, modalités, réparti-
tion du fret entre les transpor-
teurs 55


4.2.5.3 Rôle de ONT .5 7


4.2.5.4 L'EMACI et les Bureaux de Fret 58


4.3 Organisation et fonctionnement des trans~orts de -- ..................................... -------
vOY!2gZ5EZ -- 6 1


4.3.1 Généralités 6 1


4.3.2 Le transport de passagers spécialisé 6 1


4.3.2.1 Les types et moyens 6 1


4.3.2.2 Les lignes régulières et les
fréquences 6 1


4.3.2.3 Les gares routières 6 4


4.3.2.4 Utilisation des véhicules et taux
de remplissage 6 5


4.3.3 Les transports mixtes 66


4.3.3.1 Les lignes et fréquences 67


4.3.3.2 L'organisation et le fonction-
nement 67


4.3.3.3 Les transports clandestins 67


4.3.3.4 Utilisation et taux de remplissage69


4.3.4 Capacité de 'transports et besoins en
transports 69




8 8

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5. SYNTHESE DES FLUX DE TRANSPORT


Page :
7 1


5.1 Transport de marchandises


5.2 Transport de voyageurs


5.3 Fluctuations saisonnières des transports


6. COUTS ET TARIFS DES TRANSORTS ROUTIERS


6.1 Synthèse des coûts de transport


6.2 Les tarifs de transport


6.2.1 Réglementation tarifaire en vigueur 80


6.2.1.1 Marchandises
6.2.1.2 Voyageurs


6.2.2 Les tarifs de marchandises 80


6.2.2.1 Tarifs généraux et longue
distance 8 0


6.2.2.2 Tarifs de transports de
ramassage


6.2.2.3 Tarifs réellenent appliqués 84


6.2.3 Les tarifs voyageurs 84


6.2.3.1 Les tarifs officiels 84


6.2.3.2 Les tarifs appliqués actuellement 85


6.2.3.3 Tarifs de transport des bagages 87


6.2.3.4 Le développement des tarifs 87


6.2.3.5 Le projet de note sur le relève-
ment du tarif voyageurs 87


6.3 Les coûts invisibles et le problème des contrôles 88


7. SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS


7.1 Généralités 9 1


7.2 Les moyens de transport routier 9 1


7.2.1 Détermination de l'effectif des véhicules 9 1




9 9

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Page :
7.2.2 Standardisation du parc des véhicules


commerciaux 94


7.2.3 Rôle et fonction des agents de transports 96


7.3 Législation et règlement des transports 101


7.3.1 Signalisation 103


7.3.2 Usages en matière de conduite


7.3.3 Permis de conduire


7.3.4 Visites techniques 105


7.3.5 Documents de transport 106


7.3.6 Réglementation des transports particuliers 106


7.3.7 Contrôle des poids et dimensions 108


7.3.8 Réglementation professionnelle 109


7.4 Recornrnandations pour l'ONT en matière de contrôle-
auto 113


7.4.1 Généralités 113


7.4.2 Délivrance des cartes grises 113


7 - 4 - 3 Délivrance de permis de conduire 113


7.4.4 Amélioration du contrôle technique des
véhicules 114


.7.5 Amélioration de l'organisation et du fonctionnement
du transport de voyageurs 115


7.6 Réglementation tarifaire


7.7 Système des contrôles




10 10

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Page :


ANNEXE 1 : LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER


Tableau Nol : Parc de véhicules commerciaux en 1977 120


Tableau N02 : Capacité disponible du parc de véhicules
commerciaux en 1978 121


Tableau N03 : Parc de véhicules commerciaux en 1978 122


Tableau No 4 : Capacité disponible du parc de véhicules
commerciaux en 1978 123


Tableau No 5 : Développement du parc de véhicules com-
merciaux à partir des Cartes de Transport 124
1973
- 1978


Tableau No 6 : Immatriculation des véhicules 125


Tableau NO 7 : ~éveloppement du parc automobile du
Mali selon DNTP 126


Tableau No 8 : Véhicules taxis par marque et par année
de première mise en circulation 127


Tableau No 9 : Répartition des véhicules par Région -
Situation au 30 mars 1976 128


ANNEXE 2 : POIDS ET DIMENSIONS DES VEHICULES ROUTIERS


ANNEXE 3


ANNEXE 4


: DECRETS ET ARRETES (ONT)


Décret No 164/PG - RM
portant organisation et fonctionnement de
l'Office National des Transports 132


Arrêté Ministériel No /NT - TP
portant organisation et fonctionnement des
Représentations Régionales de l'Office
National des Transports 135


Arrêté Ministériel No /MT 2 TP - MDR -
NTED portant création de la Commission
Nationale des Transports 137


: EMACI ET BUREAUX DE FRET


Ordonnance No 77-33 CMLN
portant création des Entrepôts Maliens
en Côte d' Ivoire "EMACI" 140


4.2 Statuts des E.i4.A.C.I.
141




11 11

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Page :


ANNEXE 5


ANNEXE 6


6.1


ANNEXE 7


7.1


ANNEXE 8


: LISTE DES LIGNES REGULIERES INTERIEURES
DU TRANSPORT DE VOYAGEURS 148


: REGLEMENTATION TARIFAIRE DE MARCHANDISES


Arrêté Interministériel No 2960 MFC -
MTTP portant révision des Tarifs de
transport des Marchandises et Produits
en République du Mali


Arrêté No 3007/MT - TP/CAB
portant classification tarifaire des
routes et homologation des distances
routières


Homologation des distances routières et
de la classification des routes


Comparaison entre les tarifs officiels
et les tarifs réels


: TARIFS DE TRANSPORT DE VOYAGEURS


Arrêté Ministériel No 9/MC - CAB
portant homologation des tarifs des
Transports Routiers Passagers-Bagages
de la Compagnie de Transports Urbains
de Bamako (TUB)


Tarifs de Transport de Voyageurs actuel-
lement appliqués


: PROJET DE DECRET


portant création d'une lettre de voiture
relative au contrat de transport interna-
tional de marchandises par route




12 12

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13 13

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TABLEAU DES SIGLES EMPLOYES


C.A.C. Coopérative d'~ssistance à la Culture


C.M.D.T. Compagnie Malienne de Développement des Fibres
Textiles


C.M.T.R. Compagnie Malienne des Transports Routiers


C.T.R. Coopérative des Transporteurs Routiers


M.T.T.P. Ministère des Transports et des Travaux Publics


O.A.C.V. Opération Arachides et Cultures Vivrières


O.H.V.


O.M.


Q.N.


O.N.T.


O.P.


O.P.A.M.


O.R.


Pkm


S.A.T.


S.C.A.E.R. .


S.O.M.I.E.X.


Opération Haute Vallée


Opération Mil


Office du Niger


Office National des Transports


Opération Pêche


Office des Produits Agricoles du Mali


Opération Riz


Passage-kilomètre


société Africaine dés Transports Routiers


Société de Crédit d'Aménagement et d'Equipement


Société Malienne des Importations et Exportations


U.N.C.T.M. Union Nationale des Coopératives des Transporteurs
Routiers du Mali


t/km Tonne-kilomètre




14 14

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15 15

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Introduction


L'objet de ce rapport a pour but d'établir un diagnostic
sur le secteur des transports routiers et de faire un cer-
tain nombre de recommandantions en ce qui concerne l'orga-
nisation.


En se basant sur le fait que 1'Etude élaborée en 1977 par
Tractionel " Etude du Transport Routier de marchandises "
en République du Mali, contienne déjà les recherches très
detaillées ainsi que les recommandations se rapportant au
transport de marchandises, les enquêtes pour cette étude
sectorielle se concentrent davantage sur le transport des
voyageurs pour lequel on disposait de moins de données.


L'expertise du secteur transport routier s'étend sur les
points suivants :


- Les moyens de transport routier
- Son -organ$Sation.et son fonctionnement
- La synthèse des flux de transport
- Les coûts et tarifs.




16 16

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17 17

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2. LES VOIES DE TRANSPORT ROUTIER AU MALI


Elles se classent en principe en trois catégories :


- Les routes de liaison internationales qui conduisent
aux pays limitrophes et aux ports.


- Les axes principaux sur le territoire de la République
du Mali et particulièrement les routes de liaison entre les
zones isolées.


- Le réseau routier de distribution.


2 . 1 Liaisons internationales


Les principes liaisons internationales qui existent
açtuellement au Mali sont les suivantes:


- destination Côte d'Ivoire : d'Abidjan-via Bouaké-
Quangolodou~u-Zégoua à Bamako. - -


d 'Abid j an-via Daloa-
Pian- Odienné- Bougouni à Bamako.


d' Abid jan-via Ouangolo-
dougou- Dioulasso (Haute-Volta) à Mopti ou Bamako.


- destination Haute-Volta : de Ouagadougou-via Bobo-
Dioulasso à Mopti ou Bamako.


- destination Togo : de Lomé-via Ouagadougou
d Mopti ou Bamako.


- destination Bénin : de Cotonou-via Parakou-
Niamey à Gao.


La route Transsaharienne sera ouverte bientôt et per-
mettra l'accès en Algérie.


Toutes les autres liaisons routières à longue distance
comme par exemple la liai on conduisant en Guinée et au port de
Conakry ou bien celle con i uisant à Freetown en Sierra Leone ainsi
qu'en Mauritanie ( via Nara, Nioro du Sahel à Nema et Aioun-el-
Atrouss ) sont pour l'instant sans importance pour le trafic in-
ternational des marzhandises.et le transport des passagers. Il
n'y a actuellement pas de liaisons routières entre le Mali et le
Sénégal et au port de Dakar.


Il est cependant possible que des voies de circulation
d'une importance économique pour le Mali soient créées à l'avenir
lors de l'aménagement du réseau .


2 . 2 Les principaux axes routiers sur le territoire du Mali


Les principaux axes routiers sur le territoire du Mali
sont en partie identiqusaux liaisons internationales. Leur im-
portance, quant à leur volume de trafic est déterminée par leur
fonction supranationale. 11 faut en particulier mentionner dans




18 18

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ce contexte le triangle Bamako-Sikasso-Mopti qui comporte des
routes bitumées.


Par contre, il existe des liaisons importantes qui
conduisent aux autres centres régionaux : Kayes,Tombouctou,
Gao, et qui pour la plupart sont plus ou moins impraticables
à la saison des pluies.


2.2 Le réseau de distribution


Il existe aussi un réseau routier de distribution
fait de pistes ou bien de pistes saisonnières. Ce réseau est
dans différentes régions inégalement dense, ceci en fonction des
divers facteurs comme :


- la densité de la population
- l'intensité d'activités économiques
- les modes d'activités économiques
- l'accès aux routes principales.




19 19

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3. LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER


3.1 Le parc de véhicules et son développement


3.1.1 Les difficultés générales de la détermination ---------------- ............................
du parc et les modes d'enregistrement --- ....................... ---------


Une détermination exacte du parc de véhicules
au i4ali rencontre des difficultés considérables. Un recensement
complet du parc de véhicules n'a jamais été effectué. Toutefois
1 'Administration, en particulier l'Office National des Trans-
ports ( O.N.T. ) procède à divers enregistrements qui permettent
de se faire une idée du parc de véhicules existant. Sont enre-
gistrés en détail chaque année :


- les émissions de cartes de transport
- les immatriculations de véhicules (cartes
grises)


- les visites techniques de véhicules
- les vignettes.
De plus, pour déterminer entre autre les vé-


hicules disponibles et nécessaires aux Campagnes Agricoles,'
ONT demande aux transporteurs la liste de leurs camions dispo-
nibles.


Une autre source pour la détermination du parc
automobile est l'étude de la DNTP, datant de 1975 : " Etude du
Parc Automobile du Mali 1966 - 1974 ".Cette étude a abordé le su-
jet sous un angle théorique. L'estimation du parc pour les années
1965 à 1974 fut réalisée à partir d'un sondage dans le fichier de
cartes grises en posant des hypothèses de durée de vie des véhi-
cules et de déperdition annuelle par accidents.


Mais tous les documents existants ensemble ne
permettent pas de rapport définitif sur l'effectif réel des véhi-
cules.


En sus, une détermination du parc de véhicules
de transport de marchandises fut réalisée pour 1976 par voie de
recensement direct dans'le cadre de l'étude :" Etude du Transport
Routier de Marchandises ", Tractionel, 1977.


Une estimation du parc des véhicules particuliers
privés et administratifs n'est pas possible. ( 1 )


Par conséquent, on effectuera sur la base des
documents existants une estimation de l'effectif des véhicules
et de son développement.


( 1 ) Il faut noter ici que la plus grande partie des véhicules
privés se déplacent surtout à l'intérieur de Bamako et à la
phériphérie.




20 20

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3.1.2 L'effectif global et son développement ----------- ------------ ---- --- -----
3.1.2.1 . Détermination du earc commercial ----------------- --------------


à partir des cartes de transeort -- ......................... ---


Le nombre de véhicules commerciaux
est précisé chaque année par 1'O.N.T. qui délivre les cartes
de transport.


Pour 1977 et 1978, ils sont de :(Il


.Taxis


.Taxis bâchés


.Cars


.Camions jusqu' à 10 t de


.Camions de 1 1 à 20 t de


.Camions de 21 à 25 t de


.Camions de plus de 25 t


.Tracteurs routiers


.Semi-remorques . Remorques


.Citernes
TOTAL


1977
1009
999
258


C.U. 971
C.U. 268
C.U. 5


17
481
336
98


126
4568
----- -----


Le parc de véhicules représente une
capacité globale théorique d'environ :


1977 1978
frêt solide (en t) 24000 25000
fret liquide (en m3 ) 3500 3600
places pour le transport des
voyageurs 31000 36000
( voir annexe 1 , tableau no 1-4).


Les convois poids lourds (attelages
de 20 à 30 t) n'empruntent que les grandes liaisons bitumées,
abandonnant le trafic sur routes en terre aux camions de 5 à
15 t. La plupart des pistes et pistes saisonnières ne sont ac-
cessibles qu'aux véhicules tout terrain ou aux camions de moins
de 7 t. D'autre part, sur les pistes, les véhicules ne suppor-
tent qu'une charge diminuée, du moins durant une partie de
1' année.


Toutefois, avec la capacité globale
disponible qui a été calculée, il faudra tenir compte qu'une
partie des véhicules n'est pas utilisée toute l'année. Les véhi-
cules les plus anciens ont souvent un kilométrage annuel très
réduit. Les camions circulant dans des régions avec des routes
en très mauvaise condition sont souvent plus ou moins immobili-
sés durant la saison des pluies. Des estimations de 1'O.N.T.
partent du fait que seuls 70 à 80 % des camions enregistrés sont
disponibles durant toute l'année. La capacité globale du parc
en est réduite d'autant.


( 1 ) Source : Rapport annuel de l'ONT, 1977
Les chiffres pour 1978 ne sont pas encore disponibles
au moment où le projet est élaboré.


1




21 21

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Quelques remarques critiques sont à apporter
quant à la détermination du parc de véhicules commerciaux à
partir des cartes de transport délivrées ou renouvelées cha-
que année.


Le consultant effectua deux évaluations diffé-
rentes des cartes de transport délivrées :


a) une évaluation complète des Registres des
cartes de transport, commençant à la carte no 1, c'est-à-dire
en 1974,


b) une évaluation des copies des cartes de
transport.


Les résultats furent comparés à d'autres sources
(recensements directs auprès de différents transporteurs, étude
de Tractionel, "Etude du Transport Routier de Marchandises",
différents documents de la "Division Planning" de l'ONT).


On peut constater ce qui suit comme résultat :


- les registres aussi bien que les copies des
cartes de transport ne sont pas complets


- tandis que les inscriptions pour l'année 1976
semblent être relativement correctes, il manque en 1977 pour
différentes entreprises publiques aussi bien les inscriptions
premières que les renouvellements pour des véhicules existants(2).


- des copies des cartes de transport (qui sont
la base des rapports mensuels et du rapport annuel de l'ONT)
ressortent encore d'autres chiffres d'effectif et les véhicules
d'autres entreprises manquent (1)


- les données sur l'effectif de ces deux documents
d'enregistrement ne concordent pas avec les données directes des
entreprises.


- le nombre de véhicules d'entreprises privées
pour lesquels aucun renouvellement n'a été déclaré est si élevé
qu'il ne peut s'expliquer seulement par un changement de proprié-
taire ; il est plutôt probable que l'inscription fut oubliée ou
négligée pour toute autre raison.


Il est à présumer que le parc de véhicules com-
merciaux tel que le montrent les cartes de transport est infé-
rieur à l'effectif réel. é évolution du parc de véhicules com-
merciaux 1973-1978 (v. Annexe 1, tableau no 5) montre qu'au to-
tal il a doublé de 1973 à 1976, tandis qu'il a diminué de 12 %
en 1976/77. L'année 1978 enregistre une hausse de 15 %. L'effec-
tif de camions a surtout augmenté de façon remarquable. La capa-
cité de transport théorique existante n'a toutefois pas suivi
la diminution du nombre de camions étant donné que le nombre des
ensembles routiers a augmenté d'une manière remarquable.


(1) p.ex. : nombre de camions + remorques C.M.D.T :
Registre des cartes de transport 159
Copies des cartes de transport 233


(2) Entre autre les inscriptions des véhicules pour 1'~ipération
Riz ( O. R ) , 09ération Mil ( 0.1.1.) , opération pêche . . . ne se
trouvaient pas au Registre des cartes de transport. Seuls
les véhicules de l'Opération Arachides et Cultures Vivrières
(O.A.C.V.) représentent un manque de 56 camions de 6 à 7,5 t.




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La capacité de transport 1975-77
s'est développée comme suit :


1975 1976 1977 1978


onn nage transport Solides 11923 t 21522 t 23972 t 25410 t
Tonnage transport citernes 4059 t 5772 t 3029 t 3076 t
Tonnage total 15982 t 27294 t 27001 t 28486 t


En partant de l'hypothès à admettre
pour vraie que le Registre des cartes de transport pour 1977 n'est
pas complet, il est probable que le tonnage global a augmenté par
rapport à 1976.


Par contre le nombre des places offertes
dans le trafic des voyageurs est tombé de 1976 à 1977. L'évolution
de la capacité des six dernières années se présente approximative-
ment de la manière suivante :


1973 1974 1975 1.976 1977 1978


Places offertes 22000 21000 25000 37000 31000 36000
Taux de croissance -5% +19% +48% -14% +16%


Il est possible qu'une surcapacité
établie en 1976 ait été retirée en 1977.


Le tonnage moyen des camions y com-
pris remorques et semi-remorques (transports solides) a augmenté
de 1 1 t en 1966 à environ 14 t en 1977 et 19 t en 1978. Celui
des citernes se monte en 1977 à environ 28 m3 et à 24 m3 en 1978.


3.1.2.2 Q ~ g g g ~ & ~ g g & g ~ _ ~ ~ - p a r c de véhi u~~k-&
partir des immatriculations ..........................


Une autre méthode pour la détermina-
tion du parc de véhicules repose sur l'interprétation des chif-
fres d'immatriculation annuels. Cette méthode sert aussi de base
à l'étude de la DNTP.


Le nombre de véhicules immatriculés
chaque année est passé de 1707 en 1967 à 5427 en 1977, c'est-à-
dire à plus que triplé ( v. Annexe 1 , tableau n06) .


Si l'on examine l'évolution d'année en
année, on constate que les chiffres d'immatriculation reposent
sur un cycle : à 3 années avec des taux d'accroissement positifs
succède respectivement 1 année à accroissement négatif(l), no-
tamment les années 1968, 1972 et 1976. On peut expliquer ces
cycles dans ce domaine de la façon suivante :


(1) Il a été supposé que les chiffres statistiques correspon-
dent à la réalité.




23 23

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Un excédent temporaire de la demande
en prestations de transports a incité les transporteurs à pro-
céder à des surinvestissements dans les moyens de transport. La
surabondance de 1' offre en capacités de transports a provoqué la
faillite de nombreux transporteurs. Il en a résulté d'autre part
une double prudence de la part des transporteurs à procéder à
des réinvestissements et la vétusté des véhicules.Par conséquent
il y avait un déficit des capacités de transport etle cycle
recommençait.


Une évolution analogue, faiblement
marquée - sous forme de taux d'accroissement plus bas- peut être
aussi constatée lorsque l'on contemple les chiffres du parc de
véhicules tels qu'ils ont été calculés d'après la méthode de la
DNTP .


TouteFois si l'on compare ces chiffres
à ceux des cartes de transport (11, on arrive alors à la consta-
tation qu'au cours des années les chiffres d'après la DNTP s'a-
vèrent être surévalués.


La cause est sans aucun doute que l'on
a pris comme durée de vie des véhicules une valeur trop élevée
et un coefficient de déperdition trop minime (2).


En se basant sur les chiffres d'après
DNTP, on remarque un accroissement très prononcé du parc de vé-
hicules avant 1970 ( en moyenne 1 1 % pour le parc dans son ensem-
ble et 15 % pour les véhicules particuliers ) , tandis que l'ac-
croissement moyen se stabilise par la suite à environ 7 % par an
( v. Annexe 1, tableau no 7 ) .


3.1.2.3 Autres sources --------------


a) Etude des Transports


Selon 1'Etude des Transports
au Mali, Tractionel 1968, le parc automobile malien se montait
en 1968 à 12.175 véhicules, avec la répartition suivante :


Voitures particulières 5.722
Camionnettes et voitures tout terrain 3.395
Camions 2.657
Cars 110
Tracteurs, remorques et semi-remorques 291


Ces chiffres correspondent
approximativement à ceux de 1'Etude faite par la DNTP.


(1) Pour 1976, on peut supposer que les cartes de transport re-
flètent la situation réelle de façon relativement exacte.
(2) Au Mali, ,le Bureau des immatriculations n'est pas avisé du
retrait de la circulation d'un véhicule, par exemple après un
accident ou pour cause d'usure. Le propriétaire ne renvoit pas
la carte grise.




24 24

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b) Etude du Transport Routier de
Marchandises, Tractionel 1977.


Dans le cadre de cette étude, le
parc des véhicules (citernes exclues) fut déterminé par voie
de recensement direct dans les 42 cercles du pays au 30 mars
1976 de la manière suivante :


Camions de moins de 10 t 811 soit 53 %
Camions de 10 à 20 t 464 soit 30 %
Camions de plus de 20 t 258 soit 17 %


TOTAL 1.533


( Voir tableau nOg, Annexe 1 )


Ces chiffres diffèrent légèrement de
ceux donnés par les cartes de transport. Ces différences s'expli-
quent par le fait que lors du recensement n'ont été retenus


- que les véhicules utilisés pour la commercia-
lisation de la production agricole et la di~tribution~donc les
camions à partir de 6 t, à l'exclusion des camionnettes et des
véhicules spécialisés, comme par exemple les camions-bennes ;


- que les véhicules en ordre de marche ou faci-
lement réparables, à l'exclusion des véhicules gravement endom-
magés ou complètement usés.


c) Fiches de visites techniques


Une possibilité supplémentaire, tou-
tefois n'étant à considérer que comme théorique, pour la déter-
mination du parc de véhicules se présente dans l'évaluation des
Fiches de Visite Technique.


Il est réglementaire de soumettre les
véhicules effectuant le transport public de marchandises et per-
sonnes à une visite technique tous les trois mois.


Le nombre de visites techniques effec-
tuées en trois mois devrait théoriquement correspondre à peu près
au nombre de véhicules en circulation. Une telle contradiction
a résulté de la comparaison des fiches de visite technique avec
les cartes de transport pour la 2. Région, pour la période fin
novembre 1976 à fin février 1977, que cette,méthode doit être con-
sidérée comme inutilisable.


3.1.2.4 Résumé ------
En conclusion, on retiendra que les


chiffres tels que les cartes de transport les reflètent, se
rapprochent au plus près de la situation réelle.




25 25

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Pour ce qui est du parc de véhicules
particuliers (privés et administratifs), il est à noter qu'il
pourrait se situer entre 14.000 et 18.000 véhicules.


3.1.3 Répartition du parc de véhicules ................................


3.1.3.1 Répartition réqionale -- ----------- ------
La répartition des véhicules ( parc


commercial ) sur les différentes régions du Mali se présente en
1977 et 1978 comme suit : (voir Annexe 1, tableau no 1 et 3 )


1. Région 4,8 % 3,9 %
2. Région 74,5 % 75,1 %
3. Région 3,2 % 2,8 %
4. Région 9,3 % 10,O %
5. Région 5,5 % 4,3 %
6. Région 2,7 % 3,9 %


TOTAL 100,o % 100,O %


Environ 75 % de tout le parc de véhi-
cules se répartissent sur la 2 ème Région et Bamako, au dernier
rang se trouve la 6 èrne Région ( y compris l'actuelle 7 èrne Ré-
gion ) avec à peine 3 %.


En ce qui concerne le tonnage global
disponible, 80 % env. se répartissent sur la 2 èrne ~égion et
Bamako, au dernier rang se trouve par contre la 1 ère Régior
( Kayes ) .


Les véhicules au tonnage le plus
lourd , ensembles routiers et citernes, se concentrent encore
davantage sur la 2 èrne Région. Seule la 4 èrne Région( Ségou )
présente encore ici un nombre notable de véhicules. Dans la 1 ère
Région et la 6 ème Région , il ne se trouve pratiquement pas de
camions autonnage plus important, à l'exception des citernes qui
alimentent Gao à partir de Niamey en hydrocarbures.


La répartition régionale du parc de
véhicules et les capacités en tonnage disponibles reflètent net-
tement la concentration de l'économie sur la 2 èrne Région.


Il est à noter que l'étude de Trac-
tionel " Etude du Transport Routier de M.archandises " montre une
répartition bien plus régulière sur les différentes régions en
ce qui concerne le parc de véhicules pour le transport de mar-
chandises ( v. Annexe 1, tableau no 7 ) . Cet écart incombe au
fait qu'une partie du parc commercial destiné au transport des
marchandises est stationnée dans d'autres régions que celles
enregistrees sur les cartes Ze transport. C'est particulièrement
le cas des entreprises d'état.




26 26

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En ce qui concerne le trafic de
voyageurs, là aussi,la 2 ème Région se trouve en tête avec
environ 67,s % de la capacité existante.La partie prépondé-
rante devrait se répartir sur Bamako-ville. L'offre restrein-
te en capacité de transport pour le trafic de voyageurs dans
la 6 ème ~égion est due, outre la densité réduite de la po-
pulation, aussi au fait que le trafic de voyageurs s'effec-
tue généralement par transport mixte.


3.1.3.2 Répartition par tyoe de véhicule -- --------- ---- L-------------


Transport de voyageurs ----- --------- - ----
En ce qui concerne le transport de


voyageurs, la partie la plus importante des véritables moyens
de transport de voyageurs au total revient aux taxis, suivi
de près par les taxis-bâchés. A l'intérieur des régions, à
l'exception de la 2 ème Région et de Bamako, le rapport est
inversé, le transport en bâchés est prépondérant. Toutefois
le transport par bus augmente en fonction de l'état des routes.


En ce qui concerne les capacités
existantes (places disponibles), les bâchés représentent en-
viron 48 %, suivi des bus avec 33 %, seuls 19 % reviennentaux
taxis.


En se basant sur un dépouillement
des cartes de transport en 1976, on a pu constater que les
marques les plus fréquentes pour les taxis sont Renault et
Peugeot (v. Annexe 1, tableau no 8 ).~n 1977 et 1978, un déca-
lage peut avoir eu lieu en faveur de Peugeot (304 et 504). La
Peugeot 504 est actuellement le véhicule le plus ,fréquent
pour le trafic interurbain.


Les taxis bâchés sont en majorité
des Peugeot 404 bâchées. Pour les bus,les marques représentées
sont essentiellement Saviem SG 2 (car rapide), Hino et Berliet.


Transport de marchandises ----- -------------------
Pour les moyens de transport de mar-


chandises, on obtient la répartition suivante en % :


Camions 10 t c .u.
1 1 à 20 t
21 à 25 t
25 t
Tracteurs
Semi-remorques
Remorques
Citernes


TOTAL


Les marques les plus fréquemment




27 27

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rencontrées sont : Citroen, Berliet, Hino, Mercedes et Unic
(1).


Une actualisation des données pour
les années 1977 et 1978 n'est pas possible,car les données
nécessaires manquent, tant pour les camions que pour les véhi-
cules de transport de voyageurs.


En 1976, on déterminera au total 30
types de véhicules différents dans le transport de marchandises.


On remarque une tendance à l'accrois-
sement des tonnages et du nombre d'ensembles routiers.


3.1.3.3 épar titi on -- --------- par ---- âge


Une évaluation des fiches de visite
technique établies du 23 novembre au 23 février 1977 à Bamako,
pouvant être considérée comme un sondage, ainsi que de la sta-
tistique de ~'O.N.T. sur les cartes de transport ( différen-
cièes en renouvellement et véhicules nouveaux mis en service
en 1977 ) donne le résultat suivant :


L'âge moyen des taxis est de 2 ans
et 10 mois. En considérant que la durée de vie utile des taxis
est de 2 ans, on peut supposer qu'environ un tiers des taxis en-
registrés en 1977 sont à la limite de leur exploitation normale.
La vétusté des taxis est encore plus nettement prononcée dans les
3, 4, 5, et 6 èmes Régions.


L'âge moyen des taxis bâchés était
en 1976/77 de 3 ans et 10 mois. Une analyse des cartes de trans-
port montre qu'entre-temps, l'âge moyen des véhicules a baissé.
Ici on ne peut pas constater de nette vétusté du parc. Il est
à remarquer aussi qu'une très grande partie des bâchés ne fut
mise en circulation qu'en 1976 et 1977. A en juger les données
pour 1978, le parc semble avoir rajeuni. Ceci pourrait être de aux
achats hors taxe effectués au Nigeria.


Pour les camions plateaux à ridelles
de transport de marchandises solides, on a constaté en 1976 que
ces véhicules sont relativement âgés. En présence d'une durée de
vie moyenne de 7 ans et 3 mois, il a été constaté que 55 % des
véhicules circulent déjà depuis 5 ans et plus. En considérant
les cartes de transport pour les véhicules de ces catégories,
nouvellement immatriculés, qui se montaient à environ 15 % en
1977, on peut déduire que la situation générale n'a pas changé.


(1) Voir : Etude du Transport Routier de Marchandises, fasci-
cule II : Les Transports routiers de Marchandises, Tractionel
1977, p. 175.




28 28

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échantillonnage sur les semi-re-
morques de fra~sport de marchandises solides donne un âge moyen
d'exploitation de 7 ans.


En 1978, le parc a été probablement
rajeuni par achats récents de la SAT et de la UNCTR ainsi que
par quelques dons aux opérations ( camions HINO).


é examen des semi-remorques citernes
donna un âge moyen de 5 ans et 3 mois. Tandis qu'en 1975, une
forte acquisition de citernes était à remarquer, un ralentisse-
ment du rythme d'achat était à noter en 1976 et 1977. Cette ten-
dance semble avoir continué en 1978 si bien que l'âge moyen s'est
accrue.


Pour les tracteurs routiers on a pu
degager un âge moyen de 5 ans et 6 mois avec une mise en circu-
lation de 55 % des véhicules durant la période 1974-1977.


échantillonnage sur les cars rapides
donna une durée d'exploitation de 5 ans et plus. En considérant
le développement des immatriculations premières, on'peut là aussi
présumer une vétusté du parc de véhicules.


3.1.'4 Etat des véhicules -------------------
L'état des véhicules doit être considéré comme


n'étant , en général, pas bon ; au demeurant il est difficile de
dire si c'est celui des véhicules privés ou celui de ceux des
entreprises publiques qui est plus mauvais . Ceci concerne sur-
tout les petits véhicules de transport en commun. Comme raison
causales et concourantes du mauvais état des véhicules, on peut
citer :


- la très grande diversité par marque de véhi-
cules, qui s'accentue au niveau des types, constitue un véritable
handicap pour l'entretien des véhicules. Pour offrir les condi-
tions préalablesSun entretien approprié, il faudrait un important
stock de pièces de rechange et un personnel d'entretien
connaissant les techniques propres à chaque marque et type.


- les véhicules qui circulent ne sont souvent
pas, en ce qui concerne leurs spécifications techniques, adaptés
aux conditions locales , c'est-à-dire tout particulièrement à
l'état des routes. Ceci mène à des coûts majorés pour les répa-
rations et l'entretien, ce qui d'autre part est préjudiciable à
la rentabilité du véhicule. Pour ne pas compromettre la rentabi-
lité, on économise sur l'entretien et les réparations, avec des
conséquences négatives sur l'état des véhicules et leur rotation.


- Une partie considérable des véhicules qui cir-
culent appartient à des propriétaires privés qui ne peuvent être
considérés comme des transporteurs au sens propre. Ils ne dispo-
sent pas de connaissances en transport suffisantes pour être sen-
sibles au rapport entre rentabilité - entretien- durée de vie-
kilométrage annuel .




29 29

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- la formation insuffisante des
chauffeurs (et des transporteurs) à un pilotage clairvoyant
et approprié ainsi que de la mécanique des véhicules.


3.2 Les agents de transport


3.2.1 Les entreprises dOEtat --------- ------------
3.2.1.1 La Co~mqnie Malienne des Transports ---------------------- ----


routiers --------


La C.M.T.R. a été créée en 1970 à la
suite de la fusion de deux sociétés d'Etat de Transport : La
Régie des Transports du Mali (R.T.M.) et les Transports Ur-
bains de Bamako (T.U.B.). La principale raison de cette fu-
sion incombe au fait que l'on ait voulu procéder à un redres-
sement financier de 2 entreprises.L'objectif était, en outre,
de supprimer les points faibles de structure et d'organisation
de ces deux entreprises.


D'après les informations de l'ONT, les
objectifs de la C.M.T.R. sont les suivants :


- transport des marchandises toute natu-
re


- transport des voyageurs sur lignes Ur-
baines, interurbaines et internationales


- transit, activité dévolue depuis 1972


La C.M.T.R. a centralisé son parc de
véhicules à Bamako, à l'exception de 2 camions de 1 0 t de C.U.
qui sont stationnés à Gao. Le centre des installations de la
C.M.T.R. se trouve à Bamako sur un terrain d'environ 3500 m2
équipé avec des hangars, ateliers et installations bureaux.


Des escales techniques se trouvent à
;iopti, Sikasso et Koutiala.


Des installations de stockage avec res-
pectivement 11 000 et 2 000 m2 étaient entretenues à Abidjan
et à Ouangolodougou.


Les représentations n'avaient pas de
parc, elles recevaient les véhicules de la société, les char-
geaient ou les déchargeaient et les expédiaient aux destina-
tions assignées.


Bien que la CMTR fût la seule entrepri-
se malienne ayant un entrepôt à sa disposition à Abidjan, ce
dernier ne fut pas utilisé de façon suffisante. Les entrepri-
ses maliennes utilisaient de préférence lors des dernières an-
nées les aménagements de transitaires de la Côte d'Ivoire ayant
un siège à Abidjan. L'utilisation très insuffisante des maga-
sins de la CMTR - pour lesquels des sommes considérables doi-




30 30

▲back to top

vent être versées chaque année à la République de la Côte
d'Ivoire - constitue une charge financière importante. Ces ins-
tallations à Abidjan ont été vendues récemment à 1'EMACI. On
doit rechercher les causes de l'insuffisance d'exploitation des
installations dans le mauvais fonctionnement de l'organisation
par la CIYTR.


Depuis 1974, les activités de la CMTR s'é-
tendent aux domaines suivants :


- le transport de fret solide à longue dis-
tance,


- le transport de fret liquide (hydrocar-
bures) d' Abid jan,


- le transport interurbain de voyageurs,
- les activités de transit à Abidjan et


Ouangolodougou. Le transport urbain de voyageurs à Bamako assu-
mé par la T.U.B. fut suspendu en 1975. Cette part de transport
de voyageurs revient entièrement à des entreprises privées.


Dans le transport interurbain de voyageurs,
on a réduit depuis 1973 le nombre et la fréquence des lignes par-
courues.


A la fin de l'année 1975, les lignes suivan-
tes étaient encore desservies par la CMTR :


. Bamako-Koulikoro


. Bamako-Banamba . Bamako-Kouremalé . Bamako-Bougouni


. Bamako-Mopti


. Bamako-Koutiala-Mopti


. Bamako-Ségou


. Bamako-Sikasso . Bamako-Bobo Dioulasso


. Mopti-Bobo Dioulasso


. Bamako-Bouaké
Fin 1978, il ne restait plus que les 5 li-


gnes suivantes : . Bamako-Koulikoro . Bamako-Mopti
. Bamako-Sikasso . Bamako-Bobo Dioulasso . Bamako-Bouaké
Le parc de véhicules de la CMTR, devenu en-


tre-temps vétuste, se développa comme suit :
-


Cars
Tracteurs
Camions
Remorques et
Semi-remorques
Citernes
TOTAL
1


1 9 7 3 .


Total


6 1
7 6
16
5 5


32
240


1 9 7 7


Total


29
47


7
38


27
1 4 8 -


1978


en fonction


6
26


2
2 2


22
78


Total


30
3 3
27


20 ,
110


1


en fonction


6
20
14


1 3
5 3




31 31

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Le parc de véhicules se compose de
nombreux types de véhicules.


A Bamako se font toutes les réparations
importantes, les escales ne faisant que des dépannages sommaires.
L'entretien et les réparations des véhicules seront effectués à
8 0 % par la CMTR. 20 & des réparations spéciales seront effectuées
par les entreprises de réparations de véhicules.


A la diminution de la capacité des
transports disponibles et à la vétusté du parc de véhicules est
liée une diminution du volume des transports effectués. Le trans-
port de fret est passé de 63.195 t en 1 9 7 3 à 41.837 t en 1976. Le
nombre de passagers transportés a diminué également de façon con-
sidérable à la suite de la suppression de nombreuses lignes et de
la réduction des fréquences des voyages. Le temps d'immobilisation
extrêmement élevé des véhicules n'est pas uniquement dû aux répara-
tions qui sont entreprises mais aussi au fait :


- qu'il manque des pièces de rechange
et que ces pièces ne peuvent être payées vu la situation finan-
cière mauvaise.


- qu'il faille attendre que les véhi-
cules servant au transport des marchandises soient déchargés au
dépôt.


- que les pannes fréquentes des véhi-
cules de service ont provoqué une perte de confiance chez les
clients.


- qu'une forte concurrence s'est déve-
loppée entre la CMTR et les entreprises privées ainsi qu'avec le
transport effectué pour compte propre par les autres entreprises
d'état particulièrement.


Il faut cependant remarquer ici qu'en
dépit d'une qualité de transport perdant de sa valeur (bus qui
n'assurent pas leur service, non-respect de l'horaire, etc...),
le taux d'utilisation des bus n'a pas baissé. Les passagers ont
une certaine préférence pour les voyages en bus étant donné que
l'on peut y emporter davantage de bagages avec soi et que les
bus de la CMTR se sentent très peu concernés par les effets né-
gatifs des contrôles opérés en chemin par la Police, la Gendar-
merie ou la Douane (cf 6.4)


Le nombre d'effectifs de la CMTR se
composait au 31.12.1978 comme suit :


Chauffeurs 1 4 0
Ouvriers 1 2 5
Cadres moyens 3 7
Cadres sup. 4
Employés 9 1
Plantons 6
Gardiens 8
Manoeuvres 1 7
Infirmiers 2 -
T O T A L 430




32 32

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Bien que la composition du personnel té-
moigne d'une proportion acceptable entre le personnel produc-
tif et non-productif, il en ressort néanmoins un excédent con-
sidérable d'effectifs si l'on considère le parc de véhicules
existant.


Pour des raisons socio-politiques, on a re-
noncé jusqu'à présent à licencier le personnel en trop.


Les résultats financiers de la C.M.T.R. sont
négatifs depuis 1973. L'exercice 1 9 7 4 se solda par une perte de
430 millions de FM et l'exercice 1 9 7 5 par une perte de 412 mil-
lions. L'endettement s'élevait en 1976 à 2,5 millions de FM et
le déficit en fonds de roulement à 1 milliard de FM. On a d & i à
évalué le montant des coGts pour le renouvellement du Darc ae
véhicules en 1975 à 1 milliard de FM.


Dans 1a"Note Générale" de la CMTR du 27 mai
1976 et dans le procès-verbal de la Réunion ~nterministérielle
du 1 er juin 1976, on a attribué les raisons suivantes aux ré-
sultats négatifs :


- désorganisation du marché et de la répar-
tition du fret,


- utilisation trop faible du parc de véhi-
cules


- taux de remplissage insuffisant (trans-
port de marchandises)


- vieillissement du parc de véhicules,
- insuffisance des tarifs,
- personnel en surnombre,
- absence d'autofinancement, l'endettement


ayant dépassé les limites tolérables,
- crise de trésorerie,
- rigidité structurelle, qui se traduit par


la lenteur des décisions et l'inertie des moyens.


A partir de cette analyse et selon les
informations de ONT, la situation actuelle de la C.M.T.R.
se présente comme suit :


- Equipement matériel roulant insuffisant
et obsolète


- Infrastructure matérielle et humaine
adéquate aux points de maintenance technique à Sikasso, Mopti,
Koutiala, Garage central à Bamako


- Société déficitaire à cause de :
. tarifsde transport non réajustés à


temps
. transport urbain non subventionné de


1970 à 1976
. baisse de rotation dûe aux contrôles


impertinents de la police
. environnement malsain (concurrence


déloyale des sociétés et entreprises dOEtat)


Il n'existe pas de plans ou d'arrêtés défi-
nitifs pour le redressement de la CMTR actuellement.




33 33

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3.2.1.2 La -----iL-i--ii----iii------------- Société Afr caine des Transports ----
Routiers (SAT) --------------
L a Société Africaine des Transports


Routiers (SAT) est établie au Mali depuis le début de l'an-
née 1978 et effectue des transports depuis le mois de mars.


La SAT est une entreprise commune du
Mali et de l'Algérie.


Le capital initial de la société se
monte à 1,5 milliard de FM. La participation du Mali est
de 51 % , celle de l'Algérie de 49 %.


La gestion de la société est assurée par
les deux pays ensemble. A l'heure actuelle, la direction de
l'entreprise se présente comme suit :


Président Directeur Général (Mali)
Directeur Général Adjoint (Algérie)


i


i 8 I 1 I 1 I
Chef du service Chef du service Chef du service Chef du service
technique exploitation financier administration
(~lgérie) (Algérie) (Algérie) (Algérie)


Selon l'ONT, les objectifs de la SAT
sont :


- le désenclavement des 6 et 7èmes Régions,
- la liaison algéro-malienne par la Route


Transsaharienne
Compte-tenu de ces objectifs, le siège so-


cial était prévu à Gao (et non à Bamako).


La fondation de la SAT ainsi que son é-
quipement en matériel roulant, fut effectué (e) sur la base d'u-
ne étude réalisée en 1974. Cette étude s'appuyait essentielle-
ment sur l'offre et la demande en transport, telles qu'elles ont
été déterminées respectivement pronostiquées dans le Plan Quin-
quennal 1974-1978 de la République du Mali. Bien que la SAT n'est
entrée en activité qu'en 1978, l'étude n'a pas été actualisée ni
adaptée à la situation actuelle du transport entre temps.


Dans l'étude de 1974, il était prévu que
la SAT étendrait ses activités sur les domaines suivants :


- les transports d'approvisionnement de la
6 ème Région,


- les transports internationaux entre la
Côte d'Ivoire et le Mali.


Compte-tenu du champ d' activités "Approvi-
sionnement de la 6 ème Région", la SAT devrait établir une base
à Gao pour pouvoir opérer à partir de ce point.


Au cours des pourparlers qui ont eu lieu
entre 1'~lgéri.e et le Mali les années suivantes, les objectifs




34 34

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varièrent à diverses reprises : entre autres : La SAT devait
normalement mener ses activités sur k s liaisons algéro-malien-
nes. Les camions plus petits devaient être employgs surtout dans
la 6 èrne Région sur les pistes difficiles comme Gao-Niafunké et
Gao-Tessalit. L'approvisionnement de la 6 èrne Région en hydro- .
carbures devait être effectué à partir de Parakou (République du
Bénin) ou de l'Algérie.


Le siège de la société se trouve actuel-
lement à Bamako. Une représentation pour l'organisation du fret
est entretenue à Abidjan. Une base d'approvisionnement se trouve
à Sikasso. L'entretien et la réparation des véhicules sont effec-
tués exclusivement par le garage propre à Bamako. Si les véhicules
tombent en panne pendant qu'ils sont.en route, une équipe spéciale
de dépannage est envoyée de Bamako pour répârer les dégâts. On se
procure encore des pièces de rechange localement.


Le parc de véhicules 6e la SAT se compose
de :


- 40 tracteurs (Type Mercedes 1926 et
2632)


- 30 semi-remorques (SAL 20), C.U. 30t
fret solide


- 10 semi-remorques citernes, C.U. 30 O001
(=2-,5 t)


- 10 camions-plateau (type Blumhardt),
C.U. 20 t


ce qui correspond à une capacité de trans-
port de 1 100 t de fret solide et de 300 000 1'(=225 t) de
fret liquide.


Jusqu'à présent, les ensembles routiers
circulent sur les parcours Bamako-Abidjan, Abidjan-Bamako-Selin-
gue (construction barrage), Abidjan-Sikasso-Mopti. Actuellement
5 des camions sont en prêt à la SONAREN pour le transport de
2000 t de phosphate dans la 6 èrne Région et 5 camions sont sta-
tionnés à Sikasso pour les transports d'engrais. Une mission
(en dehors des transports SONAREM) a été effectuée jusqu'à pré-
sent avec 7 camions vers Gao pour l'approvisionnement de la 6
et 7 ème Réoion, (1).


En 1978, des transports ont été effectués
pour : Selingue, Somiex, Opam, Sonarem et Ashgar. Les marchan- .
dises transportées étaient : ciment, riz, engrais, fer, sucre,
container et hydrocarbures.


.Seulement 2 921 t de fret solide ont
été transportées entre mai et juillet 1978, avec 136 rotations.
La distance moyenne de rotation est de 2 137 km, dont 1 263 km
en charge. Ceci correspond à un taux de parcours en charge de
59 %. Il a été réalisé jusqu'à fin juillet 3 320 280 Tkm à un
prix de vente de la Tkm de 34,70 Ffl.


(1) Il faut noter ici queles véhicules de la SAT - notaranent les
ensembles routiers - ne sont adaptés à l'état des routes, notam-
ment des pistes menant à la 6 et 7 èrne Région ou bien apparte-
nant à ces régions. Tant que la route Transsaharienne ne sera pas
achevée et que la route nationale Gao-Sévaré ne sera pas cons-
truite, ces véhicules ne pourront pas circuler.




35 35

▲back to top

En ce qui concerne les transports d'hy-
drocarbures 1050000 1 = 892,5 t ont été transportées entre
avril et juillet avec,un total de 35 rotations. Le prix de vente
de la Tkm pour les hydrocarbures était de 34.15 FM.


L'utilisation moyenne par rotation pour
le fret solide était d'environ 21,5 t , ce qui correspond à un
taux de remplissage de 39 %. Pour les hydrocarbures, l'utilisa-
tion par rotation était de 50 %.


Si l'on compare le tonnage transporté
avec la capacité existante , on s'aperçoit que les véhicules
ont un temps d'immobilisation extrêmement élevé.


Le chiffre d'affaires au 30 novembre 1978
s'élevait à 355 994 FM pour des charges d'exploitation (sans a-
mortissement) de 319 051 FM.


La situation actuelle de la SAT est en
bref, selon l'ONT, la suivante :


- Equipement.en matériel non adapté pour
répondre aux objectifs qui lui sont assignés. Seulement 30 % du
parc peut intervenir dans le Nord


- Equipement insuffisant pour maintenan-
ce du parc


- Société déficitaire depuis démarrage en
mars 1978 en raison du manque de fret ou des difficultés de dé-
marrage


Au-delà, on peut citer comme causes aux
difficultés de la SAT :


- un excédent en capacité de transport au
Mali (l),


- une forte concurrence d'entreprises pri-
vées,


- la concurrence sur le secteur du trans-
port par des entreprises d'état (SOMIEX, OPAM etc...),


- un manque de soutien de la part de
l'ONT lors de la répartition du fret à transporter (théorique-
ment les entreprises de transport d'état - SAT, CMTR, devraient
être favorisées lors de l'affretement),


- un manque de souplesse et de rapidité
dans lesréactions de la SAT lors de la prospection de marchés de
transport.


(1) Respectivement un tonnage de fret insuffisant,
les fortes oscillations saisonnières dans le volume du tra-
fic jouent ici un rôle important.




36 36

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3.2.1.3 . Autres entreprises ------------ -----


En dehors des vraies entreprises
publiques de transport, il existe un nombre considérable d'éta-
blissements et d'organisations publics, qui possèdent un parc
de véhicules commerciaux et qui effectuent des transports pour
leur propre compte.


A citer en premier lieu sont S.O.M.
I.E.X., O.P.A.M. et C.M.D.T.


La S.O.M.I.E.X. a élargi son parc
de véhicules de 46 en 1976 à 56 en 1977.


L.O.P.A.M. est passé de 16 en 1976
à 40 véhicules en 1977, la C.M.D.T. de 73 en 1976 à 159 en 1977
et l'Office du Niger de 54 en 1976 à 72 en 1977. .


,La CMTR effectuait dans le passé
une grande partie de ces transports. Depuis le déclin de la
CMTR, ces entreprises ont acquis des camions, respectivement
dessemi-remorques à tonnage plus important.


Tandis que la SOMIEX et OPAM sont
surtout stationnées dans la 2 èrne région et Bamako, les autres
s'étendent plutôt dans les régions de Mopti, Ségou et Sikasso.


Il faut mentionner également ici que
depuis 1978, la Poste effectue le transport des voyageurs en
direction de Mopti, Sikasso, et dans les 6 ème et 7 ème régions.


Dans toutes ces entreprises, le sec-
teur " Transport " est intégré aux activités globales. On n'ef-
fectue pas de calculs de rentabilité séparés pour les activités
de transport. On peut cependant partir du fait qu'en général ces
transports pour compte propre ne sont pas rentables.


D' autre part, ces entreprises d' état
peuvent opérer de cette manière indépendamment du marché des
transports en général. Elles peuvent mieux se garantir contre le
risque d'un manque d'approvisionnement en marchandises et orga-
niser notamment la distribution et le transport de leurs produits
en propre régie.


On suppose que le développement remar-
quable des transports pour compte propre n'est que la conséquence
d'un marché de transports désorganisé et d'un déroulement de la
répartition des frets très défectueux.


D'autre part, à 1' accroissement des
transports pour compte propre ., 'il-. a résulté que la planifica-
tion dans le secteur des trânsports echappe aux services publics


sera notamment rendue . plus difficile.




37 37

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3.2.2 Les Coopératives des transporteurs routiers -----_- ----------------__ -_--_--_---_----
(C.T.R.)


L'Union Nationale des Coopératives des Transpor-
teyrzi Routiers du Mali (UNCTRM) est d'une part l'union à
1 echelon supérieur de toutes les Coopératives des transports
routiers au Mali, d'autre part elle opère en tant qu'entreprise
de transport indépendante. LOU.N.C.T.R. respectivement $es C.T.R.
sont actives tant dans le secteur du transport marchandises que
dans celui du transport voyageurs.


La structure de la Coopération se présente
comme suit :


U.N.C.T.R.


\\. ,----\\-.--
ion 5.2égion 6. ~égion 7. ~égion


Coopératives des Cercles


/ I I \\ / i l \\ I I I \\ III\\ 1 / 1 1 i / i ! I I I \\
Sous la UNCTR se trouvent les Coopératives


des différentes Régions, et sous celles-ci celles des Cercles.


Chaque Cercle a en principe une Coopérative des Transports
Routiers. Seule Bamako forme une exception. Là, il existe
trois Coopératives différentes:


1. Coopérative des Taxis ville
2. Coopérative des Transports Routiers voyageurs inter-


urbains, y compris une partie des Taxis Ville.
3 . Coopératifle " Mère " (CTR)


qui s'occupe du transport marchandises, de la réparti-
tion du fret et du transport lignes longue distance.


*


Les objectifs de la UNCTRM sont en bref :


- de représenter les organismes coopératifs des
transports routiers,


- d'organiser et de coordonner les activités
des Coopératives affiliées,


- de conseiller et d'aider les organismes de
base à orienter et à harmoniser leurs investissements,


- d' encourager et de soutenir l'action des
Coopératives membres,


- de garantir éventuellement, en tant que mu-
tuelle, tout financememt ou dehande de crédit nécessaire à 1'6-
panouissement des Coopjratives membres.




38 38

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Les principaux objectifs et les tâches de la CTR
consistent à :


- organiser et développer le transport routier
urbain et interurbain des marchandises et des voyageurs par les
véhicules de ses mernbres, . en centralisant les commandes de transport


de marchandises, . en organisant les réseaux routiers de trans-
port des voyageurs, ainsi que les transports
urbains et interurbains, . en concluant en son propre nom avec les
tiers les contrats de transport dont elle
confie l'exécution à ses membres,


- contribuer par une participation active à la
réalisation des plans d'importation et de commercialisation de
1'Etat.


Les Coopératives groupent presque tous les transr
porteurs privés. La plupart des transporteurs privés faisant par- ,
tie des Coopératives possèdent entre 1 et 5 véhicules. Le parc de
véhicules des entrepreneurs privés, qui sont groupés dans la CTR,
devrait s'élever à 800-900 camions.


Si l'on établit une comparaison entre ces chif-
fres et le parc'de véhicules commerciaux de transport de marchan-
dises, on constate que les UNCTR/CTR contrôlent près de 45 % des
véhicules assurant les transports de marchandises. En ce qui con-
cerne la capacite'de transport, ce taux est sGrement moins élevé
étant donné que les camions à petit tonnage devraient être gérés
surtout par les UNCTR/CTR.


Au niveau du transport de voyageurs, 500 -
600 transporteurs, avec aussi chacun entre 1 à 5 véhicules, sont
membres des Coopératives. Mais en fait les Coopératives con-
trôlent aussi ces entreprises privées, car elles aussi opèrent
à partir des dites "gares routières" et ces gares routières sont
administrées et dirigées par des agents des Coopératives. Selon
l'U.N.C.T.R., 80 % des transports de voyageurs sont effectués par
des entreprises privées, elle contrôle donc plus de 70 % de ce
secteur de transport.


Une partie considérable de la totalité des
transports est donc sous l'influence des UNCTR/CTR.


Les Coopératives sont gérées par des Comités
de Direction, élus tous les ans par une Assemblée Générale.


Les activités des Coopératives sont contrôlées
par des agents des Services d~ la Coopéïation qui vérifient éga-
lement la comptabilité.


I Le secrétariat et la comptabilité des Coopérati-
ves sont souvent tenues par des agents détachés des Services de
la Coopération.


L'UNCTR a un délégué dans chaque Région. Des
délégués des Coopératives assistent à toutes les réunions de
programmation des transports au niveau des Régions et des Cercles.


Pour les frais de fonctionnement, les Coopéra-
tives prélèvent une cotisation ainsi qu'une redevance sur les
prix de transport.




39 39

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La cotisation est obligatoire, uniforme et non
remboursable. Son montant est fixé à : 100.000 FM par organisme
adhérant. Elle est libérable en totalité à l'adhésion.


La contribution des organisr,es membres au fonc-
tionnement de l'Union est fixée à 10 % des recettes brutes, qui
seront versies mensuellement à la caisse de l'union.


En général , l'adhésion à la Coopérative n'est
refusée qu'extrêmement rarement_lorsqu'elle a été sollicitée.


La cotisation annuelle pour la carte de membre
de la coopérative se monte à 2 000 FM.


En tant que transporteur direct, 1'UNCTR dispose
en 1978 du parc de véhicules suivant : (1)


56 camions de C.U. 12
31 tracteurs
31 semi-remorques de C.U. 30 t


Ceci correspond à une capacité d'environ 1600t.
La SAT, par contre, ne dispose d'une capacité que de 1100 t (fret
solide) ainsi que de 300 m3 de fret liquide. La CMTR n'a une Ca-
pacité de fret solide que d'environ 675 t- dont seillement 400 t
utilisables .- et de fret liquide de 600 m3 ( dont 400 m3 utilisa-
bles). La plus grande partie des véhicules de la UNCTR est en
outre relativement neuve.


Tout comme les sociétés publiques, 1'UNCTR et
la CTR ont des difficultés à travailler avec rentabilité. A côté
d'un manque de marchés, c'est un mauvais taux de remplissage das
véhicules par suite de défauts d'organisation - en particulier au
niveau de la commercialisation- qui en est considérée coinme la
cause essentielle.


3.2.3 Les entreprises privées --------- ------. ------


Au niveau du transport de marchandiies, il de-
vrait exister à peu près 20 transporteurs, qui sont des entrepri-
ses privées et qui ne font pas partie des Coopératives. Elles ont
presque toutes leur siège à Bamako. Quelques-unes possèdent aussi
des succursales dans d'autres régions du pays ou y sont stationnés
en tous cas des véhicules..Plusieurs d'entre elles ont aussi irn
représentant à Abidjan.


Le nombre de véhicules qui sont en leur posses-
sion, varie. Il devrait s'&lever approximativement à 10-20. Il
s'agit en l'occurrence tant de camions-platea~~x que de citernes.


Beaucoup de ces entreprises privées n'effec-
tuent pas que des transports pour compte d'autrui mais aussi et
surtout pour propre compte : le transport et l'import-export sont
pratiqués simultanément.


La stagnation généraletnotamment les cycles
décrits au 5 3.1.2.2 dans le transport semble mener chez les en-
treprises privées à une vétusté du parc de véhicules.
-.. - --- - -


(1) Source : D&pouillemcnt des ~égistres des cartes de transpcrt,
ONT.




40 40

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ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT


4.1 Encadrement


4.1.1 Généralités -----------
Peu d'objectifs globaux furent cités dans le


Plan Quinquennal 1974-1978, qui est encore en vigueur, en ce
qui concerne la politique des transports routiers :


- l'établissement d'une relation étroite entre
les projets du secteur transport et ceux des autres secteurs,


- l'accroissement de la capacité de transport
par l'acquisition d'équipements conséquents dans les secteurs des
routes etc...


De façon générale, on peut dire que le principe
du marché libre règne plus ou moins dans le secteur des transports
routiers. Le contrôle de l'état sur ce secteur n'est que partiel.
Il n'existe pas de politique claire et nettement définie du côté
de 1'Etat.


4.1.2 Législation -- et rèqlementation -----------
4.1.2.1 ~égislation -- -------------- en vigueur ----


L'ancienne législation routière colo-
niale est actuellement encore en vigueur. La nouvelle règlemen-
tation est toujours à l'état de projet, mais elle sera vraisem-
blablememt approuvée dans le proche avenir. Par la suite toute-
fois les nouvelles dispositions, telles qu'elles sont provisoi-
rement arrêtées, furent retenues.


4.1 .2.2 ~ ~ ~ ~ ~ ~ s a t ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ _ i ~ ~ _ i ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
de conduite -----------


Le Mali a adopté le système de signa-
lisation routière, tel qu'il est défini par la Convention de
Vienne. L'implantation de cette signalisation est dans son ensem-
ble très faible. La signalisation verticale peut être considérée
comme largement inférieure à 10 % de ce qui devrait exister. La
signalisation horizontale est pratiquement inexistante.


La conduite s'effectue à droite. Le
principe général de priorité est la priorité à droite.


4.1.2.3 ~ermis-de-conduire,eL-usages-en-mati6re
de conduite -----------


Le Mali possède tous les permis A1,A,
B,C,D,E,F, auxquels il faut ajouter pour la conduite des véhicules
à moteur de moins de 50 m3 une autorisation de circuler, sanction-
née par une épreuve théorique simplifiée. Il n'existe pas de per-
mis spécial pour les véhicules de gros tonnage ( type Cl en France).




41 41

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Les conditions de l'examen pour les
permis A,B,C, et D comprennent une épreuve orale théorique qui
est complétée en cas de succès d'une épreuve pratique. La pré-
paration aux permis de conduire s'effectue en auto-écoles (1)


Le Mali ne possédant psde manuel du
Code de la route à usage éducatif, les candidats ont recours à
des manuels enseignant les dispositions du Code de la route fran-
çais.


L'âge minimum requis pour les permis
de conduire est de 14 ans pour les permis Al et A, de 18 ans pour
les permis B et CI et de 21 ans pour le permis D.


Comme beaucoup de pays africains, le
Mali souffre d'un manque de discipline des usagers aux règles de
la circulation, notamment en ce qui concerne le respect des li-
mitations de vitesse et le respect des priorités. De nombreux
accidents sont causés par l'habitude prise par les conducteurs de
rouler au milieu ou sur la gauche de la chaussée. Cette habitude
dangereuse est due au très mauvais état des chaussées. De nombreux
cas de surcharge sont à constater. Il est probable que la dimi-
nution de la charge maximum à l'essieu de 13 à 1 1 t ne fait qu'ag-
graver cet état de choses, c'est-à-dire les usagers de la route
violeront la réglementation plus souvent que jusqu'à présent.(2)


Tous les véhicules sont astreints à
subir des visites techniques dans les délais suivants :


- véhicules de tourisme privés de plus
de 3 ans d'âge : tous les ans,


- véhicules auto-écoles : tous les 6
mois,


- véhicules automobiles utilitaires,
charge utile moins de 1 t : tous les ans,


- véhicudes de transport public ou pri-
vé de personnes et de marchandises : tous les 3 mois,


- à chaque changement de propriétaire
et à la suite de chaque accident grave.


Ces visites sont effectuées par la
Division Contrôle Auto de l'ONT, à partir des constatations fai-
tes par un technicien spécialisé, et donnent lieu à un certificat
de visite, qui doit être inscrit sur le carnet d'entretien du
véhicule. Le Mali ne possède pas de centre technique équipé d'ap-
pareils de mesure modernes.


(1) Il est à noter qu'il n'existe que peu d0aute+écoLes; elles
sont mal équipées et sans véhicules munis.dOnne double commande .
(2) Ceci n'aura aucune réaction négative sur l'état des routes
existantes. Sur les nouvelles routes par contre, qui sont prévues
pour une cha,rge à essieu moins élwée pn doit s'attendre à uns
détérioration du revêtement plus rapide vu la surcharge relati- - -
vement plus fréquente.




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4.1.2.5 Documents de trans~ort ------------------ ---


Pour les véhicules de tourisme, les
cinq documents suivants sont requis :


permis de conduire, carte grise (vé-
hicules de plus de 750 kg), certificat d'assurance, vignette, cer-
tificat de visite technique.


Les taxis et les voitures de place ont
en plus : l'autorisation de transport (carte de transport) et la
patente.


Les véhicules de transport public de
marchandises et de voyageurs requièrent les documents supplémen-
taires suivants : carte de transport de couleur bleue pour le
transport de marchandises et de couleur rouge pour le transport de
personnes, délivrées par l'ONT, la lettre de voiture pour le trans-
port de marchandises, le bon de chargement et le billet de sortie
qui sont délivrés pour le transport de marchandises, après paiement
d'une taxe, par le bureau régional de l'ONT.


La carte de transport obligatoire pour
le transport privé de marchandises et de personnes que lorsque le
transport concerné se trouve en concurrence avec le transport pu-
blic.


4.1.2.6 Réglementation -- ..................... des trans~orts ----
a) Accords Inter-Etats


Les véhicules routiers maliens étant
obligés d'emprunter les routes d'autres Etats pour transporter
marchandises et voyageurs, des accords bilatéraux ont été conclus
entre le Mali et la Côte-dO1voire, ainsi que la Haute-Volta, pour
définir les conditions, assurer la réprocité des avantages con-
sentis et mettre en place des organismes communs.


Les Accords Inter-Etats, signés en
1978 à Abidjan entre le Mali et la Côte d'Ivoire, prévoient entre
autres les dispositions suivantes :


Transport de marchandises ----- -------------------
La répartition des quota est de
. 2 / 3 du tonnage pour les camions maliens,
. 1 / 3 du tonnage pour les camions étrangers.
Cette répartition n'est applicable que lorsque le tonnage


excede 1 000 t. Autrement , de 1 à 1 0 0 0 tonnes, le transport
est à 100 % réservé aux véhicules maliens. Le montant des ristour-
nes payable par les véhicules étrangers est égal au double du mon-
tant payable par les véhicules maliens.


- Transport de passagers ----- ---- --- ---- ---


A l'instar des Accords Inter-Etats,il a été convenu de con-




43 43

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vention expresse entre 1'UNCTR et le Syndicat des Transporteurs
de Gted'Ivoire, que seuls les axes internationaux sont concernés
pour le transport des passagers entre les Etats.


exploitation des axes nationaux est réservée aux véhicules
immatriculés dans les deux états.


Néanmoins , compte-tenu de la vétusté du parc de véhicules
malien à l'époque, 1°UNCTR, avec le concours des autorités malien-
nes, avait accepté la remise des autorisations spéciales avec li-
mition de durée à certains véhicules immatriculés à l'étranger.
La durée de séjour sur le territoire malien est limitée à 48 heu-
res. Par contre, en côte d'Ivoire, il n'est pas permis jusqu'à
présent à aucun véhicule malien d'exploiter des axes nationaux
ivoiriens.


b) Transports intérieurs


En principe, il n'existe pas de régle-
mentation particulière pour le transport intérieur ( voir 4.1.2.8,
règlementation professionnelle ) .


Il n'y a pas de mesures d'interdiction
de circuler au Mali, en dehors de celles à la suite des pluies.
Celles-ci sont matérialisées par la mise en place de barrières de
pluies qui interdisent la circulation pendant 2 heures aux véhicu-
les de moins de 2 t, pendant 6 heures aux véhicules de plus'de
2 t.


Le transport pour compte propre ne re-
quiert aucune autorisation.


Les transports de matières dangereuses
ne font l'objet d'aucune disposition dans la nouvelle législation.


c) Transports mixtes


Les transports mixtes sont autorisés et
font l'objet de la part de l'ONT d'une carte de transport de cou-
leur jaune.


Leur champ d'application est toutefois
limité. Ils sont interdits sur les grands axes internationaux et
sur certaines routes nationales. Les transports mixtes de gros bé-
tail et de matières dangereuses sont interdits.


Ce type de transport, justifié dans des
régions d'accès difficiles où seuls peuvent circuler des camions,
a donné lieu à un certain nombre d'abus, nota,ment. en ce qui con-
cerne les conditions dans lesquelles les voyageurs sont transpor-
tés, juchés en grappes au-dessus de marchandises, sans sécurité ni
confort .


Les autorités maliennes, conscientes du
danger qu ils représentent pour le public, envisagent d'interdire
le transport mixte. Mais cette suppression d'un moyen de transport
très répandu est évidemment dépendante de son lemplacement par un
système de transport plus convenable qui implique une organisation




44 44

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appropriée, l'existence de routes et pistes en bon état ainsi
qu'un flux de circulation qui permette une exploitation rentable.


4.1.2.7 Poids et dimensions maxima autorisés ....................................
La règlementation encore en vigueur


correspond à la règlementation française, dite de 13 t, en matiè-
re de poids et dimensions maxima autorisés. Mais dans le projet
de code de la route envisagé - dans un souci d'harmonisation avec
les règlementations des pays voisins et plus particulièrement avec
la Côte d'Ivoire - les poids maxima par essieu seront ramenés à
1 1 t et le poids total roulant à un maximum de 32 t.


Cette dernière proposition relative
au poids total maximum est discutable, car elle concerne les at-
telages lourds des tracteurs et semi-remorques qui sont ceux qui
détériorent le moins les chaussées ( leur charge étant répartie
sur un grand nombre d' essieux) .


I l faut noter que la règlementation ac-
tuelle, plus libérale que celle proposée, n'est déjà pas respec-
tée. Il faut s'attendre à ce que les problèmes posés par la sur-
charge des véhicules soient accentués avec la nouvelle règlemen-
tation.


Pour faire respecter les poids maxima
autorisés par essieu, on a passé commande de 2 ponts-bascules, qui
seront implantés l'un à la frontière ivoiro-malienne, l'autre à
1' intérieur du pays.


Toutefois il s'impose de faire la re-
marque que l'expérience de longues années faite dans d'autres pays
en voie dedéveloppement a montré que le problème de la surcharge
des véhicules ne peut être résolu de cette manière.


4.1.2.8 Rèqlementation -- ------------ professionnelle --------------
Fondamentalement il est à remarquer que


sur le plan de la règlementation, la profession de transporteur pu-
blic routier n'existe pas en tant que telle.


L'ordonnance No 32 du 15 juin 1972, cré-
ant des taxes sur les transports publics de marchandises et de
voyageurs, se réfère à la "règlementation en vigueur en matière de
transport par automobiles pour voyageurs ou marchandises". Cette
règlementation définit les conditions que doivent remplir les vé-
hicules pour être autorisés à effectuer les transports. Elle con-
sidère l'activité même du transport et non ceux qui l'exercent.


L'accès à la profession est libre. Com-
me la plupart des pays de l'Afrique Ouest, le Mali ne pose pas de
conditions de fond tenant , soit à limiter l'accès à la profession
soit à s'assurer du niveau de connaissance de ceux qui l'exercent.
Il n'existe aucune forme d'examen destiné à surveiller le niveau




45 45

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de connaissance de la règlementation du transport et de la lé-
gislation régissant la vie d'une entreprise, ni aucune action
de perfectionnement dans ces domaines prévue pour ceux qui exer-
cent déjà la profession.


En pratique, cela veut dire que qui-
conque - à l'exception des fonctionnaires - qui est en mesure
d'acheter un véhicule, peut aussi effectuer des transports. La
carte de transport nécessaire est accordée automatiquement et
n'a d'utilité que statistique. L'affiliation à une Coopérative -
extrêmement à recommander - est- elle accordée aussi plus ou
moins automatiquement. Les fonctionnaires contournent l'interdic-
tion de mener une activité annexe, en faisant immatriculer au
nom d'un parent un véhicule qui leur appartient.


De cette situation résulte aussi qu'au-
cune distinction n'est faite entre transporteur pour propre compte


. et transporteur pour compte d'autrui, tous deux étant admis à e-
xercer l'activité dite de " transport public" comme ils l'enten-
dent, c'est-à-dire soit à titre exclusif, soit en concours avec
une autre activité.


Les conséquences en sont souvent un
excédent d'offres en capacité de transport et une rentabilité in-
suffisante des transports.


Les transporteurs qui, en tant que
commerçants, effectuent des transports aussi bien pour propre com-
pte que pour compte d'autrui, ne les effectuent pas d'après le
principe de la rentabilité. Les déficits éventuels dans le trans-
port sont, sans être chiffrés, absorbés dans le cadre des activi-
tés globales.


En règle générale, dans les établis-
sements dits " à-véhicule-unique", sous forme d'activité secon-
daire, on ne se livre à aucune considération sur la rentabilité
avant l'achat d'un véhicule. Le problème de l'amortissement en
particulier passe inaperçu.


Ce qui explique aussi l'achat et l'ex-
ploitation dè véhicules non rentables (l), le changement fréquent
de transporteurs, les rotations minimes des véhicules et le manque
de discipline lors du déroulement des transports ( sécurité, rapi--
dité , sûreté . . .) .


4.1.3 L'Office National des Trans~orts (O.N.T. ) ............................ ------------


4.1.3.1 Bases législatives -------- ---------
L'Office National des Transports a été


(1) Véhicules pour lesquels les coots de revient par km sont plus
élevés que les tarifs par km.




46 46

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créé par l'ordonnance No 49/CMLN du 1 er novembre 1972.


Son organisation et son fonctionne-
ment sont définis par le Décret No 164/PG -RM du 19 décembre 1972
( 1 ) .


4.1.3.2 Les objectifs généraux ------ ------- -------


L'0.N.T. est chargée de :


- promouvoir et d'adapter le développe-
ment du secteur des transports aux objectifs de production,


- gérer le fret et de coordonner les
transports pour obtenir le meilleur rendement économique et social.


4.1.3.3 Organisation et fonctions -- ----------------------


L'0.N.T. se compose des divisions/ser-
vices suivants :


Ouangolodougou


- division de la planification
- division d' Etudes
- division du contrôle technique
- des représentations régionales
- des représentations à Abidjan et à
- service comptabilité
Les champs d'activité essentiels des


différents services se présentent came suit :


Divi ---- P lanif -L----- 'ication -------
- Etablissement des programmes de transport
- Coordination entre les différents modes de transport
- Organisation de l'approvisionnement du pays en hydrocarbures
- Participation active à la répartition du fret, à l'organisation
de la campagne agricole annuelle et à la commercialisation.


Division d' Etudes -----------------
- Centralisation et ramassage des statistiques diverses ( économi-
ques et techniques ) intéressant le secteur des transports.
- Suite de l'évolution du parc des moyens de transport
- Elaboration des projets de tarification
- Elaboration des projets de textes législatifs et règlementaires
régissant les activités de transport
- Coopération avec les services concernés en ce qui concerne l'é-
laboration des programmes d'entretien des voies de transport et
des normes de sécurité ainsi que des conditions d'assurance.


(1) Voir rapport Organisation.




47 47

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Division du Contrôle Technique --


- Délivrance des permis de conduire, des cartes grises, des
autorisations de transport


- Contrôle technique des véhicules


- Coordination des transports dans les régions respectives
- Délivrance des cartes de transport et des contrats particuliers
de transport


- Contrôle automobile
- Centralisation de toutes recettes de la Représentation Régionale
- Gestion du fret au départ de la région
- délivrance des billets de sortie et encaissement des taxes
d' affrêtement .


Les représentations à Abidjan et Ouangolodougou s'occupent essen-
tiellement de la gestion du fret.


4.1.3.4 Etat du personnel -------- --------
L'état du personnel s'élevait en 1977


à environ 70, dont seuls 30 % de cadres.


Les Représentations Régionales, à l'ex-
ception de Bamako, ne sont occupées que par 2 ou 3 personnes,
c'est-à-dire que le personnel standard est : le représentant , le
comrnis/secrétaire, le planton/gardien.


La aivision Contrôle-auto ne dis-aose
L


comme personnel technique que d'un ingénieur(-,en chef et de trois
contremaîtres.


La Division Planification est occupée
par un Chef de Division, un adjoint administratif et un Commis
d'Administration.


La Division Etudes a 3 ingénieurs et
un économiste.


4.1.3.5 La Division de Planification
---------------i------------


pr établissement de programmes de trans-
port se présente comme suit :


Une fois par an est tenue une séance
à laquelle participent les représentants de la RMCF, des trans-
porteurs roiitiers, de la OPAM et de la SCAER . Cette séance sert
à établir pour l'année en cours un programme d'importation et
d'ex2ortation des différentes marchandises corne l'ont projeté les
entreprises.




48 48

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On va pour cela tenir compte des moyens de transport qui seront
vraisemblablement disponibles (ca~acité des moyens de transport
RCFM et routier) et définir les déficits ou les excédents en Ca-
pacité qui pourront se 2roauire.


Suite à cette séance de planification
générale seront tenues des séances chaque semaine de l'année-
en présence des représentants cités à la page précédente- au cours
desquelles sera traité l'état des affaires en cours.


En général, pour l'évaluation de la
capacité offerte, on ne tiendra compte que des véhicules gros por-
teurs.


La planification des importations d'hy-
drocarbures en provenance d'Abidjan va s'effectuer sous une forme
analogue à celle-ci, c'est-à-dire qu'entrent dans la projection
d'un côté la planification des pétroliers et de l'autre la capaci-
té en citernes.


En ce qui concerne la répartition du
fret, organisation.de la campagne agricole et de la commercialisa-
tion , cf 4.2 .


Il faut noter qu'en vue de l'importance
que l'on accorde à la planification dans le secteur des transports,
la Division de planification est, en ce qui concerne l'effectif de
son personnel, sous-occupée.


4.1 . 3 . 6 Le-f ~ n ç f l~nnCment de 15 Divisi92 d'Es!-
des et de Statistiques ------------------ ---


En comparaison avec la Division de Pla-
nification, la Division d'Etudes et de Statis-tiques est mieux é-
quipée en personnel. Ses activités semblent s'être amplifiées au
cours des dernières années. On citera entre autres :


- Statistiques du parc national des véhicules de transports publics
- Adaptation et révision des divers barèmes de transport et de
transit via Abidjan et Dakar,


- Participation à l'assistance technique pour la mise en place des
Bureaux de Fret,


- Prolets d'Ordonnance, de Décret, de statut portant sur la créa-
tion d'un Office de Gestion des ~ntrepôts >ialiens en RCI,


- Participation à l'elaboration de l'Arrêté portant la révision
des tarifs de transports des marchandises et produits en Répu-
blique du Mali ( 1 )


- Elaboration de l'Arrêté portant la classification tarifaire des
. routes'et homologation des distances routières (1)
- Elaboration d'une note expliquant les tarifs des transports rou-
tiers de marchandises solides et des. hydrocarbuxes


- Elaboration d'un projet d'augmentation des tarifs de transport
aes voyageurs


- Elaboration d'un arrêté fixant les droits d'immobilisation des
véhicules lors du transport des marchandises et des produits


( 1 ) Ces activités sont une suite de 1'Etude du Transport Routier
de Marchandises de Tractionel.




49 49

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On peut faire les remarques-critiques suivantes sur le fonc-
tionement de cette Division dOEtudes :


Centralisation et ramassage des statistiques ......................... -------------- ---
- Il n'existe pas de définitions ni d'objectifs se rapport-nt aux
statistlques,aux données économiques et techniques
qui seraient utiles à une analyse du secteur des transports et
qui seraient nécessaires pour la planification dans ce domaine
de la part de ONT. On collectionne généralement des données et
des documents pour des projets bien déterminés dans un but bien
précis.


- Latransmission - et la mise à disposition de données de nature
économique et technique par les autorités publiques, les institu-
tions d'états et privées et les entreprises fonctionnent de
façon insuffisante.


- Il n'y pas de centralisation de statistiques et de documents
pour l'ensemble des Divisions des ONT. Chaque Division collection-
ne elle-même ces documents et travaille indépendammemt.


- L'ordre et la classification des documents existants sont défec-
tueux et empêchent très souvent de disposer des données souhaitées
rapidement.


Suivis de l'évolution du Earc des moyens de trans~ort ......................... ---------- ------------ ---


Comme il a été mentionné au 5 3.1, il est actuellement difficile
de vérifier le parc de moyens de transport routier. La Division
dOEtudes n'a jusqu'à présent évalué cpe les cartes de transport
selon 1'émission nouvelle zt leur renouvellement . Depuis l'année
dërnièrë, on s'efforce davantage à enregistrer correctement la
nouvelle immatriculation des véhicules.


Elaboration des ~rojets de tarification ---------------- -- -------------------
- On est arrivé à une élaboration consolidée des tarifs de trans-
ports seulement à la suite de 1'Etude du Transport Routier-de Mar-
chandises, Tractionnel 1977. Cette première ne concerne cependant
que la circulation des marchandises. L'élaboration d'une règlemen-
tation tarifaire dans le transport des passagers est encore au
stade de la préparation.


Elaboration de ~rojets, de textes législatifs et réqlementaires --------------- -- ----------------- -------------- -----------


- Comme il a été précité, de nombreux projets ont été élaborés.
Concernant ce ressort, cf rapport Organisation.


Programme d'entretien etc --- ......................
- En raison des documents mis à la disposition par l'ONT ainsi




50 50

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que des rapports annuels, aucune activité n'a été enregistrée
dans ce domaine jusqu'à présent.


On fera les remarques suivantes sur le fonctionnement de la
Division d' Etudes :


- Il n'existe pas de planning à moyen terme pour les projets
et travaux à exécuter
- Les projets élaborés dans le passé ne seront pas poursuivis
en vue d'une évaluation des résultats.
- Au sein du service, il n'existe pas de structure clairement dé-
finie par catégorie professionnelle et par fonction des sections
et des employés. C'e&.t pourquoi les collaborateurs ont tendance
à travailler dans une certaine mesure indépendamment en expert
individuel.
- Le flux d'informations à échanger entre les collaborateurs et
entre la Division d'Etudes et les autres services de l'ONT néces-
site quelques améliorations.


- Les locaux mis à la disposition de la Division d'Etudes ainsi
que l'équipement des bureaux sont insuffisants. Si l'on considère
le ressort d'activités qui y sont effectuées.Une augmentation du
nombre d'effectifs du personnel serait souhaitable.
- Il n'existe pas d'équipement fondamental de littérature pro-
fessionnelle.


4.1.3.7 Le-fon~LionnemenL-effe~kif-de-l:QNT
en matière de contrôle-auto et circu- ....................................
lation routière


Sans entrer davantage dans les détails
en ce qui concerne le fonctionnement du contrôlé-auto et de la
circulation routière, il s'impose de faire ici quelques remarques
à ce sujet ( 1 ) .


Délivrance de cartes grises ..................... -----
Dans le cadre de"1'Assistance Technique, Réorganisation de la
Division Contrôle-Auto ", différentes imperfections ont été éli-
minées, telles que :


- Les retards importants dans l'établis-
sement des cartes grises


- celles concernant la vérifiaation et
le circuit des cartes grises


- l'état incomplet du Régistre des cartes
grises à la Division d'Etudes.


Toutefois, les critiques suivantes sont encore à l'ordre du jour :


- Le Registre des cartes grises est peu
utilisable étant donné que les inscriptions se font en mélangeant
tous les véhicules et toutes les Régio~s.


( 1 ) Comparer aussi : Assistance Technique au i'linistère des ~rans-
ports et aes Travaux Publics, Office ~ational


, des Transports, Réorganisation de la Division
contrôle-Auto I




51 51

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- Il n'est pas possible de déterminer
combien de véhicules sont retirés chaque année de la circulation.
L'article dans le projet du code de la route prévoyant que la
carte grise doit dans ce cas être rendue, est, avec l'organisa-
tion actuelle, pratiquement impossible à appliquer.


- Il n'est pas possible non plus de dé-
terminer quel propriétaire - qu'il soit privé, Administration ou
Entreprise - a fait immatriculer combien de véhicules.


Délivrance des permis de conduire --------------- -----------------
Il semble que l'octroi des permis de conduire ne se fasse pas en
général de manière très sérieuse.
A Bamako, les examens oraux se font sous forme d'interviews, où
le candidat se trouve en face d'un inspecteur, en général sans
témoins. L'équipement délivré pour remplacer cette forme d'examen
par le système de questionnaire avec projection de diapositives(1)
n'a jamais été utilisé. Cependant, il est à remarquer que ce ma-
tériel, sous la forme existante, est peu adapté à la situation
au Mali. Il nécessite un remaniement pour être utilisable pour les
examens.


L'examen pratique de conduite se fait à Bamako sur la voie publi-
que, sur des véhicules sans doublecommande mis à disposition par
une auto-école. L'examen pratique dure en moyenne quatre minutes
par candidat : il s'agit d'une marche avant et d'une marche arriè-
re dans une artère pratiquement sans circulation. Ceci n'est nulle-
ment suffisant pour juger de la compétence des candidats.


Dans les Régions, les examens se font même moins sérieusement. Les
activités de contrôle-auto sont effectuées jusqu'à présent par les
Directions Régionales de l'Infrastructure et des Transports. Un
examen pratique n'a pas lieu. Les examens oraux sont des "inter-
views ". La pénurie en personnel à formation spéciale ne contri-
bue pas à augmenter l'efficacité de ces examens.


Un grand nombre de dossiers est en attente depuis des années. C'est
pourquoi la pratique du " permis provisoire " est largement répan-
due.. Par la méthode des prolongements et des renouvellements, les
permis provisoires deviennent ainsien fait des permis ordinaires.


Contrôle technique des véhicules --------------- ----------------


Le contrôle technique des véhicules se fait à Bamako sur un ter-
rain qui n'est nullement aménagé à cet effet. Il n'y a aucun
appareillage pour contrôler au moins ceux des défauts du véhicule
qui affectent le plus la sécurité routière (freins, direction,
phares etc...). Le personnel disponible pour effectuer les visites
techniques est absolument insuffisant pour faire un contrôle
sérieux de tous les véhicules.


La situation est encore plus catastrophique dans les Régions : en
fait, les contrôles techniques sont inexistants.


(1) Comparer aussi : Assistance Technique au ~inistère des Trans-
ports et des Travaux Publics, Office
National des Transports, Réorganisation de
la Division Contrôle-auto




52 52

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Après chaque visite technique, un cachet est apposé dans le
cahier accompagnant le véhicule. Il semble que très souvent
le cachet soit apposé sans qu'une visite technique ait eu lieu.


Aucun registre ou fichier n'est tenu des véhicules qui se sont
présentés au contrôle technique. Il est donc impossible de véri-
fier si tous les véhicules qui sont supposés passer au contrôle
le font vraiment. Aucun contrôle ultérieur ne s'effectue sur les
véhicules déclarés inaptes à la circulation.


Si l'on compare le parc des véhicules effectuant des transports
publics - où l'obligation existe d'effectuer un contrôle tous les
3 mois - avec le nombre des contrôles approximativemerkeffectués,
on arrive à la conclusion que moins de 10 % de tous les véhicules
sont soumis à la visite technique.


Délivrance des cartes de transport .............................. ---
Comme cela fut déjà exposé sous le point 3.1.2, les Registres ain-
si que les copies des cartes de transport sont incomplets au point
de vue du nombre et des inscriptions.


Les copies des cartes de transport des différentes Régions n'arri-
vent souvent qu'avec beaucoup de retard à destination, ce qui fait
que le R~gistre n'est pas à jour. Les cartes de transport déli-
vrées dans la 6. et 7. Région ne sont pas portées du tout au
Registre. Les inscriptions se font dans l'ordre de délivrance des
cartes de transport.


Bien que depuis 1978 de nouvelles cartes aient été délivrées en
majorité lors du renouvellement, on trouve encore dans les vieux
Registres( 5 au total depuis la délivrance de la carte no 1 en 1974)
des inscriptions de renouvellement. Même le dernier Registre
n'offre la place que pour inscrire les renouvellements pour 3 ans.


Il faut donc examiner tous les Registres pour déterminer par ce
moyen combien de cartes de transport ont été délivrées et renou-
velées au cours d'une année.


La recherche de la répartition selon les types de véhiculs ou les
propriétaires n'est possible qu 'en fournissant un travail certain.
Ces dernières années, même l'inscription habituelle de la marque
du véhicule fut omise.


Une constatation positive est qu'un seul employé spécialisé a pro-
cédé principalement aux inscriptions l'année dernière et ceci
d'une écriture bien lisible.


Les copies des cartes de transport ( sur papier pelure ) ne com-
portent pas de formules imprimées, mais seulement le double des
transcriptions faites à la machine à écrire. Elles sont classées
par Région, et dans les Régions par types de véhicule. Cet agence-
ment n'est malheureusement pas toujours respecté. Il manque, pour
archiver ces copies, aussi bien des sous-chemises que des cartons
de boites à archives.




53 53

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Projet du code de la route --- ......................
D'après les informations obtenues, le nouveau code de la route
est en passe d'être publié. Un débat détaillé sur ce code dépas-
serait sans aucun doute le cadre des études actuelles. On ne fera
donc ici que quelques remarques d'ordre général.


Il est certainement louable qu'une harmonisation des dispositions
maliennes avec celles des pays voisins, ainsi qu'une précision
plus grande en matière de circulation routière se fassent avec ce
nouveau code.


Il est toutefois à craindre que l'adoption de ce code dans la
pratique se heurte à des difficultés considérables. Le nouveau
code représente un ouvrage volumineux qui comporte d'innombrables
règlements de détail, et qui s'adresse par le style à des gens
possédant une très bonne formation scolaire. Mais ces conditions
ne sont pas remplies par la plupart des gens qui auront à s'en
servir ( chauffeurs,petits transporteurs ) ; beaucoup d'entre eux
ne savent ni lire ni écrire et ne connaissent que le dialecte
local.


Et son exécution sur le plan administratif ( voir carte grise,
visite technique, etc ... ) n'est pas encore résolue.
Le code de la route, dans sa forme sous les conditions actuelles,
est à considérer comme étant peu adapté à la situation locale.


4.1.3.8 Les Représentations Régionales ------ --------------- -------


Comme nous l'avons vu au 5 4.1.3.3.,
les Représentations Régionales effectuent en grande partie les
mêmes travaux que la centrale des ONT à Bamako. Des activités
des Représentations Régionales, on note(1f :


Organisation des transports et gestion du fret -- ------------------- -------- --------------
Il paraît que depuis 1976, les Représentants Régionaux partici-
pent d'une manière plus active à l'organisation des transports
notamment dans le cadre de la commercialisation et l'évacuation
des produits agricoles. Avant, ils ne veillaient qu'au paiement
de la taxe de transport mais n'avaient pris aucune disposition
pour faire effectuer en premier lieu les transports prioritaires
ou pour faire coordonner le fret aller et retour.


-


(1) voir aussi § 4.1.3.7.et 4.2 ainsi que le rapport Organisation.




54 54

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Depuis 1976, des Commissions de transport fonctionnent dans la
meilleure partie des Régions. Ces Commissions sont présidées
par le Gouverneur ou son Représentant et tous les organismes
concernée par les Transports y sont représentés, p.e. SOMIEX,
OPAM, OPERATIONS,CMTR, Coopératives des Transporteurs routiers,
Gendarmeries, Police. Les Représentants Régionaux y jouent un
rôle de coordinateur et veillent au respect des décisions prises


Selon l'avis des ~utorités et Services, la Création de ces Com-
missions a permis de faire effectuer les transports dans de bien
meilleures conditions qu'avant.


Afin que la distribution du fret se fasse d'une manière plus é-
quitable entre les transporteurs et les différents organismes pos-
sédant un parc de véhicules commerciaux, on est en train de créer
des Commissiorspour la répartition du fret dans toutes les Régions.
Ces Commissions se composent de la même façon que les Commissions
de transport.


Encaissement des taxes d'affrètement ....................................


Depuis 1976, on a noté une augmentation des recettes sur les taxes
d'affrètement. Cette augmentation était une conséquence d'une
meilleure participation des Représentations Ragionales à l'organi-
sation des transports et d'un contrôle efficace des activités des
transporteurs par les Représentants Régionaux.


On peut remarquer les points critiques suivants :


- Le contrôle des ~eprésentations Régionales sur les Transports à
l'intérieur des Régions existantes est insuffisant.


- Une poursuite systématique et un contrôle des activités des
Représentations Régionales par la Direction à Bamako serait
souhaitable.
- Les Représentations ~égionales sont insuffisamment équipées
tant sur le plan des effectifs du personnel que sur les moyens
de transport mis à leur disposition ainsi qu'en matériel de bu-
reau, fournitures. Les moyens financiers qui assureraient une
meilleure exécution et une extension des travaux fructifiants
sont également insuffisants.


4.1.3.9 Le fonctionnement en matière de- ...............................
statistiques et d'archives -------- -----------------


En général, les méthodes d'enregistre-
ment pratiquées actuellement sont partiellement incommodes, con-
fusent et peu efficaces Tour dresser, exploiter, tenir à jour
des statistiques correctes. Ceci porte atteinte aussi à la qua-
lité des études dans le secteur du transport ( p. ex. l'organi-
sation des campagnes agricoles ) .




55 55

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Un système net, du matériel et une clas-
sification manquent pour archiver les documents. Les documents de
travail et la correspondance se trouvent (souvent mélangés) dans
des chemises sans indication du contenu. Ceci concerne toutes les
Divisions. Des archives centrales n'existent pas.


On ne peut que souligner clairement
quelle importance devrait être accordée à l'existence, l'état
complet et la possibilité de disposer rapidement de données et de
documents pour l'ONT. Les documents incomplets ne font que rendre
difficile l'activité des ONT concernant la planification et aug-
mentent le risque d'énormes fautes dans ce domaine.




56 56

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4.2 Organisation et fonctionnement des transports de
marchandises


4.2.1 Généralités -----------
Dans le cadre de 1'Etude du Transport Routier


de Marchandises, République du Nali, établie par Tractionel en
1977, on a étudié de façon détaillée ce secteur inclu dans tous
les transports.


Les chapitres suivants donnent un résumé en sub-
stance des résultats de cette Etude qui fut complétée par les
modifications ayant eu lieu entre-temps.


Les activités et les interventions de 1'Etat
sont en général très poussées en ce qui concerne l'adaption de
l'offre et de la demande, le déroulement des transports, la garan -
tie de l'approvisionnement du pays et l'exécution des exportations.


Ceci concerne aussi bien lestmnsports interna-
tionaux et nationaux.


En ce qui concerne le transport de marchandises,
on distingue ? différents types -


- les transports internationaux
- les transports intérieurs de commercialisation
- les transports intérieurs de distribution


4.2.2 Types, lignes et fréquences ...........................


4.2.2.1 Les transports internationaux .............................
Les transports internationaux sont d'une


extrême importance pour'la République du Mali vu sa situation com-
me pays enclavé, et ont une part considérable au volume total des
transports. ( 1 )


Les transports routiers internationaux
se divisent en substance en 2 catégories :


- importation des produits de premiè-
re nécessité( Les hydrocarbures occupant une place à part ) .


- L'exportation des fibres et graines
de coton.


La part,de beaucoup prépondéranteldes
importations et exportations a pour origine et destination la
Côte d'Ivoire. Des importations et exportations en provenance et


(1 ) Came. il. a - été établi _dans 1'~tude du Transport Routier de
Marchandises; "Tractionel" 1977, les transports internationaux re-
présentent 23 % du tonnage total et 39 % des Tonnes-km.




57 57

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en direction d'Abidjan se font par route sur le trajet via Ouan-
golodougou. Pour les exportations, il s'agit surtout de fibres et
graines de coton au départ de Kimparana, Koutiala, Ségou et Sikas-
so. Pour les importations Bamako et la 2 ème Région, la destina-
tmon est la plus importante, c'est-à-dire que la plus grande par-
tie de la circulation se situe sur l'axe Bamako-Bougouni-Sikasso-
Zegoua.


Bamako doit à sa position capitale des
rentrées importantes d'argent, il n'est donc pas étonnant qu'il
soit le plus gros foyer de consommation de tout le territoire.
A cela s'ajoute son rôle de distribution, notamment pour les mar-
chandises importées par la SOMIEX, qui assure l'approvisionnement
et la distribution des produits de première nécessité (sel, sucre,
savon, huile, et produits divers d'alimentation à l'exclusion des
céréales ) . Très souvent, les marchandises venant d'Abidjan tran-
sitent d'abord par Bamako sauf pour la 3 ème Région (Sikasso), ce
qui constitue un détour de 320 km pour la redistribution vers la
4 $me et 5 ème Région.


Une part,beaucoup moins importante, des
transports internationaux a pour origine-destination la Haute-Vol-
ta. L'approvisionnement de la 7 $me Région Gao a lieu en partie
par le trajet via Niamey de Cotonou (Bénin).


En ce qui concerne les échanges avec la Côte d'Ivoire, les véhicu-
les utilisés sont en général de forte capacité : 20 t et plus.
Sur ce parcours seront mis en circulation les semi-remorques ayant
une charge utile de 30 t. La partie prépondérante des transports
sera effectuée entre novembre et mai, bien que l'état des routes
permettraic. tout A fait, d'assurer le transport aussi pendant la
période des pluies. Pendant cette saison, deux facteurs empêchent
cependant d'assurer les transports :


- Les capacités de stockage sont in-
suffisantes au point de départ (usines de la CMDT) et à l'arrivée
notamment à Ouangolodougou,


- Le fait que la plupart des camions ne
soient pas bâchés.


Les transports s'effectuent par véhicu-
les appartenant à la SOMIEX, à la CMTR et aux transporteurs privés.
Pour ces derniers, il s'agit souvent d'entreprises assez importan-
tes - 10 à 40 véhicules - à capital étranger et travaillant en
dehors des coopératives.


A l'intérieur des transports internatio-
naux, les hydrocarbures représentent un cas spécial.


Actuellement, l'importation des hydro-
carbures se fait par voie routière d'Abidjan pour les besoins des
3, 4, et 5 èmes Régions et une partie des besoins de la 2 ème
Région et Bamako(1). L'approvisionnement de la 7 ème Région Gao
se fait exclusivement par voie routière de Parakou. Jusqu'en 1975,
on importait également des hydrocarbures par voie routière de
Bobo-Dioulasso surtout à destination des 4 et 5 èmes Régions.


(1) Une partie des importations des besoins de la 2 ème Région
se fait par chemin de fer à partir de Dakar.




58 58

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Le transport d'hydrocarbures est assu-
ré en gékral par des citernes d'une capacité de 3 0 m3. Les
transporteurs sont aussi des entreprises privées comme la CNTR
et le SAT.


En se basant sur les résultats de l'en-
quêt OD, les fréquences pour les transports internationaux se pré-
sentent comme suit : (1 ) .


HV : Haute-Volta
CI : Côte d'Ivoire


1 ère ~égion
2 Grne ~égion
3 ème Région
4 ème Région
5 ème Région


Pour la 7ème Région Gao, selon les comptages routières de Travaux
Publics, les fréquences sur le trajet Gao-Labbezenga sont comme
suit :


1976 : total poids lourds ( mois janvier ) -
II - 3 * ( mois juin 1 -
II - 6 * 1978 - 1 0 *


Entre le Mali et la Guinée ainsi que le Mali et le Sénégal, il n'y
a pas de trafic international de marchandises routier.


Camions


4 . 2 . 2 . 2 Les trans~orts intérieurs de commer- --------- ..........................
cial-isation


HV


-
- 1
1
2
5


Le transport de ramassage depuis les
champs jusqu'au point de regroupage se fait en général par le
cultivateur à l'aide de charettes ou à dos d'âne. Pour le Mil, le
paddy et la canne à sucre, il a lieu parfois au moyen d'attela-
ges de 3 à.5 t.


CI


-
26
18


3
9


Semi-remor.


(1) voir ~ a b ~ o r t Annexe 1 ,Les ~nquêtes Routières


HV


-
-
2
-
3


* : moyennes par jour dans les deux sens


CI


-
175
47
9
33


Citernes


HV


-
-
-
-
-


TOTAL
,éh. lourds


-
84
35
2 0


8


- - HV ICI
1 285
3 I l 0 0
2 36
8 5 0




59 59

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Les transports de drainage de la pro-
duction agricole à partir du point de regroupement se font tant
pour compte propre que pour compte de tiers. La destination est
variable suivant le produit, c.a.d. il s'agit du point d'achat
pour les arachides, pour le coton, les usines de traitement, pour
la canne à sucre les sucreries, pour le mil les magasins de OPAM AM
pour le paddy des usines de décorticage.


A cause du mauvais état des routes et
pistes, les véhicules sont en général de faible capacité : 6 à 12 t
de C.U.


Les véhicules utilisés pour le drainage
de la production agricole appartiennent pour 80 % aux organismes
s'occupant de la commercialisation.- Opération Arachides, opéra-
tion Riz, Office du Niger, CMDT etc - et 20 % à des transporteurs
privés pour la très grande majorité groupés en coopératives.


La situation plus détaillée pour les
différents produits se présente comme suit :


Arachides --------- ,
La distance moyenne du point de regroupage au point d'achat est
de 25 ln Les transports se font avec des camions de 5 à 8 tonnes.
Le chargement et déchargement sont effectués: parmles paysans.


Mil ---
Dans les zones couvertes par les Opérations, le point de regrou-
page constitue en même temps les points d'achat. Les achats sont
effectués exclusivement par 1'OPAM. Les stocks seront rendus
aux chef-lieux d'Arrondissement et restent propriété de 1'OPAM.
Toutefois, les opérations de Développement spécialisées commer-
cialisent pour le compte de 1'OPAM dans leurs zones d'interven-
tion. Les transports se font aussi à l'aide de camions de 5 à 8
tonnes, appartenant à des transporteurs privés.


Paddy ----


Production commercialisée par O.N. : la distance moyenne des lieux
de battage aux usines de décorticage est de 30 km et les trans-
ports se font uniquement par les véhicules de ~'o.N.T., production
commercialisée par 0.R : Les kransports sont faits par l'O.R., la
distance moyenne est de 20 km.


Coton -----
La distance moyenne des points d'achat jusqu'aux usines de la
CMDT (à Bougouni, Fana, Kimparana, Ségoil et Sikasso ) est de 100
km. Les transports sont effectués en majeur partie par des véhi-
cules de la CMDT, le reste par les privés.


En général les transporteurs privés (professionnels) obtiennent
une meilleure rotation des camions . Il s'agit en effet de petites
entreprises où le propriétaire conduit son propre véhicule dont
l'entretien est mieux assuré et à des frais moins élevés qiedans
les garages des organismes dont la structure est souvent assez
lourde. Ces transporteurs n'hésitent pas à aider en chargeant et




60 60

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en déchargeant des camions, ce qui n'est pas le cas avec les
chauffeurs des Opérations. Le transporteur privé fera égale-
ment un effort pour trouver du fret re,tour. inconvénient du
système est que le transporteur privé ne respecte pas toujours
ses engagements et abandonne facilement son travail s'il trou-
ve des transports plus lucratifs ailleurs.


Pour16vacuation à partir des points d'achat ou des usines, le
transport se fait presque exclusivement pour compte de tiers.
Pour les arachides, il s'agit des transports à partir des points
d'achats ou des seccos de décorticage vers les huileries. Les
transports s'effectuent par 1'O.A.C.V. et la SOMIEX avec des véhi-
cules des transporteurs privés. La distance moyenne est de 4 0 km
dans la 1 ère Région de 5 0 km dans la 2 ème Région et de 500 km
dans la 4 ème Région . Vu le mauvais état dans la 1 ère Région,
les transports se font avec des camions de 7 à 1 0 t de c.u., par
contrerdans les 2 et 4 $mes Régions où les routes sont en meilleur
état , des camions de tonnage moyen de 1 0 à 2 0 t sont utilisés.


Pour le mil , il s'agit de transports à partir des magasins de
1'OPA.M. Ces transports s'effectuent par 1'OPAM avec ses propres
véhicules et ceux de la CMTR ainsi que des transporteurs privés.
Comme les routes sont relativement bonnes, des véhicules de ton-
nage moyen ( 1 0 à 20 t ) sont utilisés.


Pour le riz, la situation est la même.


Pour le coton, il s'agit des transports à partir des usines de
traitement du coton brut. Ces transports s'effectuent par la SO-
MIEX avec ses propres véhicules, ceux de la CMTR et ceux de
transporteurs privés.


Pour le sucre, il s'agi+ des transports à partir des sucreries.
Les transports sont assurés par la SOMIEX avec ses propres véhi-
cules.


En résum6, on peut dire que 70 % des camions utilisés pour l'éva-
cuation de la production agricole appartiennent à des transpor-
teurs privés pour la grande majorité groupés en coopératives et
30 % à des Opérations et Organismes publics.


Les transporteurs privés font un effort pour trouver du fret re-
tour, en général des produits de première necessité pour les suc-
cursales de la SOMIEX. Toutefois, le développement de parc de la
SOMIEX a rendu plus difficile l'obstention du fret retour.


La coordination entre les transports dans le cadre de la commercia-
lisation et de la distribution est cependant en général très mau-
vaise. Tandis que les transports de drainage de la production a-
gricole (transports à l'intérieur des cercles) s'exécutent de no-
vembre à mars, l'évacuation (transports à l'intérieur des Régions
et vers les régions limitrophes) se fait entre décembre et avril.
Par contre, la distribution se fait de mars à mai.Si l'on atteint
une meilleure coordination des différentes sortes de transsort,
une utilisation essentiellement meilleure des véhicules




61 61

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serait possible ( moins de retour à vide ) .


Les difficultés et les problèmes incombant à la commercialisa-
tion concernent les points suivants :


- capacité insuffisante de petits
porteurs


- mauvais état des véhicules des 0-
pérations et Organismes ( par conséquent : temps d'immobilisa-
tion très élevé et impossibilité de respecter les plannings)


- mauvaise rotation des véhicules
- immobilisation inutile des véhicules


à l'enlèvement et au déchargement des produits ( défauts de main-
d'oeuvre et insuffisance de stockage)


- immobilisations abusives de la part
des transporteurs privés à la suite de tarifs insuffisants


- mauvais état des pistes ( 8 5 % des
pistes ne sont pas entretenues et rendent de ce fait l'accès aux
secteurs impossible ou bien avec tous les risques de dommage. )


- manque d'organisation et de coordi-
nation du système de collecte des produits au niveau de certains
organismes


- faible tonnage ou inexistence des
tonnages à ramasser dans certains points annoncés, obligeant les
véhicules à retourner à vide ou parfois avec 500 kg de charge
sur un camion de 1 0 t ou bien à effectuer de grands détours
( aller et retour jusqu'à ce que le chargement soit conduit au
point de regroupement ) .


- non- respect des engagements par les
transporteurs privés


- arrivée tardive des sacs
- arrivée tardive des fonds pour l'a-


chat de produits
- mauvaise organisation à la réception


des usines
- écarts entre les prévisions et la


réalité sur les quantités commercialiser.


Il convient d'ajouter que beaucoup de ces facteurs sont cohérents
et s'influencent les uns les autres.


4.2.2.3 Les transports intérieurs de distri- --------- ..........................
bution ------


Les transports intérieurs de distri-
bution concernent :


- Les transports à l'intérieur des Cercles . la distribution des produits de 1 ère nécessité
vers les Arrondissements . la distribution des céréales vers les Arrondissements




62 62

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- Les transports à l'intérieur de la Région . l'approvisionnement des succursales de la SOMIEX
dans les chef-lieux de Cercle au départ des chef-
lieux de Région ou des lieux de transbordement le
long du chemin de fer ( lère Région)


- Les transports entre les Régions
. l'approvisionnement des succursales de la SOMIEX
dans les Régions au départ de Bamako, Ouangolodougou
et Koulikoro


. l'approvisionnement des magasins de l'OPN4 dans les
Régions et cercles en céréales lorsque la production
de la Région n'est pas suffisante


. l'approvisionnement d.es Régions et Cercles en hydro-
carbures au départ de Bamako.


Les importations des produits de pre-
mière nécessité s'effectuent par la SOMIEX soit de Dakar par
chemin de fer, soit par Abidjan par chemin de fer jusqu'à Ouan-
golodougou et au-delà par camion ou directement par camion.


Très souvent, les marchandises venant
d'Abidjan transitent d'abord par Bamako avant d'être réexpédiées.
Ceci constitue un détour de 320 km pour les succursales de la 4 è-
me Région et de 5 4 0 km pour les succursales de la 5 ème Région.


Les transports de produits de première
nécessité vers les régions se font par la SOMIEX jusqu'au niveau
des chef-lieux des Cercles, à l'intérieur des Cercles la plupart
par des privés.


La SOMIEX effectue les transports avec
ses propres véhicules et ceux de la CMTR ainsi que des transpor-
teurs privés. Les commerçants assurent les transports soit avec
leurs propres véhicules soit par les transporteurs privés.


La distributinn des marchandises de la
SOMIEX vers la 6 et 7 ème ~égion est effectuée par bateau à par-
tir de Mopti.


Les transports de marchandises à l'in-
térieur des Cercles vers les Arrondissements se fait p w r la plu-
part, par des commerçants privés. Vu le mauvais état des routes,
ces transports sont exécutés par des camions de faible tonnage
souvent très vétuste.


Les transports de céréales vers les
centres urbains s'effectuent par O OP AM avec ses propres véhicules
et ceux des transporteurs privés.


Etant donné que les véhicules utilisés
pour le drainage de la production agricole restent souvent , pen-
dant toute la durée de la campagne de commercialisation , à l'in-
térieur d'un Cercle, il est indispensable de disposer de carbu-
rant dans tous les Cercles du pays. Mais sur la totalité des Cer-
cles du Mali 45 % ne possèdent pas d'installations de stockage de
carburants ou ne sont pas approvisionnés régulièrement.




63 63

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Etant donné que l'accès de beaucoup
de cercles est très difficile à cause du mauvais état des routes,
l'approvisionnement par des camions-citernes de forte capacité
n'est pas possible. Actuellement, les stations à l'intérieur des
Régions sont approvisionnées au départ Ge Bamako par des camion-
citernes de faible capacité (12 à 15 m3) ou par fûts. Cette si-
tuation entraîne au détour de 250 à 400 km selon l'endroit et
les transports par fûts occasionnent une augmentation du fret de
5 % lors du transvasement .


4.2.3 Utilisation de véhicules, taux de rotation et
rem~lissaae de véhicules


D'après les enquêtes Origine/Destination effec-
tuées en 1976 par Tractionel et en 1978 par les Consultants dans
le cadre de l'élaboration du Plan du Transport du Mali et confir-
mées par l'analyse des transports routiers, le taux de chargement
des véhicules est assez faible.


Selon l'enquête 1976, les taux de remplissage
sont les suivants :


- Pour les camions de 4 à 12 t
. 1 ère Région 53 %
. Moyenne autres Régions 64 %
. Moyenne nationale 61 %
Pour les poids lourds . Moyenne nationale


- Taux de remplissage moyen
tous véhicules 56 %


Selon l'enquête 1978, les taux de remplissage
sont les suivants :


Fourchettes Moyenne nationale


camions 26-53 %
semi-remorques 16-83 %
citernes 45-76 %


Les écarts entre ces deux résultats s'expliquent
par le fait que l'Enquête de Tractionel fut effectuée entre février
et avril c'est-à-dire lorsque la campagne de commercialisation bat-
tait son plein alors que 1' enquête de 1978 a eu lieu au début
de la campagne de commercialisation.


On ne peut que constater d'une manière générale
que les taux de remplissage pourraient être sensiblement amélio-
rés. Même si dans la pratique, le taux de remplissage idéal- ou




64 64

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les importations et les exportations d'une Région ainsi qu'à
l'intérieur d'une Région, coincideraient pour le lieu et dans
le temps - ne peut être atteint, les taux de remplissage pour-
raient être nettement plus élevés s'il y avait :


- pour les transports à l'intérieur du
pays, une meilleure coordination entre les
transports dans le cadre de la commercia-
lisation de la production agricole et dans
le cadre de la distribution des marchandises,


- Pour les transports internationaux, une
meilleure coordination entre les transports
d'exportation des fibres et graines de coton
et l'importation des produits de première
nécessité.


Selon les enquêtes de Tractionel, le taux de
remplissage pourrait être de 65 % pour les transports à l'inté-
rieur du pays et de 70 % pour les transports en provenance et
vers la Côte d'Ivoire.


Il faut cependant noter que la tendance à
l'augmentation des transports pour compte propre des entreprises
d'état qui se dessine nettement, ne favorise pas l'amélioration
de la coordination des Transports et ne réduit pas pour autant le
nombre de voyages à vide au retour.


Le taux de rotation de véhicules est aussi
assez faible et cela pour les raisons suivantes :


- non-respect du rogramme établi par suite de défectuosités répé-
tées des véhicu f' es ;


- absence des aysans aux points de regroupement et aux points d'a-
chat pour ai $ er au chargement des vehicules par suite de non-res-
pect du programme ;


- manque de personnel et d'équipement aux lieux de déchargement ,
- manque d'espace de stockage aux lieux de déchargement,
- absence d'installations de stockage de carburant dans de nombreux
cercles d'où obligation pour les camions de faire d'importants
détours,


- allongement des circuits par suite de décisions prises sur le
plan national sans tenir compte de la situation locale,


- manque général d'organisation.
Si l'organisation des transports était amélio-


rée , la rotation des véhicules pourrait être deux fois meilleure
par rapport à la situation actuelle.




65 65

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4.2.4. C a p a c i t é d e t r a n s p o r t e t b e s o i n e n t r a n s p o r t


La s i t u a t i o n du p a r c de v é h i c u l e s e x i s t a n t p o u r l e s
t r a n s p o r t s r o u t i e r s d e m a r c h a n d i s e s e t l e s b e s o i n s à c o u r t e t
moyen terme çe p r é s e n t e n t s e l o n l ' é t u d e T r a c t i o n e l e t les c h i f -
f res a c t u e l s d e 1978 comme s u i t :


* reste i n c h a n s é p o u r l e t a u x d e c h a r g e m e n t e t l a c o o r d i n a t i o n des
t r a n s p o r t s


* * sous le signe * * : d u t a u x de cha rgemen t e tc ...
a ) p a s e x a c t e n e n t c o n n u , p o u r l a p l u p a r t c e p e n d a n t d e d a t e r é c e n t e ,


t


P o u r l e s p o i d s l o u r d s d ' u n t o n n a g e i n f é r i e u r à 10 t , l e p a r c de
v é h i c u l e s e x i s t a n t f u t t o t a l e m e n t . r é d u i t . Le p a r c d e v é h i c u l e s a
é té c e p e n d a n t r a j e u n i c o n s i d é r a b l e n i e n t : p l u s de l a moitié des
v é h i c u l e s a é t é n o u v e l l e m e n t i m m a t r i c u l é e e n 1977 e t 1978.


Camions de
m o i n s de 10 t
Camions de
.10 à 20 t
Camions de
20 t e t p l u s
S o u s t o t a l
C i t e r n e s d e
m o i n s d e 15 m'
C i t e r n e s de
30 m' e t p l u s


S o u s t o t a l


TOTAL


Le nombre de p o i d s l o u r d s a y a n t u n e C . U . a l l s n t d e 10 à 20 t a
été c a n s i d é r a b l c n e n t r é d u i t . La a u s s i , p l u s de l a moit ié d e s v é h i -
c u l e s a é té n o u v c l l c m e n t i ~ ~ i i a t r i c u l é c c n 1377 ou 1978.La c a p a c i - ,
t é e x i s t a n t e des véhicules de ce g r o u p e e s t n e t t e m e n t d é f i c i t a i r e
p a r r a p p o r t a u b e s o i n PL-ojcté.


B e s o i n s


1978*


587


479


224
1290


12


5 1


63


1353


Le nombre e t l a c a p a c i t é d c s g r o s p o r t e u r s a augmenté ccs d c r n i è -
rcs a n n c c s b i e n q u e T r a c t i o n c l a i t reconunandé de n c p a s a c q u G r i r
2 c o u r t terme d ' ~ u t r c s v i . l i i c u l c s d c cc g r o u p e . S i l ' o n c o n s i d G r c
lcs c h i f f r e s d u t a b l e a u c i - d c s s u s c t q u c l ' o n se r c p r i l s c n t e l c


1981""


837


680


31 9
1836


15


78


93


1929


1978


616


263


442
1321


12


137


149


1470


P a r c e x i s t a n t
1976


T o t a l


81 1


464


258
1533


6


176


182


1715


bon é t a t


334


295


a )


3 '


a




66 66

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taux de chargement et la rotation des véhicules ( 1 1 , on ne peut
s'empêcher de constater qu'il existe ici une surcapacité (2) .
Il en est de même pour les citernes : le parc de camions-citer-
nes à gros tonnage est largement excédentaire. Contrairement
aux recommandations formulées par Tractionel, 23 citernes (su-
périeurs à 25 m3) ont été nouvellement immatriculées en 1977 et
15 autres en 1978.


Afin de calculer le besoin en transport pour l'année
1984, le Consultant s'est basé sur les chiffres et données de
l'année 1977.


En 1977, un parc de 2302 véhicules lourds d'une capa-
cité disponible d'environ 24 000 tonnes (3) de fret solide ren-
contrait une demande en transport de marchandises de 1 029 900
,tonnes (drainage des produits agricoles inclu) (4).


Ce tonnage à transporter se répartissait suivant les
types de camion comme suit :


Camions jusqu'à 10 t de C.U. 391,5 en 1000 t
Camions de 1 1 à 20 t 107,6
Camions de 21 à 25 t 1,9
Camions de plus de 25 t 6,5
Semi-remorques 235,5
Remorques 134,o
Citernes 152,9 (5) ( = 204,O m3)


Si on confronte cette répartition du tonnage à la ré-
partition de la capacité effectivement disponible, on trouve le
nombre de rotations qui sont théoriquement nécessaires pour sa-
tisfaire la demande de transport.


Le calcul se fait comme exposé dans le tableau suivant :


(1) voir 3.2 : Les agents de transport
(2) Il est à remarquer que dans une "Note sur le nombre de ca-


mions-citernes et de camions gros porteurs nécessaires à
l'exécution du planning Import-Export 1978", datant du 19
avril 1978 de l'ONT, on a enregistré un déficit de 34 unités
de citernes et un excédent de 3 unités de gros porteurs. Le
nombre de rotations par an et par poids lourds a été porté
à 30, ce qui, comparativement représente une valeur inférieure.
Le tonnage à exporter d'Abidjan fut projeté à 300 000 t de
marchandises solides et à 128 000 m3 d'hydrocarbures.


(3) voir : Annexe 1 Tableaux 2 et 3
(4) voir : Rapport 6, La Demande de Transport
(5) y compris 102 000 tonnes d'hydrocarbures




67 67

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68 68

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On p e u t i n t e r p r é t e r l a d e r n i è r e c o l o n n e du t a b l e a u
p r é c é d e n t d e l a f a ç o n s u i v a n t e : c ' e s t - à- d i r e q u e p a r exemple
170 voyages a l l e r / r e t o u r pour chacune d e s 98 remorques s o n t né-
cessaires p o u r t r a n s p o r t e r les 134 000 t a n n u e l l e s .


Une a m é l i o r a t i o n d e l ' o r g a n i s a t i o n d u t r a n s p o r t d e s
marchand ises p e u t augmenter l e t a u x d e r e m p l i s s a g e a i n s i que l e
nombre d e r o t a t i o n s d e s v é h i c u l e s .


S u r ce t te b a s e , il es t p o s s i b l e d e c a l c u l e r l e b e s o i n
en moyen d e t r a n s p o r t pou r chaque t y p e d e v é h i c u l e s pour l 'année
1984, q u i sera c a l c u l é a v e c , pou r hypo thè se , l ' augmenta t ion du
t a u x d e r e m p l i s s a g e e t l e nombre d e r o t a t i o n s .


Hypothèse du t a u x d e remplissage e t du nombre d e ro-
t a t i o n s e n 1984 :


L'augmenta t ion supposée pour l e nombre d e r o t a t i o n s
a n n u e l l e s a i n s i que l e t a u x d e r e m p l i s s a g e n ' e s t q u e modeste, c e c i
pour é v i t e r une e s t i m a t i o n t r o p o p t i m i s t e d u développement f u t u r .


-


La demande e n t r a n s p o r t r o u t i e r pou r l ' année 1984
(année d e p l u v i o m é t r i e normale) est estimée à 1 601 000 tonnes e t
sera r e p o r t é e s u r les d i f f é r e n t s t y p e s d e v é h i c u l e s comme s u i t :


Camions jusqu ' à
Camions d e 11 à
Camions d e 21 à
Camions d e p l u s
Semi- remorques
Remorques'
C i t e r n e s


Camions jusqu 'à 10 t
Camions d e 11 à 20 t
Camions d e 21 à 25 t
Cam.. d e p l u s d e 25 t
Semi- remorques
Remorques
C i t e r n e s


- - - - - - - . -
10 t d e C . U . 567,3 e n m i l l i e r de t i
20 t 155,9
25 t 2 ,7
d e 25 t 9 ,4


346,3
188,8
330,6 ( A 440,8 r t i 3 )


- -. 1
Le t a b l e a u pour 1984 q u i c o r r e s p o n d a u t a b l e a u


p r é c é d e n t d e l ' année 1977 se p r é s e n t e comme s u i t :


Taux d e rempl .
e n % ( 1 )


50
50
65
65
70
70
70


( 1 ) L e s t a u x d e r e m p l i s s a g e c o r r e s p o n d e n t a u t a u x d e rempl i s sage
é v a l u é s p a r T r a c t i o n e l , v o i r page 48-


f


N o ~ b r e de r o t a -
t i o n s a n n u e l l e s


200
90
60
50
80


190
150




69 69

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nombre de
véhicules


capacité
disponible
(en tonnes)


capacité
effective


( 75 % )


taux de
remplissage
prévue en
%


capacité
utilisée


nombre de
rotations
annuelles
prévues




70 70

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b . .


- 54


Si on compare le
avec celui nécessaire pour
surcapacité pour certaines


parc de véhicules existant en
1984 on ne peut que constater
catégories de. véhicules :


1977
une


La projection pour l'année 1 9 9 4 se base sur un taux
de croissance de la demande en transport globale (hypothèse bas-
se pour une année de pluviométrie normale). '


La demande en transport routier pour 1994 (sous l'hy-
pothèse de la même répartition des véhicules commerciaux) s'é-
lève à 3 1 8 5 5 2 0 t . Le taux de croissance est ensuite de 7 , 1 %
par an.


Surcapacité


-
-
1
4


6 1
22
-


l


Pour satisfaire la demande en transport totale en
1 9 9 4 , un parc de véhicules de 3 7 6 7 camions et citernes est né-
cessaire, ce qui représente environ un redoublement du parc es-
timé pour 1 9 8 4 .


' Besoin
(1 1


110
4 0
-
-
-
-
14


Cam. jusqu'à 10 t de C.U.
Cam. de 11 à 2 0 t
Cam. de 21 à 25 t
Cam. de plus de 25 t
Semi-remorques
Remorques
Citernes


I


Quand on compare ces chiffres avec ceux de 1'~tude
Tractionel, on trouve les mêmes résultats.


1 ) Le besoin présente seulement les véhicules supplémentaires
du parc existant et ne prend pas en consideration le rempla-
cement des véhicules amortis, qui est estimé grossièrement
dans le rapport no 1 3 , ainsi que le coût global de l'ensemble
du programme d'achat de véhicules de transport routier.


1 9 7 7


9 7 1
2 6 8


5
1 7


336
9 8


126


1821
( 2 )


( 2 ) Tracteurs non inclus.


1984


1081
3 0 8


4
13


275
76


1 4 0


1897
( 2 )




71 71

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4.2.5 ~'orqanisation du fret ---- -----------------
4.2.5.1 Généralités -----------


On peut distinguer dans l'analyse
de l'organisation du fret, d'après son exécution actuelle et
suivant les types de transports précités entre :


- le drainage et l'évacuation de la production agri-
cole


- l'exportation des fibres et graines de coton
- 1' importation des produits de première nécessité
- la distribution des produits de première nécessit6,


des céréales et des hydrocarbures.


4.2.5.2 Princi~es, modalités et ré~artition ------ ------------------- --------
du fret entre les trans~orteurs -------


Les objectifs fondamentaux de l'Or-
ganisation des Transports sont les suivants :


- approvisionnement du pays sans ruptures
- étalement des transports entre les transporteurs,


les entreprises d'état doivent être privilégiées à la réparti-
tion du fret


- exécution des transports de façon la plus rentable
possible, c.a.d. : choix des parcours les plus courts, attein-
dre un taux de chargement et un taux de rotation pour véhicules
qui soient les plus élevés possible, éviter les retours à vide
le chargement et déchargement doivent avoir lieu sans difficul-
tés


Drainaqe et évacuation de la ~roduction aqricole


Les besoins en transport routier pour le drainage et l'évacua-
tion de la production agricole sont déterminés chaque mois et
mois par mois. Jusqu'en 1977, ceci fut assuré par des Comités
séparés (arachides, céréaliers et cotonniers) au niveau des
Arrondissements, Cercles et Régions. Ces comités se sont réunis
séparément et sauf dans la première Région où il n'y avait pas
de Comité de coordination pour analyser l'ensemble des besoins
de transport. La répartition du fret se faisait par les orga-
nismes chargés de la commercialisation.


Depuis 1978, cette programmation est effectué au niveau de cha-
lue Région par la Commission Régionale des Transports. Ces Com-
missions sont placées sous l'autorité du Gouverneur de la Ré-
gion et tous les Or~anismes concernés par les transports y sont
représentés : OPAM, SOMIEX, CMDT, Opération, CAC, Coopératives
des Transporteurs Routiers, CMTR, Gendarmerie et Police ainsi
que le Représentant Régional de l'ONT comme coordinateur. Pen-
dant que les représentants des Opérations et Organismes définis-
sent les quantités de transport et le besoin en véhicules, les
transporteurs doivent déclarer les véhicules étant à disposition.


Les véhicules disponibles sont répartis dans l'espace et le
temps à partir des prévisions sur les volumes à transporter,
faites par des Opérations et des CAC et selon les priorités
fixées par la Commission.




72 72

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Etant donné que les transports de drainage sont les moins ren-
tables et en général déficitaires pour les transporteurs, et que
le parc de véhicules de faible capacité est insuffisant, il a
toujours été très difficile de trouver des véhicules nécessaires.


Donc, si le parc régional est insuffisant, il est fait appel à
la CTR de Bamako et à la UNCTR pour l'envoi de véhicules en
renfort dans la mesure des disponibilités.


Il existe aussi, mais uniquement au niveau régional, à la limite,
la possibilité de requisitionner les camions nécessaires. Mais
en pratique, les transporteurs échappent souvent à ces requises
en allant effectuer des transports dans une autre région.


Mis à part les véhicules des différents organismes, les poids
lourds à petit et moyen tonnage utilisés pour la commercialisa-
tion appartiennent en majeure partie à des entrepreneurs privés
qui sont membres d'une Coopérative de Transporteurs ou tiers
Etant donné que les Représentants des CTR font aussi partie des
Commissions Régionales de Tra~s~ort existant actuellement, elles
devraient avoir -tout comme auparavant- une influence considé-
rable sur la répartition du fret entre les transporteurs privés
et particuliers.


Selon les informations recueillies, les Commissions de Transport
ont rendu possible une meilleure exécution des transports qu'el-
le ne l'était auparavant dans le cadre de la commercialisation.
Ce système témoigne -comme auparavant- de quelques lacunes :


- Un point essentiel est qu'il n'existe des Commissions de Trans-
Ports que sur le plan régional et non au niveau des Cercles
Êtant donné qu'il y a une pénurie de personnel et un manque de
noyens de transports pour ce personnel. Le drainage et une par-
tie importante de l'évacuation se déroulent cependant à l'inté-
rieur et au niveau des Cercles.


- Les Représentants des transporteurs ne connaissent, en partie,
pas le nombre de véhicules étant réellement disponibles étant
donné qu'ils ne sont pas au courant des engagements que les
transporteurs ont pu prendre ailleurs. D'un autre côté, dans
beaucoup de coopératives, les dirigeants n'ont guère de moyens
pour faire respecter par les transporteurs privés les priorités
fixées par les Commissions. Les transporteurs privés ont aussi
critiqué le fait que la répartition du fret revienne aux entre-
prises privées lorsque les transports ne sont particulièrement
pas rentables, alors que les transports les plus avantageux
sont effectués par les Opérations ou Organismes eux-mêmes.


Pour finir, il faut mentionner qu'il existe aussi une Commis-
sion Nationale des Transports à un niveau national interminis-
tériel qui se réunit au début de chaque campagne (première
quinzaine du mois d'octobre, au mois de juin et chaque fois
qu'un problème ou un cas particulier se pose en matière de
transport) .




73 73

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Ex~ortation des fibres et graines de coton et importation des -- ....................... ..................... ------------
roduits de première nécessité E,-,-,------ -----------------
Pour les transports d'exportation des fibres et graines de
coton ainsi que l'importation des produits de première néces-
sité,la SOMIEX répartit le fret, que ce soit par ses propres
moyens c,à.d,avec ses propres véhicules ou bien qu'elle s'a-
dresse aux CMTR, UNCTR/CTR ou bien directement aux transpor-
teurs privés. Etant donné qu'il y a dans ce secteur des trans-
ports -contrairement à la commercialisation- un excédent d'offre
en capacité de transports et que les transports sont considé-
rablement plus rentables sur les grands axes, les transporteurs
aussi bien privés que d'état vont se plaindre qu'ils sont
désavantagés. Bien que ces exportations et importations sont
organisées par la SOMIEX, la coordination des deux transports
est insuffisante.


Distribution des produits de première nécessité et des céréales ----------------- ----------- .................................
Pour les transports de distribution des céréales, le fret est
donné par 1'OPAM. Pour la distribution des produits de première
n>cessité,le fret est donné par la SOMIEX pour les transports
des dépôts dans les chef-lieux de Région et vers les succur-
sales dans les chef-lieux de Cercle. La SOMIEX s'adresse en
général à des transporteurs privés sans passer par les Coopé-
ratives. Ceci fut l'objet de critiques de la part des Coopéra-
tives tout comme ce le fut du côté des transports import-export.
A l'intérieur des Cercles, les transports se font pour le comp-
te de commerçants privés qui font souvent venir leurs produits
de Bamako, et qui s'adressent toujours à des transporteurs pri-
vés en dehors des Coopératives.


Hydrocarbures -


Alors que depuis un certain temps l'ONT organise les transports
sur l'axe Abidjan-Bamako avec beaucoup de succès, ce sont les
pétroliers qui le font encore dans chaque Région individuelle,
Il semble y avoir souvent des ruptures dans l'approvisionnement
des Régions et à l'intérieur de ces dernières. A cela, il faut
donner quelques raisons : il manque des camions-citernes à £ai-
ble tonnage et les paiements de livraison sont demandés immé-
diatement là où les gérants de stations manquent de disponi-
bilité.


Dans tous les textes conformes à
la loi, il est bien stipulé que la gestion du fret et la coor-
dination des transports sont le ressort exclusif de l'ONT
(décret no 1 6 4 PG-RM du 1 9 sept. 1 9 7 2 ) . En fait, ONT assume
cette fonction comme organe central et régional assurant la
répartition et la coordination des transports, uniquement
dans un périmètre délimité. C'est ce qu'il faut conclure des
explications ci-dessus.


Bien que la fondation des Commis-
sions des Transports a apporté un net progrès dans la coordi-


1 nation des transports et la gestion du fret, il n'existe au




74 74

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Mali jusqu'à l'heure actuelle pas d'organisme centralisant
la gestion du fret.


Pour arriver à une meilleure organisation du fret, notamment
pour faire effectuer en premier lieu les transports prioritai-
res, pour faire respecter les engagements des transporteurs,
pour répartir d'une manière plus équitable le fret en période
creuse etc ..., il a été décidé de créer des commissions ré-
gionales pour la répartition du fret. Tout le fret au départ
de la région devra être signalé à la Représentation Régionale
de ONT. La Commission pour la distribution du fret répartira
les chargements d'une manière équitable en donnant la priorité
aux véhicules immatriculés dans la Région.


Il faut remarquer qu'il est très
incertain que la création d'une seconde institution qui s'oc-
.cuperait des transports, conduise à de meilleurs résultats
d'autant plus si les deux institutions ne travaillaient pas
en collaboration.


4.2.5.4 L'EMACI et les bureaux de fret ..............................
Il convient de nommer deux autres


institutions qui sont directement en rapport avec l'organisa-
tion et la répartition du fret, ce sont : 1'EMACI et les Bu-
reaux de Fret. Le champ d'activités de ces deux institutions
dont les fonctions et le fonctionnement doivent être vus comme
étant cohérents, englobe les transports internationaux entre
la Côte d' Ivoire et le Mali (1 ) .
Ces deux organismes doivent se charger d'une partie des tâches
de ONT, tout en étant responsables cependant vis-à-vis de
l'ONT en ce qui concerne les priorités établies par l'ONT.


Les~ntrep6ts Maliens en Côte d'Ivoire (EMACI) ont été créés
par Ordonnance no 77-33 / CMLN du 12 mai 1977. L'objet et la
fonction de 1°EMAC1 sont la gestion des installations de la
République du Mali dans les ports de la Côte d'Ivoire en vue
d'assurer l'évacuation des produits maliens en transit dans
les ports ainsi que l'importation des produits destinés au
Mali, conformément aux programmes et aux directives de l'ONT.


L'EMACI est appelé à devenir, en matière de transports, le
seul organisme Malien permanent en Côte d'Ivoire, chargé
d'assumer les intérêts de 1'~tat malien. A ce titre, il sera
l'interlocuteur des autorités ivoiriennes pour toutes les
questions portuaires et de transit. L'EIWCI au niveau d'A-
bidjan centralisera le fret malien dans le but d'en assurer
la distribution aux transporteurs maliens et ivoiriens.


- - -- - - - - -


(1) cf Rapport d'Organisation ainsi que : Assistance Techni-
que au Ministère des Transports et des Travaux Publics ;
La Création des Eureaux de Fret, Documents de Travail 1
à a, 19-78.




75 75

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Actuellement, les opérations de chargement et de déchargement,
d'entreposage et de gardiennage au port d'~bidjan coQtent de
façon anormale chers à l'économie malienne. Les raisons -sur les-
quelles on ne s'étendra pas ici- incombent surtout à l'organi-
sation.


Les deux rôles q~l'EMACI peut jouer dans le cadre des opérations
portuaires sont les suivants :


- la libération accélérée des marchandises
pour le magasinage et ensuite l'évacuation vers le Mali (au cas
où des produits seraient exportés vers les pays étrangers) et


- la gestion économique des capacités d'en-
treposage (c'est-à-dire 2 magasi,ns à Abidjan et une parcelle de
12 000 m2 dans la zone de Vridi et 5 entrepôts totalisant 5 000 m2
à Ouangolodougou).


Les tâches des Bureaux de Fret doivent se
concentrer par contre sur le secteur des transports terrestres.
Les Bureaux de Fret seront l'instrument dont disposera l'ONT pour
remplir sa mission principale, c'est-à-dire assurer le bon fonc-
tionnement des transports par une gestion effective du fret (1).


Le bon fonctionnement des Bureaux de Fret
est cependant dépendant de l'existence des capacités de stockage
intermédiaire sur l'axe Abidjan-Ouangolodougou- Bamako. D'autre
part, les objectifs de 1'EMACI ne peuvent être atteints sans une
bonne organisation des transports terrestres.


Une des fonctions essentielles des Bureaux
de Fret est le rôle d'intermédiaire qu'ils auront à jouer entre le
donneur de fret et le transporteur, Cette activité est exercée
actuellement de façon traditionnelle par les "coxers" et très sou-
vent mal exercée, le transporteur devant "acheter" la commande de
fret. Lorsque les commandes de fret se font particulièrement rares
et qu'il existe une surcapacité de véhicules, de hautes sommes
doivent être versées au coxer qui partage le gain ensuite avec
les propres donneurs d'ordre de fret.


En se chargeant du rôle d'intermédiaires,
les Bureaux de Fret poursuivent les objectifs suivants :


. assumer une meilleure coordination générale des
transports


- par le choix du mode de transport
- par une meilleure rotation des véhicules
- par un meilleur taux moyen de chargement


(1) Voir Assistance Technique au ~inistère des Transports et des
Travaux Publics : Création des Bureaux de Fret ; Documents
de Travail no 1-8, Société SRCA-BMB.




76 76

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. de faire respecter les priorités imposées par le
gouvernement


. de répartir équitablement le fret entre les dif-
férentes catégories de transporteurs


. de veiller à ce que les transporteurs maliens
aient au moins la quote-part qui leur revient par rapport aux
ivoiriens


. de fournir des données statistiques complètes sur
le trafic des marchandises.


Pour que ces objectifs soient atteints, il
est nécessaire que tous les détenteurs de fret et tous les
transporteurs passent obligatoirement par les Bureaux de Fret.
Même les transports pour compte propre doivent être déclarés.


Afin que les Bureaux de Fret soient opéra-
tionnels, il est prévu d'établir un Bureau Central de Coordina-
'tion du Fret à Bamako, à Faladié et à Sikasso ainsi qu'à Abid-
jan et à Ouangolodougou.


Le moyen proposé pour atteindre les objec-
tifs mentionnés ci-dessus est l'instauration d'une lettre de
voiture qui devra être visée obligatoirement par les Bureaux de
Fret. Il sera possible de cette manière de surveiller et de
contrôler les transports internationaux d'une façon plus effi-
cace (Actuellement, le cas se présente souvent que les docu-
ments de transport montrent des chargements fictifs inférieurs
aux chargements réels ou bien que certains transports destinés
au Mali se perdent en Côte d'Ivoire et ne franchissent jamais
12 frontière).


Les bénéfices résultants du bon fonctionne-
ment des Bureaux de Fret et de l'EMAC1 sont pour l'économie ma-
Ijenne, les suivants :


- une influence directe sur la balance des paiements (procédures
de libérations accélérées),


- une réduction des fraudes entrainant d'une part des recettes
accrues pour le Trésor Public en matière de droits et de
taxes de douane et d'autre part, un meilleure perception de
la taxe d'affrêtement,


- une diminution du coût du transport à la tonne et donc du
prix de revient des marchandises transpnrtées,


- une incidence bénéfique sur les relations commerciales : meil-
leurs fluidité des transports, respect des délais etc...,


- un renforcement de la position de 1'Etat malien vis-à-vis des
ivoiriens, dans le domaine portuaire (1).


Ce qui est nécessaire à un fonctionnement
efficient : des moyens de communication suffisants pour les
Bureaux de Fret qui leur permettent d'échanger des informations
rapidement et de façon ininterrompue et pour le personnel quali-
fié.


(1) Voir Assistance Technique : Document de Travail no 5.




77 77

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4.3 Organisation et fonctionnement - des transports de
passagers


4.3.1 Généralités -----------
Contrairement au transport de marchandises,


pour le transport de voyageurs, l'Administration intervient à
peine de façon régulative, pour autant qu'il s'agisse de l'or-
ganisation ou du fonctionnement.


Il n'existe pas d'interventions de 1'Etat re-
latives à l'adaption de la capacité de transport à la demande.
De même qu'il n'existe pas de mesures prises par 1°Etat, dans le
but d'assurer des liaisons de transport de passagers vers des
endroits ou des Régions éloignées.On peut partir du fait que
dans le secteur du transport de passagers règne le principe d'une
économie de libre marché.


Le transport des passagers se répartit générale-
ment en deux catégories :


- Le transport des passagers (spécialisé)
- Le transport mixte
Le transeort de passagers spécialisé -------- ------- ---- ----- ---------


4.3.2.1 Les types et moyens -------- -----------
Le transport de passagers spécialisé


se divise à son tour en
-transport urbain
-transport interurbain
-transport inter-états.


Il existe également un transport de
passagers pour propre compte. Ce transport est assuré par quel-
ques grands établissements publics pour leurs employés (ou leurs
familles) et se limite à Bamako. Ce transport est, par rapport
aux autres , insignifiant.


Le transport en COrnmUn urbain et sub-
urbain ne fait pas l'objet de la présente analyse. Son organisa-
tion et son fonctionnement diffèrent cependant peu du transport
interurbain.


Tout le transport de passagers au Mali
fut effectué en 1 9 7 7 avec environ 2 2 5 0 véhicules. Entre 1 200
et 1 400 devraient en revenir au transport interurbain et inter-
états.


4.3.2.2 _Les l i g g g s - ~ ~ q u l i è r g ~ ~ ~ g _ t ~ ~ g _ s ~ f g é q u e n -
ces ---
Il existe au Mali, pour le transport


des passagers uniquement, un nombre assez cocsidérable de liai-
sons entre les villes, pour lesquelles on peut dire qu'un ser-
vice de trafic régulier a lieu. C'est aussi le cas pour le tra-
fic international entrele Mali et les pays limitrophes, la Côte




78 78

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d'Ivoire, la Haute-Volta et le Niger.


On entend par service de trafic régulier, que des véhicules (bus,
taxis bâchés, taxis) circulent à intervalles réguliers et toute
l'année. Les fréquences varient de ligne à ligne, entre plusieurs
fois par jour et une fois par semaine. Il n'existe cependant pas
d'indications ni d'horaires réguliers d'arrivée et de départ.


Transport inter-états ----- --- ----- --------


Dans le transport Inter-Etats, on peut appeler "lignes régulières"
les liaisons suivantes :


- Bamako-Zégua-Abidjan
- Bamako-Zégua-Bouaké
- Bamako-Manankoro-Man-Abidjan
- Bougouni-Abidjan
- Sikasso-Abidjan-Bouaké 3 cars par jour
- Bamako-Bobo-Dioulasso 2 véhicules par jour
- Mopti-Bobo-Dioulasso 2 véhicules par jour
- Gao-Niamey 1 véhicule par semaine


Il n'existe pas de trafic de ligne direct non-interrompu de Bamako
vers des villes de ~uinée. A la frontière , les voyageurs doivent
descendre des véhicules maliens pour monter dans les véhicules gui-
néens. Il n'a a pas de lignes régulières entre le Mali et les
pays limitrophes : le Sénégal, la Mauritanie et l'Algérie.


Ce sont surtout des bus que l'on met en service sur les lignes
régulières dans le transport inter-états. Mis à part un nombre im-
portant de transporteurs privés, c'est surtout la CMTR qui circule
sur certaines de ces lignes : Bamako-Bouaké ( en 1978 = en moyenne
6,5 fois /mois), Bamako-Bobo ( en 1978 =3,5 fois/mois). Il existe
sur l'itinéraire Gao-Niamey une ligne régulière assurée par la
S.N.T.N. ( Sté Nationale des Transports Nigériens) : 1 bus par se -
maine.


Les fréquences effectives sont cependant relativement élevées grâce
à l'intervention des nombreux transporteurs privés.


Sur la base des résultats de l'enquête OD, les fréquences se pré-
sentent conme suit :


I I Nombre de VL par semaine
Cote d' Ivoire .Haute-Volta


2 ème Région
3 ème Région
4 ème Région
5 $me ~égion
~amako- ou ré ma lé 120


VL : Voitures particulières + taxis + camionnettes bâchées + taxis


Sikasso-Zégoua
Koutiala-Koury
Sikasso-Bobo


~ - - - -.


bâchés + ;&hicules tous terrairs+ cars rapides


129
23
50




79 79

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Les fréquences varient durant la semaine. La plupart des bus
circulent les jeudi, vendredi et samedi.


Transports intérieurs ----- ------ ----- ----


Pour ce qui est du transport intérieur , le trafic de ligne régu-
lier se concentre de préférence dans le triangle Bamako-Sikasso-
Mopti ( voir tableau suivant). Là les lignes de transport intérieur
coincident aussi en partie avec celles du transport inter-états.


Il n'y a pas de trafic de ligne régulier entre les régions centra-
les du pays et les l., 6. et 7. ~égions. Il n'existe presque pas
non plus de trafic de ligne en direction des chef-lieux des Cercles
à l'intérieur de ces trois Régions.


Le manque de trafic de ligne en direction de la 1 ère Région ne
s'explique pas seulement par le mauvais état des routes mais aussi
par l'existence de la ligne ferroviaire Bamako-Kayes. Le Niger
joue un rôle analogue pour la 6 et 7. Région dans le trafic de VO-
yageurs .
Il existe par contre un trafic de ligne dans les 2.,3.,4. et 5.
Régions en direction de la plupart des chef-lieux du cercle, que
ce soit directement à partir de Bamako ou des chefs-lieux de ré-
gion ou des axes à circulation principale.


Il existe dans les cercles un trafic de distribution partant du
chef-lieu du cercle. Il ne peut toutefois être considéré comme un
trafic de ligne que de façon limitée. Il s'agit souvent en l'oc-
curence de transport de voyageurs qui ne sont effectués réguliè-
rement que les jours de marché (et selon leur fréquence). La par-
tie prépondérante du trafic de voyageurs dans le réseau de distri-
bution est un transport mixte.


Le trafic de ligne est effectué en général de bout en bout. Même
si plusieurs villes se trouvent sur ce trajet, on ne se dirige que
vers une destination bien précise par exemple Bamako-San, Bamako-
Koutiala, Bamako-Mopti.


Sur les grandes lignes très fréquentées, il n'est pas d'usage que
des passagers montent dans les villes plus importantes, en cours
de route, mais qu'ils arrivent avant que le lieu de destination ne
soit atteint. Le trafic de ligne de la CMTR entre Bamako et Mopti,
Bamako et Sikasso ou la Côte dO1voire forme une exception.


Le nombre de lignes directes qui ont66 dénombrées dans le cadre
des enquêtes.sOélève à environ 60 ; une liste de ces lignes et
des fréquences se trouve dans l'Annexe 5. Les fréquences sont ex-
trêment variables, elles oscillent entre 0,1 par jour et 60 par
jour, dans la mesure où des informations existent. Elles s'adap-
tent à la demande en transport.


Les localités qui sont desservies par un trafic de ligne, ne dis-
posent pas toutes d'une liaison directe vers Bamako ou le chef-
lieu de la Région. Ceci est surtout vrai pour le trafic de ligne
courte distance. Pour les villes et les localités entre lesquel-
les il n'y a pas de trafic de ligne directe, il n'existe toute-




80 80

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fois pas de possibilités de correspondance. Pour le trafic in-
terrompu ( par ex. de Kolokani vers Sikasso), chaque tronçon est
traité totalement séparément. On peut cependant partir du fait
que le nombre de voyageurs concernés par un trafic interrompu
est relativement peu élevé. En raison de l'ajustement libre
entre l'offre et la demande en trafic, de nouvelles lignes direc-
tes se créent automatiquement lorsque la demande est suffisante.


Le transport interurbain de passagers
est effectué à partir des dites gares routières. Des gares de ce
type se trouvent dans presque toutes les villes plus grandes ou
plus importantes ( chef-lieux des cercles, chef-lieux des Régions)
respectivement dans des localités se trouvant à des points de jonc-
tion du trafic. Il y a, en général, 1 ou 2 gares routières par vil-
le ( occasionnellement le transport de passagers uniquement et les
transports mixtessont faits à partir d'autres endroits ) . Ces gares
se trouvent en règle générale près ou dans les environs de la place
du marché. Bamako dispose toutefois de plusieurs gares situées aus-
si bien dans les environs des deux grands marchés qu'aux sorties
de la ville ( entre autres Senou, route de Guinée, Kati ) . Chacune
de ces gares n'écoule que le trafic vers certaines destinations
limitées.


Les gares, y compris les installations
éventuellement existantes, appartiennent à la mairie respective ;
elles sont cependant gérées par le CTR local.


Le Directeur respectif de la gare, un
représentant et employé de la C.T.R., est compétent pour son admi-
nistration et l'organisation des transports.


L'organisation et le fonctionnement des
transports sont réglés de la même façon dans toutes les gares :


Les véhicules qui sont prêts à partir, s'inscrivent chaque matin
dans l'ordre de leur arrivée à la gare, dans un livre qui est
tenu par le Directeur de la gare. On les différencie suivant les
lignes et les types de véhicules (car, bâché, taxi). Les départs
des véhicules se font dans l'ordre de leur arrivée. C'est-à-dire
qu'on alloue dans l'ordre ci-dessus les véhicules aux passagers
qui arrivent - en tenant compte du type de véhicule qu ils souhai-
tent.


En principe, chaque véhicule ne part donc que lorsqu'il est au
complet. Ceci peut durer entre 1 2 et 2 4 h pour un bus, le délai
d'attente est toutefois limité à 3 jours,. Mais les chauffeurs
sont libres de prendre le départ même si le véhicule n'est pas en-
core au complet.




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En général , ce sont toujours les mêmes véhicules qui parcourent
les mêmes lignes. La décision de parcourir de telles lignes est
prise par le transporteur ou le chauffeur. Il choisit la plupart
du temps celle dont il connait les conditions locales. Le choix
de la ligne doit en principe être renouvelé chaque jour par l'ins-
cription dans le livre à la gare, et peut être changé au cours
de la journée.


La C.T.R. ou le Directeur de la gare n'a aucune influence régula-
trice, ni sur l'offre en véhicule par ligne, ni sur l'offre globa-
le ,que représentent les véhicules prêts à partir. La régulation
de l'offre est faite par la demande en possibilités de transport.


Conformément au procédé établi, un quelconque véhicule, ayant l'au-
torisation de l'ONT de transporter des passagers, peut effectuer
des transports en partant des gares. La plupart des véhicules ( res-
pectivement les propriétaires ) sont toutefois membres de la C.T.R.
Comme les non-adhérents de la CTR sont désavantagés dans les gares
ou doivent affronter des difficultés, l'affiliation est en fait
obligatoire. Ainsi tout le trafic de passagers, à l'exception des
entreprises publiques, se trouve sous l'Administration et l'influ-
ence des CTR et/ou UNCTRM.


4.3.2.4 Utilisatim-des véhicules et taux de
remplissage --- ----- -


Il est relativement difficile d'établir
le taux moyen de rotation des véhicules et de déterminer leur uti-
lisation effective. Ceci pour les raisons suivantes :


- fluctuations saisonnières de la demande en trafic
- les fluctuations hebdomadaires de la demande en trafic
- les conditions variables dans les différentes régions du pays
et sur les différentes lignes ( demande, état des routes etc ... )
- l'âge fortement divergent et l'état technique des véhicules


( sujets aux réparations, approvisionnement en pièces de rechan-
ge et moyens d'exploitation etc...).


On peut dire en se basant sur l'enquête menée dans le cadre de
l'étude, que la rotation des véhicules est relativement peu élevée
et que le taux de rotation se situe sûrement au-dessous de 50 %.
Pour les parcours éloignés, il se situe souvent même qu 'aux en-
virons de 10 - 2 0 %. Même pour les parcours qui se trouvent en
relativement bon état ( Bamako-Sikasso, Bamako-Mopti ) , on n'a pu
constater, pour des véhicules relativement neufs ,. qu'un taux de
rotation entre 2 0 % et 50 8. Par contre, sur les parcours inter-
nationaux en direction de la Côte d'Ivoire, il semble se situer
entre 50 et 8 0 % . Ceci correspond ( 1 ) aux renseignements donnés
par différents Directeurs de la gare, selon lesquels il est nor-
mal que des véhicules attendent le départ pendant 2 à 4 jours.


Les taux de remplissage moyens des véhicules se présentent selon
l'enquête OD, comme suit :


-
(1) Sans suppression de voyages pour cause de réparations néces-


saires.




82 82

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w


4.3.3 Les transports mixtes --------- -----------


--


Il existe encore pour le taux de remplissage moyen des cars,


d'après les statistiques d'exploitation de la CMTR, les infor-


mations suivantes :


- Ligne Bamako-Mopti 100 %
- Ligne Bamako-Bobo 8 0 %
- Ligne Bamako-Bouaké 78 %


Les distances moyennes de voyage se montent à :
- Ligne Bamako-Mopti 450 km - 70 % du parcours
- Ligne Bamako-Bobo 432 km - 84 % du parcours
- Ligne Bamako-Bouaké 788 km - 91 % du parcours


-


Taxi
Taxi bâché
Véhicule tous terrains
Car rapide


4.3.3.1 Les lignes et fréquences .........................


Taux de remplissage


67 % à 1 0 1 %
60 % à 8 9 %
53 % à 87 %
6 1 % à 75 %


Dans les Régions éloignées , où l'état
des routes ne permet pas un trafic avec des taxis, bâchés ou cars,
ou bien où la demande en transports de voyageurs est si peu éle-
vée qu'un trafic de voyageurs rentable ne saurait être effectué,
le seul moyen de transport existant est le transport mixte en Ca-
mion (jusqu'à 1 5 t C.U. environ) et en camionnette .
Pour les transports mixtes, l'accent principal est en principe sur
les secteurs du transport de marchandises. Contrairement au trafic
de passagers spécialisé ce n'est pas la demande en transports de
voyageuxs qui est ici le facteur régulateur, mais l'offre en
moyens de transport.


Les véhicules desservent souvent à tour de rôle des parcours dif-
férents. Le transport mixte tautefois a lieu aussi sur les lignes
qui sont desservies par le transport de voyageurs spécialisé. Ceci
est surtout le cas dans le trafic à courte et moyenne distance en
direction des marchés. Cependant, sur les parcours à longue dis-
tances très fréquentés, avec des routes en bon état ( par exemple
Bamako-Mopti, Bamako-Sikasso), on ne trouve pas de transport mixte,




83 83

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tout aussi peu sur les axes internationaux en direction de la
Côte d'Ivoire où il est interdit. Le transport mixte a lieu aussi
sou; ce mode : les passagers ne sont transportés que dans une
direction ( pour éviter les voyages à vide ) contraire à celle
des marchandises.


Les parcours, sur lesquels un transport mixte fut constaté dans
le cadre des enquêtes sur le transport routier, sont indiqués sur
la carte suivante.


Le nombre total de lignes de transport mixte- en particulier dans
le trafic à oourte distance régional et dans le trafic de distri-
bution- est sans aucun doute plus élevé que le consultant a pu le
relever.


Les fréquences sont moins élevées, et maintes fois irrégulières,
qQe dans le trafic de voyageurs spécialisé. Quelquefois, il n'y
a qu'un seul véhicule qui roule une fois par semaine ou tous les
quinze jours,les jours de marché. Il arrive aussi que plusieurs
véhicules circulent le même jour et pas un seul le reste de la
semaine. Les fréquences baissent fortement ( de plus de 50 % )
pendant la saison des pluies, ou bien le trafic est complètement
interrompu quand il s'agit de régions éloignées. Dans les environs
des villes plus importantes, les transports vers les marchés sont
partiellement considérabl-es.


En conparaison avec le transport de pas-
sagers , le transport mixte est soumis à une organisation beau-
coup moins rigide . En principe, son organisation est aussi dans
les mains des C.T.R. mais en fait le déroulement ( par exemple
le nombre de passagers, la répartition des passagers et les con-
ditions )reste à la discrétion des différents transporteurs, chauf-
feurs et agents.


Les transports clandestins sont à con-
sidérer aussi comme une variété des transports mixtes. Il s'agit
èn l'occurence de transports qui sont effectués avec des véhicu-
les ( c a m i o n ~ , l ~ ~ d ~ ~ + ~ ~ ) e l'~dministration, des Opérations et
de l'armée.
Ces transports ont surtout lieu là où les conditions de trafic et
l'offre en possibilités de transport sont peu élevées. On peut citer
par exemple la 1. Région ou l'itinéraire Nioro-Niafunké-Tombouctou-
Gao. Mais selon des renseignements reçus, on les trouve aussi près
de la capitale.
Il n'existe pas d'informations sur leur étendue, leur volume, l'or-
ganisation et le fonctionnement.




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85 85

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4.3.3 .4 Utilisation __________-________------- et taux de remelissaqe _ _ _ _ _


Selon les informations données par les
interviews de transporteurs et de chauffeurs , le taux de rota-
tion des véhicules est plus élevé pour le transport mixte dans les
régions éloignées.


Le taux de remplissage, selon les
résultats de l'enquête OD, s'élève en moyenne du pays à :


Camionnette bâchée de 106 % à 144 %
Camion de 182 % à 353 %
Semi-remorques de 86 % à 109 %
Citerne de 60 % à 108 %


4.3.4 Capacité de transport et besoins en transport -- -------------- ....................... ---
En ce qui concerne le transport de voyageurs,


il n'est pas possible d'établir une comparaison exacte entre la
demande dans ce domaine et la capacité actuelle du fait que l'on
ne puisse disposer de données de base qui soient détaillées.


En partant des chiffres globaux évalués pour le
transport des voyageurs (1) (c.a.d. 1,3 million de voyageurs in-
terrégionaux et internationaux ainsi que 4,9 millions de voyageurs
intra-régionaux dont 39 % ont éte transportés en taxi 9/10 places,
14 % en taxi bâché et 13 % en car) et en se basant sur une estima-
tion très sommaire du parc de véhicules utilisés hors de ville,
on arrive au calcul suivant :


En considérant que les cars effectuent plutôt
les transports à longue distance et internationaux, on peut dé-
duire que la capacité existante et le besoin en transport sont
assez bien équilibrés quant à ce type de véhicules.


Par contre, le nombre annuel en moyenne de voya-
ges effectués par les taxis et taxis-bâchés semble être peu élevé
si l'on tient compte du fait que ce sont deux types de véhicules
effectuant la majorité des transports à courte distance.


(1 ) cf Rapport no 1 et chapitre 5.2 du présent rapport
( 2 ) Estimation du Consultant
(3) cf chapitre 4.3.2.4
(4) en considération du taux de remplissage
( 5 ) en milliers


c a p a c i t é
e f f e c -
t i v e


(4)


8075
4200
4200


Type d2


véhicules


Taxi (9,5 pl.)
Taxi bâché
Car (40 pl.)


Taux de
rempl i s-
sage
moyen


(3


85%
7 5 %
70%


' v é h i c u l e s
u t i l i s é s
en 1978


(2)


1 O00
3 50
150


nombre
annuel de
voyageurs


(5


2418
868
806


c a p a c i t é
d i spo-
n i b l e


9500
5600
6000


nombre
annue l d e
voyages par
véh i cu l e


300
207
192




86 86

▲back to top

Ceci confirme les informations recueillies pendant l'enquête
auprès des transporteurs, chauffeurs et gares routières comme
il a été déjà mentionné dans les chapitres précédents : les taux
de remplissage des voitures sont relativement élevés, mais par
contreIles taux de rotation des véhicules (taxis et taxis non
bâchés) sont - en fonction du trajet parcouru ou de la région -
assez faibles.


Bien que l'on puisse conclure qu'il existe ac-
tuellement, en toute probabilité, une surcapacité globale en
taxis et taxis-bâchés, les informations et données disponibles
ne permettent cependant pas d'évaluer cette surcapacité étant don-
né qu'il existe des i,ncertitudes concernant :


- la répartition exacte entre les véhicules uti-
lisés pour le transport urbain et interurbain,


- les influences saisonnières
- les variations de la demande en transport


entre les différentes Régions et lignes.


La croisssance possible de la demande de voya-
geurs a été évaluée (voir le Rapport N06) à 8,4% par an pour la
période 1979 - 84, en ce qui concerne les trajets non urbains
(internationaux, interrégionaux et intrarégionaux). Cette estima-
tion est donnée sous toute réserve, les données de base manquant
pour confirmer le modèle qui a servi à l'établir.


On aboutirait ainsi à 11,8 Millions de voyageurs
en 1984.


En supposant en outre que le nombre annuel de
voyages par véhicule doublerait pour les taxis et les taxis
bâchés, mais pas pour les cars, et que les taux de remplissage
moyens resteraient constants, on arrive au calcul suivant:


( 2 ) en considération du taux de remplissage
( 3 ) Estimation du Consultant


(1) cf. chapitre 4.3.2.4


Capacité
dispo-
nible


9020


5665


1071 5


Nombre
annuel de
de voy-
ages par
véhicule
(3)


600


400


200


Capacité
effec-
tive (2)


7665


4250


7500


Taux de
remplis-
sage
moyen
( 1)


85%


75%


70%


Type de
véhicule


Taxi


(9,5 pl.)


Taxi
bâché
(16 pl.)


Car
(40 pl.)


Nombre
annuel
de v ~ y -
ageurs
(en mil-
liers)


4600


1700


1500


Véhicules
nécessaires


1984
(estimation)


950


355


270




87 87

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Selon ce calcul, il ne serait pas nécessaire
de prévoir des investissements supplémentaires (hors des inves-
tissements) pour les taxis et les taxis bâchés. Pour les cars,
les besoins en 1984 excèderaient la capacité disponible actuelle
de 80%, c'est-à-dire de 120 véhicules.


Le chiffe ci-dessus ne représente pas une éva-
luation des besoins du Mali. Il est donné ici, sous toutes réser-
ves, afin de donner une première idée extrêmement grossière de
l'ordre de grandeur possible d'une programmation du parc des trans-
prots de voyageurs qui devrait être menée dès qu'un inventaire
précis des moyens actuels aura été réalisé.


Le Consultant rappelle qu'en tout état de cause
un tel inventaire est indispensable.


5. SYNTHESE DES FLUX DE TRANSPORT


5.1 Trans~ort de marchandises


Les flux interrégional et international de marchandises
selon l'enquête OD de 1978 se présentent comme suit :


Le total de marchandises en tonnes par semaine (1)


essentiel des flux routiers de marchandises se concentre sur
l'axe ~ali/~Ôte d'Ivoire (99%) . Les échanges avec la Guinée sont
nuls et ceux avec la Haute-Volta très marginaux. On note par ail-
leurs le profond déséquilibre des échanges entre la Côte d'Ivoire
et le Mali, accentué par la période d'enquête pendant laquelle
l'exportation des différents produits agricoles n'avait pas encore
commencé. 56 % sont des échanges internationaux (exclus hydrocarbures
et animaux vivants) .
( 1 ) Voir le Rapport "L'enqiiête routière" 1978


O


1 R
2 R
3 R
4 R
5 R
6/7 R


4R


-
1236
147


16 -


5R


-
203
85
70


1 1
Guin.
HV
CI


3R


-
138


239
13
-


RI ZR
!


-
34
249


13 . -
-
-
-


6/7 R


-
-
-
-
30


1


4


117
2648
71 -
-


LTotal


-
-
-


-


(1) Hydrocarbures et animaux vivants exclus


30


i
Gui 1 H V ~ C I 1 TOT


-
2748


-
5


472


-


-
-
-
-
-
-


.
-
5


154


; 652


-
44


3623


- 1 - ; 289 13


A-
,


- - 1 4


8997 5588


-


8 6 T - 1558


- 1 1




88 88

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Les hydrocarbures sont importés exclusivement en provenance de
la Côte d'Ivoire. Environ 57 % des animaux vivants sont exportés
vers la Côte d'Ivoire.


En ce qui concerne les flux interrégionaux des marchandises soli-
des, les échanges les plus forts se trouvent entre la 2 èrne et
4 ème région ; ils présentent 77 % du total des échanges inter-
régionaux.Presque 50 % des hydrocarbures en provenance de Bamako
sontdestinés exclusiyement à la 4 èrne Région et environ 70 %
se concentrent sur 1 axe Bamako-mopti.


Les échanges interrégionaux des animaux vivaiits se font à 42 % de
la 4 ème vers la 2 ème Région et à 38 % de la 4ème Région vers :
la 3 $me ~égion.


A l'intérieur du pays les échanges sont beaucoup plus équilibrés
que les échanges internationaux. Les flux de marchandises ont ,
de façon.remarquable, doublé de la 4 èrne à la 2 èrne ~égion comme
en sens inverse. Cette image pourrait cependant être déformée
en raison de la période de comptage.


Les échanges par route entre le centre du Mali et les 1 sret
6 $me et 7 èrne Régions sont faibles.


En ce qui concerne les flux intra-régionaux, il convient de
noter :


- pour la 2 èrne Région : l'assymétrie &s flux de marchan-
dises entre Bamako/Kati et les centres secondaires, qui témoi -
gne du rôle de fournisseur de ces derniers, et du flux de mar-
chandises remarquable en provenance et en direction de Koulikoro
malgré l'existence de la ligne de chemin de fer .


- pour la 3 èrne Région : la multiplicité des échanges en-
tre les divers centres urbains de cette région, dQe sans doute
aussi à la bonne viabilité de son réseau routier, ainsi que
les échanges en marchandises relativement faibles entre Bougouni
et Sikasso-Koutiala. L'assymétrie de flux est prononcé aussi dans
cette région.


- pour la 4 ème et 5 &me Région : la polarisation des flux
sur la capitale régionale, malgré l'importance locale de certaines
liaisons, p.e San/Tominian dans la 4 èrne Région, Mopti/Bandiagara
ou Mopti/Konna dans la 5 ème Région ; remarquables sont aussi les
échanges très élevés entre Ségou et San.


Si l'on considère le flux de circulation des poids lourds (voir
graph. suivant), c.a.d. l'intensité du réseau routier, on consta-
te que :


- l'essentiel de la circulation de marchandises se situe
sur l'axe Bamako-Bougouni- Sikassc-Côte d'Ivoire,


- en deuxième place vient, avec presque la même importan-
ce, l'axe ~amako-Ségou en prolongement vers Mopti.


- également importants mais dans une plus petite mesure:
les liaisons Bamako-Kati, Bamako-Koulikoro,Bamako-Kangaba, ainsi
que le triangle Bla-Koutiala-San.


- le trafic lourd à l'intérieur et en direction de la 6 èrne
et 7 ème Région esttrés faible,


- il n'existe pratiquement pas de trafic lourd de camions
en direction de la 1 ère Région et le trafic lourd à l'intérieur
de la 1 ère ~égion se concentre sur la région autour de Kayes.




89 89

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90 90

▲back to top



91 91

▲back to top

5.2 Trans~ort de vovaaeurs


Le volume de transport de voyageurs sur le réseau rou-
tier a pu être estimé en faisant la synthèse des différents comp-
tages routiers existants (1).


Pour la période actuelle (1976/78) et sur l'ensemble du
réseau routier classé , on aboutit à un total d'environ 990 mil-
lions de voyageurs /kilomètres par an dont :


- 804 millions soit 81 % sur le réseau bitumé
- 186 millions soit 19 % sur le réseau non bitumé
On se reportera à la carte ci-après sur laquelle sont


visualisés les flux de voyageurs sur chaque tronçon de route.


Les flux annuels de voyageurs entre les différentes régions du
Mali et les pays voisins ont été extrapolés des résultats de
l'enquête routière 1978. Ces flux concernent environ 1,3 million
de personnes dont 520 millions de V/km, dont 280 000 personnes
en transport international.


FLUX ROUTIER DE VOYAGEURS INTERREGIONAUX ET INTERNATIONAUX (3)


Unité : (1) milliers de voyageurs (3)
(2) millions de km


Le transport de voyageurs se concentre dans le triangle Bamako-
Sikasso-Mopti, c.a.d. sur le réseau bitumé. Le flux entre la 1 ère
Région , la 6 ème et la 7 èrne Région d'une part et le reste du
pays est quasi nul. Les échanges internationaux se font a e c h C6te
d'1voire et la Haute-Volta surtout. Les flux vers les autres pays
( Guipée, Mauritanie , Sénégal et ~i~er)sont faibles et ne dépassent
pas 30 000 personnes par an.


(3) 2 sens confondus. Pour les flux internationaux les Vkm on été
calculés jusqu'au point frontière
H.V.: Haute-Volta, C.I.: Côte d'Ivoire, Nig.: Niger


-
Origine
Destination -


1 ère R (1)
(2


2 èrne R (1)
(2


3 èrne R (1)
(2)


4 ème R (1)
(2)


5 ème R (1)
(2)


6/7èmeR (1)
(2)


5.R


-
-


204
128


l.R 6/7R3.V.


-
-
1
1


TOTAL (1 )


i


3.R


-
-
207
83


TOTAL


313
o,a
838
342


2.R


3,3
0,8


-
-
1 1
5


-
4.R


-
-


331
83 I


C.1


-
-
84
42


131 46
3 8 l 2 1


134
54


- .
Nig.


-
-
-
-


-
-
-
-
6
4


269
67,s


169
69
33
17
30
6


22
1.5
30
8
13
5 -
-


70
7
5
7
14
8 -
-


-
-
-
-
-
-


30
6




92 92

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D'après les comptages routiers, les flux intra-régionaux sont de
l'ordre de 470 millions de Vkm, ce qui correspond à 4,9 millions
de voyageurs par an, si l'on suppose que le parcours moyen est
de 100 km.


Les flux les plus intensifs de trafic de voyageurs se situent dans
la 2 ème Région autour du centre de Bamako. Ce qui est particuliè-
rement remarquable : Bamako-Koulikoro avec env. 3500 voyageurs par
jour ainsi que Bamako-Kati avec env. 800 par jour.


Sur le réseau principal, les voyageurs y compris chauffeur, se
répartissent ainsi selon le type de véhicules :


-.voitures particulières
- camionnettes légères
- véhicules tous terrains
- taxi 9/10 places
- Camionnette taxi 16 places
- Cars
- Camions
- Semi-remorques et citernes
-
-Total véhicules léaers
-Total ~oids lourds


On ~ e u t en déduire aue 66 % des voyaaeurs sont trans~ortés Dar
des moyens de transports publics, c.a.d. taxi, camionnette,taxi
et car. Le véhicule le plus utilisé reste la camionnette bâchée
aménagée pour le transport de 16 personnes.


5.3 Fluctuations saisonnières des trans~orts


On remarque des fluctuations saisonnières, en partie
très élevées, dans le courant de l'année aussi bien dans le trans-
port de marchandises que celui de voyageurs.


Ceci est conditionné,en grande partie,dans le transport
de marchandises par la commercialisation des produits agricoles
en liaison avec les saisons. Le drainage de la production agricole
c.a.d. des transports à l'intérieur des Cercles s'exécutent de no-
vembre à mars. évacuation, c.a.d. des transports à l'intérieur
des Régions vers les régions limitrophes se fait entre décembre
et avril. La distribution se fait, par contre, de mars à mai. L'ex-
portation de produits cotonniers tombe dans la période d'~otît à
Octobre ( 1 ) .


(1) Voir aussi le Rapport "L'enquête routière" 1978, chap. 3,
statistiques 1977 du poste ONT de ~aladié.




93 93

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On observe également des fluctuatidns saisonnières dans
l'importation des marchandises en provenance de la côte d'Ivoire,
où il faut également remarquer que c'est dans la période de Juillet
à Septembre que l'on effectue le moins de transports. Alors que
les transports à l'intérieur du pays, particulièrement à l'inté-
rieur des Cercles et des Régions, il fa le fait important
que les routes et pistes à la saison des pluies, c.2.d.
de Juin/Juillet à SeptembrejOctobre, ne sont que très peu ou pas
praticables, les transports internationaux, par contre, ne sont
pas touchés étant donné qu'ils sont effectués sur des routes bitu-
mées.


Une autre raison fondamentale pour laquelle le transport
de marchandises est dépendant des saisons est le manque en Capa-
cités de stockage. Il s'ensuit que les transports seront effectués
au moment où le besoin existera ou en cas $'exportation, lors-
q ~ e les produits seront prêts à être exportes. Ceci signifie
que, s'il y avait de meilleures possibilitésde stockage, on attein-
drait une répartition mieux équilibrée dans le courant de l'an-
née et ainsi de meilleurstaux de chargement et taux de rotation
de véhicules lors d'une capacité 'moyenne de transpurts réduite.


Le transport de voyageurs connait aussi des fluctuations saison-
nières. Elles dépendent d'une part de l'état des routes ,c.a.d.
de Ia practibilité des routes et pistes à la saison des pluies.
D'autre part , la mobilité de la population est nettement plus
importante pendant les périodsde récoltes dans les zones où on
demande une main-d'oeuvre supplémentaire et aussi lorsque la
commercialisation des produits agricoles a lieu.




94 94

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6. COUTS ET TARIFS DES TRANSPORTS ROUTIERS


6.1 Syn thè se d e s c o û t s d e t r a n s p o r t ( 1 )


6.1.1 Niveau d e s e r v i c e d e s r o u t e s ( 2 )
--------------------------mm


A f in d e f o u r n i r une e s t i m a t i o n du c o û t d'ex-
p l o i t a t i o n d'un ensemble d e v é h i c u l e s r o u t i e r s r e p r é s e n t a t i f s
du pa r c c i r c u l a n t au Mal i , on a é t a b l i d e s c a l c u l s pour d i f -
f é r e n t s t y p e s d e v é h i c u l e s e t pour d i v e r s n iveaux d'aména-
gement d e s r o u t e s . Sur l es pages s u i v a n t e s , les r é s u l t a t s de ces
c a l c u l s s o n t p r é s e n t é s (1 ) .


En ce q u i conce rne l e s n iveaux d'aménagement
on a adop t é une c l a s s i f i c a t i o n du r é s e a u r o u t i e r ma l i en e n c i n q
n iveaux d e s e r v i c e , chacun é t a n t c a r a c t é r i s t i q u e d'un c o û t d e
c i r c u l a t i o n . C e s n iveaux s o n t i d e n t i f i é s p a r les symboles Q O , Q I ,
Q2, Q3, Q4 QO cor -respondant au c o û t d e c i r c u l a t i o n l e p l u s f a i b l e
e t Q4 au c o û t l e p l u s é l e v é ( v o i r t a b l e a u s u i v a n t ) .


( 1 ) v o i r à ce s u j e t l e r a p p o r t .
( 2 ) v o i r r a p p o r t




95 95

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NIVEAU DE SERVICE DES ROUTES (1 ) ............................


T Y P E DE R O U T E u
Routes bitumées à 2 v o i e s
en bon é t a t .


Routes bitumées dont l ' e n t r e-
t i e n e s t d é f i c i e n t


e t
Routes en t e r r e modernes
( mêmes c a r a c t é r i s t i q u e s géo-
métr iques que l e s r o u t e s b i t u
mées mais couche d e roulement
en L . a t é r i t e ) .


Routes en t e r r e o r d i n a i r e s
en t r e t enues
( c a r a c t é r i s t i q u e géométrique
sommaire e t couche de rou le-
ment r é d u i t e au minimum pour
a s s u r e r l a permanence de l a
c i r c u l a t i o n )


Routes en t e r r e don t l ' e n t r e -
t i e n e s t d é f i c i e n t


P i s t e s améliorées


Routes to ta lement dégradées
e t p i s t e s non aménagées


VIABILITE


Permanente


Permanente
mais v i t e s s e
p l u s f a i b l e
que pour QO
du f a i t de
l a moins bon
ne q u a l i t é ~2
revêtement.


Permanente
mais c i r c u l a
t i o n r a l e n t i
en s a i s o n de
p l u i e s (ba r-
r i è r e s de
p l u i e ) .


Parcours d i f
f i c i l e en
s a i s o n sèche
t r è s d i f f i c i
l e v o i r e i m-
p r a t i c a b l e el
sa i son des
p l u i e s


P r a t i c a b l e
p a r véh icu le
t ous t e r r a in :
seulement e t
à l a r i g u e u r
p a r des ca-
mions en s a i
son sèche.


VITESSE
MOYENNE
POSSIBLE


80- 1 O0


moins de
4 O


EXEMPLE


ROUTE


Bamako-Fan


Sévaré-
Bandiagara


Fana-
Dio i la


Koutiala-
Sangasso


Mopti -
Kona


Gao -
Bourem


Hombori-
Gossi


( 1 ) v o i r : Rapport "Les Routes"


I




96 96

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6.1.2 Transport de passagers ----- ------- ---- ---


Les co0ts d'exploitation de véhicules destinés


au transport de passagers sont résumés dans le tableau ci-dessous:


NOTA: Le coût de la place offerte,inclu le bénéfice du trans-
porteur.


QUALITE DE ROUTE


404 BACHEE, 16 PLACES


Durée de v i e : années


Kilométrage annuel


COUT DE LA PLACE OFFERTE FM/KM TTC


504 "TAXI BROUSSE", 9 PLACES


Durée de v i e : années


Kilométrage annue 1


COUT DE LA PLACE OFFERTE FM/- TTC


BUS SG 2 , 22 PLACES


Durée de v i e : années


Kilométrage annue 1


COUT DE LA PLACE OFFERTE FM/KM TTC


BUS HINO, 40 PLACES


Durée de v i e : années


Kilométrage annue 1


COUT DE LA PLACE OFFERTE FM/KM TTC


Qo


4


60,.000


5 ,6


3


80.000


10 ,9


4


70.000


5 ,6


4


70.000


5 ,9


Q 1


4


50.000


618


3


70.000


12,7


4


60.000


6 16


4


60.000


619


Q 2


4


40.000


813


3


40.000


19,7


4


40.000


9 1 3


4


40.000


9 19


Q 3


4


20.000


14,6


3


20.000


35 , l


4


20.000


16,4


4


20.000


l 8 ,2


Q 4


4


10.000


27,2


3


10.000


66,2


4


10.000


3 1 , l


4


10.000


35,2




97 97

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6.1 .3 T r a n s ~ o r t ----- ------------------- de marchandises


NOTA: L e coOt de l a tonne ( m 3 ) offerte i n c l u l e bénéfice du
t ranspor teur


44


4


20.000


361,O


5


20.000


82,O


5


20.000


116r8


5


10.000


92,O


5


10.000


102,7


Land Rover 109


Camion C. U. 1 T


Durée de v i e : années


Kilométrage annuel


COUT DE LA TONNE OFFERTE
TTC (FM/KM)


B e r l i e t GL 900


Camion C.U. 7,4 T


Durée de v i e : années


Kilométrage annuel


COUT DE LA TONNE OFFERTE
TTC (FM/KM)


Mercedes 1621


Camion C.U. 10 T


Durée de v i e : années


Kilométrage annuel


COUT DE LA TONNE OFFERTE


TTC (FM/KM)


B e r l i e t TLM 12 + semi-remorque
Camion C. U. 30 T


Durée de v i e : années


Kilométrage annuel


COUT DE LA TONNE OFFERTE


TIC (FM/KM)


B e r l i e t TLM 12 + semi-remorque
c i t e r n e


C i t e r n e de 30 m3


Durée de v i e : années


Kilométrage annue 1


COUT DE M' OFFERTE TTC (FM/KM)


Q2


4


35.000


206,4


5


40.000


41 ,O


5


40.000


58,2


5


40.000


26,6


5


50.000


25 ,O


Q 3


4


30.000


243,8


5


30.000


55,6


5


30.000


76,9


5


20.000


47,7


5


20.000


53,l


QO


4


60.000


127,O


5


60.000


27,4


5


60.000


38,9


5


70.000


15,9


5


80.000


15,9


Ql


4


40.000


178,2


5


50.000


33 ,O


5


50.000


46,8


5


60.000


18,8


5


70.000


18,6




98 98

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6.2 Les tarifs de transport


6.2.1 Réglementation tarifaire en vigueur -- ........................... ----


6.2.3.1 Marchandises .------------


Les tarifs sont fixés par un arrêté
ministériel du : Ministère des ina an ces et du Commerce


Ministère des Transports et Travaux
Publics.


En s'appuyant sur les recommandations
de " L'Etude du Transport routier de marchandises ", les tarifs
furent de nouveau établis avec l'Arrêté no 2960/M~~-MTTP portant
révision des tarifs de transport de marchandises et produits en
République du Mali du 14 octobre 1977 et 1'~rrêt-é no 3007/MT-TP/
CAB portant sur la classification tarifaire des routes et homolo-
gation des distances routières, du 20 octobre 1977. Ils remplacent
l'Arrêté no 1628 du 9 Août 1974 et les décrets annuels relatifs
aux campagnes de ramassage et de commercialisation.


6.2.1.2 Passagers ----------
Contrairement aux tarifs de Transport


de marchandises, il n'y a pas eu de nouvelles fixations légales
des tarifs applicables aux Transports interurbains de passagers
des dernières années. La dernière augmentation date du 16 avril
1968 suivant l'Arrêté Ministériel no 9/MC-CAB. Cet Arrêté ne con-
cerne en principe que les Transports des TUB ( Compagnie Nationale
des Transports urbains de Bamako - Précurseur de la CMTR ) . Il fut
cependant mis en application de façon générale. Cette augmentation
portait Le tarif du voyageur au km (PKM) à 6,80 FM, c.a.d. que
dans la période allant de 1968 à 1977, les tarifs du transport de
marchandises ont été augmentés au total de 50 % alors que les ta-
rifs officiels du transport des passagers n'ont subi aucune augmen-
tation.


6.2.2 Les tarifs de marchandises ------------- ------------
rvoir Annexe 6)


6.2.2.1 Tarifs ~énéraux et lonque distance -------- -------------- -----------


Correspondant à 3 catégories de routes,
on distingue 3 catégories de tarifs de transport routier : tarif
A,B, et C. Le tarif A s'applique aux routes bitumées, li? tarif B
aux routes latéritées et aux routes en terre aménagée, le tarif
C s'applique aux pistes. Le tarif A représente le tarif de base,
le tarif B a été augmenté de 50 % par rapport à A et C augmentés
de 100 % .


Les principaux tarifs sont les suivants:
- le tarif A est de 30,62 FM/TKM




99 99

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- le tarif B est de 45,93 FF!/TKM
- le tarif C est de 61,24 FM/TKM
Pour les produits à l'exportation,


les tarifs sont inférieurs de 25 % aux tarifs ci-dessus.


- le tarif A est de 22,97 FM/TKM
- le tarif B est de 34,45 FM/TKM
- le tarif C est de 45,93 FM/TKM
Pour le transport des hydrocarbures :
- le tarif A est de 2,865 FM/TKM
- le tarif B est de 4,298 FM/TKM
- le tarif C est de 5,730 FM/TKM
Le transport sur porte-char (C.U.


de 30 t) y compris le retour à vide est de :


995 FM/km sur route catégorie A
1492,50 FM/km sur route catégorie B
1990,- FM/km sur route catégorie C


En comparaison avec cela, la tari-
fication suivante fut proposée dans 1'"Etude du Transport Routier
de Marchandises" (1) tout en tenant compte du coût du transport.


La diversification suivant les 4
catégories de routes a été établie :


1. routes bitumées
2. routes en terre améliorée et


routes bitumées déclassées
3. routes en terre et routes enterre


améliorées et déclassées
4. pistes


Les tarifs généraux proposés étaient:


1. routes bitumées 27 FM/t/km
2. terre améliorée 32 FM/t/km
3. terre 48 FM/t/km
4. pistes 64 ~M/t]km


Comme lors de l'élaboration de cette
tarification les calculs étaient faits sur la base d'un taux de rem-
plissage de 65 8 pour les moyens et gros porteurs -ce qui suppose fret
pour le retour, une fois sur trois- il était considéré comme inutile
d'établir un tarif spécial pour les produits à l'exportation.


Un tarif spécial pour les pistes
d'accès difficile fut cependant proposé :


(1) cf République du Mali, Etude du Transport Routier de Marchandi-
ses, Fascicule III,Tari.fication des Transports Xoutiers, Trac-
tionel, A O Q ~ 1977, pages 57-84




100 100

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- 59 FM/t/km pour routes en terre
- 77 FM/t/km pour la piste


On proposa pour le transport des
hydrocarbures :


1. route bitumée 2,40 F~/hl/km
2. route améliorée 2,85 FM/hl/km
3. terre 4,30 FM/hl/km
4. piste 5,70 F'M/hl/km


Il fut recommandé , en outre , que
l'on introduise des formules de révisions des prix dans le but
de l'adaptation périodique des tarifs au développement des
coCits et les formules correspondantes furent élaborées.


On peut faire les observations sui-
vantes concernant les tarifsgénéraux et longue distance en
vigueur :


Il y a eu une adaptation considéra-
ble aux propositions de 1'" Etude du Transport Routier de Mar-
chandises ". Même si la catégorie 2( route en terre améliorée,
bitumée déclassée ) n'a pas été prise en considération, ceci
fut compensé par une augmentation des tarifs concernant les routes
bitumées et une baisse peu importante des tarifs pour les routes
en terre. Le trans~ort sur les Distes fut Dar contre désavantaaé
avec la tarification officielle.


Les produits à l'exportation furent
en outre avantagés par une réduction de tarif de 25 % . Ceci
veut dire que lors de l'établissement des tarifs actuels, on
est parti d'un taux de remplissage supérieur à 65 % comme il
avaitgté établis la base de la tarification proposée. Ce taux
n'est en Lait pas atteint.


Comme les arrêtés ne comprennent pas
de formules de révision de tarifs, il est nécessaire de procéder
à intervalles réguliers à une nouvelle enquête sur les tarifs.




101 101

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6.2.2.2 Tarifs de transport de ramassage --------------- -------------- -


Les tarifs de ramassage ne dépendent pas
des catégories de routes citées. Ils incluent le retour à vide.
Ils s'élèvent à :


- Arachides
lère, 6ème et 7ème Régions 104,- ~ ~ / t / k m
2ème Région 84,50 "
3, 4, 5èmes Régions 71,50 "


- Paddy : toutes ~égions 84,50 "


- Coton : toutes Régions 106,60 "


- Céréales : tarif général 52,OO "


Tarif spécial pour des Ré-
gions et Cercles d'accès
difficiles 61,25 "


(Ce sont tous les Cercles de la 6ème
Région, 7ème Région dans la lère ~égion, les Cercles de Bafoula-
bé, Kéniéba, Nioro, éliman né, ~iéma, 2ème ~égion : Nara ; 4ème
Région : Ké-Macina, Niono ; 5ème ~égion : Bandiagara, Bankass,
Djenné, Douentza, Koro, ~enenkou, ~ouvarrou.)


On proposera, par contre, dans 1'~tude
du Transport Routier de Marchandises la tarification suivante
pour le ramassage :


- tous produits 2, 3, 4, 5èmes Régions :
64 F~/t/km


- tous produits 1 et 6èmes ~égions (comprend
aussi la 7ème Région)


88 F~/t/km
- Coton


95 ~M/t/km


Généralement, les tarifs se trouvant
actuellement en vigueur, sont supérieurs aux tarifs proposés en
1977. En outre, aucune révision des tarifs n'a eu lieu également
pour la campagne agricole 1978/79. Les tarifs pour l'évacuation
des céréales ont été établis de façon frappante très bas.




102 102

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Le tarif pour 1°évacuat&on des pro-
duits cotonniers : - 38,54 F'~/t/km pour coton fibre


- 33,81 ~M/t/km pour graine de coton.


On ne donna pas suite à la recommanda-
tion de 1'"Etude du TransportRoutier de Marchandi,se0sw citée ci-
dessus, notamment de mettre en vigueur le tarif general pour les
graines de coton et d:augmenter le tarif général du coton-fibre de
10 %.


6.2.2.3 Les tarifs appliqués réellement ...............................


Bien que la nouvelle réglementation
soit liée en partie aux augmentations considérables et qu'une a-
daptation améliorée aux conditions de transport ait eu lieu, les
tarifs ne furent pas toujours observés .


Les tarifs officiels sont observés
lorsqu'il s'agit de transports de fret pour le compte d'entrepri-
ses publiques et d'organisations exécutées par des entrepreneurs
privés, éventuellement les commandes de fret exécutées par la
CMTR ou le SAT. Le tarif officiel sera ensuite aussi appliqué lors-
qu'il s'agit de transports requis par l'Administration. Les tarifs
appliqués et exigés lors de transports de fret privés ou autres
sont en partie de 50 à 100 % supérieurs au tarif officiel dans
les régions du pays difficilement accessibles ou pendant la saison
des pluies. Il existe d'autre part aussi des tarifs au-dessous de
la tarification (cf Annexe 6 ) .


En général, l'opinion règne chez les
transporteurs et la CTR que :


- Les tarifs longue distance, particu-
lièrement pour le trafic international sont suffisants. A la suite
d'un manque de coordination lors de la répartition du fret, il résul-
te fréquemment un taux de chargement des véhicules très bas et
les transports deviennent alors non rentables.


- les tarifs sont considérés beaucoup
trop bas lors des transports sur les pistes.


- lors du ramassage, les tarifs ne tien-
nent pas suffisamment compte du fait que les distances des trajets
sont relativement courtes, les heures de chargement et déchargement
ainsi que les heures d'attente très élevées et le taux de charge-
ment des véhicules trop bas. Selon la CTR, la tarification à la
t/km est à abondonner pour le ramassage. Il faudrait revenir au
système forfaitaire comme autrefois.


6.2.3 Les t -- --- de voyageurs ------ - ----
6.2.3.1 Les tarifs officiels ....................


Les tarifs officiels (voir officieux)
de 1968 sont les suivants :




103 103

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1) Transports urbains forfaitaires :
- Bamako 40 FM
- Kati 90 FM
2) Transports interurbains
(2.1) sur routes bitumées 6,80 FM/PKM
(2.2) sur routes non bitumées 8,30 FM(PKP1


3) Bagages accompagnés (inférieurs à 100 kg )
(3.1) sur routes bitumées 45,90 FM/TKM
(3.2) sur routes non bitumées 52,50 FM/TKM


La franchise accordée à chaque passager est de 30 kg.


Les tarifs exigés sur la base des tarifs par PKM pour
les différents itinéraires sont forfaitaires et comprennent
l'I.A.S11mpôt sur les Affaires et Services ) de 6 %.


6.2.3.2 Les tarifs appligués actuellement ------------ -- ----------------
Les tarifs officiels ne sont en réa-


lité depuis longtemps plus appliqués. Les tarifs effectifs appli-
qués actuellement pour le transport des personnes furent établis
pour les itinéraires importants à l'aide d'une enquête . Le ba-
rême des tarifs établis sur la base de cette enquête est présenté
à 1'~nnexe 7. Les tarifs se distinguent' fondamentalement selon 4
catégorie~de véhicules employés pour le transport des passagers :
car, bâché, taxi, camion. Sur quelques parcours , les tarifs pour
2 catégories de véhicules sont les mêmes ( par exemple : car ba-
ch6 ;camion-bâché ) . Il existe sur peu de parcours- surtout à
petites distances - des tarifs unitaires pour tous les véhicules.


Les tarifsçont valables pour un itiné-
raire déterminé, par exemple Bamako-Ségou, Bamako-Mopti. Sur un
itinéraire déterminé, le même tarif va être appliqué pour le même
type de véhicules. Il y a très peu d'exceptions à cette règle.L'Or-
ganisat-on des gares routières, respectivement le Directeur de la
gare, veillent à l'application des tarifs.


En ce qui concerne le prix par PKM, les
tarifs varient de façon considérable.


- pour un même parcours ( c'est-à-dire
la même qualité de circulation, le prix par PKM est différent aux
différentes escales. Il convient de citer l'exemple de la liaison
Bamako-Sikasso effectuée en car :


Bamako-Oulessebougou 10~13 FM/PKM
Bamako-Bougouni 9,20 FM/PKM
Bamako-Sikasso 7,83 FM/PKM


Les petites distances tendent à avoir
un prix plus élevé PZPKM que les grandes distances. De cette ma-




104 104

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n i è r e , l e k i l o m é t r a g e annue l es t p l u s ba s e t les temps d ' a t-
t e n t e p l u s l o n g s .Ce p r i n c i p e ne demeure cependant pa s t o u j o u r s .


- l e p r i x p a r PKM, l o r s q u ' i l s ' a g i t d e
l a m ê m e q u a l i t é d e c i r c u l a t i o n e t du m ê m e t y p e d e v é h i c u l e s , v a r i e
dans l e s d i f f é r e n t e s r é g i o n s , p a r exemple : Type bâché, q u a l i t é QI :


- Bamako-Bougouni 9,20 FM/PKM
- Bamako-Koulikoro 8 ,47 FM/PKM
- Fana- Dio i la 15,38 FM/PKM
- Sikasso-Niéna 12,50 FM/PKM
- Ségou-San 6 ,53 FM/PKM


Su r l e s p i s t e s dans l a première r é g i o n
l e p r i x moyen p a r PKM s ' é I è ~ à 30-40 FM, dans l a 6 e t 7 è m e ~ é g i o n
pa r c o n t r e , il est d e 12,50 FM e n v i r o n .


On t r o u v e d e s d i f f é r e n c e s s a i s o n n i è r e s
dans l e t a r i f e t l e p r i x p a r PKM pour l es i t i n é r a i r e s q u i s o n t pa r-
t i c u l i è r e m e n t mauvais l o r s d e l a s a i s o n d e s p l u i e s p a r exemple :


- Ségou-Niono en s a i s o n s è c h e 11,93-13.76 FM/PKM,
à l a s a i s o n d e s p l u i e s 18,35 FM/PKM


Pour l e t r a f i c i n t e r n a t i o n a l v e r s Abid-
j a n ( côte d ' I v o i r e ) e t Néma ( Maur i t an i e ) , il e x i s t e d i f f é r e n t s
t a r i f s pour l ' a l l e r e t l e r e t o u r a i n s i q u e d i f f é r e n t s p r i x pour l ' a l -
l e r e t l e r e t o u r a i n s i que d i f f é r e n t s p r i x p a r PKM. La r a i s o n en
est que , l o r s du t r a j e t e x Abidjan ou Nema, l e t a r i f l o c a l p l u s
é l e v 6 e s t a p p l i q u é . I l en es t d e m ê m e pour l e t r a n s p o r t m i x t e , p a r
exemple pour l e p a r c o u r s Bamako-Nara, où d i f f é r e n t s t a r i f s s e r o n t
app l iqués pour l ' a l l e r e t l e r e t o u r . Dans ce d e r n i e r c a s , l a d i f -
f é r n c e e s t d e 50 à 60 %. Le r e t o u r Abidjan-Bamako s u b i t p a r c o n t r e
une hausse de 40 % .


L e s p r i x moyens p a r PKM app l iqués au
t r a n s p o r t i n t é r i e u r s ' é l è v e n t e n FM ( 1 ) :


-
( 1 ) v o i r Rappor t "Les Routes"


Types d e
v é h i c u l e s


Taxi
Bâché
Car
Camion


Q4


-
16,70 -
21,30


Q1/Q2


- -.
-


13,40
10,50 -


Q O / Q 1


10,60
9,20
8,10
7,70


Q2


16,80
15,lO
15,40
14,20


Q3


-
17,40
13,30
9,90


Ql


8,20
8,20
8,30
8,20


Q2/Q3


16,90


13,60
16,60


Q3/Q4


-
-


13,60




105 105

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Il n'y a pas d'informations sur les tarifs appliqués pour les
transports clandestins


6.2.3.3 Tarifs de transport des bagages --------------- - --
La réglementation des tarifs stables


pour les différents itinéraires n'est en fait pas valable pour le
transport des bagages. Il n'existe pratiquement plus de franchise.
Le prix à payer pour les bagages accompagnés est une question de
négociation entre le voyageur et le chauffeur. Les prix qui ont 6-
té fixés pour le transport des bagages sont dans une certaine
mesure dépendants de la distance du transport, par exemple: Bamako-
Abidjan (1200 km ) 1000-3000 FM par valise, Bamako-Mopti (650 km)
500-1000 FM, Bamako-Kolokani (125 km ) 300-500 FM.


Pour le transport mixte, le prix se dé-
termine suivant les tarifs par T/KM. En fait, le poids des bagages
est estir& et le prix effectivement payé est négocié avec le
chauffeur.


6.2.3.4 _~e-d_é_vg_l_oppggg_n_t-_d_es tarifs


Alors qu'une augmentation des tarifs
n'a.pas eu lieu depuis 1968, il y a eu dans la pratique des aug-
mentations presque tous les 2 ans.


Le CMTR augmenta ses tarifs en 1974 à
9,9 FM en moyenne. Les transporteurs privés adoptèrent les tarifs.
La dernière augmentation, bien qu'elle ne fut pas générale, eut
liachez les transporteurs privés en 1976.


6 - 2 -3 -5 _Le- ~ _ r _ q j e l de- =,te- s ~ - - 2% _ye,i_è~srne~_t- b:
tarif -----
La lettre du 13.04.77, la Coopérative


des transporteurs inter-urbains en commun a sollicité une augmen-
taion sur le tarif actuellement en vigueur. A la suite de cette
requête, le Ministère des Transports et des Travaux Publics a fait
une enquête sur l'augmentation des tarifs. On s'est basé pour cela
sur deux hypothèses :


- Hypothès2I : évolution identique de
la T/KM et du PKM. Il s'ensuivit un tarif de 12,28 FM/PKM pour ta-
xis. - Hypothèse II .: structure des PKM sur
la base des couts opérationnels.


On a établi les structures des coûts
pour les véhicules de types suivants : Peugeot 504- Break (fami-
lial ) e t Peugeot 404 bâchée, camionnette Super Goelette-Saviern
SG 2 et Eino BM 450.


En se basant sur les calculs, il en
résulte les tarifs suivants par PKM :




106 106

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-Taxi Peugeot 504 9,85
-Peugeot 404 bâchée 7 , 1 3
-Super goelette SG 2 8,26
-Hino Bm 450 8,55


On n'a pas procédé à une différenciation suivant la qualité de
circulation des routes. Il n'y a pas eu de propositions en ce
qui concerne les tarifs pour le transport des bagages accompa-
gnés. Il n'y a également pas eu d'enquêtes en ce qui concerne
la structure des tarifs pour le transport mixte. Une décision,
voire proposition pour Arrêté n'a pas encore eu lieu jusqu'à
présent.


6.3 Les contrôles et les coûts invisibles


Tous les véhicules et plus particulièrement les véhi-
cules de transport sont soumis à des contrôles extrêmement nom-
breux,, systématiques et souvent abusifs. Le nombre élevé des con-
trôles s'explique par une superposition dans les attributions des
différents corps ( police, gendarmerie,douane ) d'une part et
d'autre part par la pratique de contrôl~ssystématiques à tendance
essentiellement répressive ainsi que par la pratique de " con-
trôles sauvages " exécutés en marge des ordres précis hiérarchi-
quement reçus.


Selon les enquêtes' et interviews exécutés par le Con-
sultant, il est courant d'être arrêté six fois sur un itinéraire
de 150 km. Par exemple , sur l'itinéraire Bamako-Mopti, le nombre
de contrôles de véhicules varie entre 15 et 28 fois, sur l'iti-
néraire Bamako-Abidjan, il faut compter sur une vingtaine de
contrôles, la plupart étant exécutés sur le territoire malien. Sur
l'ensemble des itinéraires inclus dans les enquêtes, on n'en trou-
va aucun sur lequel il n'y eut pas un quelconque contrôle.


Les circonstances liées au contrôle donnent l'impression
d'être grotesques et dangereuses par exemp1e:la nuit, au milieu
de la chaussé, des postes de contrôle endormis; en travers de la
route, des chaînes sont parfois tendues sans éclairage ou signaux
avertisseurs.


Malgré le nombre excessif des contrôles, ces derniers
sont inefficaces en ce qui concerne les effets sur l'observation
de la réglementation concernant l'état technique des véhicules.


Leur inefficacité.résulte d'une part de leur manque de
qualité : leur nombre ne laisse pas le temps matériel d'effectuer
des examens détaillés et il manque aux contrôleurs la compétence
technique. Alors que d'un côté des détails relativement peu impor-
tants seront contrôlés et que de l'autre, il échappe des manques
qui nuisent de façon grave à la sécurité de la circulation des vé-
hicules ( par exemple : pneus usés, mauvais éclairage, amortis-
seurs cassés ...).




107 107

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Leur inefficacité,en ce qui concerne l'observation du code
de la route, la réglementation du trafic et l'état des véhicules
est étroitement liée aux coûts "invisibles" qui apparaissent en
raison des contrôles. Il s'agit d'amendes qui sont levées en rai-
son d'une infraction, fondée ou supposée, aux règles de la circu-
lation, dispositions douanières, manques aux véhicules, documents
du véhicule ou documents d'identité des passagers. Le chauffeur
étant persuadé, à juste titre, que le contrôleur trouvera de toute
façon des infractions (n'importe lesquelles) est amené à ne plus
respecter les lois et le règlement du trafic et de la circulation.
On arrive au cercle vicieux que les contrôleurs n'ont par la suite
aucune difficulté à tomber sur des infractions et à infliger des
amendes.


Régulièrement à chaque voyage, des amendes sont levées,
quelque soit l'itinéraire et la région du pays. En raison des in-
formations obtenues par l'enquête auprès des chauffeurs et des
transporteurs, ces amendes augmentent (elles prennent occasionnel-
lement la forme de paiements forfaitaires aux contrôleurs) les
tarifs par PKM d'une marge se situant entre 10 et 70 % . Pour le
transport des personnes, les coûts engagés en raison des contrôles
sont transférés directement aux passagers au moyen de tarifs sur-
élevés pour le transport des bagages.


Pour le transport des marchandises par contre, ces coûts
sont une charge pour le transporteur qui peut les transmettre à
ses clients car les tarifs par PKM sont établis dans les moindres
détails. Il s'agit ici des "coûts invisibles" auprès des trans-
porteurs. Ces coûts ne sont pas seulement invisibles du point devue
des dépenses pour le transporteur ou le voyageur du fait qu'ils
ne ressortent dans aucun calcul des coûts de transport au trans-
porteur, ou calcul des tarifs mais aussi du fait des coûts de
temps.


Des pertes de temps considérables sont également liées au
contrôle. Elles se répercutent de façon désavantageuse sur la ro-
tation des véhicules. Selon les renseignements des transporteurs,
le nombre de rotations doublerait sur le parcours Bamako-Abidjan
si les contrôles n'existaient pas. Un contrôle dure entre 10 et
15 mn. Si l'on emprunte l'itinéraire Bamako-Sikasso (15 points de
contrôle x IO), la durée moyenne du voyage en taxi est de 6 à 8 h
la perte de temps, en raison du contrôle étant de 1 à 3 h. Pour
l'itinéraire Bamako-Banamba, des 4 h de voyage, 1 à 1 h 30 se pas-
se au contrôle. Ces pertes de temps sont considérées comme engen-
drant des coûts du point de vue de la rentabilité du transport
national.


Du côté des transporteurs, la pratique actuelle des con-
trôles est considérée comme dérangeante, agaçante et mettant en
partie leur existence en jeu.


Le fait que les voitures de l'Administration ne soient que
très peu ou jamais contrôlees, même si l'état technique est tout
à fait manisfestement défectueux, ne compte pas pour comprendre le
sens et la nécessité des contrôles.




108 108

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Comme causes d e s " t a x e s sauvages ", on peu t donner :


- f a i b l e s s a l a i r e s d e s agen t s de c o n t r ô l e ( t e n t a t i o n de
de s e f a i r e Dayer d i rec tement 1 e t
- l ' e s w r i t de suswicion e t de c o n t r ô l e a condui t à des
c o n t r ô l e s a b u s i f s .




109 109

▲back to top

SYNTHESE ET - RECOMMF,N~ATIONS


Généralités --


On peut conclure des chapitres précédents qu'il existe
dans le secteur cks transports routiers un nombre remarquable de
facteurs et de domaines qui doivent être considérés positifs. Une
série de mesures a été introduite et mise en application ces der-
nières années particulièrement. Ces mesures permettent de s'atten-
dre à une amélioration des transports à l'avenir. D'autre part,
il existe aussi des domaines qui présentent plus ou moins de la-
cunes graves.


Dans ce chapitre, on donnera les aspects aussi bien posi-
tifs que négatifs du transport routier et on donnera des recomman-
dations ainsi que mesures d'amélioration tout aussi bien à court
terme qu'à moyen terme.


7.2 Les movens de trans~ort routier


7.2.1 Détermination de l'effectif de véhicules ........................................


7.2. .6 .1 Cartes de transport ....................
Comme démontré au § 3.1, il n'est pas pos-


sible actuellement d'évaluer exactement le parc de la République
du Mali étant donné que les données existantes sont incomplètes .
La connaissance exacte du parc de véhicules commerciaux qui est
à jourtest cependant d'une importance considérable pour la plani-
fication dans le secteur des transports. Ceci concerne spéciale-
ment le trafic de marchandises, où il se pose constamment le pro-
blème d'ajustement des capacités des moyens de transport qui
existent avec celles qui sont néceççairgtant dans le cadre de la
commercialisation que dans la distribution et dans les transports
internationaux.


Si l'on part des documents et des mé-
thodes d'enregistrement existant actuellement, les cartes de trans-
port offrent la possibilité ,la plus prometteuse de-~uccès~d'atteindre
l'inventaire exact des effectifs en capacités existantes.


Etant donné que la pratique actuelle de
l'enregistrement ne répond pas aux exisgences -enregistrement et
informations manquants, évaluations compliquées, maque d'actua-
lité-, on a fait les propositions suivantes d'a~.élioration :




110 110

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(1) Généralement, le registre des cartes de transport devraient
être sous forme de fiches cartonnées qui permettent un codage
des informations les plus importantes et l'exploitation mécanogra-
phique. (1)


(2) Le registre des fiches doit être tenu séparément selon qu'il
s'agisse de : - transport de marchandises


- transport mixte
- transport de voyageurs


( 3 ) Le registre de fiches pour tout le Mali doit être tenu par
ONT et être confié à un expert désigné.


(4) Le registre de fiches doit être renouvelé tous les ans à par-
tir d'un jour fixé. Aprés avoir été exploitkset à l'issue de la
2ème annéetles fiches doivent être détruites. Pour le renouvelle-
ment des cartes de transport, il faut établir de nouvelles fiches.


(5) Ces fiches sont à remplir dans chaque région lorsqu'on établit
les cartes de transport. Elles ne doivent cependant pas être codi-
fiées et doivent être envoyées par retour chaque mois à la Direc -
tion Nationale de l'ONT. Une copie de la fiche reste aux Représen-
tations Régionales.


(6) La codification a lieu à la centrale de Bamako


(7) Les fiches sont à classer à l'intérieur des registres soit
suivant le type de véhicules soit ( pour contrôler si elles sont
complètes ) suivant les Régions dans l'ordre du no des cartes.


(8) Le no de fiches devra correspondre au no de la carte de trans-
port remise au transporteur.


(9) Le registre sous-forme actuelle doit être tenu pendant une pé-
riode transitoire de 3 ans mais chaque année devra faire l'objet
d'un nouveau registre (gncienne forme ) . Les informations à enre-
gistrer doivent être semblables à celles qui figurent sur la fiche-
modèle d'enregistrement ci-jointe.
(10) Le nou~reau registre de fiches devrait être-exploité par la
Division d'Etudes des ONT.


Ce qui est nécessaire à la réalisation de ces mesures est un
adjoint-technique qualifié ainsi que la disposition de lu sieurs
fichiers et les fiches imprimées correspondantes. Les fichiers doi-
vent être munis au nilieu d'une baguette et- perforés pour éviter
l'égarement, non autorisé, des fiches.


(1) On pense ici à un système qui est comparable à celui qui fut
utilisé lors de l'enquête routière.




111 111

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MODELE DE FICHE D'ENREGISTREMENT


( X I le chiffre avant la barre oblique indique la Région.
A l'intérieur de la Région, numéroter à la suite d'une année.


O
$
O
O


O TP
OST


1 '' AD
O ""
Genre


0-
OT
O CB


8: oc
O SR


CIT 8"
C"'
O
O
0
O
O
O


TP : Transporteur privé
ST : Société de transport d'État
SP : Société non-transporteur privé
SE : Société d'Etat
AD : Administration
Au : Autres


0000000000 0000000
1 2 3 4 5 6 7


~ ~ ~ ~ 0 0 0
1 2 3 4 5 6 7 10


2o
4 '8
50


6 0
7 0


8 0
90


10 O
12 "8


19.. 0
19.. 0
19.. 0
19.. 0
19.. 0
19.. 0
19.. 0
19.. 0
19.. 0
19. -0
1 9 . . 0


Trans.
intern.
oui 0
non O


i


Mois -
stationnement - Régions - emission


REGISTRE DES CARTES DE TRANSPORT - O N T


*


Numéro: (x) /


~ranspor teur ou socié tg :


Adresse:


Genre


Morque


TYPe


Nombre de places
assis
debout


C.U.


Renouvellement Oui / Non


Date d'emission:


Lieux d' emission:


Numéro du véhicule


Date du lère mise en
circulation:


Lieux de stationnement:


Charge total autorisé:


marchandises:
voyageurs :


Autorisation pour trans-
ports internationaux
Oui / Non


0000000000000000 000000000000




112 112

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7.2.3.2 Immatriculation ---------------
En ce qui concerne l'enregistrement des


immatriculations des véhicules- délivrance des cartes grises
et systèmes de classement -on a introduit et mené une série
de mesures d'améliorations en mars 1978, dans le cadre de l'As-
sistance Technique au Ministère des Transports et des Travaux
Publics. A ce sujet, on n'entrera pas dans les détails.Selon les
informations existantes, le registre tenu à la Division d'Etudes
pour 1978 est complet même s'il est peu maniable.


A des fins pratiques, par exemple pour dé-
terminer le parc de véhicules non-commerciaux des particuliers
et de l'Administration, il manque cependant en premier lieu l'in-
ventaire des véhicules qui sont retirés chaque année de la cir-
culation ( accident, usure ) .


La déclaration du retrait de la circulation
des véhicules devrait être difficilement réalisable dans la pra-
tique et encore plus difficile à être contrôlée. Même si un tel
enregistrement était, pour des raisons de statistiques, souhai-
table, il reste à supposer que le résultat serait si incomplet
et les frais d'administration si élevés qu'il faut écarter cette
solution. La mise en application de ce procédé de déclarationdu
retrait de la circulation des véhicules ne aevrait être envisagé
qu'à moyen ou long terme.


Il serait possible de déterminer le parc de
véhicules non-comnerciaux de l'Administration à moindre frais si
les inventaires étaient réclamés par ONT, chaque année, auprès
des différentes administrations, le cas échéant, réglés par décrets.


La détermination des parcs de véhicules pri-
vés non-commerciaux serait possible de sorte que les sociétés
d'assurances de véhicules auraient à présenter chaque année
les statistiques correspondantes- conformément aux exigences de
ONT -. Même si ces données présentaient des lacunes, ceci permet-
trait vraisemblablement une détermination approximative des véhi-
cules.


7.2.2 Standardisation du parc de véhicules commerciaux __________________- -- ---------------- --- - - - - - - .


Comme il fut présenté au 5 3.1.3.2, il existe un
grand nombre de marques et de types de véhicules en circulation
au Mali. D'autre part, l'état des véhicules est relativement mau-
vais,* ce qui porte préjudice non seulement à la sécurité du tra-
fic mais aussi implique que les véhicules sont trop souvent en
panne et ainsi ne sont pas disponibles lorsqu'on en a absolument
besoin, par exemple : pour le drainage et l'évacuation des produits
agricoles. Ils en résultent des pertes considérables aussi bien
sur le plan de 1'Economie Générale que le plan de 1'Economie Indi-
viduelle.




113 113

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Etant donné qu'il y a un rapport
entre le mauvais état des véhicules (problème pour se procurer
des pièces de rechange et manque de personnel spécialisé pour
les réparations et l'entretien) et le grand nombre de types de
véhicules, il faut tendre à standardiser le parc de véhicules.
Il existe pour cela plusieurs possibilités :


1 - Un moyen très efficace mais radi-
cal pour réaliser une uniformisation du parc de véhicules est
le contrôle des importations. Cela signifie que les importations
de véhicules sont seulement possibles avec une licence d'impor-
tation qui peut être seulement établie pour les types de véhicu-
les qui sont souhaités pour le pays.


A des fins utiles pour le pays et les utilisateurs de véhicules
et pour éviter les abus, plusieurs conditions doivent être rem-
plies comme :


- rechercher les types de véhicules les plus écono-
miques et les plus rentables


- si possible une garantie contractuelle aussi lon-
gue que possible avec les usines de fabrication de véhicules pour
l'approvisionnement sans difficultés en pièces de rechange ainsi
qu'.


- une garantie contractuelle aussi longue que pos-
sible avec les usines de fabrication pour l'installation et l'ex-
ploitation d'ateliers


- une formation de mécaniciens-réparateurs de poids
lourds pour les types de véhicules choisis.


Etant donné que l'instrument de contrôle des importations signifie
une intervention importante dans 1'Economie et qu'il peut y avoir
des répercussions tout à fait négatives s'il est mal appliqué, on
ne doit alors l'utiliser qu'avec précaution et après avoir effec-
tué des recherches fondamentales.


En cas de restrictions d'importations de ce genre, on devrait d'a-
bord se limiter à interdire quelques marques de véhicules particu-
lièrement peu économiques.


Une enquête sur les types de véhicules économiques et rentables
devrait être cependant établie par AH ONT, notament dans le cadre
d'un projet sur l'Assistance Technique. Cette enquête devra être
actualisée à intervalles réguliers.


2 - Beaucoup moins radicale mais, au cas
échéant, efficace dans les mêmes proportions, est la méthode de
recommandations liée à une action concertée des entreprises d'état:


En se basant sur l'enquête précitée, une liste réduite des diffé-
rents types de véhicules doit être dressée. Les eatreprises d'état
devraient être amenées à n'acquérir que les véhicules qui figurent
sur la liste et de plus se limiter à un type de véhicules par Ca-
tégorie (de grande, moyenne et petite capacité).


Pour y associer également les transporteurs privés, il faut tra-
vailler en étroite collaboration avec ~'UNCTR et les CTR. A eux
seuls appartient La possibilité d'influencer une grande partie des
transporteurs privés.




114 114

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Par cette méthode de recommandations, il est du reste
tout à fait possible d'exercer une pression sur les fabricants
de véhicules lourds afin d'inciter ces derniers à améliorer l'ap-
provisionnement en pièces de rechange et dsservices-garages.


Il est cependant de nouveau indiqué qu'une collaboration
de l'ONT et de 1'UNCTR serait nécessaire.


7.2.3 Rôle et fonction des agents de transport ...................... ------------- ---


7.2 .3 .1 Synthèse de la situation actuelle ---------------------------------
Il existe actuellement au Mali, comme


ii fut présenté au § 3 .2 différents entrepreneurs s'occupant des
transports :


- 2 entreprises d'état de transport
- diverses entreprises d'état qui as-


surent le transport pour compte propre dans le secteur du trans-
port de marchandises


- les services postaux qui assurent
aussi bien le transport pour compte propre que le transport de
voyageurs pour conpte a'autrui.


- les coopératives des transporteurs
routiers


- des transporteurs privés ( n'étant
pas membres des CTR ) assurant les transports pour compte d'autrui
et parfois pour leur propre compte.


Ils entrent tous plus ou moins en con-
currence entre eux étant donné qu'il n'existe pas de définition
claire et précise et de limitation du champ d'actions. Alors que
les véritables entreprises de transport se plaignent de la même
façon des commandes de fret insuffisantes, des résultats de ges-
tion déficitaires et d'être désavantagées à la répartition du fret,
les entreprises d'état assurant le transport pour leur propre com-
pte ne se rendent pas compte en général de la rentabilité des trans-
ports.


7.2.3.2 CMTR et SAT ------------
L'Etat malien a prouué par la création


aussi bien des CMTR que de la SAT qu'il a l'intention de jouer
un rôle dominant et actif dans le secteur des transports.


Entre temps, les circonstances ont fait
que la CMTR est devenue presque inactive et a enregistré des dé-
ficits énormes augmentant chaque année. En supposant que la CMTR
devait continuer à fonctionner, elle nécessiterait de fond en
comble un redressement qui équivaudrait à une nouvelle fondation.




115 115

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La SAT, par contre, qui n'a commencé ses
activités qu'au début 1978, dispose d'un parc de véhicules neuf et
d'installations récentes. Mais à la suite d'une exploitation insuf-
fisante, elle est déficitaire. Pour poursuivre ses objectifs, à
savoir : l'exécution des transports entre l'Algérie et le Mali et
l'approvisionnement de la 6 et 7 ème Région, un parc existant est
approprié tant que la construction de laWRoute Transsaharienne"
n'est pas achevée et qu'une liaison routière en bon état est éta-
blie en direction de Gao.


Dans la mesure où par la suite, les en-
treprises d'état de transports doivent être actives dans le sec-
teur des transports - ce qui faitl'objet d'une décision politi-
que - et ceci étant supposé pour les recommandations suivantes,
il est nécessaire d'adopter des mesures énergiques.


En se basant sur les données et informa-
tions existantes, on peut envisager pour les activités des entre-
prises d'état de transport les solutions suivantes :


Un redressement de la CMTR devrait, en
aucun cas,être entrepris sans une étude détaillée des possibilités
à moyen et long terme et selon les perspectives de l'entreprise.
Selon les informations présentes, le financement d'une telle étude
est prévue par la République ~édérale d'Allemagne. En fonction
d'une étude préliminaire effectuée dans les grands traits et glo-
balement, on entrevoit la possibilité de refonder la CMTR pour en
faire une entreprise commune allemande-malienne avec une partici-
pation financière allemande et une aide technique ahlemande.


Comme il a été dit précédemment, il s'a-
git davantage d'une nouvelle fondation que d'un redressement. On
a pensé reprendre éventuellement le terrain actuel de la CMTR ainsi
que les bâtiments. Il n'existe pas encore de conceptions défini-
tives concernant les activités de la nouvelle entreprise de trans-
port. Sans vouloir anticiper sur l'étude précitée, on pourrait dé-
jà entrevoir les possibilités suivantes :


1 - Réalisation du trafic de voyageurs à longue distance en bus, en
empruntant un parcours où les routes sont en bon état et où le taux
élevé du trafic de voyageurs puisse garantir la rentabilité de
l'entreprise , par exemple :


- Bamako-Mopti
- Bamako-Bougouni-Sikasso
- Bamako-Abidjan


Comme le montrent les statistiques d'exploitation de la CMTR, le
taux de remplissage sur les longues distances est relativement 6 -
levé. Les expériences faites par d'autres pays africains ont mon-
tré que le trafic de voyageurs à longue distance en bus peut cons-
tituer une branche rentable dans l'entreprise tant que les tarifs
seront concurrentiels avec les tarifs des transporteurs privés et
qu'une qualité convenable des transports sera garantie(observa-
tion de l'horaire, franchise sur les bagages, etc...).




116 116

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2 - Transport de marchandises à longue distance (fret solide et
hydrocarbures) effectué par exemple sur la ligne ~amako-Abidjan,
voire Bamako-Ouangolodougou. La rentabilité d'un tel service de
fret dépend cependant de façon prépondérante du fait qu'un taux
de rotation et qu'un taux de chargement suffisant soient garantis,
c'est-à-dire que lors de la répartition du fret, l'entreprise de-
vrait bénéficier de la priorité absolue et qu'ainsi une concur-
rence ruineuse avec la SAT est exclue.


3 - Des possibilités à long terme peuvent par la suite résulter
du transport de distribution effectué avec des containers. Si le
trafic de containers pouvait s'établir à long terme sur la voie
ferrée Dakar-Bamako, une société disposerait alors sur le terrain
de la CMTR de grands avantages de stationnement étant donné que
le terrain a une voie de raccordement ferroviaire.


A condition que l'étude précitée sur le redressement, voire nou-
velle fondation de la CMTR, aboutisse à un résultat positif, on
peut s'attendre à une reprise de l'entreprise aux environs de
1982-83. Pour cela, on a pris en considération la nécessité de
construire d'autres installations (ateliers de réparations, han-
gars ... ) ainsi que l'acquisition d'un nouveau parc de véhicules,
une unité de dépannage et de plus petites représentations aux
points de destination et aux plaques tournantes des lignes qui
seront parcourues.


A court terme et pour des raisons d'ordre économique, on ne peut
que recommander de cesser l'exploitation de la CMTR dès que pos-
sible. Il en résultera sans aucun doute des problèmes d'ordre
social ainsi qu'une chute des capacités dans le secteur des trans-
ports. Ces problèmes se résoudront en partie en coordination avec
la SAT.


Comme il a été mentionné précédemment, la plus grande partie du
parc de véhicules de la SAT - c'est-à-dire les semi-remorques -
n'est pas approprikaux liaisons routières actuelles en direction
ou à l'intérieur des 6 et 7 ème Régions. On ne peut pas compter
sur la fin de la construction de la "Route Transsaharienne" et de
la route Sévaré-Gao avant 1985 (1). D'ici là, c'est la SAT qui
doit opérer comme ce fut le cas jusqu'à présent, sur le parcours
Bamako-Abidjan.


En partant du fait que la fermeture de la CMTR, que l'on a recom-
mandée, ait lieu dans les années à venir, c'est-à-dire à court
ou moyen terme, les ordres de fret de la CMTR reçus jusqu'alors
seront à transmettre à la SAT.Pour compenser les déficits en ca-
pacité de transport qui interviendront-dans le pays, il faudrait
agrandir légèrement le parc de véhicules de la SAT.


(1) La "Route Transsaharienne" fut entre temps achevée jusqu'à
Tamanrasset, c.a.d. environ 80 km avant le point "Y", début de
la branche vers Gao. Il reste cependant pour aller jusqu'à Gao
un tronçon d'une longueur d'environ 1200 km pour lequel le fi-
nancement n'a pas encore été garanti. La construction du tron-
çon Sévaré-~ao (environ 570 km jusqu'au bac du Niger) va com-
mencer en 1980 et durera 5 ans.




117 117

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A ces fins, on devrait remettre à la SAT tous les véhicules
lourds (notamment les semi-remorques) de type MAN, qui furent
requisitionnés par l0Etat, retirés de la possession d'un an-
cien membre du gouvernernenttettles mettre aussitôt en service.


Après avoir examiné de près les capacités de transports néces-
saires et celles existant dans tout le pays (éventuellement
les véhicules lourds ayant une C.U. inférieure), le parc de
véhicules peut être augmenté successivement. Cette augmentation
dépendra strictement du développement des volumes de transports.


La reprise des transports de marchandises de la CMTR par la SAT
devrait causer une reprise limitée de son personnel dans la
mesure où il faudra augmenter le nombre d'effectifs de la SAT.
Le personnel restant de la CMTR devrait être licencié moyennant
la réception d'une indemnité - dans la mesure où il n'existe
aucune autre possibilité et que ce personnel restant ne peut
,être résorbé par d'autres entreprises d'état -. Cette solution
est, du point de vue économique, plus avantageuse que celle qui
consiste à accumuler les déficits.


On ne pense pas à une reprise de la CMTR des transports des vo-
yageurs par la SAT. Ceux-ci devraient être transmis à moyen ter-
me (jusqu'à l'éventuelle fondation de la CMTR) aux transporteurs
privés. De même, l'idée d'une reprise du parc de véhicules vétus-
te à la CMTR doit être écartée.


La condition pour une meilleure exploitation de la SAT est la
réduction des transports pour compte propre, sur laquelle on re-
viendra au chapitre suivant et un meilleur déroulement de la
répartition du fret. On doit aussi veiller à ce que le parc de
véhicules de la SAT ne soit pas vétuste. Les véhicules qui ne
sont plus rentables doivent être vendus à temps.


A long terme, la SAT va être mesure , conformément à ses propres
compétences, d'assurer les transports entre l'Algérie et le Mali.
D'ici là, on va sans aucun doute éclaircir l'avenir de la situa-
tion de la CMTR, c'est-à-dire sa nouvelle fondation ou non.


En cas d'une nouvelle fondation de la CMTR, qui sera également
active dans le secteur de transport de marchandises, il est né-
cessaire de procéder graduellement à une nouvelle orientation
de la SAT et notamment en ce qui concerne la répartition nette
des activités entre les deux entreprises d'état de transports.
La répartition des activités doit être définie clairement pour
éviter que les deux entreprises d'état entrent en concurrence.


Ces recommandations ne veulentpas anticiper sur les résultats
d'une étude qui sera exécutée par la Kreditanstalt für Wieder-
aufbau (KfW) d'~1lemagne Fédérale.


Une autre solution fut proposée et souhaitée par les ~utorités
maliennes : il s'agit de maintenir la CMTR. En vue de cette
solution, il existe d'après l'ONT 2 possibilités :


a) Une fusion de la CidITR avec la SAT
b) ~ecréation de la CATX en société mixte.




118 118

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Une fusion de ces deux sociétés présenterait sans doute l'avan-
tage d'éviter les contraintes sociales pour le personnel de la
CMTR et de garantir l'utilisation des facilités existantes de
la CKTR étant encore en état de konctionnement (Bâtiments, Ate-
liers, dépôts de pièces détachées). D'autre part, une fusion si-
gnifierait qu'une partie considérable des facteurs négatifs de
la CMTR (excédent de personnel, déficits, etc ... ) devrait être
absorbée. Une augmentation considérable du capital serait, dans
ce cas, absolument nécessaire.


Un autre problème posé par la fusion des deux entreprises réside
dans le fait que les situations financière et juridique des deux
entreprises sont totalement différentes dans la mesure où 1'~tat
algérien participe au capital et à la gestion de la SAT et que
la CMTR est nalienne dans toute sa totalité. La fusion de ces
deux sociétés n'est donc pas'envisageable sans l'accord de 1'~l-
gérie. En outre, une fusion n'écarterait pas les inconvénients
pouvant résulter du fait qu'une entreprise étant importante sur
le plan de 1'Economie Nationale, ne soit pas sous l'influence du
PaY s -
Une recréation de la CMTR en société mixte - possibilité déjà en-
visagée par le Consultant pour l'avenir - présenterait actuelle-
ment le risque de travailler d'une manière peu rentable si on ne
trouve pas de. possibilités pour en finir- .avec la concurrence
entre la SAT, la CIriTR et traiisport pour. compte propre des sociétés
d'état et pour'réduire la sur-capacité en moyens de transport
existants.


7.2.3.3 Les autres entreprises d'état ---------------- ------------


Le développement qu'accusent les
transports pour compte propre des différentes entreprises d'état
et les opérations des dernières années, est un fait inquiétant
pour l'Administration et notamment l'ONT.


A la réalisation des transports par d'autres entreprises
d'état est lié un nombre, non insignifiant, d'inconvénients
aussi bien sur le plan de 1°Economie individuelle que sur le
plan de 1'Economie générale entre autres :




119 119

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- le nombre de voyages-retour à vide est nécessairement
plus élevé lorsque le transport est assuré par les' entreprises
d'état qu'il ne l'est lorsqu'il est assuré par des transporteurs
privés car ces derniers s'efforcent de trouver du fret pour les:
retours. Il s'ensuit une baisse du taux de chargement moyen des
véhicules. Avec la progression des transports pour compte propre,
la possibilité d'atteindre une meilleure coordination des trans-
ports (taux de chargement supérieur et taux de rotation) se
trouve réduite.


- les temps d'immobilisation sont plus élevés dans les
entreprises d'état, étant donné que ces dernières n'assurent que
que des transports bien déterminés dans le cadre de leurs propres
activités et sont moins flexibles. L'entretien des véhicules
privés est mieux assuré et a des frais moins élevés que dans les
garages des organismes dont la structure est souvent- assez lourde


- étant donné que chez les transporteurs privés, l'opinion
- vraisemblablement bien fondée - règne que les entreprises d'é-
tat assurent elles-nêmes les transports lucratifs et laissent les
transports non rentables aux entreprises privées, ces dernières
ne sont pas enclin à observer les engagements et les contrats.


- du fait de l'intensification des transports pour compte
propre, des ordres de fret échappent aux entreprises publiques
de transports qui en ont un besoin urgent pour travailler de fa-
çon rentable. Cela signifie que les entreprises publiques diver-
ses se font concurrence mutuellement au désavantage des entrepri-
ses publiques de transport.


Il est donc à recommander de réfreiner les transports pour compte
propre des entreprises d'état et de les régulariserpar des arrê-
tés.


7.2.3.4 Les ------- coopératives ----------- de----- transporteurs - -------
routiers --------


'~tant donné que 45 % des véhicules
faisant partie du secteur de trafic de marchandises et 70 % du
trafic de voyageurs sont contrôlés par les coopératives de trans-
porteurs routiers, ~'UNCTRJI représente un facteur d'influence
remarquable dans le secteur des transports.


Suivant ses objectifs, la UNCTR,
notamment la CTR à l'échelle régionale, prend une p ~ x t active
à l'organisation de la programmation des t~ansports. La UNCTR,
voire la CTR, n'est, par contre, jusqu'à présent que peu ou pas
engagée dans les autres secteurs qui sont très importants pour
le développement futur, l'harmonie et la modernisation des




120 120

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transports.. Ces secteurs vont prendre de l'importance à l'avenir
si bien qu'il faudra absolument élargir les activités des coopé-
ratives ainsi qu'amplifier une collaboratinn avec ONT.


Dans le domaine d'attributions. futurest
il faut entre autre citer :


- collaboration lors de la standardisa-
tion du parc de véhicules et adaptation du parc à la demande en
transports


- information et formation continue des
transporteurs et chauffeurs en matière de conduite et diffusion du
Code de la route.


- collaboration lors de l'élaboration
d'une réglementation professionnelle des transporteurs et introduc-
tion générale de cette réglementation.


- collaboration lors de la formation
des tarifs , particulièrement dans le secteur des transports des
passagers.


- contrôle renforcé face à l'observation
des contrats de fret par les membres.


Lors de la préparation de nouveaux sta-
tuts unifiés étant actuellement en train d'être élaborés, le domai-
me d'attributions devrait être élaqqi.


Il faut tendre vers l'amélioration de
façon génétale du flux d'informations aussi bien entre l'ONT et
1'UNCTR , 1'UNCTR et lesCTR qu'entre 1 s CTR et les membres.


Il faut noter un autre point critique
concernant les activités de 1'UNCTR : elle a une double fonction
d'une part dans la mesure où elle patronne les différents CTR et
a'autre part, en tant qu'entreprise de transports indépendante.
Fondamentalement, ces deux fonctions ne sont pas conciliables
entre elles étant donné qu'il doit en naître obligatoirement des
conflits d' intérêt:


- 1'UNCTR est, en tant que transporteur, un entreprise
crientée-vers . . un profit


- en tant que coopérative, elle ne devrait pas faire de
bénéfices


- si elle faisait faillite en tant que transporteur, elle
devrait être théoriquement dissoute en organisme du secteur des
transports.


- en tant que transporteur, elle est intéressée par l'ex&-
cution d'un maximum de transports lucratifs


- en tant qu'organisme par contre, elle doit veiller à
une distribution'équitable et juste des transports entre les
membres des Cooperatives.


Etant donné que les conflits d'intérêts
pourraient éventuellement devenir graves. vu que le trans~orteur
UNCTR dispose d'une capacité de transport relativement élevée, il
serait préférable d'interdire à ~'UNCTR d'exercer l'activité de
transporteur.




121 121

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7.3 - Législation et réglementation des transports


7.3.1 Signalisation ------ -------


En raison de l'augmentation croissante du trafic,
le problème de la mise en place d'une signalisation va devenir
à long terme urgerit. Vu la longueucdu réseau routier en routes
et pistes, le problème du financement, de l'installation et
l'entretien de cette siç-nalisation se pose.


Le plus urgent serait l'amélioration de la si-
gnalisation dans les villes et particulièrement à Bamako. Il n'in-
combe pas à l'étude présente d'examiner cela. Il faudrait en se-
cond lieu entreprendre l'équipement des axes * & grande circula-
tion.


Lors de l'équipement en signalisation, il fau-
drait veiller aux points suivants :


- harmonisation avec les pays limitrophes
- utilisation du matériau de fabrication le


mieux adéquat, c.a.d. résistant, indégradable, inutilisable pour
d'autres emplois, coût relativement modéré


- on se limitera à la signalisation absolument
nécessaire


- fixation des priorités
Des mesures d'amélioration dans ce secteur


devraient avoir lieu à moyen ou long terme vu le nombre considé-
rable de problèmes non résolus dans le secteur des transports.
A court terme, il exfste d'autres possibilités plus aptes à amélio-
rer la sécurité du trafic et les. flux de circulation.


7.3.2 Usages en matière de conduite --- .........................


Il-faut nommer en premier lieu la sensibilisa-
tion des conducteurs à toutes les règles élémentaires de sécuri-
té et du code de la route. Actuellement le manque général habi-
tuel de discipline qui règne dans la circulation routière ne sera
pas ressenti comme étant négatif bien qu'il soit la cause de nom-
breux accidents. Avec l'accroissement de la circulation augmentent
les risques ainsi que les pertes économiques pour le pays. Il est
ainsi recommandable de mener une campagne intensive de sensibili-
sation à la circulation en liaison avec l'introduction du nouveau
code de la route. A ces fins, on peut exploiter les possibilités
de publication.


Les principales conditions préliminaires sont :


1 ) traduction du code de la route en langue bam-
bara-


2 ) interprétation des règlsindividuelles du code
de la route en une forme qui soit compréhensible par les usagers
de la route et comprenant des exemples pratiques


3 ) sélection et résumé des règles les plus




122 122

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importantes, leur traduction et interprétation en Bambara,
accompagnées d'une illustration riche permettant aux habitants
du Mali d'apprendre facilement le code de la route.


Ces activités devront être effectuées par
l'ONT. Pour la publication, les voies suivantes restent ouvertes :


- diffusions radiophoniques régulières sous
forme de cours d'informations


- publications successives et répétées du
résumé cité en c) dans la presse


- réalisation de cours d'information par
l'ONT pour les représentants des entreprises de transport public,
1°UNCTR, les CTR, opérations, etc.. .


- réalisation de cours d'information devant
se répéter régulièrement par les entreprises d'état à l'intention
de son personnel.


En ce qui concerne le financement, plusieurs
possibilités restent ouvertes :


- relèvement de l'impôt supplémentaire affec-
té aux hydrocarbures


- relèvement de la taxe affectée sur la carte
grise et la carte de transport


- pour la CTR : augmentation de la cotisation
d' adhérence


- aide technique étrangère


Permis de conduire ------------------


En ce qui concerne le règlement légal du
permis de conduire, il convient d'apporter les recommandations
suivantes :


a) élaboration d'un règlement harmonisé en
commun avec les pays limitrophes


b) conditions d'obtension :


- Age minimum : 16 ans pour le permis A
18 ans pour le permis B
19 ans pour le permis C
21 ans pour le permis D


14 ans pour le permis Al (conduite
de véhicules de moins de 50 cm3)


- Examen théorique et pratique (1) obligatoire




123 123

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c) conditions de renouvellement , visites
médicales et conditions de retraite.


Les règlements existants sont satisfaisants.


7.3.4 Visites techniques ----- --------- ---


Bien que l'on ait admis l'utilité des contrôles
techniques des véhicules qui sont les gérants de la sécurité mé-
canique et que l'on ait mis en place un système de contrôle , les
contrôles présentent des lacunes et sont souvent peu efficaces :


- d'une part en raison du nombre insuffisant de
centres appropriés, de moyens techniques et de personnel qualifié


- d'autre part parce que les contrôles sont mal
respectés.


Bien que les règlements légaux correspondent dans
les grands traits aux normes internationales, leur mise en appli-
cation est rare.


En fonction d'une réalisation la plus correcte
qui soit et vu les moyens actuels existants, on va proposer d'in-
troduire pour'une période transitoire'de 5 à 8 ans le règlement
suivant :


- véhicules de tourisme particuliers : tous les
2 ans


- véhicules auto-écoles : tous les 6 mois
- véhicules de transport public et privé de


marchandises : tous les ans
- véhicules de transport public et privé de


personnes : tous les ans
- contrôle à la suite de chaque accident grave.
Après expiration du délai de fa période de tran-


sition, on doit adopter le règlement suivant :


- véhicules de tourisme particuliers : tous les
ans à partir de la 2 ème année


- véhicules auto-écoles : tous les 3 mois
- véhicules automobiles utilitaires de charge


utile moins d'une tonne : tous les ans
- véhicules de transport public et privé de


marchandises : contrôle semestriel pairles véhicules de plus d'une
tonne ( convention T.1.E ) de charge utile.


Pour introduire une meilleure observation des
règles, il sera recommandé : la mise en place , en complément
du certificat de visite, d'une vignette apposée sur les pare-
brises ou bien sur la plaque minéralogique arrière. Cette vignette
devra être fixée solidement pour qu'elle soit protégé contre
un mauvais usage (1 ) .
( 1 ) par exemple : un auto-collant qui sera automatiquement détério-
ré lorsqu'on le décolle.




124 124

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La vignette devrait indiquer la période de validité et la
date de la prochaine visite. Le délai de validité ne doit
dépasser la période indiquée ..sur la ;?laque que.de 3 mois ma-
ximum . Après expiration de cette période limite, le délai .
de validité pour les véhicules particuliers ne doit dépasser
2 mois et pour les autres véhicules 1 mois'. Les ~éhicules qui
circulent sans vignette valable, sont à inunobiliser.


7.3 .5 Documents de transport --- -------- ------- ---


Les documents dont les véhicules doivent être
munis sont en général les mêmes que dans les pays voisins, en
particulier la Côte d'Ivoire.


Vu le nombre, qui n'est pas minime, de documents
( cf 4.1.2.5 ) , il s'avérerait pratique de rassembler une grande
partie de ces documents séparés sous la forme d'un livre de bord
qui comporterait les pièces d'enregistrement suivantes :


- carte grise
- certificat de visite technique
- vignette
- attestation d'assurance


Ce document pourrait être visé périodj.quement
par les différentes autorités émettrices dans le but d'enregis-
trer, voire renouveller les positions individuelles. utilité
de ce document unique implique bien entendu que les autres do-
cuments séparés sous leur forme ancienne ne soient pas demandés
usuellement en complément mais soient seulement produits excep-
tionnellement en cas de litige grave devant les autorités supé-
rieures compétentes.


La rédaction de ce livre en deux langues ( an-
glais, français ) s'impose afin qu'il scit utilisable à l'étranger
c.a.d. pour les transports internationaux.


En outre , dans le cadre de l'Assistance Tech-
nique comprenant la création de Bureaux de Fret, il a été recom-
mandé d'introduire une lettre de voiture relative au contrat de
transport international de marchandises par route. La proposi-
tion correspondante sera produite à 1'~nnexe 8.


7.3.6 RéqlementatDn des transports particuliers -- ---- ---------------- ----- -----------


Le transport mixte, c.a.d. le transport de pas-
sagers et de marchandises dans un même véhicule, qui est actuel-
lement autorisé nais limité, fait partie intégrante du trafic.




125 125

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Etant donné l'état du réseau routier et la den-
sité variable de la population de la population du pays, on ne
peut que recommander de continuer à autoriser à moyen terme ce
transport. Le transport mixte doit faire l'objet d'une réglemen-
tation de sorte qu.-


- il soit interdit sur les axes internationaux
- il soit interdit sur les parcours à longue


distance sur les routes nationales, qui représentent un volume
de circulation en moyenne par an supérieur à 100 véhicules/jour


- il soit autorisé sur le parcours à courte-
distance (ou dans un rayon limitrophe ne dépassant pas 50 km)
sauf pour les routes Bamako-Koulikoro, Bamako-Kati, ~opti-Sévaré.


L'intensité du trafic sur le réseau routier et
son état doivent être ,examinés tous les deux ans. Suivant les
résultats, il faut compléter la liste des routes sur lesquelles
le transport mixte a été interdit.


En fonction de l'aménagement des véhicules qui
assurent le transport mixte, des n'ormes précises doivent être é-
tablies. Une telle réglementation sur le type d'aménagement
doit inclure les conditons suivantes :


1 - Nombre maximum de passagers autorisés à voya-
ger lorsqu'aucune marchandise ne sera transportée en même temps.


2 - Nombre maximum de passagers autorisés à voya-
ger lorsque des marchandises seront aussi transportées


3 - Marge de sécurité des voyageurs entre le ni-
veau des marchandises et le haut des ridelles ne devant jamais
être inférieur à 1,20 m. Cette marge de sécurité devra être tra-
cée à la peinture sur tout le pourtour extérieur et intérieur de
la caisse.


Q - Quelque soit le nombre de passagers transpor-
tés, le volume de marchandises transportées avec les passagers ne
devra pas excéder les deux tiers du cubage du véhicule, ceci à
condition que le réglement donné sous 3- soit respecté. Le cubage
est défini comme la surface du plateau multipliée par la hauteur
des ridelles, celles-ci ne pouvant jamais être supérieures à 2 m.


5 - Le transport de passagers sur la toiture de
la cabine, les marche-pieds, les*ailes et le capot du véhicule
est interdit.


6 - Le transport de passagers est interdit dans
les camions-caissons.


7 - Le transport mixte.voyageurs-gros bétail est
interdit à l'exception du personnel convoyant le troupeau.


8 - Le transport mixte de voyageurs et de marchan-
dises est interdit, si les marchandises sont des matières inflam-
mables ou dangereuses.


9 - La stabilité du véhicule doit être assurée par
une répartition normale des charges. En tous cas, les marchandi-
ses sont à disposer dans le véhicule de sorte qu'elles ne puissent
se déplacer au cours du transport ou à la suite d'un accident.




126 126

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10 - Les véhicules qui assurent le transport mixte
doivent être reconnaissables à des panneaux jaunes (0,25 x
0,25 m) fixés à l'avant et à l'arrière.


11 - Ces véhicules ne doivent pas dépasser la vites-
se maximale de 75 km/h sur toutes les routes, quelques soient-elles,
ceci en dépit des réglements actuels sur les limitations de vites-
se.


En ------ ce gui ----- concerne le transport de matières danqe-
r----- 7---"'-' ------------------- ' _rey?-e-q, il sera recommande la reglementation suivante :


1 - Pose obligatoire d'un équipement de sécurité
de base (échappement extérieur, coupe-circuit, plaque d'amiante
isolant la batterie, extincteur etc...).


2 - Signalisation du véhicule par des panneaux oran-
ges fixés à l'avant et à l'arrière du véhicule (0,25 x 0,25 m)


3 - Limitation de la vitesse maximale fixée à 75
km/h pour ces véhicules


4 - Interdiction de circuler de nuit hors des villes.
En ce qui concerne les transports exceptionnels,


la réglementation suivante est recommandée :


1 - Autorisation particulière imposant un itinérai-
re précis


2 - Signalisation par des panneaux placés à l'avant
et à l'arrière du véhicule indiquant : "transport exceptionnel"
par drapeaux et feux clignotants.


3 - Limitation de vitesse
4 - Véhicule d'accompagnement
5 - Interdiction de circuler la nuit


7.3.7 Contrôle de ~oids et de dimensions ------------ .....................


Les recherches techniques qui ont été effectuées dans
le passé ont montré que l'endommagement de la route provoqué par
l'essieu des véhicules est proportionnel au quart de la charge
portée par l'essieu ,. c'est-à-dire en termes simples : lorsque la
charge de l'essieu dépasse du double 1a.charge pour laquelle la
route est prévue, le dommage de cet essieu correspond en fait à
16 essieux ; si elle dépasse du triple : le dommage équivaudra
à 81 essieux etc . . . Cela semble à première vue être une valeur
extrême et avoir peu d'importance pratique. Ce n'est Das cependant
le cas si l'on pense que la surface d'une route détériorée (par
exjmple présentant des trous) peut entrainer une "percussion du




127 127

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chargement" supérieure à la charge de l'essieu statique (c.a.d.
lorsque le véhicule roule normalement).


A cela s'ajoute un autre facteur. Normalement,
la répartition du poids d'un véhicule lourd est d'environ 40 %
sur l'essieu avant et de 60 % sur l'essieu arrière. Cependant,
pour certains types de véhicules ayant la cabine du chauffeur
derrière le moteur, jusqu'à 70 % de la charge peuvent être por-
tés par l'essieu arrière, c'est-à-dire que pour un véhicule lourd
ayant 2 essieux et un poids total en charge de 16 t, seul le char-
gement statique, sans la charge de percussion de l'essieu arri-
ère peut atteindre 11,2 t, ce qui dépasse les 1 1 t autorisées par
la loi.


Ces explications témoignent clairement des pro-
blèmes pouvant se poser lors de la détermination des charges de
l'essieu. D'autre part, les conséquences d'un surchargement sont
connues tant pour la durée de vie de la route, son entretien que
la sécurité des passagers.


La mise en pratique d'un règlement sur la charge
de l'essieu et le poids en charge des véhicules entraînent deux
problèmes même après l'introduction de ponts-bascules :


1) la détermination de la charge de l'essieu exis-
tant réellement


2) les usagers de la route ont tendance à contour-
ner les ponts-bascules et à "s'arranger" avec les contrôleurs
(cf 6.4)


Il existe une possibilité réduite pour résou-
dre ce problème. Elle réside dans le choix des types de véhicules
appropriés au pays (cf 7.2.2.)


Il existe une autre possibilité qui est d'ef-
fectuer un contrôle sévère en comparant le chargement et les pa-
piers de fret (connaissement), notamment la lettre de voiture.


La seule autre possibilité entrevue sous l'as-
pect de rentabilité réside actuellement dans les ponts-bascules
offrant des avantages et désavantages pré-cités.


Il est donc recommandé de soumettre ce problème
à une étude précise et d'examiner particulièrement les effets des
deux ponts-bascules érigés au Mali. Aucun autre achat de ponts-
bascules ne doit être entrepris avant les résultats des études
soient connus.


7.3.8 Rèqlementation -- ------------ professionnelle --------------


L'introduction d'une règlementation profession-
nelle constitue un des problèmes auquel aussi bien les organismes
d'état que 1'UNCTR aspirent à trouver d'urgence une solution.




128 128

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Les deux problèmes partiels importants dans ce con-
texte sont :


- l'accès à la profession
- la réglementation du transport pour compte propre
L'objectif d'une telle réglementation est, que les


marchandises puissent être acheminées dans de bonnes conditions
générales de sécuriké et que l'on atteigne une répartition des
transports entre les transporteurs qui soit justifiable du point
de vue de l'économie nationale.


La branche économique "transport routier" fait encore
actuellement l'objet, en substance, d'une profession artisanale.
Elle constitue cependant un des soutiens principaux du dévelop-
pement économique du pays. C'est la raison pour laquelle - en
termes clairs - toute intervention radicale dans le système exis-
.tant peut provoquer de graves pertubations dans 1'Economie du
pays. Il sera indispensable, pour cette unique raison, de traiter
ce cercle problématique dans le cadre d'une étude spéciale, de
manière beaucoup plus approfondie qu'il ne l'était possible dans
k cadre de cette consultation actuelle pour des raisons de temps.


Les solutions et les mesures ne peuvent être qu'ébau-
chées comme suit :


- Accès ,.---------- à la profession --------- : une condition préalable de
base à une reglementation est l'établissement et l'exécution d'un
plan de formation générale pour la profession de transporteur dans
le but d'acquérir un diplôme, c.a.d. une attestation de capacité
à l'exercice de la profession de transporteur routier. La justifi-
cation de la qualité professionnelle de transporteur pourrait aus-
si être donnée lorsqu'une activité appropriée a été exercée dans
une entreprise renommée pour le transport ou un transitaire.


L'autorisation d'assurer les transports ne serait déli-
vrée aux nouveaux transporteurs - après avoir suivi un plan de
formation - seulement si le transporteur possède la qualification
professionnelle et si le rendement de l'entreprise était garanti.


La justification de la qualification professionnelle
du transporteur suppose :


- la connaissance des règlements juridiques concernant
le transport de personnes et de marchandises,


- la connaissance de la forme des contrats du point de
vue droits et obligations,


- la connaissance de la tarification,
- des connaissances suffisantes en comptabilité ainsi


que la preuve qu'une comptabilité ordonnée sur les opérations de
fret soit tenue.


Il est bien évident qu'il n'est pas possible d'intro-
duire une telle réglementation à court terme et de la mettre en
pratique. La participation active et efficiente de 1'UNCTR sera
indispensable pour résoudre ce problème.




129 129

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- Réglementation des Trans~orts ______-___-------------- --


Le second cercle problématique concerne l'établis-
sement d'une réglementation des transports aussi bien pour le
trafic de passagers que celui de marchandises. Ce dernier est,
en tout cas, prioritaire.


Dans cette réglementation sur la réalisation du
trafic de marchandises, il faut définir :


- le transport de marchandises à courte distance
- le transport de marchandises à longue distance
- le transport pour compte propre


1) Détermination du stationnement : Chaque véhicule routier de- ..............................
vant être utilisé pour'le transport de marchandises doit avoir
un lieu de stationnement. Le transporteur doit avoir à cet en-
droit le siège permanent de son entreprise.


2) Transport de marchandises à courte distance : Tout transport ----- .....................................
de marchandises pour compte d'autrui doit être effectué avec
un véhicule routier à l'intérieur de la zoxo courte distance
Cette zone peut être a) la région comprise dans la circonféren-
ce d'un cercle dont le rayon n'excèdepas 50 km (éventuellement
80 km) calculé selon la ligne aérienne partant du lieu de sta-
tionnement. Tous les arrondissements dont les chefs-lieux sont
à l'intérieur de la zone appartiennent à la zone courte distan-
ce. b) Alternativement, il serait possible de définir le trans-
port de marchandises à courte distance comme transport à l'in-
térieur du cercle. Cela pourrait être éventuellement plus simple
en pratique.


3) Transport de marchandises à longue distance : Il comprend ----- ------------------------- -----------
tout transport de marchandises pour compte d'autrui au-delà des
frontières de la zone courte distance ou bien à l'extérieur de
ces frontières.


4) Soumission à une autorisation : Le transport de marchandises .............................
à longue distance est soumis à une autorisation. La MTTP (1)
détermine le nombre maximum de véhicules routiers pour le trans-
port général de marchandises à longue distance et le transport
régional de marchandises à longue distance, en tenant compte
des nécessités des transports et de la répartition dans les dif-
férentes Régions.


Dès que l'on a dépassé le nombre maximum dans une Région, les
autorisations ne doivent alors être de nouveau délivrées à cette
Région que si le nombre maximum n'est pas atteint ou bien en
raison de la nouvelle détermination du nombre maximum.


L'autorisation sera délivrée à l'entrepreneur pour lui-même et
ne sera pas transmissible. Elle sera délivrée pour une période
limitée. L'autorisation peut être délivrée sous certaines con-
ditions précises ou bien avec restrictions, par exemple : que
l'entrepreneur desserve régulièrement certaines lignes détermi-
nées ou bien des régions du pays, que les transports interna-
tionaux soient exclus etc ...


I (1) O.N.T. ou Commission Nationale des Transports




130 130

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Ces indications figurent sur le document d'autorisation (carte
de transport) de même que le lieu de stationnement du véhicule.


4) Engagements résultant du contrat de fret : -- - ................................... . responsabilité civile et obligation à l'assurance . se munir des pièces d'accompagnement (lettre de voiture)
5 ) Règlement spécial pour le transport d'hydrocarbures -- -------- ------------ ------- -----------
6) Règlement spécial pour le transport à compte propre -- -------- ------ ------------ --------- --- --


Le transport doit servir:à l'acheminement des marchandises
vers l'entreprise, à l'expédition de marchandises à partir de
l'entreprise ou à leur transfert soit à l'intérieur de l'entre-
prise ou bien en vue de l'usage personnelle à
l'extérieur de l'entreprise. Les véhicules pour le transport pour
compte propre doivent être autorisés à circuler sous le nom de
1' entrepreneur, voire 1' entreprise.


L'expédition ne doit représenter qu'une activité auxiliai-
re dans le cadre de l'activité globale de l'entreprise.


Le transport pour compte propre est soumis à une autorisa-
tion délivrée si :


. la charge utile des véhicules pour lesquels une demande
d'autorisation a été faite, n'est pas en désaccord avec les pres-
tations de transports de l'entreprise. . le demandeur prouve qu'il ne reçoit aucune offre accep-
table pour ses transports de la part d'un transporteur.


La délivrance d'autorisations pour assurer le transport à
compte propre peut être suspendue pour une période déterminée, si
c'est indispensable pour l'intérêt public. C'est le cas lorsque
l'équilibre ou le fonctionnement du transport de marchandises
est menacé. La délivrance d'autorisations peut se réduire à des
marchandises déterminées et à des régions précises.


Le transport pour compte propre et le transport de marchan-
dises pour compte d'autrui ne peuvent être effectués de façon
mixte.


7) Réglementation spéciale relative à la répartition des trans- -- ------------- ....................... ------------------
ports entre les entreprises de transports publics et privés. .................... -------------- ----- ---------- -----
L'autorisation pour certaines lignes de transport peut être sus-
pendue temporairement pour développer les entreprises de trans-
port d'état. Alternativement, une sur-taxe d'affrêtement pour ces
lignes peut être levée pour les entreprises privées. Ces sur-taxes
pourraient servir à attribuer un bonus sur la taxe d'affrêtement
sur les parcours et dans les régions qui sont sous-desservies en
transports ( 1 )


(1) Condition préalable pour cette proposition est un fonction-
nement excellent des entreprises de transport d'état.




131 131

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On rappklle à nouveau que la solution au problème de la règle-
mentation professionnelle ne peut être qu'ébauchée dans les ex-
plications avancées.


7.4 Recommandations pour l'ONT en matière de contrôle-auto


7.4.1 Généralités -----------
Les mesures et les recommandations pour l'ONT en


rapport avec les activités de la Division dOEtudes, la Division
de Planification et des Représentations Régionales furent traitées
dans les moindres détails dans le Rapport "Organisation". Les ex-
plications se limitent alors dans ce chapitre aux activités de la
Division Contrôle-auto. On a fait des propositions détaillées au
Ministère des Transports et des Travaux Publics quant à la réor-
ganisation de la Division Contrôle-auto dans le cadre de l'Assis-
tance Technique. Elles ont été en grande partie prises en consi-
dération.


7.4.2 Délivrance des cartes grises ...................... -----
Il fut recommandé un système semblable à celui


proposé pour les cartes de transport, pour l'enregistrement des
cartes grises.


7.4.3 Délivrance des permis de conduire --------------- -----------------
Pour l'examen théorique sur le code de la route,


il y a lieu d'utiliser le matériel (questionnaire avec projection
de diapositives) qui a été acheté et n'a pas été utilisé jusqu'à
présent.


Pour utiliser ce matériel, il est indispensable
de choisir les diapositives qui sont représentatives pour le Mali
et d'y adopter les questionnaires correspondants. Ces question-
naires seront à traduire en langue locale. Etant donné que beau-
coup de candidats ne peuvent ni lire ni écrire, l'inspecteur devra
lui-même lors de l'examen poser les questions et les expliquer
tout à la vue de la diapositive. Il est indispensable de préparer
environ 8 séries de 20 questions chacune pour cet examen afin d'é-
viter que les questions d'examen soient connues à l'avance par le
candidat.


Pour les examens qui seront réalisés à l'extérieur
de Bamako dans les Régions isolées, des séries d'illustrations im-
primées correspondantes devront être établies. Pour les inspecteurs
chargés de l'examen, il faudra instaurer un cours de formation qui
devra être complété tous les 2 ans par un cours de répétition.


La réalisation d'un examen pratique de conduite
doit être introduite obligatoirement et renforcée particulière-
ment pour les véhicules lourds.




132 132

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A cet effet, il est conseillé d'acquérir 4 vé-
hicules ( 2 véhicules privés, 1 camion de livraison, 1 véhicule
lourd ) en double commande.


Chaque examen devrait durer au moins environ 30 mn
et comprendre les principales situations routières.


Pour garantir la réalisation de l'examen pratique
dans les régions isolées, un inspecteur d'examen devra se rendre
2 fois par an, chaque fois durant 2 semaines dans les chefs-lieux
de ces régions afin de faire procéder à l'examen pratique. Vu les
moyens financiers restreints, ces examens devraient être exécutés
dans les années à venir sur des véhicules de location . A long
terme, des véhicules auto-écoles devront être acquis par chacune
de ces régions.


Les entreprises d'Etat de transports devraient en-
visager d'instaurer des cours d'entrainement pratique pour son
personnel conducteur de matériel roulant pour être sûres qi~l'état
de ses connaissances et de ses capacités réponde aux exigences
d'un volume de trafic croissant.


Les candidats qui ont échoué à l'examen doivent
en être informés des raisons.


La pratiquerexercée jusqu'à présent, duWpermis
provisoire " devrait être strictement interdite étant donné
qu'elle conduit à des abus.


Pour compenser une partie des dépenses financières
pour ce secteur, il faudrait envisager une hausse considérable
des coûts d'examen.


7 . 4 . 4 . Amélioration du -- contrôle ------------ technigye --- --------------- des véhicules


De la même importance qu'une formation améliorée
des chauffeurs est la mise en place correcte et efficiente d'un
contrôle technique de véhicules afin d'améliorer la sécurité
routière et le flux de circulation. Pour permettre une telle
réalisation dans le futur , il est nécessaire d'adopter une série
de mesures :


- Aménagement d'un terrain et équipement
Une condition technique est la disposition d'un


terrain approprié pour faire procéder à l'examen ainsi que son
aménagement,conforme à ce but, et l'acquisition d'un minimum d'ap-
pareils techniques.


Vu le terrain nécessaire pour effectuer les tests
il serait souhaitable d'utiliser pour cela une partie du terrain
de la CMTR et d'y réaliser les travaax nécessaires. Le schéma
suivant montre un plan type d'aménagement d'un centre technique.




133 133

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134 134

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135 135

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Mis à part les quelques appareils techniques
-ponts-bascules, installations pour 1e.contrôle des phares et vé-
rificateur roulant pour les freins- il est nécessaire d'équi7er
le personnel du servise en outils (marteaux, clefs à écrous etc ...)
et en baladeuses.


( 2 ) Besoin en personnel supplémentaire


On part du fait qu'actuellement la visite technique est
effectuée sur environ 10 % de tous les véhicules et qu'elle le
sera à l'avenir sur tous les véhicules, ce qui demande obliga-
toirement du personnel complémentaire.


En complément, seraient indispensables pour la section de
la Division contrôle-auto :


1 chef de section ( chef de division adjoint, ingénieur
universitaire )


1 adjoint technique ( ingénieur technicien ) pour chaque
Réprésentation ~égionale, ainsi que


2 Il Il pour Bamako
3 contremaîtres
1 adjoint administratif
1 comptable
1 dactylo
1 planton


Il est prévu qu'alternativement , le chef de section ou
un adjoint technique effectue régulièrement un voyage d'inspec-
tion dans les régions isolées.


( 3 ) Edition d'un manuel sur l'exécutjon de la visite technique


(4) Mis en place de cours de formation pour le personnel d'ins-
pection
( 5 ) Etablissement d'une fiche de contrôle sur laquelle figurent
les examens partiels et sur laquelle seront enregistrées les ob-
servations.
(6) Etablissement d'un registre des visites effectuées. Ce regis-
tre est indispensable pour contrôler quel véhicule a été inspecté
et considéré comme n'étant pas en règle et ceux quin'ont pas été
inspectés.
(7) Instauration d'un système de pénalités au cas où un transpor-
teur ( ou propriétaire d'un véhicule ) présente son véhicule en
retard et qu'il a fallu lui envoyer une convocation à cause de dé-
faillance.


Ces recettes complémentaires ainsi que celles résultant du
nombre élevé de véhicules inspectés, peuvent servir à couvrir les
frais d'administration élevés et les coûts du personnel ( du moins
partiellement ) .


7.5 Amélioration de l'organisation et du fonctionnement du ----
transport de voyaqeurs


Alors qu'une série de mesures a été proposée ( 1 ) et


r ----
(1) cf : Etude du transport de marchandises, ~ é ~ s l i ~ u e du Mali,
1977, ainsi que Rapport Organisation.




136 136

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Exemple d'un f i c h i e r de c o n t r o l e pour v é h i c u l e s d e marchandises
( a p p l i q u é dans l e Royaume Uni ) .


hicle Testing Station NO


I D E N T I F I C A T m


(3dAI 37s1 53tlA1 t( N 0 T E ; T h e reference colurnns I and 2 rel;iie ro M L S K
informarion in the T E S T E R S MANUAL
----- C H A S U /


9 S E ~ H P 5 1 3 3 ~ . ~ 0108 9 ti SERIAL NO.


M A K E
-- -


X X X X ~ ~ ~ ~ X ~ 5 1 ~ < ~ ~ Z -
- - n


2


. G W I
NOiSJlW3 3 Y 0 M s 3 --


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E E


2 ! T l l V i i O 3 L V l d I V 9 3 1 2 3 1


N O l l b O d 3 1 V l d l V 3 3 1 I 3


1


9


-




137 137

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introduite dans le secteur du transport de marchandises, il
n'a jusqu'à présent rien été prévu pour le secteur du transport
de voyageurs.


On peut en outre dire que le transport fonctionne en général
très bien dans ce domaine. Donc, à court terme, c'est-à-dire
dans les années à venir, des mesures relatives à l'organisation
dans ce secteur ne sont pas nécessaires. Les mesures d'amélio-
ration suivantes peuvent être proposées à long terme :


- Mise à part la grande gare routière sur la route en direction
de Senou, les autres gares routières de Bamako ne possèdent pas
de bâtiments pouvant être caractérisés permanents ou bien un ter-
rain délimité. Un terrain bien déterminé et délimité, entouré
d'une clôture ou d'un mur devrait être attribué spécialement aux
gares situées en zone urbaine (gare du marché nouveau et les 2
gares à proximité de la Mosquée).Un petit bâtiment solide de-
vrait, en outre, être construit à l'Administration des gares.


- La CTR devrait renforcer son influence auprès du transport mix-
te pour mettre sur pied également une organisation rigide et si-
milaire à celle du transport des passagers.


- Il serait souhaitable que les CTR/UNCTR exploitent statisti-
quement les documents disponibles sur les gares routières c.a.d.
les livres dans lesquels les véhicules partant sont enregistrés.
Ces informations devraient être accessibles à 1'0NT et pouvoir
servir de base pour les mesures de planification.


7.6 Eéglementation tarifaire


Bien que le tarif de transport de marchandises ne
fut révisé qu'en 1977, il est recommandé de le réadapter à la
situation réelle. Ceci est valable spécialement pour les trans-
ports dans les 1, 6 et 7 èmes Régions ainsi que les tarifs de
ramassage. L'introduction de formules de révision des prix -
comme il fut proposé par Tractionel - doit être par conséquent
de nouveau être prise en considération.


Une réglementation tarifaire est par contre d'une
nécessité urgente dans le transport des passagers et également
en rapport avec le transport mixte. Les tarifs en vigueur actuel-
lement varient en partie considérablement par PKM. La tarifica-
tion à envisager devrait considérer les facteurs suivants :


- Etat des routes sur les différentes lignes desservies,
- Type de véhicule,
- Tarif de courte et longue distance, tarif intra-urbain,
- CoQt de revient par PKM parcourus par différents types de véhi-
cules,


- L'introduction d'une formule de révision des prix devrait aussi
être prise en considération par la suite, pour permettre une
adaptation à la montée des coQts.


Etant donné que la durée de vie des véhicules effec-
tuant le transport des passagers est, dans la règle, plus courte
et que les marques de véhicules changent plus souvent que le trans-




138 138

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p o r t d e marchandises , une r é v i s i o n d e s données d e base d e v r a i t
ê t re e f f e c t u é e dans l ' e space d e p l u s i e u r s années .


7.7 L e système d e s c o n t r ô l e s


Comme il r e s s o r t d e s e x p l i c a t i o n s données au 5
6.4,
l a p r a t i q u e d e s c o n t r a l e s , t e l s q u ' i l s s o n t app l iqués ac-
tue l l emen t , n ' e s t p a s op t ima le .


Pour r e n d r e c e s c o n t r ô l e s p l u s e f f i c a c e s e t en
même temps a m é l i o r e r l e f l u x d e c i r c u l a t i o n , on f e r a les recom-
mandations s u i v a n t e s :


1 ) L e nombre d e p o s t e s d e c o n t r ô l e est à r é d u i r e d e s o r t e q u ' i l y
a i t en moyenne un p o s t e d e c o n t r ô l e t o u s les 70-100 k m .


2 ) L e s p o s t e s de c o n t r ô l e d o i v e n t ê t re é t a b l i s à un p o i n t f i x e .
Pour qu'on l e s remarque, il f a u d r a pense r à l a pose d e s b a r r i è -
res ( 1 ) .
Il es t d é c o n s e i l l é d e changer les p o s t e s de c o n t r ô l e é t a n t don-
né que d e s p o s t e s v a r i a b l e s ou d e s c o n t r ô l e s "sauvages" s o n t
extrêmement dangereux pour l a c i r c u l a t i o n .


3 ) Toutes les f o n c t i o n s de c o n t r ô l e s d i f f é r e n t s d o i v e n t être re-
groupées aux p o s t e s de c o n t r ô l e r é d u i t s q u a n t à l e u r nombre,
c ' e s t- à- d i r e regroupan t d e s a g e n t s d e t o u s les c o r p s i n t é r e s -
sés.


4 ) La fo rma t ion j u r i d i q u e (c .a .d . conna i s sance du code de l a r o u t e )
e t t e c h n i q u e ( s é c u r i t é r o u t i è r e d e s v é h i c u l e s ) des a g e n t s de
c o n t r ô l e e s t à déve lopper .


5 ) Pour l ' e x é c u t i o n d e s c o n t r ô l e s , il f a u d r a p a s s e r d e s i n s t r u c -
t i o n s p r é c i s e s e t d é t a i l l é e s aux a g e n t s d e c o n t r ô l e a f i n d e
l i m i t e r l a marge d e d é c i s i o n d e s c o n t r ô l e u r s . A chaque con t r6 -
l e u r d e v r a être a t t r i b u é un champ d ' a c t i v i t é s p r é c i s , p a r
exemple : un c o n t r ô l e u r s e r a d a n s l a v é r i f i c a t i o n de s documents,
un a u t r e d a n s l a v é r i f i c a t i o n t e chn ique .


6 ) Les c o n t r ô l e u r s e t p o s t e s d e c o n t r ô l e s o n t à s u r v e i l l e r p a r les
a u t o r i t é s r é g i o n a l e s e t les s e r v i c e s sur- ordonnés .


7 ) I l est n é c e s s a i r e de m e t t r e au p o i n t un barême d'amendes com-
mun d e s t i n é à suppr imer l e s t r è s g rands é c a r t s d e " t a r i f s " e x i s -
t a n t a c t u e l l e m e n t .


8 ) S i un v é h i c u l e a é t é p a s s i b l e d'une amende, l e chau f f eu r d o i t
r e c e v o i r une q u i t t a n c e s u r l a q u e l l e f i g u r e n t l ' o b j e t de l a
c o n s t a t a t i o n ( p a r ex . : f eux a r r i è r e ne f o n c t i o n n a n t pa s ) e t
l a d a t e d ' é t a b l i s s e m e n t de ce t te q u i t a n c e ( v o i r e v a l i d i t é ) pour
é v i t e r que l ' on ne r e p a i e pour l a même f a u t e à chaque p o s t e d e
c o n t r ô l e , ce q u i s e r a i t i n j u s t i f i é .


( 1 ) Comme d a n s d ' a u t r e s pays d 'Af r ique O c c i d e n t a l e , une te l le so-
l u t i o n avan t ageuse du p o i n t de vue c o û t s , s e r a i t p o s s i b l e : à d r o i -
t e e t à gauche de l a r o u t e a i n s i qu'au m i l i e u d e l a chaussée de-
v r o n t être p o s é s d e s tonneaux r e m p l i s de s a b l e s u r l e s q u e l s s e r o n t
p l a c é e s d e s p o u t r e s f a c i l e s à s o u l e v e r . A c ô t é se t rouve l a c a b i n e
d e s c o n t r ô l e u r s .




139 139

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A N N E X E 1


LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER




140 140

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ANNEXE 1 : LES MOYEhS DE TRAi\\(SPORT ROUTI'ER - -


TABLEAU No. 1 PARC DE VEHICULES COMMERCIAUX EN 1977


lere 26me 36me &me 56me 66me


Types de véhicules
I


R8gion Rbg ion Rbgion Rbgidn Région Rbg ion 1 - -
Taxis 53 770 3 3 80 66 7 1009


I
Taxis bach'es 47 689 22 151 72 18 999


'Cars 1 29 155 18 27 29 - 258
I


Camions jusquOd 10 t
de C.U. 80 676 33 6 9 3 1 82 971


Camions de 11 d 20 t 8 1 99 - 30 20 11 268
Camions de 21 d 25 t - 2 - - 3 - 5


l Camions de + 25 t - 14 -. 2 1 - I 17
Tracteurs routiers i 420 16 3 3 11 - 481
Semi-remorques 1 l 278 16 3 O 11 - 336
Remorques


i - 98 - - - - 98
Citernes - 102 6 5 5 8 1 26


TOTAL 21 9 3403 144 427 249 126 4568


% 4,8 P4.5 3.2 9,3 5,5 2,7 100,O


Source : Rapport Annuel de l'O. N. T - Annbe 1977




141 141

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b ,


- 1 2 1 -


ANNEXE 1 : LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER


TABLEAU No.2 CAPACITE DlSPONlBLE DU PARC DE VEHICULES COMMERCIAUX


EN 1977


l


1


1


1


1


Total


berne


R$gion


5erne


Région


3erne l r n e lere


Région Région


2erne


R'egion
CI--*


396


1080


--
1160


Région
^


42


270


-
- -


Voyageurs
--
Camions jusqu'b
10 t de C.U.


Camions de 1 1 a
20 t


Camions de 21 a
25 t


Camions de plus de
25 t


Tracteurs


Semi -remorques


Remorques


Citernes (en rn3 )


TOTAL 'CAPACITE
fret solide (en tonnes)


% (fret solide)


% (fret liquide)
*


6054


14985


10320


____ I__1-
198 / 480


--.


Taxis


330


,.--. -
720


1


2183


- l
318 4620 I
705 110335 2265


1200


Taxis Bach'es


Cars
-


Total Places Transp.
21155 1248 2636 312 31359


. - *----. < ..-


560 1 4732 217 574 6797


I
'1160


120 1 2985
1


6200


-


-


46


300


69


30


-


330


-


150


946


3,9
-


4,2


450


l - 1 420
- 1 -


165


-


-


-
-
-


225


739


3,l


6,4


- 1 -


30


-


-
-<


71 0


3,O


-


!


-


-


480


-


180


71 1


3,O


5,l


8340


2450


2870


18973


79,1


81,3


4020


115


51 0


-


10080


2450


3530


23972


1 O0


1 O0


60


-


900


-


105


1893


-


7,9
--.


3,O -




142 142

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ANNEXE 1 : LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER


TABLEAU NO 3 : PARC DE VEHICULES COMMERCIAUX E N 1978


Source: Dépouillement d e s C a r t e s d e Transpor t 1978


TOTAL


1049


1504


171


616


26 3


16


18


504


36 3


45


149


4698


100 , O


6ème
Région


6


5 6


4


86


18


5


2


-


-


-


6


18 3


3 ,9


Sème
Région


4 5


7 1


18


2 1


12


3


16


5


5


4


3


20 3


4 , 3


4ème
Région


82


202


10


62


3 1


2


-
2 3


5 O


4


2


468


10,O


3ème
Région


3 4


24


2 3


4 3


-


6


-
-
-
-


3


133


2 t 8


2ème
Région


8 30


1094


111


345


193


-
-
476


308


37


135


3529


75 , l


vpes de


Tax i s


Tax i s bâchés


Cars


~ a n i i o n s jusqu' a 10 T
d e C.U.


Camions de 11 à 25 T


Camions de 21 à 25 T


Camions de < 25 T
T r a c t e u r s r o u t i e r s


Semi-remorques


Remorques


C i t e r n e s


TOTAL


%


lère
Région


5 2


5 7


5


5 9


9


-
-
-
-
-
-


182


3 ,9




143 143

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ANNEXE 1 : MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER


TABLEAU Eu04 : CAPACITE DISPONIBLE DU PARC DE VEHICULES
COMMERCIAUX EN 1978


I


Taxis


Taxis bâchés


Cars


T o t a l P l a c e s Trans-


p o r t Voyageurs


Camions jusqu 'à


10 T de C.U.


Camions de 11 à 20 T


C a m i o n s d e 2 1 à 2 5 T


Camions de ( 25 T


T r a c t e u r s


Semi-remorques


Remorques


C i t e r n e s (m3 )


TOTAL CAPACITE


f r e t s o l i d e en
tonnes


f r e t s o l i d e %


f r e t l i q u i d e %


l è r e
Région


312


855


2 O0


1367


413


135


-
-
-
-
-
-


548


212


-


2 ème
Région


4980


16410


4440


25830


2415


2895


-
-
-


14280


925


3245


20515


80 ,8


9 0 , s


3ème
Région


204


360


920


1484


30 1


-


138


-
-


-


-


7 5


4 39


117


21 1


4ème
Région


492


3030


400


3922


4 34


465


46


-
-


690


1 O0


4 O


1735


6 18


11 1


Sème
Région


270


1065


720


2055


147


180


69


480


-
150


100


75


1126


414


2 11


6ème
Région


36


840


160


1036


602


270


115


60


-


-
-


150


1047


411


4 12


TOTAL


6294


22560


6840


35694


4312


3945


368


540


-


15 120


1125


3585


25410


100


1 O0




144 144

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ANNEXE 1 : LES MOYENS DE 'TRANSPORT ROU'TI ER


TABLEAU No.5 DNELOPPEMENT DU PARC DE VEHICULES COMMERCIAUX


A PARTIR DES CARTES DE TRANSPORT 1973-1978.


Source : Rapports annuek de l'ONT, pour 1978: depouillement des Cartes de Transport


1976


1148


1235


344


1975
1


1067


706


202


1975


1236


189
2


13


O


41 2


342


6
12
17


135


1952


3927


+ 38%


Taxis


.Taxis BBchgs


Con rapides et con


SOUS-TOTAL


Camions de c.u.Y'Io t
de11 t d 2 0 t
de 21 t 0 25 t
+ 25 t


Camions bennes


Tmcteurs routiers


1 Semi -remorques e t remorques


Gterna de c y c i t e - 10 m
de 11 d 20 ni
de 219 25 m 3


t. 25 m


SO US-TOTAL


TOTAL -.- * I W K
Taux de croissance


1977
1


1973 ) 1974
!J


1 978


712


496 li 1.;;;
-


- - 2 q -2& 2724


738


507


---
1087


289
7
7


a


43 1


400


1 O
15
9


117


1941


4668


+ 1 9?h


233 1 218-..
-


97 1


268
15
17


3


48 1


336


6
7
5


108


1821


4087


-12%


--


61 6


263


1441


402


16
18


O


504


408


7
6
7


129
---.


1 974


4698


+15%


1463


780


-


; a 2 1 4 4 7
f


29


O


3 1 ' 88
86 1


2302


55


9


a


; , 109
1391


2854
-


a +24%
5




145 145

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Source : Annuaire sb t i r;ique 1973 et


RapportsAnnuelsde l'ONT 1973-1977


I


A N ~ E X E 1 : LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER


TABLEAU No .6 IMMATRICULATION DES VEHICULES


-
1967


1)


V . P. camionnettes


1968
1 1 ~


1355


1969
1)


----
1887


1970
1)


172


12


7


29


- -


2107


Camions


Autocars, bus


Remorques


Tracteurs


TOTAL


1 895


200


11


4


3 3


- - - - - -


2143


+1 7


259


. 18


3 2


43


--- -- -


1707


1


1812


1 93


2 O


115


4 5


- - - --


2 185


+2,p


Taux de croissanCe


annuel


1659


284


47


42


47


__- --- - _--


2"79


-4.9


i


-5, O


1973


'$(il )
289
(92 )


1 7
1; )
7 \\i4'


-


2454


+17,6 +30,0


O


a


O


O


3


2967


+21,3


3


O


O


O


41 (i6


+38,4


I


1 977


e


C


O


O


O


9


b


O


3


-
O


34c2 1 Y127
i
i


-17,l +59,5


1




146 146

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147 147

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f . .


a
3


ü
4
f.
-.
C


_t;
=,




148 148

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ANNEXE 1 : LES MOYENS DE TRANSPORT ROUTIER


TABLEAU No.9: REPARTITION DES VEHICULES PAR REGION - SITUATION AU 30 MARS 1976


C.M.T.R, i


c.T.R. :
PRIVES :


O.A.C.V.


C.M.D.T.


O.N.


O.R.


O.P.I.


O.H.V.


O.P.N.


Compagnie hiailanna d a Tm~porteun Rwtien 0.M. : Op6rotlon Mi l


Coopbmtives des Transporteun Rwtien O.P. : Operotion Peche


Tmnsporteun privb non g*oupa en coopbmtives F.G.R. : FMemtion d a Grwpemenh Rumux


Ophotion Amch idas et Cultures vivrieres SOClMA : Societb dw Crmenis du Mali


Compagnie Molienne de Dlveloppement der Flbres Textilm C.C. : Corriare da Clramique


Office du Niger S.E. : Service da I'Elavoge


Opbmtion Riz


Opbmtion i'ûrimbtres Irrigués


C)pbmtion Haute Vollbe


Oflmtion Plonter Nowelles


S m . : " Etude du Transport Routier de Marchrindiies " , Tmctionel, Aobt 19n, Fascicule II : Lw tmnrporh routien de Morchondism.




149 149

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A N N E X E 2


POIDS ET DIMENSIONS DES VEHICULES


ROUTl ERS




150 150

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Annexe 2


POIDS ET DIMENSIONS DES VEHICULES ROUTIERS


t


Longueur maximum


vShicule porteur I l m
vghicule articulé 15 m
train routier 18 m


Largeur maximum 2,5 m


----. - . .- .- --
Hauteur maximum 4 m


--
Charge maximum par essieu l n - - "


Poids total en charge


porteur 2 essieux 16 t
porteur 3 essieux -
porteur de plus de 3 essieux 23 t
vehicule articul'e 3 essieux -
vehicule articul* de plus de 3 essieux -
véhicule articule de plus de 4 essieux
et train routier 35 t


-




151 151

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A N N E X E 3




152 152

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ibra. .
PREDIDENCE DU GOUVERNEMENT -----------------


SECRETARIAT GENERAL DU
GOUVERNEMENT --------


REPUBLIQUE DE MALI


UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI


DECRET No. 164/p~-RM


Portant organisation et fonctionnement de
l'Office National des Transports.


LE PRESIDENT DU GOUVERNEMENT,


Vu l'ordonnance no. l/CMLN du .. Novembre 1968 portant organisation'provisoire
des pouvoirs publics en République du Mali, modifiée par l'Ordonnance No.
~ ~ / C M L N en date du 29 Août 1969;


Vu le Décret no. ~ ~ ~ / P G - R M en date du 28 Novembre 1970 portant remaniement
,ministériel en République du Mali et les textes ultérieur:^ qui l'ont
modifié ;


Vu l'ordonnance no 49/cMLN du 18 Novembre 1972 portant création de l'Office
National des Transports.


STATUANT EN CONSEIL DES MINISTRES


D E C R E T E :


Chapitre 1.-


DISPOSITIONS GENERALES


ARTICLE 1er.- L'Office National des Transports a pour mission:


- de promouvoir et d'adapter le développement du secteur des
transports aux objectifs de production


- de gérer le frêt et coordonner les transports pour obtenir
le meilleur rendement économique et social à savoir:


- abaisser le coût à la consommation
- -11- le coGt à la production
- favoriser l'écoulement des produits nationaux sur
les marchés extérieurs.


- dm établir les projets de textes législatifs, règle-
mentaires et des contrats portant sur les activités
de transport de surface pour permettre un contrôle
permanent sur le frêt, le parc etc...
en vue d'une amélioration continue des services rendus.


ARTICLE 2.- L'Office National des Transports comprend:
- la Division de la planification
- la Division des études (Tarification, règlementation, études
économiques)


- la Division du Controle technique (Parcs Auto et Fluvial)
- Service Comptable
- des Représentations régionales
- des Représentations dans les Ports.


ARTICLE 3.- Les Chafs de Division et les Représentants des Transports sont
nommés par arrêté du Ministre des Transports. -
Ils ont rang de Chefs de Service.




153 153

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CHAPITRE II. -
DIVISION DE PLANIFICATION:


ARTICLE 4.- La Division de la Planification a pour rôle:


- d' établir les programmes des transports
- d'arrêter le planning
- d'assurer le coordination entre les différents modes de transport
- de fournir en permanence tous renseignements permettant aux
usagers de connaître l'évaluation du marché du transport et toutes
données nécessaires à l'orientation de leur politique
d'approvisionnement et de distribution.


Elle est compétente en matière deorganisation de l'approvisionnement
du pays en hydrocarbures.


CHAPITRE III.-
DIVISION D'ETUDES ET DE TARIFICATION


ARTICLE 5.- La Division des études est chargée:


- de centraliser les prévisions démographiques, de production,
de consommation, en vue d'établir les prévisions des besoins
de transport-


- de suivre l'evolution du parc: routier, ferroviaire et fluvial-
- de rassembler et d'enregistrer les statistiques diverses in-
téressant le secteur des transports -


- d'élaborer des projets de tarification -
- de suivre le développement de l'infrastructure de transports
en vue d'assurer un développement harmonieux du réseau de
transport -


- de suivre avec les services techniques chargés des travaux
d'entretien des voies routières et fluviales, l'élaboration
des programmes d'entretien.


- d'élaborer les projets de textes législatifs et règlementaires
régissant les activités de transport: code de transport, textes
de conventions -


- de déterminer en liaison avec 1e.s services intéressés les
nqrmes de sécurité et les conditions d'assurance -


CHAPITRE IV.-
DIVISION DU CONTROLE TECHNIOUE


ARTICLE 6.- La Division du Contrôle Technique (Parcs auto et fluvial) est
chargé de délivrer les permis du conduire, les cartes grises, les autorisa-
tions de transport et d'assurer le contrôle technique des véhicules.


CHAPITRE V. -
DU SERVICE COMPTABLE


ARTICLE 7.- Le service Comptable élabore les prévisions de recettes et de
dépenses de l'Office National des Transports, suit l'exécution du budget et
tient la comptabilité.




154 154

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CHAPITRE 6.-
DISPOSITIONS FINALES


ARTICLE 8.- L ' O r g a n i s a t i o n e t l e F o n c t i o n n e m e n t des D i v i s i o n s e t R e p r é s e n t a t i o n s
f e ron t l 'objet d'arrêtés du Min i s t r e chargé des T r a n s p o r t s .


ARTICLE 9.- T o u t e s dispositions a n t é r i e u r e s contraires a u présent D é c r e t
s o n t abrogées.


ARTICLE 10.- L e Minis t re des T r a n s p o r t s , l e M i n i s t r e des F i n a n c e s e t du
Commerce e t l e Minis t re du T r a v a i l s o n t chargés chacun, e n ce q u i l e concerne,
de l 'application du présent D é c r e t q u i sera enregistré, pÙblié par tou t où
besoin sera. -


LE MINISTRE DES TRANSPORTS, DES
TELECOMMUNICATIONS E T DU TOURISME


KOULOUBA, l e 19 DECEMBRE 1972
LE PREDIDENT DE GOUVERNEMENT,


S i g n é : C a p i t a i n e K a r i m DEMi3ELE.- Signé C o l o n e l Moussa TRA0RE.-


LE MINISTRE DES FINANCES E T LE MINISTRE DU TRAVAIL,
DU COMMERCE,


Signé: Sory COULIBALY
Signé: C a p i t a i n e Amadou B a b a D1ARRA.-


AMPLIATIONS


......................... O r i g i n a l 1
J . C .- MM ......................... 1


.... Présidence du G o u v e r n e m e n t . . 5
C.M .............................. 5
T e . D é p a r t . Minis t . ............ 12


..... M.F.C. ( D t i o n s N a t i o n a l e s ) 10
........................ S.G.G.. 10


.......................... T r é s o r 2
C o u r Suprême .................... 5


..................... 1.G.M.A.E.F 6
.......... G o u v e r n e u r s de R é g i o n s 6


D t i o n G l e . I n f o r m a t i o n .......... 5
............. A s s e m b l é e N a t i o n a l e 2


C/ F inancier .................... 1




155 155

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MINISTERE DES TRANSPORTS
ET DES TRAVAUX PUBLICS


REPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple - Un But - Une Foi


ARRETE MINISTERIEL N O /NT-TP .
Portant organisation e t foncitonnement des Représentations Régionales de
l'Office National des Transports.


Le Ministre des Transports e t des Travaux Publics;
Vu l a Constitution du 2 Juin 1974 de l a République du Mali,
Vu l e Décret N o . ~ ~ / P G - R M du 3 Mai 1973 si tuant l a composition du Gouvernement


de l a République du Mali,
Vu l'ordonnance N o . 49/cML~ du 18 Novembre 1972, portant création de l 'off ice


National des Transports,
Vu l e Décret N o . 164/PG-RM du 19 Décembre 1972, portant organisation e t fonctionne-


ment de l 'Office.Nationa1 des Transports.


ARRETE :


Article le r . : Les Représentations Régionales sont chargées de l a coordination
des transports dans leur régions respective;


Article 2.- : Les Représentations Régionales de l 'Office National des transports
se composent comme su i t :


- Un Représentant Régional;
- Une section administrative e t comptable;
- Une section contrôle automobile;
- Une section Bureau de f r ê t .


Article 3.- :a)Le Représentant Régional supervise toutes l e s ac t iv i tés de l a
Représentation de l a région.


b)La section administrative e s t chargée:
- de dél ivrer l e s car tes de transport;
- de t e n i r l e f ichier des car tes , licences e t autorisations;
- de dél ivrer l e s contrats par t icu l ie rs de transport;
- d'élaborer l a s ta t i s t ique de toutes l e s ac t iv i tés de l a


Reprksentation;
- de l a central isat ion de toutes l e s recet tes de l a Représen-


ta t ion Régionale.


Article 4.-: Toutes dispositions antérieures e t contraires sont abrogées.


c)La section contrôle automobile e s t chargée:
- de dél ivrer l e s permis e t autorisation de conduire;
- d'effectuer l e s v i s i t e s techniques;
- d 'é tabl i r l e s car tes gr ises .


d)La section de f r ê t e s t chargée:
- de l a gestion du f r ê t au départ de l a région;
- de l'appairage, de l a délivrance des b i l l e t s de sort ie e t de


l'encaissement des taxes d'affrêtement.




156 156

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Article 5.- : La Direction de l 'Office National des Transports, l e s Re-
présentations Régionales dudit Office sont chargées, chacun en ce qui concerne
de l'exécution du présent décret qui sera enregistré e t publié partout où
besoin sera.


Bamako le . ...................
LE MINISTRE DES TRANSPORTS ET DES TRAVAUX
PUBLICS


L t . Colonel Karim DEMBELE




157 157

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MINISTERE DES TRANSPORTS
ET DES TRAVAUX PUBLICS -------
MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL -------
MINISTERE DU TUTELLE DES SOCIETES
ET ENTREPRISES D'ETAT -------


REPUBLIQUE DU MALI ------------
Un Peuple - Un But - Une Foi -----------------


ARRETE INTERMINISTERIEL No /MT&TP-MDR-~ED-
p o r t a n t c r é a t i o n de l a commission Nat iona le des Transpor t s .


LE MINISTRE DES TRANSPORTS ET DES TRAVAUX PUBLICS
LE MINISTRE DU DEVELOPPEMENT RURAL
LE MINISTRE DE TUTELLE DES SOCIETES ET ENTREPRISES D'ETAT


Vu l a C o n s t i t u t i o n d e l a République du Mali du 2 J u i n 1974;
Vu l e Décre t No 57/PG-FW d u 3 M a i 1973 p o r t a n t nomination d e s membres du


Gouvernement;
Vu l 'ordonnance N o . 49/CM..N p o r t a n t c r é a t i o n d e l ' O f f i c e Nat iona l de s


Transpor t s .


A R R E T E N T :


A r t i c l e ler: Il es t crée une Commission Nat iona le des T ranspo r t s .


A r t i c l e 2.-: C e t t e Commission Nat iona le d e s T ranspo r t s a pour b u t de rassembler
en temps u t i l e t o u t e s les in fo rma t ions d i s p o n i b l e s s u r les beso ins de t r a n s p o r t ,
en p a r t i c u l i e r à l a p é r i o d e de commerc ia l i sa t ion e t d 'évacua t ion de l a product ion
a g r i c o l e , cette commission coordonnera t o u s les moyens d i s p o n i b l e s dans l ' i n t é r ê t
de t o u t e l a n a t i o n .


E l l e dégagera a l o r s les v o i e s e t les moyens d ' a s s u r e r dans les
m e i l l e u r e s c o n d i t i o n s les t r a n s p o r t s à p r é v o i r , p a r r o u t e , p a r f e r ou p a r eau,
e t é t a b l i r a un p l a n n i n g de t r a n s p o r t s .


A r t i c l e 3.-: Les membres de p l e i n d r o i t d s l a Commission Nat iona le des Transpor t s
s o n t :


Monsieur l e M i n i s t r e d e s T ranspo r t s e t d e s Travaux P u b l i c s
Monsieur l e M i n i s t r e du Développement Rura l
Monsieur l e M i n i s t r e de T u t e l l e d e s S o c i é t e s e t E n t r e p r i s e s d ' E t a t
Monsieur l e D i r e c t e u r Gécéra l de l ' o f f i c e Nat iona l d e s T ranspo r t s
Monsieur l e D i r e c t e u r Général de l a Somiex
Monsieur l e D i r e c t e u r Général de 1'OPAM
Monsieur l e D i r e c t e u r Géngral de l a SCAER
Monsieur l e D i r e c t e u r Général de l a SEPOM
Monsieur l e Directeur Général de l a XCFM
Monsieur l e P r é s i d e n t de 1' UNCTRM


A r t i c l e 4.-: Les r éun ïons de l a C o ~ m i s s i o n Nat iona le des T ranspo r t s se t i e n d r o n t
au Min i s t è r e d e s T r a n s p o r t s e t d e s Travaux Pub l i c s .


A r t i c l e S.-: Les r éun ions de l a Commission Nat iona le des T ranspo r t s se t i e n d r o n t
s u r l ' i n i t i a t i v e e t s u r convocat ion de Monsieur l e M i n i s t r e d e s T ranspo r t s e t d e s
Travaux Pub l i c s .


A r t i c l e 6.-: Les merhres d e p l e i n d r o i t de la Commission N a t i o m l e des Transpor t s
pourmnk, a u m u r s d e s r éun ions , se f a i r e a s s i s t e r d e s t e c h n i c i e n s d e l e u r dépar-
teme nt q u i p o u r r a i e n t a p p o r t e r d e s é léments u t i l e s aux t r avaux de ia d i t e Commis-
s i o n.


A r t i c l e 7 .-: Ia Commission Ea t i o r a l e des T ranspo r t s se r é u n i t en début de c h q u e
campagne (première q u i n z a i n e du mois d ' o c t o b r e ) , a u mois d e j u i n e t c h q u e f o i s
q u ' u n prcblème ou c a s p a r t i c u l i e r d ' impor tance c a p i t a l e s e pose en ma t i è r e de
tra nspor t s .




158 158

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Article 8.-: Entre l e s sessions de l a commission nationale des transports; un
comité r e s t re in t composé:


1°) du Chef de service de l a Planification de l'ONT, Président
2 O ) du Chef de service commercial de l a RCFM
3') du Chef de service Exploitation de l a RCFM
4O) Le Président ou l e Vice Président de 1'UNCTR
5 O ) Le Chef du service Transport de l a Somiex
6 O ) Le Chef du service exploitation de l a Somiex
ïO) Le Chef du service transport de l a OMDT
8 O ) Le Chef du service Exploitation OPAM
9') Le Chef du service Exploitation SEPOM


e s t chargé du suivi des décisions de l a Commission Nationale des Transports.


Ce comité se réunira tous l e s mois sous l a présidence du Chef de l a
Planification de l'ONT. En cas de d i f f i cu l t é s mageures ce comité sa is i ra l e
Président de l a Commission Nationale pour une solution à trouver au niveau
de conseil l e s Ministres e t information de l a Commission Nationale des
Transports.


LE .MINISTRE DE DEVELOPPEMENT RURAL Bamako le . . . . . . . ......
LE MINISTRE DES TRANSPORTS ET DES
TRAVAUX PUBLICS


Sor i, COULIBALY


Lieutenant Colonel Karim DEMBELE


LE MINISTRE DE TUTELLE DES SOCIETES ET ENTREPRISES D'ETAT


Sékou SANGARE




159 159

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A N N E X E 4




160 160

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F.S.
COMITE MILITAIRE DE
LIBERATION NATIONALE


REPUBLIQUE DE MALI
Un/Peuple - Un But - Une Foi


ORDONNANCE NO. 77-33 CMLN


portant création des Entrepôts Maliens en Côte
d' Ivoire " E M A C I "


LE COMITE MILITAIRE DE LIBERATION NATIONALE,


W la Constitution du 2 Juin 1974 de la République du Mali;


ORDONNE :


Article ler: Il est crée sous l'autorité du Ministre chargé des Transports un
organisme Public à caractère industriel et commercial doté de la personnalité
Civile et de l'automonie financière dénommé les Entrepôts: Maliens en Côte
d' Ivoire "EMACI" .
Article 2.-: Les entrepôts Maliens en Côte d'Ivoire ont pour mission de gérer
les installations dont la République du Mali dispose dans les ports de la Ré-
publique de Cate d'Ivoire en vue d'assurer l'évacuation des produits maliens
en transit en Côte d'Ivoire tant à l'importation qu'à l'exportation ou en pro-
venance de ce pays conformément aux directives et programmes arrêtés par
l'Office National des Transports.


Article 3.-: Les statuts des Entrepôts Maliens en Côte d'Ivoire seront
approuvés par décret pris en Conseil des Ministres.


Article 4.-: La présente ordonnance sera exécutée comme loi de 1'Etat.


Bamako, le 12 Mai 1977


LE PRESIDENT DU COMITE MILITAIRE DE
LIBERATION NATIONALE,


AMPLIATIONS


- Original ........................ 1 Colonel MOUSSA TRAORE . - J.0- m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
-Ts. Ministères.... .............. 15
- Présid. du Gvt. ................. 5
- C.M,L.N.. ....................... 5
- S.G.G... ....................... 10


....... - M.FiC ........ (Dir. Nles) 10
- I.G.A.A.E.F.... ................. 6
- Gouverneurs Régions ............. 6
- Trésor. ......................... 2
- C/Financier ..................... 1


...... - Dtion Gle Information..... 5
- Assemblée Nationale...... ....... 2
- Cour Suprême .................... 5




161 161

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ARTICLE 1er.- Les Entrepôts Maliens en Côte d ' Ivo i re c réés par


Ordonnance n077-33/c1mT du 12 m a i 1977 sont administrés conformé-


ment aux d i s p o s i t i o n s d e s p r é sen t s s t a t u t s .
. .


CKIIPITFlZ 1 - ORGMJISATION - -------------------------
ARTICLE 2.- Les organes chargés de l ' admin i s t r a t i on de l a Direc-


t i o n e t de l a Gestion Comptable de s hht repôts Thliens en C8te


d ' I vo i r e sont :


a/ Le Conseil d ' Administrat ïon
b/ Le Direc teur Général


c/ L'Agent Comptable.


1 - C,OlVSEIL D'ILDIIIIJISTMTION -
A/- ATTRIBUTIONS -


ARTICLX 3.- Les a t t r i b u t i o n s du Conseil d 'Administration s 'exercent
sur l 'ensemble des a c t i v i t é s propres l ' e x p l o i t a t i o n des znt re-


pb t s PZaliens en Côte d ' I vo i r e .


I l d é l i b è r e notamment :


- sur l a g e s t i o n des Entrepôts l Z ~ l i e n s en Côte d ' Ivo i re ,
- s u r l e s r è g l e s e t condi t ions de recrutement e t d'embauche,


d'avancement ou de l i c enc i enen t , l e s condit ions e t l e s
taux de remunération ; l e régime des g r a t i f i c a t i o n s e t des


indemnités p ro fess ionne l l e s du personnel lorsque ces d i s-
- - . . .


pos i t i ons ne son t pas f i x é e s pa r des t e x t e s appropriés ,


- sur l e s progrcames génér'mx d ' exp lo i t a t i on , l e s progranmes
de renouvellement e t d l e x t e n t i o n ,


- s u r l e budget p r4v i s ionne l d ' exp lo i t a t i on ,
- s u r l e s taux de p r e s t a t i o n s por tua i res .


I l approuve :


- l e Compte de g e s t i o n
- l e règlement i n t é r i e u r .


I l a u t o r i s e t o u t e s a c q u i s i t i o n s , tous r e t r a i t s , trzrîs-


f e r t s de va l eu r s , créances e t d r o i t s i m ~ o b i l i e r s qu.elconques,




162 162

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ARTICLE 4.- Le d'Administration est composé corne suit :


PRES IDSHT. : -
Le Ministre chargé des !Pransports


M B M B R E S :
- Un représentant du 1,linistre chargé des Finances
- Un représentant du Ministre ch=& du comerce
- Un représentant du Ministre chargé de Tutelle des Sociétés
et Entreprises dWEtat,


- Un représentant de la Chambre de Commerce et d'Industrie
- Le Directeur Général des Affaires Econoniques
- Le Directeur Général de l'office Kat ionaï des 'bansports.


Les membres du 'onseil d'Administration sont nommés par


décret pris en Conseil des Ministres pour une période de trois ans


renouvelable.


Le Conseil d'Administratio~ pet.& s'adjoindre toute


personnalité de son choix en raison de sa compétence particulière.


ARTICLE 5.- Le Conseil d'Administration se r8unit en session
ordinaire au cioins deux. fois p<r an. Il peut en outre être convo-


qué en session extraordinaire à l'initiative soit de son Président,
soit de la moitié au moins de ses membres.


ARTICLE - 6.- Les délibérations du Conseil ne sont v~lableo que si
les 2/35 au moins des membres sont présents.


Les décisions sont prises à la majorite simple des voix.


En cas de partage &gale des voix, celle du président est


prépondérante. +




163 163

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es . procès-verbaux s i g n é s du Prés ident du Conseil
d l A d n i n i ~ t r n t i o n ' s o n t a d r e s s é s , à t i t - e de conpie-rendu au Consei l


d e s Minis t res , eccoinpagnés d ' t u r a p p o r t de synthèse au p lu ta rd


dans l e s quinze jours q u i s u i v e n t l2 c l 8 t u r e de l a session.


ARTICLE 7.- Les d é l i b é r a t i o n s du Consei l dlb-duinis t rat ior , s o ~ t
exécuto i res quinze jours a p r è s l e u r rdcept ioi l par l ' a u t o r i t é d e


t u e l l e , s i c e l l e - c i n f a sas n o t i f i é son oppos i t ion au Direc teur
Général des Ent repôts avant l ' e x p i r a t i o n de ce d e l a i .


ARTICL-8.- Les Ent repôts Nal iens en C8te d ' I v o i r e soiit d i r i g é s


par LUI Direc teur Génfkil. nomé p a r Décret p r i s en Coxseil des


Tfinistres sur propos i t ion du Pi in is t re chargé des Trunsports.


Le Di rec teca Général ~ e u t ê t r e a s s i s t é d 'az Directeiu-


Acljoin-t normé par l \\ z r ê t é du I I i n i s t r e cli,arg.~ d e s '*ansports, q u i


f i x e sec a t t r i b u t i o n s .


ARTICLE 9.- Le D i r e c t e w Gén2ral c?es dn t rep8 t s Kaliens en CGte --
d ' I v o i r e e s t charg6 de 1'e:;écutioli d e s déc i s ions p r i s e s p r r l e


Conseil d Adri~inis t rat ion e t ,ries d é c i s i o n s du Ministre clinr~;é dos


T r m s p o r t s .
- I l rend conpte de sa g e s t i o n au Conscil d l l~c ln in i s l r a t ion .
- Il r e p r é s e n t e l e s h k t r e p ô t s I la l iens en C8tc d f I v o i r c a u p r s s


des T ie r s .


- I l exerce l e s a t t r i b ü t i o m q u i l u i soilt d é l é g é e s spécia-
lenen t p c v l e Consei l d ' Adnin i s J~rz t ion , notCm:ie-nt ;


- il asSvTe l l o u v e r t i i r e e t l e fonct ionnenent de touJù conpte
courant de d6p8t au non d e s bhtrep8-Ls 1-laliens en Côte


d ' I v o i r e .
- il r è g l e 1' or&,misa t ion d d t a i l l E c des Xntrepôts 1.lr l l ie~s


en Côte d ' I v o i r e .


- il gère t o u t l e personnel
- - il engage l e s d d p n s e s e t procbde à t ou t a c t e correspori_da.nt.




164 164

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- il étudie tout contrct à soumettre à l'approbation du
linis tre chargé des Transports.


- il assure l'application des tarifs.
- il a autorité sur tout le personnel des Entrepôts hIaliens
en C8te d'Ivoire.


III.- AGENT DOMPTABLB -


ARTICLE 10.- L'Agent Comptable est nom6 par .arrêté conjoint


du Ministre chargz des Transpo~ts et du I4inistre chargé des


Finances.


Il tient la comptabilité des Entrepôts confornénent aux
lois, règlements et usages cornerciaux en vigueur. Il établit
chaque année une inventaire, un compte d'exploitation et un compte
des pertes et profits.


CHAPITRE 2. - ORGiidTIShTIONS FINANCICWS - ---------- --------------------------


ARTICLE 11.- Les recettes et les dépenses des Entrepôts Malicns


en Côte d'Ivoire sont prévues et évaluées dans un budget annuel


présentant distinctement le programme d'exploitation (recettes


et dépenses ordinaires de fonctionnement) et le prograïeme de


renouvellement de l'équipement.


Le projet de budget arrêté en équilibre, en recettes et
en dépenses adopté en Conseil d Administration est approuve et


rendu exécutoire par le Conseil des Ministres.


ARTICLE 12.- L'exercice budgétaire commence le !cr, Jmvier et se


termine le 31 décenbre de chaque année.


2/ LES WSSOURCES DES EIJTUPOTS -


,ARTICLE 19.- Les ressources des Zntrepôts Ihliens en Côte d'Ivoire


-. sont :


./*




165 165

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1°/- l e s frais de p r e s t a t i o n s po r tua i r e s occasionn6s pa r l e s


na rchmdises e t p rodu i t s en t r a n s i t en Cote d ' I vo i r e dont' l e s


taux s e ron t f i x é s p a r a r r ê t é conjoin t du Minis t re chargé de s


Transports e t . du Minis t re chargé des Finculces.


20/- l e s i n t é r ê t s de s Comptes de dépôts.


30/ - a i n s i que t ou t e s a u t r e s r essources su scep t i b l e s de l u i ê t r e
dévolues pa r voie des d i s p o s i t i o n s r èg l enen t r i r e s ,


Les Entrepôts Pb l i ens en Côte d ' I v o i r e son t dotés a


t i t r e de subvention de 1 ' E t a t d 'un fonds de démarrage égal à
250 O 0 0 O 0 0 FTI,


ARTICLE 14.- L'excédent des r e c e t t e s sur l e s dépenses après


déduction f a i t e du uiontznt r6se rvé au fonds prévu à l ' i ~ r t i c l e 17
des présents s t a t u t s son t ve r s é s au t r é s o r publ ic .


,


ARTICLE 15.- En cas d ' ins i i f f i sance du d isponible du fonds prévu


à l ' a r t i c l e ci- dessus, l e d e f i c i t d ' e x p l o i t a t i o n s e r a couvert


pa r voie de subvention de 1 ' E t a t .


3/ - LES DEPEIJS;SS -


ARTICLE 16.- Les ressources d e s an t r ep8 t s IvkLliens en CGte d ' I v o i r e


son t de s t i née s en p r i o r i t é :


- à couvr i r l e s frais de l o c a t i o n des i n s t a l l a t i o n s e t t e r r a i n s
m i s à sa d i s p o s i t i o n ,


- aux dépenses o rd ina i r e s de f o n c t i o n n e ~ e n t ,
- au financement du programme d' en t r e t i e n , de renouvellement, de


l 'équipement de s Entrepôts I M i e n s d m s l e s p o r t s de l a Cote


d Ivoi re ,
- à l ' a l i men t a t i on du fonds de r é se rve ,


O / .




166 166

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4/ - PONDS D3 R3SERW -


ARTICLE 17.- Les EntrepBts IiIaliens en Côte d'Ivoire sont dotés
d'un fonds de r6serve alinenté à raison du prélèvement de 10 $


l


sur l'excédent des recettes sur les dépenses sans jamais dépasser


les 10 des dgpenses dd l'exercice précédent.


11 sert en priorité. à couvrir le d4Zicit dtexploitation
des Entrepôts.


&


1LRTICLE 18.- Le rigime de la comptabilité des EntrepBts
est celui des établissenents à caractère industriel et cormerciai.


CILlPITRE 3. - DISPDSITICjiJS DIVERSES - ----------- ------------------.---
I ARTICLE 19.- Modifications.


Les modifications aux presents statuts sont adoptées par


le Conseil d'Administration approuvées pzr Décret pris en 'onseil


des Ministres sur rapport du Ministre chargé des Transports.


ARTICLE 20.- Les modalités d 'application des présents statuts


feront l'objet d'un arrêté du Tlinistre chargé des 'ï!ransports./.-




167 167

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A N N E X E 5




168 168

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Annexe 5


LISTE DES LIGNES REGULIERES INTERIEURES DU TRANSPORT DES VOYAGEURS


1 ème R'eg ion


KAY ES-AOUROU
KAYES -S EGA LA ,
KAY ES-DIAMOU
KAY ES-SAD1 OLA


2ème Région


BAMAKO-FANA
BAMAKO-SEGOU
BAMAKO-SAN
BAMAKO-BLA
BAMA KO-MOPTI
BAMAKO-SI KASSO
BAMAKO-BOUGOUNI
BAMAKO-KOUTIALA
BAMA KO-ZEGUA
BAMAKO-BANAMBA
BAMAKO-KOULI KORO
BAMAKO-KAT1
BAMAKO-KOUREMALI
BAMAKO-KANGABA
FANA-DIOILA
FA NA -SI KASSO
KATI-KOLOKANI


SI KASSO-KOUTIALA
S I KASSO-BOUGOUNI
SI KASSO-MOPTI
SIKASSO-KIGNAN
SI KASSO-NI ENA
SIKASSO-LOBOUGOULA
SI KASSO-LOULONI
SIKASSO-DA NDERESSOU
KOUTIALA-SEGOU
KOUTIALA-BLA
KOUTIA LA -SA N
KOUTIALA-MOPTI


Fréquences


s.r.
s . r .
s.r.
s.r .


) 40 d 80 vehicules
par jour


1
7 véhicules par jour
s .r.


s.r.
10 véhicules par jour
s.r.
s .r.
7 véhicules par jour
3 véhicules par semaine


s.r.
2-4 véhicules par jour


7 v'ehicules par jour
s.r.
s.r.
10 vAhicules par jour
3 v'ehicules par jour
1 véhicule par jour
2 véhicules par jour
1 véhicule par semaine
s.r.
s.r.
s.r.
s.r.




169 169

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(Suite)


BOUGOUNI-YANFOLILA
BOUG OUNI-KOLONDIEBA


SEGOU-FANA
SEGOU-SAN
SEGOU-NI O N 0
SEGOU-MOPTI
S EGOU-MAR KALA
SEGOU-DIOUROU
SEGOU-KE MACI N A
SAN-BLA
SAN-MOPTI
SAN-KIMPARANA
SAN-SOUROUNTOUNA
SAN-BENENA
NI ONO-BAMAKO
N I O N O- MARKALA
NIONO-KE-MAC! N A
NIONO-TENENKOU
MARKALA-KE-MACINA
MARKALA-DIOUROU


MOPTI -SEVARE
MOPTI -BANDIAGARA
MOPTI -DOUENTZA
MOPTI -KONA


Fréquences


4 v'ehicules par semaine
1 v'ehicule par jour


s.r.
1-3 véhicules par jour


s.r.
s.r.
1 -2 véhicules par semaine


s.r.
1 véhicule par semaine
1-4 véhicules par jour
1 véhicule par semaine
1 véhicule par semaine
1 véhicule par semaine
1 -2 v'ehi cul e par semaine




170 170

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171 171

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A N N E X E 6


REGLEMENTATION TARIFAIRE DE MARCHANDISES


1. Arrêté Ministériel No 2960/MFC-MTTP


2. Arrêté Interministériel No
3007/MT
- TP/ CAB


3. Homologation des distances routières
et de la classification des routes
(Arrêté No 3007)


4. Comparaison entre les tarifs
officiels et les tarifs réels




172 172

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173 173

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- 151 -


MINISTERE DES FINANCES REPUBLIQUE DU ElALI


ET DU COFIMERCE Un F e u p l e - Un But - Une Foi
- - . - . - . - . - . - . 9


. . . o . .
- . - . - . - . - . - O - o . . . . .


MINISTERE DES TiRANSPORTS


ET DES TWVAUX FUBLICS
i . - . W . - . - , . - . - . - . . . . . . .


-/7 RZYETE INTElUrlINISTERIEL N O 2960 /:WC-IiTTF. - -
- - - . . - 0 - . - . - . . - . - . - - - - - - - . - - . - - -


. . - - . . - o . - . . . .


PORTANT F32VISION DES TARIFS DE TI~LNSL'ORT DES IWiCHXJDI-


SES ET PXODUITS EN REPUBLIQUE DU imLI


LE MINISTRE DES FINtWCES ET DU COlQlERCE


LE MINISTRE DES TW.ISPORTS ET DES TiViVAUX PUBLICS.


~
W La C o n s t i t u t i o n d u 2 J u i n 1974 de l a Républ ique du Mali ;


W L'Ordonnance N o 53/01LN du 1 9 Septembre 1973, p o r t a n t règlemen-
l


t a t i o n du c o n t r a t de t r a n s p o r t s .


W Le Décret N O 57/PG-X1 du 2 5 Septembre 1975, p o r t a n t remaniement


P i i n i s t é r i e l ;


W Le D G c r e t N O 108/FG-P.Pl du 1 4 Ncvenbre 1975 p o r t . ~ n t p roczdure d e


f i x a t i o n d e s p r i x e n 1<6?ublique d u Ma l i .


. VU Le Decret Il0 224/PG-131 du 6 J u i n 1 9 6 1 p o r t a n t r è g l e m e n t a t i o n d e s
p r i x e n RGpublique du Mali.


k2TICLE ler : Il es t d i s t i n g u b 3 t a r i f s d e t r a n s p o r t r o u t i e r dcnon-


m é s t a r i f A, t a r i f B, t a r i f C, c o r r e s p o n d a n t 3 3 c a t C g o r i e s de rou-


tes.


La l is te d e s l i a i s o n s avec l e u r c l a s s i f i c a t i o n


I p a r c a t 6 g o r i e t a r i f a i r e e t les d i s t n n c e s , est donnée par Arrêt3 du
1 i M i n i s t r e c h a r g b dcs T r a n s p o r t s e t des Travaux F u b l i c s . 1




174 174

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ARTICLE 2 : A l'intérieur du Mali :


- Le tarif A s'applique aux routes bitumées.
- Le tarif B s'applique aux routes latéritées et aux
routes en terre menagée.


- Le tarif C s'applique aux pistes,
A leext&ieur du tlali :


La classification est donnée par l'Arrêté citE 3


l'Article premier.


ARTICLE 3 : Le tarif A est égal su tarif de base donné dans le pré-


sent Arrêté, le tarif B est de 5 0 % supérieur au tarif A, le tarif


C est le double du tarif A.


ARTICLE 4 : Le tarif A est fixé à 30,62 FM la tonne kilomètre.


- Le tarif B est de 45,93 FM la tonne kilomètre.
- Le tarif C est de 61,24 FI-1 la tonne kilomètre.


ARTICLE 5 : Four les produits .3 l'exportation, le tarif est fixé 3


75 8 des tarifs précédents soit 22,97 FM la tonne kilomètre pour le


tarif A,


34,45 F.M. pour le tarif B,


45,93 F.M. pour le tarif C.


ARTICLE 6 : Le tarif A de transport des hydrocarbures est fixé 2


2,865 F.M. l'hectolitre kilomètre. Le tarif B est de 4,298 F.M.


l'hectolitre kilomètre.


Le tarif C est de 5,730 F.M. l'hectolitre kilomè-


tre. ,


ARTICLE 7 : Les tarifs de ramasscge sont indépendants de la catégo-


rie des:$::routes et fixés de la rncniere suivante :




175 175

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1 .. -Arachides . lBre, 6 O e t T 0 Région .: 104- FULa tonne kifonètre
Arachides 2 Région ,: &,50 5 ~ 4 O *l- O n- .. - J s a c H d e ~ 30,' 4 e t 5 O I ( 8 9 0 ~ 4 71 i5O FIr. ,no -1*-


1 - Paddy toutes RQgions 84,50 BI - no -nr - Coton toutes Régions g 106,60FM -n- - n,
. . - ' Céréales toutes Régions à 1 ' exce'p


tiorr des Cercles - ci-dessous 52,00 134 O n, , no


1 &re Région - BafoulabB, Kéniéba, I4 ior0 , Y é l h a n 6 , Diéma
2O R.;g?ton .: Nara
4 RQgion - : ffacina, HZono


5 Région, Bandiagara, B a ï s s , Djenné , Douentza, Koro, Tenenicou
Yowarou


6.0 e t y0 mgion : Tous Cercles


3 ~ ~ s tous les . cercles .Çi-dessus, l e t a r i f de raqaçsage des
céréales e s t f i x é à 61,24 Fi-i ïa m.


1 --- ..
ARTICLX 8 -î Pour l e ramassage, l e s tarifs incluent 1.8 retour à vide.


ARTICL3 9 t Le t a r i f du t r m s p o r t poilr 1' évacuation des produits
c o t o n ~ ~ e r s e t indépendant de l a catégorie des routes e t fixe de l a


1 manière s u i v a t e :


- coton f i b r e : 38'y'j4 ~4 l a tonne lci lmètre - Graine de coton ; 33,81 R-5 -"- œ t*.
A22IZLE 12.-- Le tarif de t r anspr t s u r porte char, de charge u t i l e
de 30 tomes, r e tour à vide cornpris, e s t f i xé à 995 Fi4 l e Uionè t re
pour l e s routes de catégorie A , e t modulé, su r l e s autres catégories
do r o u t ~ , conformément A l ' a d i c l e 3 du présent Arraté.


I
AZTZCLZ 11 t Le tarif de t rznsport par container, pour un t r ~ n s p o r t 1 s u r plateau de '30 tonnes de charge u t i l e portant 2 containers, re tour à vide compris, e s t f i xé à 950 F,I/:. l e kilomètre, pour l e s routes de czt6gorie A e t modulé, s u r l e s au t res catégories de route,


I confor.&ent à l ' a r t i c l e 3 du pr6sent Arr8té.


ARTIZL3 12 : Le t r anspr t des marchandises volumineuses e t non pon-
déreuses, à l ' exc lus ion du coton e t des produits cotomders, se ra
payé à 1 ' encombrement s u r l a base de l a c h r - u t i l e du véhicule
mentionde su r l a c a r t e gr ise .


,


ARTCCL3 13. t Les t a r i f s de t r=spor t déconp* 6s ci-dessus s o ~ t


assu je t t i s . à l ' irnp8t s u r l e s Affaires e t Services (I.A.S.) au taux




176 176

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AIXTICLE 14 : Les t a r i f s f i x é s d a n s l e p r 6 s e n t Arrête s o n t i m p é r a t i f s .
Ils ne peuvent etre modifies n i e n h a u s s e n i e n b a i s s e .


Tou te i n f r a c t i o n c o n s t a t é e d a n s l e u r a p p l i c a t i o n


serz repr imée conform6ment à l a r è g l e m e n t a t i o n e n v igueur .


AiiTICLE 1 5 ~ : L e D i r e c t e u r GQnEral d e s A f f a i r e s Econorniques, l e D i r e c -
teu r .Gdné ra1 d e l ' O f f i c e d e S t a b i l i s a t i o n e t d e Régula t ion d e s P r i x ,


l e D i r e c t e u r Géné ra l d e l ' O f f i c e N a t i o n a l d e s T r a n s p o r t s sont cha rgés ,


chacun e n c e q u i l e concerne, d e l ' a p p l i c a t i o n du p r e s e n t Arrété.


ARTICLE j6 : : Le p r é s e n t I l r r ê t é , q u i a n n u l e t o u t e s d i s p o s i t i o n s con-
traires prendra ef fe t 3 compter d e sa d a t e d e s i g n a t u r e e t sera e n r e-


g i s t r 6 , p u b l i e e t communiqué p a r t o u t oh b e s o i n sera ./.-


LE t.5INISTRE DES TRANSZ'ORTS ET


DES TRAVAUX E'UBLICS
:'f


,f


LT. ~ o l o 6 e l Karim 6 EI.IBELE. -


LE MINISTRE DES FINANCES ET DU


FounSké KEITA .-




177 177

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MDJISTERB DES TRANSPORTS
ET DES TRAVAUX PUBLICS


REPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple - Un But - Une Foi


-0-0-0-0-


Portant .clas sification tarifaire des routes et homologation
des distances mutières, -


LE MZNZSTRB DES. TRANSPORTS ET DES TWAUX PUBLICS


VU l a Constitution du 2 Juin 1974 de l a République du Mali ;


l e Décret n057/P~-RIA du S5 Septembre 1975 portant remaniement
Ministériel ;


W l e Décret n 0 1 6 4 / ~ ~ - ~ l d du 19/12/1972, portant organisation et
fonctionnement de l'Office National des Transports


A R R E T E


ARTICLE 1er.- Il est distingué du point de n e tarifaire trois catégo-
ries de route en République du Mali :


l - Les Routes de l a Cidégorie A
1 .


1 - Les Routes de l a Catégorie B
i - Les Routes de l a Catégorie C.


Les Routes Bituméesont classbes dans l a catégorie A


Les Routes en terre moderne sont classées à l a Categorie B
Les Pistes sont classées à l a Catégorie C


Les Routes qui n'auront pas fait l'objet dhe classification dans 1-
tableau joint en. annexe sont classées en Cctggorie C


Les Routes à l'extérieur du idali sont classées dms l a Catégorie A


sauf spécification contraire dms l e mhe tableau.


ARTICLE 2,- Est approuvEe l a classification des routes et sont


hoinologuées les d i s t ace s routières telles qu'elles figurent au tablecu


annexé au présent ~ r r $ t é .


Cc tableau sert de base à l a facturation des transports mutiers effec-


tués à l'intérieur de la R6publique du b i d i et sur les principaux axes


somant à l'importation et à 1 'exportation des marchandises.


. 1.




178 178

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Ii se ra mis à jour chzque fois que cela se ra nécessaire par Arreté
du lviviinistre char& des Trensports.


Ji.RTICLE 3,- Le Directeur Général de 1'Cffice Nztional des Transports
est chargé de l'applicztion du présent ~ r r ê t é ,


ARTICLE 4, - Le présent h r re té qui annule. toutes dispositioiis
antérieirreç contraires sera enregistré, publié et comnuniqiié partout


05 b ~ 0 " Serai n prend effet à compter du 14 Octobre 1977.1-


LE IviINISTRE DES TRANSPGRTS ET DES
TRAVAUX PUBLICS, - r




179 179

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6.3 HOMOLOGATION DES DISTANCES
ROUTIERES ET DE LA CLASSIFICATION
DES ROUTES
( ARRETE No 3007 )




180 180

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181 181

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LIAISONS 1


OR1 GI NE


ABIDJAN


P


ABIDJAN


ABIDJAN


ABIDJAN


ABIDJAN


ABIDJAN


7


NTERNATIONALES


DESTI NAi l ON


BAMAKO


BAMAKO


KOULIKORO


BANAMBA


DIOLLA


FANA


LIAISONS


OR1 GI N


ABIDJAN


ABIDJAN


AB1 DJAN


ABIDJAN


ABIDJAN


INTERNATIONALES


DESTl NATION


KANGABA .


KAT1


KOLOKANI


NARA


NARA


: ABIDJAN -
I TI NERAI RE -------------------------------------------------------.-----------._____________


ABIDJAN SI KASSO


SIKASSO BAMAKO


TOTAL VIA BOUGOUNI.. .
ABIDJAN SlKASSO


SlKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SE GOU


SE GOU BAMAKO


TOTAL VIA KOUTIALA...


ABIDJAN SIKASSO


SI KASSO BAMAKO


BAMAKO KOULIKORO


TOTAL VIA BOU GOU NI . . .
ABIDJAN SIKASSO


SIKASSO BAMAKO


BAMAKO KOULIKORO


KOULIKORO BANAMBA


TOTALVIABOUGOUNI...


ABIDJAN SIKASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SE GOU FANA


FANA DlOLLA


TOTAL VIA KOUTIALA


ABIDJAN SI KASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SE GOU FA NA


TOTAL VIA KOUTIALA


: ABIDJAN -
I T I NERAIRE


Ael DfibAfv---"- ---
51 KA~so


SIKASSO BAMAKO


BAMAKO KANGABA


TOTAL VIA BOUGOUNI.. .
ABI DJAN SI KASSO


SIKASSO BAMAKO


BAMAKO KAT1


TOTAL VIA BOUGOUNI.. .
AB1 DJAN SI KASSO


SIKASSO BAMAKO


BAMAKO KOLQKANI


TOTAL VIA BOUGOUNI.. .
ABIDJAN SI KASSO


SIKASSO BAMAKO


BAMAKO KOLOKANI


KOLOKANI NARA


TOTAL VIA KOLOKANI


AB1 DJAN SI KASSO


SI KASSO BAMAKO


BAMAKO KOULIKORO


KOULIKORO BANAMBA


BANAMBA NARA


TOTAL VIA KOULIKORO


LOCAL1 TES 2&mo
--


KILOMETRAGE


853


372 -
1.225


853


130


165


235 -
1 383


853


372


59 -
1.284


853


372


59


90 -
1.374


853


130


1 65


105


39 -
1.292


853


130


165


105 -
1.253


REGION


$ ~ ~ ~ ~ E
A


A


A


B


A


A


A


A


A


A


A


A


B


A


B


A


A


B


A


B


A


A


LOCALITES 2eme


KILOMETRAGE
-------..--------


853


372


96 -
1.321


853


372


15 -
1.240


853


372


125 -
1.350


853


372


125


253 -
1.603


853


372


59


90


205 -
1.579


REGION


-------..-------------
A


A


B


A


A


A


A


A


B


A


A


B


C


A


A


A


B


C




182 182

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LIAISONS INTERNATIONALES : ABIDJAN - LOCALITES 3eme REGION
ORIGINE DESTl NATION ITINERAIRE


CATEGORIE KILOMETRAGE DE ROUTE .......................................................................................
ABIDJAN SIKASSO 853 A


ABIDJAN BOUGOUNI ABIDJAN SI KASSO 853 A


SI KASSO BOUGOUNI - 209 A
TOTAL.. .................. 1 .O62


ABIDJAN KADIOLO AB1 DJAN ZEGOUA 755 A


ZEGOUA KADIOLO 15 B


TOTAL. ................... no
ABIDJAN KOLONDIEBA AB1 DJAN SI KASSO 853 A


SIKASSO KALONDIEBA 183 A


57 - B
TOTAL PAR ZANTIEBOUGOU 1 .O93


AB1 DJAN KOURl ABIDJAN SI KASSO 853 A


SIKASSO KOUTIALA 1 30 B


KOUTIALA KOURY 71 - A
TOTAL .................... 1 .O54


AM DJAN KOUTIALA AB1 DJAN SI KASSO 853 A


SIKASSO KOUTIALA - 130 B
TOTAL. ................... 983


AB1 DJAN YANFOLI LA AB1 DJAN SIKASSO 853 A


SlKASSO BOUGOUNI 209 A


107 BOUGOUNI YANFOLILA - B
TOTAL.. .................. 1.169


ABIDJAN YOROSSO AB1 DJAN SI KASSO 853 A


SI KASSO KOUTIAU 130 B


KOUTIALA YOROSSO 71 A


8 - B
TOTAL.. .................. 1.062


ABIDJAN ZEGOUA 755 A


1
LIAISONS INTERNATIONALES : ABIDJAN - LOCAL1 TES 4dme REGION
ORlGl NE


-------------
ABIDJAN


ABIDJAN


ABIDJAN


AB1 DJAN


ABIDJAN


ABIDJAN


DESTINATION


SEGOU


BAROUELLI


B U


DOUGABOLGOU


KE MACINA


KIMPARANA


I TI NERAIRE
- - - - - - - - - - - - - L - - - - - - - ~ - - ~ - i i _ i i i _ r - - - - - ~ ~ - ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


AB1 DJAN SI KASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


TOTAL.. ..................
ABIDJAN SI KASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SE GOU BAROUELI


TOTAL. ...................
ABIDJAN SI KASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA BLA


TOTAL,. ..................
AB1 DJAN SI KASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU MARKALA


MARKALA DOUGABOLGOU


TOTAL.. ..................
ABIDJAN SI KASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU MARKALA


MARKALA KE M I N A


TOTAL.. ..................
AB1 DJAN SI KASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA KIMPARANA


.................... TOTAL


KILO-
METRAGE


853


CATEGORI E
DE ROUTE


A


130


165


1.148


853


130


165


80


20 -
1.248


853


130


77 -
1 .O60


853


130


1 65


35


2
1.211


853


130


1 65


35


105 -
1.288


853


130


82 -
1 .O65


B


A


A


B


A


A


B


A


B


A


A


B


A


A


C


A


B


A


A


B


A


B


A


1




183 183

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LIAISONS INTERNATIONALES : ABIDJAN - LOCAL1 TES 46me REGION
ORIGINE DESTINATION ITINERAIRE CATEGORIE KILOMETRAGE DE ROUTE -------------------------------------------------------------------------..-------------


ABIDJAN MARKALA AB1 DJAN SI KASSO 853 A


SI KASSO KOUTIALA 130 B


KOUTIALA SE GOU 165 A


SEGOU MARKALA 35 A


TOTAL .................... 1.183
ABIDJAN NIONO ABIDJAN SI KASSO 853 A


SIKASSO KOUTlALA 130 B


KOUTIA LA SEGOU 165 A


SEGOU MARKALA 35 A


MARKALA N l O N O 69 C -
TOTAL.. .................. 1.252


ABIDJAN SAN ABIDJAN SI KA SSO 853 A


SIKASSO KOUTlALA 130 B


KOUTIALA SAN 135 - A
TOTAL. ................... 1 . I l 8


ABIDJAN SERIBALA ABIDJAN SI KASSO 853 A


SIKASSO KOUTIALA 130 B


KOUTIALA SEGOU 1 65 A


SEGOU MARKALA 35 A


MARKALA SERI BALA 38 C


TOTAL.. .................. 1.221
AB1 DJAN TOM N l A N AB1 DJAN SI KASSO 853 A


SI KASSO KOUTlALA 130 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN TOM1 N l A N 31 A


10 B -
TOTAL.. .................. 1.159


LIAISONS INTERNATIONALES : ABIDJAN - LOCALITES 5 &me REGION
OR1 GI NE DESTl NATION ITI NERAI RE KILO- CATE GORl E METRAGE DE ROUTE .......................................................................................
AB1 DJAN MOPTI AB1 DJAN SI KASSO 853 A


SI KASSO KOUTIALA 1 30 B


KOUTIALA SAN - 135 A


SAN SEVARE 200 A


SEVARE MOPTl 12 A -
TOTAL.. .................. 1.330


-
AB1 DJAN BANDIAGARA AB1 DJAN SI KASSO 853 A


SIKASSO KOUTIALA 130 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN SEVARE 200 A


SEVARE BANDIAGARA 63 B -
1.381 TOTAL. ...................


ABIDJAN BANKASS ABIDJAN SI KASSO 853 A


SIKASSO KOUTIALA 130 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN SOMADOU GOU 171 A


W D O U G O U BANKASS 80 C -
TOTAL.. .................. 1.369


ABIDJAN DJENNE ABIDJAN SI KASSO 853 A


SI KAS SO KOUTIALA 1 30 B


KOUTIALA SAN \\35 A


SAN CARREFOUR 1 1 1 A
ROUTE DJENNE


CARREFOUR DJENNE 25 B
FLEUVE


FLEUVE DJENNE 4 B


TOTAL. ................... 1.258
ABIDJAN DOUENTZA ABIDJAN SI KASSO 853 A


SI KASSO KOUTIALA 130 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN SEVARE 200 A


SEVARE DOUENTZA 176 B


TOTAL. ................... 1 .494




184 184

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-.
LIAISONS


ORIGINE


ABIDJAN


ABIDJAN


ABIDJAN


LIAISONS


OR1 GI NE


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


-


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


COCALITES 2eme REGION


KILOMETRAGE CATEGORI DE ROUTE E


INTERNAT~oNALES


DESTINATION


BAMAKO


BAMAKO


KOULIKORO


BANAMBA


DIOLLA


FANA


INTERNATIONALES : ABIDJAN - LOCAL1
DESTINATION 1 i Tl NERAI RE


_---.
191


- 372
569


197


130


165


- 235
72 7


197


372


- 59
628


197


372


59


90 -
718


197


130


165


105 1


39 -
636


197


130


1 65


105 -
597


TES 5eme


KILO-
METRAGE


853


130


135


171


132


1.421


853


130


165


35


105


85


1.373


853


130


135


200


- 150
1.468


: OUANGOLODOUGOU -
1 TI NERAl RE .................................................................


OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO BAMAKO


TOTAL VIA BOUGOUNI.. .
OUANGOLO SIKASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU BAMAKO


TOTAL VIA KOUTIA LA. ....
OUANGOLO SIKASSO


SI KASSO BAMAKO


BAMAKO KOULIKORO


TOTAL VIA BOUGOU NI ...
OUAN GOLO SI KASSO


SI KASSO BAMAKO


BAMAKO KOULl KORO


KOULl KORO BANAMBA


TOTAL VIA BOUGOUNI


OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SE GOU FA NA


FANA DIOLLA


TOTAL VIA KOUTIALA


OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU FA NA


TOTAL VIA KOUTIALA


KORO


TENENKOU


YOUVAROU


---------mm---


A


A


A


B


A


A


A


A


A


A


A


A


B


A


B


A


A


B


A


B


A


A


REG1 O N


C A T E G O R ~
DE ROUTE


A


B


A


A


C


A


B


A


A


B


C


A


B


A


A


C


-----------..---------------+--------------------------------..-------------------------.-


ABIDJAN SI KASSO


SI KAS S 0 KOUTIALA


KOUTIALA SAN


SAN SOMADOU GOU


W D O U G O U KORO


TO TAC. ...................
ABIDJAN SIKASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SE GOU MARKALA


MARKALA KE MACINA


KE MACINA TENENKOU


TOTAL. ...................
AB1 DJAN SI KASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SAN


SAN SEVARE


SEVARE YOUVAROU


TOTAL.. ..................




185 185

▲back to top

LIAISONS


ORIGINE


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


I


I


I


INTERNATIONALES


DESTlNAliON


KANGABA


KAl i


KOLOKANI


NARA


NARA


REGION


CATE GORl E
DE ROUTE


A


A


A


A


B


A


A


B


A


B


A


A


B


A


A


B


A


B


A


B


A


LOCALITES 26me


KILOMETRA'GE


1 97


1 97


209 -
406


99


- 15
114


197


183


57 -
437


1 97


1 30


71 -
398


1 97


1 30


327


1 97


209


107 -
51 3


1 97


130


71


8


406


99


: OUANGOLODOUGOU -


I TI NERAl RE -----------------------------------------------------------------------------------_---
OUANGOLO SIKASSO


SI KASSO BAMAKO


BAMAKO KANGABA


TOTAL VIA BOUGOUNI.. .
OUANGOLO SI KASSO


SI KAS SO BAMAKO


BAMAKO KAT1


TOTAL VIA BOUGOUNI.. .
OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO BAMAKO


BAMAKO KOLOKANI


TOTAL VIA BOUGOUNI ...
OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO BAMAKO


BAMAKO KOLOKANI


KOLOKANI NARA


TOTAL VIA KOLOKANI


OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO BAMAKO


BAMAKO KOULl KCRO


KOULl K ORO BANAMBA


BANAMBA NARA \\


TOTAL VIA KOULIKORO.. .


: OUANGOLODOUGCU -
ITINERAIRE _---_-_-_--------------------------------------------------


OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO BOU GOUNl


TOTAL....................


OUANGOLO ZEGOUA


ZE GOUA KADIOLO


TOTAL. ...................
OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO KOLONDIEBA


TOTAL PAR ZANTIEBOUGOU


OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA KOURI


TOTAL.. ..................
OUANGOLO SI KASSO


SIKASSO KOUTlAlA


TOTAL. ...................
OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO BOU GOU NI


BOUGOUNI YANFOLILA


TOTAL....................


OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA YOROSSO


TOTAL. ...................


LIAISONS


ORIGINE
__________-__-__ __- ---- -
OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLQ


INTERNATIONALES


DESTINATION


SIKASSO


BOUGOUNI


KADIOLO


KOLONDIEBA


KOURl


KOUTIALA


YANFOLILA


YOROSSO


ZEGOUA


LOCALITES 2he


KILOMETRAGE


197


372


96 -
665


197


372


15 -
584


197


372


- 125
694


197


372


125


253 -
947


197


372


59


90


205 -
923


REGION


CATEGORI E
DE ROUTE


A


A


B


A


A


A


A


A


B


A


A


B


C


A


A


A


B


C




186 186

▲back to top

LIAISONS


ORIGINE


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


REGION


CATE GORl E
DE ROUTE


A


B


A


A


B


A


A


B


A


B


A


A


B


A


A


C


A


B


A


A


B


A


B


A


LIAISONS


ORIGI NE


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


OUANGOLO


INTERNATIONALES


DESTINATION


MARKALA


NI O N 0


SAN


SERIBALA


TOMNIAN


INTERNATIONALES t


DESTI NAT1ON


SEGOU


BAROUELl


BLA


DOUGABOUGOU


KE MACINA


KIMPARANA


: OUANGOLODOUGOU -
IT I NERAIRE


------------------------------------------------------------------------..--------------
OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU MARKALA


TOTAL. ...................
OUANGOLO SIKASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU MARKALA


M4RKALA NI0 NO


TOTAL ....................
OUANGOLO SIKASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SAN


TOTAL. ...................
OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU MARKALA


MARKALA SERI BA LA


TOTAL ....................
OUANGOLO SIKASSO


SI KASSO KOUTI A U


KOUTIALA SAN


SAN TOM1 NlAN


TOTAL ....................


OUANGDLODOUGOU - LOCAL1
I TI NERAIRE


-----------------------------.------------------------------..--------------------------
OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


TOTAL. ...................
OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SE GOU


SEGOU BAROUELE


TOTAL ....................
OUANGOLO SI KASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA ELA


TOTAL.. ..................
OUANGOLO SIKASSO


SIKASSO KOU TlALA


KOUTIALA SEGOU


SE GOU MARKALA


MARKALA DOUGABOUGW


TOTAL.. ..................
WANGOLO SlKASSO


SI KASSO KOUTIALA


KOUTIALA SEGOU


SEGOU MARKALA


MARKALA KE MACINA


TOTAL....................


OUANGOLO SIXASSO


SIKASSO KOUTIALA


KOUTIALA KIMPARANA


TOTAL. ...................


TES 4cme


KILO-
METRAGE


1 97


130


1 65 -
492


197


1 30


1 65


80


20 -
592


197


1 30


n -
404


197


1 30


165


35


2
555


1 97


1 30


1 65


35


- 105
632


197


130


82


409


LOCALITES 46me


KILOMTRAGE


197


130


1 65


35 -
52 7


197


130


165


35


69 -
596


197


130


135 -
462


197


130


165


35


38 -
565


197


130


135


3 1


1 O -
503


REGION


CATE GORl E
DE ROUTE


A


B


A


A


A


B


A


A


C


A *


B


A


A


B


A


A


C


A


B


A


A


B




187 187

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LIAISONS INTERNATIONALES : OUANGOLODOUGOU - LOCALITES 5éme REGION
OR1 GI NE DESTl NATION I TI NERAIRE KILO- CATE GORl E METREAGE DE ROUTE .......................................................................................
OUANGOLO MOPTI OUANGOLO SI KASSO 197 A


SI KASSO KOUTIALA 130 B


KOUTIALA SAN 135 A


SA N SEVARE 200 A


SEVARE MOPTI - 12 A
TOTAL.. .................. 674


OUANGOLO BANDIAGARA OUANGOLO SI KASSO 197 A


SI KASSO KOUTl ALA 1 30 0


KOUTIALA SAN 135 A


SAN SEVARE 200 A


SEVARE BANDIAGARA 63 B


TOTAL .................... 725
OUANGOLO BANKASS OUANGOLO SIKASSO 197 A


SIKASSO KOUTlALA 130 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN SOMADOUGOU 171 A


SCMADCUGOU BANKASS 80 C


TOTAL. ................... 713
OUANGOLO DJENNE OUANGOLO SIKASSO 197 A


SIKASSO KOUTIALA 1 30 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN CARREFOUR 111 A
ROUTE DJENNE


CARREFOUR DJENNE FLEUVE 25 0


FLEUVE DJENNE - 4 0
TOTAL.. .................. 602


OUANGOLO DOUENTZA OUANGOLO SIKASSO 197 A


SIKASSO KOUTIALA 1 30 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN SEVARE 200 A


SEVARE DOUENTZA 1 76 B -
.................. TOTAL.. 838


LIAISONS INTERNATIONALES : OUANGOLODOUGOU - LOCALITES 5eme REGION
OR1 GI NE DESTl NATION I TI NERAl RE


KILO- CATE GORl E
METRAGE DE ROUTE


------------------------------------------------------------------------.---------------


OUANGOLO KORO OUANGOLO Si KASSO 1 97 A


SIKASSO KOUTIALA 1 30 B


KOUTIALA SAN 135 A


SAN SOMADOUGOU 171 A


S W D O U G O U KORO - 132 C
TOTAL.. .................. 765


OUANGOLO TENENKOU OUANGOLO SIKASSO 197 A


SIKASSO K OUTlALA 130 B


KOUTIALA SEGOU 1 65 A


SEGOU MARKALA 35 A


MARKALA KE MACINA 105 B


KE MACI NA TENENKOU - 85 C
TOTAL. ................... 71 7


OUANGOLO YOUVAROU OUANGOLO SI KASSO 197 A


SIKASSO KOUTIALA 1 30 B


KOUTlALA SAN 135 A


SAN SEVARE 200 A


SEVARE Y OUVAROU - 1 50 C
TOTAL.. .................. 812




188 188

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189 189

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LIAISONS NATIONALES : B A M O - LOCALITES 2t!mc REGION
a---


ORIGINE DESTl NATION I TI NERAl RE KILO: CATEGORI E METllAGE DE ROUTE ------------------------------------------------------------------------..--------------
BAMAKO BAMAKO-


BANLIEUE ET PARCOURS MOYEN 35 A
KAT1


BAMAKO BANGUI NEDA PARCOURS MOYEN 50 A


BAMAKO KOULIKORO 59 A


BAMAKO BANAMBA BAMAKO KOULIKORO 59 A


KOULIKORO BANAMBA 90 B -
149 TOTAL.. .................. ,


BAMAKO DlOLA BAMAKO FA N A 1 30 A


FA NA DlOLA 39 B -
TOTAL .................... 1 69


BAMAKO FANA 130 A


BAMAKO KANGABA 96 B


BAMAKO KOLOKANI 125 B


BAMAKO NARA BAMAKO KOLOKANI 125 B


KOLOKANI NARA 250 C -
TOTAL VIA KOLOKANI .... 375


BAMAKO NARA BAMAKO KOULI KORO 59 A


KOULl KORO BANAMBA 90 B


BANAMBA NARA 205 C -
TOTAL VIA KOULIKORO 354


BAMAKO SEL1 NGUE BAMAKO OUELESSEDOUGOU 78 A


OUELESSE-
BOUGOU CARREFOUR 7 A


CARREFOUR SELINGUE 55 B -
TOTAL.. .................. 140


REGION


KILOMETRAGE


372


235


165


130 -
530


1 63


372


85


15 -
472


1 63


25


60 -
248


235


165


7 1 -
471


235


165 -
400


1 63


107 -
2 70


235


165


71


8 -
479


BAMAKO - LOCALITES 3éme
ITINERAIRE


________---.----_-_--------------------------------------..-----------------------------
VIA BOUGOUNI


BAMAKO SE GOU


SEGOU KOUTIALA


KOUTIALA SIKASSO


... TOTAL VIA KOUTIALA..


BAMAKO SIKASSO


SIKASSO KADIOLO


.. TOTAL VIA BOUGOUNI..
BAMAKO BOUGOUNI


BOUGOUNI KALONDIEBA


TOTAL. ..................
BAMAKO SE GOU


SE GOU / KOUTIALA


KOUTIALA KOURY


... .............. TOTAL. ;.
BAMAKO SE GOU


SEGOU KOUTIALA


................... TOTAL.
BAMAKO BOU GOUNl


BOUGOUNI YANFOLILA


.................... TOTAL ----
BAMAKO SEGOU


SE GOU KOUTIALA


KOUTIALA YOROSSO


TOTAL. ...................


LIAISONS


ORlGl NE


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


CATEGORIE
DE ROUTE


A


A


A


B


A


A


A


B


A .
A


B


A


A


A


A


A


A


B


A


A


A


NATIONALES :


DESTl NATION


SIKASSO


SIKASSO


BOUGOUNI


KADIOLO


KOLONDIEBA


KOURY


KOUTIALA


YANFOLILA


YOROSSO




190 190

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191 191

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LIAISONS NATIONALES I BAhWKO - LOCALITES 5éme REGION
ORIGINE DESTINATION I TI NERAI RE KILO- CATECORI E


METRAGE DE ROUTE -----------_------------*-------------------------------------------------------------.
BAMAKO MOPTI BAMAKO SEVARE 634 A


SEVARE MOPTI 12 A


TOTAL'. ................... 646
BAMAKO BANDIAGARA BAMAKO SEVARE 634 A


SEVARE BANDIAG4RA 63 B


TOTAL.. .................. 697
BAMAKO BANKASS BAMAKO SAN 434 A


SAN SOMADOUGOU 171 A


SOMADOUGOU BANKASS 80 C


TOTAL. ................... 685
BAMAKO DJENNE BAMAKO SAN 434 A


SAN CARREFOUR 1 1 1 A


CARREFOUR FLEUVE 25 B


FLEUVE DJENNE 4 - . B
TOTAL .................... 574


BAMAKO DOUENTZA BAMAKO SEVARE 634 A


SEVARE DOUENTZA 176 B -
TOTAL.. .................. 810


BAMAKO KORO BAMAKO SAN 434 A


SAN SOMADOU GOU 171 A


SOMADOUGOU KORO 132 C


.................. TOTAL.. 737
BAMAKO TENENKOU BAMAKO SE GOU 235 A


SEGOU MARKALA 35 A


MARKALA KE MACINA 105 B


KE MACINA TENENKOU 85 C


TOTAL .................... 460
BAMAKO YOUVAROU BAMAKO SE VARE 634 A


SEVARE YOUVAROU 150 C


TOTAL.. .................. 784


CATEGORIE
DE ROUTE'


A


A


C


c


A


A


C


C


B


A


A


C


C


A


A


C


C


A


A


C


C


LIAISONS


OR1 GI NE


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO - LOCALITES 6dme
I TI NERAIRE


-----------------------------------------------------------.----------------------------
BAMAKO SE GOU


SEGOU MARKALA


MARKALA NlONO


NlONO TQMBOUCTOU


TOTAL.. ..................
BAMAKO SE GOU


SEGOU MARKALA


MARKALA NlONO


NlONO GOU NDAM


GOUNDAM DIRE


TOTAL.. ..................
BAMAKO SEGOU


SEGOU MARKALA


MARKALA NlORO


NONO GOU NDAM


TO TAC.. ..................
BAMAKO SEGOU


SEGOU MARKALA


MARKALA NIONO


NlONO GOURMA-
RHAROUS


TOTAL.. ..................
BAMAKO SEGOU


SEGOU MARKALA


MARKALA NlONO


NIONO NIAFUNKE


TOTAL.. ..................


NATIONALES :


DESTl NATION


TOMBOUCTOU


DIRE


GOUNDAM


GOURMA-
RHAROUS


NIAFUNKE


REGION
I


KILO-
METRAGE


235


35


69


605


944


235


35


69


508


34


881


235


35


69


508 -
847


235


35


69


730 -


1 .O69


235


35


69


421


760




192 192

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LIAISONS


ORIGINE


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


BAMAKO


LIAISONS REGIONALES : lere REGION NATIONALES:


~ E S T I N A ~ O N


GAO


ANSONGO


BOUREM


KlDAL


MENAKA


OR1 GI NE


KAYES


KAYES


KAYES


KAYES


KAYES


KAYES


KAYES


BAFOULABE


BAMAKO - LOCALITES 78me
ITI NERAIRE


---------------------------------------------------------.-----------------------------
BAMAKO SEVARE


SEVARE DOUENTZA


DOUENTZA GAO


TOTAL.. ..................
MMAKO SEVARE


SEVA RE DOUENTZA


DOUENTZA GAO


GAO ANSONGO


TOTAL.. ..................
BAMAKO SEVARE


SEVARE DOUE NTZA


DOUENTZA GAO


GAO BOUREM


TOTAL ....................
BAMAKO SEVARE


SEVARE DOUENTZA


DOUENTZA GAO


GAO BOUREM


BOUREM K l DAL


TOTAL.. ..................
MMAKO SEVARE


SEVARE DOUENTZA


DOUENTZA GAO


GAO ANSONGO


ANSONGO MENAKA


TOTAL ....................


DESTI NAT10 N


MFOULABE


DIEMA


KENIEBA


KI TA


NI ORO


YELl MANE


YELIMANE


KENIEBA


REGION


KILOMETRAGE


634


176


398 -
1.208


634


176


390


- 97 '
1.305


634


176


398


- 95
1.303


634


176


398


95


298 -
1 .a1


634


176


398


97


21 3 -
1.518


KILOMETRAGE


130


137


132


269


250


335


137


- 105
142


136


154


150


I T I NERAIRE
---------------------------------------------------------..-----------------------------


KAYES SAN DA RE


SANDARE DIEMA


TOTAL. ...................


VIA BAFOULABE


KAYES SANDARE


SANDARE NlORO


TOTAL ....................
VIA SERO


VIA SEGALA


CATEGORI E
DE ROUTE


A


B


C


A


B


C


B


A


B


C


C


A


B


C


C


C


A


B


C


B


C


~ ~ ~ , " ~ ? E


C


C


C


C


C


C


C


C


C


C




193 193

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LIAISONS REGI.ONALES : 26me REGION
--p. -


ORIGINE DESTINATION 1 TI NERAI RE CATEGORIE KlLOMETRAGt
DE ROUTE .......................................................................................


KOULIKORO BANAMBA 90 B
-


KOLI KORO DI OLA KOULIKORO BAMAKO 59 A


BAMAKO FA NA 130 A


FANA Dl OLA 39 - B
TOTAL. ................... 228


KOULIKORO FANA KOULIKORO BAMAKO 59 A


BAMAKO FANA 130 A -
TOTAL.. .................. 189


KOULIKORO KANGABA KOULIKORO BAMAKO 59 A


BAMAKO KANGABA - 96 B
TOTAL .................... 155


KOULIKORO KOLOKANI KOULl KORO BAMAKO 59 A


BAMAKO KOLOKANI 125 - B


TOTAL .................... 184
KOULIKORO NARA KOULIKORO BANAMBA 90 B ,


BANAMBA NARA 205 C -


TOTAL.. .................. 295


LIAISONS REGIONALES : 38me REGION


I TI NERAIRE
KILO- CATE GORl E


OR1 GI NE DESTl NATION METRAGE DE ROUTE
__^____--__________--------------------------------------..------------d-.-------------


SIKASSO BOUGOU NI 209 A


SIKASSO KADIOLO 85 A
15 B -


TOTAL................... 100


SIKASSO KOLONDIEBA VIA ZANTIEBOUGOU 183 A


57 B -


TOTAL. .................. 240
SIKASSO KOURY SI KASSO KOU TlALA 1 30 B


KOUTIALA KOURY - 71 A
................... TOTAL. 201


SIKASSO KOUTIALA 130 B


SIKASSO YANFOLILA SIKASSO BOU GOU NI 209 A


107 BOUGOUNI YANFOLILA B


TOTAL.. ................. 31 6
SIKASSO YOROSSO SI KASSO KOUTIALA 1 30 B


KOUTIALA YOROSSO 71 A


8 B


TOTAL................... 209




194 194

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LIAISONS REGIONALES: 4eme REGION


ORlGl NE DESTINATION I TI NERAI RE KILO- CATE GORl E
METRAGE DE ROUTE ......................................................................................


SE GOU BAROUELI 80 A


20 B -
TOTAL .................... 100


SEGOU BLA 88 A


SEGOU DOUGABOUGOU SEGOU MARKALA 35 A


MARKALA DOUGABOUGOU 2 C
TOTAL.. .................. 63


SE GOU KEMACINA SEGOU MAR KALA 35 A


MARKALA KE MACINA 105 B


TOTAL.. .................. 1 40
SE GOU KIMPARANA SEGOU KOUTIALA 1 65 A


KOUTIALA KI MPARANA 82 A -
TOTAL...... .............. 247


SEGOU MAR KALA 35 A


SEGOU NlONO SEGOU MARKALA 35 A


MARKALA NlONO 69 C -
TOTAL. ................... 104


SEGOU SAN 199 A


SEGOU SERI BALA SEGOU MARKALA 35 A


MARKALA SERI BALA 38 - C
TOTAL.. .................. 73


SE GOU TOM NlAN SEGOU SA N 199 A


SAN TOM1 NlAN 31 A


10 B


TOTAL. ................... 240
KE MACINA NlONO 103 C


r
LIAISONS REGIONALES : 5éme REGION


ORIGINE DESTINATION ITINERAIRE
KILO- CATEGORI E
METRAGE DEKOUTE ......................................................................................


MOPTI


MOPTI


MOPTI


MOPTI


MOPTI


-


MOPTI


MOPTl


BANDIA GARA


BANKASS


DJENNE


DOUE NTZA


KORO


TENENKOU


YOUVAROU


MOPTI SEVARE


SEVARE BANDIAGARA


TOTAL....................


MOPTI SOMADOU GOU


SCMADOUSOU BANKASS


TOTAL....................


MOPTI CARREFOUR


CARREFOUR FLEUVE


FLEUVE DJENNE


................... TOTAL.
MOPTI SEVARE


SEVARE DOUENTZA


TOTAL........ ............
MOPTI SOMADOUGOU


3Y4ADOUGOU KORO


TOTAL. ...................


MOPTI SEVARE


12


63 -
75


41


80 -
121


101


25


4 -
130


12


176 -
188


41


132 -
1 73


1 65


12


A


B


A


C


A


B


B


A


B


A


C


C


A


SEVARE YOUVAROU 1 50


TOTAL. ...................
C


4




195 195

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L~AISONS REGIONALES : &me REGION


ORI GI N E _____---------
TOMBOUCTOU


TOMBOUCTO~


TOMBOUCTOU


TOMBOUCTOU


GOUNDAM


LIAISONS REGIONALES : 7ème REGION


ORIGINE


GAO


GAO


GAO


GAO


MENAKA


DESTl NATION


DIRE


GOUNDAM


GOURMA-
KHAROUS


NIAFUNKE


DIRE


DESTINATION


ANSONGO


BOUREM


KlDAL


ME NAKA


KlDAL


34


CATEGO~IF
DE ROUTE


C


B


C


C


C


I T i NERAI RE ..............................
TOMBOUCTOU GOUNDAM


GOUNDAM DIRE


TOTAL ...................


B


I TI NERAIRE
---------------------------------------------------------..----------------------------


GA O BOURE M


BOUREM KlDAL


TOTAL. ...................
GAO ANSONGO


ANSONGO MENAKA


TOTAL....................


KILOMETRAGE
------------,.---------------,------------,


97


- 34
131


97


125


184


KILOMETRAGE


97


95


95


298 -
393


97


213


310


375


CATEGORIE
DE ROUTE


B


C


C


C


B


C


C




196 196

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197 197

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6.4 COMPARAISON ENTRE LES TARIFS OFFICIELS
ET LES TARIFS RXELS




198 198

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l
I 1 Tarifs officiels
1 l tinbraire


SévarB- Gao 1 57.07 32.45
l


Mopti -Bamako 1 30,62 ! 19/41
Kayes- Nioro 1 61.24 1 15/25
Kayes- Ken iêba 1 61.24 15/31
Nara- Nema i 61/24 21/43
Nara-Bamako


Niono- Nara


Bamako- Nioro


Fana-DioiIa


Fana-Sikasso


Tarifs reels


en FM/TKM en FM/kg


(1) Par ex. : Poisson : tarif applique en saison de commmercialisation = 25FM/kg,
pendant la saison des pluies = 1 5FM/kg.


(2) Tarif applique en saison seche = 20 FM, en saison des pluies = 35 FM.


(3) Variation des tarifs normalement entre 15 et 25 FM, en saison des pluies
= 50 FM.




199 199

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A N N E X E 7


TARIFS DE TRANSPORT DE VOYAGEURS


1. Arrêté ~inistériel No 9/MC-CAB
portant homologation des tarifs
de transports routiers passagers-
bagages de la Compagnie de Trans-
ports Urbains de BAMAKO (TUB)


2. Tarifs de transport de voyageurs
actuellement appliqués




200 200

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MIN ISTERE DU COMMERCE REPUBLIQUE DU MALI
Un peuple-un But-une Foi


ARRETE MINISTERIEL NO~/MC-CAB


Portant homologation des tarifs de transports routiers
passagers -bagages de la Compagnie de Transports Llrbains
de Bamako (TUB)


Le Ministre du commerce
Le Ministre des Travaux Publics et des Communications


Vu la lo i no 60'35/AN-RM du 22 Septembre '19 60 portant proclamation de la R'epublique
du Mal i ;


Vu la loi no 60-l/AN-RM du 22 Septembre 1960 portant constitution de la Rgpublique du
Mal i ;


Vu le d'ecret no 185/PG-RM du 2 mai 1961 portant reglementation des prix en République
du Mal i ;


Vu 1°arreté no 40l/MF-CAB du 9 mai 1967, mdi f iant Isarreté no 629/MF-CAB du 19
Juil let 1962 portant reglementation des changes en Rnpubl ique du Mali ;


Vu le d'ecret n033/PG-BM du 7 février 1968 portant composition du Gouvernement du
Mal i ;


Arrêtent


Article 1 er : A compter du 16 avril 1968, les tarifs des transports de la Compagnie Na-
tionale des Transports Urbains de Bamako (TUB) sont homologu'es comme suit :


Io/- TRANSPORTS URBAINS : FORFAITAIRES
Ancien prix - Coef. multipl icateur - Nouveau prix


Bamako 25
Kati 50


20 /- TRANSPORTS INTERURBAINS
a) Sur route bitumée


par passager et au km
4 1,70


b) Sur routes non bitumées
par passager et au km


4.90 1/70 8/30
30/- BAGAGES ACCOMPAGNES


a Sur routes bitumées :
poids infgrieur d 100 kg la tonne kilométrique


27 1/70 45,90




201 201

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b) sur routes non bitumées
poids inférieur d 100 kg la tonne kilométrique


30,65 1,70 52,50


Article 2 : La
Article: Le
gistrQ, pubfi6 et


franchise accordée B chaque passager est fixée B 30 kg ( trente kg)
pr6sent arrêté qui abroge toutes les dispositions antgrieures sera enre-
communiqué partout où be s oin sera ./-


Bamako, le 8 Juillet 1968


LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS LE MINISTRE DU COMMERCE
ET COMMUNICATIONS


Signé Mamadou AW Sign'e : Attaher Maiga
Médai 1 l'e d'or de l'Indépendance


1


AMPLIATIONS :


Original 1 ' P/Du Gouvernement , 1 J/o R.M 1
As .Nationale 2 T/M et s .dOEtat 18 Centr.G 1. Etat 3


1 , , S.3.P.Gow.2 Gowerneurs Régions 6 D.Af.Econom. 20
i S.R.A.E 6




202 202

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1 . Catégories de routes


La classification des routes par catégories correspond
en principe à la classification suivant la qualité des routes.


2. La répartition de chaque route en tronçon correspond aux
escales qui seront faites lors du transport des voyageurs.


3. Les itinéraires comprennent tous, sans exception, des
liaisons directes. Les tarifs par trafic rompu n'ont pas été
communiqués étant donné que les coûts pour les passagers ne
sont pas donnés lors du changement deydirection.


4. Le kilométrage indiqué des parcours correspond en partie
aux données des transporteurs, données qui, en partie, sont of-
ficielles et qui figurent dans les données de 1'Etude du Trans-
port routier de marchandises, Tractionel 1977 .


5. s.r. sans renseignements.




203 203

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7.1 TARIFS DE TRANSPORT DE VOYAGEURS
ACTUELLEMENT APPLIQUES




204 204

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TARIFS DE TRANSPORT DES VOYAGEURS


.- -
LIAISOP4S INTERNATiONALES : MALI -COTE DeNOiRE


Remiqum , Prix des
BagagesFn


Prix par
P/KW FM


11,33


8,09


Type de
v6liicule


Catbgorie
de route


1000 -
3000 FM
par valise
ou colis


14 000


1 O O00


Prix par Pas-
sager en F.M.


Kilo-


mbtraçe


Transports Privb


-.


Itiiiéraire


-
Origi ne


1000 - I Transports Privûs
3000 FM
par val isé
ou colis


8 500


8 580


6 025


5 595


Abid jan-Bouak6
Bouak6-Sikauo
Sikasso-Bougouni
Eougouni-Bamako


TOTAL


Destination


ABIDJAN


I


372 1 Car 7 481
220
163
1236


220 (2 1


I
66'Fhykg CMTR ( torif
+IO0 FM/ officieux)


BAMAKO


BAMAKO


481 - 372
1 SC6


COLIS
1 000-3000


val iso/col i s


BAMAKO


-
Q 1
cl O


163
220
481


prives
.


ABIDJAN I Bamako-Bougouni Bougouni -Sikasso
Sikusso-Bouakb '
Bouaké-Abidjan


TOTAL


1 BAMAKO


BAMAKO


B O U K E


- Q 1
864
1


I


cl 1
Q 1


Bamcrb-Bougouni
Bougouni-Sikasso
S i kasso-Roua ka


TOTAL


Car


FERKESSE - 1 68 Q 1 Bamako-Bougsuni Car


Car


DOUGOU Bougouni-Sikasso


TOTAL


OUANGOLO t Batnako;Boiigouni DQUGOU Bougouni -Sikasso Sikasso -OuangoIo TOTAL
629 [


r
l


168 Q 1 ,
220


J-97- 1
i'95


1




205 205

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206 206

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207 207

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TARIFS DE TRANSPORT DES VOYAGEURS


7


LIAISONS INTERNATIONALES : MALI - COTE D'IVOIRE
Origine Destination Itinéraire Kila- Catégo- Type de Prix par Pas- Prix par


metrage rie de la vehlcule sagar en FM P K M en
K
22,95


Tingrela-Boundiali -
TOTAL 305


BOUGOUNI TIGRELA 26,60


Prix d s
baçages
F M


Remarques


t BOUGOUNl


BOUGOUNI


--


300-
1000
FM
par baga
98


300-
1000/bagage
--


Odienne-Man 1000 par
Mon-Dalaa bagage


ABIDJAN


DIVO


Transports
Prives


Transports
Prives


Bovgovni-Odienné
Odienne -Man
Man-Daloa
Dalaa-Gagnoa
Gagnoa -Divo
Divo-Abidjan


TOTAL


263
274
103
143
85
203


1 5


Q 1


Q 1


Bougouni -0diBnnB
Odienne-Man
Man -Da l oa
Dalaa-Gagnoa
Gagna-Divo


TOTAL


QI/ 263
274
1 03
143
-
85
868


Car


Car


12 O00 11,20


12 000 13,82 300-
1000
par
bagage


Transports
Rives




208 208

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Tarifs de transport de voyageurs




209 209

▲back to top



210 210

▲back to top



211 211

▲back to top



212 212

▲back to top



213 213

▲back to top



214 214

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Tarifs de transport de voyageurs


d 1 . i Q N S . J NTERIELlRfS :
k 1 -.


Orlginr Destination ltineroire Kilome- Catego- Type de R l x par paso- Prlx par R i x des Remarquer
tmge rle/route vbhicule ger en FM P / K M ~ ~ F M bagciges


- -
BAMAKO OUELESSEBOU- 78 Q 1 cor 7Y0 10,13 CMTR


GOU bdch6 8,97 100-MOFM Transports R l v b -- --* , , ,.-
M M A KO YOUlIALA Dama ko-Fana 1 30 QO Toxl Transports Rivés


Fano -S&gou 105 .QO/Ql
Lach6 3000 7,50 50 FY/


Seyou-Koutia la 165 Q l/QO va ? Ise
TOTAL 400 CO r 3000 7,50


1 -
BAMAKO klMPAAKANA Banmko-San 434 QO/Ql car 3445 7,45 s-r Tarlf officleux


San-Kimpamna -- 52 QI/QO CMTR
TOTAL 4C6


--
M M A K O ZEGUA Bamako-Sikauo 38 3 Q 1 car 4M)O 9,45 66 CMTR


Sikosso-Zégua 104 Q 1 +IO0 FM
TOTAL 487 colls


BAMAKO BANAMBA Barnuka-Koulikoro 39 Q1 b8chC 2000
Koulikoro-Banarnba 109 Q 2 -


TOTAL 149 CO r 2000
camlonnetts 2000


L
1


DkMAKO SIRAKOROBO 114 Q1/Q2 cor 055




215 215

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.Tarifs de transport de voyageurs




216 216

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Tarifs de transport de voyacieurs


Kolokani-Didihi
Tmfic n'ernpruiitant


Dioumam-Nioro pos le troc6 officiel


Kolokani-DidiBni


Bamako-Kolokunl




217 217

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- -- - - - , . -
LIAISONS INTERIEURES : 2 B m RBgion et Bamko


Kilome- Cotégo- ' Typo de Prix par Prlx par Prix de
Origine Destination ltinbmire trage rie de rou. v6hiculer passager en P/KM bagages Remarquer


tes FM FM FM


M M A K O NARENA 80 Q2 car IO00 12,50 66 FM& Tarifs officieux
+IO0 FM/


colis
boch6 1250 15.63 , 100-500 Tmnsporh Pri ver


FM por
vol ire


BAMAKO SlBY 50 Q2 car 570 11,40 1 66 ~ M / 6 9 Tarifs officieux
+1CO FM
par colis


camion 800 16.00 300/va- Transporh mixtes
lise


hache 1 O00 20,OO 500/va - Transports prives
l Ise


Y


BAMAKO NAMAKARA 145 Q4 camion 13.79 s.r. , ,: , , Transport mixte -.I- ' - - ---




218 218

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Tarifs de transport de voyageurs


-- -Y
LIAISONS INTERIEURES
: 2 orne Region et Bamako --


Origine Destination Itin8rairo Renarques


---
FA NA D l O l l A 39 Q 1 heche 600 15,3CI


5 FMA9
Transports Prives


camion 500 12,82 et mixtes


FA N A SIKASSO a) Fana-Dioila 39 . 3000-3500
11, Ybl


1 3000
I Transports Privés Dioila-Sikasso 226


TOTAL 11,32 20 F m g Transport mixte


b) Fana-Kigna 165
-Sikauo 76 Q3/Q4 tache 3000-3500 12,45- Transporta Privés
-


24 1 14,52
camion 3000 12,45 Transport mixtes


-- - ..-*-- -- 4 <.,%-,
FANA K I G N A N 165 2000 12,12 15FM/k<g




219 219

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Tarifs d e transport d e vovaaeurs




220 220

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221 221

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Tarifs de transport de voyageurs




222 222

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Tarifs de transport de voyageurs


LWL^ . - - -- ,,
LIAISONS INTERIEURES : 3 bme Region -


Origine Destination Itin6raire T F p p e trcige e la rout vhhicul -de - gai* prix en par FM para -P ~ G T X PLKM 'bagages dm Remarques
1


1 ---- en FM
l


-.CI- --.mm-- , -A-


SIKASSO MOPTI Sikasso-Koutiala Par de ligne
Koutiala
- San 1500 1 directe
San-Mopti
-


TOTAL 491 I 5800 -- 11,81 r . r . 2000
1300


8 ' 1600
1 -1 4900 9,98


- . - L




223 223

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Tarifs de transport de voyageurs


l lALSONS NTERIEURES r. Zama Rbgfon
Kilom6- Catégo- Typo do vb-


Origine Destination ltinbmlre
tmge r i s /routas hiculer


-. -
Remrques


.-- -*-r> rr iR- ".+.a&
KOüTlA iA BAMAKO Ibutiala- SBgou 165 1 Taxi VP 3500


Sbgou-Bamoko 235 /QO/Ql
TOTAL


4 w 1 hache /car


!
KOüTiAiA SEGOU Ql/QO VP504 1500 Transports R I v h


c hh/ca r 1 300


-- --
KOüi lALA BLA


-
KOüi lALA SAN 135 pl /QO VP 1 500


I


KOUTIALA MOPTI Koutiala-San 135 Ql/QO VP taxi '
l


II


Transports PrivQ
San-Mopti 1 2 Q I valise


TOTAL ;3ii !


KOüi lALA SIKASSO Transports Prives


l
I


I 1 I I 1




224 224

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Tarifs de transport de voyageurs




225 225

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226 226

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Tarifs de transport de vovaaeurs


-- --- 1
LIAISONS l NTERl EURES : 4 &me Région


Kilomé- Catégorie Type de Prix par passa. Prix par Prix des


Origine Destination Itinéraire trage de routes véhicules ger en FM P/KM FM bagages/FN Remarques


SEGOU NI O N 0 Segou- Markala 38 QO bbch6 1300-1500 11,93. 100-200 Tmnsporh Privûs
, ' Markala-Niono 71 - Q4 (saison sechel 13,76 par valise


TOTAL 109 2000
paison pluies) 18,35


car 1500 13,76


SEGOU MOPTI 370 Q 1 bbchb 3000 . 8,11 500 par va- Transports Privh
. q lise


l .


J




227 227

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Tarifs de transport de voyageurs




228 228

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Tarifs de transport de voyageurs




229 229

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230 230

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Tarifs de transport de voyageurs


7


i LIAISONS INTERIEURES : 4 &me RBglon


Remarquas
-


Transports Rlvés


Transports ~ l x t a ' .
Transports R l v b


Tmnspork Mlxter


Tmmporb Prlvês


--
Tmnsporh Mixtes


Tmnsporh Mixtea


Transports


Origine
I


Prix par
P/KM
eii FM


18,57
21,43
8/33


20100


7/14


17,14


18,57


3-..--


9,52


4,29


10,53


13,16


-
Prlx des
ba~ages


r . r .


25-30
FM /kg
s.r.


25 i M
par kg
s.r.


25 FM
Par kg


r . r .


s.r.


I ltinerain Destination Prlx par Catbgorie


:- i


tmge
Kilomb- Type de


4 N l O N O
4


i N I O N O


i
N l O N O


I
N I O N O


N l O N O


passager en de routes v6hiculer


MRKALA


LERE


GATlE


2000


2500


90


1


70


300


350


3 FM
boche 1300


1500 ($0; OP
camlon 2500 piules7


1300


1 O00


1500


SOKOLO


KE-MACINA


3 4


Q2


Q4


Q4


v . tour t r i -
rains


coinion


bâchb


I


6000
ra ton Pluies


70


105


camioii


v . tous ter -
rain


*
Q4


Q4


2500


6000


-


camion


camion


boche




231 231

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Tarifs de transport de voyageurs


r


LIAISONS INTERIEURES : 4 d m Région 1 --
Origine Destination itinbroire Type do Prix par pas - Prix par Prix d a Remorques - ~(ihicules sager FM P/KM FM bagages
NlONO DI OURA 165 1 O00 6,06 s.r. Transporh Mixtes


bechs 1500 9.09




232 232

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233 233

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234 234

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235 235

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236 236

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237 237

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238 238

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239 239

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240 240

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241 241

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242 242

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243 243

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244 244

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