novembre...

1 1

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novembre 1979




2 2

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Cette étude a été réalisée :


- par le Dr Noumou DIAKITE, Chef de la Division Production Animale et
Vulgarisation
à la Direction Générale de 1'Elevage (Bamako),


avec la collaboration :


- Du Dr Olivier BREMAUD, Inspecteur honoraire des Services de llElevage,
Consultant de la Société d lEtudes pour le Développement Economique et
Social (SEDES, Paris).




3 3

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Par :a Convantion no 20 du 29 Avril 1378. le Ministare des Transports et
dea Travaux Publics ds la RBpublique du Mali a conii.6 1'8lsboratisn du Plan
de Transpcrt du Mali au groupement SELIES
- DIWI composé par :


- SociBt6 dlEtudes pour le D4ve:oppement Ec9nomigue et Social
67 rue de Lilla 75507 PARIS
- FRANCE, Chef de file


- Or. Zng. Walter Kg
10 Wittenbergstrassa 33 ESSEN 1 - RQpuoliaue Féaérale d'Sl1srna:na


Le prisant r3pport fait partie d'un snsembie do : 7 volumss :oc: l'arti-
culation est la suivante
:


i - SLWatLen adu&e d e s . C b m p o m
2
- Economie g h n W e


EtuCe de la demande Etude de l'offrs


3 - SCtcLatian u t u e U e et pex~peCCiva 7 - L e s .wu.tes


13 - Sélect ion et p o g ~ ~ n des
inveb.tid.4 ementd


14 - T a h i d i c h n
15
- UhgamhLttion


Annexe 1 - L' er.qu&e hocLti&te 1978 Acnexe 2 - A4*ded n c d P h e s


Les &tudes prélimiaaires ont eu lieu entre na1 1978 et Février 197s au
Nali. La rddaction s'est effectuée antre Oécernbre 1978 et Mai 1979. La ver3ian
linale résulte des discussicns et amendaments grocosés par ?'Adminisrration
nalienno ~ntre,Julllet at Octobre 197s.


Le iacteur pressé pour:? Limiter sa lecture aux rapport; 1. 6 et 13 qui
revatent un caracthrs synth6tique.




4 4

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5 5

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SOMMAIRE


Pages


1


OBJECTIFS DU SECTEUR ET PROBLEMATIQUE D'ENSEMBLE


INTRODUCTION


CHAPITRE 1


1 - OPTIONS FONDAMENTALES ET OBJECTIFS DU PLAN 1974-1978
1 . 1 . Programme bétai l- viande


1.2. Programme c u i r s e t peaux


1.3. Programme l a i t


2 - SYNTHESE DES POTENTLALITES ANIMALES
2.1. Les p o t e n t i a l i t é s animales


2.2. E f f e t s de l a sécheresse


OBJECTIFS DE PRODUCTION ET DE COMMERCIALISATION


3.1. Spéc ia l i sa t ion zonale de l ' é l evage


3.2. P r o j e t s d'élevage e t f l u x i n d u i t s


3.3. Courants commerciaux


4 - STRUCTURE GENERALE ET ECONOMIE DU SECTEUR
4.1. Secteur publ ic


4.2. Secteur p r ivé


CHAPITREi II - SITUATION ACTUELLE - QUANTIFICATION DES FLUX


1 - ETUDE DES FLUX ACTUELS DEPUIS LES ZONES DE PRODUCTION
JUSQU'AU STADE TERMINAL


1.1. Commercialisation, marchés e t c i r c u i t s commerciaux


1 . 1 . 1 . S t ruc ture de commercialisation
1.1.2. Marchés à b é t a i l




6 6

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1.2. Commerce intérieur


1.2.1. Consommation actuelle
1.2.2. Flux liés


1.3. Commerce extérieur : les exportations


1.3.1. Etude des exportations
1.3.2. Flux liés


1.4. Quantification des flux


1.4.1 . Transport du bétail
1.4.2. Transport de la viande et des sous-produits


d'origine animale
1.4.3. Flux liés au service de l'élevage
1.4.4. Tendance des flux de transport : saisonnalité


2 - DONNEES SUR LA FORMATION DES PRIX
2.1. Rappel des éléments économiques


2.1.1. Le prix du bétail
2.1.2. Frais imputables aux redevances perçues par


1'Etat ou les collectivités
2.1.3. Taxes et frais divers


2.2. Coûts induits par le transport du bétail


2.2.1. Coûts imputables à l'acheminement à pied
2.2.2. Transport par voie ferrée
2.2.3. Transport par camion


INADEQUATIONS ET PROBLEMES


3.1. Utilisation du réseau de transport moderne


3.2. Problèmes : les routes traditionnelles du bétail


CHAPITRE III - PROJECTIONS A MOYEN ET LONG TEK%


1 - CONSIDERATIONS GENERALES SUR LES PROJECTIONS
l 2 - HORIZON 1984


2.1. Evolution de la production animale


2.2. Projection des charges sur les pâturages


2.3. Projection de la consomrnation à moyen terme


2.4. Exportations à moyen terme




7 7

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- III -


3 - HORIZON 1994


3.1. Evolution de la productio~ animale


3.2. Projection de la consommation à long terme


3.3. Exportations à long terme


4 - LIAISONS TRANSPORTS - DEVELOPPE?IENT DE L'ELEVAGE
4.1. Quantification des flux projetés
à noyen terme


4.2. Quantification des flux projetés à long terme


CONCLUSIONS GENERALES


ANNEXES




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9 9

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INTRODUCTION.


Le Mali e s t un pays d'agriculture e t d'élevage ; l e secteur des ressour-
ces animales a toujours, traditionnel lement, occupé la place 1 a plus impor-
tante dans 1 'économie malienne. A lui seul i l intervient pour 20 % dans 1 a
formation de la production intérieure brute e t pour pres de la moitié des
exportations totales.


Le secteur de. l'élevage accuse cependant une baisse relat ive depuis 1972.
Cette évolution semble due en premier l ieu à l'impact des années de sécheres-
se, e t en second lieu à une incohérence e t une insuffisance des projets de
développement.


En f a i t , 1 'élevage es t promis à u n avenir important au regard de la
demande en viande, en croissance constante dans l e monde e t notamment dans
l e s pays de l'Ouest Africain. Pays excédentaire en ressources animales, l e
Mali, devra rester longtemps encore en mesure de dégager u n disponible
d' exportation.


L'expertise du secteur, dans l e cadre de l 'élaboration du 2ème Plan de
Transport du Mali, s 'attache à dégager les flux de transport du bgtail , des
produits d'origine animale e t des produits u t i l i sés pour 1 e développement
de 1 'élevage. Bien que mineurs, ces flux sont à considérer avec u n éclai-
rage à moyen e t long terme : alors qu'aujourd'hui 1 'essentiel du transport
e t de l 'exportation du bétail s 'effectuent par 1 'acheminement à pied, i l
existe dans l 'avenir de vastes possibili tés du transport moderne.




10 10

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11 11

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CHAPITRE 1


OBJECTIFS DU SECTEUR ET


PROBLEMATIQUE D ' ENSEMBLE




12 12

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13 13

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1 - OPTIONS FONDA??NTALES ET OBJECTIFS DU PLAN 1974-1978.


Trois programmes d'actions sont décrits dans le secteur de l'élevage :


- Le programme bétail viande.
- Le programme cuirs et peaux.
- Le programme lait.


1 . 1 . Programme bétail viande.


Les options fondamentales dans le secteur bétail viande concernent :


.- La satisfaction des besoins nationaux : couverture des besoins
en protéines à partir de produits moins valorisés ou faisant l'obje
d'une demande extérieure faible (animaux réformés, ovins, caprins,
volailles, . . .) .


- Les exportations maximales : cette action doit être menée en coordi
nation étroite avec les autres pays sahéliens, on s'efforcera de
conquérir à plus ou moins long terme la meilleure place sur le mar-
ché Ouest Africain d'abord, de l'Afrique du Nord ensuite et de,
l'Europe enfin.


- La valorisation nationale maximum : l'exportation s'adressera essen
tiellement à des produits finis et valorisés.


- La sécurisation progressive des revenus des éleveurs, par un aména-
gement plus approprié de l'espace pastoral et à terme par un dé-
stockage des zones de naissage vers des zones d'embouche et les
centres d'abattage.


Les objectifs du secteur visent à l'horizon du Plan :


- La reconstitution du cheptel à son niveau de début 1972.
- Le développement maximum de 1' embouche moderne et paysanne amorçai
ainsi une demande de bêtes "jeunes et maigres" en provenance des
zones sahéliennes.


- La satisfaction complète des besoins de l'agriculture en boeufs de
labour, devant aboutir à la longue à une intégration totale de
l'agriculture et de l'élevage.


Les moyens d'ordre général sont axés sur la politique des prix, la
réglementation dans le secteur bétail viande et l'aménagement du territoire.




14 14

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Particulièrement les moyens sont basés sur l'exécution des projets de
développement de l'élevage dans les zones sahéliennes et soudaniennes et la
aFse eil place d'enboiichc noderne et de s t û t i o a (cf. tir~iicsxe 1.1.).


1.2. Programme cuirs et peaux.


Dans ce doinaine, la production est exportée sous forme de matière
brute et l'amorce d'une petite industrie (tannerie ...) présage de l'intérêt
de ce secteur, vise 3 court terme :


- La mise en place de structures nécessaires à l'exécution d'un pro-
gramme cohérent.


- L'amélioration de la qualité des cuirs et peaux pour les rendre plus
compétitifs sur le marché-mondial.


- La réorganisation de la commercialisation ainsi que l'équipement et
la multiplication des aires d'abattage afin d'aboutir à une amélio-
ration qualitative des produits.


A long terme ce programme vise à développer progressivement l'industrie
de transformation des cuirs et peaux (tanneries, fabriques de chaussures) de
manière à diminuer les importations d'articles en cuir et à exporter davantage
des cuirs et peaux tannés ou transformés.


1.3. Programme lait.


Les options fondamentales visent :


- La satisfaction des besoins de la population à partir des productions
nationales pour s'affranchir dès que possible de tout apport exté-
rieur.


- L'amélioration de la diète quotidienne de la population.
- La rationalisation des circuits de commercialisation.
Les objectifs tendent donc essentiellement à la solution du problème


de l'approvisionnement en lait frais des grands centres de conso~xnation, actuel-
lement servis grâce à l'importation.


L'approvisionnement de l'agglomération de Bamako dépend essentielle-
ment de l'importation. On sait que 1'U.L.B. (Enion LaitiEre de Bamako) ne
traite que 0,4 million de litres de lait local.




15 15

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SYNTHESE DES POTENTIALITES ANIMALES.


La nomenclature des p rodu i t s de l ' é l e v a g e comprend deux c a t é g o r i e s : l e s
animaux v i v a n t s , l e s p r o d u i t s d ' o r i g i n e animale.


On r e t i e n d r a à des degrés d i f f é r e n t s :


- Pour l e s animaux v i v a n t s : l e s bovins , l e s ov ins e t c a p r i n s , l e s camelins ,
l e s équins , l e s po rc in s , l e s v o l a i l l e s q u i c o n s t i t u e n t l e m a t é r i e l d'ap-
provisionnement e n viande e t l e s animaux u t i l i s é s s u r t o u t au t r a i t e t
a u por tage .


- Pour l e s p r o d u i t s d ' o r i g i n e animale : l e s v iandes a b a t t u e s , l e s c u i r s e t
peaux, l a l a i n e , l e s oeufs , l e s sous- produi ts (sang, onglons e t cornes)
e n f i n l e mie l e t l a c i r e .


Les product ions l e s p lu s impor tan tes e t l e s p lus i n t é r e s s a n t e s e n c e q u i
concerne l a p r é sen t e é tude son t dans l ' o r d r e : l e s bovins , l e s ovins- caprins
e t l e s c u i r s e t peaux dont une grande p a r t i e échappe a u c o n t r ô l e .


Les p o t e n t i a l i t é s animales .


Les p o t e n t i a l i t é s animales e t l e s f a c t e u r s de product ion son t dé t e r-
minés pa r l e s e f f e c t i f s des animaux, l a c a p a c i t é e t l a s i t u a t i o n géographique
des parcours , l e mode d 'é levage , l e volume des a l iments du b é t a i l qu i peu t
ê t r e mis à l a d i s p o s i t i o n des animaux, . . .


Dans une c e r t a i n e mesure l e s problèmes de t r a n s p o r t e t d'acheminement
peuvent pese r s u r l a p roduct ion animale au s t a d e des animaux v i v a n t s :


- Rav i t a i l l emen t en sous- produi ts a g r o- i n d u s t r i e l s des c e n t r e s de pro-
duct ion i n t e n s i v e ( c e n t r e s d'embouche, f eed- lo t s , é t a b l e s l a i t i è r e s ,
c e n t r e s a g r i c o l e s , ... ) .


- Equipement des c e n t r e s techniques chargés d ' a s s u r e r l a couver ture
s a n i t a i r e e t l a d i s t r i b u t i o n des vacc ins e t médicaments v é t é r i n a i r e s


- Acheminement des animaux s u r l a p a r t i e commerciale de l e u r t r a j e t
v e r s l e s c e n t r e s de consommation.


L 'é levage mal ien e s t e n majeure p a r t i e de type e x t e n s i f . Pour l 'ensem-
b l e du c h e p t e l , , l a n o u r r i t u r e e s t c o n s t i t u é e par des fou r r ages n a t u r e l s . La va-
l e u r des parcours exondés dépend uniquement de la p luviomét r ie . Ce q u i expliquc
pour une p a r t l a r é p a r t i t i o n animale.


Malgré une a d a p t a t i o n aux r i g u e u r s de l 'environnement , l e chep te l ne
peu t p rospé re r e n e x t e n s i f qu ' en t r e l e s zones semi- déser t iques de t r o p f a i b l e
v a l e u r p a s t o r a l e e t l e s zones soudano-guinéennes où l a d e n s i t é humaine, l e s C U
t u r e s e t l a pa thologie n é c e s s i t e n t un a u t r e type d 'é levage .




16 16

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Les zones d'élevage extensif sont en général celles où le réseau des
voies de communication est le moins dense.


Les effectifs du cheptel font l'objet de diverses estimations. La base
des données relatives à l'importance numérique du cheptel est en général four-
nie par les indications recueillies sur le terrain par les agents d'exécution
lors des actions de prophylaxie.


L'élevage bovin qui donne lieu à une série d'interventions de masse
estengénéral mieux connu que les autres, moins touché par les actions sani-
taires du Service de 1'Elevage.


Bien que des enquêtes et des sondages soient venus renforcer la quali- 1
té des renseignements, il est admis que les données relatives aux effectifs des
animaux doivent être acceptées avec parfois des réserves importantes. Un recen-
sement pour tout le cheptel malien s'impose afin de mieux cerner les données
quantifiées des effectifs par espèce.


Dans l'impossibilité de confirmer ou d'infirmer les résultats des
différentes estimations relatives aux effectifs animaux, le choix s'est porté
arbitrairement sur des estimations par projection, établies sur les bases de
l'enquête sécheresse en 1974. Avec le recul, en 1978, il semble que l'enquête
sécheresse aurait reflété une vision pessimiste de la réalité.


tes projections ne concernent que les bovins et les ovins-caprins,
pour les autres espèces, les données retenues sont celles des statistiques de
1 ' élevage.


Effectifs globaux 1976-1977


(Unité : 1.000 bêtes)


1976 1977 - -
Bovins 3.915 4.076 (1)


Ovins-Caprins 1 1 ,130 (1) 11.687 (1)
7.448 (2) 8.080 ( 2 )


Equins 107 107 (3)


As ins 3 7 7 377 ( 3 )


Camelins 145 145 ( 3 )


Les estimations du Service de 1'Elevage sont fondées sur le recense-
ment administratif (imposition fiscale) sur les relevés de vaccinations et
d' interventions médicales et sur le nombre d'animaux visités.


( 1 1 Souhce OMgEV7.
( 2 1 Sowtce Elevag e.
( 3 ) L ' a o t u m a o n n'a pu &e &iAe &ute de h e m a n e m e d .




17 17

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EVOLUTION DE LA REPARTITION DU CHEPTEL BOVIN PAR REGIONS


(1) Se rv i ce Elevage


(2) Enquête s éche re s se 1974


(3) OMBEVI


1976
1967
(1 1


1970
(1)


540


54 1


494


63 8


1.674


1.872


5.759


( 1 )


620


700


810


490


1.330


750


4.700


Kayes ( 1 è r e Région)


Bamako Koulikoro
(2ème Région)


S ikasso (3ème Région)


Segou (4ème Région)


Mopti (5ème Région)


Tombouctou - Gao
(6ème e t 7ème
Régions)


T o t a l Mali


(3)


5 1 O


475


645


290


1.585


410


3.915


533


645


430


545


1.260


1.800


5.213


1974


(1)


52 1


714
I


68 1


44 1


1.343


734


4.434


(2)


47 1


43 1


58 1


280


1.493


384


3.640




18 18

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REPARTITICN DES BOVINS PAR ZONE ET PAR TYPE D'ELEVAGE


1974 1976 1970
Enquête Elevage s éche re s se OMBEVI Sec t eu r s


Elevage


Elevage nomade 1 .800 384 - 4 1 O - 750 -
(6ème e t 7ème Régions)


Elevage transhumant 2.635 2.217 2.355 2.480


- P a s t e u r s semi-nomades 1.285 1 .O56 1.119 1.240
. Séno (1) ( 600) ( 560) ( 594) ( 510) . Sahe l (2) ( 685) ( 496) ( 525) ( 730)


- P a s t e u r s s é d e n t a i r e s 1.350 1.161 1.236 1.240
. Del t a ( 860) ( 933) ( 991) ( 820)
. 4ème Région (3) ( 490 ( 228) ( 245) ( 420)


Elevage s é d e n t a i r e - 915 1 .O39 1.150 1.470


- Sud 3ème Région 480 58 1 605 810
- Cent re Ouest (4 ) 435 458 545 6 60


TOTAL MALI 5.350 3.640 3.915 4.700
l


( 1 ) Ce r c l e s à l a p é r i p h é r i e E s t du D e l t a


(2) Ce rc l e s de Yélimané, Kayes, Nioro ( I è r e ~ é g i o n ) , Nara


(3) 4ème Région moins l e Ce rc l e de Niono


(4) I è r e e t 2ème Régions moins l e s c e r c l e s c i t é s en ( 2 ) .




19 19

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EVOLUTION DE LA REPARTITION GEOGRAPHIQUE


DU TROUPEAU D'OVINS ET DE CAPRINS


(1) Service de llElevage


(2) OMBEVI


1970
(1)


TOTAL MALI


Unité : 1 .O00 tê


Kayes (1 ère Région)


Koulikoro - Bamako
(2ème Région)


Sikasso (3ème Région)


Ségou (4ème Région)


Mopti (5ème Région)


Tombouctou - Gao
(6ème et 7ème Régions)


11.230 1 8.303 1 11.130 1 8.080 1


1974
(1 1


755


600


33 0


505


2.513


3.600
1


755


630


330


640


2.475


6.400
l l


1976


(2)


742


633


440


645


2.480


6.170


(1 1


786


946


2 73


7 23


2.292


3.060
I




20 20

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2 . 2 . E f f e t s de l a sécheresse.


Les e f f e t s de l a sécheresse c z t é ~ é d ' i n t e n s i t é icÉzzle sci~:z-~t Les -
rég ions . Les s t a t i s t i q u e s e t es t imat ions f o n t a p p a r a î t r e une réduct ion impor-
t a n t e du troupeau dans l e s 6ème e t 7ème Régions (Tombouctou e t Gao), une s t a-
b i l i t é du troupeau transhumant e t une augmentation du troupeau séden ta i r e .


On d o i t penser que l e s p e r t e s ne sont pas s e u l s f a c t e u r s de l a nou-
v e l l e r é p a r t i t i o n - mais que l e s aba t t ages d'urgence, l e déstockage e t l e s t rans-
f e r t s o n t cont r ibué également à modifier l a c a r t e des e f f e c t i f s .


En ce qui concerne l e s p e t i t s ruminants, l e s e f f e t s de l a sécheresse
doivent s ' a t t é n u e r rapidement e t b ien que l e s données r e c u e i l l i e s à ce s u j e t
n 'apportent aucune c e r t i t u d e , on peut admettre que, compte tenu de l a b r i è v e t é
du cyc le de reproduct ion. l a r e c o n s t i t u t i o n du chev te l d e v r a i t ê t r e b i e n t ô t
a t t e i n t e .


Années


Réduction


Ovins-Caprins (2)


Tableau des e f f e t s de l a sécheresse


(Unité : 1.000 t ê t e s )


Bovins (1)


5.350


3.640


1.710 - 32 %




21 21

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MODIFICATION RELATIVE A LA REPARTITION


DU CHEPTEL DUE A LA SECHERESSE


Source : Enquête sécheresse .


On t rouvera en annexe 1 . 2 . : l ' é v o l u t i o n du c h e p t e l bovin avant e t ap rè s
l a sécheresse .




22 22

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23 23

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24 24

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25 25

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3 - OBJECTIFS DE PRODUCTION ET DE COMMERCLALISATION.
. .


Les options fondamentales se rangent sous trois volets : la consommation
nationale, l'exportation et l'aménagement de la production et de la commercia-
lisation.


- La consommation nationale. Assurer les besoins en protéines animales
de la population à partir des produits animaux les moins valorisables ou
faisant l'objet d'une faible demande extérieure et dont on peut espérer
que les prix resteront soumis à une faible pression.


- L'exportation. Pro


m


ouvoir une politique maximale de vente à l'étranger .
des produits valorisés jusqu'au stade le plus avancé de la transformation.
L'optique reste l'exportation d'animaux vivants finis dans une première
période pouvant aboutir,dans une période de moyen et long termg à l'ex-
portation de viande réfrigérée.


Donc la part réservée à la consomation nationale devrait comprendre :
les bovins de réforme, la plus grande partie des productions ovines et
surtout caprines, la totalité de la production cameline et la presque
totalité de la production avicole. La production laitière sera entière-
ment consommée sur place.


Il convient de préciser que bien que cette option s'inscrive logiquement
dans un programme de valorisation des produits et de modernisation de la
commercialisation, elle implique l'ouverture de gros marchés de viandes
abattues réfrigérées.


A l'heure actuelle, ces marchés, s'ils existent, ne font pas tellement ap-
pel à la production malienne. Le Mali a enregistré ces dernières années
une chute de ses exportations de viandes réfrigérées à un niveau très
bas.


Cette ~olitique est assortie de mesures visant à interdire les exporta-
tions de jeunes animaux, à consommer sur place les produits agro-
industriels, utilisables comme aliments du bétail, issus des usines de
traitement, des ateliers artisanaux ou des exploitations familiales
(tourteaux, graines de coton, mélasse, paille de riz, ...).


Cette dernière~mesure s'accompagne d'une incitation à la consomation
d'aliments du bétail par le biais d'un prix de vente subventionné.


- L'aménagement, des espaces pastoraux et des circuits
commerciaux. Cette option implique à terme une spécialisation des zones
d'élevage et le transport des jeunes animaux des élevages naisseurs vers
les zones ou centres de finition où des professionnels et le paysannat
sont orientés vers la spéculation embouche.




26 26

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L ' o r g a n i s a t i o n e t 1' a m é l i o r a t i o n de s c i r c u i t s commerciaux ( i n f r a s t r u c-
t u r e , équipements) , l ' i n c i t a t i o n à une p l u s grande u t i l i s a t i o n des modes
d'acheminement modernes ( r o u t e , r a i l ...); c e s a c t i o n s demandent une po-
l i t i q u e conce r t ée e n t r e l e s s e r v i c e s t echn iques , l e s é l e v e u r s e t l e s
p r o f e s s i o n n e l s du s e c t e u r b é t a i l v iande.


3.1. S p é c i a l i s a t i o n zona le de l ' é l e v a g e .


La p o l i t i q u e dans l e s e c t e u r de l ' é l e v a g e demande une s p é c i a l i s a t i o n
p a r zone e t devant l ' é t e n d u e de l ' e s p a c e t o u t e a c t i o n i s o l é e demande un ce r-
t a i n e f f o r t de c o n f r o n t a t i o n avec l e s problèmes q u i s e posen t a u n iveau
g l o b a l .


La d i v i s i o n e n zones s u i v a n t l e s s p é c u l a t i o n s comprend de façon
g l o b a l e :


- Une grande zone d ' é l evage n a i s s e u r dans l e s r é g i o n s s e p t e n t r i o n a l e s .


- Une zone de f i n i t i o n , i n t é g r a t i o n a g r i c u l t u r e é levage e t embouche
dans l e s r é g i o n s méridionales , en o f f r a n t un p o t e n t i e l f o u r r a g e r
impor tan t ou des sous p r o d u i t s a p r i c o l e s .


La p o l i t i q u e de développement repose donc s u r un redép lo iement des
a c t i v i t é s p a s t o r a l e s , ba sé s u r l'aménagement de s zones s a h é l i e n n e s e t l a c réa-
t i o n e t l ' e x t e n s i o n d ' un s e c t e u r de f i n i t i o n .


C e t t e s t r a t i f i c a t i o n des a c t i v i t é s p a s t o r a l e s t end à amé l io r e r l a
p r o d u c t i v i t é .


Dans l e s zones s é d e n t a i r e s , l e développement v i s e à promouvoir l a cu l-
t u r e a t t e l é e e t l 'embouche i n d u s t r i e l l e e t paysanne dans l e c a d r e d 'une i n t é -
g r a t i o n p l u s f o r t e de l ' a g r i c u l t u r e e t de l ' é l e v a g e .


Bien s û r l a mise en oeuvre de c e t t e p o l i t i q u e g l o b a l e s ' e f f e c t u e dans
de s c o n d i t i o n s r e l a t i v e m e n t d i f f i c i l e s , mais c e t t e p o l i t i q u e r e s t e l a s e u l e
v a l a b l e d a n s l e c a d r e de l a v a l o r i s a t i o n de nos p roduc t i ons ag ro- pas to r a l e s .


3 . 2 . P r o j e t s d ' é l evage e t f l u x i n d u i t s ( 1 ) .


Le P l a n 1974-1978 e s s a i e de répondre à l a problémat ique du s e c t e u r de
l l E l e v a g e . A ins i l a couve r tu r e s a n i t a i r e du c h e p t e l (empêcher l e s animaux de
mourir ) 3 un grand impact s u r son a scens ion numérique.


Les p r o j e t s de développement de l ' é l e v a g e c o n s t i t u e n t l e s moyens par-
t i c u l i e r s de l a r é a l i s a t i o n d e s o b j e c t i f s v i s é s au P l an 1974-1978. Cependant
il r e s s o r t de c e s p r o j e t s que l ' o b j e c t i f r e c o n s t i t u t i o n du c h e p t e l a é t é dé-
l a i s s é au p r o f i t d e s p r o j e t s e n a v a l du s e c t e u r b é t a i l v iande .


( 7 ) On en houvma Le d é Z d eiz annexe 7 . 7 .




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Ains i l e s p r o j e t s de couve r tu r e s a n i t a i r e e t de s a n t é animale propre-
ment d i t e , ba se s de t o u t e r e c o n s t i t u t i o n du c h e p t e l , s o n t r e t e n u s en dehors
Ju Plan 1974-1978. C e t t e o r i s c t c ~ l c n e s t g r r v e c 2 r E i e z q i e n'e~trzf~znt p2s
une hémorragie p e r p é t u e l l e e t g é n é r a l i s é e s u r l e c h e p t e l , l a s i t u a t i o n s a n i-
t a i r e e s t a larmante . Les d i v e r s t a u x de m o r t a l i t é à l a f o i s des j eunes e t
des a d u l t e s n ' o n t pas v a r i é dans l e sens de l a r é g r e s s i o n que l ' o n
a t t e n d a i t . Depuis l e PC 15 (campagne c o n j o i n t e c o n t r e l a p e s t e bovine f i -
n i e e n 1968) l e s i n t e r v e n t i o n s sous forme de p r o j e t s dans l e c ad re de l a s a n t é
animale o n t é t é sporad iques e t c e s a c t i o n s p a r c e l l a i r e s o n t eu des durées t r è s
l i m i t é e s .


Les f l u x i n d u i t s pa r l e s p r o j e t s d ' é levage dans l e cadre du t r a n s p o r t
s e s i t u e n t à deux niveaux : l e s f l u x d ' e n t r é e s e t l e s f l u x de s o r t i e s ( s u r t o u t
m o t o r i s é s ) .


Les p remiers , f l u x d ' i n p u t s , r e n t r e n t de façon g l o b a l e dans l a mas-
s e des f l u x de t r a n s p o r t , l o r s q u ' i l s ' a g i t de p r o j e t s de développement, d 'en-
cadrement e t de s a n t é animale.


Les seconds, f l u x d l o u t p u t s , s o n t ~ u r t o u t i m ~ o r t a n t s a u n i v e a u d e s ~ r o j e t s ~
a v a l du s e c t e u r b é t a i l v iande v i s a n t l e s e c t e u r de l ' e x p l o i t a t i o n ( f i n i t i o n
e t e x p o r t a t i o n ) . Dans l e c a s du p r o j e t Mali Sud, l e s f l u x d ' e n t r é e s s o n t de
c o u r t e d i s t a n c e c a r l e s sous p r o d u i t s d ' o r i g i n e a g r o- i n d u s t r i e l l e s o n t consom-
més s u r p l a c e . Pa r c o n t r e l e s f l u x de s o r t i e (animaux f i n i s e t expo r t é s , p r o d u i t :
d ' o r i g i n e animale expo r t é s ) s o n t i n t é r e s s a n t s à c o n s i d é r e r dans l e c a d r e de
f l u x motor i sés .


3 . 3 . Courants commerciaux.


Les cou ran t s coxumerciaux r e l a t i f s au b é t a i l v i f s o n t généralement d i-
r i g é s v e r s l e Sud. C e t t e r è g l e p r é s e n t e deux excep t i ons de f a i b l e importance,
l e cou ran t o r i e n t é de l ' o u e s t ( l è r e Région) v e r s l e Sénégal e t c e l u i de l ' E s t
( r é g i o n de Gao) v e r s l ' A f r i q u e du Nord ( A l g é r i e ) .


Les cou ran t s d i r i g é s v e r s l e Sud a l imen t en t des c e n t r e s de consomma-
t i o n s o i t na t ionaux , s o i t é t r a n g e r s : Niger , N ige r i a , Haute-Volta, Ghana, Bénin,
Togo, Côte d ' I v o i r e , L i b é r i a e t S i e r r a Leone.


L ' importance de ce s cou ran t s v a r i e s u i v a n t l a demande ; l e s p r i n c i p a u x
c l i e n t s r e s t e n t cependant , sauf f l u c t u a t i o n s c o n j o n c t u r e l l e s l a Côte d ' I v o i r e ,
l e Ghana e t l e N ige r i a .


Un couran t i s s u de Maur i tan ie t r a v e r s e l e Mali e n d i r e c t i o n du
L i b é r i a e t de l a Côte d ' I v o i r e .


Su ivan t l e mode d'acheminement des animaux, c e s cou ran t s empruntent
s o i t l e s p i s t e s à b é t a i l , s o i t l e s r o u t e s , s o i t l e r a i l . Pour l e s e x p o r t a t i o n s
en Côte d ' I v o i r e , l e s deux d e r n i è r e s v o i e s s o n t o b l i g a t o i r e s , L'acheminement
à p i e d é t a n t i n t e r d i t à p a r t i r des f r o n t i è r e s i v o i r i e n n e s .




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Les circuits intérieurs du Mali font généralement appel à l'achemine-
ment à pied. Malgré les pertes qu'il implique (pertes pondérales, numériques,
pertes de tem?s et manque à gagner, ...) ce mcde d'arhevinement est ~répondé-
rant et bon marché. Quelques animaux bien finis ou embouchés font l'objet de
transport sur camion versles marchés de Ségou, Bamako et Sikasso.


La donnée essentielle des circuits extérieurs est la longueur des dis-
tances entre les zones de production et les grands centres côtiers de consom-
mation, ce qui évidemment donne une importance toute particulière au mode de
transport.


Estimation des différents modes de transport des bovins en 1976


Mode de transport Nombre de têtes Pourcentage


Par camion 6.500 5,9


Par train 4.300 3,9


A pied


TOTAL


Les courants commerciaux de viande abattue sont orientés surtout sui-
vant les demandes de caractère conjoncturel ; ils empruntent la voie aérienne.


Les autres produits d'origine animale ont des circuits commerciaux qui
varient suivant leur nature.


Les cuirs et peaux sont en partie distribués,en étoile autour des
centres dlabattage,à l'artisanat local assez riche. Le reste est drainé sur
les centres de regroupement du Sud en vue de l'exportation ou de la transfor-
mation (tanneries). A partir des centres de regroupement, ces produits sont
exportés par camion, par rail ou parfois par voie aérienne.


Le lait commercialisé suit des courants de.distribution intérieurs
de rayon variable convergeant vers les centres urbains ou villageois. Toute
la production est consommée sur place. Un courant d'importation en provenance
des pays occidentaux alimente les centres urbains.


La volaille et les oeufs font l'objet de commerce intérieur comme le
lait. Toutefois un courant commercial de poulets vivants se dessine du Mali Sud
vers la Côte d'Ivoire.




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4 - STRUCTtJRE GENERALE ET ECONOMIE DU SECTZUR. . . . . . . . .


Les structures du secteur élevage sont soit de caractère étatique, soit
privées. On retrouve cette dualité dans la production et la commercialisation.


4.1. Secteur public.


Dans le secteur étatique rattaché au Ministère du Développement Rural
on retrouve :


- La Direction Générale de 1'Elevage. Elle comprend les divisions de
la santé Animale, de la Production Animale, le Service Pastoral et
le Laboratoire National Vétérinaire. Le Service de 1'Elevage occupe
le terrain au niveau national avec 42 secteurs vétérinaires au
niveau des cercles et 114 postes vétérinaires au niveau des arrondis-
sements. Malgré les moyens qui lui font défaut, il assure toute la
dynamique de protection et de couverture sanitaire.


La Direction Générale de 1'Elevage doit jouer un rôle essentiel :


. dans la conception, la réalisation et le suivi des projets de
développement de 1 ' Elevage


. dans l'orientation, l'exécution et le contrôle de l'action sani-
taire en intervenant directement dans le monde rural.


- L'Office Malien du Bétail et de la Viande (OMBEVI) créé en 1970,
a pour mission :


. l'organisation et l'amélioration des circuits de commercialisation
du bétail et des produits d'origine animale


la coordination et l'orientation des activités des sociétés à vo-
cation cornerciale et industrielle intervenant dans l'exploitation
des ressources animales.


L'OMBEVI, au départ Bureau dlEtudesdansle secteur bétail viande, se
trouve actuellement Maître d'oeuvre de projets à investissements ex-
térieurs importants.


Il intervient de même dans la chaîne commerciale depuis la produc-
tion jusqu'à la consommation par le canal de I'ECIBEV, établissement
de crédit et d'investissement dans le secteur bétail viande au ni-
veau du monde rural.




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- L'Institut dlEconomie Rurale (I.E.R.) à l'origine fonctionne comme
~ureau'd"~tudes deprojets'de développement de l'élevage et patronne
toute la recherche dacs ;s secteur du développement rural. L1I.E.R.
qui est l'organisme de gestion de la recherche zootechnique, du sui-
vi et de l'évaluation de certains projets possède de ce fait des
attributions plus importantes que prévu.


La Commission Nationale de Plânification de llEconomie Rurale fonc-
tionne en son sein. Elle a pour attribution la mise en forne et
l'harmonisation des projets élevage au niveau national.


Il existe des établissements et sociétés dlEtat du secteur bétail-
viande qui dépendent directement du Ministère de tutelle des socié-
tés et entreprises dlEtat.


- La SOMBEPEC (Société Malienne du Bétail, des Peaux et Cuirs) est une
structure commerciale. Elle est théoriquement conçue pour avoir le
monopole du commerce du bétail et des cuirs et peaux. Mais elle ne
joue quantitativement qu'un rôle mineur dans les circuits de son
ressort.


- La Société de Tannerie du Mali (TAMALI) a pour vocation la transfor-
mation des' cuirs et peaux avec pour ~rincipal fournisseur la SONBEPEC.


- La SOMIEX (Société Malienne d'Importation et d'Exportation) joue un
rôle dans le domaine des produits animaux commercialisés, surtout
les produits laitiers importés.


Bien que sous la dépendance du Ministère du Développement Rural,
l'Union Laitière de Bamako (ULB) est un établissement de collecte, de condition-
nement et de comercialisation du lait et des produits laitiers. Ses ressources
financières en partie servent à alimenter un fonds de réserve, fonds qui permet-
tra de promouvoir l'élevage laitier local.


4.2. Secteur privé.


Partout dans les pays sahéliens où l'élevage est l'un des moteurs de
l'économie, on remarque un secteur privé dynamique, bien organisé, qui présente
une efficacité adaptative remarquable surtout dans les circuits com.erciaux du
secteur bétail viande.


Au Mali, le secteur privé intervient de façon double dans laproduction
et la commercialisation où en fait il assure la quasi totalité des actions.


La production s'effectue sur deux modes, l'extensif auquel appartient
la majeure partie de l'élevage et l'intensif déjà pratiqué traditionnellement 1
avec les petits ruminants dits de "case", et qui s'étend progressivement à
d'autres spéculations : embouche paysanne, finition de boeufs de labour et
aviculture.




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La Direc t ion Générale de 1'Elevage par l e b i a i s de l a pharmacie vété-
r i n a i r e envisage l ' a s s o c i a t i o n du producteur à l a p ro tec t ion s a n i t a i r e e t à l a
p roduc t iv i t é animale en metcant à s a po r t ée l e s i n t r a n t s nécessa i r e s indispen-
s a b l e s ( p i e r r e s à l écher , médicaments de première nécess i t é , ...).


Le c a p i t a l e t l e s personnes physiques du système de commercialisation
t r a d i t i o n n e l l e des p rodu i t s de l ' é l evage (plus pa r t i cu l i è remen t du b é t a i l e t
de l a viande) dépendent en t o t a l i t é du sec teur pr ivé .


Les s t r u c t u r e s de c e sec t eu r , souvent informel les , son t b i e n charpen-
tées . E l l e s e x i s t e n t e t jouent parfai tement l e u r r ô l e .


Les s t r u c t u r e s du sec t eu r publ ic mieux d é f i n i e s , p l u s apparentes ayant
vocat ion de s ' a s s u r e r un monopole dans l e u r c i r c u i t r e s p e c t i f ont , à quelques
exceptions près ,un r ô l e mineur dans l 'ensemble de l a conmiercialisation du
s e c t e u r b é t a i l viande.




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CHAPITRE f I


SITUATION ACTUELLE


QUANTIFICATION DES FLUX




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L'étude de l a situation actuelle quantifie les flux en les plaçant de
façon globale dans 1 'étude du Plan de Transport. Bien que faibles , les flux
motorisés entraînés par l e bétail sont à considérer. Leur intégration permet
de s i tuer la part du transport qui revient au secteur bêtail viande.


L 'analyse de la formation des prix permet de si tuer 1 ' importance rela-
t ive des coûts de transport e t de dégager l e cadre d'une politique d ' in ter-
vention possible.




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1 - ETUDE DES FLUX ACTUELS DEPUIS LES ZONES DE PRODUCTION JUSQU'AU STADE
TERMINAL.


L'acheminement du b é t a i l s u r p i e d r e p r é s e n t e l ' e s s e n t i e l des mouvements
commerciaux du b é t a i l . Cependant l e s f l u x e n t r a î n é s p a r l e s e c t e u r moderne de
t r a n s p o r t ne do iven t pas ê t r e i g n o r é s .


Malgré l a con jonc ture e t l a s a i s o n n a l i t é q u i i n f l u e n c e n t c e s f l u x , i l y a
un i n t é r ê t c e r t a i n à l e s c o n s i d é r e r dans l e c ad re d 'une p o l i t i q u e g loba l e de s
t r a n s p o r t s e u égard aux p r o d u i t s f i n i s .


A ins i l 'acheminement du b é t a i l maigre non f i n i s e f a i t e s s e n t i e l l e m e n t à
p i ed . Pa r c o n t r e , du f a i t de c e r t a i n s évènements c o n j o n c t u r e l s (Fê t e de
Tabaski , demande accen tuée des pays c ô t i e r s ) , on a s s i s t e à un t r a n s p o r t r e l a t i -
vementmassif p a r camion a u t a n t s u r l e s marchés i n t é r i e u r s qu ' à d e s t i n a t i o n des
marchés e x t é r i e u r s .


En géné ra l , l e t r a n s p o r t p a r camion e s t a s s u r é pa r f r e t r e t o u r e t c e c i à
des p r i x p r é f é r e n t i e l s . L ' évacua t ion des. animaux p a r chemin de f e r s u r l e
Sénégal e s t r e l a t i v e m e n t f a i b l e .


Il r e s s o r t de t o u t e s c e s c o n s i d é r a t i o n s a c t u e l l e s que l e s f l u x i n d u i t s
p a r l e s e c t e u r b é t a i l v iande s u r l e p l a n de t r a n s p o r t s o n t mineurs. Malgré
l ' impac t de l ' é l e v a g e s u r l a s i t u a t i o n socio-économique du pays , l e s inves-
t i s s emen t s dans l e t r a n s p o r t du b é t a i l e t de l a v iande s o n t i n s u f f i s a n t s v o i r e
n u l s . L ' é tude à l a f o i s de l a commerc ia l i sa t ion , de l a consommation i n t é r i e u r e
e t de l ' e x p o r t a t i o n montre que l ' i n c i d e n c e des f l u x e s t nég l i geab l e . Il s e r a i t
j u d i c i e u x de c o n s i d é r e r ceux-ci dans l e c ad re d 'une i n t e n s i f i c a t i o n de l ' é l e -
vage p a r une e x p l o i t a t i o n p l u s r a t i o n n e l l e basée s u r une p l u s va lue maximale
à dégager .


1.1. Commercia l isa t ion, marchés, c i r c u i t s commerciaux.


1.1.1. S t r u c t u r e de c o m e r c i a l i s a t i o n . ----- ------------
Comme pour l a p roduc t i on , l a commerc ia l i sa t ion f a i t appe l à


c e t t e double s t r u c t u r e , é t a t i q u e e t p r i v é e . Malgré c e t t e d u a l i t é l a p a r t de
l a commerc ia l i sa t ion du s e c t e u r b é t a i l v iande semble f a i b l e , c e c i e s t essen-
t i e l l e m e n t l i é à une c e r t a i n e i n a d a p t a t i o n des mesures d 'encadrement q u i v i s e n t
c e s e c t e u r .


P lus de 80 % des c i r c u i t s de commerc ia l i sa t ion s o n t tenus p a r
l e s e c t e u r p r i v é . A ins i depuis l a p ro spec t i on jusqu 'au s t a d e marché t e rmina l ou
boucher ie de ven t e , l e s e c t e u r p r i v é e s t massif au n iveau t a n t des p rofes-
s i o n n e l s que des moyens f i n a n c i e r s e t m a t é r i e l s . Il e n va de même dans
l e s pays ~ c ô t i e r s , l e s commerçants e t bouchers p r i v é s s a h é l i e n s c o n t r ô l a n t l e
s e c t e u r b é t a i l v iande .




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La principale force du secteur privé est sans aucun doute sa
souplesse adaptative à toutes les conditions qui se présentent, surtout son
dynamisme dans un système traditiomel dont il e s + l e frllit. Il fat i t ce?endent
noter sa trop grande diversité et sûrement une faiblesse de participation pour
l'édification d'une économie nationale.


Par contre, le secteur public avec le souci d'une plus grande
participation à la politique économique du pays, a du mal à résister à la
concurrence du secteur privé. Sur les circuits commerciaux, seule la SOHBEPEC
(Société Malienne du Bétail, des Peaux et Cuirs) intervient dans le cadre de
l'exportation du bétail et de la commercialisation des cuirs et peaux. Il y a
plusieurs tentatives pour assainir le marché de la vlande dans nos grandes
villes. Ces sociétés d'Etat plus ou moins bien charpentées se sont trouvées
surtout devant des problèmes de gestion et d'adaptation. 11 est souhaitable
d'améliorer les conditions d'hygiène surtout au stade boucherie de détail.


1.1.2. Marchés à bétail. ----------------
D'importance inégale, de très nombreux marchés et foires à bes-


tiaux quadrillent tout le pays du Nord au Sud(voir la carte jointe).


On distingue trois types de marchés :


- Les marchés de collecte où les marchands prospectent et
achètent les animaux aux éleveurs.


- Les marchés de regroupement ou de concentration.


- Les marchés terminaux où le bétail acheté est destiné à l'a-
battoir ou à l'exportation.


Ces marchés ont un quadruple rôle :


- L'approvisionnement des bouchers locaux.
- La fourniture de boeufs de labour et d'animaux prêts pour
l'embouche.


- L'approvisionnement des circuits d'exportation.
- La fourniture de jeunes reproducteurs pour la reconstitution
du cheptel.


Dans une mneme région, les marchés sont disposés en chaîne et
les jours ouvrables sont fixés de telle sorte que les marchands, les éleveurs
et les animaux aient le temps de passer d'un marché à l'autre.


Le travail important qui reste à faire est l'équipement, le
contrôle et la diffusion des informations au niveau des marchés.




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En f o n c t i o n des t r a n s a c t i o n s q u i s ' y dé rou l en t , on r encon t r e
env i ron :


- 15 % de marchés t r è s impor tan t s
- 25 % de marchés impor tan t s
- 60 % de marchés peu impor tan t s .
Une é tude r é c e n t e permet de f a i r e l ' i n v e n t a i r e des d i f f é r e n t s


marchés e t de l e s c l a s s e r p a r importance de t r a n s a c t i o n s (voirmouvements des
marchés en annexe 2 .1 . ) .


Les données r e c u e i l l i e s pour c e t t e p r é sen t e é tude donnent de
façon g l o b a l e l e s e f f e c t i f s s u i v a n t s :


Animaux p r é s e n t é s e t vendus s u r l e s marchés en 1977


(Uni té : t ê t e de b é t a i l )


P r é s e n t é s Vendus


Bovins


Ovins - Caprins 754.593 517.561
Equins 7.412 2.644


As ins 34.531 15.739


Camelins 15.728 6.654


Ces c h i f f r e s ne s o n t que l e s r e l e v é s p r i s au n iveau des mar-
chés . Le s u i v i de ce s données e s t i r r é g u l i e r e t c e r t a i n s marchés non s i g n a l é s
s o n t i n c o n t r ô l é s .


Ces v a l e u r s donnent a i n s i pour l ' année 1977 :


- 56 % de bovins vendus p a r r a p p o r t à ceux p r é s e n t é s
- 68,6 % d 'ov in s - c a p r i n s vendus
- 35,7 % d 'équ ins vendus
- 45,6 % d ' a s i n s vendus
- 43,5 % de camel ins vendus.
Ceci montre de façon c e r t a i n e , poar l e s t r a n s a c t i o n s dans l e


s e c t e u r b é t a i l v iande, que l e marché des bov ins e t s u r t o u t des ov ins- capr ins
s ' a f f i r m e l e p l u s dynamique.




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Les animaux présentés sur les marchés sont destinés de façon
globale à la fois à la consonunation intérieure et à l'exportation. Il aurait
été très intéressant de pouvoir quantifier les flux de sortie du bétail 2
partir des marchés. Seulement des données parcellaires indiquent les flux de
transport concernant le bétail.


1.2. Commerce intérieur.


1.2.1. Cgnsommation actuelle.


Le Malien consomme par an 25 kg de viande et 10 kg de poisson.
Ces valeurs bien qu'inférieures à la norme retenue font de lui un grand consom-
mateur de viande au niveau de l'Afrique de l'ouest. Cependant, ce niveau de
consommation varie largement selon les différentes fractions de la population.


Le monde rural pratique surtout l'autoconsommation. Le niveau
de consommation est faible et se situe aux alentours de 10 kg par an et par
habitant.Aprèsles abattages d'urgence, suite à la sécheresse, il semble que
la consommation se stabilise actuellement du fait d'une augmentation du prix de
la viande, en fonction du pouvoir d'achat.


La consommation au niveau des villes est fonction du taux d'ur-
banisation, du pouvoir d'achat et du niveau du produit intérieur brut en milieu
urbain.


A Bamako, les statistiques montrent une augmentation régulière
de la consommation. En se limitant aux abattages officiels, la consommation
per capita est de 2 5 , s kg, la part de la viande ovine étant de 22,5 %. Par
contre avec l'estimation des abattages clandestins, non déclarés,la consommation
serait de 35 kg, ce qui dépasse largement la moyenne nationale.


Dans le delta Central du Niger, la consommation de viande très
faible est complétée par les produits de la pêche où la consommation dépasse
la moyenne nationale.


Le tableau des abattages contrôlés pour l'année 1977 montre une
certaine régression par rapport à l'année 1976. Ceci est dû essentiellement à
l'augmentation de l'abattage clandestin (voir annexe 2.2.).


Ainsi cette situation au cours de l'année 1977 se vérifie sensi-
blement au niveau de Bamako où l'on assiste à une diminution des abattages par
les bouchers chevillards à l'abattoir frigorifique et une augmentation désas-
treuse des tueries clandestines.


En prenant un poids moyen de carcasse et abats par bovin de
180 kg, la consommation de viande bovîne pour les abattages contrôlés est de
17.650 tonnes, ce qui est sûrement en-dessous de la réalité, en raison :


- de l'importance reconnue grande des tueries clandestines;
mais ces données ne sont pas quantifiables


- du suivi irrégulier des statistiques d'abattages au niveau
des abattoirs secondaires et des aires d'abattages.




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Ces cons idéra t ions son t va lab les pour l e s ovins- caprins dont
l e tonnage en consommation e s t évalué à 3.325 tonnes s i l ' o n s e r é f è r e aux
abat tages con t rô lé s , en prenant pour polds mûyen 13 hg d~ czrczsse e t aba t s .


Les abat tages de camelins e t de porcins sont mineurs : l a vo-
l a i l l e par contre malgré une t r è s f o r t e production ne f a i t pas l ' o b j e t de don-
nées f i a b l e s a u t a n t pour l a production que pour l a consomat ion .


La p a r t des abat tages non cont rô lés semble sinon largement su-
pér ieure du moins égale aux abat tages con t rô lé s , ce qui impose une c e r t a i n e
réserve v i s à v i s des données quan t i f i ées o f f i c i e l l e s .


Bien que l e s c i r c u i t s commerciaux i n t é r i e u r s s o i e n t b i en con-
nus, l e s animaux qui f o n t l ' o b j e t de t r ansac t ions ne son t pas s u i v i s de fa-
çon s t a t i s t i q u e va lable .


Cependant à T'issue des enquêtes e t des missions su r l e t e r r a i n
p lus i eu r s cons idéra t ions sensiblement toujours l e s mêmes s ' imposent :


- Les animaux non f i n i s , maigres, fon t l ' o b j e t d'acheminement
à pied su r l e s marchés terminaux e x t é r i e u r s ou sur l e s gros
cen t re s d 'abat tages .


- Les animaux f i n i s etembouchés font l ' o b j e t de t r anspor t par
camion pour ne pas perdre l e bénéfice de l a spécula t ion .


- Au moment de l a Fête de Tabaski, f ê t e du mouton, en r a i son de
l a spécula t ion au niveau des p r i x e t d'une marge b é n é f i c i a i r e
i n t é r e s s a n t e , des camions s e déplacent spécialement pour ra-
v i t a i l l e r l e s gros cen t re s de consommation.


- Les f l u x de t r anspor t de viande r é f r i g é r é e sont nu l s du f a i t
de l ' i nex i s t ence de ma te r i e l s roulants f r i g o r i f i q u e s .


Il r e s s o r t de tou tes ces données que l e s f l u x de t r anspor t du
b é t a i l par rou te r e s t e n t t r è s f a i b l e s , s u r t o u t l o r s q u ' i l s ' a g i t des animaux
f a i s a n t l ' o b j e t de t r anspor t e n t r e l e s marchés i n t 6 r i e u r s .


Les p e t i t s ruminants (ovins- caprins) fon t l ' o b j e t d'un t r anspor t
en nombre beaucoup p lus important par camion. Ceci e s t dû à l e u r non exigence
au cours du t r anspor t e t une content ion beaucoup p lus f a i b l e . Ainsi s u r c e r t a i n s
camions l ' e f f e c t i f ovins- caprins "complète" l e p e t i t nombre d 'usagers .


La v o l a i l l e ne f a i t pas l ' o b j e t d 'un t r anspor t important par
camion, mais voyage en complément de marchandises. On observe s u r t o u t
que des profess ionnels , marchands de v o l a i l l e fon t l e t r anspor t
s o i t à mobylette, s o i t à b i c y c l e t t e ve r s l e s grands c e n t r e s de consommation. Ce
moyen de t r anspor t semble moins onéreux donc, p lus adapté aux capac i t é s finan-
c i è r e s des i n t é r e s s é s e t p lus adéquat pour c e r t a i n e s p i s t e s .




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Comme la volaille, le lait et les sous produits nedonnent
pas lieuà un transport particulier. L'ULB (L'Union Laitière de Bamako) est la
seule usine qui possède quelques citernes pour i a collecte du la: au niveau
de quelques groupements d'éleveurs autour de Bamako. Autrement le lait fait
l'objet de consommation surplaceou de transport de faible distance à pied
par des revendeuses ou des cyclistes ou motocyclistes sur les grands centres
de consomation.


1.3. Commerce extérieur : les exportations.


Cormne pour tous les pays sahéliens, l'élevage est l'une des pièces
maîtresses de l'économie malienne. La dynamique de l'exploitation du cheptel
malien est de pouvoir à tout moment dégager un excédent exportable.


Déjà pour l'année 1970 la SEDES donnait les estimations suivantes :


- Disponible pour la consomati~on 147.000 tonnes


- Consommation nationale 101.000 '?
- Excédent exportable 46.000 "
Il ressort de tous les mouvements commerciaux que malgré l'impact de


la sécheresse sur le cheptel, le cheptel malien dégage toujours un excédent
exportable vers les pays côtiers.


1.3.1. Etude des exportation?.


Le commerce extérieur du bétail est pratiquement en sens unique,
du Mali vers les pays côtiers à l'exception d'un courant de transit dont fait
l'objet le bétail venant de Mauritanie.


Deux types d'exportations concernent les circuits du bétail :


- Les exportations contrôlées (détail donnée en annexe 2.3.).


- Les exportations clandestines, frauduleuses et incontrôlées.
Les exportations contrôlées font l'effet d'un certain contingen-


tement grâce aux diverses formalités obligatoires. Ces formalités, nombreuses
et diverses découragent des professionnels trop souvent enclins à contourner
les "tracasseries administratives". Ces formalités comprennent :


- La patente d'exportation
- La levée de licence
- L'autorisation d'exportation
- Le laissez-passer sanitaire
- Les taxes à l'exportation (taxe des douanes, taxe de llOMBKVI,
taxe statistique)


- La contribution pour prestation de service (CPS).




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A t o u t c e l a il f a u t a j o u t e r l e s impôts don t 1 ' I . G . R . (Impôt
Général s u r l e Revenu). Toutes c e s f o r m a l i t é s s o n t encore majorées p a r l e s
1 1 t -xes d i t e s saiiveges II . II 5 '2gFt des "oblLgatioris" paySes aux a g e n t s de l a yo-
l i c e , de l a gendarmerie ou des douanes.


Les e x p o r t a t i o n s c l a n d e s t i n e s s o n t s i n o n largement supé-' l e u r e s
mais du moins é g a l e s aux e x p o r t a t i o n s c o n t r ô l é e s . Tout e n c h e r c h a n t à é v i t e r
l e s f r a i s d e s p r e s t a t i o n s e t l e s m a l v e r s a t i o n s des a g e n t s de r é p r e s s i o n , l e s
e x p o r t a t e u r s d 'animaux a d o p t e n t c e second type d ' e x p o r t a t i o n à l e u r s r i s q u e s
e t p é r i l s . L ' importance de l ' e x p o r t a t i o n c l a n d e s t i n e , f r a u d u l e u s e e s t i n c o n t e s-
t a b l e . Il s u f f i t de s e r é f é r e r à l ' a n n é e 1975 où l ' i n t e r d i c t i o n de t o u t e expor-
t a t i o n du b é t a i l a Ê t é à p e i n e r e s s e n t i e s u r l e s marchés i v o i r i e n s .


1.3.2. F l u x l i é s . ---------
S e u l e l ' e x p o r t a t i o n f a i t l ' o b j e t de f l u x q u a n t i f i é s r é g u l i e r s


e t non c o n j o n c t u r e l s . A i n s i on a s s i s t e :


- a u t r a n s p o r t du b é t a i l p a r camion


- à l ' é v a c u a t i o n du b é t a i l p a r v o i e f e r r é e .


Les camions q u i ramènent des marchandises s u r l e Mal i , pour
ne p a s p a r t i r à v i d e , t r a n s p o r t e n t des bov ins ou des ov ins- capr ins , c e c i à
des p r i x spéc iaux , p r é f é r e n t i e l s v e r s l e s marchés c ô t i e r s . Une c o n s t a t a t i o n r e s-
s o r t de t o u t e s c e s données, c ' e s t l a f a i b l e s s e des f l u x m o t o r i s é s dans l e sec-
t e u r b é t a i l v iande . Mais c e c i semble normal c a r l e t r a n s p o r t m o t o r i s é e s t p l u s
onéreux que l 'acheminement à p i e d . E n , p l u s des f o r m a l i t é s e t des d i v e r s e s t a x e s ,
l a marge b é n é f i c i a i r e p a r animal r e s t e t r è s f a i b l e dans l e cas de t r a n s p o r t
moderne. Cependant l e s animaux embouchés f o n t t o u j o u r s l ' o b j e t de t r a n s p o r t no-
t o r i s é , c e c i pour ne p a s p e r d r e l e b é n é f i c e de l a s p é c u l a t i o n .


Le t r a n s p o r t p a r v o i e f e r r é e e s t t r è s peu u t i l i s é en r a i s o n s u r-
t o u t de l a n o n -d i s p o n i b i l i t é de wagons a d a p t é s à c e t t e f i n . La modern i sa t ion ,
donc l a r a p i d i t é de c e mode de t r a n s p o r t r épondra à coup s û r à l a f a c i l i t é de
r a v i t a i l l e m e n t des marchés s é n é g a l a i s , malgré l e r a v i t a i l l e m e n t d i r e c t p a r l e
c h e p t e l m a u r i t a n i e n .


Le t r a n s p o r t de v iande p a r v o i e a é r i e n n e n ' e s t u t i l i s é que de
f a ç o n c o n j o n c t u r e l l e , pour l ' i n s h a n t .


1 . 4 . Q u a n t i f i c a t i o n des f l u x .


C e t t e q u a n t i f i c a t i o n des f l u x repose s u r des données r e c u e i l l i e s a u
n i v e a u des s e c t e u r v é t é r i n a i r e s , des s e r v i c e s de douanes e t des s e r v i c e s éco-
nomiques.


Des i n t e r v i e w s avec l e s e x p o r t a t e u r s e t l e s commerçants o n t permis de
s i t u e r l e s moyens de t r a n s p o r t u t i l i s é s e t l e s c o û t s p r a t i q u é s .




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1.4.1. Transpo r t du b é t a i l . ----- ------_--__--
Les f l u x mo to r i s é s pzr camion r e - r é s e n t e n t l ' e s s e n t i e l de s


f l u x de t r a n s p o r t . Les t ab l eaux s u i v a n t s donnent une i d é e des f l u x i n t é r i e u r s
e t e x t é r i e u r s concernan t l e t r a n s p o r t du b é t a i l .


FLUX MOTORISES QUANTIFIES 1 9 7 7


Parcours


PAR CAMION


. Banamba - Bamako


. Niono - Bamako


. Niono - Ségou


. Ségou - Bamako


. Ségou R.C.I.


. Mopti - Bamako


. Mopti - Ségou . Mopti - R . C . I .


. Kout i a l a - R . C . 1 .


. Sikasso - R..C. 1.


. San - R . C . I . . Koury - H . V .


. Kolondiéba - R.c.I.


. Bougouni - Kolondiéba - R . C . I .


. Bougouni - Manankoro - R.c.I.


. Bamako - Kolondiéba - X.C. 1.


. Bamako - Manankoro - R . C . I .


. Nioro - Kayes


. Bamako - Sikasso - R.C.I.


. T e s s a l i t - A l g é r i e


. Gao - A l g é r i e


. Ansongo - A l g é r i e


TOTAL


PAR VOIE FER-REE


. Kayes - Sénégal


. Bafoulabé - Sénégal


. Bamako - Sénégal


. Kayes - K a t i
TOTAL


Bovins


Source : Se rv i ce Elevage ( v o i r c a r t e c i- ap rè s )




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Ainsi p lus de 5.000 bovins e t 16.000 ovins e t capr ins sont
acheminés par t r anspor t moderne. Ces va leurs ne sont q i i ' indica t ives c a r tous
l e s f l u x da t r anspor t du b é t a i l ne f o n t pas l ' o b j e t de donnEès q u a n t i f i é e s s u i v i =


L 'expor ta t ion du b é t a i l ne f a i t pas l ' o b j e t de recensement su i-
v i e t l a p a r t de l ' e x p o r t a t i o n c landes t ine e s t importante. Ceci explique l ' é -
c a r t e n t r e l e s expor ta t ions cont rô lées e t l e s f l u x motorisés. De même l e s des-
t i n a t i o n s d é f i n i t i v e s ne sont pas toujours c e l l e s indiquées. La d e s t i n a t i o n an-
noncéees t presque toujours l a Côte d ' I v o i r e , a l o r s que c e r t a i n s animaux sont
d e s t i n é s a u x marchés du L ibe r i a , de S i e r r a Leone ou du Ghana, en r é a l i t é .


Donc l e s animaux t r a n s i t a n t par l a Côte d ' I v o i r e sont considé-
r é s au départ comme é t a n t des t inés aux marchés i v o i r i e n s . Le tableau récapitu-
l a n t ces mouvements montre de façon p lus r é a l i s t e l e s axes commerciaux mais
ne s igna le pas l e s t r a n s i t s .


Les va leu r s concernant l e s mouvements e x t é r i e u r s son t importantes
(p lus de 15.000 bovins e t 75.000 ovins-czprins) . Le t r anspor t par camion f a i t
l ' e f f e t d'un con t rô le p lus s u i v i au niveau des pos tes de s o r t i e du b é t a i l .


1.4.2. Transport de l a viande e t des sous p rodu i t s d 'o r ig ine animale. ----------------- ------------- -----------


L'expor ta t ion de viande e s t de na ture conjoncture l le . E l l e e s t
essent ie l lement assurée par l a SOKBEPEC qui possède l e monopole dans c e t t e ac-
t i v i t é . Cependant en r a i son du p r i x de r e v i e n t de l a viande su r l e marché t e r-
minal, l ' expor t a t ion de viande s ' e s t s i t u é e 2 un t r è s bas niveau en 1977.


L 'expor ta t ion de viande a é t é en 1977 de :


- 1.905 kg de viande bovine


- 5.656 kg de viande ovine e t capr ine .
Le Mali exporte auss i des c u i r s e t peaux en d i r e c t i o n de l a


Côte d ' Ivo i re , du Ghana, de l ' I t a l i e e t souvent même de l a France. Ces expor-
t a t i o n s ne fon t pas l ' o b j e t de s t a t i s t i q u e s s u i v i e s . Les modes de t r anspor t
u t i l i s é s sont : camion, chemin de f e r e t voie aérienne, mais il n ' e x i s t e pas
de données f i a b l e s pour q u a n t i f i e r ces f lux .


E x ~ o r t a t i o n des c u i r s e t Deaux 1977


Nombre Poids


Bovins 222.000 1.060 t


Ovins - Caprins 437.000 262 t


Source : Service Elevage.




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La production "contrôlée" de c u i r s e t peaux e s t donc t r è s f a i b l e .
E l l e e s t a u s s i des t inée à 20 % de l a production t o t a l e . Le tonnage t r a i t é s u r
place e s t f a i b l e . Le tocnage t r i i t é Far T42F4LI (Terineries d e Yal i ) ne dépasse-
r a i t pas 100 tonnes/an. Le sec teu r p r ivé r e s t e t r è s dynamique dans l a c o l l e c t e ,
l e conditionnement e t l ' e x p o r t a t i o n des peaux.


La production de l a i t a é t é estimée à quelques 300 mi l l ions de
l i t r e s , dont seulement 10 % (30 mi l l ions de l i t r e s ) sont commercialisés.
L'autoconsormnation e t l e t r anspor t s u r de f a i b l e s d i s t ances sont de r èg le . L2s
sous produi ts l a i t i e r s t r a d i t i o m e i s , l a i t c a i l l é , beurre sont commercialisés
de l a même façon. Le beurre fondu peut ê t r e t r anspor t é s u r de longues d is tances
mais l e s s t a t i s t i q u e s n 'en fon t pas mention dans l e s expor ta t ions .


L e tonnage global à l ' impor ta t ion v a r i e e n t r e 1.000 à
1.700 tonnes. Le tonnage importé en 1977 e s t de 1.642 tonnes. Le l a i t e t l e s
produi ts l a i t i e r s viennent des surplus du Marché Commun (Hollande e t France) .
I l s empruntent principalement l a route Abdijan - Bamako e t dans une mesure
moindre l e r a i l Dakar - Bamako.


Les f l u x globaux d ' importat ion r e n t r e n t dans l e s données géné-
r a l e s des f l u x des produi ts importés.


La l a i n e : l a production de l a i n e e s t estimée à quelque
350 tonnes par an. Cette production e s t entièrement u t i l i s é e par l ' a r t i s a n a t
loca l . Il e s t cependant f a i t mention d'une expor ta t ion de 77 tonnes en 1974
e t de 16 tonnes en 1976.


1.4.3. Flux l i é s au se rv ice de l ' é leva&$. ...............................
Il s ' a g i t des f l u x l i é s aux b iens e t s e rv ices assurés par l e s


agents de l ' é levage au niveau de l 'encadrement e t de l a vu lga r i sa t ion .


En p lus des vaccins, l e Service de 1'Elevage i n t e r v i e n t s u r l e
t e r r a i n avec d ivers médicaments ( t rypanocides, a n t i b i o t i q u e s , a n t i p a r a s i t a i r e s
i n t e r n e s e t ex ternes , . . .) .


Le Service de 1'Elevage d i s t r i b u e au niveau des régions par an,
20 tonnes de vaccins, 70 tonnes de trypanocides e t d ' a n t i p a r a s i t a i r e s d ive r s
e t 20 tonnes d ' an t i- in fec t i eux e t de médicaments mineurs. Les modes d'achemi-
nement son t assurés par l e s moyens l o g i s t i q u e s du Service de 1'Elevage (véhi-
cu les tou t t e r r a i n ) . Souvent l e t r anspor t de vaccins e s t a s su ré par voie aérien-
ne pour l e s zones d i f f i c i l emen t access ib le s e t en r a i s o n d e l a r a p i d i t é de
ce moyen.




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1 . 4 . 4 . Tendance des f l u x de t r a n s p o r t : s a i s o n n a l i t é . ----- --
A p a r t i r des années r e p è r e s (1967 - 1973 - 1974 - 1975 - 1977)


d i v e r s t ab l eaux ( v o i r annexe) pe rme t t en t de dégager l a tendance géné ra l e du
s e c t e u r b é t a i l v iande l i é e a u t r a n s p o r t .


En g é n é r a l , m a l @ un r a l e n t i s s e m e n t des e x p o r t a t i o n s l i é aux
conséquences de l a s éche re s se , l e commerce du b é t a i l r e s t e dynamique.


Une p a r t impor tan te du commerce p a s s e p a r l e s c i r c u i t s non
c o n t r ô l é s ( c l a n d e s t i n s ) , ce q u i pose vé r i t ab l emen t l e problème de l ' é v a s i o n
f i s c a l e . On a s s i s t e à l a même chose en c e q u i concerne l e s a b a t t a g e s où l e
t aux d ' a b a t t a g e s c l a n d e s t i n s e s t impor tan t .


Une c o n s t a n t e r e s s o r t de l a r é g u l a r i t é des f l u x , c ' e s t l a c r i s e
cyc l i que dans l e s e c t e u r du commerce du b é t a i l : augmentat ion de l ' o f f r e en
f i n de s a i s o n sèche chaude.


Il f a u t a j o u t e r à c e t t e donnée l a demanda t o u j o u r s t r è s f o r t e
a u moment de l a Fê t e de Tabaski q u i e n t r a î n e une s p é c u l a t i o n s u r l e s p r i x de s
ov in s e t c a p r i n s .




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2 - DONNEES SUR LA FOfiATION DES PRIX.


Les d ive r s f a c t e u r s in t e rvenan t dans l a formation des p r i x sont : l e p r i s
d 'achat du b é t a i l , l e s f r a i s de commercialisation (charges imputables à l r E t a t
e t aux C o l l e c t i v i t é s , dépenses des marchands, f r a i s de convoyage, p e r t e s , f r a i s
f i n a n c i e r s ) , l e bénéfice en f in . Ces charges permettent d 'es t imer l e p r i x du
b é t a i l rendu su r l e s marchés de consommation. A c e t élément s ' a j o u t e n t l e s f r a i s
imputables à l a t ransformation du b é t a i l e t à l a commercialisation de l a viande.


2 . 1 . Rappel des éléments économiques.


2 . 1 . 1 . Le --- p r i x du b é t a i l .
La c o m e r c i a l i s a t i o n du b é t a i l de boucherie e s t , du f a i t même


de son o b j e t , complexe e t r e v ê t pour tan t un a spec t s p é c u l a t i f . Il es: ên e f f e t
impossible de p résen te r des p r i x correspondant à une va leu r exac te de l a pro-
duct ion lorsque l ' o n p a r l e du chep te l s ahé l i en en généra l . Les f l u c t u a t i o n s s a i -
sonnières sont importantes ; cependant à l a période de grande c o m e r c i a l i s a t i o n
(déterminée par l a concordance des éléments favorables : é t a t des animaux, fa-
c i l i t é de parcours , demande a c t i v e ) on peut r e l e v e r une s é r i e de p r i x assez
homogène s .


En début de sa i son sèche, l e b é t a i l e s t en bon é t a t , l e s dé-
placements son t a i s é s e t l ' o f f r e t r è s f o r t e dépasse l a demande. Aux moments
d i f f i c i l e s de l a s a i son sèche e t chaude, l e s animaux b a i s s e n t d ' é t a t t and i s
que l a demande r e s t e toujours a c t i v e .


Les cours du b é t a i l son t donc p lus bas au moment du "déstockage"
par l e s é l éveur s . Cependant depuis l a sécheresse on a s s i s t e à une augmentation
r é g u l i è r e du p r i x du b é t a i l .


Le tab leau su ivant ne donne qu 'à t i t r e i n d i c a t i f l e s é c a r t s
e n r e g i s t r é s s u r l e s marchés. Il ne t i e n t pas en compte l e s f l u c t u a t i o n s saison-
n i è r e s e t con jonc tu re l l e s e n r e g i s t r é e s s u r t o u t au niveau des grands c e n t r e s de
consomat ion .




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2.1.2. F ~ a i s imputables aux r e d e v a n c e s - ~ g ~ u e - _ ~ g g 1 ' E t a t ou l e s
c o l l e c t i v i t é s . -------------
Ces formal i tés , nombreuses e t d ive r ses , son t remplies auprès


d'une adminis t ra t ion souvent t rop lourde. Ces charges concernent s o i t l e com-
merçant expor ta teur , s o i t l e marchand de bes t iaux, s o i t l e boucher.


Pa tente des marchands de bes t i aux : patente import-export


Cet te pa ten te e s t fonct ion du c h i f f r e d ' a f f a i r e s dans l e cas
de l ' expor t a t ion . E l l e s e compose d'un d r o i t f i x e e t d'un d r o i t proport ionnel
égal à 10 % de l a va leur des invest issements .


Les impôts


I l s s e composent de l ' impôt s u r l e bénéfice i n d u s t r i e l e t
commercial (R.I.C.) e t de l ' impôt général s u r l e revenu (I.G.R.). L'impôt s u r
l e B . I ; C . e s t versé aux con t r ibu t ions i n d i r e c t e s . Son taux e s t de 1 % du ch i f-
f r e d ' a f f a i r e s l o r s q u ' i l n 'y a pas une comptabi l i té p réc i se , autrement, il e s t
de 30 % du bénéf ice .


L '1 .G.R. e s t p rogress i f e t son taux v a r i e de 10 à 70 % en tenant
compte des charges de 1 'expor ta teur ou du marchand.


Les taxes de marchés


Lorsqu'un marché s 'organise a u s s i b ien dans l e s régions de pro-
duction que dans l e s v i l l e s , l e s munic ipa l i tés pré lèvent des taxes par animal
présenté . Ces taxes va r i ab les s u r l e s d i f f é r e n t s marchés vont de 100 à 300 FM
par bovin e t de 25 à 100 FM p a r ovin ou capr in .


Levée e t enregistrement de l icence


La l i cence s ' a c q u i e r t aux Edi t ions Imprimeries du Mali. E l l e
e s t o b l i g a t o i r e e t correspond à une taxe propor t ionnel le au nombre de bovins
exportés . E l l e e s t de 300 FM p a r bovin, somme payable à l a munic ipa l i té .


L'enregistrement de l a l i cence s e f a i t auprès de l a Direc t ion
des Af fa i r e s Economiques qui cont rô le s a v a l i d i t é . En p lus des f r a i s de timbres
une domici l ia t ion bancaire e s t o b l i g a t o i r e .


Taxe s a n i t a i r e


Cet te taxe en p r inc ipe d o i t subventionner l e Service de 1'Elevag
chargé du con t rô le e t de l a vaccina t ion des animaux expor tés cont re l a pes t e
bovine e t l a péripneumonie. Son coût e s t de 300 FM par bovin e t de 160 FM par
ovin e t capr in . Cet te taxe perçue par l e s agents s u Service de 1'Elevage e s t
reversée directement aux Autor i tés admin i s t r a t ives l o c a l e s .




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Taxe de l l O M B E V I


Cet te taxe rémunère 1 'OMBEVT ; e l l e équivaut à ime a i i to r i sa t ion
d ' exp lo i t a t ion . Sa va leu r f i x e e s t de 100 FM par bovin e t de 60 FM par ovin-
capr in .


Taxe s t a t i s t i q u e


E l l e e s t perçue pa r l e Service S t a t i s t i q u e de l a Douane e t
reversée à l a Caisse Autonome d'Amortissement. E l l e e s t des t inée à couvr i r
en p a r t i e l e s d e t t e s e x t é r i e u r e s de 1 ' E t a t . Son taux e s t de 2 % de l a va leur
mercuriale de l a marchandise exportée.


Taxe douani è re


C 'es t un impôt i n d i r e c t perçu par l e Service des Douanes à
l ' e x p o r t a t i o n du b é t a i l . Sa va leur e s t de 3.500 FM par bovin e t 500 FM par
ovin-caprin.


Les f r a i s de fo rma l i t é s ( v o i r tab leau ci- après) reviennent
à 5.948 F par bovin en 1973 e t à 6.279 F par bovin en 1977, a b s t r a c t i o n f a i t e
de 1 ' I . G . R . (Impôt Général s u r l e ~ e v e n u ) , d e s taxes de marchés, des f r a i s de
prospect ion e t de t r anspor t e t des " taxes sauvages'' imposées par l e s agents
de l a douane, de l a po l i ce e t de l a gendarmerie.




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COUTS DES FORMALITES POUR UNE EXPORTATION


DE 50 BOVINS (1973 - 1977)


Montant en
FM en 1977


10.000


15 .O00
3.500
7.200
1.250


5.000


15 .O00


46.000


175 .O00


36.000


313.950


Nature des f r a i s


Pa tente import-export


Levée e t enregistrement de l a l i cence


. Patente


. Jeu de l i cence


. Timbre


. Domici l ia t ion bancai re
Taxe de 1'OMBEVI


Taxe s a n i t a i r e


Taxe s t a t i s t i q u e


Taxe douanière


B . I . C . : impôt s u r l e bénéf ice
i n d u s t r i e l e t commercial


TOTAL


Montant en
FM en 1973


10.000


15 .O00
350


6.900
1.150


5.000


15 .O00


46.000


175.000


23.000


297.400




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2.1.3. Taxes e t f r a i s d i v e r s .


En p l u s de ce s " taxes" i n f i i g é e j p a r l e s a g ê n t s de l a f o r c e
publ ique , d i v e r s t axe s e t f r a i s i n t e r v i e n n e n t d a n s l e s e c t e u r b é t a i l v iande :


- Taxe s u r l e marché du b é t a i l v i f
- Taxe d ' a b a t t a g e au n iveau d e s bouchers
- Taxe au marché de l a viande
- F r a i s de gardiennage pour l a garde e t l a condu i t e du


t roupeau avan t 1 ' a b a t t a g e


- F r a i s d ' a b a t t a g e e t dans c e r t a i n s c a s , f r a i s de s tockage f r i -
g o r i f i q u e au n iveau de l ' a b a t t o i r .


Des f r a i s généraux a u nLveau du marchand e t des bouchers i n t e r -
v i ennen t encore pour a l o u r d i r l e s charges pe san t s u r l e coû t f i n a l .


2.2. Coûts i n d u i t s p a r l e t r a n s p o r t du b é t a i l .


Ces c o û t s p o r t e n t s u r q u a t r e moda l i t é s :


- Acheminement du b é t a i l à p i e d
- Transpo r t du b é t a i l p a r camion


- Transpo r t du b é t a i l p a r v o i e f e r r é e
- Transpo r t de l a v iande r é f r i g é r é e .
Ces moda l i t é s t i e n n e n t compte e s s e n t i e l l e m e n t de s modes de t r a n s p o r t


u t i l i s é s p a r l e s c i r c u i t s du b é t a i l au Mali.


2.2.1. Coûts i m p t a b l e s à l 'acheminement à p i ed . -------- .......................... ---
Pour l e s c i r c u i t s d ' e x p o r t a t i o n , e n géné ra l l e convoyage à p i e d


r e s t e t o u j o u r s p a r t i e l . Il e s t complété p a r l e t r a n s p o r t p a r camion ou p a r v o i e
f e r r é e .


Les t roupeaux rassemblés a p r è s l a p é r i o d e de p ro spec t i on e t
d ' a c h a t , v a r i e n t de 20 à 200 t ê t e s . Généralement p l u s l e pa r cou r s e s t l ong p l u s
l e nombre d'animaux e s t grand. Cependant des c o n s i d é r a t i o n s d ' o r d r e commercial
ou des e n t r a v e s (encombrement du marché, d i f f i c u l t é s de s tockage , pa rcours
dégradés ou p é n i b l e s ) l i m i t e n t l ' impor t ance des t r a n s p o r t s .




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Les f r a i s imputables à l 'acheminement du b é t a i l à p i ed s o n t
d i v e r s e t complexes :


- F r a i s de p r o s p e c t i o n , de c o l l e c t e e t de rassemblement des
animaux ; c e s f r a i s s o n t v a r i a b l e s s u r nos marchés e t s o n t
de l ' o r d r e de 500 à 1.000 F/bovin. I l s comprennent l e s f r a i s
de parcage , de gardiennage e t l e paiement des b e r g e r s . Ces
f r a i s s o n t ne t tement p l u s impor t an t s l o r s q u ' i l s ' a g i t de
convoyage pour l ' e x p o r t a t i o n .


- Les f r a i s s u r l e marché avan t que l ' e x p o r t a t e u r ne r è g l e
l e s f o r m a l i t é s à l ' e x p o r t a t i o n .


- Les redevances t r a d i t i o n n e l l e s de passage e t l e s f r a i s de ma-
t é r i e l ( corde , seaux pour l ' e x h a u r e , ... ) s i c e l a e s t néces-
s a i r e .


Quelques exemples de convoyage de b é t a i l pe rme t t en t de s i t u e r
l a p a r t des f r a i s l i é s a u t r a n s p o r t . Ces f r a i s s o n t r a p p o r t é s à l ' a n i m a l . Ce-
pendant deux u n i t é s de f l u x de t r a n s p o r t peuvent ê t r e r e t e n u e s quand il s ' a g i t
de c o û t s u n i t a i r e s : l a tonne u t i l exkm e t l a tonne b é t a i l v i f x ~ m .


La tonne utilex'km e s t éva luée s u r un boeuf moyen de boucher ie
q u i donne :


- Carcasse 150 kg
- Abats comes t ib les 30 "
- Sous p r o d u i t s r é c u p é r a b l e s


(peau, . . .) 20 "
To t a 1 200 kg pa r t ê t e


s o i t 0 , 2 tonne de po ids u t i l e t r a n s p o r t é e ( s u r un k i l o m è t r e ) .


La tonne b é t a i l vifldtm e s t p o u r l e même type d 'animal r a p p o r t é
a u po id s v i f , s o i t 0 , 3 tonne t r a n s p o r t é e (300 kg v i f ) p a r t ê t e .


La p remière de c e s u n i t é s permet l a comparaison e n t r e l e t r a n s-
p o r t à p i e d e t c e l u i des c a r c a s s e s e t du cinquième q u a r t i e r , l a seconde e s t
u t i l i s é e p o u r . l e t r a n s p o r t de b é t a i l v i f .




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aJ
U ai
(QI
U
4 2 (aJ


LI .
(d .
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Les données q u i o n t permis d ' é t a b l i r c e t ab l eau o n t é t é re-
c u e i l l i e s au cou r s de nombreux i n t e r r o g a t o i r e s de marchands de b e s t i a u x . Il
e x i s t e des v a r i a t i o n s s u i v a n t l e s t r a j e t s e t , pour l e Gnie t r a j e t , s u i v a r t l e
volume t r a i t é , l e rythme de convoyage e t l e nombre de be rge r s accompagnant
l e convoi.


Malgré quelques é c a r t s , l e s r é s u l t a t s s o n t a s s e z homogènes.
La tonne k i lomèt r ique e s t moins é l evée pour l e s c i r c u i t s commerciaux i n t é-
r i e u r s q u ' e x t é r i e u r s .


Dans l a m a j o r i t é des c a s , l e s déplacements s o n t éprouvants pour
l e chepte1,donc on d o i t i n t é g r e r l a v a l e u r de c e s p e r t e s dans l e s ''comptes
t r anspo r t s" . Ces p e r t e s son t de t r o î s o r d r e s :


- P e r t e s numériques.
- P e r t e s pondéra les .
- P e r t e s p a r manque 5 gagner (ven t e s ou a b a t t a g e s d 'urgence


dans des cond i t i ons de p r i x dé favo rab l e s ) .


S i l a p e r t e pondérale e s t es t imée e n t r e 5 à 10 % dans c e r t a i n s
c a s , il e s t hasardeux de g l o b a l i s e r l e s coû t s de t r a n s p o r t de façon s i m p l i s t e .
Les p e r t e s de po id s s o n t e n r é a l i t é un élément du coût de t r a n s p o r t . Bien que
consc i en t de l a chose, l e commerçant n ' a pa s l a p o s s i b i l i t é d ' i n t é g r e r l e s
p e r t e s dans l e s décomptes de p r i x . Il s ' a g i t e n f a i t d 'un élément p l u s ou moins
s p é c u l a t i f q u i rend l ' o p é r a t i o n bonne, moyenne ou d é f i c i t a i r e .


2 . 2 . 2 . T r a n s ~ o r t Ear vo i e f e r r é e . ---- --- -- -----
Les animaux s o n t embarqués dans d e s wagons de 6-8 ou 9 tonnes


q u i s o n t empruntés p a r l e chep t e l d ' e x p o r t a t i o n venant du Mali :


- La vo i e Mali - Sénégal avec des embarquements s u r t o u t à
Bamako e t Kayes.


-'La v o i e de l a RAN (Régie Abidjan Niger) Haute-Volta,
Côte d ' I v o i r e avec s u r t o u t des embarquements à Ouagadougou e t
Bobo-Dioulasso (Haute-Volta) Ferkessédougou, Ouangolodougou
e t Bouaké (Côte d ' I v o i r e ) .


Des données q u a n t i f i é e s permet ten t de mieux c e r n e r l ' a x e
Bamako - Kayes - Dakar.


On observe en g é n é r a l -u n e f a i b l e s s e des mouvements du b é t a i l pa r
r a i l pa r r a p p o r t à l ' excéden t expo r t ab l e de l a zone.


En f a i t , il semble q u ' i l e x i s t e une r e p r i s e a s s e z f o r t e de l ' e x-
p o r t a t i o n c l a n d e s t i n e d'animaux a l l a n t s u r l e Sénégal pa r l e s p i s t e s t r a d i t i o n-
n e l l e s .




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-


En p l u s , l e s fo rma l i t é s e t l e s coû t s l i é s au t r anspor t par t r a i n
f o n t que l e s expor ta teurs p r é f è r e n t a l l e r au Sénégal par convoyage à pied pour
emprunter l a voie f e r r é e en p a r t i e terminale. Le t r a z s p o r t par r a i l a corne
défaut l e manque de f l e x i b i l i t é , un c e r t a i n r e t a r d e t n ' o f f r e pas de g a r a n t i e
absolue cont re l e s pe r t e s .


De l ' a v i s des expor ta teurs e t à t r a v e r s l e s f r a i s re tenus , l e
t r anspor t par r a i l e s t t rop cher e t f r e i n e l 'augmentation du volume de b é t a i l
t r anspor t é . Il e s t donc nécessa i r e de met t re e n cause l e s f r a i s imputables au
t r anspor t par r a i l pour v o i r l ' importance des f lux .


Au cours de nombreux e n t r e t i e n s avec l e s expor ta teurs l e s f r a i s
imputables au t r anspor t par voie f e r r é e on t pu ê t r e mieux i d e n t i f i é s .


Coûts de t r anspor t de 25 bovins de Kayes à Kati


(Septembre 1978)


i


- F r a i s de l o c a t i o n du wagon 81.700 FM
- S a l a i r e , indemnités e t f r a i s de


t r anspor t du berger 9.000 "


- F r a i s annexes (ma té r i e l , alimenta-
t i o n , . . .) 5.000 " 1


To t a 1 95.700 FM


Les p e r t e s l i é e s au t r a n s p o r t sont est imées à 5 % des f r a i s
to taux s o i t 4.740 F.


Pour le t r anspor t de 25 bovins par r a i l de Kayes à Kati l e s
f r a i s totaux l i é s au t r anspor t s ' é l è v e n t à 100.440 F s o i t 4.017 F par bovin


- La tonne utilexkm vaut Ceci s u r un t r a j e t de 494 km
e t en prenant comme base


- La tonne vifxkm vaut 0 ,2 t u t i l e / t , 0,3 t v i f / t




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COUT DE TRANSPORT/BOVIN VERS LE SENEGAL


Quelques exemples r e l evés :


F r a i s globaux Coût de l a Coût de l a
Di.s tance


T r a j e t par bovin tonne u t i l e tonne vif/km
en km FM par km FM FM


Kayes - Dakar 737 6.520 4 4 2 9


Kayes - Dakar 73 7 5.700 39 2 6


Bamako - Dakar 1.231 8.500 3 2 23


Bamako - Dakar 1.231 9.250 35 25


Lors du t r anspor t par r a i l de Kayes à Kidira (94 km), l e s coûts
l i é s au t r anspor t sont excess i f s . Ainsi l 'ensemble des expor ta teurs s i t u e n t l e s
f r a i s : bovin e n t r e 3,000 e t 3.500 F. Ce qu i f avor i se assez largement l e choix
pour un convoyage à pied jusqu'à Kidira.


En général , l e s f r a i s l i é s au t r anspor t par r a i l e t l e s mult i-
p les formal i tés à l ' e x p o r t a t i o n son t l e s obs tac les majeurs qui f r e i n e n t l 'aug-
mentation du t r a f i c b é t a i l s u r l e Sénégal. Un réajustement de ces f a c t e u r s
pe rmet t r a i t certainement une r e p r i s e de ce t r a f i c .


Les ovins - capr ins e t a u s s i l e s équins sont t r anspor t é s par
voie f e r r é e su r l e Sénégal. Les ovins s u r t o u t f o n t l ' o b j e t d'un t r a f i c impor-
t a n t l o r s de l a Fête de Tabaski ( f ê t e du mouton). Les chevaux j u s t i f i e n t d'un
commerce i n t é r e s s a n t au Sénégal en r a i son du spor t 6questre relat ivement
développé.


2.2.3. TfgnmcJ-ga~ camion.


Le b é t a i l donne l i e u à un t r anspor t r o u t i e r assez i n t é r e s s a n t
non seulement s u r l e s axes i n t é r i e u r s mais s u r t o u t su r l e s grands axes r e l i a n t
l e Mali aux pays c ô t i e r s .


A l ' i n t é r i e u r l e t r anspor t de b é t a i l e s t occasionnel pour
combler l e manque de voyageurs ou conjoncturel pour r a v i t a i l l e r un marché où l a
demande e s t f o r t e . Cependant, l e s animaux embouchés sont t r anspor t é s par camion
pour ne pas perdre l e bénéfice de l a spécula t ion .




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Pour l e s marchés d e s pays c ô t i e r s , l e t r a n s p o r t p a r camion s ' i m -
pose s o i t en ~ a r t i e t e r m i n a l e s o i t d e p u i s l e s marchés d ' o r i g i n e . Là l e t r a n s p o r t
du b é t a i l f a F t l ' o b j e t d ' c c f r e t r e t o n r p o c r que l e s :err.ions q s i o ~ è c e z t des
marchandises a u Mal i ne redescenden t p a s v i d e s .


Sur t o u s c e s c i r c u i t s , on observe e n g é n é r a l , e n f o n c t i o n du
manque de b é t a i l l è r e s , l ' u t i l i s a t i o n des camions,semi-remorques ou non,de
12, 20, 25, 30, 35 v o i r e 40 t PTC, aménagés pour l e t r a n s p o r t du b é t a i l .


Les bov ins e t l e s ov ins- capr ins s o n t s u r t o u t l e s p l u s concernés
p a r l e t r a n s p o r t p a r camion. A i n s i s u r l e s c i r c u i t s i n t é r i e u r s e t s u r l e s axes
du commerce e x t é r i e u r , l e s volumes t r a n s p o r t é s s o n t i m p o r t a n t s .


Pour l e t r a n s p o r t i n t é r i e u r , o f f i c i e l l e m e n t 1.120 tonnes u t i l e s
s o n t t r a n s p o r t é e s pour l e s bov ins e t 213 tonnes pour l e s o v i n s- c a p r i n s . On e s-
time que l e t r a n s p o r t du b é t a i l p a r camion r e p r é s e n t e p l u s de 3.000 tonnes pour
l ' a n n é e 1977. C e t t e q u a n t i f i c a t i o n ne t i e n t p a s compte des animaux q u i s o n t m i s
e n camion d i r e c t e m e n t pour des marchés e x t é r i e u r s ou embarqués de f a ç o n occa-
s i o n n e l l e pour de c o u r t e s d i s t a n c e s .


En g é n é r a l s u r l e s axes i n t é r i e u r s , l e s p e t i t s ruminants f o n t
l ' o b j e t d 'un t r a n s p o r t de complément l o r s q u e l e s camions s o n t à m o i t i é v i d e s .


Le t r a n s p o r t p a r camion à d e s t i n a t i o n des marchés è x t é r i e u r s
r e p r é s e n t e des f l u x p l u s s u i v i s e t p l u s i m p o r t a n t s .


Les données e t remarques s o n t a s s e z i n t é r e s s a n t e s l o r s q u e l ' o n
c o n s i d s r e l ' a n a l y s e de l a q u a n t i f i c a t i o n d e s f l u x e n 1977.


A i n s i s u r 27.837 bovins e x p o r t é s e t p a s s a n t p a r l e s c o n t r ô l e s
o f f i c i e l s , 15.583 empruntent l e s t r a n s p o r t s r o u t i e r s , s o i t 56 % des expor ta-
t i o n s c o n t r ô l é e s . Donc p l u s de 4.600 tonnes pour l e t r a n s p o r t des bov ins :
c e c i e s t t r è s i m p o r t a n t compte t e n u d'iane c e r t a i n e a d a p t a t i o n des noyens
e n v i s a g é s .


De même pour l e s o v i n s e t c a p r i n s , on s e rend compte que 84 %
des e x p o r t a t i o n s c o n t r ô l é e s empruntent l e s t r a n s p o r t s r o u t i e r s .


L 'un des avan tages majeurs du t r a n s p o r t moderne e s t q u ' i l pe r-
met un c o n t r ô l e à l ' e x p o r t a t i o n , donc annu le p ra t iquement l a f r a u d e e t l ' é v a s i o n
f i s c a l e . A l ' i n v e r s e , l e s f o r m a l i t é s e t l e s t a x e s d i v e r s e s m e t t e n t un f r e i n à
une augmentat ion r a p i d e des f l u x de t r a n s p o r t s .


Un t a b l e a u compara t i f pour l ' e x p o r t a t i o n du b é t a i l e n 1977, pe r-
met de s i t u e r l a p a r t du t r a n s p o r t r o u t i e r :




63 63

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EXPORTATION DU BETAIL 1977


Animaux


Expor ta t ion


Expor ta t ion cont rô lée


Est imation de l ' expor ta-
t i o n c l andes t ine


Expor ta t ion t o t a l e


Bovins
Ovins t r anspor t r o u t i e r


Caprins
Nombre Pourcentage C


Unité : t ê t e de b é t a i


Ovins - Caprins
t r a n s p o r t r o u t i e r


-ircentape




64 64

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Ces e s t i m a t i o n s de l ' e x p o r t a t i o n s e m b l e r a i e n t f a i b l e s , mais
il f a u d r a i t t e n i r compte de l a phase de r e c o n s t i t u t i o n du c h e p t e l p o s t -
s é c h e r e s s s e t d 'uze c e r t a i n e r s p ï i s e 3 s l a consonmiat io i~~ntér ieure d i f f i c i l e m e n t :
q u a n t i f i a b l e .


La p r i n c i p a l e d i f f i c u l t é sou levée p a r l ' u t i l i s a t i o n du camion
pour l e t r a n s p o r t du g r o s b é t a i l e s t l a c a p a c i t é de chargement des v é h i c u l e s
c l a s s i q u e s : un camion de 5 tonnes ne p e u t c o n t e n i r que 7 g r o s b o v i n s , 8 moyens
ou 9 p e t i t s ; c e l a r e p r é s e n t e 2,4 à 2,8 tonnes . On ne p e u t u t i l i s e r c e s véh i-
c u l e s q u ' à 60 % de l e u r c a p a c i t é .


C e t t e i m p o s s i b i l i t é d ' a s s u r e r un t a u x de r e m p l i s s a g e convenable
e n t r a î n e des p r i x é l e v é s de l a tonne k i l o m é t r i q u e t r a n s p o r t é e .


Le s e u l moyen de p a l l i e r c e t t e d i f f i c u l é e s t l ' u t i l i s a t i o n
de b é t a i l l è r e s . Cela ne semble guère e n v i s a g e a b l e que dans l e c a d r e d 'une orga-
n i s a t i o n é t u d i é e pour a p p r o v i s i o n n e r un c e n t r e ou une u s i n e , mais s e posera
a l o r s l a q u e s t i o n de t r o u v e r du f r e t r e t o u r ( e n Europe l e s b é t a i l l è r e s ne
c h a r g e n t q u ' à 10 ou 20 % de l e u r c a p a c i t é pour l e s voyages r e t o u r ) .


Des e n t r e t i e n s d i v e r s avec l e s e x p o r t a t e u r s e t l e s ' t r a n s p o r-
t e u r s o n t permis s u r d i v e r s t r a j e t s d ' é v a l u e r l e s c o û t s de l a tonne k i l o m é t r i q u e .


Malgré que lques é c a r t s ( v o i r t a b l e a u c i- a p r è s ) , l e s c o û t s de
l a tonne k i l o m é t r i q u e s o n t a s s e z homogènes. Au c o n t r a i r e l a f a i b l e s s e de c e s
c o û t s s ' e x p l i q u e p a r l ' e x i s t e n c e de p r i x p r é f é r e n t i e l s e n c e q u i concerne l e
t r a n s p o r t du b é t a i l . A i n s i l e manque de f r e t r e t o u r du Mal i pour l e s pays cô-
t i e r s o b l i g e l e s t r a n s p o r t e u r s à a c c e p t e r c e s p r i x s p é c i a u x pour ne p a s r e t o u r-
n e r à v i d e .




65 65

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COUT DU TRANSPORT DE BOVINS PAR CAMION-1977


Base : 0,2 tonne u t i l e pa r t ê t e


0,3 tonne v i f par t ê t e


L 'analyse des éléments du coût de commercial isat ion f a i t appa-
r a î t r e une p a r t importante des f r a i s l i é s au t r a n s p o r t . Cet élément r e s t e l e
p lu s déterminant dans l a formation du p r i x du b é t a i l s u r l e marché f i n a l .


Un t ab l eau permet de d r e s s e r l e b i l a n f i n a n c i e r pour l e t r ans-
p o r t d 'un bovin moyen s u r l e s c i r c u i t s d ' expor t a t i ons .


Coût de l a
tonne v i f lkm


(FM )


29


25


2 6


3 3


2 7


3 2 I


3 2


3 O


3 1


3 4


Coût de l a
tonne u t i l e
par km (FM)


44


3 7


3 9


5 O


4 1


48


4 8


4 5


4 7


5 1


F r a i s g l o b a u x
par bovin


FM


6.000


10.000


7.500


2.500


10.000


8.000


10.000


12.000


9.000


12.500


T r a j e t


Mopti - Bamako
Mopti - Abidjan
Mopti - Bouaké
Ségou - Bamako
Ka t i - Abidjan
Ka t i - Bouaké
Ségou - Abidjan
Mopti - Abidjan
hiopti - Bouaké
Ka t i - Abidjan


D i s tance
en km


670


1.330


962


25 O


1.225


825


1 .O50


1.330


962


1.225




66 66

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BILAN FINANCIER D ' U N BOVIN MOYEN A L'EXPORTATION-1977


En f a i t il y a u r a r é e l l e m e n t g a i n (don t p o u r r a i t p r o f i t e r l ' e x-
p o r t a t e u r ) que l o r s q u e l a v a l e u r du b é t a i l épargnée s e r a p l u s grande que l a
dépense e f f e c t u é e .


P r i x d ' a c h a t


F o r m a l i t é s à l ' e x p o r-
t a t i o n


F r a i s de t r a n s p o r t


Aut res f r a i s ( p e r t e s ,
o b l i g a t i o n s t a x e s
d i v e r s e s )


TOTAL INVESTI


Les o v i n s- c a p r i n s f o n t a u s s i l ' o b j e t d 'un t r a n s p o r t p a r camion
r e l a t i v e m e n t impor tan t . Sur l e s c i r c u i t s l e s c o û t s de t r a n s p o r t h o r s t a x e s va-
r i e n t de 1.000 à 2.500 F p a r an imal .


Comme pour l e convoyage à p i e d , l e s o b s t a c l e s majeurs r e s t e n t
l e s m u l t i p l e s f o r m a l i t é s à l ' e x p o r t a t i o n e t l e s t a x e s e t o b l i g a t i o n s d i v e r s e s .


Les p e r t e s e n g é n é r a l s o n t de f a i b l e importance dans l e c a s
du t r a n s p o r t p a r camion. La p e r t e pondéra le s e s i t u e à 5 % a u maximum, p a r
c o n t r e l o r s de c o n t r ô l e s t r o p f r é q u e n t s des a g e n t s de r e p r e s s i o n , l a p e r t e
pondéra le p e u t ê t r e t r è s impor tan te .


Convoyage à p i e d


FM


60.000


6.280


5.250


3.600


75.130


Transpor t /camion


%


8 O


8


6 , 6


594


1 00


FEI:


60.000


6.280


7.500


4.500


78.280


%


7 7


7,6


9 , 6


598


1 O0




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3 - INADEQUATIONS ET PF.OBLEMES.


3 .1 . U t i l i s a t i o n du r é s e a u de t r a n s p o r t moderne.


Sur l e s c i r c u i t s é t u d i é s , l e s f r a i s de t r a n s p o r t h o r s t a x e s r e p r é s e n t e n t
une v a l e u r f a i b l e des c h a r g e s de c o m m e r c i a l i s a t i o n . C ' e s t a i n s i que s u r l e s
c i r c u i t s c o u r t s e f f e c t u é s exc lus ivement à p i e d l e s f r a i s de t r a n s p o r t h o r s
t a x e s ne d é p a s s e n t pas 12 % de l a v a l e u r f i n a l e d e s animaux. Les c o û t s é l e v é s
de t r a n s p o r t a p p a r a i s s e n t t o u j o u r s pour d e s c i r c u i t s pour l e s q u e l s l e s f r a i s
f i n a n c i e r s e n t r e n t pour une l a r g e p a r t dans l e s c o û t s de t r a n s p o r t .


D'une f a ç o n g é n é r a l e , l e s c o û t s de t r a n s p o r t semblent r a i s o n n a b l e s
malgré une c e r t a i n e i n a d é q u a t i o n des moyens u t i l i s é s . Les o b s t a c l e s majeurs
pour une promotion d e s moyens de t r a n s p o r t moderne pour l e b é t a i l r e s t e n t :


- L ' i n s u f f i s a n c e des i n f r a s t r u c t u r e s de t r a n s p o r t .


- La non a d a p t a t i o n de l a r é g l e m e n t a t i o n f i s c a l e en m a t i è r e d 'expor-
t a t i o n du b é t a i l .


- L'importance des t a x e s e t o b l i g a t i o n s l i é e s au t r a n s p o r t du b é t a i l .


Ceci s e f a i t évidemment s e n t i r a u n iveau des r e c e t t e s p u b l i q u e s de
1 ' E t a t c a r on a s s i s t e à une f o r t e augmentat ion de l ' e x p o r t a t i o n f r a u d u l e u s e ,
donc à une é v a s i o n f i s c a l e impor tan te .


Une p o l i t i q u e d ' o r i e n t a t i o n v e r s l ' u t i l i s a t i o n des t r a n s p o r t s modernes
ne p o u r r a ê t r e que p r o g r e s s i v e e t l e s o b s t a c l e s majeurs d é j à c i t é s r e s t e n t des
f r e i n s pour l a mise en oeuvre de c e t t e p o l i t i q u e .


Le t r a n s p o r t de v iande f o r a i n e e s t e n n e t t e r é g r e s s i o n . En f a i t l e s
e x p o r t a t i o n s n ' o n t p o r t é c e s d e r n i è r e s années que s u r que lques tonnes . D'une
f a ç o n t r è s g é n é r a l e , on p e u t d i r e que c e c i e s t dû a u f a i t que l e p r i x de r e v i e n t
des v i a n d e s expéd iées s u r l e s marchés j u s q u ' i c i a c c e s s i b l e s s ' e s t r é v é l é t r o p
é l e v é p a r r a p p o r t a u p r i x de v e n t e p o s s i b l e .


Le c o û t des t r a n s p o r t s a é r i e n s s e r é v è l e l e p l u s é l e v é e t il e s t t r è s
d é l i c a t de l e dé te rminer de f a ç o n p r é v i s i o n n e l l e .


Pour des r a i s o n s s a n i t a i r e s il s ' a v è r e que l a v iande d é s o s s é e (conge lée
e t embal lée sous v i d e ) p e u t b é n é f i c i e r de d é r o g a t i o n s p l u s l a r g e s que l a v iande
e n c a r c a s s e . Cec i permet également de r é d u i r e l e c o û t de t r a n s p o r t a u kilogramme
de v iande n e t t e .


Les marges r e s t e n t en g é n é r a l a s s e z f a i b l e s e n r a i s o n des tonnages
t r a i t é s e t d e s c o n d i t i o n s de t r a n s p o r t . En r a i s o n de l a c r é a t i o n de l a S o c i é t é
Libyo-Malienne d ' e x p l o i t a t i o n e t de développement de l ' é l e v a g e , un r a v i t a i l l e -
ment de T r i p o l i e s t prévu à p a r t i r de l ' a b a t t o i r de Gao. Les c o û t s de t r a n s p o r t
a é r i e n r e t e n u s s e r a i e n t de l ' o r d r e de 350 à 400 FM p a r kilogramme ; en v iande
d é s o s s é e l a marge s e r a i t s u f f i s a n t e e t p o u r d e s tonnages i m p o r t a n t s , c e t t e opé-
r a t i o n s ' a v è r e à terme r e n t a b l e .




68 68

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3.2. Problèmes des routes traditionnelles du bétail.


Il s'agit essentiellement des pro3lèmes liés aux pistes de tracshuz~ce,
aux parcours traditionnels des circuits de commerce du secteur bétail viande.


Les problèmes rencontrés sont de plusieurs ordres :


- L'aménagement du terroir ou de l'espace agro-pastoral.
- L'équipement des foires et marchés.


- L'encadrement plus serré en personnel visant une meilleure protection
sanitaire et une exploitation plus rationnelle du cheptel.


- La formation des éleveurs en vue de leur participation plus adéquate
à une politique plus rationnelle d'exploitation du potentiel agro-
pastoral .


Partout sur les routes traditionnelles on constate une insuffisance en
matière d'hydraulique pastorale. Les puits sont peu nombreux et trop distants,
ce qui entraîne une dégradation souvent irréversible au niveau des différents
points d'eau. Par contre les bons pâturages de saison sèche ne disposent pas de
points d'eau et se trouvent donc sous exploités.


Le potentiel fourrager est largement entamé sur les routes tradition-
nelles. Il semble donc judicieux de redéfinir une meilleure politique d'aména-
gement de ces différents circuits.


L'équipement des foires et marchés est nécessaire afin de pouvoir
dans les marchés de regroupement faire un premier conditionnement des animaux
pour l'exportation. Ceci permettrait d'avoir sur place un personnel qualifié
pouvant mieux enregistrer les mouvements des marchés.


La carte ci-jointe schématise les routes traditionnelles du bétail.




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70 70

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71 71

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P R O J E C T I O N S A MOYEN E T LONG TERME




72 72

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1 - CONSIDERATIONS GENERALES SUR LES PROJECTIONS.


Il e s t toujours malaisé de f a i r e des p ro jec t ions dans l e s ec t eu r b é t a i l
viande, s u r t o u t lorsqu 'on t r a v a i l l e s u r des données q u a n t i f i é e s p a r t a n t d'es-
timations souvent peu r é a l i s t e s .


Cependant c e t t e p rév i s ion du f u t u r e s s a i e de ce rne r de p rès à p a r t i r des
es t imat ions re tenues l ' a v e n i r du sec t eu r b é t a i l viande : l a product ion, l a
consommation e t l ' excédent expor table .


La sécheresse a e n t r a î n é une nouvel le r é p a r t i t i o n du chepte l . L 'évolu t ion
du chepte l pos t sécheresse montre que dans l a ma jo r i t é des cas , l e s t r a n s f e r t s
n 'auront eu qu'un c a r a c t è r e p rov i so i r e d ' a u t a n t que des p r o j e t s de r econs t i tu-
t i o n du chepte l f a c i l i t e r o n t l e u r r é i n s e r t i o n dans l e u r s zones d 'o r ig ine .


En fonct ion de l a d i s p a r i t é des paramètres bio-économiques re tenus pour
l ' é v o l u t i o n du chep te l , l a j ux tapos i t i on de données d'hypothèses permet une
analyse c r i t i q u e . La problématique du f u t u r en domaine d 'é levage se basera es-
sen t i e l l emen t s u r :


- Le.maint ien e t l ' amé l io ra t ion des a c t i o n s de p ro tec t ion s a n i t a i r e .


- La p o l i t i q u e r a t i o n n e l l e de l'aménagement p a s t o r a l (hydraulique pasto-
r a l e , g e s t i o n du p o t e n t i e l agro- fourrager) .


- L' e x p l o i t a t i o n plus r a t i o n n e l l e du chepte l .
Toutes ac t ions s e r o n t recherchées dans l a r é a l i s a t i o n des p r o j e t s en cours


ou f u t u r s e t dans l e s v o l e t s élevage des opé ra t ions de développement i n t é g r é .


La r e c o n s t i t u t i o n du chep te l à son niveau d'avant l a sécheresse r e s t e l ' u n
des o b j e c t i f s fondamentaux du Plan. G. Tacher ( 1 9 7 4 ) par un modèle mathématique
basé s u r l e c a l c u l m a t r i c i e l donne une r ep résen ta t ion e t une p ro jec t ion théo-
r ique du troupeau sahél ien . Ainsi :


- Pour une m o r t a l i t é de 10 % l e chepte l s e r a i t r e c o n s t i t u é en 2 ans
- Pour une m o r t a l i t é de 20 % l e chepte l s e r a i t r e c o n s t i t u é en 3 ans
- Pour une m o r t a l i t é de 30 % l e chepte l s e r a i t r e c o n s t i t u é en 4 ans
- Pour une m o r t a l i t é de 40 % l e chepte l s e r a i t r e c o n s t i t u é en 12 ans
- Pour une m o r t a l i t é de 50 % l e chep te l s e r a i t r e c o n s t i t u é en 21 ans
- Pour une m o r t a l i t é de 60 % l e chepte l s e r a i t r e c o n s t i t u é en 30 ans
Ce t t e étude avec t o u t ce q u ' e l l e comporte de théorique, c a r q u i peut pré-


tendre connaî t re l ' a v e n i r , montre que même s i l e s paramètres démographiques
r e s t e n t cons tants d a n s l e t e m p s , l a durée de r e c o n s t i t u t i o n d'un chep te l de-
v i e n t t r è s v i t e cons idérable dès que l a m o r t a l i t é prend quelque importance.




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-


A moyen terme, l e s es t imat ions e t hypothèses re tenues tendent à montrer
qu'avec l ' impact des p r o j e t s e t a c t i o n s en cours , l e chep te l s e r a toujours en
é t a t de r e c o n s t i t u t i o n .


Pour l e s p ro jec t ions à moyen e t long terme, deux hypothèses sont re tenues :


- L'hypothèse A reprend en gros l e t r a v a i l de p ro jec t ion e f f e c t u é par
~'OMBEVI. Cependante l le t i e n t compte de l ' évo lu t ion f u t u r e des d i f f é r e n t s
paramètres. Cet te hypothèse e s t nettement l a p lus opt imis te e t prend en
cons idéra t ion l e s e f f e t s de p r o j e t s en r e t a r d d ' i n s t a l l a t i o n ou non
f inancés , prévus par l e Plan.


- L'hypothèse B moins opt imis te semble p lus r é a l i s t e s u r t o u t au regard de
l ' e f f e t des p r o j e t s e t a u s s i de l a s i t u a t i o n s a n i t a i r e qui n ' a pas
béné f i c i é à temps des invest issements nécessa i r e s .


De d ive r s e n t r e t i e n s avec l e s technic iens du sec t eu r , il r e s s o r t que l ' en-
quête sécheresse r é a l i s é e en 1974 n ' a pas permis de s a i s i r l e s éléments démo-
graphiques i n t é r e s s a n t l e chepte l . Cependant, e l l e a pu donner une idée de l a
r é p a r t i t i o n du chepte l à l 'époque.


Ces hypothèses t iennent compte des tendances qui sont re tenues au niveau
des d i f f é r e n t e s études e f f ec tuées au s e i n des s e r v i c e s techniques du sec t eu r
b é t a i l viande.


Le tab leau ci- après donne l e s va l eu r s du taux d ' e x p l o i t a t i o n e t du c r o î t
qui ont é t é re tenues pour e f f e c t u e r l e s p ro jec t ions dont l e s r é s u l t a t s sont
présentés aux 5 2 . 1 . e t 3.1. .




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TABLEAU DES NORMES RETENUES (CHEPTEL BOVIN)


1978 198 1 1984 1987 1994
Mode d'élevage


HYPOTHESE A


e 1 1 1 1 13,2 16,1 18


Cheptel sahélien c 4 4 294 073 O


r 15 15 15,6 16,4 18


e 12 12 14 16 2 0


Cheptel soudanais c 3 3 1 O O


r 15 15 15 16 2 0


HYPOTHESE B


e 10 10 11 12,5 16


Cheptel sahélien c 3 3 2 ~ 5 1 O


r 13 13 13,5 13,5 16


e 1 1 11,5 13 14 18


Cheptel soudanais c 3 Z y 5 2 1 O


r 14 13,5 15 15 18


e = Taux d'exploitation : rapport de l'effectif exploité à l'effectif de début d'an


c = Croît du cheptel : taux d'augmentation du cheptel, compte tenu de l'exploitatio.


r = Rendement : e + c




76 76

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Les tableaux normatifs prévoient t r o i s phases évo lu t ives du chepte l bovin :


- Une phase d'expansion du chepte l f a i s a n t suite à i n période pos t séche-
res se . Ce t t e période se terminera v e r s 1985-1985, période où l e chep te l
a t t e i n t son niveau avant l a sécheresse.


- Une phase d ' o r i e n t a t i o n vers une e x p l o i t a t i o n i n t e n s i v e nialgré une réduc-
t i o n de l ' expans ion du cheptel .Cet te période prendra f i n ve r s l e s
années 1987-1988.


- Une phase d ' e x p l o i t a t i o n maximale qui débute v e r s 1989-1990 pour a t t e i n d r e
des taux d ' e x p l o i t a t i o n théorique de 18 v o i r e 20 2 .


Ces d i f f é r e n t e s phases s 'échelonnent progressivement dans l e temps.


Il semble d i f f i c i l e m e n t concevable d ' é t a b l i r des scéna r ios suffisamment
d i f f é r e n c i é s pour i n d u i r e des a l t e r n a t i v e s quant aux f l u x de t r a n s p o r t . En p r in-
c ipe , l e s f a c t e u r s bio-économiques du chepte l ne devra ient pas ê t r e des fac-
t e u r s l i m i t a n t dans l e cadre des p r o j e t s ou programmes économiques. Par cont re
l e s inves t i ssements dans l e cadre du t r a n s p o r t pour ra i en t e n t r a î n e r un système
d ' équ i l ib rage ou d'aménagement du t e r r i t o i r e i n t é r e s s a n t directement l e s ec t eu r
b é t a i l viande.


Les prévis ions que l ' o n peut é t a b l i r s u r l 'approvisionnement dans l e sec-
t e u r b é t a i l viande son t soumises à t r o i s ordres de logique d i f f é r e n t e :


- Il y a d'abord l a logique du développement de l a product ion animale. La
p r o j e c t i o n des tendances permet a i n s i de prévoi r l ' é v o l u t i o n des di-
- -


ver ses product ions avec une c e r t a i n e r a t i o n a l i t é , s a u f ca tas t rophe clima-
t ique .


- Il e x i s t e e n s u i t e l a logique des besoins de l a consommation. E l l e e s t dé-
terminée pour une grande p a r t par des f a c t e u r s physiques q u a n t i f i a b l e s
(populat ion, besoins v i t aux , niveau de v i e ) mais pour une a u t r e p a r t ce
sont l e s besoins des consommateurs qui i n t e rv iennen t . Des modif ica t ions
imprévis ib les pourra ien t donc déjouer l e s p r o j e c t i o n s .


- Enfin il y a l a logique des déc i s ions e t des choix des p a r t e n a i r e s éco-
nomiques. L 'E ta t en p a r t i c u l i e r peut encourager l a product ion ou f r e i n e r
l e s consommations par l e s déc is ions f o r t d ive r ses ( f i s c a l i t é , blocage des
p r i x , inves t i ssement , . . .) .


Les p rév i s ions dans l e s ec t eu r b é t a i l viande son t donc entâchées d ' i nce r-
t i t u d e s conjuguées. Cependant il s ' a g i t e s sen t i e l l emen t de p révo i r dans q u e l l e
mesure l a product ion pourra s a t i s f a i r e aux besoins de l a consommation e t quel
s e r a l ' o r d r e de grandeur de l ' excédent expor table . O r , il e x i s t e e n t r e l a pro-
duct ion e t l a consommation un c e r t a i n mécanisme d 'au to- régula t ion .


De même l e s f l u x de t r a n s p o r t i n d u i t s dépendent non seulement de ces logiques
mais a u s s i du s t ade de développement du pays ( i n f r a s t r u c t u r e de t r a n s p o r t ) .




77 77

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-


2 - HORIZON 1984 (Moyen terme).


2.1. Evolution de la production animale.


Les prévisions de la production animale pour le moyen terme tiennent
compte des tendances observées et des hypothèses retenues au niveau des études
du secteur bétail viande. Ces prévisions supposent que les structures clas-
siques du service de 1'Elevage se maintiendraient au moins au même niveau,
c'est-à-dire que les moyens mis à sa disposition devraient s'accroître au même
rythme que les effectifs du cheptel, ce qui n'a pas été le cas au cours des
dernières années.


L'influence des projets n'est pas toujours prise en compte de la
même manière suivant les h~~othsses puisqu'on ignore dans quels délais et dans
quelles conditions ils pourront être réalisés.


L'accroissement de la production est donc prévu de façon à peu près
régulier. A moyen terme, le cheptel évoluera dans le cadre de sa reconstitution
pour atteindre le niveau d'avantlasécheresse : bovins 5.350.000, ovins-caprins
11.500.000 (estimations 1973).


PROJECTION DE L'EFFECTIF DU CHEPTEL BOVIN A MOYEN TE&%


Unité : 1.000 têtes


( 1 ) Sut la bac d e 1 8 0 kg concl~ilhe/i&te.


Effectif après
exploitation


Effectif
exploitable Années


Production
totale


(tonnes) (1)


Total effectif
avant


exploitation


HYPOTHESE A


459


476


5 3 2


592


3.617


3.752


4.187


4.676


1977


1978


1981


1984


82.620


85.680


95.760


106.560


4 .O76


4.828


4.719


5.268


HYPOTHESE B


l


1977


1978


1981


1984


4.076


4.210


4.680


5.120


459


47 O


5 20


530


3.617


3.756


4.160


4.590


82.620


84.600
I


93.600


95.400




78 78

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Dans l'hypothèse A, la projection de la production au niveau des pro-
jets a une grande importance sur les données quantifiées. Par contre l'hypothèse
B retient l'effet des projets sur la prodi~.ction de fa~on progressive, surtout
dans le moyen-terme. Pour la base de l'étude, un poids total moyen de 180 kg
(carcasse + abats) est retenu. Bien que faible, cette donnée permet de mieux
cerner une production totale maximale. Bien que l'amélioration du cheptel com-
mence à s'étendre au niveau de certaines zones extensives. elle aura un impact


PROJECTION DE L'EFFECTIF DU CHEPTEL OVIN-CAPRIN A MOYEN TERME


Unité : 1.000 têtes


Total effectif
Effectif Effectif après Production Année s avant totale


ex?loi table exploitation exploitation


I
(tonnes) 1


I 1 I I


HYPOTHESE A


1977 11.687 3.387 8 .300 50.805


1973 12.388 3 .690 8 .698 55.350


1981 13.800 4 .100 9 .700 61 .500


1984 14.200 4 .250 9 .950 63 .750


l
HYPOTHESE B


1977 8 .500 2.295 6.205 34 .425


1978 9.010 2.433 6.577 36 .495


1981 9 .551 2 .579 6.972 38.695


1984 11 .800 3 .186 8.61 8 47 .790


Le rendement moyen total du cheptel ovin-caprin retenu est d'environ
33 %,avec un taux de croissance annuelle de reconstitution après sécheresse de
6 % qui se stabilisera dégressivement à 2 % à partir de 1982.


Cependant l'incertitude dans l'établissement des projections de la
production ovine et caprine est plus grande car les données statistiques de




79 79

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A


2.2. Projection des charges sur les paturages.


45 On admet <ce 12 charge totale sur les pâturages pourra etre de 7 mil-
lions dlU.B.T. (1) sur l'ensemble de l'espace pastoral. En fait, beaucoup de
problèmes liés à l'hydraulique pastorale, à l'aménagement et à la gestion des
parcours freinent cette orientation. Partout les investigations sur le terrain
montrent l'insuffisance de pâturages.


Le seuil théorique à ne pas dépasser semble être le niveau des effec-
tifs avant la sécheresse.


Une production au-delà de ce seuil conduirait essentiellement à une
sensibilité trop forte du cheptel et à une sécheresse future. Malgré une poli-
tique efficace d'utilisation rationnelle du potentiel agro-fourrager, ce seuil
atteint, une exploitation plus rationnelle sera nécessaire pour sauvegarder de
façon plus équilibrée les différents écosystèmes.


Projection de la consommation à moyen terme.


Les données sur les niveaux de consornation fragmentaires, sont
complétées par quelques enquêtes ponctuelles.


De 1973 à 1976 le niveau de consommation de viande bovine a baissé
sûrement au profit d'une consommation en viande ovine et caprine plus accen-
tuée.


Les prévisions concernant la consommation des viandes de boucherie
tiennent compte de trois facteurs :


- L'évolution démographique globale.
- L'accroissement des populations urbaines.
- L'évolution des consommations individuelles.
Les données de la démographie s'inspirent largement de l'étude menée


dans ce sens dans le cadre du Plan de Transport (2). Les projections de
consommation tiennent compte de l'évolution démographique tendancielle et se
basent sur l'évolution apparue depuis la sécheresse.


La politique du Gouvernement tend à favoriser l'exportation de viande
bovine et à développer sur le marché intérieur la consommation de viande de
substitution : viande ovine, caprine, porcine, cameline et volaille.




80 80

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En zones urbaines, il a donc été considéré qu'il y aurait une diminu-
tion progressive de 0,5 % par an de consommation de viande bovine et une aug-
mentation de 2 % de celle,+ viande ovine et caprine. Par contre le niveau de
consommation en zone rurale évoluerait normalement sans grandes modifications
surtout dans le court terme.


EVOLZlTION ET PBOJECTIONS DE LA CONSOMMATION DE V W E TOTALE


DE BOVINS ET D'OVINS-CAPRINS


- -


Popula t ion consommation 1977 1978 198 1 1984


H Y P O T H E S E A
I


1 Evolu t ion de La popula t ion (1 .O00 Dib.)
I . Urbaine . Pura le
( Consoumation v iande bovine ( k g l h a b i t a n t )


. Urbaine
1 1 Conso-tion de v iande ovine e t c a p r i n e
1 ( k g l h a b i c a n t )
1 . Urbaine
i . Rurale
( Consoumacion c o t a k ( 1 .DO0 connes)
1 . Viande bovine
l . Viande ovine- caprine
l


CONSO~TION TOîALE viande bovine.
ovine- caprine ( 1 .O00 connes)


/ Evolu t ion de l a popula t ion (1.000 hab . )
I . Urbaine
1 . P u r a i e
l / ConsommaCion de v iande bovine (kg lhabicanc)


. Urbaine l . i u r a l e
1 C o n r o m i r i o n de v iande av ine e t c a p r i n e 1 ( k g l h a b i t a n t )


. Urbaine 1 . Rurale
i Consoumacion t o t a l e (1 .O00 corner )


. Viande bovLne


. Viande ovine- caprine


l l I CONSOMXATIOPI TOTALE viande bovine, 1 1 ovine- caprine ( 1 ,000 connes) 89,O 97, ) 112.2 127.1 1 i
On note au cours du moyen terme une évolution progressive des niveaux


de consommation à la fois en milieu rural et urbain. L'optique s'oriente vers
une diminution de la consommation bovine et une augmentation progressive de la
consommation ovine et caprine.




81 81

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Devant l 'augmentation de l a consommatïon na t iona le , l e s p rodu i t s de
s u b s t i t u t i o n devra ient permettre une expor t a t ion p lus f o r t e en chep te l ovin
e t capr in mais s i i r tout en c h e ~ t e l bovin.


2 .4 . Exportat ion à moyen terme.


L'excédent expor table e s t l a d i f f é r e n c e e n t r e l a product ion na t iona le
e t l a consommation i n t é r i e u r e . La s i t u a t i o n a c t u e l l e d e . l l e x p o r t a t i o n du chep-
t e l e s t d i f f i c i l e à connaî t re en r a i s o n de l ' i n e x i s t e n c e de données f i a b l e s .
Les s t a t i s t i q u e s ne permettent donc pas de r e p é r e r un f a i t cons t a t é : l'augmen-
t a t i o n de l ' e x p o r t a t i o n frauduleuse c l andes t ine e t de l ' é v a s i o n f i s c a l e consé-
quente.


A moyen terme, l e gros de. l ' e x p o r t a t i o n s e f e r a encore de façon clan-
d e s t i n e t a n t que l a p o l i t i q u e f i s c a l e de réglementat ion à l ' e x p o r t a t i o n ne s e r a
pas r év i sée . On a s s i s t e r a progressivement à une diminution de l ' excédent expor-
t a b l e cont rô lé comme l e démontre l ' é v o l u t i o n apparente des expor t a t ions de
1972 à 1977.


Les p ro jec t ions t iennent compte de p l u s i e u r s données p lus d i f f i c i l e -
ment q u a n t i f i a b l e s :


- D i f f i c u l t é s du s u i v i des f l u x du b é t a i l à l ' e x p o r t a t i o n à
cause des moyens,


- Cheptel en é t a t de r e c o n s t i t u t i o n après sécheresse .
- Augmentation progress ive mais r é g u l i è r e de l a consomrnation


i n t é r i e u r e .


- Production des animaux embouchés moins importante que prévue.
Une a l t e r n a t i v e concernant l a product ion dans l e s grands p r o j e t s d ' é l e-


vage n ' a pas é t é jugée nécessa i r e , vu l a f a i b l e d i f f é rence de p r o d u c t i v i t é du
c h e p t e l d a n s l e s p r o j e t s e t hors p r o j e t s . Par cont re en phase de c r o i s i è r e , c e c i
e s t envisagé dans l e s p ro jec t ions à long terme.


A moyen terme on s ' o r i e n t e ve r s une s t a b i l i t é v o i r e une diminution du
niveau de l ' excédent expor table . Ceci e s t l ' u n e des conséquences d i r e c t e s de
l a sécheresse s u r l ' e f f e c t i f du chepte l malien. Le chepte l ayant a t t e i n t l e n i-
veau avant l a sécheresse , on a s s i s t e r a à une augmentation rap ide du d isponib le
expor table .


Seules l e s productions enviande bovine, ovine e t caprine on t é t é r e t e-
nues pour q u a n t i f i e r l ' excédent expor table . Loin d ' ê t r e mineures, l e s a u t r e s
product ions ( v o l a i l l e s , porc, chameau ...) i n t e rv iennen t comme denrées de
s u b s t i t u t i o n au niveau de l a consomat ion i n t é r i e u r e .




82 82

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EXCEDENT EXPORTABLE


ESTIMATIONS - PROJECTIONS


Unité : 1.000 tonnes
r I I I I I


Production tien Production Consommatibn
ovine et Excédent Années bovine totale totale exportable
caprine


HYPOTHESE A


HYPOTHESE B




83 83

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3 - HORIZON 1994 (Long terme).


Les années 1987 - 1990 - 1994 sont l e s années repères re tenues pour l e s
p ro jec t ions à long terme.


3.1. Evolution de l a production animale.


Le cheptel bovin s e r econs t i tue ent ièrement e t a t t e i n t son niveau
d 'avant l a sécheresse. De même l e cheptel ovin- caprin s e r econs t i tue totalemeni
en 1984 à l a f i n du cour t terme.


Ces p ro jec t ions à long terme t iennent compte au niveau des deux hypo-
thèses :


- Des moyens mis en oeuvre p a r l e s se rv ices technico- adminis t ra t i f s
du sec teu r b é t a i l viande e t de l e u r e f f i c a c i t é .


- De l ' impact des p r o j e t s d 'élevage dans l e processus de développe-
ment économique du pays.


- De l a complémentarité e t de l a coopérat ion économique e n t r e l e s d i f -
f é r e n t s E t a t s de l a sous- région.


Le ' sec teur b é t a i l viande n ' e s t pas un sec teu r monolithique e t à terme
dans un système de développement i n t é g r é il aura son e f f e t de "feed back" des
a u t r e s sec teu r s .


Les p ro jec t ions à long terme t iennent compte des deux hypothèses re-
tenues, s e lon l e rendement du cheptel envisagé.




84 84

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PROJECTION LONG TERME


EFFECTIF - PRODUCTION CHEPTEL BOVIN




85 85

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PROJECTION LONG TEEME


EFFECTIF - PRODUCTION CHEPTEL OVIN-CAPRIN


Uni té : 1.000 t ê t e s -
Tota l e f f e c t i f Product ion E f f e c t i f E f f e c t i f a p r è s


Années avant t o t a l e e x p l o i t a b l e e x p l o i t a t i o n
e x p l o i t a t i o n ( tonnes)


I HYPOTHESE A


---- - -


HYPOTHESE B


1987 12 .340 3.793 8 .547 56.900


1990 12 .880 3.980 8.900 59.700


1994 13.600 4.165 9.435 62.475


A long terme, l a product ion en viande ovine e t cap r ine e s t soutenue
e t r é g u l i è r e dans l e s deux hypothèses.


Comme dans l e cas du chep te l bovin, un destockage s e r a n é c e s s a i r e a f i .
de ne pas dépasser l a charge poss ib l e au niveau des pâ turages . Ceci d o i t né-
cessairement ê t r e guidé par une p o l i t i q u e d ' e x p l o i t a t i o n du chep te l p lus i n t e n
s i v e .




86 86

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3 . 2 . P r o j e c t i o n de l a consonnnation à long terme.


Les prg-visLoris de l a consom~a t ion de viande à long terme t i e n n e n t
compte des f a c t e u r s su ivan t s comme dans l e moyen terme :


- L 'évo lu t ion démographique na t iona le .
- Le taux d ' u rban i sa t ion .
- L 'évo lu t ion de l a consommation i n d i v i d u e l l e .
En mat iè re de niveau de consommation en viande, l e long terme d o i t re-


pondre à l a f o i s aux souc i s d ' é q u i l i b r e a l imen ta i r e e n p ro t é ines animales mais
a u s s i à une o r i e n t a t i o n v e r s une expor t a t ion importante en viandes bovine,
ovine e t capr ine .


Afin de s u i v r e l a p o l i t i q u e d ' expor t a t ion en viandes bovine, ovine e t
cap r ine , à long terme, l e s denrées de s u b s t i t u t i o n auront une importance dans
l ' a l i m e n t a t i o n en p ro t é ines animales . Ces deux hypothèses montrent de façon
c e r t a i n e ( v o i r tab leau ci- après) une évo lu t ion à l a f o i s de l a product ion e t
de l a consommation. Ceci au ra une inc idence a u s s i à long terme s u r l e dispo-
n i b l e expor tab le .


-




87 87

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- 79 -


PROJECTION A LONG TERME


DE LA C(IEJSO?J!MATION DE VIANDE TOTALE DE BOVINS ET T)'OVINS-CAPRINS


Popu l a t i on consommation 1994 1987


HYPOTHESE A


1990


Evolu t ion de l a popu l a t i on (1.000 hab.)


. Urbaine


. Rura le
Consommation v iande bovine (kg /hab i t an t )


. Urbaine . Rura le
Consommation viande ov ine- capr ine (kg/hab . )


. Urbaine . Rura le
Consommation t o t a l e (1 .O00 tonnes)


. Viande bovine


. Viande ovine- caprine
CONSOMMATION TOTALE v iande bovine, ovine-
c a p r i n e (1.000 tonnes)


1.496
5.890


2 7
7 , 8


8 , 2
898


86 ,3
64, l


150,4


HYPOTHESE B


1.728
6.400


26,4
8 ,4


8 , 8
g Y 6


99,4
76,6


176,O


2.630
6.7 16


2 5
0


9 ,8
1 0


126,2
92,9


219, l


2.630
6.716


24,8
7 ,2


7 ,8
9 , 4


113,6
8? ,6


197,2


Evolu t ion de l a popu l a t i on (1.000 hab.)


. Urbaine


. Rura le
Consommation v iande bovine (kg /hab i t an t )


. Urbaine


. Rura le
Consommation v iande ovine- caprine (kg/hab .)


. Urbaine


. Rura le
Consommation t o t a l e (1.000 tonnes)


I . Viande bovine
. Viande o v i n e - c a ~ r i n e


CONSOMMATION TOTALE v iande bovine, ovine-
c a p r i n e ( 1 .O00 tonnes)


1.496
5.890


2 6
6


6,2
8 ,4


74,2
58,8


I


133, O


1.728
6.400


25,4
6 , 8


7
8 ,8


87 ,4
h 8 , 6


155 , s




88 88

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3.3 . E x p o r t a t i o n à long terme.


Le c h e p t e l r e c o n s t i t u é , l 1 e x p l o ? t a t i o n dv c h e p t e l s e r a p l l ~ s i m p o r t z n t e .
A i n s i l ' e x c é d e n t e x p o r t a b l e s e r a e n c o r e p l u s f o r t , s u r t o u t l o r s q u ' o n cons i-
d è r e l ' a p p o r t d e s p r o d u i t s de s u b s t i t u t i o n .


L 'augmentat ion numérique du c h e p t e l ne pouvant s e f a i r e i n d é f i n i m e n t
a u d é t r i m e n t d 'un p o t e n t i e l agro- four rager p a r t o u t entamé, l e s e u i l r e t e n u à
ne pas d é p a s s e r pour répondre à une charge c o r r e c t e s e r a i t de 5.350.000 bov ins
e t de 12.000.000 d ' o v i n s e t c a p r i n s . Le s e u i l a t t e i n t , i l f a u d r a e x p l o i t e r p l u s
in tens ivement l e c h e p t e l . C e t t e g e s t i o n du c h e p t e l e n f o n c t i o n des p o s s i b i l i t é s
du m i l i e u demandera à coup s û r une p o l i t i q u e d 'encadrement e t un s u i v i du c h e p t e l
p l u s r i g o u r e u x , avec des moyens p l u s conséquen ts .


PROJECTION A LONG TERNE


EXCEDENT EXPORTABLE


U n i t é : 1 .O00 tonnes


Produc t ion
P r o d u c t i o n P r o d u c t i o n Consommation Excédent


Années ov ine e t
bovine t o t a l e t o t a l e c a p r i n e e x p o r t a b l e


HYPOTHESE A


1987 124,O 66 , O 190,O


1990 136,4 68,3 204,7


1994 270, O 70,5 340,5


HYPOTHESE B


1987 116,O 56 ,9 172,9


1990 140,O 59 ,7 199,7


1994 180,O 62,5 248,5




89 89

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L' importance de l ' e x c é d e n t e x p o r t a b l e pose r a à long t e r n e l e s pro-
blèmes de commerc ia l i sa t ion . En f a i t l ' é t u d e économique des c i r c u i t s commer-
c i a u x du s e c t e u r b e t a i l v iande montre 2 l t .5vidence que i ' 2nconvén i en t majeur
du système t r a d i t i o n n e l e s t s a l e n t e u r ( au n iveau des a c h a t s , des v e n t e s e t
s u r t o u t de s r ég l emen t s ) .


A long terme comme maintenant,llamélioration du système de commercia-
l i s a t i o n ne devra donc pas a v o i r comme premier o b j e c t i f de supprimer l e s com-
merçants t r a d i t i o n n e l s pour l e s remplacer p a r des s t r u c t u r e s é t a t i q u e s , mais
au c o n t r a i r e de f a v o r i s e r e t moderniser l e u r t âche , e n e s s a y a n t de r é d u i r e l e s
p e r t e s .


Cependant une p o l i t i q u e sous- rég iona le dans l e c ad re de l a coopé ra t i on
économique e n t r e l e s d i f f é r e n t s E t a t s e s t i nd i spensab l e . Avec l a mise e n p l a c e
de c e r t a i n e s s t r u c t u r e s communes (C.E.A.O., Liptako-Gourma, C.I.L.S.S.,
C.E.D.E.A.O., ...) c e r t a i n e s a c t i o n s s ' o r i e n t e n t v e r s une p a r f a i t e complémenta-
r i t é e n t r e l e s pays s a h é l i e n s e x c é d e n t a i r e s e n v iande e t l e s a u t r e s E t a t s
d é f i c i t a i r e s .




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4 - LIAISONS - TRANSPORTS - DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE.


Cet te étude montre que l e s commerçants u t i l i s e n t au mieux l e s moyens de
t r anspor t moderne mis à l e u r d i s p o s i t i o n quand i l s y t rouvent avantage. Donc,
il e s t év ident que toute p o l i t i q u e de promotion des i n f r a s t r u c t u r e s de t rans-
p o r t aura son e f f e t s u r l e t r anspor t i n d u i t par l e s ec t eu r élevage.


De l a tendance a c t u e l l e , il appa ra î t que l e s coûts hors taxes du t r a n s p o r t
moderne n ' appa ra i s sen t pas p lus é l evés que l e s coûts de convoyage à ~ i e d s i 1'0
comptabi l ise en p lus l e s f r a i s généraux, l e s f r a i s d'acheminement, l e s p e r t e s
e t l e s " taxes sauvages" souvent pré levées en na tu re . Même s i l e t r a n s p o r t par
camion e s t onéreux, il r e s t e indispensable pour l e s animaux embouchés donc
lourds , s u s c e p t i b l e s de perdre du poids l o r s de déplacements à pied .


Il e s t donc souhai tab le de mettre en place quelques i n f r a s t r u c t u r e s néces-
s a i r e s pour l e t r anspor t par camion, d ' o r i e n t e r e t de développer l e s wagons
pour l e t r anspor t pa r voie f e r r é e .


Les i n t r a n t s (produi t s pharmaceutiques, ma t é r l e l s d 'é levage , a l iments d ' o r i
gine a g r o - i n d u s t r i e l l e ) . f o n t l ' o b j e t d 'un t r anspor t moderne dont l e s f l u x son t
d i f f i c i l e m e n t q u a n t i f i a b l e s .


Cependant à cour t e t long terme, ces i n t r a n t s f e r o n t l ' o b j e t d ' u n t r a n s p o r t
moderne même s u r de cour t e s d i s t ances . Ces tonnages sont importants e t l e s f l u x
q u i en découlent son t i n t é r e s s a n t s à connaî t re .


4 .1 . ~ u a n t i f i c a t i o n des f l u x p r o j e t é s à moyen terme.


En regard de l ' é v o l u t i o n des c i r c u i t s commerciaux, l e s p ro jec t ions
concernent :


- Les f l u x de t r anspor t du b é t a i l par camion.


- Les f l u x de t r a n s p o r t du b é t a i l par voie f e r r é e .


- Les f l u x de t r anspor t de viande r é f r i g é r é e pa r voie aér ienne .
A moyen terme, o n a supposé que c e r t a i n s axes q u i , pour des r a i -


sons géo- poli t iques, n ' o n t connu qu'un f a i b l e f l u x de t r a n s p o r t , s e r o n t
redynamisés dans l e cadre des échanges économiques de l a sous- région.


Ains i l e s l i a i s o n s économiques avec l a Haute Volta dans l e s e c t e u r b é t a j
viande devront f a v o r i s e r un t r a n s i t ou un t r a n s f e r t r 6 e i du chepte l ma-
l i e n . On r e t i e n d r a a u s s i à c o u r t e t moyen terme une c e r t a i n e constance dans
l e s grands f l u x d ' expor t a t ion v e r s l a Côte d ' I v o i r e .


Pour l e s c i r c u i t s i n t é r i e u r s , on supposera une p lus grande p a r t i c i p a t i i
du t r anspor t moderne dans l e cadre du r a v i t a i l l e m e n t des grands c e n t r e s J e
consommation. Ceci s e r a indispensable en concordance avec l e s plans d'améi~age-
ment en cours .




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On suppose une s t agna t ion des expor ta t ions e x t é r i e u r e s pour l e s
ovins- caprins ; c e c i s ' expl ique pour l a p o l i t i q u e de s u b s t i t u t i o n de l a consom-
nvt iûn au civzau na t iona l (consom.ation de viende ovine e t câprlne pûur l ' l n t é - -
r i e u r e t augmentation de l ' e x p o r t a t i o n de bovins) .


Les p ro jec t ions t iennent compte d'une c e r t a i n e évolu t ion à moyen t e r-
me du développement des i n f r a s t r u c t u r e s de t r anspor t e t des a c t i v i t é s comrner-
c i a l e s . E l l e s r é s u l t e n t de l ' e x p e r t i s e success ive des axes de t r a n s p o r t .


FLUX MOTORISES QUANTIFIES ET PROJETES


1984 - TRANSPORT DE BETAIL


PAR CAMION Nombre de t ê t e s
-


Parcours Bovins Ovins - capr ins


Nioro - Kayes 1.200 2.250
Nara - Bamako 250 800
Banamba - Bamako 200 3.500
Nioro - Ségou 400 600
Ségou - R . C . I . 2.000 16 .O00
Ségou - H . V . 200 1.200
Bamako - Manankoro - TZ. C . 1. 600 400
Bamako - Kolondiéba - R . C . I . 1.200 400
Bamako - Sikasso - R.C . I . 3.500 10.000
Bougouni - Manankoro - R . C . I . 400 600
Bougouni - Kolondiéba - P.. C . 1. 1 ,200 2.400
Koutiala - R . C . I . 3.500 2.500
Mopti - Ségou 2.000 3.500
Mopti - Koury - R.H.V. 1 . O00 2.400
Mopti - Koro - H.V. 600 1.200
Ménaka - Ansongo - Gao 500 1 .O00
Gao - Algér ie 1 . 000 10.500
Ansongo - Niger 200 400
T e s s a l i t - Algér ie - 20.000
Ségou - Bamako 4.200 6.000
Mopti - R . C . I . 6 .O00 17.000


TOTAL 30.150 1 102.650
- - - - - -- -


( v o i r l a c a r t e ci- après)




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94 94

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Les p r o j e c t i o n s pa r v o i e f e r r é e t i e n n e n t compte d 'une c e r t a i n e moder-
n i s a t i o n dans c e s e c t e u r a f i n de répondre aux beso in s envisagés . Cependant, c e s
p r é v i s i o n s s o n t modestes en fonc t i on de l ' excéden t de l a zone.


Les p r o j e c t i o n s de viande r é f r i g é r é e répondent à l a p o l i t i q u e d ' indus-
t r i a l i s a t i o n dans l e s e c t e u r b é t a i l v iande a f i n de jouer s u r une p l u r v a l u e p l u s
importante dans ce s e c t e u r . La mise en p l a c e de l a S o c i é t é Lybio-Malienne e t l e
fonctionnement de l ' a b a t t o i r de Gao pe rme t t ron t à c o u r t terme un r a v i t a i l l e m e n t
en viande des marchés de l 'A f r ique du Nord.


De même l ' e x t e n s i o n de l ' a b a t t o i r de Bamako pe rme t t r a une augmentation
de l ' e x p o r t a t i o n de viande r é f r i g é r é e .


FLUX MOTORISES QUANTIFIES ET PROJETES


1984 - TRANSPORT DE BETAIL


PAR VOIE FERREE Nombre de t ê t e s


FLUX MOTORISES QUANTIFIES ET PROJETES


1984 - VIANDE REFRIGEREE


PAR AVION En tonnes


Ovins - c a p r i n s


500


1.500


22.000


24.000


Parcours


Bamako - Sénégal
Bafoulabé - Sénégal
Kayes - Sénégal


TOTAL


Bovins


2.500


500


6.500


9.500


Parcours


Gao - Afrique du Nord
Bamako - d i v e r s e s d e s t i n a t i o n s


L


TOTAL


Viande r é f r i g é r é e


1 .500


2 .O00


3.500




95 95

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Ces prévis ions montrent une p a r t assez importante des t inée au
t r anspor t moderne. A cour t terme il f a u t s i g n a l e r s u r t o u t l ' importance du t rans-
p o r t par camion (p lus de 30.000 bovins e t plils de 100.000 p e t i t s ru.min2nts)
e t l 'amorce d'un c i r c u i t de viande r é f r i g é r é e pa r voie aér ienne .


4.2. Quan t i f i ca t ion des f l u x p r o j e t é s à long terme.


De par sa s i t u a t i o n géographique e t s u r t o u t s a p o s i t i o n de pays excé-
d e n t a i r e en product ion animale, l e Mali devra expor ter à t r è s long terme des
animaux embouchés f i n i s e t de l a viande ; c e c i permet de gagner une p lus -va lue
nécessa i r e à cons idérer dans l e cadre d'une économie na t iona le .


Force e s t de c r o i r e , malgré un grand optimisme, qu'une p a r t non négl i-
geable du chepte l f e r a encore l ' o b j e t de convoyages à pied ve r s l e s marchés ex-
t é r i e u r s à l ' h o r i z o n 1994.


Les p r o j e c t i o n s d e s f l u x motorisés q u a n t i f i é s e t p r o j e t é s pour l 'année
1994 sont cependant importantes (vo i r tab leau c i- après) . E l l e s r é s u l t e n t d e l a
même analyse, axe pa r axe, que l e s p ro jec t ions à long terme.




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FLUX MOTORISES QUANTIFIES ET PRO JETE S


1994 - TRANSPORT DE BETAIL


PAR CAMION Nombre de t ê t e s


Par CO u r ç Bovins Ovins - c a p r i n s


Nioro - Kayes 3.000 5.000
Diéma - Bamako 500 1 .500
Kéniéba - Bafoulabé 500 1.500
Nara - Bamako 2.000 3.000
Banamba - Bamako 2.500 7.000
Sokolo - Ségou 500 2.500
Nioro - Ségou 2.400 2.600
Ségou - Bamako 6.000 8.000
Ségou - R . C . I . 5 .O00 15.000
Ségou - H.V. 2.000 2.500
Bamako - Manankoro - E. C . 1. 2.600 1.400
Bamako - Kolondiéba - 9 . C . I . 3.200 2.400
Bamako - Sikasso - R. C. 1. 6.500 8.000
Kou t i a l a - R.C. 1. 5.000 2.500
Mopti - Ségou 2.000 4.000
Mopti - R.C.I. 8.000 1 5.000
Mopti - Koury - H.V. 2.000 4.000
Mopti - Koro - H.V. 1.600 2.500
Ménaka - Ansongo - Gao 2.500 3.000
Ansongo - Niger 2.000 4.000
Gao - A l g é r i e - 15.000
Bougouni - Kolondiéba - R. C . 1. 1.200 2.000
Bougouni - Manankoro - R . C . 1. 1.000 500
T e s s a l i t - Algé r i e - 20.000


TOTAL 62.000 132.900


( v o i r l a c a r t e c i- ap rè s )




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98 98

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FLUX MOTORISES QUANTIFIES ET PROJETES


1994 - TRANSPORT DE BETAIL


PAR VOIE FERREE Nombre de t ê t e s


A ins i l e s p r o j e c t i o n s nous donnent :


Parcours


Bamako - Sénégal
K i t a - Sénégal
Bafoulabé - Sénégal


Kayes - Sénégal


TOTAL


- Par camion : 62.000 bovins e t 132.900 ov ins e t c a p r i n s q u i f e r o n t
l ' o b j e t d 'un t r a n s p o r t à l ' i n t é r i e u r ou à l ' e x p o r t a t i o n .


- Par vo ie f e r r é e : 14.500 bovins e t 23.000 o v i n s e t c a p r i n s q u i
s e r o n t d e s t i n é s au Sénégal .


Bovins


3 .O00


1 .O00


2.500


8.000


14.500


A long terme, il f a u t b i e n s û r env i s age r l e marché guinéen (République
Popu l a i r e de Guinée) où l e Mali pour ra o r i e n t e r une p a r t i e de son d i s p o n i b l e
expo r t ab l e l o r sque l e s c o n d i t i o n s économiques e t p o l i t i q u e s s e r o n t r é u n i e s .


Ovins - c a p r i n s


1 . O00
500


1.500


20.000


23.000




99 99

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FLUX MOTORISES Q U A N T I F I E S E T PROJETES


1994 - VIANDE REFRIGEREE


P a r c o u r s


PAR VOIE FERREE


K a y e s - Sénégal
B a m a k o - Sénégal


TOTAL


PAR AVION


B a m a k o - diverses des t ina t ions
G a o - A f r i q u e du N o r d


TOTAL


PAR CAMION


B a m a k o - R . C . I .
S i k a s s o - R . C . I .
G a o - A f r i q u e du N o r d


TOTAL


E n tonnes


V i a n d e refrigérée




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La part qui reviendra à l'exportation de viande réfrigérée est loin
d'être négligeable :


- Par voie ferrée sur le Sénégal : 5.000 tonnes
- Par voie aérienne : 10.500 tonnes
- Par camion : 3.500 tonnes.
Ces prévisions démontrent une certaine retenue dans les données concer-


nant l'exportation de viande réfrigérée : il s'agit d'un produit onéretix et
le marché de la viande devra faire face à une concurrence internationale
soutenue.


Les sous-produits agro-industriels utilisés dans le secteur bétail
viande feront l'objet d'un transport moderne même sur de courtes distances. Ce-
pendant la consormnation de ces produits sur place sera plus grande car la zone
Sud correspond à la fois à l'intensification de l'agriculture et à l'exploita-
tion intensive de 1' élevage.


Les données en annexe montrent l'importance et la répartition des sous-
produits agro-industriels dans les différentes régions économiques (voir
annexe 3.1 . ) .




101 101

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CONCLUS.IONS, GENERALES




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103 103

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Malgré la poussée démographique et le phénomène d'urbanisation, l'élevage
malien devrait pouvoir satisfaire les besoins de la consommation nationale
et offrir un excédent exportable.


L'augmentation numérique du cheptel ne peut se poursuivre indéfiniment.
De diverses projections théoriques, la Direction du Service de 1'Elevage
estime que les effectifs d'avant la sécheresse représentent le seuil à ne
pas dépasser et encore sous réserve d'une redistribution du cheptel qui soula-
gerait les parcours des régions Centre et Nord-Est, particulièrement vulné-
rables.


Le seuil atteint,la production pourra être augmentée :


- soit numériquement (l'exploitation de la totalité du disponible, croît
annuel compris),


- soit pondéralement par une meilleure gestion de l'élevage, une action
sanitaire de masse pratiquée avec un paysanat initié aux actions médi-
cales de base (traitements collectifs) et par une utilisation du poten-
tiel fourrager et des sous-produits des zones favorables à l'embouche
et à la finition.


Tout ceci n'est possible qu'avec une sérieuse couverture sanitaire contre
les épizooties, au sein d'une structure centralisée gardant le monopole de
l'initiative en la matière et exerçant un contrôle rigoureux sur les actions
engagées.


L'économie de l'élevage, indépendamment des structures administratives
classiques de conception, de recherche et dfexécution,relève à la fois des
secteurs public et privé.


Dans la partie commerciale et parfois dans la production, les sociétés
et organismes nationaux résistent contre un secteur privé plus nombreux,
plus dynamique, possèdant un réseau mieux articulé et plus souple.


Schématiquement, on peut considérer que dans les domaines de laproduction
et de la commercialisation 95 % des activités relèvent du secteur privé.


Dans la partie terminale de l'exploitation (commercialisation interne et
exportation) le fonds de roulement des transactions est en presque totalité
fourni par le secteur privé. Les organismes dlEtat ne peuvent donc infléchir
la tendance par l'imposition d'un mode de cormnercialisation qui ne recevrait
pas l'agrément des producteurs et des commerçants, ceci pouvant entraîner
une perturbation de l'approvisionnement et l'évasion d'un produit qui a l'a-
vantage de se transporter lui-même sur des longues distances loin du réseau
de communication normal. e


La géographie et le type d'élevage déterminent en partie le mode d'ache-
minemen t .




104 104

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Ainsi dans l'extrême Est, on doit admettre que l'attraction exercée par
d'importants marchés nigerians bien proches continuera à persister etqu'un
flux d'animaux sera draîné sur pied jusqii'aiix marchés de collecte du Niger.
Il en sera de même pour la partie centrale de la 6ème Région (Gourma) et la
partie Est de la 5ème Région attirées traditionnellement par la Côte d'Ivoire
via la Haute Volta.


Deux exceptions à cette tendance : c'est l'exportation par camion vers
l'Algérie et l'éventuelle exportation de viande par avion à partir des struc-
tures de la Société Libyo-Malienne.


Le Delta et le Centre trouvent des points de regroupement dans les
régions de Mopti et Ségou, avec des flux à direction orientée soit vers la
Côte d'Ivoire par la Haute Volta, soit vers les centres urbains du Sud,
pouvant le cas échéant emprunter les modes de transport routier plus
fréquemment.


L'Ouest qui sert la région de Bamako et Dakar pourra pour sa part de pro-
duction acheminer et augmenter l'exportation par train, sous réserve que les
frais à l'exportation n'encouragent pas une fraude facile à travers la fron-
tière, entraînant l'embarquement des animaux sur le réseau ferroviaire
sénégalais.


Le Sud semble devoir pour ses exportations, même celles d'animaux tout
venant, s'orienter vers un acheminement par camion. Pour la production amé-
liorée sortie des établissements de finition et de l'embouche paysanne, de
préférence à l'acheminement sur pied qui risque de faire perdre le bénéfice
de la spéculation (mise en condition bouchère), le transport par camion s'im-
pose du lieu de production au lieu de consommation ou d'abattage.


Le transport par avion ou par camion frigorifique de viande abattue et
réfrigérée, aussi souhaitable qu'il soit, ne dépend pas uniquement de la
volonté de progrès des Etats producteurs mais également du pouvoir d'absorp-
tion des marchés extérieurs à l'endroit d'un produit dont le prix, grévé de
celui d'un mode de transport particulièrement onGreux, sera élevé.


Par ailleurs, il est à remarquer que le transport d'animaux vivants est
pratiqué en fret retour à des tarifs spéciaux. Avec une augmentation du tra-
fic routier, on peut espérer que les disponibilités s'accroissent et que
1' importance du transport d'animaux augmente.


Il semble que le fret retour par camion constitue presque le seul mode
de transport du bétail. Le transport des cuirs et peaux répond aussi à cette
règle.


Les importations de produits d'élevage ou nécessaires à l'élevage (lait,
médicaments ...) sont acheminées vers la capitale par les voies normales
du commerce d'importation pour être ensuite distribuées à l'intérieur.




105 105

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Le flux de matériels et de médicaments est pour l'instant très faible, il
augmentera avec la mise en place d'une pharmacie vétérinaire sans pour autant
atteicdre un tonnage importazt intervenant à l'échelon du Plan de Trmsport
national.


Les tonnages de produits et sous-produits agricoles utilisés dans l'ali-
mentation de l'élevage amélioré (finition et embouche) vont croissants. En
général ces entrants sont utilisés sur place ou transformés sur de courtes
distances.


En conclusion le secteur de l'élevage devrait arriver normalement à uti-
liser de façon plus importante les moyens de transport moderne. A moyen terme
il ne pourra s'insérer dans le circuit de façon rentable que par le biais du
fret de retour et de complément, avec des tarifs préférentiels.


Cependant avec une meilleure politique de réglementation dans les circuits
commerciaux, on observera une augmentation des flux de transport du bétail par
les moyens modernes.




106 106

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107 107

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ANNEXES




108 108

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109 109

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ANNEXE No 1




110 110

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PROJETS DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE


I)mLCIPE'EY&N'J! ESPACE PAm - m e asl703Si.e ao ulki, a Livestock) - Zone Yaakorale de KAïELS NORD - Zotie pas tora le de NARA EST - Zone pes1;orale dtANGONGO
- Recormtitution du cheptel 68 Région
- Eapace pnatoral 5Q RQgion


ICOUTS EsTIMEE(~)I I ORCaTIwB de 1
I ( ~ n mil l ion de Y I


INNE m CROISIErn
nuliens I financement I e t


IL974Cb)l ~ u i n l a c g u i i l en I externe I
1 1 1978 1 - l Eapoirs de production -- laooord I
l 1960' 2.942' 2.942' - I U. 8.ASD. I annbe de c ro i a i&re 1980
1 15901 2.9151 2.9151


1400 5.730 5 ~ 7 3 0 ~
- ' ~ ~ ~ O ~ & ~ e - : annbe de c r o l s l A r ~ 1988


I 1810' 2.393'
- I - - l~inancement 8 . - . -


I 1 I 1 . I rechercher 1
2390, 3*1611 - 1 - lPinnncement B


rechercher
l 24501 7.7851 747851 IIBRU( 1 D A ) t ann4e de oroiei8ro 1962


- BBnerve Poroatl&re de WUROLCNA (c) I - RBuerve fo r e s t i 6 r e de TIQNFdtA (c) ( ~ e ~ o i r e do pr0ductionl2!9~ tonnes de vlande ne t t e - Elevage Zone lacustre (O) - Am6lloration des bourgwtt ibree (c)
T O T A U X ; 13970; 20.161, 19,729, 1 l


~)ËTATIONS I )~IÇWUCII~: - G t s t i o n m c e du Niger I 310: 4, I - - l ~ inanoo ien t A :I4.C00 bov/an 350 vif.. .. . ..2.800 T viande ne t t I
1 I 1 Irecherobor - S t ~ t i o n Daguineda DO1 IOb1 - 1 - pina an ce ment A 12!000 bov/an " 650 T " n


rechercher - Gtatioii Yalorirtation de l'Exportation l 4301 9401 - 1 - 1 - 1 1 - 1 '
I - BAMAKO 1 2761 2761 - 1 - 1 -n- ' 2.500 bov/an 430 T " n - BIRASSO 2761 r i 1 3:000 bov/an+39:0ûû ov/cnp. 950 T " V, - WYPI 1 Z] 271. 1


-Peed l o t de CiEGOU
-6 ta t ion da HIOdO
-9tation do '3901 4.940hen voio d'iDEtaDlrechercher 1 ' - l e t ion 4948) L~bie-Heli.. . . . ,I 7.500 ( -"- 1.200 T " n


1 I T O T A U X 3.253' 0.840' 4!94el - ! ' d i I I


:Embouche payaenne KOULIKOHO
.Op4ration MALI SUD I
,Heute Vall4e (Bfe do labour)
.Embouche Zone Ouest 1


I
lEmboucho Op4ration Riz de Ségou 1
;Op6ration llracblde o t Culturos


Vivri8res I
?Op6ration N'Dama Tenfoli la I
.Opéretion de dbvcloppemoiit int-égr6 (


du Raerta


I - I.D.A. - 1 F:E.D.


1
1
production non quantifi8a


-II- -II-


1500 bouofe de labour oncadrés/an
I
encadrenont ac tue l den boeufs de labour


I


lonoadrement des boeufs de labour.
1500 booufs embouchBo + Stat ion N'Dama CElevage ov1D.
1 Djall0nK


T O T A U X




111 111

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1.1. Suite


-


4) AUTRES PR03F;TS ELEVb(;B 1 1 I 1 1
.Production l a i t i Q r e 4 a u t e Vallbe 1 2901 3631 - I - Finanoement A rechercher 5-6 mil l ion8 de l i t r e s l a i t .


Baguinoda i 3001 3901 - l - 1 -*#-
Botubs 1 1341 1341 - 1 - 1 - , Cuirs e t Peaux 640, 468, 468, - lPNUD/FAO I


r Aviculturg Bamako - l F i ~ a ~ o e m e n t A
recbercber


1-+ --- 1--- 1 I I
T O T A U X 1.734 1.635 't6O1 - 2 - 1 I 1 -


5) PNOJNTS DE m c E ~ S T I S ~ ~ ~ ~ I I I 1 I I . Com~erc la l i sa t ion (Mali 523) i 3181 2.1881 2!1881 - IPRUD/FAO I . Divers (e) e t Etudes l I:0621 3t2681 2!9951 - IIDA/UBAID/OIPEA 1
1-- 1 1- 1 I 1


T O T A U X
- 1 2-180i 5.456! 5:J83 I 1 1
PROJETS HOAB FUN . SANTE ANIMAIE; (f) I I I 4 I I 1 3.1911 5?4201 3131 _ ICXAD-RPA.montant r e o t a n t B recher l


I I I I cher I
I


? P r o j e t de Pharmacie VBtBrinaLre 1 J 5 0 l 19 l - - IFinancemsnt A I
I l rochercber 1- 1- 1- 1- -


T O T A U X I j:jSII 5.5'701 3 1 j I - I
-- I


I I 1 I I -


Source : Plan quinquennal 1974-1978
Maîtres d'oeuvre des projets.


a - Montant des financements demandés à l'exclusion des charges récurrentes généralement financées par llEt:at.
Financement total acquis : 54,8 % - Juin 1978.


b - Coûts estimés et actualisés sur étude de factibilité ou base de 15 % l'an.
c - Zones à fort potentiel fourrager.
d - Opérations~tilembouche paysanne de culture attelée, d'opérations de développement rural.
e - Etudes diverses sur la zootechnie, la nutrition, recherche de stratification, enquête troupeaux, ...
f - Il s'agit de projets hors Plan dont le montant de 3.191 millions correspond à des financements présentés


au Club du Sahel (action régionale).




112 112

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EVOLUTION DU CHEPTEL BOVIN AVANT - APRES SECHERESSE
(Projection théorique)


a - Estimation du cheptel avant la sécheresse.
b
- Enquête sécheresse.
c
- Proiection Service Elevage.




113 113

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114 114

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115 115

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-


- 107 -


2.1.' MOUVEMENTS DES MARCHES


i
1
1


' l
1


1


I


- ANNEE 1977 -
Noriibge de tê tes


+e---=-5-=-=<-C-=-~<-C-=-=-=-=<~-=-=~-=-=e-=----~e---=--=e-<-~~<<~---=<---=---#-


1 BOVIXS 1 0 ~ s - CAFXïRS EBEKKS nSInTS C-S 1
P i REGIOBS f llPBms 1- ? 1 1 V +rl-T-; 1 P .-l-.-l-.-I-,-1-*-1-


IKayes 1 12.3991 9.7081 13.1731 9.5a1 191 161 261 1 7 -
IYélimanB 1 . a1 nl 741 G! - -
l Hloro [ 5:5M!J 3.767114z9191 8.371 1s: 3;\\ 3987 TG\\


.81 81
ni 2


1 Méma 1 171 - 71 137 1 3 1 3 1 - 1 -
E l I T x o ~ o u b é a ! 30322! I:4131 10.7961 7.9661 V 9 1 26 1 -1 -


! Kor ara ! 1501 201 3641 - -1 21 s ', - 1 -1 - 1 -
1 Bama ! 6771 a 4 1 +W1 I.%I1 89 1 1 1 1821 II81 -1 -
1 1 - ' L L L I - b b
/ TO' lU ! 22.134I 15:2061 42.131: 2ï.7661 2581 851 7931 a 7 1 21 2
! ! - ! - 1 - ' t t f i i


B U 0 ! Bt i. ! 5.04*1! 4.9411 3.613I 3.6131 -1 - 1 - 1 - 1 -1 -
ECOCXZXOBO! S a m b a ! 2:111! c6171 5.192; 4.1î7; 1:XIOI 3281 -5%; Tl -1 -


! Pana ! L870! X27C. 7.100. 3;ZtO- IO 1 51 90- - 1 -
! U ~ S s i s i ! z.o%i r.430! ?.oz01 2 .0~3: -1 -! - ! - I -. I -
1 9 S l o h n i ! ï.554. I;?C9! Is.gIj! 8.701; - 1 - 692! 232! -. - I
! Mdi é n i ! =goal I;870! 5;740! j.063. -. 67 ! -. - 1
!Sara ! 0;26I! 5593!15;010~ 3.7501 31: I! i47/ 23
! 3eleco ! 19&! ~j:! -. -. -. -1 -. -. -. -


! I C C ~ I Û o ! 410! 250! -! -, I 20 f 5 1 -. I - ! 5.a20. 4.270! 20.563! 1j~u71f -. 1 195- -. -
1 ! - . ! ! ! 1 -i 490i 1 ;
TCn& 3X;O.ZZSO ! 25.349! 20.5271 75.753i 49,0371 2 4 1 3 3 3 j.631! 1.241! -, r ~ a ! 23
! ! 1 , ! . - - I I I ~ ! - !


S X A S O ! X o u t i d a 1 - 1 - 8.867! 5.7121 -1 -1 1,155; 7221 - 1 -
! Siairoralé ! 20! O! II71 35 1 -1 -1 -. - I -! -
! B O ~ g O u n i I 21 21 I.VJ1 6451 - I -1 - i -1 -! -
! SFl;asso


! 6 -2071 3 : 9 1 1
3.237! -1 -1 9871 64û i - [ -


! l a rdo l i l a ! . 131 N! U7! - ! - 1 -1 -1 - I -
! 31a 1 - 1 -1 223i I37! -! - ! - 1 -1 - 1 -
! I?"W 1 -1 -! ISO! 1501 -! - 1 -! -i -1 -
!Kolondléba ! 313; 3 IW! 1401 -1 -! -I -1 -1 -
! Ka&olo ! I I ! ! 1 I I 1
1 - ! i [ - ! - [


W f f i EiïUSSû ! 6,0451 4:348! 24.235! IO*j2j! -! -1 2.i42! 2.362 ! - 1 -
1 ! -;-I--!--r-! [ - i - - [ ; - - i {


SEWU ! S B ~ O U i 2.396! 1.rw6! 35.083i 22.4131 43 1 2! 907! 457 1 -1 -
! BLOUO ! 142E4f lZ452! I%W9! I3:383! 873! 1561 1:479! 729 ! 4721 I33
! Sokolo ! '756. '0591 3.155! 2709! - 1 - 1 851 7 I O I ! 14
! San


! OOe: 59I!I&S531 8;45I! 90! 2431 120 . I! 1 ?1 ! Tominian ! 190. I42! q273! -.1;520! - ! 50! s ! - 1 -
! iYounibee ! 75; 22! 6 -256! - I - 1 12! . 5 ! -1 -
! Senena ! 250. 16a1 1.5701 r.060! - I - I 451 22 1 - i -
! 3azaouili ! 259! III! 4.876! 3.508: 28 i


13f. ffi! 50 i -! - 1 Tanani ! 501 '6@! 420. 24 1 17; 53! 26 ! - ! -
! $onobouqm ! 11ZQ5! 5321 2.922! 2.1161 IO5! 51- z; 3 ; -! - !Sdoérena ! 70. 52! Logo! 8501 I! 1


-1---;--!---
3


! 2 1 ! 1 1 I -
i r0Ui.1 W O U ! 20.159! IL3651 78.512! 56.2881 LI741 280! :3.193! 1.628 ! 6I5! 149


!'I'[''-[-;i-[~{!
WPTI ! Bendiagara 1 3.625; 2*487! 8.6071 6.9901 -! ankas~ ! 5731- Z6231IZe4331 T.8531 +3601 59 ! 767! 151 3.w6!Ioj53 3971 253 f - 1 - -


! Djenn-4 ! 6;0841 4;WIl IZ.2731 9.1631 66 1 MI ~ 8 7 0 1 '549 i - 1 -
! Douentzs 1 2q672! 12801 66;9091 35i444f I:747! 8291 4;690! 32425 1 I.692! 784
1 Korc 3 . 285! 10.6691 8;017. 41 .I! - 721 . 16 1 * -1 -
1 Y ~ g d ! @*Ir)7! j4eI481~2~02I!I06.Oz41 4 9 1 861 5,9711 1.614 1 641 18
1 iViliafuPké ! 7:1091 3:8131 4~4-491 2so8341 I71 9f .a581 3 5 0 1 4-5131 1.847
I Tenerikou ! 58041 3<988. 8;IW+! 50581 1261 '77. 1.331 9551 - 4 5 1 32
1 ! 1 ! 1 I ~ l - -1
1 73'lU m?TI ! 120:5IB1 53:7Ij!jI2oj03!206.9831 4:5 581 1.8231 18.5861 8.561 ! 6!314! 2 4 S I


f i l - ! - l ! l - I - - - 1 - [ -
GAO 1 ~ 0 ~ 0 ! 3.3691 I;7281Lse 1 5.592! 2!


! 2i2651 7891 agi! 14.6321 -1 $101 319 1 1.459 1 587 1 DFré 1 1 -1 7761 302 1 601 I O
1 Gao ! 5277! 3.OOq! 850ji31 79.5991 I I -1 8121 710 1 1.7901 1.642
! ~ o u n h ! jijaaj 2<0641 r4.725! 6.039; 11 - 115301 3k7 1 1.2811 n a
! G. Bhacous 1 428- -5231 16.457. 8.514. =O! II51 -2741 I I 2 ! 21 1
1 Y é W ! 1,8571 Izo221 26.2251 22.j05! -!


3 - 46S! 412 ! 3:154! 1,252
1 Kidal ! 1351 1281 980! 793! -1 -! - ! - ! 131 9
1 Tmbouctou ! 2:7301 9SSI 31,9141 24.081: 35! 41 1:361! ? ? O ! 1 155
1 ~oirrem ! 2891 103! 7.9971 4.a411 IZ 1 4! 258; r = 2 ! 521 22
1 ! ! 1
1 i -1-1-1- l---!-i-1- 1mf f iGAO i I9 .93 I ! 161sWi220:459i1670166i I B I I 123! 6*136! 2:650i 80149~ 3:79'99


I- 1-1- !-'-*-c- 1-1-
1 TCTU $-l~0.725!754~593~517~561! 7:412i 2.Wl Pej31IjI5..739 i 15.2'78 i 6 .69


-=~--=<-=---=.---S~-=-=-s~*~<S--=-s---=-c-c-=-=-, --i-=~-d-~<<---=---=-c<<---=# --=-se-- A


Source : Service Elevage.




116 116

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- 108 -


ABATTAGES CONTROLES PAR ESPECE ET PAR REGION


*- lEt=tsAd+A---l-*-a-- ttD-=r=t*wYM%a=f=__12i-=ft-ae=r+n Nombre d e têtete
P S C i 1 1 0 X S !3OtTES l o W S OoaCrSS ' CUEUX8 f SQUIBÇ 1 ,


C ~ S ,


! -3 ! 13 847 9 x 7 : - I 15 ! ! -
! [ aOLZEOR0 109'247 l 97995 ! 1548 200 ! 50 ! I
r 1- 1 '
9 599 / TB 88L - 1 - I ! -
1 SGOU ! I O 3 5 ' 52 ô25 ' 40 1 %


I - 1
! 1973 ! yapn 6 756 ' 34 196 1 - I 8 ' - 1
I


1 ou, - mmoucrorr 7 7 ~ : ! 42 108 ! - zos - ! !
I 1 1 ! : I
1
157 355 : a -5 1 I I ! T O T A L ? 1 50 1
1
! 1 ! 1 1


! 1 1 1 ! " 0 8 ! U462 7396 - - 1
! 1


- 1
I SOQInOEO 1-
870 L737 1 4 1 1


! 1s,13%w ' 9 970 19 I3e ' - - 1 1 -
i -74 ! ' 1 4 0 ~ 0 ~ 53 a14 I - I 93 1 - 1
1
! MaFTI ! O 362 A - -


29840 1
- ! 1


1 I - 1 ! GM - T C Y B O ~ O O ! 3 120 ' 24 993 ! - 353 1 - I 1 1 1 1 1 1
1
T O T A L ' 13 787 225 OIFI 1 l 1 7 3 7 1 I
1 I I I *9 1
I I iW3S
1 IO 935 1 7 918 1 - I - 1 - ! 1
I ! KOULIgOEO ! 68 686 1 i I0 697 1 1254 1 3 1 - !
1 1976 1-0 1 9 570 1 15 954 ! - 1 - 1 6 !
1 1 EiaGoU 1
7 163 1 77 532 1 - ! II 1 - !
I I WPlPI ! 4 287 1 28 427 1 - 1 - 1 - 1
1 i GAO
- ,xmccrou r I 396 1 52 264 I - ! Icq ! - 1
! 1 ! ! 1 I 1 !
1 T O I P A L I22 037 l 1 2 852 1 - 1 u 3 ! - !
1 1 1 1 1 1 ! 1 , KABS 13 523 1 10 195 , - 1 5 1 - 1 !
1 aom;~amo 58 @O 1 79 162 1 705 ! J I - 1
! 1977 +SUSKJ 1 " 5 4 7 , ~~, - I - 1 !
1 SEGOC 1 8479 1 65-8 - ! 20 ! - 1
! YOFfI 4 192 1 31 412 1 O 1 3 1 - 1
1 1 GAO
- MlaaOTlcMO 1 1 704 1 49 6 U 1 - 1 IO8 1 - 1


T O T A L 98 065 70.5 -
1 r t f - ~ = * * c - r t + * t f = a t s = t ~ n o = t : * t = t ~ t = u - 5 - = Z L t l r * e = = = t O s ~ = ~ = Z I : ~ = ~ t = f a 4


S o u r c e s : - S e r v i c e E levage .
- S t a t i s t i q u e OMBEVI (1973-1974).




117 117

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118 118

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MOUVEMENTS COMMERCIAUX (Commerce du bétail)


EXPORTATIONS cONTROLEES/ORIGINE


Nombre de têtes
--=-e--e<-e-ee--=---e-----*---e-=ee--e-=ee-=-----e-=---=-----ee-=-


1 1 I m m s 1 1 1 1 1
m S
1 PJlGIONS 1 ?BKiXS 1 cmms I 3 Q m B 1 CAXEUXS 1 PSZHS 1 PQBClgS 1 0- -
-1 1 I { 1 I 1 1


1 QYes ! - I 187 1 1 1 1
& O - K o u 1 1 9.600 , 6:765 1 1 1 1 1
SFlrasso 4.119 I s z ! I 1 1 1


1967 8ag3u 1 3.545 1 1,275 1 1 1 1 1
gopti : 0,927 ! 6% , ! I IL! I
Gao-.Tmbcuc TS.943 , 23.71'3 ! ! ! ! !


lTOT!AL367! 43:L25 ! ?3.2I4!
1


! ! ! - !
!zayes ! 3:464 ! 2.871 ! 3= 1 - I 342 I - I -
,iCouli-5k~ ! +:JO8 ! 51983 ! 1-330 1 - ! - ! - I -
; ~ l l u s s o ! 6.536 ! 1.965 1 - 1 - 1 - 1 454! 8:510
Segou L ai337 ! 22ij93 I * I ~ I I ! - I '7 1 -


1 X O P ~ 1 1 29:34I 1 6% 1 - I - I - I -
3.184 1 . . , G a o i C ~ m b ~ 1 30 1 ?a ! ' 1 - 1 -


1
TOTAL 1975' 37:037 l ' 62.7.53 ' +SI 241 m : 474 ; -


I
'Kayes ! 1.036 1:I89 - ! - 1 - 1 - 1 -
'rau-ar. I aizra -27s , 3'23 I - 1 - I - I -


1974 !iâ"so 10i162 ?:339 , I O 1 ! - 1 - 1 7 2 ' 4:245
Iségou 1 I3:723 e2= 1 - ! O 1 ' 1 - I . .
'Mopti 18:- ' 47:895 1.715 1 1 - 1 - 1 - !
I~ao-Toinb~ ! 1: 7% ' fz436 1 - 1 - 1 1 - 1 -
! 1 ! 1


1 2 ü U 1974 : 53;375 1 911600 l 5.054 90 il! 6 ' 72 1 4: 245
7 ! 1 !


@ ~ e e ! 3:w I O ~ O W I 381 ! - 1 - ! O 1 -
I K o ~ l F k o r o - B I 6 . 3 ~ ! ! a.a% - 1 54 1 - 1 -


1976 18îkasao ! 6583 ! '42465 f - - 1 - 1 - 1 - i 36-+90
S&30u ! 4:162 20tZt7 1 - 1 - 1 - I - 1 -


I M O P ~ ~ ! 15,955 ! +O55 ! 1,405 ' - ! - 1 - I -
!GaWonb, ! 1.510 6,498 1 50 ' 667 ! - ! - 1 -


! 1 . 1
!TCTffiI976! 37:936 ! 92,104! +î69 1 667 *O 1 - 36.490


1 1
1


[Kayes ! 2 . W 5 I 7-575 ! IO - 1 - - 1 -
l~oalikorc-a! O255 1 I8:202 610 - ! - 1 - 1 -
I S i k a s s o ! 6.904 1 5:82s ' - ! - 1 - 1 - 1 77:I50
!segoci 1 4:aa I 23:359 f - I - I - I - I -
1 M o p t i 1 7:034 1 19:07I 1 552 1 - 1 - 1 - 1 -
I G a w r o m b . 564 1 101529 1 ICg 1 69 1 - 1 - 1 1 - 1 ! ! 1 1 1 1 1
l ~ 6 2 . L 1977 1 27:837 1 9O15GI I:287 f 69-! - 1 - 74.150
1 1 =~,-=-=-=-=---=--,-=-^-=~---=---=~e-=-=-=-- ,-=-=-=- <-r- e-=-=.e-=e-e =-- -=-=-=-4~ &-I-=e+


k


xrce : Service Elevage.




119 119

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MOUVEMENTS COMMERCIAUX (Commerce du bétail)


EXPORTATIONS CONTROLEES/POSTE/DESTINATION


- ANNEE 1967 -


I Nombre de têtes




120 120

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MOUVEMENTS COMMERCIAUX (Commerce du bétail)


EXPORTATIONS CONTROLEES/POSTE/DESTINATION


ilombre de têtes
f i i i - -a - - -L14- - -P039-C94~4-~C~-34-0-CP~-- - - - I - -=~-C-t rL iC-M4i iCi I -O-0-4-


1 Sénégal 1 3 4 6 4 1 2 8 7 5 1 S I 3 4 2 1 - 1 - 1 - 1
----- a- --,-


1 1 . . 1-1 . . i . . 1 1 I
~ o u i i k x 0 S&&O 1 1 1 1 1 1 1


M o Eep;Cüte d'IvJ 2 508 4 378 ! 510 - - 1 - ! - !
3amako Libéria 1 0 1 1 1 1 6 M I - ! - 1 - 1 -
a d o Sénégal 2 6 0 1 2 0 0 ! 9 S 1 - , - 1 - 1 -


l 3anamba , Sénégal 1 - 1 ' - ! 1 0 5 1 - I - ! - - ! BaPidEo Guiaée - I 7 z 1 - ! - ! - ! - 1 - !


-


1 . 1 1-! 1- I 1 I


Total ZlUSSO ! ! 6 3 % ' 1 9 5 5 1 - 1 - 1 - 454 1 8 5fO
1 1 1 . SGOU I I - 1 1 1 1


Ségou I EépzC8te dlIvz 4 5'77 f3 244 44 - I 2p 1 - 1 IL
Ségou 1 Libdria f 1 8 3 6 , 5 3 7 8 ' - - l . - 1 - 1 -


1 Hiom BBp.Cûte dfIv: 1 381 2 466 ( - f - - 1 - 1 -
San 3, 1 * 1 5 0 5 1 - 1 - 1 ' [ ' 1 -
'Eominian -*, - 1 - 1 - 1 - 1 - 1 % 1 1 -
Tominian 26p.Xaute-Volta - 1 - 1 - 1 - 1 - [ 20 -


MOFm
b


Uopti ! BBp.Cüte dfTv: 5 348 2I 351 ' - ! - - - 1 - 1
Djenné 1 -n, I 1 6 2 0 1 ' 5 5 1 4 1 - I - 1 - - 1 -
TenepLou ' 2, ' 1 314 l - l - I - 1 - 1 -
Dousnt i a -n- ' .87 - I d L O ' - - 1 - 1
Bankasa


' Bép? Sénégal 1 - - 650 - - - 1 - 1
Xor o Ghana ' 3 0 3 9 , 2 4 7 6 ' 6 ' - 1 - - 1 - 1


1 !W. 1 - 1 1 1 1
Total MOPTI 1 1 ~ 4 0 8 ! 2 9 3 * 1 1 6 5 6 1 - 1 - 1 - -


1-1-
!


ûAO-MWCCMU 1 1 1 1 1
prrsongo L Ylgsr I 1 6 0 1 1 2 4 ' 3 0 ' - I I O 1 - 1 -


1 Andéraboukane Ylger 33 235 1 1 - 1 2 0 1 - -
WU& ' H i g e ~ 123 1 39 1 - 1 - 1 ' - 1 - 1 - 1


I Ghana 2 868 1 Gao '- 1 - I - 1 - 1 - I -
Gao Algérie


1 - 1 2 9 5 1 - 1 - 1 - 1 - 1 -
Teaaallt I PlgArie


I - 1 2 7 8 0 1 - 1 - ! - 1 - 1 - 1 1 1 1-1-1 t


Source : Service Elevaze.




121 121

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122 122

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MOUVEMENTS COMMERCIAUX (Commerce du bétail)


EXPORTATIONS CONTROLEES/POSTE/DESTINATION


- ANNEE 1976 -
t-C---44.-=i~-PHe--~------aa--9-,a--=- Nombre de têtes - - - - --*-=-*=-----CI---=-- - -=-


Source : Service Elevage.




123 123

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MOUVEMENTS COMMERCIAUX (Commerce du bétail)


EXPORTATIONS CONTROLEES/POSTE/DESTINATION


- AYl?EE 1977 -


I 1 - 0 - = 4 - = e - e - = - - = ~ - = - ~ - % - = - - - = - = ~ ~ - ~ - = ~ ~ - =-C-=-=-,i=-=ee-dic Nombre de têtes 1 1 A N T M A T 1 Y


I Source : Service Elevage.




124 124

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125 125

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ANNEXE No 3




126 126

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127 127

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3.1. SOUS-PRODUITS AGRO-INDUSTRIELS UTILISES DANS LE SECTEUR BETAIL VIANDE


BESOINS QUANTIFIES PROJETES 1977 - 1984 - 1994


1 ZONE DE DEVEMPPEM~NT/NATURE DU PRODUIT
i f


: TONNAGE : O R I G I N E I :
i ANNUEL f t


Mali Sud Sikasso Graine d e coton 8 200 ! Bamako Flux d e t r a n s p o r t d e f a i b l
( ~ a n f o l i l a ) Sud &ma- Mars 8 O00 , Fana Zdne d i s t a n c e t o t a l t r a n s p o r t é ko Camion : es t imat ion 12 50C


Melasse 4 6 6 5 du Niger : Flux d e 1 500 Tonnes pour
Tourteaux ( ~ o t o n + ~ r a c h . ) 4 000 Eik KoutiOla zone Yanfo l i l a


: Sikasso
1 I ! 4


;one Ségou O f f i c e du , Graine d e coton 4 800 Ségou , Flux d e t r a n s p o r t d e f a i b l e
Niger Mars 7 500 Zone du


' d i s t a n c e T o t a l t r a n s p o r t é :
: 10 500 Tonnes Flux d e 3 500 . Melasse 3 O00 M i g e r .Tonnes Ranch Niono e t Embu


.Tourteaux (~oton+Arach. ) 2 350 Pa y sann e
--- - - - - - - - - - m . - - - - - - - - - " - - -


' Zone ODEM 'Gra ine d e coton 80 O Kout ia la Flux d e f a i b l e d i s t a n c e Tra '


Mars 5 O00 Kimparana ' p o r t Zone O D E M , ( M ~ ~ ~ ~ ) : 4 000 T o ~ e s
Melasse 1 700


' 60 e t 7 O RBGION t Graines d e coton Mars Melasse 210
' Zone Centre Transpor t d e 200 Tonnes Flu


10
: - iko- pa r voie f e r r é e


'
. 20 r o - ~ i g o u


'ICAYES - NORD OUEST Graines d e coton
BAMAKO ~ a r s


Melasse


Tourteaux


K 900 Zones c e n t r e e t Transpor t d e 1 200 Tonnes I
28 Sud par camion e t v o i e f e r r é e


200


450


Gzlaines- a e CO ton


Ma Ps


Melasse
Tourteaux


Mali Sud Sikasso Sud Graines d e Coton - Fana Zone Flux de t r a n s p o r t d e f a i b l c
:MaYs du Niger - d i s t a n c e t o t a l p a r camion c r a t i o n : 18 000 Tonnes F l u ~
Melasse Kout ia la - s i k a s s o Ranch Yanfo l i l a : 2 500 Tor


ségoli Of f i c e du Graines de coton


Niger Ma Ps


Melasr .


6 O 0 0 Ségou Zone O f f i c e t r a n s p o r t d e f a i b l t


20 O 0 0 du Niger t a n c e t o ta1 t r a n s p o r t é pa r mion : es t imat ion : 16 000
4 O00 n e s Flux d e 5 000 Tonnes dc




128 128

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3.1. S u i t e l
.. .


OEEM ' G r a i n e s d e co ton 4 O00 K o u t i a l a - Kimpara 'Flux d e f a i b l e d i s t a n c e dans
M a Y s ' 15 550 n a : l a zone , T r a n s p o r t zone ODEM (MOPTI) :
Melasse 3 O00 6 000. Tonnes
Tourteaux 2 200


#


t 7 O REGIONS ' G r a i n e s d e co ton 300 Zone C e n t r e Bamako T r a n s p o r t d e 1 500 Tonnes
Mars 5 O00 Koulikoro-SCgou Flux p a r vo ie fer-rCe
Melasse 500


Tour teaux 250


S + NORD OUEST Gra ines d e coton 5 000 Zones C e n t r e et T r a n s p o r t d e 5 000 Tonnes
BAMAKO Ma Ts a 50 000 Sud Flux p a r Camion


Melzsse 1 O00


Tourteaux , 1 4 5 0


TOTAL Coton Gra ines ' 28 300
Ma Ps ' 74 550
He lasse 1 5 0 0 0 '


1 9 9 4


. Sud Sikasso-Yan- 1 raines de co ton 1 2 5 000 1 Bamako-Fana 0 f f i c e l F l u x d e t r a n s p o r t d e f a i b l e 1 1
d i s t a n c e t o t a l t r a n s p o r t é pa r du Niger 'One 'Ou- camion : 25 000 Tonnes Flux


Melasse tiala - ~ é $ o u d e 3 000 Tonnes pour ~ a n f o l i ï a ~ ; l


5 Ségou + O f f i c e dukGraines d e co ton 15 500 'SCgou Zone O f f i c e 'Flux d e t r a n s p o r t d e f a i b l e '
J i g e r 'Mars ' 55 000 du Niger : d i s t a n c e t o t a l t r a n s p o r t & : -15 000 T o ~ e s 5 000 Tonnes 2.0 ' Melasse ' f 0 O00 . ' ' n e Ranch Niono + Embouche Paya


: sanne 'Tourteaux
t t 1: t I I


s ODEM Gra ines d e co ton , 16 500 K o u t i a l a - Kimpara Flux d e f a i b l e d i s t a n c e ~ r a n s d 1
, 40 O00 na


p o r t Zone ODEM ( ~ o p t i ) 8 000
Tonnes


Melasse ' 12 300 t I I
z t REGIONC Gra ines d e c o t o n


Melasse


4 000 Zone C e n t r e Eamako T r a n s p o r t d e 2 000 Tonnes F l u
Koulikoro - Ségou I v o i e f e r r é e 1


1 Tourteaux 1 500 1
ES + NORD OUEST :Gra ines d e co ton i 12 O00 :Zone C e n t r e et Sud ;Transpor t d e 4 000 Tonnes Flux


BAMAKO : MaXs , 18 O00 ,Camion e t v o i e f e r r é e


: Melasse 4 000
:Tourteaux : 3 720


-


POTAL MALI .Graines d e co ton 73 000
. ~ a r s 170 ooo
. Melasse 42 830
,Tour teaux 30 720 .


Source : P l a n 1974-1-978
P r o j e c t i o n Elevage.




129 129

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SOUS-PRODUITS AGRO-INDUSTRIELS UTILISES DANS LE SECTEUR BETAIL VIANDE


BESOINS THEORIQUES EN ANNEE DE CROISIERE DES


PROJETS INSCRITS AU PLAN 1974-1978


l ~ - U I I - I U I I I ~ - I . . + . I - - - I - . - = I ~ - - - - U - U - I X I - - - . - I - - I - - - - L ~ - - - I - - - - - - I ~ ~ I I L ~ ~ ~ ~ - - ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ . ~ ~ .
I
1 i :


l
: Nature du Produi t Tonnage annue l r Orig ine O B S E V A T I O N S


en Tonne
'+---- 1 -


I Tourteaux a r a c h i d e 9 58 Koulikoro


I -


Far ine Riz e t Son


'O0 l Niono I ou S ikasso P a i l l e d e Riz 1 1 440 Sikasso


I Far ine Riz e t Son I N iono Melasse 5 4 I l 9 I Markala I
-. I r


-' Emhuche TIENFALA ' Graines d e coton 5 40 ' Bamako
Tourteaux d ' a r a c h i d e 253 Koulikoro


P a i l l e d e R i z 360 Bamako
: Melasse 180 Markala


P i e r r e s a l h c h e r 45 Gao ' ou Sikasso


. Embpuclie MGUINEDA ' Gra ines d e coton 7 20 Bamako
: Tourteaux d ' a r a c h i d e


'
3 60 Kou1 ikoro


F a r i n e Riz fit Son 720 Niono
I --. - -
' Embouche N I O N O Tourteaux d e coton


I
930 KouRikoro


a
F a r i n e Riz e t Son 2 790 N iono


I


3 450
' i . P a i l l e d e Riz N iono


i .
Melasse ( -550 ,- Harkala ?


b . - - - - - -- ' -




130 130

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3.3. Suite


- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - . - - - - - - - - - - - - - - - - - --.---
b 1 1


Embouche SEGOU Graines d e coton 6/62 Ségou
2


J Fa r ine Riz e t Son


P a i l l e de Riz


P ie r rèS & l é c h e r
3- - -
:


t e s e r v e DOUKOLO
:


Ilraineçde coton


Far ine Riz e t Son


P i e r r e s à l é c h e r ou s i k a s s o ou ~ é g o u
- -


: - -
Zmbouche MOPT


F a r i n e Riz e t Son


P a i l l a de Riz


P i e r r e s A l é c h e r - -
:


P i e r r e s A l é c h e r ou Sikasoo ou Ségou
ispace P a s t o r a l


P i e r r e s à l é c h e r ou s i k a s s o ou ~ C g o u :
:space P a s t o r a l


P i e r r e s à l b c h e r
- -


one Laciistre Tourteaux d e co ton


- -
one P a s t o r a l e AN-


I
SONG0 P i e r r e s l & c h e r


- -
Sur l ' ensemble d e l a Zone


T


- - 3


I ,,,, ,,,,,s,,,isiIII--==-==--=====a~-!--- - ;. - -. I -pu----. - -.-.- A- 1.


lrce : Plan 1974-1978 -
Projection Elevage.




131 131

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ANNEXE No 4




132 132

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133 133

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BIBLIOGRAPHIE


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Anonyme Marchés africains et malgaches llèrne édition 1972


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zone franc 1966-1967


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Boite (K) Les problèmes sociaux et l'amélioration de 1'Elevage au
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Bremaud (G) et Pâturages, nomadisme et transhumance en zone sahélienne :
Pagot (J) 1955


CIPEA Etude des systèmes de production


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Direction Nationale de 1'Elevage


Rapports des secteurs d'élevage


Rapports mensuels des régions vétérinaires 1973, 1974,
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Direction Nationale du Plan et de la Statistique


Plan quinquennal 1974-1978


Doutressoule (G) L'élevage au Soudan français (Mali) 1948


FA0 Annuaire de la production 1955 à 1973


Situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture
1955 à 1970


Lacrouts (M)
Sarniguet (T) Exploitation du cheptel bovin au Mali 1964-1-965
et TyZ (JI


Lacrouts (M) Le commerce du bétail et de la viande en Afrique Noire
et à Madagascar 1972




134 134

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Lacrouts (M) Les ressources animales au Mali. Leur exploitation -
et TyS (J) Perspectives d'avenir 1968


Lacrouts (M) Problèmes de la commercialisation du bétail en Afrique
1969


Lacrouts (M) Considérations sur les problèmes de l'élevage en
Côte d'Ivoire 1975


Larrat (R) Problèmes de la viande en A.O.F. 1954-1955


OMBEVI Rapports statistiques : 1973, 1974, 1975, 1976


Production et consommation projection 1977


Formation des prix du bétail et de la viande à Bamako
Août 1973


Rôle - Organisation - Statut de ~'OMBEVI Mai 1970
Programme d'orientation des productions animales 1970-1971


Aspects de la commercialisation du bétail et de la viande
Août 1971


Essai d'analyse de la politique des prix, de la viande
Avril 1972 - OMBEVI/PROJET MALI 523
Répertoire national des marchés à bestiaux (Ière édition)
Octobre 1972


Modalités proposées pour un crédit bancaire accordé aux
chevillards de la région de Bamako Mai 1972


Approvisionnement en viande de l'Afrique de l'ouest 1970


Approvisionnement en viande de l'Afrique du Centre Ouest 1970


OMVS approvisionnement en viande de l'Afrique de l'ouest
Tomes 1 à 4 - 1973


Service de la Statistique du Mali


Rapport annuel 1973


Sidibe (AS) Structures possibles de la production bovine du Mali
Thèse doctorat vétérinaire 1971


S IGE S Aspect de la commercialisation du bétail et de la viande
en Côte d'Ivoire


Vinay (B) L'Afrique commerce avec l'Afrique


Problèmes et impératifs africains de coopération économique
1968


SEDES




135 135

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136 136

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