MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI ET DES TRANSPORTS Un Peuple- Un But- Une foi...

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MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI


ET DES TRANSPORTS Un Peuple- Un But- Une foi


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CELLULE DE PLANIFICATION


ET DE STATISTIQUE


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RAPPORT DE LA MISE EN ŒUVRE


DU CADRE STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LA
PAUVRETE



AU TITRE DE L’ANNEE 2006








EVOLUTION DES INDICATEURS DE TRANSPORT ET


DE COMMUNICATION










GROUPE THEMATIQUE


DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES DE BASE


ET DES SECTEURS PRODUCTIFS



















Bamako, mars 2007




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SOMMAIRE


Pages


ABREVIATIONS.….……………………………………………………….…………….….………….…3


I. INTRODUCTION………………………………………………………….………………….……………4


II. DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES…………………………..…………………….….4


II.1- LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT……………………….……………………….4




II.1.1. Allocation budgétaire……………………….………………………………….…. 5


II.1.2. Infrastructures routières………………………………………………………….5


II.1.3. Infrastructures aéroportuaires…………………………………………………………. …6


II.1.4. Infrastructures ferroviaire…………….………………………..………………...6


II.1.5. Infrastructures fluviales………..….………………………....…………………...7


II.1.6. Entrepôts maritimes…………………………………………………………………………….7


II.2- LES INFRASTRUCTURES DE COMMUNICATION…………..…………………………….8


II.2-1. Le téléphone ……………………………………………………………………….8


II.2-2. Les Technologies de l’Information et de la Communication…………………...8


II.2-3. La poste ……………………………………………………………………….…..9


II.2-4. L’Audiovisuel …………………………………………………………………….10




II. 3- AMENAGEMENT DES ZONES INDUSTRIELLES……………………………………………....10


II. 4- BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS …………………………………………………………..10


III. LES SERVICES DE TRANSPORT……………………………….…………………...……………...11


III.1.Le trafic routier…………………………………………..………………………….11


III.2.Le trafic aérien…………………….…………………….………………………......11


III.3.Le trafic ferroviaire……………………..………………...........................................11
III.4.Le trafic fluvial…………..….………………………....…………………………….12


IV. CONCLUSIONS….………………………………………………………………………………………….12


V. RECOMMANDATIONS.….…………………………………………………………………………………13


VI. PERSPECTIVES……………………………………………………………………………………………..13

VII. LISTE DES PARTISANTS………………………………………………………………………………….14













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ABREVIATIONS ET SIGLES



ADM: Aéroports du Mali


AGETIPE : Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt pour l’Emploi au Mali


AGETIER : Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Equipements Ruraux


AGEROUTE : Agence d’Exécution Chargée de l’Entretien Routier


ANAC : Agence Nationale de l’Aviation Civile


AR : Autorité Routière


BSI : Budget Spécial d’Investissement


CETRU : Cellule des Travaux Routier d’Urgence


CSLP: Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté


CPS : Cellule de Planification et de la Statistique


COMANAV : Compagnie Malienne de Navigation


DAF : Direction Administrative et Financière


DNTTMF: Direction Nationale des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux


DNR : Direction Nationale des Routes


DNSI : Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique


DRT : Direction Régionale des Transports


MET : Ministère de l’Equipement et des Transports


PACT : Programme d’Amélioration des Corridors de Transport


PST : Projet Sectoriel des Transports


PNIR : Programme National d’Infrastructures Rurales


BTP : Bâtiment et Travaux Publics


OT : Observatoire des Transports


TRANSRAIL : Société Concessionnaire des Chemins de Fer du Mali et du Sénégal


TKM : Tonne Kilométrique


ORTM : Office de la Radiodiffusion et Télévision du Mali


AMAP : Agence Malienne de Presse et de Publicité


SDR : Service des Données Routières


CRT : Comité de Régulation des Télécommunications


SOTELMA : Société des Télécommunications du Mali


ORANGE : Opérateur Global de Télécommunication


TIC : Technologie de l’Information et de la Communication


FAI : fournisseur d’Accès à Internet


AGETIC : Agence des technologies de l’Information et de la Communication


CMC : Centre Multimédia Communautaire


ONP : Office National des Postes


CESPA : Centre de Service de Promotion Audiovisuelle





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DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES DE BASE


ET DES SECTEURS PRODUCTIFS




I. INTRODUCTION


Le présent rapport est la synthèse des différentes activités dans le domaine du désenclavement


intérieur et extérieur du Mali par les moyens de transport et de communication au courant de


l’année 2006. Il s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du rapport de mise en œuvre du CSLP.




L’objectif général est le désenclavement intérieur et extérieur par la recherche des voies et les


moyens pour promouvoir le développement des infrastructures de transport et de communication


nécessaires pour une meilleure accessibilité des populations surtout rurales aux marchés de


production et de commercialisation ainsi qu’aux services sociaux de base.




II. DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES




II.I. Infrastructures de transport
Pour un pays continental et enclavé comme le Mali, le développement des infrastructures de


transport est indispensable pour assurer une croissance forte et accélérée. Pour ce faire, le


gouvernement du Mali a élaboré et mis en œuvre de vastes programmes de réhabilitation et de


développement des infrastructures de transport (routes, chemin de fer, ports fluviaux, aéroports


et entrepôts maritimes). Après le Programme Sectoriel de Transport (PST), le Gouvernement,


avec l’appui de ses partenaires, a mis en œuvre le Programme d’Amélioration des Corridors de


Transport (PACT) dont les objectifs sont, entre autres, le désenclavement intérieur et extérieur


du pays, la réduction des coûts de transport et l’amélioration de l’efficacité des opérations de


transport.


Au cours de l’année 2006, des progrès importants ont été réalisés en matière d’infrastructures de


transport. Cependant beaucoup reste à faire. Les coûts de transport continuent de peser sur


l’économie même si les indicateurs de transport évoluent positivement




II.I.1. Allocation budgétaire


Tableau N°1 : Evolution des indicateurs d’allocation budgétaire (en million de FCFA)


Indicateurs 2004 2005 2006


Niveau du BSI global


Montant BSI alloué 71 298 73 162 76 560


Montant BSI réalisé 60 289 74 336 73 719


Taux de réalisation 83,92% 101% 96,29%


Niveau du BSI de l’entretien routier


Montant BSI alloué 7994 8050 11 500


Montant BSI réalisé 7910 8O50 11 500


Taux de réalisation 98,94% 100% 100%


Source : CPS/MET-DAF-DNPD
(*) Les données sont provisoires




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Commentaire :


Les taux d’exécution du montant du BSI global sont respectivement de 60,3% en 2004 et de


101,6% en 2005 soit une nette amélioration en 2005. Pour le budget alloué à l’entretien


routier, il a toujours été entièrement exécuté depuis 2004.




II.1.2. Les infrastructures routières



Tableau N°2 : Evolution des indicateurs des infrastructures routières


Indicateurs Unité 2004


2005 2006


Nombre de km de routes bitumées


entretenues


km 3436 3418 3667


Nombre de km de routes bitumées


construites


km 111 102 334,4


Nombre de km de routes en terre


entretenues


km 6059 8880 8365


Nombre de km de routes en terre


construites


km 59 354 79,2


Nombre de km de pistes construites Km 232 130 131,4


Nombre de km de routes entretenues au


total


km 10 314 12 298 14 055


Pourcentage de routes en bon état % 24 24,5 30


Pourcentage de routes en état passable % 26 25,5 29


Pourcentage de routes en mauvais état % 50 50 41


Pourcentage routes bitumées en bon état % 65 70 74


Pourcentage routes en terre moderne en


bon état


% 50 55 60


Source : CPS/MET- DNR-SDR


Commentaire :


En 2006, l’accent a été mis sur l’entretien courant afin de faciliter l’accès des agglomérations


pour l’approvisionnement des populations. La longueur du réseau entretenu a augmenté de


14% par rapport à 2005. L’état du réseau s’est aussi amélioré car 74% des routes bitumées et


60% des routes en terre moderne sont en bon état. Toujours en 2006, 79,2 km de routes en


terre et 334,4 km de routes bitumées ont été construites sur des prévisions respectives de 80


km et 494 km, soit des taux de réalisation de 99 et 68%. Il faut signaler une nette


amélioration des performances par rapport à l’année 2005. Cependant les travaux de


bitumage de certaines routes ont pris du retard (Bamako-Narena) et d’autres ont eu un


démarrage tardif (Bamako–Bougouni, Gao–Ansongo, Ansongo-Labbezzanga). La


construction des axes Bamako–Dakar, Bamako–Conakry et Bamako–Nouakchott se poursuit


malgré les retards. Ces routes permettront de faciliter l’accès du pays aux différents ports du


Golfe de Guinée et de la Côte ouest atlantique et de désenclaver les zones traversées. A coté


de ces routes internationales, plusieurs projets pour le désenclavement intérieur, sont exécutés


dont les routes Koulikoro-Banamba, Diédiéni- Goumbou- Nara, Kita-Krounikoto-


Djiangounté Camara. La construction des ponts sur le Niger à Gao et celui de Siranikoto est


terminée. Le montant du BSI alloué à l’entretien routier a été exécuté à 100%.




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II.1.3. Les infrastructures aéroportuaires


Tableau N°3: Evolution des indicateurs des infrastructures aéroportuaires


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Nombre d'aéroports d'envergure internationale Nombre 6 6 6


Nombre d'aéroports d'envergure nationale Nombre 19 19 19


Nombre d'aérodromes privés Nombre 4 4 5


Source : CPS/MET- ANAC-ADM


Commentaire :


Les infrastructures aéroportuaires doivent répondre à un double souci : le désenclavement


intérieur et extérieur et la promotion du tourisme, la desserte aérienne du Mali est assurée par :


13 aérodromes principaux (Bamako-Sénou, Gao, Kayes, Mopti, Sikasso,
Tombouctou, Goundam, Kéniéba, Manantali, Nara, Nioro, Tessalit et


Yélimané) dont 6 de dimension internationale (Bamako-Sénou, Gao, Kayes,


Mopti, Sikasso et Tombouctou);


12 aérodromes secondaires : Ansongo, Bafoulabé, Bandiagara, Bougouni,
Bourem, Douentza, Kidal, Kolokani, Koutiala, Markala et Niafunké ;


5 aérodromes privés : Tériyabougou, Syama, Sadiola , Morila.et Loulo.
En 2006, un aérodrome privé a été mis en service à Loulo. Les travaux de modernisation et


de sécurisation des aéroports de l’intérieur se sont poursuivis.


(Source : CPS/ANAC )




II.1.4. Les infrastructures ferroviaires
Tableau N°4: Evolution des indicateurs des infrastructures ferroviaires


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Longueur réseau ferroviaire km 729 729 729


Longueur voie principale km 643 643 643


Longueur voie de service km 70 70 70


Longueur voie de branchement particuliers et de déserte km 15 15 15


Densité ferroviaire % 0,59 0,59 0,59


Effectif moyen locomotives Nombre 14 16 20


Source : CPS/MET- TRANSRAIL


Commentaire :


En 2006, la longueur du réseau ferroviaire n’a connu aucun changement. Aucun entretien


significatif n’a été fait malgré l’existence d’un plan de réhabilitation et d’entretien.


Cependant, le parc total de locomotives a été de 20 contre 14 prévus par la concession.


II.1.5. Les infrastructures fluviales
Tableau N°5: Evolution des indicateurs des infrastructures fluviales


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Longueur réseau fluvial km 2334 2334 2334


Longueur voie principale km 1551 1551 1551


Longueur voie secondaire km 783 783 783


Longueur voie navigable du réseau national sur le Niger km 1308 1308 1308


Période de navigabilité mois 5à6 5à7 5à6


Source : CPS/MET- COMANAV




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Commentaire :
En 2006, les travaux effectués sur le chenal navigable sont :


- désensablage au niveau du quai de Tonka,
- réparation du quai de Gao,
- aménagement test des berges du fleuve à Bamako,
- pose de 08 balises de récupération


La période de navigation a été de 6 mois 04 jours pour une côte d’eau à Mopti de 3m au


début et 2,11m à la fin de la campagne.


II.1.6. Les entrepôts maritimes
Tableau N°6: Evolution des indicateurs des infrastructures d’entreposage maritime


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Nombre d’entrepôts maritimes dans les


pays côtiers voisins


nombre 6 6 6


Nombre de ports secs nombre 0 1 2


Commentaire :


Pour faciliter l’acheminement des marchandises à partir du port de Conakry, les travaux de


construction d’un port sec se poursuivent à Kankan en Guinée.


En 2006, le premier port sec sénégalais est devenu opérationnel à Bamako. Les études pour


la construction de deux ports secs à Sikasso et Kayes, sont en cours. Ces ports secs seront les


prolongements des entrepôts maliens dans les pays côtiers voisins.




II.II. Infrastructures de communication :


III.2.1. Allocation budgétaire
Tableau N°7 : Evolution des indicateurs d’allocation budgétaire (en million de FCFA)


Indicateurs 2004 2005 2006


Niveau du BSI global


Montant BSI alloué 4654 4934 nd


Montant BSI réalisé 9060 2209 nd


Source : CPS/MET- MCNT-DNPD


Commentaire :
En 2004, le taux de réalisation était de 215,93% et en 2005 le taux de réalisation a été de


44,77 %. Le taux de plus de 200% s’explique par le financement sur fonds propre, par la


SOTELMA d’un Centre de calcul. Le faible taux de 2005 s’explique par les difficultés de


mise en œuvre du projet ‘’Reforme du secteur des télécommunications’’.


III.2.2. Le téléphone
Tableau N°8: Evolution des indicateurs de télécommunication


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Densité téléphonique Lignes/100


habitants


3,37 6,25 11,5


Nombre localités couvertes par le mobile Nombre 350 500 700


Nombre localités couvertes par le fixe Nombre 285 295 302


Nombre d'abonnés au mobile Nombre 406 861 761 986 1 512 948


Nombre d'abonnés au fixe Nombre 65 834 75 904 84 634


Nombre d'abonnés total Nombre 472 695 837 890 1 597 582
Source : CPS-MET/CRT/ SOTELMA/ORANGE




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Commentaire :


La télé densité est passée de 3,37 lignes pour 100 habitants en 2004 à 6,27 en 2005 et à 11,5


lignes pour 100 habitants en 2006. Ce qui est largement au-dessus de la moyenne de


l’Afrique subsaharienne qui est de 6,8 lignes pour 100 habitants. Le nombre de localités


branchées sur un réseau téléphonique a atteint 700 agglomérations pour le mobile et 302 pour


le fixe. Le nombre d’abonnés au mobile a presque doublé passant de 761 986 en 2005 à


1 512 948 en 2006


La politique de libéralisation du secteur a eu également un impact positif sur les tarifs de


communication qui ont fait l’objet de baisses importantes depuis 2003. Ces baisses vont


aujourd’hui de 20 à 78% pour les communications nationales, 12 à 87 % pour l’internationale


et 40% pour le local. Cependant, la couverture du pays reste inégale avec notamment une


faible télé densité dans les zones rurales. Des efforts importants doivent donc être faits pour


rendre le téléphone accessible au plus grand nombre.




III.2.3. Technologies de l’information et de la communication


Tableau N°9: Evolution des indicateurs TIC


Indicateurs 2004 2005 2006


Bande passante Internet (en Mb) 39 179 218


Nombre de Ministères connectés 5 11 30


Nombre de services connectés 5 9 39


Nombre de techniciens formés 10 300 610


Nombre de communes connectées 27 30 33


Nombre de cybercafés 75 150 220


Nombre de FAI 20 20 20


Nombre de télécentres communautaires 12 25 48


Nombre d’internautes 50 000 1 000 000 1 050 000


Nombre de sites web créés 300 40 000 40 300


Source : CPS/MET-MCNT-CRT


Commentaire :
Depuis l’établissement du Nœud National Internet par la SOTELMA en 1997, la bande


passante ne cesse d’augmenter. Cependant, le nombre de fournisseur d’accès à Internet et de


cyber reste stationnaire. Il faut noter que l’accès à l’Internet n’a pas encore atteint le niveau


de vulgarisation souhaité par les autorités : il reste limité aux grands centres urbains.


En 2006, dans le cadre du renforcement des capacités en TIC et appropriation, le programme


de formation en informatique de base, Internet et travail en réseau, des responsables et


utilisateurs, initié en 2005, se poursuit au profit des cadres des départements ministériels.


Les autres activités réalisées en 2006 sont entre autres :


- l’équipement de cyberespaces pour les jeunes, les femmes, les associations TIC et au sein


des services administratifs ;


- la réalisation de la phase test du Projet de connexion des Communes du Mali à l’Internet ;


- la poursuite du Projet Internet à l’Ecole


- la poursuite de l’exécution du Projet de passage à grande échelle des Centres


Multi média Communautaires (CMC).




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II.2.4. La poste


Tableau N°10:Evolution des indicateurs de la Poste
N° Indicateurs Unité 2004 2005 2006


1 Nombre de bureaux de postes Nombre 78 79 79


2 Densité postale nationale Points de contacts pour
100 000 habitants


1/ 121 495 1/119 957 1/119 957


3 Nombre de boites postales Nombre 13 830 14 000 14 400
Sources : DGP-CPS/MET


Commentaire :


Dans le domaine des postes, l’Office Nationale des Postes (ONP) dispose depuis 2005 d’un


réseau de 79 bureaux de poste. La densité postale nationale est d’un point de contact (1) pour


119 957 habitants contre 1/121 495 habitants en 2004.


II.2.5. L’audiovisuel et presse écrite


Tableau N°11: Evolution des indicateurs l’Audiovisuel


Indicateurs 2004 2005 2006
Nombre de récepteurs radiophonique existant 2 000 000 2 400 000 2 500 000


Nombre de communes couvertes par la radio


rurale (abritant une radio de proximité)


220 294 386


Pourcentage de populations couvertes par la


radiodiffusion


95(%) 96(%) 96(%)


Pourcentage de localités couvertes par la


diffusion télévisuelle


76(%) 80(%) 80(%)


Nombre de ménages ayant un récepteur radio 500 000 550 000 550 000


Nombre de ménages ayant un récepteur TV 320 000 450 000 450 000


Nombre de paraboles de réception 1400 1600 1600


Nombre de documentaires cinématographiques 25 53 24


Nombre de paquets pédagogiques et formations 16 15 13


Nombre de microprogrammes de sensibilisation 19 6 27


Pourcentage de populations sensibilisées sur le


VIH/SIDA par le cinéma mobile éducatif


nd nd 39,5%


Sources : ORTM-CESPA-CPS/MET


Commentaire :


Le pourcentage de la population couverte par la radio se situe en 2006 aux alentours de 96%.


Celle de la télévision est restée stable entre 2005 et 2006 à 80%. Deux millions cinq cent


mille récepteurs radio sont possédés en 2006. Il faut attribuer ce phénomène à l’impact positif


des radios de proximité qui utilisent les langues nationales comme media de communication


et servent aux populations des programmes axés sur leurs préoccupations quotidiennes.


Quant à la télévision, sa couverture reste encore à améliorer. La hausse enregistrée entre


2004 et 2006 est de 4 points. Le coût élevé des équipements numériques lié à la faiblesse des


ressources allouées au développement du secteur explique un tel état de fait.




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Le nombre de microprogrammes de sensibilisation des populations a nettement augmenté,


passant de 6 en 2005 à 27 en 2006. Ce résultat a été atteint grâce à la maîtrise par le centre de


formation CSPA des difficultés liées à son fonctionnement. Toujours en 2006, 39,5 % de la


population a été sensibilisé sur le VIH/SIDA par le cinéma mobile éducatif.


II.3. Aménagement des zones industrielles
Prévue pour faciliter l’accès des investisseurs aux espaces aménagés de manière à rendre le


secteur industriel plus incitatif et à promouvoir l’investissement industriel, la stratégie de


réhabilitation des zones industrielles existantes et la construction de nouvelles zones n’a pas


pu être mise en oeuvre en 2006 mais demeure toujours d’actualité..


La construction de deux ports secs est prévue à Sikasso et Kayes, ports sec qui seront les


prolongements des entrepôts maliens dans les pays côtiers voisins.




II.4. Bâtiments et travaux publics
Tableau N°12:Evolution des indicateurs du BTP
N° Indicateurs Unité 2004 2005 2006


1 Nombre d’emplois crées par les projets du BTP nombre 17 766 11 484 15 734


2 Nombre d’entreprises BTP à Bamako nombre 186 154 149


3 Nombre de bureaux d’études BTP à Bamako nombre 144 132 112


4 Parc matériel total des entreprises nombre 1359 1334 1241


5 Age moyen du parc engin de terrassement an 24 25 26
Source : Enquêtes CPS sur les Entreprises et Bureaux d’Etudes sur les projets du MET


Commentaire :
Des réformes importantes ont été entreprises dans le secteur ces dernières années dont, entre


autres la privatisation des travaux d’entretien routier, conséquence du désengagement de


l’Etat de cette activité. Signalons qu’un grand nombre d’entreprises et bureaux d’études


(surtout des PME) ont été crées suite à ces réformes.




En 2006 plus de 260 Entreprises et Bureaux d’Etudes, en activité dans le domaine du


BTP et surtout du terrassement (travaux routiers), ont été recensés dans le District de


Bamako, dont 149 entreprises et 112 Bureaux d’Etudes. Par rapport à 2004 et 2005 ces


chiffres sont en diminution à causes de la disparution d’un certain nombre d’entre eux, due à


la concurrence.. Ce qui explique en partie le fait que la branche des bâtiments et travaux


publics a enregistré une décélération par rapport à 2004.


L’une de difficulté du secteur, est la vétusté du parc matériel et sa grande diversité de marque


ainsi que la faible capacité financière des entreprises nationales.




III. Les services de transport
Le trafic routier


Tableau N°13:Evolution du coût du transport routier


N° Indicateurs Unité 2004




2005 2006


1 Coût du transport sur piste FCFA/TKM 66,68 66,68 66,68


2 Coût du transport sur route en terre FCFA/TKM 50 49,5 49,5


3 Coût du transport sur route bitumée FCFA/TKM 32,6 32,7 32,7


Source : CPS/MET- OT




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Commentaire :
Les frais de transport occupent toujours une part importante dans le coût des marchandises.


C’est pourquoi l’entretien du réseau routier a été maintenu à un niveau tel que le transport ne


grève pas le coût des produits. Le coût du transport sur route bitumée est ainsi resté stable


depuis 2002 (32 FCFA/t/km pour une prévision de 32,7 FCFA) et celui du transport sur route


en terre a même connu une légère baisse, passant de 50 FCFA/t/km en 2004 à 49,5


FCFA/t/km en 2005. Ces indicateurs sont restés inchangés en 2006 malgré le coût élevé du


carburant, à cause surtout de la concurrence entre les différentes compagnies de transport qui


se partagent le marché du transport.




III.1. Le trafic aérien


Tableau N°14 : Evolution des indicateurs de transport aérien à Bamako-Senou


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Passagers transportés arrivées, départs et transit Nombre 486 526 516 378 533 437


Mouvement d'aéronefs arrivées et départs Nombre 9309 9 206 11 092


Fret aérien arrivée et départs Tonne 6 003 6 396 6 649


Poste Kg 80 311 80 556 69 454
Source : CPS/MET- ADM-ANAC


Commentaire :


En 2006, les indicateurs de transport aériens se sont améliorés par rapport à 2005. Ce sont :


- Mouvements d’aéronefs : de 9206 en 2005 à 11 092 soit 20,49% d’augmentation ;
- Passagers transportés : 516 378 en 2005 contre 533 437 en 2006 soit 3,3 % de plus ;
- Le fret en kg est en augmentation de 3,94% et la poste en kg par contre diminue de près


de 14%.


Ces performances s’expliquent par le fait que certaines compagnies comme AIR SENEGAL,


ETHIOPIAN AIR LINE, LA RAM, ont augmenté leurs fréquences de vols en direction de


Bamako, ainsi que l’arrivée de d’autres compagnies : KENYA AIRWAYS et AVIRES du


Gabon.




III.2. Le trafic ferroviaire


Tableau N°15: Evolution des indicateurs de transport ferroviaire


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Tonne kilométrique TKM nd nd 380 648 000


Voyageur kilométrique VKM nd nd 673 705 000


Passagers transportés par voie ferroviaire Nombre 406 000 361 000 106 207


Marchandises transportées par voie ferroviaire Tonne 464 000 329 514 380 558


Source : CPS-MET/TRANSRAIL




Commentaire :
Le transport ferroviaire est assuré depuis octobre 2003 par la société TRANSRAIL, un


consortium privé franco-canadien, concessionnaire pour une durée de 25 ans, qui a repris


l’exploitation de la ligne ferroviaire. Il s’est engagé à accroître le tonnage transporté par an et




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à améliorer sensiblement la qualité et la sécurité du service offert à la clientèle. Le transport


ferroviaire représente 10% du fret national


En 2006, le tonnage transporté était de 380558 contre 329514 en 2005 soit une augmentation


de plus de 15%. Mais, le transport de passagers est en recule de plus de 60%. Cette


diminution du nombre de passagers transportés s’explique surtout par le fait que de plus en


plus les voyageurs empruntent la route en véhicule au détriment du train et aussi par


l’insuffisance et la vétusté des voitures au niveau de la société TRANSRAIL. L’arrivée de


nouvelles voitures et locomotives sur financement Budget National, permettra d’augmenter


sensiblement les performances en matière de transport de passagers.




III.3. Le trafic fluvial


Tableau N°16: Evolution des indicateurs de transport fluvial de la COMANAV


Indicateurs Unité 2004 2005 2006


Passagers transportés par voie fluviale Nombre 7864 11 213 6918


Marchandises transportées par voie


fluviale (bateau)
Tonne 7 213 11 723 6234


Tonne- kilométrique TKM 3 119 326 6 132 169 2 874 292


Voyageur- kilométrique VKM 4 302 295 8 508 037 3 783 201


Chiffre d’affaires total FCFA 489 292 869 871 335 687 517 575 334


Source : CPS/MET- COMANAV




Commentaire :




Le trafic fluvial est assuré sur les deux fleuves par la COMANAV, les pinassiers et


piroguiers. A travers le contrat plan 2003-2005, la COMANAV doit maintenir sa flotte


malgré la courte durée de la période de navigation du Niger. L’insuffisance des données


statistiques ne permet pas de faire une analyse de l’évolution du secteur.


En 2006, la COMANAV a transporté respectivement 6918 passagers et 6234 tonnes de


marchandises, contre 11213 et 11723 en 2005. Cette contre performance s’explique par le


démarrage tardif des activités à cause d’un niveau d’eau insuffisant, la diminution du nombre


de passagers à transporter dans le cadre des contrats annuels habituellement signés avec les


principaux clients que sont : le Ministère de l’Education National pour le transport des élèves,


l’OPAM et le Ministère chargé de la défense lors des mouvements de militaires dans le cadre


des relèves.




IV. CONCLUSIONS




Il sera difficile pour le Gouvernement d’assurer un taux de croissance par an, souhaité dans le


CSLP, s’il n’améliore pas l’état des infrastructures et équipements caractérisés encore


aujourd’hui par leur insuffisance et bien souvent leur vétusté et leur mauvais état. C’est pourquoi


il s’est engagé dans des actions visant à améliorer l’offre des infrastructures de base et à réduire


leurs coûts d’utilisation. Au cours de l’année 2006, des progrès importants ont été réalisés dans


ce sens, surtout en matière de transport. L’objectif est d’assurer le désenclavement intérieur et


extérieur du pays avec un accent particulier sur les pistes rurales et la diversification des ports de




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transit. Cependant beaucoup reste à faire.. En attendant, les coûts de transport continuent de peser


sur l’économie même si les indicateurs de transport évoluent positivement.


En matière de télécommunications, la période 2004-2006 a été marquée par la vulgarisation de


l’Internet dans les milieux urbains et l’extension de la téléphonie mobile grâce à l’ouverture du


secteur à la concurrence. Mais, le téléphone est toujours hors de la portée des populations à faible


revenu et la desserte des zones rurales est encore très faible malgré les efforts déployés dans ce


sens.




V. RECOMMANDATIONS




La position géographique centrale du Mali au cœur de l’Afrique de l’ouest soumet le secteur des


transports et de la communication à des défis importants que sont :


 la poursuite de l’amélioration de l’efficacité et de la durabilité des moyens et des
infrastructures de transport (routier, ferroviaire, aérien et fluvial)


 La restructuration des entreprises publiques du secteur des transports ;


 la promotion des moyens intermédiaires de transport et du déplacement à pieds dans les
centres urbains


 la réduction des coûts des transports notamment en milieu rural,


 l’amélioration du fonctionnement des corridors de transports,


 le suivi du respect des règles en matière de circulation routière,


 l’opérationnalisation de l’unité environnementale des projets


 La prise en compte des aspects sociaux dans le cadre de la mise en œuvre du cadre de
politique globale pour le déplacement et la compensation des populations.




Pour les infrastructures de communication, les recommandations sont :


 favoriser l'utilisation professionnelle de l'Internet


 poursuite de la vulgarisation de l’accès à l’Internet pour augmenter le taux d’utilisation


 au niveau des communautés rurales,


 augmentation du budget à allouer au secteur pour améliorer la couverture audiovisuelle.




VI. PERSPECTIVES




Le secteur des transports doit donc contribuer au désenclavement intérieur et extérieur du pays à


travers la gestion efficace et durable des moyens et modes de transport, les entretiens courant,


périodique et réhabilitation des axes routiers prioritaires. Il s’avère indispensable pour cette


raison d’élaborer un schéma directeur du développement du réseau d’infrastructures de transports


au Mali.




La stratégie retenue est :


 la promotion des moyens et des services de transport


 le désenclavement du monde rural par le biais de la réalisation d’un important réseau de
pistes rurales dans le cadre du PST2 (période 2007-2011).







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Les mesures d’accompagnement qui sont prévues sont entre autres:


 le renforcement des capacités des acteurs du domaine des transports,


 l’assainissement et la modernisation du parc de véhicules de transports publics,


 l’application rigoureuse de la législation en vigueur en matière de transports et de
sécurité.


L’objectif visé est :


 la réalisation des tronçons manquants des corridors internationaux


 la liaison de tous les chefs lieux de cercles par une route bitumée ou une route en terre
moderne ;


 la liaison de tous les chefs lieux d’arrondissement par une piste améliorée praticable en
toute saison.


 Construction, réhabilitation, et entretien des infrastructures de transports fluvial, aérien
et ferroviaire.




En perspective, pour la communication, on observera :


 la réforme des services postaux, en vue de transformer l’opérateur public en une
entreprise privée,


 la poursuite du renforcement des capacités en TIC et appropriation,


 le renforcement organique du CRT,


 la modernisation de la gestion de la gestion du contrôle des fréquences radioélectriques,


 promouvoir une stratégie d’Accès Universel,


 assure l’observation effective du marché,


 prise en compte de l’aspect environnemental de l’utilisation du téléphone mobile


D’une manière générale, il faut :


 Renforcer les capacités des structures chargées de la planification, du suivi évaluation
et de la collecte des données statistiques.









































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LISTE DES PARTICIPANTS
AUX REUNIONS DE VALIDATION DES INDICATEURS STATISTIQUES


2006 POUR LE SUIVI-EVALUATION DU CSLP


Bamako, le 29 mars 2007










PRENOMS ET NOMS




STRUC²TURES



TELEPHONE




ADRESSES E-MAIL



SIGNATURE


1




Dramane TRAORE D/CPS 636 42 95 cps_met@yahoo.fr


2




Moriba MAGASSOUBA CPS/MET 686 87 52 tmmagassouba@yahoo.fr


3




Oumar A TOURE CESPA 672 32 11 toumarattalar@yahoo.fr


4




Lamine Mahamadou DIARRA AGETIC 674 84 97 Lmd_pedia@yahoo.fr


5




Mme Samaké Omou SOTELMA 671 61 86 odoumbia@sotelma.ml


6




Bangaly Fodé TRAORE ORTM 672 82 44 fodetra@tresitu.int


7




Cheick DIARRA AR 679 88 36


8




Amadou W. DEMBELE DNPD 617 37 43 wdembele@yahoo.fr


9




Aboubacar S. SACKO DNPD/MPAT 696 25 38 Abou_sacko@yahoo.fr


10




Baba KONATE CT/MCNT 675 90 12 bkonate@sotelma.ml


11




Modibo TRAORE DNSI 638 99 24 traoremod@yahoo.fr


12




Oussouby SISSOKO Aéroport du


Mali


673 70 66 oussouby@yahoo.fr


13




Salif DEMBELE IGM 639 63 44 salifdembele@yahoo.fr


14




Ousmane SANGARE OT 686 49 31


15




N’Golo COULIBALY CPS/MET 689 18 10 ngolocoulibaly2002@yahoo.fr


16




Patrick HASTOÏP BCEOM/CPS 529 57 49 cps_met@yahoo.fr


17




Aliou Sibiry TRAORE TRANSRAIL 674 25 30 alioutraore@transrailsa.com


18




Hamady NIANG ANAC 229 59 42 hamadyniangml@yahoo.fr




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PRENOMS ET NOMS




STRUC²TURES





TELEPHONE




ADRESSES E-MAIL



SIGNATURE


19




Dramane TRAORE CPS/MET 223 54 55 cps_met@yahoo.fr


20




Salifou TELLY ORANGE 629 92 36 Salifou.telly@orangemali.com


21 Sadio Koly KEITA CSLP 672 14 40 sadiokoly@yahoo.fr


22 Makan MAKADJI MCNT


23 Moctar TRAORE CRT/MCNT 674 42


24 Oumar DEMBELE DAF/MET 679 71 38












Bamako, le 29 mars 2007-03-29




LE PRESIDENT DE SEANCE LE SECRETAIRE








Dramane TRAORE Moriba MAGASSOUBA


Directeur de la CPS/MET Chef Division Statistique et Documentation