![]() |
MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI ET DES TRANSPORTS Un Peuple – Un But... |
![]() |
1 1 |
▲back to top |
1
MINISTERE DE L’EQUIPEMENT REPUBLIQUE DU MALI
ET DES TRANSPORTS Un Peuple – Un But – Une Foi
- :- :- :- :- :- :- - :- :- :- : :- :-
CELLULE DE PLANIFICATION
ET DE STATISTIQUE
-:- :- :- :-
RAPPORT 2007 DE MISE EN ŒUVRE DU CSCRP
Groupe : DEVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES ET
DES SECTEURS PRODUCTIFS
Thème : Infrastructures de Transport et Communication
PROVISOIRE
Avril 2008
![]() |
2 2 |
▲back to top |
2
SIGLES ET ABREVIATIONS
CSLP: Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté
MCNT: Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies
CRT: Comité de Régulation des Télécommunications
SOTELMA: Société des Télécommunications du Mali
ANAC: Agence Nationale de l’Aviation Civile
ADM: Aéroport du Mali
DNR: Direction Nationale des Routes
SDR: Service des Données Routières
BSI: Budget Spécial d’Investissement
COMANAV : Compagnie Malienne de Navigation
MET : Ministère de l’Equipement et des Transports
DNTTMF : Direction Nationale des Transports Terrestre Maritimes et Fluviaux
ORTM : Office des Radiodiffusion Télévision du Mali
TIC : Technologie de l’Information et de la Communication
DPST : Déclaration de Politique Sectorielle des Télécommunications
PACT : Projet d’amélioration des Corridors de Transports
PST : Projet sectoriel des Transports
![]() |
3 3 |
▲back to top |
3
RESUME ANALYTIQUE
Le présent rapport est la synthèse des différentes activités dans le domaine du désenclavement
intérieur et extérieur du Mali par les moyens de transport et de communication au courant de
l’année 2007. Il s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du rapport de mise en œuvre du CSCRP.
La construction et l’entretien des infrastructures de transports et de communication se sont
poursuivis en 2007 par un rythme soutenu. Plus de 263,38km de pistes construites, 12473 km de
routes toutes catégories confondues ont été entretenus ; le transport aérien a connu une
progression de 8,25% pour les passagers et 15,25% pour le fret en 2007 par rapport 2006. Le
transport ferroviaire a été en deçà des prévisions et est resté à son niveau de 2006.
Au niveau des communications le secteur a fait des progrès certain :la télé densité est passée de
3,37 lignes pour 100 habitants en 2004 à 6,25 en 2005, à 11,5 en 2006 et à 20,83 lignes pour 100
habitants en 2007. Ce qui est largement au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui
est de 6,8 lignes pour 100 habitants. Le nombre de localités branchées sur un réseau téléphonique
a atteint 700 agglomérations pour le mobile et 302 pour le fixe. Le nombre d’abonnés au mobile
a augmenté passant de 1 512 948 en 2006 à 2 540 297 en 2007
Les activités réalisées en matière de TIC en 2007 sont entre autres :
- l’équipement de cyberespaces pour les jeunes, les femmes, les associations TIC et au sein
des services administratifs ;
- la réalisation de la phase test du Projet de connexion des Communes du Mali à l’Internet ;
- la poursuite du Projet Internet à l’Ecole
- la réalisation de la première phase du Projet de passage à grande échelle des Centres
Multi média Communautaires (CMC).
![]() |
4 4 |
▲back to top |
4
TABLE DES MATIERES
1-sigles et abréviations……………………………………………………………….page 2
2 Résumé analytique……………………………………………………………………….3
3 Introduction……………………………………………………………………………....5
4 -Première partie : bilan …………………………………………………………………..5
5 – Infrastructures de transports……………………………………………………………5
6 - Infrastructures de communication…………………………………………………..…8
7- Les services de transports……………………………………………………………….12
8 –Deuxième partie : problèmes et contraintes……………………………………………15
9 - Troisième partie : solutions aux contraintes et perspectives sur
les trois prochaines années……………………………………………………………..…16
10 – Conclusion…………………………………………………………………………...17
![]() |
5 5 |
▲back to top |
5
I- INTRODUCTION
Les lettres de Politique du Secteur des transports dans le cadre du PACT en 2004 et du PST2 en
2007 définissent les stratégies dans le secteur à travers un plan d’actions et des indicateurs
statistiques de suivi permettant l’évaluation des actions entreprises..
Les principales actions prioritaires engagées sont relatives à (i) l’organisation et la concurrence
sur le marché des transports; (ii) l’assainissement et la modernisation du parc de véhicules de
transport publics ; (iii) l’amélioration de la sécurité routière; (iv) l’amélioration du recouvrement
des charges d’infrastructures routières et (v) la prise en compte des aspects environnementaux,
sociaux et problématique VIH/SIDA et transport. En ce qui concerne les infrastructures
aéroportuaires et les infrastructures ferroviaires, de grandes difficultés et des insuffisances
demeurent.
II- 1ère Partie : BILAN
Développement des infrastructures de transport
2-1. Bilan de la mise en œuvre des politiques et stratégiques prévues en 2007
Au niveau des Infrastructures de transport
Le bilan de la mise en œuvre des politiques et stratégies est donné ci-dessous à travers les
résultats atteints en 2007:
La construction et l’entretien des infrastructures de transports et de communication se sont
poursuivis en 2007 par un rythme soutenu. Plus de 263,38km de pistes construites, 12473 km de
routes toutes catégories confondues ont été entretenus.
Les travaux ont concernés :
- l’entretien courant des routes,
- le bitumage de certains tronçons
- la réhabilitation de routes en terre,
- la construction de pistes
- l’entretien périodique des routes.
2. 2- Etat de l’exécution budgétaire :
Evolution des indicateurs d’allocation budgétaire (en million de FCFA)
Indicateurs 2004 2005 2006 2007
Niveau du BSI global
Montant BSI alloué 71 298 73 162 76 560 104 488*
Montant BSI réalisé 60 280 74 336 70 185 74 016*
Taux de réalisation 83,92% 101% 91,56% 70,84*
Source : CPS/MET
Données provisoires
Commentaire :
Le niveau du BSI global a augmenté de 36,47% part rapport à 2006. Le taux de réalisation des
travaux en 2007 est 70,84% .Il est dû au non démarrage des chantiers de Bougouni- Sikasso,
Sevaré –Gao et les retards sur les chantiers comme Bamako–Naréna ; la lenteur dans le
processus de décaissement et, la lourdeur dans le processus de préparation des projets sont les
autres les raisons de ce faible taux de réalisation.
*A la date du 31decembre 2007 le montant était mandaté mais non payé.
![]() |
6 6 |
▲back to top |
6
2-3. Indicateurs sectoriels inscrits dans la matrice d’évaluation du CSCRP
avec commentaires :
Infrastructures routières
Tableau N°2 : Evolution des indicateurs des infrastructures routières
Indicateurs Unité 2004
2005
2006 2007
Prévu Réalisé
Nombre de km de routes bitumées entretenues km 3336 3418 3667 3773 3773
Nombre de km de routes bitumées en bon état km 2405 2461 2713 2793 2793
Nombre de km de routes en terre entretenues km 6059 8880 8365 6035 8700
Nombre de km de routes en terre en bon état km 3332 5328 5019 3621 5220
Nombre de km de pistes construites Km 232 130 131,4 242 263 ,38
Source : CPS/MET- DNR-SDR
Commentaire :
Pour ces indicateurs, toutes les valeurs prévues sont réalisées ou dépassées. L’état du réseau
routes revêtues et routes en terre moderne s’est amélioré.
Ces performances sont dues aux réformes entreprises dans le secteur au système de suivi mis en
place par les agences de maîtrise d’ouvrage délégué et la supervision des chefs d’unités et à une
concertation entre tous les acteurs du secteur.
Autres indicateurs infrastructures routières hors matrice
Commentaire :. Il faut signaler une nette amélioration des performances par rapport à l’année
2006 pour les routes bitumées et les routes en terre. La réalisation de certaines routes bitumées a
pris du retard comme celui de Bamako-Narena tandis que certains ont eu du retard au
démarrage les chantiers Bougouni-Sikasso, Sevaré-Gao.
Service de transport :Le trafic routier
Tableau N°12:Evolution du coût du transport routier
N° Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
1 Coût du transport sur piste FCFA/TKM 66,68 66,68 66,68 66,68
2 Coût du transport sur route en terre FCFA/TKM 50 49,5 49,5 49,5
3 Coût du transport sur route bitumée FCFA/TKM 32,6 32,7 32,7 32,7
4 Part des frais de transports dans le
coût des marchandises
% 55 55 55
55
5 Importation de marchandises Tonne 2 597 862 2 751 343
6 Exportation de marchandises Tonne 4% 237 997 384 496
7 Trafic marchandises Tonne 8% 2 835 859 3 135 839
8 Nombre de tués par les accidents de
la circulation routière
nombre
168 199
Source : CPS/MET- OT
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Prévu Réalisé
Nombre de km de routes bitumées construites Km 111 102 334,4 nd 444,57
![]() |
7 7 |
▲back to top |
7
Commentaire :
Les frais de transport occupent toujours une part importante dans le coût des marchandises.
C’est pourquoi l’entretien du réseau routier a été maintenu à un niveau tel que le transport ne
grève pas le coût des produits. Le coût du transport sur route bitumée est ainsi resté stable
depuis 2002 (32 FCFA/t/km pour une prévision de 32,7 FCFA) et celui du transport sur route
en terre a même connu une légère baisse, passant de 50 FCFA/t/km en 2004 à 49,5
FCFA/t/km en 2005. Ces indicateurs sont restés inchangés en 2006 et 2007 malgré le coût
élevé du pétrole.
Une évaluation de l’indicateur (part des frais de transport dans le coût des marchandises),
devient une nécessité compte tenu de la flambée du prix du pétrole. L’étude sera menée en
2011. Les valeurs en 2007 restent donc inchangées et correspondent à celles de 2006.
Le trafic a enregistré globalement une hausse de 8% par rapport à l’année 2006. Le tonnage
des marchandises exportées à connu une augmentation de 4% et les importations une
augmentation d’environ 6%.
Les infrastructures aéroportuaires
Tableau N°3: Evolution des indicateurs des infrastructures aéroportuaires
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Nombre d'aéroports d'envergure internationale Nombre 6 6 6 6
Nombre d'aéroports d'envergure nationale Nombre 19 19 19 19
Nombre d'aérodromes privés Nombre 4 4 5 5
Source : CPS/MET- ANAC-ADM
Commentaire :
En 2007, le nombre d’aérodromes n’a pas changé. L’aéroport de Tombouctou a été pourvu d’un
ILS et un stockage de Carburant
La desserte aérienne du Mali est assurée par 13 aérodromes principaux, 12 aérodromes
secondaires et 5 aérodromes privés :
Services de transport : Le trafic aérien
Evolution des indicateurs de transport aérien à Bamako-Senou
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Passagers transportés arrivées, départs et transit Nombre 414 790 516 378 533 437 581 446
Mouvement d'aéronefs arrivées et départs Nombre 8 978 9 206 11 092 11 845
Fret aérien arrivée et départs Tonne 6 005 6 396 6 649 7 663
Poste Kg 6003 80 556 69 454 71 934
Source : CPS/MET- ADM-ANAC
Commentaire :
L’assistance en escale à l’aéroport de Bamako–Senou est assurée par la société ASAIX.SA..
En 2007, les indicateurs de transport aériens se sont améliorés par rapport à 2006. Ce sont:
- Mouvements d’aéronefs : de 11 092 en 2006 à 11 845 en 2007 soit 6,78%
d’augmentation ;
- Passagers transportés : 533 437 en 2006 contre 581 446 en 2007 soit 8,25% de plus ;
- Le fret en kg est en augmentation de 15,25% et la poste en kg est en augmentation de 3,57%.
La performances s’expliquent par le fait de la création de la nouvelle compagnie malienne et
que certaines compagnies comme AIR SENEGAL, ETHIOPIAN AIR LINE, LA RAM, ont
augmenté leurs fréquences de vols en direction de Bamako, ainsi que l’arrivée de d’autres
compagnies : KENYA AIRWAYS et AVIRES du Gabon.
![]() |
8 8 |
▲back to top |
8
Les infrastructures ferroviaires
Tableau N°4: Evolution des indicateurs des infrastructures ferroviaires
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Longueur réseau ferroviaire km 729 729 729 729
Longueur voie principale km 643 643 643 643
Longueur voie de service km 70 70 70 70
Longueur voie de branchement particuliers et de déserte km 15 15 15 15
Densité ferroviaire % 0,59 0,59 0,59 .0,59
Effectif moyen locomotives Nombre 14 20 20 20
Nouvelles locomotives acquises Nombre 0 0 1 3
Nouvelles voitures acquises Nombre 0 0 0 10
Source : CPS/MET- TRANSRAIL
Commentaire :
La longueur du réseau ferroviaire n’a pas changé depuis plusieurs dizaines d’années. Quant au
matériel ferroviaire de nouvelles machines ont été acquises en 2007 y compris des voitures.
Services de transport :Le trafic ferroviaire
Evolution des indicateurs de transport ferroviaire
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Tonne kilométrique TKM nd nd 380 648 000 416 445 194
Voyageur kilométrique VKM nd nd 673 705 000 97 985 822
Passagers transportés par
voie ferroviaire
Nombre 406 000 361 000 106 207 106 272
Marchandises transportées
par voie ferroviaire
Tonne 464 000 329 514 380 558 388 080
Source : CPS-MET/TRANSRAIL
Commentaire :
Le transport ferroviaire représente 10% du fret national.
En 2007, le tonnage transporté est de 388 080 contre 380 558 en 2006 soit une augmentation
de 1,97% et le nombre de passagers transportés augmente de 65 unités soit un léger
accroissement dû à la mise en circulation de nouvelles locomotives. L’une des difficultés à ce
niveau est la concurrence entre les rails et la route puisque désormais un nombre non moins
important de passagers empruntent la route en véhicule.
Les infrastructures fluviales
Tableau N°5: Evolution des indicateurs des infrastructures fluviales
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Longueur réseau fluvial km 2334 2334 2334 2334
Longueur voie principale km 1551 1551 1551 1551
Longueur voie secondaire km 783 783 783 783
Longueur voie navigable du réseau national sur le Niger km 1308 1308 1308 1308
Période de navigabilité mois 5à7 5à7 5à6 5à6
Source : CPS/MET- COMANAV
Commentaire :
![]() |
9 9 |
▲back to top |
9
La longueur du réseau fluvial reste inchangée et la période de navigabilité a changé à cause de
l’installation tardive de la saison des pluies en 2007 .
Le chenal navigable est fortement menacé par l’ensablement et la faible pluviométrie
obligeant la COMANAV à s’adapter aux nouvelles conditions d’exploitation du réseau.
Les études de faisabilités d’aménagement de 4 quais à Dioro, Diafarabé , Tenenkou et Kona
sont terminées.
Services de transport :Le trafic fluvial
Evolution des indicateurs de transport fluvial de la COMANAV
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Passagers transportés Nombre 7864 11 213 6918 13 200
Marchandises transportées Tonne 7 213 11 723 6234 11 000
Tonne- kilométrique TKM 3 119 326 6 132 169 2 874 292 5 207 000
Voyageur- kilométrique VKM 4 302 295 8 508 037 3 783 201 697 900
Chiffre d’affaires total FCFA 489 292 869 871 335 687 517 575 334 564 55 000
Source : CPS/MET- COMANAV
Commentaire :
En 2007, la COMANAV a transporté respectivement 13 200 passagers et 11 000 tonnes de
marchandises, contre 6918 et 6234 en 2006. Les chiffres de 2006 ont pratiquement doublé en
2007. Cette performance s’explique par le démarrage de l’exécution du contrat plan Etat-
COMANAV.
Le trafic fluvial est d’une très grande importance car permet de désenclaver certaines régions
du pays où le fleuve a toujours constitué la seule voie de communication et d’échanges. Il est
assuré par la COMANAV et d’autres exploitants privés ; mais son volume est mal connu
compte tenu de l’inexistence de données statistiques à part celles de la COMANAV.
Une enquête est nécessaire afin de disposer de statistiques sur ce trafic.
Les entrepôts maritimes
Tableau N°6: Evolution des indicateurs des entrepôts maritimes
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Nombre d’entrepôts maritimes nombre 6 6 6 6
Nombre de ports secs nombre 0 1 1 1
Source : CPS/MET- DNTTMF
Commentaire :
Pays sans littoral, le Mali utilise les différents ports de la sous-région pour assurer son
désenclavement. Le Mali a diversifié les entrepôts de transit : Dakar, Conakry, Nouakchott,
Tema, Lomé et Cotonou. Le Port Autonome de Dakar est le premier port de transit du Mali
en 2007(plus de 51%du trafic). La capacité de stockage a été augmentée aux entrepôts du
Sénégal (20 500m2), du Togo (9 600 m2) et du Ghana ( 5 700 m2).
Les études de faisabilité de ports secs à Kayes et Sikasso one été faites en 2007.
![]() |
10 10 |
▲back to top |
10
2-2. Bilan de la mise en œuvre des politiques et stratégiques prévues en 2007
2-2-1- Infrastructures de communication :
En 2007, dans le domaine de la communication les résultats sont les suivants :
Extension du réseau téléphonique pour atteindre 20,83 lignes pour 100 habitants en 2007.
Le nombre de localités branchées sur un réseau téléphonique a atteint 700 agglomérations pour le
mobile et 302 pour le fixe. Le nombre d’abonnés au mobile est de 2 540 297 en 2007 grace aux
investissements dans le secteur.
Au courant de l’année 2007, près de 1 027 349 clients ont été raccordés aux réseaux par les deux
opérateurs de téléphonie mobile. Cela se traduit par un parc mobile de 2 540 297 abonnés à la
date du 31 décembre 2007.
La téléphonie fixe :
La téléphonie fixe, malgré une diminution du parc (- 4%) ne contribue que très faiblement à
l’amélioration de l’accessibilité au service téléphonique. Malgré les efforts consentis en matière
de déploiement du réseau fixe notamment en zone rurale, la télé densité du fixe reste encore
faible. Il est de 6,27% au 31 décembre 2007 contre 6,56% en 2006. Cette diminution du parc
s’explique par la prédominance du mobile au sein de la population au détriment du fixe.
La téléphonie mobile :
La téléphonie mobile comprend tous les services permettant d’accéder à un réseau téléphonique
commuté à partir d’un terminal mobile.
Moteur du développement du secteur des télécommunications et TIC au Mali, la téléphonie
mobile, dans ces dernières années se caractérise par sa croissance, son dynamisme et l’innovation
du fait de la concurrence sur ce segment du marché.
En 2007, la téléphonie mobile présente une croissance de 67%. Cette forte croissance du marché
s’est accompagnée d’un substantiel développement du parc d’abonnés. Aussi, l’usage de
téléphone mobile se développe de plus en plus au Mali du fait de sa commodité et du coût
d’accessibilité très bas. Cette révolution du mobile reflète les résultats d’une part des actions
commerciales réalisées et, d’autre part, des efforts consentis par les opérateurs en matière de
déploiement de réseaux, aussi bien sur les axes routiers que sur les zones rurales.
La figure ci-dessous présente l’évolution du parc abonné fixe et mobile au courant de la période
2001 à 2007.
Les tarifs 2007 a été marqué par des baisses sur l’ensemble des réseaux en particulier les réseaux
mobiles. Ces baisses ont concernée les tarifs des communications vers les mobiles et
l’international.
Notons par ailleurs que la concurrence s’est accentuée sur le marché de la téléphonie mobile avec
des campagnes de promotions et des baisses tarifaires très agressives des deux opérateurs
La téléphonie fixe : La téléphonie fixe, malgré une diminution du parc (- 4%) ne contribue que
très faiblement à l’amélioration de l’accessibilité au service téléphonique. Malgré les efforts
consentis en matière de déploiement du réseau fixe notamment en zone rurale, la télé densité du
fixe reste encore faible. Il est de 6,27% au 31 décembre 2007 contre 6,56% en 2006. Cette
diminution du parc s’explique par la prédominance du mobile au sein de la population au
détriment du fixe.
La téléphonie mobile : La téléphonie mobile comprend tous les services permettant d’accéder à
un réseau téléphonique commuté à partir d’un terminal mobile.
Moteur du développement du secteur des télécommunications et TIC au Mali, la téléphonie
mobile, dans ces dernières années se caractérise par sa croissance, son dynamisme et l’innovation
du fait de la concurrence sur ce segment du marché.
En 2007, la téléphonie mobile présente une croissance de 67%. Cette forte croissance du marché
s’est accompagnée d’un substantiel développement du parc d’abonnés. Aussi, l’usage de
téléphone mobile se développe de plus en plus au Mali du fait de sa commodité et du coût
![]() |
11 11 |
▲back to top |
11
d’accessibilité très bas. Cette révolution du mobile reflète les résultats d’une part des actions
commerciales réalisées et, d’autre part, des efforts consentis par les opérateurs en matière de
déploiement de réseaux, aussi bien sur les axes routiers que sur les zones rurales.
La figure ci-dessous présente l’évolution du parc abonné fixe et mobile au courant de la période
2001 à 2007.
Les tarifs 2007 a été marqué par des baisses sur l’ensemble des réseaux en particulier les réseaux
mobiles. Ces baisses ont concernée les tarifs des communications vers les mobiles et
l’international.
Notons par ailleurs que la concurrence s’est accentuée sur le marché de la téléphonie mobile avec
des campagnes de promotions et des baisses tarifaires très agressives des deux opérateurs
Etat d’exécution budgétaire
Evolution des indicateurs d’allocation budgétaire communication (en million de FCFA)
Indicateurs 2004 2005 2006 2007
Niveau du BSI global
Montant BSI alloué
Montant BSI réalisé
Taux de réalisation
Source : CPS/MET
Indicateurs sectoriels inscrits dans la matrice d’évaluation du CSCRP
Le téléphone
Couverture des communes en téléphone fixes et ou mobile
Indicateurs Unité 2005
2006 2007
Prévu Réalisé
Pourcentage de communes couvertes par les
téléphones (fixe et mobile)
nombre nd nd 30 nd*
Sources : CRT-CPS/MET
Commentaires :
(*) La CPS et le CRT se proposent de renseigner cet indicateur en rapport avec les opérateurs
ORANGE- MALI et la SOTELMA sur les 703 communes du Mali.
Evolution des indicateurs de télécommunication
Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
Densité téléphonique nationale Lignes/100
habitants
3,37 6,25 11,5 20.83
Localités couvertes par le mobile Nombre 350 500 700 1600*
Localités couvertes par le fixe Nombre 285 295 302 768*
Abonnés au mobile Nombre 406 861 761 986 1 512 948 2 540 297
Abonnés au fixe Nombre 65 834 75 904 84 634 78 820
Abonnés total Nombre 472 695 837 890 1 597 582 2 619 117
(*) Données de l’opérateur ORANGE- MALI
Source : CPS-MET/CRT (rapports d’activités 2004, 2005, 2006 et 2007du CRT)
Commentaire :
La concurrence née de la libéralisation du secteur de la téléphonie (fixe et mobile) et
l’automatisation de la numérisation de l’ensemble du réseau de la SOTELMA ont permis une
extension plus rapide de la couverture téléphonique du territoire malien. Ainsi, la télé densité est
passée de 3,37 lignes pour 100 habitants en 2004 à 6,25 en 2005, à 11,5 en 2006 et à 20,83 lignes
pour 100 habitants en 2007. Ce qui est largement au-dessus de la moyenne de l’Afrique
subsaharienne qui est de 6,8 lignes pour 100 habitants. Le nombre de localités branchées sur un
![]() |
12 12 |
▲back to top |
12
réseau téléphonique a atteint 700 agglomérations pour le mobile et 302 pour le fixe. Le nombre
d’abonnés au mobile a augmenté passant de 1 512 948 en 2006 à 2 540 297 en 2007.
La politique de libéralisation du secteur a eu également un impact positif sur les tarifs de
communication qui ont fait l’objet de baisses importantes depuis 2003. Ces baisses vont
aujourd’hui de 20 à 78% pour les communications nationales, 12 à 87 % pour l’international et
40% pour le local. Cependant, la couverture du pays reste inégale avec notamment une faible télé
densité dans les zones rurales (0,09 %). Des efforts importants doivent donc être faits pour rendre
le téléphone accessible au plus grand nombre
Avec une télé densité globale (fixe + mobile) de près de 20,83% en fin 2007 contre 13% en 2006,
l’accès au service téléphonique a connu une très nette amélioration.
Cette avancée notable est principalement due à l’engouement généré par la téléphonie mobile au
sein de la population mobiles.
Evolution du nombre d'abonnées de 2001 à 2007
2540297
60975 65834 75904 82521 78820
23997
45974
247223
406861
761986
1512948
50764 56603
0
500 000
1 000 000
1 500 000
2 000 000
2 500 000
3 000 000
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Année
N
o
m
b
re
d
'a
b
o
n
n
é
s
Total
Abonnés réseaux mobile
Abonnés reseaux fixes
La couverture des réseaux
Au Mali, la stratégie de déploiement des infrastructures de télécommunications s’inscrit toujours
dans l’action du gouvernement malgré la politique d’extension menée par les opérateurs.
En effet, bien que des efforts notables soient fournis d’année en années par les opérateurs, la
couverture du pays reste inégalement répartie sur la surface du territoire.
La desserte rurale ne fait l’ombre d’aucun doute à l’heure actuelle. En se referant aux données du
tableau au courant de la période 2004 à 2006, on remarque une couverture des localités en
évolution.
Cette couverture est beaucoup accentuée du coté du mobile que du fixe (avec une croissance
nette de 312 localités supplémentaires en 2006 pour le réseau mobile contre 2 localités pour le
réseau fixe. Cela s’explique par le déploiement plus facile de la technologie sans fil
contrairement à celle du fixe eu égard au coût très élevé de l’investissement.
Technologies de l’information et de la communication
Evolution des indicateurs TIC : réalisation
![]() |
13 13 |
▲back to top |
13
Indicateurs 2004 2005 2006 2007
Bande passante Internet (en Mb) 39 179 179 179
Nombre de Ministères connectés 5 6 19 30
Nombre de services connectés de
l’administration
5 4 30 69
Nombre de techniciens formés 10 300 300 640
Nombre de communes connectées 27 3 3 39
Nombre de cybercafés 75 150 94
Nombre de FAI 20 0 0 40
Nombre de télé centres communautaires 12 13 23 72
Nombre d’internautes 50 000 1 000 000 1 300 000
Nombre de sites web créés 300 40 000 50 000 1
Source : CPS/MET-MCNT-CRT
Commentaire :
Depuis l’établissement du Nœud National Internet par la SOTELMA en 1997 le nombre des
fournisseurs d’accès à l’Internet (FAI) ne cesse d’augmenter,de même que celui des cybercafés,
des Tranfer Control Process (TCP) et des internautes.
Les activités réalisées en 2007 sont entre autres :
- l’équipement de cyberespaces pour les jeunes, les femmes, les associations TIC et au sein
des services administratifs ;
- la réalisation de la phase test du Projet de connexion des Communes du Mali à l’Internet ;
- la poursuite du Projet Internet à l’Ecole
- la réalisation de la première phase du Projet de passage à grande échelle des Centres
Multi média Communautaires (CMC).
En matière d’accessibilité des populations, force est de constater que les télécentres jouent un
rôle très important. Ils permettent à un large public de disposer d’un accès au service
téléphonique, notamment dans les zones rurales où le déficit d’infrastructures de
télécommunications est plus prononcé. En cela, ils constituent un véritable vecteur de
vulgarisation de l’accès aux services téléphoniques dans les villages, une source de création
d’emploi et de revenus et enfin, ils contribuent au développement économique des zones rurales.
La poste
Tableau N°9:Evolution des indicateurs de la Poste
N° Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
1 Bureaux de postes Nombre 78 79 79 80
2 Densité postale nationale Points de contacts
pour 100 000 habitants
1/121 495 1/119 957 1/119 957 1/119958
3 Boites postales Nombre 13 830 14 000 14 000 26 520
Sources : DGP-CPS/MET
Dans le domaine des postes, l’Office National des Postes (ONP) dispose d’un réseau de 80
bureaux de poste en 2007 contre 79 en 2006. La densité postale nationale est d’un point de
contact (1) pour 119 958 habitants en 2007. Cependant il y a une forte augmentation du
nombre de boites postales de 14 000 en 2006 à 26 520 en 2007. Une réforme des services
postaux est en cours, en vue de transformer l’opérateur public en entreprise privée.
L’audiovisuel
Tableau N°10: Évolution des indicateurs de l’Audiovisuel : réalisation
Indicateurs 2004 2005 2006 2007
![]() |
14 14 |
▲back to top |
14
Nombre de récepteurs radiophonique existant 2 000 000 2 400 000 2 500 000 2 600 000
Nombre de communes couvertes par la radio
rurale (abritant une radio de proximité)
220 294 386 391
Pourcentage de populations couvertes par la
radiodiffusion
95(%) 96(%) 96(%) 97%
Pourcentage de localités couvertes par la
diffusion télévisuelle
76(%) 80(%) 80(%) 85%
Nombre de ménages ayant un récepteur radio 500 000 550 000 550 000 650 000
Nombre de ménages ayant un récepteur TV 320 000 450 000 450 000 500 000
Nombre de paraboles de réception 1400 1600 1600 1620
Sources : ORTM-CPS/MET
Commentaire :
Le pourcentage de la population couverte par la radio se situe en 2005 aux alentours de 95%.
Celle de la télévision est restée stable entre 2004 et 2006 à 80%. Deux millions cinq cent mille
récepteurs radio sont possédés en 2006. Il faut attribuer ce phénomène à l’impact positif des
radios de proximité qui utilisent les langues nationales comme media de communication et
servent aux populations des programmes axés sur leurs préoccupations quotidiennes.
Quant à la télévision, sa couverture reste encore à améliorer. Le coût élevé des équipements
numériques lié à la faiblesse des ressources allouées au développement du secteur explique un tel
état de fait.
Aménagement des zones industrielles
Prévue pour faciliter l’accès des investisseurs aux espaces aménagés de manière à rendre le
secteur industriel plus incitatif et à promouvoir l’investissement industriel, la stratégie de
réhabilitation des zones industrielles existantes et la construction de nouvelles zones n’a pas pu
être mise en oeuvre en 2007 mais demeure toujours d’actualité..
Bâtiments et travaux publics
Evolution des indicateurs du BTP à Bamako
N° Indicateurs Unité 2004 2005 2006 2007
1 Emplois crées par les projets du BTP nombre 17 766 11 484 15 734 15 734
2 Nombre d’entreprises BTP à Bamako nombre 186 154 149 149
3 Nombre de bureaux d’études BTP à Bamako nombre 144 132 112 112
4 Parc matériel total des entreprises nombre 1359 1334 1241 1241
5 Age moyen du parc engin de terrassement an 24 25 26 27
Source : Enquêtes CPS sur les Entreprises et Bureaux d’Etudes sur les projets du MET
Commentaire :
Les chiffres pour l’année 2007 correspondent aux données de l’année 2006 faute d’avoir fait
un recensement pour une actualisation. Ce recensement est prévu courant 2011.
Le secteur reste dynamique avec un taux de croissance de 7,6%. Ce dynamisme est en liaison
directe avec les travaux de réhabilitation d’édifices et les travaux de construction de la Cité
administrative, des logements sociaux, des cités minières ainsi que la construction routière.
L’une de difficulté du secteur, est la vétusté du parc matériel des entreprises et sa grande
diversité de marque ainsi que la faible capacité financière des entreprises nationales.
Service Météorologique
Désignation Unité 2005 2006 2007
Station synoptique Nombre 1 2 19
Station agro climatique Nombre - - 50
Poste pluviométrique Nombre - - 200
![]() |
15 15 |
▲back to top |
15
Nombre de radar météorologique Nombre 0 1 2
Nombre d’opération d’ensemencement des nuages Nombre - - 127
Moyenne du taux d’amélioration par pluies provoqués % - - 15
Nombre de stations météorologiques construites Nombre 1 1 1
Sources : CPS/DNM
La moyenne de taux d’amélioration par les pluies provoquées a été de 15% en 2007 contre moins
de 10% en 2006 ; le nombre de postes pluviométrique a également augmenté.
Description du cadre partenarial : éléments sur le fonctionnement de la
concertation entre les différents acteurs.
Les principaux acteurs du secteur sont: l’Administration, les PTF, les usagers des infrastructures
et moyens de transport existants, les ONG et la Société civile en générale.
Le cadre partenarial est en parfaite symbiose avec les objectifs du secteur. Le PACT et le second
projet sectoriel des transports (PST 2) s’exécutent dans ce cadre. Toutes les parties prenantes
participent entièrement à la mise en œuvre des différentes composantes des projets en cours
‘exécution depuis la préparation desdits projets.
Au total 14 PTF participent au financement des projets au niveau du secteur de l’équipement et
des transports pour un financement total de 244 563 millions de FCFA. La banque Mondiale est
tête de file des PTF dans le cadre du financement des projets du secteur.
L’Etat, les PTF les services techniques de la météo et les autres usagers (payants entre autres)
sont les acteurs qui interviennent dans le domaine de la météo
Tableau répartition du nombre de projets entre les PTF dans le secteur des transports
N° BAILLEURS DE FONDS
Nombre de projets
Montant de l’Accord
(en millions de FCFA) En exéc. En prépa. Total
1 FED 4 0 4 75154
2 BID 2 2 4 18260
3 FAD 1 1 2 26343
4 BOAD 2 2 4 15800
5 BADEA 3 1 4 21306
8 OPEP 0 2 2 7700
9 KFW 1 0 1 3864
10 FKD 0 2 2 7886
11 IDA 2 1 3 31750
12 Fonds CEDEAO 0 1 1 3000
13 LIBYE 1 0 1 28000
14 FSD 0 1 1 5500
TOTAL 16 13 30 244563
Source : CPS/MET : rapport 8ème revue des projets/programmes
Dans le domaine de la communication :
Il faut noter que des efforts importants restent à faire afin de rendre le téléphone accessible au
plus grand nombre de la population malienne. L’opérateur privé et la SOTELMA/MALITEL
travaillent à rendre le coût des communications de plus en plus bas. Des cabine téléphoniques
gérées par des privés rendent le téléphone de plus en plus accessible créant un grand nombre d’
emplois. Le cadre partenarial se réalise à travers les investissement dans le secteur par le deux
sociétés.
![]() |
16 16 |
▲back to top |
16
2ère Partie : PROBLEMES ET CONTRAINTES
Au niveau de la mise en œuvre des politiques et stratégiques prévues en 2007 :
1- Infrastructures de transport :
La position géographique centrale du Mali au cœur de l’Afrique de l’ouest soumet ce secteur à
des défis importants que sont :
- la poursuite de l’amélioration de l’efficacité et de la durabilité des moyens et des
infrastructures de transport (routier, ferroviaire, aérien et fluvial)
- La restructuration des entreprises publiques du secteur des transports ;
- la promotion des moyens intermédiaires de transport et du déplacement à pieds dans les
centres urbains;
- la réduction des coûts des transports notamment en milieu rural;
- l’amélioration du fonctionnement des corridors de transports;
- le suivi du respect des règles en matière de circulation routière;
- l’opérationnalisation de l’unité environnementale des projets;
- la prise en compte des aspects sociaux dans le cadre de la mise en œuvre du cadre de
politique globale pour le déplacement et la compensation des populations;
- l’amélioration de la mobilité urbaine et la mobilité rurale;
- difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la concession accordée à Transrail. Des contacts
sont en cours pour apporter des améliorations (rencontre de Paris);
- Travaux de réhabilitation de la route Sévaré – Gao non encore démarrés pour insuffisance de
fonds (portion du financement réaffectée à la route Bamako – Bougouni);
- Le Mali reste un pays enclavé. En effet le taux de désenclavement par voie terrestre reste
faible (41%) dont 38% par la route et 3% par rail-fleuve. Cette situation est encore plus
préoccupante en milieu rural avec un taux de désenclavement de 26% dont 21% par la route
et 5% par rail-fleuve;
- le coût de transport reste aussi très prohibitif (30-40% des coûts des marchandises).
Dans le domaine de la météo, les principales contraintes sont : l’insuffisance de personnel et
l’inssuffisance de prise en compte du facteur climatique dans de nombreux secteurs de
développement.
Infrastructures de communication :
Mais l'étroitesse de la bande passante ne facilite pas encore l'utilisation professionnelle de
l'Internet. Il faut noter que l’accès à l’Internet n’a pas encore atteint le niveau de vulgarisation
souhaité par les autorités : il reste limité aux grands centres urbains.
En matière institutionnelle
Au plan institutionnel, après la réalisation de plusieurs réformes dans le secteur des transports (la
transformation de la DNTP en DNR, de la DNAT en ANAC et de la DNT en DNTTMF, la
création de l’Autorité routière, et de l’AGEROUTE et la mise en place des postes de péage et de
pesage) l’une des principales contrainte reste le financement de l’entretien routier par l’Autorité
routière (fonds routier de deuxième génération) à partir des ressources propres de celle-ci.
En matière de niveau ou de mise à disposition
L’allocation budgétaire au niveau du budget d’état reste toujours en deçà des besoins. En effet
l’élaboration du CDMT du secteur avec sa mise à jour annuelle, a toujours permis de dégager un
gap de financement à rechercher.
Les engagements des PTF lors des différentes rencontres dans le cadre de recherche de fonds
pour le financement des projets du secteur, ne sont pas toutes respectés.
Les besoins à satisfaire représentent globalement 30 à 35% des besoins exprimés.
![]() |
17 17 |
▲back to top |
17
3ère Partie : SOLUTIONS AUX CONTRAINTES ET PERSPECTIVES SUR
LES TROIS PROCHAINES ANNEES 2009 à 2011
Les secteurs des transports et communication doivent contribuer au désenclavement intérieur et
extérieur du pays à travers la gestion efficace et durable des moyens et modes de transport, les
entretiens courant, périodique et réhabilitation des axes routiers prioritaires et l’extension du
réseau téléphonique. Il s’avère indispensable pour cette raison d’élaborer un schéma directeur du
développement du réseau d’infrastructures de transports au Mali.
Les actions retenues en perspective sur les 03 prochaines sont les solutions aux contraintes
rencontrées dans le secteur.
En matière d’infrastructures de Transport
La stratégie retenue est :
- la promotion des moyens et des services de transport
- le désenclavement du monde rural par le biais de la réalisation d’un important réseau de pistes
rurales dans le cadre du PST2
Les mesures d’accompagnement qui sont prévues sont entre autres: i) le renforcement des
capacités des acteurs du domaine des transports, ii) l’assainissement et la modernisation du parc
de véhicules de transports publics, iii) l’application rigoureuse de la législation en vigueur en
matière de transports et de sécurité.
Le second projet des transports dont l’exécution est prévue sur la période 2008-2011 permet
d’apporter des solutions aux principaux problèmes. Les solutions envisagées sont entre autres :
l’amélioration de l’accessibilité rurales pour soutenir le développement de
l’agriculture : Cette composante comportera cinq sous-composantes : (i) amélioration
des routes rurales ; (ii) amélioration des pistes rurales cotonnières ; (iii) la construction
de quais sur le fleuve Niger pour l’amélioration des conditions du transport fluvial
desservant les localisés rurales fortement enclavées ; (iv) étude du pont de Mahina ; (v)
projet pilote de maintenance par contrat de service.
L’amélioration des conditions de déplacements dans le district de Bamako : Cette
composante comportera quatre sous-composantes : (i) la création d’un site propre sur le
boulevard du peuple pour les grands bus de transport en commun, (ii) l’aménagement
d’un axe circulaire pour minibus ( « anneau SOTRAMA ») ; (iii) aménagement de voie
piétonnes ; (iv) appui institutionnel à la Direction de la Régulation de la Circulation
Urbaine (DRCTU).
Le renforcement des capacités du secteur des transports et exécution des aspects
transversaux : La composante concernera (i) le renforcement des capacités du secteur
des transports ; (ii) la mise en œuvre du plan de gestion environnemental et social
(PGES) ; (iii) la sécurité routière ; (iv) le suivi/évaluation ; (v) la coordination du projet.
Par ailleurs la DNTTMF se propose de réaliser 11 059 m2 de magasin d’entreposage de coton
dans les Entrepôts Maliens en côte d’Ivoire, 3 500 m2 de hangar et d’entreposage dans les
Entrepôts Maliens en Mauritanie et 5 700 m2 de bureaux et magasins dans les Entrepôts Maliens
au Ghana. De construire et d’équiper deux ports secs à Kayes et Sikasso
La couverture totale du pays en stations météorologiques, la réhabilitation des stations existantes
et le renforcement des capacités dans le secteur.
En matière d’infrastructures de communication :
La finalisation et l’adoption par le Gouvernement des documents de Politique et de Plan
stratégique national TIC marque la volonté des autorités politiques de donner aux
technologies de l’information et de la communication la place qu’elles méritent.
![]() |
18 18 |
▲back to top |
18
CONCLUSIONS
. Il sera difficile pour le Gouvernement d’assurer un taux de croissance de 7% par an, souhaité
dans le CSLP, s’il n’améliore pas l’état des infrastructures et équipements caractérisés encore
aujourd’hui par leur insuffisance et bien souvent leur vétusté et leur mauvais état. C’est pourquoi
il s’est engagé dans des actions visant à améliorer l’offre des infrastructures de base et à réduire
leurs coûts d’utilisation. Au cours de l’année 2006, des progrès importants ont été réalisés dans
ce sens, surtout en matière de transport. L’objectif est d’assurer le désenclavement intérieur et
extérieur du pays avec un accent particulier sur les pistes rurales et la diversification des ports de
transit. Cependant beaucoup reste à faire. En attendant, les coûts de transport continuent de peser
sur l’économie même si les indicateurs de transport évoluent positivement.
En matière de télécommunications, la période 2004-2007 a été marquée par la vulgarisation de
l’Internet dans les milieux urbains et l’extension de la téléphonie mobile grâce à l’ouverture du
secteur à la concurrence. Mais, le téléphone est toujours hors de la portée des populations à faible
revenu et la desserte des zones rurales est encore très faible malgré les efforts déployés dans ce sens.
Bamako, le 30 avril 2008