Femmes et Hommes au Mali Edition 2 Février...

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Femmes et Hommes au Mali






Edition 2




Février 2024




2 2

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i




















Publication 2024


INSTAT BP 12, Avenue du Mali, Hamdallaye ACI 2000 Tel:(+223)
20 22 24 55 / 20 22 71 45 / CNPE 20 23 54 82. Email:
cnpe.mali@afribone.net.ml Website: www.instat-mali.org






Copyright© 2024 Institut National de la Statistique (INSTAT)









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ii


Table des matières


Sigles et abréviations ................................................................ iii


L’égalité des sexes .....................................................................vi


L'égalité des sexes au Mali ...................................................... vii


Législation de l’égalité des sexes au Mali............................... viii


Population ................................................................................. 15


Santé ......................................................................................... 27


Education .................................................................................. 53


Marché du Travail .................................................................... 76


Revenu, Ressource et Conditions de vie ................................... 97


Violence et crime .................................................................... 108


Pouvoir et Influence ................................................................ 117


Gouvernance et Sphère de décision ........................................ 121


Communication ...................................................................... 124


Bibliographie .......................................................................... 126







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iii


Sigles et abréviations


AN Assemblée Nationale
ANPE Agence Nationale pour l’Emploi
BCG Bacille Calmette et Guérin (Vaccin antituberculeux)
CEP Certificat d’Etude Primaire
CITE Classification Internationale Type de l’Education
CM Chef de Ménage


CNDIFE
Centre National de Documentation et de
l'Information sur la Femme et l'Enfant


CPN Consultation prénatale
DEP Direction des Etudes et de la Planification


DNPEF
Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et
de la Famille


DNS Direction National de la Santé
EDS Enquête Démographique et de Santé
EDS-M Enquête Démographique et de Santé au Mali
ELIM Enquête Légère Intégrée auprès des Ménages
EMEP Enquête Malienne d’Evaluation de la Pauvreté


EMOP
Enquête Modulaire et Permanente auprès des
Ménages


F Femme
FAPH Faculté de Pharmacie
FDPRI Faculté de Droit Privé
FDPU Faculté de Droit Public
FHG Faculté d’Histoire et Géographie


FLSL
Faculté des lettres, des langues et des sciences du
langage


FMOS Faculté de Médecine et Odontostomatologie
FSEG Facultés des Sciences Economiques et de Gestion


FSHSE
Faculté des Sciences Humaines et des Sciences
de l'Education


FST Faculté des Sciences et Techniques
G Garçon
H Homme
INSTAT Institut National de la Statistique
ISA Institut des Sciences Appliquées




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iv


ISF Indice Synthétique de Fécondité


ISFRA
Institut Supérieur de Formation et de Recherche
Appliquée


IST Infection Sexuellement Transmissibles
IUG Institut Universitaire de Gestion
IUT Institut Universitaire de Technologie
Km Kilomètre
MGF Mutilation Génitales Féminines


MICS
Multiple Indicator Cluster Survey (Enquête par
grappes à indicateurs multiples)


ND Non disponible


ONEF
Observatoire National de l’Emploi et de la
Formation Professionnelle


PENTA Pentavalent


RGPH
Recensement Général de la Population et de
l’Habitation


SIDA Syndrome Immuno - Déficience Acquise
SLIS Système Local d’Information Sanitaire


SMART
Standardized Monitoring and Assessment of Relief
and Transition


TBS Taux Brut de Scolarisation
TNS Taux Net de Scolarisation


ULSHB
Université des lettres et Sciences Humaines de
Bamako


USJPB
Université des Sciences Juridiques et Politiques de
Bamako


USSGB
Université des Sciences Sociales et de Gestion de
Bamako


USTTB
Université des Sciences, des Techniques et des
Technologies de Bamako


VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine





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v


Equipe d’élaboration


Coordination


Dr Arouna SOUGANE, Directeur Général de l’INSTAT


Equipe technique du Mali :


Dr Siaka CISSE, INSTAT ;


Aminata COULIBALY, INSTAT ;


Kissima SIDIBE, INSTAT ;


Sékou HAIDARA, INSTAT ;


Amadou KONE, INSTAT ;


Ankoundia Gaston SODIO, INSTAT ;


Clément DENA, CNDIFE.


Appui Technique de la Statistique Suède (SCB)


Linda LARSSON ;


Vitor MIRANDA.







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vi


L’égalité des sexes


« Être égal ne signifie pas être identique ». L’égalité dont il
est question concerne l’égale répartition des tâches, rôles
et responsabilités dans la société. L’égalité des droits
fondamentaux des humains. Il s’agit également de l’équité
au sens d’une juste redistribution des responsabilités, rôles
et un accès équitable aux ressources.


Egalité : Toutes les personnes ont un droit égal à la même
protection et au même bénéfice de la loi, quelles que soient
les circonstances. L’égalité signifie que les femmes et les
hommes ont le même statut et jouissent pleinement de
leurs droits.


Le Genre : en définissant le concept genre une série de
terminologie a été développée qui sont entre autres le
milieu social, les disparités/inégalités, les relations sociales,
le rapport homme-femme, le comportement, les
environnements social, économique et culturel. Le genre
est défini comme l’identité sociale qui définit des
caractéristiques, des comportements, des attitudes et/ou
des valeurs aux hommes et aux femmes.


Le sexe : Défini comme étant des différences biologiques
physiologiques entre homme et femme. Les différences
sont universelles et sont déterminées à la naissance. Ex :
l’accouchement, et l’allaitement sont propres à la femme.


Equité : Traite les individus de manière équitable/juste afin
d’assurer l’égalité de résultats. L’équité conduit à l’égalité,
l’égalité ne conduit pas forcement à l’équité.


Discrimination : "La discrimination fondée sur le sexe
indique toute exclusion ou restriction faite sur la base des




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vii


rôles respectifs des hommes et des femmes et de leurs
relations mutuelles, privant un être humain de la pleine
jouissance des droits de la personne".


La situation des femmes et des hommes devrait être
visible dans les statistiques


L’analyse des rapports sociaux selon le genre permet de
mettre en valeur et d’expliquer le déséquilibre général que
l’on peut constater dans les relations entre les femmes et
les hommes, l’importance des rôles selon le sexe dans le
partage du pouvoir, la prise de décision, la division du
travail, tant au sein du ménage que dans la société en
général.


L'égalité des sexes au Mali


Le concept genre peut être défini comme : « Un système
de bi catégorisation hiérarchisée entre les sexes
(hommes/femmes) et entre les valeurs et représentations
qui leur sont associées (masculin/féminin) q».


Le genre se distingue donc du sexe : il va au-delà des
attributs biologiques pour s’intéresser à la différence
sociale. Le concept de genre permet donc de penser les
relations entre femmes et hommes en termes de rapports
sociaux.


Le genre est ainsi l'identité construite par l'environnement
social des individus : la masculinité ou la féminité ne sont
pas des données naturelles mais le résultat de mécanismes
de construction et de reproduction sociale. Consciemment
ou inconsciemment, la société s’organise selon le
paradigme des « choses des hommes » et des « choses
des femmes », au point que l’on se convainc qu’il existe des




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viii


domaines ou des niveaux de domaines socialement
réservés à tel ou tel des deux sexes.


Législation de l’égalité des sexes
au Mali


1966 La convention internationale de l’ONU sur les
droits économiques sociaux et culturels a été
signé par le Mali le 16 décembre 1966. Le texte
est ratifié le 16 juillet 1974.


1979 La Convention sur l’élimination de toutes les
formes de discrimination à l’égard des femmes
a été adoptée le 18 décembre 1979 par
l’Assemblée générale des Nations Unies.


1973 La Convention sur les droits politiques des
femmes ratifiée en 1974 et la Convention sur la
nationalité de la femme mariée ratifiée en 1973


1981 Au niveau africain, le Mali a souscrit à la Charte
Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
le 21 Juin 1981 et à son Protocole facultatif
relatif aux droits des femmes en Afrique.


1985 Le Mali a signé la convention sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des
femmes le 5 févier 1985 et l’a ratifiée le 10
septembre 1985.


1985 Au niveau international, le Mali a souscrit à
l’ensemble des traités et conventions sans
émettre de réserves dont la plus importante
concerne la Convention sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des
femmes (CEDEF). Le Mali est partie prenante à




10 10

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ix


cette Convention depuis septembre 1985 et a
ratifié le protocole additionnel en septembre
2000. La CEDEF, aux termes de l’Article 3,
engage les États parties.


1992 La loi n°092-020 du 23 septembre 1992 portant
Code du travail. Il existe également au niveau
de la rémunération un écart moyen en défaveur
des femmes salariées de l’ordre de 15% dans le
secteur privé et de 30% dans la fonction
publique en violation de l'article 95 du Code du
travail 10 et de la Convention n°100 de
l'Organisation Internationale du Travail (OIT) sur
l'égalité de rémunération.


1992 Au niveau national, la Constitution du Mali du 25
février 1992 garantit les mêmes droits aux
citoyens des deux sexes sans discrimination et
proclame dans son préambule, la défense des
droits de la femme et de l’enfant ainsi que la
diversité culturelle et linguistique de la
communauté nationale. La Constitution
malienne s’attache à garantir les droits et
libertés sans discrimination ainsi que la
séparation et la diversification des pouvoirs en
vue de préserver l’État de droit.


1999 Le Comité National d’Action pour l’éradication
des pratiques néfastes à la santé de la femme
et de l’enfant et le Programme National de lutte
contre l’excision ont été créés en vue de lutter
contre les MGF Mutilations Génitales Féminines
par le décret n°99 157 PRM du 16 juin 1999.




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x


1999 Au Mali, aucune loi n'interdit les mutilations
génitales féminines. Une circulaire de 1999 du
Ministère de la santé (n°0019/MSPAG-SG du 7
janvier 1999) interdit la pratique des MGF dans
les établissements de santé. En 2002, le
gouvernement a également mis en place un
programme national de lutte contre l’excision
(Ordonnance n°02-053/P-RM du 4 Juin 2002).


1999 La Loi 99 – 046 du 28 décembre 1999 Portant
loi d’orientation sur l’éducation Le droit d'aller à
l'école s'exerce sans discrimination fondée sur
le sexe, l'origine sociale, la race ou la religion.


1985 Le Mali a signé et ratifié sans réserve la
Convention pour l’Elimination de la
Discrimination à l’Egard des Femmes
respectivement en février 1985 et septembre
1985, et a ratifié le protocole additionnel à ladite
Convention en septembre 2000.


2001 La Loi n° 01-709 du 20 aout 2001 portant sur
l’égalité dans le mariage : Dans les textes, il
n’existe aucune discrimination entre l’homme et
la femme dans l’accès à la justice, les deux
époux ayant la pleine capacité civile.
Cependant, cette capacité peut être limitée « par
le mariage ou par la loi » et elle est effectivement
limitée par les dispositions du code des
personnes et de la famille concernant le
mariage.


2001 La Loi n° 01-082 du 24 aout 2001 relative à
l’assistance judiciaire, décret n° 06-426/P-RM
du 6 octobre 2006. Ni l’aide juridictionnelle ni la




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xi


loi sur l’assistance judiciaire, qui pourrait
soutenir les femmes en quête de justice ne sont
pas effectives.


2002 Loi n°02-044 du 24 juin 2002 relative à la santé
de la reproduction : Les organisations de
défense des droits des femmes ont réussi à faire
inclure dans la loi sur la santé de la reproduction
deux exceptions à la prohibition de l'avortement.


2002 L’ordonnance n° 02-02/PRM du 22 mars 2000
portant le code domanial et foncier a reconnu la
coutume comme mode d’accès à la propriété
foncière. Or de façon coutumière, les femmes
n’ont pas accès à la propriété.


2006 Le Mali a également ratifié la Charte africaine de
la jeunesse adoptée en Gambie en juillet 2006 ;


2006 La loi n° 06-045 du 5 septembre 2006 portant loi
d’orientation agricole adoptée le 16 août 2006,
dispose que la politique de développement
agricole vise à assurer la promotion des femmes
et des hommes qui vivent dans le respect de
l’équité entre les milieux rural et urbain.


2008 Le document-cadre pour 2008-2012 de la
Politique Nationale Genre malienne était axée
sur le renforcement des capacités économiques
des femmes, le développement du leadership
féminin et l’approche genre des projets et
programmes.




13 13

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xii


2009 L’institution du mariage au Mali reflète les
discriminations durables que subissent les
femmes au Mali. Le bras de fer qui a opposé le
législateur et le gouvernement aux autorités
religieuses, a vu la victoire écrasante du
fondamentalisme religieux entre le Code adopté
en 2009 et celui promulgué en 2011.


2011 La Loi n°11-080/AN-RM portant Code des
personnes et de la famille du 2 décembre 2011.
Parmi les dispositions discriminatoires pour la
femme, il faut relever les articles 316, 319, 366
et 373 du code des personnes et de la famille.
Ces articles disposent que « la femme doit
obéissance à son mari », « le mari est le chef de
famille […] Le choix de la résidence de la famille
appartient au mari », « La femme divorcée ne
peut contracter un nouveau mariage avec un
délai de trois mois19 » et ce délai est de quatre
mois lors du décès du mari. Derrière la notion
d’obéissance, il y a celle de soumission et donc
de la rupture de l’égalité homme/femme.


2012 La loi n°2012-023 du 12 juillet 2012 relative à la
lutte contre la traite des personnes et les
pratiques assimilés


2012 La lettre circulaire n°0554/MJ-SG du 12 octobre
2012 sur les mesures de prise en charge
juridique des cas sur des exactions suite à la
crise au nord Mali.


2015 Le 12 novembre 2015, la loi instituant un quota
de femmes pour promouvoir la parité dans
l’accès aux fonctions nominatives et électives, a




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xiii


été adoptée avec 115 voix pour, 22 contre et 3
abstentions. Le 1er article fixe une proportion
d’au moins 30% de personnes de chaque sexe
pour les nominations dans les institutions de la
République ou dans les différentes catégories
de services publics par décret, arrêté ou
décision.


2016 Le Décret N°2016 -0022 / P-RM du 15 Janvier
2016 portant nomination des membres du
gouvernement dont six femmes Ministres sur
trente-deux.


2017 L’adoption du nouveau code pénal et code de
procédure pénale.





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xiv


Guide pour les lecteurs


Les informations contenues dans ce document proviennent
principalement des enquêtes nationales et recensements
entrepris par l’Institut National de la Statistique (INSTAT),
ainsi que des données administratives provenant d'autres
ministères, départements et organismes
gouvernementaux. La source est fournie pour chaque
tableau ou graphique.


La plupart des tableaux et des graphiques donnent des
nombres absolus et / ou des proportions exprimées en
pourcentages (%) chez les femmes et les hommes. En
outre, certains tableaux ou graphiques sont désagrégés par
région ou milieu de résidence.


Explication des symboles :
o na : non appliqué
o --- : Pas d’observation
o ND : Non disponible.


Dans certains tableaux ou graphiques, des régions de
Tombouctou, Gao, Taoudenit, Ménaka et Kidal ne sont pas
renseignés faute des données à cause de l’insécurité.







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Population
La Population au Mali présente plusieurs caractéristiques
démographiques qui diffèrent selon le sexe. Elle croit de
façon régulière au fil des années et réside majoritairement
en milieu rural.


Mouvement de la population de 1921 à 2022
De 1921 au dernier Recensement General de la Population
et de l’Habitat (RGPH) en 2022, la population du Mali ne
cesse d’accroitre. Elle est passé de 2 475 000 habitants en
1921 à 22 395 489 habitants en 2022. La baisse du nombre
de la population de 1946 à 1951 serait due à la sous-
estimation de celle-ci par les administrateurs coloniaux.


Evolution de la population malienne de 1921 à 2022, (en
nombre)


Année Population


1921 2 475 000


1931 2 856 000


1946 3 797 000


1951 3 347 000


1956 3 708 000


1976 6 394 918


1987 7 728 011


1998 9 968 933


2009 14 528 662


2018 19 418 000


2020 20 537 059


2021 21 112 000


2022 22 395 489


NB : 1921 à1956 et 2018 à 2021 sont des projections et RGPH 2009, RGPH 2022


Source : INSTAT, DNP, RGPH




17 17

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16


Taille de la population malienne, 1976-2022


La taille de la population malienne s’est plus que doublée
en espace de trente-trois ans. L’écart entre la population du
RGPH 1998 et 2009 est beaucoup plus marqué. Cette forte
augmentation de la population peut être expliquée d’une
part par la baisse de taux de mortalité et d’autre part par le
maintien du nombre moyen d’enfants par femme qui tourne
au tour de 6 enfants. Durant ces trois décennies, l’effectif
des femmes reste légèrement supérieur à celui des
hommes. En plus, la population malienne est caractérisée
par son extrême jeunesse. En 2022, l’effectif des femmes
est inférieur à celui des hommes contrairement aux autres
années de 1976 à 2009.


Evolution de la population malienne de 1976 à 2022, (en nombre)


Source : INSTAT, RGPH 1976-2022




0


2 000 000


4 000 000


6 000 000


8 000 000


10 000 000


12 000 000


1976 1987 1998 2009 2022


Femme Homme




18 18

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Structure par sexe et âge de la population
malienne en 1998 et 2022


La forme des pyramides des âges de la population
malienne n’a pas pratiquement changé du troisième
recensement de 1998 au dernier recensement de 2022.


Ces pyramides sont caractérisées par une forme élargie à
la base et rétrécie au fur et à mesure qu’on avance dans
l’âge. Cette forme est caractéristique d’une forte fécondité.


Si les femmes étaient plus nombreuses que les hommes en
1998, on constate que les hommes sont devenus plus
nombreux en 2022 que les femmes.


Pyramide des âges de la population malienne, 1998 et 2022, (en
% et nombre en 1000).




Source : INSTAT, RGPH 1998 et 2022,




19 19

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La répartition de la population malienne par groupe d’âge
du RGPH-1987 au RGPH-2022 montre que quel que soit le
sexe, les personnes âgées de moins de 20 ans sont
beaucoup plus représentées dans la population. Par contre,
les personnes âgées sont moins représentées quel que soit
le sexe.






Pourcentage des femmes et hommes au Mali de 1987-2022, (%)




Source : INSTAT, RGPH 1987, 1998, 2009, 2022






0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


Femme Homme Femme Homme Femme Homme Femme Homme


1987 1998 2009 2022


0-19 ans 20-64 ans 65 ans et plus




20 20

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Sex-ratio de 1976-2022


Durant la période 1976-2009, on note que les femmes sont
plus représentées dans la population malienne que les
hommes. Dans l’ensemble, pour le recensement de 1976,
il y avait au total 95 hommes pour 100 femmes dans la
population malienne. Ce rapport a augmenté au fil du temps
et est un peu plus de 98 hommes pour 100 femmes en
2009. En revanche, en 2022, on constate qu’il y a plus
d’hommes que de femmes soit 101 hommes pour 100
femmes.


Evolution du sex-ratio au Mali de 1976-2022 (%)



Source : INSTAT, RGPH 1976, 1987, 1998, 2009, 2022




95,49 95,54 98,00 98,38
101,06


0


20


40


60


80


100


1 9 7 6 1 9 8 7 1 9 9 8 2 0 0 9 2 0 2 2




21 21

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20


Statut marital de la population 12 ans et plus, 2009
et 2022


Les femmes mariées monogames sont plus nombreuses
en 2009 et qu’en 2022 par rapport aux autres statuts
matrimoniaux avec respectivement 37,3% et 41,7%. On
constate une légère diminution de proportion des femmes
célibataires de 2009 à 2022 avec un taux passant de 29,2%
à 28,1%.


La proportion des hommes mariés monogames a
augmenté de 2009 à 2022 en passant de 35,7% à 38,9%.
On constate que 47,9% des hommes âgés de 12 ans et
plus étaient des célibataires en 2009 et 43,5% l’étaient en
2022 soit une baisse de plus de 4 points.


Statut matrimonial des 12 ans et plus au Mali, 2009 et 2022
(en % et en nombre)


Statut matrimonial


Distribution par sexe


2009 20221


Femme Homme Femme Homme


Célibataire 29,2 47,9 28,1 43,5


Marie(e) monogame 37,3 35,7 41,7 38,9


Marie(e) polygame 26,7 15,1 23,2 12,8


Veuf/veuve 5,8 0,7 3,5 0,3


Divorcé/séparé 0,8 0,4 1,0 0,4


Union libre 0,1 0,1 2,6 4,0


Total 100 100 100 100


Effectif 4 283 479 4 021 041 6 567 115 6 325 141


Source : INSTAT, RGPH, 2009 et 2022




1 Les effectifs ont été ajustés pour intégrer les non déclarés sur le statut matrimonial en
2022.





22 22

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Personnes âgées de 60 ans et plus


La répartition des personnes de 60 ans et plus révèle que,
à l’exception des recensements de 1987 et 2022 où il existe
presque une parité entre les femmes et les hommes au
regard des pourcentages 50% de part et d’autre, les
femmes sont moins nombreuses que les hommes, selon
les résultats des recensements de 1998 et de 2009.


Evolution de l’effectifs des personnes âgées de 60 ans et
plus au Mali, 1987-2022, (en % et en nombre).


Année


Effectif Distribution%


Femme Homme Femme Homme


1987 299 146 294 715 50 50


1998 292 247 308 440 49 51


2009 346 405 366 064 49 51


2022 512 385 517 808 50 50


Source : INSTAT, RGPH 1987, 1998, 2009, 2022




Indice Synthétique de Fécondité (ISF), 1987-2018


L’analyse du graphique montre une évolution de l’ISF à la
baisse entre 1987 et 2018. L’ISF est passé de 7,1 en 1987
à 6,8 en 2001 puis à 6,3 en 2018. Néanmoins, on note que
l’ISF a très légèrement augmenté entre l’EDSM-V de 2012-
2013 et l’EDSM-VI de 2018, passant de 6,1 enfants par
femme en 2012-2013 à 6,3 enfants par femme en 2018. Par
contre, l’ISF avait baissé entre l’EDSM-IV de 2006 et
l’EDSM-V de 2012-2013, passant de 6,6 enfants par femme
en 2006 à 6,1 enfants par femme en 2012- 2013. Ces
fluctuations de l’ISF entre 2006 et 2012-2013 et entre 2012-
2013 et 2018 sont probablement dues à des sous-




23 23

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22


déclarations de naissances lors de l’EDSM-V de 2012-
2013.


La baisse de l’ISF est imputable en partie à l’utilisation des
méthodes modernes de la contraception par les femmes
qui a augmenté de 5% en 1987 à 15,4% en 2018. Bien que
d’autres méthodes contraceptives soient utilisées par les
femmes mais la plus dominante est celle la méthode
moderne (RF : graphique Proportion (%) des femmes
maliennes qui utilisent la contraception au moment de
l’enquête,1995/96-2018).


Comparativement au niveau du milieu de résidence, l’ISF
est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain quelle que
soit l’année de l’enquête d’EDSM. De 2012-2013 à 2018, il
a légèrement augmenté de 6,5 à 6,8 en milieu rural tandis
qu’il a baissé en milieu urbain de 5 à 4,9 pendant la même
période.


Evolution du nombre moyen d’enfants par femme (ISF) au
Mali,1987-2018, (en nombre).




Source : INSTAT, EDSM 1987, 1995, 2001, 2006, 2012, 2018


6,3


5,4 5,5 5,4
5,0 4,9


7,4 7,3 7,3 7,2
6,5


6,8


7,1
6,7 6,8 6,6


6,1 6,3


0


1


2


3


4


5


6


7


8


1987 1995-1996 2001 2006 2012-2013 2018


Urbain Rural Ensemble




24 24

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23


La population vivant avec un handicap


Par personnes handicapées on entend des personnes qui
présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou
sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières
peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la
société sur la base de l’égalité avec les autres
[Manuel_agent_recenseur_RGPH5].


La proportion des femmes (tout âge) vivantes avec un
handicap a baissé de 1998 à 2009 en passant de 0,74% à
0,61% puis diminué légèrement en 2022 à 0,6%. De façon
générale, on constate une diminution de proportion de
femmes vivantes avec un handicap entre 1998 et 2022.


Chez les hommes (tout âge), on constate que la proportion
des personnes vivantes avec un handicap a évolué en dent
de scie où elle a baissé entre 1998 et 2009 en passant de
0,97% à 0,78% pour remonter à 0,80% en 2022.


Evolution de la proportion des personnes handicapées au
Mali,1998-2022 (%)



Source : INSTAT, RGPH 1998, 2009, 2022


0,74
0,61 0,60


0,97


0,78 0,80


0,0


0,2


0,4


0,6


0,8


1,0


1,2


1998 2009 2022


Femme Homme




25 25

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24


Chef de ménage selon l’état matrimonial


Dans le foyer en couple, le mari est considéré très
généralement comme le chef de ménage. En absence de
ce dernier la femme assure la fonction du chef de ménage
mais toujours en ayant en contact avec lui qui se trouve soit
à l’intérieur du pays ou en dehors du pays pour des raisons
économiques dans certains cas.


On constate que 21,7% des ménages dirigés par les
femmes sont mariées monogames en 2022. Le Mali étant
un pays d’émigration par excellence, les hommes quittent
le foyer très souvent à la recherche du bien-être
économique notamment les zones d’orpaillage et aussi en
dehors du pays.


Les ménages dirigés par les hommes mariés monogames
sont nombreux par rapport aux autres régimes familiaux
avec un taux de 73,8% en 2022. Ainsi, on constate que le
pourcentage des hommes veufs est faible soit 1,1%.
Contrairement aux hommes, on constate que le niveau du
taux de veuvage chez les femmes cheffes de ménage est
très important soit 64%. Cela pourrait s’expliquer par le fait
que plusieurs femmes ont perdu leur mari notamment
militaire dans le conflit que le pays ait connu depuis 2012.
Aussi elle pourrait être liée également au décès des maris
polygames de plus de deux épouses.





26 26

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25


Répartition des chefs de ménage2 maliens par le statut
matrimonial en 2022 (en % et en nombre)


Statut Femme Homme


Marié monogame 21,7 73,8


Marié polygame 7,0 24,2


Célibataire (jamais marié(e)) 0,6 0,7


Divorcé(e) / séparé(e) 6,7 0,2


Veuf (veuve) 64,0 1,1


Total 100 100


Effectif 253 756 2 783 677


Source : INSTAT, RGPH 2022


Chefs de ménages maliens par groupe d’âge


Les chefs de ménages femmes sont plus nombreuses dans
les groupes d’âges de 35-44 ans en 1998, de 25-29 ans en
2009 et de 45-54 ans en 2022 avec respectivement 21,2%,
21,0% et 23,9% tandis que les hommes sont plus
nombreux dans les groupes d’âges de 35-44 ans avec
respectivement 26,7% en 1998, 26,4% en 2009 et 30,2%
en 2022. Quel que soit le sexe, on note une faible
proportion des Chefs de ménages dans le groupe d’âge le
plus jeûne (15-24 ans). En outre, on constate que les
femmes sont représentées à ce niveau d’âge que les
hommes quelle que soit l’année.






2 Le Ménage est une personne ou un groupe de personnes, apparentées ou non, vivant
dans le même logement ou dans la même concession, prenant leur repas ensemble ou
par petits groupes, mettant une partie ou la totalité de leurs revenus en commun pour la
bonne marche du groupe, et dépendant du point de vue des dépenses d’une même
autorité appelée « chef de ménage ». Le chef de ménage est la personne qui est
reconnue comme tel par l’ensemble des membres du ménage.




27 27

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26


Répartition des chefs de ménages maliens par groupe d’âge
de 1998 à 2022 (en % et en nombre)


Groupe
d’âge


1998 2009 2022


F H F H F H


15-24 10,0 4,6 12,5 4,5 3,2 1,1


25-34 18,6 23,4 21,0 25,3 15,6 16,3


35-44 21,2 26,7 19,8 26,4 23,3 30,2


45-54 19,5 19,4 18,8 19,7 23,9 23,1


55-64 16,2 14,0 14,3 13,1 17,3 16,5


65 ans et
plus


14,7 12,0 13,6 11,0 16,7 12,7


Total 100 100 100 100 100 100


Effectif 193 927 1 420 537 297 732 2 003 979 253 756 2 783 677


Source : INSTAT, RGPH 1998, 2009 et 2022




28 28

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27


Santé
Le Mali a adopté en 1990, une politique sectorielle de santé


et de population qui est basée sur la stratégie des soins de


santé primaires, la stratégie africaine de développement


sanitaire et l’Initiative de Bamako. Cette politique a été


reconfirmée par la Loi d’orientation sur la santé n ° 02 – 049


du 22 Juillet 2002 qui précise ses grandes orientations sur


l’amélioration de la santé des populations, l’extension de la


couverture sanitaire et la recherche d’une plus grande


viabilité et performance du système de santé.


Un Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social


(PDDSS) sert de cadre pour la mise en œuvre de la


politique sectorielle. Le décret n°01/115/PM-RM du 27


février 2001 définit les missions des différents organes en


charge de l’orientation, de la coordination et de l’évaluation


du Programme de Développement Sanitaire et Social


(PRODESS).


Le premier PDDSS, issu de la politique de santé adoptée


en 1990, a couvert la période 1998-2007 et a été exécuté à


travers deux programmes quinquennaux suivant l’approche


sectorielle ; le PRODESS I (Programme de Développement


Sanitaire et Social) de 1998 à 2002 et le PRODESS II de


2005 à 2009. Ce dernier a été prolongé à 2011 pour


l’aligner sur le cycle du Cadre Stratégique pour la


Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) 2007-


2011.


Un deuxième PDDSS (2014-2023) a été élaboré en 2013


avec un retard imputable à la crise politico sécuritaire que




29 29

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28


le pays a traversé à partir de 2012. Un troisième


programme de développement socio-sanitaire (PRODESS-


III 2014-2018) a été élaboré et mis en œuvre en tenant


compte du contexte marqué par la crise sociopolitique que


le pays traverse. Le PRODESS-III a été prolongé à 2019


pour éviter le vide programmatique lié au retard accusé


dans l’élaboration de la deuxième trance du PDDSS 2014-


2023.


L’élaboration du PRODESS-IV (2020-2023), deuxième
tranche quinquennale du PDDSS 2014-2023, a été
entreprise en estimant que les résultats de l’évaluation à
mi-parcours du PRODESS-III réalisée en 2017 restaient
d’actualité. Le PRODESS-IV est en phase, non seulement,
avec le CREDD mais aussi avec les ODD.


Contraception


L'analyse des données montre que la connaissance des
femmes sur les méthodes contraceptives augmente de
2006 à 2018 quel que soit sur type de méthode. Pour
n'importe méthode, le niveau de connaissance est passé
de 74,6% en 2006 à 93,4% en 2018. Dans ce même ordre,
le niveau de connaissance chez les hommes a augmenté
en passant de 89,1% à 96,1%. Le niveau de connaissance
de la méthode moderne s’est amélioré chez les femmes
avec 73,5% contre 93,2% et chez les hommes également
en passant de 88,9% à 96,0% de 2006 à 2018


On constate que les femmes et les hommes ont un faible
niveau de connaissance de la méthode traditionnelle que
celle de la méthode moderne quelle que soit l’année.





30 30

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29


Evolution de la connaissance des méthodes contraceptives,
1995-2018 (en %)


Connaissance de
contraception


1995/96 2006 2012 2018


F H F H F H F H


N'importe quelle méthode 67,5 85,6 74,6 89,1 84,5 95,3 93,4 96,1


Méthode moderne 65,4 84,2 73,5 88,9 84,3 95,1 93,2 96,0


Méthode traditionnelle 42,3 62,4 33,9 56,2 55,4 63,2 56,8 62,6


Source : INSTAT, EDSM 1995/96, 2006, 2012 et 2018




Utilisation de la contraception par les femmes


Hormis l’utilisation des méthodes traditionnelles de la
contraception, on observe une augmentation de la
proportion de femmes qui utilisent la contraception entre
2006 et 2018. Globalement, on constate que même si la
prévalence contraceptive moderne parmi les femmes reste
relativement faible, elle tend à augmenter au fil des années,
passant de 5% en 1987 à 6,2% en 2006 et à 15,4% en
2018. Cette augmentation est essentiellement imputable à
l’utilisation des méthodes modernes par les femmes.





31 31

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30


Proportion des femmes maliennes qui utilisent la contraception au
moment de l’enquête,1995/96-2018, (%)



Source : INSTAT, EDSM 1995/96, 2006, 2012, 2018


Naissances tardives (plus de 40 ans)


Le niveau de fécondité au Mali reste élevé puisqu’une
femme donne naissance en moyenne à 6,3 enfants en fin
de vie féconde. En 2018, c’est au niveau du groupe d’âges
de 20-24 ans que le niveau de la fécondité est le plus élevé
(278‰). À partir de 25 ans, les taux de fécondité tendent à
diminuer pour atteindre un niveau beaucoup plus faible à
40-44 ans (97‰). Les résultats des six enquêtes EDS du
Mali indiquent que, globalement, la fécondité tend à
diminuer lentement au cours du temps. On constate une
certaine similarité de l’allure des courbes des taux de
fécondité par âge. Elles augmentent toutes de la même
manière, atteignant leur maximum entre 20-24 ou entre 25-
29 ans avant de décroître progressivement.


7,9


5


2,9


8,1


5,7


2,3


7,5


6,2


1,2


10 9,6


0,4


16,2
15,4


0,8


0


2


4


6


8


10


12


14


16


18


Méthode quelconque Méthode moderne Méthode
traditionnelle


1995/96 2001 2006 2012 2018




32 32

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31


Fécondité, par âge : tendances Naissances pour 1 000 femmes,
Indice Synthétique de Fécondité (ISF) de la tranche d’âge de 15-
49 ans de 1995 à 2018 (‰).


Source : INSTAT/EDSM-1995-1996, 2001, 2006, 2012-2013 et 2018


Une grossesse tardive est une grossesse chez une femme
de plus de quarante ans. Globalement, les résultats
montrent une fécondité qui tend à diminuer lentement au
cours du temps pour les femmes de 40 ans et plus.


Satisfaction de la demande en contraceptif moderne3


La demande globale en planification familiale pour les
femmes de 15-49 ans en union n’a pratiquement pas varié
depuis 2001 ; elle était estimée à 38% en 2001, puis à 36%
en 2006 et à 41% en 2018.




3 Proportion de demande satisfaite par les méthodes modernes est Utilisation actuelle de
la contraception (n’importe quelle méthode moderne) sur les Besoins non satisfaits +
utilisation actuelle de la contraception (n’importe quelle méthode)


10


60


110


160


210


260


310


15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49


1995-1996 2001 2006


2012 2018




33 33

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32


Satisfaction de la demande en contraceptif moderne de 1995 à
2018 (%).



Source : INSTAT/EDSM-1995-1996, 2001, 2006, 2012-2013 et 2018





Taux de prévalence de la contraception


Globalement, on constate que même si la prévalence
contraceptive moderne parmi les femmes en union reste
relativement faible, elle tend à augmenter au fil des années,
passant de 1% en 1987 à 6% en 2001 et à 16% en 2018.








0


5


10


15


20


25


30


35


40


45


1995/96 2001 2006 2012 2018




34 34

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33


Pourcentage de femmes actuellement en union qui utilisent une
méthode de contraception de 1987 à 2018, (%).




Source : INSTAT/EDSM-1987, 1995-1996, 2001, 2006, 2012-2013 et 2018


Taux de mortalité de la population


L'analyse du tableau montre que le taux de mortalité des
adultes a connu une diminution de façon générale entre
2006 et 2018. Cette évolution est en dent de scie car elle a
baissé de 2006 à 2012 pour augmenter de 2012 à 2018 soit
respectivement un taux de 4,25‰, 2,74‰ et de 3,61‰.
Cette baisse de mortalité de 2006 à 2018 pourrait
s’expliquer par l’amélioration du plateau technique sanitaire
des hôpitaux à travers les efforts consentis par l’Etat du Mali
et ses partenaires.


Les hommes ont été plus touchés que les femmes quelle
que soit la période d'enquête de 2006 à 2018.






1


5
6


7


10


16


3
2 2


1 0,4 1


0


2


4


6


8


10


12


14


16


18


1987 1995/96 2001 2006 2012 2018


Méthode moderne Méthode traditionnelle




35 35

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34


Evolution du taux brut de mortalité des personnes âgées de
15 à 49 ans au Mali, 2006-2018 (‰)


EDSM Femme Homme Ensemble


2006 3,88 4,62 4,25


2012 2,66 2,82 2,74


2018 3,54 3,68 3,61


Source : INSTAT, EDSM 2006, 20012 et 2018


L'analyse des données du tableau montre une
augmentation du taux de mortalité entre 2012 et 2018. En
2012, le taux de mortalité chez les femmes est de 2,7‰ et
2,8‰ chez les hommes.


En 2018, le taux de mortalité chez les personnes âgées de
15 à 49 ans est de 3,54‰ chez les femmes et de 3,68‰
chez les hommes pour la période des six mois précédents
l'enquête.


Le groupe d'âge le plus touché chez les femmes est celui
de 40 à 44 ans avec 7,26 ‰ tandis que chez les hommes
le groupe d'âge le plus touché est celui de 45-49 ans avec
6,68‰.


Taux de mortalité par âge et sexe au Mali, pour les 6 mois
précédents EDSM-2012 et 2018 (‰)


Groupe d'âge
EDSM-2012 EDSM-2018


Femme Homme Femme Homme


15-19 1,6 2,6 2,34 2,13


20-24 2,0 2,1 2,89 2,92


25-29 2,9 2,2 2,52 3,11


30-34 2,7 2,3 3,37 4,02


35-39 2,3 2,6 4,17 4,72


40-44 3,5 7,1 7,26 5,91


45-49 6,2 3,3 6,51 6,68




15-49 2,7 2,8 3,54 3,68


Source : INSTAT, EDSM 2012-2018




36 36

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35


Mortalité des enfants


Malgré les programmes et politiques sanitaires mis en
œuvre par le gouvernement du Mali en faveur de
l’amélioration de l’état de santé de la population malienne,
le risque pour un enfant de mourir avant de fêter son
premier anniversaire ou avant d’atteindre l’âge de 5 ans
reste encore plus élevé. Toutefois, ce risque suit une
diminution soutenue au fil des années. Quelle que soit
l’année de l’enquête, on constate que les garçons courent
beaucoup plus de risque de mourir que les filles. En ce qui
concerne le quotient de mortalité des enfants âgés de
moins d’une année, il ressort en 2012 que ce quotient est
de 54 pour 1000 chez les filles contre 73 pour 1000 chez
les garçons. Cette proportion a baissé en 2018 à 49 décès
pour milles filles et à 60 décès pour milles garçons.


Evolution du quotient de mortalité infantile (0 à 1 an) pour
1000,1987-2018 (‰)



Source : INSTAT, EDSM,1987, 1995, 2001, 2006, 2012 et 2018


125 126,5
115,6


105


54 49


138 140,5 136,4


119


73
60


0


20


40


60


80


100


120


140


160


1987 1995/96 2001 2006 2012 2018


Fille Garçon




37 37

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36


Le quotient de mortalité de moins de 5 ans c’est à dire le
risque que court un enfant de mourir avant d’atteindre 5 ans
exacts. Comme le quotient de mortalité infantile, ce quotient
suit aussi une diminution au fil des années. Dans
l’ensemble, quelle que soit l’année d’observation, les
garçons courent plus le risque de ne pas atteindre leur
cinquième anniversaire que les filles. En 2012, ce quotient
est de 91 pour 1000 chez les filles contre 117 pour 1000
chez les garçons. On constate qu’en 2018, ce quotient de
mortalité a diminué à 97 décès pour milles filles et à 105
décès pour milles garçons.


Evolution du quotient de mortalité des enfants de moins de 5 ans
pour 1000,1987-2018 (‰)



Source : INSTAT, EDSM 1987, 1995, 2001, 2006, 2012 et 2018


Le graphique ci-dessous présente les tendances des
quotients de mortalité néonatale, infantile et infanto-juvénile
depuis la première Enquête Démographique et de Santé


277,0 247,2


226,0


207,0


91,0
97,0


281,0
257,2


250,1
222,0


117,0


105,0


0


50


100


150


200


250


300


1987 1995 2001 2006 2012 2018


Fille Garçon




38 38

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37


(EDSM-I,1987). Globalement, on observe une baisse
continue de la mortalité des enfants notamment à partir de
2001. Estimé à 113‰ en 2001, le quotient de mortalité
infantile est passé à 54‰ en 2018. Les indicateurs estimés
lors de l’enquête de 2012 semblent montrer une légère
hausse de la mortalité infanto-juvénile entre 2012 et 2018
mais cela pourrait être due à une sous-estimation liée à des
sous-déclarations importantes de décès lors de l’EDSM-V
de 2012-2013 en raison notamment du contexte sécuritaire
de l’époque marqué par l’insécurité dans toute la partie
septentrionale et dans quelques localités du centre du
pays.


Par contre en 2018, le quotient des mortalités infantile et
néonatale a baissé respectivement à 54‰ et à 33‰.


Décès pour 1 000 naissances vivantes par période de 5 ans avant
l'enquête, 1987 à 2018 (‰)




Source : INSTAT, EDSM 1987, 1995, 2001, 2006, 2012 et 2018


247 238 229


191


95 101105
122 113


96


56
54


51 60 57
46


34
33


0


50


100


150


200


250


300


1987 1995/96 2001 2006 2012 2018


Mortalité infanto-juvénile


Mortalité infantile


Mortalité néonatale




39 39

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38


Evolution du quotient de mortalité des enfants de
moins de 5 ans pour 1000


L'évolution du quotient de mortalité chez les enfants de
moins de 5 ans a connu une baisse de façon générale de
1987 à 2018. Mais par contre, elle a connu une légère
augmentation chez les filles de 2012 à 2018 en passant de
91 à 97 pour 1000 décès. L'analyse montre que les garçons
ont été plus affectés par le phénomène que les filles quelle
que soit la période de l'enquête.


Répartition du quotient de mortalité chez les enfants de
moins de 5 ans par sexe, de 1987 à 2018 (en ‰).


EDS-Mali Femme Homme


1987 271,0 281,0


1995 247,2 257,2


2001 226,0 250,1


2006 207,0 222,0


2012 91,0 117,0


2018 97,0 105,0


Source : INSTAT, EDSM 1987, 1995, 2001, 2006, 2012 et 2018


Santé maternelle


Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours
des 5 années ayant précédé l'enquête, 43,3% ont affirmé
avoir effectué au moins 4 visites prénatales recommandées
et, dans 36% des cas, la première visite prénatale a eu lieu
au premier trimestre de la grossesse.


On constate que la CPN est beaucoup plus pratiquée en
milieu urbain qu'en milieu rural. Le taux des femmes n’ayant




40 40

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39


effectué aucune CPN pendant leur grossesse est de 22,8%
en milieu rural contre 6,7% en milieu urbain.


Il ressort de l’analyse des données du tableau qu’en milieu
urbain, 53,6% des femmes avaient moins de quatre mois
de grossesse à leur première visite prénatale contre 31%
en milieu rural. Par contre, pour les 6 à 7 mois de
grossesse, les femmes en milieu rural ont le taux de CPN
le plus élevé à la première visite que celles du milieu urbain
soit 13,5% contre 7,2%.


Accès aux soins prénatals (au moins quatre visites pour la
durée de la grossesse) en 2018, (en % et ne nombre).


Nombre de visite de
prénatales et stade de la


grossesse
Urbain Rural Ensemble


Nombre de visite de prénatales


Aucune 6,7 22,8 19,3


1 3 6,2 5,5


2-3 18,7 32,6 29,6


4+ 66,7 36,7 43,3


Ne sait pas /manquant 5 1,7 2,4


Ensemble 100 100 100


Nombre de mois de grossesse à la première visite prénatale


Pas de soins prénatales 6,7 22,8 19,3


<4 53,6 31 35,9


4-5 29,1 28,8 28,8


6-7 7,2 13,5 12,1


Ne sait pas/manquant 2,1 1 1,3


Ensemble 100 100 100


Effectif des femmes 1 442 5 181 6 623


Source : INSTAT, EDSM, 2018


Dans l’ensemble, 36% des adolescentes ont déjà
commencé leur vie féconde.




41 41

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40


Parmi toutes les femmes âgées de 15 à 19 ans qui ont eu
une naissance vivante, 30,2% d'entre elles ont eu une
naissance précoce.


Le pourcentage, des femmes âgées de 15 à 19 ans ayant
eu une naissance vivante et qui étaient enceintes de leur
premier enfant, est de 5,8% en 2018.


Fécondité des moins de 20 ans (naissances précoces) en
2018, (en %)


Groupe
d'âge


Femme ayant eu
une naissance


vivante


Femme
enceinte d'un
premier enfant


Femme ayant déjà
commencé leur
vie procréative


15-17 ans 15,8 5,3 21,1


15 ans 5,1 3,0 8,1


16 ans 15,1 6,3 21,4


17 ans 27,1 6,6 33,7


18 ans 47,2 6,8 54,0


19 ans 53,2 5,7 58,9


Ensemble 30,2 5,8 36,0


Source : INSTAT, EDSM-2018


L'analyse du tableau montre qu'en milieu rural, le taux de
fécondité chez les adolescentes est plus élevé qu'en milieu
urbain quels que soient l'âge et la période de l'enquête.


Par ailleurs, on constate également, une diminution du taux
de fécondité au fil des périodes pour la tranche d'âge de 15
à 19 ans en passant de 188‰ en 2006 à 164‰ en 2018.





42 42

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41


Taux de fécondité des adolescentes (10-14, 15-19) par milieu
de résidence, 2006 à 2018, (en ‰)


Répartition en pour mille 10-14 ans 15-19 ans


2006


Urbain --- 141


Rural --- 219


Ensemble --- 188


2012


Urbain --- 122


Rural --- 192


Ensemble --- 172


2018


Urbain 2 106


Rural 8 188


Ensemble 7 164


Source : INSTAT, EDSM, 2006, 2012 et 2018


Selon les résultats de l’EDSM 2012, près d'un décès
féminin sur trois (31,7%) est lié à la grossesse contre 20,8%
en 2018. C’est dans la tranche d’âge de 30-34 ans que les
décès des femmes sont beaucoup plus liés à la grossesse
(64,6%) en 2012 et plus élevé dans la tranche d’âge de 35-
39 ans en 2018 soit 33,7%.


Les résultats du tableau indiquent un taux de mortalité
maternelle des femmes de 15-49 ans de 0,79‰ en 2012 et
de 0,70‰ en 2018. Les taux les plus élevés se situent dans
les tranches d'âges de 30-34 ans et de 35-39 ans avec
respectivement 0,97‰ et 1,41‰.





43 43

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42


Mortalité maternelle au Mali, 2012 et 2018 (en % et en ‰)


Groupe d'âge


Pourcentage de décès de
femmes qui sont maternels (%)


Taux de mortalité maternelle


pour 1000 femmes (‰)


EDSM-2012 EDSM-2018 EDSM-2012 EDSM-2018


15-19 29,3 13,6 0,47 0,32


20-24 23,1 20,4 0,46 0,59


25-29 27,9 24,7 0,8 0,62


30-34 64,6 28,6 1,75 0,97


35-39 31,9 33,7 0,74 1,41


40-44 20,3 9,1 0,72 0,66


45-49 6,5 6 0,4 0,39


15-49 31,7 20,8 0,79 0,7


Source : INSTAT, EDSM 2012 et 2018


Parmi les femmes âgées de 15-49 ans certaines d’entre
elles peuvent décéder soit pendant la grossesse ou
l’accouchement ou dans les 42 jours ayant suivi
l’accouchement. Les résultats montrent que 84 femmes
sont décédées et le plus grand nombre de décès se situe
dans les tranches d'âges de 30-34 et 35-39 ans avec 19
cas de part et d’autre et le plus faible nombre de décès se
trouve dans la tranche d'âges de 45-49 ans avec seulement
2 cas en 2018.


On constate que huit (8) femmes âgées de 15 à 19 ans sont
décédées sept (7) ans avant l’arrivée des agents
enquêteurs en 2018 tandis que deux (2) femmes âgées de
45 à 49 ans ont perdu la vie.




44 44

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43


Décès maternels4 en 2018 (en nombre)




Source : INSTAT, EDSM-2018


Cause de décès maternel après césarienne


Les résultats du tableau montrent que le décès des femmes
lié à la césarienne a légèrement baissé de 2016 à 2021
passant de 0,28% à 0,20%. On constate qu'en 2016, plus
de femmes sont décédées à la suite de la césarienne qu’en
2020.


Les infections post opératoires suite à la césarienne ont
augmenté de 2016 (0,56%) à 2021 (0,63%) et le taux le
plus élevé a été enregistré en 2019 avec 0,78%.






4 Les décès maternels désignent les décès qui se produisent pendant la grossesse ou
l’accouchement ou dans les 42 jours qui suivent l’accouchement ou la fin de la grossesse
et n’incluent pas les décès dus à un accident ou à des actes de violence.


8


16
15


19 19


5


2


0


2


4


6


8


10


12


14


16


18


20


1 5 - 1 9 2 0 - 2 4 2 5 - 2 9 3 0 - 3 4 3 5 - 3 9 4 0 - 4 4 4 5 - 4 9




45 45

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44


Cause de décès maternel après césarienne de 2016 à 2021,
(en % et ne nombre)


Caractéristique de césarienne 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Pourcentage des césariennes réalisées
pour IMA


37,42 33,60 37,40 36,05 35,67 34,78


Pourcentage des césariennes référées
ou évacuées reçu à l'hôpital


9,53 9,03 8,65 10,01 10,88 8,78


Pourcentage d'infections post
opératoires suite césarienne


0,56 0,74 0,73 0,78 0,66 0,63


Pourcentage de décès liés à la
césarienne


0,28 0,22 0,20 0,21 0,17 0,20


Pourcentage de décès Césarienne
Chirurgie niveau 1ère référence


0,01 0,07 0,06 0,04 0,05 0,05


Total, nombre d'actes de césarienne 22 301 25 962 29 414 31 434 31 785 37 037


Source : DGSHP, DHIS2, 2013 à 2021


Les résultats du tableau montrent que 67,3% des
accouchements ont été assistés par un prestataire formé.
Les infirmiers et les sage-femmes ont assisté plus
d’accouchement que les autres personnels de santé en
charge de ce service avec 39,7%. Ce taux est plus faible
en milieu rural soit 32% contre 70,4% en urbain. On
constate que 14,6% des accouchements ont été assistés
par les accoucheuses traditionnelles et 12,7% par les
parents et autres.





46 46

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45


Taux d'accouchement assisté par un personnel qualifié, 2018
(en % et en nombre)


Caractéristique du personnel Urbain Rural Ensemble


Médecin 15,9 3,5 6,0


Infirmier/sage-femme 70,4 32,0 39,7


Matrone 8,0 24,9 21,5


Accoucheuse traditionnelle formée 0,6 3,5 2,9


Accoucheuse traditionnelle 1,5 17,9 14,6


Agent de santé/relais
communautaire


0,2 1,9 1,5


Parents/autres 3,0 15,1 12,7


Personne 0,4 1,2 1,0


Total 100,0 100,0 100,0


Pourcentage dont l'accouchement
a été assisté par un prestataire
formé


94,3 60,4 67,3


Pourcentage qui a eu le contact
"peau-à-peau" immédiatement
après la naissance


34,3 20,9 23,6


Effectif de naissance 2 073 8 232 10 304


Source : INSTAT, EDSM 2018




Malnutrition des enfants


L'analyse des résultats montre que les filles sont moins
touchées par la malnutrition que les garçons quelle que soit
la forme en 2021.


L'analyse par région montre que les filles de la région de
Ménaka sont plus atteintes de la malnutrition aigüe et
sévère que les autres régions avec 14,5% et 1,5%. Ce
constat est valable chez les garçons toujours à Ménaka
avec 20% de MAG et de 5% de MAS.




47 47

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46



Prévalence de la malnutrition aigüe (globale et sévère) au
Mali des enfants de 6 à 59 mois par région, SMART 2021, (en
% et nombre).


Région


Filles Garçons


Effectif
MAG MAS Effectif




MAG MAS


% % % %


Kayes 594 9,1 0,7 564 14 2,1


Koulikoro 286 9,8 1,4 292 12 2,1


Sikasso 422 5,9 0,7 398 6,8 0,5


Ségou 334 7,8 1,2 367 12 2,5


Mopti 228 6,1 1,3 254 11,4 2,4


Tombouctou 395 9,1 0,8 365 12,1 2,7


Gao 236 12,3 0,4 255 15,3 2,7


Kidal 196 4,6 0 222 9,5 0,9


Ménaka 200 14,5 1,5 416 20 5


Bamako 272 5,9 0,4 269 6,7 1,1


Ensemble 3 256 8,1 1,1 3 519 11,7 2,6


Source : INSTAT, SMART 2021


L’évolution de la prévalence de la malnutrition montre que
la malnutrition aigüe globale a diminué de 2014 à 2020 et
augmenté en 2021 quel que soit le sexe. Les filles ont été
plus touchées par le phénomène en 2014 soit 12,4% et
moins touchées en 2020 avec un taux de prévalence de
4,9%.


Chez les garçons, on constate qu'ils ont subi plus la
malnutrition que les filles pendant la même période. Bien
que le taux avait diminué en 2020 avec un taux de 9,4%, il
a augmenté en 2021 à 11,7%.




48 48

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47


Evolution de la malnutrition aigüe globale de 2014 à 2021 au Mali
(%)



Source : INSTAT, SMART 2014 à 2021


La prévalence de la malnutrition aigüe sévère a évolué en
dent de scie entre 2014 et 2021. On constate que la
prévalence a baissé de 2014 à 2020 et augmenté en 2021
quel que soit le sexe. La prévalence la plus élevée chez les
filles a été enregistrée en 2015 avec 3,1% et la plus élevée
chez les garçons se situe en 2014 avec 3,8%.




12,4
11,7


9,9 9,6


8,2 8,0


4,9


8,1


14,1


13,1


11,5
12,2


11,7


10,7


9,4


11,7


0


2


4


6


8


10


12


14


16


2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Fille Garçon




49 49

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48


Evolution de la malnutrition aigüe sévère de 2014 à 2021 au Mali
(%)



Source : INSTAT, SMART, 2014 à 2021


L’intervalle inter génésique a une influence sur l’état de
santé de l’enfant et sur celui de sa mère. Les intervalles
inférieurs à 24 mois font courir à l’enfant et à la mère des
risques accrus de morbidité et de mortalité. Au Mali,
l’intervalle inter génésique médian est de 32,1 mois dont
36,6 mois pour les femmes de 40-46 ans. Pour les femmes
de 40-49 ans, les intervalles inter-génésique est de 6,5%
pour 7-17 mois depuis la naissance précédente pour
atteindre jusqu’à 31,3% pour 24-35 mois avant une
diminution à 60 mois et plus.


L'analyse par sexe montre qu'il n'y a pas véritablement
assez de différence entre les filles et les garçons avec 32%
chacun.




1,9


3,1


1,8
1,7


1,5
1,6


0,7


1,1


3,8


2,6


2,3


3,0


2,4
2,5


1,0


2,6


0


1


2


3


4


2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Fille Garçon




50 50

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49


Intervalle inter génésique, 2018
(
Répartition en pourcentage selon les caractéristiques
sociodémographiques par mois de naissance précédente et nombre de
médian de mois depuis la naissance précédente) (en %)


Caractéristique
sociodémographique


Mois depuis la naissance précédente Nombre
médian de


mois
depuis la
naissance
précédente


7-17 18-23 24-35 36-47 48-59 60+


Age de la mère


15-19 18,2 19,4 46,0 14,0 2,4 0,0 26,0


20-29 9,2 17,0 40,3 19,0 7,6 6,9 30,2


30-39 6,3 13,4 35,9 19,9 12,0 12,4 33,6


40-49 6,5 10,3 31,3 23,2 11,7 17,1 36,6


Sexe de l'enfant précédent


Masculin 7,8 14,0 37,9 20,5 9,7 9,9 32,3


Féminin 8,0 15,8 37,4 18,9 9,8 10,2 32,0


Ensemble 7,9 14,9 37,7 19,7 9,8 10,1 32,1


Source : INSTAT, EDSM, 2018


Vaccination des enfants


La vaccination est l’un des moyens le plus efficace pour
prévenir la morbidité et la mortalité des enfants.


Pour les EDSM, la prévalence de la vaccinale à tous les
vaccins chez les enfants de 12-23 mois en 2018 ne montre
pas une disparité entre les filles et les garçons. Mais on
constate juste une légère couverture de vaccination chez
les garçons au niveau de Penta1 et 2. Mais également on
constate que plus de garçons ont été vaccinés contre la
rougeole que les filles.







51 51

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50


Evolution de la proportion des enfants (12-23 mois) Vaccinés
au Mali, MICS 2010 et 2015 et EDSM 2012 et 2018, (en % et en
nombre).


Type de vaccin
MICS-2010 EDSM-2012 MICS-2015 EDSM-2018


F G F G F G F G


BCG 82,6 84,6 82,7 84,5 72,3 72,9 83,4 83,4


PENTA1/DTCOQ 81,5 82,8 79,8 80,8 73,3 71,9 81,9 82,2


PENTA2
/DTCOQ


78,3 79,5 74,1 74,8 65,9 65,4 75,2 76,4


PENTA3/DTCOQ 71,3 72,9 62,8 63,3 56,2 54,9 70,4 71


Polio 0 65,4 65,9 63,4 65,3 67,3 65,8 66,5 64,2


Polio 1 84 85,8 82,9 84,4 69,4 68,4 78,2 78,9


Polio 2 78,9 80,1 75,2 76,4 61,4 59,6 73 73,6


Polio 3 60,3 64,1 49,2 50,8 41,2 38,9 54,2 54,4


Rougeole 72,6 73,3 71,5 71,9 60,7 60,9 54,3 57,1


Ensemble 39,3 38,5 44,9 44,2


Nombre
d'enfants 12-23
mois


2504 2618 916 930 1591 1712 873 876


Source : INSTAT, MICS 2010, 2015, EDSM 2012 et 2018.


VIH/SIDA et IST


L'analyse du tableau montre que 85% des femmes de 15 à
49 ans ont entendu parler du SIDA parmi les femmes
enquêtées et 91% des hommes en ont entendu parler
parmi les hommes enquêtés de la même tranche d'âge.


L'analyse par milieu de résidence révèle que les personnes
vivant en milieu urbain ont plus entendu parler du SIDA que
celle se trouvant en milieu rural quel que soit le sexe.





52 52

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51


Pourcentage des femmes et des hommes de 15-49 ans ayant
entendu parler du SIDA par milieu de résidence en 2018, (en
% et en nombre)


Résidence Femme % Homme %


Urbain 2 580 93 1 036 96


Rural 6 400 83 2 638 89


Total ayant entendu 8 979 85 3 674 91


Total enquêtés 10 519 4 030


Source : INSTAT, EDSM 2018


L'analyse des données du tableau montre que les femmes
âgées de 15 à 49 ans connaissent moins les méthodes de
préventions contre le VIH/SIDA que les hommes de la
même tranche d'âge de façon générale. Quel que soit le
milieu de résidence, le taux de connaissance de protection
contre cette maladie est plus élevé chez les hommes et que
chez les femmes.


Proportion des femmes et des hommes de 15-49 qui
connaissent les méthodes de protection contre le VIH/SIDA
en 2018, (en%).


Indicateurs
EDSM V-2012-2013 EDSM VI-2018


Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble


Utilisant des
condoms


F 78 48 54 64 61 62
H 79 70 72 82 74 76


Limitant les
rapports sexuels à
un seul partenaire
non infecté


F 77 58 63 74 68 69


H 82 76 77 90 75 79
Utilisant des
condoms et en
limitant les
rapports sexuels à
un seul partenaire
non infecté


F 64 42 48 57 57 57


H 71 64 66 79 67 70


Source : INSTAT, EDSM 2012-2013, 2018.





53 53

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52


L’évolution de la connaissance des moyens de
transmission du VIH des femmes et des hommes de 15 à
24 ans montre que le niveau de connaissance a augmenté
de 2001 à 2012 et baissé en 2018. On constate que les
hommes ont un niveau de connaissance plus élevé avec
33% en 2012 contre 24% chez les femmes. En 2018, on
observe une parité entre les deux sexes avec 16% de part
et d’autre.




Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24
ans qui connaissent les moyens de prévenir la transmission du
VIH et qui rejettent les idées locales erronées, 2001 à 2018, (%).



Source : INSTAT, EDSM 2001, 2006 ; 2012-2013, 2018.


L’analyse du tableau montre que les masques/bavettes ne
sont utilisés que par 12,9% des femmes en âge de procréer
au niveau national avec les proportions les plus élevées
d’utilisatrices dans le District de Bamako (39,6%) et à
Tombouctou (24,3%). La proportion est presque nulle parmi
les enquêtées pour les régions de Kayes (0.9%) et de Gao
(0,2%).


9


18


24


16


15


22


33


16


0


5


10


15


20


25


30


35


2001 2006 2012 2018


Femmes de 15-24 ans Hommes de 15-24 ans




54 54

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53


Education
L'éducation est une priorité nationale. Depuis l’accession


du Mali à l’indépendance en 1960, le pays a connu


plusieurs réformes des systèmes éducatifs allant de la


réforme de l’enseignement en 1962 au programme


Décennal de Développement de l’éducation (PRODEC) en


1998 et mis en œuvre en 2001. Si la mise en œuvre de ce


programme a été essentielle dans les performances


enregistrées par le Mali, la crise que le pays a traversée en


2012 n’a pas permis de progresser sur la dernière phase


du programme qui devrait s’atteler à mettre en œuvre des


réformes relatives à l’amélioration de la qualité et au


renforcement de la gestion décentralisée de l’éducation de


base. De fait, la préoccupation d’une éducation de qualité


pour tous reste encore d’actualité, avec une volonté


politique affichée à travers plusieurs documents


stratégiques nationaux dont la deuxième génération du


Programme Décennal de Développement de l’Education et


de la formation professionnelle (PRODEC 2), 2019-2028.


Le PRODEC 2 vise à assurer le droit des citoyens à une


éducation et formation de qualité à travers un système


éducatif inclusif, mieux adapté, cohérent et fonctionnel.


Taux de préscolarisation :


C’est le rapport exprimé en pourcentage entre les
enfants encadrés dans les structures préscolaires
formelles et non formelles et la population de 3 à 5 ans.


Taux brut de scolarisation (TBS) d’un cycle :
Le TBS est le rapport entre l’effectif des enfants à un
cycle donné, quels que soient leur âge, et l’effectif des




55 55

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54


enfants d’âge scolaire officiel du cycle considéré,
exprimé en pourcentage. Il peut de ce fait être supérieur
à 100.


Taux net de scolarisation (TNS) d’un cycle :
Le TNS est le pourcentage d’enfants d’âge scolaire
officiel d’un cycle donné qui fréquentent effectivement ce
cycle. Il donne la mesure exacte de l’inscription à l’école
et fournit des informations significatives quant au rapport
entre élèves scolarisés ou non. Il est au plus égal à
100% si tous les enfants d’âge scolaire du cycle
fréquentent.


Taux de redoublement
Rapport entre le nombre d’élèves qui reprennent une
classe donnée et le nombre total d’élèves de cette classe
au cours d’une année scolaire.


Taux d’alphabétisation
C’est le pourcentage de la population âgée de 15 ans et
plus, qui sait lire et écrire dans une langue donnée.


Niveau d’éducation de la population Malienne en 2021


Au regard des résultats de l’enquête, environ six personnes
sur dix (60,4%) sont sans instruction, une petite portion de
la population a atteint le niveau universitaire (1,3%) et
seulement 5,1% a atteint le niveau d’éducation secondaire,
la partie restante qui représente près d’un tiers de la
population n’a pas dépassé le niveau primaire. Les
résultats selon le sexe montrent que les hommes sont plus
scolarisés que les femmes à partir de secondaire. En effet,
5,9% des hommes ont un niveau secondaire contre 4,3%
des femmes.




56 56

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55


Niveau d’éducation de la population malienne, 2022, (en %).


Niveau instruction Masculin Féminin Mali


Aucun 56,4 64,3 60,4


Primaire 35,9 30,5 33,2


Secondaire 5,9 4,3 5,1


Supérieur 1,8 0,9 1,3


Total 100 100 100


Source : EMOP-2022, passage 1 (janvier-mars)


Préscolaire


Le taux brut de préscolarisation (TBP) pour les 4 ans dans
l’ensemble est de 5,0% en 2013/2014 et est passé à 6,9%
en 2020/2021 dont une légère augmentation. En examinant
les résultats selon le sexe, on observe que les garçons
étaient un peu plus préscolarisés que les filles sauf à partir
de 2017/2018 et 2019/2020 ou les filles sont plus
préscolarisées que les garçons. En revanche, le taux brut
de préscolarisation chez les filles a baissé de 8,1% en
2019/2020 à 6,7% en 2020/2021.
















57 57

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56


Evolution du Taux Brut de Préscolarisation (TBP) (4 ans) (%).



Source : CPS-Education : suivi des indicateurs du système éducatif de 2013-2014 à 2017-2018, Mars 2018


5,0
5,3 5,3


6,1 6,0


7,4
7,9


7,2


5,0
5,6 5,4


6,1 6,2


7,2


8,1


6,7


5,0
5,5 5,4


6,1 6,1


7,3
7,9


6,9


0,0


1,0


2,0


3,0


4,0


5,0


6,0


7,0


8,0


9,0
2
0


1
3


-2
0
1


4


2
0


1
4


-2
0
1


5


2
0


1
5


-2
0
1


6


2
0
1


6
-2


0
1


7


2
0
1


7
-2


0
1


8


2
0
1


8
-2


0
1


9


2
0


1
9


-2
0
2


0


2
0


2
0


-2
0
2


1


Fille Garçon Total




58 58

▲back to top

57


Scolarisation au fondamental I et II


De façon globale, le taux brut de scolarisation au premier
cycle (1ere Année à 6eme Année) des filles reste inférieur à
celui des garçons quelle que l’année de l’enquête. On note
aussi que ce taux a subi une légère baisse à partir de 2011
quel que soit le sexe. En ce qui concerne l’année scolaire
2017, ce taux est de 77,2% chez les garçons contre 74,8%
chez les filles. En outre, les résultats montrent que l’écart
entre les filles et les garçons s’est beaucoup plus réduit en
2017.


A partir de 2020, on observe une stagnation du taux de
scolarisation au fondamental I et on constate que les filles
sont un peu plus scolarisées que les garçons. En effet, le
taux au fondamental I est passé de 72,1% chez les filles et
70,2% chez les garçons. Pour l’année scolaire 2022, on
constate le même phénomène soit 74,9% chez les filles
contre 74% chez les garçons.





59 59

▲back to top

58


Evolution du taux brut de scolarisation au Fondamental I5, 2001 à
2022, (%).



Source : INSTAT, EMEP 2001, ELIM 2003, 2006, MICS/ELIM 2010,
EMOP 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et


2022


Le taux net de scolarisation au fondamental I (1ere Année à
6eme Année) a suivi des fluctuations entre 2001 à 2013. A
partir de 2014, on observe une augmentation soutenue de
ce taux au fil des années. En effet, le taux net de
scolarisation est passé dans l’ensemble de 55,5% en 2014
à 60,9% en 2017. Les résultats selon le sexe laissent voir




5 N.B: les indicateurs issus des enquêtes 2013 font référence à l'ensemble du pays sans
les trois régions du Nord et 2014 sans Kidal


72,1


74,9


70,2


74


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


E
M


E
P


2
0


0
1


E
L


IM
2


0
0


3


E
L


IM
2


0
0


6


M
IC


S
/E


L
IM


2
0


1
0


E
M


O
P


2
0


1
1


E
M


O
P


2
0


1
3


E
M


O
P


2
0


1
4


E
M


O
P


2
0


1
5


E
M


O
P


2
0


1
6


E
M


O
P


2
0


1
7


E
M


O
P


2
0


1
8


E
M


O
P


2
0


1
9


E
M


O
P


2
0


2
0


E
M


O
P


2
0


2
1


E
M


O
P


2
0


2
2


Filles (%) Garçons (%)




60 60

▲back to top

59


que de 2015 à 2017, les filles sont plus scolarisées que les
garçons. On observe cette tendance jusqu’à 2022, ou le
taux net de scolarisation au fondamental I est de 59,4%
chez les filles contre 57,7% chez les garçons.


Evolution du taux net de scolarisation au Fondamental I6, 2001 à
2022, (%).




Source : INSTAT, EMEP 2001, ELIM 2003, 2006, MICS/ELIM 2010,
EMOP 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et
2022


Dans l’ensemble, le taux brut de scolarisation au
fondamental II (7eme à 9eme Année) a subi une baisse à partir
de l’année 2013 quel que soit le sexe. Les résultats selon
le sexe montrent aussi que de 2001 à 2015 les garçons sont
plus scolarisés que les filles. A partir de 2016 à 2022, on




6 N.B: les indicateurs issus des enquêtes 2013 font référence à l'ensemble du pays sans
les trois régions du Nord et 2014 sans Kidal


59,4


57,7


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


E
M


E
P


2
0


0
1


E
L


IM
2


0
0


3


E
L


IM
2


0
0


6


M
IC


S
/E


L
IM


2
0


1
0


E
M


O
P


2
0


1
1


E
M


O
P


2
0


1
3


E
M


O
P


2
0


1
4


E
M


O
P


2
0


1
5


E
M


O
P


2
0


1
6


E
M


O
P


2
0


1
7


E
M


O
P


2
0


1
8


E
M


O
P


2
0


1
9


E
M


O
P


2
0


2
0


E
M


O
P


2
0


2
1


E
M


O
P


2
0


2
2


Filles (%) Garçons (%)




61 61

▲back to top

60


constate que les filles sont un peu plus scolarisées que les
garçons.


En revanche, on observe une stagnation du taux de 2016 à
2019. A partir de 2020, les résultats montrent que les
garçons (56,8%) sont plus scolarisés au fondamental II que
les filles (52,4%). En 2020, le taux brut au fondamental II a
augmenté chez les filles que chez les garçons. En effet, il
est passé de 59% chez les filles à 57,6% chez les garçons.


Evolution du taux brut de scolarisation au Fondamental II, 2001 à
2022, (%).



Source : INSTAT, EMEP 2001, ELIM 2003, 2006, MICS/ELIM 2010,
EMOP 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et
2022


57,6


59


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


E
M


E
P


2
0
0
1


E
L
IM


2
0
0
3


E
L
IM


2
0
0
6


M
IC


S
/E


L
IM


2
0
1
0


E
M


O
P


2
0


1
1


E
M


O
P


2
0


1
3


E
M


O
P


2
0


1
4


E
M


O
P


2
0


1
5


E
M


O
P


2
0


1
6


E
M


O
P


2
0


1
7


E
M


O
P


2
0


1
8


E
M


O
P


2
0


1
9


E
M


O
P


2
0


2
0


E
M


O
P


2
0


2
1


E
M


O
P


2
0


2
2


Filles (%) Garçons (%)




62 62

▲back to top

61


Concernant le taux net de scolarisation au fondamental II,
on note que le taux a suivi une augmentation soutenue
entre 2001 à 2011. De 2013 à 2022, des fluctuations sont
observées. L’analyse selon le sexe, montre qu’en 2022, les
filles sont un peu plus scolarisées que les garçons au
fondamental II (32,7% contre 28,9%) respectivement.


Evolution du taux net de scolarisation au Fondamental II, 2001 à
2022, (%).




Source : INSTAT, EMEP 2001, ELIM 2003, 2006, MICS/ELIM 2010,
EMOP 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et
2022


En examinant les résultats par région au cours de l’année
scolaire 2022, on constate que le taux brut de scolarisation
au fondamental I des garçons est plus élevé que celui des
filles excepté les régions de Kidal, Tombouctou, Mopti et


6,6


32,7


28,9


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


E
M


E
P


2
0
0
1


E
L
IM


2
0
0
3


E
L
IM


2
0
0
6


M
IC


S
/E


L
IM


2
0
1
0


E
M


O
P


2
0


1
1


E
M


O
P


2
0


1
3


E
M


O
P


2
0


1
4


E
M


O
P


2
0


1
5


E
M


O
P


2
0


1
6


E
M


O
P


2
0


1
7


E
M


O
P


2
0


1
8


E
M


O
P


2
0


1
9


E
M


O
P


2
0


2
0


E
M


O
P


2
0


2
1


E
M


O
P


2
0


2
2


Filles (%) Garçons (%)




63 63

▲back to top

62


Ségou où ce taux est plus élevé chez les filles. Les résultats
montrent que ce taux ne varie pas entre les filles et les
garçons dans le district de Bamako.


Taux brut de scolarisation au fondamental I par région, 2022 (%).




Source : INSTAT, EMOP 2022


Dans l’ensemble, les tendances observées au fondamental
I se maintiennent au fondamental II en ce qui concerne le
taux brut de scolarisation au fondamental II par région. En
effet, comme au fondamental I, on constate que les enfants
vivants dans le district de Bamako sont plus scolarisés que
ceux vivants dans les autres régions. Les résultats par sexe
montrent que le taux de scolarisation des filles est plus
élevé que celui des garçons dans les régions de Gao,
Ségou, Koulikoro, Sikasso et Tombouctou.


0 50 100


Kayes


Koulikoro


Sikasso


Ségou


Mopti


Tombouctou


Gao


Kidal


Taoudenit


Menaka


Bamako


Garçon Fille




64 64

▲back to top

63


Taux brut de scolarisation au fondamental II par région, 2022 (%).



Source : INSTAT, EMOP 2022


Les résultats présentés sur le graphique ci-dessous,
montrent que la plupart des élèves qui abandonnent l’école
au fondamental I le fait volontairement. On constate que
40% et 27,8% respectivement des garçons et des filles qui
abandonnent volontairement. Cette cause d’abandon est
suivie par l’échec scolaire, la préférence pour un
apprentissage ou un travail. Les causes les moins citées
sont la crise sécuritaire, le mariage/grossesse et Maladie.




0 50 100


Kayes


Koulikoro


Sikasso


Ségou


Mopti


Tombouctou


Gao


Kidal


Taoudenit


Menaka


Bamako


Garçon Fille




65 65

▲back to top

64


Raisons de non fréquentation au fondamental I, 2022 (%)



Source : INSTAT, EMOP 2022


Les tendances observées pour le fondamental I sont
encore confirmées au niveau du fondamental II. En effet,
les causes comme abandon volontaire et échec scolaire
restent les causes les citées au niveau du fondamental II.


Chez les filles au niveau du second cycle, on constate que
le mariage/grossesse est la troisième cause la plus citée.




0 10 20 30 40 50 60


Crise securitaire


Mariage/grossesse


Handicap/Maladie


Autre


Trop loin


Manque de moyens
financiers/Trop chère


Réfus/Désintéressement des
parents


Préférence pour un
apprentissage ou un travail


Echec scolaire


Abandon volontaire/Abandon
pour travaux de champ


Féminin Masculin




66 66

▲back to top

65


Raisons de non fréquentation au fondamental II, en 2022, (%).




Source : INSTAT, EMOP 2022


Alphabétisation des 15 ans et plus


En ce qui concerne le taux d’alphabétisation des personnes
âgées de 15 ans et plus, il existe de grandes variations.
Chez les femmes, le niveau d'alphabétisation a baissé
passant de 22% en 2016 à 21% en 2021. En outre, chez
les hommes, de façon générale, le taux a baissé à la même
période malgré qu'il eût connu une évolution à la hausse de
2016 à 2018 avec 46% et régressé pour atteindre 40% en
2021.


0 5 10 15 20 25 30 35 40 45


Crise securitaire


Mariage/grossesse


Handicap/Maladie


Autre


Trop loin


Manque de moyens
financiers/Trop chère


Réfus/Désintéressement des
parents


Préférence pour un
apprentissage ou un travail


Echec scolaire


Abandon volontaire/Abandon
pour travaux de champ


Féminin Masculin




67 67

▲back to top

66


Evolution du taux d’alphabétisation des 15 ans et plus par sexe (%)7, 2001 à 2021




Source : INSTAT, EMEP 2001, ELIM 2003, 2006, MICS/ELIM 2010, EMOP 2011, 2013, 2014,
2015,2016,2017, 2018, 2019, 2020, 2021




7 N.B : les indicateurs issus des enquêtes 2013 font référence à l'ensemble du pays sans les trois régions du Nord et 2014 sans Kidal


22,1


40,4


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


E
M


E
P



2


0
0


1


E
L


I
M



2


0
0


3


E
L


I
M



2


0
0


6


M
I
C


S
/
E


L
I
M



2


0
1


0


E
M


O
P



2


0
1


1


E
M


O
P



2


0
1


3


E
M


O
P



2


0
1


4


E
M


O
P



2


0
1


5


E
M


O
P



2


0
1


6


E
M


O
P



2


0
1


7


E
M


O
P



2


0
1


8


E
M


O
P



2


0
1


9


E
M


O
P



2


0
2


0


E
M


O
P



2


0
2


1


Femmes (%) Hommes (%)




68 68

▲back to top

67


L'analyse du tableau montre que les femmes cheffes de
ménages pauvres sont moins alphabétisées que celles non
pauvres. Cela signifie que le taux d'alphabétisation des
femmes cheffes de ménages pauvres est de 32,9% contre
40,3% des non pauvres. Au cours de la même période, les
chefs de ménages pauvres des hommes avaient un niveau
d'alphabétisation de 67,1% contre 59,7% alphabétisés des
non-pauvres.


L'analyse comparative par sexe montre que 32,9% des
femmes cheffes de ménages pauvres étaient alphabétisées
contre 67,1% chez les hommes. Pour les chefs de
ménages non-pauvres, 59,7% alphabétisés étaient des
hommes contre 40,3% des femmes.


Taux d'alphabétisme par niveau de pauvreté selon le sexe du
chef de ménage, 2020. (en %).


Statut de pauvreté Femmes Hommes


Pauvres 32,9 67,1


Non pauvres 40,3 59,7


Ensemble 38,6 61,4


Source : INSTAT/EMOP-2020


Le taux global d’alphabétisation a varié de 2017 à
2021. On constate que ce taux est plus élevé dans le
district de Bamako chez les femmes que dans les
autres régions. Ce même constat est fait chez les
hommes quelle que soit l'année.






69 69

▲back to top

68




Evolution du taux d’alphabétisation par région au Mali, 2017 à 2021, (en nombre et en %)


Région
2017 2018 2019 2020 2021


Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin


Kayes 20,0 41,3 20,2 41,8 15,2 37,4 15,7 39,2 17,7 39,5


Koulikoro 20,3 37,0 21,3 38,2 16,3 32,2 16,8 27,9 12,5 27,9


Sikasso 18,9 38,7 17,3 37,0 19,7 39,5 18,3 40,2 15,4 38,7


Ségou 20,8 39,4 18,9 34,9 12,4 28,4 9,5 28,8 11,8 24,4


Mopti 15,4 39,4 16,9 48,0 17,9 35,4 12,5 33,0 11,4 34,1


Tombouctou 36,5 57,2 41,1 57,0 44,5 70,5 50,0 66,2 31,2 50,2


Gao 25,5 41,9 23,7 43,4 26,6 46,7 19,9 31,9 21,5 38,6


Kidal ND ND ND ND 48,7 74,0 43,7 58,7 35,8 47,8


Bamako 52,2 75,5 58,8 79,2 58,6 80,8 53,5 73,0 51,7 74,4


Total,
percentage


24,6 44,8 25,7 46,2 24,5 43,9 22,1 40,4 22,1 40,0


Total, nombre 1 239 912 2 059 077 1 328 767 2 168 241 1304775 2163634 1 191 189 1 958 306 1 150 199 1 973 362


Source : INSTAT, EMOP 2017-2021





70 70

▲back to top

69




Les résultats au Bac, BT et CAP en 2021


Les résultats présentés au graphique ci-dessous
présentent le taux d’admission aux différents examens en
2016 et 2021 au Mali. Ces résultats montrent que quel que
soit le type d’examen, le taux d’admission des garçons est
plus élevé que celui des filles. Toutes fois, les écarts entre
les garçons et les filles sont plus réduits au niveau du BT1
et du BAC. En effet, le taux d’admission au BAC est de
61,7% pour les garçons contre 38,3% pour les filles en
2021. Par contre, on observe des écarts plus prononcés
entre les garçons et les filles au niveau du CAP chez les
garçons et du BT2 chez les filles.


Taux d’admission aux différents examens techniques,
professionnels et du baccalauréat, 2016 et 2021



Source : CNCE, resultants 2016 et CPS/Education/Monitoring report of
education system indicators from 2016-2017 to 2020-2021


0


10


20


30


40


50


60


70


80


Femme Homme Femme Homme


2016 2021


CAP BT1 BT2 BAC




71 71

▲back to top

70




Université et grandes écoles


Dans les universités du Mali, on constate une hausse


d’inscription des femmes entre 2016 et 2021. Le taux


d’inscription à l’université est passé de 29% à 47% dans


l’ensemble. Dans toutes les universités du Mali, on constate


que les effectifs des hommes dépassent largement ceux


des femmes quelle que soit la faculté ou la grande école


avec des écarts plus ou moins prononcés dans certaines


facultés ou grandes écoles. Par contre, on constate que


dans certaines universités comme à l’ULSHB dans la filière


IC, les femmes sont un peu plus nombreuses que les


hommes (51% contre 49%) et à l’USSGB (65% contre


35%).





72 72

▲back to top

71


Répartition des étudiants maliens inscrits par université et par école,
2016 et 2021 (en % et en nombre)


Université


2016 2021


Femmes Hommes Femmes Hommes


Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %


Université
de Ségou


437 29 1 095 72 1 758 35 3 248 65


FAMA 46 16 235 84 555 32 1 198 68


FAGES --- --- --- --- 50 11 389 89


FASSO 291 32 625 68 885 42 1 230 58


IUFP 100 30 235 70 268 38 431 62


ULSHB 6 151 29 15 119 71 6 561 32 14 050 68


FLSL 2 822 25 8 666 75 3 940 29 9 485 71


FSHSE 3 260 34 6 364 66 2 466 36 4 413 64


IC --- --- --- --- 19 51 18 49


IUT 69 44 89 56 136 50 134 50


USJPB 5 490 36 9 730 64 1 141 44 1 445 56


FDPRI 3 495 38 5 697 62 331 50 335 50


FDPU 1 995 33 4 033 67 71 46 84 54


FSAP --- --- --- --- 739 42 1 026 58


USSGB 4 640 28 11 759 72 21 474 65 11 508 35


FSEG 2 994 36 5 315 64 14 054 61 9 066 39


FHG 904 14 5 444 86 5 973 81 1 400 19


IUG 733 44 934 56 1 447 58 1 042 42


IUDT 9 12 66 88


USTTB 1 860 20 7 287 80 3 546 30 8 196 70


ISA 57 20 233 80 244 32 526 68


FAST 440 14 2 659 86 798 26 2 298 74


FMOS 974 21 3 632 79 1 748 29 4 297 71


FAPH 389 34 763 66 756 41 1 075 59


Total
Universités


18 578 29 44 990 71 34 480 47 38 447 53


Source : ONEF/(Ségou, ULSHB, USJPB, USSGB, USTTB) en 2016 et
CPS/Education/Monitoring report of education system indicators from 2016-2017 to
2020-2021




Personnel enseignants


L’analyse montre que les hommes sont plus nombreux
dans l’enseignement que les femmes quels que soient les
cycles d’enseignement. Au niveau du 1er cycle de
l’enseignement fondamental, les hommes sont plus




73 73

▲back to top

72


nombreux au niveau des collectivités territoriales avec
69,3% contre 30,7% pour les femmes. Par rapport au 2ème
cycle de l’enseignement fondamental, les hommes sont
plus des contractuels 86,1% contre 13,9% pour les femmes
enseignantes.


Personnel enseignant au 1er et 2ème cycles fondamental 2020-
2021
(en % et en nombre)


Statut/ Année


1er cycle fondamental 2ème cycle fondamental


Effectif Distribution% Effectif Distribution%


F H F H F H F H


Fonctionnaire Etat 787 1 280 38,1 61,9 336 863 28,0 72,0


Fonctionnaires
collectivités
Territoriales


6 728 15 193 30,7 69,3 2 118 10 666 16,6 83,4


Contractuels 9 507 20 211 32,0 68,0 1 946 12 098 13,9 86,1


Autres 4 273 9 514 31,0 69,0 1 301 4 229 23,5 76,5


Total 21 294 46 199 31,5 68,5 5 702 27 855 17,0 83,0


Source : CPS/Education/Monitoring report of education system indicators
from 2016-2017 to 2020-2021


Les régions de Sikasso et de Tombouctou enregistrent
davantage de femmes maîtres-élèves et éducatrices
préscolaires dans les instituts de formation des
enseignants, tandis que les hommes sont plus nombreux à
Sikasso, suivis de Ségou.


La disparité entre les sexes est plus perceptible dans la
région de Gao avec 78% pour les garçons et 22% pour les
filles. Cependant, dans le district de Bamako, les filles sont
plus nombreuses que les garçons avec 59% contre 41%.





74 74

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73


Répartition des élèves-enseignants et d’élèves-éducateurs
en maternelle par sexe et par région dans les instituts de
formation des enseignants de 2017 à 2021 (Tout niveau) (en
% et en nombre).


Région
Effectif Distribution en%


Féminin Masculin Féminin Masculin


Kayes 387 1 293 23,0 77,0


Koulikoro 437 1 018 30,0 70,0


Sikasso 726 1 910 27,5 72,5


Ségou 553 1 707 24,5 75,5


Mopti 579 1 062 35,3 64,7


Tombouctou 686 340 66,9 33,1


Gao 115 412 21,8 78,2


Kidal --- --- --- ---


Bamako 545 375 59,2 40,8


Total, percentage 4 008 8 137 33,0 67,0


Source : CPS/Education/Monitoring report of education system indicators
from 2016-2017 to 2020-2021


Performance scolaire


L'analyse du tableau montre que le taux de redoublement
des garçons est plus élevé que celui des filles au 1er cycle
de l’enseignement fondamental quelle que soit la région
ainsi que le district de Bamako. Ce taux est plus élevé dans
la région de Tombouctou avec 19% pour les garçons contre
18% chez les filles. En revanche cette disparité est plus
perceptible dans les régions de Taoudenit, Ménaka, Kidal,
Ségou, Koulikoro et Kayes.







75 75

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74


Taux de redoublement (%) au 1er cycle par région, 2020-2021



Source : CPS/Education/Monitoring report of education system indicators
from 2016-2017 to 2020-2021


L’analyse montre qu’il n’y a pas de différence du taux de


redoublement au 2ème cycle dans la région de Sikasso et le


district de Bamako entre les filles et les garçons. Par contre


ce taux est beaucoup plus élevé à Ménaka. En effet, ce taux


est plus élevé chez les garçons (34%) à Ménaka que chez


les filles (24%).




0


2


4


6


8


10


12


14


16


18


20


Fille Garçon




76 76

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75


Taux de redoublement (%) au 2ème cycle par région, 2020-2021




Source : CPS/Education/Monitoring report of education system indicators
from 2016-2017 to 2020-2021












0


5


10


15


20


25


30


35


40


Fille Garçon




77 77

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76


Marché du Travail
L’emploi constitue l’un des domaines dans lesquels les


inégalités entre femme et homme sont les plus prononcées.


Le travail de la femme est en général sous-évalué,


notamment dans les pays en développement dont la raison


principale est le fait que les activités ménagères,


presqu’entièrement assumées par les femmes, sont


improductives et ne sont généralement pas perçues


comme du travail.


Personne en âge de travailler8
C’est la frange de la population potentiellement active.
En principe, la législation du travail de chaque pays
devrait définir la limite d’âge minimum de cette
population. Cette limite tient compte de l’âge de
scolarisation obligatoire des enfants.


Population active
La fraction de la population en âge de travailler (15-64
ans) pourvue d’un emploi ou en situation de chômage.
Selon la nouvelle norme, la population en âge de
travailler est de 15 ans et plus. Dans le présent livret,
nous considérons l’ancienne définition pour la
comparaison avec le premier livret.


Population inactive
Les individus en âge de travailler sont considérés en
dehors de la population active s’ils ne sont ni employés
ni au chômage.






8 Ces concepts sont définis selon l’ancienne norme pour suivre la comparabilité avec
les indicateurs du premier livret.




78 78

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77


Main-d’œuvre
Elle regroupe les personnes âgées de 15 à 64 ans dans
l’emploi et au chômage. Il a été proposé par la résolution
du BIT de ne retenir que ce terme.


Actif occupé
C’est tout individu en âge de travailler qui a effectivement
travaillé pendant au moins une (1) heure au cours des 7
derniers jours précédant l’interview ou qui, s’il n’a pas
travaillé a encore un lien formel avec un emploi (en
congé, permission, etc.).


Population au chômage
La population au chômage se définit comme toute
personne en âge de travailler qui n’était pas en emploi
au moment de l’enquête, qui avait effectué des activités
de recherche d’emploi durant une période récente
spécifiée, et qui est actuellement disponible pour
l’emploi si la possibilité d’occuper un poste de travail
existait.


Activités


Dans l’ensemble, on constate que la proportion des
femmes actives occupées diminue légèrement au fil des
années. En effet, cette proportion est passée de 50,8% en
2018 à 49,5% en 2020. Par contre, on observe visiblement
que les femmes sont plus inactives.


En revanche on constate que l’occupation des hommes ne
cesse de s’améliorer de plus en plus où est passé de 76,1%
en 2018 à 79,1% en 2020.





79 79

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78


Répartition (%) de la population en âge de travailler (15 ans et
plus) par statut d’activité (anciennes normes) de 2018 à 2020.


Femme Homme




Source : INSTAT/Bases EMOP, 2018 à 2020


Parmi les femmes âgées de 15 ans ou plus, 49,5% sont en
emploi et 47,2% constituent l'autre hors main d'œuvre
contre 1,4% chômeur BIT. Pour les hommes, 79% sont en
emploi suivi de 17% qui constituent l'autre main d'œuvre et
1% des chômeurs.




0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


2018 2019 2020


Occupe Chomeur (elargi) Inactif


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


2018 2019 2020


Occupe Chomeur (elargi) Inactif




80 80

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79


Répartition (%) de la population en âge de travailler (15 ans et
plus) par statut vis-à-vis de la main-d’œuvre en 2020 (nouvelle
normes)




Source : INSTAT/Base EMOP, 2020


De façon globale, le taux d’activité chez les hommes est
plus élevé que celui des femmes. En effet, ce taux est de
78,2% pour les hommes contre 46,1% pour les femmes
dans le district de Bamako. Dans la tranche d’âge de 15-24
ans, on note un léger avantage pour les femmes dans la
région de Sikasso.






0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


Masculin Féminin


En emploi Chômeur BIT


Main d'oeuvre potentielle Autre Hors main d'oeuvre




81 81

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80


Taux d’activité (%) par région, 2020


Taux d’activité (%) par région (15-64
ans)




Taux d’activité (%) par région (15-24
ans)




Source : INSTAT/Bases EMOP, 2020, passage 3 (octobre – décembre)


Quels que soient le groupe d’âge et l’année d’observation,
le taux d’activité chez les hommes est supérieur à celui des
femmes.


Evolution du taux d’activité par groupe d’âge, 2018-2020., (en
%).



Groupe d’âge


Femme Homme


2018 2019 2020 2018 2019 2020


15-24 49,7 46,3 39,0 67,0 59,7 59,2


25-29 60,7 58,6 52,4 93,6 91,5 91,1


30-49 64,3 60,7 59,0 98,6 98,5 97,5


50-54 59,6 60,3 62,7 96,3 98,5 94,5


55-59 60,6 59,7 56,3 93,8 94,8 93,6


60-64 44,7 46,4 40,0 76,4 84,1 83,1


Source : INSTAT, EMOP 2018 à 2020


0 50 100


Kayes


Koulikoro


Sikasso


Ségou


Mopti


Tombouctou


Gao


Kidal


Bamako


Homme Femme


0 50 100


Kayes


Koulikoro


Sikasso


Ségou


Mopti


Tombouctou


Gao


Kidal


Bamako


Homme Femme




82 82

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81


Les résultats présentés au graphique ci-dessous montrent
que de 2018 à 2020, le taux d’emplois a légèrement
diminué au fil du temps. En examinant les résultats par
sexe, il ressort que chez les hommes ce taux a légèrement
augmenté entre 2018 et 2020. Par contre, chez les
femmes, les résultats montrent une légère baisse soutenue
au fil des années.


Evolution du taux d’emplois de 2018-2020, (%).



Source : INSTAT, EMOP, 2018, 2019, 2020


Les analyses portent sur les activités non rémunérées
effectuées par les chefs de ménage pauvres. Ainsi on
constate que les activités sociales occupent 45,2% des
chefs de ménages pauvres ; 26% d’entre eux se retrouvent
dans les activités d’aller faire des achats d’articles divers
destinés à la consommation de son propre ménage suivi
par les activités de réparation de maison. Les ménages
pauvres dirigés par les femmes sont plus dans l’entretien
du ménage ainsi qu’à la préparation des repas.


52,3 49,9 49,5


79,1 77 79,1


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


2018 2019 2020


Femme Homme




83 83

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82


Les activités non rémunérées des ménages pauvres selon le
sexe du chef de ménage, 2020, (en %).


Activités non rémunérées F H Ensemble


Etudes 2,7 0,3 0,4


Entretien du ménage 67,4 4,4 7,0


Préparation de repas 66,8 0,2 3,0


Coupe et ramassage de bois 25,0 12,2 12,8


Recherche d'eau 41,8 1,3 3,0


Garde des enfants 42,4 12,0 13,3


Soins à d'autres 7,3 9,9 9,8


Réparation de maison 8,6 17,0 16,6


Activités sociales 42,5 45,3 45,2


Activités associatives 5,0 10,2 10,0


Aller faire des achats d’articles divers destinés
à la consommation de son propre ménage


44,0 25,2 26,0


Laver les habits des membres du ménage 60,2 0,2 2,8


Autres activités domestique 5,0 6,8 6,7


Source : INSTAT/Base EMOP, 2020




Les femmes sont moins représentées pratiquement au
niveau de tous les postes de demandes d’emploi
enregistrées en 2020 par rapport aux hommes excepté au
niveau d’activités des ménages avec 100%. Au niveau du
métier d’extraction et traitement de minéraux elles ont la
même proportion de demande d’emploi que les hommes
avec 50% de part et d’autre.





84 84

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83


Demandes d'emplois enregistrées par qualification et métier
demandé, 2020, (en %).


Métiers cherchés
Sexe


Homme Femme


Agriculture Chasse et Sylviculture 76 24


Extraction et traitement de minéraux 50 50


Pêche Pisciculture et aquaculture 85 15


Activités de Fabrication 90 10


Production et distribution d’électricité de gaz et
d’eau


91 9


Bâtiments Travaux Publics 93 7


Commerce Vente et location 66 34


Hôtels restauration et tourisme 60 40


Transports activités des auxiliaires de transport et
communications


91 9


Activités financières 52 48


Immobilier location et services aux entreprises 77 23


Activités d’administration publique 65 35


Education – Formation 77 23


Santé et action sociale 58 42


Activités à caractère collectif ou personnel 75 25


Activité des ménages 0 100


Total 74 26


Source : ANPE 2020


En examinant les données, on observe une variation du
nombre d’heures consacrées aux activités non
rémunératrices allant de 2 heures pour les activités
associatives à 25 heures pour les études. Des différences
notables apparaissent lorsqu’on considère le sexe dans les
catégories de préparation des repas et garde des enfants
avec des différences de 9 points et 11 points
respectivement. Les femmes passent plus d’heures que les
hommes au foyer et s’attellent beaucoup plus aux tâches
liées au fonctionnement du ménage. Il n’apparait




85 85

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84


cependant pas de différence notoire de durée
hebdomadaire par genre dans les autres activités.


La distribution par tranche d’âge montre une similitude
entre les plus jeunes filles et garçons dans le temps qu’ils
consacrent aux études jusqu’aux tranches d’âges 25-35,
36-40 ans et 41-64 ans, où la différence du nombre
d’heures se fait sentir entre les jeunes femmes et hommes
avec respectivement 13 contre 22 heures ; 15 contre 29
heures par semaine et 13 contre 20 heures. Cette tendance
est ainsi inversée dans les activités spécifiques au ménage
telles que la préparation des repas et la garde des enfants
avec pour les mêmes groupes d’âges de 25-35, de 36-40
ans et de 41-64 ans, avec les femmes qui font
respectivement 8 heures et 12 heures de temps en
moyenne de plus que les hommes.




86 86

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85




Répartition du nombre hebdomadaire moyen d'heures d'activités domestiques (en heures
par semaine) (1/2)


Groupe d’âge/
Milieu de résidence


Etudes
Entretien du


ménage
Préparation de


repas
Coupe et ramassage


de bois
Recherche


d'eau


H F T H F T H F T H F T H F T


Age


6-14 ans 25 25 25 2 2 2 7 7 7 3 2 3 3 3 3


15-24 ans 26 25 26 3 4 3 8 16 16 4 3 3 3 3 3


25-35 ans 22 13 16 3 4 4 9 19 19 4 3 4 2 3 3


36-40 ans 29 15 19 3 4 4 9 19 19 4 3 3 2 3 3


41-64 ans 20 13 14 3 3 3 15 18 17 4 4 4 3 3 3


Plus de 64 ans 4 6 6 3 2 2 3 11 11 2 2 2 3 2 2


Milieu


Urbain dont 25 25 25 3 3 3 6 17 17 4 3 3 2 3 3


Bamako 25 25 25 3 3 3 5 18 18 2 2 2 2 2 2


Autre urbain 25 24 25 3 4 4 9 16 16 4 3 3 3 3 3


Rural 25 24 25 3 3 3 9 17 17 3 3 3 3 3 3


Total 25 25 25 3 3 3 8 17 17 3 3 3 3 3 3


Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2020)







87 87

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86


Répartition du nombre hebdomadaire moyen d'heures d'activités domestiques (en heures
par semaine) (2/2)


Groupe d’âge/
Milieu de résidence


Garde des
enfants


Soins à
d'autres


Réparation
de maison


Activités
sociales


Activités
associatives


Autres activités
domestique


H F T H F T H F T H F T H F T H F T


Age


6-14 ans 4 7 6 3 3 3 2 1 2 5 4 4 2 2 2 2 2 2


15-24 ans 5 20 19 4 5 5 4 3 3 4 4 4 2 2 2 2 3 3


25-35 ans 10 24 22 5 5 5 4 2 4 4 3 4 3 2 3 3 3 3


36-40 ans 8 20 17 4 4 4 3 2 3 4 3 3 3 2 2 3 3 3


41-64 ans 6 14 11 3 5 4 3 2 3 3 4 4 2 2 2 3 3 3


Plus de 64 ans 7 14 12 3 6 5 3 4 3 3 4 4 3 2 3 2 3 3


Milieu


Urbain dont 5 30 26 3 9 7 3 2 3 4 3 4 3 2 2 3 3 3


Bamako 3 44 39 2 16 11 2 2 2 3 3 3 3 2 2 2 3 3


Autre urbain 6 13 11 4 4 4 4 2 3 4 4 4 3 2 2 3 4 3


Rural 8 15 13 4 4 4 4 2 3 4 4 4 3 2 2 3 3 3


Total 7 18 16 4 5 5 3 2 3 4 4 4 3 2 2 3 3 3


Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2020)




88 88

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87




Rémunération horaire moyenne des salariés


Les femmes sont beaucoup plus moins rémunérées que les
hommes quels que soient le milieu de résidence, le groupe
d’âge et le niveau d’instruction en 2020.


En milieu urbain, 35,1% des femmes sont payées en-
dessous du SMIG contre 6,3% des hommes. Cette
proportion a diminué en milieu rural d’où 31,2% des
femmes sont rémunérées contre 9,8% des hommes
toujours en-dessous du SMIG.


Au niveau du groupe d’âge, les femmes âgées de 15 à 24
ans sont beaucoup plus importantes que les autres
tranches d’âge avec 72% payées en-dessous du SMIG
contre 31,4% chez les hommes.


Les femmes n’ayant aucun niveau d’instruction (86%) sont
plus importantes que les autres niveaux d’éducation qui
n’atteignent pas le SMIG. Chez les hommes, les sans
niveaux sont plus importants avec 19,4% que les autres
niveaux d’instructions.





89 89

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88




Salaire mensuel moyen des emplois salariés selon les caractéristiques des individus en 2020,
(en FCFA et en %).



Salaire mensuel moyen


% salariés dont le salaire est inférieur
au SMIG


H F T H F T


Zone de
résidence


Urbain 90 186 64 300 83 653 6,3 35,1 13,5


Bamako 89 555 63 972 82 654 5,1 35,4 13,2


Autre urbain 92 064 65 790 86 932 9,8 33,8 14,5


Rural 70 073 59 251 68 743 17,5 31,2 19,3


Groupe d’âge


15 - 24 ans 46 166 21 625 37 247 31,4 72 46,1


25 - 35 ans 82 267 74 812 80 869 7,5 18,7 9,6


36 - 40 ans 96 167 83 638 93 588 2,5 12,4 4,6


41 - 64 ans 98 053 97 970 98 040 4,9 13,9 6,4


65 ans et plus 115 037 87 986 112 079 4,4 47,5 9,1


Niveau
d'éducation


Aucun niveau 59 231 17 318 49 516 19,4 86 35,3


Primaire 67 556 48 052 64 068 10,5 21,3 12,4


Secondaire 104 023 97 005 102 347 1,6 4,2 2,2


Supérieur 154 849 132 123 149 255 0,7 4,3 1,6


Total 84 006 63 516 79 563 9,7 34,5 15,1


Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2020)




90 90

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89






La présence des femmes dans les emplois vulnérables est
plus perceptible que des hommes au regard des données
du tableau ci-dessous. Plus de six femmes sur dix ont
exercé des emplois vulnérables avec 73,5% en milieu rural
et 67,3% en milieu urbain. Cette proportion est plus
importante au niveau du groupe d’âge des femmes de plus
64 ans avec 90,9%. Les hommes, moins touchés que les
femmes, ont exercé eux aussi des travaux vulnérables au
cours de l’année 2020 avec la proportion la plus importante
en milieu rural soit 59,7%. A plus de 60 ans, des hommes
ont été impliqués à ces tâches avec un taux le plus élevé
(87,2%) que les autres groupes d’âge.

Emploi décent pour les personnes en âge de travailler selon
le ratio de la population, le genre, l’Age et invalidité


(Taux d’emploi vulnérable), 2020, (en %).


Milieu/ Groupe d’âge Homme Femme Total


Milieu


Urbain 45,8 67,3 54,1


Bamako 37,7 62,6 47,6


Autre urbain 55,3 73,5 62,0


Rural 59,7 64,3 61,7


Classe d’âge


15 - 24 ans 10,6 45,5 26,7


25 - 35 ans 47,1 63,7 55,0


36 - 40 ans 65,9 69,2 67,3


41 - 64 ans 79,2 77 78,4


Plus de 64 ans 87,2 90,9 88,2


Total 56,5 64,9 60,0


Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2020)




91 91

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90


La ségrégation professionnelle touche beaucoup plus des
femmes que des hommes. Le graphique ci-dessous montre
que les femmes sont moins représentées que les hommes
quel que soit le corps d’activités. Elles sont plus
représentées au niveau de l’aide familiale suivi de
l’indépendant. Au niveau du cadre supérieur, la ségrégation
est beaucoup plus importante à l’égard des femmes suivie
de l’apprenti en 2020.





Ségrégation professionnelle des femmes, 2020 (%)



Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2020)






0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


Homme Femme




92 92

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91


Chômage


Dans l’ensemble, en 2016, le taux de chômage est estimé
à 10,1% contre 3,6% en 2020. Ce taux varie
significativement selon le sexe quelle que soit l’année de
l’enquête sauf en 2020. En effet, on constate que le
chômage touche plus de femmes que les hommes sauf
qu’en 2020 où le taux de chômage était de 3,6% chez les
femmes contre 3,7% chez les hommes. Les écarts entre les
femmes et les hommes sont plus prononcés de 2016 à
2018.


Evolution du taux de chômage de 2016 à 2020 au Mali (%)



Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2016-2020)




Le taux de chômage de la population malienne en âge de
travailler soit de 15 à 64 ans a diminué de 7,1% en 2018 à
3,6% en 2020. Les femmes ont été plus touchées par le
chômage en 2018 et 2019 avec et moins affectées en que


0


2


4


6


8


10


12


2016 2017 2018 2019 2020


Féminin Masculin Taux de chômage (en %)




93 93

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92


les hommes en 2020. Le chômage a touché plus de la
population de 15 à 64 ans vivant en milieu urbain que celle
en milieu rural pendant la même période notamment 10%
contre 6,1% en 2018 et 7,8% contre 2,4% en 2020.


Evolution du taux de chômage de la population de 15 à 64
ans par sexe et par milieu de 2018 à 2020,
(en %).


Année 2018 2019 2020


Sexe


Masculin 6,5 4,1 3,7


Féminin 7,9 4,5 3,6


Milieu


Urbain 10,0 7,5 7,8


Rural 6,1 3,3 2,4


Taux de chômage 7,1 4,2 3,6


Source : Calcul de l’ONEF à partir des données de l’EMOP_2018 à 2020


Le chômage est plus important en milieu jeunesse mais
affecte plus les filles et les garçons quelle que soit la
tranche d’âge.
Les filles de la tranche d’âge de 15 à 35 ans sont presque
touchées par le chômage que celles de la tranche d’âge de
15 à 40 ans avec respectivement 46,8% et 46,7%. Les filles
de 15 à 40 ans vivant en milieu d’autres urbains sont
affectées par le chômage avec 48,3%.


Les garçons de 15 à 35 ans sont plus touchés par le
chômage que celui des autres tranches d’âge avec 17%.
Les garçons âgés de 15 à 24 ans vivant en milieu rural sont
plus touchés par le chômage avec 16,5%.





94 94

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93


Pourcentage de jeunes de (15-40 ans) ni en emploi, ni en
éducation, ni en formation (NEEF), 2020. (en %).


Milieu de
résidence


Jeunes 15 - 24
ans


Jeunes 15 - 35
ans


Jeunes 15 - 40
ans


H F Tot H F Tot H F Tot


Urbain 12,4 36,6 26,6 11,3 45,2 31,3 10 45,1 30,1


Bamako 11,9 33,2 24,7 11,6 43 30,2 10,1 42,7 28,8


Autre urbain 12,9 41,5 29,1 10,9 48,2 32,6 9,9 48,3 31,8


Rural 16,5 46,6 32,8 12,8 43,4 30,3 11,1 42,7 29,0


Total 15,4 43,5 31 17 46,8 32,2 15,7 46,7 31,6


Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2020)




En 2020, plus d’une femme sur deux ont exercé un travail
précaire. Les femmes en milieu rural représentaient 60,5%
suivies de celles vivant dans autre urbain avec 30,5%. La
tranche d’âge la plus touchée a été celle de 15 à 24 ans
avec un taux de 58,4%.


Les hommes étaient moins représentés que les femmes
dans les emplois précaires. En 2020, 47,1% des hommes
exerçaient des emplois précaires dont 54,2% en milieu rural
et la tranche d’âge la plus touchée était de 15 à 24 ans avec
un taux de 50,9%.





95 95

▲back to top

94


Taux d’emploi précaire, 2020, (en %).


Groupe d’âge/Milieu Homme Femme Total


Milieu


Urbain 23,4 24,6 23,9


Bamako 16,0 20,1 17,6


Autre urbain 32,1 30,5 31,5


Rural 54,2 60,5 56,9


Classe d’âge


15 - 24 ans 50,9 58,4 54,3


25 - 35 ans 43,4 52,7 47,8


36 - 40 ans 43,7 51,4 46,9


41 - 64 ans 49,4 52,3 50,4


Plus de 64 ans 47,0 38,7 44,7


Total 47,1 53,3 49,7


Source : Calculs de l’ONEF à partir des données de l’EMOP (2020)


Occupation


Le tableau ci-dessous relatif à la population active occupée
aux différentes branches d’activités montre une disparité de
représentativité entre les femmes et les hommes. Les
femmes sont en majorité dominantes uniquement dans le
commerce en 2019 et 2020 que les hommes qui dominent
largement dans toutes les autres branches d’activités à la
même date.
En milieu de résidence, on constate que la population
active occupée est plus importante en agriculture que les


autres branches d’activités en 2019 et 2020.

Au niveau d’instruction, les personnes en emploi et sans
niveau d’instruction sont plus nombreuses dans le domaine
de l’agriculture suivi des employés ayant un niveau
primaire. Le niveau d’instruction supérieur est moins
représenté dans les autres branches d’activités en 2019 et
2020.




96 96

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95




Répartition de la population active occupée par sexe, milieu de résidence et niveau
d'instruction, selon la branche d’activité en 2019 et 2020 (en nombre).



Caractéristiques
sociodémographiques


Branches d’activité


2019 2020


Agriculture Industrie Commerce Service Agriculture Industrie Commerce Service


Masculin 2 754 018 315 396 389 252 565 182 2 868 404 329 192 417 419 413 622


Féminin 1 916 749 154 347 422 550 362 672 1 908 772 268 016 464 571 204 241


Milieu de résidence


Urbain 259 958 208 512 506 439 512 090 245 166 234 892 523 214 436 445


Bamako 9 725 118 693 303 945 344 809 12 838 132 144 319 063 322 544


Autre urbain 250 234 89 820 202 494 167 282 232 328 102 748 204 151 113 901


Rural 4 410 809 261 232 305 363 415 764 4 532 009 362 316 358 777 181 417


Niveau d'instruction


Aucun 3 663 733 275 685 475 806 461 497 3 865 025 380 751 542 236 233 376


Primaire 984 468 158 720 293 191 254 198 887 625 189 014 291 483 191 750


Secondaire 18 357 31 102 29 206 142 217 21 987 24 549 33 224 131 542


Supérieur 4 210 4 237 13 600 69 944 2 538 2 894 15 047 61 195


Ensemble Mali 4 670 767 469 744 811 802 927 854 4 777 175 597 208 881 990 617 862


Source : Calcul de l’ONEF à partir des données de l’EMOP_2019/2020




97 97

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96




Population inactive par statut (étudiant, handicapé…)


L’aide (famille, fils/filles, amis, voisin) est la plus importante
par rapport à la manière de subvenir aux besoins pour la
population inactive avec 98,8% suivie de celles de pensions
de travail et d’autres pensions avec 0,4% de part et d’autre.


En 2019, la proportion des femmes percevant la pension
était faible par rapport aux hommes soit 0,1% contre 0,7%.
On constate que plus de femmes mendiaient pour survivre
que des hommes. Les hommes recevaient plus de revenus
issus des rentres que des femmes soit 0,3% contre 0,1%.

Répartition de la population inactive (moins de 15 ans et plus
de 65 ans) par milieu et par sexe selon la manière de
subvenir à leurs besoins en 2019, (en %).



Pension


de
travail


Autres
pensions


Aides
(famille,
fils/filles,


amis,
voisin)


Revenus
des


propriétés
ou rentes


Epargne Mendie


Milieu de résidence


Urbain 1 0,8 97,6 0,6 0,1 0


Bamako 1,2 1,2 96,3 1 0,2 0


Autre
urbain


0,7 0,4 98,7 0,2 0 0


Rural 0,2 0,3 99,3 0,1 0,1 0,1


Sexe


Masculin 0,7 0,4 98,4 0,3 0,2 0


Féminin 0,1 0,4 99,3 0,1 0 0,1


Ensemble 0,4 0,4 98,8 0,2 0,1 0,1


Source : Calcul de l’ONEF à partir des données de l’EMOP_2019





98 98

▲back to top

97


Revenu, Ressource et Conditions


de vie
Ce chapitre est consacré à la présentation de quelques
indicateurs permettant d’apprécier le niveau de vie de la
population malienne suivant le genre. Il s’agit
essentiellement de l’état de la pauvreté évalué en 2021 et
l’accès aux services sociaux et financiers.


Incidence de la pauvreté


Nombre de revenu au-dessous duquel un individu est
considéré comme pauvre.


Profondeur de la pauvreté


Mesure le degré de la situation des pauvres. Elle
indique à quel niveau en dessous du seuil de pauvreté
se situe la consommation des pauvres.


Sévérité de la pauvreté


Mesure de la dispersion des dépenses de
consommation des ménages pauvres autour de la
moyenne de ces dépenses.




Niveau de vie (pauvreté) au Mali


Dans l’ensemble, la pauvreté touche beaucoup plus les


individus qui vivent en milieu rural que ceux en milieu


urbain. Effet, l’incidence de la pauvreté est de 51,0% et


18,1% respectivement. Les résultats par sexe attestent que


l’incidence de la pauvreté ne varie pas significativement




99 99

▲back to top

98


entre les femmes et les hommes. En effet, l’incidence est


de 44,7% chez les hommes et 42,6% chez les femmes.


Pauvreté des individus au Mali en 2021, (en %).


Sexe Urbain Rural Ensemble


Masculin 17,5 50,7 44,7


Féminin 22,5 58,7 42,6


Total 18,1 51,0 44,6


Source : INSTAT/EMOP-2021


L’analyse des résultats estimatifs de l’EMOP-2021 montre
que l’incidence de la pauvreté est moins élevée dans les
ménages dirigés par les femmes. Parmi les individus qui
vivent dans un ménage dirigé par un homme, 44,7% d’entre
eux sont pauvres et que parmi les individus dans un
ménage dirigé par une femme, 42,6% d’entre eux sont
pauvres. Ces ménages dirigés par les femmes sont plus
souvent localisés en milieu urbain par rapport à l’ensemble
et la taille de ces ménages est plus petite que la taille
moyenne.


Incidence de la pauvreté monétaire selon le sexe du CM en
2021, (en %).


Sexe Incidence Profondeur Sévérité


Femme 42,6 17,6 9,8


Masculin 44,7 16,0 8,0


Ensemble 44,6 16,1 8,1


Source : INSTAT/EMOP-2021


Les résultats présentés au tableau ci-dessous montrent
que les trois formes de pauvreté sévissent au Mali. La
pauvreté monétaire touche beaucoup plus les ménages
dirigés par les hommes que ceux dirigés par les femmes.
Par contre, en demandant l’avis de l’enquêté (pauvreté




100 100

▲back to top

99


subjective), on constate que les femmes s’estiment plus
pauvre que les hommes (49,2% contre 46,1%)
respectivement. En ce qui concerne la pauvreté
multidimensionnelle, les résultats ne montrent pas de
différence significative entres les ménages dirigés par les
hommes et ceux dirigés par les femmes.


Incidence des différentes formes de pauvreté au Mali selon le
sexe du CM en 2021 (%)




Source : INSTAT-EMOP/pauvreté multidimensionnelle 2021


De 2017 à 2021, la pauvreté au Mali touche moins la moitié
de la population malienne. En outre, quelle que soit l’année
d’observation, on constate que la pauvreté touche plus les
ménages dirigés par les hommes que les femmes.






44,7 46,1


34,2


42,6


49,2


42,7


0


10


20


30


40


50


60


Monétaire Subjective Incidence de la pauvreté
multidimensionnelle (H)


Masculin Féminin




101 101

▲back to top

100


Evolution de l’incidence de pauvreté monétaire par sexe du
CM, 2017 à 2021, (en %).


Année 2017 2018 2019 2020 2021


Femme 27,8 23,0 10,0 20,5 42,6


Homme 45,8 45,0 43,7 43,0 44,7


Ensemble 44,9 43,8 42,3 41,9 44,6


Source : INSTAT/EMOP-2017-2021




Hormis l’année 2016, quelle que soit l’année de l’enquête,
les inégalités entre les hommes sont plus prononcées que
celles entre les femmes. A partir de 2017, les inégalités sont
plus prononcées chez les femmes que chez les hommes.


Evolution de l’inégalité entre 2001 et 2021 mesurée par
l’indice de Gini
(%).



Source : EMEP-2001, ELIM 2006, EMOP 2011-2021




0


0,05


0,1


0,15


0,2


0,25


0,3


0,35


0,4


0,45


0,5


2 001 2006 2011 2016 2017 2020 2021


Femme Homme Ensemble




102 102

▲back to top

101


Accès à l’eau et à l’électricité au Mali


Dans l’ensemble, on constate que le taux d’accès des
ménages à l’eau potable est passé de 68,9% en 2001 à
81,4% en 2021. Les résultats par sexe montrent que les
ménages dirigés par les femmes sont beaucoup plus accès
à l’eau potable que ceux dirigés par les hommes quelle que
soit l’année de l’enquête.

Evolution de l’accès des ménages maliens à l’eau potable
selon le sexe du chef de ménage de 2001 à 2021, (en %).


Sexe 2001 2006 2011 2021


Masculin 68,4 77,9 79,9 80,9


Féminin 73,5 88,2 88,8 87,8


Ensemble 68,9 78,8 80,7 81,4


Source : EMEP-2001, ELIM-2006, EMOP-2011, EMOP-2021


Globalement de 2001 à 2021, l’accès des ménages à
l’électricité au Mali s’est beaucoup amélioré en passant de
9,1% à 74,1%. Les résultats par sexe du chef de ménages
montrent que les ménages dirigés par les femmes ont plus
accès à l’électricité que ceux dirigés par les hommes,
excepté en 2021.


Evolution de l’accès à l’électricité des ménages maliens
selon le sexe du chef de ménage, 2001 à 2021, (en %)


Sexe 2001 2006 2011 2021


Féminin 10,1 34,5 44,5 61,7


Masculin 9,0 18,7 33,2 74,9


Ensemble 9,1 20,1 34,3 74,1


Source : EMEP-2001, ELIM-2006, EMOP-2011, EMOP-2021




103 103

▲back to top

102


Presque tous les ménages utilisent le bois ou le charbon de
bois comme principale source d’énergie pour la cuisson.
L’utilisation du bois semble être beaucoup plus un
phénomène de pauvreté. En effet, la proportion des
ménages ayant recours à ce moyen est plus élevée dans
les ménages pauvres quel que soit le milieu dans lequel on
se trouve. Cette proportion dans l’ensemble a connu une
diminution entre 2017 (74,7%) et 2021 (56,5%).


Développement économique et emploi


L’accès à la terre varie entre les caractéristiques
sociodémographiques selon le type de tire de propriété. On
constate que plus 50% des propriétaires ne disposent pas
de titre de propriétés.


En milieu de résidence, les propriétaires de parcelles sans
tire sont plus importants en milieu rural (69,9%) qu’en milieu
urbain (28,1%). Par contre, les propriétaires avec titre sont
plus nombreux avec 22,5% en milieu urbain contre 10,8%
en milieu rural. Au niveau des coopératives, 4,3% en milieu
urbain sont propriétaires avec titre contre 1,7% en milieu
rural et 12,7% du rural sont propriétaires sans tire contre
7,2% en milieu urbain.


Les femmes propriétaires de terrain avec titre sont plus
nombreuses que celui des hommes soit 20,9% contre
15,6%. Aussi, les coopératives des femmes ont plus de
terrain avec titre que celles des hommes soit 3,7% contre
2,8%.


La tranche d’âge de 15 à 24 ans des chefs de ménages
sont plus propriétaires des terrains avec titre soit 20,6%
suivie de celle de 65 ans et plus (19,3%).




104 104

▲back to top

103




Proportion de population adulte propriétaires de terrains par sexe, âge et lieu, 2021, (en %)


Caractéristiques
Propriétaire
avec titre


Propriétaire
sans titre


Copropriétaire
avec titre


Copropriétaire
sans titre


Locataire
simple


Locataire
vente


Logé par
l'employeur


Logé
gratuitement


Autre
(précisez)


Total


Milieu de résidence


Urbain 22,5 28,1 4,3 7,2 30,0 0,5 0,4 6,4 0,6 100


Rural 10,8 69,9 1,7 12,7 1,9 0,0 0,2 2,7 0,2 100


Sexe du CM


Masculin 15,6 52,0 2,8 10,7 14,2 0,3 0,3 3,8 0,4 100


Féminin 20,9 40,4 3,7 5,0 19,3 0,0 0,6 9,8 0,3 100


Groupe d'âge des CM


15 - 24 ans 20,6 34,9 1,6 11,1 16,7 0,0 0,0 15,1 0,0 100


25 - 29 ans 14,9 38,3 2,8 10,3 20,1 0,8 0,8 11,8 0,3 100


30 - 49 ans 14,0 46,2 3,5 10,7 20,2 0,3 0,4 4,4 0,4 100


50 - 54 ans 19,1 49,6 2,8 10,8 13,0 0,5 0,1 3,5 0,6 100


55 - 59 ans 16,2 57,6 3,5 10,4 7,2 0,1 0,3 4,2 0,4 100


60 - 64 ans 18,0 56,5 2,1 12,5 8,1 0,0 0,3 2,5 0,0 100


65 ans et plus 19,3 65,7 1,2 6,6 4,5 0,0 0,1 2,1 0,4 100


Total 16,1 50,9 2,9 10,2 14,6 0,2 0,3 4,3 0,4 100


Source : EMOP-2021, passage 1 (janvier-mars)




105 105

▲back to top

104




La proportion des femmes ayant un compte dans les
établissements financiers est faible que celle des hommes
au regard de la figure ci-dessous quel que soit le type de
compte. Moins de quatre femmes sur dix n’ont pas de
compte financier tandis que plus de sept hommes sur dix
ont un compte d’opération financière à la banque. La
tranche d’âge de 30 à 49 ans a plus de compte bancaire
que celles des autres tranches.


Proportion de la population possédant un compte dans les
établissements financiers suivants ou une carte prépayée, 2021
(%)




Source : EMOP-2021, passage 1 (janvier-mars)


0,0 20,0 40,0 60,0 80,0 100,0


Homme


Femme


15 - 24 ans


25 - 29 ans


30 - 49 ans


50 - 54 ans


55 - 59 ans


60 - 64 ans


65 ans et plus


S
e
x
e


G
ro


u
p
e


d


g
e


Carte prépayée Mobile Banking


Caisse rurale d'épargne, MF Poste


Banque classique




106 106

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105


L’analyse de la figure ci-dessous montre que les femmes
chefs de ménage propriétaires de terre avec titre sont plus
nombreuses que ceux des hommes. Cette proportion est
plus élevée en milieu urbain que rural avec plus de 25%
contre moins de 15%.


La tranche d’âge disposant plus de titre de propriété de
terre est de 15 à 24 ans suivie de 50 à 54 ans. La faible
proportion se situe au niveau de la tranche d’âge de 30 à
49 ans.


Proportion des ménages jouissant d'un titre de propriétés de leurs
terres, 2021, (%).



Source : EMOP-2021, passage 1 (janvier-mars)


0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0 30,0


Urbain


Rural


Masculin


Féminin


15 - 24 ans


25 - 29 ans


30 - 49 ans


50 - 54 ans


55 - 59 ans


60 - 64 ans


65 ans et plus


M
ili


e
u


d
e



s
id


e
n


c
e


S
e


x
e


d
u


C
M


G
ro


u
p


e
d



g


e
d


e
s
C


M




107 107

▲back to top

106


La répartition des maisons avec le bail montre disparité
entre les différents types de logement selon le sexe et l’âge
du chef de ménage en 2021.


La maison dans une concession constitue les habitations
les plus importantes avec une proportion de 42,3% suivie
de maison individuelle simple avec 22,7% et les maisons à
plusieurs logements (en bande) avec 20,3%.


En milieu de résidence, 23,6% des maisons individuelles
simples se trouve en milieu rural et 21,6% en milieu urbain.


Parmi les types de logement occupés, les femmes cheffes
de ménages sont importantes au niveau des maisons dans
une concession avec 30,7% suivie de la maison individuelle
simple avec 28,3%.


Chez les hommes, 43,4% sont chefs de ménages des
maisons dans une concession suivie de 22,2% de la
maison individuelle simple.


L’analyse par tranche d’âge montre que la plupart des chefs
de ménages habitent dans la maison dans une
concession
avec plus de 35% quelle que la tranche d’âge
exceptée celle de 15 à 24 ans qui a une proportion
d’occupation de 34,9% au niveau de maison individuelle
simple




108 108

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107




Proportion de maisons avec le bail sûr par sexe et âge de tête du ménage, 2021, (en %)


Caractéristiqu
es


Duplex/
Immeuble
individuel


Villa
(2)


Immeuble
à


apparteme
nt (3)


Maison dans
une


concession


Maison à
plusieurs
logement


s (en
bande)


Maison
individuell
e simple


Case Tente
Habitat
précaire
Baraque


Autre
(Précisez


)
Total


Milieu de résidence


Urbain 0,9 8,6 6,3 35,9 20,9 21,6 1,5 3,3 0,1 0,9 100


Rural 0,3 0,6 1,0 47,7 19,7 23,6 2,4 4,5 0,2 0,1 100


Sexe du CM


Masculin 0,6 3,9 3,3 43,4 20,6 22,2 1,7 3,6 0,2 0,4 100


Féminin 0,3 7,2 4,0 30,7 16,4 28,3 4,7 7,0 0,3 1,1 100


Groupe d'âge des CM


15 - 24 ans 0,8 2,4 5,6 23,8 15,1 34,9 1,6 13,5 2,4 0,0 100


25 - 29 ans 0,0 3,3 3,1 36,0 19,3 27,2 3,1 6,9 0,8 0,3 100


30 - 49 ans 0,4 4,2 4,3 39,7 20,0 23,7 2,1 4,6 0,2 0,7 100


50 - 54 ans 0,5 4,9 2,6 41,5 20,0 26,1 1,2 2,9 0,0 0,4 100


55 - 59 ans 0,1 4,2 2,2 45,9 20,8 20,3 2,5 3,8 0,0 0,1 100


60 - 64 ans 0,9 4,9 2,1 45,3 20,5 21,5 1,9 2,5 0,1 0,3 100


65 ans et plus 1,3 4,0 2,4 51,4 21,7 16,4 1,3 1,2 0,0 0,2 100


Total 0,5 4,2 3,4 42,3 20,3 22,7 2,0 3,9 0,2 0,5 100


Source : EMOP-2021, passage 1 (janvier-mars)




109 109

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108




Violence et crime
Les violences font partie de la remise en question des droits
humains et en particulier ceux de la femme. Les femmes et
les filles sont souvent victimes de plusieurs sortes de
violence au Mali. Plusieurs formes de violences ont été
constatées qui sont entre autres les coups et blessures, le
gavage des jeunes filles en vue d’un mariage précoce, les
viols, l’excision, le harcèlement sexuel, la répudiation, le
mariage forcé et précoce, le rapt de femme, la
discrimination dans l’héritage, la séquestration religieuse le
port forcé du tchador, l’abandon prolongé de la femme pour
de raison d’exode.


La mutilation génitale féminine


La mutilation génitale féminine ou (excision) englobe
toutes les interventions chirurgicales consistant à
enlever totalement ou partiellement les organes génitaux
externes de la femme ou à leur causer d’autres lésions
pour des raisons culturelles ou non thérapeutiques.


La violence à l’égard des femmes


« La violation des droits de l'homme la plus honteuse se
caractérise sans doute par la violence à l'égard des
femmes. Elle ne connaît pas de clivages géographiques,
culturels ou sociaux. Tant que des actes violents
continueront d'être perpétrés, nous ne pourrons


prétendre à des progrès pour atteindre l'égalité, le
développement et la paix. » Kofi Annan.






110 110

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109


Violence physique et sexuel


Les résultats du tableau suivant montrent que la violence
émotionnelle est la plus étendue. En effet, 38,4% des
femmes ont subi la violence émotionnelle dont un peu plus
de deux femmes sur cinq (41,8%) se trouvent dans la
tranche d’âge de 30-39 ans. En revanche, on constate que
près de la moitié des femmes (48,9%) ont subi une
quelconque violence qui est soit la violence émotionnelle
ou physique ou sexuelle.


Pourcentage de femmes de 15-49 ans actuellement en union
ou en rupture d’union ayant subi des violences sous
différentes formes exercées par leur mari/partenaire actuel
ou le plus récent, selon le groupe d’âge, 2018. (en % et en
nombre)


Groupe d'âge
15-19
ans


20-24
ans


25-29
ans


30-39
ans


40-49
ans


Ensemble


Violence
émotionnelle


30,2 35,7 39,9 41,8 37,5 38,4


Violence physique 24,4 36,3 35,8 41,3 36,7 36,8


Violence sexuelle 12,5 12,6 12,3 12,9 7,9 11,8


Violence physique et
sexuelle


10,4 11,8 9,1 11,4 6,4 10,0


Violence
émotionnelle,
physique et sexuelle


7,8 7,9 7,4 8,9 6,0 7,8


Violence physique ou
sexuelle


26,4 37,1 39,0 42,9 38,3 38,5


Violence
émotionnelle ou
physique ou sexuelle


37,3 48,0 49,6 53,3 46,9 48,9


Eff. Femmes 333 541 693 1094 568 3229


Source : INSTAT, EDSM-2018







111 111

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110


Les résultats montrent que 37,3% des hommes de 15-49
ans pensent qu’il est justifié de frapper ou battre sa femme.
En effet, 24,4% des hommes justifient le fait de frapper ou
de battre sa femme. En revanche, près de la moitié (45,7%)
des hommes sont d’accord avec au moins une des raisons
(brûle la nourriture, argumente avec lui, sort sans le lui dire,
néglige les enfants et refuse d’avoir des rapports sexuels
avec lui) pour justifier le fait de frapper sa femme.


Pourcentage de tous les hommes de 15-49 ans qui pensent qu’il
est justifié que, pour certaines raisons, un mari/partenaire frappe
ou batte sa femme, par raison particulière, EDSM-VI Mali 2018,
(%)



Source : INSTAT, EDSM-2018






11,1


37,3


21,5
24,4 23,2


45,7


0


5


10


15


20


25


30


35


40


45


50


Brûle la
nourriture


Argumente
avec lui


Sort sans le
lui dire


Néglige les
enfants


Refuse
d’avoir des


rapports
sexuels avec


lui


Pourcentage
d’accord


avec
au moins


une
des raisons


citées




112 112

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111




La proportion des violences chez les femmes de 15-49 ans
ayant subi des actes de violences sexuelles à un moment
quelconque est de 12,6%. Cette proportion est plus élevée
au niveau de la tranche d’âge de 25 à 29 ans avec 14,7%
suivie de la tranche d’âge de 30 à 39 ans avec 14,3%.


Au cours des 12 derniers mois, le pourcentage des femmes
de 15-49 ans ayant subi des actes de violence sexuelle est
de 7,1%. Ce pourcentage est plus élevé chez les jeunes
filles de la tranche d’âge de 20 à 24 ans avec 8,2% et de
25 à 29 ans avec 8,1%.

Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant subi des
violences sexuelles à n’importe quel moment et au cours des
12 mois selon le groupe d’âge, 2018, (en % et en nombre)


Groupe d'âge


Pourcentage ayant subi des
actes de violence sexuelle :


Effectif de femmes À un
moment


quelconque9


Au cours des
12 derniers


mois


15-19 ans 9,6 7,0 713


20-24 ans 13,6 8,2 650


25-29 ans 14,7 8,1 730


30-39 ans 14,3 8,0 1 121


40-49 ans 9,2 2,9 570


Ensemble 12,6 7,1 3 784


Source : INSTAT, EDSM-2018








9 1 Y compris les violences subies au cours des 12 derniers mois.




113 113

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112


Le tableau ci-dessous présente le nombre d’enfants par
sexe abandonnés/trouvés pris en charge par les institutions
de protection d’enfants de 2019 à 2021.


En 2019, 54,1% des enfants abandonnés/trouvés pris en
charge étaient des garçons contre 45,9% des filles.
L’analyse par régional révèle que 84,2% des filles
abandonnées/trouvées ont été prises en charge à Ségou et
71,4% des garçons abandonnés/trouvés ont été pris en
charge à Sikasso.


En 2020, 52,6% des garçons et 47,4% des filles des
enfants abandonnées/trouvées ont été pris en charge par
les institutions de protection d’enfants. Bamako enregistre
le nombre le plus élevé avec 117 garçons abandonnés pris
en charge contre 9O filles.


En 2021, le phénomène a augmenté avec 404 garçons et
136 filles abandonnés retrouvés et prise en charge par les
services sociaux. C’est dans la région de Ségou qu’on a
enregistré plus d’enfants abandonnés retrouvés soient 356
garçons et 91 filles. Ci-dessous le tableau de répartition :




114 114

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113




Enfant abandonné/trouvé pris en charge par sexe et par région de 2019 à 202, (en % et en
nombre)


Région


2019 2020 2021


Garçon Fille Garçon Fille Garçon Fille


n % n % n % n % n % n %


Kayes 2 66,7 1 33,3 2 66,7 1 33,3 2 100,0 0 0,0


Koulikoro 6 54,6 5 45,5 10 100,0 0 0,0 5 83,3 1 16,7


Sikasso 15 71,4 6 28,6 24 42,9 32 57,1 9 33,3 18 66,7


Ségou 3 15,8 16 84,2 43 44,8 53 55,2 356 79,6 91 20,4


Mopti 2 22,2 7 77,8 1 25,0 3 75,0 - - - -


Tombouctou - - - - 4 57,1 3 42,9 - - - -


Gao - - - - 0 0,0 0 0,0 - - - -


Kidal - - - - 1 100,0 0 0,0 - - - -


Taoudénit - - - - 0 0,0 0 0,0 - - - -


Ménaka - - - - 0 0,0 0 0,0 - - - -


Bamako 78 58,7 55 41,4 117 56,5 90 43,5 32 55,2 26 44,8


Ensemble Mali 106 54,1 90 45,9 202 52,6 182 47,4 404 74,8 136 25,2


Source : DNPEF_Rapports annuels_2019_2020_ Données compilées des DRPFEF




115 115

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114






Excision


Le graphique ci-dessous présente la proportion des


femmes et des filles excisées 5 ans ayant précédé les


Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) au Mali de


2001, 2006 ; 2012-2013 et 2018 par région.


Globalement, on note que malgré la pratique de l’excision


qui nuit la santé des femmes/filles, elle continue à être


pratiquée dans toutes les régions du Mali. Toutefois, on


observe une faible proportion des femmes excisées dans


les régions du Nord (Tombouctou, Gao et Kidal) quelle que


soit l’année de l’enquête.


Au Mali, on constate que la prévalence de l’excision a


baissé entre 2001 et 2018 en passant de 91,6% à 88,6%. Il


est à noter que les régions du Nord (Tombouctou, Gao et


Kidal) n’ont pas été enquêtées en 2012-2013. On constate


que cette pratique a tendance à ne pas être pratiquée dans


les régions de Gao et de Kidal où les prévalences dans ces


régions sont très faibles par rapport aux autres régions


avec respectivement 1,4% et 0,4% d’excision.





116 116

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115


Evolution de la proportion des femmes/filles excisées au Mali par
région, 2001-2018, (%)



Source : INSTAT, EDSM-2018





L’évolution de la prévalence de l’excision donne une


tendance baissière en passant de 94% en 1995-1996 à


89% en 2018. Cette prévalence a connu une évolution en


dent de scie d’où elle a baissé entre 1995-1996 et 2006


puis remonté en 2012-2013 pour descendre en 2018.








0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


2001 2006 2012/2013 2018




117 117

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116


Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui sont excisées (%)



Source : INSTAT, EDSM-2018


94
92 85 91


89


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


1995-1996 2001 2006 2012-2013 2018




118 118

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117


Pouvoir et Influence
Missions Diplomatique et Consulaire


L'examen des données montre que les femmes sont moins
représentées dans les postes des missions diplomatiques
que les hommes quelle que soit l'année. Mais on constate
que le nombre de femme a augmenté de 2017 à 2020 en
passant de 6 à 30 femmes dans les postes diplomatiques
même si l'évolution a connu une baisse sans atteindre le
plus faible niveau. Mais on constate qu’il n’y a plus de
femme au poste de consul général entre 2017 et 2020 où
le nombre de poste occupé par les femmes est passé de 2
à 0.


Evolution des effectifs dans les postes des Missions
Diplomatique et Consulaire, 2017-2020, (en nombre)


Poste
2017 2018 2019 2020


F H F H F H F H


Ambassadeur 4 36 8 34 6 34 5 36


Consul général 2 7 2 7 2 7 0 7


Chef de bureau de coopération 0 1 ND ND ND ND ND ND


Chef de mission commercial 0 1 ND ND ND ND ND ND


Chef de mission permanente 0 1 0 1 ND ND ND ND


Ministre conseiller ND ND 1 7 1 7 3 12


Vice-consul ND ND 0 7 0 7 0 8


Conseiller ND ND 22 98 22 98 22 98


Ensemble 6 46 33 154 31 153 30 161


Source : CNDIFE, Bulletin femme-enfant, 2017 à 2020






119 119

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118


Postes électifs

L'analyse des données montre que les femmes sont moins
représentées dans les sphères sélectives quelles que
soient l'année et les postes électifs. Au regard des
données, on constate que le nombre des femmes au niveau
des postes des députés a augmenté de 2016 à 2020 en
passant de 14 à 32 femmes parlementaires. Pour les autres
postes électifs, la situation reste stagnante quelle que soit
l'année.


Evolution des effectifs dans les postes électifs, 2016-2020,
(en nombre)


Poste
2016 2017 2018 2019 2020


F H F H F H F H F H


Présidence de la République 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1


Président AN (CNT) 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1


Députés 14 133 14 133 14 133 14 133 32* 89*


Conseillers Nationaux 6 69 6 69 6 69 6 69 6 69


Maires 11 631 11 631 11 631 11 631 11 631


Conseillers communaux 2 863 8 317 2 863 8 317 2 863 8 317 2 863 8 317 2 863 8 317


* CNT


Source : CNDIFE, Bulletin femme-enfant, 2016 à 2020




L'analyse des données du tableau ci-dessous montre que
les femmes sont moins nombreuses que les hommes au
parlement national quelle que soit l'année. Mais on constate
une augmentation de leur nombre en 2020 sans atteindre
la parité avec les hommes.





120 120

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119


Proportion de femmes au parlement, 2016-2020, (en % et en
nombre)


Année Femme % Homme %


2016 14 9,5 133 90,5


2017 14 9,5 133 90,5


2018 14 9,5 133 90,5


2019 14 9,5 133 90,5


2020* 32 26,5 89 73,6


* CNT


Source : CNDIFE, Bulletin femme-enfant, 2016 à 2020




Composition des institutions


Le tableau ci-dessous présente l’évolution de la
représentativité des hommes et des femmes dans les
institutions de la République du Mali de 2015 à 2020. Les
femmes sont moins représentées dans les institutions de la
république que les hommes quelle que soit l’année.


Globalement, le nombre de femmes siégeant dans ces
institutions a diminué de 75 en 2015 à 36 en 2020.
De façon particulière, aucune n’a été nommée à la tête de
la Primature de 2015 à 2020.


Au niveau de la haute Cours de Justice, on note la présence
d’une seule femme dans cette instance de la République
de 2016 à 2020 alors qu’elles étaient au nombre de 2 en
2015.




121 121

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120




Evolution des effectifs des institutions de la République du Mali, 2015-2020, (en nombre).


Poste
2015 2016 2017 2018 2019 2020


F H F H F H F H F H F H


Présidence de la République 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1


Primature 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1


Assemblée Nationale 14 133 14 133 14 133 14 133 14 133 32* 89*


Cour Constitutionnelle 3 9 ND ND 2 10 2 10 2 10 2 4


Cour Suprême 16 37 3 41 1 40 2 42 2 56 1 49


Hauts cours de justice 2 20 1 17 1 17 1 17 1 17 1 17


Haut conseil des collectivités territoriales 20 106 ND ND 20 106 19 101 18 99 ND ND


Conseil Economique Social et Culturel 20 90 ND ND 9 15 7 19 7 18 ND ND


Ensemble 75 397 18 193 47 323 45 324 44 335 36 161


* CNT


Source : CNDIFE, Bulletin femme-enfant, 2015 à 2020




122 122

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121




Gouvernance et Sphère de décision


Représentativité des femmes aux instances
nominatives


Le tableau ci-dessous montre que le taux de nomination
des femmes aux postes de responsabilité a augmenté de
2019 à 2020 passant de 16,25% à 18,85%. Il ressort qu’il y
a eu plus de nomination des femmes au mois de mai 2019
soit 24,39% et la plus faible a été au mois de février 2019
avec 5,56%. En 2020, plus de femmes ont été nommées
aux postes de responsabilité dans l’administration publique
au mois de mai et sans nomination aux mois de juin et de
juillet 2020.




Homme/Femme aux postes de responsabilités (nominatif)
dans l’administration publique en 2019 et 2020, (en % et en
nombre)


Mois
2019 2020


H F Total % F H F Total % F


Janvier 20 3 23 13,04 10 1 11 9,09


Février 34 2 36 5,56 45 13 58 22,41


Mars 105 19 124 15,32 17 5 22 22,73


Avril 22 3 25 12 26 1 27 3,7


Mai 31 10 41 24,39 2 1 3 33,33


Juin 91 12 103 11,65 19 0 19 0


Juillet 150 36 186 19,35 9 0 9 0


Août 31 5 36 13,89 24 3 27 11,11


Septembre 75 20 95 21,05 26 1 27 3,7


Octobre 30 6 36 16,67 73 18 91 19,78


Novembre 32 7 39 17,95 95 32 127 25,2


Décembre 44 6 50 12 149 40 189 21,16


Ensemble Mali 665 129 794 16,25 495 115 610 18,85


Source : CNDIFE Rapport de dépouillement du Journal Officiel du Mali


2019 et 2020




123 123

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122



Dans le domaine de la diplomatie, dans l’ensemble on note
17,6% des femmes dans les missions diplomatiques et
consulaires en 2018. Elles sont beaucoup plus nombreuses
au poste de consul avec 22,2% et 0 au niveau de vice-
consul et de délégation permanente.


Effectif des responsables dans les MDC, Bureau de
Coopération et Missions commerciales par sexe en 2018, (en
% et en nombre)


Titre Homme Femme %Femme Total


Ambassadeur 34 8 19 42


Consul 7 2 22,2 9


Conseiller 98 22 18,3 120


Ministre conseiller 7 1 12,5 8


Vice-consul 7 0 0 7


Délégation Permanente 1 0 0 1


Ensemble Mali 154 33 17,6 187


Source : CPS/SCI_Annuaire statistique 2018


Le tableau ci-dessous présente la répartition du personnel
par sexe selon le statut dans les missions diplomatiques et
consulaires en 2019 et 2020.


En plus des fonctionnaires, on retrouve les contractuels


dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali. On


constate que le nombre de femmes dans les missions


diplomatiques a diminué d’un point en passant de 68 en


2019 à 67 en 2020.


Au niveau des Délégations permanentes, aucune femme
n’a été représentante résidente du Mali dans ces instances
internationales en 2019 et en 2020.





124 124

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123


Répartition par sexe et par catégorie du personnel dans les
Missions Diplomatiques et Consulaires du Mali en 2019 et
2020 (en nombre)


ZONE
Eff prévu


Situation des agents par sexe et par
statut dans les MDC


2019 2020
2019 2020 2019 2020


H F H F Contractuels


Afrique 450 450 110 29 112 33 327 321


Amériques 108 108 21 5 21 6 55 54


Europe 199 199 45 11 43 12 107 99


Asie - Océanie 143 143 29 4 30 4 88 81


Consulats 241 241 34 11 37 12 127 125


Délégation
permanente


14 14 3 0 3 0 13 14


TOTAL 1 155 1 155 243 68 246 67 710 694


Source : Annuaire Statistique CPS/SCI 2020







125 125

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124


Communication
Le graphique ci-dessous présente la répartition de
téléphone mobile selon le sexe du chef de ménage de 2006
à 2021.


En 2006, plus de femmes chef de ménage disposaient le
téléphone mobile que les hommes chef de ménage. On
constate que la tendance s’est renversée où les hommes
chef de ménage sont plus nombreux que les femmes chef
de ménage de 2009 à 2021 malgré la baisse du taux de
possession de téléphone mobile de 2018 à 2021.


Evolution de la possession du téléphone mobile (%) par les
ménages maliens selon le sexe du Chef de ménage de 2006-2021



Source : ELIM 2006, EMOP 2009, 2011, 2014, 2015, 2016, 2017, 2019, et
2021


0


10


20


30


40


50


60


70


80


90


100


2006 2009 2011 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Homme Femme




126 126

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125


Le graphique ci-dessous montre que les femmes chef de
ménage possèdent la télévision plus que les hommes chef
de ménage quelle que soit l’année excepté en 2009 où le
taux de possession de télévision est plus élevé chez les
hommes chef de ménage que celle des femmes chef de
ménage.


Evolution de la possession de télévision (%) par les ménages
maliens selon le sexe du Chef de ménage de 2001-2021



Source : ELIM 2006, EMOP 2009, 2011, 2014, 2015, 2016, 2017, 2019, et
2021.




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0


2
0


2
0


2
1


Homme Femme




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126


Bibliographie


ANNUAIRE STATISTIQUE (2020), du secteur industrie,
Commerce, artisanat, emploi et promotion de L’investissement
Privé,


ANNUAIRE STATISTIQUE (2021), la Promotion du Genre dans
les Fonctions Nominatives et Electives au Mali,


Cellule de planification et de statistique de l’éducation (2018),
Suivi des indicateurs du système Educatif de 2013-2014 à 2017
2018,
Cellule de planification et de statistique de l’éducation (2021),
Suivi des indicateurs du système Educatif de 2016-2017 à 2020
2021,
CNDIFE (2015), La femme et l’enfant en chiffre au Mali, 2014


CNDIFE (2016), La femme et l’enfant en chiffre au Mali, 2015


CNDIFE (2017), La femme et l’enfant en chiffre au Mali, 2016


CNDIFE (2018), La femme et l’enfant en chiffre au Mali, 2018


CNDIFE (2019), La femme et l’enfant en chiffre au Mali, 2019


CNDIFE (2020), La femme et l’enfant en chiffre au Mali, 2020


CNDIFE (2014), la représentation des hommes et des femmes
dans les instances nominatives de l’administration Publique


CNDIFE (2015), la représentation des hommes et des femmes
dans les instances nominatives de l’administration Publique


Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (2020),
Guide technique national du programme élargi de vaccination et
de la surveillance des maladies cibles du PEV au Mali,


EDSM (1995 à 2006), analyses approfondies sur la Pratique
contraceptive et importance des besoins non satisfaits en matière
de planification familiale au Mali,




128 128

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127


INSTAT (2022), Résultats sommaires du RGPH-2022 ;


INSTAT (2011), Résultats définitifs du RGPH-2009 : Tome1 : série
démographique,


INSTAT-RGPH (1976), Résultats définitifs volume 2_série
économique


INSTAT- RGPH (1998) - Perspective de la population résidente


INSTAT-RGPH (1987) Principaux résultats d’analyse


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Etat et structure de la population


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Natalité et fécondité


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Mortalité


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Scolarisation, instruction et alphabétisation au Mali


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Activité économique de la population


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Situation socio-économique des enfants et des jeûnes


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Situation socio-économique des femmes


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Migration


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Situation socio-économique des personnes âgées et
handicapées


INSTAT-RGPH (2009), Analyse des résultats définitifs RGPH-
2009, Etat matrimonial et Nuptialité




129 129

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128


INSTAT-RGPH (2022), Résultats provisoires


INSTAT (2)17), Le Mali en chiffres, 2011-2015


INSTAT-EDS (1995/1996), Enquête Démographique et de Santé


INSTAT-EDS (2001), Enquête Démographique et de Santé


INSTAT-EDS (2006), Enquête Démographique et de Santé


INSTAT-EDS (2012), Enquête Démographique et de Santé


INSTAT-EDS (2018), Enquête Démographique et de Santé


INSTAT-EMOP (2016), rapport d’analyse premier passage


INSTAT-EMOP (2016), rapport d’analyse deuxième passage


INSTAT-EMOP (2016), rapport d’analyse troisième passage


INSTAT-EMOP (2016), rapport d’analyse passage 1-4


INSTAT-EMOP (2017), rapport d’analyse premier passage


INSTAT-EMOP (2017), rapport d’analyse deuxième passage


INSTAT-EMOP (2017), rapport d’analyse troisième passage


INSTAT-EMOP (2017), rapport d’analyse passage 1-4


INSTAT-EMOP (2018), rapport d’analyse premier passage


INSTAT-EMOP (2018), rapport d’analyse deuxième passage


INSTAT-EMOP (2018), rapport d’analyse troisième passage


INSTAT-EMOP (2018), rapport d’analyse passage 1-4


INSTAT-EMOP (2019), rapport d’analyse premier passage


INSTAT-EMOP (2019), rapport d’analyse deuxième passage


INSTAT-EMOP (2019), rapport d’analyse troisième passage


INSTAT-EMOP (2019), rapport d’analyse passage 1-4




130 130

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129


INSTAT-EMOP (2020), rapport d’analyse premier passage


INSTAT-EMOP (2020), rapport d’analyse deuxième passage


INSTAT-EMOP (2020), rapport d’analyse troisième passage


INSTAT-EMOP (2020), rapport d’analyse passage 1-4


INSTAT-EMOP (2021), rapport d’analyse premier passage


INSTAT-EMOP (2021), rapport d’analyse deuxième passage


INSTAT-EMOP (2021), rapport d’analyse troisième passage


INSTAT-EMOP (2021), rapport d’analyse passage 1-4


INSTAT-SMART (2014), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective, Mali 2014


INSTAT-SMART (2015), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective, Mali 2015


INSTAT-SMART (2016), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective, Mali 2016


INSTAT-SMART (2017), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective couplé à l’EMOP, Mali 2017


INSTAT-SMART (2018), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective, Mali 2018


INSTAT-SMART (2019), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective, Mali 2019


INSTAT-SMART (2020), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective, Mali 2020


INSTAT-SMART (2021), Enquête Nutritionnelle et de Mortalité
Rétrospective, Mali 2021


INSTAT-MICS (2016), Enquête par grappes à indicateurs multiples
(MICS, 2015)


Programme décennal de développement de L’éducation et de la




131 131

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130


Formation Professionnelle deuxième génération PRODEC 2


(2019-2028), Ministère de l’éducation nationale,


Programme de développement socio Sanitaire PRODESS IV-


2020-2023 (2021), cellule de planification et de statistique secteur


Santé développement social et promotion de la Famille,


ONEF (2017), Enquête National sur l’emplois auprès des ménages
(ENEM 2016), rapport principal


ONEF (2015), Rapport d’analyse situationnelle annuelle sur le
marché du travail, 2014


ONEF (2017), Rapport d’analyse situationnelle annuelle sur le
marché du travail, 2016


ONEF (2020), Rapport d’analyse situationnelle annuelle sur le
marché du travail, 2016







132 132

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131


Femmes et Hommes au Mali


Faits et chiffres en 2024


La loi N° 2015-052 adoptée par l’Assemblée Nationale le 18
décembre 2015 marque la volonté du Mali de renforcer la présence
des femmes dans les sphères de décision. Dans son article
premier, stipule « A l’occasion des nominations dans les
Institutions de la République ou dans les différentes catégories de
services publics au Mali, par décret, arrêté ou décision, la
proportion de personnes de l’un ou de l’autre sexe ne doit pas être
inférieure à 30 % ».


Les analyses statistiques constituent un outil essentiel pour
mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces
engagements visant à assurer l’égalité entre femmes et hommes.


Le présent document « Femmes et Hommes au Mali, faits et
chiffres en 2024
» est la deuxième d’une série de publications qui
contient des tableaux et des figures faciles à lire, avec des données
récentes sur les femmes et les hommes dans un large domaine de
la vie socioéconomique, éducative, l’accès aux soins de santé,
violence et crime , gouvernance et sphère de décision,
communication, etc.

Les données de ces études proviennent des recensements, des
enquêtes nationales, ainsi que des informations administratives.


INSTAT BP 12, Avenue du Mali, Hamdallaye ACI 2000


Tel : +223 20 22 24 55 / 20 22 71 45


CNPE : +223 20 23 54 82


Email : direction@instat.gouv.ml


Website : www.instat-mali.org





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