RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019 1 20ème REVUE...

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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20ème REVUE


SECTORIELLE


DE LA JUSTICE
Année budgétaire 2019




MINISTERE DE LA JUSTICE REPUBLIQUE DU MALI


ET DES DROITS DE L’HOMME UN PEUPLE- UN BUT – UNE FOI


------------------ ----------------
SECRETARIAT GENERAL


---------------------
CELLULE DE PLANIFICATION


ET DE STATISTIQUE


DU SECTEUR JUSTICE


-----------------






RAPPORT
























































Juin 2020





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Tables des matières


1 Sigles et abréviations ................................................................................................. 3


2 Introduction 4


3 Contexte et justification ............................................................................................. 4


3.1 Objectif : ............................................................................................................................................... 4
3.2 Méthodologie : ..................................................................................................................................... 4
3.3 Résultats attendus : ............................................................................................................................. 5


4 Analyse rétrospective : ............................................................................................... 5


4.1 Rappel des politiques et stratégies : .................................................................................................. 5
5 État d’exécution des politiques : ................................................................................. 7


5.1 Exécution physique : ........................................................................................................................... 7
5.2 Exécution financière des projets : .................................................................................................... 35
Les projets sur financement des PTF et leur zone d’intervention :................................................. 35


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6 Les indicateurs sectoriels.......................................................................................... 42


6.1 Les indicateurs inscrits dans le CREED : ........................................................................................ 42
6.2 Les indicateurs du secteur de la justice par programme de 2017 à 2019 :................................... 43


7 Description du cadre partenarial : ............................................................................ 46


8 Difficultés/problèmes rencontres durant l’année 2019 et mesures/solutions


proposées : 48


9 Contraintes et difficultés : ........................................................................................ 51


10 Recommandations : ................................................................................................. 51


11 Perspectives pour les prochaines années : ................................................................ 52























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1 Sigles et abréviations



APES Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée


CENTIF Cellule Nationale de Traitement des informations Financières


CEDEAO Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest


CNDH Commission nationale des droits de l’homme


CPS Cellule de Planification et de Statistique


CREDD Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable


DEME-SO « Maison de l’aide » en bambara


DESC Droits économiques, sociaux et culturels


DFM Direction des Finances et du Matériel


DNAJ Direction nationale de l’administration de la justice


DNAPES Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée


DNPD Direction Nationale de la Planification du Développement


EPU Examen Périodique Universel
OIDD/IDLO International Development Law Organization / Organisation Internationale de Droit du


Développement


INFJ Institut national de formation judiciaire


JPCE Justice de Paix à Compétence Etendue


JUPREC Justice, Prévention et Réconciliation pour les Femmes, les Mineurs et Autres


Personnes Affectées par la Crise


MA Maison d’Arrêt


MCA Maison Centrale d’Arrêt


MEF Ministère de l’Economie et des Finances


MJ Ministère de la Justice


MJDH Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme


MINUSMA Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au


Mali


ODD Objectifs de Développement


OSC Organisation de la Société Civile


ORTM Office des Radios et Télévisions du Mali


PAJM Programme d’Appui au Secteur de la Justice au Mali


P/P Projets /Programmes


PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement


PO-PRODEJ Plan opérationnel du Programme décennal de développement de la justice


PTF Partenaire technique et financier


PU-RSJ-


MOA


Programme d’Urgence pour le Renforcement du Système Judicaire et de mise en


œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au mali issu du processus d’Alger.


PNDH Politique Nationale des Droits de l’Homme


RDDH Réseau des défenseurs des Droits de l’Homme


TIEN SIRA « Chemin de la vérité » en bambara


TGI Tribunal de Grande Instance


TI Tribunal d’Instance


UE Union européenne











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2 Introduction


Conformément à la lettre circulaire n°00676/MEF-SG du 17 février 2020 pour l’optimisation


du système de suivi/évaluation des projets/programmes, des budgets-programmes et des


politiques publiques, la présente revue du secteur de la justice s’inscrit dans le cadre de la


mise en œuvre du Calendrier Harmonisé des Revues. Elle est organisée par les ministères


sectoriels sur la base des rapports d’évaluation validés des projets/programmes et du budget-


programmes.


Elle est donc fortement liée à la qualité des extrants des ateliers de validation des données


relatives aux projets/programmes et aux budgets-programmes. Lesdits extrants sont eux-


mêmes liés à l’efficacité du système de collecte et de traitement.


3 Contexte et justification
Les difficultés liées à la multiplication de revues non coordonnées, ont amené le


Gouvernement et ses partenaires à mettre en place de nouvelles modalités pratiques


d’organisation de cet exercice à travers la mise en place d’un « Calendrier Harmonisé des


Revues ». C’est ainsi qu’il est organisé chaque année au niveau des départements ministériels


une revue sectorielle.


Selon le planning d’exécution dudit calendrier, la revue sectorielle doit se tenir au plus tard le


20 avril 2019.


La période sous revue s’étend du 1er janvier au 31 décembre de l’année 2019.


Les résultats de la revue en occurrence alimenteront la revue du Cadre Stratégique pour la


Relance Economique et le Développement Durable (CREDD) 2019-2023.




L’exercice consiste à :


- collecter les informations relatives à la situation d’exécution physique et financière des
projets/programmes d’investissement public du Ministère de la Justice et des Droits de


l’Homme au 31 décembre 2019 ;


- faire une analyse critique et proposer des solutions d’amélioration de la performance
desdits projets/programmes à accroître leur impact sur les bénéficiaires ;


- identifier les principales contraintes qui entravent leur mise en œuvre ;
- faire valider les résultats obtenus par les responsables des programmes concernés.


Il porte sur les projets/programmes d’investissement public inscrits au Programme Triennal


d’Investissement (PTI) 2019-2021, complétés par ceux actuellement en exécution et/ou en


préparation.


3.1 Objectif :


Faire la situation du suivi et de l’exécution des politiques de développement du secteur au 31


décembre 2019 et d’en étudier les perspectives.


3.2 Méthodologie :


La méthodologie consiste à faire :


l’analyse rétrospective des questions relatives :
- à la mise en œuvre des politiques, stratégies, actions prévues ;
- à l’utilisation des ressources financières et humaines disponibles ;
- à l’atteinte des objectifs ;
- aux problèmes et contraintes.




les perspectives pour les trois prochaines années sur les questions relatives aux :




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- changements à apporter aux politiques, stratégies et actions pour une amélioration
des résultats ;


- moyens nécessaires à mettre à disposition ;
- solutions à apporter aux problèmes systémiques et transversaux.


Pour ce faire, les différents acteurs concernés, à savoir l’Etat et ses démembrements ainsi que


les organisations professionnelles concernées, la société civile et les partenaires techniques et


financiers doivent être impliqués.


3.3 Résultats attendus :


Les résultats attendus sont :


- une évaluation de la performance du secteur est réalisée au titre de l’exercice 2019(rapport
réalisations/prévisions) ;


- un état d’avancement du passage à l’approche sectorielle en vue de rendre le secteur plus
performant est fait ;


- la programmation pour la période 2019 à 2021 est établie.


4 Analyse rétrospective :
4.1 Rappel des politiques et stratégies :
La Justice occupe une place de choix dans le processus de refondation de l’Etat. De


l’indépendance à nos jours, les initiatives de réforme ont été entreprises avec plus ou moins de


succès et des fortunes diverses. Le Programme Décennal de Développement de la Justice


(PRODEJ) et son plan opérationnel, la Charte des Valeurs de la justice et le Pacte pour le


Renouveau de la Justice participent de l’engagement des pouvoirs publics à œuvrer pour la


réhabilitation et la restauration de la crédibilité du service public de la justice.




Cependant, force est de constater que si ces différentes initiatives de réforme du système


judiciaire ont, peu ou prou, contribué à l’améliorer, elles n’ont pas résolu les problèmes


fondamentaux de la justice, laissant ainsi entière la récurrente et lancinante problématique de


la saine distribution de la justice. Cette problématique prend un relief et une acuité particulière


dans le contexte de la crise socio-sécuritaire que le Mali traverse et dont elle est un


déterminant essentiel. En effet, la Justice représente un enjeu stratégique dans la résolution de


la crise multidimensionnelle que notre pays a connue. Elle est un instrument d'intermédiation


des rapports sociaux et un gage certain d’une paix sociale.




L’amélioration de la qualité du service public de la Justice demeure une préoccupation


majeure des plus hautes autorités. Cela s’est traduit dans les orientations politiques du


Président de la République et dans les différentes Déclarations de Politique Générale des


Premiers Ministres.




Le Programme d’Urgence pour le Renforcement du Système Judiciaire et de Mise en Œuvre


de l’Accord pour la paix et la réconciliation (PU-RSJ-MOA) constitue la synthèse des


activités pertinentes dégagées à partir des points de solidité et de fragilité issus du document


de projet de réforme de la justice et de l’administration pénitentiaire ainsi que des aspects qui


appellent le changement et l’innovation. Il prend également en charge les prescriptions de


l’article 46 de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et


les exigences de retour de l’Administration judiciaire et pénitentiaire dans le nord du Mali.




Le PU-RSJ-MOA est un outil programmatique de mise à niveau de l’appareil judiciaire,


articulé autour de trois (3) composantes en vue de l’émergence d'une justice crédible,




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performante et responsable au service de la paix sociale et du développement socio-


économique.


Il s’agit, à travers ce programme, de donner les moyens et l’opportunité au secteur de la


justice d’aller vers un changement fondamental, d’être à la hauteur des attentes des


populations sur la base d’une confiance renouvelée à la suite d’un changement de culture de


travail et de management.


Le PU-RSJ-MOA s’articule autour des composantes suivantes déclinées en résultats cibles -


indicateurs – extrants – structures responsables – structures associées:


- composante I : Consolidation du pouvoir judiciaire et de l'Etat de droit ;
- composante II : Protection des Droits de l’homme et promotion de la lutte contre


l'impunité, la corruption et la délinquance financière ;


- composante III : Communication sur le programme d’urgence pour le renforcement du
système judiciaire et de mise en œuvre de l'accord pour la paix et la réconciliation.


Pour chaque composante, les résultats à atteindre pour l’horizon 2018 ont été clairement


définis.


Composante I : Consolidation du pouvoir judiciaire et de l'Etat de droit :


L’objectif est d’accroître et d’améliorer l’accessibilité des citoyens à la Justice et de renforcer


la qualité et l’efficacité des prestations des administrations et organes judiciaires. Il s’agit de


rapprocher la justice des justiciables au plan géographique, économique et intellectuel, de


redéployer rapidement la Justice dans les zones affectées par la crise et de généraliser


l’assistance judiciaire, juridique et l’information sur l’ensemble du pays conformément à


l’Accord.


Composante II : Protection des Droits de l’Homme et Promotion de la Lutte contre


l'Impunité, la Corruption et la Délinquance Financière.


L’objectif est de créer un cadre propice à l'amélioration de la situation des droits de l’Homme,


de mettre fin à l’impunité et de lutter contre la corruption et la délinquance financière.


- En matière d’impunité et des droits humains, il s’agit, entre autres :
• de créer une commission d'enquête internationale conformément à l’Accord d’Alger ;


• de réaffirmer le caractère imprescriptible des crimes de guerre et crimes contre
l'humanité, la non amnistie pour les auteurs desdits crimes y compris les violations sur


les femmes, les filles et les enfants liés au conflit ;


• de rendre effective et fonctionnelle la justice transitionnelle ;


• de mettre en place une politique nationale pour le respect effectif des droits humains et
son plan d’actions ;


• d’améliorer les conditions de vie en milieu carcéral.
- En matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière, il s’agit, entre


autres, de renforcer la lutte contre la corruption et de la délinquance financière, à travers


la mise en place et l’opérationnalisation des structures et mécanismes, y compris celui


prévu par l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (commission de lutte contre la


corruption et la délinquance financière).


Composante III : Communication sur la justice et le PU- RSJ-MOA


- L’objectif est de développer des outils informationnels adéquats pour :
• donner une meilleure visibilité et connaissance de la Justice en vue de soutenir les


actions à forts impacts identifiés et de créer les conditions nécessaires pour susciter la


confiance des citoyens en la Justice ;


• faire connaître, comprendre et renforcer le soutien populaire à la mise en œuvre de
l’Accord pour la paix et la réconciliation, particulièrement dans sa dimension justice et


droits humains.


L’incidence financière du Programme d’Urgence pour le Renforcement du Système Judiciaire




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et la mise en œuvre de l’Accord d’Alger s’élève à cinquante-neuf milliards neuf cent soixante


millions de FCFA (59 960.000.000 FCFA).


Prévu pour trois (3) ans 2015-2018, il a été prolongé et doté en 2019, le Programme


d’Urgence est la résultante d’un processus inclusif, participatif et itératif. Il est décliné en plan


opérationnel triennal dont la mise en œuvre doit faire l’objet d’une évaluation réalisée par une


expertise externe. Cette évaluation fera l’objet d’une communication écrite soumise au


Conseil des ministres.


Ce programme a été remplacé par la loi n°2019-072 du 24 décembre 2019 portant loi


d’Orientation et de Programmation de la Justice (LOPJ 2020-2024) pour le développement du


Service public de la justice dont les crédits budgétaires sont évalués à cent quatre-vingt-dix


milliards quatre cent vingt millions (190 420 000 000) de francs CFA. La finalité de cette loi


est de bâtir aux termes des 5 prochaines années, un service public de justice accessible,


efficace et performant de nature à restaurer la confiance des citoyens et des justiciables.




5 État d’exécution des politiques :
5.1 Exécution physique :


➢ Consolidation du pouvoir judiciaire et de l’Etat de droit
5.1.1 Accès à la justice :


L’état des lieux des CA, TGI et des 35 JPCE, mené par la DNAJ avec le concours de


USAID/MJP et du PAJM a permis de déterminer une feuille de route pour la


fonctionnalisation sur 5 ans de l'ensemble de la nouvelle organisation judiciaire, à laquelle


seront adossées les politiques d'infrastructure, d'équipement et de recrutement / réaffectation


des personnels judiciaires. La mise en œuvre de cette feuille de route est en cours.




1. Le MJDH dans le cadre de l’accès à la justice a procédé à l’opérationnalisation de
juridictions administratives ci-après :


- Le tribunal administratif de Gao est opérationnel ;
- La Cour Administrative d’Appel de Bamako est en cours d’opérationnalisation, les


travaux de construction du bâtiment devant abriter la Cour sont avancés ;


- La révision de la carte judiciaire pour améliorer l’accès à la justice, notamment par la
création de nouvelles Cours d’Appel (en réformant les cours existantes) ainsi que de


nouveaux tribunaux de commerce, tribunaux administratifs et tribunaux de travail dans


les principales capitales régionales est effective ;


- Les études de faisabilité ont été réalisées pour la mise en place d’un système
d’information, permettant la traçabilité, le suivi des procédures (suivi informatisé et


continu des différentes étapes de la procédure jusqu’à la mise en ligne de la décision


finale) et l’accessibilité à tous les intervenants de la justice (Magistrats, avocats) ;


- Une circulaire a été envoyée aux juridictions pour rappel de la réduction à un mois
maximum le délai de mise en délibéré prévu par la loi ;


- Une circulaire a été envoyée aux juridictions pour rappel sur la motivation des décisions
de justice et réduction à un mois maximum après le jugement, le délai pour que la


décision soit disponible, ce délai est déjà prévu par la loi.




2. L’USAID/MJP, Mali Justice Project, actuellement chef de file des partenaires
intervenant dans le secteur de la Justice a :


- Facilité la préparation et la validation de l’avant-projet de loi portant rôles et statut des
Cadis et autorités traditionnelles dans la distribution de la justice (Le texte est




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actuellement devant le ministère de la justice qui devrait incessamment entamer le


processus législatif).


- Formé et subventionné 10 organisations de la société civile (OSC) afin d’offrir des
services d’assistance juridique, de représentation judiciaire, d’éducation au droit, de


médiation des conflits et de référencement des justiciables vers les structures


spécialisées dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Gao, Tombouctou,


Taoudénit et Kidal. (Près de 200 000 personnes ont été touchées par les activités de


subvention du MJP. Près de 3,000 cas ont été traités par les parajuristes).


- Formé et subventionné un consortium de 9 OSC pour offrir des services d’assistance
holistique (juridique, psychologique, médicale et économique) aux femmes victimes


de violences au sein des Maisons de la Femme de Bamako (le projet prend fin en Juin


2020. Plus de 200 femmes ont bénéficié d’un accompagnement juridique,


psychologique, médical et économique).


- Exécuté un programme de sensibilisation radiodiffusé sur l’accès au droit et à la
justice avec la Direction nationale de l’administration de la justice (DNAJ) et les


magistrats dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Gao, Tombouctou et le


district de Bamako. (Nous estimons à plus de 70 000 le nombre d’auditeurs touchés


par ces diffusions).


- Formé les formateurs des Avocats du Barreau malien sur la traite des personnes et le
trafic illicite des migrants (23 avocats ont été formés et sont prêts à former leurs


confrères).


- Assisté et apporté au Barreau du Mali dans le développement d’un plan d’action pour
la lutte contre la traite des personnes (le plan d’action a été développé et doit à présent


être validé par la nouvelle administration du Barreau).


- Organisé une conférence sur la réforme de l’aide légale au Mali en partenariat avec le
Barreau malien : adoption d’une Déclaration pour la réforme de l’aide légale au Mali


(La conférence a été organisée avec succès. La Déclaration a été validée par le Barreau


et doit à présent être présentée au ministre de la justice).




3. MINUSMA, dans le cadre de son programme d’accès à la justice et promotion de la
complémentarité constructive entre justice traditionnelle et justice formelle mené des


activités - y compris des ateliers - en appui au Ministère de la justice afin de soutenir le


processus législatif en cours pour l’adoption d’une loi sur le statut et le rôle des autorités


traditionnelles dans la distribution de la justice ; des ateliers qui tendent à faciliter la


coordination et la concertation des acteurs concernés, à l’information et la sensibilisation


sur les avant=projets et projets de loi, puis sur la loi. La Mission a aussi appuyé l’ONG


WILDAF (Women in law and Development in Africa) afin de mener en 2019 des


campagnes de sensibilisation sur la justice dans la région de Tombouctou visant à


informer les justiciables sur les institutions et procédures judiciaires, et rapprocher la


justice des justiciables par le biais de journées portes ouvertes, émissions radio et


conférences débats. Par ailleurs, la MINUSMA a mené deux missions en février et mars


2019 dans le cadre du projet pilote conjoint de la MINUSMA « Justice et


Réconciliation » à Koro, région de Mopti.




4. Le Programme d’Appui au secteur de la Justice (PAJM/UE) a réalisé plusieurs
activités parmi lesquelles on peut citer :


- la formation des magistrats, huissiers, greffiers et secrétaires de greffe et parquet
sur diverses thématiques ;




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- la dotation du Ministère de la Justice de 11 véhicules, d’équipements
informatiques avec la mise en place d’un système de visio-conférence à l’Institut


national de formation judiciaire (INFJ) suivie de l’expérimentation, avec l’ENM


française d’un cycle de télé-enseignement qui constitue une première en Afrique ;


- la modernisation de l’encadrement juridique du secteur judiciaire à travers
l’élaboration de projet de relecture de certains textes dont la politique pénitentiaire


qui a été adoptée et dont la mise en œuvre sera l’axe majeur du PAJM 2, dont la


convention de financement a été signée septembre 2019 pour un début du projet


en 2020.


- la construction de 9 juridictions (TGI : Ségou, Sikasso et Koutiala ; TI : Tominian,
Bla, Kignan, Yorosso, Bafoulabé et Nioro) et réhabilitation de 2 centres de


détention (MCA et Bolé Mineur).




5. Association DEME-SO a réalisé :
-
Equipement de 7 vestibules de droit à Kenioroba dans la région de Koulikoro,


Yangasso dans la région de Ségou, Kona dans la région de Mopti, Toya et N’Bouna


dans la région de Tombouctou, Ouatagouna et Temera dans la région de Gao ;


- Equipement de 28 Bureaux d’Assistance Juridique et Judiciaire dans les juridictions
de Baroueli, Markala, Niono, Macina, Bla, San, Kemparana, Tominian, Mopti,


Sévaré, Bandiagara, Bankass, Douentza, Koro, Tenenkou, Djenné, Youwarou,


Niafounké, Diré, Gourma-Rharous, Goundam, Tombouctou, Gao, Bourem,


Ansongo, Ménaka et le Tribunal de Grande Instance de la commune III du District


de Bamako.


- Recrutement, formation et équipement de 80 parajuristes dans 39 communes des
régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao et du


District de Bamako ;


- Interventions de 696 parajuristes actifs en 2019 dans 348 communes de Kayes,
Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao et du District de Bamako ;


- Formation et équipement de 28 juristes pour l’animation des bureaux d’assistance
juridique et judiciaire ;


- Formation et équipement de 6 animateurs de vestibules de droit


6. ONU FEMMES dans le cadre du projet « Appui aux initiatives transfrontalières de
dialogue communautaire et avec les acteurs du secteur de la sécurité et de la justice


pour la consolidation de la paix au Mali et au Niger » :


- Deux (02) ateliers de formation ont été organisés (à Ansongo et Menaka) sur les
rôles, mandats des acteurs de la chaine pénale, des Forces de Défense et de


Sécurité ainsi que les voies de recours, signalement et référencement et le


plaidoyer pour les organisations de la société civile et les organisations de


femmes. Ces ateliers ont permis à 76 personnels dont 14 acteurs de la chaine


pénale à Ansongo (8) et à Menaka (6) d’échanger et d’améliorer leur


compréhension et leurs connaissances mutuelles sur les mandats des uns et des


autres acteurs concernés en lien avec le renforcement de la connaissance et du


respect des droits humains.




7. Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Le MJDH a par ailleurs,
poursuivi le programme de réhabilitation et/ou construction des infrastructures


judiciaires, sur budget national entre autres :


- Les études architecturales de la construction et de l’équipement du Tribunal




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d’Instance de Toukoto et de la construction du siège de la CPS et de la Cour


d’Appel Administrative à Bamako ont été réalisées et les travaux sont en cours ;


- Le Projet de Construction de la nouvelle Maison d’Arrêt de Bamako (N°RNP2
:762) à Kénioroba dans le cercle de Kangaba, région de Koulikoro dont l’objectif :


d’améliorer les conditions de détention de la population carcérale les travaux du


marché initial sont exécutés à hauteur de 85%. L’avenant n° 1 pour la réalisation


des travaux supplémentaires au marché initial d’un montant de 2 652 020 466 a


atteint un taux d’exécution de 20% (l’aménagement de la voie d’accès,


renforcement du réseau d’alimentation en eau potable y compris château et


forages, aménagement de la cours…). Aujourd’hui pour désengorger la MCA de


Bamako, le département a déjà transféré une partie de l’effectif des détenus de


cette structure qui accueille le plus grand nombre des détenus du pays ;


- Les travaux de Construction, équipement et réhabilitation des infrastructures
(travaux de construction d’un amphithéâtre de 600 places, d’une bibliothèque et


d’une cantine) de l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ) Me Demba


DIALLO ont atteint un taux de réalisation de 64% :


o La bibliothèque et la cafétéria sont entièrement construites et sont en attente
de finition et attendent les commodités ;


o Les travaux de construction et d’équipement de l’amphithéâtre sont en phase
de finition ;


o Les travaux de réalisation de la cité d’hébergement ont déjà démarré.


5.1.2 Efficience, indépendance, carrière et formation des magistrats :


1. Le 19 juillet 2019 un communiqué du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme,
Garde des Sceaux a lancé le concours de recrutement de 14 aspirants notaires dont


l’organisation a été assuré par la DNAJ en collaboration avec l’Ordre des Notaires.


A la fin du processus de recrutement, 14 aspirants notaires ont été recrutés dont un (01)


sur titre, trois (03) suite à un test et les dix (10) restants sur concours.


La DNAJ a commencé le processus de recrutement de 150 agents du cadre de la


surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée avec le communiqué


du Garde des Sceaux en date du 25 octobre 2019. La DNAJ a reçu 679 candidatures, ce


concours comportait les visites corporelles, les épreuves sportives et épreuves écrites ainsi


que les visites médicales. A ce jour 150 candidats ont été déclarés admissibles et une liste


de 24 candidats retenus par ordre de mérite est établie pour y recourir en cas d’inaptitude


médicale de candidats déclarés admissibles.


La DNAJ a par ailleurs commencé le processus du concours de recrutement des auditeurs


avec la signature de l’arrêté fixant les modalités d’organisation dudit concours.





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2. La DNAJ en collaboration avec l’USAID/MJP a mené plusieurs activités notamment :
- Du 04 au 08/02/2019 un atelier de formation des Responsables des Programmes, des


Chefs de Juridictions et parquets, des greffiers en Chef à la préparation du budget-


programme et au plan annuel de performance ainsi qu’à la gestion budgétaire et


comptable. (à Bamako) ;


- Du 11 au 15/02/2019 atelier de formation des Responsables de Programmes, des Chefs de
Juridictions et Parquets, des Greffiers en Chef du ressort de la Cour d’Appel de Mopti à la


préparation du budget-programme et au plan annuel de performance ainsi qu’à la gestion


budgétaire et comptable. (à Mopti).


- Du 17 au 20/06/2019 un atelier de formation de 40 responsables gestionnaires sur
l'élaboration du rapport annuel de performance RAP (à INFJ) ;


- Du 07 au 08/08/2019 un séminaire sur la déontologie et l'éthique destiné aux magistrats (à
INFJ) ;


- Le 02/09/2019 la Conférence des chefs de juridictions et de parquets sur la mise en œuvre
du principe de collégialité au niveau des tribunaux de grande instance. (à INFJ) ;


- Le 03/09/2019 la Conférence des chefs de parquet sur le thème « Le Ministère public face
au défi du délitement et de l’effondrement de l’autorité publique : Perspectives et


responsabilités » (à INFJ) ;


- Du 04 au 08/03/2019 un atelier de formation des Responsables des Programmes, des
Chefs de Juridictions et parquets, des greffiers en Chef à la préparation du budget-


programme et au plan annuel de performance ainsi qu’à la gestion budgétaire et


comptable. (à Kayes) ;


- Du 11 au 15/03/2019 un atelier de formation des Responsables des Programmes, des
Chefs de Juridictions et parquets, des greffiers en Chef à la préparation du budget-


comptable. (à Ségou) ;


- Du 27 au 29/03/2019 une formation des greffiers sur l'archivage des greffes (à INFJ) :
- Du 14 au 15/05/2019 une conférence sur le fonctionnement des greffes (à INFJ) ;
- Du 27 au 28/06/2019 une formation sur les normes déontologiques et éthiques à l'attention


du personnel du cadre des greffes (INFJ) ;


- Du 22 au 24/05/2019 une formation des cadres de la DNAJ à la gestion, au suivi et à
l’évaluation des juridictions ;


- Du 11 au 13/12/2019 une formation des cadres de la DNAJ à la gestion, au suivi et à
l’évaluation des juridictions.




3. En 2019 l’INFJ a formé 38% des auxiliaires de justice (Greffiers, Secrétaires de greffes
et parquets), pour ce qui concerne, l'écart qui existe entre les prévisions et les réalisations


s'explique par le déficit de mobilisation des ressources destinées à cet effet de formation


en 2019. Quarante (40) Auditeurs de justice sont en formation, l'évolution de l'indicateur


est tributaire de l'année d'examen. En 2019 les auditeurs de justice ont accompli leur stage


dans les juridictions, c’est 2020 qu'ils passeront leurs examens de sortie qui permettra de


renseigner l'indicateur.


L’INFJ se réjouit de la mise en œuvre de la loi de programmation de la justice qui


apportera un souffle nouveau à la formation en générale.




5.1.3 Renforcement et modernisation des institutions pénitentiaires et de l’éducation
surveillée :


1. Le PNUD dans le cadre du projet Mandela mis en œuvre conjointement avec la
MINUSMA a fait au titre de l’année 2019 les réalisations suivantes :


- 505 agents et cadres de l’administration pénitentiaire formés sur les règles, de Bangkok




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et de Riyad des Nations Unies y compris 80 cadres supplémentaires de l’administration


pénitentiaire générale ;


- 176 cadres de la DNAPES formés en management dont 14 femmes ;
- 430 personnels pénitentiaires formés dont 46 femmes (cadres et agents d’exécution) en


secourisme, gestion des incidents en milieu carcéral, de Bangkok) ;


- Lancement du processus d’informatisation des établissements pénitentiaires afin de
renforcer l’accès à la justice des détenus et mettre un terme aux cas de dépassement des


délais de détention ;


- Fourniture des kits d’hygiène et de dignité à 100% des femmes détenues au Mali ;
- Création et mise en place des Comités de gestion des activités de production en


détention dans tous les 59 établissements pénitentiaires du Mali;


- Mise en place d’un système de pérennisation des productions des fermes pénitentiaire
et augmentation de la production agricole des fermes pénitentiaires de 210% pour un


total de 78,30 tonnes ;


- Lancement de la production laitière (vaches laitières) dans les fermes pénitentiaires au
titre des activités génératrices de revenus ;


- Formation aux techniques agros pastorales des personnels des fermes pénitentiaires à
travers la mise à disposition d’ingénieurs agronomes + formation à la conduite et à


l’entretien des tracteurs ;


- Dotation en tracteur, bœufs de labour, ânes, intrants, charrues et autres équipements
agricoles ;


- Dessouchage de 73 ha et labour de 44ha supplémentaires en vue d’élargir la superficie
arable ;


- Accroissement du débit des châteaux d’eau à Tana et Konseguela.
- Réhabilitation (génie civile) de 13 établissements pénitentiaires et de l’éducation


surveillée (Kayes, Kita, Kenieba, Bafoulabe, Sikasso, Bougouni, Koutiala, Bla, Fana,


Ouelessebougou, Bollé Femmes, Bollé Mineurs, centre pour mineurs Mopti) en vue


d’améliorer les conditions de détention ;


- Réalisation de 5 forages pour remédier à la pénurie d’eau potable ;
- Amélioration du taux d’occupation de l’espace en cellule occupé par détenus allant de


1,826 m² à 2,619m2 dans les EPS où le projet est intervenu ;


- Dotation de 3197 matelas au profit des détenus soit 72% de l’ensemble des détenus et
de kits de dignité à l’ensemble de femmes détenues des EPS du Mali;


- Fourniture d’ustensiles de cuisines au profit de 23 établissements pénitentiaires ;
- Acquisition et installation d’équipements sportifs dans 26 établissements pénitentiaires


avec près de 86,6% de détenus qui ont accès à des activités sportives.


- Formation professionnelle de 341 détenus dans 14 établissements pénitentiaires et
d’éducation surveillée en menuiserie, couture et autres activités de réinsertion ;


- Formation de 104 détenus supplémentaires aux techniques et méthodes agro-pastorales
dans les pénitenciers agricoles de Tana, Baguineda, kénioroba et Konseguela ;


- Mise en place et équipement de 10 ateliers de formations professionnels à vocation de
réinsertion sociale au profit des détenus : Kayes, Kita, Bafoulabé, Sikasso, Bougouni,


Koutiala, Ségou, Fana, Ouelessebougou, Kati.




2. La MINUSMA : Un budget important a été acquis à travers le Fonds fiduciaire des
Nations Unies (financement des Pays-Bas) pour la construction de quartiers de haute


sécurité à la prison de Dioila pour la détention sécurisée des personnes suspectées et/ou


condamnées pour faits de terrorisme. A Tombouctou un autre projet également à travers le


Fonds fiduciaire des NU a permis la sécurisation des tribunaux, des résidences des




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magistrats et des prisons de la région par l’installation de caméras de surveillance,


systèmes d’alarme, panneaux solaires permettant le délestage ainsi qu’un château d’eau à


la MAC de Tombouctou permettant d’assurer l’approvisionnement en eau. A Mopti un


projet QIP a permis la réhabilitation /Reconstruction de la maison d’arrêt de Djenne. Un


autre en cours d’exécution consiste en la construction d’une nouvelle maison d’arrêt à


Koro Concernant les projets financés sur fonds programmatiques : Un projet majeur a été


financé sur l’année budgétaire juillet 2018-juin 2019 et poursuivi sur l’année budgétaire


juillet 2019-juin 2020 visant à la sécurisation de cinq maisons d’arrêt et de correction, au


nord et au centre du Mali (Tombouctou, Mopti, Gao) et à Koulikoro et à la MCA de


Bamako en ce que ces dernières détiennent des personnes incarcérées pour faits de


terrorisme. Ce projet inclut un certain nombre d’activités telles que l’appui à l’adoption de


plans de sécurité et de défense ainsi que les exercices de simulation avec l’ensemble des


forces de défense et de sécurité impliquées ; l’acquisition et l’installation d’équipements


de sécurité ; le renforcement de la sécurité statique et dynamique des établissements


pénitentiaires susmentionnés ; l’établissement d’une brigade d’intervention rapide et d’un


système d’alerte précoce ; un appui technique et financier à l'élaboration et validation


d'une stratégie de sécurisation des établissements pénitentiaires ; un appui technique et


financier la validation d’une feuille de route sur la prévention contre l’extrémisme violent


dans les prisons au Mali, etc. sur ses fonds complémentaires, la MINUSMA a par ailleurs


organisé un atelier à Mopti pour le renforcement des capacités du personnel pénitentiaire


sur la prévention de la radicalisation menant à l’extrémisme violent dans les prisons de la


région. Cet atelier, qui a mobilisé 33 participants parmi lesquels quatre femmes, a en


particulier renforcé les capacités sur l’évaluation du niveau de radicalisation et de


l’extrémisme violent chez les détenus, la détection des signes précoces de radicalisation et


du développement, voire des techniques d’implémentation des activités de préparation à la


réinsertion sociale au sein des prisons.




5.1.4 Amélioration de la gouvernance judiciaire


1. La DNAJ : Les termes de référence de l’audit de l’organisation judiciaire actuelle du
District de Bamako afin notamment d’évaluer l’impact de l’existence de plusieurs


procureurs (un par commune) et la multiplicité des procédures pouvant déboucher sur


des décisions souvent contradictoires pour une même affaire et prendre les mesures


correctives nécessaires.




2. Le MJDH a déjà été réalisée une étude, une grille d’évaluation proposée par le
consultant pour la mise en place d’un mécanisme d’évaluation de la performance du juge


qui tienne compte notamment de la qualité du jugement rendu le délai de rédaction et de


mise à disposition de la décision prise, etc. Une étude sera réalisée pour envisager


l’adoption d’un mécanisme à points sous forme de bonus (respect des délais,


confirmation de la décision en appel le cas échéant, etc.) ou malus (non-respect des


délais, infirmation de la décision en appel le cas échéant, etc.). Cette évaluation qui


pourra être faite par l’inspection des affaires judiciaires ou mieux une autorité


indépendante, sera prise en compte dans la notation du juge et pourrait servir de base à


l’octroi (en fin d’année) d’une incitation financière.




3. USAID-MJP a au cours de l’année 2019 fait les réalisations ci-après :
- Contribution au groupe thématique chargé de procéder au diagnostic des textes


régissant l’organisation et le fonctionnement des services centraux y compris la DNAJ




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en vue d’identifier les chevauchements, les insuffisances et proposer des correctifs dans


le cadre de l’élaboration de la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la


justice 2020-2024 ; les résultats attendus de cette relecture visent au renforcement de


l’autonomie de ces services et de leur attractivité pour les cadres qui y travaillent ;


- Formation des responsables de la DNAJ dans le suivi et l’évaluation de la performance
des juridictions ; Une des principales attributions de la DNAJ qui n’avait jamais été


mise en œuvre et qui vise en termes de résultats à une distribution de la justice tenant


compte des aspirations des justiciables en termes de célérité et d’efficacité ;


- Elaboration d’un guide d’évaluation de la performance des juridictions ;
- Organisation d’une première mission-test au TGI de Ségou visant à valider le Guide


d’évaluation de la performance des juridictions.


- Accompagner la CPS dans le domaine de la collecte et du traitement des données
statistiques auprès des juridictions et des maisons d’arrêt ;


- Soutenir à la DNAJS dans ses travaux relatifs à la relecture des textes initiés par le
Département avec le concours des partenaires techniques et financiers ;


- Elaborer et valider un guide d’évaluation de la formation et des formateurs de l’INFJ ;
- Elaborer un manuel de procédure des Ressources Humaines (RH) du personnel


magistrat du MJDH ;


- Elaborer un manuel de procédure RH du personnel greffier, surveillant des services
pénitentiaires et autres fonctionnaires du MJDH ;


- Organiser une visite d’études en Belgique avec comme résultat atteint un échange
d’expériences et de bonnes pratiques relatives à la transposition des normes portant sur


le Système d’Information des Ressources Humaines (SIRH) et la Gestion


Prévisionnelle des Emplois, des Effectifs et des Compétences (GPEEC) ;


- Analyser et amender un projet de Convention de partenariat proposé par le Service
Public de la Justice Belge transmis pour approbation au Secrétariat Général du MJDH ;


- Elaborer des TdRs en vue de la sélection d’une firme chargée de développer des
modules tenant compte des spécificités du personnel de la Justice dans le cadre de


l’implantation du SIRH et de la GPEEC au sein du MJDH ;


- Appuyer et conseiller permanent les responsables de programme, la CPS et la DFM
dans le cadre de l’élaboration et la mise en œuvre du budget-programme ;


- Former les comptables-matières pour une meilleure traçabilité des biens et équipements
alloués aux services centraux et aux juridictions ;


- Former des chefs de juridictions et de parquets ainsi que des responsables de
l’Administration pénitentiaire dans l’élaboration des budgets-programmes et des plans


annuels de performance ;


- Former les responsables de programmes les procédures passation, de mise en
concurrence et de transparence dans l’exécutions des marchés publics relevant du


MJDH ;


- Elaborer et mettre à disposition des responsables du MJDH un guide de pilotage pour
améliorer la performance des services ;


- rénover les travaux d’extension, acheté les matériels d’archivages et Implanter une
signalétique harmonisée des TGI ci-après : Communes 1, 2, 5 du District de Bamako ;


TGI de Kati ; Koulikoro ; Kita ; Mopti et Cour d’appel de Sévaré ;


- accompagner le processus de déploiement de l’intranet conçu au sein du ministère et
des organes centraux est en cours de préparation afin de promouvoir l’accès à


l’information et à la communication ainsi que le renforcement de la documentation


informatisée a l’INFJ ;




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- réaliser une visite d’études au Bénin pour capitaliser les expériences de ce pays dans
le domaine de l’informatisation des chaînes civile et pénale au niveau des greffes des


juridictions.


- Validation par la Commission permanente législative de l’avant-projet de Code de
procédure pénale qui sera soumis à un atelier national de validation ;


- Elaboration en cours d’avant-projets de textes sur les frais de justice en matière civile
et pénale qui vise à simplifier, harmoniser certains tarifs et combler les vides


juridiques compte tenu de l’évolution des matières ;


- Elaboration en cours d’un avant-projet de Code pénal avec comme résultat attendu la
prise en compte des nouvelles formes de criminalité ainsi que les vides juridiques et


incohérences du texte actuel ;


- Elaboration en cours d’un avant-projet de texte sur le statut du personnel des greffes
en vue de moderniser le statut du personnel des greffes dont la carrière fera l’objet


d’une évaluation fondée sur des critères objectifs mettant en avant les principes de


performance et de redevabilité ;


- Organiser une Conférence des chefs de juridictions et de parquets sur la mise en œuvre
du principe de collégialité prescrit par la Loi sur l’organisation judiciaire et la


restauration de l’autorité de l’Etat ;


- Former des chefs de juridictions et de parquets ainsi que des officiers de police
judiciaire sur la traite des personnes et le trafic illicite de migrants avec comme


résultat atteint le renforcement de l’efficacité dans la lutte contre ces formes de


criminalité ;


- Former les greffiers à l’archivage moderne avec comme résultat attendu une meilleure
préparation des juridictions dans l’optique de l’informatisation des chaînes civile et


pénale au niveau des greffes


- Sur les 100 fiches didactiques, 30 fiches ont été sélectionnées et ont fait l’objet d’une
traduction dans les langues nationales bamanankan, peulh, sonrhaï et tamashek. A titre


de rappel, Ces fiches présentent les problèmes communs de justice en un langage


accessible et utilisant des exemples de tous les jours et serviront à d’autres praticiens


de la justice, para juristes, étudiants et académiciens pour une compréhension des lois


et la fourniture d’assistance juridique/judiciaire aux maliens.


4. La DNAPES en collaboration avec ses partenaires a bénéficié des renforcements ci-


après :


- Une série d’ateliers organisée conjointement par la DNAPES et THINK PEACE
portant sur la prévention de la radicalisation de l’extrémisme violent en milieu carcéral


à l’intention de 435 personnels de l’administration pénitentiaire et de l’éducation


surveillée ;


- Un atelier sur le renforcement des capacités des Directeurs régionaux, des Chefs
d’établissement et des Agents a été organisé à Ségou du 29 octobre 2019 au 02


novembre 2019 avec l’appui technique et financier du Projet Prison Nelson Mandela ;


- La tenue des ateliers sur la détention provisoire dans les ressorts des cours d’appels de
Bamako, Kayes, Mopti avec l’appui technique et financier de I N L -S C G et le


CICR ;


- Les ateliers d’élaboration et de validation du document de politique pénitentiaire par le
consultant Paul Mbanzoulou ;


- Participation de cinq (05) cadres de la DNAPES à trois ateliers sur la réintégration et
la réinsertion des ex-combattants terroristes financés par l’Institut International pour la


Justice et l’Etat de Droit (IIJ) ;




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- Participation d’une délégation de cinq (05) personnes du département de la Justice du
Mali au Mock Prison Riot du 1ER au 8 mai 2019 en Virginie Occidentale ;


- Participation d’une délégation malienne de cinq (05) personnels de l’administration
pénitentiaire et de l’éducation surveillée sur la gestion des femmes détenues à


Colorado ;


- Participation de deux cadres de la DNAPES à la formation sur la modernisation du
secteur de la justice à Alger ;


- Participation de trois cadres de la DNAPES à Nouakchott en Mauritanie sur le
renseignement pénitentiaire et la prévention de la radicalisation de l’extrémisme


violent organisée par l’ONUDC.


- Plusieurs autres formations ont été organisées à l’intention du personnel pénitentiaire
par la Section des Affaires Judiciaire et Pénitentiaire de la MINUSMA et la


Composante Police de la MINUSMA.


La DNAPES a par ailleurs fait les réalisations suivantes :
- Participation aux défilés du 20 janvier et du 22 septembre 2019 : Les cérémonies


traditionnelles de prise d’armes et défilé des 20 janvier et 22 septembre 2019 se sont


déroulées avec la participation effective des surveillants de prison à la place d’armes de


Kati pour Bamako et dans les localités de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti,


Tombouctou, Gao et dans les nouvelles régions de Dioila, Bougouni, Koutiala et Nioro


du Sahel.


- Nomination de quatre (04) Inspecteurs des services pénitentiaires pour
l’opérationnalisation des Directions Régionales de Bougouni, Diola Koutiala et Nioro


du sahel ;


- La nomination de trois Inspecteurs des services pénitentiaires et de l’éducation


surveillée dont un en qualité de Conseiller du Ministre de la Justice et les deux autres


Inspecteurs à l’Inspection des services judiciaires ;


- Au cours de l’année 2019, beaucoup de mutation et de nomination d’inspecteurs, de


contrôleurs et de travailleurs sociaux et d’infirmiers a été effectué ;


- Les rencontres Pénitentiaires se sont tenues à Kéniéroba couplées de la conférence des
Directeurs du RESEAU RECEPAON du 13 au 17 novembre 2019 ;


- La Conférence Annuelle de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée
du 28 au 30 novembre 2019 à Sikasso avec comme thème principal : « Pour une


Administration pénitentiaire respectueuse des droits des personnes détenues ». Des


thématiques portant sur le management des prisons, le renseignement pénitentiaire, la


gestion du personnel pénitentiaire, la gestion axée sur les résultats, les règles Mandela,


de Bangkok et le leadership ont été animées par les experts au cours de cette


conférence. Aussi, des médailles commémoratives de campagne ont été remises


officiellement par le Ministre de la Justice au personnel surveillant servant dans la


région de Gao.


- Un concours professionnel d’avancement de catégorie a été organisé à l’intention des
agents techniques du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de


l’éducation surveillée.




Le Centre Spécialisé de Détention, de Rééducation et de Réinsertion pour femmes
(CSDRF) :
le service social a bénéficié des renforcements de capacités ci-après :


- L’atelier de formation sur le management, la gestion axée sur le résultat, la gestion
de crise en milieu carcéral, de secourisme, les règles de Bangkok, Mandela et les


principes de Riyad.




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- L’atelier de formation sur la protection des filles mineures en situation de rue à
Bamako exposées et /ou victimes d’exploitation sexuelle à des fins commerciales


(ESC).


- Aux journées d’échanges sur les rôles et les responsabilités des acteurs pour le
renforcement de la lutte contre les ESCC au Mali organisées par le SAMU


SOCIAL.


- La mission internationale de formation sur la gestion des femmes détenues du 30
mars au 14 avril 2019 au Colorado aux USA.




5. La CPS/SJ en partenariat avec certains partenaires a réalisé les renforcements ci-
après :


- La CPS a formé deux (02) cadres sur les thèmes : (01) la Planification Stratégique et la
Gestion Axée sur les Résultats et le système de suivi et évaluation tenue du 14 au 25


octobre 2019 à Casablanca et (02) maîtriser les outils bureautiques et NTIC dans le


cadre de l’assistance de direction tenue du 7 au 18 octobre 2019 à Casablanca


(Maroc).


- Renforcement des capacités des formateurs de la CPS (cadres et points focaux
- Du lundi 30 septembre au vendredi 4 octobre 2019, ateliers de formation et de


renforcement de capacités des acteurs producteurs des données statistiques judiciaires


de la région Ségou et du ressort de la Cour d’Appel de Mopti, financement IDLO ;


- Du 16 au 20 septembre 2019, troisième atelier de formation des formateurs des agents
pour la collecte des données statistiques en vue de la production des statistiques


judiciaires, dans la salle informatique de l’AGETIC financé par le projet Mali Justice


Project (MJP).


- Du 26 au 28 décembre 2019, formation des producteurs de données statistiques de la
région de Sikasso à l’hôtel le Cinquantenaire de Sikasso, financé par le Fonds National


de Développement de la Statistique.




6. International Development Law Organization / Organisation Internationale de
Droit du Développement (OIDD/IDLO)
a accompagné des cadres de concertation de


la chaîne pénale en collaboration à Gao, Mopti et Tombouctou avec la Section des


affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSMA qui a établi les cadre de


concertation dans ces régions en 2015 et en a assurer le secrétariat et cordonner les


réunions, à la tenue régulière des réunions et le financement des activités de


renforcement des capacités. De plus en plus les CdC jouent pleinement leur rôle dans la


coordination des appuis de l’ensemble des intervenants sur la chaîne pénale des régions


de Gao, Mopti, Ségou et Tombouctou.




Durant l’année 2019 on note :
- IDLO a largement contribué, en collaboration étroite avec la Section des affaires


judiciaires et pénitentiaires de la MINUSMA à Gao, Mopti et Tombouctou, au


fonctionnement des cadres de concertation de la chaîne pénale par l’appui à la tenue


régulière des réunions et le financement d’activités de renforcement des capacités.


Cela a notamment contribué à réduire le double financement de mêmes actions par


différents partenaires, et à stimuler la communication entre les intervenants qui


doivent désormais passer par les CdC pour présenter leurs projets afin d’obtenir des


avis et recommandations.


- IDLO encourage également les synergies entre les CdC des différentes régions à
travers l’organisation des rencontres inter-CdC. Ces rencontres ont pour objectifs de




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stimuler les réflexions sur une stratégie d’actions concertées et communes des acteurs


de la chaîne pénale, en favorisant les échanges sur les acquis, les défis, les forces, les


faiblesses, et les expériences des différents CdC. Ces rencontres sont présidées par les


plus hautes autorités du Ministère de la justice.


- IDLO a apporté son appui aux missions de contrôle des maisons d’arrêt et de
correction (MAC) à travers les Directions Régionales de l’Administration


Pénitentiaire et de l’Education Surveillée de Mopti et Tombouctou, qui ont permis de


relever certaines préoccupations relatives au non-respect des délais de citation, de


vétusté de certains établissements et la surpopulation carcérale.


- IDLO a également appuyé, en collaboration étroite avec la Section des affaires
judiciaires et pénitentiaires de la MINUSMA à Gao, Mopti et Tombouctou des


missions de contrôle de l’Inspection des Services Judiciaires dans les juridictions de la


région de Tombouctou et Gao. Cela a permis de constater le fonctionnement réel de


certaines juridictions du Nord (contrôle de fonctionnalité, la présence des magistrats,


personnel des juridictions, etc.) et du respect des procédures judiciaires (contrôle de


conformité) ;


- IDLO a organisé la tenue de 26 sessions de formation dans les régions de Gao, Mopti,
Ségou, Tombouctou avec la participation et contribution de la SAJP de la MINUSMA


et à Bamako pour le compte de 666 participants dont 128 femmes. Les participants


étaient composés de magistrats, officiers de police judiciaire, agents pénitentiaires,


greffiers/secrétaires de greffe, d’autorités traditionnelles, d’hommes de médias locaux


et de représentants des organisations de la société civile. Parmi les 666 participants


formés, 60% proviennent d'institutions du système judiciaire (tribunaux, brigades de


gendarmerie, commissariats de police, administration pénitentiaire, avocats, huissiers


de justice), 24% sont de la société civile (Associations, ONG, radios locales, autorités


traditionnelles) et les 16% participants étant constitués par des élus, de représentants


locaux de certains services d’Etat, de staff des partenaires comme IDLO et


MINUSMA. Les formateurs formés par l’IDLO ont assuré 92% des sessions de


formations, les 8% restant qui concernaient des thématiques spécifiques (gestion de


projets et suivi-évaluation ; formation des formateurs des agents pour la collecte des


statistiques judiciaires) ont été exécutées par d’autres formateurs ;


- Le 11 mars, les 23 et 25 avril 2019, se sont tenus à Bamako et dans les régions de
Mopti et Ségou deux ateliers de restitution annuelle des résultats de l’année 2018 du


projet. L’atelier tenu à Mopti a regroupé les participants des régions de Gao, Mopti et


Tombouctou ; celui animé à Ségou a concerné les acteurs de la chaîne pénale de cette


région. Ces ateliers qui ont été animés par le responsable suivi-évaluation du projet


avaient pour but de partager les réalisations d’IDLO de l’année 2018 avec l’ensemble


des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Projet. La méthodologie utilisée a


porté sur les présentations PowerPoint suivies d’échanges.


- Ces ateliers ont mobilisé 48 participants représentants des CdC et des OSC qui ont été
choisis parmi les agents de l’administration pénitentiaire, les magistrats, les agents de


l’Office Centrale des Stupéfiants, IDLO, les officiers de police judiciaire, les


représentants des organisations de la société civile ainsi que les représentants des


partenaires des sous-subventions des quatre régions d’intervention du projet.




7. La MINUSMA dans l’amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale a :
- La SAJP a appuyé le JPCE à tenir des audiences à Douentza par un appui technique,


logistique et sécuritaire (juillet et décembre 2019) ;




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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- Apporté un appui technique, financier et logistique, en collaboration avec IDLO, à la
tenue en 2019 de trois missions de l’Inspection des services judiciaires à Gao, Mopti


et Tombouctou


- D'août à septembre 2015, la SAJP a travaillé avec les autorités locales pour établir des
fora de coordination dans les régions de Tombouctou et de Gao avec l'appui des Pays


Bas (et à Mopti, avec l'appui des Etats-Unis), connus en Français sous l'appellation de


« cadres de concertation des acteurs de la chaine pénale ». Dans ce cadre, pour la


mise en œuvre du projet de renforcement de la chaîne pénale au Nord du Mali qui


intervient en appui aux cadres de concertation des acteurs de la chaine pénale, IDLO


s’est inspiré des régions de Gao, Tombouctou et Mopti pour mettre en place le cadre


de concertation des acteurs de la chaine pénale de Ségou avec l’accompagnement du


Président et du secrétariat du CDC de Mopti. En 2019, la SAJP/MINUSMA a


continué d’appuyer l’organisation et la tenue des réunions normalement mensuelles


des Cadres de concertation à Gao, Tombouctou et Mopti, en assurant le secrétariat des


réunions et en les cordonnant.


- Projets financés à travers le fonds fiduciaire des Nations Unies (Financement des
Pays-Bas)
: A Gao : Renforcement de la chaîne pénale par un appui technique et


logistique y compris : fourniture de matériels de bureau et d’équipements


informatiques aux entités de la chaîne pénale qui n’avaient pas bénéficié de l’appui


octroyé au cours de la phase 1 du projet (police, gendarmerie, administration


pénitentiaire, OCS). Un atelier de menuiserie métallique a été créé à la prison de Gao


dans le cadre de ce projet afin de permettre des projets de réinsertion sociale de


détenus et par la même la prévention de l’extrémisme violent. La capacité des agents


pénitentiaires a été renforcée sur ce thème. A Tombouctou : Acquisition


d’équipements, matériels de bureau et informatiques, matériel roulant, matériel


d’enquête, bus d’extraction des détenus, matériel de communication (connexion


internet et WASA) etc. A Mopti Phase 2: rehaussement de la hauteur des murs, pose


des fils barbelés sur les murs et construction d'un avant-poste de police à l'entrée de la


cour d'appel et TGI de Mopti avec offre de détecteurs de métaux sur le corps ; pour la


Phase 1 : Fourniture de 11 ordinateurs de bureau à 9 unités d’enquête et à la JPCE de


Douentza ; Fourniture de Transformateurs électriques au JPCE Douentza et au TGI de


Mopti; Fourniture et installation d’équipements WiMax (Share drive) entre les


services suivants: Cour d’Appel, TGI, DRAPES, Maison d’arrêt et de Correction de


Mopti. Atelier de formation de 4 jours avec 30 participants choisis dans toutes les


structures intervenant dans la chaine pénale sur l’utilisation des installations du réseau


informatique ; Remise de fardes de couleurs distinctes à toutes les maisons d’arrêt et


de correction de la région pour le classement des dossiers des détenus pour une


meilleure gestion des prisons ; Organisation d’une journée de sensibilisation animée


par les structures membres du cadre de concertation de la chaine pénale de Mopti


pour 100 personnes leaders communautaires invitées par les organisations de la


société civile actives dans le cadre du cadre de concertation; Confection et


distribution des dépliants sur les thématiques relatives à l’accès à la justice, à la


fonction de la police judiciaire, le rôle du citoyen dans le fonctionnement de la justice


criminelle. Concernant les projets à impact rapide : ils ont permis la réhabilitation de


deux Maisons d’arrêt dans les régions de Mopti (Djenne) et Tombouctou


(Niafounke), permettant la fonctionnalité de ces maisons d’arrêt – pour Djenne :


réhabilitation des bureaux administratifs, d'une partie du bloc de de détention et autres


travaux ; pour Niafounke, création d’un quartier femmes et élévation du mur


d’enceinte pour la sécurisation de l’établissement. Aussi, un autre projet à impact




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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rapide est en cours de développement pour la construction de la nouvelle maison


d’arrêt de Koro (travaux de terrassements de bétonnage, de maçonnage et de


fondation pour le bloc de détention ; travaux d’élévation du bloc de détention et de


couverture dallée du bloc de détention ; travaux de menuiserie, de plomberie


sanitaire, d’électricité, d’enduit et de revêtement du bloc de détention). Concernant


les activités financées par la MINUSMA à travers ses fonds complémentaires : il


s’agit principalement d’activités de formation et de sensibilisation portant sur le


retour de l'autorité de l'Etat et l'état de droit ainsi que le renforcement des institutions


judiciaires, à Mopti (ex. renforcement des capacités des prisons de Mopti et


Bandiagara pour le recueil et à la gestion des données informatiques de la détention),


Gao (ex : renforcement des capacités des autorités intérimaires sur leurs rapports avec


la justice; renforcement des capacités des autorités étatiques sur les principes de l’état


de droit; sensibilisation des différents acteurs intervenants dans le processus électoral


au rôle de la justice; table ronde des acteurs du secteur de la sécurité; sensibilisation


des communautés au rôle de la justice) et Tombouctou (ex. renforcement des


capacités des agents pénitentiaires notamment dans le domaine de la sécurité, droits


de l'homme et la prévention et la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent


dans les MAC de Tombouctou (la prévention et la gestion des incidents en milieu


carcéral axées sur les Droits de l’homme).




8. L’Ambassade du Royaume des Pays-Bas à travers le Fonds Flexible Conjoint
(accord de coopération entre le ministère de la Justice du Mali et le ministère du


commerce Extérieur et de la coopération au développement du Royaume des Pays-


Bas) a fait les réalisations suivantes :


- Recrutement d’un consultant pour faire le point des activités menées, préparer les
dossiers de projets et autres activités devant être financés sur le fonds flexible, suivre


les dossiers desdits projets et activités en vue d’assurer leur exécution effective,


assurer les liaisons nécessaires entre le Ministère de la Justice et les autres


intervenants, apporter une assistance technique au Ministère de la Justice dans le


cadre de toute initiative visant à faire assurer un financement sur le fonds flexible ;


- Installation du système d’enregistrement vocal sécurisé et hébergé pour les unités
d’enquête dont mandat avait été donnée à la société française – Jarvis. Les sites


concernés sont :


✓ la Cour d’Appel de Bamako
✓ le Tribunal de la Commune 6 ;
✓ le tribunal de la Commune 3 ;
✓ le commissariat du 3ème Arrondissement ;
✓ la Brigade de Gendarmerie de Banankabougou ;
✓ le Cabinet du Ministre ;
✓ Et l’INFJ- Me Demba Diallo.


• L’enquête sur les besoins et satisfactions des maliens menée conjointement entre le
bureau d’études Néerlandais HIIL (Hague Institute for Innovation of Law), et les


cabinets GISE et Deme-So dont le lancement a eu lieu le 3 mars 2018, les résultats de


l’enquête par ordre de priorité ont fait apparaitre comme difficultés majeures la justice


foncière, les affaires civiles (droit de succession et divorce...) et la criminalité. Les


résultats d’enquête 2018 présentés officiellement à la faveur d’une cérémonie de


présentation le 8 avril 2019 à l’Hôtel LAICO AMITIE ont donné un taux de


satisfaction de 27% qui est la preuve qu’il faut agir vite pour une meilleure prise en




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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compte des besoins du citoyen pour une bonne distribution de la justice mais


également pour un ancrage du service de la justice dans le reflexe du citoyen.


• Réalisation de la revue du Programme d’Urgence pour le Renforcement du Système
Judiciaire et de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali


issu du Processus d’Alger par le Cabinet Malien Konaté Consulting, les différents


rapports ont été reçus, amendés et validés le 4 avril 209 la salle de conférence du


Conseil National du Patronat du Mali (CNPM). L’évaluation finale du PU fait


ressortir un taux global de 58% d’activités réalisées, ces activités sont reparties entre


3 composantes ainsi : composante 1 il y’a 28 activités réalisées sur un total de 46,


dans la 2ème composante 21 activités réalisées sur 29 et dans la dernière composante


nous remarquons l’exécution de 2 activités sur un total de 13 activités.




5.1.5 Application des textes par les juridictions et amélioration de la législation en
matière civile, sociale, commerciale, pénale et de droit communautaire :


En 2019 la DNAJS dans son programme d’activités a procédé à l’élaboration et à la relecture


de 43% des textes soumis. Elle a par ailleurs traité 50% des dossiers de coopération judiciaire.


Pour l’ouverture du CSM à des corps autres que les magistrats, un avant-projet de loi est


disponible elle prévoit l’ouverture du CSM au Barreau et à la société civile ;


Les projets financés tant sur les fonds programmatiques 2019-20 de la MINUSMA (à savoir


sur fonds soumis pour l’année juillet 2019-juin 2020) que sur le fonds fiduciaires des NU


(financement des Pays-Bas) tendent à l’organisation d’activités - y compris des ateliers -


menées en appui au Ministère de la justice afin de favoriser le processus législatif en cours


pour l’adoption d’une loi sur le statut et le rôle des autorités traditionnelles dans la


distribution de la justice ; des ateliers qui tendent à favoriser la coordination et la concertation


des acteurs concernés, à l’information et la sensibilisation sur les avant=projet et projet de loi,


puis sur la loi. Un projet sur fonds fiduciaires, validé par la MINUSMA en 2020 couvrira plus


largement le processus de réforme de la justice y inclus la loi sur la complémentarité entre


justice formelle et traditionnelle. Par ailleurs, la MINUSMA a activement participé aux


réunions de la CPL concernant la réforme du Code pénale et Code de procédure pénale et


apporté des recommandations aux rédacteurs des textes en révision.


La campagne de sensibilisation sur la justice menée à Tombouctou, également financés à


travers le Fonds fiduciaire des NU, vise à informer les justiciables sur les institutions et


procédures judiciaires et rapprocher la justice des justiciables par le biais de journées portes


ouvertes, émissions radio et conférences débats.






5.1.6 Lutte Contre La Corruption, l’impunité, La Drogue Le Terrorisme Et La
Criminalité




1. MINUSMA :
-
Continue d’apporter un appui technique et logistique au Pôle Judiciaire Spécialisé en


matière de terrorisme et criminalité transnationale organisée (PJS) y compris en


fournissant des équipements de pointe d’investigation spécialisée au PJS et à la BIS et


en dispensant des formations, notamment sous forme de mentorat et d’ateliers. La


MINUSMA a également appuyé le PJS dans le cadre de ses enquêtes, en


collaboration avec la Police des Nations Unies (UNPOL) en lui permettant de se


déplacer sur certains sites d’attaques (transport et sécurité). Elle a, par exemple,


apporté son appui technique et logistique à l’enquête du PJS à Ogossagou (Mopti) en


juillet 2019 [mise à disposition d’experts internationaux et appui à une mission in situ




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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de l’attaque du 23 mars 2019.


- Organisé le projet (2 ateliers) « Renforcement des capacités des acteurs de la justice
civile et militaire pour l’amélioration des procédures sur les crimes » à Mopti : 03- 05


avril 2019 : Renforcement des capacités des acteurs de la chaine pénale pour


l’amélioration des procédures sur les crimes dans le cadre des violences


intercommunautaires ; 26 au 28 juin 2019 : Renforcement des capacités des acteurs de


la justice militaire et Echange sur les textes législatifs et réglementaires de justice


militaire.


- La SAJP Mopti a initié conjointement avec les autorités judiciaires une « Task
Force » regroupant les autorités judiciaires de Mopti, la SAJP, UNPOL, DDHP, PoC,


JMAC, DAC, PNUD et CNDH afin de coordonner l’appui à la poursuite des cas


emblématiques dans le cadre de la lutte contre l’impunité.




2. USAID-MJP à travers sa Composante anti-corruption continue de développer les
capacités de ses partenaires tout en initiant l’appui à la mise de leur stratégie de


durabilité :


- Au total, 846 entités, dont 709 entreprises privées, 1 organisation de producteurs, 7
associations professionnelles et commerciales,1 groupe de femmes et 43 organisations


communautaires, ont bénéficié de l’intervention de deux Bureaux de Plaidoyer Citoyen


(BPC) basés respectivement à Sikasso et Koutiala et appuyés par le USAID/MJP. La


plupart des entreprises à but lucratif sont de petite et moyenne taille avec des


transporteurs, des commerçants et d’autres activités de petites entreprises. Ces résultats


sont obtenus grâce notamment au renforcement continu des capacités des juristes des


BPC confiés depuis juillet 2019 à un nouveau partenaire, l’ONG AJCAD, ayant apporté


leur savoir-faire en matière de sensibilisation des jeunes.


- Les BPC sont des structures du type « clinique juridique » et assistent les usagers des
corridors, victimes de corruption et/ou de tracasseries routières, à notamment exercer les


voies de recours administratifs et judiciaires disponibles. Ainsi, malgré le changement


de partenaire de mise en œuvre des Bureaux en cours d’exercice, un total de 1835


d’usagers des corridors routiers de la région de Sikasso a pu bénéficier d’une assistance


juridique. Parmi ces bénéficiaires, composées de transporteurs, de commerçants, de


chauffeurs et de passagers de cars, 646 sont des femmes, 949 des jeunes et 48 des


personnes vulnérables.


- L’analyse des données par un échantillon de commerçants, usagers des corridors
routiers, a permis d’évaluer en moyenne la proportion des paiements illégaux qu’ils sont


amenés à effectuer par voyage. Les « paiements illégaux » sont les sommes sollicitées et


versées à un agent public pour lequel un reçu n’est pas fourni. Les « paiements


illégaux » peuvent également être effectués en nature, comme dans la saisie non


compensée de marchandises transportées à des fins commerciales informelles ou


formelles. La moyenne observée s’élève à 8% des chiffres d’affaires dans des


commerces de vêtements, de bois de chauffe, de motos et de diverses marchandises et


constitue un nette diminution par rapport à la proportion de base de 20%.


- Ce résultat pourrait être attribuable notamment aux activités de la Plateforme de Sikasso
pour la libre circulation de personnes et des biens, agissant surtout au niveau des postes


de contrôle par des cellules de veille et des parajuristes. Ces derniers interviennent


lorsque des usagers sont en proie avec des pratiques de corruption et de tracasseries


perpétrées par certains agents de contrôle. Leurs interventions consistent à la


dissémination des informations relatives aux abus et l’engagement des autorités


compétentes à différents niveaux. A ceux-là s’ajoutent l’assistance des BPC et des




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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parajuristes dans l’enregistrement des opérateurs jusque-là opérant dans l’informel afin


d’atténuer leur vulnérabilité face aux dits agents de contrôle.


- Le MJP organise des voyages le long des corridors pour observer la variation en nombre
des points de contrôle cibles et des services qui y sont représentés. Un total de 59 points


de contrôle dont 29 pour le contrôle et 30 autres pour la sécurité sur les routes ont été


recensées sur les corridors d’intérêts. Ce résultat constitue une diminution du nombre de


postes de contrôle par rapport à la valeur de référence de 66%. Le corridor le plus


contrôlé reste celui de Sikasso-Zegoua (33), suivi de loin par Sikasso-Koury (19) et de


Sikasso-Heremakono (7). En revanche, l’on a pu noter l’implantation de nouveaux


postes de sécurité à Zambougou, Niena, Zantiebougou and Senou. Il convient de noter


que ces variations peuvent ne pas être directement attribuables aux activités du MJP,


d’autres facteurs endogènes et exogènes seraient certainement déterminants.


- En ce qui concerne les forces et services techniques opérationnels dans les postes de
contrôle, une baisse significative de leur nombre a été enregistré par rapport à l’exercice


de 2018, due certainement à une décision administrative relative à la diminution des


postes de contrôle ci-dessous relatée. Le nombre total de de forces et services


techniques représentés sont ainsi passés de 215 services à 173. Ce résultat serait


attribuable à différents facteurs, incluant les activités du MJP et les manifestations des


chauffeurs de l’année précédente.


- Les procédures des BPC ont été révisées vers la fin du troisième trimestre de l’exercice
2019 pour améliorer la gestion des doléances et s’attendre ainsi à leur effective prise en


charge dès début 2020. Néanmoins, au cours du présent exercice, l’on a pu enregistrer


un total de 111 cas assistés dont près de 3/4 concernent des paiements illégaux sur les


corridors. 52 de ces cas, soit près de 47%, ont été résolus de façon formelle et


informelle, contre 59 cas non résolus.


- 348 bénéficiaires (dont 156 hommes et 192 femmes) ont reçu au moins une formation
sur la lutte contre la corruption appuyée par le MJP. Comparé à l’objectif annuel de 735


personnes, ce résultat correspond à un taux d’achèvement de plus 47%. Les sessions de


formation touchent diverses thématiques telles que la traite des personnes, les règles et


règlements commerciaux, les commerces, les procédures douanières, la corruption, etc.




3. Le Projet Redevabilité Publique et Participation des Femmes au Mali :
Résultats atteints pour le projet dans sa globalité en 2019 :


- Redynamisation et renforcement de capacités de 60 Comités de Veille Citoyenne
(CVC) dans les régions d’intervention du projet (équité genre, exploitation des


rapports du BVGM, plaidoyers, finances publiques, etc.)


- Mise en place d’un cadre multi-acteurs réunissant les structures qui exploitent le
rapport du BVGM


- Renforcement des capacités du personnel de vérification du BVGM (vérification,
utilisation du logiciel IDEA, rédaction des rapports)


- Communication des rapports du BVGM améliorée
- Mise en place d’outils de contrôle qualité et guides de vérification au BVGM
- Acquisition de matériel informatique par le BVGM


Résultats atteints spécifiques à la composante d’appui aux PEF du Ministère de la


Justice :


- Diagnostic institutionnel et évaluation des besoins du PEF pour un fonctionnement
optimal de l’institution


- Personnel du PEF formé à l’exploitation des rapports du BVGM




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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- Master class sur la lutte contre la corruption au Mali, réunissant de nombreuses
institutions actives dans la lutte contre la corruption (OCLEI, PEF, PJS, BVGM,


CASCA, Société civile, etc.)


- Participation à la semaine de lutte contre la corruption organisée par le projet JUPREC
- Partenariat avec l’INFJ pour la mise en place d’un module universitaire de formation


sur la lutte contre la corruption


- Acquisition de matériel informatique et d’investigation par le PEF.
4. Le Mali a procédé à l’opérationnalisation de l’office Central de Lutte Contre


l’Enrichissement Illicite suivant décret n°2017-0207/P-RM du 10 mars 2017 portant


nomination des membres. L’opérationnalisation de cet organe connait certaines


difficultés.


- La prévention et répression de l’enrichissement illicite, à travers la relecture de la loi
n°2014-015 pour la promotion de la transmission des déclarations à la Cour Suprême.


La relecture est en cours, un projet de texte portant Prévention et Répression de


l'Enrichissement Illicite tendant à renforcer le système de déclaration de patrimoine


est en cours d'élaboration ;


- La Cour Suprême dans le cadre des reformes un avant-projet de loi de création du
statut du Magistrat financier est en cours d’élaboration, le Ministère de la Justice


attend la transmission dudit avant-projet ;


− Pour la création du parquet spécial à compétence nationale pour les infractions
économiques et financières et l’autorisation de la saisine directe et systématique du


juge par le Procureur des infractions économiques et financières dénoncées dans les


rapports des organes de vérification et de contrôle, un avant-projet de loi portant code


de procédure pénale a été élaboré en 2019.




5. Dans le cadre de ses missions l’Inspection des Services Judiciaires a, en 2019 sur un
total de 42 structures ciblées par le programme d’activités, 17 structures ont été


inspectées. Plusieurs facteurs contraignants peuvent expliquer cette situation. Le retard


dans la mise à disposition des ressources financières d'une part, à titre de rappel, pendant


le premier trimestre 2019 aucune mission n’a été réalisée faute de disponibilités


financières, et d’autre part le manque de moyens logistique, l'inspection ne dispose que


d’un seul véhicule de mission. Enfin, il y a le problème lié à l'insuffisance de ressources


humaines notamment, les inspecteurs, le personnel d'appui. En effet le personnel d'appui a


besoins de formation continue afin de mieux contribuer à la performance du service.




5.1.7 Renforcement de la promotion et de la protection des droits humains et du genre
1. La DNAPES a au cours de l’année 2019 réalisée les activités ci-après :
- En plus des établissements pénitentiaires de Bamako qui ont fait l’objet d’un suivi


régulier, la Direction Nationale a effectuée des missions de contrôle dans certains


établissements pénitentiaires des régions de Kayes, Mopti, Ségou, Sikasso et Koulikoro ;


- Extraction régulière des détenus de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako et des deux
bolles pour les mettre à la disposition des juridictions, ainsi au cours de l’année 2019


quinze mille six cents (15.600) détenus ont été escortés par les surveillants de prison pour


être présentés aux autorités judiciaires des différentes juridictions du District de Bamako ;


- Dans le cadre du désengorgement de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako, un vaste
programme de transfèrement a été effectué dont 210 vers la Maison d’Arrêt de Dioila, 450


vers la nouvelle Maison d’Arrêt de Kéniéroba et 284 détenus répartis entre les maisons


d’arrêt de Koulikoro, Kimparana et Dioila ;


- Tenues en marge de l’EID (Espace d’Interpellation Démocratique), les journées du détenu




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se sont déroulées du 09 au 12 décembre 2019 avec l’exposition-vente des produits


fabriqués par les détenus au Centre International des Conférences de Bamako. La


cérémonie a été sanctionnée par la remise de Diplômes aux différents établissements


pénitentiaires et de l’éducation surveillée ;


- Remise de plus d’une soixantaine d’humidificateurs à la Maison Centrale d’Arrêt de
Bamako, aux Centres Spécialisés de détention, de Rééducation et de Réinsertion pour


femmes et mineurs de Bollé, aux maisons d’arrêt de Ségou ;


- Opérationnalisation de deux quartiers de la nouvelle maison d’arrêt de Kéniéroba pour le
désenclavement de la MCA ;


- Remise et distribution de kits d’hygiène et de matelas et couvertures aux détenus des
maisons d’arrêt de Bamako (MCA, Bollé femmes et Bollé), Dioila, Fana, Bla Koutiala et


Bougouni.




Maison Centrale d’Arrêt de Bamako : L’effectif de la population carcérale a connu
une hausse par rapport aux années précédentes. L’effectif total au 31 décembre 2019


est de 2447 détenus dont 260 condamnés (10, 68 %) et 2176 en détention provisoire


soit 89,32 %.


Au cours de l’année 2019, 2176 personnes ont été déférées à la MCA suivant les ordres


d’incarcération ci-après :


- Mandats de dépôt : 2030
- Mandats d’arrêt internationaux : 02
- Contrainte par corps : 06
- Prise de corps : 02
- transfert pour appels et assises : 136


Pour les sorties au niveau de la MCA, la situation est la suivante :


- Expiration de peine : 610
- Grâce : présidentielle : 62
- décès : 14
- transfert : 683
- évasion : 00


En ce qui concerne les condamnations au terme des audiences de 2019, 260 détenus ont été


condamnés.


- La situation alimentaire de la MCA en 2019 était à base de riz, sorgho et haricot
administrés aux détenus en trois repas quotidiens (matin, midi, soir) suivant un


calendrier. Cette alimentation ordinaire a été enrichie pendant le mois de carême et


les jours de fête (Ramadan, Tabaski, Maouloud, Noël, Pâque et Nouvel an) grâce à


l’appui du département et le concours des Organisations non Gouvernementales


(ONG), des œuvres de charité (Eglise, Mosquée) et de généreux donateurs


- La situation sanitaire à la MCA concerne la propreté corporelle et vestimentaire des
détenus et l’entretien de l’environnement. Chaque détenu a bénéficié d’une dotation


régulière et mensuelle en savon ordinaire et en poudre par le CICR. Le ramassage des


ordures est assuré par le GIE « TIP-TOP » ; la désinsectisation et la désinfection des


locaux et caniveaux sont effectuées mensuellement par « Entreprise Impérial Chimical


désinsectisation dératisation » le service d’électricité est assuré par l’entreprise «


Djitoumou Service ».


- Les locaux abritant l’infirmerie ont été réhabilités par le CICR pour la redimensionner.
L’infirmerie est dirigée par un médecin assisté d’un adjoint et de deux infirmiers sous


le contrôle du centre de santé de référence de la commune III du district de Bamako.




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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Au cours de l’année 2019, les consultations ordinaires ont été assurées, des malades


ont été référés au CSRF de la commune III, aux CHU Gabriel TOURE, Point G ou


l’Hôpital du Mali ou le cas échéant dans certaines cliniques privées avec l’appui du


projet santé sud et le CSRF de la commune III pour le dépistage des cas de VIH/ IST


et de la tuberculose pulmonaire.


Pour faciliter la prise en charge dans les centres hospitaliers universitaires, plusieurs


détenus ont été immatriculés à l’ANAM.


Le personnel de l’infirmerie, avec l’appui du projet SANTE-SUD a organisé des


séances d’information, d’éducation et de sensibilisation. Elle a bénéficié d’importants


lots de médicaments et de vitamines fournis par le département de la Santé à travers


son Secrétaire Général.


- le service social assure fondamentalement du relèvement moral et de la réinsertion
sociale des détenus. Il est composé de quatre agents dont deux administrateurs de


l’action sociale et deux techniciens supérieurs de l’action sociale. Le Service social a


assuré les activités de suivi médical, de suivi des dossiers-détenus, de recherche des


parents et la détente des détenus.


- La MCA a bénéficié d’équipement en matériel de sécurité (armes et munitions, elle a
bénéficié de Matériel roulant composé d’un (01) car de 30 places ; (01) mini Bus, 01


Pickup et 08 Mobylettes ; 01 tricycle.


- La MCA a aussi bénéficié en 2019 de l’accompagnement et de l’intervention du
Ministère de la Santé, des Associations ou institutions religieuses : d’AMUPI, de


l’Eglise Protestante et les ONG.




Le Centre spécialisé de Détention, de Rééducation et de Réinsertion pour Femmes


(CSDRF) : L’effectif des détenues à la date du 31 mars 2019 est de 119 dont : 95


prévenues. L’effectif des filles mineures est de 11 toutes prévenues. Les détenues


étrangères sont au nombre de 18 dont 17 prévenues et 01 condamnée.


- En ce qui concerne la situation alimentaire en 2019 du centre était constituée de


trois repas quotidiens à base de bouillie de mil sucrée ou de café au lait au petit


déjeuner. Le déjeuner et le diner étaient à base de riz, tô, couscous ou haricot. Les


sauces étaient variées de pate d’arachide, tomate, feuille végétale, viande ou


poisson fumé. Un régime spécial a servi les intérêts des malades, femmes enceintes


et enfants à bas âge ;


- Les activités sanitaires enregistrées en 2019 au niveau de l’infirmerie du centre


sont les suivantes :


o Consultations internes : 286 ;
o Consultations externes : 04 ;
o Suivi quotidien des enfants de 0 à 3 ans au niveau de la crèche ;
o Le suivi régulier des détenues a été assuré par les infirmières du centre


appuyées par Maya Ton.


- La réinsertion est assurée la formation professionnelle des détenues le centre
dispose des ateliers de couture, teinture, bogolan, de coiffure et une savonnerie.


Toutefois, il est à signaler que les trois autres ateliers n’ont pas fonctionné par


manque de formateur et de matières premières. Environ 20 % des détenues ont


appris des techniques culturales en matière de production de légumes et


féculents. L’éducation informelle a été réalisée grâce à l’appui des partenaires


(ONG et associations religieuses) à travers des séances de sensibilisation et




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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d’IEC (Information-Education-Communication) sur le VIH/SIDA, les IST, les


causeries débats sur les droits et devoirs des personnes détenues, les méfaits de


la drogue, de la toxicomanie et de l’infanticide. L’éducation formelle a connu


une baisse de régime par manque de formateurs.


- Les activités du service social ont porté essentiellement sur l’accueil, l’écoute,
l’enquête sociale, la visite à domicile, l’intermédiation familiale, l’expertise


mentale, l’assistance judiciaire, le soutien psychosocial, la prise en charge


sanitaire, le suivi post carcéral, l’hygiène et assainissement des détenues et des


locaux, le suivi et l’organisation de la corvée au niveau de la cuisine, le suivi du


régime alimentaire des détenus, les appels téléphoniques des détenues, le


remplissage des bulletins ou fiches de renseignements envoyés par les


tribunaux, la réception et la distribution des dons, la réception des


représentations diplomatiques et consulaires pour les détenues étrangères. Dans


le cadre du partenariat entre le centre SAMU SOCIAL, des causeries éducatives


et nombreux entretiens individuels ont abouti à la recherche de familles des


détenus. Il y a eu également la prise en charge psychologique de certaines


détenues grâce à l’ONG MAYATON. Elles ont aussi concerné la gestion de la


crèche avec l’accompagnement des partenaires.


- En vue de créer ou de développer un espace d’expression et de loisir pour les
détenues, les activités de l’unité socioculturelles et sportives ont été axées sur


les animations théâtrales, sportives ainsi que les chants et danses. Ces activités


ont pu être réalisées grâce à l’appui des partenaires ;


- Sur le plan sécuritaire, le centre a enregistré deux évasions concernant deux
détenues qui ont été reprises ;


- Le centre a bénéficié de l’appui de différentes associations et des ONG. L’on
retiendra entre autres, le BMCE, et MAYA TON, etc.




Le Centre spécialisé de Détention, de Rééducation et de Réinsertion pour Mineurs


a en 2019 :


- Renforcer les mesures de sécurité par la redynamisation des groupes de surveillance


et l’intensification de l’éclairage ;


- unité pédagogique et de formation professionnelle a fait les réalisations ci-après :


o Scolarisation de 21 mineurs ;


o Alphabétisation en français des mineurs et 100 en Bamanakan ;


o Initiation de 10 mineurs aux NTIC ;


o Formation aux activités technique de fabrication de savon ;


o Ensachage d’eau = 36


o Coiffure = 39 ;


o Menuiserie bois et métallique = 109 ;


o Tissage = 75.


- unité de sante a réalisé plusieurs consultations sanitaires en 2019, Les maladies les
plus fréquentes sont : Le paludisme, la Toux, le Rhume, les Plaies, les dermatoses,


la bilharziose et les I. S. T.


- Assainissement et désinfection des dortoirs 1 fois/ mois, nettoyage quotidien de la
cour.


- unité socioculturelle et sportive a réalisé en 2019 les activités suivantes :
o Participation aux journées du détenu ;




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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o Célébration de la journée de l’enfant africain par l’organisation d’un tournoi de
football ;


o Célébration de la journée mondiale de l’enfant ;
o L’Organisation des matchs amicaux avec les équipes des quartiers
o L’organisation de l’arbre de Noel.
o Les Théâtres sont organisés régulièrement.


- L’unité d’assistance sociale a procédé à des écoutes psychosociales, des
médiations sociales, des enquêtes sociales, des recherches de domiciles, des


médiations et de placement de mineurs dans leurs familles ;


- unité agropastorale, le Bilan de la campagne agricole se résume aux produits du
maraichage qui sont :


o La salade ;
o Les choux ;
o Les tomates ;
o L’oignon ;
o Les aubergines, les carottes qui entrent dans le renforcement de


l’alimentation journalière.




Région de Kayes : le projet Prison Mandela a effectué les réhabilitations ci-après :


- Maison d’Arrêt de Kita par le renforcement du mur de clôture en deux (2)
rouleaux de concertina, la construction d’un mirador, la restauration de


cellules ;


- Maison d’Arrêt de Bafoulabé par la construction de cellules supplémentaires et
le mur de clôture ;


- Maison d’Arrêt de Kayes par la construction de cellules supplémentaires ;
- Maison d’Arrêt de Kénièba par la réhabilitation.




Région de Koulikoro : Construction d’une nouvelle prison :
Réhabilitation par le projet Prison Mandela : Finition des travaux relatifs aux :


Maison d’Arrêt de Fana par le renforcement du mur de clôture surmontée de concertina, la


construction d’un mirador, la restauration des cellules.


Dans le cadre du projet prison Mandela, la maison d’arrêt de Fana a bénéficié des travaux de


réhabilitation :


Bloc de détention :


o la rénovation entière de deux cellules avec des toilettes internes ;
o la construction de deux nouvelles cellules pour les femmes et les mineurs avec les


toilettes internes


o la construction d’un(01) hangar ;
o construction de deux (02) toilettes externes.


Bloc administratif :


o La construction d’une (01) infirmerie ;
o La construction d’un (01) bureau pour le chef de peloton ;
o La rénovation du bureau du chef d’établissement ;
o La rénovation du poste de garde ;
o La construction d’une (01) cuisine et d’un (01) magasin ;
o La construction de quatre (04) toilettes, d’un (01) parloir ; du mur de clôture (avec


barbelés) ;


o L’aménagement d’un (01) jardin ;




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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Maison d’Arrêt de Ouélessébougou par le renforcement du mur de clôture surmontée de


concertina, d’un mirador, et la restauration de cellules.


Maison d’Arrêt de Dioila : La construction d’un (01) quartier de haute sécurité par


MINUSMA en projet.




Région de Sikasso :
Construction d’une nouvelle prison en cours :


- Maison d’Arrêt de Kignan dont les travaux sont arrêtés.
Réhabilitation par le projet Prison Mandela :


- Maison d’Arrêt de Bougouni entièrement rénovée avec l’installation d’un forage et
d’un atelier de menuiserie métallique.


- Maison d’Arrêt de Sikasso : construction d’un nouveau bâtiment en R+1 d’une
capacité de 80 détenus ; une nouvelle cellule dans le quartier des femmes et une


autre dans celui des mineurs ; construction de deux miradors ; le renforcement du


mur de clôture surmonté d’un rouleau de concertina ; rénovation du bloc


administratif et le renforcement de la devanture de la prison par un mur grillagé.


- Maison d’Arrêt de Koutiala : construction de cellules supplémentaires servant de
quartier pour femmes et de quartier pour mineurs ; construction d’un forage.




Région de Ségou :
Réhabilitation par le projet Prison Mandela de :


- Maison d’Arrêt de Ségou : Aménagement d’un poste de garde, réparation des portes et
grilles de sécurité, restauration des toitures des locaux de détention, reprise des


installations électriques ;


- Maison d’Arrêt de Bla : Construction du mur de clôture et réhabilitation des cellules,
réparation des portes et grilles de sécurité.




Région de Mopti :
Construction d’une nouvelle prison : La MINUSMA à travers ses sections affaire judiciaire et


pénitentiaire et UNPOL en dépit des ateliers de renforcement de capacités des agents, a fait


beaucoup de réalisations dans certaines prisons de la région de Mopti. Il s’agit entre autre des


travaux de rénovation/ reconstruction de la maison d’arrêt de Djenné ; la construction de la


nouvelle maison d’arrêt de Koro (plus de 60% de réalisation) ; la mise en place à la maison


d’arrêt de Sévaré de trois ateliers de menuiserie métallique, de bois et de savonnerie ;


l’installation de la vidéo surveillance et des bacs de sable pour renforcer la sécurité et le


début de l’installation du scanner.




Région de Tombouctou :
- Maison d’Arrêt de Tombouctou :


L’installation des caméras de surveillance ;


L’aménagement d’un jardin maraicher ;


Dans le domaine de la réinsertion sociale des détenus, l’embouche des petits ruminants ;


- Maison d’Arrêt de Rharouss : L’on note la réhabilitation de l’établissement par la
MINUSMA.




Les Centres pénitenciers agricoles :
Centre pénitencier agricole de Tana :


- Remise d’un (01) tracteur et d’un (01) moteur multifonctionnel par le projet Nelson
Mandela ; la réalisation d’un forage.




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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Centre pénitencier agricole de Kéniéroba :


- Remise d’un (01) tracteur par la MINUSMA ;
- L’expérimentation de l’aviculture et l’embouche des petits ruminants par la Section


des Affaires Judiciaires et Pénitentiaires de la MINUSMA.


Centre pénitencier agricole de Konséguela :


- Appui en matériels agricoles par le PNUD dans le cadre du projet Nelson Mandela ;
- Travaux de réhabilitation d’un forage et d’un château d’eau de 2m3 ;
- La construction d’un champ solaire de 1500WC par le PNUD dans le cadre du projet


Nelson Mandela.




2. La MINUSMA à travers le Fonds fiduciaire des Nations-Unies (bailleur Royaume Uni) a
apporté son appui à l’organisation de la conférence annuelle du parquet de Mopti sur la


traite des personnes (23-25 juillet 2019).




3. Le PNUD a dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’Homme
a fait les réalisations ci-après :


- Production du Guide du détenu et lancement du processus de production des produits
dérivés ;


- Appui à la CNDH pour la planification et les stratégies de mobilisation des ressources ;
- Prise en charge holistiques des nourrissons et enfants en bas-âge en milieu carcéral.




4. Département d’Etat des Etats Unis Bureau de la Démocratie, des Droits de l’Homme
et du Travail (DRL), le projet a fait les réalisations à travers les objectifs ci-après :


Renforcer le plaidoyer mené par les OSC en faveur d'une réforme juridique
visant à lutter contre l'esclavage héréditaire :


− ABA ROLI a dispensé une formation aux représentants 12 Organisations de la société
civile (OSC) - membres de la coalition nationale de lutte contre l’esclavage


(CONALEM) – sur « les techniques d'élaboration et de mise en œuvre d'une stratégie


de plaidoyer ».


− La CONALEM a par la suite tenu 15 réunions de coordination des activités de lutte
contre l’esclavage par ascendance d'octobre 2018 à février 2020. Ces rencontres ont


été tenues au siège de la CNDH sous la conduite de son président. Elles ont réuni des


représentants de 14 OSC à savoir : la Coordination des Associations et ONG


Féminines du Mali (CAFO), le Réseau des Journalistes Producteurs et Défenseurs des


Droits de l'Homme (RJPRODH), TEMEDT, la Coalition Malienne des Défenseurs des


Droits Humains (COMADDH), l’Association des Juristes Maliennes (AJM), la


Coalition des Alternatives Africaines, Dette et Développement du Mali (CAD Mali),


le Forum des Organisations de la Société Civile (FOSC), l’Association Regard aux


Couches Vulnérables (ARCV), l’Association Malienne des Défenseurs des Droits de


l'Homme (AMDH), l’Union des Femmes Maliennes pour les Droits et la Dignité


(UFMDD), la Commission Nationale des Droits de l'Homme, l’Eglise Protestante,


l’Observatoire des Droits de la Femme et de l'Enfant (ODEF), et ARRÊTEZ SAHEL.


− Dans le cadre de la mise en œuvre du plaidoyer pour l’adoption de la loi portant
répression de l’esclavage et des pratiques assimilées, la CONALEM à travers la


COMADDH a réussi - avec le soutien d'ABA ROLI - à rassembler le 25 mars 2019 et


le 26 décembre 2019, des représentants du gouvernement, de la CNDH, du Conseil


Economique, Social et Culturel, de la Commission Justice, Vérité et Réconciliation, et


des OSC pour discuter de la nécessité d'adopter l’avant-projet de loi susvisé. La


seconde rencontre a débouché sur l’adoption d’une déclaration commune invitant le




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gouvernement et le parlement à accorder une priorité à l’adoption de la loi


susmentionnée. La rencontre du 26 décembre 2019 a en outre permis d’intégrer


quelques modifications à l’avant-projet de loi se trouvant au Ministère de la Justice.


− Les partenaires nationaux ABA ROLI membres de la CONALEM - dont la CNDH et
la COMADDH- ont organisé cinq grandes activités de sensibilisation de différentes


parties prenantes (représentants du gouvernement, représentants d’autres institutions


publiques, représentants du corps diplomatique ; et représentants de la société civile)


sur la nécessité adopter la loi criminalisant la pratique de l'esclavage par ascendance


au Mali afin d’en dissuader les auteurs et d’assurer une meilleure protection des


victimes.


− Les différentes rencontres de sensibilisation des parties prenantes organisées pendant
la période de mise en œuvre du projet ont réuni 458 personnes, dont 308 hommes et


150 femmes.




Accroître la capacité des acteurs du secteur de la justice à enquêter,
poursuivre et juger les affaires liées à l’esclavage héréditaire :


− ABA ROLI s'est associée à l'Institut National de Formation Judiciaire (INFJ) pour
organiser deux ateliers de renforcement des capacités des Magistrats, tenus


respectivement du 24 au 25 septembre 2019 à Kayes, et du 12 au 13 novembre 2019 à


Bamako. Au total, 27 Magistrats de Bamako et des régions de Kayes, Tombouctou,


Gao, Nioro du Sahel, Yélimané et Diéma, dont 23 hommes et 4 femmes, ont participé


aux deux ateliers. Ces ateliers ont porté sur le thème : « l’approche ne pas nuire dans


la conduite des enquêtes et poursuites dans les affaires impliquant des pratiques liées


à l'esclavage par ascendance ».


− Afin d'assurer la pérennité des résultats des deux ateliers, l'Institut national de
formation judiciaire a édité, avec l’appui d'ABA ROLI, un fascicule de formation sur


« La lutte contre la victimisation secondaire des personnes victimes de pratiques liées


à l’esclavage : bonnes pratiques des acteurs du secteur de la justice », à être utilisé et


partagé avec les Acteurs de la justice lors des futures activités de formation


organisées par l’INFJ.




Accroître la participation des dirigeants locaux et des communautés à la lutte
contre l’esclavage :


− ABA ROLI et ses partenaires TEMEDT et ARCV ont formé 117 dirigeants et
leaders locaux (représentant des cercles, chefs de villages, chefs de fractions,


représentants des OSC) à Gossi, Ménaka et Diéma sur les Modes Alternatifs de


Règlement des Conflits. Au total 84% des dirigeants locaux formés ont rapporté


une meilleure compréhension sur la conduite d’une médiation et d’une


conciliation pour régler les conflits individuels et collectifs dans la communauté.


À la suite des ateliers organisés, 24% (28 participants) des dirigeants et leaders


locaux formés ont déclaré être disponibles à accompagner les membres de leurs


communautés dans le règlement de leurs conflits, y compris ceux liés issus des


pratiques coutumières constitutives d’esclavage par ascendance. Parmi ces 28


dirigeants et leaders locaux, 10 ont effectivement utilisé la médiation et la


sensibilisation pour faciliter la liberté de 68 victimes des pratiques coutumières


d'esclavage par ascendance (dont 14 bénéficiaires directs et 54 de leurs


dépendants) à Gossi et Ménaka.


− ABA ROLI, par le biais de ses partenaires des OSC sous-subventionnées
TEMEDT, ARCV, COMADDH, et de la CNDH, a mené des rencontres




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



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individuelles et publiques de sensibilisation sur la lutte contre l’esclavage par


ascendance au Mali. Au total, 1572 membres de la communauté dont 813


hommes et 759 femmes (657 à Diéma, 324 à Gossi, 318 à Ménaka, et 273


Bamako) - parmi lesquels 326 victimes d'esclavage par ascendance identifiées


par les parajuristes lors des réunions individuelles à Gossi, Ménaka et Diéma –


ont été atteints lors de ces rencontres de sensibilisation. à Bamako, Kayes,


Diéma, Gossi et Ménaka. Les messages de sensibilisation portaient sur :


o L'interdiction de l'esclavage par divers instruments juridiques nationaux et
internationaux ;


o L'avantage d'utiliser les MARC pour la résolution des conflits dans la
communauté, y compris les conflits résultant des pratiques coutumières


constitutives d'esclavage par ascendance ;


o L'utilisation de moyens non violents pour exiger le respect des droits violés ;
o Les services offerts par les OSC partenaires aux victimes de l'esclavage par


ascendance.


o Le droit de tout citoyen malien à obtenir des certificats de naissance ;
o L'égalité de tous les citoyens et leur droit à une égale protection de la loi.


− ABA ROLI a appuyé la CONALEM dans la conduite d’une campagne de
sensibilisation médiatique à travers la diffusion de deux spots à la « Radio Studio


Tamani» en français et en bambara sur la consécration de l’égalité de tous les


Maliens par la Constitution et la prohibition de l’esclavage par les instruments


juridiques internationaux. Du 23 janvier au 13 février, les deux spots d’une


minute chacun ont été diffusés 40 fois, soit un total de 40 minutes.


− ABA ROLI et son partenaire « Association Regard aux Couches Vulnérables »
(ARCV) ont réussi à impliquer les autorités locales dans la sensibilisation contre


l'esclavage lors des deux (2) dialogues communautaires organisés à Diéma,


contribuant à apaiser les tensions dans plusieurs communes du district de Diéma


en 2020. Toutes les activités organisées à Diéma étaient dirigées par le préfet de


district.


− Eu égard aux tensions entre les membres de la communauté de suite de la
contestation par les victimes des pratiques coutumières constitutives d’esclavage


par ascendance, ABA ROLI a consulté en décembre 2019 les élus de la commune


rurale de Diéma de la municipalité et a appuyé le conseil municipal dans


l’intégration des mécanismes alternatifs de règlement des conflits (MARC) dans


le plan économique, social et culturel de la commune. La théorie du changement


des mécanismes alternatifs de résolution des conflits intégrés prévoit que: «Si les


Commissions villageoises et communales de prévention, de médiation et de


gestion des conflits sociaux et fonciers sont mises en place et que leurs membres


interviennent dans les actions de prévention des conflits et de médiation, ces


Commissions joueront un rôle capital dans l'apaisement des tensions (sources de


conflits). Par leurs actions, ils assureront la sécurité des populations et des biens,


l'amélioration, la stabilisation et le renforcement de la cohésion sociale. Cela


contribuera à renforcer la paix dans la commune rurale de Diéma en particulier et


dans le cercle de Diéma en général ». La stratégie a prévu la mise en place d'une


Commission villageoise de prévention, médiation et gestion des conflits sociaux


et fonciers dans chaque village qui constitue la Commune de Diéma pour :


o Identifier les conflits opposant les habitants des villages ;
o Mener la médiation afin de concilier les parties en conflit ;
o Si la médiation réussit, rédigez le document de compromis contenant la




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solution convenue par les parties au conflit.


Fournir aux victimes d'esclavage des services juridiques et sociaux facilitant


leur réintégration :


− ABA ROLI a commencé par former huit (8) coordonnateurs de projet de ses
partenaires des OSC sous-subventionnées (TEMEDT, ARCV, AJM et


COMADDH) entant que formateurs sur la procédure d’obtention de documents


d'identité civile (notamment les actes de naissance et extraits d’actes de


naissance) et les meilleurs standards d'aide juridique aux populations vulnérables.


Ensuite, les huit coordonnateurs partenaires ont formé quatre (4) avocats et 16


parajuristes sur les mêmes sujets.


− À la suite des formations susvisées, les parajuristes formés ont identifié 340
victimes d'esclavage par ascendance manquant toutes des actes de naissance.


− Parmi les victimes identifiées, 52 ont été accompagnées par les avocats formés
pour l’obtention des jugements supplétifs de naissance et des extraits d’actes de


naissance.


− L’ensemble de 52 victimes accompagnées ont obtenu des jugements supplétifs et
des extraits d’actes de naissance dont 23 enfants, permettant à ces derniers de


s'inscrire à l'école en octobre 2019.


− Comparé aux résultats de son précédent programme de lutte contre l’esclavage
par ascendance qui avait obtenu 20 extraits d’actes de naissance en faveur des


enfants victimes de travail forcé, le nombre de victimes ayant reçu des extraits


d’actes de naissance a augmenté de 160%.


− Enfin, 31 affaires judiciaires portant sur des infractions commises contre les
victimes des pratiques coutumières constitutives d’esclavage par ascendance ont


été jugées en 2019 par les juridictions de la région de Kayes.




Renforcer la capacité des OSC locales à fournir des services aux victimes de
l'esclavage héréditaire :


− ABA ROLI a appuyé ses partenaires de la Coalition Malienne des Défenseurs des
Droits Humains (COMADDH), TEMEDT, Association des Juristes Maliennes


(AJM) et Actions Regard aux Couches Vulnérables (ARCV) dans l’élaboration


des sous-projets pour :


o La conduite des actions de plaidoyer pour l’adoption de la loi portant
répression de l’esclavage et des pratiques assimilées dont l’avant-projet a été


élaboré par le ministère de la justice en collaboration avec ses partenaires de la


société civile malienne.


o La sensibilisation des communautés, la conduite des dialogues
communautaires et l’appui aux leaders locaux pour leur participation au


règlement pacifique des différends liés à la pratique de l’esclavage par


ascendance.


o L’assistance juridique et judiciaire aux victimes et l’appui à leur réinsertion
socio-économique.


− Quatre contrats de sous-subvention ont été signés pour la conduite des actions
prévues par les différents projets des organisations citées ci-dessus.


− Pour une meilleure gestion financière des sous-subventions accordées à
COMADDH, TEMEDT, AJM et ARCV, ABA ROLI a formé des représentants


de ses 4 OSC partenaires sur l'élaboration des programmes et la gestion de




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budgets. ABA ROLI a également formé des représentants de ses 4 OSC


partenaires sur le suivi et l'évaluation.


− Tous les participants (100%) aux deux sessions de formation ont démontré des
connaissances et des compétences améliorées pour gérer les opérations


organisationnelles, mettre en œuvre des programmes et rechercher des ressources


de financement supplémentaires.


− En outre, ABA ROLI a tenu quatre réunions de coordination de projet avec les
représentants des quatre OSC partenaires. Au cours de ces réunions, le personnel


d'ABA ROLI a fourni des conseils aux représentants des quatre OSC partenaires


sur la soumission des rapports financiers, la mise en œuvre du projet, le suivi et


l'évaluation du projet.


− Grâce au renforcement des capacités fourni, les OSC partenaires ont amélioré la
qualité des rapports soumis à ABA ROLI et la collecte des données du projet.




5. HCR : a dans le cadre de l’exécution du projet de Naturalisation et facilitation
administratives pour l’accès à la nationalité Malienne, Le département a mis en place par


la décision n°2019-170/MJ-SG du 1er juillet 2019 le comité pour le traitement diligent des


demandes de naturalisation de Mauritaniens au Mali. Cette décision qui détermine le


mandat et la composition du comité a impacté positivement sur la coordination et


l’atteinte des objectifs ci-après :


- Facilitation du processus de naturalisation pour 1300 personnes, plus la délivrance de
jugement supplétif pour deux cent (200) personnes membres de la communauté


d’accueil des réfugiés est l’objectif assigné pour la deuxième phase, il s’agit


d’apporter une assistance individuelle pour l’acquisition ou la déclaration de


nationalité (sur un objectif de 1300 bénéficiaires, 901 demandes ont été présentées


aux autorités soit 69,23% de l’objectif fixé. Sur les 901 demandes reçues 651


demandes sont relatives à la déclaration de nationalité et 250 demandes, devant faire


l’objet de naturalisation sont en cours de traitement au niveau de la DNAJS et de


l’unité d’enquête de la Brigade Territoriale de Kayes ;


- Communication d'informations aux personnes prises en charge (Réalisation de spots
télévisés et radiophoniques, la diffusion de spots télévisés, diffusion de spots


radiophoniques (Bambara et Peulh), communication sur l'apatridie (Confection de


dépliants, t-shirt, casquettes et blocs notes)) ;


- Retraite à Sikasso pour l'atelier de validation du rapport d’étude relatif à l’élaboration
de l’avant-projet de décret d’application du titre V du livre I de la loi n°2011-087 du


30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille (recrutement d’un


consultant pour la réalisation de l’étude pour l’élaboration d’un projet de décret


d’application du Code de la Nationalité Malienne).




6. Comité National de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les
Pratiques Assimilées
a organisé les 17 et 20 juin 2019 un atelier de consultation des


drafts de lois, sur la traite des personnes et sur le trafic illicite de migrants. Cet atelier a


réuni les membres du Comité national de Coordination de la lutte contre la traite des


personnes et les pratiques assimilées, les membres du Comité de rédaction et des


partenaires techniques et financiers (ONUDC, HCDH et Eucap Sahel).




7. MONACO/Terre des Hommes : Dans le cadre du projet d’appui à l’amélioration des
conditions de vie des enfants en conflit avec la loi, a fait les réalisations ci-dessous :


- Appuyer à organisation de l’atelier sur la politique pénitentiaire ;




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- Accompagner les deux centres de détentions bolé femme et mineurs dans le cadre de la
réinsertion.


5.2 Exécution financière des projets :


Les projets /programmes mis en œuvre ou en cours dans le secteur de la justice sont au


nombre de dix-neuf (19) dont quatre (4) inscrits dans la loi de Finances 2019 ; les quinze (15)


autres financés et mis en œuvre par les partenaires techniques et financiers.


Les projets sur financement du budget national et leur lieu d’exécution :


1. RNP n°2762, projet de Construction de la nouvelle Maison d’Arrêt de Bamako à
Kénioroba ;


2. RNP n°3042, Projet de construction et de réhabilitation des infrastructures de l’Institut
National de Formation Judiciaire (INFJ) "Me DEMBA DIALLO" à Bamako ;


3. RNP n°2359, l’Appui à la CPS pour le secteur de la justice ;
4. RNP n°3051 Programme d’Urgence pour le Renforcement du Système Judicaire et de


mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus


d’Alger (PU-RSJ-MOA).




Les projets sur financement des PTF et leur zone d’intervention :




1. Union Européenne :
- Programme d'Appui au Secteur de la Justice au Mali (PAJM) dans les régions sud du


pays Kayes, Sikasso, Ségou et le district de Bamako ;


- EUCAP-SAHEL-MALI, mission civile de l’Union Européenne (UE) à Bamako, Kayes,
Ségou et Sikasso.




2. Pays-Bas :
-
Participation active des justiciables dans la distribution de la justice « Tien Sira », dans les


régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudenit (Association DEME SO)


;


- Renforcement de la chaîne pénale au Nord du Mali, dans les régions de Gao, Mopti,
Ségou et Tombouctou réalisé par International Development Law


Organization/Organisation Internationale de Droit du Développement (OIDD/IDLO).




3. La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation
au Mali (MINUSMA) dans les Régions du Nord et du Centre à travers les


projets/programmes ci-après :


- Appui au Pôle Judiciaire Spécialisé à Bamako ;
- Accès à la justice y compris la promotion de la complémentarité entre justice


traditionnelle et justice formelle dans le dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 46


de l’Accord pour la paix à Bamako et dans les régions Nord et Centre du Mali ;


- Amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale au Nord et au Centre du Mali (Gao,
Tombouctou, Mopti) ;


- Sécurité des tribunaux et prisons et lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation.


4. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) :
-
Projet Global Focal Point (GFP) Prisons Mandela : sur toute l’étendue du territoire malien


avec une présence plus marquée dans les régions de Bamako, Sikasso, Ségou et Kayes ;




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- Projet Restauration de l’autorité de l’Etat et accès à la justice au nord du Mali dans les
localités de : Tombouctou, Goundam, Diré, Niafounké, Gourma Rharous, Gao, Ansongo,


Bourem, Ménaka, Kidal, Mopti, Youwarou, Tenenkou, Douentza, Bankass, Bandiagara,


Koro, Djenné, Bamako.




5. Département d’Etat des Etats Unis Bureau de la Démocratie, des Droits de
l’Homme et du Travail (DRL) :


- Lutte contre l’Esclavage au Mali, le projet intervient dans les localités de Ménaka, Gossi
et Kayes réalisé par Initiative Etat de Droit de l’Association du Barreau Américain (ABA


ROLI).




6. USAID :
-
Mali Justice Project (USAID/MJP), couvre les localités de Kayes, Koulikoro, Ségou,


Sikasso, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka et le District de Bamako.




7. CANADA :
-
Justice, Prévention et Réconciliation (JUPREC) pour les Femmes, les Mineurs et Autres


Personnes Affectées par la Crise, dans les localités de Bamako, Koulikoro, Ségou,


Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.


- Redevabilité Publique et Participation des Femmes au Mali (RPPFM), dans les localités
de : Bamako, Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal.




Les tableaux ci-dessous donnent la situation d’exécution financière des projets /programmes


du secteur au 31/12/ 2019 :


- Les Projets/Programmes sur financement budget national : Le coût des P/P en
exécution se chiffre à 73, 549 milliards de Francs CFA sur lesquels 25 482 milliards


sont acquis pour un décaissement cumulé au 31/12/2019 de 11 476 milliards soit un


taux de 45,04% ;




- Les projets financés par les partenaires techniques et financiers : Le financement
acquis des projets en cours d’exécution par les PTF se chiffre à 50, 667milliards pour


un montant décaissé de plus de 33, 600 milliards soit un taux de 66,32%.









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5.2.1 Etat d’exécution financière par projet au 31/12/2019 du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme
(Les Montants sont en Millions de F CFA)


N° RNP Intitulé du projet Durée Coût
Financement acquis


Décaissement cumulé


au 31/12/2019
Taux de décaissement


Observations


Int Ext Total Int Ext Total Int Ext Total


Projets en exécution 73 549 25 482 0 25 482 11 476 0 11 476 45,04% 0 45,04%


Secteur Infrastructures 72 563 24 278 0 24 278 10 599 0 10 599 43,66% 0 43,66%


1 3042


Construction et réhabilitation des


infrastructures de l’Institut


National de Formation Judiciaire


(INFJ) "Me DEMBA DIALLO"


2017-


2020
2 000 2 408 0 2 408 1 091 0 1 091 45,31% 0 45,31%


2 2762
Construction de la nouvelle grande


prison de Bamako à Kénioroba


2014-


2020
10 603 14 650 0 14 650 5 498 0 5 498 37,53% 0 37,53%


Dotations de 2015 ont été


réaffections à la réhabilitation


d'autres Maisons d'arrêt du Mali


(Programme d'Urgence 3051), (non


la prison centrale)


3 3051


Programme d’Urgence pour le


Renforcement du Système


Judicaire et de mise en œuvre de


l’accord pour la paix et la


réconciliation au mali issu du


processus d’Alger


2017-


2019
59 960 7 220 0 7 220 4 010 0 4 010 55,54% 0 55,54%


Il est à observer que ce programme


a bénéficié d’un financement à


concurrence de 2 000 prélevé sur le


2762 en 2015, et un décaissement


de 1 700 pour la même année


Secteur Ressources Humaines 986 1 204 0 1 204 877 0 877 72,84% 0 72,84%


4 2359 Appui CPS Secteur Justice
2008-


2020
986 1 204 0 1 204 877 0 877 72,84% 0 72,84%


Projet en préparation 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0


0


Total Général 73 549 25 482 0 25 482 11 476 0 11 476 45,04% 0 45,04%


Source : DNPD





38 38

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



38













39 39

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



39




5.2.2 Etat d’exécution financière au titre des projets financés par les partenaires techniques et financiers (externe) :


N° Partenaires Titre du projet Durées
Financement


acquis


Cumul


décaissements au


31/12/2019


Taux de


décaissement


(en %)


1 Union Européenne
PAJM : Programme d’Appui au secteur


de la Justice du Mali


Durée du projet 6 ans Date de


signature 5 /2014
7 871 484 000 6 149 250 923 78,12%


2 Union Européenne EUCAP-SAHEL-MALI Juin 2014 à Décembre 2018


3


Royaume des Pays Bas (-


5099776547) Royaume de la Suède


(1 967 870 177)


Contribution à l’Accès Adéquat des


Démunis aux Droits et à la Justice au


Mali (CAADJ) En Bamanan Tien-Sira


II : Association DEME SO


Durée 5ans Date de mise en


vigueur janvier 2019-


décembre 2023


7 067 626 000 2 263 831 195 33%


4 Royaume des Pays Bas


Renforcement de la chaîne pénale au


Nord du Mali : International


Development Law Organization /


Organisation Internationale de Droit du


Développement (IDLO/OIDD)


Durée du projet 54mois Date


de signature décembre 2015
3 220 516 005 2 972 840 775 92,31%


5 USAID Mali Justice Project (MJP)
Durée : Cinq (5) ans ; Date de


signature 7 décembre 2015.
11 493 392 436 8 619 434 826 74,99%


6 Canada


Redevabilité Publique et Participation


des Femmes au Mali (RPPFM),


Affaires Mondiales Canada


Durée du projet ;


Date de signature 28 mars


2018


4 344 713 716 1 349 428 891 34,85%


7


Département d’Etat des Etats Unis


Bureau de la Démocratie, des Droits


de l’Homme et du Travail (DRL)


Lutte contre l’Esclavage au Mali :


ABA ROLI (Initiative Etat de Droit de


l’Association du Barreau Américain)


Durée 20mois Date de


signature 24 août 2018
394 603 345 382765245 97,00%


8


Mission Multidimensionnelle


Intégrée des Nations Unies pour la


Stabilisation au Mali (MINUSMA)


Appui au Pôle Judiciaire Spécialisé
Fonds programmatiques :


Juillet 2017- juin 2018,
1 206 792 568 422 664 856 35,04%


9


Mission Multidimensionnelle


Intégrée des Nations Unies pour la


Stabilisation au Mali (MINUSMA)


Accès à la justice y compris la


promotion de la complémentarité entre


justice traditionnelle et justice formelle


: Bailleur n°1 MINUSMA Fonds


programmatiques - Bailleur n°2 : UN


Trust Fund (bailleur : Pays-Bas)


Bailleur n°1 cycle budgétaire


juillet 2019- juin 2020 ; -


Bailleur n°2 : acquis pour


une période de deux ans de


janvier 2019 à décembre 2020


234 054507 33 195 341 5,64%




40 40

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



40




N° Partenaires Titre du projet Durées
Financement


acquis


Cumul


décaissements au


31/12/2019


Taux de


décaissement


(en %)


10


Mission Multidimensionnelle


Intégrée des Nations Unies pour la


Stabilisation au Mali (MINUSMA)


Amélioration du fonctionnement de la


chaîne pénale : Bailleur n°1 : Fonds


fiduciaires des Nations-Unies (bailleur


: Pays-Bas)


Financement acquis pour


juillet 2019-juin 2020
670 894 372 546 434 851 81%


11


Mission Multidimensionnelle


Intégrée des Nations Unies pour la


Stabilisation au Mali (MINUSMA


Sécurité des tribunaux et prisons et


lutte contre l’extrémisme violent et la


radicalisation : - Bailleur n°1 Fonds


fiduciaires des Nations-unies (bailleur :


Pays-Bas) - Bailleur n°2 MINUSMA


Fonds programmatiques (années


budgétaires 2018-29 et 2019-20) ;


Bailleur n. 3 : MINUSMA Fonds


complémentaires (cycle budgétaire de


l’année 2018-19)


Bailleur n°1 : acquis pour une


période de deux ans de janvier


2019-décembre 2020 ;


Bailleur n°2 années


budgétaires 2018-29 et 2019-


20) ; Bailleur n°3 cycle


budgétaire de l’année 2018-


19)


1 182 192 220 360 795 732 30.2%


12
Programme des Nations Unies pour


le Développement (PNUD) :


Projet Restauration de l’autorité de


l’Etat et accès à la justice au nord du


Mali


Durée Janvier 2014-Mars


2020
8135 081000 8 000 135 080 100%


13
Programme des Nations Unies pour


le Développement (PNUD) :


Projet Global Focal Point (GFP)


Prisons Mandela (Pays-Bas)
Durée 2016-2021 Cinq (5) ans 4 800 000 000 2 500 000 000 52%


14 Monaco/Terre des hommes


Projet d’appui à l’amélioration des


conditions de vie des enfants en conflit


avec la loi



45 850 000 - -


Totaux 50 667 200 169 33 600 777 715 66,32%


Source : synthèse CPS/SJ sur la base des fiches de suivi évaluation des projets/programmes.
NB : Ce tableau ne prend pas en compte la contribution d’EUCAP-SAHEL-MALI, étant entendu que le montant revenant à la justice n’est pas déterminé par l’institution.





















41 41

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



41




66,32%


0,00%


10,00%


20,00%


30,00%


40,00%


50,00%


60,00%


70,00%


0


10 000


20 000


30 000


40 000


50 000


60 000


1


M
illi


on
s


Etat d’exécution financière globale au titre des
projets financés par les partenaires Externnes


Financement acquis Cumul décaissements au 31/12/2019


Taux de décaissement (en %)


7
8


7
1


3
2


2
1


7
0


6
8


3
2


9
4


1
1


4
9


3


4
3


4
5


3
9


5


1
2


9
3


5


4
6


6
1


4
9


2
9


7
3


2
2


6
4


1
3


6
3


8
6


1
9


1
3


4
9


3
8


2
,7


6
5


2
4


5


1
0


5
0


0


0


0,00%


20,00%


40,00%


60,00%


80,00%


100,00%


120,00%


0


2 000


4 000


6 000


8 000


10 000


12 000


14 000


Union
Européenne


Royaume des
Pays Bas


Royaume des
Pays Bas &


Royaume de la
Suède


MINUSMA USAID Canada DRL PNUD Monaco/Terre
des hommes


M
ill


io
n


s


Etat d’exécution financière des projets par partennaire externe


Financement acquis Cumul décaissements au 31/12/2019 Taux de décaissement (en %)




42 42

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



42












La situation d’exécution des dépenses au titre du compte administratif est de 9 362 967 613


milliards de crédits notifiés pour 9 278 700 330 milliards de mandats admis soit un taux


d’exécution de 99,09% à la date du 31/12/2019.




Il est également important de rappeler que les crédits notifiés qui étaient de 10 556 917 283 F


CFA en 2016 sont passés à 11 638 273 717 F C FA en 2017, 10 345 667 566 F C FA en 2018


et 9 362 967 613 en 2019




Extrait des crédits du compte administratif de la situation d’exécution des dépenses au
31/12/2016, 2017, 2018 et 2019.




Année Crédits notifiés Crédits engagés Mandats émis Mandats admis




2016 10 556 917 283 10 381 137 697 10 373 547 282 10 367 316 448




2017 11 638 273 717 11 600 947 484 11 589 653 471 11 589 653 471




2018 10 345 667 566 9 346 296 971 8 786 620 844 8 785 620 411




2019 9 362 967 613 9 331 706 866 9 288 878 262 9 278 700 330




Source : compte administratif de la DFM/MJDH






6 Les indicateurs sectoriels
6.1 Les indicateurs inscrits dans le CREED :
La situation des Objectifs de Développement assigné au secteur de la justice est consignée


dans le tableau ci-dessus.




Tableau 1 : les indicateurs du secteur de la justice inscrits dans le CREED




Indicateurs Unité 2016 2017 2018
2019




Taux de couverture de la Carte Judiciaire.




% 31 42 42 42


Taux de satisfaction des besoins en matière de


justice au Mali


%
- - 27




27


Ratio juges/habitant Nbre 1/28 529 1/33 057 1/36 523 1/39 335


Délai moyen de traitement des


procédures (pénales, civiles, hors


procédure sommaires) en nombre de


jours


Civiles jours 70 79 58 60


Délits jours 90 93 83 68


Crimes jours 142 152 160 190


Pourcentage des centres de détentions respectant


les standards internationaux


%
- 3 28,81 33,89%







43 43

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



43




6.2 Les indicateurs du secteur de la justice par programme de 2017 à 2019 :


6.2.1 Tableau des indicateurs du Programme : 1.009 Administration Générale,
Coordination et Contrôle


Le Programme : 1.009 Administration Générale,


Coordination et Contrôle


Références Évaluation N-1


2019


N


2020
















Objectif 1 :


Améliorer


l'efficacité


des services


judiciaires et


l'accessibilité


au droit et à


la justice.


Indicateurs et cibles de performance N-3


2017


N-2


2018


Prév


u


Réel Écart Taux en


%


Cible


prévue


en


année N
A B C D E=C-


D


F=D/C*


100


Indicateurs : 1.1 Taux de réalisation des


activités du département/Rapports


d'activités du département/CPS


Précision Méthodologique : (nombre


d'activités réalisées /nombre d'activités


programmées) x100




45% 100% 50% 50% 50% 100%


Indicateurs : 1.2 Pourcentage de services


contrôlés/rapports d'inspection de l'ISJ


Précision Méthodologique : (nombre de


services contrôlés x 100 / nombre total de


services à contrôler) x 100


72,72


%
47,06% 42 17 25 40,48% 55%


Indicateurs : 1.3 Taux d'exécution du


budget/compte administratif/ DFM


Précision Méthodologique : (Total crédits


liquidés /Total crédits initiaux) x 100




50% 100% - - 57% 100%
















Objectif 2 :


Renforcer la


lutte contre


la


corruption,


la drogue, le


terrorisme et


la


criminalité


transnationa


le


Indicateurs 2.1 : Pourcentage de dossiers de


corruption transmis ayant fait l'objet de


poursuites/rapport d'activités des pôles


économiques et financiers


Précision Méthodologique : (nombre de


dossiers ayant reçu de suites judiciaires/


nombre de dossiers transmis) x100


70% 95% 98%


Indicateurs : Pourcentage de dossiers de


terrorisme, de drogue et de criminalité


transnationale ayant reçu des suites


judiciaires/: Rapport d'activités du pôle


judiciaire spécialisé de lutte contre le


terrorisme et la criminalité transnationale


organisée


Précision Méthodologique : (nombre de


dossiers ayant reçu de suites judiciaires/


nombre de dossiers transmis) x 100




75% 95% 100 0 100 100%


Indicateurs : 2.3 Pourcentage des acteurs de


la justice formés dans les domaines de lutte


contre la corruption, le terrorisme et la


criminalité transnationale


organisée/Rapports d'activités du pôle


judiciaire spécialisé de lutte contre le


terrorisme, la criminalité transnationale


organisée, du comité national de


coordination de la lutte contre la


traite…PNI


Précision Méthodologique : (nombre


d'acteurs formés/nombre d'acteurs à former)


x100




45% 95 93 2 97.89% 100%




44 44

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



44










Objectif 3 :


Contribuer à


la promotion


du genre et à


la lutte


contre le


VIH/SIDA


Indicateurs : 3.1 Pourcentage de


sensibilisation et formation des acteurs de la


justice sur le genre. /rapports d'activités de


la cellule genre


Précision Méthodologique : (Nombre


d'acteurs sensibilisés et formés/nombre


d'acteurs à sensibiliser et former) x100




50%
66,67


%
85 18,33 60,25% 76,67%


Indicateurs : 3.2 Pourcentage de


sensibilisation et formation des acteurs de la


justice sur le VIH/SIDA/rapports d'activités


de la cellule VIH/SIDA


Précision Méthodologique : (nombre


d'acteurs sensibiliser et formés/nombre


d'acteurs à sensibiliser et former) x100




27% 33 32 1 96,97% 100%






Objectif 4 :


Améliorer la


législation et


la


coopération


judiciaire


international


e


Indicateurs : 4.1 Pourcentage de textes


élaborés et /ou relus/Rapport d’activités de


la DNAJS


Précision Méthodologique : (nombre de


textes élaborés et /ou relus / nombre de


textes à élaborer et /ou à relire) x100




80% 80 43 37 54% 90%


Indicateurs : 4.2 pourcentages de dossiers


de coopération judiciaire traité/Rapport


d’activités de la DNAJS


Précision Méthodologique : (nombre de


dossiers de coopération judiciaire traité /


nombre de dossiers de coopération


judiciaire à traiter) x100




100% 80 50 30 62,50% 90%


Source : DFM/MJDH, les réalisations 2019.


6.2.2 Tableau des indicateurs du Programme : 2.019 Politique Juridique et Judiciaire,
Gestion de la Carrière et Formation


Le Programme : 2.019 Politique Juridique et


Judiciaire, Gestion de la Carrière et Formation


Références Évaluation N-1


2019


N


2020
















Objectif 1 :


Améliorer


l'efficacité des


services


judiciaires et


l'accessibilité


au droit et à la


justice.




Indicateurs et cibles de


performance


N-3


2017


N-2


2018


Prévu Réel Écart Taux


en %


Cible


prévue en


année N
A B C D E=


C-D


F=


D/C*100


Indicateurs : 1.1 Délai moyen de


traitement des procédures (civiles,


hors procédures sommaires)



42 jrs 12mois 12 0 100 12


.2 Délai moyen de traitement des


procédures/Pénales


40mois 18 18 0 100 18


Indicateurs : 1.3 Pourcentage des


juridictions disposant de structure


fonctionnelle d'accès au droit et à la


justice/Rapports d'activités DNAJ


Précision Méthodologique : (Nombre


de juridictions disposant de structure


d'accès au droit et à la justice /


Nombre total de juridictions) x100


120% 70% 41%
29%



58,57% 75%










Objectif 2 :


Assurer la


formation


Initiale et la


perfection


nement des


acteurs de


Indicateurs : 2.1 Pourcentage de


réussite aux examens de sortie des


auditeurs de justice, greffiers


stagiaires,


secrétaires de greffe et parquet


stagiaires et aspirants


notaires/Rapport d'activités INFJ


Précision Méthodologique : (Nombre


d'auditeurs de justice, greffiers


stagiaires, secrétaires de greffe et


parquet stagiaires et aspirants notaires


ayant réussi à l'examen de sortie /


Nombre total formé) x 100.


100% 100% 100%




45 45

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



45




justice Indicateurs : 2.2 Pourcentage des
auxiliaires de justice ayant bénéficié


de formation continue/Rapport


d'activités INFJ


Précision Méthodologique : (Nombre


réel d'auxiliaires de justice ayant


bénéficié d'une formation continue /


Nombre total prévu) x 100


35% 30% 38% -1% 127% 75%


Objectif 3 :


Améliorer les


capacités


opérationnelles


de l'INJFJ.


Indicateurs : 3.1 Taux de réalisation


des infrastructures


programmées/Rapport d'activités


INFJ


Précision Méthodologique : (Nombre


d'infrastructures réalisées / Nombre


total d'infrastructures programmées) x


100


40% 100% 43% 57% 43% 100%


Indicateurs : 3.2 Taux de réalisation


des études et recherches


programmées/rapport d'activités INFJ


Précision Méthodologique : (Nombre


d'études et recherches conduit /


Nombre total d'études et recherches


prévu) x 100


100% 0% 100% 0% 50%


Source : DFM/MJDH, les réalisations 2019.


6.2.3 Tableau des indicateurs du Programme : 2.020 Renforcement et Modernisation
des Institutions Pénitentiaires et de l'Education Surveillée


Le Programme : 2.020 Renforcement et


Modernisation des Institutions Pénitentiaires et


de l'Education Surveillée


Références Évaluation N-1


2019


N


2020














Objectif 1 :


Améliorer


les


conditions


de détention


et de travail


du


personnel.


Indicateurs et cibles de


performance


N-3


2017


N-2


2018


Prévu Réel Écart Taux % Cible


prévue


en


année N
A B C D E=C-D F=


D/C*100


Indicateurs : 1.1 Pourcentage de centres


de détention disposant de quartiers


séparés (homme, femme, mineur)


/rapport d'activités de la DNAPES


Précision Méthodologique : (Nombre de


centres de détention disposant de


quartiers séparés/nombre total de centres


de détention du pays) x 100.


30% 30 22 8 73,33% 100%


Indicateurs : 1.2 Taux d'établissements


pénitentiaires labellisés dans le processus


de "prise en charge et d'accompagnement


des personnes détenues/rapport d'activités


de la DNAPES


Précision Méthodologique : (nombre


centre de détention respectant les


normes/nombre total des centres de


détentions) x100.


100% 60 60 0 100% 100%


Objectif 2 :


Favoriser la


réinsertion


sociale des


détenus


Indicateurs : 2.1 Pourcentage des


détenus bénéficiant d'une formation


professionnelle/rapport d'activités de


la DNAPES


Précision Méthodologique : (nombre


de détenus bénéficiant d'une


formation professionnelle / nombre


total de détenus) x100


10% 472 200 272 42,37% 50%


Source : DFM/MJ-les réalisations 2019.




46 46

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



46




7 Description du cadre partenarial :
Le Gouvernement a adopté le 13 novembre 2015 pour trois (03) 2015-2018, le Programme


d’Urgence pour le renforcement du Système Judiciaire et de mise en œuvre de l’accord pour


la paix et la réconciliation (PU-RJS-MOA) qui est un outil programmatique de mise à niveau


de l’appareil Judiciaire. Le Gouvernement entend à travers ce programme, donner les moyens


et l’opportunité au secteur de la justice d’aller vers un changement fondamental et d’être à la


hauteur des attentes des populations, sur la base d’une confiance renouvelée à la suite d’un


changement de culture de travail et de management.


Les projets et Programmes du secteur de la justice s’inscrivent dans le cadre de partenariats bi


ou multi latéraux pour la mise en œuvre du Plan d’Urgence arrivé à terme officiellement fin


décembre 2018 et qui a été doté en 2019.


Ainsi, au titre des partenaires bilatéraux on note avec satisfaction l’intervention de cinq


(05) bilatéraux dans le secteur :


Pays-Bas :


- participation active des justiciables dans la distribution de la justice « Tien Sira », dans les
régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudenit (Association DEME SO)


;


- renforcement de la chaîne pénale au Nord du Mali, dans les régions de Gao, Mopti, Ségou
et Tombouctou réalisé par International Development Law Organization/Organisation


Internationale de Droit du Développement (OIDD/IDLO).




Département d’Etat des Etats Unis Bureau de la Démocratie, des Droits de


l’Homme et du Travail (DRL) :


- lutte contre l’Esclavage au Mali, le projet intervient dans les localités de Ménaka, Gossi et
Kayes réalisé par Initiative Etat de Droit de l’Association du Barreau Américain (ABA


ROLI).




USAID :


- le Projet Mali Justice Project (USAID/MJP), couvre les localités de Kayes, Koulikoro,
Ségou, Sikasso, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka et le District de


Bamako.




CANADA :


- le projet Redevabilité Publique et Participation des Femmes au Mali (RPPFM), dans les
localités de : Bamako, Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal.




Au titre des partenaires multilatéraux, on note avec le même degré de satisfaction


l’intervention sept (07) multilatéraux dans le secteur :




Union Européenne :


- le Programme d'Appui au Secteur de la Justice au Mali (PAJM) dans les régions sud du
pays Kayes, Sikasso, Ségou et le district de Bamako ;


- l’EUCAP-SAHEL-MALI, mission civile de l’Union Européenne (UE) à Bamako,
Kayes, Ségou et Sikasso ;

















47 47

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



47




Ambassade de France :


La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au


Mali (MINUSMA) dans les Régions du Nord et du Centre à travers les


projets/programmes ci-après :


- appui au Pôle Judiciaire Spécialisé à Bamako ;
- accès à la justice y compris la promotion de la complémentarité entre justice traditionnelle


et justice formelle dans le dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 46 de l’Accord


pour la paix à Bamako et dans les régions Nord et Centre du Mali ;


- amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale au Nord et au Centre du Mali (Gao,
Tombouctou, Mopti). Par la sécurisation des tribunaux et prisons et lutte contre


l’extrémisme violent et la radicalisation.




Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) :


- le Projet Global Focal Point (GFP) Prisons Mandela : sur toute l’étendue du territoire
malien avec une présence plus marquée dans les régions de Bamako, Sikasso, Ségou et


Kayes ;


- le Projet Restauration de l’autorité de l’Etat et accès à la justice au nord du Mali dans les
localités de : Tombouctou, Goundam, Diré, Niafounké, Gourma Rharous, Gao, Ansongo,


Bourem, Ménaka, Kidal, Mopti, Youwarou, Tenenkou, Douentza, Bankass, Bandiagara,


Koro, Djenné, Bamako.




48 48

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48




8 Difficultés/problèmes rencontres durant l’année 2019 et mesures/solutions proposées :


Ordre


Difficultés/Problèmes rencontrées Causes Mesures/solutions proposées Structures/Orga


nismes


responsables


Délai


d’exécution


1 La non-adoption de textes majeurs


élaborés par le MJP depuis 2017


relatifs au statut de la magistrature,


au classement des juridictions, au


plan de carrière…




La grille indiciaire proposée


constitue le principal point de


blocage




Discussions avec les syndicats de la


magistrature afin de trouver un


compromis




MJDH






2 Les retards liés au choix d’une


solution informatique dans le cadre


de l’informatisation des greffes


Les discussions qui ont


largement pris du temps entre


solutions algérienne, béninoise


et malienne


Décision urgente au risque de perdre un


financement important à ce niveau


MJDH


3 Les lenteurs liées au processus


SIRH, à l’équipement de la salle


informatique de l’INFJ et la mise en


place de l’intranet


Réalignement budgétaire en


cours


Accélérer les procédures afin de boucler


ces chantiers importants


MJP


4 Insécurité accrue, en particulier


dans les régions du centre et du


nord du pays, rendant de plus en


plus difficile l'accès aux groupes


marginalisés en raison des


déplacements permanents. Cela a


également contribué à la présence


toujours limitée (et dans certains cas


à l'absence) de services de justice


formelle dans nombre de nos zones


d'intervention - ce qui à son tour


continue d'entraîner les populations


à une demande accrue de services


de médiation et autres services


d'assistance juridique


Attaques terroristes et


affrontements


intercommunautaires


Pour faire face à certains de ces défis, le


MJP et ses partenaires rencontrent les


leaders communautaires dans les zones


difficiles à atteindre les jours de marché


dans les grandes communautés ;


organisent des réunions de sensibilisation


la nuit ; s'appuient davantage sur les


émissions de radio pour les sessions de


sensibilisation, priorisent la médiation


dans la résolution des conflits le cas


échéant, et organisent participent à des


réunions de coordination pour partager les


expériences avec les autres parties


prenantes.


OSC


subventionnées


par le MJP




1 an


5 Lenteur dans le traitement des Absence des avocats dans les Pour faire face à certains de ces défis, le OSC 1 an




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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



49






Ordre


Difficultés/Problèmes rencontrées Causes Mesures/solutions proposées Structures/Orga


nismes


responsables


Délai


d’exécution


dossiers par les avocats et les


tribunaux. Cela entrave les chances


de certains bénéficiaires d'obtenir


un jugement définitif dans leur


affaire avant la fin des subventions.




régions et tribunaux manquant


cruellement de ressources


(humaines et matérielles)


MJP et ses partenaires rencontrent les


leaders communautaires dans les zones


difficiles à atteindre les jours de marché


dans les grandes communautés ;


organisent des réunions de sensibilisation


la nuit ; s'appuient davantage sur les


émissions de radio pour les sessions de


sensibilisation, priorisent la médiation


dans la résolution des conflits le cas


échéant, et organisent participent à des


réunions de coordination pour partager les


expériences avec les autres parties


prenantes.


subventionnées


par le MJP


6




La réticence d’une grande partie des


opérateurs économiques


d’importance de la région à


s’engager dans la lutte contre la


corruption




Leur perception d’une absence


de réaction des autorités


gouvernementales en matière


de sanctions effectives des


agents de contrôle fautifs et de


changement des règles de jeu


sur les postes de contrôle


Appui au développement et à la mise en


œuvre d’une stratégie


multidimensionnelle de plaidoyer fondée


sur les dividendes de l’intégrité du


système de contrôle sur les affaires et


droits fondamentaux


MJP, les


partenaires et une


coalition d’acteurs


de la société civile


12 mois


7 Retard accusé dans la réalisation


des travaux de construction et


réhabilitation d’infrastructures


judiciaires par l’entreprise ECONI


(lots 1 et 3)


Faible capacité


organisationnelle, économique


et financière




Recours à de multiples avenants de


prolongation de la durée du contrat de la


MDC et suivi très rapproché avec de


nombreuses réunions et missions


conjointes




DNAJ/CONFED






Fin 2019


8 Retard dans le démarrage des


contrats de fournitures


d’équipements mobiliers,


électroménagers, informatiques,


bureautiques




Retard dans la réalisation des


travaux Insuffisance de niveau


d’électrification des


juridictions construites ou


réhabilités pour permettre le


fonctionnement correct des


équipements et matériels à


acquérir




Branchement au réseau EDM ou mise à


disposition de l’électricité permettant le


fonctionnement correct des juridictions


concernées




DFM/MJ




Fin du mois


de janvier


2020




50 50

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RAPPORT DE LA 20EME REVUE SECTORIELLE DE LA JUSTICE, ANNEE BUDGETAIRE 2019



50






Ordre


Difficultés/Problèmes rencontrées Causes Mesures/solutions proposées Structures/Orga


nismes


responsables


Délai


d’exécution


9 Accès aux données de certaines


juridictions pour le suivi des


principaux paramètres du Projet


Peut-être méfiance ou crainte Renforcement de la communication avec


les services concernés ;


Renforcement de l’implication des


services centraux du Département de la


Justice


IDLO


CPS/SJ


Permanent


10 Difficultés pour les avocats


d’accéder aux bénéficiaires de la


région de Ménaka


Insécurité Utilisation des vols UNHAS qui a permis


d’atteindre les victimes de Gossi


TEMEDT et


Association des


Juristes Maliennes


RAS


11 Difficultés pour les parajuristes


d’organiser des sensibilisations de


masse à Gossi et Ménaka


Insécurité ; et Menaces des


auteurs des pratiques


coutumières constitutifs


d’esclavage par ascendance


Organisation de la sensibilisation et


identification des victimes en recourant


aux rencontres interindividuelles


TEMEDT RAS


12 Non-inscription de l’examen de


l’avant-projet de loi portant


répression de l’esclavage et des


pratiques assimilées à l’agenda du


Conseil des Ministres


Agenda du Ministre de la


justice


Recours à la CNDH pour rencontrer le


Ministre de la Justice pour échanger sur la


question


CNDH ;


Organisations de


la société civile


membres de la


CNDH


RAS


13 Insuffisance d’enquêtes judiciaires,


de poursuites et de jugements


prononcés dans les cas de violences


commises contre les victimes


Menaces des auteurs des


pratiques coutumières


constitutifs d’esclavage par


ascendance contre les acteurs


de la justice


Sensibilisation de la communauté TEMEDT ; AJM ;


ARCV


RAS


Source : synthèse CPS/SJ sur la base des fiches de suivi évaluation des projets/programmes.




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9 Contraintes et difficultés :


− faible capacité des responsables des programmes et de la CPS/SJ en montage de projets
pour le PTI/BSI ;


− mobilité des cadres de la CPS vers les structures financières ;


− faible dotation des projets en cours d’exécution ;


− faible coordination des rencontres alternatives avec le chef de file des PTF et la CPS/SJ ;


− retard dans le dépôt des documents et supports d’information sur les projets/programmes ;


− retard/non communication des rapports d’activités des projets/programmes par les
services centraux et les PTF ;


− non animation des cadres de concertation entre les PTF et le département.


10 Recommandations :


− renforcer les capacités des responsables des programmes et de la CPS/SJ en montage de
projets;


− motivation des structures d’appui et de conseil pour éviter la mobilité par l’amélioration
des conditions de travail;


− intensifier les rencontres alternatives avec le chef de file des PTF et à la CPS/SJ afin de
pallier les difficultés et contraintes inhérentes à la coordination et au suivi de la mise en


œuvre des activités du ministère de la justice ;


− continuer la dotation Projet de Construction de la nouvelle Maison d’Arrêt de Bamako
R+2 à Kénioroba dans le cercle de Koulikoro en 2021 pour finaliser les travaux ;


− doter le projet de construction, équipement et réhabilitation des infrastructures (travaux de
construction d’un amphithéâtre de 600 places, d’une bibliothèque et d’une cantine) de


l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ) « Me Demba DIALLO » en 2021 pour


clôturer le projet.


− rendre obligatoire le dépôt des documents et supports d’information sur les
projets/programmes ;


− diffuser de façon systématique les rapports d’activités des projets/programmes produits
par les services centraux et les PTF pour une meilleure coordination ;


− redynamiser des cadres de concertation entre les PTF et le département.





































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11 Perspectives pour les prochaines années :
Les perspectives du secteur se résument à la mise en œuvre des différents axes du plan


d’action de la Loi n°072 du 24 décembre 2019 portant Loi d’Orientation et de Programmation


pour le Secteur de la justice 2020-2024 :


Axe 1 : Adaptation du cadre juridique et règlementaire aux missions assignées à la


justice


− Les entraves règlementaires et fonctionnelles à une totale indépendance de la justice
sont identifiées et jugulées ;


− Le système de contrôle interne et de redevabilité au sein du dispositif judiciaire est mis
en place ;


− La carte judiciaire est opérationnalisée.


Axe 2 : Modernisation et relèvement du niveau de performance des services judiciaires :


− Les capacités institutionnelles des structures judiciaires sont renforcées ;


− Des méthodes modernes de gestion du personnel judiciaire et de renforcement de ses
capacités sont mises en place ;


− Les structures de la justice sont dotées d’équipements et de matériels en adéquation
avec leurs missions ;


− L’accessibilité à la justice s’est renforcée.


Axe 3 : Consolidation de la démocratie :


− L'humanisation des conditions de détention dans les Établissements pénitentiaires s’est


poursuivie


− L'État de droit s’est renforcé (impartialité de la justice-protection des droits des


justiciables)


− Le dispositif de coordination des actions d'appui au secteur de la justice s’est unifié.




Axe 4 : Renforcement de la lutte contre la corruption, la délinquance financière, le


terrorisme, la drogue et la criminalité transfrontalière :


− Le cadre normatif prend en charge la lutte contre la corruption et la délinquance
financière ;


− L’État se dote d’une politique de lutte contre l’impunité en matière de terrorisme, de
drogue, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ;


− L’accès à la justice transitionnelle est effectif pour la réconciliation, la cohésion
sociale et la paix.




Axe 5 : Modernisation et renforcement du système de Communication de la justice :


− Le système judiciaire s’est doté d’une stratégie de communication ;


− Les services de la justice sont interconnectés au sein d’un réseau d’échanges et


d’information.