Evaluation à mi-parcours du Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement...

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Evaluation à mi-parcours du Projet d’Appui au


Développement de l’Enseignement Supérieur du Mali


Bamako, du 25 mars au 11 avril 2018








RAPPORT




Evaluateur : Ibrahima II BARRY

















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Remerciements




Le consultant exprime sa gratitude à Madame la Ministre de l’Enseignement


Supérieur et de la Recherche Scientifique pour la confiance qui lui a été


renouvelée, ainsi que pour la qualité des conditions techniques et logistiques


mises en place pour le bon déroulement de l’évaluation à mi-parcours du


projet.


Les remerciements du consultant vont au Coordinateur du projet, à ses


collaborateurs, membres de l'Unité de Gestion, et au Responsable d'équipe


de projet de la Banque Mondiale/Bamako, pour leur efficace collaboration et


leur constante disponibilité tout au long de l'exécution de l’Agenda de la


mission.


Le consultant adresse ses vifs remerciements aux responsables des IES et à


leurs collaborateurs pour l’accueil, la disponibilité et l’ouverture d’esprit


avec lesquels ils se sont prêtés aux entretiens organisés, ainsi que pour la


qualité des informations qu’ils ont bien voulu donner dans ce cadre.

















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Table des matières


Sigles et acronymes………………………………………………………………. .4




Introduction………………………………………………………………………….5




1.Méthodologie et déroulement de la mission………………………………..6




2.Profil et logique d’intervention du projet…………………………............. 8




3. Résultats de l’évaluation……………………………………………..............15




3.1 Au niveau de la gouvernance institutionnelle…………………………...15




3.2 Progrès dans l’amélioration des programmes sélectionnés……….......16




3.3 Les acquis obtenus et les tendances positives identifiées…………......22




3. 4Initiatives et bonnes pratiques induites par le projet……………………25




3.5 Problèmes et difficultés rencontrés…………………………………...........26




4. Recommandations ………………………………………………………………..28




5. Travaux de la revue à mi-parcours et recommandations………………...32





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Sigles et acronymes




AMAQ Agence Malienne d’Assurance Qualité




DGESRS Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique




ENI Ecole Nationale des Ingénieurs




ESIAU Ecole Supérieure Internationale d’architecture et d’Urbanisme




IPR/IRFA Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée




MESRS Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique




UGP Unité de Gestion du Projet




US Université de Ségou






USJPB Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako






USTTB Université des Sciences, Techniques et Technologies de Bamako



















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Introduction


Effectuée à la demande du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique, la mission d’évaluation à mi-parcours du


Programme d’Appui au Développement de l’Enseignement Supérieur


(PADES) s’est déroulée du 25 mars au 10 avril 2018. Réalisée en prélude à


la revue à mi-parcours, l'évaluation s'inscrit dans un contexte


programmatique. Il s'agit, en effet, d’une opération mandataire qui intervient


un peu plus de deux ans après le début de la phase exécutoire du projet,


lancée en décembre 2015. Au stade actuel de son développement, le PADES


requiert donc que les importantes actions novatrices qu'il porte, en appui au


Programme de réformes du secteur de l'enseignement supérieur, fassent


objet d'évaluation.


C'est en cohérence avec cette exigence que les objectifs ci-dessous ont été


assignés à la mission :


 « Evaluer les changements obtenus au cours des deux premières


années de mise en œuvre des activités du projet ;


 Vérifier l’atteinte des Objectifs de Développement du Projet pour


s’assurer de son état de mise en œuvre en lien avec le cadre des


résultats au regard des indicateurs fixés ;


 Apprécier la cohérence des indicateurs proposés au démarrage des


activités par rapport aux actions concrètes en cours et les résultats


attendus du projet ;


 Analyser les difficultés et contraintes qui impactent négativement la


mise en œuvre des activités en vue de les circonscrire. »


Les résultats de l'évaluation attendus au terme de la mission ont été ainsi


spécifiés dans les Termes de référence (TDR) :


 les changements obtenus au cours des deux premières années de


mise en œuvre des activités du projet sont clairement indiqués ;




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 l’atteinte des Objectifs de développement du projet pour s’assurer de


son état de mise en œuvre en lien avec le cadre des résultats au


regard des indicateurs est vérifiée ;


 la cohérence des indicateurs proposés au démarrage des activités par


rapport aux actions concrètes en cours et les résultats des principales


actions réalisées par le projet sont appréciées,


 les difficultés et contraintes qui influencent la mise en œuvre des


activités sont analysées, et des solutions durables sont proposées.


 A la fin des travaux, un rapport de mission validé sera produit. »




1. Méthodologie et déroulement de la mission


La mission a débuté le 26 mars 2018 par une réunion de travail à l’Unité de


Gestion du Projet (UGP), suivie d’une séance de briefing qui a regroupé le


Coordinateur du PADES, le Chargé de la formation à la Banque


Mondiale/Bamako et le consultant. La séance de briefing a permis de :


• Passer en revue les tâches assignées a la mission d’évaluation et


d’en avoir une compréhension commune ;


• Stabiliser l’agenda de la mission dont l’exécution prévoit de couvrir


six (6) IES dont deux (USJPB et ESAU) qui ne sont pas au nombre


de celles qui furent sélectionnées au démarrage du projet, et de


rencontrer, dans le cadre des entretiens, la Direction Générale de


l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, les


Présidents des Conseils d’Université, les responsables des


composantes du projet et le Chargé du suivi/évaluation au niveau


de l’UGP.


Partant de ces préalables, la démarche méthodologique s’est appuyée sur les


orientations en 4 étapes, ci-dessous, suggérées dans les TDR :




• « Prendre connaissance des rapports d’évaluation de mai 2016 et


mai 2017 afin de mieux comprendre les résultats atteints et les


faiblesses que le projet devra combler éventuellement à travers la


réalisation des activités liées aux DLI, DLR et indicateurs de


résultats intermédiaires ;




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• Procéder à l’analyse des principaux documents du projet. Il s’agira


de s’assurer de la disponibilité de ces documents puis de les


analyser sur la base des indicateurs à documenter ;


• Recueillir les avis des différentes catégories d’acteurs pour bien


juger de l’impact du projet sur la gouvernance et la gestion des


institutions ;


• Utiliser une approche participative pour mieux comprendre les


processus et les conditions de production des résultats. »


S’appuyant sur les objectifs assignés à l’évaluation et les résultats qui en


sont attendus, la démarche méthodologique s’est ordonnée en quatre (4)


étapes, correspondant aux quatre principales orientations spécifiées ci-


dessus. Pour chacune de ces orientations, la mission a identifié et utilisé les


techniques appropriées en vue de collecter, de façon aussi exhaustive que


possible, les données et/ou les informations nécessaires. Sur le plan


pratique, l’opération a consisté en :


a) une analyse documentaire qui a porté sur :


• Le document de base du projet PADES ;


• L’Accord de financement du projet


• Les rapports annuels de mise en œuvre du projet ;


• Les Plans stratégiques des 4 IES ;


• Les rapports des évaluations du projet effectuées en mai 2016 et en


mai 2017 ;


• Les rapports de supervision de l’Unité de Gestion du projet ;


• Les outils de suivi élaborés par l’UGP ;


• Les rapports des études et enquêtes relatives a


• Le PTBA ;


• Les notes techniques élaborées par la coordination du projet




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b) des entretiens semi-structurés de groupe. Ils ont servi à collecter


les informations au niveau des IES (recteurs et collaborateurs) et


auprès des Présidents des Conseils d’Université ;


c) des entretiens individuels. Ils étaient requis pour avoir le maximum


de données et d’informations près des responsables des composantes


du projet et le Chargé du suivi/évaluation au niveau de l’UGP.


Etant donnée l’importance des évaluations précédentes (notamment celle de


mai 2017), des conclusions et des recommandations qui en ont découlé, et


qui indiquent les voies et les actions nécessaires pour les remédiations et les


ajustements spécifiques à chaque IES, la mission a jugé utile de recueillir,


préalablement, les informations relatives à la mise en œuvre des


recommandations antérieures. C’est sur cette base que les données


permettant l'appréciation des progrès accomplis ont été collectées. Au total,


six (6) IES ont été visitées et 39 personnes se sont prêtées aux questions


d’évaluation.




Par ailleurs, l’évaluation ayant été faite dans la perspective de la tenue de la


revue à mi-parcours, un rapport d'étape a été élaboré en vue de présenter


les résultats préliminaires et servir de document de base aux travaux de


l’atelier de ladite revue, organisé le 11 avril 2018 à l’Hôtel ONOMO. Le


présent rapport intègre les conclusions et les recommandations de cette


revue et expose, après la démarche méthodologique et un bref aperçu sur le


profil et la logique d’intervention du PADES, les résultats complets de


l’évaluation qui se déclinent en progrès accomplis vers l’atteinte des


résultats, acquis obtenus et tendances positives identifiées, problèmes


rencontrés et recommandations.


2. Profil et logique d’intervention du projet


La conception du PADES s’est appuyée sur un ensemble d’études


diagnostiques dont, principalement, celle relative à la « Gouvernance


universitaire au Mali : vers une réforme du cadre juridique, opératoire et


institutionnel. » Réalisée par l’Institut Panafricain de gouvernance


universitaire avec le concours financier de l’Ambassade Royale des Pays-Bas


au Mali et de la Banque Mondiale, cette évaluation diagnostique a mis en




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évidence de nombreux problèmes et insuffisances. Fondamentalement, ces


problèmes se situent aussi bien sur le plan institutionnel et de


l’encadrement normatif du système que sur celui de la qualité des offres de


formation et des infrastructures.


La diversité et l’acuité de ces problèmes, tout comme leur ampleur, ont


ressorti la nécessité et l’urgence d’engager une réforme en profondeur du


cadre institutionnel et juridique, en vue de moderniser l’enseignement


supérieur au Mali et de rehausser sa pertinence et son rendement au regard


des problèmes de développement qui se posent au pays. L’Etat malien s’est


engagé dans cette voie avec l’appui de plusieurs partenaires. Celui de la


Banque Mondiale s’est traduit par la signature de l’Accord de financement


du PADES le 30 mai 2015.


2.1Objectif de développement du projet


L’objectif de développement du PADES est d'améliorer la pertinence des


programmes d’enseignement supérieur sélectionnés et la gestion du système


de l’enseignement supérieur du Mali. » Les indicateurs de résultats associés


à cet objectif en vue d’en apprécier le niveau d’atteinte au fil de la mise en


œuvre du projet sont les suivants :


Indicateur Principal :


• Bénéficiaires directs (Nombre) dont femmes (en % du total)


Pertinence :


• Nombre de programmes dans les IES qui sont habilités, proposés et


développés avec la participation du secteur privé;


• Enquêtes sur les études de suivi effectuées (pour les IES


sélectionnées);


• Taux de satisfaction de l’employeur (dans les trois secteurs


prioritaires).


Gouvernance :


• Nombre de plans de développement institutionnel approuvés au


niveau des IES ;




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• Nombre des IES publiques ayant un Conseil d’Administration(CA)


ou Conseil d’Université fonctionnel.


2.2 Les composantes du projet


Trois composantes structurent le projet et se répartissent les activités à


mettre en œuvre. Chacune des composantes est organisée en sous-


composantes.


La composante 1 « Appui aux IES Publiques Sélectionnées » comprend trois


sous-composantes qui sont :


la Sous-Composante 1.1- Appui aux IES sélectionnées (16 millions US$). Elle


est dédiée a l’appui de : L’Institut Polytechnique Rural de Katibougou, (IPRK)


qui se focalise sur l’agriculture, la recherche et la vulgarisation ; l’Université


de Ségou (US) se concentrant sur l’élevage et les programmes d’agriculture


avec un volet sur la gestion de l’eau et l’irrigation; l’Université des Sciences,


Techniques et Technologies de Bamako (USTTB) fournissant des formations


en sciences appliquées en appui à d’autres secteurs; et l’École Nationale


d’Ingénieurs (ENI) portant sur les programmes de génie dont l’exploitation


minière.


La Sous-Composante 1.2 Appui à la faculté d’élevage ou de l’Université de


Ségou (4 millions US$).


Cette sous-composante bénéficiera aux actuels et potentiels nouveaux


étudiants de l’US, et stimulera le développement de l’Office du Niger comme


pôle d’agriculture et d’élevage.


La Sous-Composante 1.3 Appui au développement de la nouvelle Ecole


Africaine des Mines de Bamako (2 millions US$). A travers cette sous-


composante, le projet va soutenir l’étude de faisabilité, les plans


architecturaux, l’élaboration du curriculum et des programmes et les


spécifications des équipements pour la nouvelle école proposée.




Composante 2 : Appui au Système de l’Enseignement Supérieur; (8 millions


US$) Cette composante est focalisée sur l’amélioration de la gestion du


système de l’enseignement supérieur au Mali. A cette fin, «… elle appuiera




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la mise en œuvre des réformes du MESRS et son Plan Opérationnel qui


comprend un ensemble de lois et décrets, visant à orienter le système actuel


de l’enseignement supérieur vers des rôles et responsabilités axés sur la


formulation de la politique, l’assurance qualité (AQ), le suivi évaluation(S&E)


et la promotion de bonnes pratiques dans les IES, faisant en sorte que les


IES soient opérationnelles et fonctionnent avec une plus grande autonomie


en termes de recrutement des étudiants, de recrutement des enseignants et


de la gestion du budget. »


Composante 3: Gestion du Projet et Assistance Technique. (3.0 millions


US$)


Cette composante finance les activités de gestion du projet, l’assistance


technique requise, y compris celle relative aux questions fiduciaires, ainsi que


des études et autres travaux d’analyse nécessaires. En termes d’études, le


projet financera diverses études contribuant au S&E de l’enseignement


supérieur ainsi que pour la conception d’un nouveau plan du secteur basé


sur un système de financement qui prend en compte les paramètres du


financement public pour servir de levier à un système d’enseignement


supérieur plus compétitif. Il s’agit notamment des études de base pour


développer le programme sectoriel (financées sous la Composante 2), du


rapport annuel de l’enseignement supérieur, d’une étude sur les mécanismes


de financement, et de l’évaluation de la mise en œuvre de nouveaux


programmes, y compris ceux développés avec le soutien de la l’UMEOA.


2.3 Les bénéficiaires du projet


Les bénéficiaires directs du projet sont les institutions d’enseignement


supérieur. A travers elles, le projet prévoit qu’environ 20 000 étudiants


bénéficieront directement du projet et 110 000 étudiants de l’enseignement


supérieur seront des bénéficiaires indirects. Par ailleurs, il est prévu que


1000 enseignants et administrateurs bénéficieront d’un meilleur


environnement de travail, de meilleures qualifications et expériences qui les


rendront plus compétitifs sur le marché du travail de la sous-région.




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Cette ossature conceptuelle est soutenue par les 4 traits spécifiques du projet


suivants :


un objectif de développement qui s’arrime adéquatement aux


orientations définies par le gouvernement malien pour la réforme du


système de l’Enseignement Supérieur. Lancé en en 2011, le programme


de réforme porte sur les axes essentiels suivants :




- « La transformation de la Direction Nationale de l’Enseignement


Supérieur et de la Recherche Scientifique en Direction générale ;


- La mise en place d’un système central d’information et de gestion ;


- La réorganisation structurelle et le renforcement des capacités (y


compris en matière de gouvernance) des Institutions d’Enseignement


Supérieur (IES) dans la perspective de leur évolution progressive vers


l’autonomie ;


- L’amélioration de la qualité des formations offertes dans le système


d’Enseignement Supérieur ;


- L’adaptation de l’offre de formation nationale aux besoins


économiques et sociaux du pays ;


- La création de l’Agence malienne d’Assurance-Qualité.”


L’objectif de développement du projet qui est d’« améliorer la pertinence


des programmes d’enseignement supérieur sélectionnés et la gestion du


système d’enseignement supérieur au Mali » est en congruence avec cet


ensemble d’axes retenus pour la réforme ainsi qu’avec les


orientations qui les sous-tendent.


Un alignement systémique institutionnel. La complexité et


l’imbrication des problèmes et des dysfonctionnements révélés par


les évaluations diagnostiques du système et la nécessité de


développer une approche pragmatique et holistique pour contribuer


à leur résolution ont, de facto, induit l’alignement systémique


institutionnel du PADES. L’objectif de développement du projet


requiert en effet une assise institutionnelle et un ancrage


opérationnel solides. Cette exigence s’est reflétée dans les modalités




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de mise en œuvre (précisant les activités, les organes et les acteurs,


leurs responsabilités et rôles respectifs…) définies pour chacune des


composantes du projet. Dans la composante 2 (Appui au Système de


l’Enseignement Supérieur), il est notamment spécifié que le projet


«…appuiera la mise en œuvre des réformes du MESRS et son Plan


Opérationnel qui comprend un ensemble de lois et décrets, visant à


orienter le système actuel de l’enseignement supérieur vers des rôles


et responsabilités axés sur la formulation de la politique, l’assurance


qualité, le suivi/évaluation et la promotion de bonnes pratiques dans


les IES, faisant en sorte que les IES soient opérationnelles et


fonctionnent avec une plus grande autonomie en termes de


recrutement des étudiants, de recrutement des enseignants et de la


gestion du budget. »


Cet ensemble de dispositions de mise en œuvre du projet se fondent sur un


ancrage institutionnel et opérationnel solide dans lequel :


- Le MESRS est l’agence de mise en œuvre de projet ;


- Le Conseil de Cabinet du MESRS assure le rôle de Comité de


Pilotage du Projet (CPP);


- La DGESRS assure la présidence du Comité Technique du Projet


(CTP);


- Une Unité de gestion du projet est chargée de la coordination et du


suivi/évaluation des activités des IES.


Une orientation propice au développement institutionnel. L’appui


du projet à la réforme se fait à travers des activités réparties en trois


composantes qui sont : Appui aux IES publiques sélectionnées ; Appui au


Système de l’Enseignement Supérieur ; Gestion du Projet et Assistance


Technique. Les activités retenues dans chacune de ses composantes


convergent pour soutenir, sur la base d’une approche pragmatique,«


…les réformes institutionnelles en cours qui visent à conférer plus


d’autonomie aux IES, avec un renforcement du rôle de planification, de


supervision et de gestion de l’information du MESRS (…). L’approche


sera mise en œuvre, d’une part, en soutenant une plus forte




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coordination/supervision du MESRS en renforçant l’assurance-qualité,


le suivi et l’évaluation (S&E) et les fonctions de coordination des


systèmes et organes; et, d’autre part, ….en appuyant la mise en œuvre


de mesures de gouvernance dans les institutions sélectionnées afin de


développer les meilleures pratiques qui pourraient progressivement être


reproduites par d’autres institutions et soutenir également une


meilleure gestion du secteur. »




Une stratégie d’appui fondée sur l’exigence de qualité, la


responsabilisation et la redevabilité des bénéficiaires directs (IES,


DGESRS). Cette option est, potentiellement, de nature à contribuer non


seulement l’implication accrue des bénéficiaires dans la mise en œuvre,


mais aussi à développer leurs capacités à produire des résultats, à


maintenir les changements opérés et à consolider les acquis qui en


découleront.


Un fort potentiel en valeur ajoutée : l’atout majeur du PADES découle du


fait que «la Banque mondiale possède les connaissances et l’expérience qu’il


faut pour aborder les questions systémiques telles que celles limitant le


développement de l’enseignement supérieur au Mali. En particulier, la


Banque a préparé et mis en œuvre de projets d’enseignement supérieur


dans toutes les régions, y compris le projet récent de Centre d’Excellence


Africain, tout en restant fortement impliquée dans la gestion des


connaissances et le partage des meilleures pratiques… »


Une ouverture à l’établissement d’un partenariat efficace et à la


réalisation d’actions conjointes d’appui à l’amélioration de la


gouvernance et de la rentabilité de l’Enseignement Supérieur au Mali.


Cette ouverture s’est traduite dès la phase de conception du projet et s’est


développée au fil de sa mise en œuvre. L’exemple le plus illustratif dans ce


cadre est la synergie entre le PADES et le projet NICHE/MLI/215. Outre que


c’est une même Unité de Gestion qui s’occupe des deux projets, l’évaluation


à mi-parcours NICHE/MLI/215, effectuée en octobre 2016, soulignait déjà


la qualité du partenariat entre les deux projets, en mentionnant notamment


que des progrès et des acquis significatifs avaient été obtenus dans




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l’élaboration d’outils de gouvernance, le déploiement du SIG/PGI-cocktail et


l’opérationnalisation du portail Campus/Mali, la formation des responsables


et des acteurs des projets, etc. D’autres actions conjointes sont en cours et


restent sous-tendues par la nécessité de la complémentarité stratégique et


opérationnelle des deux projets.


Ces spécificités succinctement décrites confèrent au PADES une logique


d’intervention solidement enracinée sur le plan institutionnel et opérationnel.


Celle-ci consiste en l’implication accrue des bénéficiaires directs (DGESRS,


IES) dans la réalisation de toutes les activités dédiées au développement


institutionnel et qui s’articulent autour de deux grands axes auxquels


correspondent des indicateurs de résultats : gouvernance institutionnelle


améliorée ; amélioration de la pertinence des programmes sélectionnés.


3. Résultats de l'évaluation


Les entretiens au niveau des IES, tout comme les rapports de supervision de


l'UGP, montrent que des progrès non négligeables ont été accomplis dans les


domaines de la gouvernance institutionnelle et de l'amélioration de la


pertinence des programmes sélectionnés.


3.1 Au niveau de la Gouvernance Institutionnelle


L’appréciation des progrès accomplis au niveau de la gouvernance


institutionnelle a ressorti que :


Les organes de gouvernance délibérants et consultatifs (CA/CU et CS) ont


été mis en place et ont fonctionné, au cours des deux années de mise en


œuvre du projet. Chaque IES a tenu ses sessions annuelles quasiment dans


les délais prévus et assuré la représentativité du secteur privé. Ces sessions


ont permis de procéder à l’approbation des outils et des processus suivants :


• Les Plans Stratégiques et les plans d’Action ;


• Les manuels de procédures (pour l’ENI);


• La sélection des programmes de formation ;


• La création de filières de formation ;


• Le guide de l’Etudiant (pour l’USTTB)





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3.2 Progrès dans l’Amélioration de la Pertinence des Programmes


Sélectionnés


La mission de supervision effectuée du 18 au 22 par l’Unité de Gestion du


Projet (UGP) et l’application des recommandations qui en ont découlé


montrent, dans le tableau ci-dessous, que les DLR respectifs des DLI ont eu


des niveaux d’exécution satisfaisants dans les quatre IES bénéficiaires


directes du projet.


Le tableau ci-dessous fait une synthèse des niveaux d’atteinte des DLI/DL




Décaissement Lié


aux Indicateurs


(DLI)


Décaissement


Lié aux


Résultats


(DLR)


US IPF-IFRA ENI-ABT USTTB
Constats Recommandations


Réalisé/Prévu Réalisé/Prévu Réalisé/Prévu Réalisé/Prévu


DLI 1 :
Gouvernance
Institutionnelle
Améliorée


DLR 1 : ÇA/CU


Fonctionnel des


IES en place.


Nbre de session


tenues/ans


1/2 0/2 1/2 1/2


Le niveau de
cet indicateur
n'est pas
atteint pour
l'ensemble des
IES


Faire en sorte que le
deuxième conseil
d'administration
puisse se tenir dans
les délais et
délibérer sur le
rapport d'audit.
Pour le cas
spécifique de l'IPR-
IFRA, prendre les
dispositions
nécessaires pour la
tenue des deux CA
d'ici le 20 avril 2018.


DLR 2 :


Adoption et mise


en œuvre des


outils de gestion


et procédures


des IES et la


publication


annuelle des


IMS et des


Rapports


d’Audits


OUI OUI OUI OUI
Le niveau de ce
DLR est atteint
par tous les IES




DLR 3 :


Approbation des


Plans


Stratégiques des


IES et des


Budgets annuels


opérationnels


avec indicateurs


OUI NON OUI OUI


3 IES ont
atteint le
niveau pour ce
DLR, sauf l'IPR-
IFRA


Pour l'IPR-IFRA,
réaliser rapidement
le 1er CA afin de
valider les différents
Plans et les budgets
annuels




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Décaissement Lié


aux Indicateurs


(DLI)


Décaissement


Lié aux


Résultats


(DLR)


US IPF-IFRA ENI-ABT USTTB Constats Recommandations


DLI 2 :
Amélioration de
la Pertinence des
Programmes
Sélectionnés


DLR 4 : Nombre


des programmes


de formation


habilités selon


les directives


convenues


22/25 40/39 20/20 26/26


3 IES ont
atteint le
niveau pour ce
DLR, sauf l'US


La mutualisation de
certains
programmes de
Master pourrait être
un atout.


DLR 5 : Nombre


de nouveaux


étudiants (NE)


inscrit aux


programmes


conçus suivant


les directives


2667/1200 1762/1300 1664/500 16187/10900


Les 04 IES ont
atteint le
niveau pour ce
DLR malgré
quelques
retards
constatés.


Améliorer le
processus
d'inscription


DLR 6 : Nombre


d’enseignants


formés (NEF)


aux programmes


conçus suivant


les Directives


Convenues


79/101 111/55 21/17 275/320


3 IES ont
atteint le
niveau pour ce
DLR. Pour l’IES
(US) des
formations
sont
programmées


Prendre des
dispositions ou
stratégies
nécessaires à la
réalisation des
activités de
formations
continues des
enseignant.


DLR 7 : %


Accroissement


des Ressources


Financières


Générées à


l’interne (RFG)


(CFA,000)


>200% 83% / 75% 102% / 70% 281% / 40%


Ce DLR est
atteint pour
l'ensemble des
4 IES






Source : Unité de Gestion du Projet























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De même, des progrès ont été enregistrés dans la réalisation des activités en


rapport avec les indicateurs intermédiaires. C’est ce qui ressort de la


présentation synoptique ci-dessous.


Nom de l’Indicateur Base de


Référence


(Mars


2015)


An 1 (Mai 2016) AN 2 (Mai 2017) AN 3 (Mai 2018)


Prévu Réalisé Prévu Réalisé Prévu Réalisé


Indicateurs des Objectifs de Développement du Project


Nombre de programmes


habilités proposés et


développés par les IES


concernés avec la


participation du secteur


privé


45 72 93 91 111 105 108


Amélioration de la


Satisfaction des


Employeurs dans les


secteurs prioritaires


(Pourcentage de points


augmentés)


A


déterminer


An 1


A


détermine


r


Non


déterm


iner


Oui 20 Non


Étude sur le suivi de


l’insertion


professionnelle des


diplômés menés


(Oui/Non)


Non Oui Non Oui Oui Non


Nombre de Plans


institutionnels


approuvés dans les IES


publics (Nombre)


4 5 5 7 8 8 9


Nombre d’IES publics


dotés d’un Conseil


d’Administration


fonctionnel - CA (Conseil


d’Administration)


(Nombre)


4 5 5 7 8 8 9




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Bénéficiaires directs du


projet (Nombre) dont


femmes (en %)


0 10 000 15 438 15 000 21 468 15 000 23 476


0 20% 19% 20% 25% 25% 30%


Indicateurs de Résultats Intermédiaires


Nombre d’étudiants


inscrits dans les


programmes habilités au


niveau des IES


concernés (Nombre)


10 000 14 500 15 093 15 700 20 878 16 600 22 990


Nombre d’étudiantes


inscrites dans les


programmes Habilités


au niveau des IES


concernés (Nombre)


2 500 2 700 2 928 3 000 5 329 3 500 7 109


% d’étudiantes inscrites


dans les programmes


Habilités au niveau des


IES concernés


25% 19% 19% 19% 26% 21% 31%


Nombre d’enseignants


formés aux programmes


habilités des IES


concernés (Nombre)


120 245 345 380 590 560 486


Part du budget allouée


au matériel pédagogique


dans les IES concernés


(Pourcentage)


10,0% 15,3% 20,9% 25,6%


Augmentation des


ressources financières


générées par les IES


concernés (pourcentage)


100 130 247,1 140,5 152


Création Cellule


Assurance-Qualité


Opérationnelle, avec un


statut semi-autonome


(Oui/Non)


Non Non Non Oui Non Oui Oui




20 20

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20


Nombre d’IES publics


disposant d’un système


de gestion de


l’information et des


ressources (MIS)


opérationnelles (Nombre)


0 5 5 9 9 9 9


Rapport des statistiques


du système publié sur


une base annuelle avec


des données pertinentes


des différents IES


(Public & Privé)


(Oui/Non)


Non Oui Oui Oui Oui Oui Non


Nombre d’utilisateurs


ayant accès à la


bibliothèque virtuelle


(Nombre)


0 1 0 3 0 5 0


Rapport d’Audit Annuel


du Projet produit à


temps (avant fin juin)


(Oui/Non)


Non Oui Oui Oui Oui Oui Oui


Rapport Annuel sur les


décaissements liés aux


Indicateurs produit à


temps (Avant fin mars)


(Oui/Non)


Non Oui Oui Oui Oui Oui Oui


Nombre d’IES publics


ayant une proposition (s)


pour bénéficier de l’appui


des Centres d’Excellence


Africains de l’Afrique de


l’Ouest et du Centre


(Nombre)


0 2 O 4 0 6 2


Source : Unité de gestion du PADES


Ce qui ressort d'emblée du tableau, c’est le niveau des progrès accomplis en


lien avec les indicateurs définis pour les objectifs de développement du


projet. En effet on note que :


- Le nombre de nouveaux programmes développés et habilités est passé


de 93 en 2016 à 111 en 2017 ;


- Le nombre de plans institutionnels développés et approuvés est passé


de 5 en 2016 à 8 en 2017 ;




21 21

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21


- le nombre d’IES ayant tenu des Conseils d’Administration est passé


de 5 en 2016 à 8 en 2017. Ce qui traduit un réel progrès dans le


processus d’amélioration de la gouvernance institutionnelle.


- Le nombre de bénéficiaires directs du projet est passé de 15438 en


2016 à 21468 en 2017.


Les réalisations en rapport avec les indicateurs intermédiaires, sont à un


niveau globalement satisfaisant. On relève que :


- Les études de base sur le suivi de l’insertion des diplômés et la


satisfaction des employeurs sont réalisées.


- Le nombre d’étudiants inscrits sur les nouveaux programmes est


passé de 15093 en 2016 à 20878 en 2017. La part de l’attractivité des


nouveaux programmes/filières est à mettre au crédit de cette


augmentation. Cependant, des efforts sont à faire quant à la


désagrégation de cet indicateur en genre.


- Le nombre d’enseignants formés aux nouveaux programmes est de


345 en 2016 contre 590 en 2017. La cible finale est de 780 en 2020.


- Dans toutes les IES bénéficiaires du financement, les ressources se


sont accrues régulièrement de 10% à 168%.


- Toutes les IES y compris les non bénéficiaires, produisent


régulièrement les statistiques fiables et à temps des étudiants depuis


l’année universitaire 2015-2016. Cette fiabilité et cette régularité sont


à mettre au crédit de l’inscription en ligne (Campus Mali) et de


l’utilisation du PGI par les institutions.


- Les rapports d’audit annuel et les rapports sur les décaissements sont


produits à temps à ce jour par les IES.


3.3 Les acquis obtenus et les tendances positives identifiées


Dans le cadre de la présente évaluation, le mot « acquis » désigne une


réalisation, ou un ensemble de réalisations, obtenues, stabilisées (ou


codifiées) en référence aux DLR ou aux indicateurs intermédiaires du projet


et qui sont susceptibles d'être consolidées ou développées pour l'atteinte des


résultats escomptés du projet. Par exemple, les filières de formation créées


(ou les programmes pertinents sélectionnés) et mises en œuvre sont des




22 22

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22


acquis ; tout comme les infrastructures et les équipements, les études et les


recherches effectuées, etc.


Quant aux tendances positives identifiées, elles l'ont été en considérant les


effets d'entrainement potentiels, positifs, que recèlent, certaines décisions


prises ou actions novatrices initiées au niveau des IES et qui sont de nature


à constituer des vecteurs de consolidation des acquis obtenus ou des


facteurs d'accélération des progrès en cours dans le développement


institutionnel des IES.


Les acquis et les tendances positives identifiés, sur la base de l'analyse des


informations recueillies, à travers entretiens et revue documentaire, sont les


suivants :


• La prise de conscience, l’adhésion et la participation à la mise en


œuvre des innovations initiées au sein des IES pour l’amélioration


de la gouvernance institutionnelle et la qualité des offres de


formation se sont graduellement renforcées au fil de l’exécution du


projet;


• L’option faite pour l’établissement de contrats de performance, liant


les IES au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique est perçue par les responsables des IES,


comme un puissant vecteur de changement dans l’organisation, le


fonctionnement et la gestion de leurs institutions ;


• L’utilisation optimale des outils et la tenue des sessions des


organes délibérants et consultatifs de gouvernance ont contribué à


améliorer sensiblement les pratiques de gestion, les processus de


prise de décisions, de communication ainsi que la recherche de la


qualité.


• L’appropriation graduelle du processus d’élaboration et


d’opérationnalisation des Plans Stratégiques et des Plans d’Action a


permis d’affiner l’identification des priorités et des moyens d’action


nécessaires au développement institutionnel des IES ;




23 23

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23


• L’existence des Plans stratégiques constitue un facteur favorable à


la construction de partenariats de qualité. Les capacités des IES à


s’ouvrir à la coopération, à attirer d’autres partenaires et à


accueillir d’autres formes d’appui, se sont accrues grâce à l’outil de


planification stratégique annuelle qu’elles se sont dotées ;


• Des initiatives porteuses sont prises par les IES, ou sont en passe


de l’être, en vue d'accroître les possibilités de mobilisation de


ressources internes. Quelques exemples :


- « l’USTTB a créé et équipé partiellement le centre de mesure à


hauteur de près de 184 millions pour étendre son expertise au


secteur minier. Elle compte également intervenir dans les


domaines suivants : études environnementales ; formation dans


le domaine de la résilience et de traitement des eaux usées.


- l’ IPR/Katibougou et l’Université de Ségou ont organisé des


formations a l’intention des enseignants en Approche par les


compétences. Pour le cas spécifique de Ségou, ces formations


sont aussi axées sur la docimologie ;


- Pour l’ENI, une stratégie est en cours d’élaboration au niveau de


l’Unité d’Expertise et de Production en vue de développer des


activités en matière de prestations (essais de laboratoires,


expertises, etc.) Dans la même optique, le service de la


formation est à pied d’œuvre pour répondre aux besoins de


formation qualifiante des services et des sociétés.


• Les attentes exprimées au sujet de l’autonomie des IES sont


vivaces ; le besoin de passer à ce statut est de plus en plus ressenti


comme un impératif pour le renforcement du développement


institutionnel initié par l’Etat malien dans le cadre des réformes


de l’Enseignement Supérieur ;


• Les IES disposent d’importants équipements pédagogiques et de


recherche en laboratoires ainsi que d’équipements de salles de


classe et de bureaux grâce à l’appui du PADES ;




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24


• Les ressources financières générées à l’interne par les IES se sont


légèrement accrues, même si des fluctuations, d’une année à


l’autre, ont été constatées dans certaines IES ;


• La participation des représentants du secteur privé aux sessions


des CA/CU est effective ; la contribution de ses représentants est


jugée satisfaisante ;


• Les actions conjointes réalisées par l’ESIAU et l’ENI dans le cadre


du contrat de réalisation des infrastructures de l’Université de


Ségou constitue un exemple réussi de collaboration entre une


Institution privée et une Institution publique dans la mise en


œuvre des réformes de l’Enseignement Supérieur ;


• Des initiatives ont été prises pour susciter l’inscription des


étudiantes et accroître leurs effectifs dans les nouvelles offres de


formation. C’est dans ce cadre que :


- des campagnes de sensibilisation sont menées dans les lycées par


l’USTTB, en vue d’attirer les filles vers la science. L’Université est


actuellement à 30% de filles contre un objectif initial de 20%;


- L’IPR/IFRA a construit à Bamako 5 salles de classes (IPR/Annexe) et


ouvert des filières de formation, en vue de susciter l’inscription des


femmes étudiantes et de rendre plus facile leur accès aux formations ;


- L’Université de Ségou a envoyé en formation une dizaine de femmes


pour des études de Masters


- A L’ENI « … des discussions sont en cours avec certains des


partenaires (NICHE « Genre », Association des Femmes Ingénieurs du


Mali) pour voir comment attirer les femmes vers l’ENI-ABT tant dans


le corps enseignant qu’au niveau des étudiantes. »


• La part du budget des IES allouée aux matériels didactiques a


connu, au fil des deux années de mise en œuvre du projet, de


légères augmentations ;




25 25

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25


• la mise en perspective de la formalisation des liens entre


l’Université de Ségou et l’Office du Niger, à travers la signature


d’une convention, recèle un fort potentiel d’impact sur


l’amélioration de la qualité des formations, l’encadrement et


l’orientation des étudiants sortant vers des opportunités d’emploi ;


• Dans son rôle de coordination et de suivi du projet, l’Unité de


Gestion du Projet (UGP) a entrepris d’accroitre l’efficacité de sa


gestion par l’élaboration d’outils diversifiés de collecte afin de


couvrir l’ensemble des activités se rapportant aux deux principaux


DLI et aux DLR correspondants et les indicateurs intermédiaires ;


 Des études de base sur le suivi de l’insertion des diplômés et la


satisfaction des employeurs sont réalisées.


3.4 Initiatives et bonnes pratiques induites par le projet


• L’université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako


(USJPB) n’est pas au nombre des IES sélectionnées par le PADES à


son démarrage. Mais elle a engagé des actions visant l’amélioration


de la gouvernance institutionnelle et les offres de formation en se


dotant d’un certain nombre d’outils et en faisant fonctionner ses


organes délibérants et consultatifs. C’est dans cette optique qu’elle


a procédé à l’élaboration de :


• un manuel de procédures administratives (déjà adopté par le


Conseil d’Université) ;


• un manuel de procédures fiduciaire (à soumettre au prochain


Conseil d’Université) ;


• un manuel de procédures pour la formation ; Plan stratégique est


en cours de relecture.


• Le Dans le cadre de l’exécution du contrat de performance,


l’Université de Ségou a mis en place une équipe, et a responsabilisé




26 26

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26


chacun des membres, pour le suivi des activités relatives aux


indicateurs liés aux résultats qui ont été définis ;


• L’IPR/IFRA a construit à Bamako 5 salles de classes (IPR/Annexe)


et ouvert des filières de formation, en vue de susciter l’inscription


des femmes étudiantes et de rendre plus facile leur accès aux


formations ;


• Les Présidents des Conseils d’Administration/Conseils d’Université


ont mis en place un cadre de concertation et de coordination ;


3.5 Problèmes identifiés et difficultés rencontrées dans la


mise en œuvre du projet


Au niveau de la gouvernance institutionnelle. Trois problèmes majeurs


liés aux organes et aux outils de gouvernance :


• La non adoption des textes qui doivent régir le fonctionnement des


CA/CU et définir le statut de leurs Présidents ;


• La non adoption des manuels de procédures. Il est ressorti, par


exemple, que les manuels de procédures déposés par l’IPR/IFRA


(depuis 2016) et celui de l’Université de Ségou au niveau du


Contrôle Général des Services Publics ne sont toujours pas


approuvés ;


• Le retard enregistré dans la création et l’opérationnalisation de


l’Agence Malienne d’Assurance Qualité.




Au niveau des offres de formation et de la formation des enseignants


• Les retards enregistrés dans l’habilitation de certains programmes


et/ou filières de formation. A ce jour, on dénombre un total de 32


programmes en attente d’habilitation dont :


- 16 dossiers déposés par l’Université de Ségou ;




27 27

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27


- 09 dossiers déposés par l’IPR/IFRA ;


- 07 dossiers déposés par l’USTTB.


 Les effectifs des étudiantes dans les filières de formation restent


encore faibles même si les efforts qui ont été consentis par les IES


ont légèrement accru la proportion de femmes étudiantes dans


certaines filières de formation ;


• La mission d’évaluation de mai 2017 avait recommandé que « la


formation en pédagogie soit offerte aux enseignants afin que ceux-ci


soient mieux outillés pour enseigner de façon active avec le nombre


grandissant d’étudiants » La mise en œuvre de cette


recommandation n’a pas été systématique dans toutes les IES.


• Le déficit d’enseignants de « Rang A » est devenu crucial et


préoccupant. Ce problème est d’autant plus urgent à résoudre que


l’accroissement exponentiel de l’effectif des étudiants déséquilibre


le ratio enseignant/étudiants ; sans compter l’incidence négative


qu’il peut avoir sur la qualité des formations données au sein des


IES.


Conclusion


A mi-parcours de sa mise en œuvre, tenant compte des progrès réalisés, des


acquis à consolider et des problèmes rencontrés, le PADES se trouve à un


niveau globalement satisfaisant. L’objectif de développement du projet, tout


comme sa structure et les mécanismes de sa mise en œuvre, conservent leur


pertinence face aux réformes voulues et engagées par l’Etat malien. Le


principal problème, duquel découlent ceux qui se rapportent à la


gouvernance et les difficultés identifiées sur le plan opérationnel, est la non


adoption, par le gouvernement, des textes règlementaires sur la loi


d’orientation, le statut des IES, afin de leur conférer l’autonomie. Au stade


actuel de son développement, le PADES requiert des mesures fortes et


urgentes sur le plan institutionnel et juridique pour soutenir sa dynamique


et rehausser l’efficacité de sa contribution à l’amélioration de la pertinence


des programmes d’enseignement, la gouvernance institutionnelle et la




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28


gestion du système d’enseignement supérieur au Mali. C’est dans cette


optique que s’inscrivent les recommandations de la mission d’évaluation


ainsi que celles qui émanent de la revue à mi-parcours du projet.


4. Recommandations de la mission


A l’adresse du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique


• Inscrire, parmi ses priorités et au nombre des urgences, l’adoption


des textes règlementaires sur la loi d’orientation, le statut des IES


en vue de leur conférer l’autonomie. Au regard des acquis obtenus


au cours des deux premières années de mise en œuvre du projet,


l’adoption des textes relatifs au cadrage institutionnel et juridique


peut insuffler une nouvelle dynamique au processus de


développement institutionnel. Toutes les IES visitées et financées


par le projet ont recommandé le maintien du contrat de


performance comme mode de renforcement de l'autonomie des


Institutions d'enseignement supérieur;


• Impliquer les Présidents des Conseils d’Administration/Conseils


d’Université, dans l’adoption des nouveaux textes qui doivent régir


leur statut et le fonctionnement des CA/CU. l’évaluation à mi-


parcours du projet NICHE/MLI/215, faite en Octobre 2106,


recommandait déjà d’ « encourager et soutenir les Conseils


d’Université ou Conseils d’Administration des IES et les


responsables de ces instances pour qu’ils puissent, en appui aux


Recteurs et des autres instances à ce niveau, prendre des


initiatives novatrices et imprimer les impulsions nécessaires à une


bonne orientation, une bonne gestion administrative, pédagogique


et de recherche et une bonne atteinte des résultats fixés à leurs


IES respectives. »


A l’adresse de la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de


la Recherche Scientifique




29 29

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29


• Organiser des formations, à l’intention de tous les responsables et


acteurs impliqués dans le processus de développement


institutionnel des IES, sur les objectifs, le contenu, les dispositifs


et la portée de l’autonomie des universités inscrite dans le


programme de réforme initié par le gouvernement ;


• . Explorer les options stratégiques susceptibles de contribuer à


susciter l’intérêt et accroitre les effectifs des étudiantes dans les


filières et programmes de formation des différentes IES. Il serait


judicieux sur ce plan d’agir en amont sur la base des différentes


stratégies/genre et des plans d’action élaborés par les Ministères


de la promotion de la Femme, de l’Education, de la DGESRS, etc.


A l’adresse de la DGESRS (suite)


• Gérer, et exploiter avantageusement, les divers appuis fournis dans


le cadre de l’Assurance Qualité en vue d’accélérer la mise en place


et l’opérationnalisation de la structure dédiée à cet effet ;


• Entreprendre les démarches nécessaires près de la CNH pour


accélérer l’habilitation des 32 dossiers (filières de formation et


programmes sélectionnées) en instance. Cette action revêt une


urgence particulière ; car le retard dans l’habilitation des


programmes ou des nouvelles filières de formation peut influer


négativement sur la viabilité des offres de formation ;


• Inscrire dans les priorités la mise en œuvre de la recommandation


relative à « l’élaboration … des référentiels pour l'évaluation de


l'offre de formation, l'évaluation institutionnelle et l'évaluation de la


recherche »


A l’adresse de l’Unité de Gestion du Projet


• Veiller, dans le cadre du suivi des activités des IES, à la mise en


œuvre de l’ensemble des recommandations de l’évaluation faite en


mai 2017. Une grille de suivi pourrait être établie à cet effet ;




30 30

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30


• Susciter l’intégration, dans les activités de formation,


l’organisation de formations pédagogiques régulières à l’intention


des enseignants ;


• Renforcer la formation des gestionnaires du PGI/Cocktail. En


raison de son importance centrale dans le développement


institutionnel des IES, cet outil doit fonctionner avec un maximum


d’efficacité. Une note technique élaborée par le Coordinateur du


projet expose les objectifs, les arguments et les avantages


techniques qu’offre le PGI/Cocktail en termes d’« interfaces


opérationnelles » Il permet en effet les inter-opérationnalités


suivantes :


- l’interopérabilité avec le système d’information des Œuvres


universitaires (CENOU);


- l’interopérabilité avec le Système d’information des Ressources


humaines du Ministère de l’Enseignement Supérieur;


- l’interopérabilité avec les systèmes de gestion des bibliothèques;


- l’interopérabilité avec les plateformes de messagerie;


- l’interopérabilité avec les plateformes collaboratives et/ou E-


learning;


- l’interopérabilité avec les systèmes d’information des organismes


extérieurs publics ou privés.


• Veiller, dans le cadre du suivi des activités des IES, à la


systématisation des études de marché comme préalable à


l’ouverture de nouvelles filières de formation ou de rénovation de


programmes en vue de rehausser la pertinence des offres de


formation ;


• Renforcer l’appui à la recherche et à la formation d’enseignants de «


Rang A » afin de réduire, à terme, le préoccupant déficit dans ce


domaine évoqué par les IES ;




31 31

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31


• Appuyer la mutualisation et la capitalisation des bonnes pratiques


des IES.


A l’adresse des IES


• Procéder à la mise en œuvre complète des recommandations de la


mission d’évaluation effectuée en mai 2017. Ces recommandations


portent, en fonction de quelques difficultés constatées au niveau


des IES, sur des remédiations, des ajustements ou des mesures de


consolidation de certains acquis à prendre en compte en vue de


l’amélioration de la gouvernance institutionnelle, des offres de


formation, etc.


• Rehausser la pertinence de la représentativité des membres des


CA/CU afin d’assurer le maximum d’efficacité au fonctionnement


de ces organes de gouvernance ;


• Prendre les dispositions pour que la CNH examine diligemment les


dossiers soumis à habilitation ;


• systématiser les études de marché comme préalable à l’ouverture


de nouvelles filières de formation ou de rénovation de programmes


afin de rehausser la pertinence des offres de formation ;


• Inscrire la formation pédagogique des enseignants dans les plans


stratégiques en vue de la développer de façon plus consistante ;


• Impliquer davantage les services de communication des IES autour


des activités du projet ;


• Partager et faire une large diffusion des plans stratégiques au


niveau de toute la communauté universitaire ;


• Mutualiser les bonnes pratiques entre les différents IES ;


• Saisir toutes les opportunités qu’offrent le PADES et les autres


partenaires sur le plan régional et international dans les domaines


de la recherche et de la formation doctorale.




32 32

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32


5. Synthèse des travaux de la revue à mi-parcours


L’atelier de la revue à mi-parcours du projet s’est tenu le 11 avril 2018 à


l’Hôtel ONOMO. En l’absence de Madame la Ministre, empêchée, l’ouverture


officielle de l’atelier a été présidée par le Directeur Général de


l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.


 S’appuyant sur les résultats et les recommandations de l’évaluation,


les travaux de la revue à mi-parcours se sont déroulés sous-forme de


discussions-débats. D’enrichissants échanges se sont ainsi ordonnés


autour des questions et des préoccupations essentielles se rapportant


aux dimensions légales, institutionnelles, programmatiques et


opérationnelles des réformes que porte le projet. Sur cette base, et


sous l’éclairage du bref aperçu sur la genèse du programme de la


réforme et du PADES (genèse ponctuée de réunions techniques, de


forums, de voyages d’études, d’études diagnostiques, d’élaboration de


plans stratégiques, etc. ), exposée par le Coordinateur du projet, les


participants a la revue ont dégagé des constats et fait des remarques


assortis de recommandations.


Constats et remarques


 Le problème du cadrage juridique et institutionnel des réformes


engagées se pose avec acuité. Il concerne, plus précisément,


l’élaboration/adoption des textes réglementaires qui doivent consacrer


et régir l’autonomie des IES. Depuis 2008, l’Etat malien s’est engagé


dans un processus visant la mise en œuvre d’un programme de


réformes de l’Enseignement Supérieur en vue de rehausser sa


performance et d’accroitre sa pertinence face aux problèmes de


développement socio-économique du pays. Mais les dispositions


légales et institutionnelles qui devraient sous-tendre ledit programme


n’ont pas toujours pas pris pleinement effet.


 A mi-parcours de la mise en œuvre du PADES, l’adoption des textes


réglementaires revêt une urgence particulière au regard des actions


planifiées et la nécessité de rendre effectif et efficace le fonctionnement




33 33

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33


des organes de gouvernance. Les textes relatifs aux Conseils


d’Administration/Conseils d’Université et au statut de leurs


Présidents entrent également dans ce cadre d’urgence signalée ;


 Les retards persistants dans l’adoption des manuels de procédures


constituent de réelles entraves à l’opérationnalisation de certains


processus ou actions nécessaires au fonctionnement des IES sur les


plans administratif, programmatique, de la gestion financière, etc.


S’agissant des programmes et/ou des filières de formation soumis au


Contrôle Général des Services Publics, le retard accusé dans leur


adoption pourrait négativement influer sur la gestion des offres de


formation;


 L’autonomisation des IES est une condition primordiale pour le


développement institutionnel des universités et la réussite des


réformes voulues et engagées par l’Etat malien ;


 Les obstacles à l’acquisition du statut d’autonomie des universités ne


se situent pas exclusivement au seul niveau de la tutelle ; à la base,


au niveau universitaire, des résistances sont constatées. Des gages de


crédibilité sont à fournir par les recteurs ;


 Le principe d’autonomie doit faire l’objet d’une information large,


efficace et soutenue à tous les niveaux ; des enseignants aux


responsables des établissements en passant par tous les autres


acteurs et gestionnaires du secteur de l’enseignement supérieur et de


la recherche scientifique ;


 la bibliothèque numérique n’est toujours pas opérationnelle. Ce qui


constitue un réel déficit d’accès à la documentation pour les étudiants


et les étudiantes malien(ne)s ;


 la mise en œuvre des réformes se fait dans un contexte de grande


instabilité institutionnelle. Ce risque n’est pas à négliger dès lors qu’il


est question d’élaboration/adoption de textes réglementaires se


rapportant aux réformes initiées ;


 Le retard pris dans la mise en place et le fonctionnement de l’Agence


Malienne d’Assurance-Qualité reste préoccupant et appelle des


mesures urgentes pour que son opérationnalisation soit effective ;




34 34

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34


 Les progrès et les acquis mis en relief par l’évaluation à mi-parcours


montrent que l’élargissement du projet à d’autres établissements


(ENSUP, ENTP par exemple) est envisageable. Mais il convient d’en


définir les modalités spécifiques ;


 Le déficit d’enseignants de ‘’Rang A’’ devient de plus en plus grand et


constitue une préoccupation de premier ordre au sein des universités.


Recommandations de la revue à mi-parcours


1. Initier et mettre en œuvre un plaidoyer efficace, soutenu et suivi, en


direction de la tutelle en vue de susciter le renouvellement de son adhésion


au principe d’autonomie des IES et d’obtenir sa décision d’adopter les textes


réglementaires s’y rapportant. Cette démarche pourrait consister en


l’élaboration d’un argumentaire qui pourrait s’articuler en trois parties :


-le rappel des orientations de la réforme du secteur de


l’enseignement supérieur et des engagements pris par le


gouvernement ;


-le niveau actuel de mise en œuvre du PADES, les problèmes


juridiques et institutionnels qui s’y posent et leurs


conséquences sur la viabilité des réformes initiées ;


-les avantages liés à l’autonomisation des IES et les retombées


positives, sur le plan politique, que le gouvernement pourrait


en tirer.


2. Elaborer un support d’information/sensibilisation (fascicule ou affiche)


sur le bien-fondé et les apports possibles de l’autonomie des IES au


développement institutionnel et à l’amélioration de la gouvernance et du


rendement du secteur de l’enseignement supérieur ;


3. Elaborer un support audio-visuel relatant, à partir d’interviews des


différents recteurs et/ou Directeurs d’établissements, les acquis obtenus


avec l’appui du PADES et les perspectives rattachées à l’autonomisation des


IES ;




35 35

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35


4. élaborer une note technique relative à l’organisation d’un atelier


d’orientation et d’élaboration des textes règlementaires qui doivent régir


l’autonomie des IES ;


5. Organiser un atelier d’orientation et d’élaboration des textes régissant


l’autonomie des universités. Cet atelier devra être largement inclusif pour


regrouper tous les responsables des IES, les Présidents des Conseils


d’Université, les enseignants, les autres acteurs et les partenaires qui


appuient le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche


scientifique. Il servira à clarifier la notion d’autonomie et à dégager les


objectifs et les dispositifs qui assurent le cadrage institutionnel et juridique


du type d’autonomie envisagé pour les IES.


Il importe de préciser, à ce niveau, que l’UGP n’est certes pas redevable dans


l'élaboration ou l’adoption des textes de cadrage juridique et institutionnel


pour l’autonomie des IES. Cependant, il peut apporter une contribution de


première importance en suscitant et en appuyant, à travers son rôle de


gestion technique et de coordination du projet, la mise en œuvre des actions


de plaidoyer susmentionnées en direction du Gouvernement.


6. Prendre les mesures nécessaires à l’accélération de la mise en place et du


fonctionnement de l’Agence Malienne d’Assurance-Qualité. Il importe de


rappeler à ce niveau qu’il est explicitement mentionné dans le document du


Projet, que « … suite à l'approbation d'une récente loi/décret sur le


département de l’Assurance Qualité, il est prévu que celui-ci devienne semi-


autonome vis-à-vis du Ministère, contribuant ainsi à donner plus de


crédibilité à son rôle d’Assurance-qualité. »


7. Opérationnaliser la bibliothèque numérique en tant qu’outil fondamental


pour la formation et la recherche ;


8. Procéder à l’institutionnalisation de la formation pédagogique au niveau


des universités en vue de les mettre au fait des nouvelles approches


pédagogiques et de rehausser l’efficacité des enseignements et des


apprentissages ;




36 36

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36


9. Communiquer suffisamment et efficacement sur les dépenses relatives


aux formations et aux matériels didactiques afin d’éviter toute suspicion ou


interprétations fallacieuses sur la gestion des fonds alloués


10. Examiner les stratégies d’élargissement du projet à d’autres IES. A cet


effet, l’option suggérée par la Coordination du projet PADES de procéder


sous forme d’assistance technique basée sur l’identification d’actions


précises à mener, assorties d’indicateurs, semble une piste à explorer ;


11. Mener des activités d’information/sensibilisation appropriées en


direction des Ecoles privées en prélude à leur intégration au système


d’information ;


12. Procéder, depuis l’assistanat, à la formation à la recherche dans


l’optique des mesures à prendre et des actions à mener pour résorber, à


terme, le déficit d’enseignants de « Rang A » ;


13. Engager les démarches nécessaires auprès du Contrôle Général des


services publics en vue d’accélérer l’adoption des manuels de procédures.