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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RÉPUBLIQUE DU MALI ET DE LA RECHERCHE... |
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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RÉPUBLIQUE DU MALI
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Un Peuple - Un But - Une Foi
*************
PROJET D’APPUI AU DEVELOPPEMENT DE
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (PADES)
Présenté par
Pr Lamissa DIABATE/Consultant
Rapport final de l’étude sur les défis
et contraintes de l’enseignement
supérieur privé au Mali
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Rapport final de l’étude sur les défis et
contraintes de l’enseignement
supérieur privé au Mali
Copyright©septembre2019
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SOMMAIRE
I. Contexte et Problématique de l’étude
II. Objectifs et Résultats attendus de l’étude
III. Démarche méthodologique
IV. Etat des lieux du secteur privé de l’enseignement supérieur
4.1. Cadre Juridique et Administratif
4.1.1. Cadre Légal
4.1.2. Cadre administratif
4.2. Les modalités de l’habilitation et de la délivrance des diplômes
4.3. Les mécanismes et processus de contrôle des établissements privés
d’Enseignement Supérieur
4.4. Etat des lieux de l’offre de formation
4.5. Eléments critiques des textes législatifs et réglementaires
V. Caractéristiques de l’enseignement supérieur privé
5.1. Gouvernance
5.2. Infrastructures et équipements
5.3. Encadrement pédagogique
5.4. Effectifs des étudiants
5.5. Nombre de diplômés et leur insertion dans le secteur productif
5.6. Renforcement de capacités du personnel d’encadrement (direction/pédagogie)
5.7. Partenariat
5.8. Coûts et sources de financement
VI. Contraintes/Recommandations
Références bibliographiques
Annexes
Annexe A : Questionnaire
Annexe B : Guide de l’enquêteur
Annexe C : Rapport d’enquête
Annexe D : Liste des regroupements de filières
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I. Contexte et Problématique de l’étude
Aspect historique :
Les établissements privés d’enseignement se sont développés en dents de scie au Mali
suivant des époques. Ainsi, cinq (5) grandes périodes apparaissent suivant les dates de
création des établissements d’enseignement privé.
Période de 1947 à 1957 : elle se situe dans la période coloniale. On y recense cinq (5)
établissements au total dont quatre (4) privés.
Période de 1958 à 1962 : elle constitue une période morte en matière de création de
ces types d’établissements. Cette situation pourrait avoir son explication dans les
débats politiques pour l’indépendance.
Période de 1963 à 1988 : trente quatre (34) établissements sont créés dont huit
étatiques. Avec la réforme de 1962 et le régime socialiste, l’Etat prend en main le
système éducatif. Seule l’Eglise Catholique apporte ouvertement son concours dans la
création d’écoles. Par ailleurs, avec le manque de cadres pour remplacer les agents
coloniaux, l’enseignement général est privilégié.
Cependant, avec le temps, les analyses montrent une inefficacité d’un tel système.
C’est ainsi que le séminaire national sur l’enseignement en 1978 a stigmatisé entre autres les
problèmes suivants :
inadaptation des formés au monde du travail ;
taux d’abandon et de redoublement élevés ;
coût élevé de l’enseignement pour l’Etat.
Par la suite, l’Etat s’oriente vers une certaine adaptation du système en incitant à la création
d’écoles privées (Décret n°118/PC-RM du 20 septembre 1971).
Ainsi sur une trentaine d’établissements ouverts entre 1980 et 1988, vingt (20) relèvent du
secteur privé et sont surtout orientés vers l’enseignement technique et professionnel. Au
même moment l’Etat crée deux établissements du même type. Les promoteurs privés se
positionnent surtout dans l’enseignement technique et professionnel.
Période de 1989 à 2012 : Cette période connaît une explosion des établissements
d’enseignement privés. C’est au cours de ces années et tenant compte de la
démocratisation du système politique, que de nouveaux textes statuent sur
l’enseignement privé au Mali (Loi n° 94-032 du 25 juillet 1994, Décret n°94-
276/PRM du 15 août 1994).
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Les termes de référence de la présente étude considèrent ces textes (Loi n° 94-032 du 25
juillet 1994, Décret n°94-276/P-RM du 15 août 1994) comme étant de nos jours ceux
définissant le cadre légal de l’enseignement privé. On verra plus loin que ces textes ont été
abrogés en 2012. Néanmoins, nos commentaires prennent en charge l’analyse de ces textes.
La Loi n°94-032 du 25 juillet 1994 définit un cadre légal pour l’enseignement privé en
général. Le Décret N°94-276 /P-RM du 15 août 1994 en fixe les domaines d’application. La
lecture de ces textes permet de tirer certains enseignements tels que :
1) la libre concurrence à double titre : d’une part toute personne physique ou morale
peut ouvrir un établissement (article 2) ; d’autre part les montants des frais de
scolarité sont libres (article 21) ;
2) la définition des ordres d’enseignement suivant les degrés : tout promoteur privé
peut créer un établissement dans n’importe lequel de ces ordres (article 3) ;
3) la laïcité de l’enseignement : l’article 3 spécifie « les écoles coraniques et les
écoles de catéchisme, les établissements exclusivement destinés à la formation des
ministres du culte,… ne sont pas du domaine de la présente loi » ;
4) la création et l’ouverture d’un établissement privé sont soumises à autorisation
préalable (article 8) suivant dossiers constitués ;
5) l’existence de plusieurs types d’établissements privés : certains sont reconnus
d’utilité publique ; d’autres ne le sont pas. Dans le premier cas, ces établissements
bénéficient de subventions de l’Etat (article 12) ;
6) l’encouragement de l’enseignement privé par :
- la reconnaissance d’utilité publique (article 9) ;
- l’ouverture de filières n’ayant pas de correspondance dans l’enseignement
public. Ceci constitue une des conditions pour être reconnu d’utilité
publique (article 9) ;
- la possibilité de bénéficier de conventions particulières (article 19) ;
- l’octroi de terrains pour les infrastructures scolaires (article 20) et de
subventions en cas de reconnaissance d’utilité publique.
Période de 2012 à nos jours : de nos jours, la Loi n°2012-013 du 24 février 2012
définit un cadre légal pour les établissements privés d’enseignement en
République du Mali. Le Décret N°2012-588 /PRM du 8 octobre 2012 en fixe les
domaines d’application.
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Problématique :
Le parcours historique ci-dessus montre un accroissement continu des
établissements privés. Pour certains, cette situation vient de la faible efficacité et la qualité
médiocre de l’enseignement public. Pour d’autres cela signifie l’existence d’un marché de
la formation pour les institutions privées.
Quoiqu’il en soit, l’existence de ces établissements privés est désormais une réalité
dans le système d’enseignement au Mali. Il faut absolument en tenir compte.
Malheureusement, dans la plupart des cas, on connaît mal les caractéristiques de ces
établissements, notamment :
la typologie des établissements ;
les formations offertes ;
les publics concernés ;
le personnel exerçant dans les établissements ;
les sources de financement ;
les liens des établissements avec les entreprises ;
les résultats obtenus ;
le cadre légal d’évolution.
Ces éléments permettraient une meilleure connaissance de ce secteur privé, à travers
l’identification des contraintes pour le développement dudit secteur. Ainsi, il serait plus aisé
d’apprécier les mesures à prendre en faveur du développement de l’offre privée de
l’enseignement supérieur.
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II. Objectifs et Résultats attendus de l’étude
II.1 Objectifs :
Objectif général :
L’étude vise à identifier les hypothèques institutionnelles, les pratiques contraignantes sur le
développement de l’enseignement supérieur privé en vue de proposer des options stratégiques
pour en faire un levier de croissance et de compétitivité pour l’économie nationale.
Objectifs spécifiques :
Cette étude permettra spécifiquement :
- de faire une analyse SWOT du secteur privé de l’enseignement supérieur ;
- d’identifier les facteurs de blocage et les pratiques contraignantes liées à l’activité des
opérateurs privés de l’enseignement supérieur ;
- d’indiquer des éléments de comparaison avec d’autres pays qui partagent plus ou
moins les mêmes contextes de développement de l’enseignement supérieur que le
Mali ;
- de faire des recommandations pour un meilleur développement de l’enseignement
supérieur privé.
II.2 Résultats attendus :
- Une analyse SWOT exhaustive du secteur privé de l’enseignement supérieur est
réalisée et disponible ;
- Les facteurs bloquants et les pratiques contraignantes liées à l’activité des opérateurs
privés de l’enseignement supérieur sont identifiés et analysés ;
- Des éléments de comparaison avec d’autres pays qui ont des systèmes et des contextes
similaires à ceux de l’enseignement supérieur du Mali sont présentés ;
- Des recommandations et propositions concrètes de schémas d’action, de modèles de
partenariats public-privé entre le secteur privé et le ministère de tutelle permettant de
relever le défi de l’entreprenariat et de l’emploi des jeunes sont formulées.
Pour atteindre ces résultats, l’étude prend en compte deux grands axes, à savoir :
L’état des lieux de l’enseignement supérieur privé au Mali :
o Cadre juridique et administratif ;
o Analyse statistique ;
o Analyse du fonctionnement institutionnel ;
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Enquête auprès d’un échantillon d’établissements qui prend en charge, entre
autres, les caractéristiques suivantes :
o Gouvernance ;
o Infrastructures et équipements ;
o Evolution des effectifs ;
o Fonctionnement ;
o Coût et financement ;
o Insertion des formés et perspectives.
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III. Démarche méthodologique
L’étude est structurée en plusieurs phases, à savoir :
(i) La Participation à des séances de travail de cadrage au niveau :
- de la Coordination du PADES ;
- du Ministère de l’Education Nationale ;
- de la Banque Mondiale ;
- de la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur;
- de l’Association des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur
(AEPES).
(ii) La Collecte de données primaires (revue documentaire) et d’informations sur la
législation de l’enseignement supérieur privé au Mali et dans la sous-région (lois,
ordonnances, décrets, arrêtés, rapports, documents officiels, etc.) ;
(iii) La Synthèse et l’Analyse des données et informations collectées (lois, ordonnance,
décrets, arrêtés, rapports, documents officiels, etc.) : un accent particulier sera mis sur
l’analyse des textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de
fonctionnement de l’enseignement supérieur privé;
(iv) Les Missions au Sénégal et en Côte d’Ivoire pour s’enquérir de leurs expériences dans
le domaine de la gestion de l’enseignement supérieur en vue de compléter la synthèse et
l’analyse de la phase III ;
(v) L’Etablissement d’un état des lieux qui devra contenir une analyse SWOT du
développement des établissements privés dans l’enseignement supérieur au Mali : à ce
niveau, il sera procédé à une analyse diagnostique du secteur privé de l’enseignement
supérieur en identifiant les forces et les faiblesses ainsi que les opportunités et les menaces
au regard de son évolution au Mali;
(vi) L’Elaboration des outils d’investigation de l’étude (questionnaires et guide d’entretien
à utiliser pour les enquêtes) : ces outils porteront essentiellement sur la gouvernance, la
typologie de l’établissement, le cadre légal d’évolution, le financement, les équipements et
infrastructures, les partenariats, les conditions d’études, l’encadrement pédagogique, les
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filières couvertes, la qualité de la formation, les effectifs des apprenants (filles, garçons et
étrangers), le nombre de diplômés par an et leur insertion dans le secteur productif (en
termes d’entreprenariat et d’emploi);
(vii) La Conduite des enquêtes : sur la base des outils d’investigation élaborés au point
(vi), recueillir les avis des acteurs clés du secteur de l’enseignement supérieur (promoteurs
et/ou dirigeants des établissements d’enseignement supérieur privés, des structures faîtières -
AEPES- et des centrales en charge de l’enseignement supérieur au Mali (Ministère de
l’Education Nationale, Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique, etc.) et de personnes-ressources ; ces enquêtes seront conduites sur un
échantillon d’établissements qui seront retenus de commun accord avec les acteurs concernés;
il sera procédé au recrutement et à la formation d’enquêteurs en fonction de la taille de
l’échantillon qui sera retenu de commun accord avec les acteurs clés;
(viii) Le Dépouillement et analyse des données recueillies issues de l’utilisation des outils
d’investigation sur des échantillons d’établissements choisis en fonction de leur performance
et des difficultés rencontrées;
(ix) L’Elaboration et la soumission d’un rapport provisoire : ce rapport présentera l’état
des lieux de l’enseignement supérieur privé et fera ressortir clairement les facteurs bloquants
et les pratiques contraignantes ; en outre il proposera des recommandations, des schémas
d’actions clairs et des modèles de partenariat public-privé permettant de relever le défi de
l’entreprenariat et de l’emploi des jeunes;
(x) La Participation à l’atelier de partage et de validation du rapport provisoire;
(xi) L’Elaboration du rapport définitif intégrant les recommandations de l’atelier de
partage et de validation.
Par rapport aux établissements étudiés, en termes de méthodologie, les étapes suivantes seront
suivies :
- élaboration du questionnaire ;
- validation du questionnaire ;
- constitution de l’échantillon ;
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- recrutement et formation des enquêteurs (3 enquêteurs);
- conduite d’enquêtes tests auprès d’un établissement ;
- administration du questionnaire auprès des autres établissements de l’échantillon ;
- saisie et analyse des résultats des enquêtes ;
- élaboration du rapport.
Chaque enquêteur a eu à travailler sur 10 établissements pendant 10 jours (soit une journée
par établissement).
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IV. Etat des lieux du secteur privé de l’enseignement
supérieur
4.1. Cadre Juridique et Administratif
L’apparition des établissements privés a conduit l’Etat malien à élaborer des textes
réglementant ce secteur. La force de ces textes semble dépendre des évolutions politique et
scolaire au Mali. Ainsi en 1971, ce sont un décret et un arrêté qui ont statué sur les rapports
entre l’enseignement privé et le Gouvernement du Mali, à savoir :
- le Décret n°118 / PG-RM du 20 septembre 1971 ;
- l’Arrêté n°661 / MENJS.
Plus tard, en 1994, avec la démocratisation, c’est une loi qui intervient avec son décret
d’application :
- la Loi n°94-032 du 25 juillet 1994 ;
- le Décret n°94-276 /P-RM du 15 août 1994.
A partir de 2012, avec la politique de décentralisation et de déconcentration un
nouveau cadre légal a été mis en place à travers les textes suivants :
- la Loi n°2012-013 du 24 février 2012 relative aux établissements privés
d’enseignement en République du Mali ;
- le Décret n°2012-588/P-RM du 8 octobre 2012 fixant les modalités
d’application de la loi relative aux établissements privés d’enseignement en
République du Mali.
L’analyse ci-après portera sur les textes de 2012 qui abrogent toutes dispositions
antérieures contraires. Ils seront considérés sous l’angle juridique (légal) et administratif.
L’innovation majeure dans les textes de 2012 par rapport à ceux de 1994 est la prise en
compte de la problématique de la décentralisation et de la déconcentration, c’est-à-dire
l’implication des collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’Etat dans le
processus de gestion des établissements privés pour les ordres d’enseignement suivants :
préscolaire, fondamental et secondaire. L’enseignement supérieur n’est pas concerné par cette
problématique.
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4.1.1. Cadre Juridique :
La Loi n°2012-013 du 24 février 2012 définit un cadre légal pour l’enseignement privé
en général. Le Décret n°2012-588/P-RM du 8 octobre 2012 en fixe les domaines
d’application. La lecture de ces textes permet de tirer certains enseignements.
la libre concurrence à double titre : d’une part, toute personne physique ou morale
peut ouvrir un établissement (article 2 de la loi) et d’autre part les montants des
frais de scolarité sont censés être libres dans la mesure où aucun des deux textes
(loi et décret) ne mentionne cet aspect ;
la définition des ordres d’enseignement suivant les degrés : tout promoteur privé
peut créer un établissement dans n’importe lequel de ces ordres (article 3) ;
la laïcité de l’enseignement : l’article 4 spécifie « les écoles coraniques et les
écoles de catéchisme, les établissements exclusivement destinés à la formation des
ministres du culte, les cours donnés individuellement ou en commun, dans un
cadre non institutionnel, ne sont pas du domaine de la présente loi » ;
les établissements privés d’enseignement supérieur : ils assurent la formation des
cadres de haut niveau pour les différents secteurs de développement (article 6 de la
loi) ; ces établissements ont donc le libre choix des filières de formation ;
la création et l’ouverture d’un établissement privé : elles sont soumises à
autorisation préalable (chapitre II de la loi et chapitre I du décret) suivant dossiers
constitués ; l’octroi de l’autorisation de création est subordonné au respect de la
carte scolaire et universitaire (article 12 de la loi) ; l’autorisation de création pour
le supérieur est délivrée par le ministre en charge de l’enseignement supérieur
alors que pour les autres ordres elle est délivrée par le Gouverneur de Région ou
du District de Bamako ; par contre l’autorisation d’ouverture est délivrée par le
ministre de l’ordre d’enseignement concerné (article 13 de la loi) ;
la possibilité d’existence de plusieurs types d’établissements privés : certains
reconnus d’utilité publique qui remplissent les conditions déterminées par un
cahier des charges fixé par arrêté du ministre en charge de l’ordre d’enseignement
concerné (article 14 de la loi) ; d’autres ne le sont pas ; dans le premier cas, ces
établissements peuvent bénéficier d’appuis de l’Etat conformément au cahier des
charges ;
l’encouragement de l’enseignement privé par :
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- la reconnaissance d’utilité publique (article 14 de la loi) ;
- la liberté de choix des filières de formation dans la mesure où aucune
contrainte, dans les textes, n’est imposée aux établissements privés
d’enseignement supérieur ;
- la possibilité de bénéficier de conventions particulières (article 19 de la
loi).
Sur le plan fiscal, nous n’avons pas trouvé un texte fédérateur régissant le régime fiscal
des établissements privés d’enseignement supérieur. Cette situation nous a été confirmée
lors de nos entretiens avec des responsables d’établissement qui trouvent qu’ils n’ont
aucune visibilité sur leur fiscalité.
4.1.2. Cadre administratif
Le cadre administratif à travers la loi et le décret d’application stigmatise les aspects
suivants :
- Les établissements d’enseignement privés sont sous la tutelle de l’Etat à
travers le ministère de l’ordre d’enseignement concerné. C’est le ministre
de l’ordre d’enseignement concerné qui délivre l’autorisation d’ouverture
des établissements privés d’enseignement. L’autorisation de création est
délivrée par le Gouverneur de Région ou du District de Bamako pour les
ordres d’enseignement suivants : préscolaire, fondamental et secondaire.
Pour le cas particulier de l’enseignement supérieur, l’autorisation de
création est délivrée par le ministre en charge de cet ordre d’enseignement
(article 13 de la loi).
- Les conditions d’exercice sont soumises à la fourniture de documents
comprenant :
o Dossier de l’établissement ;
o Dossier du déclarant ;
o Un engagement portant, entre autres, sur :
le respect strict de la réglementation officielle sur les
établissements privés d’enseignement ;
l’application des horaires et programmes définis
dans le dossier de l’établissement ;
la soumission aux visites et contrôles des autorités
de tutelle ;
l’exécution du cahier des charges ;
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o Dossier du directeur ;
o Dossier de l’enseignant.
- Le contrôle des établissements d’enseignement privé relève des services
techniques des ministères de tutelle à plusieurs titres :
o Les inspections pédagogiques du personnel enseignant ;
o La fourniture annuelle au ministère d’un rapport de rentrée
et de fermeture (situation morale, matérielle et
pédagogique) ;
o Des inspections spécifiques (médico-scolaires,
architecturales, financières).
- D’autres obligations administratives sont faites aux établissements privés.
Il s’agit entre autres :
o du respect de la législation en vigueur sur l’embauche dans
le secteur privé quant au recrutement du personnel
permanent, vacataire (article 6 du décret) ;
o du recrutement du personnel enseignant : aucun quota de
recrutement n’est imposé aux établissements privés
d’enseignement supérieur contrairement à ceux du
préscolaire, du fondamental et du secondaire où le tiers (1/3)
au moins du personnel enseignant doit être permanent
(article 6 du décret).
o de la délivrance de diplômes reconnus ou non par l’Etat.
Au regard du cadre juridique et des obligations administratives, il se dégage trois types
d’établissements privés. Certains ont la décision de création, d’autres la décision de création
et l’arrêté d’ouverture et un troisième groupe qui, en plus de ces deux textes, a une
reconnaissance d’utilité publique.
Ce cadre administratif et réglementaire s’appuie en ce qui concerne l’enseignement supérieur
sur un Document de Politique qui date de décembre 2009. Au regard de la date d’élaboration
de ce Document, il est impératif de lancer les activités d’évaluation et de relecture de cette
Politique. Le secteur privé de l’enseignement supérieur ne dispose pas de stratégie spécifique.
La relecture du document de Politique peut être mise à profit pour l’élaboration de cette
stratégie spécifique.
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4.2. Modalités d’habilitation et de délivrance des diplômes
Le cadre législatif et réglementaire est complété par la mise en place d’une procédure
permettant la reconnaissance des formations et diplômes délivrés par les établissements
privés, au même titre que les établissements publics, à travers le Décret n°06-395/P-RM du 19
septembre 2006 fixant les modalités de l’habilitation et de la délivrance des diplômes de
l’Enseignement Supérieur.
L’établissement introduit auprès de la commission nationale d’habilitation une demande par
rapport à une formation donnée. L’habilitation est renouvelable au bout d’une période
précisée par l’autorité de tutelle après évaluation par la commission nationale.
La demande d’habilitation doit contenir, d’une façon explicite, toutes les caractéristiques
pédagogiques de l’offre de formation proposée. Ces caractéristiques portent notamment sur
les parcours et les diplômes qui sanctionnent ces parcours au niveau terminal et au niveau
intermédiaire. Dans le dossier de demande d’habilitation, il doit être précisé, notamment, les
objectifs de la formation, l’organisation des enseignements et leurs contenus, les modalités
pédagogiques, la qualité des enseignants ainsi que les conditions d’admission.
Le dossier de demande d’habilitation doit, en outre, prendre en charge l’organisation des
équipes de formation, leurs domaines de responsabilités ainsi que la coordination des
enseignements et l’harmonisation des progressions pédagogiques.
A l’examen du dossier de demande, la Commission Nationale d’habilitation émet un avis
favorable ou défavorable à l’octroi de l’habilitation demandée. Si l’avis est favorable, sur
proposition de la Commission Nationale, l’habilitation est accordée à l’établissement
concerné pour la formation et le diplôme demandés et ce, par arrêté du ministre chargé de
l’Enseignement Supérieur.
La Commission Nationale prend en charge, dans le cadre de cinq (5) sous-commissions, les
disciplines suivantes :
(i) juridiques et politiques ;
(ii) économiques et de gestion ;
(iii) scientifiques et des sciences de l’ingénieur ;
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(iv) littéraires, linguistiques, des sciences humaines et sociales ;
(v) de la santé.
Chacune des sous-commissions est composée, sur la base des disciplines concernées, par :
- Deux enseignants titulaires de l’enseignement supérieur public ;
- Deux enseignants permanents de l’enseignement privé ;
- Deux professionnels.
A l’analyse de ce qui précède, on remarque :
- dans un même établissement peuvent cohabiter des formations et diplômes reconnus ou
non reconnus par l’Etat ; cette information doit être donnée aux étudiants qui veulent
s’inscrire dans ledit établissement ;
- dans la composition des sous-commissions, il n’existe pas de critères pour le choix des
enseignants et des professionnels. Ceci constitue une faiblesse dans le Décret n°06-395/P-
RM du 19 septembre 2006 fixant les modalités de l’habilitation et de la délivrance des
diplômes de l’Enseignement Supérieur.
4.3. Mécanismes et processus de contrôle des établissements privés d’Enseignement
Supérieur
Au terme de la Loi n02012-013 du 24 février 2012, les établissements privés d’enseignement
sont contrôlés au plan administratif et pédagogique par les services techniques de l’Etat.
Au niveau de l’enseignement secondaire le contrôle est effectué par l’Inspection Générale de
l’Enseignement Secondaire (IGES). Par contre au niveau de l’enseignement supérieur, il
n’existe pas de structure dédiée à cette mission qui est assurée en partie par la Direction
Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DGESRS).
En effet, dans les missions assignées à la DGESRS, au terme de l’Ordonnance n02016-003/P-
RM du 15 février 2016, on note qu’elle est chargée « de suivre et d’évaluer la performance
générale du système d’enseignement supérieur en y instaurant une culture de l’évaluation et
de la démarche qualité en relation avec l’organe autonome d’assurance qualité ».
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Cet organe autonome est l’Agence Malienne d’Assurance Qualité de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique (AMAQ-SUP) créée par la loi no2018-034 du 27 juin
2018. Dans sa loi de création, l’AMAQ-SUP est, entre autres, chargée « de contribuer à la
réalisation des enquêtes sur le respect des standards/normes dans l’enseignement supérieur et
dans la recherche scientifique et auditer périodiquement les institutions d’enseignement
supérieur et de recherche, les diplômes, les enseignements, les outils et méthodes
pédagogiques utilisés, les laboratoires, équipes et programmes de recherche ».
Si de nos jours, les textes législatifs et réglementaires ont été adoptés, il faut noter que
l’AMAQ-SUP n’est pas encore fonctionnelle dans la mesure où l’Agence ne dispose pas de
locaux et que les organes d’administration et de gestion, à savoir le Conseil d’Administration,
la Direction Administrative et le Conseil Scientifique, ne sont pas encore en place.
L’opérationnalisation de l’AMAQ-SUP viendra combler en partie un vide qui a toujours
existé au niveau de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à savoir
l’inspection et le contrôle, sur les plans administratif et pédagogique, des structures de cet
ordre d’enseignement.
4.4. Etat des lieux de l’offre de formation
Un répertoire des établissements privés d’enseignement supérieur élaboré par la Direction
Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DGESRS) à travers sa
Division Création et Ouverture d’Institutions Privées d’Enseignement Supérieur contient une
liste de 116 établissements. Sur les 116 établissements de la liste, le numéro d’ordre 30 qui
correspond au Centre d’Infectiologie Charles Mérieux (CICM) n’est pas renseigné. Ainsi,
notre analyse porte sur 115 établissements. Ce répertoire renseigne, totalement ou
partiellement, sur :
(i) Le nom de l’établissement ;
(ii) L’adresse de l’établissement ;
(iii) Les références des textes de création et d’ouverture de l’établissement ;
(iv) Les filières de formation ;
(v) Les diplômes délivrés ;
(vi) Le nombre de formations habilitées ;
(vii) Le nombre d’étudiants de l’établissement.
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En ce qui concerne la localisation géographique des établissements, on note :
- District de Bamako : 108 établissements (94% du nombre total d’établissements)
- Kayes : 1 établissement ;
- Sikasso : 2 établissements ;
- Ségou : 2 établissements ;
- Koutiala : 1 établissement ;
- Mopti : 1 établissement.
A. Analyse liée aux dates de création et d’ouverture (analyse temporelle)
De l’analyse des références des textes de création et d’ouverture, on constate que :
- Pour la période 1996-1999 :
o Dix (10) établissements sont créés soit environ 9% des 115 établissements ;
o Quatre (4) établissements ont obtenu leur autorisation d’ouverture soit environ
4% des 115 établissements ;
- Pour la période 2000-2015 :
o Quatre-vingt-dix-neuf (99) établissements sont créés soit environ 86% des 115
établissements ;
o Quatre-vingt-onze (91) établissements ont obtenu leur autorisation d’ouverture
soit environ 79% des 115 établissements ;
- Pour la période 2016-2018 :
o Six (6) établissements sont créés soit 5% des 115 établissements ;
o Vingt (20) établissements ont obtenu leur autorisation d’ouverture soit 17% des
115 établissements.
Au regard de ce constat, sur la période 2000-2015, 79% (91 établissements) des 115
établissements ont obtenu leurs textes de création et d’ouverture. Ceci peut constituer un
premier niveau de filtre.
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20
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B. Analyse liée aux filières
Une analyse sur les filières fait ressortir les constats suivants (cf figures ci-dessous) :
(i) Cinquante-six (56) établissements soit 48% du nombre total des établissements
constituant le répertoire évoluent dans le tertiaire ;
(ii) Trente-quatre (34) établissements soit 29% du nombre total des établissements
constituant le répertoire évoluent conjointement dans le tertiaire et le secondaire ;
(iii) Vingt (20) établissements soit 17% du nombre total des établissements constituant le
répertoire évoluent dans le domaine de la santé ;
(iv) Deux (2) établissements soit 2% du nombre total des établissements constituant le
répertoire évoluent dans le secondaire ;
(v) Quatre (4) établissements soit 4% du nombre total des établissements constituant le
répertoire évoluent dans les domaines de la santé liée au biomédical, à
l’environnement et à l’assainissement ;
(vi) Un (1) établissement soit environ 1% du nombre total des établissements constituant le
répertoire évolue dans le domaine de l’aménagement du territoire et de
l’environnement.
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4.5. Eléments critiques des textes législatifs et réglementaires
En accédant à l’indépendance, le Mali a trouvé en place des établissements d’enseignement
privé. La jeune République en optant pour un régime socialiste (étatisation) a toléré ces
établissements sans en fixer un cadre juridique. La Loi n°2012-013 du 24 février 2012 et le
Décret n°2012-588/P-RM du 8 octobre 2012 constituent une avancée notable dans la
reconnaissance du rôle et de la place de l’enseignement privé. Cependant, ces textes
présentent quelques lacunes :
- La distinction entre établissements privés d’utilité publique et les autres, tout en
incitant (peut-être) à un enseignement de qualité, peut conduire aux yeux de la
population à y voir des formations au rabais pour les établissements non
reconnus d’utilité publique et de qualité par rapport à ceux reconnus d'utilité
publique. Cette situation a une incidence sur les formations diplômantes et
qualifiantes. En effet, jusque-là, c’est le diplôme qui est à l’honneur et non la
qualification et la compétence.
- Les conventions particulières peuvent conduire à des situations difficilement
maîtrisables. Si l’on considère le cas de l’enseignement privé catholique, l’Etat
prend en charge 80% des salaires du personnel enseignant ; cela peut aboutir à
la limite à des statuts particuliers comme il s’en trouve dans la fonction publique
aujourd’hui.
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- Les procédures administratives (autorisations diverses) ne prennent pas
suffisamment en compte la politique de décentralisation et de déconcentration.
Les démembrements locaux du ministère de l’éducation nationale fournissent
seulement des informations sans disposer de possibilité d’intervenir dans la prise
de décision.
- L’inexistence de textes spécifiques sur les différents ordres d’enseignement.
Avec l’évolution de l’enseignement privé supérieur et l’importance de cet ordre
d’enseignement dans le développement économique de notre pays, il serait
souhaitable d’élaborer des textes spécifiques pour ledit ordre.
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V. Caractéristiques de l’Enseignement Supérieur Privé
Notre enquête a porté sur trente (30) établissements privés d’enseignement supérieur tous
disposant des textes d’autorisation de création et d’ouverture donc agréés par le Ministère
chargé de l’Enseignement Supérieur sur un total d’environ cent établissements agréés
(exactement 117 établissements suivant le répertoire mis à notre disposition par la Direction
Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique – DGESRS). Ce
chiffre est très variable sur une année. En effet, au moment où nous menons nos enquêtes,
nous avons été informés de nouvelles créations dont les textes n’étaient pas encore parvenus à
la DGESRS.
Processus du choix de l’échantillon
Nous avons retenu dans une première phase que les établissements qui vont constituer
l’échantillon seront choisis parmi les établissements dont les formations sont partiellement ou
totalement habilitées. A cet effet, l’analyse du répertoire mis à notre disposition fait ressortir
que soixante-six (66) établissements remplissent cette première condition couvrant les filières
suivantes :
(i) Tertiaire avec 38 établissements ;
(ii) Tertiaire et secondaire avec 22 établissements ;
(iii) Secondaire avec 2 établissements ;
(iv) Santé avec 3 établissements ;
(v) Aménagement du Territoire et Environnement avec 1 établissement.
En retenant un échantillon qui sera constitué de 30 établissements (compromis entre le
questionnaire bien fourni et le temps imparti pour l’étude), un second filtre est appliqué
aux 66 établissements de la façon suivante :
(i) Retenir d’office les filières à effectif faible (6 établissements) à savoir : secondaire
(2) ; santé (3) et Aménagement du Territoire et Environnement (1) ;
(ii) Les 24 restants à retenir seront constitués au prorata de leur poids respectif des filières
a) du Tertiaire et Secondaire et b) du Tertiaire. Pour les deux groupes confondus
nous avons 60 établissements avec 63% de Tertiaire et 37% de Tertiaire et
Secondaire. En appliquant ces % aux 24 établissements à retenir on obtient : 15
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établissements à retenir dans le Tertiaire et 9 établissements à retenir dans le
Tertiaire et Secondaire ;
(iii) En plus des critères précédents, en ne retenant que les établissements dont les
effectifs sont donnés dans le répertoire on a : 10 établissements pour le Tertiaire et
6 pour le Tertiaire et Secondaire ;
- Le reste à savoir 5 établissements pour le tertiaire et 3 établissements pour le tertiaire et
secondaire nous a été suggéré par la DGESRS à travers sa Division Création et Ouverture
d’Institutions Privées d’Enseignement Supérieur.
La liste obtenue (tableau ci-dessous) de cette démarche a été validée lors de la réunion du 19
mars 2019 présidée par la Coordination du PADES.
1. Tertiaire
Numéro Etablissements Adresse
1
Institut des Sciences
Politiques Relations
Internationales et
Communication (ISPRIC)
Bamako, Niamakoro extension près de
l’Unicef, commune VI/Bamako, BP763/tel :
2020 19 26
L’Unicef, BP763/tel : 220 19 27
Tel : 66 75 33 37
3 Group Gemini Management
International GGMI
Djabéléssion TOURE BacoDjicoroni ACI Golf
Commune V/Bamako
Tel : 66 03 69 84
4 Ecole Supérieure des Métiers
du Commerce et de la Gestion
(ECOSUP/ALTERNANCE)
Djélibougou, Commune I/Bamako ; Tel : 2024
69 27
Tel : 77 30 87 44
7 Institut Supérieur des
Techniques Economiques,
Comptables et Commerciales
« INTEC-SUP »
Boubacar KANTE BacoDjikoroni ACI
Commune V/Bamako
Tel : 66 71 57 97 / 78 88 02 02
8 Ecole Supérieure de Commerce
du Mali (ESC Mali)
JACQUIN Mariam
DIALLO ;MagnambougouSokorodji,
Commune VI/Bamako ; Tel : 66 73 12 87
9 Institut des Hautes études
Professionnelles (IHEP)
Aguibou OUATTARA ; Torokorobougou,
Commune V/Bamako
Tel : 73 16 68 24 / 63 74 23 03
10 Institut Supérieur de Formation
et de Gestion d’Entreprises
« ISFGE »
Madame Maïga Fanta TOURE, Kalaban Coro
Tel:
21 Institut Supérieur de
Commerce (ISC-
BUSINESS SCHOOL)
Racine Seydou THIAM, Hamdallaye ACI
2000, Commune IV
Tel : 79 14 25 21
24 Université Privée du Sahel
« UPS »
SeybaMadibaba SYLLA, Hamdallaye ACI
2000, Rue : 606, Porte : 242, Commune
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26
V/Bamako
Tel : 76 32 30 61
28 Institut Supérieur de
Management Appliquée
« ISMA »
Bacodjikoroni ACI, Commune V/Bamako
Rue : 616
Porte : 96/tel : 223 65 96 63 26
Cel : 79 06 79 89
38 Centre d’Etudes et de
Formation en Informatique et
Bureautique (CEFIB)
Bamako, Quinzambougou face Ecole Second
Cycle, Commune II/ Tel : 2021 59 52/2021 27
89
2
Ecole Supérieur de Gestion
d’Informatique et de
Comptabilité (ESGIC)
Badalabougou, Commune V/Bamako,
BPE4895/tél : 2023 01 37.E-mail :
comptacamara@afribone.net.ml
Tel : 66 72 17 58
25
Ecole Supérieur de
Gestion(E.S.G)
Bamako, Commune IV ACI 2000
Tél : 20 24 15 39
96
Université Privée Modibo
Kane Dilly (UPMKD)
Modibo Kane DOUMBIA, Baco-djicoroni
Golf, Commune V/Bamako
Tel : 76 27 91 01
104
Centre de Perfectionnement
et de Formation Hôtelière
(CPFH)
Bamako, cite UNICEF
Tel: 66 75 33 36
2. Tertiaire et Secondaire
5 Ecole Supérieure de Management
du Commerce et d’Informatique
(SUP-MANAGEMENT)
Hippodrome, Commune II/Bamako ; rue 214,
porte 297 Tél : 20 21 34 04
6 Institut Supérieur de Technologies
Appliquées (TechnoLAB-ISTA)
Hamdallaye zone ACI 2000, Commune IV/
Bamako BPE3123/tel : 2029 01 54-fax : 229 32 66
E-mail :technolab@malijaw.com
Tel : 73 34 58 63
13 Université Privée Ahmed Baba
« UPAB »
Ousmane DRAME ; Sotuba, Commune I/Bamako
Tel : 66 71 07 02
14 Institut Supérieur de Technologie
Appliquée et de Gestion (ISTAG)
Hama Moctar, Kalabancoura, Rue : 918, Porte :
597; commune V/Bamako
Tel : 73 27 32 44 / 90 55 55 82
23 Institut Supérieur d’Informatique
et de Gestion des Affaires
« SUP.IGA »
Banankabougou, Commune VI/Bamako BPE :
2948
Tel : 223 66 75 53 57
29 Ecole Expert Génie Informatique
Supérieure « EGI-SUP »
SalifSiré SYLLA, Baco-Djicoroni ACI, Commune
V/Bamako
Tel : 76 37 05 94
20
Unité Universitaire de Bamako
(UUBa)
Bamako, Hamdallaye, Commune IV
Tel : 62 43 72 40
11
Ecole Supérieure de
Technologie et de Management
« ESTM »
Djibril N’DIAYE dit Souleymane ;
FaladièSokorodji ; Commune VI/Bamako
Tel : 66 72 31 80 / 66 74 00 62
Centre Privé d’Enseignement
Supérieur de Kalabancoro
(CPESK)
Tel : 76 71 91 71
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3. Secondaire
35 Ecole Supérieure
d’Ingénierie
d’Architecture et
d’Urbanisme(ESIAU)
Badialan I,
Commune
III/Bamako
Ecole Supérieure Privée
de Technologies
Appliquées du Mali
(APTECH MALI)
Hamdallaye ACI
2000
Tel : 66 44 83 71
4. Santé
102
Université Scientifique
Libre de Bamako
(USLB)
HamadounGarba CISSE, Sébénikoro,
Commune V / Bamako
86 Ecole Privée des Hautes
Etudes en Santé Publique
(EPHESP)
Bakary TOUMANION ; Hamdallaye
ACI 2000, Commune IV/Bamako
101 Université Kankou
Moussa (UKM)
Sinè BAYO, Hyppodrome, Commune
II/Bamako
5. Aménagement du Territoire et Environnement
22 Centre de Formation et
d’Appui Conseil pour le
Développement Local
(DELTA-C)
Bamako/Commune V, Daoudabougou
près de l’Ambassade d’Algérie, BPE
4850/tel : 2020 36 99
Parmi les établissements privés d’enseignement supérieur de notre échantillon, on compte
cinq (5) qui se réclament du statut d’Université. Il s’agit de (i) l’Université Privée Modibo
Kane Dily (UPMKD) ; (ii) l’Université Privée Ahmed Baba (UPAB) ; (iii) l’Unité
Universitaire de Bamako (UUBa) ; (iv) l’Université Scientifique Libre de Bamako (USLB) et
(v) l’Université Kankou Moussa (UKM).
Les établissements privés d’enseignement supérieur sont essentiellement implantés en milieu
urbain et principalement à Bamako. Dans le répertoire fourni par la DGESRS, on note :
- Kayes : 1 établissement ;
- Sikasso : 2 établissements ;
- Ségou : 2 établissements ;
- Koutiala : 1 établissement ;
- Mopti : 1 établissement.
Les autres établissements, au nombre de 108 soit les 94%, sont situés dans le district de
Bamako.
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Si historiquement le privé catholique a longtemps précédé le privé laïc, il a surtout évolué au
niveau du fondamental, du secondaire et de la formation professionnelle. De nos jours
l’enseignement supérieur privé présente surtout un caractère laïc (près de 93%).
Les établissements privés d’enseignement supérieur évoluent dans divers domaines. Au sens
des domaines définis dans le cadre du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur
en Afrique de l’Ouest (REESAO), l’analyse de l’échantillon aboutit aux résultats consignés
dans la figure ci-dessous.
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Plus précisément, les pourcentages d’établissements évoluant dans chacun de ces domaines
sont les suivants :
- Sciences de la Santé : 17% ;
- Sciences et Technologies : 56% ;
- Sciences Agronomiques : 6% ;
- Sciences Economiques et de Gestion : 78% ;
- Sciences juridiques, Politiques et de l’Administration : 33% ;
- Sciences de l’Homme et de la Société : 22% ;
- Lettres, Langues et Arts : 6% ;
- Sciences de l’Education et de la Formation : 17%.
Il faut noter à ce niveau que généralement un établissement évolue dans plusieurs domaines.
Dans le cas de notre échantillon : trois (3) établissements évoluent uniquement dans le
domaine des Sciences Economiques et de Gestion, il s’agit de l’Ecole Supérieure des Métiers
du Commerce et de la Gestion (ECOSUP/ALTERNANCE), l’Ecole Supérieure de Gestion
d’Informatique et de Comptabilité (ESGIC), Institut des Hautes Etudes Professionnelles
(IHEP) ; un (1) établissement (Ecole Supérieure d’Ingénierie d’Architecture et d’Urbanisme –
ESIAU) évolue uniquement dans le domaine des Sciences et Technologies ; deux (2)
établissements évoluent uniquement dans le domaine des Sciences de la Santé, il s’agit de
l’Université Kankou Moussa (UKM) et de l’Université Scientifique Libre de Bamako
(USLB).
Les domaines les moins pris en charge par les établissements privés d’enseignement supérieur
sont les Sciences Agronomiques (6%) et le domaine des Lettres, Langues et Arts (6%).
Ces deux domaines sont surtout pris en charge par le secteur public (Institut Polytechnique
Rural de Katibougou / Institut de Formation et de Recherche en Agronomie ; Université de
Ségou ; Université des Lettres et des Sciences Humaines).
A l’analyse des résultats ci-dessus, on constate que 78% des établissements évoluent dans le
domaine des Sciences Economiques et de Gestion, bref dans le tertiaire.
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5.1. Gouvernance
Les établissements privés d’enseignement supérieur sont essentiellement dirigés par des
hommes. En effet, l’analyse des données de l’échantillon donne 89% pour les hommes et 11%
pour les femmes. De l’échantillon, seules deux femmes occupent la position de premier
responsable d’établissement à savoir le Centre d’Etudes et de Formation en Informatique et de
Bureautique (CEFIB) et l’Ecole Supérieure de Commerce au Mali (ESC-MALI).
En ce qui concerne les niveaux de formation des premiers responsables des établissements
privés d’enseignement supérieur, on note que 53% ont un Doctorat, 37% DEA/Master, 5%
Maîtrise et 5% le diplôme d’ingénieur.
Les établissements privés d’enseignement supérieur sont dirigés à 95% par des maliens et 5%
par des étrangers avec une durée au poste qui varie de deux (2) à trente-deux (32) ans et une
durée moyenne de 11 ans. Le CEFIB est l’établissement pionnier dans le domaine de
l’enseignement supérieur privé avec sa Directrice qui est en poste depuis 32 ans.
Le staff de direction dans sa structure et sa composition varie d’un établissement à l’autre,
même pour les établissements se réclamant du statut d’université.
Exemples de trois établissements dans chacune des structures se réclamant respectivement
Ecole, Institut, Centre et Université :
Ecoles
Ecole 1 Ecole 2 Ecole 3
Directeur Général Directeur Général Directeur Général
Directeur Pôles Formations Directeur des Etudes Directeur Général Adjoint
Directeur Administratif et
Financier
Responsable administratif Directeur des Etudes
Directeur Marketing et
Communication
Responsable Marketing Directeur des Etudes Adjoint
Directeur de l’Innovation et
du Développement
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Instituts
Institut 1 Institut 2 Institut 3
Directeur Général Directeur Général Directeur Général
Directeur Pédagogique Recteur Directeur des Etudes
Secrétaire Général Vice Recteur
Directeur des Etudes et
Formation
Centres
Centre 1 Centre 2
Président Directeur Général Directeur Général
Directeur Exécutif Directeur des Pôles
Universitaires et de la
Formation Continue
Directeur des Etudes Directeur des Expertises et
de l'Assistance Technique
Directeur du Pôle
Universitaire de Bamako
Universités
Université 1 Université 2 Université 3
Président du Conseil
d’Administration (PCA)
Recteur Président Fondateur
Directeur Général Deux (2) Doyens Recteur
Secrétaire Principal Cinq (5) Chefs de
Département
Quatre (4) Conseillers
Pédagogiques
Secrétaire Général Directeur Administratif et
Financier
Secrétaire Principal
A ce niveau, nous pensons que les structures privées d’enseignement supérieur ont besoin
pour leur gouvernance d’un appui pour bien structurer leur staff avec une bonne visibilité et
une bonne lisibilité sur les missions assignées aux différents postes de responsabilité tout en
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respectant tant soit peu la structure de gouvernance en fonction de l’appellation de
l’établissement (Ecole, Institut, Centre, Université).
Toutes les structures privées (100%) d’enseignement supérieur de notre échantillon déclarent
être dotées d’organes de gestion financière et comptable, d’organes de décision et d’organes
consultatifs.
D’une façon générale les organes mis en place dans les établissements privés d’enseignement
supérieur sont notamment :
(i) Organes de Décision :
- Le Conseil d’Administration
- Le Conseil Pédagogique.
(ii) Organes Consultatifs :
- Le Conseil Scientifique ;
- Le Conseil de Discipline.
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative à la gouvernance est donnée
dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Jeunesse des équipes dirigeantes
- Regroupement des Etablissements privés au
sein de l’Association des Etablissements
Privés d’Enseignement Supérieur (AEPES)
- Processus de prise de décisions allégé par
rapport au secteur public
- Faible fonctionnalité des organes de
décision (Conseil d’Administration et
Conseil Pédagogique) et des organes
consultatifs (Conseil Scientifique, Conseil de
Discipline)
- Absence de plan stratégique pour le
développement de l’Enseignement Supérieur
Privé au Mali
- Absence de manuel de procédure
Opportunités Menaces
- Existence de l’AEPES
- Possibilité d’implantation des EPES à
l’intérieur du pays
- Insécurité dans les milieux scolaires et
universitaires
- Concurrence déloyale du public
- Orientation systématique des bacheliers
dans les IES publics
- Du point de vue fiscalité, assimilation des
IES privés aux entreprises commerciales
- Faible niveau d’habilitation de certaines
filières de formation
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5.2. Infrastructures et Equipements
Les données relatives aux locaux occupés par les 30 établissements concernés par notre
enquête révèlent que :
- 71% sont en location avec des frais de location mensuelle variant de 360 000 FCFA à
5 000 000 FCFA et une moyenne de 1 259 207 FCFA. ;
- 29% disposent de bâtiments qui sont leur patrimoine propre.
Les établissements en location occupent généralement des bâtiments qui sont conçus comme
des locaux d’habitation ou de bureau. Il découle de cet état de fait qu’ils présentent, bien
souvent, de graves anomalies qui peuvent influer négativement sur la qualité des activités
pédagogiques.
Pour atténuer ces anomalies, certains établissements ont été amenés à procéder à des
aménagements voire à la construction de nouvelles classes avec sûrement l’autorisation des
propriétaires. C’est ainsi que nous notons que 42% des établissements ont procédé à la
construction de nouvelles classes parmi lesquels 29% sont en location et 13% sont dans des
locaux non baillés. Ces pourcentages sont exprimés par rapport au nombre total
d’établissements de l’échantillon.
Des interviews réalisées lors de nos enquêtes relèvent d’énormes difficultés liées à l’accès à la
terre pour la construction d’infrastructures plus adaptées pour les missions d’enseignement et
de recherche des établissements privés d’enseignement supérieur.
Une des solutions à ce problème serait de traiter les EPES comme les industriels en leur
réservant des espaces dans les différents plans directeurs d’aménagement des villes avec des
conditions d’acquisition tenant compte de la nature de leurs missions (sociale et utilité
publique).
Nous avons constaté lors des enquêtes que des adresses fournies par la DGESRS étaient
erronées. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que les établissements concernés ont
changé d’adresse sans en informer la DGESRS. Ce changement d’adresse peut résulter soit de
la recherche de locaux plus adaptés, soit pour une implantation dans des zones d’accès plus
facile ou enfin pour des raisons économiques (montant élevé de la location éventuellement).
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En ce qui concerne les espaces réservés aux activités pédagogiques, culturelles et sportives,
on retiendra que :
- 95% des salles de classes sont utilisés ;
- 85% des laboratoires et ateliers sont équipés ;
- 84% des salles informatiques sont équipées
- 30% des établissements disposent au moins d’une salle réservée aux activités sportives
et culturelles.
A ces espaces, il faut ajouter que 6 établissements (20%) disposent soit d’un mini studio, soit
d’un réfectoire ou d’une salle d’études réservées aux étudiants.
Le nombre de salles faisant office de bureaux s’élève à 202 tous établissements confondus de
l’échantillon contre 434 salles de classe. La question à se poser à ce niveau est pourquoi tant
de bureaux (quasiment 50% du nombre de salles de classe) ? L’explication pourrait venir du
problème d’organisation et d’optimisation des staffs de direction qui est très variable d’un
établissement à l’autre.
Douze (12) établissements soit 40% de l’échantillon déclarent disposer d’une infirmerie.
D’autres signalent avoir des accords avec des cliniques de proximité. Dix-huit (18)
établissements soit 60% de l’échantillon déclarent disposer d’une petite pharmacie.
Tous les établissements déclarent avoir des salles de professeurs, des toilettes fonctionnelles
et une alimentation en électricité et en eau respectivement par EDM-SA et SOMAGEP-SA et
suffisamment de tables bancs pour les étudiants.
En outre, ils déclarent d’une part que les installations d’électricité et d’eau sont en bon état et
d’autre part ne rencontrer aucun problème pour le paiement des factures d’électricité et d’eau
mais se plaignent du niveau élevé des factures d’électricité.
En termes d’alimentation de secours en électricité et en eau : (i) 13 établissements soit 50% de
l’échantillon disposent de groupes électrogènes et 2 établissements d’installations solaires
photovoltaïques (8%); (ii) 4 établissements (15%) possèdent des forages et 2 établissements
(8%) possèdent des puits.
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35
Seuls deux (2) établissements de l’échantillon possèdent des terrains de sport. Les autres
établissements partagent les terrains de sports avec d’autres structures ou dans le cadre
d’accords signés avec les municipalités.
Le nombre d’ordinateurs est très variable d’un établissement à l’autre (de 6 à 300 avec une
moyenne de 45 ordinateurs par établissement). Le nombre d’ordinateurs fonctionnels déclarés
pour l’ensemble de l’échantillon est de 1077 unités.
En termes de capacité de reprographie, on retiendra que 90% des photocopieuses et 89% des
scanners sont fonctionnels. Tous les établissements de l’échantillon possèdent au moins une
photocopieuse.
Vingt (20) établissements soit 67% de l’échantillon possèdent une bibliothèque physique.
Parmi ces établissements, 9 soit 30% donnent accès à des bibliothèques virtuelles dont les
montants des abonnements varient de 0 FCFA (gratis) pour le CEFIB à 100 000 FCFA avec le
nombre de documents consultables variant entre 50 et 50 000. Quatre (4) établissements soit
13% de l’échantillon ne possèdent ni de bibliothèque physique ni de bibliothèque virtuelle.
Parmi les 20 établissements qui possèdent des bibliothèques physiques, 15 ont fourni des
précisions sur le domaine et le nombre de livres. Ainsi pour l’ensemble de ces 15
établissements, on note :
- Nombre de livres de Littérature : 1325 ;
- Nombre de livres de Science : 1291 ;
- Nombre de livres de Technologie : 1106 ;
- Nombre de livres de Gestion : 1776.
Dix-neuf (19) établissements soit 60% de l’échantillon déclarent posséder un plan
d’évacuation d’urgence en cas d’incendie ou autre sinistre et seuls trois (3) établissements soit
10% de l’échantillon possèdent des infrastructures pour handicapés.
Pour les infrastructures de vente d’aliments à l’intention des étudiants, dix-neuf (19)
établissements déclarent en posséder avec la répartition suivante :
- Un (1) établissement possède un foyer ;
- Treize (13) établissements sont pourvus de cantines ;
- Cinq (5) établissements signalent des points de vente de proximité.
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Le reste de l’échantillon c’est-à-dire 11 établissements ne donnent aucune précision sur ce
thème.
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative aux infrastructures et
équipements est donnée dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Existence de matériaux locaux de
construction
- Accès difficile au foncier
- Locaux généralement inadaptés
- Insuffisance de bibliothèques
- Insuffisance de structure de santé
(infirmerie)
- Absence ou insuffisance de laboratoire de
recherche
- Insuffisance d’infrastructure spécifique
pour handicapés
- Absence de plan d’évacuation d’urgence en
cas de sinistre
Opportunités Menaces
- Possibilité d’implantation des EPES à
l’intérieur du pays
- Existence d’espaces propices à
l’implantation des IES
- Coûts élevés de l’électricité
- Coûts élevés de la connexion internet
- Coûts élevés d’édification des
infrastructures et d’acquisition des
équipements
- Mauvaise gestion du foncier
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5.3. Encadrement Pédagogique
L’encadrement pédagogique est traité suivant quatre (4) aspects, à savoir :
- la distribution des effectifs d’enseignants par niveau et par type
d’enseignant ;
- la distribution des effectifs d’enseignants par niveau pour tous types
d’enseignants confondus ;
- la distribution des effectifs d’enseignants pour tous niveaux confondus par
type d’enseignant ;
- la distribution des volumes d’enseignement par type d’enseignant.
(i) Analyse de la distribution des effectifs d’enseignants par
niveau et par type d’enseignant
La distribution des effectifs par niveau et par type d’enseignant est donnée dans le tableau ci-
dessous avec trois (3) histogrammes relatifs respectivement aux enseignants permanents, aux
vacataires et aux professionnels.
Type d’enseignant Licence (%) Maîtrise (%) Ingénieur (%) DEA/DESS (%) Master (%) Doctorat (%)
Permanents 3 3 7 11 45 24
Vacataires 0 6 4 10 38 36
Professionnels 1 3 12 10 57 16
L’histogramme ci-dessous relatif à la distribution des effectifs par niveau des enseignants
permanents montre que le nombre d’enseignants avec un niveau master est le plus élevé
(45%) suivis de ceux ayant un diplôme de doctorat (24%), un diplôme de DEA/DESS (11%),
un diplôme d’ingénieur (7%), un diplôme de maitrise (3%), et un diplôme de licence (3%).
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L’histogramme ci-dessous relatif à la distribution des effectifs par niveau des enseignants
vacataires montre que le nombre d’enseignants avec un niveau master est le plus élevé (38%)
suivi de près de ceux ayant un diplôme de doctorat (36%), ensuite ceux ayant un diplôme de
DEA/DESS (10%), un diplôme d’ingénieur (4%), un diplôme de maitrise (6%).
L’histogramme ci-dessous relatif à la distribution des effectifs par niveau des professionnels
intervenant dans l’enseignement montre que le nombre de professionnels avec un niveau
master est largement plus élevé (57%) suivi de ceux ayant un diplôme de doctorat (16%), un
diplôme d’ingénieur (12%) ensuite ceux ayant un diplôme de DEA/DESS (10%), un diplôme
de maitrise (3%) et un diplôme de licence (1%).
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(ii) Analyse de la distribution des effectifs par niveau tous types
d’enseignants confondus
La distribution des effectifs par niveau tous types d’enseignants confondus est donnée dans le
tableau et l’histogramme ci-dessous. L’histogramme montre que les diplômés en master sont
les plus nombreux (45%) suivi des diplômés ayant un doctorat (27%), de DEA/DESS (10%),
d’ingénieur (7%), de maîtrise (4%) et de licence (1%).
Tous
enseignants
confondus
Niveaux
Licence
(%)
Maîtrise
(%)
Ingénieur
(%)
DEA/DESS
(%)
Master
(%)
Doctorat
(%)
100% 1 4 7 10 45 27
(iii) Analyse de la distribution des effectifs d’enseignants tous les
niveaux confondus par type d’enseignant
La distribution des effectifs tous niveaux confondus par type d’intervenant dans
l’enseignement est consignée dans le tableau et l’histogramme ci-dessous. L’histogramme
montre que le nombre de vacataires est le plus élevé (44,56%), suivi du nombre de
professionnels (28,77%) et du nombre d’enseignants permanents (26,67%).
Distribution des effectifs par type d’enseignants tous niveaux confondus
Enseignants Permanents. Enseignants Vacataires Professionnels
26,67 44,56 28,77
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(iv) Analyse de la distribution des volumes d’enseignement par
type d’enseignant
La distribution des volumes d’enseignement par type d’intervenant est consignée dans le
tableau ci-dessous accompagné de l’histogramme qui montre que les enseignants vacataires
ont en charge 46% des volumes horaires d’enseignement suivi des permanents pour 35% et
des professionnels pour 19%.
Distribution des volumes d’enseignement par type d’enseignants tous
niveaux confondus
Permanents Vacataires Professionnels
35 46 19
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41
En résumé, le nombre d’intervenants extérieurs dans l’enseignement dans les établissements
privés d’enseignement supérieur est largement plus élevé que le nombre d’enseignants
permanents. Cette situation se reflète également dans les volumes d’enseignement.
De l’échantillon analysé, trois (3) établissements n’ont pas d’enseignants permanents. Il faut
signaler à ce niveau que ceci ne constitue pas un critère pour l’ouverture d’un établissement
privé d’enseignement supérieur contrairement aux établissements privés des ordres
préscolaire, fondamental et secondaire qui doivent avoir le tiers (1/3) au moins d’enseignants
permanents parmi les intervenants dans l’enseignement (article 6 du Décret No2012-588/P-
RM du 8 octobre 2012). Si au départ cette situation devait inciter à la création
d’établissements privés d’enseignement supérieur (de nos jours plus de cent (100)
établissements privés sont autorisés et ouverts), il est temps de revoir cette situation pour
d’une part obliger les établissements à recruter et former des enseignants permanents et
d’autre part de créer les conditions de leur fidélisation.
En plus de la relative faiblesse du nombre d’enseignants permanents, se pose le problème du
niveau des intervenants dans sa globalité. En effet, de l’analyse de ce qui précède on constate
que le nombre d’intervenants dans l’enseignement qui détiennent un diplôme de master est le
plus élevé. Or dans l’enseignement supérieur, ce diplôme ne peut même pas prétendre au
grade de maître-assistant. Cette situation est un frein à la reconnaissance par d’une part les
autorités de notre pays et d’autre part du CAMES des diplômes délivrés par les établissements
privés d’enseignement supérieur.
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42
Cette exigence du niveau de qualification et de diplôme est bien nécessaire pour une
reconnaissance internationale surtout dans le cas du Conseil Africain et Malgache pour
l’Enseignement Supérieur (CAMES).
Aussi pour faire face à ces contraintes, les recommandations suivantes sont proposées :
- Relire les textes législatifs et réglementaires appropriés pour fixer un
quota sur le nombre d’enseignants permanents ;
- Exiger des établissements privés d’enseignement supérieur le
recrutement et la formation d’enseignants permanents en collaboration
avec les Institutions d’Enseignement Supérieurs (IES) de l’Etat ;
- Exiger des établissements privés d’enseignement supérieur la création
des conditions de fidélisation des nouveaux recrus qui constituent des
investissements pour ces établissements ;
- Encourager le développement de la recherche au niveau des
établissements privés d’enseignement supérieur avec la participation
effective des enseignants permanents.
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative à l’encadrement
pédagogique est donnée dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Meilleur encadrement
- Présence de professionnels dans le corps
enseignant
-
- Faiblesse du nombre d’enseignants
permanents
- Instabilité du personnel administratif et
enseignant
- Absence de plan de carrière du personnel
enseignant
- Faible fonctionnalité des organes de
décision (Conseil d’Administration et
Conseil Pédagogique) et des organes
consultatifs (Conseil Scientifique, Conseil de
Discipline)
Opportunités Menaces
- Possibilité d’intervention d’enseignants de
haut niveau de la Diaspora
- Existence de professionnels de haut niveau
dans le secteur productif
- Instabilité du personnel administratif et
enseignant
- Faiblesse relative du niveau des enseignants
(niveau MASTER majoritaire)
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5.4. Effectifs des étudiants
L’analyse de l’échantillon d’établissements fait ressortir une soixantaine de filières de
formation que nous avons regroupées en huit (8) types (annexe D : liste des regroupements de
filières) :
Informatique/Maintenance Electronique/Télécommunication (IMET)
Gestion/Comptabilité/Finances (GCF)
Marketing/Management/Communication (MMC)
Commerce/Transit/Transport/Logistique (CTTL)
Droit/Sciences Economiques (DSE)
Sciences Techniques/Industries (STI)
Sciences Sociales/Langue/Religion (SSLR)
Santé (Santé).
Ces regroupements ont permis d’élaborer les tableaux et figures qui suivent.
Dans la suite du rapport ces groupements de filières seront nommés simplement filières.
(i) Analyse des effectifs par filière et par niveau
Les effectifs et les distributions des effectifs ont été élaborés (tableaux et histogrammes) sous
plusieurs angles, à savoir :
- Les effectifs et les distributions des effectifs par filière et par niveau pour
les périodes 2015-2016 ; 2016-2017 et 2017-2018 ;
- Les effectifs et les distributions des effectifs par filière et par niveau pour
les trois (3) dernières années (2015-2018).
Les distributions (pourcentage) ont été calculées sur la base des effectifs totaux de chacune
des périodes et des niveaux considérées.
Effectifs par filières et par niveau pour la période 2015-2016
IMET GCF MMC CTTL SDE STI SSLR Santé Total
DUT 114 361 77 0 0 0 2 3 557
LICENCE 257 278 257 8 156 29 114 91 1190
MASTER 90 298 127 0 119 20 0 145 799
DOCTORAT 0 0 0 0 0 0 0 36 36
TOTAL 461 937 461 8 275 49 116 275 2582
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Distribution (en pourcentage) des effectifs par filières et par niveau pour
la période 2015-2016
IMET GCF MMC CTTL DSE STI SSLR Santé Total
DUT 20,47 64,81 13,82 0,00 0,00 0,00 0,36 0,54 100,00
LICENCE 21,60 23,36 21,60 0,67 13,11 2,44 9,58 7,65 100,00
MASTER 11,26 37,30 15,89 0,00 14,89 2,50 0,00 18,15 100,00
DOCTORAT 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 100,00 100,00
Pour la période 2015-2016 (tableau ci-dessus), la distribution des effectifs d’étudiants par
filière et par niveau montre que la filière GCF occupe environ 65% du niveau DUT suivi de la
filière IMET avec 20,47% et de la filière MMC avec environ 14%. Ce qui constitue, pour le
niveau DUT, une distribution de 99% des effectifs pour les trois filières regroupées à savoir
GCF, IMET et MMC.
Pour le niveau LICENCE, on constate un certain lissage de la distribution. En effet, les
filières GCF, IMET et MMC sont toujours les plus fournies avec respectivement 23,36%,
21,60% et 21,60%.
Pour le niveau MASTER, les filières les plus dotées sont respectivement CGF (37,30%),
Santé (18,15%), MMC (15,89%), DSE (14,89%) et IMET (11,26%). Les autres filières sont
entre 0% et 2,5% des effectifs.
Pour le niveau DOCTORAT, la filière Santé occupe 100% de l’effectif des étudiants.
Effectifs par filières et par niveau pour la période 2016-2017
IMET GCF MMC CTTL SDE STI SSLR Santé Total
DUT 124 491 255 12 0 19 0 6 907
LICENCE 194 504 371 8 234 41 109 106 1567
MASTER 66 375 141 0 105 16 0 211 914
DOCTORAT 0 0 0 0 0 0 0 59 59
TOTAL 384 1370 767 20 339 76 109 382 3447
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45
Distribution (en pourcentage) des effectifs par filière et par niveau pour la
période 2016-2017
IMET GCF MMC CTTL DSE STI SSLR Santé Total
DUT 13,67 54,13 28,11 1,32 0,00 2,09 0,00 0,66 100,00
LICENCE 12,38 32,16 23,68 0,51 14,93 2,62 6,96 6,76 100,00
MASTER 7,22 41,03 15,43 0,00 11,49 1,75 0,00 23,09 100,00
DOCTORAT 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 100,00 100,00
Pour la période 2016-2017 (tableau ci-dessus), la distribution des effectifs d’étudiants par
filière et par niveau montre que la filière GCF occupe 54,13% du niveau DUT suivie de la
filière MMC avec 28,11% et de la filière IMET avec environ 13,67%. Ce qui constitue, pour
le niveau DUT, une distribution d’un peu plus de 95% des effectifs pour les trois filières
regroupées à savoir GCF, IMET et MMC. Les autres filières se situent entre 0% et 2%.
Pour le niveau LICENCE, la filière GCF reste la plus fournie avec 32,16% des effectifs suivie
de MMC avec 23,68%, de DSE avec 14,93% et de la filière IMET avec 12,38%. Chacune des
autres filières est à moins de 7%.
Pour le niveau MASTER, les filières les plus dotées sont respectivement CGF (41,03%),
Santé (23,09%), MMC (15,43%), DSE (11, 49%) et IMET (11,26%). Les autres filières sont
entre 0% et 7% des effectifs.
Pour le niveau DOCTORAT, la filière Santé occupe 100% de l’effectif des étudiants.
Effectifs par filières et par niveau pour la période 2017-2018
IMET GCF MMC CTTL SDE STI SSLR Santé Total
DUT 107 638 88 35 0 0 0 0 868
LICENCE 179 573 294 27 279 24 109 140 1625
MASTER 63 288 160 0 129 17 7 97 761
DOCTORAT 0 0 0 0 0 0 0 33 33
TOTAL 349 1499 542 62 408 41 116 270 3287
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Distribution (en pourcentage) des effectifs par filière et par niveau pour la
période 2017-2018
IMET GCF MMC CTTL DSE STI SSLR Santé Total
DUT 12,33 73,50 10,14 4,03 0,00 0,00 0,00 0,00 100,00
LICENCE 11,02 35,26 18,09 1,66 17,17 1,48 6,71 8,62 100,00
MASTER 8,28 37,84 21,02 0,00 16,95 2,23 0,92 12,75 100,00
DOCTORAT 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 100,00 100,00
Pour la période 2017-2018 (tableau ci-dessus), la distribution des effectifs d’étudiants par
filière et par niveau montre que la filière GCF occupe 73,50% du niveau DUT suivie de la
filière IMET avec 12,33%, de la filière MMC avec un peu plus de 10% et de la filière CTTL
avec 4,03%. Les autres filières ne disposent d’aucun effectif pour ce niveau et cette période.
Pour le niveau LICENCE, la filière GCF reste la plus fournie avec 35,26% des effectifs suivie
de MMC avec 18,09%, de SDE avec 17,17% et de la filière IMET avec 11,02%. Chacune des
autres filières est à moins de 9%.
Pour le niveau MASTER, les filières les plus dotées sont respectivement CGF (37,84%),
MMC (21,02%), DSE (16,95%), Santé (12,75%), et IMET (8,28%). Les autres filières sont
entre 0% et 8% des effectifs.
Pour le niveau DOCTORAT, la filière Santé occupe 100% de l’effectif des étudiants.
(ii) Analyse des effectifs par filière tous niveaux confondus
Les distributions (pourcentage) ont été calculées sur la base des effectifs totaux de chacune
des périodes tous niveaux confondus.
Distribution (en pourcentage) des effectifs par filière tous niveaux confondus et par
période
Période IMET GCF MMC CTTL DSE STI SSLR Santé Total
2015-2016 17,85 36,29 17,85 0,31 10,65 1,90 4,49 10,65 100,00
2016-2017 11,14 39,74 22,25 0,58 9,83 2,20 3,16 11,08 100,00
2017-2018 10,62 45,60 16,49 1,89 12,41 1,25 3,53 8,21 100,00
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A l’analyse des tableaux et histogrammes ci-dessus, on constate que le groupe de la filière
(GCF) est prédominant et que sa distribution varie entre 35% et 45%. La filière MMC varie
entre 16,5% et 22,25%, IMET varie entre 10,62 et un peu moins de 18%, DSE varie entre
10% et 12% et Santé entre 8% et 11%. Les autres filières à savoir CTTL, STI et SSLR varient
entre 0% et 5%.
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(iii) Analyse des effectifs par niveau toutes filières confondues
La distribution des effectifs par niveau toutes filières confondues est donnée par les figures ci-
dessous pour les périodes 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018.
L’analyse des résultats montre la prédominance du niveau LICENCE qui varie entre 45% et
50% suivi du niveau MASTER variant entre 23% et 31%, du niveau DUT variant entre 22%
et 26%. Les plus faibles distributions concernent le niveau DOCTORAT qui varie entre 1% et
2%.
La faiblesse du niveau des distributions du DOCTORAT dénote la quasi inexistence des
activités de recherche au niveau des établissements privés d’enseignement supérieur sauf dans
le domaine de la santé.
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50
D’une façon générale la filière GCF (Gestion/Comptabilité/Finances) est toujours la plus
dotée en étudiants suivie très souvent de la filière MMC
(Marketing/Management/Communication) donc des filières du tertiaire. Ces deux filières
confondues varient de 54% à 62% de distribution des effectifs d’étudiants.
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(iv) Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau et par filière
Les différents tableaux ci-dessous donnent les distributions des effectifs suivant le genre, le
poids des étudiants étrangers, le taux de redoublement par genre et par filière pour les trois (3)
dernières années c’est-à-dire sur la plage 2015-2018. Seule la filière CTTL couvre la plage
2016-2018 du fait du manque de données sur la période 2015-2016.
Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2015-2018 pour la filière IMET
Taux des étudiants
Taux de redoublants:
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 68,12 31,88 100,00 4,06 3,48 2,90 6,38
Licence 75,08 24,92 100,00 3,02 5,24 3,49 8,73
Master 71,23 28,77 100,00 5,94 1,83 0,46 2,28
Doctorat 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 72,37 27,63 100,00 3,85 4,10 2,76 6,87
Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2015-2018 pour la filière GCF
Taux des étudiants
Taux de redoublants
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 50,74 49,26 100,00 2,35 0,94 1,01 1,95
Licence 50,11 49,89 100,00 4,72 2,36 1,85 4,21
Master 66,91 33,09 100,00 3,54 0,62 0,52 1,14
Doctorat 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 54,60 45,40 100,00 3,49 1,37 1,18 2,55
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Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2015-2018 pour la filière MMC
Taux des étudiants
Taux de redoublants
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 45,24 54,76 100,00 5,24 2,86 3,57 6,43
Licence 44,48 55,52 100,00 3,20 2,37 2,61 4,98
Master 52,34 47,66 100,00 3,74 0,93 0,93 1,87
Doctorat 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 46,66 53,34 100,00 3,84 2,13 2,42 4,55
Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2016-2018 pour la filière CTTL
Taux des étudiants
Taux de redoublants
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 61,70 38,30 100,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Licence 45,71 54,29 100,00 5,71 5,71 5,71 11,43
Master 0,00 0,00 100,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Doctorat 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 54,88 45,12 100,00 2,44 2,44 2,44 4,88
Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2015-2018 pour la filière DSE
Taux des étudiants
Taux de redoublants
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 0,00 0,00 100,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Licence 53,81 46,19 100,00 2,24 0,15 0,00 0,15
Master 80,17 19,83 100,00 1,98 1,98 0,00 1,98
Doctorat 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 62,92 37,08 100,00 2,15 0,78 0 0,78
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53
Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2015-2018 pour la filière STI
Taux des étudiants Taux de redoublants
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 78,95 21,05 100,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Licence 86,15 13,85 100,00 12,31 0,00 0,00 0,00
Master 78,79 21,21 100,00 3,03 0,00 0,00 0,00
Doctorat 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 82,91 17,09 100,00 7,69 0,00 0,00 0,00
Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2015-2018 pour la filière SSLR
Taux des étudiants Taux de redoublants
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 50,00 50,00 100,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Licence 78,31 21,69 100,00 0,00 21,08 8,73 29,82
Master 100,00 0,00 100,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Doctorat 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 78,59 21,41 100,00 0,00 20,53 8,50 29,03
Distribution des effectifs suivant le genre, étudiants étrangers et le taux de
redoublement par niveau pour la période 2015-2018 pour la filière SANTE
Taux des étudiants Taux de redoublants
Niveau Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers Garçons Filles Total
DUT 44,44 55,56 100,00 0,00 11,11 0,00 11,11
Licence 41,25 58,75 100,00 35,61 3,56 4,45 8,01
Master 64,24 35,76 100,00 9,49 0,22 0,66 0,88
Doctorat 48,44 51,56 0,00 20,31 0,00 0,00 0,00
Total 53,51 46,49 100,00 20,39 1,51 1,94 3,45
L’analyse des tableaux ci-dessus montre que :
- les effectifs des garçons sont en général plus élevés que ceux des filles sauf pour la filière
MMC où elles prédominent avec une distribution de plus de 53% ; dans la filière Santé, elles
sont aussi majoritaires pour les niveaux DUT (55,56%), LICENCE (58,75%) et Doctorat
(51,56%) avec une distribution globale de 46,49% ;
- en ce qui concerne les effectifs des étudiants étrangers, ils sont en général relativement
faibles avec une distribution située entre 2% et 4% sauf pour la filière Santé dont les
distributions sont de 35,61% pour le niveau LICENCE, 20,31% pour le niveau Doctorat et
20,39% pour les niveaux confondus ;
![]() |
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54
- les taux de redoublement sont aussi en général faibles (entre 0% et 5%) sauf pour les filières
SSLR et IMET où ils sont respectivement de 29,03% et de 6,87%.
Capacités d’accueil
L’analyse des capacités d’accueil pour l’ensemble de l’échantillon est faite à travers trois (3)
angles (tableaux et histogramme ci-dessous) :
- Capacité d'accueil par filière et par niveau ;
- Capacité d’accueil par filière tous niveaux confondus ;
- Distribution (en %) des capacités d’accueil par filière tous niveaux confondus.
Capacité d'accueil par filière et par niveau
IMET GCF MMC CTTL DSE STI SSLR SANTE
DUT 1370 1602 563 420 0 370 0 140
LICENCE 1355 1942 1534 451 180 505 250 470
MASTER 814 1207 980 233 70 230 0 235
DOCTORAT 6 0 0 6 0 17 0 120
TOTAL 3545 4755 3077 1110 250 1122 250 965
Capacité d’accueil par filière tous niveaux confondus de l’échantillon
Filières
IMET GCF MMC CTTL DSE STI SSLR SANTE
Tous
niveaux
confondus
3545 4755 3077 1110 250 1122 250 965
Distribution (en %) des capacités d’accueil par filière tous niveaux confondus
Cette distribution est calculée par rapport à la capacité totale d’accueil des établissements de
l’échantillon.
![]() |
55 55 |
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55
Les résultats consignés dans les tableaux et histogramme montrent que la filière GCF est
toujours prédominante en termes de capacité d’accueil avec 31,54% de la capacité totale
d’accueil de l’échantillon. Les trois filières GCF, IMET et MMC couvrent un peu plus de
75% de la capacité globale d’accueil de l’échantillon. Pour les autres filières, à savoir, CTTL,
DES, STI, SSR et Santé, les capacités d’accueil sont situées entre 1,5% et 7,5%.
Une comparaison de la capacité d’accueil global de l’échantillon (15 074 étudiants) et de
l’effectif moyen global sur les trois (3) dernières années de l’échantillon (3 106 étudiants)
montre que les établissements privés d’enseignement supérieur fonctionnent en moyenne
actuellement avec environ 21% de leur capacité d’accueil.
Filières
IMET GCF MMC CTTL DSE STI SSLR SANTE
Tous
niveaux
confondus
23,52 31,54 20,41 7,36 1,66 7,44 1,66 6,40
![]() |
56 56 |
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56
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative à l’effectif des étudiants est
donnée dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Niveau élevé des capacités d’accueil des
EPES
- Difficulté d’obtention de poste de stage
pour les étudiants
Opportunités Menaces
- Effectif croissant des bacheliers - Faible niveau des étudiants inscrits
5.5. Nombre de diplômés et insertion dans le secteur productif
a. Les diplômés
Les tableaux ci-dessous consignent les nombres d’étudiants :
- inscrits pour le passage du diplôme ;
- présentés effectivement aux examens pour l’obtention du diplôme ;
- admis aux diplômes respectifs DUT, LICENCE, MASTER et DOCTORAT.
1. Inscrits 2. Présentés: 3. Admis:
Garçon
s
Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
2015-
2016
DUT 765 276 1041 24 678 192 870 13 661 187 848 13
Licence 1008 350 1358 49 545 203 748 28 532 199 731 28
Master 679 211 890 28 569 105 674 15 515 105 620 15
Doctorat 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0
Total 2453 837 3290 101 1793 500 2293 56 1709 491 2200 56
![]() |
57 57 |
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57
1. Taux admission (%) par rapport
nombre d'étudiants inscrits par niveau
2. Taux admission (%) par rapport au
nombre d'étudiants présentés par niveau
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles
Total
Etudiants
étrangers
2015
-
2016
DUT 86,41 67,75 81,46 54,17 97,49 97,40 97,47 100,00
Licence 52,78 56,86 53,83 57,14 97,61 98,03 97,73 100,00
Master 75,85 49,76 69,66 53,57 90,51 100,00 91,99 100,00
Doctor
at
100,00 - 100,00 - 100,00 - 100,00 -
Total 69,67 58,66 66,87 55,45 95,32 98,20 95,94 100,00
1. Inscrits 2. Présentés: 3. Admis:
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
2016-
2017
DUT 910 256 1166 46 790 134 924 12 781 131 912 12
Licence 1263 354 1617 48 656 154 810 22 654 156 810 22
Master 616 177 793 33 478 104 582 13 433 94 527 13
Doctorat 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Total 2789 787 3576 127 1924 392 2316 47 1868 381 2249 47
1. Taux admission (%) par rapport
nombre d'étudiants inscrits
2. Taux admission (%) par rapport au
nombre d'étudiants présentés
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
2016-
2017
DUT 85,82 51,17 78,22 26,09 98,86 97,76 98,70 100,00
Licence 51,78 44,07 50,09 45,83 99,70 101,30 100,00 100,00
Master 70,29 53,11 66,46 39,39 90,59 90,38 90,55 100,00
Doctorat - - - - - - - -
Total 66,98 48,41 62,89 37,01 97,09 97,19 97,11 100,00
![]() |
58 58 |
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58
1. Inscrits 2. Présentés: 3. Admis:
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
2017-
2018
DUT 1030 280 1310 32 938 162 1100 15 931 157 1088 15
Licence 1240 591 1831 60 602 327 929 20 601 320 921 20
Master 347 130 477 16 347 130 477 16 313 127 440 16
Doctorat 1 1 1 1 1 1
Total 2617 1002 3619 108 1887 620 2507 51 1845 605 2450 51
1. Taux admission (%) par rapport
nombre d'étudiants inscrits
2. Taux admission (%) par rapport au
nombre d'étudiants présentés
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
2017-
2018
DUT 90,39 56,07 83,05 46,88 99,25 96,91 98,91 100,00
Licence 48,47 54,15 50,30 33,33 99,83 97,86 99,14 100,00
Master 90,20 97,69 92,24 100,00 90,20 97,69 92,24 100,00
Doctorat - 100,00 100,00 - - 100,00 100,00 -
Total 70,50 60,38 67,70 47,22 97,77 97,58 97,73 100,00
1. Inscrits 2. Présentés: 3. Admis:
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
2015-
2018
DUT 2705 812 3517 102 2406 488 2894 40 2373 475 2848 40
Licence 3511 1295 4806 157 1803 684 2487 70 1787 675 2462 70
Master 1642 518 2160 77 1394 339 1733 44 1261 326 1587 44
Doctorat 1 1 2 0 1 1 2 0 1 1 2 0
Total 7859 2626 10485 336 5604 1512 7116 154 5422 1477 6899 154
![]() |
59 59 |
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59
1. Taux admission (%) par rapport
nombre d'étudiants inscrits
2. Taux admission (%) par rapport au
nombre d'étudiants présentés
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
Garçons Filles Total
Etudiants
étrangers
2015-
2018
DUT 87,73 58,50 80,98 39,22 98,63 97,34 98,41 100,00
Licence 50,90 52,12 51,23 44,59 99,11 98,68 98,99 100,00
Master 76,80 62,93 73,47 57,14 90,46 96,17 91,58 100,00
Doctorat 100,00 100,00 100,00 - 100,00 100,00 100,00 -
Total 68,99 56,25 65,80 45,83 96,75 97,69 96,95 100,00
Le constat général qui se dégage est le taux d’admission élevé par rapport au nombre
d’étudiants présentés aux examens 90%. Ces taux d’admission sont très rarement atteints dans
les institutions publiques de formation de l’enseignement supérieur.
Ces bons taux d’admission pourraient s’expliquer entre autres par :
- Des effectifs réduits (ou adaptés) dans les salles de classe contrairement au
problème des amphithéâtres surchargés dans le public, phénomène qualifié
par les étudiants de « maliens de l’extérieur » ceux d’entre eux qui sont à
l’extérieur des amphis pour essayer de suivre les cours ;
- Un encadrement des étudiants plus adapté et rapproché ;
- De bonnes conditions d’études.
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60 60 |
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60
b. Insertion des diplômés
Les données ci-dessous ont été obtenues par la compilation de celles fournies par les
établissements suivants CEFIB, CPESK, DELTA C, EPHESP, ESC Mali, ESG, GEMINI,
IHEP, SUP Management, UKMoussa. Ces établissements ont correctement rempli cette partie
du questionnaire.
Diplômes
1. Nombre de diplômés
2. Nombre de diplômés
ayant obtenu un emploi
3. Nombre de diplômés
ayant créé leurs
entreprises:
Garçons Filles Total Garçons Filles Total Garçons Filles Total
DUT 523 406 929 161 88 249 45 4 49
Licence 902 850 1752 453 250 703 50 13 62
Master 765 460 1225 371 211 582 106 23 129
Doctorat 9 20 29 9 18 26 2 3 5
Total 2199 1746 3935 1014 567 1560 203 43 245
Diplômes
Pourcentage de diplômés ayant
obtenu un emploi
Pourcentage de diplômés ayant
créé leurs entreprises
Garçons Filles Total Garçons Filles Total
DUT 17,33 9,47 26,80 4,84 0,43 5,27
Licence 25,86 14,27 40,13 2,85 0,74 3,54
Master 30,29 17,22 47,51 8,65 1,88 10,53
Doctorat 31,03 62,07 89,66 6,90 10,34 17,24
Total 25,77 14,41 39,64 5,16 1,09 6,23
On remarque que plus le niveau du diplôme est élevé, plus il est facile d’avoir un emploi. En
effet, on a pour le niveau DUT 26,8% des diplômés qui ont un emploi, 40,13% pour le niveau
LICENCE, 47,51% pour le niveau MASTER et 89,66% pour le DOCTORAT.
En ce qui concerne les diplômés qui créent leurs entreprises, le taux est plus faible et il varie
entre 5% (pour le niveau DUT) et 17,24% (pour niveau DOCTORAT). Le pourcentage global
est de 6,23%.
Toutefois cette conclusion mérite d’être nuancée car fortement influencée par les emplois
dans la filière Santé.
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61 61 |
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61
D’une façon générale, les établissements privés d’enseignement supérieur au même titre que
ceux du public ne disposent pas d’organe ou de stratégie de suivi de leurs diplômés versés
dans le secteur productif. Ceci explique sûrement le faible nombre d’établissements ayant
totalement ou partiellement répondu à cette rubrique du questionnaire.
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative au nombre de diplômés et
leur insertion dans le secteur productif est donnée dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Rapidité d’adaptation au marché de
l’emploi
- Non existence d’organe ou de stratégie de
suivi des diplômés versé dans le secteur
productif
- Filières de formation majoritairement dans
les métiers du tertiaire
Opportunités Menaces
- Existence de fortes demandes de formation
technique
- Inadéquation Formation-Emploi
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62
5.6. Renforcement de capacités du personnel d’encadrement
Le dépouillement de la partie du questionnaire relative au renforcement de capacités du
personnel d’encadrement fait ressortir que pour les deux (2) dernières années, dix-neuf (19)
établissements de l’échantillon ont procédé à des formations pour le personnel administratif
alors que quatorze (14) établissements ont procédé à des formations pour le personnel
académique.
En ce qui concerne le renforcement de capacités du personnel administratif plusieurs thèmes
sont abordés souvent pertinents ou pas. De l’analyse des thèmes abordés et des entretiens que
nous avons eus avec quelques responsables d’établissement, la formation sur les thèmes
suivants doit être généralisée au niveau de tous les établissements privés d’enseignement
supérieur avec l’appui des instances dirigeantes de cet ordre d’enseignement :
- management d’un établissement d’enseignement supérieur ;
- élaboration de tableaux de bord ;
- management des ressources humaines ;
- formation sur la gestion axée sur les résultats ;
- formation en planification et gestion universitaire ;
- formation sur l’appropriation des référentiels du CAMES ;
- formation en assurance qualité de l’enseignement supérieur.
En ce qui concerne le renforcement de capacités du personnel académique, les thèmes ci-
dessus doivent être dispensés, auxquels, on ajoutera :
- la formation sur la réforme LMD ;
- la gestion des unités d’enseignement ;
- la formation sur la pédagogie active.
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative au renforcement de capacité
du personnel d’encadrement est donnée dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Existence de partenariat avec des
établissements de formation et le secteur
productif
- Existence de partenaire sur le plan sous
régional et international
- Faible prise en charge de la formation
continue du personnel administratif et
pédagogique
Opportunités Menaces
- Possibilité d’extension de partenariat avec
des organismes de formation bien cotés sur le
plan international
- Faible prise en charge de la formation
continue du personnel administratif et
pédagogique
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63
5.7. Partenariat
Dans le cadre du partenariat, vingt-sept (27) établissements de l’échantillon ont bien voulu
renseigner cette rubrique.
Concernant l’appartenance à l’Association des Etablissements Privés d’Enseignement
Supérieur (AEPES), vingt-deux (22) sur les 27 établissements sont membres (soit environ
81%). Quatre (4) déclarent ne pas être membres parmi lesquels un seul établissement a donné
une raison. Cette raison est liée simplement à l’ignorance de l’existence de l’AEPES. Cet
établissement envisage très prochainement d’adhérer à l’Association.
Un (1) seul établissement n’a pas répondu à la question d’adhésion à l’AEPES.
Concernant les autres types de partenariat, le dépouillement donne les résultats suivants :
- L’établissement est dans un réseau de partenariat pédagogique avec
d’autres établissements et/ou institutions
(i) Sur le plan national : dix-neuf (19) établissements déclarent être
dans un réseau (soit un peu plus de 70% des 27
établissements) ; huit (8) établissements n’ont pas de
partenariat ;
(ii) Sur le plan sous régional : seize (16) établissements sont dans un
réseau (soit un peu plus de 59% des 27 établissements) ; onze
(11) établissements n’ont pas de partenariat ;
(iii) Sur le plan international : quatorze (14) établissements sont dans
un réseau (soit environ 52% des 27 établissements) ; treize (13)
établissements n’ont pas de partenariat.
- L’établissement a un partenariat formalisé (existence d’une convention de
partenariat) avec les entreprises/organisations de la place : vingt (20)
établissements déclarent avoir ce type de partenariat mais un (1) seul
établissement en plus de citer les entreprises et/ou organisations partenaires
précise la nature du partenariat (formation continue, placement pour stage
ou emploi, adaptation des programmes de formation au besoin du marché
de l’emploi).
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64
Au regard de la faiblesse relative de l’effectif d’enseignants permanents, en attendant la
formation d’un corps enseignant digne de ce nom, il est impératif d’intégrer des réseaux de
partenariat pédagogique avec d’autres établissements ou institutions sur les plans national,
sous régional et international.
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative au partenariat est donnée
dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Regroupement des Etablissements privés au
sein de l’Association des Etablissements
Privés d’Enseignement Supérieur (AEPES)
- Relative faiblesse de partenariat des IES
privées sur le plan sous régional et
international
Opportunités Menaces
- Existence de l’AEPES
- Existence de partenariat entre les IES privés
et des organes de formation et le secteur
productif
- Complémentarité des offres de formation
entre les IES publiques et privées
- Faible reconnaissance des IES privées à
l’échelle internationale
![]() |
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65
5.8. Coûts et sources de financement
L’analyse des coûts et des recettes a été menée sur un groupe de dix (10) établissements ayant
fourni plus ou moins des informations complètes sur la rubrique « coûts et financement » du
questionnaire.
Pour garder l’anonymat de ces établissements, on adoptera pour la suite les notations : E1
(établissement 1) ; E2 (établissement 2) ; …E10 (établissement 10).
La comparaison entre les financements essentiellement constitués des frais d’inscription, des
frais de scolarité et des frais d’examen et le nombre d’étudiants aboutit au coût de la
formation par étudiant. Le tableau ci-dessous est relatif à ce coût, il est donné par
établissement pour les périodes 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018.
Coût annuel en FCFA de la formation pour un étudiant
Etablissements
Période E1 E2 E3 E4 E5 E6 E7 E8 E9 E10
2015-2016 1 492 353,49 185 932,72 700 000,00 1 422 449,00 332 736,16 1 164 455,00 473 133,48 1 205 797,00
2016-2017 1 514 054,37 178 974,07 700 000,00 1 657 895,00 337 987,01 1 062 127,66 366 752,58 1 181 315,45 679 310,34
2017-2018 1 642 949,94 354 596,98 209 053,01 700 000,00 1 650 000,00 349 114,33 1 116 740,00 530 268,14 1 194 956,41 664 285,71
On constate que ce coût est très variable d’un établissement à l’autre, ainsi :
Pour la période 2015-2016, il varie entre 185 932,72 FCFA (E3) et 1 492 353,49 FCFA
(E1) ;
Pour la période 2016-2017, il varie entre 178 974,07 FCFA (E3) et 1 657 895,00 FCFA
(E5) ;
Pour la période 2017-2018, il varie entre 209 053,01 FCFA (E3) et 1 650 000,00 FCFA
(E5).
Pour tous établissements confondus, la moyenne annuelle du coût de la formation pour un
étudiant pour les trois périodes est :
- Période 2015-2016 : 872 107,11 FCFA
- Période 2016-2017 : 853 157,39 FCFA
- Période 2017-2018 : 841 196,45 FCFA.
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66
Le poids des salaires par rapport aux recettes relatives aux frais d’inscription, aux frais de
scolarité et aux frais d’examen est donné par le tableau ci-dessous.
Pourcentage du salaire par rapport au financement (frais d'inscription, de scolarité,
d'examen, …)
Période E1 E2 E3 E4 E5 E6 E7 E8 E9 E10
2015-2016 25% 10% 99% 25% 22% 59% 8% 98% 21% 41%
2016-2017 30% 11% 94% 21% 34% 45% 9% 99% 17% 41%
2017-2018 44% 13% 94% 21% 43% 37% 9% 65% 17% 42%
Ce poids est très variable d’un établissement à l’autre et d’une période à l’autre.
L’établissement E7 a les plus faibles poids alors que les établissements E3 et E8 ont les poids
les plus élevés. Pour des poids aussi élevés à savoir de 65% à 99%, la viabilité financière de
ces établissements n’est pas assurée à moins qu’ils exercent d’autres activités génératrices de
revenus différentes de l’enseignement.
Des données plus complètes auraient pu nous permettre d’analyser en profondeur cette
viabilité financière et économique des différents établissements de l’échantillon.
L’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces relative aux coûts et sources de
finances est donnée dans le tableau ci-dessous.
Forces Faiblesses
- Forte volonté de former des cadres de haut
niveau
- Coût relativement élevé des frais de
formation
Opportunités Menaces
- Création d’emplois salariés
- Existence de sources de financement sur le
plan international
- Coût relativement élevé des frais de
formation
- Faible pouvoir d’achat du malien
- Faible motivation salarial du personnel
enseignant
- Difficulté d’accès au financement
- Charges de fonctionnement élevées
- Relatif faible niveau des revenus des IES
privées
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67
VI. CONTRAINTES/RECOMMANDATIONS
CONTRAINTES
RECOMMANDATIONS
Législatives et réglementaires
Ce cadre administratif et réglementaire s’appuie en ce qui
concerne l’enseignement supérieur sur un Document de Politique
qui date de décembre 2009. Au regard de la date d’élaboration de
ce Document, il est impératif de lancer les activités d’évaluation et
de relecture de cette Politique. Le secteur privé de l’enseignement
supérieur ne dispose pas de stratégie spécifique. La relecture du
document de Politique peut être mise à profit pour l’élaboration de
cette stratégie spécifique.
La distinction entre établissements privés d’utilité publique et les
autres, tout en incitant (peut-être) à un enseignement de qualité,
peut conduire aux yeux de la population à y voir des formations au
rabais pour les établissements non reconnus d’utilité publique et
de qualité pour ceux reconnus d'utilité publique. Cette situation a
une incidence sur les formations diplômantes et qualifiantes. En
effet, jusque-là, c’est le diplôme qui est à l’honneur et non la
qualification et la compétence. A cela il faut ajouter qu’un seul
établissement, à notre connaissance, est reconnu d’utilité publique.
Législatives et réglementaires
Evaluer et relire le Document de Politique de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche Scientifique en mettant un accent sur
le développement du secteur privé de cet ordre d’enseignement
Elaborer une stratégie spécifique pour le développement du
secteur privé de l’enseignement supérieur
Eliminer dans les textes la notion d’utilité publique dans la mesure
où la procédure d’obtention de l’utilité publique est très
compliquée (plusieurs ministères sont concernés). L’activité
menée par le système privé d’enseignement supérieur est déjà
d’utilité publique voire sociale.
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Les conventions particulières peuvent conduire à des situations
difficilement maîtrisables. Si l’on considère le cas de
l’enseignement privé catholique, l’Etat prend en charge 80% des
salaires du personnel enseignant ; cela peut aboutir à la limite à
des statuts particuliers comme il s’en trouve dans la fonction
publique aujourd’hui.
Les procédures administratives (autorisations diverses) ne
prennent pas suffisamment en compte la politique de
décentralisation et de déconcentration. Les démembrements
locaux du ministère de l’éducation nationale fournissent seulement
des informations sans disposer de possibilité d’intervenir dans la
prise de décision.
L’inexistence de textes spécifiques sur les différents ordres
d’enseignement. Avec l’évolution de l’enseignement privé
supérieur et l’importance de cet ordre d’enseignement dans le
développement économique de notre pays, il serait souhaitable
d’élaborer des textes spécifiques pour ledit ordre.
Dans un même établissement peuvent cohabiter des formations et
diplômes reconnus ou non reconnus par l’Etat ; cette information
doit être donnée aux étudiants qui veulent s’inscrire dans ledit
établissement ;
Abandonner les conventions particulières et prioriser le respect
des cahiers de charges (documents en cours d’élaboration au
niveau de la DGESRS)
Relire les procédures administratives (autorisations de création et
d’ouvertures d’établissements privés) pour prendre en charge
l’implication effective des collectivités et des démembrements des
ministères concernés dans les prises de décisions.
Elaborer des textes législatifs et réglementaires spécifiques pour
les établissements privés d’enseignement supérieur ;
Contrôler l’exécution des programmes, essentiellement les
formations ayant obtenu l’habilitation, en mettant en place un
système de suivi pédagogique ;
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Dans la composition des sous-commissions, il n’existe pas de
critères pour le choix des enseignants et des professionnels. Ceci
constitue une faiblesse dans le Décret n°06-395/P-RM du 19
septembre 2006 fixant les modalités de l’habilitation et de la
délivrance des diplômes de l’Enseignement Supérieur ;
Au niveau de l’enseignement secondaire le contrôle est effectué
par l’Inspection Générale de l’Enseignement Secondaire (IGES).
Par contre au niveau de l’enseignement supérieur, il n’existe pas
de structure dédiée à cette mission qui est assurée en partie par la
Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique (DGESRS).
Sur le plan fiscal, nous n’avons pas trouvé un texte fédérateur
régissant le régime fiscal des établissements privés
d’enseignement supérieur. Cette situation nous a été confirmée
lors de nos entretiens avec des responsables d’établissement qui
trouvent qu’ils n’ont aucune visibilité leur fiscalité.
Définir les critères de choix des enseignants et des professionnels
devant siéger dans les sous-commissions chargées d’étudier les
dossiers d’habilitation et de diplômes de l’enseignement supérieur
Créer des structures de contrôle (administratif et académique)
pour les structures d’enseignement supérieur ;
Elaborer un cadre fiscal spécifique pour les EPES en tenant
compte de leurs missions à caractères d’utilité publique et social
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Gouvernance
Le staff de direction dans sa structure et sa composition varie d’un
établissement à l’autre, même pour les établissements se réclamant
du statut d’université.
A ce niveau, nous pensons que les structures privées d’enseignement
supérieur ont besoin pour leur gouvernance d’un appui pour bien
structurer leur staff avec une bonne visibilité et une bonne lisibilité sur
les missions assignées aux différents postes de responsabilité tout en
respectant tant soit peu la structure de gouvernance en fonction de
l’appellation de l’établissement (Ecole, Institut, Centre, Université).
Gouvernance
Appuyer les établissements privés d’enseignement supérieur
(EPES) à généraliser pour leur staff les formations sur les thèmes
suivants :
- management d’un établissement d’enseignement supérieur ;
- élaboration de tableaux de bord ;
- management des ressources humaines ;
- formation sur la gestion axée sur les résultats ;
- formation en planification et gestion universitaire ;
- formation sur l’appropriation des référentiels du CAMES ;
- formation en assurance qualité de l’enseignement supérieur.
Appuyer les EPES pour bien structurer leur staff avec une bonne
visibilité et une bonne lisibilité sur les missions assignées aux
différents postes de responsabilité tout en respectant tant soit peu
la structure de gouvernance en fonction de l’appellation de
l’établissement (Ecole, Institut, Centre, Université).
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Infrastructures et équipements
Les établissements en location occupent généralement des
bâtiments qui sont conçus comme des locaux d’habitation ou de
bureau. Il découle de cet état de fait qu’ils présentent, bien
souvent, de graves anomalies qui peuvent influer négativement sur
la qualité des activités pédagogiques.
Le nombre de salles faisant office de bureaux s’élève à 202 tous
établissements confondus de l’échantillon contre 434 salles de
classe. La question à se poser à ce niveau est pourquoi tant de
bureaux (quasiment 50% du nombre de salles de classe) ?
L’explication pourrait venir du problème d’organisation et
d’optimisation des staffs de direction qui est très variable d’un
établissement à l’autre.
Des interviews réalisées lors de nos enquêtes relèvent d’énormes
difficultés liées à l’accès à la terre pour la construction
d’infrastructures plus adaptées pour les missions d’enseignement
et de recherche des établissements privés d’enseignement
supérieur.
Infrastructures et équipements
Une des solutions à ce problème serait de traiter les EPES comme les
industriels en leur réservant des espaces dans les différents plans
directeurs d’aménagement des villes avec des conditions d’acquisition
tenant compte de la nature de leurs missions (sociale et utilité
publique)
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Encadrement pédagogique
En plus de la relative faiblesse du nombre d’enseignants
permanents, se pose le problème du niveau des intervenants dans
sa globalité. En effet, de l’analyse de ce qui précède on constate
que le nombre d’intervenants dans l’enseignement qui détiennent
un diplôme de master est le plus élevé. Or dans l’enseignement
supérieur, ce diplôme ne peut même pas prétendre au grade de
maître-assistant. Cette situation est un frein à la reconnaissance
par les autorités de notre pays et par le CAMES des diplômes
délivrés par les établissements privés d’enseignement supérieur.
Encadrement pédagogique
Relire les textes législatifs et réglementaires appropriés pour fixer
un quota sur le nombre d’enseignants permanents
Exiger des établissements privés d’enseignement supérieur le
recrutement et la formation d’enseignants permanents en
collaboration avec les Institutions d’Enseignement Supérieurs
(IES) de l’Etat ;
Exiger des établissements privés d’enseignement supérieur la
création des conditions de fidélisation des nouveaux recrus qui
constituent des investissements pour ces établissements ;
Encourager le développement de la recherche au niveau des
établissements privés d’enseignement supérieur avec la
participation effective des enseignants permanents.
Effectifs des étudiants/filières/niveaux
D’une façon générale la filière GCF
(Gestion/Comptabilité/Finances) est toujours la plus dotée en
étudiants suivie très souvent de la filière MMC
(Marketing/Management/Communication) donc des filières du
Effectifs des étudiants/filières/niveaux
Encourager la création d’établissements privés dans les filières
technologiques correspondant aux besoins réels de développement
du pays avec une priorisation sur les filières professionnalisantes
(niveaux DUT et LicencePro).
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tertiaire. Ces deux filières confondues varient de 54% à 62% de
distribution des effectifs d’étudiants.
Une comparaison de la capacité d’accueil global de l’échantillon
(15 074 étudiants) et de l’effectif moyen global sur les trois (3)
dernières années de l’échantillon (3 106 étudiants) montre que les
établissements privés d’enseignement supérieur fonctionnent en
moyenne actuellement avec environ 21% de leur capacité
d’accueil.
Procéder à l’affectation d’étudiants du secteur public vers les
établissements privés avec des modalités et conditions à définir.
Diplômés et insertion dans le secteur productif
D’une façon générale, les établissements privés d’enseignement
supérieur au même titre que ceux du public ne disposent pas
d’organe ou de stratégie de suivi de leurs diplômés versés dans le
secteur productif. Ceci explique sûrement le faible nombre
d’établissements ayant totalement ou partiellement répondu à cette
rubrique du questionnaire.
Diplômés et insertion dans le secteur productif
Appuyer les EPES à mettre en place des dispositifs de suivi de
leurs diplômés dans le secteur productif
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Renforcement de capacités du personnel d’encadrement
(direction/pédagogie)
Le dépouillement de la partie du questionnaire relative au
renforcement de capacités du personnel d’encadrement fait ressortir
que pour les deux (2) dernières années, dix-neuf (19) établissements
de l’échantillon ont procédé à des formations pour le personnel
administratif alors que quatorze (14) établissements ont procédé à des
formations pour le personnel académique.
Renforcement de capacités du personnel d’encadrement
(direction/pédagogie)
Appuyer les établissements privés d’enseignement supérieur
(EPES) à généraliser pour leur staff les formations sur les thèmes
suivants :
- management d’un établissement d’enseignement supérieur ;
- élaboration de tableaux de bord ;
- management des ressources humaines ;
- formation sur la gestion axée sur les résultats ;
- formation en planification et gestion universitaire ;
- formation sur l’appropriation des référentiels du CAMES ;
- formation en assurance qualité de l’enseignement supérieur.
Partenariat
Au regard de la faiblesse relative de l’effectif d’enseignants
permanents, en attendant la formation d’un corps enseignant digne
de ce nom, il est impératif d’intégrer des réseaux de partenariat
pédagogique avec d’autres établissements ou institutions sur les
plans national, sous régional et international.
Partenariat
Encourager le développement de partenariat entre les
établissements privés d’enseignement supérieur et le secteur
productif ;
Encourager le développement de partenariat entre les
établissements privés d’enseignement supérieur et ceux du secteur
public dans le cadre de convention de partenariat ;
Appuyer les EPES à développer des programmes internationaux
de coopération avec des universités et des écoles étrangères
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notamment celles qui sont bien côté sur le plan international ;
Faire bénéficier les EPES des prestations des enseignants dans le
cadre du TOKTEN en collaboration avec les institutions de
formation du secteur public
Coûts et sources de financement
On constate que ce coût est très variable (souvent élevé) d’un
établissement à l’autre, ainsi :
Pour la période 2015-2016, il varie entre 185 932,72 FCFA (E3) et
1 492 353,49 FCFA (E1) ;
Pour la période 2016-2017, il varie entre 178 974,07 FCFA (E3) et
1 657 895,00 FCFA (E5) ;
Pour la période 2017-2018, il varie entre 209 053,01 FCFA (E3) et
1 650 000,00 FCFA (E5).
Ce poids est très variable d’un établissement à l’autre et d’une période
à l’autre. L’établissement E7 a les plus faibles poids alors que les
établissements E3 et E8 ont les poids les plus élevés. Pour des poids
aussi élevés à savoir de 65% à 99%, la viabilité financière de ces
établissements n’est pas assurée à moins qu’ils exercent d’autres
activités génératrices de revenus différentes de l’enseignement.
Coûts et sources de financement
Subventionner une partie des coûts de formation pour les étudiants
pour leur permettre d’accéder aux EPES qui sont reconnus sur le
plan national et/ou au CAMES
Accorder directement des subventions aux EPES sous certaines
conditions (par exemple existence d’un plan de développement
conduisant à la viabilité financière et économique)