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REPUBLIQUE DU MALI Un Peuple – Un But – Une Foi MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU... |
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REPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple – Un But – Une Foi
MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION
-*-*-*-*-*-*-*-*-
SECRETARIAT GENERAL
-*-*-*-*-*-*-*-*
OBSERVATOIRE NATIONAL DU
DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE
PROJET AUTONOMISATION DES FEMMES ET
DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE AU SAHEL
(SWEDD)
TIC ET EMPLOI DES JEUNES EN
MILIEU URBAIN : CAS DU
DISTRICT DE BAMAKO
(Rapport final)
Avec le soutien de :
JUIN 2020
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i
Table des matières
Résumé exécutif iv
Introduction 2
Méthodologie de conduite de l’étude 4
1. Jeunesse et emploi au Mali 5
1.1. Les jeunes au Mali : un potentiel humain de création de richesse 5
1.2. Etat des lieux de l’emploi et du chômage des jeunes au Mali 6
1.2.1. L’activité chez les jeunes 7
1.2.2. Emploi et chômage chez les jeunes 8
2. Politiques de promotion des Technologies de l’Information et de la Communication au Mali 11
2.1. TIC dans les politiques et programmes de développement et d’insertion des jeunes au Mali 11
2.2. Accès à Internet et aux TIC 12
2.3. Le poids des TIC dans l’emploi non agricole des jeunes 13
2.3.1. Définition des emplois liés aux TIC 14
2.3.2. Participation et revenus des activités liées aux TIC 14
2.3.3. Participation des jeunes aux emplois liés aux TIC 16
3. TIC et emplois des jeunes dans le District de Bamako 18
3.1. Type d’emploi des jeunes liés aux TIC 19
3.2. Revenu et avantages de l’emploi des jeunes liés aux TIC 21
4. Perceptions et perspectives des entreprises sur les questions d’emploi lié aux TIC en faveur des
jeunes au Mali
24
4.1. Caractéristiques des entreprises enquêtées 24
4.2. Perspectives de recrutement par les entreprises du secteur 25
4.3. Difficultés rencontrées par les employeurs dans le recrutement des jeunes 30
4.4. Avantages et autres opportunités offertes par les employeurs 31
4.5. Secteurs prometteurs en termes de création d’emplois liées aux TIC 32
CONCLUSION 34
ANNEXES ix
Références bibliographiques xxi
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ii
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Liste des tableaux
Tableau 1 : Structure de la population des jeunes (15 – 35 ans) .................................................................... 7
Tableau 2 : Taux d’activités des jeunes âgés de 15 – 35 ans par caractéristique sociodémographique .......... 8
Tableau 3 : Taux d’emploi et taux de chômage des jeunes âgés de 15 – 35 ans ............................................ 8
Tableau 4 : Répartition des emplois par branches d’activités économiques .................................................. 9
Tableau 5 : Proportion de l’emploi informel dans le secteur non agricole ................................................... 10
Tableau 6 : Répartition des emplois de la branche d’activités des TIC par région et milieu de résidence ... 15
Tableau 7 : Revenu moyen annuel des emplois liés aux TICS et des autres emplois non agricoles selon le
milieu de résidence ...................................................................................................................................... 15
Tableau 8 : Part (%) des jeunes (15 – 35 ans) dans les emplois liés aux TIC par sexe et niveau
d’instruction ................................................................................................................................................. 17
Tableau 9 : Répartition des jeunes en emploi selon le type d’activités par catégorie sociodémographique20
Tableau 10 : Répartition des jeunes en emploi selon le niveau occupé dans l’emploi ................................. 20
Tableau 11 : Répartition des emplois par statut selon les caractéristiques sociodémographiques ................ 21
Tableau 12 : Tranche de revenus des emplois salariés et indépendants selon les caractéristiques
sociodémographiques ................................................................................................................................... 22
Tableau 13 : Avantages reçus par les jeunes en emplois selon les caractéristiques sociodémographiques 23
Tableau 14 : Répartition des entreprises par branche d’activités ................................................................. 25
Tableau 15 : Répartition des emplois créés par les entreprises .................................................................... 25
Tableau 16 : Répartition des emplois liés aux TIC les types d’emplois de premier échelon et d’échelon
intermédiaire ................................................................................................................................................ 25
Tableau 17 : Perspectives de recrutement dans les emplois de premier échelon.......................................... 26
Tableau 18 : Perspectives de recrutement dans les emplois d’échelon intermédiaire .................................. 26
Tableau 19 : Poids des différents types de raison de non recrutement ......................................................... 27
Tableau 20 : Métiers sur lesquels porteront les perspectives de recrutement ............................................... 27
Tableau 21 : Niveau de diplôme recherché par les entreprises pour les recrutements ................................. 28
Tableau 22 : Nombre d’année d’expériences recherchées par les entreprises pour les recrutements ........... 29
Tableau 23 : Répartition des entreprises selon les compétences techniques recherchées chez les jeunes .... 29
Tableau 24 : Répartition des entreprises selon les compétences informatiques avancées nécessaires pour
occuper les postes ........................................................................................................................................ 30
Tableau 25 : Répartition des entreprises selon les autres compétences de vie à détenir pour occuper les
postes ........................................................................................................................................................... 30
Tableau 26 : Principales difficultés rencontrées par les employeurs dans le recrutement des jeunes .......... 30
Liste des annexes
Annexe 1 : Poids des TIC dans l’emploi non agricole de 2014 à 2018 par région et milieu de résidence .... ix
Annexe 2 : Répartition des emplois de la branche d’activités des TIC par sexe et niveau d’instruction ....... ix
Annexe 3 : Répartition des jeunes selon leur situation dans l’activité dans le district de Bamako ................ ix
Annexe 4 : Guide d’entretien Informateurs clés ............................................................................................. x
Annexe 5 : Questionnaire Employeurs ......................................................................................................... xiii
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iii
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Sigles et abréviations
AGETIC Agence des Technologies de l'Information et de la Communication
APEJ Agence Pour l’Emploi des Jeunes
ANPE Agence Nationale pour l’Emploi
CPD Commission Population et Développement
CREDD Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable
CSCRP Cadre Stratégies de Croissance et de Réduction de la Pauvreté
EMOP Enquête modulaire permanente auprès des ménages
FAFPA Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage
FIER Fonds d’insertion à l’entreprenariat des jeunes ruraux
INSTAT Institut national de la statistique
MPFEF Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille
OCDE Organisation pour la Coopération et le Développement Economique
ONEF Observatoire national de l’emploi et de la formation
ONDD Observatoire national du dividende démographique
ONU Organisation des Nations-Unies
PEJ Programme Emploi Jeunes
PEJM Projet d’Employabilité des Jeunes Maliens
PIB Produit Intérieur Brut
PNE Politique Nationale de l’Emploi
PROCEJ Projet de développement des compétences et emploi des jeunes
PRODEFPE Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l'emploi
SMTD Société Malienne de Transmission et de Diffusion
SWEDD Sahel Women Empowerment and Demographic Dividend (Projet Autonomisation des
Femmes et Dividende Démographique au Sahel)
TIC Technologies de l’Information et de la Communication
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iv
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Résumé exécutif
Le défi de l’emploi des jeunes est complexe du fait entre autres de la structure et de la forte
croissance démographique, de l’arrivée sur le marché d’un nombre de plus en plus important de
jeunes comparativement aux possibilités de création d’emploi. Le défi est encore plus important en
milieu urbain du fait de l’exode rural des jeunes à la recherche d’opportunités économiques. Face
à ce défi, l’Etat et ses partenaires ont élaboré et mis en œuvre de projets et programmes pour
promouvoir l’emploi et la qualification professionnelle, entre autres le programme décennal de
développement de la formation professionnelle pour l’emploi (PRODEFPE), le programme emploi
jeunes, le programme de développement des compétences et emploi jeunes (PROCEJ), en
cohérence avec le cadre stratégique de développement du pays, la politique nationale de l’emploi
et la politique nationale de la formation professionnelle, etc. Le Gouvernement, ses structures
techniques et ses partenaires ont également entrepris d’accompagner les collectivités régions dans
la formulation de schémas directeurs régionaux de la formation professionnelle et technique pour
l’emploi afin de faire des atouts qu’offrent ces régions, y compris leur potentiel de jeunesse, de
véritables leviers pour une croissance économique rapide.
Face à la croissance rapide de la population, à sa structure très jeune, au développement des services
et autres applications des technologies de l’information et de la communication (TIC) et tenant
compte de l’urbanisation rapide et de ses implications, il apparait utile d’analyser la participation
des jeunes aux activités du secteur des TIC et d’identifier les niches les plus prometteuses en termes
de création d’emplois durables et plus rémunérateurs. Les résultats obtenus de cette étude pourront
servir à l’amélioration des politiques et programmes destinés à renforcer l’employabilité des jeunes
au Mali, en particulier en milieu urbain. Le champ d’application est le district de Bamako et ses
environs.
Pour réaliser cette étude, un consultant national a été mis à la disposition de l’ONDD pour une
durée de 2 mois. La méthodologie adoptée a consisté dans un premier temps à l’analyse des données
secondaires issues du traitement des bases de données des enquêtes modulaires permanentes auprès
des ménages (EMOP). L’analyse, à part de l’EMOP 2018, a permis d’établir la situation en termes
de participation des jeunes à l’emploi en milieu urbain et rural, suivant les régions et les
caractéristiques sociaux démographiques. Elle a également permis d’apprécier le niveau d’emploi
des jeunes dans les activités liées aux TIC dans le district de Bamako et les niveaux de revenus
issus de ces emplois. En second lieu, deux enquêtes quantitative et qualitative
1 Le projet SWEDD (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) a pour but d’améliorer le niveau
d'autonomisation des femmes et des adolescentes et leur permettre d'accéder plus facilement aux services de santé
reproductive, infantile et maternelle de qualité dans certaines régions des pays participants, et d’accroitre la
production et le partage des connaissances, des capacités et de la coordination régionales. Il est financé par la Banque
Mondiale et est mis en œuvre avec le support technique du Fonds des Nations Unies pour la population et de
l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS).
L’Observatoire National du Dividende Démographique, dont l’une des missions est de conduire
des études et recherches dans le domaine de l’économie générationnelle et des questions de
population au Mali, a bénéficié de l’accompagnement financier du projet Autonomisation des
femmes et dividende démographique au Sahel1 (SWEDD- Mali) pour la réalisation de cette étude
sur les TIC et l’emploi des jeunes en milieu urbain : cas de Bamako.
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v
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Les résultats de l’EMOP 2018 indiquent qu’environ 3 personnes sur 10 font partie de la population
des jeunes de 15 – 35 ans dominée relativement par les jeunes de Bamako (35,8%) et ceux de la
région de Koulikoro (32,2%). Quel que soit le milieu de résidence et la région, plus de trois maliens
sur quatre n’ont pas dépassé leur 35ème anniversaire. La population de 15 – 35 ans est
majoritairement constituée d’actifs (76%) même si un peu plus d’un tiers des individus sont inactifs
ou hors main-d’œuvre (34%). Il est à noter que les femmes sont plus hors main d’œuvre (44,6%)
que les hommes (20,3%). En milieu urbain, plus de quatre personnes sur dix (44%) est hors main
d’œuvre alors que cette proportion est beaucoup plus faible en milieu rural (29,5%). Le taux
d’activité des jeunes de 15 – 35 ans est de 66,1%, dont 79,7% pour les hommes et 55,4% celui des
femmes.
Le taux d’emploi des jeunes de 15 – 35 ans est plus élevé parmi les hommes (69,2%) que parmi les
femmes (47,7%). Cette part est également plus élevée en milieu rural (62,4%) qu’à Bamako
(45,5%) et dans les autres villes (44,3%). La proportion de population des jeunes en emploi est plus
faible parmi la tranche d’âge 15 – 24 ans (46,7%), et plus élevée parmi celle de 25 – 35 ans (69,4%).
Dans les activités non agricoles, la quasi-totalité des emplois (95,6%) est informelle. La distinction
par niveau d’éducation montre néanmoins que la proportion d’emplois informels baisse pour les
jeunes de niveau d’éducation secondaire (80%) et supérieur (75%).
Les TIC sont considérées comme un déterminant majeur dans l’intégration des économies et des
marchés tant pour les pays développés que ceux en développement par le désenclavement physique
et numérique des zones de production et de consommation. Au Mali, des progrès ont été enregistrés
au cours de ces dernières années en termes de TIC grâce à la place accordée à ces dernières dans
les stratégies nationales (CSCRP et CREDD). L’un des atouts majeurs est la création d’un ministère
en charge de l’économie numérique et il faut également noter les efforts du gouvernement en
matière de promotion des TIC (avantages fiscaux, extension des infrastructures, libéralisation du
secteur…).
L'emploi lié aux TIC comprend les personnes travaillant dans le secteur de l'information et des
communications (TIC). Il s'exprime en pourcentage de l'effectif du secteur des entreprises. Ce
secteur comprend six divisions : les activités d'édition, y compris l'édition de logiciels, la
production cinématographique et audiovisuelle, la programmation et la diffusion par des chaînes
de radio et de télévision, les télécommunications, les activités informatiques et les activités de
fourniture d'information.
Entre 2014 et 2018, le poids des TIC dans l’emploi non agricole est resté faible malgré une légère
augmentation sur cette période. En effet, il est passé de 0,2% en 2014 à 0,4% en 2015 puis 0,6%
en 2016 pour redescendre à 0,5% en 2017 et 2018 (CREDD 2019 – 2023).
En décembre 2019, le nombre total d’emplois de la branche d’activité des TIC est de 5 695, réparti
entre le milieu urbain (51%) et le milieu rural (49%). La part du milieu urbain diminue parmi les
hommes (40%) et augmente parmi les femmes (69%). Dans les régions administratives, la plus
grande part revient à la région de Koulikoro avec 38%, suivie du district de Bamako qui fournit le
quart des emplois de la branche d’activité des TIC (ONEF, rapport sur l’emploi).
ont été réalisées auprès de 57 entreprises et 40 informateurs clés pour comprendre les enjeux et
les opportunités dans l’emploi lié aux TIC.
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vi
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
La rémunération mensuelle moyenne des emplois TIC est de 73 177 francs CFA, ce qui dépasse la
rémunération moyenne des autres emplois non agricoles (44 772 FCFA) et des autres emplois (32
688 FCFA) de façon générale, agricoles et non agricoles confondus. On constate que la
rémunération moyenne d’ensemble des emplois TIC est plus élevée pour les femmes (75 532 FCFA
et dans le district de Bamako (150 000 FCFA), contrairement aux hommes, au milieu rural et aux
villes secondaires (autre urbain).
Dans l’ensemble, les emplois TIC sont occupés à 62% par des hommes et à 38% par des femmes.
Selon le niveau d’instruction, ces emplois reviennent à 27% aux jeunes de niveau primaire, à 52%
au niveau secondaire et à 19% au niveau supérieur.
Le téléphone mobile a véritablement contribué à rapprocher les populations. Dans l’ensemble du
pays, les taux de possession de téléphone mobile sont passés de 22,6 % en 2006 à 84,0 % en 2019.
En 2019 presque la totalité (99%) des ménages de Bamako possède au moins un téléphone portable,
contre 92% en moyenne dans les autres villes et 80% en moyenne en milieu rural. Le pourcentage
de ménages possédant un téléviseur a augmenté entre 2001 et 2019, passant de 14,1% à 42,7%. La
possession du téléviseur dans les ménages du district de Bamako (83,9%) est plus importante que
dans les régions dont les plus importantes proportions ont été observées dans les régions de Kidal
(63,1%), Koulikoro (53,9%) et Sikasso (50,2%) selon l’EMOP 2019.
Selon les résultats de l’EMOP 2019, la population des jeunes de Bamako est estimée à 905 642
individus en décembre 2019, soit 62,3% de la population en âge de travailler du district. Elle est
composée de 506 725 femmes et de 398 917 hommes. Environ, 61,5% de la population inactive
des jeunes de Bamako sont en cours de scolarité et 32,6% sont des femmes au foyer. Dans le district
de Bamako, 2 658 jeunes exercent leurs emplois dans les activités liées aux TIC parmi lesquels 1
384 sont dans les activités de fourniture d’information, soit 52,1% et 857 dans les activités
informatiques : conseil, programmation, 416 dans les entreprises qui ont pour activité principale la
télécommunication.
Les emplois de premier échelon ont concerné 39,3% des jeunes en emploi de la branche d’activités
information et communication alors que 60,7% des jeunes occupaient un emploi d’échelon
intermédiaire (voire supérieur). L’analyse du revenu révèle que, la majorité (47,7%) des employés
de la branche d’activités information et communication ont un revenu mensuel compris entre 100
001 et 150 000 FCFA ; 31,2% ont un revenu qui dépasse 300 000 FCFA et 21,1% affirment avoir
gagné au plus 35 000 FCFA. Près de huit sur dix (78,9%) des travailleurs de la branche d’activités
information et communication bénéficient des congés payés et des congés maladies.
Au total, 57 entreprises ont été enquêtées sur lesquelles, plus de huit entreprises sur dix (82,5%)
sont des entreprises du secteur des services, 14% font du commerce et 3,5% sont des entreprises
industrielles. Parmi les entreprises enquêtées, 33,3% mènent exclusivement des activités liées aux
TIC, 19,3% sont du domaine des médias, marketing et publicité et 15,8% du commerce de gros et
de détail y compris le e-commerce. Sur les 1 552 jeunes qu’emploient ces entreprises, on constate
que 1 005 personnes travaillent dans la branche d’activités liée aux TIC, soit 64,8%. Dans
l’ensemble des 1 005 emplois liés aux TIC, on remarque que 769 sont des hommes et 296 des
femmes.
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vii
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Les principales difficultés auxquelles sont confrontés les employeurs dans l’embauche des jeunes
qualifiés sont presque toutes liées aux questions de compétences. Dans la plupart des cas, il s’agit
d’une insuffisance de compétence générale ou spécifique qui dissuade les employeurs à recruter
les jeunes. Le manque de compétence générale et le manque de compétences informatiques
spécialisées sont avancés comme raisons principales dans les difficultés de recrutement des jeunes
par les entreprises : respectivement chez 70% et 35% des entreprises enquêtées.
L’absence de perspective immédiate de recrutement s’explique par diverses raisons parmi
lesquelles la dégradation du climat social, le problème de trésorerie, la crise sécuritaire ou encore
les réglementations et les impôts et taxes. Il faut cependant noter que le gouvernement continue ses
efforts en termes d’avantages accordées dans les procédures et les facilités dans le domaine des
TIC.
En termes de perspectives, les métiers d’informaticien, d’agents commerciaux et de secrétaire sont
de loin les plus recherchés avec 22%, 18% et 18% des cas respectivement. Le deuxième lot de
métiers les plus recherchés est constitué de ceux en lien avec la comptabilité / finances,
l’installation et la maintenance d’équipements informatiques avec 11% chacun. Les métiers dans
la communication, le design graphique et le réseautage sont également recherchés mais dans une
moindre mesure (9%). Les agents de support audiovisuel, les formateurs et les secrétaires
comptables sont recherchés dans seulement 7% des cas. Les métiers très spécialisés, en particulier
les spécialistes de la configuration de serveurs, les électroniciens et les métiers avancés relatifs à
la maintenance, au marketing et aux médias ne font pas l’objet de beaucoup de demande de la part
des employeurs, probablement du fait de coût élevé (salaire, faible disponibilité sur le marché,
concurrence rude des grandes entreprises pour recruter ou fidéliser les employés…).
Les entreprises recherchent plus souvent des jeunes avec des compétences informatiques avancées
et/ou des compétences informatiques de base, respectivement 76% et 58% des perspectives de
recrutement. Elles recherchent également des compétences en ventes et marketing (44%) et en
administration (42%).
Plus de la moitié des entreprises (58%) payent des services de formation aux TIC pour les jeunes
employés occupant des emplois liés aux TIC. Les entreprises ne disposent pas en général de centres
de formation en leur sein et font recours à des centres extérieurs pour la formation de leurs
employés. Des avantages sociaux de divers types sont accordés aux jeunes par les entreprises. Les
avantages les plus fréquemment accordés sont les congés maladie (63%), les congés payés (58%)
et les congés de maternité pour les femmes (56%). L’assurance maladie/service médical (49%) et
la pension de retraite et autres allocations familiales sont aussi accordées mais dans des proportions
moindres. Plus de la moitié (54%) des employeurs enquêtés estiment rencontrer des difficultés dans
les recrutements des filles du fait de plusieurs facteurs, notamment la démotivation, les problèmes
d'adaptation au travail et aux contraintes horaires, les responsabilités familiales et domestiques.
Selon les employeurs, le secteur secondaire et des industries (66,7%) et le secteur des services
(63,2%) comptent parmi les secteurs économiques les plus prometteurs en termes de création
d’emplois pour les jeunes. Plus d’un tiers d’entre eux (39%) estime également que les activités du
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viii
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
tertiaire peuvent favoriser la création d’emplois chez les jeunes. Moins de 4 sur 10 employeurs
interrogés ont identifié les TIC et innovations technologiques comme faisant partie des secteurs
prometteurs en termes de création d’emplois pour les jeunes. Toutefois, ils estiment que les jeunes
ont besoin de plus de formation dans le domaine des TIC pour obtenir des emplois durables et plus
rémunérateur. Une étude de International Youth Foundation (Analysis of ICT- enabled youth
employment in Ghana, Kenya, and South Africa, 2013) a identifié l’industrie, l’agriculture, le
commerce et l’hôtellerie, la construction, les finances, le transport, les services sociaux et
l’administration, et les TIC comme étant des secteurs prometteurs en termes de création d’emplois
liés aux TIC chez les jeunes de l’Afrique subsaharienne.
Dans le domaine exclusif des TIC, les activités de sous-traitance incluant la distribution, la
téléphonie mobile, la conception et la gestion de site Internet et la gestion des réseaux apparaissent
comme porteuses de potentiel pour promouvoir l’emploi des jeunes.
Il est ressorti également des investigations qu’une grande majorité (70%) des personnes
interviewées juge que les politiques publiques en cours de mise en œuvre au Mali ne sont pas
favorables à une plus grande employabilité des jeunes dans des secteurs porteurs car elles ne
tiennent pas véritablement compte de l'adéquation entre formation et emploi d’une part et d’autre
part, ne prennent pas suffisamment en compte l’opportunité qu’offre les TIC dans la création
d’emplois au profit des jeunes.
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2
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Introduction
Au Mali, la population en âge de travailler (15 ans et plus) est évaluée à plus de 10,3 millions de
personnes, parmi lesquels 7,1 millions sont actives (6,7 millions d’occupés et environ 383 440
chômeurs) et 3,2 millions des inactifs (EMOP, 2019). Si le taux d’emploi est plus bas chez les 15
– 24 ans, il est plus élevé chez les populations de 15 – 35 ans que chez la population active générale.
Il est plus élevé chez les hommes que chez les femmes quel que soit le groupe d’âge. Des disparités
existent également entre milieu de résidence d’une part et les régions d’autre part. Le chômage est
également plus présent (i) chez les femmes que chez les hommes, (ii) en milieu urbain que rural,
(iii) chez les plus jeunes. En plus, le taux de chômage augmente avec le niveau d’instruction, du
fait en grande partie de la faible adéquation entre formation – opportunités d’emplois.
Les questions relatives à l’emploi des jeunes ont fait l’objet d’un intérêt grandissant ces dernières
années. Les jeunes sont les touchés par le chômage, perpétuant ainsi le cercle vicieux de la pauvreté
et de l’exclusion sociale. La situation de l’emploi des jeunes, en général, et celui des jeunes vivant
en milieu urbain en particulier, est d’autant plus préoccupant au Mali qu’un nouveau document de
politique nationale de l’emploi a été élaboré et adopté en 2015 avec comme objectif global de
contribuer à l’accroissement des opportunités d’emplois décents. Les autorités maliennes ont fait
de l’emploi des jeunes une priorité de développement.
Le défi de l’emploi des jeunes est complexe du fait de la structure de la population, de la forte
croissance démographique, de l’arrivée sur le marché d’un nombre de plus en plus important de
jeunes comparativement aux possibilités de création d’emploi, du niveau d’instruction, de
l’inadéquation entre la formation et les opportunités d’emploi, de la prédominance du secteur
informel et du faible accès au crédit d’investissement. Face à ce défi, l’Etat et ses partenaires ont
élaboré et mis en œuvre de projets et programmes pour promouvoir l’emploi et la qualification
professionnelle, entre autres le programme décennal de développement de la formation
professionnelle pour l’emploi (PRODEFPE), le programme emploi jeunes, le programme de
développement des compétences et emploi jeunes (PROCEJ), en cohérence avec le cadre
stratégique de développement du pays, la politique nationale de l’emploi, la politique nationale de
la formation professionnelle et la politique cadre nationale de développement de la jeunesse, etc.
des efforts sont également mis en œuvre dans le cadre de la formulation et de la mise en œuvre de
schémas directeurs régionaux de la formation professionnelle et technique pour l’emploi.
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) comme la télévision, le téléphone,
les médias sociaux et autres applications élargissent les possibilités des pays en développement de
participer aux marchés internationaux. Sur le plan national, elles peuvent constituer (i) un véritable
champ propice à la création d’emplois, (ii) une source d’élargissement des marchés et (iii) une
opportunité pour l’amélioration de la productivité dans les autres branches d’activités de
l’économie surtout en milieu urbain. Les TIC peuvent contribuer à favoriser ainsi, une plus forte
croissance économique de part ces opportunités qu’ils offrent mais aussi du fait qu’ils constituent
de plus en plus des outils de formation et de recherche d’emplois, en particulier chez les jeunes.
Cette branche reste toutefois peu contributrice à la création d’emplois au Mali, au regard des
rapports sur le travail, produits par l’Observatoire national pour
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
l’emploi et la formation (ONEF). Entre 2014 et 2018, le poids des TIC dans l’emploi non
agricole est resté faible, passant de 0,2% en 2014 à 0,5% en 2017 et en 2018 (CREDD 2019 –
2023).
Au regard de l’accroissement rapide de la population active et du niveau de chômage élevé en
milieu urbain, chez les jeunes, en particulier les plus instruits, et chez les femmes, la capture d’un
dividende démographique passera nécessairement par la création massive d’emplois plus
productifs. Or, vu son potentiel, la branche des TIC peut constituer une opportunité pour contribuer
à la réalisation de cet objectif premier de la politique nationale d’emploi au Mali, même s’il est
aussi vrai que les TIC peuvent également contribuer à supprimer des emplois surtout dans le secteur
manufacturier. Mais la faiblesse des données et analyses statistiques dans le champ des TIC réduit
les possibilités d’identification des leviers à activer et les stratégies efficientes pour des
programmes d’employabilité axé sur les TIC.
Afin d’améliorer les connaissances sur la place des TIC dans la création et la promotion de l’emploi
des jeunes en milieu urbain, la Banque mondiale à travers le Projet Autonomisation des Femmes
et Dividende Démographique (SWEDD – Mali) a recommandé la réalisation de l’étude sur les TIC
et emploi des jeunes en milieu urbain, avec l’appui technique de l’Observatoire National du
Dividende Démographique (ONDD). Cette étude ambitionne donc d’améliorer la disponibilité de
données sur la situation de l’emploi des jeunes en général et de l’emploi liés aux TIC afin
d’informer les politiques et programmes publics de création d’emplois. Ses résultats permettront
de mieux cibler les interventions des acteurs intervenant dans le domaine de l’emploi des jeunes
tout en identifiant les niches porteuses d’emplois et de valeur ajoutée.
De façon spécifique, l’étude sur TIC et emplois des jeunes à Bamako vise, entre autres, à :
(i) analyser l’évolution de la contribution des TIC au niveau de l’emploi au Mali, en
particulier en milieu urbain sur la base des données des enquêtes modulaires auprès des
ménages ;
(ii) analyser les types d’emplois / entreprises développés par branche d’activités utilisant
les TIC dans le district de Bamako à travers une enquête complémentaire ;
(iii) identifier les secteurs d’activités privilégiés par les demandeurs d’emplois dans le
domaine des TIC dans le district de Bamako ;
(iv) évaluer le potentiel de création d’emplois dans la branche des TIC, en particulier dans
le district de Bamako ;
(v) formuler des recommandations ciblées en termes d’actions à entreprendre afin d’assurer
une meilleure opportunité de services, en particulier dans le domaine des TIC.
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4
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Méthodologie de conduite de l’étude
Dans le cadre de cette étude, les données secondaires issues du traitement des bases de données des
enquêtes modulaires permanentes auprès des ménages, les rapports d’études de différentes sources
et les données primaires (quantitatives et/ou qualitatives) collectées auprès des entreprises et des
informateurs clés ont été utilisées.
L’analyse des données secondaires a concerné la base de données EMOP (2018 et 2019
principalement). Il s’agit plus précisément des modules emploi, dont l’enquête est réalisée par
l’Institut National de la Statistique (INSTAT) et commandité par ONEF. Ces modules traitent entre
autres, de la situation vis-à-vis de l’emploi (emploi, chômage, inactivité), des branches d’activités,
de la rémunération de l’emploi et des activités.
La collecte de données primaires a été réalisée à travers des enquêtés rapides auprès des employeurs
et des informateurs clés. A cet effet, un questionnaire « employeurs » et un guide d’entretien «
informateurs clés » ont été conçus et testés. La méthode de collecte sur papier a été utilisée afin de
renseigner les outils auprès des différentes cibles.
Le questionnaire employeur comprend les sections suivantes :
Caractéristiques du répondant
Caractéristiques de l’entreprise
Perspectives de recrutement
Difficultés de recrutement des jeunes
Formation en informatique
Avantages offerts aux employés
Questions diverses
L’enquête qualitative, c’est-à-dire le guide d’entretien concerne aussi bien l’accompagnement des
organisations dans la formation des jeunes dans les domaines liés aux TIC, les emplois de qualité,
les secteurs porteurs d’emplois Il a permis aussi de recueillir les informations sur les compétences
techniques nécessaires pour pouvoir accéder à un emploi lié aux TIC et sur les politiques publiques
en cours de mise en œuvre au Mali en faveur de l’employabilité des jeunes.
La formation des enquêteurs a été réalisée par le consultant avec l’appui technique de l’ONDD.
Elle s’est déroulée du 30 mai au 1er juin 2020. La collecte des données sur le terrain a duré dix
(10) jours. La gestion et la supervision de l’opération de collecte ont été assurées par des personnes
ressources et des cadres de l’ONDD. La collecte des données a concerné 57 entreprises et 40
informateurs clés dans le District de Bamako et environs.
Les données collectées ont été saisies dans le masque de saisie conçu sur le logiciel CS-Pro. Les
données saisies ont été transférées, traitées et tabulées à partir du logiciel.
Le rapport est structuré en quatre (4) chapitres : (1) Jeunesse et emploi au Mali, (2) Politiques de
promotion des technologies de l’information et de la communication, (3) TIC et emplois des
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
jeunes dans le district de Bamako et (4) Perceptions et perspectives des entreprises sur les questions
d’emploi lié aux TIC en faveur des jeunes.
1. Jeunesse et emploi au Mali
« Je veux faire de la jeunesse, la grande cause de ce nouveau mandat et je veux être jugé sur cela. Elle constitue la
majorité silencieuse, qui souffre et peine à trouver repères, opportunités et perspectives. J’engagerai un pacte national
pour la jeunesse à travers des investissements considérables dans la refondation de notre système éducatif et de
formation, ainsi que la promotion de l’emploi. » Président Ibrahim Boubacar Keita lors du discours d’investiture
(Septembre 2018)
Le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU définit les jeunes comme étant les
personnes âgées de 18 à 24 ans. Dans la Charte africaine de la jeunesse qu'elle a adoptée à sa 7ème
session ordinaire (Banjul – Gambie, juillet 2006), l'Union africaine définit les jeunes comme
étant des personnes âgées de 15 à 35 ans. Cette définition de la jeunesse est la plus utilisée dans les
politiques de développement au Mali, en particulier dans le domaine de l’emploi des jeunes. C’est
donc cette définition que nous utiliserons (sauf indication contraire expresse) dans ce rapport.
Le Mali dispose d’un important dispositif institutionnel et programmatique en rapport avec la
promotion de l’emploi et le développement du capital humain. En effet, il dispose de plusieurs
documents de politiques et de programmes visant l’amélioration de l’employabilité et aussi de
divers instruments et projets destinés à renforcer la participation, en particulier des jeunes, à la
production de richesses.
Toutefois, plusieurs contraintes freinent l’atteinte des résultats escomptés et le chômage est
particulièrement plus élevé chez les jeunes du fait en grande partie, de la faible adéquation
formation – emploi, de l’absence de stratégies locales intégrées visant la formation et l’emploi des
jeunes et de l’insuffisance de cohérence entre les politiques de développement.
1.1. Les jeunes au Mali : un potentiel humain de création de richesse
La population malienne est essentiellement jeune : selon les projections démographiques (Direction
nationale de la Population, 2019), on compte environ 5 478 373 personnes de 15 – 35 ans,
représentant près de 29% de la population malienne, soit près de 70% de la population d’âge actif
(15 – 64 ans).
En 2015, suivant les résultats du rapport sur le profil du dividende démographique au Mali (MATP
/ Projet SWEDD, 2017), le ratio de soutien économique2 s’évaluait à 43%, ce qui signifie que 43
personnes travaillent effectivement pour prendre en charge 100 personnes. La structure de
production nationale n’arrive pas à capter le surplus de demandeurs d’emploi qui arrivent chaque
année sur le marché du travail. Les nouveaux entrants sur le marché du travail seront deux fois plus
nombreux en 2035, dans un environnement économique où l’accroissement rapide des dépenses
sociales se fait au détriment des dépenses d’investissements publics. En définitive, ce rapport
insiste sur la nécessité d’investir massivement dans développement du capital humain et la création
d’emplois afin de transformer le potentiel de la jeunesse en un moteur puissant pour
2 Rapport entre le nombre de producteurs effectifs et le nombre de consommateurs effectifs
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
l’accélération d’une croissance économique soutenue. Le Cadre stratégique pour la relance
économique et le développement durable (CREDD 2019 – 2023) transforme cette recommandation
en un de ses axes stratégiques.
La faible adéquation entre la formation et le manque d’opportunités d’emplois adaptés aux
compétences des jeunes auront toutefois tendance à affecter les possibilités des jeunes à accéder à
un emploi productif. L’économie est dominée par les secteurs primaire et tertiaire qui ont contribué
respectivement pour 38,3% et 36,7% dans le PIB en 2017 tandis que celle du secteur secondaire
stagne (Cellule Technique CSLP, Rapport 2017).
En milieu rural, les jeunes de 15 – 35 ans représentent 27,6% de la population totale contre 33,1%
en milieu urbain, signe d’un fort niveau d’exode rural de jeunes à la recherche d’emplois. Bamako
la capitale polarise une grande partie de l’économie nationale (36% du PIB3) et attire les jeunes qui
y représentent 35,8% de la population totale. Bamako abrite également le plus grand nombre de
structures d’enseignement, obligeant les jeunes à s’y installer pour poursuivre leurs études. Tous
les jeunes qui y vivent ne sont donc pas actifs.
Si l’urbanisation rapide ne s’accompagne pas également d’un changement marqué dans la structure
de la production, les évaluations des politiques économiques dont état d’un difficile alignement
entre formation et besoins de l’économie nationale en ressources humaines de qualité. Dans le
processus de décentralisation, les collectivités-régions ont commencé la formulation de schéma
Directeur Régional de la Formation Professionnelle et Technique pour l’Emploi, instruments
d’opérationnalisation des politiques de formation professionnelle et pour l’emploi. Toutefois, ces
schémas restent très peu mis en œuvre, réduisant du coup le bénéfice des avantages spécifiques
qu’offrent les différents territoires et le profit du potentiel de la population jeune.
Le potentiel de capital humain que constituent les adolescents et les jeunes dépend également de
dimensions importantes que constituent leur niveau d’instruction et de formation professionnelle.
Toutefois les résultats récentes enquêtes EMOP indiquent que plus le niveau d’instruction est élevé
chez une personne, plus fort est le risque pour elle d’être au chômage. En plus, ce chômage affecte
plus les jeunes puisqu’il diminue avec l’âge. En 2017, il touche 22,5% des jeunes de 15 – 24 ans
(14,9% chez les jeunes de 15 – 35 ans), de loin supérieur au taux de chômage national (9,1%). Le
taux de chômage des jeunes issus du niveau secondaire et plus est supérieur à la moyenne nationale,
ce qui illustre bien la faible adéquation entre l’offre de formation initiale et les offres disponibles
sur le marché du travail (Rapport sur le profil démographique en 20174).
1.2. Etat des lieux de l’emploi et du chômage des jeunes au Mali
Au Mali, le taux d’urbanisation atteint 40% mais le niveau du PIB par habitant reste nettement
inférieur à celui d’autres pays en développement présentant des niveaux d’urbanisation similaires.
Le taux d’urbanisation annuel du Mali, qui est de 4,9% par an, dépasse de loin le taux de croissance
démographique (Banque Mondiale, 2018).
3 Banque Mondiale (2018) : C’est maintenant qu’il faut agir ! Bamako, un moteur de croissance et de prestation de
service, Rapport
4 Observatoire national du Dividende démographique, 2019
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
La population de 15 – 35 ans est majoritairement constituée d’actifs ou de main-d’œuvre (76%),
les jeunes du milieu rural étant plus actifs que ceux en milieu urbain. Le tableau ci-dessous fournit
la situation dans l’activité des 15 – 35 ans suivant le sexe, le milieu de résidence, la classe d’âge et
le niveau d’éducation en 2018.
Tableau 1 : Structure de la population des jeunes (15 – 35 ans)
Situation dans l'activité Total
Actif occupé Chômeur Inactif % Effectif
Sexe
Homme 69,2 10,5 20,3 43,9 2 409 070
Femme 47,7 7,7 44,6 56,1 3 074 230
Zone de
résidence
Urbain 44,9 11,0 44 30,2 1 655 383
Bamako 45,5 10,5 44 15,9 873 139
Autre urbain 44,3 11,6 44,1 14,3 782 243
Rural 62,4 8,0 29,5 69,8 3 827 918
Classe
d’âge
15 - 24 ans 46,7 11,0 42,3 54 2 962 297
25 - 35 ans 69,4 6,6 24,1 46 2 521 003
Education
Aucun 65,8 8,1 26,1 56 3 068 717
Primaire 45,8 7,9 46,3 37,4 2 052 466
Secondaire 43,3 17,9 38,8 4,6 254 553
Supérieur 59,9 32,3 7,7 2 107 565
Total 57,1 8,9 33,9 100 5 483 300
Source : INSTAT (2019), EMOP_2018, 3ème passage
Les données indiquent que 57,1% des jeunes de 15 – 35 ans sont occupés contre 8,9% au chômage
et 33,9% en inactivité. Le taux d’occupation est beaucoup plus important chez les jeunes hommes
que chez les jeunes femmes, en milieu rural qu’urbain et chez les jeunes sans niveau d’instruction.
Les jeunes avec un niveau d’instruction supérieur sont plus occupés que ceux ayant un niveau
primaire ou secondaire parmi lesquels bon nombre sont encore dans des institutions d’éduction ou
de formation donc inactifs. Cette situation, où le chômage est beaucoup plus élevé chez les jeunes
ayant un niveau d’instruction secondaire ou supérieur, interroge la qualité de la formation et la
structure économique dans un pays où les secteurs primaire et secondaire prédominent. Le chômage
est toutefois moins élevé chez les jeunes de 25 – 35 ans que ceux de 15 – 24 ans.
1.2.1. L’activité chez les jeunes
Conséquence de la structure de la population (fortement jeune) et des bas niveaux d’inscription
scolaire, le taux d’activité ou taux de participation5 est élevé chez les jeunes. En effet, le taux
d’activité chez les jeunes de 15 – 35 ans est ressorti à 66,1% (79,7% chez les hommes et 55,4%
chez les femmes) suivant les données de l’EMOP 2018.
5 Part de la population en âge de travailler disponible pour l’activité économique. C’est le rapport entre le nombre
d'actifs (actifs occupés et chômeurs) et l'ensemble de la population.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 2 : Taux d’activités des jeunes âgés de 15 – 35 ans par caractéristique sociodémographique
Taux d'activité
Homme Femme Total
Zone de résidence
Urbain 68,4 46,9 56,0
Bamako 66,9 47,9 56,0
Autre urbain 70,2 45,8 55,9
Rural 84,3 59,3 70,5
Classe d’âge
15 - 24 ans 67,0 49,7 57,7
25 - 35 ans 96,5 61,6 75,9
Education
Aucun 95,5 61,4 73,9
Primaire 63,6 43,0 53,7
Secondaire 67,5 52,0 61,2
Supérieur 96,4 84,4 92,3
Total 79,7 55,4 66,1
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
Il est plus élevé ailleurs qu’à Bamako du fait entre autres du fort taux de chômage dans la capitale
et dans les autres villes, comparativement au milieu rural. Il est également plus élevé chez les jeunes
de 25 – 35 ans que chez les 15 – 24 ans. Ces évidences confirment encore la nécessité d’investir
plus fortement dans les opportunités économiques pour les jeunes de 15 – 24 ans et dans les villes.
1.2.2. Emploi et chômage chez les jeunes
Même si les jeunes ont plus de chance d’être au chômage que les actifs dans la population générale,
le taux d'emploi – rapport entre la population pourvue d'un emploi (actifs occupés) et la population
en âge de travailler – est plus élevé chez les jeunes (57,1%) que chez la population en générale
(54%) selon les données de l’EMOP 2018. Du fait de nombreuses contraintes affectant la
participation économique des femmes, elles sont moins présentes en situation d’emploi (47,7%)
que les jeunes hommes (69,2%) que parmi les jeunes femmes (47,7%). Cette part est également
plus élevée en milieu rural (62,4%) qu’à Bamako (45,5%) les niveaux de chômage sont
comparables entre les sexes (11,5% chez les jeunes hommes contre 12,2% chez les jeunes femmes),
les jeunes femmes étant également plus en situation inactivité.
Tableau 3 : Taux d’emploi et taux de chômage des jeunes âgés de 15 – 35 ans
Taux de chômage
Homme Femme Total
Zone de
résidence
Urbain 14,7 19,1 16,8
Bamako 14,7 19,3 16,9
Autre
urbain
14,8 18,8 16,7
Rural 10,4 9,8 10,1
Classe d’âge 15 - 24 ans 15,3 18,8 16,9
25 - 35 ans 8,1 6,5 7,3
Education Aucun 9,7 10,1 9,9
Primaire 11,7 13,8 12,5
Secondaire 19,8 34,1 24,8
Supérieur 26,4 39,5 30,2
Total 11,5 12,2 11,8
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
Taux d'emploi
Homm
e
Femme Total
Zone de
résidence
Urbain 57,0 36,2 44,9
Bamako 56,5 37,3 45,5
Autre
urbain
57,6 34,9 44,3
Rural 74,2 52,9 62,4
Classe
d’âge
15 - 24 ans 55,4 39,3 46,7
25 - 35 ans 87,6 56,7 69,4
Education Aucun 85,2 54,6 65,8
Primaire 54,9 36,0 45,8
Secondaire 51,3 31,9 43,3
Supérieur 68,3 43,8 59,9
Total 69,2 47,7 57,1
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Les jeunes de 15 – 24 ans et les jeunes filles connaissent des taux d’emploi en général plus bas que
celui de 25 – 35 ans du fait certainement des difficultés de trouver un premier emploi, en particulier
dans les villes. Ces chiffres montrent également que le chômage augmente avec le niveau
d’éducation (quatre fois plus élevé chez les jeunes avec un niveau supérieur que chez ceux sans
instruction) et le mouvement vers les villes (deux fois plus élevé en ville qu’en milieu rural).
En 2018, les résultats de l’EMOP indiquent que le nombre total d’emploi chez les jeunes de 15 –
35 ans, toutes branches d’activités confondues, est de 3 133 587 avec une prédominance de la
branche agriculture (63,4%). Ce taux élevé montre que l’urbanisation ne s’accompagne pas d’un
changement rapide dans le système de production. Si le commerce est le deuxième plus grand
pourvoyeur d’emplois (13,5%), les autres branches comme les activités spéciales des ménages et
la fabrication ne contribuent que pour respectivement 5% et 4,1% à l’emploi chez les jeunes.
Tableau 4 : Répartition des emplois par branches d’activités économiques
Branche d'activité principale
Zone de résidence Sexe Total
Urbai
n
Bamak
o
Autre
urbai
n
Rura
l
Homm
e
Femm
e
Effectif %
Agriculture 5,4 0,1 5,3 94,6 53,0 47,0 1 985 685 63,4
Extractives 18,2 4,6 13,6 81,8 67,0 33,0 56 388 1,8
Activités de Fabrication 44,2 22,9 21,3 55,8 55,6 44,4 129 963 4,1
Production et Distribution D'électricité et de
Gaz
47,6 44,7 2,8 52,4 97,2 2,8 4 077 0,1
Production et Distribution d'Eau,
Assainissement, Traitement des Déchets et
Dépollution
– – – – – – 0 0,0
Construction 44,3 29,1 15,2 55,7 99,0 1,0 59 538 1,9
Commerce 62,8 37,5 25,3 37,2 42,6 57,4 422 518 13,5
Transports et Entreposage 63,2 39,5 23,7 36,8 97,6 2,4 55 414 1,8
Hébergement et Restauration 85,8 46,0 39,8 14,2 24,9 75,1 9 017 0,3
Information et Communication 50,7 25,0 25,7 49,3 62,1 37,9 5 695 0,2
Activités Financières et d'Assurance 79,9 27,6 52,2 20,1 37,9 62,1 3 550 0,1
Activités Immobilières 100,0 100,0 0,0 0,0 100,0 0,0 170 0,0
Activités Spécialisées, Scientifiques et
Techniques
91,2 84,9 6,4 8,8 57,5 42,5 48 817 1,6
Activités de Services de Soutien et de
Bureau
71,6 47,4 24,2 28,4 85,3 14,7 18 440 0,6
Activités d'Administration Publique 93,5 67,6 25,8 6,5 64,2 35,8 23 537 0,8
Enseignement 54,4 31,2 23,2 45,6 71,5 28,5 51 820 1,7
Activités pour la Santé Humaine et l'Action
Sociale
59,1 24,0 35,1 40,9 31,3 68,7 10 401 0,3
Activités Artistiques, Sportives et
Récréatives
41,7 24,1 17,6 58,3 36,8 63,2 25 390 0,8
Autres Activités de Services N.C.A. 67,5 46,9 20,6 32,5 56,5 43,5 64 466 2,1
Activités Spéciales des Ménages 36,7 22,3 14,4 63,3 34,5 65,5 157 469 5,0
Activités des Organisations
Extraterritoriales
100,0 76,7 23,3 0,0 100,0 0,0 1 232 0,0
Total 23,7 12,7 11,1 76,3 53,2 46,8 3 133 587 100,0
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
Les branches des activités extractives, de la construction, des transports et entreposage, des
activités spécialisées, scientifiques et techniques, de l’enseignement et des autres activités de
services NCA comptent pour seulement environ 2% des emplois chacune.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
En milieu urbain, plus de la moitié des emplois sont concentrés dans les services relatives au
commerce, le transport, l’hôtellerie et la restauration, les finances, l’administration,
l’enseignement, l’information et la communication, ou encore la santé. En milieu rural, les branches
qui concentrent le plus d’emplois sont en grande partie relative aux activités du secteur primaire
telles que l’agriculture, les activités extractives, les activités de fabrication ainsi que les activités
spéciales des ménages.
Les jeunes femmes sont plus présentes dans le commerce, l’hôtellerie et la restauration, les activités
financières et d’assurance, la santé, les activités artistiques, sportives et récréatives et les activités
spéciales des ménages, branches pour lesquelles elles occupent plus de la moitié des emplois.
L’emploi agricole représente 63% de l’emploi total chez les jeunes au Mali (EMOP, 2018). En
milieu urbain, cette proportion est de 14,3% (0,4% à Bamako). Cependant, en dehors du secteur
agricole, la quasi-totalité des activités économiques des jeunes (95,6%) sont des activités
informelles, comme le montre le tableau ci-contre. Dans les activités non agricoles, la quasi- totalité
des emplois (95,6%) est informelle. Cette situation ne change pas quelle que soit la zone de
résidence, la tranche d’âge de jeunes ou le sexe. Toutefois, la présence dans les secteurs formels
non agricoles augmente avec le niveau d’éducation passant de 0,9% pour les sans instruction à
24,9% pour ceux ayant un niveau d’instruction supérieure.
Tableau 5 : Proportion de l’emploi informel dans le secteur non agricole
Homme Femme Total
Zone de
résidence
Urbain 96,1 93,5 94,8
Bamako 98,1 93,5 96,0
Autre urbain 92,7 93,4 93,0
Rural 95,7 97,6 96,6
Classe
d’âge
15 - 24 ans 99,9 97,1 98,5
25 - 35 ans 93,7 94,2 93,9
Education Aucun 99,4 98,8 99,1
Primaire 98,4 96,7 97,8
Secondaire 85,0 68,9 79,8
Supérieur 79,3 62,9 75,1
Total 95,9 95,3 95,6
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
Les données sur l’activité, l’emploi et le chômage des jeunes montrent que leur participation aux
activités économiques est beaucoup plus faible que celle de la population en général. En outre,
l’analyse désagrégée montre que dans la population des jeunes, ceux de 15 – 24 ans, les jeunes
filles et les jeunes en milieu urbains sont plus vulnérables. Il importe donc d’investir massivement
et plus rapidement dans les stratégies d’autonomisation de ces catégories de jeunes pour profiter
pleinement du potentiel qu’offre cette composante de la population malienne.
L’urbanisation rapide peut contribuer à faire des métiers liés aux nouvelles technologies de
l’information et de la communication, une véritable niche de création d’emplois pour les jeunes.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
2. Politiques de promotion des Technologies de l’Information et
de la Communication au Mali
L’une des réformes majeures récente dans le cadre de la promotion des technologies de
l’information et de la communication demeure la création d’un Ministère en charge de l’économie
numérique. Cette réforme est une matérialisation de l’importance accordée par les autorités aux
TIC et à leur contribution à la croissance de l’économie nationale. L’Agence des Technologies de
l’Information et de la Communication (AGETIC) et plus récemment, la Société malienne de
Transmission et de Diffusion (SMTD) contribuent à la mise en œuvre de la politique nationale en
matière de TIC.
Même si les TIC ne représentent que 0,2% des emplois non agricoles en 2018 (EMOP), il faut
reconnaitre que le secteur des TIC se développe très rapidement du fait de la mondialisation et des
avantages fiscaux octroyés par l’Etat pour l’importation et l’exploitation des équipements
informatiques. Des dizaines d’entreprises interviennent aujourd’hui dans ce secteur, offrant des
produits et services y compris dans la distribution. L’accès à la téléphonie mobile et à l’Internet
s’est également accru dans un secteur où les principaux opérateurs sont les opérateurs de téléphonie
(SOTELMA / MALITEL, ORANGE – Mali et TELECEL) et une dizaine de fournisseurs d’accès
Internet y compris la SMTD.
En fin 2017, le parc téléphonique global est évalué à près de 22 millions d'abonnés avec une
prédominance de la téléphonie mobile. Le parc clients Internet se chiffre à un peu moins de 6
millions d'utilisateurs dont 98% connectés à l’Internet mobile (AMRTP, 2017). La généralisation
et l’expansion des équipements, la concurrence dans le secteur et la baisse régulière des coûts
d’accès ont favorisé cet accroissement rapide de la couverture des TIC.
2.1. TIC dans les politiques et programmes de développement et d’insertion
des jeunes au Mali
Au cours des réflexions de l’Etude prospective Mali 20406, le développement des TIC a été identifié
comme une des variables leviers du progrès économique. En effet les politiques de développement
des TIC tout comme les politiques minières apparaissent très influentes et peuvent constituer des
leviers importants pour catalyser le développement des autres secteurs de l’économie.
Suivant le constat que malgré des efforts fournis dans le domaine des TIC, le Mali est loin de son
objectif à l'horizon 2020 de devenir un des hubs technologiques de l'Afrique de l'Ouest en même
temps qu'il ferait du numérique un levier stratégique de développement socioéconomique et
culturel, le CREDD 2019 – 2023 fait de la promotion de l’économie numérique un de ses axes
spécifiques d’appui à la production (Objectif global 3.5.) à travers la mise en œuvre de la Politique
nationale du développement de l’économie numérique. Les actions préconisées tenteront de faire
du développement des TIC, une potentialité pour optimiser les réalisations dans les secteurs de
l’administration, de l’économie et dans l’amélioration des conditions de vie des
6 Cellule Technique CSLP (2019) : Document du rapport de diagnostic stratégique dans le cadre des réflexions
prospectives
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12
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
populations. La connexion des communes et des écoles, l’amélioration de la qualité des
infrastructures et des services, la réduction des coûts, l’extension du réseau intranet de
l’administration, la promotion des TIC auprès des jeunes et des femmes, l’intégration et l’utilisation
des TIC dans les systèmes : éducatif, de santé, de transports, de commerce et de gouvernance font
parties des principales actions retenues.
Après l’adoption d’une Politique nationale de technologie de l’information et de la communication
en matière de santé (2015)7, le Gouvernement du Mali a adopté une politique nationale plus globale
de développement de l’économie numérique (2015) avec parmi les 6 axes stratégiques, le
développement de l’industrie locale du numérique, la généralisation de l’utilisation des TIC et la
formation du capital humain pour répondre aux besoins du secteur.
Les TIC font partie des 13 domaines d’interventions de la politique nationale de l’emploi (2014).
Toutefois, le plan d’actions 2015 – 2017 de cette politique semble ne pas tenir compte de la priorité
que constitue le développement des emplois liés aux TIC. La politique nationale de formation
professionnelle (2009), elle, n’intègre que très faiblement la formation professionnelle dans le
domaine des TIC.
Si la politique cadre de développement de la jeunesse (2012) reconnait que « les politiques
économiques devront corriger en outre, l’inadéquation constatée dans le marché du travail en
aidant à mettre en œuvre le Programme Décennal de Développement de la Formation
Professionnelle pour l’Emploi (PRODEFPE) et dans les filières comme le machinisme agricole,
les BTP, le tourisme, l’artisanat, les transports, les TIC », elle ne propose pas de véritables actions
de prise en compte.
S’agissant des plans régionaux de développement, une analyse sommaire indique une faible prise
en compte de la nécessité de promouvoir les TIC pour la création d’emploi en faveur des jeunes et
le développement économique. Les collectivités régions ont entamé des processus de formulation
et de mise en œuvre de schémas Directeurs de la Formation Professionnelle et Technique pour
l’Emploi mais leur niveau de mise en œuvre ne permet pas d’en apprécier la prise en compte des
TIC.
De ces analyses, il ressort que la volonté politique de promouvoir les TIC pour la promotion de
l’emploi reste faiblement matérialisée dans les cadres et mécanismes d’opérationnalisation que ce,
même si les TIC prennent de plus en plus d’importance dans la vie économique et dans les
habitudes de consommation des populations. Alors même que les branches télécommunications et
transports ont connu un taux de croissance réel record passant de 1,1% en 1990 à 8,8% en 2016
(INSTAT, 2016) faisant de ces branches le moteur de la croissance du secteur tertiaire.
2.2. Accès à Internet et aux TIC
Selon les données de l’EMOP 2019, le pourcentage de ménages possédant un téléviseur a augmenté
entre 2001 et 2019 passant de 14,1 % à 42,7 %. La possession du téléviseur en tant que moyen
d’information et de distraction est plus prononcée dans les ménages du district de Bamako
7 Cette politique mise en œuvre avec l’accompagnement du Ministère en charge des nouvelles technologies avait
pour but l’introduction des TIC dans la système sanitaire afin d’améliorer de façon significative la qualité des
prestations médicales, l’efficacité de la gestion des institutions de santé, la maîtrise des épidémies, la surveillance
des maladies endémiques comme le paludisme, l’alerte précoce, les campagnes de vaccinations et la promotion de
la pratique du télédiagnostic, de la téléconsultation et du téléenseignement.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
(83,9%) que dans les régions dont les plus importantes proportions ont été observées dans les
régions de Kidal (63,1%), Koulikoro (53,9%) et Sikasso (50,2%). Le rapport 2018 de mise en
œuvre du CREDD fait état de réalisations importantes dans le cadre de la mise en œuvre de la
politique nationale de développement de l’économie numérique « Mali Numérique 2020 » visant à
améliorer la qualité des infrastructures et services de communication et à assurer l’accessibilité des
citoyens à un moyen de communication à moindre coût. La proportion de communes couvertes par
la téléphonie est passée de 75% à 93% entre 2015 et 2018 pour un nombre d’abonnés au réseau
mobile évalué à 21 955 565 en 2018 ; le nombre de fournisseurs d’accès internet est passé de 2 à
10.
Le rapport Mali Digital 2020 (we are social and Hootsuite, 2020 - https://datareportal.com/digital-
in-mali) indique qu’en janvier 2020, ce sont près de 4,85 millions de maliens (soit 24%) qui utilisent
Internet soit une augmentation de 7,5% par rapport à janvier 2019. 99% de ces personnes se
connectent via le téléphone portable. Le rapport évalue à 1,7 millions, le nombre de maliens
présents sur les réseaux sociaux soit une hausse de 11% comparé à avril 2019. Les résultats de
l’EMOP montrent que dans l’ensemble du pays, les taux de possession de téléphone mobile sont
passés de 22,6% en 2006 à 84% en 2019, avec toutefois des disparités entre milieu urbain et rural
: 99% des ménages de Bamako possèdent au moins un téléphone portable contre 92% dans les
autres villes et 80% en milieu rural (INSTAT, EMOP 2019).
Toutefois, malgré ces améliorations significatives, le taux de pénétration d’Internet au Mali et en
particulier dans les villes reste l’un des plus faibles de l’Afrique subsaharienne même si 9 adultes
sur 10 disposent à Bamako d’un téléphone portable au sein de leur ménage. Cette possession de
téléphone portable est systématiquement plus élevée chez les hommes (88,6%) que chez les
femmes (70,7%) et plus élevée chez les personnes ayant fait des études secondaires (91,6%) que
chez celles non scolarisées (74,3%) selon le rapport de la Banque Mondiale (2018).
Il reste cependant indéniable que la technologie numérique pourrait contribuer à résoudre de
nombreux problèmes que connaissent les villes et en particulier la capitale Bamako : mobilité
urbaine et accessibilité aux marchés et aux services sociaux de base. Il y a là, une niche très
importante pour la création d’emplois, en particulier en faveur des jeunes qui détiennent de plus en
plus de compétences en matière d’utilisation des TIC et des médias et réseaux sociaux.
Sur le plan de la consommation, les données de l’EMOP 2019 (3ème passage, octobre – décembre)
indiquent que les dépenses de la fonction communication représentent 2,7% de l’ensemble des
dépenses du ménage (4,5% pour le district de Bamako contre 5,5% pour Kidal, 2,2% pour
Tombouctou et 1,1% pour Gao).
2.3. Le poids des TIC dans l’emploi non agricole des jeunes
Malgré la forte pénétration des TIC dans l’économie nationale, le poids des TICS dans l’emploi
non agricole reste faible même si elle connait une légère augmentation sur la période 2014 – 2018.
Il est passé de 0,2% en 2014 à 0,4% en 2015 puis à 0,5% en 2018. Cette contribution des TIC à
l’emploi suit une dynamique contrastée suivant le sexe et suivant les milieux de résidence (Bamako,
autres villes et milieu rural).
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
2.3.1. Définition des emplois liés aux TIC
Pour l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (Perspectives des
technologies de l’information de l’OCDE, 2004), les emplois liés aux TIC regroupent les
spécialistes en TIC d’une part et les utilisateurs intensifs des TIC avancés et de base dans leurs
activités économiques. Donc, de nombreuses industries de services et de plus en plus d’industries
manufacturières ont une large part d’emplois à compétences liés aux TIC. Les spécialistes des TIC
sont ceux capables d’élaborer, de faire fonctionner et d’effectuer la maintenance des systèmes TIC
qui constituent de ce fait, l’essentiel de leur travail. Les utilisateurs avancés sont capables d’utiliser
efficacement les outils avancés et souvent développés pour un secteur spécifiques ; les TIC sont
donc un moyen de production pour eux et non une fin. Les utilisateurs de base. Les utilisateurs de
base sont des utilisateurs d’outils génériques comme les applications bureautiques (Word, Excel,
PowerPoint, autres applications basées sur le web…) dans leurs activités. La définition étroite de
l’emploi lié aux TIC fait référence à la première catégorie tandis que la définition large concerne
les trois catégories.
Pour des raisons de simplification et au regard de la disponibilité des données statistiques sur les
types d’emplois liés aux TIC, nous ne tiendrons pas compte de cette classification désagrégée dans
les analyses qui suivent. Le concept d’emplois liés aux TIC tiendra compte dans cette étude, de la
classification retenue dans les opérations de l’EMOP et se limiterons à la branche Information et
Communication. Toutefois, une distinction sera faite en fonction de types d’emplois
spécifiquement liés aux TIC (télécommunications, conseil – programmation, fourniture
d’information), du niveau du poste (premier échelon, échelon supérieur) ou du statut dans l’emploi
(salarié ou indépendant).
2.3.2. Participation et revenus des activités liées aux TIC
Selon les données de l’EMOP 2018, le nombre total d’emplois de la branche d’activité des TICS
est de 5 695, réparti entre le milieu urbain (51%) et le milieu rural (49%). Cette structure des
emplois liés aux TICS diffère selon qu’il s’agisse des hommes ou des femmes. La part du milieu
urbain diminue parmi les hommes (40%) et augmente parmi les femmes (69%). Le tableau présenté
en Annexe 1 donne des indications sur le poids des TIC dans l’emploi non agricole de 2014 à 2018
par région et milieu de résidence. Si les hommes sont beaucoup plus présents que les femmes dans
les activités liées aux TIC, la Capitale Bamako présente plus de dynamisme par rapport aux autres
régions mais l’on remarque que cette part des emplois TIC dans le total des emplois se développe
également dans les autres centres urbains, réduisant le fossé entre eux et la capitale. Relativement
au volume de ces emplois, le tableau suivant en fournit une répartition par région et par milieu de
résidence. La région de Koulikoro (37,5%) en concentre le plus grand nombre d’effectifs suivie de
Bamako (25%) et de Kayes (14,4%). Le milieu urbain concentre 50,7% de ces emplois contre
49,3% pour le milieu rural, signe d’un dynamisme croissant et de perspectives encourageantes de
rattrapage dus à la généralisation de l’accès aux TIC.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 6 : Répartition des emplois de la branche d’activités des TIC par région et milieu de résidence
Homme Femme Total
Effectif % Effectif % Effectif %
Zone de résidence
Urbain 1 402 39,6 1 488 69,0 2 890 50,7
Bamako 670 18,9 754 35,0 1 424 25,0
Autre urbain 732 20,7 734 34,0 1 466 25,7
Rural 2 138 60,4 668 31,0 2 806 49,3
Région
Kayes 0 0,0 823 38,2 823 14,4
Koulikoro 2 138 60,4 0 0,0 2 138 37,5
Sikasso 344 9,7 218 10,1 562 9,9
Ségou 0 0,0 224 10,4 224 3,9
Mopti 237 6,7 0 0,0 237 4,2
Tombouctou 152 4,3 0 0,0 152 2,7
Gao 0 0,0 137 6,3 137 2,4
Bamako 670 18,9 754 35,0 1 424 25,0
Total 3 540 62,1 2 156 37,9 5 695 100,0
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
L’essentiel des emplois dans la branche TIC est occupé par les hommes est localisé dans la région
de Koulikoro (60,4%), Bamako (19%), Sikasso (10%) et Mopti (7%), soit un total de 96%.
S’agissant des femmes, la région de Kayes (38%) et le district de Bamako (35%) pèsent près des
trois quarts de ces emplois. Ils sont suivis des régions de Sikasso et Ségou avec 10% chacune et de
la région de Gao (6%).
Suivant les données de l’EMOP 2018 (INSTAT, 2019), la rémunération mensuelle moyenne dans
les emplois liés aux TIC est de 73 177 francs CFA, ce qui dépasse de loin la rémunération moyenne
des autres emplois non agricoles (44 772 FCFA) et des autres emplois (32 688 FCFA) de façon
générale, agricoles et non agricoles confondus. Les emplois liés aux TIC sont ainsi mieux
rémunérés que les autres types d’emplois, indiquant un effet positif des TIC sur la productivité des
jeunes employés. Cette rémunération est en moyenne plus élevée chez les femmes (75 532 FCFA
/ mois) que chez les hommes (71 742 FCFA : mois), à Bamako (150 000 FCFA / mois) que dans
les autres villes (52 012 FCFA § mois) ou en milieu rural (45 238 FCFA / mois).
Tableau 7 : Revenu moyen annuel des emplois liés aux TICS et des autres emplois non agricoles selon le
milieu de résidence
Rémunération mensuelle moyenne
Emplois TIC
Autres emplois non
agricoles
Autre emplois (agricoles
et non agricoles)
Sexe
Homme 71 742 61 571 42 915
Femme 75 532 25 422 21 059
Zone de
résidence
Urbain 100 303 50 718 47 590
Bamako 150 000 54 250 54 344
Autre urbain 52 012 44 917 39 849
Rural 45 238 37 350 28 063
Région
Kayes 36 572 59 904 35 045
Koulikoro 50 000 56 156 37 546
Sikasso 39 786 41 964 23 049
Ségou 40 000 37 786 28 540
Mopti 80 000 25 724 28 240
Tombouctou 60 000 19 742 21 316
Gao 50 000 89 603 70 148
Bamako 150 000 54 250 54 344
Total 73 177 44 772 32 688
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
En plus du District de Bamako, Mopti est la seule région où la rémunération moyenne dans les
emplois liés aux TIC (80 000 FCFA) dépasse celle d’ensemble. Cependant, dans les régions de
Kayes, Koulikoro, Sikasso et Gao, la rémunération moyenne des emplois liés aux TIC est plus
basse que de celle des autres emplois non agricoles.
L’étude de la Banque Mondiale (2018) montre, par exemple que si les entreprises des TIC
représentent moins de 2% du nombre total des entreprises à Bamako, elles comptent pour près de
4% de la masse salariale totale.
Dans l’ensemble, les emplois TIC sont occupés à 62% par des hommes et à 38% par des femmes.
Selon le niveau d’instruction, ces emplois reviennent à 27% aux jeunes de niveau primaire, à 52%
au niveau secondaire et à 19% au niveau supérieur. Toutefois, la grande majorité de ces emplois
sont dans le domaine de la télécommunication (en particulier la vente des équipements et
accessoires, la vente de services de téléphonie mobile et de transfert d’argent) et de l’informatique
de base, qui même s’ils ne nécessitent un niveau d’instruction supérieur, sont accessibles aux
personnes qui disposent d’un niveau d’éducation secondaire. Ces emplois exigeant un minimum
de niveau d’instruction, que la proportion des personnes sans instruction y exerçant est nulle. La
répartition entre zones de résidence est, dans l’ensemble, de 51% pour le milieu urbain et 49% pour
le milieu rural mais elle varie selon le sexe et le niveau d’instruction. Les 3 540 emplois TIC
occupés par les hommes sont à 40% dans le milieu urbain et à 60% dans le milieu rural alors que
pour les femmes les parts de ces deux milieux sont respectivement de 69% et 31% (voir Annexe 2).
Pour les personnes de niveau primaire, 52% de ces emplois sont en milieu urbain contre 48% en
milieu rural alors que pour les personnes de niveau secondaire, un tiers de ces emplois se trouve en
milieu urbain contre 2 tiers en milieu rural. Tous les emplois TIC occupés par les personnes de
niveau supérieur se trouvent dans le district de Bamako.
2.3.3. Participation des jeunes aux emplois liés aux TIC
Les jeunes de 15 – 35 ans participent pour 36,7% aux emplois liés aux TIC (INSTAT, EMOP 2018)
soit 29% parmi les jeunes et 37% parmi les jeunes femmes. Elles sont donc, en proportion, plus
nombreuses que les jeunes hommes dans ces activités.
Cette participation des jeunes augmente considérablement parmi les personnes de niveau
secondaire (53%) mais diminue jusqu’à 28% parmi les celles ayant un niveau supérieur. Elle est
plus importante en milieu rural (44%) qu’en milieu urbain (32%). En milieu rural, toutes les
personnes de sexe féminin ou de niveau primaire occupant des emplois TIC sont des jeunes. La
part des jeunes dans les emplois TIC occupés par les personnes de niveau secondaire est de 77%
en milieu rural contre 33% dans le milieu urbain. Pour les personnes de niveau supérieur, cette part
est de 0% en milieu rural contre 48% en milieu urbain.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 8 : Part (%) des jeunes (15 – 35 ans) dans les emplois liés aux TIC par sexe et niveau d’instruction
Zone de résidence
Urbain Bamako Autre
urbain
Rural Total
Sexe
Homme 22,0 19,3 25,1 37,2 29,2
Femme 54,7 66,1 46,4 100,0 63,6
Education
Aucun 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Primaire 31,1 0,0 64,5 100,0 46,3
Secondaire 32,8 43,9 29,5 76,7 53,1
Supérieur 48,3 50,6 0,0 0,0 27,8
Total 31,7 30,9 32,6 43,7 36,7
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
La revue de la littérature sur la question montre que le e-commerce et l’utilisation du mobile money
constituent de véritables niches pour le développement de l’emploi en particulier chez les jeunes
avec le développement des TIC et des applications numériques dans un contexte d’urbanisation
rapide. En effet, au Mali, le mobile money représente une composante principale du taux
d’utilisation des services financiers dans le pays, plus que le secteur bancaire et le secteur de la
microfinance. En janvier 2020, le rapport Digital Mali 2020 (We are social et Hootsuite, 2020)
indique que la proportion des maliens des 15 ans et plus disposant d’un compte mobile money a
atteint 24% contre 18% de détenteurs d’un compte bancaire. En outre, 5,7% des personnes de 15
ans et plus font des opérations d’achat et de paiements en ligne (8,7% pour les hommes et 2,9%
pour les femmes).
A la fin 2018, par exemple, l’exécution d’opérations à travers ces comptes ont connu une évolution
rapide atteignant 256,6 millions d’opérations (soit une évolution annuelle de 34,3%) sur les 1,908
milliards d’opérations réalisées dans la sous-région pour une valeur de 3 233,7 milliards de francs
CFA (soit une évolution annuelle de 19,2%) sur un total de 23 533 milliards de francs CFA de la
zone UEMOA (BCEAO, 2019 : rapport annuel 2018). Au cours de cette même année, le nombre
de points de service mobile money a connu une évolution annuelle de 23,1%.
Le e-commerce et le mobile money, au regard de leur évolution rapide et de leur applicabilité,
constitueront certainement des domaines pourvoyeurs d’emplois chez les jeunes qui sont le plus
affectés par le chômage. La baisse des coûts de connexion et les réformes visant à faciliter la
création d’entreprises contribueront à améliorer la rentabilité et la production dans ces emplois liés
aux TIC. Cependant, des goulots d’étranglements subsistent, en particulier dans les domaines de la
formation aux TIC, de l’intégration des modules et filières liés aux TIC dans les centres de
formation et de la prise en compte de ces opportunités dans les stratégies publiques de création
d’emplois, comme l’a montré l’analyse des documents tels que le PRODEFPE, la PNA-ERP ou
encore les plans de développement régionaux.
Le chapitre 3 qui suit s’intéresse particulièrement à la question de l’emploi des jeunes dans les
métiers liés aux TIC dans le district de Bamako.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
3. TIC et emplois des jeunes dans le District de Bamako
Le secteur non agricole concentre plus du tiers (37%) des emplois des jeunes. En effet, le secteur
primaire est le plus contributif à la création de richesse au Mali, suivi du secteur tertiaire (services
et commerce). Les analyses ont également montré que les jeunes sont plus présents dans le secteur
informel (95,6% des emplois non agricoles) et interviennent en général dans le commerce (13,5%),
les activités spéciales des ménages (5%), les activités de fabrication (4,1%) et dans une moindre
mesure dans les autres activités de services non classées ailleurs. Par exemple, l’emploi des jeunes
dans les activités directement en lien avec le secteur de l’information et de la communication ne
représentent que 0,2% du total des emploi en 2018. Si les jeunes sont plus frappés par le chômage
que la population en général, ce chômage est plus marqué chez les plus jeunes (15 – 24 ans) que
chez les moins jeunes (25 – 35 ans).
Le niveau de formation et la structure économique contraint fortement l’accès des jeunes aux
opportunités économiques et à l’emploi. Le Gouvernement et ses partenaires, conscients du défi de
développer le potentiel économique des jeunes, ont mis en place plusieurs mécanismes destinés à
renforcer les compétences et l’employabilité des jeunes au Mali, en milieu urbain, périurbain et
rural. Ces mécanismes et autres initiatives ont pour but d’améliorer la participation économique
des jeunes et de contribuer à leur insertion socio-économique. A titre d’illustration, un des objectifs
affichés par le gouvernement consistait en la création de 200 000 emplois par an sur la période
2013 – 2018 dans un contexte d’accroissement rapide de la demande d’emplois8.
Dans le contexte actuel d’urbanisation rapide et de développement des technologies de
l’information et de la communication (téléphone, internet, réseaux sociaux), les TIC pourraient
constituer une opportunité pour créer plus d’emplois rentables, en particulier au profit de la
jeunesse. En effet, en milieu urbain, les contraintes de temps, la faiblesse des infrastructures de
mobilité, l’expansion des villes et le développement rapide des TIC sont autant d’opportunités pour
développer la créativité des jeunes dans le domaine de la création d’emplois. Les changements dans
les modes de production et de consommation et dans les habitudes de vie font en effet, des nouvelles
technologies de l’information et de la communication, des outils de travail et des canaux pour
améliorer la disponibilité des produits et de services, en particulier en milieu urbain.
Les technologies de l'information et de la communication peuvent se définir comme étant un
ensemble des technologies issues de la convergence de l'informatique et des techniques évoluées
du multimédia et des télécommunications permettant d’améliorer le traitement, la mise en
mémoire, la diffusion et l'échange de l'information. Selon une convention internationale (OCDE),
les TIC englobent les secteurs économiques suivants : la production des TIC (fabrication
d'ordinateurs et de matériel et de composants informatiques, de TV, radios, téléphone…), la
distribution de TIC (commerce de gros de matériel informatique…) et les services de TIC
(télécommunications, services informatiques, services audiovisuels…). De nos jours, l’on retrouve
des applications des TIC dans tous les secteurs de vie : administration et gouvernance,
8Selon un rapport présenté par le Mali à la Conférence Internationale pour la relance économique et le
Développement du Mali (Octobre 2015), les nouveaux entrants sur le marché du travail (15-24 ans) seront deux fois
plus nombreux en 2035 (dépassant 700 000 personnes) et trois fois plus en 2050 (900 000) au regard de la croissance
démographique actuelle et de la structure de la population fortement jeune.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
éducation et formation, santé, économie, aménagement du territoire et transports - mobilité,
environnement… Elles sont souvent de plus en plus sources d’emploi même si leur généralisation
a, au début, conduit à des suppressions de postes dans les entreprises.
Ce chapitre a pour objectif d’analyser l’importance des TIC dans la création d’emplois (emplois
liés aux TIC) en milieu urbain, en particulier à Bamako. Les données, objet des analyses ci-
dessous, sont issues de l’EMOP 2019 (INSTAT, 2020). Certaines analyses proviennent
également d’une revue de la littérature sur la question.
Pour des besoins de simplification et au regard de insuffisances en matière de données désagrégées,
nous retiendrons la classification des emplois TIC retenue dans le cadre des enquêtes EMOP et sur
l’emploi au Mali. En effet, il s’avère difficile de disposer de données statistiques de grande qualité
sur l’utilisation des TIC dans les autres domaines autres que ceux en lien avec le secteur de la
télécommunication, de l’information et de l’informatique. Les analyses se limiterons donc à ce
secteur qui regroupe la télécommunication, les activités de fourniture de l’information et les
activités informatique (conseil, programmation).
Selon les données de l’EMOP 2019 (INSTAT, 2020), au moment de l’enquête, le District de
Bamako comptait environ 905 642 jeunes de 15 – 35 ans soit 62,3% de la population en âge de
travailler du District. Cette population de jeunes est composée de 506 725 femmes et de 398 917
hommes soit respectivement 56% de jeunes femmes et 44% des jeunes hommes. On remarque que
cette population potentiellement active de jeunes en 2019 est en hausse d’environ 3,7% par rapport
à celle de 2018 du fait en partie de la croissance démographique et de l’attraction qu’exerce la
Capitale.
Les données montrent qu’à Bamako, un peu plus de huit individus de 15 – 35 ans sur dix (80,1%)
ont au plus le niveau primaire, 22,2% n’ont suivi aucune éducation formelle et seulement 5,3% ont
le niveau d’instruction supérieur. Dans le district de Bamako, parmi la population de jeunes de 15
– 35 ans, on compte 46,5% d’inactifs, 8,6% de chômeurs et 44,8% d’occupés. Sur les 421 495
d’inactifs, 61,5% sont en cours de scolarité et 32,6% sont des femmes au foyer. La population en
emploi est plus importante parmi les jeunes de niveau d’instruction supérieur (69,4%), les sans
niveaux d’éducation (56,3%), les jeunes de la tranche d’âge 25-35 ans (66,2%). L’accès à l’emploi
est également plus élevé chez les jeunes hommes (57%) que chez les jeunes femmes (35,3%).
L’inactivité a donc un visage féminin (55,5%) et juvénile (61,8%).
Le tableau en Annexe 3 donne la situation des jeunes du district de Bamako dans l’emploi en 2019.
3.1. Type d’emploi des jeunes liés aux TIC
Parmi les 405 962 jeunes de 15 – 35 ans en situation d’emploi dans le district de Bamako, on
compte 2 658 (soit 0,7%) qui exercent un emploi lié aux TIC. Parmi ceux-ci, 1 384 sont dans les
activités de fourniture d’information (soit 52,1%), 857 dans les activités informatiques (conseil,
programmation) et 416 dans les entreprises qui ont pour activité principale, la télécommunication.
Le tableau ci-dessous donne la répartition de ces jeunes suivant le type d’emploi, en fonction du
sexe, de l’âge et du niveau d’éducation.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 9 : Répartition des jeunes en emploi selon le type d’activités par catégorie sociodémographique
Télécommunications
Activités informatiques
(conseil,
programmation)
Activités de
fourniture
d'information
Total
Sexe
Homme 416 857 387 1 660
Femme 0 0 997 997
Classe
d’âge
15 - 24 ans 0 0 387 387
25 - 35 ans 416 857 997 2 270
Education
Aucun 0 0 0 0
Primaire 270 0 0 270
Secondaire 0 0 610 610
Supérieur 146 857 775 1 777
Total 416 857 1 384 2 658
Source : INSTAT (2020), EMOP 2019, 3ème passage
Tous les travailleurs de cette branche d’activités sont instruits (au moins un niveau d’instruction
primaire). Environ deux tiers des jeunes en emploi dans les activités liées aux TIC ont le niveau
d’éducation supérieur et 23% ont le niveau secondaire. Ceux du niveau supérieur sont dans tous
les compartiments de ces activités (télécommunication, activités informatiques et fourniture
d’information) alors que les jeunes avec un niveau d’éducation secondaire se retrouve dans la
fourniture d’information exclusivement et ceux avec un niveau primaire dans les activités de
télécommunication (majoritairement dominés par les points de transferts monétaires, les points
d’appels ou la vente de cartes de recharges et d’autres accessoires de téléphone).
Le tableau suivant fournit la situation des jeunes travaillant dans les activités liées aux TIC en
fonction du niveau occupé dans ces emplois (poste de premier échelon ou d’échelon intermédiaire
– supérieur). Dans ces emplois, 39,3% des jeunes occupent des postes de premiers échelon et 60,7%
des postes d’échelon intermédiaire ou supérieur.
Tableau 10 : Répartition des jeunes en emploi selon le niveau occupé dans l’emploi
Type d’emplois
Poste ou emploi de
premier échelon
Poste ou emploi d’échelon
intermédiaire
Total
Effectif % Effectif % Effectif %
Sexe
Homme 657 62,9 1 003 62,2 1 660 62,5
Femme 387 37,1 610 37,8 997 37,5
Classe d’âge
15 - 24 ans 387 37,1 0 0 387 14,6
25 - 35 ans 657 62,9 1 613 100 2 270 85,4
Education
Aucun 0 0 0 0 0 0
Primaire 270 25,9 0 0 270 10,2
Secondaire 0 0 610 37,8 610 23
Supérieur 775 74,1 1 003 62,2 1 777 66,9
Total 1 045 39,3 1 613 60,7 2 658 100
Source : INSTAT (2020), EMOP 2019, 3ème passage
62,5% de ces emplois sont occupés par des jeunes hommes contre 37,5% de femmes. Quel que soit
l’échelon dans le poste, on rencontre plus d’hommes que de femmes. En général, les emplois dans
les TIC semblent destinés aux jeunes ayant un niveau d’études supérieures et secondaires (89,9%).
Les jeunes ayant un niveau d’éducation secondaire occupent des postes d’échelon intermédiaire
alors que ceux ayant un niveau d’éducation primaire sont dans des postes d’échelon inférieur.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Ces emplois sont également occupés en grande partie par les jeunes de 25 – 35 ans (85,4% contre
14,6% pour les jeunes de 15 – 24 ans). Les jeunes de moins de 25 ans sont absents des postes à
échelon intermédiaire ou supérieur et les jeunes non instruits ont quasiment aucune chance
d’accéder à un emploi de production de TIC ou nécessitant l’usage des TIC, du fait de la spécificité
de ce domaine d’activités.
Comme le montre le tableau suivant, la grande partie des jeunes en emplois dans les activités liées
aux TIC sont salariés (93,5%).
Tableau 11 : Répartition des emplois par statut selon les caractéristiques sociodémographiques
Type d'emploi Total
Salarié Indépendant % Effectif
Sexe
Homme 59,9 100,0 62,5 1 660
Femme 40,1 0,0 37,5 997
Classe d'âge
15 - 24 ans 15,6 0,0 14,6 387
25 - 35 ans 84,4 100,0 85,4 2 270
Education
Aucun – – 0 0
Primaire 10,9 0,0 10,2 270
Secondaire 24,5 0,0 23 610
Supérieur 64,6 100,0 66,9 1 777
Total % 93,5 6,5 100 2 658
Effectif 2485 173
Source : INSTAT (2020), EMOP 2019, 3ème passage
A Bamako, sur les 2 658 jeunes en emploi enquêtés et exerçant dans la branche d’activité
information et communication, 93,5% sont des salariés et 6,5% travaillent pour leur propre compte
alors que 49% des travailleurs, tous secteurs confondus, sont des indépendants et 45% des salariés.
On ne retrouve donc pas la même structure de statuts dans l’emploi en général et dans l’emploi des
jeunes dans les activités liées aux TIC.
La structure des jeunes salariés de la branche information et communication montre la même
caractéristique que celle de l’ensemble des emplois de la même branche : la majorité des salariés
sont des hommes (59,9%) et de niveau d’éducation supérieur (64,6%). Plus de huit salariés sur dix
(84,4%) sont de la tranche d’âge 25-35 ans. En général, les indépendants de cette branche
d’activités sont des hommes et sont d’un niveau d’instruction supérieur, âgés de 25 à 35 ans.
3.2. Revenu et avantages de l’emploi des jeunes liés aux TIC
L’analyse du revenu révèle que, la majorité (47,7%) des jeunes travailleurs de la branche d’activités
information et communication ont un revenu mensuel compris entre 100 001 et 150 000 FCFA.
Une proportion de 31,2% de ces jeunes ont un revenu qui dépasse 300 000 FCFA tandis que 21,1%
d’entre eux affirment avoir obtenu un revenu d’au plus 35 000 FCFA.
La moitié (50%) des travailleurs du secteur parmi les jeunes hommes ont un revenu mensuel
dépassant 300 000 FCFA, 33,7% un revenu maximal de 35 000 FCFA tandis que 16,3% autres ont
généré un revenu mensuel moyen compris entre 100 001 et 150 000 FCFA. Les jeunes femmes
enquêtées et travaillant dans le secteur des TIC, ont toutes quant à elles, un revenu mensuel compris
entre 100 001 et 150 000 FCFA au moment de l’enquête. S’ils sont moins présents dans les
activités liées aux TIC, les jeunes de 15 – 24 ans ont cependant des revenus
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
mensuels plus élevés que ceux des 25 – 35 ans. Un constat contre-intuitif se dégage également de
l’analyse des revenus selon le niveau d’éducation : les revenus des jeunes ayant un niveau primaire
et secondaire se concentrent dans la tranche 100 001 – 150 000 FCFA contre 21,8% des jeunes
ayant un niveau supérieur dans cette tranche. Cependant 46,7% des jeunes ayant un niveau
d’études supérieures génèrent plus de 300 000 FCFA de revenu par mois. Il faut noter une large
part des jeunes ayant un niveau d’études supérieures exercent des activités indépendantes dont les
revenus peuvent être aléatoires du fait de la forte concurrence dans les activités de
télécommunication (mobile money, transferts et vente d’unités de communication…), ceci pourrait
expliquer leur relative grande présence dans la tranche de revenu de moins de 35 000 FCFA par
mois.
Tableau 12 : Tranche de revenus des emplois salariés et indépendants selon les caractéristiques
sociodémographiques
Revenu de l'activité principale Total
M
o
in
s d
e 3
5
0
0
0
3
5
0
0
1
–
5
0
0
0
0
5
0
0
0
1
–
1
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
1
–
1
5
0
0
0
0
1
5
0
0
0
1
–
2
0
0
0
0
0
2
0
0
0
0
1
–
2
5
0
0
0
0
2
5
0
0
0
1
–
3
0
0
0
0
0
P
lu
s d
e 3
0
0
0
0
0
E
ffectif
%
d
a
n
s l’
em
p
lo
i
Sexe
Homme 33,7 0,0 0,0 16,3 0,0 0,0 0,0 50,0 1 660 62,5
Femme 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 997 37,5
Classe
d'âge
15 - 24 ans 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 387 14,6
25 - 35 ans 24,7 0,0 0,0 38,8 0,0 0,0 0,0 36,6 2 270 85,4
Education
Aucun - - - - - - - - 0 0
Primaire 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 270 10,2
Secondaire 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 610 23,0
Supérieur 31,5 0,0 0,0 21,8 0,0 0,0 0,0 46,7 1 777 66,9
Total % 21,1 0,0 0,0 47,7 0,0 0,0 0,0 31,2 2 658 100
Effectif 560 0 0 1 267 0 0 0 830
Source : INSTAT (2020), EMOP 2019, 3ème passage
Toutefois, le volume de revenu dégagé par les différentes catégories doit tenir compte de leur
importance dans la population des travailleurs du secteur.
Dans l’exercice de leur emploi, les jeunes reçoivent des avantages en numéraire et/ou en nature.
Ainsi, 78,9% des jeunes travaillant dans le secteur de l’information et de la télécommunication
bénéficient de congés payés avec toutefois une discrimination positive en faveur des femmes
(100% contre 66,3% chez les hommes). Ils bénéficient également dans une moindre mesure, de
primes de rendement (fin d’année, sur le bénéfice ou sur les ventes).
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 13 : Avantages reçus par les jeunes en emplois selon les caractéristiques sociodémographiques
Sexe Classe d’âge
Total
Homme Femme 15 - 24 ans
25 - 35
ans
Congés payés 66,3 100,0 100,0 75,3 78,9
Congés maladies 66,3 100,0 100,0 75,3 78,9
Pension de retraite et autres allocations familiales 8,8 0,0 0,0 6,4 5,5
Participation aux bénéfices 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Primes de fin d’années / primes sur les bénéfices /
Primes de vente
16,3 61,2 0,0 38,8 33,1
Avantages en espèces (logement, repas, électricité,
transport, téléphone)
8,8 61,2 0,0 33,3 28,4
Avantages en nature (logement, repas, électricité,
transport, téléphone)
0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Contributions sociales 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Assurance maladie / service médical 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Congé de maternité (uniquement des femmes) 0,0 100,0 100,0 26,9 37,5
Source : INSTAT (2020), EMOP 2019, 3ème passage
Ils reçoivent également des avantages en espèces (logement, repas, électricité, transport,
téléphone), avec des différences en faveur des jeunes filles (61,2% contre seulement 8,8% chez les
jeunes hommes). Toutefois, les avantages en nature, la participation aux bénéficies, les
contributions sociales des employeurs et l’assurance maladie sont des avantages qui leur sont très
peu ou pas offerts si l’on se réfère aux résultats de l’enquête EMOP (2019). Seulement 5,5% de ces
jeunes bénéficient des cotisations au titre de la pension et autres allocations familiales de leurs
employeurs. Si elles bénéficient plus des autres avantages, l’on constate que les femmes ne
perçoivent pas, selon les données de l’enquête, de pension de retraite et autres allocations familiales
(0,0%). Cependant, les allocations familiales étant normalement attribuables à tout salarié ou
indépendant dûment enregistré, il s’avèrerait intéressant de pouvoir effectuer une analyse
désagrégée en isolant les allocations familiales de la pension de retraite9. Pour l’instant, la base
des données ne permet pas cette désagrégation.
La structure de l’enquête EMOP et les contraintes dans la possibilité de conduire une enquête
complémentaire auprès des jeunes (à cause de la pandémie de la Covid-19) n’ont pas permis de
procéder à une analyse des difficultés que rencontrent les jeunes dans la formation et l’accès aux
emplois liés aux TIC dans le district de Bamako. Toutefois, il est indéniable que les TIC constituent
une grande opportunité dans le développement de l’emploi des jeunes et sont une niche à explorer
par les autorités du fait de leur importance grandissante dans les différents secteurs tels que la
restauration, le transport, le commerce et la distribution…
9 Cela n’ayant pas été pris en compte dans l’élaboration des outils, il s’avère difficile d’opération cette
désagrégation à partir de la base de données disponible.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
4. Perceptions et perspectives des entreprises sur les questions
d’emploi lié aux TIC en faveur des jeunes au Mali
Le chapitre est consacré aux résultats de l’opération de collecte d’informations auprès de parties
prenantes dans le secteur des TIC et des emplois liés aux TIC. La collecte des données a été réalisée
du 1er au 10 juin auprès de 57 entrepreneurs et responsable d’entreprises (publiques et privées) et
de 40 informateurs clés à travers un questionnaire « Employeurs » et un guide d’entretien «
Informateurs clés ». Les informateurs clés ont été choisis parmi (i) les cadres de l’administration
publique intervenant sur les questions d’emplois et de TIC, (ii) les cadres des structures et agences
d’aides, (iii) les individus ayant une connaissance de l’environnement institutionnel des TIC et de
leur développement au Mali.
L’enquête a été conduite par 8 enquêteurs et 2 superviseurs. Les enquêteurs et superviseurs ont
bénéficié d’une formation de 2 jours sur les TIC et sur les outils de collecte. Les outils ont été testés
en situation réelle et les commentaires et points d’incompréhension ont tous été pris en compte.
Les données collectées auprès des entreprises ont trait à la taille de leur entreprise, à la proportion
de leur personnel (suivant différents échelons) impliqué dans les opérations produisant ou
nécessitant l’usage des TIC, les niveaux de rémunérations et les autres avantages offerts y compris
en termes de formation, les difficultés rencontrées dans le recrutement des jeunes et les perspectives
de recrutement dans les postes TIC pour les 2 – 3 prochaines années. Les interviews avec les
entrepreneurs et les informateurs clés ont également permis de collecter des données sur les
opportunités de formation existantes, les politiques et stratégies publiques en cours et les secteurs
porteurs de l’économie prometteurs en termes de création d’emplois pour les jeunes dans le
domaine des TIC.
Les outils de collecte sont présentés en Annexe 4 et Annexe 5. L’étude Analysis of ICT-enabled
youth employment in Ghana, Kenya, and South Africa (International Youth Foundation, 2013) et
les outils du dispositif de l’enquête EMOP au Mali ont constitué les principales sources et
références pour l’élaboration de ces outils.
4.1. Caractéristiques des entreprises enquêtées
En dehors de l’agriculture, tous les secteurs ont été représentés dans l’échantillon d’entreprise, en
raison du fait que les TIC, secteur économique à part entière, sont également présents dans les
autres secteurs. Ainsi, le secteur industriel, commercial et de services représentent respectivement
3,5%, 14% et 82,5% des entreprises enquêtées.
Parmi les entreprises enquêtées, 33,3% sont du domaine des Technologies de l'information et de la
communication (y compris centres d’appel), 19,3% sont du domaine des Médias, marketing et
publicité et 15,8% du Commerce de gros et de détail y compris le e-commerce. On note également
que 14% des entreprises sont du domaine de l’éducation et la formation et 7% de la banque, finance,
comptabilité, conseil en gestion et autres services financiers. Les activités Hôtellerie et tourisme
ont concerné moins de 2% des entreprises enquêtés. Les autres activités principales (8,8%)
concernent entre autres les prestations de service, les BTP et mines.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 14 : Répartition des entreprises par branche d’activités
Activités principales Effectif %
Technologies de l'information et de la communication (y compris centre
d’appel)
19 33,3%
Médias, marketing et publicité 11 19,3%
Commerce de gros et de détail 9 15,8%
Education et formation 8 14,0%
Banque, Finance, comptabilité, conseil en gestion et autres services
financiers
4 7,0%
Hôtellerie et tourisme 1 1,8%
Pétrole et gaz 0 0,0%
Services de santé 0 0,0%
Autre 5 8,8%
Total 57 100,0%
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
Les 57 entreprises enquêtées représentent 1 552 emplois dont 450 sont des femmes, soit 31,6% de
l’effectif total des personnes qui travaillent dans ces entreprises. Le tableau suivant donne la
réparation par branches des effectifs des entreprises enquêtées.
Tableau 15 : Répartition des emplois créés par les entreprises
Secteur d’activités économiques Homme Femme Total
Industrie 9 1 10
Commerce 61 15 76
Services 992 474 1 466
Total 1 062 490 1 552
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
Sur les 1 552 emplois créés, les emplois directement liés aux TIC représentent 1 005 postes parmi
lesquels 58,4% sont des postes de premier échelon et 41,6% des postes d’échelon intermédiaire ou
supérieur. On compte pour les emplois liés aux TIC, 769 hommes contre 296 femmes soit
respectivement 76,5% et 29,5% des emplois. Cette dernière proportion est légèrement inférieure
au poids des femmes dans l’ensemble des emplois (31,6%). Quel que soit l’échelon, les jeunes
hommes représentent 2 à 3 fois plus d’employés que les jeunes femmes. Sur les 1 552 employés,
Tableau 16 : Répartition des emplois liés aux TIC les types d’emplois de premier échelon et d’échelon
intermédiaire
Secteur
d’activités
économiques
Premier échelon Echelon intermédiaire Total
Homme Femme Total Homme Femme Total Homme Femme Total
Industrie 9 1 10 0 0 0 9 1 10
Commerce 27 12 39 17 3 20 44 15 58
Services 403 134 538 312 146 458 716 280 937
Total 439 147 587 329 149 478 769 296 1 005
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
4.2. Perspectives de recrutement par les entreprises du secteur
Les employeurs interrogés estiment qu’il existe de perspectives relativement importantes en termes
de recrutement des jeunes dans les emplois liés aux TIC, y compris dans leur entreprise. Parmi les
employeurs ayant répondu à cette question, 18 (soit 40%) pensent pouvoir recruter 1 à 3 jeunes
dans les postes liés aux TIC au cours des 2 – 3 prochaines années. Plus du tiers des employés
pensent pourvoir recruter 4 à 5 employés d’échelon inférieur au cours des 2 – 3
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
prochaines années tandis que 11% des entrepreneurs ne sont pas certains d’ouvrir des postes
supplémentaires dans les emplois liés aux TIC d’échelon inférieur. Seulement 2% des entreprises
enquêtées prévient d’embaucher au moins 20 jeunes dans les 2 – 3 prochaines années. Les tableaux
17 à 20 fournissent des informations sur les perspectives de recrutement, les types d’emploi
concernés et les difficultés auxquelles font face les entreprises en termes de recrutement dans les
emplois liés aux TIC.
Tableau 17 : Perspectives de recrutement dans les emplois de premier échelon
Nombre de postes de premier échelon à pourvoir au cours des 2 – 3
prochaines années
Effectif %
1 à 3 18 40,0%
4 à 9 16 35,6%
10 à 19 5 11,1%
20 à 39 1 2,2%
Ne sait pas / Pas sûr 5 11,1%
Total 100,0%
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
Il importe de procéder à une analyse fine et détaillée des caractéristiques et des secteurs d’exercice des
entreprises qui disposent d’un fort potentiel de recrutement des jeunes.
Les perspectives de recrutement dans les postes intermédiaires et supérieures sont également
encourageantes. L’enquête a révélé que près de 69% des employeurs (qui ont répondu) estiment pouvoir
recruter de 1 à 9 jeunes au cours des 2 – 3 prochaines années d’exercice tandis qu’une part relative élevée
(15,6%) ne sont pas sûr d’effectuer des recrutements dans le court ou moyen terme.
Tableau 18 : Perspectives de recrutement dans les emplois d’échelon intermédiaire
Nombre de postes de premier échelon à pourvoir au cours des 2 – 3
prochaines années
Effectif %
1 à 3 25 55,6
4 à 9 6 13,3
10 à 19 3 6,7
20 à 39 2 4,4
40 à 59 2 4,4
Plus de 60 0 0,0
Ne sait pas / Pas sûr 7 15,6
Total 45 100,0
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
L’absence de perspective immédiate de recrutement s’explique par diverses raisons parmi
lesquelles la dégradation du climat social, le problème de trésorerie ou encore les règlementations
et les impôts et taxes. Il faut cependant noter que d’autres raisons non spécifiées pèsent aussi dans
les décisions de ne pas recruter. Les principales raisons pour lesquelles les entreprises ne souhaitent
pas recruter au cours des 3 prochaines années, portent principalement sur la dégradation du climat
d’affaires (58,1%) et le problème de trésorerie (16,7%).
La crise sécuritaire que vit le pays depuis 2012 a sans doute eu des effets négatifs sur le
développement des entreprises au Mali et le secteur des TIC n’en fait pas exception. Même si
seulement 10% des entreprises ont identifié comme le poids de la règlementation et des taxes
comme raison de non recrutement, il serait judicieux d’évaluer les effets des importantes mesures
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
mises en place par le Gouvernement pour faciliter la création d’entreprise (guichet unique,
exonération pour les jeunes…) et promouvoir l’emploi des jeunes (APEJ, FAFPA, ANPE…)
Tableau 19 : Poids des différents types de raison de non recrutement
Raison de non recrutement Effectif %
Baisse du chiffre d’affaires 1 8,3%
Forte concurrence 0 0,0%
Problème de trésorerie (difficultés d'accès au crédit ou crédit trop cher) 2 16,7%
Manque de personnel qualifié sur le marché du travail 0 0,0%
Dégradation du climat d’affaires 3 25,0%
Instabilité politique du pays 1 8,3%
Trop de réglementations, d'impôts et de taxes 1 8,3%
Autres 6 50,0%
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
Le tableau suivant renseigne sur le type de métiers sur lesquels porteront les perspectives de
recrutement dans les emplois liés aux TIC. Les métiers d’informaticien, d’agents commerciaux, de
secrétaire et de maintenance / installation d’équipement sont de loin les plus recherchés avec
respectivement 22%, 18%, 18% et 17% des cas. Le deuxième lot de métiers les plus recherchés est
constitué de ceux en lien avec la comptabilité / finance (11%). Les métiers de communicateur, de
designer graphique, de réseautage et de technicien sont également recherchés. Les agents de
support audio-visuel, les formateurs et les secrétaires comptables sont recherchés dans 7% des cas
alors que les spécialistes de la configuration de serveurs, les électroniciens et les métiers relatifs à
la maintenance, au marketing et aux médias (échelon intermédiaire ou supérieur) sont demandés
chacun dans 5% des cas. Même s’ils estiment qu’elles recruteront dans l’avenir, 11% des
entreprises n’ont pas pu déterminer les métiers pour lesquels elles proposeront des emplois.
Tableau 20 : Métiers sur lesquels porteront les perspectives de recrutement
Métiers recherchés Effectif %
Informaticien 10 22,2
Agents commerciaux 8 17,8
Secrétaire 8 17,8
Maintenancier et installation des équipements 7 16,6
Comptables 5 11,1
Communicateur 4 8,9
Designer graphique 4 8,9
Réseautage 4 8,9
Technicien 4 8,9
Agent de support audio-visuel 3 6,7
Formateur 3 6,7
Secrétaire comptable 3 6,7
Configuration des serveurs 2 4,4
Electronicien 2 4,4
Marketing 2 4,4
Médias 2 4,4
Administrateur de base de données 1 2,2
Agent de support informatique 1 2,2
Agent froid climatisation 1 2,2
Caissiers 1 2,2
Chef de division télécommunication et poste 1 2,2
Chef de division TIC 1 2,2
Community Manager 1 2,2
Comptable des matières de travail 1 2,2
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Métiers recherchés Effectif %
Designer de site Internet 1 2,2
Développeur 1 2,2
Développeurs recherche et Développement 1 2,2
Directeur des opérations 1 2,2
Directeur des ressources humaines 1 2,2
Directeur financier 1 2,2
Documentaliste 1 2,2
Electricien 1 2,2
Facteurs (Distributeur de courrier) 1 2,2
Génie civile 1 2,2
Gérant 1 2,2
Gérant assistant 1 2,2
Gestionnaire de la bibliothèque numérique 1 2,2
Graphiste 1 2,2
Informaticien et télécommunication 1 2,2
Ingénieur 1 2,2
Journalistes reporters d'image 1 2,2
Marketing et publicité 1 2,2
Producteur 1 2,2
Réparateur de panneau solaire 1 2,2
Responsable communication 1 2,2
Responsable marketing 1 2,2
Responsable technique 1 2,2
Service client 1 2,2
Soudeur 1 2,2
Technologie de l'information 1 2,2
ND 5 11,1
Total 100,0
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
Les deux tableaux suivants informent les niveaux de formation et diplômes ainsi que sur
l’expérience professionnelle à détenir pour les postes qui seront à pourvoir. Les personnes sans
aucun niveau d’éducation sont concernées par seulement 9% des recrutements. A partir du
fondamental 2, le pourcentage d’offre de recrutement augmente avec le niveau du diplôme. En
effet, les diplômés du fondamental 2 sont concernés par seulement 4% des recrutements, une
proportion inférieure à celle des personnes sans aucun niveau d’éducation. Ce pourcentage passe
à 16% au secondaire général, 53% au secondaire technique et professionnel et 69% au supérieur.
Cette structure épouse celle des emplois actuellement occupés dans le domaine des TIC et dont une
analyse a été faite dans le chapitre 2 du présent rapport.
Tableau 21 : Niveau de diplôme recherché par les entreprises pour les recrutements
Effectif %
Aucun niveau 4 8,9
Coranique /alphabétisé(e) 0 0,0
Fondamental 1 0 0,0
Fondamental 2 2 4,4
Secondaire général 7 15,6
Secondaire technique et professionnel 24 53,3
Supérieur 31 68,9
Autre 2 4,4
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 22 : Nombre d’année d’expériences recherchées par les entreprises pour les recrutements
Expérience Effectif %
Aucune expérience 17 37,8
1 – 3 ans 26 57,8
4 – 6 ans 4 8,9
7 ans et plus 0 0,0
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
Les personnes ayant une expérience minimale (1 – 3 ans) sont les plus recherchées pour les postes
à pourvoir (58% des cas). 38% des recrutements concerneront les personnes sans expériences
contre 9% pour les plus expérimentés (4 à 6 ans d’expérience). Cette situation s’explique
probablement par le niveau élevé des rémunérations des employés ayant une grande expérience.
Les entreprises préfèrent, pendant leur phase de développement, recruter les moins expérimentés,
réduisant du coût le poids des salaires sur les charges et les risques de faillite financière. En plus,
les plus expérimentés bénéficient dans les entreprises, de quelques avantages destinés à les fidéliser
vu que le secteur fait face à une relative rareté de demandeur d’emplois pour des postes trop
spécialisés mais aussi à une concurrence entre les grandes entreprises pour attirer / fidéliser ces
compétences.
Même si elles préfèrent employés des jeunes avec une relative faible expérience (1 à 3 ans), les
entreprises recherchent le plus souvent (75,6% des cas) chez les jeunes des compétences
informatiques avancées. Elles recherchent également des jeunes avec des compétences en
informatique de base (58% des cas). Le tableau suivant donne les principales compétences
recherchées par les entreprises des secteurs liées aux TIC.
Tableau 23 : Répartition des entreprises selon les compétences techniques recherchées chez les jeunes
Compétences techniques requises Effectif %
Ventes et marketing 20 44,4
Service client 14 31,1
Administration 19 42,2
Comptabilité 14 31,1
Compétences informatiques de base 26 57,8
Compétences informatiques avancées 34 75,6
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
La branche des TIC étant très spécialisées, certaines compétences informatiques avancées sont
exigées des jeunes pour occuper les postes d’échelon intermédiaire et supérieur mis en jeu : la
maintenance des équipements informatiques (59% des entreprises enquêtées), le développement de
logiciel (56%), le développement et maintenance de site internet (53%) sont les plus recherchées.
Le développement d’application (44%) et l’administration de réseau (38%) sont relativement moins
demandés. Parmi les compétences informatiques avancées nécessaires pour les jeunes, les services
mobiles sont les moins requis par les entreprises.
En plus des compétences professionnelles, d’autres compétences de vie (ou valeurs) sont
recherchées par les employeurs. C’est le cas pour la capacité de travailler en équipe la capacité de
communiquer, la capacité d’adaptation au changement, l’éthique, l’intégrité et la fidélité à
l’entreprise. Les tableaux suivants fournissent des détails sur les compétences techniques avancées
et les compétences de vie attendues des candidats pour des postes en rapport avec les TIC dans les
entreprises enquêtées.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Tableau 24 : Répartition des entreprises selon les compétences informatiques avancées nécessaires
pour occuper les postes
Compétences informatiques avancées Effectif %
Développement de logiciel 19 55,9%
Développement d'applications 15 44,1%
Services mobiles 9 26,5%
Maintenance des équipements informatiques 20 58,8%
Administration du réseau 13 38,2%
Développement / maintenance de site internet 18 52,9%
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
Tableau 25 : Répartition des entreprises selon les autres compétences de vie à détenir pour occuper les
postes
Autres compétences de vie les plus importantes que les
candidats
Effectif %
Capacités de travail d’équipe 37 82,2
Ethique 22 48,9
Intégrité 30 66,7
Fidélité à l'entreprise 28 62,2
Compétences en communication 34 75,6
Gestion des émotions 19 42,2
Résolution de problèmes /conflits) 14 31,1
Adaptation au changement 32 71,1
Autre compétence de vie 8 17,8
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
4.3. Difficultés rencontrées par les employeurs dans le recrutement des jeunes
Si les jeunes rencontrent des difficultés dans l’accès à l’emploi en général et en particulier dans le
secteur des TIC, les analyses de l’enquête auprès des employeurs montre que ces derniers
rencontrent également des difficultés dans le recrutement de jeunes qualifiés pour les emplois dans
ce secteur. Plus d’un tiers (35,1%) des entreprises interrogées ont déclaré rencontrer des difficultés
dans le recrutement des jeunes qualifiés. Ces difficultés portent principalement sur les compétences
générales, les compétences informatiques spécialisées. Le tableau suivant fait état des principales
difficultés rencontrées lors du recrutement des jeunes dans les emplois liés aux TIC.
Tableau 26 : Principales difficultés rencontrées par les employeurs dans le recrutement des jeunes
Difficultés rencontrées dans l'embauche de jeunes employés
qualifiés
Effectif %
Instabilité élevée du personnel 5 25,0
Manque de compétences informatiques de base 5 25,0
Manque de compétences générales 14 70,0
Manque de compétences informatiques spécialisées 7 35,0
Manque d'agences de recrutement 1 5,0
Lacunes dans les compétences de base (lire, écrire, compter) 6 30,0
N / A (n'embauche pas de jeunes) 0 0,0
Autres difficultés rencontrées 8 40,0
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
L’embauche des jeunes qualifiés fait face à certaines réticences qui sont presque toutes liées aux
questions de compétences et qui constituent de réelles barrières au recrutement des jeunes. Dans la
plupart des cas, il s’agit d’une insuffisance de compétence générale ou spécifique qui dissuade
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
les employeurs à recruter les jeunes. Le manque de compétence générale est avancé dans sept cas
sur dix (70%), le manque de compétences informatiques spécialisées dans 35% des cas, les lacunes
dans les compétences de base (lire, écrire, compter) dans trois cas sur dix et le manque de
compétences informatiques de base dans le quart des cas. La grande instabilité du personnel s’érige
en barrière, dans 25% des cas. D’autres types de difficultés non spécifiées apparaissent aussi, dans
4 cas sur dix, comme entrave à l’emploi des jeunes.
Pour ce qui concerne l’emploi des jeunes filles, près de 46% des employeurs interrogés ont reconnu
rencontrer des difficultés dans le recrutement des jeunes filles. Les raisons que certains employeurs
évoquent comme difficultés dans le recrutement des filles sont entre autres la démotivation, les
problèmes d'adaptation au travail et aux contraintes horaires, les responsabilités familiales et
domestiques.
Les questions de la qualité de l’éducation et de la formation continue sont plus que jamais
importantes pour l’accès des jeunes diplômés à l’emploi dans le secteur des TIC. La promotion de
l’emploi des jeunes exige non seulement d’avoir un enseignement de qualité qui garantisse les
compétences générales et de base aux apprenants mais aussi de disposer d’un système de formation
continue régulièrement adapté aux besoins du marché de travail permettant d’acquérir les
compétences complémentaires et/ou spécifiques dont les employeurs pourraient avoir besoin.
Plusieurs employeurs estiment également qu’il est nécessaire que les structures techniques de
formation, les organisations professionnelles et l’Etat accompagnent les jeunes dans le choix des
filières de formation et des perspectives professionnelles. Les propositions avancées ont trait à
l’adaptation des cursus de formation, à la promotion des sciences techniques auprès des filles, à
l’étude des filières porteuses dans le domaine des TIC et à l’accompagnement des start-ups.
4.4. Avantages et autres opportunités offertes par les employeurs
En général, les entreprises et organisations offrent divers avantages à leurs employés dans le but
d’améliorer leur bien-être, de les fidéliser ou de susciter une émulation en vue de l’amélioration
des performances et des rendements. Les opportunités de formation (qui profitent tant à l’employé
qu’à l’employeur) et les avantages monétaires ou non constituent des sources de motivation pour
les employés.
Plus de 3 employeurs interrogés sur 4 ont déclaré offrir des opportunités de formation in-situ aux
jeunes lorsqu’ils sont recrutés. Même s’ils leur apportent ces opportunités, 17,5% des employeurs
s’attendent à ce que leurs nouveaux employés aient des compétences de base. Un quart (24,6%)
des employeurs reconnaissent qu’ils n’embauchent que des personnes ayant déjà des compétences
informatiques et ne leur offre pas un dispositif de formation in-situ.
D’autres avantages sociaux ou monétaires de divers types sont accordés aux jeunes par les
entreprises. Les avantages les plus fréquemment accordés sont les congés maladie (63%), les
congés payés (58%) et les congés de maternité pour les femmes (56%). L’assurance
maladie/service médical (49%) et la pension de retraite et autres allocations familiales sont aussi
accordées mais dans des proportions moindres. Le graphique ci-dessous donne l’importance des
différents types d’avantages accordés aux jeunes employés par les entreprises disposant des postes
de travail liés aux TIC.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Figure 1 : Avantages sociaux offerts par les entreprises aux jeunes
Congés maladies
63,2%
Congés payés 57,9%
Congé de maternité (uniquement des femmes) 56,1%
Assurance maladie / service médical 49,1%
Pension de retraite et autres allocations familiales 45,6%
Avantages en espèces (logement, repas, électricité,… 43,9%
Primes de fin d’années / primes sur les bénéfices /… 36,8%
Congés de paternité 35,1%
Avantages en nature (logement, repas, électricité,… 35,1%
Contributions sociales 28,1%
Participation aux bénéfices 17,5%
Je ne sais pas, ou je préfère ne pas répondre 12,3%
Source : Enquête auprès des employeurs, juin 2020
4.5. Secteurs prometteurs en termes de création d’emplois liées aux TIC
Près de la moitié (47,5%) des informateurs clés déclarent que leur organisation accompagne les
jeunes dans le développement de leurs compétences et de leur employabilité dans le secteur des
TIC. Cet accompagnement se présente en général sous forme d’opportunités de formation et / ou
d’accompagnement à la création / développement d’entreprise.
Selon les employeurs, les secteurs économiques les plus prometteurs en termes de création
d’emplois pour les jeunes sont le secteur secondaire et des industries (66,7%) et le secteur des
services (63,2%)10. Ils estiment également à 38,6% que les activités du tertiaire peuvent favoriser
la création d’emplois. Moins de 4 sur 10 employeurs interrogés ont identifié les TIC et innovations
technologiques comme faisant partie des secteurs prometteurs de création d’emplois pour les
jeunes. Toutefois, ils estiment à ce que les jeunes ont besoin de plus de formation dans le domaine
des TIC pour obtenir des emplois durables et plus rémunérateur.
A titre de comparaison, l’étude de International Youth Foundation11 (2013) a identifié, pour le cas
des pays en Afrique subsaharienne, huit secteurs qui offrent le plus de potentiel pour un emploi de
qualité au profit des jeunes : (i) l’industrie, (ii) l’agriculture, (iii) le commerce et l’hôtellerie, (iv)
la construction, (v) les finances, (vi) le transport, (vii) les services sociaux et l’administration et
(viii) les TIC. Au sein du secteur des TIC pris indépendamment, cinq (5) sous- secteurs disposent
d’un potentiel significatif pour favoriser l’emploi et l’entreprenariat des jeunes. Il s’agit :
- de la sous-traitance pouvant inclure la distribution ;
10 Il s’agissait ici, d’une question à réponses multiples.
11 International Youth Foundation, avec le support de Rockefeller Foundation (2013): Analysis of ICT-enabled youth
employment in Ghana, Kenya and South Africa, rapport final.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
- de la téléphonie mobile ;
- des télécommunications ;
- de la conception de sites internet et
- de la gestion des réseaux.
A la question de savoir quel type d’emplois, les jeunes considèrent comme emploi de qualité, 51,2%
des informateurs clés enquêtés estiment que les jeunes considèrent les emplois dans
l’administration publique comme emploi de qualité. Pour 20% d’entre eux, les emplois dans les
TIC sont considérés par les jeunes comme des emplois de qualité.
A la question de la pertinence des politique publiques pour l’employabilité des jeunes au Mall, 30%
des répondants estiment que les politiques publiques sont favorables à la création d’emplois massif
en faveur des jeunes alors que 70% d’entre eux pensent que les politiques publiques ne tiennent
pas véritablement compte des besoins et aspirations des jeunes en termes d’emplois.
L’analyse du tableau ci-dessus montre que 70% pensent que les politiques publiques en cours de
mise en œuvre au Mali ne sont pas favorables à une plus grande employabilité des jeunes dans ces
secteurs porteurs et seulement 30% des personnes estiment que les politiques sont favorables à une
plus grande employabilité des jeunes dans les secteurs des TIC.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
CONCLUSION
Le chômage des jeunes est un phénomène féminin et urbain. Dans la population de jeunes en
général, ce taux augmente avec le niveau d’instruction mais dans les emplois liés aux TIC, le
phénomène inverse se produit, les jeunes avec un niveau d’instruction plus élevé (surtout dans les
formations TIC) ayant plus de chance de trouver un emploi. Les jeunes hommes ont plus de chance
de trouver un emploi lié aux TIC que les jeunes filles, tout comme dans les secteurs économiques.
Des enseignements ont été tirés de cette étude sur les TIC et emploi des jeunes dans le district de
Bamako.
Les emplois liés aux TIC sont mieux rémunérés que les autres emplois non agricoles,
indiquant un effet positif des TIC sur la productivité des jeunes employés. Ces emplois
exigent un minimum de niveau d’instruction. Dans la branche TIC, le nombre d’emplois
d’échelon intermédiaire dépasse largement celui des emplois de premier échelon. Plus de
trois jeunes sur quatre occupant des postes d’emploi lié aux TIC ont un revenu mensuel
supérieur au SMIG.
✔ Les principales difficultés de recrutement des entreprises portent en particulier sur le
manque de compétences générales, de compétences informatiques spécialisées mais aussi
les lacunes dans les compétences de vie des jeunes.
✔ Les jeunes filles rencontrent des difficultés d’accès aux emplois liés aux TIC, du fait selon
les employeurs, la démotivation, des problèmes d'adaptation au travail et aux contraintes
horaires, et de leurs responsabilité familiales et domestiques. En plus, elles sont moins
nombreuses que les hommes sur le marché de l’emploi lié aux TIC : elles choisissent moins
les formations aux métiers des TIC et recherchent plus des emplois d’échelon inférieur ou
intermédiaire ne nécessitant pas de très grandes compétences.
Les métiers d’informaticien, d’agents commerciaux et de secrétaire sont de loin les plus
recherchés par ces entreprises qui disposent de postes à emploi lié aux TIC. Elles
recherchent plus souvent chez les jeunes des compétences informatiques avancées ou au
moins une compétence de base dans trois cas sur quatre. Les compétences avancées,
lorsqu’elles sont exigées, sont celles en rapport avec l’installation et la maintenance des
équipements informatiques, la création et la gestion des sites Internet, le design graphique
et la gestion des bases de données.
Le secteur secondaire et celui des services (incluant les TIC) sont considérés parmi les plus
grands pourvoyeurs d’emplois liés aux TIC. Selon les employeurs et les informateurs clés,
les jeunes préfèrent des emplois dans les administrations mais sont de plus en plus intéressés
par le domaine des TIC, qu’ils utilisent également dans la recherche d’emplois. Des
programmes privés de formation des jeunes existent de même que des opportunités offertes
par les organisations publiques dans le cadre de la promotion de l’employabilité des jeunes.
Une grande partie des employeurs offrent des possibilités de formation et autres avantages
monétaires ou en nature à leurs employés.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Ces évidences suscitent des recommandations de politiques économiques pour renforcer
l’employabilité des jeunes dans les emplois liés aux TIC. Il s’agit entre autres :
■ d’accentuer et d’étendre les programmes de formation professionnelle et de formation
continue des jeunes dans les métiers liés aux TIC tels que ceux mis en œuvre par le
Département en charge de l’économie numérique et des programmes d’emploi jeunes
(APEJ, PROCEJ, FAFPA, ANPE…) : les programmes de formation devraient intégrer
des modules de développement des capacités des jeunes dans l’utilisation des nouvelles
technologies. A titre d’exemple, ces modules pourraient inclure la recherche d’informations
et d’opportunités d’affaires via les applications TIC, la publicité, le réseautage avec dans la
chaine de valeur, la distribution commerciale…
■ de favoriser l’intégration des TIC dans les modules de formation technique et
universitaire et de promouvoir l’utilisation des TIC dans l’enseignement, en
particulier dans les cycles supérieurs : de nombreux jeunes sortent des centres de
formation supérieure sans véritable connaissance des opportunités qu’offrent les TIC dans
la recherche d’emploi et dans le développement d’activités génératrices de revenus. A titre
d’exemple, plusieurs organisations utilisent aujourd’hui les TIC et les réseaux sociaux dans
le cadre des recrutements de nouveaux staffs. La maitrise de l’outil informatique et des TIC
peut permettre d’identifier des opportunités et d’en profiter.
Les étudiants peuvent aussi utiliser les TIC dans le cadre de leurs recherches scientifiques,
les TIC offrant, à travers des plateformes de partage, de recherches et de publication, des
milliers de sources importantes d’acquisition de connaissances et autres ouvrages. Par
exemple, des cours en ligne existent et sont gratuits (Youtube, wikipedia…).
■ de réviser les documents cadres stratégiques en lien avec la promotion de jeunesse tels
que la politique de développement de la jeunesse et la politique nationale de formation
professionnelle pour l’emploi afin de prendre en compte les questions de promotion
de l’emploi lié aux TIC.
■ de susciter l’intérêt des plus jeunes, en particulier les filles, en développant et en
mettant en œuvre des programmes de sensibilisation et d’orientation des élèves vers
les filières de formation aux métiers liés aux TIC.
■ d’inciter, à travers des mécanismes fiscaux entre autres, les entreprises à favoriser et
à mettre en place des programmes de formation aux TIC destinés à leurs employés.
■ d’intégrer / de renforcer les stratégies de promotion économique tenant compte des
opportunités offertes par les TIC, y compris à travers l’auto-emploi, dans les
programmes d’autonomisation des filles tels que le projet SWEDD ou les initiatives
des départements (promotion de la fille / femme, emploi / formation professionnelle)
et des autres partenaires du domaine : ces nouvelles initiatives pourraient inclure la (i)
la formation des jeunes filles à l’utilisation des TIC pour la recherche d’opportunités
d’affaires, la publicité et la distribution de leurs produits, (ii) la formation des jeunes filles
dans des métiers liés aux TIC comme le dépannage des téléphones et des équipements
informatiques et autres équipements (maintenance informatique, montage et gestion des
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
équipements, création et gestion de sites web…), (iv) la mise en place d’un système de
financement des activités des filles en lien avec les métiers des TIC, entre autres.
Les TIC constituent des opportunités de création d’emploi massif au profit des jeunes dans les
secteurs en plein développement comme le commerce en ligne y compris dans des secteurs comme
la restauration, la distribution, le transport, les services de mobile money, la télécommunication, la
création et la gestion des sites Internet. Les TIC peuvent constituer un véritable atout pour la
constitution, la fidélisation et l’élargissement de la clientèle dans tous les secteurs économiques.
L’expansion géographique rapide et la croissance démographique rapide de la ville de Bamako
sont des contraintes en termes de disponibilité d’infrastructures socioéconomique mais elles
constituent également des opportunités pour la création d’emploi lié aux TIC chez les jeunes dans
les domaines du commerce en ligne (e-commerce), de la distribution, de la restauration, du
transport et des services entre autres.
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ix
ANNEXES
Annexe 1 : Poids des TIC dans l’emploi non agricole de 2014 à 2018 par région et milieu de résidence
2014 2015 2016 2017 2018
Sexe
Homme 0,3 0,3 0,9 0,6 0,6
Femme 0,2 0,5 0,2 0,3 0,4
Zone de
résidence
Urbain 0,3 0,4 1,0 0,7 0,5
Bamako 0,1 0,4 1,3 0,8 0,4
Autre urbain 0,7 0,5 0,5 0,6 0,6
Rural 0,0 0,4 0,0 0,1 0,5
Région
Kayes 0,7 0,3 0,1 0,7 1,1
Koulikoro 0,1 1,5 0,2 0,4 1,5
Sikasso 0,5 0,1 0,3 0,2 0,4
Ségou 0,0 0,0 0,2 0,0 0,2
Mopti 0,1 0,1 0,0 0,5 0,2
Tombouctou 0,1 0,0 0,0 0,1 0,1
Gao 0,3 0,0 0,6 0,0 0,8
Bamako 0,1 0,4 1,3 0,8 0,4
Total 0,2 0,4 0,6 0,5 0,5
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
Annexe 2 : Répartition des emplois de la branche d’activités des TIC par sexe et niveau d’instruction
Zone de résidence Total
Urbain Bamako Autre urbain Rural Effectif %
Sexe
Homme 39,6 18,9 20,7 60,4 3 540 62,1
Femme 69,0 35,0 34,0 31,0 2 156 37,9
Education
Aucun – – – – 0 0,0
Primaire 52,3 0,0 52,3 47,7 1 400 24,6
Secondaire 33,2 10,3 22,9 66,8 3 202 56,2
Supérieur 100,0 100,0 0,0 0,0 1 094 19,2
Total 50,7 25,0 25,7 49,3 5 695 100,0
Source : INSTAT (2019), EMOP 2018, 3ème passage
Annexe 3 : Répartition des jeunes selon leur situation dans l’activité dans le district de Bamako
Situation dans l'activité (%) Total
Actif occupé Chômeur Inactif % Effectif
Sexe
Homme 57 7,9 35,2 44 398 917
Femme 35,3 9,2 55,5 56 506 725
Classe d’âge
15 - 24
ans
29 9,2 61,8 57,4 519 733
25 - 35
ans
66,2 7,9 26 42,6 385 909
Education
Aucun 56,3 4,7 39,1 22,2 201 227
Primaire 39,1 7,8 53,1 57,9 523 952
Secondair
e
41,2 13,1 45,7 14,6 132 451
Supérieur 69,4 21,6 9 5,3 48 012
Total % 44,8 8,6 46,5 100
905 642 Effectif 405 962 78 185 421 495
Source : INSTAT (2020), EMOP 2019, 3ème passage
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Annexe 4 : Guide d’entretien Informateurs clés
ETUDE SUR LES TIC ET EMPLOI DES JEUNES
EN MILIEU URBAIN : Bamako et environs
GUIDE D’ENTRETIEN – INFORMATEUR
CLE
Bonjour Mme, Mr,
Mon nom est :
Je travaille pour le projet « Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel ». Nous
réalisons actuellement une enquête sur l’emploi des jeunes et les TIC en milieu urbain. Je voudrai
m'entretenir avec vous sur des questions relatives à l’emploi des jeunes. Les informations que vous me
donnerez resteront anonymes. Elles seront utilisées uniquement pour mieux orienter les politiques
nationales afin de contribuer à une meilleure évaluation de l’apport qualitatif et quantitatif ainsi que le
potentiel des TIC à la création d’emploi au Mali. L'interview prendra environ une trentaine de minutes. La
participation à cette enquête est volontaire et vous pouvez refuser de répondre à des questions particulières
ou à toutes les questions. Mais je vous serais très reconnaissant(e) de bien vouloir me fournir le maximum
d’informations et en toute sincérité.
Notez bien que les employés dont il est fait mention dans ce guide sont ceux qui utilisent les TIC dans
l’exécution de leur tâche, sauf mention contraire.
CONFIDENTIEL : La Loi No2016-005 du 24 Février 2016 régissant les statistiques publiques fait obligation aux
personnes physiques et morales de répondre aux Enquêtes Statistiques Officielles. Elle garantit aussi la confidentialité
des réponses individuelles par des sanctions aux contrevenants prévues au Code Pénal.
Ainsi, les informations collectées au cours de cette enquête sont strictement confidentielles au terme de ladite loi,
régissant les statistiques publiques au Mali.
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Prénom et nom de l’enquêteur : ……………………………………………………………………………..
Numéros de téléphone | | | | | | | | | / | | | | | | | | |
Date de l’interview / / / / / / / / / / /
j j m m a a a a
Prénom et nom du répondant : ……………………………………………………………………
Numéros de téléphone | | | | | | | | | / | | | | | | | | |
Email : …………………………………………………………………………………………………………………
Nom de l’organisation……………………………………………………………………………………………………
Type de l’organisation : | | 1. ONG 2. Institution de formation 3. Gouvernement 4.
Partenaire au développement 5. Autre (Préciser) : ……………………………………
Quel poste occupez-vous dans l’Organisation : ………………………..……………………………………………
1. Votre organisation a-t-elle ou accompagne-t-elle des programmes ou activités de formation des jeunes
dans les domaines liés aux TIC ? Si oui, lesquelles ? Avec quels partenaires ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
2. Selon vous, qu’est-ce que les jeunes du Mali considèrent comme emploi de qualité ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
3. Selon vous, quels sont les secteurs qui pourraient fournir plus d’emplois aux jeunes actuellement et
dans les prochaines années ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
4. Pensez-vous que les jeunes maliens sont suffisamment préparés pour occuper ces emplois ? Pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………
5. Quelles sont pour vous, les compétences techniques nécessaires pour pouvoir accéder à ces emplois ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………
6. Pour vous, les politiques publiques en cours de mise en œuvre au Mali sont-elles favorables à une
employabilité plus grande des jeunes dans ces secteurs porteurs ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
7. Y a-t-il en dehors de votre structure, une autre personne bien informée des questions de TIC et emploi
jeunes avec qui vous nous conseillez de nous entretenir ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
Je vous remercie pour votre disponibilité !
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Annexe 5 : Questionnaire Employeurs
ETUDE SUR LES TIC ET EMPLOI DES JEUNES
EN MILIEU URBAIN : Bamako et environs
QUESTIONNAIRE EMPLOYEUR
Bonjour Mme, Mr,
Mon nom est :
Je travaille pour le projet « Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel ». Nous
réalisons actuellement une enquête sur l’emploi des jeunes et les TIC en milieu urbain. Je voudrai
m'entretenir avec vous sur des questions relatives à l’emploi des jeunes. Les informations que vous me
donnerez resteront anonymes. Elles seront utilisées uniquement pour mieux orienter les politiques
nationales afin de contribuer à une meilleure évaluation de l’apport qualitatif et quantitatif ainsi que le
potentiel des TIC à la création d’emploi au Mali. L'interview prendra environ une trentaine de minutes. La
participation à cette enquête est volontaire et vous pouvez refuser de répondre à des questions particulières
ou à toutes les questions. Mais je vous serais très reconnaissant(e) de bien vouloir me fournir le maximum
d’informations et en toute sincérité.
Notez bien que les employés dont il est fait mention dans ce questionnaire sont ceux qui utilisent les TIC
dans l’exécution de leur tâche, sauf mention contraire.
Avant de commencer, consentez-vous à participer à l’enquête ? | | 0. Non 1. Oui
CONFIDENTIEL : La Loi No2016-005 du 24 Février 2016 régissant les statistiques publiques fait obligation aux
personnes physiques et morales de répondre aux Enquêtes Statistiques Officielles. Elle garantit aussi la confidentialité
des réponses individuelles par des sanctions aux contrevenants prévues au Code Pénal.
Ainsi, les informations collectées au cours de cette enquête sont strictement confidentielles au terme de ladite loi,
régissant les statistiques publiques au Mali.
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xiv
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Cette note est à l’intention de l’enquêteur. Elle peut être communiquée à la personne enquêtée pour mieux préciser
les réponses. Il s’agit d’exemples en rapport avec les types d’emplois de premier échelon et d’échelon intermédiaire
faisant recours aux TIC.
Exemples de poste ou emploi de
premier échelon
Exemples de poste ou emploi d’échelon
intermédiaire
Banques et services
financiers
Employé(e) de bureau / secrétaire,
caissier(e), Agent de support
informatique, Gestionnaire de bases de
données simples
Réseautage, Administrateur de base de
données, Agent de maintenance et de
configuration des serveurs, Sécurité de la
technologie, Agent supérieur de support
Télécommunications Agent de support informatique,
Employé(e) de bureau / secrétaire
Hardware, réseautage
Technologie de
l’information
Employé(e) de bureau / secrétaire, Agent
de support informatique
Réseautage, programmeur, Maintenance
et installation des équipements,
configuration des serveurs
Education et formation Enseignant / formateur, secrétaire,
administrateur de base de données
Formateur spécialisé sur les TIC avancés
Média, marketing et
publicité
Employé(e) de bureau / secrétaire,
designer de site internet, Agent de
support en gestion de base Audio-visuel
Designer graphique, agent de support
audio-visuel, Installation et maintenance,
réseautage
Pétrole et gaz Employé(e) de bureau / secrétaire,
comptable, administrateur de base de
données (basique)
Réseau, Installation et maintenance des
équipements informatiques, comptabilité
avancée, administrateur de base de
données (avancé)
Hôtellerie et tourisme Agent de support informatique,
Employé(e) de bureau / secrétaire
Réseau, Agent de support informatique
(avancé)
Services de santé Employé(e) de bureau / secrétaire, Agent
de support informatique, agent de gestion
de base de données
Réseau, Administrateur de bases de
données, sécurité informatique
Source : ces exemples sont adaptés des outils de collecte dans le cadre de l’étude de International youth foundation
(2013) : Analyses emplois jeunes et TIC au Ghana, Kenya et Afrique du Sud – avec le support de Rockefeller
Foundation.
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xv
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
1. Généralité
Numéro du questionnaire | | | | | | | |
Prénom et nom de l’enquêteur : ……………………………………………………………………………..
N° Tél. ……………………………………………………………………
Date de l’enquête / / / / / / / / / / /
j j m m a a a a
2. Répondant
Q1.1 Prénom et nom du répondant : ……………………………………………………………………
Q1.2 Sexe : | | 1- Homme 2- Femme
Q1.3 Numéros de téléphone | | | | | | | | | / | | | | | | | | |
Q1.4 Email (facultatif) :
………………………………………………………………………………………………
3. Caractéristiques de l’entreprise
Q2.1 Raison sociale (Nom) de l’entreprise :
…………………………………………………………………………….
Q2.2 Secteur d’activités économiques | | 1. Agriculture 2. Industrie 3. Commerce 4. Service
Q2.3 Parmi les secteurs ci-dessous, dans lequel intervenez-vous, en termes d’activité principale ? : | |
1. Banque, Finance, comptabilité, conseil en gestion et autres services financiers
2. Médias, marketing et publicité
3. Technologies de l'information et de la communication (y compris centre d’appel)
4. Education et formation
5. Pétrole et gaz
6. Hôtellerie et tourisme
7. Services de santé
8. Commerce de gros et de détail
9. Autre (à préciser)……………………………………………………
Q2.4 Location de votre entreprise (Ville / Commune / Quartier) :
…………………………… / ………………………………/
………………………………………………….
Q2.5 Combien d’employés compte votre entreprise ?
Hommes Femmes Total
Nombre d’employés
Q2.6 Combien d’employés occupent des postes nécessitant des compétences en TIC ?
Homme Femmes Total
Personnel technique de premier échelon faisant recours aux TIC dans
leur emploi
Personnel technique d’échelon intermédiaire faisant recours aux TIC
dans leur poste
Total
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xvi
TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
4. Perspectives de recrutement
Q3.1 Souhaitez-vous recruter au cours des deux ou trois prochaines années ? | | 1. Oui ; 2. Non (Si
oui, allez à la question Q3.3)
Q3.2 Si non, quelles sont les principales raisons ? (Ensuite, allez à la section 4)
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
Baisse du chiffre d’affaires
Forte concurrence
Problème de trésorerie (difficultés d'accès au crédit ou crédit trop cher)
Manque de personnel qualifié sur le marché du travail
Dégradation du climat d’affaires
Instabilité politique du pays
Trop de réglementations, d'impôts et de taxes
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
h. Autres, (à préciser) ............................................................................................................................ | |
Q3.3 Si oui, combien d'employés estimez-vous que votre entreprise recrute-t-elle au cours des deux ou trois
prochaines années dans des postes de premier échelon (note à l’enquêteur : au besoin, se référer à la liste des
exemples en page 2) ? | |
1 = 1 à 3 2 = 4 à 9 3 = 10 à 19 4 = 20 à 39 5 = 40 à
59 6 = plus de 60 7 = Ne sait pas / Pas sûr
Q3.4 Si oui, combien d'employés estimez-vous que votre entreprise recrute-t-elle au cours des deux ou trois
prochaines années dans des postes de niveau intermédiaire (note à l’enquêteur : au besoin, se référer à la liste
des exemples en page 2) ? | |
1 = 1 à 3 2 = 4 à 9 3 = 10 à 19 4 = 20 à 39 5 = 40 à 59
6 = plus de 60 7 = Ne sait pas / Pas sûr
Q3.5 Pour les recrutements prévus, quelles sont les postes ou emplois qui nécessitent des compétences
informatiques ? (Énumérez les postes les plus importants – se référer au besoin à la liste des exemples fournie
en page 2)
…………………………………….
…………………………………….
…………………………………….
…………………………………….
…………………………………….
…………………………………….
Q3.6 De façon générale, quelle est la formation minimale requise pour chacun de ces postes / emplois ?
a. Aucun | | b. Coranique /alphabétisé(e) | |
c. Fondamental 1 | | d. Fondamental 2 | |
e. Secondaire général | | f. Secondaire technique et professionnel | |
g. Supérieur | | h. Autre (à préciser) ......................................................... | |
Q3.7 De façon générale, combien d'années d'expérience est nécessaire pour qu'un candidat soit embauché pour
ces postes ?
a. Aucun | | b. 1-3 ans | | c. 4-6 ans | | d. 7 ans et plus | |
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Q3.8 Parmi les postes énumérés ci-dessus, quelles compétences techniques sont requises ? (réponses multiples)
a. Ventes et marketing | | b. Service client
| |
c. Administration | | d. Comptabilité | |
e. Compétences informatiques de base | | f. Compétences informatiques avancées
| |
Q3.9 Si (f à Q3.8) des compétences informatiques avancées sont nécessaires pour les emplois énumérés ci-
dessus, lesquelles ?
a. Développement de logiciel | | b. Développement d'applications | |
c. Services mobiles | | d. Maintenance des équipements informatiques
| |
e. Administration du réseau | | e. Développement / maintenance de site Internet | |
f. Gestion des fichiers et archives | | g. Support / assistance informatique
| |
h. Spécialistes des comptes fournisseurs / facturation | |
Autre (à préciser) : ..............................................................................................................................................| |
Q3.10 Pour les postes à pourvoir, quelles sont les autres compétences de vie les plus importantes que les candidats
devront avoir ? (réponses multiples)
a. Capacités de travail d’équipe | | b. Ethique | |
c. Intégrité | | d. Fidélité à l'entreprise | |
e. Compétences en communication | | f. Gestion des émotions | |
g. Résolution de problèmes /conflits) | | h. Adaptation au changement | |
i. Autre (à préciser) :. ................................................................. | |
5. Difficulté de recrutement des jeunes
Q4.1 Avez-vous eu des difficultés de recrutement au cours des deux (02) ou trois (03) dernières années ? | |
1. Oui, 2. Non (Si non, aller à la section 5)
Q4.2 Si oui, quels sont les difficultés rencontrées dans l'embauche de jeunes employés qualifiés pour les postes
ou emplois identifiés ci-dessus ? (Sélection multiple)
a. Instabilité élevé du personnel | | b. Manque de compétences informatiques de base
| | c. Manque de compétences générales | | d. Manque de compétences informatiques spécialisées
| | e. Manque d'agences de recrutement | | f. Lacunes dans les compétences de base (lire, écrire, compter)
| | g. N / A (n'embauche pas de jeunes) | |
h. Autre (à préciser) : ..............................................................................................................................................| |
6. Formation en informatique
Q5.1 Offrez-vous des compétences informatiques / TIC aux nouveaux employés sur le tas ? | |
1. Oui, nous leur enseignons les compétences requises
2. Oui, mais nous nous attendons à ce qu'ils aient des compétences de base
3. Non, nous n'engageons que des personnes ayant déjà des compétences informatiques
4. Autre (à préciser) : …………………………………………………………………….
Q5.2 Payez-vous ou êtes-vous prêt à payer pour des services de formation aux TIC afin de mieux préparer les
jeunes à rejoindre votre entreprise ? | | 1. Oui, 2. Non
Q5.3 Si non, pourquoi ? …………………………………………………………………………………………….
…..…………………………………………………………………………………………………………………
……..………………………………………………………………………………………………………………
……
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
7. Avantages
Q6.1 Vos employés bénéficient-ils des avantages sociaux suivants dans votre entreprise ? (Réponse multiple)
a. Congés payés | |
b. Congés maladies | |
c. Pension de retraite et autres allocations familiales | |
d. Participation aux bénéfices | |
e. Primes de fin d’années / primes sur les bénéfices / Primes de vente | |
f. Avantages en espèces (logement, repas, électricité, transport, téléphone) | |
g. Avantages en nature (logement, repas, électricité, transport, téléphone) | |
h. Contributions sociales | |
i. Assurance maladie / service médical | |
j. Congé de maternité (uniquement des femmes) | |
k. Congés de paternité (uniquement pour les hommes)
l. Je ne sais pas, ou je préfère ne pas répondre
| |
| |
Q6.2 A combien estimez-vous le salaire mensuel moyen net des employés qui occupent des postes nécessitant
l’usage des TIC dans l’exécution quotidienne de leurs tâches ? | |
1 = ≤35 000 ; 2 = 35 001 – 50 000 ; 3 = 50 001 – 100 000 ;
4 = 100 001 – 150 000 ; 5 = 150 001 – 200 000 ; 6 = 200 001 – 250 000 ;
7 = 250 001 – 300 000 ;
répondre
8 = > 300 000 ; 9 = Je ne sais pas, ou je préfère ne pas
Q6.3 Avez-vous un contrat de travail formel avec vos employés qui occupent des postes nécessitant l’usage des
TIC ? | | 1. Oui, 2. Non
(Si oui, allez Q6.5)
Q6.4 Si non, pourquoi ? ...........................................
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………….…
………
Q6.5 Si oui, quelle est la durée moyenne de vos contrats avec ces employés ? | |
1 = ≤ 3 mois ; 2 = 4 à 6 mois ; 3 = 7 à 11 mois
4 = 12 mois 5 = Plus de 12 mois
6 = Autre (à préciser): ………………........…………………………………………
Q6.6 Dans le but de disposer d’amples informations sur la situation de l’emploi des jeunes et les TIC en
milieu urbain, connaissez-vous une autre entreprise / entité ou une personne en dehors de votre
entreprise qui pourrait également participer à cette enquête ? Si oui, pouvons-nous disposer de leur
adresse (nom / contact) ?
………………………………………………………………………………………………….……………
………………………………………………………………………………….....…………………………
…………………………………………………………………….…………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………….……………………………………………………………………………………………………
…………….
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
8. Questions diverses
Q7.1 Quels sont, selon vous, les secteurs économiques prometteurs en termes de créations d’emplois
pour les jeunes ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
Q7.2 Comment les jeunes peuvent mieux se préparer à occuper des emplois dans les secteurs porteurs
en lien avec les TIC au Mali ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
Q7.3 Travaillez-vous avec des centres de formation des jeunes ou formez-vous vous-même vos jeunes
employés ? Si oui, pourquoi et comment ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
Q7.4 Rencontrez-vous plus de difficultés pour le recrutement de jeunes filles par rapport aux jeunes
hommes ? Si oui, lesquelles ?
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
Avez-vous des observations à faire :
……………………………………………………………………………………………….………………
……………………………………………………………………………….....……………………………
………………………………………………………………….……………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
Résultat de l’enquête : | | 1. Complet 2. Incomplet 3. Refus
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
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TIC et emploi des jeunes en milieu urbain : Bamako
Références bibliographiques
Banque Mondiale (2018) : Bamako, moteur de croissance et de prestation de services
BIT (2013) : Résolution I concernant les statistiques du travail, de l’emploi et de la sous-utilisation de la
main-d’œuvre, 19ème conférence internationale des statisticiens du travail, Genève, 2-11 octobre 2013
BIT (1998) : Résolution concernant la mesure du sous-emploi et des situations d’emploi inadéquat,
adoptée par la seizième Conférence internationale des statisticiens du travail, Genève, 6-15 octobre 1998
International Youth Foundation (2013): Analysis of ICT-enabled youth employment in Ghana, Kenya, and
South Africa, Vol. 1, 2, 3, 4
INSTAT (2020), Santé, emploi, sécurité alimentaire et dépenses de consommation des ménages, 3ème
passage de l’EMOP 2019
INSTAT (2019), Enquête modulaire auprès des ménages, Rapport
Mali (2015) Politique Nationale de l’Emploi, mars 2015
MALI (2015) Politique Nationale de Formation Professionnelle, juillet 2009
MALI (2015) : Politique nationale de l’économie numérique
MALI : Politique nationale cadre de développement de la jeunesse
OCDE (2004) : Compétences et emploi TIC dans le domaine des TIC, In Perspectives des technologies de
l’information de l’OCDE
OCDE (2020) : Measuring the information economy
ONEF (2015), Enquête nationale sur l’emploi, Rapport principal 2014.
ONEF (2016), Enquête nationale sur l’emploi, Rapport 2015
ONEF (2017), Enquête nationale sur l’emploi, Rapport principal 2016
ONEF (2018), Enquête nationale sur l’emploi, Rapport principal 2017
ONEF (2019), Enquête nationale sur l’emploi, Rapport principal 2018
Vendramin P. et G. Valenduc, (2002) : Technologies de l’information et de la communication, emploi et
qualité du travail ; Ministère fédéral de l’Emploi et du Travail ; Etude réalisée par le Centre de recherche
travail et technologies de la Fondation Travail - Université à la demande de la ministre de l’Emploi et de
l’Egalité des Chances, Laurette Onkelinx ; Avril 2002