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GENRE, JEUNESSE ET DIVIDENDE DMOGRAPHIQUE AU MALI CONTRIBUTION DES JEUNES ET DES FEMMES AU DEFICIT... |
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GENRE, JEUNESSE ET DIVIDENDE DMOGRAPHIQUE AU MALI
CONTRIBUTION DES JEUNES ET DES
FEMMES AU DEFICIT DU CYCLE DE
VIE
Graphique 1 : Profils moyens de consommation et du revenu
du travail
En 2019, la part de la consommation des hommes est de
49,34% de la consommation globale contre 50,66%
pour les femmes. Si les femmes consomment autant
que les hommes, elles ne produisent que 19% du revenu
du travail en 2019. En effet la participation des femmes
au marché du travail reste affectée par leur niveau
d’éducation, des facteurs socioculturels les
contraignant aux domestiques non rémunérés.
Il urge d’accroitre le volume de travailleurs effectifs et
réduire le poids de la dépendance des jeunes hommes
et femmes en investissant massivement dans la
formation professionnelle et l’emploi des jeunes, en
ciblant en priorité les plus vulnérables, les femmes et les
jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni à
l’école.
En effet, les femmes ne produisent que 1/5 du revenu du
travail (NTA).
Elles semblent confinées dans les activités domestiques
non rémunérées ou activités de reproduction.
Graphique : profils moyens de consommation et de revenus par
sexe
L’analyse par sexe des profils du Mali montre que les
jeunes hommes tout comme les jeunes femmes de 15-
24 ans sont dans une situation de dépendance
économique au Mali. En effet, ils consomment
beaucoup plus qu’ils ne produisent de revenus du
travail. En plus de cette dépendance de la jeunesse, le
revenu des jeunes hommes (15-24 ans) est largement
supérieur à celui des jeunes femmes du même groupe
d’âge en 2019. Ce constat est fait aussi pour les profils
moyens que les profils agrégés. En effet un jeune homme
de 15-24 ans gagne en moyenne par an 232 603 francs
CFA contre seulement 98 402 francs pour la jeune
femme. Autrement dit le jeune garçon gagne près de 2
fois et demi (2,4) ce que de la jeune femme gagne.
Graphique 2 : profils moyens et agrégés de revenus par groupe
d’âge
Les jeunes hommes et femmes sont dans une situation
structurelle de dépendance économique au Mali
Le revenu moyen des jeunes hommes est largement
supérieur à celui des jeunes femmes. Les jeunes
femmes sont déficitaires sur le cycle de vie alors que les
jeunes hommes ne sont déficitaires qu’avant 23 ans.
73 ans25
ans
12 243
232 603
1 338 280
623 579
462 717
11 193
98 402
271 681
83 356 114 727
0
200 000
400 000
600 000
800 000
1 000 000
1 200 000
1 400 000
1 600 000
0-14 ans 15-24 ans 25-64 ans 65 ans et + Ensemble
FC
FA
Groupes d'âge
Revenu du travail moyen, Masculin
65
380
4 098
27753 184
920
21
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
0-14 ans 15-24 ans 25-64 ans 65 ans et +
M
ill
ia
rd
s
FC
FA
Groupes d'âge
Revenu du travail agrégé, Masculin
0
500 000
1 000 000
1 500 000
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90+
FC
FA
Age
Consommation moyenne Revenu du travail moyen
70
ans
30
ans
GENRE, JEUNESSE ET DIVIDENDE DMOGRAPHIQUE AU MALI
La faible contribution des femmes au revenu du travail
trouve ses explications dans leur faible participation au
marché du travail. En effet, le taux d’emploi est de 88,4%
chez les hommes contre 54,7% chez les femmes (EMOP,
2019). Ce faible accès serait lui-même la conséquence
de leur niveau de scolarisation, de la pesanteur de
certains us et coutumes et des inégalités persistantes de
genre au niveau de leur intégration dans le système
productif. Sur le plan institutionnel, la non-prise en
compte de l’activité des femmes au foyer (femmes qui
s'occupent exclusivement des travaux ménagers sans
percevoir de salaire) dans le calcul des variables
macroéconomiques de production réduiraient l’ampleur
de leur contribution à l’économie.
COMPRENDRE LA SITUATION
ECONOMIQUE ET SOCIALE DES
JEUNES ET DES FEMMES
Au Mali, à l’exception des études, de la réparation et des
activités associatives qui reviennent plus aux hommes,
les femmes sont proportionnellement plus nombreuses
à mener des activités domestiques avec des écarts plus
ou moins importants. Les écarts les plus importants en
faveur des femmes s’observent pour l’entretien du
ménage (94% contre 6%), la préparation des repas (98%
contre 2%), la coupe et le ramassage de bois (71%
contre 29%), la recherche d’eau (83% contre 17%) et la
garde des enfants (79% contre 21%) (Rapport CNDIFE
2018 sur le travail domestique au Mali).
Il est intéressant d’analyser et d’évaluer la production
des activités domestiques non rémunérées au Mali
(conf. à l’objectif 5.4 des ODD). Les activités
domestiques contribuent à exclure les femmes du
champ du travail rémunérateur contrairement aux
hommes considérés comme pourvoyeurs de revenus.
Ces inégalités liées au genre peuvent être appréhendées
à travers les profils de consommation, de production et
de transfert de temps de travail domestique.
Il ressort que le travail domestique repose
essentiellement sur les femmes qui non seulement y
consacrent plus de temps, 10 fois plus d’heures, mais
aussi ont des taux de participation à ces activités plus
élevées. La dominance des femmes se confirme aussi
en termes de leur contribution à la valeur totale, entre
86% et 91%. Aussi les ruraux y contribuent plus que les
urbains, entre 71% et 82%, probablement en raison de
leur nombre. La prise en compte du travail domestique
non rémunéré dans la comptabilité nationale demeure
un grand défi. Cela pourrait aider à évaluer le niveau de
vie réelle des ménages et de revoir à la baisse les
indicateurs nationaux de pauvreté et d’inégalités, entre
sexe et entre milieu de résidence. La simple
reconnaissance de la contribution réelle des femmes à
la production nationale peut tout aussi constituer un
objectif en soi (Rapport CNDIFE 2018).
Face à ce défi, les pouvoirs publics ont mis en place des
politiques et stratégies à travers des actions adéquates
pour une maîtrise efficiente de la croissante
démographique, mais aussi des projets et programmes
pour promouvoir l’emploi des jeunes et l’équité du genre
et leur qualification professionnelle face au marché du
travail. Au nombre de ces politiques, projet et
programmes, on peut citer la politique cadre national de
développement de la jeunesse et son plan d’action, le
programme décennal de développement de la formation
professionnelle pour l’emploi (PRODEFPE), le
programme emploi jeunes, le programme de
développement des compétences et emploi jeunes
(PROCEJ), en cohérence avec le cadre stratégique de
développement du pays, la politique nationale de
l’emploi, la politique nationale de la formation
professionnelle, la politique nationale genre, la feuille de
route nationale pour la capture du dividende
démographique, le Projet autonomisation des femmes
et dividende démographique au sahel. Ces différentes
politiques et stratégies sont adéquation avec le Cadre
stratégique de Relance Economique et le
Développement Durable. Des efforts importants sont
également mis en œuvre dans le cadre de la formulation
et de la mise en œuvre de schémas directeurs régionaux
de la formation professionnelle et technique pour
l’emploi.
Les contraintes liées à la promotion de la jeunesse et à
l’équité du genre face au marché de travail à travers la
mise en œuvre effective de ces politiques et stratégies et
actions trouvent leur explication dans le déséquilibre
général que l’on peut constater dans les relations entre
les femmes et les hommes, l’importance des rôles selon
le sexe dans le partage du pouvoir, la prise de décision,
la division du travail, tant au sein du ménage que dans la
société en général.
GENRE, JEUNESSE ET DIVIDENDE DMOGRAPHIQUE AU MALI
CONTEXTE
Au cours des dix dernières années, il est apparu évident
qu’une ligne de mire telle que le dividende démographique
offre une base stratégique pour focaliser et prioriser
les investissements sur les personnes, en général, et sur la
promotion de la jeunesse et l’équité du genre, en
particulier, aux fins de réaliser le développement durable,
la croissance économique inclusive.
En outre, les Objectifs de Développement Durable (ODD),
la feuille de route de l’Union Africaine et l’Agenda 2063 de
l’Union Africaine lance plusieurs appels à la promotion de
la jeunesse et à l’équité du genre dans le cadre de la
réalisation de la vision d’une Afrique où le développement
est piloté par ses peuples en libérant le potentiel de sa
jeunesse face au marché du travail.
Au Mali, le défi lié à la promotion des jeunes est complexe
du fait de la structure de la population, de la forte
croissance démographique, de l’arrivée sur le marché d’un
nombre de plus en plus important de jeunes
comparativement aux possibilités de création d’emploi, du
niveau d’instruction, de l’inadéquation entre la formation et
les opportunités d’emploi, de la prédominance du secteur
informel et du faible accès au crédit d’investissement des
jeunes et des femmes.
Quant à la notion d’équité, elle se réfère aux conditions qui
permettent aux femmes et aux hommes de jouir des
mêmes prérogatives quant aux possibilités d’accès et de
contrôle des ressources du développement. Par exemple,
dans le secteur du marché de travail, l’équité consiste à
garantir à tous les hommes et femmes (filles et garçons) les
mêmes opportunités pour accéder à un emploi de qualité,
quels que soient leur origine, leur emplacement
géographique, leur situation socio-économique, leur
condition de santé et leurs convictions ou leurs croyances.
L’équité du genre est à la fois un droit fondamental et un
atout économique. La mise en œuvre de politiques visant à
promouvoir l’équité implique à court terme certains coûts,
mais ces coûts investis sont insignifiants face aux
avantages économiques et sociaux que génère cette
équité.
UNE POPULATION TRES JEUNE ET EN
RAPIDE CROISSANCE
En effet, 48,6% de la population malienne est âgée de
moins de 15 ans contre 47,8% entre 15-64 ans et 3,6%
âgées de 65 ans ou plus. Lorsque l’on s’intéresse à la
répartition sexo-spécifique de la population on observe
qu’en 2019 les hommes sont légèrement plus représentés
que les femmes, 50,4% contre 49,6%. De plus, les
ménages maliens sont constitués de famille de type élargi
puisque leur taille en moyenne est de 7 personnes en 2019
et sont dirigés dans 93,8% des cas par des hommes.
La population en âge de travailler (15 ans et plus) est
évaluée à plus de 10,3 millions de personnes, parmi
lesquels 7,1 millions sont actives (6,7 millions d’occupés
et environ 383 440 chômeurs) et 3,2 millions des inactifs
(EMOP, 2019). Si le taux d’emploi est plus bas chez les 15 –
24 ans, il est plus élevé chez les populations de 15 – 35 ans
que chez la population active générale. Il est plus élevé
chez les hommes que chez les femmes quel que soit le
groupe d’âge. Des disparités existent également entre
milieu de résidence d’une part et les régions d’autre part.
Le chômage est également plus présent (i) chez les
femmes que chez les hommes, (ii) en milieu urbain que
rural, (iii) chez les plus jeunes. En plus, le taux de chômage
augmente avec le niveau d’instruction, du fait en grande
partie de la faible adéquation entre formation –
opportunités d’emplois.
UN CAPITAL HUMAIN
INSUFFISAMMENT VALORISE
Sur le plan du capital humain, la problématique de
l’éducation et de l’état de santé de la population occupe
une place importante dans les politiques publiques. Au
niveau du premier cycle de l’enseignement
fondamental, le taux brut de scolarisation est de 72,2%
au niveau national.
Le maintien des filles à l’école reste une des
problématiques éducatives les plus fortes au Mali. Les
filles sont le plus touchées par l’abandon scolaire. Elles
sont retirées de l’école pour participer aux travaux
domestiques, sont exclues pour insuffisance de
résultats entre autres. Elles sont celles qui subissent des
mariages et les grossesses précoces et sont ainsi
contraintes d’abandonner les études pour s’occuper de
leur famille.
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MINISTERE DE L’URBANISME,
DE L’HABITAT, DES DOMAINES,
DE L’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE ET DE LA POPULATION
GENRE, JEUNESSE
ET DIVIDENDE
DEMOGRAPHIQUE
AU MALI
Avec le soutien de:
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N
°4
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GENRE, JEUNESSE ET DIVIDENDE DMOGRAPHIQUE AU MALI
Références Bibliographiques
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Entre soutien privé et public. Policy Brief n°5 – 2014, Etudes et Recherches du CREFAT, Sénégal
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développement dans les pays de l’UEMOA. AFD, 51 p.
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Vaittinen R. and R. Vanne (2011). “National Transfer Accounts for Finland”, in Population Aging and The Generational Economy,
Edward Elgar Publishing, Edited by Ronald Lee and Andrew Mason, pp 297 – 309
Vaittinen, Risto and Reijo Vanne (2008). “Intergenerational transfers and life cycle consumption in Finland”, Finnish Centre for
Pensions Working Papers, n°2008 : 6, Hels
Equipe de rédaction :
Ousmane MAIGA – Observatoire National du Dividende Démographique
Sibiry TRAORE – Direction Nationale de la Population
Dramane COULIBALY – Observatoire National du Dividende Démographique
Cheick Kader M’BAYE – Fonds des Nations Unies pour la Population
Aminata T. DIARRA – Fonds des Nations Unies pour la Population
Robert DABOU – Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel
Moussa SIDIBE – Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel
Kassoum DIAKITE – Observatoire National du Dividende Démographique
GENRE, JEUNESSE ET DIVIDENDE DMOGRAPHIQUE AU MALI
RECOMMANDATIONS
Le processus de développement économique et social
d’un pays doit prendre en compte, parmi ses
déterminants, l’évolution et la structure de la
population. Les dynamiques démographiques et la
structure de la population ont des effets importants sur
le rythme de développement du pays, la structure des
dépenses publiques mais aussi la répartition des
ressources accumulées par les individus et les
ménages.
Le dividende démographique dépend des personnes
générant et tirant profit des nouvelles opportunités
économiques et des nouvelles économies axées sur
l’information.
Les pays devront mettre en place une éducation de
qualité, incluant une formation secondaire et technique,
afin de s’assurer que les travailleurs acquièrent le savoir-
faire et l’expertise permettant de travailler de façon
productive dans l’économie du XXI siècle.
Les politiques publiques sont essentielles, tant pour le
niveau et la qualité de la formation que pour la
préparation de la main-d’œuvre locale, mais
l’apprentissage et la formation par la pratique dans le
secteur privé peuvent aussi assurer l’adéquation entre
les capacités et les emplois futurs.
Donner aux jeunes et aux femmes les moyens de
participer pleinement à la vie économique dans tous les
secteurs est essentiel afin d'édifier des économies
solides, de réaliser les objectifs internationaux de
développement et de durabilité, et d'améliorer la qualité
de vie des femmes, des hommes, des familles et des
communautés. Le fait de fournir des ressources aux
jeunes et aux femmes tout en promouvant l'égalité des
sexes dans les ménages et dans la société a des
conséquences très considérables sur le développement
et accélère la croissance économique, tout en
contribuant à atténuer les effets de la crise que nous
vivons.
L’autonomisation des jeunes et des femmes est
particulièrement importante pour parvenir à un
dividende démographique, notamment dans les pays où
les taux de natalité restent élevés. Les femmes
protégées contre les grossesses non désirées jouissent
d’une meilleure santé de même que leurs enfants, mais
sont également plus susceptibles de devenir des acteurs
économiques à part entière et ainsi de favoriser le
développement.
Les résultats du profil démographique du Mali produit en
2021 montrent que les causes de la forte dépendance
des jeunes peuvent être recherchées dans
l’inadéquation entre formation et emploi conduisant à
un fort taux de chômage, dans la structure économique
dans laquelle prédominent les secteurs primaire et
tertiaire peu générateurs d’emplois, dans la faible
productivité effective du travail du fait de la faible
qualification des ressources humaines et dans les
inégalités genre dans l’accès à l’emploi et aux facteurs
de production.
Le LCD est fortement déterminé par la situation
économique des femmes qui consomment autant que
les hommes mais ne produisent que 21,7% du revenu du
travail. Les stratégies pour l’autonomisation des
femmes et le maintien des filles à l’école pourraient
contribuer à réduire le LCD des femmes et l’ensemble de
l’économie à travers une forte contribution des femmes
d’une part et les effets de la croissance démographique
d’autre part
Actions
Dans l’immédiat
Promouvoir l’éducation des filles ;
Créer des activités génératrices de revenus pour
les femmes ;
A court terme :
Tous les jeunes, surtout les filles, doivent être
protégés contre les mariages forcés et être
libres de choisir le nombre d’enfants et
l’espacement des naissances qui leur
conviennent ;
Avoir des politiques nationales qui garantissent
un accès permanent à la formation (universelle
et de qualité) pour doter la population active du
savoir-faire et de l’expertise nécessaires pour
travailler de manière productive ;
Moyen terme
Sensibiliser à l’égalité femmes/hommes en
entreprise ;
A long terme
Cette situation invite à prendre des mesures de
nature à éliminer les inégalités observées en
matière de genre ;
Assurer que toutes les personnes disposent des
libertés et droits essentiels au contrôle de leur
vie, à la poursuite de leurs études, à leur entrée
sur le marché du travail et à l’acquisition de
richesses.