RÉPUBLIQUE DU MALI MINISTÈRE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA...

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RÉPUBLIQUE DU MALI


MINISTÈRE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
ET DE LA POPULATION


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Projet d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel
(PAFDDS)-SWEDD-Mali


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DISPARITES SPATIALES ET DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE AU MALIDISPARITES SPATIALES ET DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE AU MALI


Recommandations
Au terme de ce policy, l’on constate une contribution du milieu


rural au revenu du travail plus importante que celle du milieu urbain
malgré les revenus moyens par âge plus importants en milieu urbain.
Le temps d’accumulation du surplus est par contre plus prolongé
en milieu urbain par rapport au milieu rural, respectivement 37 ans
et 34 ans. En outre, le prol du Mali montre le poids très élevé de
la jeunesse contrairement à celui des séniors qui reste encore faible
quel que soit le milieu de résidence.


Le monde rural est essentiellement caractérisé par une
prédominance des activités du secteur primaire qui contribue à
hauteur 37% à la croissance du PIB en 2015 selon l’INSTAT5. Il y
manque ainsi une diversication des activités surtout celles du
secteur secondaire et tertiaire. Les recommandations ci-dessous
formulées devraient permettre de réduire les contrastes relatifs aux
infrastructures et les disparités d’accès au travail dans les deux milieux
de résidence. Cela devrait également se traduire par une valorisation
et une contribution plus importante du monde rural à la création de
richesse, et donc à la capture du dividende démographique.


- faciliter les conditions d’accès à l’éducation, à la santé et à
l’hydraulique tant dans le monde rural qu’urbain ;


- promouvoir et soutenir un programme de développement des
services sociaux de base en direction du monde rural avec un
impact rapide sur le développement communautaire.


- favoriser l’émergence des pôles d’excellence régionaux sur
la base desquelles seront organisées des stratégies de


valorisation de lières dans tous les secteurs d’activités
porteurs de nouveaux emplois (tourisme, NTIC, transformations,
etc.).


- développer l’emploi rural axé sur les besoins prioritaires des
collectivités territoriales.


- accélérer la création des agropoles pour xer les populations
rurales.


Actions à entreprendre


réduire l’âge d’entrée dans la vie active dans les deux milieux
en orant très tôt d’emplois aux jeunes, constituerait un moyen
d’augmenter le surplus économique ;


stabiliser et renforcer les emplois qui existent en milieu rural en
vue de favoriser davantage la croissance économique ;


augmenter le revenu des actifs du milieu rural pouvant permettre
de dégager le surplus.


intensier la politique d’espacement de naissances/ planication
familiale surtout en milieu rural an d’alléger le fardeau de la
demande sociale ;


avoir une direction favorable à l’égalité des sexes au plus haut
niveau ;


garantir la santé, la sécurité et le bien-être sensibles au genre ;


promouvoir l’éducation, la formation et le développement
professionnel des lles et jeunes femmes du milieu rural pour
augmenter leur chance de s’exercer dans les secteurs secondaire
et tertiaire.


mettre en place des pôles économiques de développement et
des politiques d’aménagement du territoire adéquates pour
réduire à court terme les disparités spatiales et les enrayer à long
terme ;


concevoir un programme de déplacement des travailleurs
volontaires dans les zones cultivables.


BAfD, OCDE, PNUD (2016), « Perspectives économiques en Afrique ; Villes durables et transformation structurelle » 434p.


Baumont C, Huriot J.-M. (1997) « Processus d’agglomération et dénition de la ville. Revue d’Économie régionale et urbaine », 97 (4), 515-524.


CREFAT (2016), Manuel de formation sur la méthodologie des Comptes de transfert nationaux.


Fujita M. (1989) Urban Economic Theory. Land Use and City Size, Cambridge University Press, Cambridge.


Gleau (Le) J.-P., Pumain D., Saint-julien T. (1996) « Villes d’Europe: à chaque pays sa dénition. Économie et statistique », n° 294-295, 9-23.


Hite J. (1997) “The Thiinen Model and the New Economie Geography as a Paradigm for Rural Development Policy”. Review of Agricultural Economics, 19 (2), 230-240.


INSTAT (2015), « Sante, emploi, sécurité alimentaire et dépenses de consommation des ménages » Rapport résultats Enquête modulaire et permanente auprès des ménages (EMOP)


INSTAT (2015) « Consommation, pauvreté, bien-être des ménages », Rapport Enquête modulaire et permanente auprès des ménages (EMOP).


Krugman P. R. (1991) “Increasing Returns and Economic Geography”, Journal of Political Economy, 99, p. 483-499


Lacour C. (1999) « Méthodologie de recherche et théorisation des villes ». In Lacour C, Puissant S. (éd.) La métropolisation. Croissance, diversité, fractures. Anthropos, Paris, 1999, 63-113.


République du Mali (2012) « 4e Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH 2009), Analyse des résultats dénitifs - Thème : Urbanisation ». INSTAT, Bamako. Décembre.


République du Mali (2016), Rapport national sur le prol du dividende démographique au Mali en 2015, Version dénitive.


Références Bibliographiques


5 INSTAT : Institut National de la Statistique du Mali.


DISPARITES SPATIALES ET DIVIDENDE
DEMOGRAPHIQUE AU MALI


54% du surplus national généré par la population rurale


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Equipe de Rédaction


Equipe Nationale
Moussa SIDIBE, Coordinateur National SWEDD
Robert DABOU, Chargé de Projets-SWEDD
Madou DIALLO, Expert en S&E Projet-SWEDD
Sibiri TRAORE, DNP
Mme Sylla Balkissa YATTARA SYLLA, DNP
Oumarou MAIGA, CPS/SANTE
Abdoulaye Modibo MAIGA, CT/MPFEF
Kissima SIDIBE, CNDIF
Sadou DOUMBO, Chargé de Programme P&D/UNFPA


Appui Technique CREG/CREFAT
Latif DRAMANI
Edem AKPO
Yédodé AHOKPOSSI
Diama Diop DIA
Abdourahmane Bobo NDIAYE
Mame Coura Ndiaye KAMA


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La population du Mali est estimée à 17 735 923 d’habitants en 2015. C’est une population très jeune car les personnes de moins
de 25 ans en représentent 67% contre 31% pour les adultes dont
l’âge est compris entre 25 et 64 ans. Le pays connait d’importants
déplacements internes (alimentés par l’exode rural vers les centres
urbains). Cependant, l’ampleur du phénomène n’est pas toujours
la même d’une région administrative à l’autre. Les données du
RGPH1 de 2009 révèlent que le phénomène est moins prononcé
dans les régions du nord qu’ailleurs. La région de Tombouctou a la
plus faible proportion de migrants (6,4%), tandis que le District de
Bamako en compte 45,9%. La population est diversement touchée
par le phénomène selon qu’on est en milieu urbain ou rural. Les
mouvements internes sont plus dirigés vers les villes et concernent
plus les jeunes de 15-24 ans. Cette mobilité concerne 51,3%
d’hommes et 48,7% de femmes et est motivée en général par la
recherche d’opportunités économiques.


Cet exode rural a évidemment des conséquences sur la croissance
des villes. Le taux d’urbanisation selon l’EMOP 20152 est de 24,5%. Le
District de Bamako abrite plus de la moitié (50,1%) de la population
urbaine du pays suivi par les villes de Sikasso (11,8%), de Koulikoro
(11,2%), de Ségou (9,8%), de Kayes (5,7%) et de Mopti (5,2%). Les
villes de Gao, de Tombouctou et de Kidal comptent ensemble à
peine 6% de la population urbaine totale. Si la population urbaine a
été multipliée par 10 depuis l’indépendance, celle de Bamako a été
multipliée par 15.


La pauvreté est plus répandue en milieu rural qu’en milieu urbain.
Les résultats de l’enquête EMOP 2015 font état (i) d’une incidence
de la pauvreté de 11,2% à Bamako contre respectivement 47,7% et
53,1% dans les autres villes et en milieu rural, (ii) d’une pauvreté plus
élevée dans les régions de Sikasso (65,1%), Mopti (63,6%) et Ségou
(59,1%).


Les disparités en matière de scolarisation sont assez prononcées
entre le milieu urbain et rural. Le taux brut de scolarisation (TBS) au
1er cycle et au 2e cycle de l’enseignement fondamental est de 74,1%
et 55,4% respectivement (EMOP 2015). Ce taux est signicativement
plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural. Dans l’enseignement
fondamental 1, le TBS est de 104,0% en milieu urbain contre 62,9% en
milieu rural. En outre, dans l’enseignement fondamental 2, le TBS du
milieu urbain (86,9%) représente 2 fois celui du milieu rural (43,3%).
Ces écarts seraient également dus à l’insusance de l’ore mais aussi
à d’autres facteurs qui entraveraient la scolarisation des enfants dans
les zones rurales.


Sur le marché du travail, le secteur pourvoyeur d’emploi est le
primaire. D’après les résultats de l’EMOP 2015, près de 2 actifs occupés
sur 3 travaillent dans le primaire. L’essentiel des emplois pourvus
dans le primaire se trouvent en milieu rural (81,5 %) probablement
dominés par les activités agricoles contre seulement 1,0 % à Bamako.


cette diversité, c’est le plus souvent en référence à une densité de
peuplement, à un nombre d’habitants, à une continuité de l’habitat
que la ville est le plus souvent dénie. A ces critères, peuvent
s’adjoindre des considérations concernant un mode particulier
d’usage des sols, l’absence d’activité et de population agricoles, etc.
Pour les économistes, la ville se dénit le plus souvent comme un
lieu d’agglomération d’activités productives et de population. Ainsi,
les modèles fondateurs de l’économie urbaine appréhendent la ville
comme un lieu où sont a priori concentrés les emplois et autour
duquel s’organise la résidence, l’agriculture étant rejetée à l’extérieur
de ce système (Fujita, 1989).


De leur côté, les modèles d’économie géographique dénissent la
région urbaine comme celle où a posteriori se sont concentrés rmes
industrielles et ménages (Krugman, 1991). Pour Lacour (1999), qui
s’interroge sur les mécanismes de métropolisation, une métropole
peut se dénir comme « une concentration majeure de population
et centre d’activités économiques ». Pour Baumont et Huriot (1997),
la ville peut être vue comme « une concentration humaine dans
l’espace qui résulte d’une organisation de la diversité, et où les
interactions sont susamment importantes pour prendre place
dans un processus endogène complexe d’agglomération ». Dans ces
conditions et si l’espace rural est considéré comme l’opposé de la
ville, les dénitions précédentes conduisent à l’appréhender comme
un espace de faible densité d’emploi et/ou de population, faiblement
diversié, aux sols peu articialisés, où l’agriculture tient une place
dominante, et où règnent principalement, à l’instar de l’activité
agricole, les processus de dispersion des activités et des populations
et que les processus d’agglomération ont tendance à vider de leur
contenu3.


Contribution du milieu
de résidence au dividende
démographique au Mali
En milieu rural, les revenus proviennent essentiellement des


activités agro-sylvo-pastorales et l’entrée dans la vie productive
intervient plutôt. En eet, les jeunes ruraux dégagent un surplus
de revenu du travail dès 25 ans contre 28 ans pour les jeunes
citadins. Par contre, le temps d’accumulation de surplus de revenu
du travail s’arrête à 58 ans en milieu rural et est plus prolongé en
milieu urbain (jusqu’à l’âge de 64 ans). Ainsi, l’on constate un temps
d’accumulation plus prolongé en milieu urbain par rapport au milieu
rural, respectivement 37 et 34 ans. Les séniors ont un niveau de
consommation plus élevé en ville qu’en milieu rural comme l’illustrent
les graphiques 1 et 2.


Les graphiques 3 et 4 ci-dessous mettent en lumière des contrastes
de décit de cycle de vie suivant le milieu de résidence aux niveaux
moyen et agrégé respectivement.


La dépendance économique concerne les tranches d’âge 0–24
ans et plus de 59 ans en milieu rural et les 0–27 ans et plus de 65
ans en milieu urbain. On constate d’une part que le décit agrégé
est plus important à la jeunesse qu’à la vieillesse quel que soit le
milieu de résidence. Les décits moyens à la jeunesse et à la vieillesse
sont plus prononcés en milieu urbain qu’en milieu rural du fait des
habitudes de consommation de la population urbaine dont les
dépenses moyennes sont généralement plus élevées que celles de
la population rurale. Ce résultat traduit une plus forte dépendance en
milieu urbain comparativement au milieu rural.


Le taux d’activité est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain
où il existe plus d’élèves, d’étudiants et de retraités. En eet, selon
EMOP 2015, le milieu urbain enregistre un taux d’activité de 89,0%
contre 77,2% en milieu urbain. De même, le chômage est plus sévère
en milieu urbain où il touche 13,5% de la population en 2015 contre
8,45% en 2011. En milieu rural, il touche 9,7% de la population en
2015 contre 6,5% en 2011. Ces hausses sont plus accentuées entre
2013 et 2014 du fait, entre autres, des eets de la crise sécuritaire et
politique au Mali.


Notion de disparités entre
milieu urbain et rural dans
les documents de référence
au niveau international
Distinguer les espaces citadins des espaces campagnards apparait


plus évident. Mais, il est plus délicat de proposer une dénition
conceptuelle, précise et statistiquement opérationnelle de l’espace
rural. Nombreuses sont les contributions qui cherchent à répondre à
cet objectif, multiples sont les dénitions proposées tant de la ville que
du rural. L’espace rural y est alors souvent déni comme l’opposé de
la ville et appréhendé comme une entité homogène, indiérenciée.
Les critères de dénition retenue reposent sur les caractéristiques des
lieux, leur contenu en activités et en population, leurs attributs, etc.
Ainsi, sont laissés de côté les processus économiques et sociaux qui
s’y déroulent et leurs spécicités. Donner une dénition de l’espace
rural revient, dans ce cas, à s’accorder sur une dénition de l’urbain.


Certains reconnaissent cependant que « les villes sont [...] des
objets trop riches et trop divers pour qu’une seule dénition, une
conception unique, puisse en rendre compte » (Le Gléau et al, 1996,
p.10). Concernant les pays européens, la dénition de ce qu’est une
ville est variable d’un pays à l’autre (J.-P. Le Gléau et al. 1996). Malgré


DISPARITES SPATIALES ET DIVIDENDE
DEMOGRAPHIQUE AU MALI


54% du surplus national généré par la population rurale


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DISPARITES SPATIALES ET DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE AU MALI DISPARITES SPATIALES ET DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE AU MALI


1 RGPH : Recensement général de la population et de l’habitat.
2 EMOP 2015 : Enquête modulaire et permanente auprès des ménages en 2015.


3 Économie rurale, N°257, 2000. pp. 42-55


4 Selon le recensement général de la population de l’habitat de 2009, les citadins maliens représentent 23% de la population totale au regard de la dénition du milieu urbain prenant en compte le critère administratif
uniquement (présence de commune). Toutefois, il faut noter que cette proportion s’élève à 35% lorsqu’on considère le critère administratif et démographique dans la dénition de la zone urbaine (présence de
commune ou population de plus 5 000 habitants).


Encadré 1 : Dénitions des concepts
Milieu urbain / Milieu rural


Encadré 2 : Décit du cycle de vie


Les Nations Unies admettent qu’en raison des variations nationales, il n’est
pas possible de distinguer les zones urbaines et les zones rurales sur la base
d’une définition unique qui serait valide pour tous les pays. Les zones rurales
sont souvent décrites par l’opposé de milieu urbain, donc par « ce qui
n’est pas urbain ». Par conséquent, les incohérences et les variations que l’on
observe dans la définition des zones urbaines donnent lieu à des contradictions
similaires lorsque l’on s’efforce de définir les zones rurales (BAfD, OCDE, PNUD
2015).


Généralement une ville est une unité urbaine (un établissement humain)
étendue et fortement peuplée (dont « les habitations doivent être à moins de
200 m chacune, par opposition aux villages », d’après l’ONU), dans laquelle se
concentrent la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie,
éducation, politique, culture. Pour Pierre George (1974), une ville se définit
comme « un groupement de populations agglomérées caractérisé par un effectif
de population et une forme d’organisation économique et sociale ». Tels sont les
critères que remplissent la plupart des villes de façon générale.


Dans le cas du Mali, deux principaux critères permettent de classer une
localité en zone urbaine dont l’un « administratif » avec l’appartenance
aux communes érigées comme telles par les collectivités territoriales,
et l’autre « démographique » (au moins 5000 habitants). En effet, de
1976 et 2008, une zone urbaine malienne est toute commune urbaine
de collectivité territoriale et toute localité d’au moins 5 000 habitants.
Mais à partir de 2009, seules les communes urbaines des collectivités
territoriales sont considérées comme zones urbaines (INSTAT, RGPH 2009).


Pour les individus d’un âge a donné, le déficit du cycle de vie, noté LCD, se
définit comme étant la différence entre leur consommation C(a) et le revenu de
leur travail YL(a) :


LCD (a) = C(a)-YL(a)
Il permet d’analyser la dépendance économique suivant l’âge, i.e. les besoins de
consommation à satisfaire à chaque âge en respectant le niveau des agrégats
de consommation et de revenu du travail des comptes nationaux. Un individu
économiquement dépendant est, par définition, celui dont la consommation est
supérieure à son revenu du travail.


Ainsi, le LCD(a) mesure la demande totale de réallocations de tous les individus
d’âge a. Un LCD(a) positif indique un surplus de consommation (ou un déficit de
revenu) nécessitant des réallocations provenant d’autres groupes d’âge avec un
surplus de revenu. A l’inverse, un LCD(a) négatif désigne un surplus de revenu,
ce dernier pouvant être utilisé pour financier la consommation des groupes
d’âge en situation de déficit.


Source : Adapté de CREFAT (2016), Manuel de formation sur la méthodologie des NTA.


Source : CREG / CREFAT 2016, Estimations NTA du prol pays à partir des données de 2015.


Source : CREG / CREFAT 2016, Estimations NTA du prol pays à partir des données de 2015.


Source : CREG / CREFAT 2016, Estimations NTA du prol pays à partir des données de 2015.


Consommation urbaine moyenne
Revenu moyen du travail en milieu urbaine


Consommation rurale moyenne
Revenu moyen du travail en milieu rural


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Décit moyen du cycle de vie en milieu rural


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Consommation urbaine agrégée
Revenu agrégé du travail en milieu urbaine


Consommation rurale agrégée
Revenu agrégé du travail en milieu rural


Source : CREG / CREFAT 2016, Estimations NTA du prol pays à partir des données de 2015.


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Décit agrégé du cycle de vie en milieu urbain
Décit agrégé du cycle de vie en milieu rural


En milieu rural, le surplus dégagé par les 25–58 ans s’élève à 680,4
milliards de FCFA contre un décit respectivement de 1 270,7 milliards
de FCFA et 69,4 milliards de FCFA à la jeunesse et à la vieillesse. Le
surplus dégagé par les 25–58 ans en milieu rural représente 54% du
surplus total du pays. La contribution du milieu rural au revenu du
travail est donc plus importante que celle du milieu urbain, malgré le
fait que les revenus moyens par âge sont plus élevés en milieu urbain.
Cela s’explique par l’eet du nombre, la population malienne étant
composée de 77% de population rurale .


Bien que la contribution du monde rural au revenu soit plus élevée,
on constate en comparant le prol du décit du cycle de vie en
milieu urbain à celui en milieu rural, que le temps d’accumulation des
surplus en ville est plus long qu’en campagne. Cela s’expliquerait par
le fait qu’il y ait plus d’opportunités d’emplois (et de reconversion) en
milieu urbain qu’en milieu rural.


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