Avec le soutien de MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE...

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Avec le soutien de









MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES,


DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION






































TRANSFORMATION FONCTIONNELLE DU BUDGET


2014-2021




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i


Liste des sigles et abréviations


BSDD : Budgétisation Sensible au Dividende Démographique


CEDEAO : Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest


CREDD : Cadre Stratégique pour la Relance Économique et le Développement Durable


CREG : Consortium Régional pour la Recherche en Economie Générationnelle


DDMI : Demographic Dividend Monitoring Index (Indice de Suivi du Dividende


Démographique)


DNP : Document National de la Population


EDSM : Enquête Démographique et de Santé au Mali


IDH : Indicateur de Développement Humain


ODD : Objectifs de Développement Durable


OMS : Organisation Mondiale de la Santé


ONDD : Observatoire National du Dividende Démographique


PIB : Produit Intérieur Brut


PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement


PRODECII : Programme Décennal de l'Éducation et de la Formation Professionnelle


PRODESS : Programme de Développement Sanitaire et Social


RGPH : Recensement Général de la Population et de l'Habitat


RSD : Rapport sur la Situation Démographique


SMART : Standardized Monitoring and Assessment of Relief and Transitions (enquêtes


standardisées pour la surveillance et l’évaluation)


SWEDD : Sahel Women's Empowerment and Demographic Dividend (Projet d'autonomisation


des femmes et de dividende démographique au Sahel)


UEMOA : Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine




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ii


Table des matières


Liste des sigles et abréviations ............................................................................................................... i


Table des matières ..................................................................................................................................ii


Introduction ........................................................................................................................................... 1


I. Contexte et justification ................................................................................................................ 2


1.1. Population du Mali .............................................................................................................. 2


1.2. Situation économique au Mali ............................................................................................ 3


1.3. Situation du capital humain ................................................................................................ 4


1.4. Etat de la gouvernance et de la sécurité ............................................................................. 6


1.5. Problématique du rapport................................................................................................... 6


II. Méthodologie ............................................................................................................................. 7


2.1. Clarification des concepts .......................................................................................................... 7


2.2. Type de classification ................................................................................................................. 9


2.3. Fonctionnement budgétaire et convergence ........................................................................... 10


2.4. Transformation du budget classique au budget fonctionnel ................................................ 10


2.5. Principe de la Transformation fonctionnelle du Budget ....................................................... 12


III. Résultats et analyses ............................................................................................................... 14


3.1. Evolution de la structure des fonctions budgétaires ....................................................... 14


3.1.1. Analyse de l’évolution de la structure budgétaire par fonctions des dépenses de 2014
à 2021
14


3.1.2. Analyse de l’évolution de la structure des fonctions budgétaires (moyennes
triennales)
..................................................................................................................................... 15


3.2. Analyse des structures par nature budgétaire................................................................. 20


Conclusion et recommandations ........................................................................................................ 23


Bibliographie.......................................................................................................................................... 24







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Introduction


A travers l’adoption de la feuille de route de l’Union Africaine pour la capture du dividende


démographique, les Chefs d’Etat africains se sont engagé à investir massivement des ressources


en vue d’accélérer la transition démographique et profiter du potentiel de la population d’ici à


2063. Pour concrétiser ces engagements, le Mali a élaboré une feuille de route nationale pour


la capture du dividende démographique.


Le dividende démographique n’étant pas automatique et garanti, il est important d’identifier les


investissements les plus porteurs pour sa capture. Les pays en Afrique subsaharienne et ceux


du Sahel en particulier connaissent un accroissement rapide de leur population. L’accroissement


rapide de la population et les taux de dépendance élevés affectent l’efficacité des structures


budgétaires des familles et de l’Etat. En effet, les ressources en général vont à la satisfaction


des besoins sociaux de plus en plus croissants en défaveur des dépenses d’investissement dans


le capital humain et dans l’emploi des jeunes.


La transition démographique offre une fenêtre d'opportunité pour une croissance économique


accélérée. En effet, une fois que le ratio de dépendance des jeunes diminue et libère des


ressources pour le gouvernement et pour les familles, un dividende démographique peut être


réalisé si les ressources dégagées sont effectivement investies pour renforcer l’accumulation de


capital physique et humain. La taille du dividende démographique dépend largement de la


capacité de l’économie à créer suffisamment d’emplois pour les larges masses de jeunes (filles


et garçons) qui entrent dans le marché du travail.


Le dividende démographique est le gain économique qui découle de la modification de la


structure par âge d’une population. Cependant, ses retombées vont au-delà de l’économie pour


affecter bien d’autres secteurs. Il s’agit notamment du cadre de vie, de l’éradication de la


pauvreté, de la mobilité territoriale, pour ne citer que ces secteurs. Le Demographic Dividend


Monitoring Index (DDMI), est un indice composite fondé sur les théories de l’économie


générationnelle qui permet d’évaluer et de suivre la progression du pays dans la capture et


l’exploitation du dividende démographique. Il permet d’appréhender les évolutions positives


ou négatives de ces dimensions et d'identifier les secteurs nécessitant des investissements plus


grands afin de créer les conditions favorables à l’optimisation du dividende démographique et


à la réalisation des objectifs du développement durable. Le budget national est le principal outil


d’allocation des ressources aux différents secteurs économiques et sociaux d’un pays. Son


évolution et sa composition entraînent des conséquences significatives sur les résultats des


politiques publiques mises en œuvre dans le pays.





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I. Contexte et justification


La République du Mali est un pays sahélien, enclavé, qui couvre une superficie de 1 241 238


km². Il partage ses frontières avec la Mauritanie, l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte


d’Ivoire, la Guinée et le Sénégal. Ce rapport sur la budgétisation sensible au dividende


démographique présente la situation démographique du pays, sa situation économique et sa


problématique.


1.1. Population du Mali


Chiffre de la population


Le Mali est un pays qui fait face à une croissance démographique rapide. De 3,5 millions


d’habitants en 1960 (Enquête Démographique de 1960), la population est passée à 6,3 millions


d’habitants (RGP 1976), à 7,6 millions d’habitants (RGPH 1987), à 9,8 millions d’habitants


(RGPH 1998), puis à 14,5 millions d’habitants (RGPH 2009), pour s’établir à 22,39 millions


en 2022 (RGPH 2022) avec un taux d’accroissement intercensitaire de 3,3% sur la période


2009-2022. La population urbaine a augmenté entre 1998 et 2022 avec un taux d’urbanisation


passant de 18,3% à 30,3% (RGPH 2022), soit un gain de 12 points de pourcentage. La densité


de la population a augmenté régulièrement dans le temps. Elle est passée de 5,2 habitants/km²


en 1976 à 18 habitants/km² en 2022 (RGPH 2022). En 2035, la population malienne serait


estimée à 33 051 142 (PopulationPyramid.net 2022).


Ainsi, en tenant compte des tendances démographiques actuelles, la croissance de la population


va se poursuivre, quelles que soient les hypothèses de baisse de la fécondité considérées dans


la mesure où le taux de prévalence contraceptive par méthode moderne a connu une légère


augmentation entre 2021 et 2022 passant de 17,5 à 19,7% (Rapport CREDD 2022). Il se pose


alors la question de maîtrise du rythme de croissance de cette population et son intégration


effective dans les documents de planification du pays. C’est pourquoi la question des effets de


cette population sur la croissance économique reste un enjeu de taille dans le processus de


développement.


Perspectives d’évolution de la population malienne


La population du Mali, quelles que soient les hypothèses de fécondité et de mortalité retenues,


aura tendance à doubler d’ici à 2050. Ce doublement serait dû à la forte proportion


d’adolescents et de jeunes. Et vers 2050, la population urbaine deviendrait plus nombreuse que


la population rurale. A l’horizon 2100, on peut s’attendre à une multiplication par 3 à 4 de la


population totale.


Par exemple, dans le document de la Politique nationale de la Population (DNP, PNP 2017), ces


perspectives d’évolution de la population malienne concordent avec celles élaborées par les


Nations Unies qui indiquent une population totale de 50,0 millions d’habitants en 2050 et 100,


0 millions de maliens en l’an 2100.


Ces constats rappellent Maxime Prével 2008, dans sa théorie du productivisme où il rappelle


que le productivisme est un « fait social total » qui peut être analysé dans une perspective


économique, symbolique, politique et imaginaire. Dans une société, les sont dépendants de leur


entourage commercial et sont convaincus que l’innovation technique constitue nécessairement


une amélioration pour la production des biens et des services.





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Répartition de la population par âge et par sexe


L’analyse de la répartition de la population malienne à travers sa pyramide révèle un pays jeune,


donc une pyramide à base très large. En effet, une grande partie de la population appartient à


des groupes d’âge jeunes. En 2022, la population âgée de moins de 15 ans représente 47,2% de


la population totale. Elle est la résultante d’une forte fécondité (plus de 6 enfants par femme) et


précoce et d’une mortalité toujours élevée. Cette population est composée de 49,7% de femmes


et 50,3% d’hommes. Celle de la tranche d’âge 15-64 ans représente 49,9% et, le poids des


personnes âgées de 65 ans et plus représente 2,9% (RGPH 2022). En 2022, le rapport de soutien


économique est de 39%. Ce niveau du ratio de soutien économique indique que l’on compte 39


travailleurs effectifs pour prendre en charge 100 consommateurs actifs (Rapport national sur le


dividende démographique, 2022). Les femmes en âge de procréer (15-49 ans) représentent


45,7% de la population féminine totale. On constate que l’allure de la pyramide met en évidence


l’extrême jeunesse de la population malienne. En effet, la moitié de la population a moins de


16,1 ans.


1.2. Situation économique au Mali


L’économie s’est montrée résiliente en 2022 avec une croissance positive du PIB en


s’établissant à 3,7% contre 3,1% en 2021. Cependant, cette croissance enregistrée en 2022 est


en deçà des objectifs initialement prévus (5%). Cette contreperformance résulte des sanctions


économiques et financières imposées par la CEDEAO et l’UEMOA et la guerre russo-


ukrainienne. Entre 2017 et 2022, on observe une légère augmentation de la pauvreté en lien


avec le contexte particulièrement difficile (respectivement 44,9% et 45,5%) (Rapport RSD


2022). En effet, la situation de l’emploi est caractérisée par un taux de chômage élevé chez les


jeunes (9,9% chez les 15-35 ans) (RGPH 2022) et ceux d’entre eux ayant un niveau d’éducation


supérieur (28,3%) et secondaire (19,6%) (Rapport RSD 2022). Par ailleurs, les emplois créés


sont dominés par ceux du secteur informel, plus précaires et moins rémunérés.


Ce secteur informel s’organise autour des petites activités de transformation, de services et de


commerce. Il induit des effets appréciables en termes d’intégration économique et de régulation


sociale. Bien qu’il subisse de nombreuses contraintes, le secteur informel malien recèle de


nombreux atouts notamment une plus grande flexibilité de création d’emplois.


La décomposition sectorielle de la croissance montre que l’économie malienne est dominée par


le secteur tertiaire, suivi du secteur primaire, le secteur secondaire jouant un rôle marginal. Ce


constat pose de façon claire, la nécessité de transformer l’économie nationale pour passer de la


dynamique actuelle, à une économie qui crée plus de valeurs ajoutées et revenus distribués aux


citoyens.




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Au début des indépendances et jusque dans les années 1970, le secteur industriel a connu un


démarrage qui donnait une lueur d’esprit au Mali. Les périodes qui ont suivi n’ont pas apporté


de grandes modifications et le tissu industriel demeure peu densifié et très peu diversifié. Les


facteurs qui bloquent le développement du Mali sont, entre autres, l’insuffisance de l’extension


du réseau électrique et de l’eau, des infrastructures routières.


Sur le plan de l’énergie, le Mali présente encore un déficit important en matière d’accès à


l’électricité (57,4%) en 2022 (Rapport CREDD 2022). Les sources d’énergie utilisées au Mali


sont la biomasse (75%), les produits pétroliers (20%), et l’électricité (5%) (Rapport CREDD


2022).


En matière d’infrastructures des télécommunications, des efforts importants ont été fournis


mais, le Mali est encore loin de son objectif de devenir un des pays technologiques en Afrique


de l’Ouest. Une redynamisation de ce secteur permettrait de gagner le pari du transfert de la


technologie, facteur favorisant la capture du dividende.


1.3. Situation du capital humain


En matière de développement humain, le Mali a fait très peu de progrès. En effet, l’Indicateur


de développement humain (IDH) est passé de 0,40% en 2010 à 0,41% en 2020 (Rapport PNUD


année 2022). L’espérance de vie à la naissance a connu une augmentation de 3,3 points passant


de 56,3% en 2010 à 59,6% en 2019 et une légère diminution en 2022 (59,4%). Le taux de


mortalité maternelle est à 325 pour 100 000 naissances vivantes, le taux de mortalité néonatale


33 pour 1000 naissances vivantes, le taux de mortalité infanto-juvénile 101 pour 1000


naissances vivantes (l’EDSMVI-2018). La mise en œuvre de la politique sectorielle de santé,


la loi d’orientation sur la santé et le plan décennal de développement sanitaire ont permis


d’obtenir de nombreux acquis. En matière de santé, l’accès à la santé de la reproduction et les


mécanismes mis en place par le gouvernement ont permis de réduire la morbidité et la mortalité


maternelle, néonatale, infantile et infanto-juvénile. Le taux de consultation prénatale 4ème visite


a connu une augmentation entre 2018, 2020 et 2022 passant respectivement à 23,88 % ; 24,4%


et 30,5%. Le taux d’accouchements assistés par du personnel qualifié qui s’est améliorer entre


2018 et 2022 passant de 38,14 à 45,4%. La prévalence contraceptive qui a connu une diminution


pendant la même période allant de 20,87 à 19,7% (Rapport CREDD 2022) ce qui peut amener


à une augmentation de l’indice de fécondité (6 enfants en moyenne par femme selon


l’EDSMVI-2018).


La situation nutritionnelle au Mali est préoccupante et supérieure aux seuils d’alerte et


d’urgence de malnutrition aiguë globale de l’OMS dans certaines régions. Les tendances ne


sont pas optimistes entre 2011 et 2022, le taux de malnutrition chronique au Mali a connu une




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évolution en dents de scie, et est actuellement à 21,9% tandis que le taux de malnutrition aiguë


n’a pas évolué (SMART 2011 : 10% ; SMART 2022 : 10,8%). Cette faible progression met en


péril le développement économique et social du pays. La malnutrition a un coût dramatiquement


élevé pour le Mali. Ce coût est humain (retard de développement cérébral et physique, plus


grande morbidité et plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses) mais aussi économique


(environ 4,2% du PIB au niveau National).


Par ailleurs, de nombreux défis restent à relever compte tenu de la croissance démographique


actuelle observée au niveau du pays, de la faiblesse du budget alloué à ce secteur (5,77% selon


le rapport du comité de suivi du PRODESS 2022) et son fonctionnement par des ressources


extérieures.


La deuxième dimension importante du capital humain est l’éducation et la formation


professionnelle. C’est le programme décennal de l’éducation et de la formation professionnelle


deuxième génération (PRODECII) adopté en 2019 qui met en œuvre la politique sectorielle. Le


secteur de l’éducation est caractérisé, au niveau de l’éducation préscolaire, par une


fréquentation très faible, 6,92% des enfants de 3 à 6 ans en 2021-2022. Au niveau de


l’enseignement fondamental I, le taux brut de scolarisation a connu une légère baisse passant


de 80% en 2019 à 79,6% en 2022. Au niveau du fondamental II, le taux brut de scolarisation


est faible, s’établissant entre 49,5% en 2019 et 50,8 en 2022. (Rapport d’analyse des indicateurs


année 2022 CPS Education)


L’analyse de la performance du système éducatif fait ressortir plusieurs insuffisances dont le


faible niveau d’acquisition des connaissances par les apprenants, l’insuffisance


d’infrastructures adéquates, l’insuffisance du personnel enseignant, l’insuffisance de manuels


scolaires … et un faible pourcentage de réussite aux examens. Par exemple, le taux de réussite


au Baccalauréat est passé de 24,96% en 2019 à 20,43% en 2022. A la lumière des travaux des


socio anthropologues de l’éducation comme Marie-Louise Martinez-Verdier (2004) cette


analyse, prouve à suffisance que la capture du dividende démographique s’éloigne de la portée


des autorités maliennes. Elle s’éloigne tant au niveau macro, à la lecture des chiffres mais


également à la lumière des disparités régionales en matière d’éducatives, eu égard à l’insécurité


qui sévit au pays (Mali). En effet, « à la fin de l'année scolaire 2022/2023, 1 722 écoles étaient


fermées, dont 1 545 en raison de l'insécurité. Les régions les plus touchées, comptant plus de


100 écoles fermées, sont Douentza, Bandiagara, Mopti, Ségou, Ménaka, Tombouctou, Gao et


Tenenkou… » (https://www.google.com. 25/12/2024).




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1.4. Etat de la gouvernance et de la sécurité


La gouvernance est un ensemble de décisions, de règles et de pratiques visant à assurer le


fonctionnement optimal d’une organisation, ainsi que les organes structurels chargés de


formuler ces décisions, règles et pratiques, de les mettre en œuvre et d’en assurer le contrôle.


Elle est, de façon générale, un concept représentant la manière dont un domaine d’activités est


géré.


Selon le rapport CREDD 2022, les crises successives que traverse le Mali trouvent ses sources


dans le déficit de gouvernances que connaît le pays. Pour améliorer ce déficit, le gouvernement


de la transition a opéré des changements notoires dans la gouvernance du pays en réussissant


(i) le dialogue national inclusif (14 décembre 2021), la révision de la Constitution à travers un


référendum (18 juin 2023), le dialogue inter-Malien pour la paix et la réconciliation (06 au 10


mai 2024) et en posant les trois principes à respecter dans les relations avec le Mali :


− le respect de la souveraineté du Mali ;


− le respect des choix stratégiques opérés par le Mali ;


− la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décision.


Depuis les années 1990, le Mali connaît une situation d’insécurité. Les réponses apportées par


les gouvernements successifs, notamment les différents accords signés entre les autorités et les


groupes rebelles tels que les Accords de Tamanrasset, le 06 janvier 1991, le Pacte national, le


11 avril 1992, l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du


développement dans la région de Kidal, le 4 juillet 2006, l’Accord préliminaire de


Ouagadougou, le 18 juin 2013, l’Accord Pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du


processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015, l’implication de la France et de la communauté


internationale (Serval, Barkhane, Takuba, MINUSMA et G5 Sahel) ainsi que la multiplicité des


acteurs (mouvements armés, groupes armés terroristes, milices d’auto-défense) n’ont pas


permis d’atteindre les résultats escomptés.


Toutefois, le changement de paradigme opéré par les autorités de la transition, à travers la


diversification des partenaires stratégiques, a permis de renforcer les capacités des Forces


Armées et de Sécurité. Cette montée en puissance des Forces Armées Maliennes (FAMa) s’est


traduite par l’obtention de francs succès sur les groupes armés terroristes et séparatistes par le


rétablissement de l’intégrité du territoire national ; cela, en vue d’assurer la paix, la


réconciliation, la cohésion sociale et le retour des services sociaux de base dans les zones


concernées.


1.5. Problématique du rapport


En 2017, les chefs d’Etat Africains ont adopté la feuille de route « Tirer pleinement profit du


dividende démographique en investissant dans la jeunesse » (DNP 2018). Les Nations Unies


ont également adopté le programme de développement durable à l’horizon 2030, connu sous


l’acronyme ODD et présente 17 objectifs de développement durables qui sont en lien avec les


rouages thématiques des politiques visant à tirer profit du dividende démographique.


Dans le but de faire un état des lieux de l’élaboration de politiques sensibles au dividende


démographique en Afrique de l’Ouest, le CREG et ses partenaires, UNFPA WACARO et la


Banque mondiale, ont organisé en 2019 une enquête sur la prise en compte du DD dans les


plans nationaux de développement dans les pays SWEDD. Au regard de ce regain d’intérêt à la


croisée du dividende démographique et des finances publiques et conscient du lien important




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entre l’indicateur mis en place par le CREG, le DDMI, et l’atteinte des ODD, il est important


que les pays d’Afrique subsaharienne puissent mettre en place une budgétisation sensible au


dividende démographique.


La Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) est un processus d’évaluation


de la prise en compte du dividende démographique dans les allocations budgétaires


(DRAMANI, 2023).


Suite à la mission d’enquête du CREG, une délégation du Mali a participé à la formation sur la


budgétisation sensible au DD, organisée par le CREG en Janvier 2020 au Sénégal.


La BSDD revêt une importance capitale dans l’évaluation de la structure budgétaire et


l’orientation des dépenses publiques. Lancée officiellement en novembre 2021 dans le cadre de


la composante 3 du Projet SWEDD, la BSDD a été conçue de manière progressive et concertée


avec l’implication effective des experts des différents pays membres du projet SWEDD,


notamment les Observatoires nationaux du dividende démographique (ONDD) et les ministères


sectoriels (santé, éducation, et budget). Le processus a été harmonisé et validé au niveau


régional.


La démarche de la budgétisation sensible au DD est principalement constituée de quatre (4)


étapes, à savoir : (i) la transformation du budget classique en budget fonctionnel ; (ii) la


rétropolation du DDMI sur les dix (10) dernières années au moins ; (iii) l’arrimage du DDMI


au budget fonctionnel et (iv) l’analyse des élasticités budgétaires et production du rapport


d’analyse.


L’arrimage du DDMI aux fonctions du budget et l’analyse des élasticités de la sensibilité


permettra au pays d’être mieux outillé pour identifier les secteurs nécessitant des


investissements importants pour la capture du dividende démographique et la réalisation des


Objectifs de Développement Durable (ODD) par une allocation optimale des ressources.


La question fondamentale abordée dans ce rapport est de savoir comment améliorer la


programmation budgétaire et les politiques sectorielles pour une plus grande prise en compte


des questions relatives au dividende démographique dans les documents nationaux de


planification du développement socio-économique au Mali.


Le rapport portant sur la thématique « Budgétisation sensible au dividende démographique au


Mali » apporte des éléments de réponse à cette préoccupation.


II. Méthodologie


2.1. Clarification des concepts


o Budget de l’Etat


C’est un « Acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles de


l’État ». Aussi, le budget de l’Etat est l’« Ensemble des comptes qui décrivent pour une année


civile toutes les ressources et toutes les charges de l’État. ».


o Budget Général


Il s’agit d’un document qui retrace toutes les recettes budgétaires et toutes les dépenses de l’État


(excepté recettes affectées aux budgets annexes et aux comptes spéciaux)


o Budget Programme (BP)




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C’est la nomenclature du budget de l’Etat qui permet de mettre en relation l’utilisation de crédits


budgétaires et les politiques publiques mises en œuvre. Les crédits sont regroupés au sein de


programme.


o Classification Fonctionnelle


La classification des transactions des dépenses en fonction des fins auxquelles ces transactions


sont réalisées. Une classification fonctionnelle ne dépend pas des unités qui réalisent les


activités concernées.


Cela invite à pratiquer une nomenclature du fait de l’existence de différentes rubriques du


budget.


La nomenclature budgétaire équivaut à un système de classification budgétaire. A cet effet, la


nomenclature budgétaire suit le système de classification budgétaire. Il s’agit de la classification


des opérations budgétaires en fonction de différents critères.


Les opérations budgétaires sont classées en :


• Recettes : recettes du budget classées selon leur nature correspondant à l'assiette de


l'impôt, et éventuellement selon leur source.


• Dépenses : les dépenses du budget sont présentées selon les classifications


administratives, par programme, fonctionnelle et économique.


La nomenclature budgétaire constitue un cadre de référence obligatoire.





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Encadre 1 : Notion de biens et de services publics


La théorie de l’équilibre général étudie la production et l’échange de biens privés. Les biens privés sont à


la fois rivaux et excluables. Le principe de rivalité induit que la quantité consommée par un consommateur


réduit d’autant la quantité disponible pour les autres consommateurs. Quant au critère d’excluabilité, c’est


la possibilité d’exclure ou d’empêcher n’importe quel individu d’utiliser un bien. Ainsi, par opposition


aux biens privés, les biens publics ne sont ni excluables ni rivaux (Mankiw and Taylor, 2013). Les deux


critères susmentionnés sont valables pour caractériser tous les biens et services produits dans une


économie et permet de les classés en quatre grandes familles à savoir : les biens privés, les biens


communaux, les biens publics et les biens de club. Le tableau ci-dessous résume la typologie des biens


classés selon les critères de rivalité et d’excluabilité.


Tableau 1 : Typologie des biens


Avec exclusion d’usage Sans exclusion d’usage


Rival Biens privés


ex : pomme


Biens communaux


ex : pâturage


Non rival Biens de club


ex : TV cryptée


Biens publics


ex : défense nationale




Selon Mankiw et Taylor (2013), les trois biens publics les plus important sont la défense nationale, la


recherche fondamentale et la lutte contre la pauvreté. Pour Bozio et al., 2010, l’action publique ne se limite


pas aux fonctions régaliennes de l’Etat mais s’élargi aujourd’hui à la fourniture de biens et services


d’éducation, de santé, de protection sociale et de réduction des inégalités.




2.2. Type de classification


• Classification administrative : il s’agit de (i) présenter les dépenses budgétaires selon


les services ou groupes de services chargés de leur gestion et (ii) d’identifier la


hiérarchie du service chargé de l'exécution de la dépense.


• Classification par programmes : ici, les crédits budgétaires sont décomposés en


programmes (ou en dotations) au niveau des Institutions et des ministères du pays. Le


programme regroupe les crédits d'une direction (ou ensemble de directions) ou d'un


service (ou ensemble de services).


• Classification fonctionnelle : classer les dépenses budgétaires selon leurs objectifs


socio-économiques.




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• Classification économique : il s’agit d’observer une cohérence avec le plan comptable


de l'Etat avec une codification permettant d'identifier les dépenses par nature.


• Autres types de classifications : il y a la classification par sources de financement où il


s’agit d’identifier et de suivre les moyens de financement des dépenses budgétaires.


Enfin, la classification par bénéficiaires où il s’agit d’établir le lien entre la dépense


budgétaire et bénéficiaire final.


2.3. Fonctionnement budgétaire et convergence


Pour satisfaire aux fonctions d’allocation de ressources, de redistribution de revenus et de


stabilisation de l’économie, les différentes méthodes de budgétisation semblent converger.


De cela, il se distingue quatre (04) composantes budgétaires et huit (08) fonctions budgétaires.


Le budget fonctionnel retient donc l’attention dans le processus de budgétisation sensible au


dividende démographique. Il se distingue à cet effet, les fonctions relatives au capital humain


(Education et santé), à la gouvernance (Sécurité et institutions), la structure de l’économie


(BTP-Energie et autres secteurs) et les réseaux professionnels et sociaux (communication


loisir).


2.4. Transformation du budget classique au budget fonctionnel


Cette étape consiste à faire un parcours exhaustif du Budget classique pour classer chacune des


lignes budgétaires à la fonction budgétaire qui lui correspond. Ce processus de transformation


se fait en trois étapes :


- la classification selon les Fonctions Principales ;


- la classification selon les Fonctions Secondaires et ;


- la classification selon la Nature Budgétaire.


La classification selon les Fonctions Principales :


Le Budget Classique avec toutes ces composantes structurelles sont parcourus pour être


remodeler en tenant compte des Huit Fonctions Principales, Pour se faire il a fallu regrouper les


différents départements ministériels et Institutions Républicaines en tenant compte de leurs


missions respectives en ces huit fonctions du Budget fonctionnel à savoir :


- l’Education ;


- la santé ;


- la sécurité ;


- les institutions ;


- le Réseau Professionnel ;


- le Réseau Social ;


- les BTP-Energie ;




14 14

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11


- l’Economie.


La classification selon les Fonctions Secondaires


Cet exercice consiste à faire correspondre à nouveau les dépenses effectuées au sein des


départements et Institutions aux huit fonctions cette fois-ci en tenant compte des services


dépensiers, de l’objet de la dépense et surtout de l’impact effectif de celle-ci.


La classification selon la Nature Budgétaire


Ce dernier consiste à reclasser les dépenses lors des deux premiers traitements en fonction des


natures Budgétaires à savoir :


- fonctionnement ;


- transfert ;


- investissement.


Le résultat de ces différents exercices est ensuite présenté dans deux Tableaux croisés


dynamiques :


• Tableau Croisé Dynamique 1 en prenant ;


- En Ligne : la fonction principale et la fonction budgétaire ;


- En colonne : l’année et la nature de la dépense ;


• Tableau Croisé Dynamique 2 en prenant ;


- En ligne : la fonction budgétaire ;


- En colonne : l’année et la nature de la dépense.


Les types d’analyses


• Analyse Economique du budget ;


• Détermination des optimums Budgétaires sectoriels ;


• Analyse de l’efficacité et de l’efficience de l’allocation budgétaire ;


• Détermination des seuils budgétaires sectoriels.


Dans ce qui suit, il sera question de l’analyse économique du budget.





15 15

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12


Figure 1: Transformation fonctionnelle du Budget




Source : CREG : 2024


Tableau 1: Arrimage Fonctions budgétaires et indice DDMI




Source : CREG : 2024


2.5. Principe de la Transformation fonctionnelle du Budget


Ce principe a consisté à identifier pour chaque institution (section budgétaire) et sous institution


de l’Etat sa mission/fonction principale, ensuite à affecter à une dépense budgétaire de ces


institutions, la fonction DDMI (une structure définie au préalable par la BSDD) et enfin à


identifier la nature de cette dépense. Il s’agit en effet, d’une table de passage du budget classique


au budget fonctionnel de l’Etat.


Conformément aux dimensions du dividende démographique, huit (08) grandes fonctions


budgétaires de convergence, ont été définies pour assurer l’arrimage du budget classique au


DDMI. Il s’agit de :







16 16

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13


Tableau 2: Les 08 fonctions DDMI définies par la structure de la BSDD.


Numéro Fonction DDMI Définition


01 Education Ensemble des dépenses visant la production des biens


et services pour la construction des compétences


02 Santé Toutes les dépenses qui servent la santé des personnes


03 Institution Dépenses destinées à produire des biens et services


déterminant l’environnement juridique et


institutionnel de rattachement de l’individu


04 Sécurité Dépenses pour la production des biens et services


visant à assurer la quiétude de l’individu et du peuple


05 Affaire Economique Dépenses budgétaires concourant à la production des


biens et services marchands


06 BTP & Energie Dépenses liées à la production des biens et services


marchands et non marchands


07 Réseau social Dépenses en lien avec la production de tout bien et


service visant à cimenter les relations sociales


08 Réseau professionnel Dépenses visant l’interaction en termes de


changement de comportement


Source : CREG 2024


Selon l’approche fonctionnelle du budget, trois (03) catégories de nature des dépenses ont été


définies :


1. Dépenses d’investissement (INV) : les dépenses d’investissement sont considérées


comme la valeur des montants des acquisitions d’actifs fixes d’un producteur au cours


de la période comptable, augmentée de certaines dépenses spécifiques consacrées aux


services qui ajoutent de la valeur aux actifs non produits. Dans le cas de DDMI, les


charges de la dette sont comptées comme des dépenses d’investissement.


2. Dépenses de fonctionnement (FON) : les dépenses de fonctionnement sont mesurées


par la valeur des biens et des services et celle des rémunérations versées aux salariés


dans un processus d’un bien ou service.


3. Transferts & subventions (TRF) : un transfert ou une subvention est une opération


dans laquelle une unité institutionnelle fournit un bien, un service ou un actif à une autre




17 17

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14


unité, sans recevoir de cette dernière en contrepartie directe un bien, un service ou un


actif.


Tableau 3: Table de passage de nature budgétaire (classique) à la nature fonctionnelle


(DDMI).


Code Nature Budgétaire Nature DDMI


01 Charges Financières
Investissements


05 Investissements


02 Personnel
Fonctionnement


03 Biens et Services


04 Transferts et subventions Transferts


Source : CREG 2024


III. Résultats et analyses


L’analyse de la sensibilité du budget au dividende démographique ici présentée s’est faite


essentiellement par l’analyse de la structure budgétaire et de son évolution. Dans un premier


temps, cette structure est analysée selon une logique de fonction des dépenses et dans un


deuxième temps suivant une logique de nature de ces dépenses.


3.1. Evolution de la structure des fonctions budgétaires


Cette partie traite l’évolution de la structure des fonctions budgétaires de 2014 à 2021 et par


groupes d’années (2014-2016 ; 2017-2019 et 2020-2021).


3.1.1. Analyse de l’évolution de la structure budgétaire par fonctions des dépenses


de 2014 à 2021


L’analyse des fonctions budgétaires de 2014 à 2021 révèle que, globalement, la plupart (66,2%)


du budget Malien est destiné à la promotion de l’économie, la sécurité et l’éducation. Plus d’un


dixième (12,6%) du budget national est également destiné aux institutions. Les ressources


destinées à l’énergie/BTP, réseau social et santé représentent environ un cinquième du budget


national et moins d’un pourcent est destiné au réseau professionnel.


Cependant, l’analyse par fonction montre que, le Mali a alloué plus d’un quart de son budget


(29,3%) à l’économie, plus élevée que la part de toutes les autres fonctions. Il a également


alloué moins d’un pourcent (0,8%) de son budget au réseau professionnel. Par ailleurs, la part


du budget consacrée à la sécurité est de 18,8%, un peu plus élevée que celle de l’éducation


(18,1%). Il ressort aussi que, la part réservée aux institutions est de 12,5% et celle de


l’énergie/BTP est de 8,7%. Quant aux autres secteurs, celle réservée à la santé est de 5,4%, un


peu moins que celle du réseau social (6,3%).


Figure 2: Structure des fonctions budgétaires sur la période 2014-2021




18 18

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15



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024


3.1.2. Analyse de l’évolution de la structure des fonctions budgétaires (moyennes


triennales)


L’analyse de l’évolution de la structure des fonctions budgétaires met en évidence que l’Etat


malien a une certaine préférence dans l’allocation budgétaire.


En distinguant 3 sous-périodes, (2014-2016, 2016-2018 et 2020-2021) sur la longue période


2014-2021, on constate que la structure par fonctions du budget ne change que sensiblement.


La préférence pour la promotion de l’économie reste constante sur l’ensemble des sous-périodes


même si la part de ressources de cette fonction diminue progressivement de 31,5% pour la


première période (2014-2016) à 28,1% pour la dernière période en passant par 28,2% pour la


deuxième période. Cette prédominance de la fonction « Economie » dans les allocations


budgétaires pourrait s’expliquer par l’importance accordée au développement économique et à


la croissance dans les différentes cadres stratégiques élaborés et mis en œuvre sur cette période


notamment (i) le développement économique articulé sur le développement de filières


économiques porteuses et une amélioration de la cohérence des politiques économiques ; (ii) la


croissance inclusive et la transformation structurelle de l’économie.


Si la fonction « Education » vient en deuxième position (17,6%) sur la première période, elle


est dépassée par la fonction « Sécurité » sur les 2 dernières périodes. Quand l’éducation connaît


une hausse suivie d’une légère baisse de ses allocations sur les 3 périodes, la part de ressources


de la fonction « Sécurité » a augmenté continuellement (14,9%; 19,1% et 22,4%) au même


moment, dépassant celle de l’ « Education » pour se classer deuxième dès la deuxième période.


Cette tendance pourrait s’expliquer par les impératifs de renforcement de l’outil de défense et


de sécurité pour faire face aux défis sécuritaires liés à la présence de groupes armés sur le


territoire national. Dans cette optique, une Loi d’orientation et de programmation militaire a été


adoptée pour doter le Mali d’un outil de défense capable de relever les nombreux défis


sécuritaires du moment.


En ce qui concerne la deuxième composante du capital humain, à savoir la santé, sa part de


ressources a subi une baisse entre la première (5,5%) et la deuxième période (5,1%), suivie


2
9


,3
%


1
8


,1
%


8
,7


% 1
2


,5
%


0
,8


%


6
,3


%


5
,4


%


1
8


,8
%


Economie Education Energie, BTP


Institutions Réseau professionnel Réseau social


Santé Sécurité




19 19

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16


d’une hausse entre la deuxième et la troisième pour retrouver finalement son niveau de première


période (5,5%).


Les parts de ressources allouées aux fonctions « Institutions » et « Energie, BTP » ont connu


une trajectoire inverse à celle de la « Sécurité » c’est-à-dire une décroissance continue sur les 3


périodes. La part des « Institutions » est ainsi passée de 13,2% à 12,9% puis à 11,4% quant au


même moment celle de la fonction « Energie, BTP » passait de 11,1% à 9,3% puis 5,8%.


Les fonctions « Réseau professionnel » et « Réseau social » ont aussi connu des trajectoires


inverses quant à l’évolution de leurs parts de ressources budgétaires sur la période 2014-2021.


Durant toutes les 3 sous-périodes distinguées, le « Réseau professionnel » a non seulement


gardé la plus faible part de ressources mais aussi connu une baisse constante de cette part. En


effet, de 1,2% la première période, cette part est passée à 0,7% puis à 0,6% les 2 périodes


suivantes. Au contraire, la part de ressources du « Réseau social » a été en constante hausse,


passant de 5% sur la période 2014-2016, à 6,1% sur la période 2017-2019 puis à 8,1% sur la


période 2020-2021.




Figure 3: Evolution des structures des fonctions budgétaires (moyennes triennales)



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024


La composante structure de l’économie comprend deux fonctions à savoir : la fonction


Energie/BTP et la fonction économie. De 2014 à 2021, la part des ressources de la fonction


économie a connu une baisse au rythme annuel moyen de 1,20%. Durant la période, la plus


grande part pour l’économie a été observée en 2015, soit 35,6% et la plus faible part en 2017


(22,7%).


L’analyse de l’évolution du taux de croissance de la part de ressources de l’économie montre


une alternance de hausses (2014-2015, 2017-2018) et de baisses (2015-2017, 2018-2021). Les


plus fortes croissances ont été observées entre 20017 et 2018, soit 37,7%, et entre 2014 et 2015,


soit 27,4%. De même, les plus fortes baisses ont été constatées entre 2016 et 2017 (26,8%) et


entre 2020 et 2021 (15,6%).


3
1


,5
%


2
8


,2
%


2
8


,1
%


1
1


,1
%


9
,3


%


5
,8


%


5
,5


%


5
,1


%


5
,5


%


1
7


,6
%


1
8


,6
%


1
8


,1
%


5
,0


%


6
,1


% 8
,1


%


1
,2


%


0
,7


%


0
,6


%


1
3


,2
%


1
2


,9
%


1
1


,4
%1


4
,9


%


1
9


,1
% 2


2
,4


%


2 0 1 4 - 20 16 2 0 1 7 - 20 19 2 0 2 0 - 20 21


Economie Energie, BTP Santé


Education Réseau social Réseau professionnel


Institutions Sécurité




20 20

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17


Durant la période 2014-2021, la part du budget alloué à l’énergie/BTP varie de 5,6% (en 2021)


à 14,2% (en 2014). Cette part s’est ainsi décrue à un rythme annuel moyen de 12,5%.


De 2014 à 2015, on constate une chute de la part de l’énergie/BTP dans le budget du pays


passant de 14,2% en 2014 à 8,2% en 2015, soit une baisse de 42,4% sur cette période. Entre


2015 et 2017, la part de l’énergie/BTP dans le budget total du pays a connu une hausse passant


de 8,2% en 2015, 10,9% en 2016 à 13,1% en 2017, soient des hausses de 33,6% en 2016 et


20,2% en 2017. A partir de cette date jusqu’en 2021, on constate des baisses progressivement


de 37,4% en 2017, 18,8% en 2019, 10,6% en 2020 et 6,7% en 2021.


Quelle que soit l’année, la part du budget consacré à l’économie est nettement supérieure à celle


de l’Energie/BTP avec des écarts allant de 9,5 points de pourcentage en 2017 à 27,5 points de


pourcentage en 2015.


Figure 4: Evolution de la structure de la composante "Structure de l'économie" sur la période


2014-2021



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024


Le capital humain comprend deux fonctions budgétaires à savoir la santé et l’éducation. Parlant


de la santé, l’analyse du graphique montre que malgré un contexte difficile marqué par les effets


de la crise politique et institutionnelle, d’une part, et de la pandémie de la COVID-19, d’autre


part, sur la période 2014-2016, le Mali a réservé entre 4,5% et 5,9% de son budget à la santé.


Ces 2 valeurs constituent respectivement les plus faibles (2018) et plus grandes (2017) parts


budgétaires de la santé sur la période. On constate ainsi une faible variation de la part de la


santé dans le budget même si la tendance globale de cette part est à une légère baisse avec une


décroissance annuelle moyenne de -0,76%.


Concernant la deuxième composante du capital humain, on constate que la part de l’éducation


dans le budget du Mali varie entre 16,2%, sa plus petite valeur observée en 2016, et 19,7% sa


plus grande valeur observée en 2017. La tendance globale de cette part est à la hausse avec une


croissance annuelle moyenne de 1,2% même si on relève une période de décroissance continue


entre 2017 et 2020 dont l’effet est ensuite atténué par l’accroissement substantiel entre 2020 à


2021. Ailleurs, nous constatons des baisses allant de 13,6% en 2016 à 4,5% en 2019.


0,0%


5,0%


10,0%


15,0%


20,0%


25,0%


30,0%


35,0%


40,0%


2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Economie Energie, BTP




21 21

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18


Sur toute la période concernée, nous constatons que la part accordée à l’éducation est largement


supérieure à celle de la santé. Que ce soit la santé ou l’éducation, on note une certaine constance


dans l’intérêt pour le capital humain au regard des allocation des ressources budgétaires de ces


deux secteurs sur la période 2014-2021. Cette situation pourrait s’expliquer par la volonté des


autorités à mettre les secteurs de la santé et de l’éducation au cœur des préoccupations


nationales.




Figure 5: Evolution de la structure de la composante "Capital Humain" sur la période 2014-


2021



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024


L’analyse de l’évolution de la structure de la composante Réseaux social et professionnel révèle


une faible allocation des dépenses de l’Etat aux affaires sociales et professionnelles durant la


période 2014-2021.Cela est encore plus vrai pour le Réseau professionnel dont la part de budget


n’a guère excédé 2% sur la période considérée. La part du Réseau social est plus importante


mais se situe la plupart du temps entre 4,6% et 7,4% à l’exception de l’année 2020 (11%) qui


est la seule année où elle franchit la barre des 10%.


Si les parts de ces deux composantes ont toutes une tendance baissière dans le temps, cela est


plus prononcé pour le Réseau professionnel avec une décroissance annuelle moyenne de -


17,39% alors la part du Réseau social ne baisse qu’à un rythme de -0,7% par an en moyenne.


L’analyse du réseau social montre une baisse de 16,5% en 2015 (passant de 5,5% en 2014 à


4,6% en 2015) et de 7,5% en 2018 (passant de 5,6% en 2017 à 5,2% en 2018). De même, entre


2020 et 2021, la proportion du budget allouée au réseau social a diminué de plus de la moitié


(52,2%), passant de 11% en 2020 à 5,3% en 2021. La hausse de la part du budget allouée au


réseau social est constatée ailleurs.


Quant au réseau professionnel, exceptée pour les années 2014 et 2015, le budget alloué est


moins de 1% quelle que soit l’année. On constate une légère hausse en 2017, 2018 et 2020.


Quelle que soit l’année, la part du budget allouée au réseau professionnel est nettement


inférieure à celle du réseau social avec un écart moyen de 5,4 points de pourcentage.




0,0%


5,0%


10,0%


15,0%


20,0%


25,0%


2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Santé Education




22 22

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19




Figure 6: Evolution de la structure de la composante "Réseaux social et professionnel" sur la


période 2014-2021



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024


La composante gouvernance est représentée par deux fonctions budgétaires à savoir : les


institutions et la sécurité. Le taux de croissance moyen annuel de 2014 à 2021 de la part du


budget allouée à la fonction institution a connu une baisse de 1,7 % et celle de la Sécurité a


augmenté de 10,1% par an. Cette croissance est plus forte au niveau de la Sécurité qu’au niveau


des Institutions.


Toutefois, une analyse annuelle montre que la part consacrée à la sécurité a connu une hausse


de 2014 à 2017 (passant de 13,3% à 19%), a resté presque constant de 2017 à 2020 et tourne


autour de 19%et une augmentation en 2021 (passant de 18,7% en 2020 à 26,2% en 2021) avec


une croissance annuelle de 39,8% entre 2020 et 2021. Durant la période, la plus faible part du


budget allouée à la sécurité a été observée en 2014 avec 13,3% et la plus forte en 2021 avec


26,2%.


Cependant, la part du budget consacrée aux institutions montre une baisse de 22,9% entre 2014


et 2015, une augmentation de 50% entre 2015 à 2016 (passant de 10,4% en 2015 à 15,6% en


2016), une baisse de 2016 à 2018 (15,6% en 2016, 13,3% en 2017 et 12,3% en 2018 Cette part


du budget allouée aux institutions a connu une légère augmentation entre 2020 et 2021, passant


de 10,8% en 2020 à 12% en 2021. Durant la période, la plus faible part du budget allouée aux


institutions a été observée en 2015 avec 10,4% et la plus forte en 2016 avec 15,6%.


Par ailleurs, exception faite de 2014, où la part du budget consacrée aux institutions est


légèrement supérieure à celle de la sécurité, quelle que soit l’année, la part du budget allouée à


la sécurité est plus élevée que celle consacrée aux institutions avec des écarts allant de 0,3 point


de pourcentage en 2016 à 14,2 points de pourcentage en 2021. C’est seulement en 2020, qu’on


observe une baisse de la composante Gouvernance. Cette baisse pourrait s’expliquer par les


crises multidimensionnelles que le Mali a connues, qui sont entre autres les crises politiques,


économiques, sécuritaires et sanitaires en 2020.


5,5%


4,6% 4,7%


5,6%
5,2%


7,4%


11,0%


5,3%


2,0%


1,0%
0,6% 0,7% 0,8% 0,7% 0,7% 0,5%


0,0%


2,0%


4,0%


6,0%


8,0%


10,0%


12,0%


2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Réseau social Réseau professionnel




23 23

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20


Figure 7: Evolution de la structure de la composante "Gouvernance" sur la période 2014-


2021



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024


3.2. Analyse des structures par nature budgétaire


La figure ci-dessous montre la situation des dépenses budgétaires par nature et par groupe


d’année.


Ainsi, sur l’ensemble des dépenses budgétaires, plus de la moitié (56,4%) est consacrée au


fonctionnement, un peu plus du quart (26,2%) aux investissements et le reste (17,4%) aux


transferts.


Durant la période 2014-2016, la part des dépenses allouée au fonctionnement est de 40,7%


contre 40,2% pour les investissements et 19,1% pour les transferts. Concernant la période 2017-


2019, 52,9% des dépenses sont allouées au fonctionnement, 30,7% aux investissements et le


reste (16,5%) aux transferts. Pour la période 2020-2021, environ trois quart (70,3%) des


dépenses sont allouées au fonctionnement, seulement 12,7% aux investissements et 16,9% aux


transferts. Cette première proportion est largement supérieure au poids d’ensemble (56,4%).


Par nature des dépenses, on constate une augmentation de la proportion du budget allouée au


fonctionnement durant la période concernée. Le phénomène inverse est constaté au niveau des


investissements. En ce qui concerne les transferts, l’écart n’est pas très important entre les


tranches d’années. C’est seulement pour la période 2020-2021 que la part des transferts est


supérieure à celle des investissements.








0,0%


5,0%


10,0%


15,0%


20,0%


25,0%


30,0%


2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Institutions Sécurité




24 24

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21


Figure 8 : Structures par nature budgétaire



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024


L’analyse par nature montre que, sur les 56,4% des dépenses du fonctionnement, 14,5% sont


destinés à l’économie, 13,8% à l’éducation, 11,6% à la sécurité et 8% aux institutions. Le réseau


professionnel ne représente que 0,1% du budget total. Les dépenses allouées aux


investissements (26,2%) sont principalement destinées à l’économie (8,4%) et à la sécurité


(7,6%), en énergie/BTP (4%) et aux institutions (2,7%). Les autres fonctions de dépenses se


répartissent moins de 4% de l’ensemble des dépenses. Sur les 17,4% des dépenses allouées aux


transferts, la plus grande part (6,3%) est destinée à l’économie. Elle est suivie du réseau social


(3,7%) et de l’éducation (2,4%). Les autres fonctions ne représentent que 5% du budget total


alloué aux transferts.


L’analyse par composante, montre que, la structure de l’économie met en évidence les efforts


budgétaires réalisés entre 2014 et 2021. La part du budget allouée à la structure de l’économie


représente 37,5% des dépenses totales avec 29,1% pour la fonction économie et 8,3% pour la


fonction énergie/BTP.


Dans cette composante, le fonctionnement domine avec 17,5%, suivi de l’investissement avec


12,4% de l’ensemble du budget. Les transferts représentent 7,5% du budget total.


La composante, capital humain permet d’appréhender les secteurs de la santé et de l’éducation.


Entre 2014 et 2021, la part du budget national affectée à cette deuxième composante est de


23,5%, dont 5,4% pour la santé et 18,1% pour l’éducation. En revanche, la part des


investissements pour les secteurs de la santé et de l’éducation est moins de 3% et celle des


transferts est de 4%. Les allocations pour le fonctionnement de l’éducation et la santé est hissée


à 16,8% du budget de l’Etat. Cette allocation des ressources montre une marginalisation des


investissements et des transferts au profit du fonctionnement.


A l’opposé du capital humain, la composante « réseaux social et professionnel » montre une


importance des allocations aux transferts. Pour une allocation d’environ 7,4% du budget de


l’Etat, les transferts représentent près de 4,1%, dont 3,7% pour le réseau social et 0,4% pour le


réseau professionnel. Les investissements pour cette composante sont seulement 0,9% dont


0,6% pour le réseau social et 0,3% pour le réseau professionnel. Les allocations pour les


4
0


,7
%


5
2


,9
%


7
0


,3
%


4
0


,2
3


%


3
0


,6
6


%


1
2


,7
2


%


1
9


,1
2


%


1
6


,4
8


%


1
6


,9
3


%


2 0 1 4 - 2 0 1 6 2 0 1 7 - 2 0 1 9 2 0 2 0 - 2 0 2 1


FON INV TRF




25 25

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22


fonctionnements sont plus importantes pour le réseau social (2,3%) que pour le réseau


professionnel (0,1%).


La composante gouvernance couvrant les secteurs institutions et sécurité, est celle qui bénéficie


de la plus grosse part des allocations budgétaires (31,7%). La part de la sécurité est de 19,3%


et 12,4% pour les dépenses des institutions. La part des transferts pour le secteur de la sécurité


ne représente que 0,1% contre 1,7% pour les institutions. Cependant, 11,6% du budget de l’Etat


est affecté au fonctionnement du secteur de la sécurité et 7,6% pour celle des institutions. Quant


aux investissements de la composante gouvernance, ils représentent 10,3%, avec 2,7% et 7,6%


respectivement pour les institutions et la sécurité.


A travers cette à analyse, il ressort une prédominance des affectations budgétaires


prioritairement pour les composantes structure de l’économie (37,5%) et gouvernance (31,7%).


La composante « capital humain » est moins priorisée (23,5%) par rapport aux deux premiers


précédemment cités. Les réseaux social et professionnel est la composante bénéficiant de la


plus petite dotation (7,4%) de l’ensemble du budget de l’Etat, dont plus de la moitié est orienté


vers les transferts (4,1%).


Figure 9: Structures par fonction et nature budgétaire



Source : CREG : ONDD-Equipe NTA 2024




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0
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0
,0


6
%


E C O N O M I E E N E R G I E , B T P S A N T É E D U C A T I O N R É S E A U S O C I A L R É S E A U
P R O F E S S I O N N E L


I N S T I T U T I O N S S É C U R I T É


S T R U C T U R E D E L ' É C O N O M I E C A P I T A L H U M A I N R É S E A U S O C I A L E T
P R O F E S S I O N N E L


G O U V E R N A N C E


FON INV TRF




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Conclusion




L’arrimage du DDMI aux fonctions du budget et l’analyse des élasticités de la sensibilité a


permis au pays d’être mieux outillé pour identifier les secteurs nécessitant des investissements


importants pour la capture du dividende démographique et la réalisation des Objectifs de


Développement Durable (ODD) par une allocation optimale des ressources.


Il apparaît dans les résultats de l’analyse des fonctions budgétaires de 2014 à 2021 66,2% du


budget Malien est destiné à la promotion de l’économie, à la sécurité et à l’éducation. Plus d’un


dixième (12,6%) du budget national est destiné aux institutions. De plus, les ressources


destinées à l’énergie/BTP, réseau social et santé représentent environ un cinquième du budget


national et moins d’un pourcent est destiné au réseau professionnel.


Nous notons aussi dans les résultats de l’analyse par nature que, sur les 56,4% des dépenses du


fonctionnement, 14,5% sont destinés à l’économie, 13,8% à l’éducation, 11,6% à la sécurité et


8% aux institutions. Le réseau professionnel ne représente que 0,1% du budget total. Les


dépenses allouées aux investissements (26,2%) sont principalement destinées à l’économie


(8,4%) et à la sécurité (7,6%), en énergie/BTP (4%) et aux institutions (2,7%). Les autres


fonctions de dépenses se répartissent moins de 4% de l’ensemble des dépenses. Sur les 17,4%


des dépenses allouées aux transferts, la plus grande part (6,3%) est destinée à l’économie. Elle


est suivie du réseau social (3,7%) et de l’éducation (2,4%). Les autres fonctions ne représentent


que 5% du budget total alloué aux transferts.







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Bibliographie
Bozio, A., et al. (2010). L’économie du secteur public. Paris : Éditions Rue d’Ulm.


CREG (2024). Rapport sur la transformation fonctionnelle du budget au Mali (2014-2021).


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Finances, Bamako.


DRAMANI, A. (2023). La Budgétisation sensible au dividende démographique : Concepts et


Approche méthodologique. CREG.


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Statistique (INSTAT), Bamako.


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Martinez-Verdier, M.-L. (2004). Anthropologie de l’éducation et développement. Paris :


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pour le Développement, Bamako.


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Durable. Ministère de l’Économie et des Finances, Bamako.


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Statistique du Ministère de l’Éducation, Bamako.


Rapport national sur le dividende démographique (2022). Observatoire National du Dividende


Démographique (ONDD), Bamako.


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la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Bamako.


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UNFPA (2017). Feuille de route de l’Union Africaine sur le dividende démographique. Fonds


des Nations Unies pour la Population, Addis-Abeba.