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REPUBLIQUE DU MALI Un Peuple-Un But-Une Foi Ministère de l’Agriculture Ministère de... |
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REPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple-Un But-Une Foi
Ministère de l’Agriculture Ministère de l’Elevage et de la Pêche
Commissariat à la Sécurité Alimentaire
------------------------------------
Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Développement Rural
8ème REVUE SECTORIELLE CONJOINTE
Etat-PTF-Profession Agricole
RAPPORT
AVRIL 2018
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Sommaire
SOMMAIRE .................................................................................................................................. 2
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 5
I. VISION DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR ET OBJECTIFS ............................. 6
II. REVUE/INVENTAIRE DES POLITIQUES ET STRATEGIES DANS LE SECTEUR
AGRICOLE ................................................................................................................................ 7
2.1. Loi d’Orientation Agricole (LOA) .............................................................................. 7
2.2. La Politique de Développement Agricole (PDA) ........................................................ 7
2.3. Le Plan de Passage à l'Approche Sectorielle du Secteur Développement Rural (PASSDR) 8
2.4. Politique Nationale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PolNSAN) ................ 9
III. ANALYSE DES INSTRUMENTS DE PLANIFICATION ET DE SUIVI-EVALUATION DU
SECTEUR AGRICOLE ........................................................................................................... 10
3.1. La réalisation de l'Enquête Agricole de Conjoncture (EAC) .................................... 10
3.2. L’état d’avancement du Recensement Général de l’Agriculture (RGA) .................. 10
3.3. Le recensement des producteurs (E-voucher) ........................................................... 11
3.4. Monitoring Externe National Orienté vers les Résultats (MENOR) ......................... 12
3.5. Méthode d’élaboration du Plan de Campagne Harmonisé et Consolidé ................... 13
3.6. Etat de mise en œuvre du PNISA .............................................................................. 13
3.6.1. Outils et techniques de déclinaison du PNISA ...................................................... 14
3.6.2. Etat d’exécution de la déclinaison du PNISA ........................................................ 15
3.7. Etat de mise en œuvre de la Gestion Durable des Terres (GDT) .............................. 17
3.8. Sécurité alimentaire et nutritionnelle et les instruments de suivi .............................. 18
IV. PERFORMANCE DU SECTEUR AGRICOLE .......................................................... 20
4.1. PROFESSION AGRICOLE ...................................................................................... 20
4.1.1. L’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCAM) ...................................................... 20
4.1.2. La Fédération Nationale des Femmes Rurales (FENAFER) ................................................................ 22
4.1.3. Fédération Nationale des Jeunes Ruraux du Mali (FENAJER-MALI) ................................................. 22
4.2. REVUE DES PROJETS/PROGRAMMES AGRICOLES ....................................... 23
4.2.1. L’état d’exécution des Projets/programmes ........................................................... 24
4.2.2. L’évolution des financements acquis de 2014 à 2017 ........................................... 25
4.2.3. Les effets ................................................................................................................ 27
4.3. Résultats de la campagne Agricole 2017/2018 .......................................................... 29
4.4. Revue des dépenses publiques Agricoles .................................................................. 32
4.5. Nouvelles technologies Agricoles générées par la recherche et niveau d’utilisation par les
producteurs ........................................................................................................................... 32
4.6. Revue du rapport biennal de Malabo ......................................................................... 35
4.7. Etat d’exécution des Budgets programmes ............................................................... 37
4.8. Microfinances rurales (Programme de Microfinances Rurales-PMR) ..................... 38
V. CONTRIBUTION DU SECTEUR AGRICOLE A LA MISE EN ŒUVRE DES STRATEGIES
NATIONALES ET AU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NATIONALE .................. 38
VI. PRINCIPAUX ATOUTS ET CONTRAINTES DU SECTEUR AGRICOLE ............. 41
VII. PROPOSITIONS D’AMELIORATION ...................................................................... 41
VIII. ANNEXES ................................................................................................................... 45
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Sigles et abréviations
AIC Agriculture Intelligente face au Climat
APCAM Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture du Mali
CDMT Cadre de Dépenses à Moyen Terme
CEDEAO Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest
CENA Comité Exécutif National de l'Agriculture
CERA Comité Exécutif Régional de l'Agriculture
CMDT Compagnie Malienne de Développement des Textiles
CREDD Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable
(CREDD)
CSA Commissariat à la Sécurité Alimentaire
CSA Conseil Supérieur de l'Agriculture
CSI-GDT Cadre Stratégique d’Investissement en Gestion Durable des Terres
DNP Direction Nationale de La Pêche
DNPD Direction Nationale de la Planification du Développement
DNPIA Direction Nationale des Productions et Industries Animales
EAC Enquête Agricole de Conjoncture
EAF Entreprise Agricole Familiale
FENAFER Fédération Nationale des Femmes Rurales
FENAJER Fédération Nationale des Jeunes Ruraux
FENALAIT Fédération Nationale des producteurs laitiers
GT-EAR Groupe Thématique Economie Agricole et Rurale
IER Institut d'Economie Rurale
LOA Loi d'Orientation Agricole
MA, Ministère de l'Agriculture
MENOR Monitoring Externe National Orienté vers les Résultats
MEP Ministère de l'Elevage et de la Pêche
NEPAD Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique
ODD Objectifs de Développement Durable
OSC Organisation de la Société Civile
PDA Politique de Développement Agricole
PDDAA Programme Détaillé de Développement de l'Agriculture en Afrique
PIB Produit Intérieur Brut
PNIA Plan National d'Investissement Agricole
PNIP Programme d'Irrigation de Proximité
PNIP-SA Plan national d'Investissements Prioritaires dans le Secteur Agricole
PNISA Plan national d'Investissement dans le Secteur Agricole
PolNSAN Politique Nationale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle
PQAA Programme Quinquennal d'Aménagements Aquacoles (PQAA)
PTF Partenaire Techniques et Financiers
RESAKSS Système Régional d’Analyse Stratégique et de Gestion des Connaissances
SNDR Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture
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SNDI Stratégie Nationale de Développement de l’Irrigation
UEMOA Union Monétaire Ouest Africaine
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INTRODUCTION
L’une des priorités du Mali porte sur le développement du secteur Agricole qui occupe plus de 80%
de la population et contribue pour 35% au PIB du pays.
Le Mali possède de grandes potentialités Agricoles dont la valorisation contribuera à faire du pays
une puissance agricole à court et moyen termes.
Dans l’optique d’arriver à cet objectif majeur, le Gouvernement de la République du Mali, en
collaboration avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), a développé plusieurs approches et
stratégies dont le Plan de Passage à l’Approche Sectorielle du Secteur Développement Rural
(PASSDR). Ceci est conformité avec les principes de la Déclaration de Paris (améliorer l’efficacité
de l’aide) et les Objectifs de Développement Durable (ODD-2030).
Ainsi, des efforts ont été fournis dans l’amélioration de la gouvernance du secteur Agricole, de la
mise en œuvre et du suivi des politiques et stratégies Agricoles y afférentes, notamment la Loi
d’Orientation (LOA), la Politique de Développement Agricole (PDA) et les instruments de mise en
œuvre (PNISA, SNDR, PoLNSAN, SNDI, AIC, etc.).
Dans l’objectif d’obtenir une vue d’ensemble, une photographie complète du secteur Agricole et
orienter les prises de décision des autorités, une revue sectorielle conjointe Etat-PTF-Profession
Agricole est organisée chaque année. Au terme de la revue, le diagnostic du secteur est établi et des
propositions/mesures correctives sont formulées par les participants à l’adresse des décideurs.
Il faut, par ailleurs, noter que les résultats de la revue permettent d’alimenter la revue générale du
Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREDD 2016/2018)
dont l’un des objectifs porte sur la promotion d’une Agriculture intensive, diversifiée et durable,
assurant l'autosuffisance alimentaire et nutritionnelle et compétitive sur les marchés sous régionaux et
internationaux.
La tenue de la présente revue, la 8ème du genre s’inscrit dans le cadre d’une meilleure connaissance
du secteur agricole. Elle constitue un espace de dialogue et de concertation entre les différents acteurs
du Secteur Développement Rural (Etat, Profession Agricole, Société Civile, Secteur Privé,
Collectivité Territoriale, etc.).
Il importe de rappeler que l’organisation des revues sectorielles conforte la mise en œuvre du
PASSDR et la Déclaration de Paris qui visent à améliorer l’efficacité et l’efficience de l’aide.
La revue sectorielle vise les objectifs ci-après :
- faire l’état de mise en œuvre des politiques et stratégies au cours de l’année n-1 ;
- analyser les instruments de planification et d’évaluation utilisés dans le secteur Agricole ;
- mettre en évidence les performances enregistrées dans le secteur au cours de l’année n-1 ;
- passer en revue l’état d’exécution des activités de la profession Agricole ;
- présenter le niveau d’exécution de la campagne Agricole harmonisée et consolidée et procéder
à une analyse approfondie des résultats obtenus.
Il faut noter que le canevas utilisé pour la rédaction de la présente revue est le fruit des concertations
entre les départements en charge du Secteur Développement Rural (MA, MEP, CSA). Il a été enrichi
par les apports des membres du GT-EAR dont les préoccupations pertinentes ont été prises en
compte.
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Le présent document est structuré autour de cinq (05) principaux points, à savoir :
1) l’état de mise en œuvre des politiques/stratégies et des projets/programmes ;
2) l’analyse des instruments de planification et de suivi-évaluation utilisés dans le
Secteur Agricole ;
3) les performances du Secteur Agricole et la contribution du Secteur Agricole dans l’économie
nationale ;
4) les contraintes et les atouts du secteur Agricole ;
5) les propositions d’amélioration.
I. VISION DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR ET OBJECTIFS
La vision sectorielle à long terme de la Politique de Développement Agricole (PDA) est de fédérer
les politiques et stratégies du Secteur rural qui visent à faire du Mali « une puissance
Agropastorale, sous régionale où le secteur Agricole est le moteur de la croissance de l’économie
nationale, assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations urbaines et rurales et
générant des emplois et des revenus significatifs dans une logique de développement durable
reposant prioritairement sur les Exploitations Agricoles Familiales (EAF) et les Entreprises Agricoles
(EA) modernes et compétitives ».
Les défis et enjeux liés aux objectifs du secteur sont articulés autour des points suivants :
- Assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle d'une population de plus en plus croissante
dans un espace économique ouvert et concurrentiel. Les perspectives de croissance
démographique, d’urbanisation rapide et les modifications des habitudes de consommation
entraîneront une forte demande alimentaire avec une plus grande exigence de diversification
et de qualité des produits Agricoles et de meilleure accessibilité.
- Assurer la gestion durable des ressources naturelles dans un contexte de changements
climatiques. Il s'agira de développer des stratégies visant la réduction des effets des
changements climatiques et de faire en sorte que l’intensification et la modernisation de
l’Agriculture soient compatibles avec la préservation de l’environnement et des ressources
naturelles pour les générations futures. Il s’agit d’améliorer la productivité Agricole et les
revenus des populations tout en protégeant l’environnement.
- Améliorer la productivité et la compétitivité Agricoles en vue de valoriser et de positionner les
produits Agricoles maliens sur les marchés nationaux, sous régionaux et internationaux. Il
s'agira de diversifier, d'intensifier et de moderniser les systèmes de production Agricole et
renforcer les synergies intersectorielles (transport, industrie, énergie, commerce, etc.).
- Sécuriser et accroître le revenu des exploitants Agricoles. Il s'agira d'élaborer une politique de
valorisation des produits Agricoles en vue d'améliorer le revenu des exploitants Agricoles, de
créer de la valeur ajoutée, d' améliorer la disponibilité et la qualité des produits Agricoles et
agroalimentaires, d'accroître la compétitivité des produits à l'exportation, de réduire les pertes
post-production et créer des emplois, notamment pour les jeunes.
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La réalisation de la vision et l’atteinte des défis rappelés plus haut passent par la mise en œuvre des
politiques, des projets/programmes Agricoles, des plans de campagne Agricoles harmonisés et
consolidés, des activités de la Profession Agricole et des ONG impliquées dans le secteur Agericole.
II. REVUE/INVENTAIRE DES POLITIQUES ET STRATEGIES DANS LE SECTEUR
AGRICOLE
2.1. Loi d’Orientation Agricole (LOA)
Au titre de l’année 2017, le Secrétariat Permanent du Comité Exécutif National du Conseil Supérieur
de l’Agriculture a réalisé les principales activités ci-après :
- la tenue des sessions du Conseil Exécutif National de l’Agriculture et du Conseil Supérieur de
l’Agriculture pour approuver le plan de campagne Agricole harmonisé et consolidé 2017/2018 ;
- la formation des Députés sur la loi sur le foncier Agricole en vue de faciliter la diffusion des textes
sur le foncier ;
- l’installation et l’opérationnalisation de 300 commissions foncières locales et communales ;
- l’élaboration des textes d’application de la loi sur le foncier Agricole (2 décrets et 3 arrêtés
interministériels) et leur soumission à l’Assemblée nationale ;
- l’adoption de la loi sur le foncier Agricole par l’Assemblée Nationale.
La mise en œuvre de la Politique Foncière Agricole contribuera à la sécurisation des Exploitations
Agricoles Familiales (EAF), la promotion des investissements publics et privés, l’accès équitable aux
ressources foncières et la gestion durable desdites ressources, avec comme corollaire l’accès aux
crédits (garanties), aux équipements Agricoles et la valorisation des produits et sous-produits.
Il faut signaler que la sécurité foncière constitue l’un des facteurs clés de la transformation de
l’Agriculture en Afrique.
2.2. La Politique de Développement Agricole (PDA)
La Politique de Développement Agricole a pour objectifs généraux : i) la promotion économique et
sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; ii) la souveraineté et la
sécurité alimentaires du pays ; iii) la réduction de la pauvreté rurale ; iv) la modernisation de
l'Agriculture familiale et le développement de l'Agro-industrie ; v) la protection de l'environnement et
la gestion durable des ressources naturelles ; vi) l'augmentation de la contribution du secteur rural à la
croissance économique et vii) l'aménagement Agricole équilibré et cohérent du territoire.
La PDA qui couvre tous les domaines du secteur Agricole (agriculture, élevage/pêche, recherche
agricole, etc.) s’appuie sur huit (08) orientations stratégiques majeures (sécurité alimentaire et
nutritionnelle, développement institutionnel et renforcement des capacités, environnement et
ressources naturelles, développement des investissements, la compétitivité des produits Agricoles et
Agro-industriels, recherche et conseil Agricole, formation de l’ensemble des acteurs, mobilisation
des financements pour le secteur Agricole).
La mise en œuvre de la PDA s’est traduite par le lancement du processus de déclinaison du PNISA
en plans quinquennaux régionaux bâtis autour des filières Agricoles émergentes et des plans et
projets/programmes Agricoles.
Le plan de campagne Agricole et plusieurs projets et programmes du secteur Agricole sont élaborés
selon l’architecture du PNISA, conformément aux cinq (05) composantes dudit programme
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(Renforcement des capacités, Investissements, Production et Productivité, Recherche et Formation et
Sécurité alimentaire).
Au terme des activités de déclinaison du PNISA, les Plans Régionaux d’Investissements dans le
Secteur Agricole (PRISA) pour cinq (5) régions et le district de Bamako ont été élaborés et validés
par les Comités Exécutifs Régionaux de l’Agriculture (CERA). Ces documents serviront
d’instruments de planification, de développement, de recherche, de financement et de plaidoyer pour
les autorités des régions concernées.
Il faut signaler que la déclinaison du PNISA a bénéficié des apports enrichissants de l’approche Plan
Communal d’Adaptation aux Changements climatiques (PCA) développée par la CPS/SDR à travers
le volet ASAP du PAPAM dans les régions de Kayes et de Sikasso. L’approche PCA renforce les
instruments de planification destinés aux communes et permet de mieux cibler les priorités
d’investissements à la base.
Il est à noter que la PDA a fait l’objet d’une évaluation environnementale stratégique en fin 2015,
financée par le PNUD et le PNUE et réalisée par les Ministères en charge de l’Environnement et des
Finances à travers le Projet Initiative Pauvreté Environnement (IPE).
L’évaluation a insisté sur la nécessité de renforcer les investissements dans le volet environnemental
de la PDA, du PNISA et des autres projets/programmes Agricoles (prendre des mesures idoines
d’encadrement de l’orpaillage traditionnel, établir périodiquement les situations de référence des
composantes environnementales, etc.).
2.3. Le Plan de Passage à l'Approche Sectorielle du Secteur Développement Rural
(PASSDR)
Le Gouvernement de la République du Mali et les Partenaires Techniques et Financiers, ont
conjointement décidé d’orienter les actions de développement Agricole vers une approche sectorielle
et des appuis budgétaires sectoriels, conformément à l’une des recommandations de la Table Ronde
de juin 2008.
L’objectif global du plan de passage vise à développer une approche sectorielle pour le secteur
Agricole se résumant comme suit : i) plus de cohérence et d’harmonisation, ii) une réduction du
nombre de projets et des coûts de transaction, iii) une diminution de la dispersion des capacités
administratives, iv) un renforcement des capacités des structures centrales et locales (financement,
gestion, planification, suivi et évaluation) ; v) une meilleure réalisation des priorités sectorielles et
des réformes.
En d’autres termes, l’approche sectorielle vise à promouvoir le secteur Agricole à travers une
meilleure utilisation des ressources publiques et/ou privées disponibles (intérieures et extérieures) et
la création des synergies en vue de mieux répondre aux priorités nationales.
Le Plan de Passage à l’Approche Sectorielle comporte cinq (05) objectifs spécifiques, à savoir :
i) l’élaboration de la PDA, ii) le suivi du secteur Agricole, iii) les CDMT et l’application de la GAR,
iv) la mise au point des mécanismes d’identification, de suivi-évaluation des projets /programmes, de
collecte, d’analyse et de diffusion des données du secteur Agricole.
Les activités réalisées en 2017, en lien avec les objectifs spécifiques cités, sont les suivantes :
- la tenue de la 7ème Revue Sectorielle Conjointe Etat/PTF/Profession Agricole, assortie de
recommandations et d’un communiqué conjoint signé par les parties signataires du pacte ;
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- la tenue de la 17ème Revue des projets et programmes du Secteur Développement Rural ;
- l’actualisation des CDMT du Secteur Développement Rural et du Commissariat à la Sécurité
Alimentaire 2017/2019 à travers le mode budget programme (DPPD-PAP-RAP) ;
- la réalisation de l'Enquête Agricole de Conjoncture et la production du bilan de la campagne
Agricole consolidé et harmonisé 2017/2018 ;
- l’élaboration, la déclinaison et la mise en œuvre du plan de campagne Agricole harmonisé et
consolidé 2017/2018 dans les régions ;
- la production et la diffusion de l’annuaire statistique du Secteur Développement Rural ;
- la production et la diffusion du répertoire des projets/programmes du Secteur Développement
Rural ;
- la formation des cadres du secteur Agricole sur les modules suivants : « Gestion et
budgétisation axées sur les Résultats », « l’ingénierie des projets/programmes et l’élaboration
des requêtes de financement auprès des PTF » ;
- l’actualisation de la base de données Contry-Stat ;
- la production du rapport biennal pays sur les engagements de Malabo ;
- la réalisation de la Revue des Dépenses Publiques Agricoles (RDPA) ;
- la signature des conventions avec plusieurs projets/programmes en vue de réaliser le suivi et
l’évaluation desdits projets ;
- la validation de l’audit institutionnel de la CPS/SDR et un début de mise en œuvre des
recommandations à travers l’affectation, par l’UE, d’un Assistant technique à la CPS/SDR ;
- la réalisation de la mission de vérification de la performance du PASSDR (PDA/PNISA) par
l’Inspection de l’Agriculture ;
- la signature de l’Arrêté de création du Comité de suivi du PNISA ;
- les exposés réalisés par la CPS/SDR sur l’état d’exécution de la déclinaison régionale du
PNISA et le niveau d’avancement du Recensement Général de l’Agriculture (RGA) aux
réunions des PTFs, membres du GT-EAR.
2.4. Politique Nationale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PolNSAN)
La vision de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de la PolNSAN est que « d’ici 2030, horizon
des ODD, l’ensemble de la population malienne a, en tout temps et en tous lieux, un accès équitable à
une alimentation de qualité, équilibrée, suffisante et saine lui permettant de satisfaire ses besoins
énergétiques et ses préférences alimentaires et nutritionnelles ».
L’objectif global de la PolNSAN est d’assurer la sécurité alimentaire de la population malienne,
améliorer l’état nutritionnel des couches vulnérables et leurs capacités de résilience.
La PolNSAN est mise en œuvre à travers les quatre (04) axes stratégiques suivants :
1) Améliorer l’incidence des productions agricoles sur la disponibilité, la stabilité, l’accessibilité
et l’utilisation des aliments pour ajuster durablement l’offre alimentaire à la demande des
populations ;
2) Prévenir les chocs et les crises, réduire et atténuer leurs effets sur les populations vulnérables
et faciliter l’accessibilité alimentaire aux ménages en situation d’insécurité alimentaire et
nutritionnelle ;
3) Contribuer à prévenir et à réduire les différentes formes de malnutrition ;
4) Améliorer la gouvernance institutionnelle et financière de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle.
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La PolNSAN est mise en œuvre par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire à travers des appuis
alimentaires apportés aux populations et la gestion des différents stocks de sécurité alimentaire.
.
III. ANALYSE DES INSTRUMENTS DE PLANIFICATION ET DE SUIVI-
EVALUATION DU SECTEUR AGRICOLE
3.1. La réalisation de l'Enquête Agricole de Conjoncture (EAC)
L’EAC constitue le principal instrument de mesure des productions Agricoles, notamment des
céréales au Mali et dans les pays du CILSS.
Les informations collectées permettent d’établir le bilan de la campagne agricole, les bilans céréaliers
et d’alimenter la base des données statistiques Agricoles de la CPS/SDR.
Il convient de noter que l’EAC a connu des améliorations notables ces dernières années, notamment
au niveau de l’échantillonnage. En effet, la taille de l’échantillon des producteurs à enquêter est
passée de 2 500 exploitations agricoles en 2004, à 10 000 en 2014, soit une augmentation de 400% et
les données sont collectées à travers les tablettes (excepté les zones d’insécurité). Ceci a permis
d’améliorer le niveau de précision des données statistiques Agricoles gérées par la CPS-SDR.
Des efforts ont été également fournis pour renforcer les formations des acteurs (contrôleurs,
superviseurs) et recruter des enquêteurs qualifiés.
Par ailleurs, l’application de la méthode harmonisée d’évaluation de la production et du rendement du
riz paddy au niveau de plusieurs sites aménagés a permis de collecter des données plus fiables sur le
riz irrigué (maitrise totale et maitrise partielle de l’eau).
On note que l’EAC a intégré depuis la campagne Agricole 2016/2017, la dimension suivi des revenus
des ménages Agricoles ; les données collectées sont en cours de traitement et seront diffusées
prochainement.
Les perspectives porteront sur les points suivants :
- la mise en œuvre de l’EAC et son couplage avec le RGA ;
- les appuis à apporter aux Offices/Agences et DNA pour une meilleure application de la
méthode harmonisée d’évaluation du riz paddy en maitrise totale et partielle de l’eau ;
- la production des bilans alimentaires ;
- la recherche de financements pour la conduite des enquêtes maraichères et l’amélioration du
système de collecte des données du sous-secteur élevage /peche;
- l’amélioration du niveau de signification des résultats de l’EAC pour faciliter les prises de
décision au niveau décentralisé (communes).
3.2. L’état d’avancement du Recensement Général de l’Agriculture (RGA)
Le RGA est une gigantesque opération statistique organisée tous les dix (10) ans par les pays dont le
Mali sous l’égide de la FAO. Sa réalisation permettra de doter les services du secteur de données
fiables et actualisées dans tous les domaines d’activités.
Le coût total de l’activité est estimé à 8 milliards de FCFA sur lesquels 3,5 milliards sont
nécessaires pour conduire les opérations en 2017/2018.
Les réalisations au titre de 2017 ont porté sur les points suivants :
i) l’approbation de la loi par l’Assemblée nationale ;
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ii) le démarrage du recensement des sites et exploitants maraichers (à l’aide des tablettes) et des
points d’eau pastoraux en prélude au dénombrement des exploitations agricoles et des
animaux sur le territoire national (excepté Kidal) ;
iii) le lancement du processus d’acquisition des principaux équipements du RGA (véhicules,
tablettes, motos, GPS, etc.) grâce à l’appui du partenaire FIDA.
Les ressources utilisées en 2017 pour la conduite des activités du RGA proviennent essentiellement
du partenaire FIDA (1,3 milliards FCFA) et de l’Etat malien (500 millions FCFA).
Les perspectives portent sur les éléments suivants :
- l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds en vue de la mobilisation des
financements ;
- la mobilisation des contributions des projets et programmes qui sont sous la tutelle des
Ministères en charge du secteur du développement rural (Agriculture ; Elevage et Pêche) ;
- l’achèvement du processus d’acquisition des équipements et moyens logistiques financés par le
FIDA à travers le PAPAM ;
- le démarrage du dénombrement des exploitations agricoles et du cheptel.
3.3. Le recensement des producteurs (E-voucher)
Dans le cadre du test de l’approche E-Voucher, la CPS/SDR, en relation avec d’autres acteurs
(WAAPP, DNA, APCAM, INSAT, CMDT, ON), a réalisé le recensement des producteurs dans
quatre (4) cercles ciblés par le Mali (Niono, Bla, Koutiala, Yanfolila).
Le recensement a été réalisé à travers une application intégrée aux téléphones, ce qui constitue une
innovation technologique pour le Mali et qui mérite d’être développée pour les prochaines enquêtes
de la CPS/SDR.
Les résultats provisoires obtenus et les principaux enseignements tirés sont les suivants :
i) Nombre d’exploitations agricoles recensées : 79 260 ;
ii) Nombre de producteurs recensés : 99 389 ;
La base des données ainsi constituée reste dynamique, le recensement des producteurs retardataires
est en cours dans les 4 cercles ciblés pour l’opération.
iii) Cadres et agents formés sur l’application E-voucher : 537 dont 1/3 est constitué de femmes.
Enseignement tiré : La disponibilité des données fiables sur les producteurs et la maîtrise de
l’approche E-voucher contribueront à améliorer la gestion de la subvention des intrants Agricoles.
Des efforts doivent être fournis par tous les acteurs pour créer les conditions de réussite du test
E-voucher dans les quatre (4) cercles retenus.
Au regard de l’importance que revêt la bonne gestion des intrants dans l’amélioration de la
productivité agricole et subséquemment l’atteinte des objectifs liés à la sécurité alimentaire, il est
proposé de réaliser une étude approfondie sur la politique des subventions des intrants et équipements
Agricoles au Mali en relation avec tous les partenaires.
Les synergies qui seront développées par les acteurs (étatiques et non étatiques) permettront de doter
le Mali d’une politique de subvention dont la mise en œuvre sera facilitée par l’adhésion des parties
prenantes.
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3.4. Monitoring Externe National Orienté vers les Résultats (MENOR)
En vue de faire face aux difficultés opérationnelles de mise en place d’un système de Suivi
Evaluation des projets/programmes du Secteur Développement Rural, la CPS/SDR, avec l’appui
technique et financier de la Coopération technique belge, a conçu et appliqué un instrument de
qualité, intitulé « Monitoring Externe National Orienté vers les Résultats » (MENOR).
L’outil repose sur les principaux éléments suivants :
la mise au point d’une démarche nationale indépendante en vue d’évaluer les performances
des projets et programmes et prendre des décisions reposant sur des bases objectives ;
la définition d’une méthodologie normalisée, d’un niveau élevé de qualité ;
le positionnement clair de la CPS/SDR en maître d’ouvrage du suivi externe indépendant des
projets/programmes agricoles (différemment du suivi interne et des supervisions classiques).
Le dispositif opérationnel de suivi-évaluation des projets et programmes du secteur permet de :
connaître le niveau de performance des projets financés par les partenaires ;
fournir une vision globale de la contribution du secteur Agricole à la lutte contre la pauvreté ;
offrir aux décideurs politiques maliens, les éléments d’orientation stratégique ;
asseoir et argumenter la position malienne face aux partenaires techniques et financiers ;
produire les bases concrètes d’un cadre d’analyse commune GRM-PTF ;
évoluer vers une approche programme et l’appui budgétaire sectoriel.
Les critères d’évaluation des projets et programmes retenus du portefeuille sont les suivants :
- la Pertinence et la qualité de la conception (l’adéquation entre les objectifs du projet et les
problèmes réels, les besoins et les priorités des bénéficiaires). Il s'agit d'apprécier la qualité
de conception du projet ou programme ;
- l’Efficience (les résultats ont-ils été obtenus à un coût raisonnable ?).
Il s'agit d'apprécier dans quelle mesure les activités et les moyens mis en place ont abouti à
des résultats et quelle est la qualité des résultats obtenus ;
- l’Efficacité (la contribution faite par les résultats du projet dans la réalisation des Objectifs
Spécifiques) ;
- les Effets/Impacts (l’effet provoqué par le projet sur son environnement au sens large du
terme et la contribution qu’il apporte à l’atteinte des Objectifs spécifiques/Objectif global
(sectoriel) du projet). Il s'agit d'apprécier quelle est la probabilité selon laquelle le projet, dans
sa mise en œuvre actuelle, aura un impact positif à grande échelle ;
- la Viabilité potentielle (il s'agit d'apprécier la probabilité selon laquelle les bénéfices produits
se poursuivront après le projet). La viabilité commence dès la conception du projet et
continue tout au long de la mise en œuvre de celui-ci.
Au cours de l’année 2017, quatre (04) projets du secteur agricole ont été évalués à l’aide de l’outil
MENOR. Il s’agit du PRIA-Mali, du PDRIK-II, du Contrat-plan Etat-OPIB-Producteurs et du
PADER-Soké1.
Des rapports d’évaluation MENOR, assortis de propositions, ont été produits par la CPS/SDR et
partagés avec les responsables des projets/programmes.
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Globalement, on retient que les projets évalués sont pertinents ; ils ont accusé des retards dans leur
mise en œuvre, les taux de décaissement et les effets produits sont encore faibles.
On note que les cadres de la CPS/SDR et d’autres structures ont été formés au maniement de
l’instrument.
Le MENOR est un excellent outil d’évaluation des projets et programmes. Au regard de sa
pertinence, il est important que les cadres se l’approprient. Ceci nécessite la mise en place d’un
programme de formation conséquent.
L’assistance technique fournie à la CPS-SDR par l’Union Européenne , sera mise à contibution pour
renforcer les capacités des cadres et ainsi faciliter l’évaluation des projets/programmes et les prises
de décision y afférentes.
En 2018, il est prévu d’évaluer dix (10) projets du Secteur Développement Rural avec l’outil
MENOR.
3.5. Méthode d’élaboration du Plan de Campagne Harmonisé et Consolidé
La méthodologie utilisée pour élaborer le plan de campagne Agricole harmonisé et consolidé est
articulée autour des axes ci-après :
o la définition par les Départements en charge du secteur Agricole des principes et grandes
orientations de la campagne Agricole et la diffusion de la feuille de route, auprès des Directions
Régionales relevant des directions centrales (DNA, Offices/Agence, IER, CMDT, DNGR,
DNPIA, DNSV, DNP, etc.) ;
o la revue des bilans 2017 des sous-secteurs et la fixation des objectifs de productions 2018 aux
niveaux local, régional et national ;
o la validation des projets de plan de campagne par les Directions centrales (DNA,
Offices/Agence, IER, CMDT, DNGR, DNPIA, DNSV, DNP, Projets/Programmes, ONG) et leurs
démembrements régionaux, le LCV et la profession Agricole ;
o l’élaboration du projet de plan de campagne Agricole conformément à l’architecture du
PNISA ;
o la tenue du Conseil Elargi de Cabinet (MA et MEP), du Comité Exécutif National de
l’Agriculture (CENA) et du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA) pour l’approbation du plan
de campagne Agricole harmonisé et consolidé.
En 2017, le quatrième plan de campagne agricole harmonisé et consolidé a été élaboré et approuvé
par le Conseil Supérieur de l’Agriculture. Cet instrument offre l’avantage de traiter, de façon globale
et participative, les programmes du secteur Agricole par les acteurs des départements en charge de
l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
Perspectives
- Elaborer le plan de campagne en tenant compte du basculement en mode budget programme ;
- Elaborer un plan de campagne selon une programmation triennale (année n, n+1, n+2).
3.6. Etat de mise en œuvre du PNISA
Le Plan National d’Investissement dans le Secteur Agricole (PNISA) 2015/2025 a été adopté en 2015
par le Conseil Supérieur de l’Agriculture. Il a été précédé par le Programme National
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d’Investissement Prioritaire dans le Secteur Agricole (PNIP-SA, 2011/2015) et en phase avec les
programmes sous-régionaux, notamment le Programme National d’Investissement Agricole et de
Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN).
Le PNISA, qui est la traduction de la PDA en programmes concrets, constitue le cadre national de
planification pour le secteur Agricole.
Il prend en compte les domaines transversaux comme les aspects institutionnels, la formation, la
recherche et la vulgarisation Agricole.
Dans l’objectif d’assurer la durabilité et l’appropriation des réalisations, le Plan National
d’Investissement dans le Secteur Agricole a intégré les dimensions genre et environnement.
Le PNISA est structuré en cinq (05) programmes ou axes prioritaires qui sont développés à travers 25
Actions (sous programmes) comprenant 83 Activités.
Le coût total du PNISA a été évalué en 2015 à 6 951 milliards de FCFA sur la période 2015/2025.
Suite au dialogue politique organisé dans le cadre du partage du document avec les partenaires, il
s’est avéré impossible de mobiliser d’un coup son financement sans procéder à sa déclinaison en
plans quinquennaux régionaux, d’où les activités de déclinaison réalisées dans les régions en 2017.
La mise en œuvre du PNISA se fait en deux (02) phases de cinq (05) ans chacune appelée plan
quinquennal 2017/2021 et 2021/2025. Son opérationnalisation se fera à travers les programmes
quinquennaux régionaux élaborés pour chacune des 10 régions administratives et du District de
Bamako.
3.6.1. Outils et techniques de déclinaison du PNISA
La déclinaison du PNISA a pour objectif global d’élaborer des documents de Plans Régionaux
d’Investissement dans le secteur Agricole (PRISA) sur la période 2017/2021 à travers une série
d’ateliers dans toutes les régions et le district de Bamako. Ce processus aboutira à une consolidation
des documents régionaux en un Plan quinquennal national d’investissement dans le secteur Agricole,
en prenant en compte les engagements régionaux et sous régionaux.
La déclinaison régionale du PNISA en plan quinquennal 2017/2021 a porté sur les éléments
suivants :
iv) l'identification des filières Agricoles pour les 5 prochaines années ;
v) la caractérisation des filières en termes de potentialités, de bassins de production et de
contraintes ;
vi) la définition des objectifs pour les filières retenues ;
vii) les actions ou activités à mener par filière retenue pour les cinq (05) prochaines années ;
viii) la prise en compte des engagements de la déclaration de Malabo, de l’Agriculture Climato-
Intelligente (AIC) en relation avec les plans communaux d’adaptation (PCA) et des
Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les plans quinquennaux régionaux.
Le processus a été soutenu par l’élaboration d’une fiche de projet mettant en exergue les éléments
suivants : l’intitulé du Projet, les bassins de Production (Potentialités, Contraintes), les Objectifs
général et spécifiques, la programmation annuelle des activités, les coûts sur cinq (05) ans, les
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résultats attendus de ces activités, la stratégie de leur mise en œuvre, les partenaires intervenants dans
la région, le dispositif de suivi/évaluation et la communication/rapportage.
L’équipe chargée de la déclinaison du PNISA est composée des cadres des services suivants : les
Directions centrales et régionales du SDR, les Directions régionales des services financiers et
économiques, les autorités administratives, les Collectivités Territoriales, la Profession Agricole, la
Société Civile, le Secteur Privé.
A l'issue des ateliers de déclinaison, des équipes régionales ont été constituées pour poursuivre le
processus de déclinaison du PNISA en programmes quinquennaux régionaux.
Toutes les rencontres ont été placées sous la présidence des Gouverneurs de Région représentés par
les Conseillers aux Affaires Economiques et Financières (CAEF), le Conseil Régional et la Chambre
Régionale d’Agriculture (CRA).
Les activités de déclinaison ont démarré le 02 juillet 2017 et prendront fin en mai 2018 et la tenue de
l’atelier national de consolidation à partir de Juillet 2018.
3.6.2. Etat d’exécution de la déclinaison du PNISA
La déclinaison du PNISA dans les régions et le District de Bamako s’est déroulée en trois étapes :
Première étape : Préparation de la méthode et des outils à travers trois ateliers regroupant :
1) les régions de Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou, Taoudéni et Mopti à Mopti ;
2) les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou et le district de Bamako à Ségou ;
3) et une session pour la région de Kayes à Kayes.
Deuxième étape : Test de la méthodologie et des outils élaborés et validés.
Le lancement du test des outils de déclinaison du PNISA s’est déroulé à Sikasso avec l’appui de
l’équipe nationale de facilitation à l’équipe régionale d’élaboration du programme, avec la
participation de l’ensemble des acteurs étatiques et non étatiques de la région.
Troisième étape : Appui de l’équipe nationale aux équipes régionales pour l’élaboration/déclinaison
du PNISA 2017/2021 en plans quinquennaux régionaux dans toutes les régions du Mali et le district
de Bamako.
Les sessions de déclinaison ont été réalisées dans les 5 premières régions (Sikasso, Ségou Koulikoro,
Kayes, Mopti) et le District de Bamako. Les documents des plans quinquennaux 2017/2021 de ces
régions sont disponibles.
Les résultats des ateliers régionaux feront l’objet d’une consolidation en un document de Plan
Quinquennal National 2017/2021.
Mobilisation des ressources financières : Pour la réalisation des ateliers ci-dessus, la
CPS/SDR a bénéficié des appuis suivants :
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- contribution du budget d’Etat : 25 millions ;
- contribution du CILSS à travers le HuB-Rural à hauteur de 20 000 dollars, soit environ 10
millions FCFA ;
- contribution du PAPAM : 13 millions.
Connexion du PNISA et approches PCA/AGIR et PACC
Le PNISA a été connecté aux documents de planification suivants :
- l’approche Plan Communal d’Adaptation aux changements climatiques : Comme indiqué plus
haut, elle a été développée par le volet ASAP du PAPAM au niveau de 30 communes des
régions de Kayes et Sikasso. L’instrument repose sur la planification des investissements
prioritaires des communes de façon participative et leur mise en œuvre à travers le
financement FIDA. L’approche PCA constitue un soubassement solide pour la définition des
filières Agricoles porteuses du PNISA ;
- AGIR : Programme de résilience sous régional axé sur les priorités résilience des pays du
CILSS ;
- le Projet Adaptation aux Changements Climatiques en Agriculture. Ce projet a été mis en
œuvre dans six (6) communes-test du Mali et a développé des approches pouvant alimenter le
PNISA (technologies de résilience des petits producteurs dans les zones agro climatiques du
Mali).
La capitalisation des approches AGIR et du projet PACC permettra de mieux prendre en compte
les aspects liés à la résilience des producteurs face aux effets du changement climatique.
Perspectives
- poursuite de la déclinaison dans les autres régions administratives (Tombouctou, Gao,
Taoudéni, Ménaka et Kidal) selon la méthodologie retenue ;
- consolidation des plans quinquennaux régionaux en un document national par l’équipe de
facilitation ;
- tenue de l’atelier National de validation du document national ;
- tenue d’un business meeting de mobilisation du financement du plan quinquennal national
(2017/2021) évalué en 2015 à 3 461,4 milliards de FCFA, cela conformément à la démarche
développée par la CEDEAO pour la mise œuvre des PNIASAN ;
- intervention attendue d’AGRA à travers le projet d’appui au processus de déclinaison et de
diffusion du PNISA et suite de la requête d’appui pour le recrutement d’un Consultant
national adressée aux PTFs.
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- reverdissement du PNISA en tenant compte des recommandations de l’Etude
Environnementale Stratégique (EES) réalisée par l’IPE-Mali et les bonifications de la Grille
d’Analyse pour le Développement Durable (GADD) ;
- réalisation systématique des EIES pour tous les aménagements hydroagricoles ;
- étude sur l’état de mise en œuvre des stratégies sectorielles en vigueur dans le secteur
Agricole, notamment la SNDR, la SNDI et la Politique Nationale de l’Elevage, etc.
3.7. Etat de mise en œuvre de la Gestion Durable des Terres (GDT) source : AEDD
L’année 2017 a été marquée par le renforcement des capacités des cadres et producteurs sur les
techniques GDTE. Ces activités ont concerné directement 2 746 producteurs et d’autres acteurs.
Les activités GDTE qui visent à améliorer la fertilité des sols et subséquemment la productivité
agricole, sont réalisées autour des infrastructures hydro-agricoles (bas-fonds aménagés, périmètres
maraichers, etc.), sur les parcelles agricoles et en plantation sur des grands espaces.
Réalisations
Les principales réalisations au cours de l’année 2017 dans les zones d’intervention des différents
projets et programmes agricoles en matière de GDTE se résument comme suit :
élaboration d’une stratégie de mise en œuvre des activités GDTE ( arrimées aux ouvrages
hydro-agricoles , réalisées sur les parcelles agricoles des producteurs, réalisées sur
plantations sur des grands espaces) et conception des plans d’action à exécuter selon la
stratégie décrite
l’organisation d’une session de formation des acteurs régionaux et locaux de la région de
Sikasso sur la Gestion Durable des Terres et des Eaux ;
la formation de 96 formateurs en techniques de communication et d’animation respectivement à
Koutiala pour la région de Sikasso et Sévaré pour la région de Mopti ;
l’organisation de quarante (40) sessions de formation au bénéfice de 1083 membres des
organisations de producteurs et des associations de femmes sur une dizaine de bonnes
pratiques GDTE (dont 525 femmes) ;
l’organisation de journées de plaidoyer pour la mise en échelle de la Régénération Naturelle
Assistée (RNA) ;
l’organisation d’ateliers de réflexion sur la mise en place et l’opérationnalisation du réseau des
prestataires en GDTE ;
la formation de 75 enseignants du premier et du second cycle de l'enseignement fondamental
des Centres d'Animation Pédagogique de Banamba, Nara, Nioro sur les thèmes de
préservation de la biodiversité, de l'adaptation aux changements climatiques et les avantages
de la GDTE ;
la formation de 150 acteurs sur les questions et avantages de la GDTE dans les 03 cercles
(Banamba, Nara et Nioro) ;
la sélection et la formation de 1342 producteurs pilotes sur 06 technologies de Gestion Durable
des Terres (RNA, compostage, labour en billon, cordons-pierreux, Zaï et demi-lune) au
niveau des 14 communes des cercles de Banamba, Nara et Nioro du Sahel ;
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l’aménagement, la plantation et l’ensemencement par des semences fourragères de 600 ha
d'espaces pastoraux au niveau de six (06) périmètres au niveau des cercles de Banamba et de
Nara ;
la formation de 250 producteurs de riz de bas-fonds sur les techniques GDTE selon l’approche
GIPD dans la région de Sikasso ;
l’élaboration, la validation et l’approbation par les partenaires de cinq (05) plans d’actions
GDTE pour un montant global d’environ 600 000 000 FCFA ;
la conduite des cultures fourragères et des reboisements dans les bassins couverts par le
PAPAM.
Les activités GDTE doivent constituer une partie intégrante des projets/programmes Agricoles au vu
des rôles liés à la sécurisation des infrastructures et à l’amélioration de la fertilité des sols dans un
contexte où prédominent les petits producteurs, plus vulnérables aux effets des changements
climatiques. Les effets sur les sols et les productions agricoles seront plus perceptibles à partir de la
campagne prochaine.
3.8. Sécurité alimentaire et nutritionnelle et les instruments de suivi (source : CSA)
Sur la base des résultats de la Campagne Agricole 2017/2018, jugée globalement moyenne à bonne
dans l’ensemble du pays et des exercices d’analyse du Cadre Harmonisé, le Système d’Alerte
Précoce (SAP), a relevé dans son évaluation définitive de la situation alimentaire fournie en mars
2017 que 600 778 personnes étaient en phase crise et pire (en phase 3 à 5) et auraient besoin d’une
assistance alimentaire et nutritionnelle d’avril à août 2017. C’est sur cette base que le Commissariat à
la Sécurité Alimentaire, les PTF et les ministères Sectoriels associés ont alors convenu du Plan
National de Réponses (PNR) 2017 aux crises alimentaires et nutritionnelles.
Les activités du PNR 2017 ont porté non seulement sur des actions en faveur du renforcement de
capacités et des interventions orientées sur l’assistance alimentaire mais aussi sur le renforcement des
moyens d’existence des populations dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou
encore sur des interventions de prévention et de lutte contre la malnutrition.
Résultats obtenus
Les résultats obtenus dans les principaux domaines d’intervention sont les suivants :
Renforcement de capacités des acteurs
Les activités de renforcement de capacités des acteurs du PNR ont été menées par le CSA, le SAP, le
Devis Programme, le STF/DNSA, la FAO, le PAM et le CICR à travers des formations techniques,
des rencontres de terrain, des achats de matériel et le partage de documents de références. Les cibles
de formation ont été les personnes ressources participants au comité d’analyse du Cadre Harmonisé,
les ONG nationales partenaires d’implémentation des Distribution Alimentaire Gratuite (DAG) du
CSA et les collectivités territoriales à travers les comités communaux, locaux et régionaux de suivi
de la Sécurité Alimentaire.
Assistance alimentaire
Les interventions d’assistance alimentaire ont pris une place importante dans le PNR 2017 du fait
d’une forte implication du CSA et de ses partenaires (PAM, CICR et Echo) dans le traitement des
besoins auprès des populations vulnérables sur l’ensemble du pays. L’assistance alimentaire a été
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menée dans le cadre des interventions pendant la période de soudure, mais aussi en réponse aux
déplacements des populations suite à l’insécurité. Il faut signaler que la majorité de l’assistance
alimentaire a été réalisée en apport de vivre, mais aussi une partie a été faite en Cash Transfert
(espèce ou coupon alimentaire).
Pour ce qui est de l’assistance alimentaire, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire donne la demi-
ration (9 kg/personne) pendant 3 mois de soudure. Ce qui fait qu’en 2017 environ 17 984 tonnes de
céréales ont été distribuées gratuitement aux populations vulnérables (600 778 personnes).
Interventions d’appui au renforcement de la résilience et des moyens d’existence
La tendance de ces interventions va de plus en plus vers des appuis et accompagnement des
populations dans la construction de la résilience. Ainsi, des initiatives ont été mises en œuvre cette
année à travers des projets collectifs et communautaires en milieu rural dans les zones les plus
souvent affectées par les chocs et crises et proposant le relèvement durable des populations par la
reconstruction des actifs productifs essentiellement. Les interventions ont porté sur une diversité
d’appuis, allant des distributions de semences vivrières ou maraichères pour l’agriculture, aux
vaccinations ou la reconstitution du cheptel pour l’élevage jusqu’à la dotation de matériel de
transformation des produits agricoles pour l’appui à la relance économique en milieu rural. Elles ont
touché près de 3 233 000 personnes.
Appui aux cantines scolaires
Le Ministère de l’Education et ses Partenaires ont assisté par des repas préparés, près de 221 860
enfants scolarisés dans les écoles des zones affectées et vulnérables. Ces projets permettent non
seulement la lutte contre l’insécurité alimentaire et aussi donnent un complément nutritionnel pour
les enfants. Ils offrent également une opportunité d’intégrer des actions en faveur de l’hygiène auprès
des plus jeunes.
Intervention en matière de lutte contre la malnutrition
La Division Nutrition de la DNS, sous le couvert du Ministère de la Santé, avec l’appui du PAM a pu
soutenir et traiter les admissions dans les centres nutritionnels pour près de 120 510 enfants malnutris
sévères (MAS) grâce au réseau des centres nutritionnels de 63 Districts sanitaires. De plus,
concernant la malnutrition modérée des Femmes Enceintes et Allaitantes (FEFA) et des Enfants de
moins de 5 ans, les activités de couverture nutritionnelle menées par le PAM ont permis des actions
de prévention et de traitement de la malnutrition aigüe modérée (MAM) au niveau de 9 799 enfants
et des FEFA, et ce sur l’ensemble du pays (dans les 10 Régions et le District de Bamako).
Tableau 1 : Récapitulatif des personnes en situation de besoin alimentaire
Personnes en besoin
(Phasage du Cadre Harmonisé de
mars 2017)
Domaine d’intervention de la réponse
Nombre de bénéficiaires
(personnes)
Phase 3 à 5 (en besoin immédiat)
600 778 personnes
Assistance alimentaire 600 778
Cantines scolaires 221 860
Lutte contre la malnutrition (MAS/ MAM) 130 309
Phase 2 (sous pression)
3 233 000 Personnes
Renforcement de la résilience et moyens
d’existence
3 233 000
Tableau 2 : Récapitulatif de l’exécution financière du PNR 2017
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NB : Le taux élevé du renforcement de capacité des acteurs s’explique par le fait de l’augmentation
des réalisations du PAM dont les prévisions ne sont pas prises en compte.
IV. PERFORMANCE DU SECTEUR AGRICOLE
4.1. PROFESSION AGRICOLE
Les Chambres d’Agriculture sont des Etablissements Publics à caractère professionnel dotés de la
personnalité morale et de l’autonomie financière. Elles sont chargées de la représentation et de la
défense des intérêts des acteurs du monde rural, exerçant leurs activités dans les sous-secteurs ci-
après : agriculture, élevage, pêche/pisciculture et exploitation forestière. Elles constituent des organes
consultatifs et professionnels pour les pouvoirs publics auprès desquels, elles jouent un rôle
d’interface avec la Profession Agricole.
4.1.1. L’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCAM)
Au titre de l’année 2017, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) a
réalisé les activités suivantes :
- la mise en œuvre du programme 1 000 tracteurs subventionnés à 50% par le Gouvernement de
la République du Mali ;
- la mise à disposition de 1500 plants de bananes et de bananes plantains aux producteurs de la
Région de Koulikoro en matière de diversification et de développement de la production ;
- la distribution d’intrants et de matériels de récolte à 35 coopératives de 300 producteurs ;
- la distribution de moutons de race Balami, 267 têtes pour le 1er lot et 368 têtes pour le 2ème au
compte des CRA de Kayes, Mopti, Ségou, Koulikoro, Bamako, FEBEVIM, FENAJER,
FENAFER et du CNU ;
- la participation à la supervision de la Campagne de Pêche 2016/2017 ;
- la modernisation des systèmes et des filières agricoles à travers :
- la réalisation de 721 sous-projets ;
- l’insémination artificielle de 5 623 vaches ;
- la réalisation de 1 248 parcelles de diffusion de technologies ;
- la convention APCAM/DNPIA portant sur l’alimentation de 3.500 vaches laitières
locales ;
Domaines d’Activités
Exécution financière (FCFA)
Prévisions Réalisations
Taux de
Réalisation (%)
Renforcement de capacités des acteurs 1 257 709 000 4 865 687 500 386, 87
Renforcement du système d’analyse et
d’enquêtes sur la Sécurité Alimentaire et
Nutritionnelle
1 781 679 200 1 540 006 961 86,43
Assistance alimentaire 26 164 997 583 19 792 441 520 75,64
Intervention d’appui au renforcement de
la résilience et des moyens d’existence
17 953 796 300 7 612 947 150 42,40
Appui aux cantines scolaires 12 891 333 400 1 730 428 150 13,42
Intervention en matière de prévention et de
lutte contre la malnutrition
21 896 315 972 9 742 614 993 44,49
Suivi et Evaluation 32 759 500 32 759 500 100
Autres Domaines 4 226 113 650 4 226 113 650 100
TOTAL GENERAL 73 313 371 205 47 812 571 274 65,22
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- l’enregistrement de 12 000 exploitations Agricoles ;
- la mise en place d’une Plateforme d’appui au contrôle de qualité des intrants (engrais et
semences) ;
- la conduite de l’approche conseil à l’exploitation familiale auprès d’au moins 2500
exploitants en zone cotonnière ;
- la formation de 21 agents ;
- la construction du siège de la CRA de Kayes ;
- l’élaboration des outils et méthodes de Conseil à l’Exploitation Familiale (CEF) ;
- les visites inter-paysannes d’échange d’expériences de 521 producteurs de coton sur les
résultats de recherche-développement ;
- la Participation au Salon International de l’Agriculture de Paris (SIA) : 550 contacts de
partenariat sont établis, 8 Contrats signés, 11 000 visiteurs ;
- la tenue de la bourse nationale de céréales de Ségou : Offres de vente : 28 613,7 tonnes de
produits, Offres d’achat : 3.690,5 tonnes de produits, Contrats en négociation portant sur les
3 690,5 tonnes dont la valeur estimée à 671 877 000 FCFA dont 528,5 tonnes de riz ;
- la structuration du monde rural : 15 000 Organisations de producteurs dont une faible
proportion ont harmonisé leurs statuts à ceux de l’OHADA parmi lesquelles 24 organisations
d’envergure nationale ;
- l’appui à la mise en place des interprofessions Agricoles : mangue, échalote/oignon, pomme
de terre, papaye, riz, karité, anacarde, gomme arabique, bétail/viande, lait, sésame, maïs, et
manioc. L’émergence des interprofessions a favorisé la promotion des filières Agricoles ;
- l’appui à la mise en place de plateformes multi acteurs d’innovation sur le Niébé et le riz.
Perspectives 2018
Les objectifs de la profession Agricole pour la campagne 2018/2019 sont axés sur la réalisation des
missions d’intervention et de représentation, en étroite collaboration avec les services techniques de
l’Etat et les partenaires techniques et financiers à travers :
- la tenue de deux (02) rencontres statutaires (une session ordinaire et une session budgétaire) ;
- la finalisation et la validation des manuels de procédure des CRA et de l’APCAM ;
- la réalisation d’un programme pilote d’enregistrement des exploitations Agricoles ;
- la poursuite de l’installation des bases de données des exploitations Agricoles dans les CRA et
la formation sur leur alimentation et actualisation ;
- l’installation de serveurs pour l’opérationnalisation du dispositif d’enregistrement et
d’immatriculation des Exploitations Agricoles Familiales et des Entreprises Agricoles à
l’APCAM et dans les CRA ;
- l’accompagnement de 13 organisations interprofessionnelles pour le démarrage effectif de leurs
activités et la poursuite de l’actualisation du répertoire des OPA ;
- la participation de la profession Agricole aux foires de Paris (SIA), Rennes (SPACE) et
Abidjan (SARA) et l’organisation du SIAGRI de Bamako, de la Journée du Paysan, des
Journées du Lait, de la Femme Rurale, de la Bourse Nationale aux Céréales et du lancement
de la Campagne Agricole 2018/2019.
Dans l’objectif de mieux enrichir les prochaines revues et de réaliser un diagnostic plus approfondi
du secteur agricole, il est proposé d’organiser des échanges avec les différents maillons de la
profession agricole (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, forestiers, femmes rurales, jeunes ruraux ). Les
conclusions des rencontres permettront d’alimenter le document de la revue sectorielle.
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Difficultés. Elles se présentent comme suit :
- la réduction de la subvention allouée à l’APCAM par le budget d’Etat ;
- la réduction des budgets des projets concourant à la mise en œuvre des activités ;
4.1.2. La Fédération Nationale des Femmes Rurales (FENAFER)
La Fédération Nationale des Femmes Rurales du Mali (FENAFER), est une organisation
professionnelle agricole à caractère associatif, apolitique et non confessionnelle, jouissant d’une
personnalité morale, de droit privé malien régie par la loi n°04-038 du 3 août 2004 en République du
Mali.
Les activités réalisées au titre de l’année 2017 se résument comme suit :
- la participation aux comités de pilotage, au conseil supérieur de l’Agriculture, à la
journée internationale de l’alimentation, aux foires SIAGRI, FABA, Salon de Paris,
Salon d'Abidjan, bourse des semences, bourse des céréales, etc., aux ateliers, aux
réunions au niveau national, régional, local et communal , au forum régional du FIDA
- l’organisation des ateliers nationaux de formations (sur les plaidoyers, le foncier
Agricole, les changements climatiques et l’entreprenariat féminin, les techniques de
production et de transformation) et de la journée internationale de la femme rurale ;
- l’élaboration du plan stratégique de la FENAFER et de son plan d’action ;
- la signature d’une convention entre la FENAFER et le projet FARM dans le cadre du
renforcement des capacités des organisations des femmes rurales ;
- la célébration de la Journée internationale de la Jeune fille.
Perspectives 2018
- équipement de la salle de réunion ;
- mettre à la disposition de la FENAFER un secrétariat général et des conseillers
techniques à l’image des CRA ;
- doter la FENAFER de moyens de déplacement ;
- organiser des sessions de sensibilisation des membres sur les changements
climatiques ;
- former des membres sur les rôles et responsabilités ;
- organiser une table ronde des PTF sur le plan d’action de la FENAFER en vue du
financement de ses projets ;
- organiser des visites d’échanges d’expériences (stations de recherche, voyages
d’étude) ;
- acquérir un siège à toutes les ASPROFER ;
- élaborer le répertoire des OP de femmes rurales.
4.1.3. Fédération Nationale des Jeunes Ruraux du Mali (FENAJER-MALI)
Les jeunes représentent près de 2/3 de la population totale du pays, avec un capital insuffisamment
exploités. Les plus hautes autorités du pays ont fait de la question de la jeunesse une priorité en
matière de politique de développement et de lutte contre la pauvreté.
Au titre de l’année 2017, la Fédération Nationale des jeunes Ruraux du Mali (FENAJER-Mali), a
réalisé les activités suivantes :
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23
- participation aux ateliers et séminaires, comités de pilotage, aux foires et salons au Mali, en
Afrique, etc., aux activités du projet FIER, du projet FARM, au conseil supérieur de
l’Agriculture, du programme de micro finance rural (PMR), de la CNOP, du SP/LOA, à la
journée paysanne, à la bourse de céréales de Ségou, etc. ;
- diffusion des nouvelles technologies financées par le projet WAAP à Banakoroni, Sénou ;
- organisation des réunions trimestrielles de la FENAJER ;
- élaboration d’un plan d’action de la FENAJER ;
- signature de convention avec le PASSIP/GIZ et la FAO ;
- recrutement d’un coordinateur technique dans le cadre du partenariat PASSIP/GIZ ;
- acquisition d’équipements informatiques ;
- distribution de 500 kg de maïs, 500 kg de riz aux jeunes de la région de Ségou ;
- signature d’un Protocole de partenariat avec le Conseil national de la Jeunesse ;
- organisation d’émissions radio sur le rôle et les missions de la FENAJER-Mali et d’un forum
sur la sécurité alimentaire à Ségou avec AGRI-COM ;
- financement par le PAPAM de 679 projets pour 524 jeunes dont 272 femmes pour un coût total
de 333 329 997 FCFA.
Difficultés
- manque de siège ;
- insuffisance du personnel permanent pour le bon fonctionnement de la FENAJER-Mali et ses
démembrements ;
- insuffisance de ressources financières et matérielles ;
- déficit de structuration de la FENAJER-Mali au niveau décentralisé.
Perspectives
- renforcement de capacité institutionnelle de la FENAJER-Mali ;
- organiser les rencontres à tous les niveaux, pour faire l’état des lieux et connaitre les
préoccupations des jeunes ;
- organiser un forum national des jeunes ruraux du Mali (Emploi, contribution des jeunes au
développement du secteur Agricole) ;
- formation et l’octroi des bourses sur l’entreprenariat Agricole des jeunes ruraux performants
dans les centres de formation.
On note en conclusion que les activités réalisées et programmées par la profession Agricole sont,
pour la plupart, sur financement des projets et programmes. L’engagement des Partenaires
Techniques et Financiers constitue à ce titre un gage d’espoir pour le financement des activités du
réseau des Chambres d’Agriculture du Mali. Un appui particulier aux CRA du Nord devrait être mis
en place dans le programme d’urgence du Président de la République.
4.2. REVUE DES PROJETS/PROGRAMMES AGRICOLES
La Revue des projets/programmes a pour objectif de faire le point de la mise en œuvre des
projets/programmes, formuler des recommandations en vue de la bonne exécution des activités et
fournir aux décideurs des informations actualisées sur le portefeuille du Secteur Développement
Rural.
Les contraintes et les perspectives sont également identifiées par la revue et des propositions
d’amélioration sont formulées par les acteurs à l’adresse des décideurs.
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4.2.1. L’état d’exécution des Projets/programmes
Le portefeuille du SDR comporte 91 projets et programmes dont 80 en exécution et 11 en
préparation. Sur l’ensemble des projets répertoriés, 63 sont rattachés au MA (69,2%) ; 22 au MEP
(24 ,17%) et 6 au CSA(6,6%).
Le volume des financements acquis cumulés est de 851,398 milliards FCFA et le décaissement
cumulé est de 445,579 milliards de FCFA, soit un taux de décaissement cumulé de 52,34%.
On rappelle qu’en 2016, la revue a porté sur 97 projets et le financement cumulé était de 820,925
milliards FCFA.
Il apparait alors une baisse du nombre de projets (-3%) tandis que le financement cumulé a augmenté
de 3,7%.
La situation générale des Projets et Programmes du SDR au 31/12/2017 est présentée dans le tableau
n°3.
Tableau 3 : Synthèse générale des financements des projets/programmes
Nbre
P/P
Financement Acquis cumulés
31/12/2017
(en millions de FCFA)
Décaissements cumulés
31/12/2017
(en millions de FCFA)
Taux cumulés
31/12/2017
Int. Ext. Total Int. Ext. Total Int. Ext.
Tota
l
Ministère de
l'Agriculture
Projet en exécution 56 138 966 502 376 641 342 88 116 277 555 365 671 63,41% 55,25% 57,02%
Projet en
préparation
7 7 395 15 934 23 329 1 227 0 1 227 16,59% 0,00% 5,26%
Total MA 63 146 361 518 310 664 671 89 343 277 555 366 898 61,04% 53,55% 55,20%
Ministère de l'Elevage et de la Pêche
Projet en exécution 19 31 620 58 331 89 951 23 054 20 442 43 496 72,91% 35,05% 48,35%
Projet en
préparation
3 4 987 42 286 47 273 150 0 150 3,01% 0,00% 0,32%
Total MEP 22 36 607 100 617 137 224 23 204 20 442 43 646 63,39% 20,32% 31,81%
Commissariat à la sécurité alimentaire
Projet en exécution 5 39 439 9 814 49 253 31 895 3 141 35 036
80,87
%
32,01% 71,13%
Projet en
préparation
1 250 0 250 0 0 0 0,00% 0,00% 0,00%
Total CSA 6 39 689 9 814 49 503 31 895 3 141 35 036
80,36
%
32,01% 70,78%
TOTAL SDR
Projet en exécution 80 210 025 570 521 780 546 143 064 301138 444 202 68,12% 52,78% 56,91%
Projet en
préparation
11 12632 58220 70852 1377 0 1 377 10,90% 0,00% 1,94%
Total Global SDR 91 222657 628 741 851 398 144 441 301 138 445 579
64,87
%
47,90% 52,34%
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Figure 1 : répartition par département des P/P selon leur niveau d’exécution
Sur les 91 P/P du portefeuille du SDR, 74% des projets sont en exécution normale et 6% ont pris fin
au 31/12/2017, ce qui explique la chute du nombre de projets par rapport à l’exercice précédent
(97 P/P) et du volume du financement acquis.
Un nombre assez important de P/P (10 ), soit 11% du portefeuille du SDR, connait des difficultés de
mise en œuvre ayant entrainé des retards plus ou moins importants ; la majorité de ces P/P (90%)
sont du Ministère de l’Agriculture.
4.2.2. L’évolution des financements acquis de 2014 à 2017
Le volume des financements du Secteur est passé de 818, 45 milliards de FCFA environ en 2014 à
851,398 milliards de FCFA en 2017, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 3,7% environ.
On note que l’année 2016 avait connu une baisse de financement (11%).
Les 74% du portefeuille des projets et programmes sont assurés par le financement extérieur (prêts
58% et subventions 16%).
L’engagement de l’Etat à travers le BSI est de 26% du volume total. (Voir graphique 1).
Au plan de l’âge, on note que 22 projets/programmes (24,2%) ont 6 à 10 ans et 27 projets (29,7%)
ont 3 à 5 ans ; les plus jeunes (36,3%) ont entre 1 et 2 ans et 09 projets (10%) ont plus de 10 ans. La
moyenne d’âge des 89 projets est de 5 ans.
Des efforts ont été consentis pour mettre fin aux vieux projets au cours des trois (03) dernières
années. Toutefois, ces efforts doivent se poursuivre pour assainir davantage le portefeuille et le
rajeunir.
Au 31 Décembre 2017, les projets et programmes revus enregistrent un décaissement cumulé de
445,579 milliards de FCFA, soit un taux global de décaissement de 52,34% du financement acquis
cumulé. Le taux de décaissement du financement intérieur est de 64,87%.
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Le volume du décaissement intérieur est de 144,441 milliards FCFA et celui de l’extérieur est de
301,138 milliards de FCFA. Le taux de décaissement global du SDR est resté au même niveau
(52%) entre 2016 et 2017. Le décaissement pour le financement intérieur est passé de 59% en 2016
à 65% en 2017 ;celui du financement extérieur est passé de 50% à 48%.
Figure 2 et 3 ; Répartition du portefeuille par type de financement et âge des projets et
programmes
Figure 2 : Répartition du portefeuille par type de financement
Figure 3 : Répartition des P/P du SDR par âge au 31/12/2017
Le secteur développement rural est financé par trente-trois (33) partenaires techniques et financiers
pour un montant total acquis extérieur de 628,741 milliards de FCFA.
La Banque Mondiale, à travers ses différents guichets, arrive en tête des partenaires financiers
multilatéraux du secteur avec 127,711 milliards de FCFA, soit 20% du financement total acquis au
niveau du secteur au 31/12/2017 ; elle est suivie de la Banque Africaine de Développement avec 80,6
milliards de FCFA, soit 13% et de la Banque Islamique de Développement avec 64,8 milliards de
FCFA, soit 10%.
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Figure 4 : Répartition par rang des partenaires
4.2.3. Les résultats /effets produits
La mise en œuvre des Projets et Programmes a permis de :
réaliser les investissements (agro-pastoraux, hydro-agricoles et équipements) tendant à améliorer la
production et la productivité agricoles, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et
l’amélioration des revenus. Le niveau actuel atteint par les productions céréalières et cotonnières est,
en partie dû, aux appuis apportés par les projets/programmes (appui conseil, appuis en intrants, etc.) ;
renforcer les capacités des agents d’appui, des producteurs et faciliter l’accès des usagers à
l’information ;
obtenir un bilan céréalier excédentaire, ce qui se traduit par la disponibilité des produits alimentaires
dans le pays en toute période et les possibilités pour les producteurs d’en exporter.
Par ailleurs, grâce à la contribution des projets/programmes les objectifs du CREDD (promouvoir
une agriculture intensive, diversifiée et durable, optimiser le potentiel de développement de l’élevage,
accompagner le développement du sous-secteur de la pêche, garantir la sécurité alimentaire pour tous
et améliorer l’état nutritionnel des plus vulnérables, etc.) sont en voie d’être atteints :
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les productions céréalières de la campagne 2017/2018 sont supérieures à celle de la campagne
2016/2017 de 5% (9 295 974 tonnes contre 8 849 555 tonnes) ;
un excédent céréalier de 3 811 000 tonnes a été dégagé malgré une pluviométrie faible et mal
repartie dans le temps et dans l’espace ;
la production de coton graine a enregistré un record en 2017, soit 728 500 tonnes contre
647 300 tonnes ;
les productions de viande et de lait ont aussi enregistré une augmentation sensible au cours de
l’année 2017 (71 900 tonnes de viande rouge contrôlées et 6 450 tonnes de lait).
En résumé, on retient que la 18ème revue des P/P du SDR a porté sur 91 projets et programmes dont
80 en exécution et 11 en préparation pour un financement total acquis de 851,398 milliards de FCFA
au 31 Décembre 2017.
Le volume du portefeuille du Secteur a augmenté de 3,7% par rapport à la revue précédente. L’âge
moyen des P/P est resté pratiquement le même (5 ans) par rapport à la 17ème revue.
De façon générale, les projets décaissent mieux sur les financements intérieurs (65%) que sur les
financements extérieurs (48%). Le taux de décaissement global des 91 projets est de 52,34%.
Le début d’exécution de la recommandation relative à la faiblesse des taux de décaissement a déjà
identifié des facteurs ; les analyses vont se poursuivre en 2018 pour réaliser un diagnostic approfondi
du problème et formuler des mesures fortes à l’intention des acteurs.
Les contraintes et propositions de solutions
Les contraintes à la bonne marche des projets/programmes se résument comme suit :
o la lourdeur dans la mobilisation des ressources extérieures et la passation des marchés (une note
explicative sur les causes de la faiblesse des taux de décaissement des projets/programmes
Agricoles a été produite par la CPS/SDR) ;
o l’insuffisance d'allocation budgétaire pour le suivi/évaluation des projets/programmes. A ce
jour, le MENOR est appliqué sur 5 projets/programmes par an, ce qui reste insuffisant pour
tirer des conclusions approfondies sur la qualité des projets/programmes ;
o la mise en œuvre par plusieurs gestionnaires des projets des activités de suivi-évaluation
externe sans l’implication de la CPS/SDR ;
o l'information auprès de certains PTF, notamment en ce qui concerne les dépenses effectuées
directement par eux n’est pas facilement accessible ;
o la faiblesse au niveau du remplissage des fiches trimestrielles de suivi du Budget Spécial
d’Investissement (BSI) et des fiches de suivi des projets (revue annuelle) ;
o les faibles capacités techniques et managériales de certaines entreprises attributaires des
marchés ;
o le contexte sécuritaire peu favorable à l’exécution et au suivi des projets/programmes et des
politiques dans certaines localités.
Les solutions proposées :
o Allouer à la CPS/SDR les ressources budgétaires conséquentes pour assurer correctement le
suivi et l’évaluation des projets (Etat, projets/programmes, PTF, etc.) ;
o Améliorer les procédures de mobilisation des ressources financières (intérieures et notamment
extérieures) ;
o Impliquer davantage la CPS/SDR dans les négociations et la formulation des projets, la
mobilisation des ressources et la tenue des organes de suivi (Conseils d’Administration,
Comités de pilotage, Comités de surveillance, etc.) ;
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o Rationaliser les délais de traitement des dossiers en établissant un chronogramme engageant les
deux parties (Gouvernement/PTF) ;
o Renforcer les capacités des Gestionnaires des projets en matière de procédures de passation des
marchés et des procédures de décaissement ;
o Attribuer les marchés aux entreprises et Bureaux professionnels sur le plan technique, financier
et managérial.
Les recommandations
Au terme de la revue des projets/programmes Agricoles, les recommandations suivantes ont été
formulées à l’attention des acteurs :
1. S’investir davantage dans l’élaboration de nouveaux projets d’investissements pour le secteur
Agricole et attirer les partenaires multilatéraux et bilatéraux. Il s’agit, pour les départements
concernés, de rajeunir le portefeuille des projets du secteur (CPS/SDR et autres Directions
centrales) ;
2. Envisager la possibilité de créer une banque de données des projets à la CPS/SDR alimentée par
les différentes structures du SDR (CPS/SDR et autres Directions centrales) ;
3. Améliorer le système de suivi interne et externe des projets par l’application des outils du
Dispositif de Suivi-Evaluation du Secteur Développement Rural (CPS/SDR et P/P) ;
4. Renforcer les activités de suivis et de supervision par les services centraux et les tutelles des
projets (Ministères en charge du Secteur Agricole) ;
5. Allouer à la CPS/SDR les ressources budgétaires conséquentes pour assurer correctement le suivi
et l’évaluation des projets (Etat, projets/programmes, PTF, etc.) ;
6. Renforcer la collaboration entre la CPS/SDR et les gestionnaires des projets en vue de faciliter la
remontée à temps des informations.
4.3. Résultats de la campagne Agricole 2017/2018
La campagne Agricole 2017/2018 a été caractérisée par la faiblesse et la mauvaise répartition des
pluies. Cependant, des actions vigoureuses et concrètes ont été posées par les départements en charge
du Secteur du Développement Rural pour exécuter le plan de campagne agricole, améliorer les
rendements et les productions Agricoles. Il s’agit, entre autres, de la mise en valeur de nouvelles
terres aménagées, de la mise en place à temps des intrants subventionnés de qualité, de l'utilisation
des semences certifiées, de l’opérationnalisation du programme pilote des tracteurs, de la diffusion de
nouvelles technologies Agricoles, de l’approvisionnement des éleveurs en semences fourragères, de
la réalisation des infrastructures animales, halieutiques et aquacoles ainsi que de la maitrise des
différentes épizooties.
La combinaison de ces facteurs a permis d’obtenir les résultats ci-après :
Productions végétales :
- 9 295 974 tonnes toutes céréales confondues et un excédent de 3 811 400 tonnes ;
- 487 430 tonnes d’arachide ;
- 204 048 tonnes de niébé ;
- 236 700 tonnes de pomme de terre ;
- 97 920 tonnes d’Anacarde ;
- 751 400 tonnes de mangues.
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L’analyse de la série statistique de la CPS/SDR a montré que la production céréalière est passée de
6 674 427 tonnes en 2012/2013 à 9 295 974 tonnes en 2017/2018, soit un taux d’accroissement
annuel moyen d’environ 8%. Les superficies sont passées de 4 355 950 ha en 2012/2013 à 5 798 064
ha en 2017/2018, soit un taux d’accroissement moyen annuel de 5,3%.
La production céréalière nationale enregistre un accroissement global de 28% par rapport à la
moyenne des cinq dernières campagnes et de 5 % par rapport à 2016/2017.
Une analyse par culture montre cependant que ces accroissements sont essentiellement soutenus de
façon régulière par le maïs et quelque fois par le riz. En effet, le sorgho et le mil enregistrent des
évolutions en dents de scies avec une tendance à la baisse.
Tableau 4 : Evolution de la production céréalière de 2012/2013 à 2017/2018
Cultures Mil Sorgho Riz Maïs Blé/orge Fonio Total
Campagnes
2012/2013 1 212 440 1 772 275 1 914 867 1 713 736 21 038 40 071 6 674 427
2013/2014 819 605 1 152 331 2 211 920 1 502 717 27 430 22 090 5 736 093
2014/2015 1 271 880 1 715 044 2 166 830 1 744 026 45 668 37 284 6 980 732
2015/2016 1 864 301 1 527 456 2 331 053 2 276 036 35 756 20 294 8 054 896
2016/2017 1 806 559 1 393 826 2 780 905 2 811 385 40 137 16 740 8 849 551
Moyenne de 2012/2013 à 2016/2017 1 394 957 1 512 186 2 281 115 2 009 580 34 006 27 296 7 259 140
Prévision 2017/2018 1 617 472 1 475 233 2 920 877 3 433 529 28 015 39 172 9 514 298
Production 2017/2018 1 492 650 1 423 358 2 707 557 3 598 205 28 015 46 189 9 295 974
Variation moyenne de 12/13 à 16/17 (%) 7 -6 19 79 -18 69 28
Variation à la campagne 16/17 (%) -17 2 -3 28 -30 176 5,04
Objectifs de production 2017/2018 2 114 670 1 704 506 3 017 410 2 914 001 28 015 41 967 9 820 569
Variation par rapport aux prévisions -8 -4 -7 5 0 18 -2
Le taux d’accroissement des productions est largement supérieur à celui des superficies emblavées,
ceci dénote la tendance à l’intensification et à l’amélioration de la productivité, la vision développée
par les responsables en charge de l’Agriculture et de l’Elevage/Pêche.
Le bilan céréalier, établi sur la base des résultats de l’EAC et des normes de consommation de la
FAO, dégage un excédent de 3 811 400 tonnes dont 466 100 tonnes de riz destiné au marché.
Malgré les excédents céréaliers dégagés, les populations des bassins de production durement affectés
par les aléas climatiques (bande sahélienne et zone d’insécurité) enregistrent des besoins en appuis
alimentaires selon le CSA.
Le problème fondamental que vit le Mali porte sur la gestion des excédents, leur accessibilité, la
porosité des frontières, l’évolution dans un marché ouvert. Des études méritent d’être réalisées sur ce
paradoxe afin que les productions céréalières du pays soient disponibles et accessibles sur toute
l’étendue du territoire national.
On rappelle que les excédents céréaliers des 5 dernières années sont passé de 868 810 tonnes en
2013/2014 à 3 811 400 tonnes en 2017/2018, soit une augmentation moyenne annuelle de 588 518
tonnes et un taux d’accroissement moyen de 34,4%.
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31
La production du coton graine est estimée à 728 500 tonnes en 2017 contre 449 646 tonnes en 2012,
soit, une augmentation de 62%. De 2014 à 2016, la production a été respectivement de 548 696
tonnes, 513 536 tonnes et 647 000 tonnes. Le taux d’accroissement annuel moyen pour la période de
2012 à 2017 est de 8,4%.
Les recettes générées par le coton au cours de la campagne agricole 2017/2018 sont de 186 milliards
FCFA contre 165 milliards FCFA en 2016/2017. Le revenu net payé aux producteurs est de 100
milliards FCFA en 2017/2018 contre 90,7 milliards FCFA en 2016/2017 (source : CMDT).
Productions animales, halieutiques et aquacoles :
- 71 900 tonnes de viande rouge contrôlées ;
- 6 450 tonnes de lait collecté ;
- 14 194 vaches inséminées ;
- 386 080 900 d’œufs ;
- 3 914,22 tonnes de poisson ;
- 377 349 pièces de cuirs verts et 1 265 573 pièces de peaux ovines et caprines vertes ;
- 36 265 564 têtes d’animaux vaccinés.
La production de viande est passée de 51 559 tonnes en 2013 contre 76 294 tonnes en 2017, soit un
taux d’accroissement moyen sur les cinq (05) dernières années de 6,48%.
La production de lait est passée de 1 641 788 tonnes en 2013 à 1 954 021 tonnes, soit un taux
d’accroissement moyen sur les cinq (05) dernières années de 3%.
Tableau 5 : Evolution de la production de viande sur la période 2013/2017
Période Quantité Viande produite en Tonne
2013 51 559
2014 54 511
2015 62 420
2016 73 265
2017 76 294
Taux moyen 6, 48%
Tableau 6 : Evolution de la production de lait sur la période 2013/2017
Période Quantité Lait produite en Tonne
2013 1 641 788
2014 1 755 722
2015 1 773 586
2016 1 816 094
2017 1 954 021
Taux moyen 3%
Propositions
- Réaliser une étude approfondie sur les problèmes de commercialisation des céréales au Mali
- Elaborer et financer sur le BSI des programmes de transformation/conservation des produits
Agricoles.
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4.4. Revue des Ddépenses Publiques Agricoles
L’agriculture malienne est relativement bien soutenue par le Gouvernement et les PTF. Ainsi, les
Dépenses Publiques Agricoles (DPA) ont plus que doublé entre le début des années 2000 et ces
dernières années.
L’engagement de Maputo portant sur l’affectation d’au moins 10% du budget national au secteur
agricole a été respecté sur l’ensemble de la période.
En effet, la part de l’Agriculture dans les dépenses publiques totales est l’une des plus élevées en
Afrique et atteint 12% en moyenne sur la période 2010/2016. Cet important soutien public
correspond par ailleurs à une période de forte croissance Agricole qui s’est élevée à 11% en
moyenne par an.
Toutefois, la répartition de ces dépenses par sous-secteur reste fortement déséquilibrée. Le sous-
secteur de la production végétale concentre l’essentiel des dépenses publiques Agricoles par rapport à
l’élevage qui a une forte contribution à la valeur ajoutée agricole.
La désagrégation des dépenses par fonction révèle une orientation productiviste des interventions
publiques dans le secteur agricole. Seulement 10% des dépenses Agricoles sont consacrées au
développement des chaînes de valeur.
Un fort taux d’exécution financière est observé pour tous les types de dépense, à l’exception notable
des investissements sur ressources externes. Pour ces derniers, le taux d’exécution avoisine les 60%.
Le faible alignement des partenaires au développement sur les procédures nationales, la faible
harmonisation des procédures entre les partenaires ainsi que l’insuffisance des capacités nationales de
coordination et de synergie entre les différents projets expliquent cette relative contre-performance de
l’exécution des dépenses publiques dans le secteur Agricole.
Concernant les modalités de l’action publique au profit de l’Agriculture, on note la persistance de
l’approche projet encore mise en œuvre par les partenaires au développement en parallèle des
administrations étatiques et territoriales. Cela limite dès lors l’appropriation, la capitalisation et la
durabilité des investissements réalisés et ne favorise pas la mise en œuvre de l’approche PASSDR
développée plus haut.
4.5. Nouvelles technologies Agricoles générées par la recherche et niveau d’utilisation
par les producteurs ( source : IER)
Au cours de l’année 2017, les technologies suivantes ont été générées.
PRODUCTIONS VEGETALES
Pour le programme coton, les variétés NTA L80, NTA L88, NTA MS338 et NTA 178 ont été
introduites.
En 2017, les activités ont porté sur :
- mise au point par l’IER et ses partenaires des variétés NTA Ms 334 et BRS 293 ;
- évaluation de l’efficacité agronomique de nouvelles formules d’engrais enrichis en calcium et
en magnésium (quatre formules de complexes coton enrichies en calcium et ou magnésium
14-18-18-5S+1B+2,5CaO ; 15-10-20+5S+1B+3,5MgO ; 15-15-15+5S+1B+2,5MgO+2,5
CaO ; 15-10-20+5S+1B+2,5MgO+2CaO) qui sont comparées au témoin vulgarisé (14-1-
18+6S+1B) en station et en milieu paysan ;
- insertion de couverture dans les systèmes de culture (cas du maïs + mucuna) ;
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- effet du semis direct sous couverture végétale sur le rendement du cotonnier (plante de
couverture sur coton BRS-293) ;
- effet de la réduction et/ou de la suppression de la fertilisation azotée de couverture sur le
rendement du coton après une culture de niébé, meilleur rendement avec NTA-MS 334
(2 418kg/ha) et NTA L100 avec (2 115kg/ha).
Pour le programme mil, les résultats enregistrés sont les suivants :
- test de pré vulgarisation (les variétés hybrides Toroniou HTC aristé et Maïwa) sont adaptés
avec un rendement de (1 110 kg/ha).
Pour le programme niébé, les résultats sont les suivants :
- évaluation de la réponse de différentes variétés de niébé à un engrais minimal phosphaté et les
effets résiduels sur la fertilité du sol dans des exploitations agricoles du cercle de Bla avec un
rendement graine de niébé de (1 760kg/ha) ne dépend pas de la variété ;
- l’accroissement du rendement mil par précèdent niébé : 29% pour cinzana télimani (CZ11-94-
5C), 32% pour korobalen (IT 89KD-374) et 36% pour gana shôni (CZ1-94-23-2).
Pour le riz de bas fond, les résultats obtenus sont les suivants :
- sélection et amélioration variétale : 4 variétés DKA-M7, DKA30, DKA31, et Kolondiéba ont
été introduites en zone office riz Mopti et Ségou ;
- les variétés DKA-M13, KADIA24, KOLONDIEBA, ARICA3 et DKA-M ont été homologuées,
ainsi que les variétés pluviales CNAX3031-78-2-1-1 et DKA-P28.
Pour la pratique de la gestion intégrée de la fertilité des sols, les résultats obtenus sont les
suivants :
- en terme d’unité fertilisante, l’optimum de rendement est atteint avec la dose de 100kg/ha
d’urée+55 kg/ha TSP + 25kg/ha KCl ;
- dans le cadre de la réponse des variétés à la fertilisation minérale, le rendement maximal de
paddy est atteint avec l’utilisation de la dose de 160kg/ha d’urée+85 kg/ha TSP+40 KG/ha
kCl.
Pour la gestion durable de termites et de la cécidomyie africaine du riz dans les zones sud et
centre du Mali, les techniques d’application de la cendre et du sel de cuisine à l’apparition des
insectes sont appliquées.
Pour le développement d’options d’adaptation et d’atténuation des effets néfastes du
changement climatique sur la riziculture pluviale féminine pour l’amélioration du revenu des
populations rurales et de la sécurité alimentaire : Les stratégies traditionnelles sont les prières et
l’exode rural. L’entraide, la confection des petits barrages et digues, les variétés améliorées, la
culture maraîchère, les cordons pierreux et le reboisement.
Pour le programme riz irrigué, les résultats suivants sont enregistrés :
- amélioration variétale (diffusion à Niono et San ouest de variétés de riz hybride SWARNA2 ;
trois variétés tolérantes au froid ARICA 9, ARICA 10, NENEKALA ; trois variétés tolérantes
au bacterial blight : NIO1-12-62-1, NIO 1 -39-15-1, NIO2-19-30-1) ;
- agronomie : L’étude de l’impact de la double culture de riz sur la fertilité des sols en zone
office du Niger a montré que :
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i) l’utilisation des engrais minéraux sans le recyclage des résidus organiques provoque une baisse
des éléments minéraux (P, K) et conséquemment, celle du rendement avec le temps ;
ii) La double, voire la triple culture est possible et permet, dans une large mesure de maintenir,
voire améliorer la fertilité des sols au profit de la double culture dans le cas du recyclage
des résidus de récolte.
- l’adaptation de la riziculture de submersion- libres aux changements climatiques dans les
régions nord du Mali : Les techniques utilisées sont : le décalage des opérations culturales,
l’irrigation d’appoint, la diversification des cultures, le double labour, le double désherbage,
l’apport de fumure organique, l’utilisation des variétés améliorées et le traitement
phytosanitaire.
- Le placement profond de l’urée.
PROGRAMME FRUITS ET LEGUMES
Au compte de la gestion intégrée de Ralstonia solanacerum (Smith)Yabuuchi et al, dans le contexte
de l’augmentation des risques phytosanitaire liés aux changements climatiques :
Les variétés de tomate Mongal, Caraïbo, Floradade et Buffalo sont tolérantes aux bactéries ;
Les variétés de pomme de terre : Spunta, Claustar, Atlas, Safrane et Montecarlo ont montré une
bonne résistance au flétrissement bactérien.
DOMAINE DES PRODUCTIONS ANIMALES
Pour le programme bovin, les travaux ont porté sur :
- l’adaptation de l’agriculture et de l’élevage au changement climatique : évaluation du
comportement des dromadaires en zone sahélienne et subhumide au Mali. Il ressort de cette
étude, que le dromadaire se comporte bien dans les deux zones ;
- la production de cultures fourragères au cours de la campagne agricole 2015/2016 : rendement
maïs grains de l’innovation association de maïs et de mucuna, culture pure mucuna.
Pour le programme petit ruminant :
- la caractérisation et l’amélioration de la race de mouton Balibali au Mali. Le Balibali se
comporte bien au Mali ;
- l’identification et le suivi des génotypes de chèvres Guéra pour la production de lait dans les
zones de diffusion au Mali (1,1litre/tête).
Programme volaille : la diffusion du wassachè.
Mise au point de tables de composition chimique et de valeur alimentaire des fourrages et
concentrés utilisés dans l’alimentation du bétail au Mali : 111 échantillons d’aliments ont fait
l’objet de cette étude.
Valorisation de cassia tora dans l’alimentation animale : la possibilité de substituer le tourteau de
coton par la graine de cassia tora à raison de 50% dans l’alimentation des poulets de chair.
hache paille pour améliorer l’alimentation des ruminants : introduction de 3 types de hache paille
chez les agropasteurs 60 à 240kg de paille hachées par heures.
DOMAINE DES PRODUCTIONS FORESTIERES
Pour le programme ressources forestières : les travaux ont porté sur :
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- la recherche action basée sur les arbres oléagineux locaux pour la production d’huile en Afrique
de l’ouest : carapa procera (identification de 3 types de fruits, 3 types de graines et 6 types de
feuilles) ;
- la caractérisation et l’introduction du matériel végétal performant de Pterocarpus erinaceus
pour la production de fourrage dans les systèmes de production dans la région de Sikasso ;
- l’introduction de cultures fourragères ligneuses et herbacées dans les systèmes de production en
zone Mali Sud (Combretum aculeatum, Brachiaaria ruziziensis, Stylosanthes hamata et
Ziziphus mauritaana) ;
- les plantes pesticides pour le coton biologique, le bien-être et la biodiversité : Baga, Woroto,
l’ail, Kobi, Zeguene contre les mouches blanches, les jassides, les pucerons et les chenilles de
lépidoptères.
SYSTEME DE PRODUCTION ET GESTION DES RESSOURCES NATURELLES ET ECONOMIE DES
FILIERES
Pour le système de production et gestion des ressources naturelles, les résultats ont porté sur :
- le test de matériels agricoles adaptés aux opérations d’installation, de récolte et de post récolte
du riz en zone ON (le semoir philippin, faucheuses motorisées) ;
- l’optimisation des recommandations d’engrais en Afrique ;
- l’adjonction du soufre et des oligoéléments (Zn, B, Mg) permet une augmentation de
rendement de plus de 60% par rapport aux traitements de même niveau de NPK pour le riz
irrigué (kogoni 91-1).
4.6. Revue du rapport biennal de Malabo
Les chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine (UA) ont adopté la déclaration de
Malabo sur la croissance et la transformation accélérées de l’Agriculture à Malabo (Guinée
Equatoriale). La déclaration de Malabo fixe la vision 2025 de l’Afrique pour l’Agriculture qui est
mise en œuvre dans le cadre du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique
(PDDAA) en tant qu’instrument de réalisation du premier Plan décennal de mise en œuvre de
l’agenda 2063 de l’Afrique.
Entre autres engagements, on note la responsabilité mutuelle par rapport aux résultats et actions en
conduisant un processus d’examen biennal sur l’Agriculture relatif à la surveillance, au suivi et à
l’établissement de rapport sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des dispositions de la
déclaration de Malabo.
Cet engagement traduit une volonté politique plus forte des dirigeants de l’Union Africaine de
réaliser efficacement la croissance et la transformation Agricoles sur le continent d’ici 2025 et ainsi
améliorer les conditions de vie des populations et assurer une prospérité partagée au profit des
citoyens africains.
Par conséquent, la Commission de l’Union Africaine et l’Agence du NEPAD, de concert avec les
Communautés Economiques Régionales (CER) et les Etats membres, en collaboration avec les
partenaires, ont conçu pour la première fois, i) un mécanisme biennal de production de rapports, ii)
créé un groupe d’experts techniques pour la revue biennale, iii) contribué à renforcer la culture de la
responsabilité mutuelle et iv) élaboré le « Rapport d’Examen Biennal Inaugural sur la Mise en Œuvre
de la Déclaration de Malabo ».
Les sept (07) engagements de Malabo ont été traduits en sept (07) domaines thématiques de
performance : i) le réengagement aux principes et valeurs du processus du PDDA ; ii) le
renforcement du financement des investissements dans l’agriculture ; iii) l’éradication de la faim en
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Afrique d’ici 2025 ; iv) la réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2025, grâce à une croissance et a
une transformation Agricole inclusive ; v) l’intensification du commerce intra-africain des produits
agricoles et services connexes ; vi) le renforcement de la résilience des moyens d’existence et des
systèmes de production face à la variabilité du climat et aux autres risques connexes ; et vii) le
renforcement de la responsabilité mutuelle par rapport aux risques connexes ; et vii) le renforcement
de la responsabilité mutuelle par rapport aux actions et aux résultats.
Le Mali a élaboré le rapport biennal pays sur les engagements de la Déclaration de Malabo et a
participé à Addis-Abeba en octobre 2017 à la rencontre de l’UA sur la validation dudit rapport dont
les principales conclusions se présentent comme suit :
- Sur les quarante-sept (47) Etats-membres qui ont réalisé des avancées dans la mise en œuvre
de la déclaration de Malabo, seuls vingt (20) dont le Mali sont sur la bonne voie pour
respecter les engagements de Malabo d’ici 2025 ;
- Parmi ces vingt (20) pays qui ont obtenu la note minimale globale de 3,94 sur 10 pour pouvoir
être sur la bonne voie (critère de 2017), le Mali a obtenu un score de 5,6 en ce qui concerne
la mise en œuvre des sept (07) engagements de la déclaration de Malabo ;
Le Mali avec le score de 5,6 est classé deuxième en terme de performance en 2017 après le
Rwanda (6,1).
- La note moyenne pour l’ensemble de l’Afrique, basée sur les quarante-sept (47) rapports
nationaux, est de 3,62, ce qui indique que l’UA, dans sa globalité, doit fournir des efforts pour
respecter les engagements de Malabo sur le PDDAA.
Les conclusions et recommandations du rapport d’examen biennal devraient donc permettre aux
dirigeants de l’UA d’évaluer les efforts nécessaires pour atteindre les objectifs fixés pour 2025
dans la déclaration de Malabo, puis d’approuver les actions collectives appropriées pour accélérer
la croissance et la transformation de l’Agriculture.
Tableau 6 : Points marquants des 5 domaines clés de bonne performance du Mali
Domaines clés de performance Score (%) Cible (%)
Pour l’achèvement du processus du PDDAA. 88 100
Pour les politiques fondées sur des données fiables, les institutions d’appui et les
ressources humaines correspondantes
100
100
Croissance annuelle de la valeur ajoutée Agricole (PIB Agricole) 7,60 6
Augmentation des rendements pour les produits Agricoles prioritaires du pays 18,50 15
Augmentation de la taille des superficies irriguées par rapport à sa valeur de l’an
2000
337,60
100
Tableau 7 : Points marquants des 5 domaines clés qui nécessitent l’attention du Mali
Domaines clés de non performance Score (%) Cible (%)
d’hommes et de femmes engagés dans l’Agriculture
ayant accès aux services financiers
7
30
des dépenses totales de recherche Agricole par
rapport au PIB Agricole
0,10
1
prévalence du retard de croissance chez les enfants de
moins de 5 ans
26,20
10
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augmentation de la valeur ajoutée Agricole par terre
arable
1,80
30
des ménages d’Agriculteurs, de pasteurs et de
pêcheurs résistent aux chocs climatiques et
météorologiques
2
30
Sur la base des performances, le Mali devrait :
- investir dans les interventions dans le domaine de l’Agriculture sensible à la nutrition afin de
réduire la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans ;
- mettre l’accent sur l’accès des femmes aux services financiers, accroitre et maintenir les crédits
alloués à la recherche-développement Agricole comme l’une des stratégies visant à accroître
la productivité.
- exploiter les potentialités du commerce Agricole avec le continent pour accroitre le volume des
échanges intra-africains de produits agricoles et de services.
Des efforts seront déployés par la CPS/SDR pour créer un cadre de concertation permettant la prise
en compte des points faibles des engagements de Malabo et mieux informer l’opinion publique
nationale sur les engagements de Malabo.
4.7. Etat d’exécution des Budgets programmes
Dans le cadre de la mise en application des reformes de l’UEMOA sur la budgétisation en mode
programme, les ministères en charge du Secteur Développement Rural ont élaboré chacun leur plan
triennal d’exécution financière 2018/2020.
Le basculement officiel en mode programme est opérationnel en 2018. Les responsables de
programmes ont été nommés et plusieurs rencontres et formations ont été réalisées sur la thématique.
Dans cette optique, les ministères en charge du Secteur Agricole ont préparé et sont en train
d’exécuter leurs programmes qui se présentent comme suit :
Ministère de l’Agriculture (5 programmes)
- Administration générale ;
- Appui au monde rural ;
- Aménagement et Equipement Rural ;
- Recherche-Formation ;
- Fonds National d’Appui à l’Agriculture (FNAA).
Ministère de l’Elevage et de la Pêche (4 programmes)
- Administration générale ;
- Développement des productions et industries animales ;
- Développement des productions halieutiques et aquacoles ;
- Production sanitaire et santé publique vétérinaire.
Commissariat à la Sécurité Alimentaire (1programme)
- Sécurité Alimentaire
Dans la perspective de réalisation de la prochaine revue sectorielle conjointe, les dispositions seront
prises par la CPS/SDR pour procéder à la revue des activités en mode programme et exécutées en
2018. Pour ce faire, des rencontres de validation seront organisées avec les Directions centrales,
responsables des différents programmes et des instruments d’évaluation plus adaptés seront élaborés
par la CPS/SDR en collaboration avec les partenaires.
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4.8. Microfinances rurales (Programme de Microfinances Rurales-PMR)
La transformation de l’Agriculture exige 5 conditions dont l’accès des producteurs aux ressources
financières et foncières.
Il s’agit spécifiquement de :
- la stabilité macroéconomique et politique ;
- l’accès aux marchés pour les producteurs, y compris les services financiers ;
- l’accès des producteurs aux technologies Agricoles ;
- les producteurs sont propriétaires fonciers et d’autres moyens de production ;
- l’évolution/transfert des producteurs Agricoles vers l’industrialisation suite à l’amélioration de
la productivité Agricole.
Il apparait alors que le programme de microfinances rurales mis en place avec l’accompagnement des
partenaires contribuera à la transformation de l’Agriculture au Mali ; d’où la nécessité de mieux
appréhender le secteur et favoriser l’accès des producteurs aux services pour la modernisation de
l’Agriculture et la gestion des aspects liés au marché.
Le présent exposé sur la thématique de la microfinance rurale s’inscrit dans ce cadre.
Selon les données fournies par le Programme de Microfinances Rurales (PMR), au titre de 2017, la
contribution au financement de l’économie rurale et agricole de l’ensemble des Systèmes Financiers
Décentralisés (SFD) est de 74 milliards FCFA injectés dans l’économie nationale dont plus de 62%
portés par les ruraux (46 milliards FCFA).
Les prêts ainsi octroyés par les SFD ont permis aux femmes et aux hommes actifs sur divers
segments du développement rural de s’investir dans des activités génératrices de revenus et trouver
en partie une alternative aux besoins de financement des filières Agricoles (intrants, main d’œuvre,
équipements, commercialisation, transformation des produits, artisanat, transport, immobilier,
restaurants, etc.).
Le nombre de bénéficiaires est estimé à 721 186 dont 403 864 hommes, soit 56% et 266 839
femmes, soit 37% et 7% d’OPA.
Le crédit octroyé aux ruraux s’élève à 46 455 056 030 FCFA dont 26 014 831 377 FCFA pour les
hommes, soit 56%, 17 188 370 731 FCFA pour les femmes, soit 37% et 7% aux OPA.
L’Office du Niger, la CMDT et l’OHVN sont les principales zones bénéficiaires de crédits Agricoles.
L’épargne totale des ruraux s’élève à 29 973 986 215 FCFA dont 16 785 432 280 FCFA pour les
hommes, soit 56%, 11 090 374 900 FCFA pour les femmes, soit 37% et 7% pour les OPA.
V. CONTRIBUTION DU SECTEUR AGRICOLE A LA MISE EN ŒUVRE DES
STRATEGIES NATIONALES ET AU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE
NATIONALE
Evolution des productions
Comme indiqué plus haut, les productions céréalières enregistrées en 2017/2018 sont en hausse de
5% par rapport à la campagne passée et de 28% par rapport à la moyenne des 5 dernières années.
Toutefois, les prévisions n’ont été atteintes que de 97% pour des raisons liées essentiellement à la
pluviométrie et à la crue.
Les effets de l’arrêt précoce de la pluie et sa mauvaise répartition dans l’espace et dans le temps ont
été ressentis sur les céréales comme le mil et le riz produit dans les systèmes hors maîtrise totale de
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l’eau (submersion contrôlée et libre). Ceci a occasionné une baisse de 17% pour le mil et de 3% pour
le riz par rapport à la campagne précédente.
L’analyse des superficies et des productions réalisées ces 30 dernières années a révélé que le taux de
croissance annuel moyen des superficies est de 4% environ et celui des productions est de 6%.
Les taux de variation enregistrés au cours de la même période sont de 8% pour les superficies et de
22% pour les productions. Ces taux, illustrés par les graphiques ci-dessous, mettent en relief les
efforts déployés par les différents acteurs pour l’intensification de la production agricole.
Les performances du secteur Agricole s’expliquent par les facteurs ci-après :
- la volonté politique affichée pour développer le secteur Agricole ;
- l’utilisation des nouvelles technologies agricoles par un nombre plus grand de producteurs
(nouvelles variétés plus performantes, respect des itinéraires techniques, etc.) ;
- l’utilisation plus accrue des engrais et semences certifiées dont l’accès a été facilité par la
subvention et les appuis apportés par le WAAPP (distribution de plus de 10 000 tonnes de
semences) ;
- le renforcement de la résilience des producteurs face aux effets des changements climatiques
(formation, variétés, diversification, travail du sol, etc.) ;
- l’amélioration du niveau d’équipements ;
- la sécurisation de la production à travers l’aménagement et la mise en valeur des terres. Les
superficies aménagées ont passé de 2 228 ha en 1998 à 239 669 ha en 2017, soit un taux
d’augmentation annuel de 8,6% ;
- l’émergence de jeunes agriculteurs modernes et tournés vers le marché (milieux péri-urbains) et
l’intérêt de plus en plus grandissant du secteur privé pour l’Agriculture.
Graphique 4 : Evolution des réalisations en matière de production et de superficie
En termes d’aménagements hydro-agricoles, 69 988 ha ont été aménagés de 2013 à 2017.
L’évolution des aménagements hydro-agricoles est indiquée dans le graphique ci-dessous.
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Graphique 5 : Evolution des réalisations en matière d’aménagements hydro-agricoles
La production contrôlée de viande a atteint 76 294 tonnes en 2017 contre 49 358 en 2011, un taux
de variation de 54%.
En 2017, il a été collecté 8 395 tonnes de lait au niveau de 113 centres et points aménagés pour une
prévision de 8 500 tonnes, soit un taux de réalisation de 98,7%.
Le nombre total d’œufs produits en 2017 est estimé à 386 080 900 contre 352 589 530 en 2016.
Croissance économique en 2017
La croissance économique a été de 5,5% en 2017 contre 5,8% en 2016, 6,2% en 2015,
7,1% en 2014 et 2,3% en 2013.
Cette baisse de la croissance est liée à la mauvaise pluviométrie et à l’insécurité dans beaucoup de
zones de production.
La croissance du secteur primaire est passée de -2,8% en 2013 à 5,1% en 2017. Cette croissance du
secteur primaire en 2017 a été soutenue par le coton, le maïs, la vente des animaux vivants, de
produits animaux (cuirs et peaux) et de pêche.
Il est à signaler qu’entre 2016 et 2017 il y a eu une baisse de 2,7 points. Cette Baisse est due à l’état
de la campagne affectant certains produits tels que le mil, le riz, etc..
La croissance de l’agriculture industrielle est de 12,4% due à l’augmentation du prix de cession du kg
du coton graine et à l’appui aux exploitants à travers la subvention des engrais.
L’agriculture vivrière a enregistrée une croissance de 4,9% en 2017 contre 9,8% en 2016 due au
déficit pluviométrique.
Quant au sous-secteur de l’élevage, son taux de croissance est resté stable 4% en 2017 et en 2016 et
celui de la pêche a subi une légère baisse de 3,7% contre 3,8 en 2016.
La part du secteur primaire dans le produit intérieur brut (PIB) en 2017 est de 32,2% dont :
- 12% pour l’agriculture vivrière ;
- 2,6% pour le coton ;
- 12,4% pour l’élevage ;
- 2,6% pour la pêche ;
- 2,2% pour l’exploitation forestière et
- 0,4% pour les activités extractives.
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Analyse des indicateurs du CREDD en lien avec le Secteur développement rural et la
sécurité alimentaire)
Dans le cadre des mesures de performance de la revue 2017 du CREDD couvrant la période 2016-
2018, les secteurs du développement rural et de la sécurité alimentaire ont enregistrés les
performances de croissance économique inclusive et durable suivantes consignées dans le tableau en
annexe:
- la production céréalière avec un taux de croissance de 5,53% ;
- les aménagements hydro-Agricoles avec un taux de croissance de 107,74% ;
- la contribution de l’élevage au PIB avec une augmentation de 81,02% ;
- la production de poisson avec un taux de croissance de 7,26% ;
- le stock de sécurité alimentaire avec une augmentation significative de 54,6%.
On note que les secteurs du développement rural et de la sécurité alimentaire ont contribué à
l’atteinte des objectifs du CREDD.
VI. PRINCIPAUX ATOUTS ET CONTRAINTES DU SECTEUR AGRICOLE
Contraintes
Elles se présentent comme suit :
- forte dépendance, notamment des petits producteurs des aléas climatiques ;
- faible niveau de transformation des produits Agricoles ;
- faible maîtrise du volet commercialisation des produits Agricoles ;
- insuffisance du personnel ;
- faible taux d’équipements Agricoles des producteurs ;
- insécurité dans certains bassins de production.
Atouts
- mise en œuvre des programmes d’aménagements hydro-agricoles financés par l’Etat et les
PTF (sécurisation des productions Agricoles) ;
- existence de marchés à valoriser ;
- importants potentiels en terres irrigables, en cheptel et ressources halieutiques et aquacoles ;
- développement d’une Agriculture péri-urbaine moderne, productive tournée vers le marché ;
- volonté politique affichée pour la promotion du Secteur Agricole ;
- potentiel important de création d’emplois pour les jeunes.
VII. PROPOSITIONS D’AMELIORATION
Les propositions d’amélioration portent sur les points suivants :
- Assurer une large diffusion des recommandations des Revues ;
- Procéder à l’évaluation des Revues pour tirer des enseignements et orienter les acteurs ;
- Faire contribuer les projets/programmes au financement des Revues au vu de l’importance de
celles-ci pour le secteur Agricole ;
- Poursuivre le plaidoyer pour la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre du
RGA (budget d’Etat, projets/programmes, PTF, ONG, etc.) ;
- Renforcer les activités liées à l’amélioration de la productivité agricole (diffusion des
technologies nouvelles, accès aux intrants et équipements, maitrise de l’eau, résilience face
aux changements climatiques, formation des producteurs, lutte contre les nuisibles, etc.) ;
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- Procéder, en collaboration avec les acteurs, à l’évaluation des Offices et Agences de
développement rural (niveau d’exécution des contrats-plan, impact sur l’économie régionale
et nationale, contribution à la réduction de la pauvreté, etc.).
- Organiser des formations sur la Gestion et la Budgétisation Axées sur les Résultats
(GAR/BAR) à l’intention de tous les acteurs ;
(Directions centrales, Profession Agricole, etc.) ;
- Mettre en application les propositions de solutions portant sur l’amélioration des
décaissements sur les financements extérieurs ;
- Elaborer le plan de campagne Agricole consolidé et harmonisé sur la base d’une
programmation triennale (n, n+1 et n+2) ;
- Mener dans un cadre organisé et consensuel une réflexion approfondie sur la politique de
subvention des intrants et équipements au Mali.
CONCLUSION
En résumé, on peut, au terme de la revue, retenir les principaux éléments ci-après :
- les efforts fournis dans le cadre de la modernisation de l’Agriculture (mécanisation, diffusion
des nouvelles technologies Agricoles, accès aux intrants Agricoles, formation des
producteurs, etc.) se sont traduits par une augmentation des productions végétales, animales et
halieutiques en dépit de la faiblesse de la pluviométrie et de sa mauvaise répartition spatio-
temporelle ;
- les projets/programmes et les stratégies sont élaborées en harmonie avec la PDA et le PNISA
(cadres de référence pour le secteur agricole) ;
- le portefeuille des projets/ programmes, en dépit des efforts fournis, est vieillissant ; il
importe d’accélérer la préparation de nouveaux projets et la création d’une banque de données
sur les projets/programmes Agricoles à la CPS/SDR ;
- Au regard de l’augmentation continue des productions et des excédents céréaliers, des efforts
doivent être déployés pour mieux cerner les problèmes de gestion, de commercialisation et de
transformation des produits Agricoles ;
- Des efforts doivent être fournis par tous les acteurs pour mobiliser les ressources nécessaires
au financement des PRISA.
La possession des statistiques fiables, notamment dans les sous-secteurs Elevage et la Pêche nécessite
des investissements complémentaires pour disposer de la série sur une longue période.
La revue sectorielle a permis de noter que les objectifs du CREDD, à savoir l'agriculture intensive,
l’autosuffisance alimentaire, le développement de l’élevage et de la pêche, la sécurité alimentaire,
etc., sont en voie d’être atteints grâce à la mise en œuvre des politiques, plan et projets/programmes
soutenus par l’Etat et ses partenaires techniques et financiers.
ETAT DE MISE EN ŒUVRE DES RECOMMANDATIONS
Recommandation Etat d’exécution Commentaires
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1. Mettre en place un cadre de
concertation entre les ministères
de l'agriculture, élevage/pêche et
de l'emploi et de la formation
professionnelle sur les métiers
Agricoles de transformation et de
valorisation ;
En cours
2. Mettre en place un cadre de
concertation entre les différents
acteurs pour une meilleure
organisation de la revue
(ministères en charge du
développement rural, la
profession Agricole, la société
civile et les PTF);
Exécutée i) Un cadre de concertation entre
les Ministères en charge du
développement rural, la
profession Agricole, la société
civile et les PTF a été mis en place
par la CPS-SDR pour la rédaction
du plan de rédaction de la Revue
sectorielle.
ii) Un Comité Technique National
de Coordination et de Suivi ainsi
que le Secrétariat Technique
Permanent au niveau régional (le
comité Régional de Coordination
et de Suivi et la Commission
Technique Régionale) ont été
créés par décision du Ministre de
l’Agriculture suivant décision
N°472 MA-SG DU 31 OCTOBRE
2017.
3. Améliorer l’implication des PTF
dans les préparatifs, l’élaboration
du rapport de la revue sectorielle
conjointe et son suivi ;
Exécutée -Une correspondance a été
adressée aux PTF dans la
perspective d’une plus grande
implication dans l’évaluation du
processus d’élaboration et du
suivi de la revue conjointe
(décision N°472 MA-SG DU 31
OCTOBRE 2017) ;
-Les PTF ont participé à la
validation des données sur les
projets et programmes Agricoles ;
-Les PTF ont contribué à
améliorer le canevas de rédaction
de la revue sectorielle conjointe
à travers des réunions de
concertation entre la CPS/SDR et
les PTF.
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4. Adopter une méthodologie et
un canevas consensuel de
rapportage de la revue bâti selon
l’approche Gestion Axée sur les
Résultats (GAR) par les acteurs;
Exécutée Un canevas a été élaboré et
soumis aux différents acteurs
pour amendements.
Les différents acteurs dont le
MEP, le CSA et les PTF ont fait
parvenir des commentaires et le
17 avril 2018 s’est tenue une
réunion avec les PTF pour finaliser
le canevas.
5. Renforcer l’implication des
collectivités (Niveau Régions,
Cercles, Communes) dans les
processus de déclinaison et de
formulation des Plans
quinquennaux régionaux du
PNISA ;
Exécutée
L’implication des collectivités
dans les processus de déclinaison
et de formulation des plans
quinquennaux régionaux du
PNISA est effective.
Les premiers responsables des
collectivités ou leurs
représentants ont participé aux
réunions du PNISA, notamment le
processus de déclinaison en
PRISA.
La connexion entre le PNISA et les
approches PCA et AGIR ont été
réalisées à Kayes et à Sikasso.
6. Diligenter la déclinaison
régionale du Plan de campagne
Agricole et son adoption par les
Comités Exécutifs Régionaux de
l’Agriculture en vue d’alimenter le
rapport de mise en œuvre du
CREDD ;
Exécutée La déclinaison régionale du plan
de campagne Agricole 2017/2018
a été effectuée dans toutes les
régions et le district de Bamako.
Les documents régionaux du plan
de campagne ont été produits et
validés par le CERA.
7. Veiller à l’implication effective
des PTF dans les missions de suivi
des projets/programmes du SDR,
notamment la revue des P/P ;
En cours d’exécution Une lettre a été envoyée aux PTF
pour préciser les modalités
d’implication dans le suivi des
projets et programmes Agricoles.
La CPS est en train de finaliser les
instruments pour la revue des P/P
(formation des cadres, revue du
MENOR, contact avec la DNPD,
etc.).
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8. Procéder à l’analyse critique
des causes du faible taux de
décaissement des P/P du SDR à
travers l’organisation d’une
concertation entre les acteurs.
En Cours d’exécution Un première ébauche sur les
causes du faible taux de
décaissement des P/P a été
produite par la CPS et soumise
aux acteurs pour amélioration.
Les rapports bilans des P/P dont
le PAPAM ont passé en revue
certaines causes des faibles taux
de décaissement passation des
marchés , retard dans l’obtention
des ANO, faible connaissance des
procédures par certains acteurs,
etc.).
La CPS a prévu l’organisation
d’un atelier sur les causes des
faibles taux de décaissement des
P/P Agricoles.
VIII. ANNEXES
Annexe1
Tableau n°1 : Principaux Indicateurs des SFD en milieu rural au 31 décembre 2017
Indicateurs Nombre /Montant (FCFA)
Bénéficiaires 721 186
Hommes 403 864
Femmes 266 839
Groupe 50 483
CREDIT 46 455 056 030
Homme 26 014 831 377
Femme 17 188 370 731
Groupe 3 251 853 922
Objets des crédits
Agri/sylvi/pèche 19 511 123 533
Commercialisation 929 101 121
Autres (artisanat, transport, immobilier, restaurants, etc…) 20 014 831 377
Financement par zone de production
Office du Niger 5 650 827 183
Zone CMDT 14 981 262 765
OHVN 2 693 999 006
Autres zones 23 128 967 076
EPARGNE 29 973 986 215
Hommes 16 785 432 280
Femmes 11 090 374 900
Groupes 2 098 179 035
Structure des dépôts
Dépôts à Vue (DAV) 16 785 432 280
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Dépôts à terme (DAT) 7 193 756 692
Autres dépôts 5 994 797 243
Source: Statistiques SFD au 31 décembre 2017
Annexe 2 : Analyse des causes de la faiblesse des taux de décaissements des P/P Agricoles
Introduction
La présente note porte sur les causes qui expliquent les faibles décaissements réalisés par les
projets/programmes agricoles au Mali.
I. Contexte et justification
Le Mali à l’instar des autres pays de la sous-région a bénéficié de plusieurs projets /programmes dans
l’objectif d’améliorer la production et la productivité agricoles et ainsi améliorer les conditions de
vie des populations.
On rappelle que l’Agriculture constitue le moteur de l’économie nationale (35 % du PIB, 85%
environ des populations vivent en milieu rural, 15% du budget national sont alloués au secteur
agricole).
Il apparait évident que le développement du secteur Agricole constitue une priorité du Mali. Ceci
justifie les investissements réalisés dans le secteur et les allocations budgétaires faites audit secteur
Il importe de signaler que la revue des projets/programmes agricoles réalisée en mars 2017 a montré
qu’il y’a 114 projets /programmes agricoles au Mali pour un montant de x FCFA.
Le taux de décaissement global jugé faible est de 52% contre 51 % l’année précédente.
En dépit des efforts fournis et des besoins énormes des populations bénéficiaires des investissements,
les projets/programmes n’arrivent à consommer les ressources qui leur sont affectées. Ceci crée des
frustrations chez les acteurs, notamment les bénéficiaires.
Pourquoi, les projets/programmes n’arrivent pas à décaisser malgré l’existence des besoins énormes
chez les bénéficiaires? Quelles sont les causes profondes de la faiblesse des taux de décaissement ?
Quelles sont les solutions possibles ? Quel rôle doit jouer les acteurs en vue d’accélérer la
mobilisation des ressources ? C’est autant de problématique que la CPS/SDR a soulevées lors de la
revue des projets programmes /agricoles.
Au regard des préoccupations soulevées , la 7eme revue conjointe Etat- profession agricole- PTF, a
formulé une recommandation portant sur l’analyse critique des causes des faibles décaissements et la
formulation des propositions susceptibles d’améliorer de façon substantielle les taux de décaissement
La faiblesse des taux de décaissement concerne les projets dont les financements sont des prêts, les
financements intérieurs et les subventions.
Il importe alors de regeler les problèmes liés aux décaissements et favoriser ainsi la mobilisation des
ressources et la production des résultats probants dans les délais impartis.
La production de la présente note s’inscrit dans l’optique d’analyser de façon approfondie la
faiblesse des causes de décaissement, proposer de façon participative des solutions pertinentes et
ainsi contribuer à l’amélioration de la performance des projets/programmes.
Une attention particulière doit être accordée à la mobilisation des ressources financières dans un pays
comme le pays dans l’objectif de réaliser les activités, régler les problèmes des populations et
contribuer à la réduction de la pauvreté, l’un des objectifs du Gouvernement.
II Objectif : Analyser les causes de la faiblesse des taux de décaissement, formuler des
propositions en vue d’améliorer le niveau de mobilisation des ressources
III. Les causes de la faiblesse des décaissements
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Les échanges réalisés avec les responsables des projets /programmes et les évaluations faites par la
CPS/SDR et les cellules de suivi évaluation des projets et Directions centrales ont permis de détecter
des causes principales :
1. La non maitrise des procédures de gestion des projets les cadres et agents des structures :
passation des marchés, technique d’élaboration des TDR, production de justificatifs, obtention
d’ANO, etc. La charge de travail pour les agents des projets est considérable, surtout en
l’absence de formation et pour les cadres peu expérimentés ;
2. La lourdeur des procédures : le temps consacré aux passations des marchés, le circuit et
l’obtention des avis de non objection sont souvent longs, le circuit : projet- partenaire- DFM -
ministère de tutelle- DGMP, Ministère des Finances ;
3. Le temps nécessaire à l’obtention d’un ANO est long : Il est fonction des partenaires, surtout
des responsables projets au niveau des institutions qui financent les projets. La réaction des
partenaires aux demandes des projets va d’une semaine à des mois. Ceci pénalise lourdement
les projets, notamment ceux liés à l’hivernage ;
4. Les cas de mauvaise gestion : la mauvaise gestion des ressources (détournement, exécution des
activités pour lesquelles il n’y a pas d’ANO, etc.) pousse le partenaire à observer la prudence
en compliquant le processus de mobilisation des ressources ou en arrêtant purement et
simplement les décaissements ;
5. La faiblesse de la caisse d’avance pour réaliser de gros investissements (cas de Kidal où les
femmes ont dit qu’il y’a beaucoup d’eau mais on y accès seulement avec une petite cuillère) ;
6. La pauvreté des bénéficiaires et les difficultés de mobilisation des contributions des
populations. A cause de la pauvreté monétaire, certaines populations mettent du temps pour
mobiliser leur contribution financière nécessaire au décaissement de celle du projet ;
7. Les évènements à caractère politique : coup d’Etat, rébellion, l’insécurité résiduelle, la relève
arbitraire des responsables des projets, l’intrusion du politique dans la gestion des projets, les
clivages inter ethniques, etc., sont des coups de frein aux décaissements et brisent l’élan des
acteurs du projet ;
8. La saisonnalité de certaines activités : celles liées à l’hivernage ;
9. L’incompétence de certaines entreprises : les difficultés pour les entreprises d’honorer les
engagements en exécutant dans les délais requis les travaux programmés constituent des
freins aux décaissements ;
10. Les changements politiques/institutionnels ou de chargé de projets intervenus au niveau du
partenaire.
IV Les solutions proposées
- Appropriation des procédures de gestion des projets telle que décrit lors de la préparation
du projet dans les documents de base ;
- Organisation des formations régulières en direction des cadres, agents et des
bénéficiaires ;
- Renforcer la sensibilisation et l’information en direction des populations ;
- Améliorer la gouvernance dans les projets (bonne gestion, respect des procédures) ;
- Accélérer le traitement des dossiers au niveau des tutelles des projets dans les institutions
de financement. On doit un délai au-delà duquel l’absence d’avis de non objection est
considérée comme une approbation du dossier soumis ;
- Renforcer le suivi des projets et les audits afin de déceler les problèmes à temps et les
régler ;
- Créer un système de motivation et de sanctions au niveau des projets/programmes ;
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- Exploiter à fonds les résultats du suivi évaluations des projets ;
- Réaliser un bon choix des entreprises pour l’exécution des marchés (expériences,
résultats concrets obtenus ailleurs, le passé, les équipements, la disponibilité des
ressources humaines, etc.) ;
- Associer les techniciens de la CPS et de l’INSAT à l’élaboration des nouveaux projets et
à la formulation des indicateurs (adéquation entre contexte et projet) ;
- Fermer ou reformuler à temps les projets à problèmes ;
- Organiser des échanges périodiques entre les acteurs du projet : responsables -Partenaire-
Bénéficiaires : analyser les difficultés du projet et trouver des solutions.
ANNEXE
CADRE DE MESURE DE PERFORMANCE DE LA REVUE 2017 DU CREDD 2016-2018
SECTEUR DEVELOPPEMENT RURAL
N° Intitulé des indicateurs
Lien/OD
D
Structure
responsable
Périodi
cité
Valeur
de
référenc
e
Réalisations
Valeurs
cibles
2015
2016/2017
2017/2018
AXE STRATEGIQUE 1 « CROISSANCE ECONOMIQUE INCLUSIVE ET DURABLE» (Quatre (04) domaines
prioritaires et treize (13) Objectifs spécifiques)
Domaine prioritaire 4 => Développement rural et sécurité alimentaire
Objectif spécifique 8 : Promouvoir une Agriculture intensive, diversifiée et durable, assurant l'autosuffisance
alimentaire et compétitive sur les marchés sous régionaux et internationaux
Production céréalière totale (en
milliers de tonnes)
ODD
2,8 et
12
CPS /SDR
Annuell
e
8 054 8 849 9 295
Production de riz (en milliers de
tonnes)
ODD 2,
8 et 12 2 451 2 780 2 707
Production de mil (en milliers de
tonnes)
ODD 2,
8 et 12 3 442 1 806 1 492
Production de sorgho (en
milliers de tonnes)
ODD 2,
8 et 12 3 442 1 393 1 423
Production de maïs (en milliers
de tonnes)
ODD 2,
8 et 12 2 092 2 811 3 598
Production de fonio (en milliers
de tonnes)
ODD 2,
8 et 12 24 16,7 46 ,1
Superficies Cultivées en
Céréales (ha)
ODD 2,
8 et 12 5 504 5 802
Superficies aménagées
cumulées tout aménagement
(ha)
ODD 2,
8 et 12 33 682 58 266 69 972
Superficie cumulées
aménagées en maitrise totale
ODD 2,
8 et 12
11,55
1 347 1 347
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N° Intitulé des indicateurs
Lien/OD
D
Structure
responsable
Périodi
cité
Valeur
de
référenc
e
Réalisations
Valeurs
cibles
2015
2016/2017
2017/2018
(ha)
Production de coton-graine (en
tonnes)
ODD 2,
8 et 12 550,3 647,3
726,5
Production de coton fibre (en
tonnes)
ODD 2,
8 et 12 242
284,8
319,6
Objectif spécifique 9 : Optimiser le potentiel de développement de l’élevage
Contribution de l’élevage au PIB
(en milliards de FCFA)
ODD 2,
8 et 12
INSTAT/DNPD
Annuell
e
512,4
587,2
632,4
Production de Lait (tonnes)
ODD 2,
8 et 12 4 900 74 000 8 500
Production de viande (tonnes)
ODD 2,
8 et 12
65 000
76 000 78 950
Production de peaux (pièces)
ODD 2,
8 et 12
1 189
896
1 638 500 1 688 000
Production de cuirs (pièces)
ODD 2,
8 et 12 398 536 505 700 522 200
Exportations cuirs (pièces)
ODD 2,
8 et 12 749 655
903 000
749 655
Objectif spécifique 10 : Accompagner le développement du secteur de la « Pêche »
Production totale de poissons
(en tonne)
ODD 2,
8 et 12
CPS /SDR Annuelle 95 378 98 332
102 306
Production de poissons
(capture) (en tonne)
ODD 2,
8 et 12
92 978
94 000
98 392
Production de poissons
(aquaculture) (en tonne)
ODD 2,
8 et 12 2 400 4332 3914
Objectif spécifique 11 : Garantir la sécurité alimentaire pour tous et améliorer l’état nutritionnel des plus vulnérables
Stock de sécurité alimentaire
(en tonne)
ODD 2
et 12
Commissariat
à la Sécurité
Alimentaire
Annuelle 54 615 63 301 100 000