![]() |
INTRODUCTION Dans l’exercice de ses prérogatives consacrées par la loi... |
![]() |
1 1 |
▲back to top |
1
INTRODUCTION
Dans l’exercice de ses prérogatives consacrées par la loi n°93-008 du 11 février 1993
déterminant les conditions de libre administration des Collectivités Territoriales et la loi n°95
034 du 11 avril 1995 portant code des Collectivités Territoriales, le conseil communal de Kidal,
dans le souci d’améliorer les conditions de vie des population et d’impulser un développement
économique et social harmonieux, a élaboré le Plan Quinquennal de Développement
Economique, Social et Culturel 2010-2014. Ce document retrace :
- les grandes orientations du cercle ;
- les objectifs à atteindre et les stratégies d’intervention ;
- les actions à mettre en œuvre pour l’atteinte des objectifs ;
- les ressources financières, humaines et matérielles pour la réalisation des objectifs
fixés.
Le défi majeur à relever par le conseil communal pour la mise en œuvre du plan de
développement est la mobilisation des ressources qu’elles soient humaines, matérielles ou
financières.
1.2 Méthodologie d’élaboration du programme de développement :
• Campagne d’information : le conseil communal a entrepris une campagne d’information
à travers la commune en tenant compte des secteurs de développement. Cette campagne a permis
de recueillir les besoins des populations.
• Atelier de concertation inter communautaire : c’est un atelier de concertation et de mise
en commun de la réflexion sur le développement de la commune par les populations à travers les
chefs de fractions, les chefs de secteur, le conseil communal et des personnes ressources.
L’atelier a permis de faire un diagnostic territorial de la commune en faisant ressortir les atouts
et contraintes au développement.
• Atelier de planification : un atelier de planification a réuni à Kidal, les services
techniques, le sous-préfet de Kidal, le conseil communal, les partenaires au développement des
personnes ressources (voir liste de présence à l’atelier de planification en annexe). Cet atelier a
analysé les résultats des journées de concertation communautaire afin de les reformuler s’il y a
lieu, de les mettre en cohérence avec les programmes et les politiques sectoriels nationaux et de
planifier le développement de la commune sur cinq ans. Les résultats obtenus sont un projet de
PDESC 2010-2014.
• Restitution validation du plan : Le PDESC 2010-2014 a été restitué aux populations qui
ont donné leur caution en le validant.
• Adoption par le conseil communal : Le PDESC a été adopté par le conseil communal
(voir délibération) et approuvé par la tutelle (voir décision d’approbation).
![]() |
2 2 |
▲back to top |
2
PREMIERE PARTIE
Bilan diagnostic de la commune
![]() |
3 3 |
▲back to top |
3
Cette partie va porter sur :
- l’aperçu de la commune de Kidal ;
- le bilan diagnostic de départ ;
- les orientations d’aménagement et de développement.
![]() |
4 4 |
▲back to top |
4
I. APERCU SUR LA COMMUNE :
1. Situation géographique :
La commune de Kidal est limitée :
- Au nord par les cercles de Tessalit et Abeibara ;
- A l’Est par le cercle de Ménaka ;
- Au Sud par la région de Gao ;
- Et à l’Ouest par la région de Tombouctou.
2. Organisation administrative :
La commune de Kidal Il est divisée en quatre quartiers (Aliou, Etambar, centre ville et
Angamali) et 48 villages et fractions nomades en 2009. Ses quatre cercles sont : Kidal, Abeïbara,
Tessalit et Tin-Essako. Le Sous-préfets coordonne les services techniques placés sous son autorité
ainsi que tous ceux qui interviennent dans le développement de la commune.
Tableau I : Données administratives
Nombre de villages / fractions 144 11 232 149 PM
4. Organisation institutionnelle :
Le développement régional met en relation plusieurs acteurs : publics, privés, associatifs
internes et externes, dont les relations sont régies par les textes de l’état, des textes régionaux
et locaux.
4.1. Structures administratives publiques régionales et locales :
• L’Etat :
Il a la charge des intérêts nationaux et veille à l’exécution des programmes sectoriels et à
l’application correcte des lois et des textes en vigueur. Il appuie les collectivités dans
l’élaboration et l’exécution des actions de développement initiées et met à leur disposition les
services techniques déconcentrés. L’Etat est également le principal pourvoyeur de moyens
financiers à travers ses programmes nationaux (ADN, ADERE NORD, PRODEC, PRODESS, PRODJ,
etc.). Tous les services déconcentrés de l’Etat sont présents dans la région.
• Les Collectivités locales :
A l’instar des autres régions, la région compte une Assemblée Régionale, quatre (4) conseils de
cercle ainsi que Onze (11) conseils communaux. L’administration de la Collectivité « Région »
est assurée par un organe délibérant de 11 membres.
L’Assemblée Régionale a été élue au suffrage universel indirect pour 5 ans en Aout 2009 et ses
décisions sont exécutées par un organe exécutif composé de 3 membres, en l’occurrence le
Président et deux Vice Présidents. Le bureau s’appuie sur des commissions de travail au
nombre de trois (commission économique, financière, foncière, domaniale et de
développement ; commission des affaires sociales, éducatives culturelles, sportives et
environnementales et la commission de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille)
et sur le secrétariat général.
Tableau II : Les pouvoirs administratifs et politiques
Territoire Pouvoir Administratif Pouvoir Politique
![]() |
5 5 |
▲back to top |
5
Région Le Gouverneur Le Président de l’Assemblée Régionale
Cercle Le Préfet Le Président du Conseil de cercle
Commune Le Sous préfet Le Maire
Source : Gouvernorat de Région
4.2. Structures de planification et développement :
Les structures de planification au niveau de la région sont : l’Assemblée régionale, les conseils
de cercles et les Conseils communaux qui ont pour vocation de définir les objectifs de
développement de leurs localités et de formuler les projets permettant de répondre aux
besoins spécifiques des populations.
L’Assemblée Régionale est habilitée à régler par délibération les affaires de la région
notamment :
▪ les programmes de développement économique, social et culturel et sa mise en
cohérence avec les programmes nationaux ;
▪ les budgets et les comptes de la région ;
▪ le schéma d’aménagement et de développement régional ;
▪ les actions de protection de l’environnement ;
▪ la politique de création et de gestion des équipements collectifs d’intérêt régional ;
▪ l’organisation des activités de productions rurales, artisanales et touristiques ;
▪ etc.
Dans l’exécution, elle est appuyée par les structures suivantes : l’Agence Nationale
d’Investissements des Collectivités (ANICT), les Structures Déconcentrées de l’Etat et les
Partenaires techniques et Financiers etc.
4.3 Organismes para – publics et les organisations de la société civile de la région
a) Les Organisations para - publiques :
Les services parapublics sont en nombre très limité. On peut citer :
- l’OPAM : l’Office des Produits Agricoles du Mali ;
- l’ANICT : Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales ;
- les Chambres consulaires (CRCIM, CRA, CRM) qui assurent l’organisation et
l’encadrement des membres des dites corporations;
- EDM-SA – Energie du Mali ;
- la SOTELMA – société de télécommunication du mali
- la Poste.
b) Les Syndicats :
Le noyau syndical de la région est composé des organisations suivantes :
- FEN : Fédération de l’Education Nationale ;
- SNEC : Syndicat National de l’Education et la Culture ;
- SYLDEF : Syndicat Libre de l’Enseignement Fondamental ;
- Syndicat Autonome des Administrateurs Civils ;
- ULS : Union Locale des Syndicats.
c) Les Associations et Coopératives :
Les mouvements associatifs et coopératifs sont en pleine expansion dans la région. De nos jours
ils interviennent dans tous les domaines de la vie économique locale notamment dans ceux de
l’élevage, le maraîchage, l’artisanat, le commerce, l’éducation, la santé et la sécurité
alimentaire.
Les associations sont principalement de trois types : les associations d’hommes, de femmes et
mixtes (hommes/femmes). Le bas niveau d’organisation, la faible capacité de gestion, la
faiblesse des moyens financiers et notamment les moyens d’autofinancement sont les
contraintes essentielles qui freinent leur développement, ainsi que l’analphabétisme.
![]() |
6 6 |
▲back to top |
6
d) Les ONG, Projets et Programmes :
Les ONG interviennent directement auprès des populations, chacune selon ses moyens et ses
méthodes d’intervention. Malgré leur nombre limité et la grande synergie qu’elles tireraient
d’une collaboration saine, ces organisations manquent de coordination perceptible et
fonctionnelle. Elles ne sont pas toujours en harmonie avec les priorités du développement
communal. Les interventions paraissent très souvent juxtaposées sans intégration apparente et
se font en dehors de toute étude prospective.
Les ONG, Projets et Programmes intervenant dans les cercles sont les suivantes :
- MDM-B : Médecins Du Monde - Belgique : dans la domaine de la santé.
- PADDECK : Projet d’Appui au Développement Décentralisé de Kidal : il mène des actions
d’appui à la programmation des actions des communes : investissements, activités
génératrices de revenus des femmes et des jeunes, formation des élus communaux en
décentralisation, éducation, santé, etc.…. ;
- Trans-Sahara : intervient dans le domaine de l’hydraulique Villageoise et appuie les
cantines scolaires ;
- PGP : Programme de Gouvernance Partagée.
- DDRK 3 : Développement Durable de la région de Kidal, demeure le programme qui
couvre toute la région de Kidal. Ses domaines d’intervention sont : l’hydraulique, la
santé, l’éducation et le micro – crédit.
- ADERE NORD : Programme d’Appui au développement des régions du Nord Mali dont
les domaines d’intervention sont :
- PIDRK : Programme Intégré de développement de la région de Kidal a été lancée en
mars 2008 pour une durée de 5 ans avec un volume de financement
e) Les Organisation Internationale :
Les organisations internationales comme le PNUD, le FED, l’UNICEF, le PAM, la BID, USAID et le
FIDA financent des actions de développement dans la région. Ces financements sont accordés à
des ONG locales et internationales qui interviennent sur le terrain. Toutefois la région n’est pas
entrée dans une dynamique de développement global, planifié, cohérent et intégré.
4.4. Les partis politiques :
Le paysage politique de la région reste dominé par la présence des partis suivants :
- ADEMA PASJ : Alliance pour la Démocratie au Mali / Parti Africain pour la Solidarité et la
Justice ;
- BARA : Bloc des Alternatives pour le Renouveau Africain ;
- CNID-FYT : Congrès National d’Initiatives Démocratiques Faso Yiriwa ton ;
- MPR : Mouvement Patriotique pour le Renouveau ;
- PARENA- parti Africain pour la renaissance nationale ;
- RND : Rassemblement National pour la Démocratie ;
- US-RDA : Union Soudanaise – Rassemblement Démocratique Africain ;
- UDD : Union pour la Démocratie et le Développement (en phase d’installation) ;
- RPM : Rassemblement Pour le Mali ;
- SADI : Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance ;
- URD : Union pour la République et la Démocratie
4.5. Les Services privés :
Essentiellement constitués d’entreprises intervenant dans la construction de bâtiments et des
travaux publics. Les plus importantes sont :
- ETK : Entreprise Tazidert de Kidal ;
- ETPK - Tamaradant : Entreprise des Travaux Publics de Kidal ;
- TERIST : à Kidal ;
- BATIR ISSE TAZIDERT ;
- ECK
- INASSAGUI, etc…
![]() |
7 7 |
▲back to top |
7
Observations – Commentaires
Toutes ces structures interviennent sur le terrain à des degrés différents selon le niveau de
fonctionnement et d’organisation de chacune. D’une manière générale si toutes ces structures
(administratives, politiques, planification) arrivaient à être opérationnelle dans un cadre
harmonisé et de façon complémentaire, ceci serait de nature à donner une nouvelle dynamique
de développement durable.
![]() |
8 8 |
▲back to top |
8
II. DIAGNOSTIC SOCIO – ECONOMIQUE REGIONAL :
A – CARACTERISTIQUE PHYSIQUE ET ZONES AGRO - CLIMATIQUES :
1. Superficie :
La région de Kidal est une vaste zone désertique de 260 000 km2, soit 20.9 % du territoire
national. La densité est de 0,2 habitants /km2 contre région 9,20 à la moyenne nationale, ce
qui dénote le très faible niveau d’occupation du territoire régional.
La distance entre la capitale régionale et Bamako est environ 1 720 km.
2. Caractéristiques climatiques et agro – climatiques :
2 – 1 - Précipitation (pluviométrie) :
La région est entièrement située dans la zone agro-climatique saharienne. La pluviométrie est
très faible et est décroissante du sud au nord. La moyenne varie entre 121 et 75mm. Les écarts
de températures sont très importants : 5°- 45°
La situation des cercles de 1998 à 2009 se présente comme suit à partir des stations météo de
Kidal et de Tessalit.
Tableau III : Evolution de la pluviométrie dans les Cercle de Kidal et de Tessalit de 1998 à 2009
Années Tessalit Kidal
Hauteur de
pluies (en
mm/an)
Nombre de
jours de pluie
Hauteur de pluies
(en mm/an)
Nombre de
jours de
pluie
1998 128.8 22 222,6 30
1999 120.5 18 204,8 26
2000 55.5 19 114,4 16
2001 120.7 12 161.8 25
2002 104.5 20 159,7 16
2003 91.8 29 118.7 21
2004 134.1 16 82.1 19
2005 138.9 23 223,2 32
2006 113.3 24 67.5 14
2007 72.4 26 142.5 25
2008 105,3 31 123,6 25
2009 71 13 123,6 22
Source : Stations météo de Kidal et de Tessalit
En douze an le plus grand et le plus petit cumul pluviométrique annuel sont respectivement est
de 223,2 mm en 32 jours en 2005 et de 67,5 en 14 jours en 2006. Quant au cercle de Tessalit ils
sont de 138.9 mm en 2005 et de 55.5 mm en 2000.
2 – 2 - Saisons :
L’année se partage entre 3 saisons :
➢ Une saison sèche et chaude allant de Mars à Juin, caractérisée par l’ harmattan, vent sec
et chaud qui fait monter les températures au delà de 45ºc.
➢ Une saison de pluie allant de Juin à Septembre caractérisée par des pluies irrégulières
dont les hauteurs varie entre 10 et 150 mm/an, rarement plus.
Durant cette période, soufflent des vents chauds et humides, les «tempêtes de sable»
qui rendent la visibilité presque nulle et la respiration très difficile.
➢ Une saison sèche et froide allant d’Octobre à Février se caractérisant par la baisse
considérable de températures surtout les nuits. Des brumes sèches réduisent souvent la
![]() |
9 9 |
▲back to top |
9
visibilité à moins de 20 mètres. Durant cette période la température peut baisser jusqu’
à 5ºc, créant avec le jour des écarts considérables de plus de 30ºc.
2 – 3 - Vents :
Les vents forts ont souvent plus de 200 Km /jour. Ils soufflent de Février à Août. Les vents
moyens ont une vitesse qui varie entre 120 et 175 Km /jour de Septembre à Janvier tandis que
les vents faibles sont nocturnes et soufflent d’Octobre à Mai.
Les nomades distinguent quatre types de vents :
➢ La Mousson (Efere) : Vent frais chargé d’humidité soufflant du Sud au Nord. Il apporte la
pluie ; c’est le vent de la bienfaisance et de la générosité ;
➢ « Tanestramt » : vent frais soufflant d’Ouest en Est, de Juin à Septembre, il souffle
surtout le matin et est générateur de pluie ;
➢ L’harmattan (Ahod) : c’est un vent chaud et sec soufflant du Nord vers le Sud entre Avril
et Juin. Il est porteur de chaleur, de poussière et de maladies ;
➢ « Daoutafouk » : vent chaud et sec, il souffle d’Est en Ouest entre Avril et Juin. Il est
desséchant et accentue la détresse des pasteurs.
2 – 4 - Insolation :
Elle est très importante et constitue une source énergétique presque inépuisable avec une
moyenne d’environ 3600 heures par an et une variation très faible d’un mois à l’autre.
2 – 5 - Evapotranspiration :
La moyenne annuelle est de 2500 à 2750 mm. Le maximum mensuel est plus ou moins 300 mm
en Mai et Juin. Le minimum mensuel est plus ou moins 175 mm en décembre (PIRT).
L’évaporation est très forte dans la région. Pour la période 1991-1996, elle a été en moyenne
de 5852,7 mm/an. Pendant cette période le maximum a été observé en 1996 (6068, 5 mm) et le
minimum en 1994.
2 – 6 - Agro – climat :
Le sol est caractérisé par les régimes suivants :
➢ période de croissance : moins de 25 jours
➢ régime d’humidité du sol : sec plus de 10 mois consécutifs
➢ régime de température du sol : hyperthermique.
Ces caractéristiques suffisent à démontrer que la région de Kidal n’est pas une zone de
production agricole.
3. Sols :
La région repose essentiellement sur un socle précambrien granitique et métamorphique avec
des terrains sédimentaires des vallées du Telemsi (ancien détroit soudanais), du Tamasna et du
Tanezrouft. Il en résulte des sols sableux rocailleux et limoneux argileux. La pluviométrie est
inférieure à 150 mm/an.
Aussi, les sols sont tributaires des eaux de ruissellement drainées par les oueds.
3. Végétation :
Les agents d’érosion que sont le vent et le soleil et qui sont très importants dans la région
affectent gravement la stabilité des sols et font que la végétation ligneuse est composée
d’acacias, de balanites egyptiaca et de caloptropis procera.
Quant à la couverture herbacée, elle comprend : le panicum- tirgidum, l’Aristida S/P et autres
graminées. Les espèces comme le Cenchrus bifflorus sont en voie de disparition. Le fonio
sauvage (panicum lactum) pousse dans les plaines et les vallées argileuses et entre dans
l’alimentation humaine, mais en faible proportion.
![]() |
10 10 |
▲back to top |
10
4. Faune :
Jadis abondante et diversifiée, la faune de la région de Kidal a totalement souffert de l’action
des hommes (braconnage) et de celle de la nature (rigueur du climat). Les espèces
spectaculaires qui ont disparu sont l’Addax, l’Oryx, l’Autruche et la Gazelle dama. Cependant le
reliquat de cette faune de la frange saharienne notamment la Gazelle dorcas, les Outardes, les
chacals, les hyènes ; etc.… peut contribuer à promouvoir le tourisme à travers la chasse
sportive, la chasse à vue, si elle est bien protégée, aménagée et gérée.
5. Ressources en eau :
L’eau est sans doute la ressource la plus importante dans le développement des régions du
Nord en général et celle de Kidal en particulier. L’eau est ici le déterminant le plus important de
l’existence humaine.
6.1. Eau de surface :
Dans la région, il n’existe pas de cours d’eau permanent. Les Oueds et les mares naturelles ou
aménagées constituent les seuls points d’eau de surface. La disponibilité des eaux de surface
est très éphémère, car dépendant directement de la pluviométrie.
6.2. Eau souterraine :
Les eaux souterraines constituent les principales sources d’approvisionnement en eau tant
pour les populations que pour le bétail dans la région. Elles sont contenues dans deux types
d’aquifères :
*Aquifères de type discontinu :
Il s’agit des :
- nappes alluviales dans les lits des oueds pas très importantes et fluctuantes ;
- nappes discontinues des fractures, fissures et altérations très rares et que l’on rencontre dans
le massif de l’Adagh des Iforas.
*Aquifères de type continu :
Il s’agit des nappes profondes généralisées. Les plus importantes se rencontrent dans le
Tamasna et le Tilemsi entre 200 et 500 mètres et même en plus grandes profondeurs.
Les eaux des nappes souterraines en terrains sédimentaires sont de bonne qualité. Quant à
celles liées aux fissures discontinues, elles sont fortement minéralisées et provoquent souvent
des diarrhées aux hommes et des effets négatifs sur les animaux.
Les puits constituent la principale source d’approvisionnement pour des usages domestiques et
l’abreuvement du bétail. Cette prédominance des puits s’explique par la vocation pastorale de
la région et par la préférence des éleveurs pour les puits qui permettent une exploitation par
des moyens traditionnels (puisage manuel, traction animal). L’autre avantage de ce type de
point d’eau est que leur maintenance ne nécessite que des travaux peu coûteux.
En 2007, la région de Kidal dispose les points d’eau modernes suivants :
➢ 140 forages avec 78 pompes installées 57 fonctionnelles
➢ 301 puits modernes dont 223 pérennes.
➢ 15 systèmes d’Adduction d’Eau Potable/ Adduction d’Eau Sommaire/Système Hydraulique
Pastorale Améliorée avec 74 bornes fontaines équipant 1 centre urbain (Kidal), 2 centre de
plus de 2.000 habitants (Tessalit- Adiel Hoc) et 12 villages/ sites pastoraux.
Les 95 % des infrastructures hydrauliques ont été réalisé de 1992 à nos jours. Deux AES
alimentées par un système solaire sont en cours d’exécution à Inabag et à Teneze.
![]() |
11 11 |
▲back to top |
11
Tableau IV : Situation des points d’eau modernes dans la région en 2009*
Cercles
Communes
Villages/Sites
PUITS MODERNES
FORAGES
POSITIFS
FORAGES EQUIPES
Total Permanents total Fonct.
KIDAL
Anefif 16 4 4 12 8 7
Essouk 15 19 12 11 5 4
Kidal 54 93 75 59 33 13
Total 85 116 91 82 46 24
ABEIBARA
Abeibara 20 15 13 17 9 7
Boghossa 13 6 6 6 6 6
Tinzawatene 7 7 5 8 5 4
total 40 28 24 31 20 17
TESSALIT
Tessalit 44 36 28 20 11 6
Adiel Hoc 30 31 19 20 13 7
Timtaghene 8 9 8 7 4 3
total 82 76 55 47 28 16
TIN-ESSAKO
Intedjdite 16 7 3 19 12 10
Tin Essako 21 17 8 19 12 8
Total 37 24 11 38 24 18
Totaux 244 244 178 198 118 75
Source : DRH – KI
*Il s’agit des extrapolations des résultats d’une évaluation effectuée en mis 2010.
Entre autres contraintes relatives à l’exploitation des ressources en eau il faut citer :
- l’insuffisance de connaissance hydrogéologique de la région ;
- l’insuffisance d’exploitation et d’accès aux ressources en eau souterraines profondes ;
- l’insuffisance d’ouvrages en matière de gestion des eaux de surface ;
- le coût élevé des infrastructures hydrauliques et de l’entretien des systèmes d’exhaure ;
- la faiblesse des moyens logistiques et financiers des structures de l’Etat.
6. Problèmes environnementaux de la région :
La région, de part son climat, se situe dans la zone sub-saharienne voire désertique. La
sécheresse s’installe presque de façon endémique. Les pluies sont pratiquement toujours
insuffisantes et surtout très mal reparties dans le temps et dans l’espace.
La région connaît une forte évapo - transpiration qui provoque un assèchement très rapide de
quelques mares temporaires. La nappe phréatique baisse régulièrement. Les terres se
dégradent constamment suite à l’importante érosion éolienne et hydrique. A l’Est, comme à
l’Ouest l’ensablement éolien s’intensifie au point de devenir une menace importante sur les
points d’eau, les pâturages, les villages et routes.
L’élevage extensif et transhumant est la cause des surpâturages.
Face à un déboisement qui commence à prendre du terrain, aucun programme/projet
conséquent de reforestation, de lutte contre la déforestation ou de conservation de
l’environnement n’est en cours ou engagé dans la région. Sous l’effet des sécheresses
![]() |
12 12 |
▲back to top |
12
endémiques et cycliques et du braconnage, la faune jadis abondante se raréfie avec des
espèces disparues ou en voie de disparition.
Dans le cadre de la lutte anti-aviaire et antiacridienne, l’OCLALAV avait constitué des stocks
d’articides dans la région, notamment à Adjel-Hoc, Anefif, Tin-Essako, et Kidal. Ces stocks ont
fini par constituer une menace sérieuse pour la santé des populations locales, le cheptel et
l’environnement par suite des pollutions qu’ils ont occasionnées.
7. Potentialités Agricoles :
En ce qui concerne les potentialités agro-sylvo-pastorales, sur les 260 000 Km2 que couvre la
région, les superficies aptes à l’élevage (pâturage, parcours, terres salées, etc.…), à l’agriculture
(maraîchage, phoéniciculture, culture du sorgho) et celles inaptes à toutes activités agricoles
sont encore mal connues.
Toutefois, l’Adagh est réputé pour les zones de l’agriculture maraîchère. Quant à la Tamasna et
à le Tiemsi ils sont réputés comme des zones de grands pâturages et de chasses.
B – CARACTERISTIQUES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIALES
1. Principales ethnies :
La population de la région de Kidal est essentiellement composée des Kel tamasheqs et des
arabes, mais également des sonrhaïs et des bambara. Depuis 2002 la population dogon dans la
région ne fait qu’accroitre.
Cette population qui est rurale et nomade à plus de 75%, pratique l’élevage comme activité
principale.
2. Population par Cercle et par commune
Selon les résultats définitifs du RGPH 1998 et ceux provisoires de 2009, l’évolution et la
répartition de la population présentent des disparités d’un cercle à l’autre. En effet, les cercles
les plus peuplés restent (Kidal et Tessalit) totalisent respectivement près 31 834 habitants soit
75 % (en 1998) et 49 376 hts soit 72 % (en 2009) de la population régionale. La densité
moyenne observée est d’environ 0,2 habitants au Km².
Tableau V : Situation de la population résidente de la région de Kidal par commune et cercle et
selon le sexe en 1998 et 2009 :
Sexe
Cercles/communes
1998 2009
H F Total H F Total
Kidal Kidal 6 283 5 869 12 152 13 765 11 852 25 617
Anefif 2 477 2 125 4 602 2 711 2 376 5 087
Essouk 602 510 1 112 1 280 1 103 2 383
Total 9 362 8 504 17 866 17 756 1 5 331 33 087
Tessalit Tessalit 3 052 2 788 5 840 3 194 2 545 5 739
Adiel-Hoc 3 344 2 983 6 327 4 305 3 775 8 080
Timtaghène 969 832 1 801 1 328 1 142 2 470
Total 7 365 6 603 13 968 8 827 7 462 16 289
Abeïbara Abeïbara 1 987 1 787 3 774 2 448 2 137 4 585
Boghassa 1 359 1 348 2 707 1 752 1 649 3 401
Tinzawatène 599 549 1 148 1 240 1 060 2 300
Total 3 945 3 684 7 629 5440 4846 10 286
Tin-Essako Tin-Essako 723 587 1 310 1 400 1 195 2 595
Intedjedit 890 723 1 613 2 963 2 418 5 381
Total 1 613 1 310 2 923 4 363 3 613 7 976
Total Région 22 285 20 101 42 386 36 386 31 252 67 638
![]() |
13 13 |
▲back to top |
13
Source : Résultats définitifs du RGPH d’Avril 1998 et résultats provisoires du RGPH d’Avril 2009 -
DRPSIAP- Kidal.
3. Poids démographiques par cercle :
L’évolution du poids démographique par cercle se présentait comme suit en 1987 et 2009 :
Tableau VI : Evolution du poids démographique par Cercle de la Région de 1987 à 2009
Années
Cercles/Communes
1987 1998 2009
Population % Population % Population %
Kidal Cercle 12 685 39 17 866 43 33 087 49
dont ville Kidal 3 333 10 7 991 19 13 382 20
Tessalit 11 471 35 13 968 33 16 289 24
Abeïbara 4 409 14 7 629 18 10 286 16
Tin-Essako 4 704 12 2 923 6 7 976 11
Total Région 33 249 100 42 386 100 67 638 100
Sources : RGPH 1987, RGPH 1998 et RGPH 2009.
Les fluctuations observées dans les poids démographiques des cercles entre 1987 et 2009
peuvent s’expliquer par les mouvements dus à la création de nouvelles collectivités (cas des
augmentations observées pour Abéïbara entre 1987 et 1998 et Tin Essako entre 1998 et 2009)
et ceux dus à la recrudescence de l’insécurité (cas des baisses observées au niveau de Tessalit
et Abeïbara entre 1998 et 2009).
De tous les recensements, les cercles de Kidal et de Tessalit restent les plus peuplés avec
respectivement, 39%, 43% et 49% et 35%,33% et 24% en 1987, 1998 et 2009
Il faut noter que la ville de Kidal, à elle seule abrite près de 20% de la population régionale en
1998 et 2009
4. Populations urbaine et rurale :
Tableau VII : Population urbaine et population rurale de la région de Kidal estimée par cercle
selon le sexe de 1998 à 2009 :
Sexe/Année
Milieu de ressource
1998 2009
Hommes
Femmes
Total
%
Hommes
Femmes
Total
%
Kidal
R 3 612 3 095 6 707 23,57 10 648 9 307 19 955 60,31
U 5 750 5 409 11 159 80,02 7 108 6 024 13 132 39,69
Total 9 362 8 504 17 866 42,15 17 756 1 5 331 33 087 100,00
Tessalit
R 6 500 5 706 12 206 42,89 7 565 6 425 13 990 85,88
U 865 897 1 762 12,65 1 262 1 037 2299 14,12
Total 7 365 6 603 13 968 32,95 8 827 7 462 16 289 100,00
Abeïbara
R 3 480 3 309 6 789 23,86 5 286 4 700 9 986 97,08
U 465 375 840 6,03 154 146 300 2,92
Total 3 945 3 684 7 629 18 5440 4846 10 286 100,00
Tin-essako
R 1 527 1 227 2 754 9,68 4 191 3 482 7 673 96,20
U 86 83 169 1,3 172 131 303 3,80
Total 1 613 1 310 2 923 6,9 4 363 3 613 7 976 100,00
Total
Région
Nbre
R 15 115 13 337 28 452 100 27 690 23 914 51 604 76,29
U 7 170 6 764 13 934 100 8 696 7 338 16 034 23,71
Total 22 285 20 101 42 386 100 36 386 31 252 67 638 100,00
Taux R 67,84 66,35 67,14 67,84 76,10 76,51 76,29 76,29
U 32,16 33,65 32,86 32,16 23,90 23,49 23,71 23,7&
Total 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Sources: DRPSIAP - RGPH 98 – RGPH 2009
![]() |
14 14 |
▲back to top |
14
La population de la région est essentiellement nomade. Selon les résultats Provisoire du RGPH
2009, la population rurale nomade de la région est estimée à près de 76, 29 %. Quant à celle
urbaine (23,71%) elle n’est véritablement présente que dans la ville de Kidal et à moindre
échelle dans la ville de Tessalit.
5. Population par groupe d'âges :
L’analyse des données du RGPH 2009 ne sont pas encore disponibles. Toutefois les tendances
issues des analyses des données de 1998 peuvent rester d’actualité. Il s’agit notamment de :
- La structure de la population de la région de Kidal par sexe en 2006 montre une
dominance des hommes sur les femmes avec un rapport de masculinité de 111 hommes
pour 100 femmes. La dominance des femmes est surtout observée entre la tranche
d’âge de 15 à 59 ans.
- La population âgée de moins de 15 ans représente 47,65% et celle de 60 ans et plus près
de 6%, soit un taux de dépendance de près de 54%.
- Le taux d’accroissement de la population est de 2,3%, un des plus élevés du pays (2,2%
pour le niveau national).
- La jeunesse de la population de la région de Kidal avec près 48 % de moins de 15 ans. Ce
qui représente un atout important en matière de développement. En revanche, il
implique des besoins très importants à satisfaire.
6. Mouvements naturels :
a) Les naissances :
Selon EDSM- III, 2001, la situation démographique dans les régions de Kidal se caractérise par
une fécondité bien élevée (6,3) mais inférieure à celle du niveau nation (6,8).
Ce phénomène est dû surtout à la précocité des mariages, l’age médian à la première maternité
assez élevé, à la fréquence de la mobilité conjugale et à la faible utilisation des méthodes
contraceptives par les femmes.
➢ La précocité des mariages : le mariage constitue le cadre privilégié de la procréation. Au
Mali entre 20 et 24 ans, seul 12% des femmes sont célibataires selon l’EDS III. La région
de Kidal (Gao et Tombouctou) se caractérise par un âge médian d’entrer en union
particulièrement jeune pour les femmes de 20 à 49 ans cependant, moins jeune qu’au
niveau national (17,3 ans contre 16,5 ans pour l’ensemble du pays).
➢ L’âge médian à la première maternité assez élevé : L’âge médian à la première naissance
dans la région de Kidal (Gao et Tombouctou) est estimé en 2001 à 19,9 ans pour les
femmes âgées de 20 à 49 ans selon l’EDS III. Ce résultat place la région en deuxième
position après le District de Bamako pour l’année de la première maternité. Comparée
aux résultats de l’EDS I et II, cette médiane a légèrement augmentée entre 1987 (19,2
ans), 1996 (19,5 ans) et 2001. Au Mali, pour l’ensemble des femmes âgées de 20 à 49
ans ; l’âge médian à la naissance du premier enfant s’établit à 18,8 ans en 2001et
présente une faible variation en milieu urbain (19,5 ans) et en milieu rural (18,5 ans).
➢ La faible utilisation des méthodes contraceptives par les femmes : le taux d’utilisation
des méthodes contraceptives dans la région de Kidal est très faible. Selon l’EDS III, cette
utilisation est de l’ordre de 4,0% en 2001. La demande potentielle en planification est
21,9% pour l’ensemble des femmes contre 25,6% pour les femmes en union. Le
pourcentage de demande satisfaite est de l’ordre de 17,6% pour l’ensemble des femmes
et de 15,5% pour les femmes en union. Les besoins non satisfaits en planification
familiale, au niveau régional, sont de 21,6% dont 14,9 pour l’espacement de naissance
et 6,7% pour la limitation pour les femmes en union. Dans l’ensemble du Mali, la
![]() |
15 15 |
▲back to top |
15
différence de prévalence contraceptive est importante, lorsque l’on considère le milieu
de résidence. En milieu rural, 4,9% des femmes en union utilisent une méthode
contraceptive contre 17,8 % en milieu urbain.
b) Les décès :
Les statistiques récentes disponibles sur la mortalité générale au niveau de la région sont celles
de l’EMEP de 2001 soit 2,4°/00, le meilleur taux du pays suivi de Gao (7,4) et de Koulikoro (9,2)
le taux du pays étant estimé à 9,7°/00. Par contre, l’enquête démographique et de santé de
2001 montre une situation sanitaire précaire de la région par rapport à la plupart des régions
du Mali à l’exception de celle de Mopti selon le quotient de la mortalité des enfants.
La mortalité infantile et juvénile reste très élevée, respectivement 141,8°/00 et 170,8°/00
contre respectivement 126,2 et 128,3 au niveau national.
Globalement sur 1 000 enfants nés vivants, 288,4 décèdent avant leur cinquième anniversaire,
contre 238,2 au niveau national.
Tableau VIII : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000
*Quotient de mortalité infantile : probabilité de décéder avant le premier anniversaire,
*Quotient de mortalité juvénile : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième
anniversaire,
*Quotient de mortalité infanto-juvénile : probabilité de décéder entre la naissance et le
cinquième anniversaire
Mortalité
Région de Kidal Ensemble Mali
1977- 1986 1987- 1996 1996- 2001 1977-1986 1987- 1996 1996- 2001
Infantile (°/00) 172 106,2 141,8 131 133,5 126,2
Juvénile (°/00) 251 146,6 170,8 170 137 128,3
Infanto- Juvénile (°/00) 380 237,2 288,4 279 252,2 238,2
Source : EDS I, II et III
L’analyse du tableau ci-dessus montre une augmentation substantielle de la mortalité chez les
enfants de moins de 5 ans dans la région contrairement au niveau national qui a connu une
réduction de points pendant les 20 dernières années. Le quotient de mortalité des enfants au
niveau de la région de Kidal demeure très élevé. Il semble être largement influencé par le
milieu de résidence, l’âge et le niveau d’instruction de la mère.
La mortalité maternelle : Pour la période 1995- 2001, le taux de mortalité maternelle au Mali a
varié entre 500 et 600 décès. L’EDS-III a estimé la mortalité maternelle à 582 décès pour 100
000 naissances vivantes en 2001 contre 577 décès maternels pour l’EDSII. Par ailleurs,
l’estimation de la mortalité des adultes par l’EDS III donne 4,7 et 4,6 pour 1000 respectivement
pour les femmes et les hommes. Les causes principales de cette mortalité sont le paludisme,
les maladies diarrhéiques, les accouchements, les maladies du PEV.
7. Migrations
Le phénomène migratoire très dense, est caractérisé par des départs vers les pays arabes et de
l’arrivée des populations d’autres régions du Mali mais aussi d’autres pays de la sous région qui
sont de passage vers l’Europe.
La migration interne est surtout caractérisée par les nombreux déplacements et l’exode des
jeunes vers les villes naissantes de la région à la recherche d’emploi plus rémunérateurs.
![]() |
16 16 |
▲back to top |
16
Pour ce qui est de la migration internationale de la région de Kidal il faut noter deux (2)
aspects :
1. le départ important des jeunes et même des femmes vers les pays maghrébins et selon
l’Enquête sur les migrations et l’Urbanisation en Afrique de l’Ouest (EMUAO) réalisée 1992 –
1993, le taux d’émigration de la population de 15 ans et plus pour les régions de Gao et Kidal
est de 3,25%. Il est le plus élevé du Mali après ceux de Bamako et de Tombouctou. Il est dû aux
conséquences des sécheresses et des troubles citées plus haut, et du chômage des jeunes,
notamment pour ceux qui ne veulent plus renouer avec les activités traditionnelles.
2. Une forte immigration des populations des autres régions du pays pour la recherche de
l’emploi ou les besoins de services et celle des pays voisins en transit, soit pour aller vers
l’Europe, soit refoulés de la Libye ou de l’Algérie avant de regagner leurs pays d’origine.
Depuis 1995, avec les accords de paix ayant abouti aux retours organisés et volontaires des
réfugiés et déplacés, la reprise des activités socio – économiques, le retour de l’administration
et la mise en œuvre d’un certain nombre de programmes d’urgence et de développement axés
sur la réhabilitation, la normalisation, la réinsertion socio – économique et leur consolidation, la
tendance relative au taux d’émigration suscitée est fortement renversée. C’est ce qui explique
en partie le taux de croissance de 2,3% par rapport à celui national de 2,2% selon le RGPH
d’avril 1998.
Le retour des jeunes autochtones et le séjour temporaire ou définitif des autres communautés
tant nationales qu’étrangères se traduisent sur le plan social, culturel et économique par les
phénomènes suivants:
- Une forte demande sociale surtout en matière d’emploi d’abord, d’école, de santé etc. ;
- Une importation de cultures étrangères qui contribuent parfois à la dégradation des mœurs
et coutumes ;
- L’introduction de maladies d’origine externe à la région ;
- L’insécurité résiduelle.
ville disposant plus
C – CARACTERISTIQUES ECONOMIQUES
1. Agriculture:
La population pratique l’agriculture d’oasis comme activité secondaire appelée à se développer
au niveau des différents sites agricoles.
L’Agriculture naissante, basée sur le maraîchage et un système oasien précaire, connaît un
essor dû à la « reconversion » des éleveurs suite à la perte de cheptel. Ainsi certains se
consacrent à cette activité sans la moindre préparation. Les légumes produits sont consommés
et le surplus est vendu selon les conditions du marché.
L’introduction de la culture de sorgho de décrue et celle de la pomme de terre ont donné des
résultats encourageants.
Le palmier dattier, élément primordial de la culture d’oasis est introduit dans la région depuis
1948. Cependant la mobilisation des ressources en eau, le réseau d’irrigation, les
amendements des sols restent faibles dans la zone ce qui handicape le développement de la
culture du palmier dattier.
a. L’eau d’irrigation :
L’eau d’irrigation est le facteur limitant de la réussite de toute activité agricole dans la région.
Les quantités mobilisées restent insuffisantes en tenant compte des divers besoins en eau.
b. Les Infrastructures hydro agricoles :
Elles sont insuffisantes et présentent un impact assez visible sur le développement des
activités agricoles dans la région. Ainsi dans la région, on dénote des barrages, des mares et
puits maraîchers.
![]() |
17 17 |
▲back to top |
17
c. Les spéculations cultivées :
Les spéculations cultivées dans la région se résument aux produits maraîchers (tomate,
betterave, choux, oignons, pomme de terre, laitue etc...), aux produits céréaliers (sorgho de
décrue), aux arbres fruitiers (dattiers, orangers, citronniers et autres).
Les produits du maraîchage de contre saison représentent environ 80% de la production
totale. Cette activité intéresse de plus en plus certains nomades.
Tableau IX : Evolution de quelques indicateurs de superficies, de production et de
rendement de quelques spéculations
2005/2006 2007/2008 2008/2009
Sup
(Ha)
Prod
(T)
Rend
(T/Ha)
Sup
(Ha
Prod
(T)
Rend
(T/Ha)
Sup
(Ha
Prod
(T)
Rend
(T/Ha)
Sorgho de décrue 3 0 - 2 1 0,5
Légumes
Racines.bubles.tub
ercules
Echalote 0,4 8,66 3,4 0,3 2,4 8
Oignon 4,5 85,5 19 7,5 142,5 19 13 235 19
Betterave 1,34 29,16 22 5,5 88 16 6 92,5 15
Carotte 0,91 9,1 10 3 30 10 6 60 9
Pomme de terre 2,6 57,2 22 2,5 62,5 25 3,5 71 20
Patate 0,13 1,76 13,5
Total 9,88 191,38 19,37
Légumes feuilles Laitue 2,37 23,7 10 5,5 82,5 15 4 59,6 13
Chou 1,73 33,8 12 4 64 16 4,5 79 18
Total 4,1 57,5 14,02
Légumes fruits Tomate 7,31 115,31 17 1,5 15 10 6,5 103,5 15
Aubergine 1,2 18 15 2,25 31,5 14 2,8 42,7 15
Gombo 1,61 22,54 14 1,6 25,6 16 3,5 52,5 15
Melon 1,6 17,6 11 1,6 16 10 1,5 20 10
Concombre 0,9 22,5 25 1,8 27 15 1,2 21,4 16
Pastèque 1,1 14 13 4 72 18 12 229 18
Total 13,72 209,95 15,30 42,75 657,6
184,5
64,5
1066,2
183
Arboricultures fruitières 32 ND
Source : Rapports d’activités de la DRA
Analyse
a. La situation agro- écologique :
La situation agro- écologique de l’agriculture dans la région se présente comme suit :
- L’insuffisance notoire de la pluviométrie qui se limite à 150 mm/an ;
- L’insuffisance des eaux de surfaces
- L’insuffisance d’études de recherches sur les eaux souterraines ;
- La non maîtrise des techniques d’irrigation rationnelle (gaspillage d’eaux, manque de
réseaux)
- L’insuffisance des moyens d’exhaure ;
- Les échecs de mise en valeur agricole de quelques oueds ou mares temporaires ;
b. La situation organisationnelle :
Dans certaines zones de la région, les producteurs se sont organisés en associations basées
sur :
- Entre aide dans les activités ;
- Organisation du marché ;
- Organisation de l’acquisition des semences ;
Par contre, il est important de signaler certains maux dont souffrent les producteurs parmi
lesquels :
- Absence de crédit agricole ;
![]() |
18 18 |
▲back to top |
18
- Insuffisances des moyens d’encadrement ;
- Insuffisance d’organisation paysanne agricole ;
c. Situation foncière :
De nos jours, la région sur toute son étendue ne souffre d’aucun problème foncier mettant en
cause la mise en valeur des aménagements.
d. Situation de la main d’œuvre :
Plus de 50% de la population sont jeunes, valides et sont disponibles à l’exploitation de la terre
à condition que celle-ci leur offre une vie meilleure.
La main d’œuvre utilisée dans les exploitations actuelles se situe entre 2 à 5 personnes et reste
exclusivement familiale
e. Les rendements :
Les rendements sont satisfaisants avec souvent des exceptions
f. Production :
Tableau X : des productions et des rendements des différentes spéculations (sorgho de décrue,
cultures maraîchères et arboricultures fruitières) dans la région de Kidal de 2000 à 2009 :
Campagne
Rubriques/cultures
00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 07/08 08/09
Sorgho
de décrue
Sup. (Ha) 7,65 6,5 1 4,75 0 3 2 0
Prod. (T) 6,120 5,815 0,4 1,95 0 0 1 0
Rend. (T/Ha) 0,8 0,868 0,4 0,41 0 - 0,5 0
Cultures
maraîchères
Sup (Ha) 30,46 32,2 24,652 7,364 15,988 27,7 42,75 64,5
Prod (T) 475,12 424,28
2
362,02 94,332 253,814 458,83 657,6
1066,2
Rend (T/Ha) 15,60 13,176 14,69 12,8098 140065 - 184,5
183
Arboricultures
fruitières
Sup (Ha) 47 54,66 4,391 4,34 63,21 32
Prod (T) Néant néant 0 Néant 0 -
Rend (T/Ha) Néant néant 0,00 Néant 1,626 -
Source : DRA-Kidal, DRPSIAP-KI.
Il ressort de l’analyse de la situation agricole les constats suivants :
• insuffisance de la pluviométrie ;
• insuffisance des eaux de surfaces
• Inexistence de problèmes fonciers grave ;
• bonne qualité des sols ;
• absence de crédit agricole ;
• disponibilité de la main d’œuvre ;
• présence d’associations de producteurs ;
• plusieurs spéculations cultivées dans les régions (produits maraîchers, produits
céréaliers, arbres fruitiers) ;
• énormes potentiels de terres aménageables ;
• insuffisance d’infrastructure pour la mobilisation de la ressource eau
• Insuffisance de moyens d’encadrements
• absence de connaissances et études fiables sur les eaux souterraines ;
2. Elevage :
a) le cheptel :
Le cheptel est une ressource importante pour la région. Sa gestion rationnelle, dans le cadre
d’une politique plus pragmatique et adaptée à ses réalités locales, pourrait contribuer à la
sécurité alimentaire des populations.
![]() |
19 19 |
▲back to top |
19
En appliquant le taux de crois annuel qui est de 5% pour les Ovins/ Caprins; et 2,5% pour les
Bovins, camelins; l’évolution du cheptel en 2005 et en 2009 par espèces et par cercles se
Présente comme suit :
Tableau XI : Evolution du cheptel par espèce et par cercle de 2005 à 2009
Cercles
Espèces/années
Abeibara Kidal Tesalit Tin-Essako Total
Bovins
2005 828 10736 857 469 12890
2006 849 11005 878 481 13213
2007 870 11280 900 493 13543
2008 892 11562 922 505 13801
2009 914 11851 946 518 14229
Ovins
2005 64359 95263 137631 17105 314358
2006 67578 100026 144513 17960 330077
2007 70957 105027 151739 18858 346581
2008 74505 110277 159326 19801 363909
2009 78230 115793 167292 20791 382106
Caprins
2005 53406 70486 155514 13174 292580
2006 56076 74010 163290 13833 307209
2007 58880 77711 171455 14525 322571
2008 61824 81596 180027 15251 338698
2009 64915 85676 189029 16013 355633
Camelins
2005 13240 24210 49716 15454 102620
2006 13571 24815 50959 15840 105185
2007 13910 25435 52233 16236 107814
2008 14258 26071 53539 16642 110510
2009 14614 26723 54877 17058 113273
Sources : DRPIA, DRPSIAP - Kidal
Dans la région, le pastoralisme s’avère le pilier autour du quel s’articulent tous les autres axes :
commerce, artisanat, maraîchage.
Le pastoralisme ayant déjà fait ses preuves doit être pris en considération dans toutes ses
dimensions anthropologique, environnementale et animale.
Les productions animales dépendent tant du point de vue de la qualité que de la quantité du
niveau organisationnel des producteurs. Les structures de base restent le fondement de toute
action de développement.
Les éleveurs ont besoin d’être dans un cadre institutionnel pour mener à bien leurs activités.
Spécifiquement dans la région de Kidal ; ce sont les productions animales qui déterminent la
sécurité alimentaire de la population.
Le système de production est extensif, vulnérable et d’une productivité faible. Il est contrarié
par plusieurs facteurs dont la dégradation des ressources pastorales, la faible responsabilisation
des communautés pasteurs des collectivités territoriales, et l’insuffisance des approches de
développement qui ne favorisent pas la promotion des filières de produits d’élevage (lait et
produits laitiers ; viande ; cuirs et peaux…).
A ces facteurs, il convient d’ajouter le besoin d’améliorer la couverture sanitaire, le conseil en
production et en gestion des exploitations d’élevage, l’organisation des acteurs du sous secteur
et enfin la mise en place d’un système de crédits adapté, la valorisation des produits et sous
produits animaux.
![]() |
20 20 |
▲back to top |
20
Tableau XII : Abattages par centres contrôlés en 2007 et 2008:
Cercles
Espèces
Kidal
Tessalit
TOTAL
Bovins
2007 2008 2007 2008 2007 2008
Nbre de têtes 886 771 3 03 889 774
Poids carcasses en kg 100 291 87245 265 280 100 556 87525
Poids moyen en kg 113,19 113,15 88,33 93,33 100,76 103,24
Ovins
Nbre de têtes 2544 1495 268 132 2812 1627
Poids carcasses en kg 38090 21467 4556 2558 42 646 24025
Poids moyen en kg 15 14,35 17 19,38 16 16,86
Caprins
Nbre de têtes 6528 4665 1361 852 8289 5517
Poids carcasses en kg 97 062 63315 20415 12887 117 477 76199
Poids moyen en kg 14 13,57 15 15,12 14,5 14,34
Camelins
Nbre de têtes 360 221 22 28 382 249
Poids carcasses en kg 46 800 29135 2320 3220 49 120 32355
Poids moyen en kg 130 131,83 105,45 115 117,82 123,16
Source : DRSV-KI
Le nombre de têtes abattues en 2008 est inférieur à celui de 2007 pour toutes les espèces.
Tableau XIII : Evolution du nombre de têtes abattues dans les centres contrôlés :
Années
Espèces
2000 2001 2002 2005 2006 2007 2008
Bovins 220 239 228 434 456 889 774
Ovins 1 492 4 018 2 337 3 930 2 770 2812 1627
Caprins 9 677 7 130 7 908 4 594 7 029 8289 5517
Camelins 69 104 86 109 174 382 249
Source : DRSV-KI
Considérant l’importance de l’élevage dans la région, il serait intéressant d’en faire l’une des
principales vocations dans le cadre d’une économie régionale intégrée et cela passe par sa
sécurisation et sa modernisation.
Pour mieux profiter des revenus de l’élevage, il est impératif d’intégrer de façon contrôlée et
organisée les circuits commerciaux; les productions animales ; le suivi zoo sanitaire.
Tableau XIV : Interventions des services vétérinaires en 2007 à 2009 :
- Immunisations :
Affections
Camp. 06-07 Camp. 07-08 Camp. 08-09
Prév
Réalst.
Taux de
Réalst
Prév
Réalst.
Taux de
Réalst
Prév
Réalst. Taux
de
Réalst
PPCB 2000 150 7,5% 2000 500 0
Pasteurellose
ovine/caprine
12 000 4024 33,5% 12 000 4267 35,35% 2000 2032 101,6%
Clavelée 5000 2082 41,6% 5000 1755 31,5% 5000 1892 37,84%
DNCB 1000 80 8% - - 500 17 3,4%
Charbon bactéridien 25 000 - - 25 000 3487 13,94% 5000 916 18,32%
Total 45 000 6336 14,08% 4 3 000 9911 21,07% 13000 4857 37,36%
Source : DRSV-KI
On observe une amélioration du taux de réalisation de 2007 à 2009 passant de 14,08% en 2007
à 21,07% en 2008 et 37,36% en 2009. Cette situation s’explique par la présence de partenaire
d’appui (DDRK). Néanmoins ce taux se situe en déca des objectifs à cause :
- l’éloignement des sites ;
- la réticence des éleveurs à la vaccination ;
![]() |
21 21 |
▲back to top |
21
- l’insécurité résiduelle ;
- la faible implication des collectivités territoriales dans la sensibilisation des éleveurs.
Tableau XV: Traitements effectués en 2007 et 2008:
Espèces
Pathologies
2007 2008
Bov. Ovi. Capr. Came. Bov. Ovi. Cap. Came.
Paragsho intestinale 43 2407 19 68 12 106 41 19
Ectoparasitose 64 72 19 78 04 79 64 15
Affection bronco pulmon. 04 350 55 01 02 25 96 00
Hémaparasitoses 01 00 00 00 00 00 00 00
Endoparitoses 00 00 00 00 00 00 00
Inflammations (mammites) 01 00 02 01 00 00 00 00
Diarrhées 00 00 00 00 00 00 00 00
Carences alimentaires 26 140 395 65 03 26 29 00
Source : DRSV-Ki
Les pathologies fréquentes dans la région sont surtout d’ordre parasitaires et de carences
alimentaires.
La disponibilité de l’aliment bétail essentiellement le tourteau de coton produit dans les zones
sud du pays demeure l’éternel problème. S’il est vrai que ce tourteau est une nécessité pour les
éleveurs, il n’en reste pas moins que d’autres voies doivent être recherché pour lui substituer
des produits ou sous produits locaux. Les transformations de ces sous produits locaux
deviennent une nécessité absolue (par exemple l’enrichissement de la paille à l’urée).
Pour une meilleure amélioration de production animale, et son exploitation utile il est
nécessaire de :
- réaliser certaines infrastructures de base (aires d’abattages, boucheries semi-
modernes, unités laitières) ;
- créer une ligne de crédit spécialement pour les producteurs (éleveurs) ;
- former les producteurs sur les différentes techniques de transformation, de
conservation et de commercialisation des produits d’élevage.
En termes d’effectifs et d’espaces pastoraux la région de Kidal a de très grandes potentialités :
- l’importance des effectifs animaux (camelins ; ovins ; caprins ; asins ; bovins) ;
- les races animales rustiques bien adaptées aux conditions climatiques ;
- l’existence de races productrices (lait, laine, peaux et cuirs…) ;
- la situation zoosanitaire satisfaisante en terme de maladies infectieuses.
La commercialisation des camelins est essentiellement axée sur l’Algérie où les espèces du nord
du Mali sont réputées pour leurs aptitudes (endurance et rusticité).
De l’analyse des données en matière d’exportation des animaux vivants, il ressort que les
transactions commerciales axées sur l’Algérie se font dans un cadre informel qui ne profite pas
toujours aux éleveurs.
Tableau VI : Evolution des exportations contrôlées des animaux sur pied
Années
Espèces
2006 2007 2008 2009
Bovins 42 06 0 68
Ovins/ Caprins 12 988 11 563 7292 18065
Camelins 3 806 2263 2306 2386
Source : DRSV-KI
![]() |
22 22 |
▲back to top |
22
Les exportations des animaux sur pied concernent surtout les petits ruminants et les camelins.
Le lait et ses dérivés sont consommés sur place et constituent la source exclusive de protéines
pour la population nomade de la région. Les excédents de lait pendant la saison d’hivernage
sont pratiquement inutilisés par les populations car dépassant leur besoins.
C’est le cas particulièrement du lait de chamelle, qui est difficile à transformer par les
populations qui nécessite un anticoagulant spécifique non disponible en quantité suffisante
dans la région.
Tableau VII : Evolution des taxes d’abattage de 2006 à 2009 dans les centres contrôlés :
Unité : F CFA
Localités
Années
Kidal Tessalit Total
2006 1 056 900 4 695 1 061 595
2007 3 026 400 48 320 3 074 720
2008 480 000 123 125 603 125
2009 2 328 400 42 320 2 370 720
Source : DRSV-KI
b) l’alimentation du bétail :
La rareté, voire la disparition de certaines espèces fourragères contribue au déséquilibre d’un
écosystème déjà fragile; ce qui n’est pas sans conséquences sur l’élevage. Afin de parer à des
situations extrêmes, il est primordial dans un programme de privilégier des actions qui
sécurisent au maximum le cheptel, de minimiser les risques liés à l’élevage tel qu’il est pratiqué
dans la région.
L’alimentation du cheptel est exclusivement assurée par les pâturages, qui sont tributaires des
aléas climatiques. Dans leur organisation, les éleveurs ont des techniques de gestion du
couvert végétal s’articulant dans un mouvement oscillatoire qui prend en compte la
complémentarité des saisons. La mobilité des éleveurs demeure la seule stratégie sûre pour
l’exploitation des ressources naturelles dans une zone à écologie très fragile.
L’élevage dans la région souffre des maux qui sont entre autres:
- La fréquence des déficits pluviométriques ;
- La durée irrégulière de la saison de soudure ;
- L’insuffisance de la couverture sanitaire ;
- L’insuffisance de moyens humains et logistiques des services d’encadrement ;
- L’absence de professionnalisme dans le sous secteur ;
- L’insuffisance d’introduction de technologie de transformation, de conservation, de
commercialisation des produits et sous produits ;
- La culture (les pasteurs capitalisent dans le troupeau) ;
- L’insuffisance d’investissement substantiel dans le sous secteur.
c) l’abreuvement des animaux :
L’eau est sans nul doute la ressource la plus précieuse dans la région de Kidal. Elle est ici le
facteur le plus important.
En surface, la région de Kidal est la seule dépourvue de ressources en eau pérennes. Dans ce
cas précis, les aménagements des oueds et leurs bassins versants peuvent pallier à ce problème
d’eau. Ces types d’aménagements ont déjà faits leurs preuves dans la régénération des
pâturages ; l’alimentation des nappes phréatiques.
Aujourd’hui une étude systématique des eaux souterraines de la région est plus que jamais une
nécessité ainsi que leur mise en valeur à des fins agropastorales.
![]() |
23 23 |
▲back to top |
23
Sur le plan hydraulique pastoral beaucoup reste à faire. L’eau est le premier facteur limitant
l’élevage dans la région. Certains pâturages restent inexploités pendant toute l’année faute
d’eau cela est lié à la mauvaise répartition de quelques rares points d’eau.
3. Commerce :
Le secteur commerce est l’une des activités importantes de la région et se pratique
essentiellement autour du bétail sur pied effectué de façon informelle.
L'essentiel des échanges extérieurs se passe avec l'Algérie voisine qui demeure le principal
partenaire commercial de la région. C'est pour cette raison et compte tenu de la porosité des
frontières que les échanges se font en violation de toutes réglementations en la matière
engendrant ainsi un grave manque à gagner au trésor public.
Officiellement les échanges s'effectuent dans le cadre du troc et portent sur le sel ; les dattes, le
bétail ; les matériaux de construction ; les produits Alimentaires etc.… Le volume des échanges
est difficilement quantifiable car échappe à tout contrôle de l'Administration. Toutes ces
situations provoquent très souvent sur le marché une rupture de stock de certains produits de
premières nécessitées rendant ainsi toute analyse peu fiable et de velléité de solutions presque
impossible.
Les exportations portent sur :
✓ Le bétail sur pied (Camelins, bovins, ovins et caprins)
✓ Les sous-produits du bétail (Peaux et cuirs)
✓ Les produits agricoles (Principalement à Tessalit et à Tanezrouft)
La réexportation concerne :
✓ Les céréales (Riz, mil, arachides)
✓ Les produits fruitiers (mangue)
✓ Les produits textiles (Bazin teint)
✓ autres produits tels que le charbon de bois, les cosmétiques et le thé.
Les produits d’exportation et de réexportation ne sont pas rentables pour la région de Kidal. Il
serait souhaitable de les améliorer par la création de :
✓ un port sec Algérien à Kidal ;
✓ la réactualisation des foires Sahariennes inter états à Kidal ;
✓ marchés terminaux le long de la frontière Mali – Algérie à Talahandak, à In Halid et à
Tinzaouatène et la possibilité de création d’autres marchés dans le Tamesna vers le
Niger.
4. Artisanat :
La région dispose d’un potentiel artisanal énorme qui est très florissant. Il occupe le 3ème rang
après l’élevage et le commerce qui lui offre la base de sa matière première. De braves femmes
et hommes réunis en association animent ce secteur. Il faut rappeler que l’artisanat touareg est
prisé à travers le monde.
Il est de 3 types :
- l’artisanat utilitaire qui porte sur la production des tentes, outres (pour la conservation
de l’eau et du lait), de sacs, de cordage de peaux en cuirs ;
- l’artisanat touristique porte sur les objets d’arts en :
o laine provenant de l’Algérie : tapis, coussins, pochettes, sacs, etc.…
o peau : coussins, pochettes, sacs, gaines de couteau/sabre, cordage ;
o fer : couteaux, sabres, gaines de couteau, clés, etc.…
o argent : bracelets, colliers, bagues, etc.…
- l’artisanat de production portant sur les corps des métiers. Il s’agit de la menuiserie, de
la maçonnerie, de la couture, de la teinture, de la coiffure, etc.… qui commencent à
prendre de l’essor.
![]() |
24 24 |
▲back to top |
24
En témoins de son importance, certains prix obtenus des foires expositions :
- A la foire Exposition du Maroc, à Casablanca en 1996, le Mali a reçu le 2ème prix sur 37
pays grâce à l’artisanat Touareg.
- Deux fois premier de la CIAO au Burkina Faso en 1996 et 2000 ;
- Premier prix UEMOA en maroquinerie au Burkina Faso en 2003 ;
- Premier prix, au Maroc, en décoration en 2006.
Cependant, jusque là, les techniques utilisées demeurent rudimentaires et influencent la
productivité qui du reste, est faible du fait de l’inexistence d’un circuit touristique organisé.
Sinon, la grande partie de la production est consommée localement.
Il faut noter que l’artisanat, bien qu’important en terme de pratique, brille par l’absence de
statistique et sa contribution à l’économie de la région reste ignorée.
Pour ce qui est des contraintes qui entravent le développement de l’artisanat, il faut noter :
- Les difficultés d’approvisionnement en matières premiers ;
- Les problèmes d’écoulement des produits en raison de la faiblesse des marchés locaux,
de l’éloignement et de l’enclavement de la région ;
- L’insuffisance d’organisation des artisans ;
- Les nombreuses perturbations de l’activité touristiques qui est une source potentielle
de sa clientèle.
Des mesures d’accompagnement des pouvoirs publics et des partenaires au développement
sont dirigées vers les acteurs de ce secteur pour une rentabilité. On peut citer entre autres la
maison des artisans.
5. Production touristique :
La région de Kidal dispose de plusieurs richesses touristiques. Il s’agit :
- Des sites préhistoriques : Essouk, ancienne capitale du puissant empire médiéval du
Tademakat, Aslagh, Tamaradant, Intibdock, le fort de Kidal, le Tombeau de Cheick Baye,
etc.
- Des sites cynégétiques du Tamesna et du Telemsi qui étaient florissants dans le temps.
Là, la faune reste un potentiel touristique pour les chasseurs au faucon des pays du
golfe qui ont à plusieurs reprises, organisé des expéditions dans la région.
Le tourisme est un facteur de développement et de lutte contre la pauvreté dans la région. Bien
compris, les opérateurs économiques du secteur en tireront de grands profits.
Son épanouissement va de paire avec les secteurs suivants : transport, hôtellerie agence de
voyage et guide touristique.
Les évènements culturels tels que les festivals, les fêtes, religieuses et traditionnelles organisés
occasionnellement dans la région et les multiples curiosités du désert peuvent favoriser le
développement du tourisme. Par contre, l’enclavement et l’insécurité résiduelle que connaît la
région en sont des facteurs nuisibles.
6. Industrie :
Il faut noter l’absence d’industrie dans la région malgré l’existence de matières premières.
L’activité de la population est basée essentiellement sur l’élevage. A cet effet, il existe un vrai
potentiel industriel par la valorisation/création d’un tissu industriel avec les produits animaliers,
agricoles et miniers qui peuvent impulser une véritable dynamique au développement de
l’ensemble des activités socio économiques.
7. Production minière
La région regorge d’assez d’indices miniers perspectifs parmi lesquels on peut citer : le fer, le
zinc, le lithium le gypse, de minéraux radios actifs entre autres. Elle dispose également d’un
![]() |
25 25 |
▲back to top |
25
gisement d’or (4 tonnes d’or métal) à Inderset à 30 Km de Tessalit mais dont l’exploitation
n’est pas économiquement rentable.
Le bassin du Tamasna présente des potentialités pétrolifères et attribué (bloc 14) aux
américains dans le cadre de la prospection. La carte des blocs est disponible au niveau de la
région.
8. Transport et communication :
Le développement de la région de Kidal demeure entravé par le manque d’infrastructure de
transport et par l’insuffisance et la vétusté du parc automobile. Le trafic est assuré par deux
modes de transport : le transport routier et à moindre mesure le transport aérien
Le transport routier est le mode de transport est le plus utilisé dans la région et assure la quasi-
totalité des déplacements des personnes et des biens.
Il faut noter qu’après l’échec des deux premières compagnies de transports le BANI et le BINKE
qui ont expérimenté la ligne, depuis 2007, l’Adagh voyage assure le transport des personnes et
des bien dans la région. En plus de cette compagnie, de petits véhicules Toyota à prix
exorbitant hors de portée de tout le monde assurent aujourd’hui à petite échelle ce transport.
Les contraintes pour ce secteur ont pour noms :
- Un réseau routier essentiellement caractérisé par un mauvais état des pistes ;
- La faiblesse et la vétusté du parc;
- La cherté des prix de transport.
Quant au transport aérien dans la région il y’a l’aérodrome de Tessalit d’importance nationale
et internationale et la piste d’atterrissage de Kidal sans équipement adéquat et de
fréquentation irrégulière. Cette dernière doit être déplacée et mieux équipée pour jouer un
rôle d’aérodrome régional.
Pour ce qui est des télécommunications, il faut noter deux bureaux de postes (Kidal et Tessalit)
de 4 bureaux de téléphone dont Kidal, Tessalit, Abeibara, et Aguel-hoc pour 271 abonnés en
2006 dont 98,5% dans la ville de Kidal (14 en 1996). Toute chose qui dénote de l’amélioration
de la couverture téléphonique dans la région.
Pour ce qui est des contraintes relatives au développement téléphoniques il faut noter :
- Les longues distances entre les localités ;
- la trop grande mobilité des populations ne favorisant pas le rendement de
certains investissements ;
- La faiblesse des revenues des populations ne favorisant pas l’accès au
téléphone.
De même l’absence de téléphone rurale développe le téléphone satellitaire.
Quant aux communications par fax et Internet, elles ne sont fonctionnelles qu’au niveau de la
ville de kidal.
9. Productions forestières :
a. Situation des Ressources forestières et Fauniques dans la région :
Tableau XVIII : Exploitation du Bois de Chauffe et du Charbon de bois en 2007 et 2008.
Rubriques
Cercles
2007 2008
Recettes
Bois de chauffe Charbon de bois
Nbre de
permis
Qté en stères Nbre de
permis
Qté en quintaux
Kidal 24 82 8 27 31 200
Abeibara - - - - -
Tessalit - - - - -
Tin-Essako - - - - -
Total 24 82 8 27 31 200
Source : DREF-Kidal
![]() |
26 26 |
▲back to top |
26
Tableau XIX : Exploitation du Bois de service en 2007 et 2008.
2007 2008
Rubriques
cercles
Bois de service Recettes Bois de service Recettes
Nbre de
permis
Qté Prdts
Nbre de
permis
Qté Prdts
Kidal 3
-
520
-
13 000
-
0 0 0
- - -
Abeibara - - - - - -
Tessalit - - - - - -
Tin-Essako - - -
Total 3 520 13 000 0 0 0
Source : DREF-Kidal.
En 2007, les recettes d’exploitation du bois de service se chiffraient à 13 000 CFA. Cette recette
est nulle en 2008.
b. ressources forestières
La région de Kidal, conventionnellement reconnue comme région située dans la zone Sahélo
Saharienne, se caractérise par des conditions non favorables à des formations forestières
denses. Les formations existantes sont du genre secondaire ou de protection. Seule la zone
écologique de l’Adagh contient des formations végétales significatives et ceci grâce à la
présence des oueds et vallées encaissées créant ainsi des conditions particulières de
microclimat.
c. ressources fauniques :
Jusqu’à un passé récent (les décennies 1970-1980), la région de Kidal constituait des réservoirs
riches et diversifié de la faune sauvage du Mali. De nombreuses espèces animales y étaient
représentées comme l’Oryx, l’Addax, le mouflon à manchette (endémique de l’adagh des
Ifoghas), diverses espèces de gazelles dont la gazelle Dama, en cours de disparition au Mali et
dans le monde, la gazelle Leptocère, la gazelle rufifrons, et la gazelle Dorcas très vulnérable,
ainsi que des grands carnivores.
d. Mode d’exploitation et de gestion des Ressources forestières et faunique :
Tableau XX : Evolution de la production des plants
Cercles
Espèces exotiques
Année 2007 Année 2008
Kidal Abeib Tessalit Tinessak
o
Total Kidal Abeib Tessalit Tinessa
ko
Total
Azadirachta 2000 - - - 2000 650 - 200 - 850
Eucalyptus
comaldulensis
- - - - - 20 - - - 20
Fatropha cura 200 - - 200 - - - - -
Leucaena Glanca 1000 - - 1000 100 - 100
Prosopis juliflora 3000 - - 3000 1400 - 500 - 1900
Parkinsonia aculeata - - - - - - - - -
Terminalia mentali 3000 - - 3000 1700 - 300 - 2000
Flamboyant 1250 - 1250
Dclonix Reggya 500 500 - - -
Henae - - - - - - -
Total 1 9700 - - 9700 5120 - 1000 - 6120
Acacia nolotica - - - 50 - - - -
Tamarindus india - - - 30 - - - -
![]() |
27 27 |
▲back to top |
27
Salyadora Persica - - - 20 - - - -
Balanite Aegyptiaca 200 - - - 50 200
Ephaena Thécaica - - - - - -
Ziziphus Mauritiaca 200 50 - - 50 250
Andasonia Digitata - - - - 50 -
Détarium Microparcam - - - - - -
Maerua gracifiléa - - - - 50 -
Total 2 400 50 - - 300 - - 450
Goyavier - - - - - - - - -
Citronnier - - - - - - - - -
Grenadier - - - - - 200 - 100 - 300
Resin - - - - - - 150 - 150
Acacia Papaya 100 - - - 100 100 - - 100
Manguifera Indica - - - - - - - - -
Payduim Gnafava - - - -
Phoenix Dactylifere - - - - 50 50
Total 3 100 - - - 100 300 200 100 - 600
Total Général 10 200 100 - - 10 300 5720 400 1100 - 7220
Source : DRCN-Kidal
En 2007, 10 300 plants ont été produits dans les cercles de Kidal et Abeibara contre 7 220
plants en 2006 dans les cercles de Kidal et Tessalit.
D – CARACTERISTIQUES SOCIO – SANITAIRES ET CULTURELLES
1. Santé
La situation sanitaire de la région a été fortement détériorée par les différentes rébellions des
années 1990 et 2006 et les évènements survenus le 23 mai 2006 avec la destruction totale du
Centre de Santé de référence d’Abeibara.
Depuis 1996 des efforts sont déployés pour assurer l’envol du développement sanitaire de la
région. Certains partenaires techniques et financiers tels que la Croix Rouge Malienne, l’Aide
Médicale Internationale, l’UNICEF et Transsahara ont contribué à cet envol.
Les premiers Plans de Développement Socio- sanitaire de Cercle ont été élaboré en 2000 ; ils
couvraient tous la période 2001-2005. Un second PDSC a été élaboré en 2006 pour une période
de 5 ans.
a. Fécondité :
Selon EDSM-IV 2006, la situation démographique dans la région se caractérise par une
fécondité qui quoi que élevée (4,7) reste inférieure à celle du niveau nation national (6,6).
b. Mortalité :
La mortalité maternelle, infantile et juvénile est très élevée respectivement 582 pour 1000000
naissances vivantes, 141/%0 et 170,8%0 pour les trois régions du nord selon EDSM-III. Dans
EDSM-IV, ces indicateurs n’ont pas été calculés pour la région de Kidal. Ils sont respectivement
de 464/%0 et 105%0 pour le niveau national
c. Etat nutritionnel des enfants :
Dans la région, 33 % des enfants souffrent d’une malnutrition chronique, 27% des enfants sont
émaciés contre 29% des enfants qui soufrent d’une insuffisance pondérale.
d. Principales maladies :
Les principales affections rencontrées
La fièvre présumée palustre
Les infections respiratoires
Les maladies diarrhéiques
Le Bejel
Les plaies et traumatismes
![]() |
28 28 |
▲back to top |
28
Les infections broncho – pulmonaires ;
Les IST (la syphilis endémique) ;
Le Dracunculose ;
Les conjonctivites ;
Les angines ;
Les piqûres de scorpions couvrent d’énormes dégâts sur le plan de la santé.
le trachome,
la tuberculose,
les affections de la bouche et des dents,
Les hématuries et les ulcérations génitales.
e. Conditions d’hygiène :
■ l’Eau potable
Les puits constituent la principale source d’approvisionnement pour des usages domestiques et
l’abreuvement du bétail. Cette prédominance des puits s’explique par la vocation pastorale de
la région et par la commodité des éleveurs pour les puits qui permettent une exploitation par
des moyens traditionnels (puisage manuel, traction animal). L’autre avantage de ce type de
point d’eau est que leur maintenance ne nécessite que des travaux peu coûteux.
Par rapport au niveau de Couverture actuelle des besoins en eau potable, il faut retenir que le
taux d’équipement en points d’eau modernes est l’indicateur de base utilisé par
l’Administration de l’Eau pour suivre l’évolution de l’approvisionnement en eau potable
■ l’Evacuation des excréta et l’Assainissement
La défécation en plein air est la principale pratique en matière d’évacuation des excréta. Les
latrines et les fosses sceptiques sont utilisées surtout dans les centres urbains.
Les problèmes de l’assainissement constituent aujourd’hui la plus grande préoccupation des
localités de la région de Kidal et se pose avec acuité. Ils sont relatifs à la collecte, à l’évacuation
et au traitement des ordures et des eaux usées. Le système d’assainissement à l’égout n’est pas
encore développé. Celui de la collecte des ordures ménagères a connu son unique expérience
dans la ville de Kidal avec l’administration communale, mais a vite échoué.
Ainsi les effets induits par cette situation préoccupante entraînent une prolifération accrue
d’insectes (mouches, cafards et moustiques) vecteurs de maladies.
Les cas de pollution et de nuisance relevés sont de plusieurs ordres :
les eaux de pluies stagnantes dans les rues en plus de celles déversées à partir des
habitations familiales
les déchets plastiques
les poussières et les gaz d’échappement des engins divers
la Protection contre les vecteurs.
Les seuls moyens de protection utilisés contre les vecteurs de maladies notamment les
moustiques sont les moustiquaires (simple et imprégné) et aussi les insecticides dans une
moindre mesure.
f. Infrastructures sanitaires :
Tableau XXI : Infrastructures sanitaires en 2009
Cercles /désignations Kidal Tessalit Abeïbara Tin Essako Total région
CSRef 1 1 1 1 4
CSCom 6 3 1 0 10
Infirmries de garnison 1 1 0 0
Cabinet privé 1 0 0 0 0
Autres 4 0 0 0 7
Total 11 5 2 1 21
Source : DRS – KI
![]() |
29 29 |
▲back to top |
29
En 2009 la région comptait 142 agents de santé dont 27 du secteur parapublic et privé contre
144 agents en 2008 et 122 en 2007.
En plus du personnel, 4 médecins de la brigade cubaine étaient présents au niveau du Csréf de
Kidal.
g. Personnel sanitaire :
Tableau XXII: Personnel sanitaire en 2009 :
m
éd
ec
in
p
h
ar
m
SF
ID
E
TL
/T
SL
P
IO
IE
P
C
In
ge
. S
an
it
ai
re
A
ss
. m
e
d
ic
Te
ch
. H
yg
.A
SS
A
id
e.
S
o
ig
n
t
co
m
p
ta
b
le
M
at
ro
n
e
G
ér
an
t
A
u
tr
e
s
TO
TA
L
P
er
s
q
u
al
if
ié
%
q
u
al
if
ié
Abeibara 2 0 0 3 0 1 4 0 0 0 6 0 0 1 2 19 10 53
Kidal 7 2 2 4 5 7 14 1 3 2 5 1 2 5 9 69 47 68
Tessalit 5 0 1 5 2 1 13 0 0 1 2 1 2 4 3 40 28 70
Tin-Essako 2 0 0 1 0 1 2 0 0 0 2 1 0 0 1 10 6 60
TOTAL 16 2 3 13 7 10 33 1 3 3 15 3 4 10 15 138 91 66
Source : Unité de gestion des ressources humaines de la DRS
Les 34% du personnel du niveau opérationnel sont constitués de personnel non qualifié en
majorité d’aides soignants et de gérants. Le pourcentage du personnel qualifié est passé de
54% en 2008 à 66% en 209.
2. Education/Formation :
A – Situation :
a. Enseignement Préscolaire :
Tableau XXIII : Situation des établissements préscolaires
2005 / 2006 2006 / 2007 2007 / 2008 2008 / 2009
G F T G F T G F T G F T
Kidal 71 73 144 64 72 136 39 39 78 65 67 132
Tessalit 33 40 73 26 29 54 13 14 27 25 36 61
Abeïbara 8 7 15 7 7 14 ND ND ND 0 0 0
Tin Essako 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Total Région 112 120 232 97 108 205 52 53 105 90 103 193
Source : Académie d’Enseignement – Kidal
Malgré la faiblesse de l’indicateur régional dans ce domaine, les tendances des sites à jardin à
ce niveau sont très satisfaisantes sauf à Kidal où le niveau du ratio élève/moniteurs est faible et
varie par cercle :
- Kidal : en moyenne 24 élèves/ classe et 0,66 moniteur par salle de classe ;
- Tessalit : en moyenne 36,5 élèves /classe et 1,5 moniteurs par salle de classe ;
- Abeïbara : en moyenne 15 élèves /salle de classe et 1moniteur /classe ;
Il n’y a pas d’établissement préscolaire dans le cercle de Tin-Essako.
![]() |
30 30 |
▲back to top |
30
b. Enseignement Fondamental :
Tableau XXIV : Structures d’encadrement
Nombre / année
scolaire
Structures
1997
/
1998
2002
/
2003
2003
/
2004
2004
/
2005
2005
/
2006
2006
/
2007
2007
/
2008
2008
/
2009
Académie d’enseignement 1* 1 1 1 1 1 1 1
Centres d’animation pédagogique 1** 1 1 2 2 2 2 2
Etablissements enseignement secondaire 1 1 1 1 1 1 1 1
Institut de Formation des Maitres 0 0 0 0 0 0 1 1
Ecoles professionnelles 0 0 0 0 1*** 1*** 1*** 1***
Ecoles à premier cycle 11 23 29 32 36 38 41 44
Ecoles deuxième cycle 1 1 1 1 3 4 4 5
Ecoles à cycle complet 1 1 1 1 2 2 2 2
Etablissements préscolaires 2 2 4 4 4 5 5 5
Etablissement d’éducation spéciale 1 1 1 1 1 1 1 1
Source : AE-K
* Direction Régionale de l’Education
** Inspection de l’Enseignement Fondamental
*** Ecole Secondaire de Santé
NB : L’Institut de Formation des Maîtres (IFM) d’Aguel hoc a été ouverte en 2007 / 2008 avec
un effectif de plus de 150 élèves maîtres.
Tableau XXV : Evolution des infrastructures éducationnelles de l’enseignement fondamental
Nombre / année scolaire
Structures
1997-
1998
2002-
2003
2003-
2004
2004-
2005
2005-
2006
2006 -
2007
2007 -
2008
2008 -
2009
Nombre d’école (1er et 2eme
cycles)
Kidal 4 12 14 15 17 22 19 23
Tessalit 4 7 10 9 10 16 17 18
Abeïbara 2 3 3 4 4 4 4 3
Tin Essako 1 1 2 4 5 2 5 5
Total Région 11 23 29 32 36 44 45 49
Nombre de classes
construites
Kidal 24 51 62 79 90 124* 125* 134*
Tessalit 19 34 40 42 53 105* 103 123*
Abeïbara 3 15 17 19 25 PM PM PM
Tin Essako 2 3 6 15 17 PM PM PM
Total Région 48 103 125 155 185 229 128 257
Source : AEK
En matière d’éducation et de formation, la région présente une situation encourageante au regard de
l’évolution du nombre d’écoles crées et des classes construites. Toutefois, le système présente des
disparités inter – régionales visibles entre les cercles. Durant l’année scolaire 2008 – 2009, 83,67% des
écoles sont concentrées dans les cercles de Kidal et de Tessalit.
![]() |
31 31 |
▲back to top |
31
Tableau XXVI : Evolution du Personnel enseignant au 1er et 2ème cycle par sexe et cycle
d’enseignement de 1998/1999 à 2008/2009
Cycle/sexe
Années scolaires
1er cycle 2ème cycle Total
H F T H F T H F T
1998/1999 31 3 34 16 2 18 47 5 52
1999/2000 32 3 35 21 2 23 53 5 58
2000/2001 30 2 32 18 1 19 48 3 51
2001/2002 49 4 53 17 1 18 66 5 71
2002/2003 68 14 92 22 1 23 90 15 115
2003/2004 109 19 128 21 1 22 130 20 150
2004/2005 128 33 161 38 3 41 166 36 202
2005/2006 149 29 178 36 4 40 185 33 218
2006/2007 157 29 186 37 3 40 194 32 226
2007/2008 152 27 179 41 2 43 193 29 222
2008/2009 155 22 179 PM PM 74 PM PM 253
Source : Académie d’Enseignement Kidal
Au niveau de la répartition du personnel, une forte concentration est observée également au
niveau des cercles de Kidal et Tessalit. Durant l’année scolaire 2007 – 2008, le % du personnel
enseignant homme et femme se repartit respectivement par cercle comme suit : Kidal (48% et
72,41%) ; Tessalit (34,66% et 24,13%) ; Abeïbara (12,01% et 3,46%) et Tin Essako (5,33% et
0,00%).
Tableau XXVII : Evolution du Taux Brut de Scolarisation par sexe et années scolaires de
1999 /2000 à 2008/2009 :
Rubriques/sexe
Années scolaires
Pop. Scolarisables (7-12 ans) Pop. Scolaires TBS en %
G F T G F T G F T
1999/2000 4790 3761 8551 1258 747 2005 26,26 19,86 23,45
2000/2001 4900 3849 8749 1409 861 2270 28,76 22,37 25,95
2001/2002 5018 3936 8954 1575 938 2513 31,39 23,83 28,07
2002/2003 - - 9294 - - 2825 - - 30,40
2003/2004 5344 4193 9537 1963 1211 3174 36,73 28,88 33,28
2004/2005 5428 2491 9719 2390 1531 3921 44,03 35,68 40,34
2005/2006 5554 4393 9947 2623 1890 4513 47,23 43,02 45,49
2006/2007 5273 4844 10117 2638 2105 4743 50,00 43,50 46,90
2007/2008 5394 4955 10340 2753 2384 5127 51,03 48,11 50,09
2008/2009 5518 5069 10 587 3217 2300 5517 58,30 45,37 52,11
Source : Différents rapports d’entrée et de fermeture Académie de l’Enseignement Kidal ;
Perspectives Démographiques 1999 – 2024 – DNP – Annuaire National des Statistiques scolaires
de l’enseignement fondamental 2006 - 2007.
Il ressort du tableau 4 que le taux Brut de Scolarisation est passé de 23,45% (26,26% pour les
garçons et 19,86% pour les filles en 1999/2000 à 52,11% (58,30% pour les garçons et 45,37%
pour les filles) en 2008 /2009. Là également les cercles présentent de fortes disparités. En 2007
/ 2008, la situation des taux par sexe et cercle se présente comme suit :
Tableau XXVIII : Taux Brut de Scolarisation par sexe et par cercle en 2007 / 2008 :
Sexe / cercle Garçons % Filles% Total%
Kidal 80,10 72,00 76,10
Tessalit 50,60 43,30 47,10
Abeïbara 16,40 8,70 11,60
Tin Essako 18,20 1,70 10,30
Total région 55,10 46,20 50,90
![]() |
32 32 |
▲back to top |
32
Source : AEK (rapport d’entrée 2007 / 2008)
Tableau XXIX : Evolution de la proportion des filles de l’enseignement de base dans la
population scolaire de 1999/2000 à 2006/2007.
Rubriques
Années scolaires
Garçons Filles Total % Filles
1999/2000 1258 747 2005 37,26
2000/2001 1409 861 2270 37,93
2001/2002 1575 938 2513 37,33
2002/2003 1716 1109 2825 39,26
2003/2004 1963 1211 3174 38,15
2004/2005 2390 1531 3921 39,05
2005/2006 2623 1890 4513 41,88
2006/2007 2638 2105 4743 44,38
2007/2008 2753 2384 5127 46,49
2008/2009 3217 2300 5517 41,68
Source : Rapports de rentrée Académie d’Enseignement Kidal -– Annuaire National des
Statistiques scolaires de l’enseignement fondamental 2006 - 2007.
C. Enseignement Secondaire Général :
Tableau XXX : Evolution des effectifs par spécialité et par sexe 1997 / 1998 à 2008 / 2009
Série
Année
Lettres Sciences Total
G F T G F T G F T
1997/1998 37 10 47 29 8 37 66 18 84
1998/1999 51 15 66 51 17 68 102 32 134
1999/2000 54 10 64 20 10 30 74 20 94
2000/2001 53 14 67 23 12 35 76 26 102
2001/2002 48 17 65 26 12 38 74 29 103
2002/2003 67 26 93 25 12 37 92 38 130
2003/2004 82 30 112 30 17 47 114 47 161
2004/2005 91 32 123 31 17 48 122 49 171
2005/2006 91 43 134 44 11 55 135 54 189
2006/2007 117 48 165 51 18 69 168 66 234
2007/2008 158 60 218 75 17 92 233 77 310
2008/2009 177 75 252 77 22 99 254 97 351
Source : Académie d’Enseignement Kidal.
Tableau XXXI :- Evolution du Personnel par sexe du Lycée Attaher Ag Illy
de Kidal de 1998 à 2007
Source: Académie d’Enseignement Kidal
Sexe
Années Scolaires
Hommes Femmes Total
1997/1998 12 0 12
1998/1999 12 0 12
1999/2000 13 0 13
2000/2001 13 0 13
2001/2002 13 0 13
2002/2003 14 0 14
2003/2004 12 0 12
2004/2005 15 0 15
2005/2006 18 0 18
2006/2007 22 0 22
2007/2008 26 1 27
2008/2009 32 1 33
![]() |
33 33 |
▲back to top |
33
d. Enseignement Normal : Institut de Formation des Maitres d’Adjel Hoc
Tableau XXXII : Evolution des effectifs par spécialité et par sexe 2007 / 2008 à 2008 / 2009
Série
Année
Généralistes Spécialistes Total
G F T G F T G F T
1997/1998 92 25 97 44 1 45 136 26 162
1998/1999 107 41 148 85 2 87 192 43 235
Source : Académie d’Enseignement de Kidal.
Enseignement Non Formel : (CED, Centre d'Alphabétisation)
Tableau XXXIII : Situation de l’éducation non formelle
Cercle
Nombre
de
centres
Nombre
de salles
de
classes
Nombre
d'ateliers
Nombre
d'apprenants
Personnel
d'encadrement
Hommes Femmes Hommes Femmes
Abeïbara 0 2 0 0 21 4 0
Kidal 0 3 0 45 86 5 0
Tessalit 0 2 0 7 80 2 0
Tin-Essako 0 0 0 0 8 1 0
Total région 0 7 0 52 195 12 0
Source : Académie d’Enseignement de Kidal : 2005 / 2006
B – Analyse :
La situation de l’éducation dans la région de Kidal est caractérisée par la présence de
l’ensemble des ordres d’enseignement depuis l’année scolaire 1994/1995 sauf le supérieur : le
secondaire général, Technique professionnel et normal (1 lycée créé en 1992, 1 école privée
des infirmiers créée en 2005 et 1 IFM à Aguel Hoc depuis Novembre 2007) et le fondamental
(passant de 11 premiers cycles et 2 seconds cycles en 1997 / 2008 à respectivement de 44 et 5
en 2008 / 2009.
Toutefois, l’analyse par ordre d’enseignement se présente comme suit :
- Une nette amélioration des différents indicateurs scolaires (nombre d’écoles, nombre
de classes construites, nombre d’élèves, taux de scolarisation, ct.) de 1997 /1998 à 2006
/2007 mais de manière très inégale entre les cercles de la région ;
- Un niveau de scolarisation des filles relativement élevé ; c’est sans doute en partie grâce
aux efforts de certains partenaires comme World Education, (avec le programme Bourse
des filles mise en œuvre par l’ONG AEDS), le PADDECK, le PASED (Ex DAP) et le PAM
entre autres. L’ensemble de ces efforts concoure à l’atteinte de l’objectif « valeur
réalisable » de l’indicateur PARAD fixée à un taux de 65% en 2009. Cet effort important
fait dans la scolarisation des filles présage certainement d’un plus grand
épanouissement des femmes de la région à moyen terme.
- Une nette satisfaction dans l’ensemble de la région en salles de classes au regard de
l’effectif scolarisé actuellement. À l’exception du cercle de Kidal où le taux d’élèves qui
subissent la double vacation est de l’ordre de 1,4% (faible), aucun autre cercle ne
connaît ni la double vacation ni la double division.
![]() |
34 34 |
▲back to top |
34
3. Arts – Culture - Jeunesse – Sport
Sur le plan de la promotion artistique et des infrastructures culturelles et socio éducatives il existe
dans la région :
a. 15 associations culturelles assurant la promotion artistique (folklore, manuscrits
arabes et tifinagh, poésie, artisanat, etc.) dont 8 à Kidal, 5 à Tessalit, 3 à Abeïbara
et 2 à Tin Essako ;
b. 1 Orchestre régional à Kidal ;
c. 2 infrastructures culturelles à Kidal : la Maison du Luxembourg et la Maison des
Arts et de la Culture de Kidal en chantier ;
d. 6 maisons des jeunes assimilées à des Centres d’Accueil ou Campement dans les
autres cercles dont 2 à Tessalit, 3 à Abeïbara et 1 à Tin Essako ;
e. 1 bibliothèque de lecture publique à Kidal.
Les contraintes liées au développement des activités de jeunesse et de la promotion de la culture
dans la Région, sont de plusieurs ordres allant d’un simple déficit en matière d’infrastructures et
d’équipements, aux moyens financiers et techniques. Il s’agit notamment de :
▪ Insuffisance et mauvaise répartition des infrastructures sportives ;
▪ Prise en charge insuffisante des jeunes dans les programmes de
Développement de la Région ;
▪ Faible niveau de financement de l’Etat et des collectivités locales dans le secteur;
▪ Formation insuffisante des cadres et agents culturels ;
▪ Faible professionnalisation des acteurs ;
▪ Dégradation progressive du patrimoine faute de politique rigoureuse de conservation ;
▪ Absence de centres culturels dans la Région.
![]() |
35 35 |
▲back to top |
35
III. Orientation d’aménagement et de développement de la région de Kidal :
Au regard du diagnostic socio économique du SRAT actualisé à travers les cadres rappelés en haut,
malgré les nombreuses contraintes qui pèsent sur son développement, la région de Kidal dispose
d’atouts majeurs
A - Atouts :
La problématique du potentiel naturel de la région de Kidal (conditions d’élevage, eaux souterraines,
faune etc.…) largement exposée dans l’état des lieux et révélant les résultats mitigés obtenus après
tant d’efforts fournis jusque là par l’état et ses partenaires, est tributaire des rigueurs climatiques, des
vastes étendues désertiques, de la faible densité de la population, sa mobilité et sa dispersion.
Cependant la région de Kidal présente des atouts importants et peut saisir encore des opportunités
notamment dans les domaines suivants :
1 - Productions agropastorales :
- Existence de bonnes conditions d’élevage extensif (parcours, pâturages, eaux
Souterraines, terres salées) ;
- Existence de bonnes races camelines, ovines, caprines et bovines adaptées aux
conditions écologiques particulièrement austères;
- Potentiel végétal et faunique disponible mais qui a besoin d’être préservé par des
aménagements adéquats;
- Possibilité d’agriculture maraîchère et phoénicole, en particulier la culture oasienne.
2 - Productions commerciales, artisanales et touristiques :
- Proximité du vaste marché Algérien et maghrébin pour l’exportation du bétail sur pieds
moyennant une négociation de transactions commerciales plus favorables;
- Qualité et variété des produits artisanaux locaux ;
- Existence de nombreux sites touristiques dont le Fort de Kidal, Essouk (ancienne
capitale de l’empire médiévale du Tademakat), le tombeau de Cheick BAYES, le site
d’Aslagh, la muraille d’Intibdok, Tamaradant, les nombreuses gravures rupestres se
rencontrent un peu partout dans les montagnes.
Les vallées du Tamasna et du Telemsi constituent aussi des sites cynégétiques de faune
importants. Toutefois, il importe de valoriser et améliorer les conditions touristiques.
3 - Energie renouvelable :
- Importance de l’ensoleillement ;
- Fréquence des vents favorables au fonctionnement des éoliennes.
4 - Hydraulique :
- Relative abondance des eaux souterraines ; "château" de l’Adrar et bassins
sédimentaires : Telemsi, Tamasna, Tanezrouft ;
- Disponibilité des partenaires pour la réalisation d’ouvrages hydrauliques, notamment
des aménagements de bassins versants.
5 - Transport et échanges :
- Existence de projet d’études pour la construction de la Transsaharienne ;
- Amélioration substantielle des liaisons téléphoniques, radiophoniques et télévisuelles.
B - Contraintes / Difficultés :
Les contraintes liées au développement socio économique de la région sont nombreuses. Elles
sont de plusieurs ordres : naturels, physiques, socioculturels, économiques, institutionnels,
techniques et financiers.
1 - Contraintes naturelles et physiques :
- Sécheresse et désertification ;
![]() |
36 36 |
▲back to top |
36
- Insuffisance et mauvaise répartition des pluies ;
- Ensablement des lits des oueds ;
- Enclavement de la région ;
- Profondeur des nappes souterraines.
2 - Contraintes agro- sylvo- pastorales :
- Problème de maîtrise de l’eau ;
- Problème d’approvisionnement en semences ;
- Caractère extensif de l’élevage et la faible productivité du bétail ;
- Insuffisance de suivi zootechnique ;
- Problème de transformation et de conservation des produits locaux ;
- Problème de la commercialisation du bétail sur pied ;
- Eloignement de certains pâturages des points d’abreuvement ;
- Insuffisance d’actions en faveur de la faune sauvage et de la forêt ;
- Faible capacité de protection, de conservation, de restauration et de régénération du
couvert végétal ;
- Erosion éolienne et hydrique et mauvaise infiltration des eaux de pluie.
- Faiblesse du niveau d’équipement et d’organisation du monde rural ;
3 - Contraintes dans le domaine des mines et industries :
- Inexistence de gisements en exploitation dans la région ;
- Manque d’unités industrielles.
4 - Contraintes dans le domaine de l’artisanat :
- Difficultés d’approvisionnements en matières premières ;
- Problèmes d’écoulements des produits en raison de la faiblesse des marchés locaux, de
l’éloignement et de l’enclavement de la région ;
- Insuffisance d’organisation des artisans ;
- perturbation des activités touristiques, source de clientèle potentielle suite à la
rébellion.
5 - Contraintes dans le domaine du tourisme :
- Séquelles issues de la longue période d’interdiction de la zone aux touristes de 1963
à 1985 et la persistance de l’insécurité résiduelle actuelle;
- Différentes sécheresses et braconnage ayant décimé la faune avec la disparition
totale de certaines espèces tels que l’Addax, l’Oryx, l’Autruche et la Gazelle Dama ;
- Insuffisance quantitative et qualitative d’infrastructures d’accueil ;
- Manque de valorisation des sites touristiques ;
- Pillage de certains sites ;
- Manque d’organisation ou de coordination du peu d’intervenants dans le secteur.
6 - Contraintes dans le domaine commercial :
- Insuffisance de mise en œuvre d’une politique d’intégration et d’échanges
commerciales avec les zones frontalières;
- Persistance de la fraude et de la contrebande du fait de la perméabilité des
frontières ;
- Enclavement de la région entraînant souvent la rupture de stocks de produits de grande
consommation ;
- Faible capacité financière des opérateurs et leur faible organisation.
7- Contraintes dans le domaine de l’éducation :
- Faible participation des communautés dans la gestion de l’école en mode
décentralisé;
- Poids négatif des traditions (mariage précoce des filles, environnement socioculturel
non acquis à la scolarisation, à la fréquentation scolaire normale et aux études
longues, ….) ;
![]() |
37 37 |
▲back to top |
37
- Insuffisance notoire de ressources humaines compétentes au niveau des Collectivités
Territoriales ;
- Faible engagement des collectivités en direction des problèmes de l’éducation dans
leurs plans de développement ;
- Absence d’internat et l’insuffisance de l’approvisionnement des cantines scolaires ;
- Faible prise en compte du non formel dans les plans de développement de
communes ;
- Aanalphabétisme des parents, notamment des femmes ;
8 - Contraintes dans le domaine sanitaire :
- coût élevé de la santé moderne ;
- insuffisance de la prise en compte de la médecine tradithérapeutique ;
- insuffisance en quantité et en qualité du personnel technique ;
- insuffisance d’infrastructures/équipement répondant aux normes.
9- Contraintes dans le domaine du sport, de la jeunesse et de la culture :
- Insuffisance et mauvaise répartition des infrastructures sportives ;
- Prise en charge insuffisante des jeunes dans les programmes de
développement de la Région ;
- Faible niveau de financement de l’Etat et des collectivités locales dans le secteur;
- Formation insuffisante des cadres et agents culturels ;
- Faible professionnalisation des acteurs ;
- Dégradation progressive du patrimoine faute de politique rigoureuse de conservation ;
- Absence de centres culturels dans la Région
10 - Contraintes socioculturelles et politiques :
- Nomadisme des populations ;
- Analphabétisme des populations ;
- Caractère extensif et contemplatif de l’élevage, activité économique principale ;
- Insuffisance de perception, de l’importance des plans de développement pour
certains élus.
11 - Contraintes dans les Domaines financiers :
- Fraude et incivisme fiscal ;
- Difficultés de recouvrement des impôts et taxes.
12 - Autres domaines :
- Problématiques de la fiabilité des données statistiques de population et du cheptel ;
- Utilisation dichotomique des chiffres de population issus du RGPH 1998 et des
différents recensements administratifs dans les PDESC des collectivités territoriales.
C - Opportunités:
Au regard des atouts / opportunités et des contraintes / difficultés synthétisés ci - dessous, de
la vision du développement de la région dégagée lors de l’élaboration du SRAT et PSDR, la
politique régionale de développement doit s’articuler au tour des options suivantes :
1 - Les niveaux et indicateurs sociaux et économiques à améliorer :
- Taux brut de scolarisation en général et celui de la fille en particulier ;
- Taux de couverture sanitaire ;
- Taux de la couverture vaccinale du cheptel ;
- Incidence de la pauvreté ;
- Connaissances géologiques et hydrogéologiques ;
- Maîtrise totale des eaux souterraines et des eaux de ruissellement ;
- Désenclavement intérieur et extérieur de la Région ;
- Schémas d’aménagement du territoire de la région ;
![]() |
38 38 |
▲back to top |
38
- Inventaire et localisation des ressources naturelles (terres, parcours, pâturages, mares,
terres salées, faunes, flore etc.…) ainsi que la réglementation de leur utilisation ;
- Réglementation du commerce extérieur avec l’Algérie pour l’exportation du bétail sur
pieds et des sous produits animaliers ;
- Mobilisation des ressources internes pour améliorer la participation des Collectivités
territoriales dans le financement des programmes de développement notamment (le
recouvrement des taxes et impôt), l’appropriation des résultats et la durabilité et la
pérennisation des actions de développement ;
- Renforcement des infrastructures touristiques et de l’aménagement des sites
touristiques ;
- Création des centres de formation professionnelle ;
- Renforcement des structures récréatives et de sport qui aura l’avantage de fournir aux
jeunes des occupations saines et utiles et de réduire l’exode ;
- Renforcement des activités génératrices de revenus ;
- Création des travaux à hautes intensités de mains d’œuvre ;
- Education et sensibilisation des populations ;
- Equipement et encadrement des populations.
2 - Les principales activités sur lesquelles doit reposer l’économie régionale :
- Elevage ;
- Commerce ;
- Tourisme ;
- Artisanat ;
- Maraîchage et cultures oasiennes ;
- Mines qui présentent des indices probants.
3 - Les principales productions sur les quelles doit reposer l’économie régionale :
- Production d’élevage ;
- Productions artisanales et touristiques ;
- Productions de cultures oasiennes.
4 - Le rôle principal que peut jouer la région dans l’économie nationale :
- Exportation du bétail sur pieds ;
- Exportation des produits artisanaux et sous produits animaliers.
![]() |
39 39 |
▲back to top |
39
DEUXIEME PARTIE
Plan de Développement Economique, Social et Culturel
2010 – 2014
![]() |
40 40 |
▲back to top |
40
Le PDESC s’articule autour d’un certain nombre d’axes stratégiques, à savoir :
✓ Le rétablissement de la paix et de la sécurité
✓ La sécurisation et la modernisation de l’élevage
✓ Le désenclavement de la Région
✓ La promotion des activités d’appui à l’emploi
✓ L’amélioration de la couverture sanitaire et du taux de fréquentation scolaire
✓ La valorisation du potentiel touristique et culturel
L’objectif global visé par ce présent document est de Contribuer à la création d’une croissance
économique soutenue permettant un développement durable intégré au reste du pays et à la sous
région dans un climat apaisé.
Ainsi les objectifs retenus par l’Assemblée Régionale et traduits en activités consignées dans ce plan
quinquennal permettront de promouvoir le développement humain durable des populations de la
région, cela à travers l’implication des élus, de la société civile, de l’administration et des partenaires
techniques et financiers.
![]() |
41 41 |
▲back to top |
41
Tableau de synthèse du PDESC 2010-2014
Coût total
Unité : Millier de F.CFA
Domaines Objectifs Actions Coût total
Economie Rurale 560 000
1. Agriculture
Améliorer la production et la
productivité
Organisation d'une foire régionale agro-pastorale, artisanale et commerciale 75 000
Appui à l'approvisionnement des maraîchers en intrants agricoles 15 000
Appui à des visites d'échanges d'expérience 20 000
2. Elevage Moderniser et sécuriser l'élevage
Construction et équipement des marchés terminaux 90 000
Appui à la formation des éleveurs sur les différentes techniques de transformation,
de conservation et de commercialisation des produits et sous-produits de l’élevage 34 000
Appui à l'approvisionnement en aliment bétail 20 000
Amélioration de la couverture sanitaire du cheptel 10 000
Appui à la construction d'infrastructures de vaccination 100 000
3. Forêts / Environnement
Protéger et valoriser les
ressources naturelles
Sensibilisation pour la protection de l’environnement 10 000
Protection de berges 160 000
Sensibilisation à la lutte contre l'ensablement des zones de pâturage 10 000
Appui à la création de zones de défend 8 000
Appui à la lutte contre le braconnage 8 000
Secteur Secondaire 6 371 500
1. Mines / Géologie
Mettre en valeur le potentiel
géologique et minier de la région
Relance des activités de la plâtrière de Tessalit 140 000
Appui aux sociétés de recherche minière 20 000
Appui à l'aménagement de certains carrières 24 000
2. Hydraulique Maîtriser et exploiter les eaux Balayage satellitaire hydraulique de la Région 27 500
![]() |
42 42 |
▲back to top |
42
souterraines et de surface
Construction de complexes d’ouvrages composés de réservoir de captage et de
stockage des eaux de ruissellement et de barrages de recharge de la nappe 600 000
Construction, équipement et entretien de mares 100 000
Dotation des puits en moyens d'exhaure 100 000
Appui à l'aménagement de bassins 50 000
Entretien des barrages existants (ouvrages) 75 000
Réhabilitation, réalisation et équipement de forages et puits 560 000
Appui à l'adduction d'eau des CSRéf 5 000
3. Energie
Assurer une meilleure couverture
énergétique de la région
Appui à l'électrification de certaines localités de la région 240 000
Renforcement de l'électrification des bureaux de l'AR 25 000
Appui à la fourniture et à l'installation de système solaire sur puits et forages 850 000
Appui à la fourniture et à l'installation de groupes électrogènes sur puits pastoraux 150 000
4. Industries / Artisanat
Promouvoir des petites unités
industrielles
Appui à la création de boulangeries modernes 120 000
Réhabilitation, Construction et équipement de maisons des artisans 135 000
5. Tourisme
Mettre en valeur le potentiel
touristique de la région
Recensement du potentiel touristique 10 000
Valorisation du potentiel touristique et culturel 60 000
Appui à l'entretien et à la protection des sites touristiques 5 000
Infrastructures et Equipements 1 537 500
1. Routes
Renforcer l'état des routes
régionales
Entretien courant des routes régionales 700 000
Construction d'ouvrages de franchissement des oueds sur les routes régionales 225 000
Appui à la construction de la route Bourem - Kidal 30 000
2. Télécommunication
Améliorer le système de
communication de la région
Appui au renforcement des capacités des opérateurs de télécommunication
15 000
3. Urbanisme / Habitat Renforcer les infrastructures
Equipement de la salle de conférence 22 500
Réhabilitation d'infrastructures du génie civil 50 000
![]() |
43 43 |
▲back to top |
43
Appui à la construction des bâtiments administratifs des collectivités 100 000
4. Transport
Développer les infrastructures de
transport et
d'approvisionnement
Construction d’un aéroport régional 180 000
Construction d’une aire de dédouanement et d'une gare routière 150 000
Encourager les initiatives d'approvisionnement en denrées 40 000
Renforcement des capacités du SNS de l'OPAM 25 000
Ressources Humaines 3 509 486
1. Emploi Promouvoir des activités d'appui
à l'emploi
Appui à l'exploitation des ressources minières existantes 80 000
Valorisation de la taille des pierres 75 000
Recrutement d'enseignements pour le centre de formation professionnelle, l'IFM et
le lycée 5 000
2. Education / Formation
Renforcer les capacités de
l'ensemble des acteurs
Construction et équipement de centres de formation professionnelle 200 000
Construction et équipement de salles de classes à l'IFM, au Lycée et autres 90 000
Construction de dortoirs au centre de formation professionnelle 25 000
Recherche d'appui à la formation des étudiants et des agents des collectivités 50 000
Construction d'une salle informatique à l'IFM 25 000
3. Sport / Arts / Culture
Développer les infrastructures
sportives et culturelles
Organisation de semaines régionales 62 500
Appui aux semaines régionales du football 10 000
Participation à la biennale artisanale et culturelle 45 000
Appui à l'équipement de la salle de spectacle 22 000
Appui à l’organisation des festivals 225 000
Appui à la construction de tribune au stade municipal 75 000
Erection de l'ancienne prison de Kidal en musée régionale 15 000
Construction des infrastructures sportives au Lycée, à l'IFM, au Centre de formation
professionnelle 24 000
4. Santé / Action sociale
Assurer une meilleure couverture
socio sanitaire
Appui à la réhabilitation, à la construction et à l'équipement des CSRéf 60 000
Appui à la FERASCOM 5 000
Appui aux mois de solidarité 5 000
Appui au recrutement de personnel de santé 2 500
Organisation de concours d'excellence entre les CSRef 5 000
![]() |
44 44 |
▲back to top |
44
Appui logistique aux CSRef 50 000
Appui aux journées de lutte contre le VIH/SIDA 2 500
Appui au programme RIOV 25 000
5. Information
Renforcer le système de
communication de la région avec
le reste du monde
Appui à l'installation de radios rurales 4 000
Appui l'extension de la couverture TV/FM 20 000
Mise à jour du site web 20 000
Appui à l'organisation de fora régionaux sur le plaidoyer en faveur de la consolidation
de la paix et de la sécurité 300 000
Appui à l'information et à la sensibilisation pour la préservation de la paix et de la
sécurité 12 500
6. Administration /
Planification / Finances
Assurer les charges du personnel
et le fonctionnement de la
collectivité
Salaire et indemnités du personnel administratif 90 000
Indemnités des élus 35 000
Frais de mission 25 000
Salaire personnel enseignant 750 000
Salaire personnel santé / développement social 60 000
Fonctionnement bureau 1 000 000
Cotisations INPS 2 700
Assurance Maladie Obligatoire 6 786
TOTAL PDESC 2010-2014 11 978 486
![]() |
45 45 |
▲back to top |
45
Tableau de synthèse du PDESC 2010-2014
Actions par localisation
Unité : Millier de F.CFA
Domaines Objectifs Actions Localisation
Economie Rurale
1. Agriculture
Améliorer la production et
la productivité
Organisation d'une foire régionale agro-pastorale, artisanale et commerciale Kidal
Appui à l'approvisionnement des maraîchers en intrants agricoles Kidal, Tessalit, Adielhoc
Appui à des visites d'échanges d'expérience Intérieur et Extérieur Mali
2. Elevage
Moderniser et sécuriser
l'élevage
Construction et équipement des marchés terminaux Inhalid, Talahandak, Anefif, Tinza
Appui à la formation des éleveurs sur les différentes techniques de transformation,
de conservation et de commercialisation des produits et sous-produits de l’élevage
Toute la Région
Appui à l'approvisionnement en aliment bétail Toute la Région
Amélioration de la couverture sanitaire du cheptel Toute la Région
Appui à la construction d'infrastructures de vaccination Toute la Région
3. Forêts / Environnement
Protéger et valoriser les
ressources naturelles
Sensibilisation pour la protection de l’environnement Toute la Région
Protection de berges Boghassa, Kidal, Tessalit, Abeibara
Sensibilisation à la lutte contre l'ensablement des zones de pâturage Toute la Région
Appui à la création de zones de défend Toute la Région
Appui à la lutte contre le braconnage Tamasna, Tilemsi, Anefif
Secteur Secondaire
1. Mines / Géologie
Mettre en valeur le
potentiel géologique et
minier de la région
Relance des activités de la plâtrière de Tessalit Tessalit
Appui aux sociétés de recherche minière Toute la Région
Appui à l'aménagement de certains carrières Toute la Région
2. Hydraulique Maîtriser et exploiter les Balayage satellitaire hydraulique de la Région Toute la Région
![]() |
46 46 |
▲back to top |
46
eaux souterraines et de
surface Construction de complexes d’ouvrages composés de réservoir de captage et de
stockage des eaux de ruissellement et de barrages de recharge de la nappe
Toute la Région
Construction, équipement et entretien de mares Toute la Région
Dotation des puits en moyens d'exhaure Toute la Région
Appui à l'aménagement de bassins Toute la Région
Entretien des barrages existants (ouvrages) Toute la Région
Réhabilitation, réalisation et équipement de forages et puits Toute la Région
Appui à l'adduction d'eau des CSRéf Tinessako
3. Energie
Assurer une meilleure
couverture énergétique de
la région
Appui à l'électrification de certaines localités de la région Tinessako, Abeibara, Boghassa, Anefif, Adielhoc
Renforcement de l'électrification des bureaux de l'AR Kidal
Appui à la fourniture et à l'installation de système solaire sur puits et forages Toute la Région
Appui à la fourniture et à l'installation de groupes électrogènes sur puits pastoraux Toute la Région
4. Industries / Artisanat
Promouvoir des petites
unités industrielles
Appui à la création de boulangeries modernes Kidal, Tessalit
Réhabilitation, Construction et équipement de maisons des artisans Kidal, Tessalit
5. Tourisme
Mettre en valeur le
potentiel touristique de la
région
Recensement du potentiel touristique Toute la Région
Valorisation du potentiel touristique et culturel Toute la Région
Appui à l'entretien et à la protection des sites touristiques Toute la Région
Infrastructures et Equipements
1. Routes
Renforcer l'état des routes
régionales
Entretien courant des routes régionales Toute la Région
Construction d'ouvrages de franchissement des oueds sur les routes régionales Anefif, Tessalit, Kidal, Tinza
Appui à la construction de la route Bourem - Kidal Bourem - Kidal
2. Télécommunication
Améliorer le système de
communication de la région
Appui au renforcement des capacités des opérateurs de télécommunication Toute la Région
3. Urbanisme / Habitat Renforcer les infrastructures
Equipement de la salle de conférence Kidal
Réhabilitation d'infrastructures du génie civil Toute la Région
Appui à la construction des bâtiments administratifs des collectivités Kidal, Tessalit, Abeibara, Tinessako
![]() |
47 47 |
▲back to top |
47
4. Transport
Développer les
infrastructures de transport
et d'approvisionnement
Construction d’un aéroport régional Kidal
Construction d’une aire de dédouanement et d'une gare routière Kidal
Encourager les initiatives d'approvisionnement en denrées Kidal, Tessalit, Abeibara, Tinessako
Renforcement des capacités du SNS de l'OPAM Kidal
Ressources Humaines
1. Emploi
Promouvoir des activités
d'appui à l'emploi
Appui à l'exploitation des ressources minières existantes Tessalit, Kidal, Tinessako
Valorisation de la taille des pierres Kidal, Tessalit
Recrutement d'enseignements pour le centre de formation professionnelle, l'IFM
et le lycée Kidal, Adielhoc
2. Education / Formation
Renforcer les capacités de
l'ensemble des acteurs
Construction et équipement de centres de formation professionnelle Kidal
Construction et équipement de salles de classes à l'IFM, au Lycée et autres Kidal, Adielhoc
Construction de dortoirs au centre de formation professionnelle Kidal
Recherche d'appui à la formation des étudiants et des agents des collectivités Intérieur et Extérieur du Mali
Construction d'une salle informatique à l'IFM Adielhoc
3. Sport / Arts / Culture
Développer les
infrastructures sportives et
culturelles
Organisation de semaines régionales Kidal
Appui aux semaines régionales du football Kidal
Participation à la biennale artisanale et culturelle Kidal
Appui à l'équipement de la salle de spectacle Kidal
Appui à l’organisation des festivals Kidal, Tessalit
Appui à la construction de tribune au stade municipal Kidal
Erection de l'ancienne prison de Kidal en musée régionale Kidal
Construction des infrastructures sportives au Lycée, à l'IFM, au Centre de
formation professionnelle Kidal, Adielhoc
4. Santé / Action sociale
Assurer une meilleure
couverture socio sanitaire
Appui à la réhabilitation, à la construction et à l'équipement des CSRéf Kidal, Tessalit, Abeibara, Tinessako
Appui à la FERASCOM Kidal
Appui aux mois de solidarité Kidal
Appui au recrutement de personnel de santé Kidal, Tessalit, Abeibara, Tinessako
![]() |
48 48 |
▲back to top |
48
Organisation de concours d'excellence entre les CSRef Kidal, Tessalit, Abeibara, Tinessako
Appui logistique aux CSRef Kidal, Tessalit, Abeibara, Tinessako
Appui aux journées de lutte contre le VIH/SIDA Kidal
Appui au programme RIOV Kidal
5. Information
Renforcer le système de
communication de la région
avec le reste du monde
Appui à l'installation de radios rurales Toute la région
Appui l'extension de la couverture TV/FM Toute la région
Mise à jour du site web Kidal
Appui à l'organisation de fora régionaux sur le plaidoyer en faveur de la
consolidation de la paix et de la sécurité Kidal
Appui à l'information et à la sensibilisation pour la préservation de la paix et de la
sécurité Toute la région
6. Administration / Planification /
Finances
Assurer les charges du
personnel et le
fonctionnement de la
collectivité
Salaire et indemnités du personnel administratif
Toute la région
Indemnités des élus
Frais de mission
Salaire personnel enseignant
Salaire personnel santé / développement social
Fonctionnement bureau
Cotisations INPS
Assurance Maladie Obligatoire
![]() |
49 49 |
▲back to top |
49
Tableau de synthèse du PDESC 2010-2014
Par source de financement
Unité : Millier de F.CFA
Domaines Objectifs Actions Coût total AR ETAT AUTRES
Economie Rurale 560 000 67 000 196 000 297 000
1. Agriculture
Améliorer la production et la
productivité
Organisation d'une foire régionale agro-pastorale, artisanale et commerciale 75 000 5 000 10 000 60 000
Appui à l'approvisionnement des maraîchers en intrants agricoles 15 000 5 000 5 000 5 000
Appui à des visites d'échanges d'expérience 20 000 5 000 5 000 10 000
2. Elevage Moderniser et sécuriser l'élevage
Construction et équipement des marchés terminaux 90 000 10 000 40 000 40 000
Appui à la formation des éleveurs sur les différentes techniques de
transformation, de conservation et de commercialisation des produits et sous-
produits de l’élevage 34 000 4 000 15 000 15 000
Appui à l'approvisionnement en aliment bétail 20 000 5 000 5 000 10 000
Amélioration de la couverture sanitaire du cheptel 10 000 2 000 4 000 4 000
Appui à la construction d'infrastructures de vaccination 100 000 15 000 40 000 45 000
3. Forêts / Environnement
Protéger et valoriser les
ressources naturelles
Sensibilisation pour la protection de l’environnement 10 000 2 000 4 000 4 000
Protection de berges 160 000 8 000 60 000 92 000
Sensibilisation à la lutte contre l'ensablement des zones de pâturage 10 000 2 000 4 000 4 000
Appui à la création de zones de défend 8 000 2 000 2 000 4 000
Appui à la lutte contre le braconnage 8 000 2 000 2 000 4 000
Secteur Secondaire 6 371 500 631 000 3 015 000 2 745 500
1. Mines / Géologie
Mettre en valeur le potentiel
géologique et minier de la région
Relance des activités de la plâtrière de Tessalit 140 000 15 000 35 000 90 000
Appui aux sociétés de recherche minière 20 000 5 000 10 000 5 000
Appui à l'aménagement de certains carrières 24 000 5 000 10 000 9 000
2. Hydraulique Maîtriser et exploiter les eaux Balayage satellitaire hydraulique de la Région 27 500 5 000 5 000 17 500
![]() |
50 50 |
▲back to top |
50
souterraines et de surface
Construction de complexes d’ouvrages composés de réservoir de captage et de
stockage des eaux de ruissellement et de barrages de recharge de la nappe 600 000 30 000 200 000 370 000
Construction, équipement et entretien de mares 100 000 5 000 40 000 55 000
Dotation des puits en moyens d'exhaure 100 000 5 000 40 000 55 000
Appui à l'aménagement de bassins 50 000 5 000 15 000 30 000
Entretien des barrages existants (ouvrages) 75 000 10 000 25 000 40 000
Réhabilitation, réalisation et équipement de forages et puits 560 000 60 000 100 000 400 000
Appui à l'adduction d'eau des CSRéf 5 000 1 000 2 000 2 000
3. Energie
Assurer une meilleure couverture
énergétique de la région
Appui à l'électrification de certaines localités de la région 240 000 40 000 80 000 120 000
Renforcement de l'électrification des bureaux de l'AR 25 000 5 000 10 000 10 000
Appui à la fourniture et à l'installation de système solaire sur puits et forages 850 000 120 000 300 000 450 000
Appui à la fourniture et à l'installation de groupes électrogènes sur puits
pastoraux 150 000 25 000 55 000 70 000
4. Industries / Artisanat
Promouvoir des petites unités
industrielles
Appui à la création de boulangeries modernes 120 000 10 000 50 000 60 000
Réhabilitation, Construction et équipement de maisons des artisans
135 000 10 000 50 000 75 000
5. Tourisme
Mettre en valeur le potentiel
touristique de la région
Recensement du potentiel touristique 10 000 2 000 4 000 4 000
Valorisation du potentiel touristique et culturel 60 000 10 000 20 000 30 000
Appui à l'entretien et à la protection des sites touristiques 5 000 1 000 2 000 2 000
Infrastructures et Equipements 1 537 500 131 000 981 000 425 500
1. Routes
Renforcer l'état des routes
régionales
Entretien courant des routes régionales 700 000 35 000 532 000 133 000
Construction d'ouvrages de franchissement des oueds sur les routes régionales 225 000 25 000 75 000 125 000
Appui à la construction de la route Bourem - Kidal 30 000 15 000 15 000 -
2. Télécommunication
Améliorer le système de
communication de la région
Appui au renforcement des capacités des opérateurs de télécommunication
15 000 5 000 5 000 5 000
3. Urbanisme / Habitat Renforcer les infrastructures
Equipement de la salle de conférence 22 500 3 500 6 500 12 500
Réhabilitation d'infrastructures du génie civil 50 000 2 500 22 500 25 000
![]() |
51 51 |
▲back to top |
51
Appui à la construction des bâtiments administratifs des collectivités 100 000 5 000 35 000 60 000
4. Transport
Développer les infrastructures de
transport et
d'approvisionnement
Construction d’un aéroport régional 180 000 10 000 150 000 20 000
Construction d’une aire de dédouanement et d'une gare routière 150 000 22 500 100 000 27 500
Encourager les initiatives d'approvisionnement en denrées 40 000 5 000 25 000 10 000
Renforcement des capacités du SNS de l'OPAM 25 000 2 500 15 000 7 500
Ressources Humaines 3 509 486 264 974 1 972 115 1 272 397
1. Emploi
Promouvoir des activités d'appui
à l'emploi
Appui à l'exploitation des ressources minières existantes 80 000 5 000 30 000 45 000
Valorisation de la taille des pierres 75 000 8 000 25 000 42 000
Recrutement d'enseignements pour le centre de formation professionnelle,
l'IFM et le lycée 5 000 2 000 1 000 2 000
2. Education / Formation
Renforcer les capacités de
l'ensemble des acteurs
Construction et équipement de centres de formation professionnelle 200 000 20 000 80 000 100 000
Construction et équipement de salles de classes à l'IFM, au Lycée et autres 90 000 5 000 30 000 55 000
Construction de dortoirs au centre de formation professionnelle 25 000 2 500 10 000 12 500
Recherche d'appui à la formation des étudiants et des agents des collectivités 50 000 5 000 15 000 30 000
Construction d'une salle informatique à l'IFM 25 000 5 000 10 000 10 000
3. Sport / Arts / Culture
Développer les infrastructures
sportives et culturelles
Organisation de semaines régionales 62 500 15 000 20 000 27 500
Appui aux semaines régionales du football 10 000 2 000 2 000 6 000
Participation à la biennale artisanale et culturelle 45 000 9 000 20 000 16 000
Appui à l'équipement de la salle de spectacle 22 000 2 500 10 000 9 500
Appui à l’organisation des festivals 225 000 15 000 75 000 135 000
Appui à la construction de tribune au stade municipal 75 000 10 000 25 000 40 000
Erection de l'ancienne prison de Kidal en musée régionale 15 000 2 500 5 000 7 500
Construction des infrastructures sportives au Lycée, à l'IFM, au Centre de
formation professionnelle 24 000 4 000 10 000 10 000
4. Santé / Action sociale
Assurer une meilleure couverture
socio sanitaire
Appui à la réhabilitation, à la construction et à l'équipement des CSRéf 60 000 5 000 15 000 40 000
Appui à la FERASCOM 5 000 1 000 2 000 2 000
![]() |
52 52 |
▲back to top |
52
Appui aux mois de solidarité 5 000 1 000 2 000 2 000
Appui au recrutement de personnel de santé 2 500 750 1 000 750
Organisation de concours d'excellence entre les CSRef 5 000 1 000 2 000 2 000
Appui logistique aux CSRef 50 000 7 500 20 000 22 500
Appui aux journées de lutte contre le VIH/SIDA 2 500 750 1 000 750
Appui au programme RIOV 25 000 750 1 000 23 250
5. Information
Renforcer le système de
communication de la région avec
le reste du monde
Appui à l'installation de radios rurales 4 000 750 1 000 2 250
Appui l'extension de la couverture TV/FM 20 000 1 000 2 000 17 000
Mise à jour du site web 20 000 2 500 5 000 12 500
Appui à l'organisation de fora régionaux sur le plaidoyer en faveur de la
consolidation de la paix et de la sécurité 300 000 30 000 70 000 200 000
Appui à l'information et à la sensibilisation pour la préservation de la paix et de
la sécurité 12 500 2 000 5 000 5 500
6. Administration / Planification /
Finances
Assurer les charges du personnel
et le fonctionnement de la
collectivité
Salaire et indemnités du personnel administratif 90 000 4 500 67 500 18 000
Indemnités des élus 35 000 1 750 26 250 7 000
Frais de mission 25 000 1 250 18 750 5 000
Salaire personnel enseignant 750 000 37 500 562 500 150 000
Salaire personnel santé / développement social 60 000 3 000 45 000 12 000
Fonctionnement bureau 1 000 000 50 000 750 000 200 000
Cotisations INPS 2 700 135 2 025 540
Assurance Maladie Obligatoire 6 786 339 5 090 1 357
TOTAL PDESC 2010-2014 11 978 486 1 093 974 6 164 115 4 740 397
![]() |
53 53 |
▲back to top |
53
Tableau de synthèse du PDESC 2010-2014
Répartition de financement par an
Unité : Millier de F.CFA
Domaines Objectifs Actions Coût total An1 An2 An3 An4 An5
Economie Rurale 560 000 95 333 93 000 139 333 93 000 139 333
1. Agriculture
Améliorer la production et
la productivité
Organisation d'une foire régionale agro-pastorale, artisanale et commerciale 75 000 15 000 15 000 15 000 15 000 15 000
Appui à l'approvisionnement des maraîchers en intrants agricoles 15 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000
Appui à des visites d'échanges d'expérience 20 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000
2. Elevage
Moderniser et sécuriser
l'élevage
Construction et équipement des marchés terminaux 90 000 30 000 30 000 30 000
Appui à la formation des éleveurs sur les différentes techniques de
transformation, de conservation et de commercialisation des produits et
sous-produits de l’élevage 34 000 17 000 17 000
Appui à l'approvisionnement en aliment bétail 20 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000
Amélioration de la couverture sanitaire du cheptel 10 000 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000
Appui à la construction d'infrastructures de vaccination 100 000 33 333 33 333 33 333
3. Forêts / Environnement
Protéger et valoriser les
ressources naturelles
Sensibilisation pour la protection de l’environnement 10 000 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000
Protection de berges 160 000 40 000 40 000 40 000 40 000
Sensibilisation à la lutte contre l'ensablement des zones de pâturage 10 000 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000
Appui à la création de zones de défend 8 000 2 000 2 000 2 000 2 000
Appui à la lutte contre le braconnage 8 000 2 000 2 000 2 000 2 000
Secteur Secondaire 6 371 500 939 000 1 518 750 1 286 250 1 508 750 1 118 750
1. Mines / Géologie
Mettre en valeur le
potentiel géologique et
minier de la région
Relance des activités de la plâtrière de Tessalit 140 000 140 000
Appui aux sociétés de recherche minière 20 000 5 000 5 000 5 000 5 000
Appui à l'aménagement de certains carrières 24 000 6 000 6 000 6 000 6 000
2. Hydraulique Maîtriser et exploiter les Balayage satellitaire hydraulique de la Région 27 500 27 500
![]() |
54 54 |
▲back to top |
54
eaux souterraines et de
surface
Construction de complexes d’ouvrages composés de réservoir de captage et
de stockage des eaux de ruissellement et de barrages de recharge de la
nappe 600 000 150 000 150 000 150 000 150 000
Construction, équipement et entretien de mares 100 000 25 000 25 000 25 000 25 000
Dotation des puits en moyens d'exhaure 100 000 25 000 25 000 25 000 25 000
Appui à l'aménagement de bassins 50 000 12 500 12 500 12 500 12 500
Entretien des barrages existants (ouvrages) 75 000 15 000 15 000 15 000 15 000 15 000
Réhabilitation, réalisation et équipement de forages et puits 560 000 112 000 112 000 112 000 112 000 112 000
Appui à l'adduction d'eau des CSRéf 5 000 5 000
3. Energie
Assurer une meilleure
couverture énergétique de
la région
Appui à l'électrification de certaines localités de la région 240 000 48 000 48 000 48 000 48 000 48 000
Renforcement de l'électrification des bureaux de l'AR 25 000 25 000
Appui à la fourniture et à l'installation de système solaire sur puits et forages 850 000 170 000 170 000 170 000 170 000 170 000
Appui à la fourniture et à l'installation de groupes électrogènes sur puits
pastoraux 150 000 30 000 30 000 30 000 30 000 30 000
4. Industries / Artisanat
Promouvoir des petites
unités industrielles
Appui à la création de boulangeries modernes 120 000 60 000 60 000
Réhabilitation, Construction et équipement de maisons des artisans
135 000 27 000 27 000 27 000 27 000 27 000
5. Tourisme
Mettre en valeur le
potentiel touristique de la
région
Recensement du potentiel touristique 10 000 5 000 5 000
Valorisation du potentiel touristique et culturel 60 000 15 000 15 000 15 000 15 000
Appui à l'entretien et à la protection des sites touristiques 5 000 1 250 1 250 1 250 1 250
Infrastructures et Equipements 1 537 500 253 500 403 500 238 500 403 500 238 500
1. Routes
Renforcer l'état des routes
régionales
Entretien courant des routes régionales 700 000 140 000 140 000 140 000 140 000 140 000
Construction d'ouvrages de franchissement des oueds sur les routes
régionales 225 000 45 000 45 000 45 000 45 000 45 000
Appui à la construction de la route Bourem - Kidal 30 000 7 500 7 500 7 500 7 500
2. Télécommunication
Améliorer le système de
communication de la
région
Appui au renforcement des capacités des opérateurs de télécommunication
15 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000
3. Urbanisme / Habitat
Renforcer les
infrastructures
Equipement de la salle de conférence 22 500 22 500
Réhabilitation d'infrastructures du génie civil 50 000 10 000 10 000 10 000 10 000 10 000
Appui à la construction des bâtiments administratifs des collectivités 100 000 20 000 20 000 20 000 20 000 20 000
![]() |
55 55 |
▲back to top |
55
4. Transport
Développer les
infrastructures de
transport et
d'approvisionnement
Construction d’un aéroport régional 180 000 90 000 90 000
Construction d’une aire de dédouanement et d'une gare routière 150 000 75 000 75 000
Encourager les initiatives d'approvisionnement en denrées 40 000 8 000 8 000 8 000 8 000 8 000
Renforcement des capacités du SNS de l'OPAM 25 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000
Ressources Humaines 3 509 486 615 897 838 814 781 314 626 314 647 147
1. Emploi
Promouvoir des activités
d'appui à l'emploi
Appui à l'exploitation des ressources minières existantes 80 000 20 000 20 000 20 000 20 000
Valorisation de la taille des pierres 75 000 15 000 15 000 15 000 15 000 15 000
Recrutement d'enseignements pour le centre de formation professionnelle,
l'IFM et le lycée 5 000 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000
2. Education / Formation
Renforcer les capacités de
l'ensemble des acteurs
Construction et équipement de centres de formation professionnelle 200 000 100 000 100 000
Construction et équipement de salles de classes à l'IFM, au Lycée et autres 90 000 18 000 18 000 18 000 18 000 18 000
Construction de dortoirs au centre de formation professionnelle 25 000 12 500 12 500
Recherche d'appui à la formation des étudiants et des agents des
collectivités 50 000 10 000 10 000 10 000 10 000 10 000
Construction d'une salle informatique à l'IFM 25 000 25 000
3. Sport / Arts / Culture
Développer les
infrastructures sportives et
culturelles
Organisation de semaines régionales 62 500 12 500 12 500 12 500 12 500 12 500
Appui aux semaines régionales du football 10 000 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000
Participation à la biennale artisanale et culturelle 45 000 22 500 22 500
Appui à l'équipement de la salle de spectacle 22 000 22 000
Appui à l’organisation des festivals 225 000 75 000 75 000 75 000
Appui à la construction de tribune au stade municipal 75 000 75 000
Erection de l'ancienne prison de Kidal en musée régionale 15 000 15 000
Construction des infrastructures sportives au Lycée, à l'IFM, au Centre de
formation professionnelle 24 000 6 000 6 000 6 000 6 000
4. Santé / Action sociale
Assurer une meilleure
couverture socio sanitaire
Appui à la réhabilitation, à la construction et à l'équipement des CSRéf 60 000 15 000 15 000 15 000 15 000
Appui à la FERASCOM 5 000 1 250 1 250 1 250 1 250
Appui aux mois de solidarité 5 000 1 250 1 250 1 250 1 250
Appui au recrutement de personnel de santé 2 500
625
625
625
625
Organisation de concours d'excellence entre les CSRef 5 000 1 250 1 250 1 250 1 250
![]() |
56 56 |
▲back to top |
56
Appui logistique aux CSRef 50 000 25 000 25 000
Appui aux journées de lutte contre le VIH/SIDA 2 500
625
625
625
625
Appui au programme RIOV 25 000 6 250 6 250 6 250 6 250
5. Information
Renforcer le système de
communication de la
région avec le reste du
monde
Appui à l'installation de radios rurales 4 000 1 000 1 000 1 000 1 000
Appui l'extension de la couverture TV/FM 20 000 6 667 6 667 6 667
Mise à jour du site web 20 000 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000
Appui à l'organisation de fora régionaux sur le plaidoyer en faveur de la
consolidation de la paix et de la sécurité 300 000 60 000 60 000 60 000 60 000 60 000
Appui à l'information et à la sensibilisation pour la préservation de la paix et
de la sécurité 12 500 2 500 2 500 2 500 2 500 2 500
6. Administration /
Planification / Finances
Assurer les charges du
personnel et le
fonctionnement de la
collectivité
Salaire et indemnités du personnel administratif 90 000 18 000 18 000 18 000 18 000 18 000
Indemnités des élus 35 000 7 000 7 000 7 000 7 000 7 000
Frais de mission 25 000 5 000 5 000 5 000 5 000 5 000
Salaire personnel enseignant 750 000 150 000 150 000 150 000 150 000 150 000
Salaire personnel santé / développement social 60 000 12 000 12 000 12 000 12 000 12 000
Fonctionnement bureau 1 000 000 200 000 200 000 200 000 200 000 200 000
Cotisations INPS 2 700
540
540
540
540
540
Assurance Maladie Obligatoire 6 786 1 357 1 357 1 357 1 357 1 357
TOTAL PDESC 2010-2014 11 978 486 1 903 731 2 854 064 2 445 397 2 631 564 2 143 731






