![]() |
REGION DE KIDAL REPUBLIQUE DU MALI ******* UN PEUPLE- UN BUT- UNE FOI CERCLE DE TESSALIT ********... |
![]() |
1 1 |
▲back to top |
1
REGION DE KIDAL REPUBLIQUE DU MALI
******* UN PEUPLE- UN BUT- UNE FOI
CERCLE DE TESSALIT ********
*******
COMMUNE RURALE DE TIMTAGHANE
********
PLAN DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE SOCIAL ET
CULTUREL DE LA COMMUNE RURALE de TIMTAGHANE
2010-2014
Financement : DDRK III
Appui technique : Rousmane AG Assilaken – ONG AZHAR
Haminy Belco Maiga – ONG AMUDI
Août 2010
![]() |
2 2 |
▲back to top |
2
SIGLES ET ABREVIATIONS
AE Académie Education
AGR Activités génératrices de revenus
ANICT Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales
APE Association des Parents d’élèves
ASCO Association de santé Communautaire
CAP Centre d’Animation Pédagogique
CGS Comité de Gestion Scolaire
CSCOM Centre de Santé Communautaire
CRA Chambre régionale d’Agriculture
CSRP Cadre Stratégique de Réduction de la Pauvreté
DIP Domaine d’Intervention Prioritaire
DNH Direction Nationale de l’Hydraulique
DRPS Direction Régionale du Plan et de la Statistique
DRS Direction régionale de la santé
DRGR Direction régionale du Génie rurale
DRSV Direction régionale du service vétérinaire
DRPIA Direction régionale de la production industrielle et animale
FCFA Francs de la Communauté Financière Africaine
OISE Outil Informatisé de Suivi Evaluation
ONG Organisation Non Gouvernementale
PAM Programme alimentaire mondial
IDRK Programme Intégré de développement de la région de Kidal
PSA Poste de Santé Avancée
PISE Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education
PTF Partenaires techniques et financiers
PQDESC Programme quinquennal Développement Economique Social Culturel
RAC Réseau Administratif de Communication
SADCO Schéma d’Aménagement Communal
TBS Taux Brut de Scolarisation
TV/FM Télévision et Radio en Modulation de Fréquence
![]() |
3 3 |
▲back to top |
3
INTRODUCTION
A l’instar des autres communes de la région, les populations de la commune de Timtaghène sont des nomades vivant
essentiellement de l’élevage.
Depuis son érection en commune en 1996, deux (02) PDESC ont été élaborés par le Conseil Communal ; PDESC dont
l’évaluation a montré qu’il reste encore beaucoup de choses à faire dans le domaine de l’hydraulique de l’Education et de
la Santé.
L’actuelle programmation 2010-2014 avec l’implication énergique de tous les acteurs se veut une réponse aux problèmes
majeurs dont souffre toujours la commune : insuffisance de l’eau, analphabétisme, sous exploitation de la production
animale, insuffisance des équipements de base, enclavement.
Ce PDESC dont l’élaboration a largement tenu compte du schéma d’aménagement pastoral de la commune (novembre
2009), des plans d’actions 2010 des secteurs de développement et du CSRP a suivi une démarche méthodologique
participative dont les étapes sont les suivantes :
- Atelier d’information et de préparation des participants : au cours de cet atelier d’une journée un bref diagnostic
des potentialités et contraintes de la commune est établi et tout le processus itératif d’élaboration d’un PDESC
est expliqué pour que l’ensemble des acteurs s’approprient l’outil à concevoir;
- Atelier de priorisation des actions (une journée) : toutes les actions urgentes, prioritaires et celles s’inscrivant
dans le long terme sont définies et retenues ;
- Atelier de planification : il est préparé avec l’appui des services techniques pour concevoir un projet de
programmation quinquennale qui tient compte à la fois et des capacités financières de la collectivité et de celles
des partenaires techniques et financiers potentiels ; cela pour donner aux prévisions l’objectivité requise.
- Le projet de PDESC est transmis au conseil communal pour adoption validation et restitution aux populations
de l’ensemble des secteurs de développement.
La structure du document se présente comme suit :
I. Situation de référence
II. Perspectives et stratégies de développement de la commune
III. Objectifs du plan
IV. Moyens de mise en œuvre du plan
V. Mesures d’accompagnement
VI. Mécanisme de suivi évaluation
Conclusion
Annexes
I. SITUATION DE REFERENCE
Timtaghène viendrait du mot « Tamtaght » qui veut dire petites dépressions, petites cuvettes boisées.
Pendant la colonisation, une unité méhariste, le Groupement Nomade de Timitrine (GNT) était basée à
Timtaghène.
Tinkar était le chef lieu d’arrondissement à l’indépendance du pays et Inabag est aujourd’hui le chef lieu de
commune.
1.1. Organisation administrative de la commune
a. Limites administratives
La commune rurale de Timtaghène créée en 1996 (Loi n° 96-059 du 04 novembre 1996) couvre une superficie
de 30.000 km² soit 36,59% de celle du cercle de Tessalit, 11, 54% de celle de la région Kidal. La densité est de
0,21 habitant au km², le taux d’accroissement est à 2,3 %.
Elle est limitée au nord par la commune rurale de Tessalit, à l’Est par la commune rurale d’Adjalhoc, à l’Ouest
par la commune rurale de Tarkint (cercle de Bourem).
La population de la commune est constituée de sept fractions nomades et d’un village.
N° Villages/fractions Nbre/pers. Chef de fraction
1 Inabag -village 2.535 Ouka Ag Ahmadoun
2 Taïtok I 529 Bakaye Ag Akoukou
3 Taïtok II 263 Bakaye Ag Amassara
![]() |
4 4 |
▲back to top |
4
4 Taïtok III 176 Lamaye Ag Digri
5 Kal Afala 210 Cheny Ag Mohana
6 Dag Assilissil 347 Saleka Ag Atahlil
7 Kal Ahalwat 326 M’bery Ag Mohamed
8 Kal Adrar 2091 Atwana Ag Sikiw
Total 6.470
Source : Recensement administratif à caractère fiscal 2008
Les données du RAVEC 2010 ne sont pas encore disponibles
b. Administration :
Un conseil communal de 11 membres élus en 2009 administre la commune. Celui-ci est assisté par un
secrétaire général et par un régisseur de recettes. Le conseil communal est la structure chargée de la
planification.
La tutelle est assurée par un préfet et un sous-préfet.
Les services techniques de l’Etat sont presque inexistants dans la commune où ne résident que le personnel
enseignant et le chef de poste médical (CSCOM).
1.2. Environnement naturel :
Les falaises de Timtaghène sont une sorte de « pendant » de l’Adrar détaché du reste du massif par la vallée
du Tilemsi. Ces falaises offrent un aspect de relief tabulaire avec des cuvettes des oueds encaissées, des butes
et des crêtes rocheuses qui donnent à la zone un aspect montagneux.
En plus des terrains sédimentaires de la vallée du Tilemsi, les sols sont soit sableux rocailleux soit limono
argileux.
La commune se divise en quatre zones homogènes :
Le grand Sahara : Tazifawène Est, Teghaw ghawèn et une partie de Achachijrène
La zone montagneuse : Tinkar, Tachraq et le Nord-ouest d’Inabag
Le pied de mont occidental : Est de teghaw ghawèn,
La zone du Tilemsi : Taïhoten, Est Inabag, Almahmoud
La commune reste sous la menace permanente de l’ensablement.
Pendant l’hivernage, les oueds drainent leur eau vers les cuvettes intérieures ou sur le Tilemsi. Les mares
saisonnières, les puits et les quelques barrages équipés constituent la principale source en eau de la commune
dont le taux de couverture est encore faible malgré les infrastructures hydrauliques déjà réalisées. Pour mettre
en valeur les eaux souterraines importantes du Tilemsi, une étude hydrogéologique est indispensable.
Puits traditionnels Puits modernes Forages Eaux de surface
Directs Citernes Equipés Non-équipés Mares
naturelles
Mares
aménagées
363 04 04 03 04 - 01
Ensemble 363 04 04 03 04 - 01
Source : Schéma d’aménagement pastoral de la commune rurale de Timtaghèn novembre 2009
Les données de ce tableau montrent que le besoin en eau constitue dans cette commune, un des problèmes
majeurs qui demeure encore.
La végétation ligneuse présente de plus en plus dans les oueds, se compose essentiellement d’acacias et
autres épineux.
La faune sauvage est constituée de reptiles, rongeurs et petits carnivores. La sécheresse et le braconnage ont
systématiquement anéanti les grands ruminants.
Il n’y pas de données météorologiques sur la commune.
Trois saisons se partagent cependant l’année :
- Une saison humide (saison des pluies) allant de juillet à septembre est de plus en plus caractérisée
par la diminution de la pluviométrie et sa mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace ;
- Une saison sèche et froide de novembre à mars, avec des températures basses surtout les nuits (05°
C),
- Une saison sèche et chaude d’avril à juin avec la présence de l’harmattan et des températures
souvent très élevées (47°C sous abri).
Les vents dominants viennent de l’est et du nord en saison sèche et du Sud et de l’Ouest en saison humide
provoquent d’importants déplacements de sable et affectent la stabilité des sols.
1.3 Caractéristiques démographiques :
La population de la commune estimée à 6470 habitants représente 37.70% de celle du Cercle, elle est
essentiellement composée de Kel Tamasheq ; cependant quelques familles Arabes vivent dans la commune.
Cette population est rurale (éleveurs nomades) ; ces mouvements sont plus fréquents vers les marchés d’Inhalil
(Commune de Tessalit) et de Borj Moctar (Algérie)
![]() |
5 5 |
▲back to top |
5
1.4 Espace économique et social :
Le système de production dominant est l’élevage extensif pratiqué au niveau des huit secteurs de
développement de la commune : Inabag, Tinkar, Tazifawen , Almahmoud, Tacharaq, Taïhoten, Achachdjren,
Teghwghawen.
a - Elevage :
Il constitue la base de l’économie locale et les fluctuations actuelles des pâturages ne permettent plus l’élevage
de toutes les espèces animales, notamment celui des bovins, devenus rares dans la commune.
La mentalité des éleveurs, toujours hostiles à la vaccination, le traitement et le destockage du cheptel ne
favorisent pas la rentabilité optimale du système de production. Dans la commune, le cheptel représente
20.67% de celui du Cercle.
Données du recensement du cheptel transhumant et nomade de 2001 actualisé en 2009 :
Espèces Bovins Ovins Caprins Equins Asins Camelins Total
121 26246 28200 1 265 33123 88256
Source : DRPIA Kidal
N.B : la commune regorge de bonnes terres salées dans cinq (05) secteurs de développement et
principalement dans ceux de Taïhoten et Teghwghawen.
b – agriculture :
Cette activité n’est pas pratiquée aujourd’hui dans la commune à cause de l’insuffisance de l’eau.
c – Commerce :
Les échanges commerciaux se font surtout avec l’Algérie d’où les populations importent les denrées de
premières nécessités en échange de bétail. Ces échanges à cause de leur caractère informel restent toujours
précaires.
d – services sociaux :
➢ Education : par rapport aux deux autres communes du Cercle, le taux brut de scolarisation (TBS) de
27.4% est le plus bas. Cela est dû au fait que la scolarisation a débuté tardivement et dans toute la
commune il n’existe qu’une seule école à Inabag.
TBS par sexe en % dans la commune année scolaire 2007-2008.
Nombre d’enfant de 7-12 ans Enfants scolarisés Pourcentage TBS
Garçons Filles Total Garçons Filles Total Garçons Filles Total
182 168 350 55 41 96 30,2 24,4 27,4
Source : Annuaires statistiques régionaux - cahier de rentrée CAP Tessalit.
NB : l’objectif du PISE II est d’amener le taux de scolarisation dans l’ensemble du pays à 80% en 2008.
Pour relever le défi de la scolarisation, il est nécessaire de créer des nouvelles écoles dans certains secteurs de
développement et assurer un approvisionnement correct des cantines scolaires. Cet appui est assuré de façon
satisfaisante par le PADDEC-K pour l’unique école de la commune (Inabag).
Tableau de quelques ratios pour l’année scolaire 2010 ;
Commune Ratios PISE II
Ecole / secteur de développement 0,11
Elève/ maître 27,75 50
Elève/ salle de classe 37 50
Manuel/ élève 3,7 2
Ces ratios montrent de façon évidente que la fréquentation est insuffisante. L’amélioration de cette situation passe par la
sensibilisation des parents pour recruter chaque année un nombre important d’enfants en âge d’aller à l’école. En 2008,
sur 350 enfants scolarisables, 96 seulement sont scolarisés.
Les manuels pour les effectifs actuels sont suffisants.
➢ Santé : Dans la commune, il existe deux CSCOM (Inabag, Taïhotène) encore non fonctionnels. La dotation initiale
en médicaments et le personnel technique ne sont pas encore disponibles. Des efforts devront être faits pour que les
deux structures de santé soient opérationnelles.
1.5 Infrastructures – Réseaux de transports – Communication – Hydraulique et Energie
La commune est d’accès difficile à cause du mauvais état des pistes. Seule, celle allant d’Inabag à Adiel-hoc est balisée
(Financement PADDEC-K).
Situation du Réseau de la Commune
Catégorie liaison Kilométrage praticabilité
Routes nationales - - -
![]() |
6 6 |
▲back to top |
6
Routes régionales - - -
Routes communales Inabag-Adiel-Hoc
Ebaryam- Tinkar-Adiel-Hoc
Ebaryam-Inawinass-Tegwghawene
130
Permanente
Le réseau de communication est aujourd’hui inexistant : Pas de RAC, de TV, de téléphone mobile, la radio rurale et la
cabine Tauraya ne fonctionnent plus depuis 2006.
Pour ce qui est de l’hydraulique, la couverture en eau des populations et des animaux est toujours insuffisante (dans la
grille de programmation 57,71% des investissements ont été destinés aux seuls sous secteurs des eaux et élevage).
Dans tous les secteurs les populations ont inscrits dans leur plan d’action 2010 le problème d eau comme problème
majeur.
Les forages actuels, concentrés à Inabag manquent d’équipements.
Situation des Puits Traditionels, Modernes et Forages
Puits traditionnels Puits modernes Forages Eaux de surface
Directs Citernes Equipés Non-équipés Mares
naturelles
Mares aménagées
363 04 04 03 04 - 01
Ensemble 363 04 04 03 04 - 01
Source : Schéma d’aménagement pastoral de la commune rurale de Timtaghèn novembre 2009
Les données de ce tableau montrent que le besoin en eau constitue un problème récurent.
La commune dispose depuis novembre 2009 de son schéma d’aménagement pastoral - un schéma qui fait ressortir des
potentialités importantes dans le domaine de l’élevage.
Comme contraintes le schéma fait apparaître : la faible pluviométrie, l’existence de certaines maladies animales,
l’absence de gestion de l’espace pastoral, l’enclavement de la commune, l’analphabétisme des pasteurs, la réticence des
populations nomades à la scolarisation et au traitement du bétail et la difficulté de recouvrement des impôts nécessaires
au développement de la collectivité.
II. PERSPECTIVES ET STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT
2.1. Orientations d’aménagement et de développement :
Aujourd’hui dans la commune de Timtaghène, tout comme dans l’ensemble de la région, la principale préoccupation
des populations demeure l’accès au développement, un développement durable, basé sur une croissance économique
soutenue. Mais cela passe nécessairement par des préalables, c'est-à-dire :
- la maîtrise de l’eau pour réduire les besoins en eau des populations et le cheptel en réalisant des forages
équipés, des barrages filtrants et des puits à grand diamètre dans toutes les zones à pâturages abondants ;
- la transformation/ conservation des produits de l’élevage ;
- l’émergence d’un nouveau type d’éleveurs mieux formés et mieux organisés avec un cheptel « productif et
sécurisé » ;
- l’amélioration de la gestion des pâturages ;
- le relèvement du taux de scolarisation par l’ouverture de nouvelles écoles avec des cantines bien
approvisionnées ;
- l’amélioration de la couverture sanitaire animale et humaine.
Toutes ces stratégies ne pourraient voir le jour qu’à condition de voir l’ensemble des acteurs s’impliquer pleinement dans
la mise en œuvre des projets de développement structurants.
Le PDSEC n’est en fait qu’une programmation/planification faisant appel à la participation de tous (populations, élus,
associations, entreprises, PTF).
2.2. Objectifs Généraux d’aménagement et de développement communal :
Pour améliorer les conditions de vie des populations dont l’économie est de plus en plus fragilisée par les sécheresses,
les objectifs à atteindre sont entre autres :
- rechercher des moyens suffisants pour assurer la maîtrise de l’eau ;
- promouvoir des actions citoyennes de protection et de sauvegarde de l’écosystème déjà fortement entamé ;
- réaliser des infrastructures et équipements de base nécessaires ;
- désenclaver la commune par l’entretien et le balisage des pistes rurales.
Les objectifs ainsi fixés ne seront atteints que lorsque toutes les populations des secteurs de développement
s’approprient le programme et s’investissent dans la mobilisation des participations communautaires au moment de
la réalisation des investissements demandés.
Les partenaires techniques et financiers ne feront qu’accompagner la volonté des populations, une fois celle-ci est
bien affichée.
III. OBJECTIFS DU PLAN
3.1. Axes prioritaires du cadre stratégique de réduction de la pauvreté (CSRP)
Dans tout le pays, la réduction de la pauvreté est aujourd’hui une des politiques nationales prioritaires.
Au niveau de la commune de Timtaghène d’ici à l’horizon 2014 des actions à moyen terme seront menées pour impulser
la croissance économique au niveau de la maîtrise de l’eau, la scolarisation et l’alphabétisation, le renforcement des
![]() |
7 7 |
▲back to top |
7
capacités des acteurs du développement local, l’emploi des jeunes, la valorisation des produits et sous produits de
l’élevage.
3.2. Objectifs du plan par domaines prioritaires
L’objectif général du plan est de réaliser à l’horizon 2014 un développement économique, social et culturel cohérent et
équilibré. Toutes les populations devront ainsi sentir une certaine amélioration de leur condition de vie grâce à la mise en
œuvre de ce programme quinquennal. Encore une fois, pour que cela soit, des objectifs devront être atteints dans les
domaines prioritaires de l’hydraulique pastorale, la santé humaine et animale, l’éducation, la protection de
l’environnement, les infrastructures et équipements de base.
Objectifs spécifiques par domaines prioritaires d’intervention (DIP) :
Objectif global par DIP Objectif spécifique par DIP
1. Domaine de l’hydraulique rurale et pastorale
Exploiter les ressources de la commune pour une
satisfaction durable des besoins en eau des populations et
du cheptel
- Réaliser des points d’eau : Puits, Forages, Barrages,
mares dans les zones de pâturages
- Réparer et équiper 07 pompes
2. Domaine de la santé animale et développement de l’élevage
Protéger et valoriser le cheptel de la commune par
l’organisation de campagnes de vaccination et du
traitement des épizooties, la mise en place d’un système
de gestion rationnelle du cheptel et de l’espace pastoral
- Organiser 10 campagnes de sensibilisation des
éleveurs pour vacciner et déstocker afin d’avoir des
revenus toujours stables ;
- Mettre en place des mécanismes
d’approvisionnement régulier en aliment de bétail ;
- Organiser des formations techniques aux éleveurs ;
- Mettre en place une unité de transformation du lait de
chamelle à Inabag ;
- Valoriser le savoir des tradi térapheutes ;
- Former 08 animateurs vétérinaires
3. Domaines de la santé humaine
Améliorer la couverture sanitaire et relever le niveau
d’implication des populations par l’organisation des
approches communautaires régulières
- Rendre fonctionnels les CSCOM de Inabag et
Taïhotène (Dotation en médicaments et personnel) ;
- Construire et équiper 02 PSA (Tinkar et Tazifawène)
4. Domaine de l’Education
Accroître le taux de scolarisation par la création des
conditions d’apprentissage favorables : Cantines scolaires
approvisionnées, infrastructures scolaires suffisantes, eau
potable, formation des CGS-APE, fourniture, mobilier
scolaire, suivi des enfants à l’école
- Organiser 05 campagnes de sensibilisation des
parents pour améliorer le TBS ;
- Construire des nouvelles salles de classes, des
dortoirs réfectoires pour les élèves ;
- Organiser des sessions d’alphabétisation pour
diminuer l’analphabétisme ;
- Former des formateurs en alphabétisation
- Améliorer l’approvisionnement des cantines
scolaires
5. Domaine des infrastructures et équipements de base
Réaliser des infrastructures et équipements dans les
secteurs de développement de la commune
- construire des ouvrages marchands (magasins,
maison des artisans, marchés à bétail, boucheries
pour améliorer les recettes fiscales de la commune,
- entretenir 03 pistes rurales ;
6. Domaine de la protection de l’environnement
Former les populations afin que la protection des
pâturages, la gestion de l’eau, la faune, les arbres soient
affaire de tous.
- Donner aux 08 brigades de surveillance des
secteurs des moyens pour mieux protéger
l’environnement local ;
- Lutter contre le braconnage ;
- Organiser 05 sessions de formation pour les élus,
chefs de secteurs, de fractions, les
associations… sur les thématiques :
décentralisation – civisme et bonne gouvernance
7. Domaine de la promotion des activités génératrices de revenus (AGR
Appuyer l’organisation, la formation et l’accès au crédit aux
jeunes, femmes, artisans, éleveurs démunis
- Former une trentaine de jeunes à différents
métiers.
Le cadre logique du plan est pris en compte au niveau de la grille de programmation quinquennale pour toutes les actions
à entreprendre.
IV. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE DU PLAN
4.1 Evaluation et estimation du coût des activités retenues dans le PDESC :
Il faut préciser que le principal maître d’ouvrage de ce PDESC est le conseil communal ; il est par conséquent
responsable de sa mise en œuvre.
![]() |
8 8 |
▲back to top |
8
L’estimation des coûts des actions et la programmation ont été facilitées par l’appui conseil des services techniques de
l’Etat. Mais les coûts donnés sont toutefois indicatifs, au moment de l’exécution des actions, les études de faisabilités
préciseront les coûts réels pour chaque investissement.
Toutes les actions de développement retenues dans le PDESC sont libellées dans la grille en annexe.
4.2. Analyse des résultats par secteurs de développement :
Avec 45,8%, le secteur de l’économie rurale semble être celui qui a le plus besoin d’actions à réaliser, suivi du secteur
des ressources humaines.
Les infrastructures ne prennent pas une place importante quoi que nécessaires parce que dans la grille les coûts de
nombreuses actions ont été donnés pour mémoire (PM) ; cependant il faut toujours les renforcer.
Secteurs Coût en millions de F CFA Pourcentage
Ressources Humaines 407 27,82
Infrastructures 90 6,14
Secteurs secondaires 307 20,96
Secteurs économie rurale 660 45,08
Ensemble 1464 100
Dans le secteur secondaire, tant que le problème de l’eau n’est pas résolu, il va constituer un blocage pour le
développement harmonieux de la commune.
V. MESURES D’ACCOMPAGNEMENTS
Le présent PDESC comporte beaucoup d’actions à réaliser et les moyens de leur mise en œuvre ne sont pas toujours
disponibles au niveau du maître d’ouvrage (Conseil communal) dont la limite des ressources financières, humaines et
matérielles est aujourd’hui évidente. C’est pourquoi il est indispensable de :
- faire de ce PDESC un document de référence pour tous les PTF ;
- informer suffisamment les populations bénéficiaires des actions du bien fondé de la programmation et de la
nécessité de mobiliser les participations communautaires qui seront toujours exigées ;
- mettre en place un mécanisme de suivi évaluation pour mesurer le chemin parcouru et être toujours capable de
bien reprogrammer.
VI. MECANISMES DE SUIVI EVALUATION
Des indicateurs de suivi évaluation et suivi exécution précis permettront de bien apprécier la mise en œuvre correcte du
PDESC.
6.1. Indicateurs de suivi exécution par DIP
Domaine prioritaire d’intervention Indicateurs Source de vérification
1. Hydraulique Pastorale et rurale - Nombre de points d’eau créés :
puits, forages, barrages, mares
- P.V de réception
- Base de données DRH
2. Santé animale et développement
de l’élevage
- Nombre de campagnes de
vaccination et de traitement
- Nombre de tonnes d’aliments de
bétail
- Nombre de formations
- Nombre d’unités laitières
- Nombre de pièges utilisés
- Nombre de parcs de vaccination
- Nombre d’animateurs vétérinaires
formés
- Collectivité
- Rapports services
techniques
3. Santé Humaine
- Nombre de CSCOM fonctionnels
- Nombre de PSA construits
- Nombre de formations ASACO
- Nombre de stratégies avancées et
équipes mobiles polyvalente s
- Supervisions services techniques
- Rapports ASACO
- Collectivité
4. Education
- Nombre de salles de classes
construites
- Effectifs par an
-Nombre sessions de formations
APE/CGS
- Taux d’admission
- Nombre dortoirs, réfectoires
construits
- Quantité de vivres reçus par les
cantines
- Rapports Académie, CAP ;
Collectivité
- Rapports des Partenaires
- Rapports des CGS/APE
5. Infrastructures et équipements - Nombre de nouveaux bâtiments et
équipements
- Nombre de routes rurales
- Dossiers ANICT
- P.V de réception des ouvrages
- Bases des données
![]() |
9 9 |
▲back to top |
9
entretenues - Urbanisme
6. Protection de l’environnement - Nombre de brigades de surveillance
actives
- Rapports services
techniques
- Collectivité
7. Promotion des activités
génératrices de revenus (AGR)
- nombre d’associations financées
- Nombre de jeunes, femmes formés
et équipés
- Rapports des partenaires
- Collectivité
Suivi évaluation :
Le conseil communal premier responsable de la mise en œuvre des actions du PDESC est chargé de mettre en place
une commission de suivi.
CONCLUSION
La programmation quinquennale est ambitieuse, c’est qui est normal si l’on tient compte de la précarité qui prévaut dans
la commune et des nombreuses demandes des populations. Cependant, le sens du réalisme doit prévaloir au moment de
la réalisation des actions. Il faut donc respecter les priorités dégagées par les secteurs de développement au moment de
la phase du diagnostic et faire jouer également l’indispensable solidarité communautaire.
Aussi, il serait stratégique de donner de l’importance à la réalisation des investissements marchands qui vont générer des
revenus à la commune.
Par ailleurs, les moyens de l’Etat et ceux des autres bailleurs de fonds, sont certes nécessaires et encore disponibles
aujourd’hui, mais demain, ils pourront considérablement diminuer et laisser la collectivité seule, face à elle-même pour
mobiliser les ressources financières de son propre développement. Cela doit être compris non seulement des élus, mais
aussi et surtout des populations qui attendent toujours et sans cesse des appuis de l’extérieur.
Le développement local pour être durable a besoin du génie créateur et des énergies de l’ensemble des citoyens de la
collectivité.
Les secteurs qui resteront en marge de cette logique pourraient voir leur développement retardé.
Les évaluations à mi parcours sont également un moyen pour faire du PDESC un outil dont le processus d’exécution des
actions intéresse réellement le maître d’ouvrage.
La bonne gouvernance et la bonne citoyenneté constituent elles aussi une autre garantie pour donner au PDESC tout son
sens économique, social et culturel.
![]() |
10 10 |
▲back to top |
10
ANNEXES
![]() |
11 11 |
▲back to top |
11
GRILLE DE PROGRAMMATION QUINQUENNALE (2010 – 2014)
Objectifs
Activités/Secteurs
Responsables
Partenaires
Localisation
Coût estimatif / en
millions de F CFA
Programmation Quinquennale
2010
1. RESSOURCES HUMAINES
Réduire le taux
d’analphabétisme dans
la commune et former
de bons citoyens
1.1. Organisation de 05
campagnes de
sensibilisation en faveur
de la scolarisation,
l’alphabétisation et la
décentralisation
CC
CAP
Etat
Collectivité
PADDEC-K
PIDRK
DDRK
08 secteurs de la
commune
10 2
1.2. Organisation de 02
sessions de formations
pour 08 « alphabétiseurs »
CC
CAP
Etat
Collectivité
PADDEC-K
PIDRK
DDRK
08 secteurs de la
commune
6 3
1.3. Construction de 08
centres d’alphabétisation
CC
CAP
Etat
Collectivité
PADDEC-K
PIDRK
DDRK
08 secteurs de la
commune
40 10
Améliorer les conditions
de travail des élèves et
des maîtres
1.4. Construction de 09
salles de classe
CC
CAP
Etat
Inabag
Tinkar
Tazifawène
72 36
1.5. Construction de 03
dortoirs pour les élèves
CC
CAP
Etat
Collectivité
PADDEC-K
PIDRK
DDRK
Inabag
Tinkar
Tazifawène
36 12
1.6. Construction de 03
réfectoires équipés
CC
CAP
Etat
Collectivité
PADDEC-K
PIDRK
DDRK
Inabag
Tinkar
Tazifawène
36 12
1.7. Construction de 03
cours d’écoles
CC
CAP
Etat
PADDEC-K
PIDRK
Inabag
Tinkar
Tazifawène
45 15
1.8. Construction de 03
logements pour
enseignants
CC
CAP
Etat
PADDEC-K
PIDRK
Inabag
Tinkar
Tazifawène
45 15
Affecter aux écoles un
personnel enseignant
suffisant
1.9. Recrutement de 08
enseignants
CC
CAP
Etat
Collectivité
Inabag
Tinkar
Tazifawène
PM
Améliorer les conditions
de vie et d’accueil des
élèves
1.10. Approvisionnement
des cantines scolaires en
vivre
CC
CAP
Etat
PAM
PADDEC-K
Inabag
Tinkar
Tazifawène
30 6
1.11. Subvention salaires
du personnel d’appui des
cantines (aide-ménagère,
gardien)
CC
PADDEC-K Inabag PM
1.12. Achat de mobiliers
scolaires
CC
CAP
Etat
PIDRK
Inabag
Tinkar
Tazifawène
15 5
Améliorer l’état de santé
des populations de la
commune
1.13. Dotation de 2
CSCOM en médicaments
CC
DRS
DDRK
Inabag
Taïhotène
4 4
1.14. Recrutement 01
infirmier, 01 matrone
CC DRS
PIDRK
Inabag
Taïhotène
PM
1.15. Construction de 02
CSCOM
CC DRS
DDRK
PIDRK
Tinkar
Tazifawène
60
Assurer les stratégies
avancées dans l’aire de
santé
1.16. Equipement de 04
CSCOM en moto
CC DRS
DDRK
PIDRK
Inabag
Taïhotène
Tinkar
Tazifawène
8 2
Assurer la
communication entre
les différents CSCOM et
les services socio-
sanitaires du cercle
1.17. Dotation des
CSCOM RAC (04)
CC DRS Inabag
Taïhotène
Tinkar
Tazifawène
PM
![]() |
12 12 |
▲back to top |
12
Lutter contre le chômage
et l’exode des jeunes
1.18. Organisation d’une
formation de 30 jeunes
dans différents métiers
CC APEJ
ANPE
DDRK
PIDRK
08 secteurs PM
2. INFRASTRUCTURES
Assurer la sécurité
alimentaire pour les
populations
2.1. Achat de 250 tonnes
au profit de 04 banques de
céréales
CC Etat
PIDRK
PADDEC-K
Inabag
Tinkar
Tazifawène
Almahmoud
90 18
Faciliter la circulation à
l’intérieur de la
commune
2.2. Aménagement de 05
pistes rurales
CC Etat
PADDEC-K
PIDRK
Inabag
Tinkar
Tawifawène
Tachrack
Tagawghawène
PM
Faciliter la circulation
des informations à
travers la commune
2.3. Installation d’un DOM-
SAT (T.V)
CC Etat Inabag
2.4. Création d’un réseau
de téléphonie mobile
CC Etat Inabag PM
2.5. Réparation et
équipement de la radio
rurale
CC AFRICARE
PADDEC-K
Inabag PM
3. SECTEUR SECONDAIRE
Alimenter les
populations en eau
potable
3.1. Réparation de 07
pompes forages
CC Etat
PIDRK
Inabag
Tinkar
7 4
3.2. Equipements solaires
pour 05 forages
CC
DRHE
Etat
PIDRK
Inabag
Tinkar
Darassal
Tadjildjoult
10 6
3.3. Réalisation de 15
forages
CC
DRHE
Etat
PIDRK
DDRK
08 secteurs 150 50
Maintenir les
équipements en bon état
3.4. Formation de 01
maintenancier
CC
DRHE
Etat
PIDRK
Inabag
Tinkar
PM
Recharger la nappe
3.5. Construction de 05
barrages filtrants
CC
DRGR
Etat
PIDRK
Ebaryam
Tagawghawène
Taïhotène
Tinadima
Talakak
115 23
Organiser les artisans et
promouvoir la culture du
milieu
3.6. Construction et
équipement de 01 maison
des artisans
CC
PIDRK
DDRK
Inabag 25
Améliorer les conditions
de vie des habitants du
chef lieu de commune
3.7. Electrification solaire
du chef lieu de commune
CC AMADER
Inabag PM
4. SECTEUR ECONOMIE RURALE
Assurer l’alimentation en
eau au cheptel et aux
populations
4.1. Creusement de 17
puits pastoraux
CC
DRHE
Etat
PIDRK
DDRK
08 secteurs 255 30
4.2. Sécurisation de 28
puits pastoraux
CC Etat
PIDRK
STM
08 secteurs 14 3
4.3. Surcreusement de 60
puits pastoraux
CC Etat
PIDRK
STM
08 secteurs 180 36
4.4. Creusement de 14
marres
CC Etat
PIDRK
DDRK
08 secteurs 70 14
Améliorer l’état sanitaire
du cheptel
4.5. Organisation 05
campagnes de vaccination
et traitement des animaux
CC DRSV
PIDRK
DDRK
08 secteurs PM
4.6. Formation de 08
animateurs vétérinaires
CC PIDRK
DDRK
08 secteurs PM
4.7. Construction de 02
parcs de vaccination
CC PIRDK
DDRK
Inabag
Tazifawène
16
4.8. Recrutement de 01
agent vétérinaire
CC PIDRK 08 secteurs PM
![]() |
13 13 |
▲back to top |
13
Assurer l’alimentation du
bétail en période de
soudure
4.9. Subvention pour
l’achat de 300 tonnes
d’aliments de bétail
CC
CLA
DRSV
CRQ
DDRK
PIDRK
PADDEC-K
08 secteurs 60 20
Valoriser les produits et
sous produits de
l’élevage
4.10. Création de 01 unité
de transformation,
conservation des produits
laitiers
CC DRSV
CRA
PIDRK
DDRK
Inabag
25
Organiser et gérer la
commercialisation du
bétail
4.11. Construction de 01
marché à bétail
CC PIDRK
DDRK
Achaintalahagh
10
Fournir aux
consommateurs de la
viande de qualité
4.12. Construction de 01
boucherie
CC DRSV
CRA
PADDEC-K
DDRK
Inabag
10
Protéger
l’environnement et lutter
contre l’érosion hydrique
et ravinement
4.13. Ensemencement et
construction de cordons
pierreux dans 20 plaines
CC PIDRK
PADDEC-K
DDRK
AZHAR
08 secteurs
20 4
ENSEMBLE 1 464 330






