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99 MINISTRERE DE L’ADMINISTRATION REPUBLIQUE DU MALI TERRITORIALE ET DES COLLECTIVITES UN... |
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MINISTRERE DE L’ADMINISTRATION REPUBLIQUE DU MALI
TERRITORIALE ET DES COLLECTIVITES UN PEUPLE – UN BUT – UNE FOI
LOCALES -------------------
--------------------
REGION DE KIDAL
--------------------
ASSEMBLEE REGIONALE DE KIDAL
--------------------
SCHÉMA RÉGIONAL
D’AMÉNAGEMENT ET DE
DEVELOPPEMENT DE KIDAL :
DIAGNOSTIC
Rapport Final
Avril 2008
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SOMMAIRE
Pages
SOMMAIRE 2
LISTE DES TABLEAUX 8
LISTE DES CARTES 11
SIGLES ET ABREVIATIONS 12
INTRODUCTION 15
PREMIÈRE PARTIE : Bilan Diagnostic et Problématique d’Aménagement et de
Développement de la région 16
I. BILAN DIAGNOSTIC. 17
1.1. Organisation Administrative. 17
1.2. Les Supports Institutionnels 19
1.2.1. Support législatif et réglementaire 19
1.2.2. Structures administratives publiques régionales et locales 20
1.2.3. Structures de planification et du développement 21
1.2.4. Organismes para – publics et les organisations de la société civile de la région 22
a) Les Organisations para - publiques : 22
b) Les Syndicats : 22
c) Associations et Coopératives : 22
d) ONG, Projets et Programmes : 22
e) Organisations Internationales : 23
1.2.5. Les partis politiques 23
1.2.6. Services privés 23
1.2.7. Observations – Commentaires 23
1.3. Environnement naturel 24
A. Situation géographique : 24
B. Superficie : 24
C. Climat et zones écologiques 24
1. Les précipitations (pluviométrie) : 25
2. Les saisons : 26
3. Les vents : 26
4. L’insolation 27
5. L’évapotranspiration 27
6. Les zones agro écologiques de la région : 27
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a. l’Adagh : 27
b. La vallée du Tilemsi : 28
c. Le Tamasna : 28
d. Le Timétrine 29
D. Le Relief et Sols 29
E. La végétation : 29
F. La faune : 30
G. Les ressources en eau 30
1. Eau de surface : 31
2. Eau souterraine : 31
H. Les ressources minières 34
I. Observations – Commentaires 34
1.4. Caractéristiques démographiques 34
A. Population totale de la région 34
B. Populations urbaine et rurale 35
C. Population par Cercle et par commune 36
D. Population par groupe d'âges 37
E. Les mouvements naturels 39
a- Les naissances : 39
b- Les décès : 40
F. Migrations 40
G. Les Etablissements Humains. 41
H. Observations – Commentaires 41
1.5. Caractéristiques économiques 42
1.5.1. La Production régionale et sa commercialisation 42
1) Vision d'ensemble 42
2) Description des principales productions du secteur de l’économie rurale 42
A. Productions agricoles : 42
a) L’eau d’irrigation : 43
b) Les Infrastructures hydro agricoles 43
c) Les spéculations cultivées : 43
d) Superficies emblavées : 44
e) La situation agro- écologique : 44
f) La situation organisationnelle : 45
g) Situation foncière : 45
h) Situation de la main d’œuvre : 45
i) Les rendements : 45
j) Production : 46
k) Intrants agricoles 46
l) Analyse de la situation Agricole : 49
m) La structuration du milieu rural : 49
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B. Productions d'élevage 49
1. Le Cheptel : 49
2. Production laitière 52
3. L’alimentation du cheptel 55
4. L’abreuvement des animaux : 57
5. Foncier : 71
C. Productions de la pêche 71
D. Productions forestières 72
1. Situation des Ressources forestières et Fauniques dans la région: 72
a) Situation des Ressources forestières : 73
b) Ressources Fauniques : 73
c) Les sècheresses : 74
d) Le déficit de la politique nationale en matière de faune : 75
2. Mode d’exploitation et de gestion des Ressources forestières et fauniques : 75
a. Production des Plants/espèces/cercle en 2005 et 2006. 75
b. Exploitation des Ressources forestières : 76
b.1) Pâturages : 76
b.2) Exploitation des ligneux à des fins médicinales : 78
b.3) Exploitation des ligneux à des fins alimentaires : 78
b.4) Exploitation de bois de chauffe, charbon de bois et bois de construction : 78
c. Exploitation des Ressources Fauniques : 79
d. Connaissances et Pratiques traditionnelles de Conservation des Ressources
naturelles : 80
d.1) Conservation de la flore : 80
d.2) Conservation de la faune : 80
d.3) Exploitation touristique : 80
3) Description des principales productions des secteurs secondaire et tertiaire 81
3.1. L’énergie 81
3.2. Industrie 81
3.3. La production Artisanale 82
3.4. La production touristique 82
3.5. La production minière 83
3.6. La production de bâtiments et travaux publics 83
3.7. Le transport 83
a) Routier 83
b) Autres moyens de transports 83
3.8. La production hydraulique 83
3.9. La production Commerciale 84
3.10. Les Banques et les systèmes financiers 84
1.5.2. Observations - Commentaire 84
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1.6. Caractéristiques de l’occupation, de l’organisation et du fonctionnement de
l’espace régional 85
1.6.1. Localisation de la population 85
1.6.2. Localisation des activités économiques 85
1) Localisation de la production de l’économie rurale 85
2) Localisation de la production du secteur secondaire 85
1.6.3. Caractéristiques et localisation des Infrastructures et équipements 86
1) Les infrastructures de communications 86
A. Les routes 86
B. Les voies aériennes 87
C. Postes et Télécommunication 87
2) Les infrastructures énergétiques 88
A. Combustibles 88
B. Electricité 88
3) Les infrastructures de maîtrise d'eau 89
4) Les infrastructures d’éducation et de santé 91
A. Les Infrastructures éducationnelles, scientifiques et sportives : 91
B. Les infrastructures de santé 93
1.6.4. Caractéristique et localisation des équipements du secteur secondaire 95
A. Liste des marchés hebdomadaires 95
B. Les services administratifs et techniques 95
C. Les équipements de crédit et d'assurance 96
D. Les équipements culturels 96
1.6.5. L'organisation et le fonctionnement de l'espace régional. 97
1.6.5.1. Les principaux centres urbains d'influence régionale et sous –régionale 97
A. Les éléments constitutifs 97
B. Les fonctions, les équipements correspondants et leurs zones d'Influence 97
1.6.5.2. Les secteurs de développement 97
1.6.5.3. Les principaux échanges de flux 97
1.7. Les Actions de développement 98
1.7.1. Les actions de développements réalisés de 1997 à 2007 98
1.7.2. Les Projets et Programmes Spécifiques 98
a) Les projets initiés par le Fonds de Solidarité Nationale 98
b) Autres projets relevant de l'Etat et des Collectivités 99
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1.8. L’espace social 99
A. Situation de l’éducation dans la région 99
- Analyse de l’évolution de la situation : 99
2. Situation des enfants non scolarisés 105
3. Contraintes au développement de l’éducation 105
i) Au niveau de l’Education de base et de l’Enseignement secondaire : 105
ii) Par rapport à l’éducation Non Formelle : 106
B. Situation en matière de santé 107
1) Le niveau biologique 107
i) Le taux de natalité et de Fécondité 107
ii) Le taux de mortalité : 109
iii) Le Taux d’accroissement naturel : 110
iv) L’état nutritionnel des enfants 111
v) Les principales maladies 112
vi) Les conditions d’hygiène 112
2) Accessibilité géographique aux services de santé des districts sanitaires 113
C. La Solidarité 116
1) Développement social et économie solidaire : 116
2) Caisse des Retraites : 117
D. Femme, enfant et famille : 118
E. Le niveau d'habitat urbain et rural 118
1) Les concessions : 118
2) Les Ménages 120
3) Les équipements des ménages 121
F. L'emploi 121
1.9. Intégration Intra et Inter- Régionale : 125
1.9.1. Au plan intra –régional : 125
1.9.2. Au plan inter –régional : 125
1.9.3. Au niveau sous régional : 125
1.9.4. Au plan national 125
1.10. Harmonisation du SRAD avec l’Esquisse du SNAT, AP-SRAD : 125
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II. PROBLÉMATIQUE D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT 127
2.1. Les Atouts et les Potentialités de la Région : 127
2.2. Les Principales Contraintes au Développement de la Région. 128
2.3. Image d’aujourd’hui de la région de Kidal : 130
2.4. Détermination de la vision : 130
2.5. Détermination des problèmes fondamentaux de développement de la Région de
Kidal : 131
2.6. Les grandes orientations de la Région : 131
ANNEXE
Annexe 1 : BIBLIOGRAPHIE
Annexe 2 : Liste des Personnes Rencontrées
Annexe 3 : Liste des Participants à l’Atelier de restitution du Bilan - Diagnostic
Annexe 4 : Tableau 41 Situation des mares de la région
Annexe 5 : Tableau 49 : Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007
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LISTE DES TABLEAUX
Pages
Tableau 1 : Données administratives 17
Tableau 2 : Divisions administratives (cercles et communes, année 2004) 17
Tableau 3 : Les pouvoirs administratifs et politiques 21
Tableau 4: Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Tessalit de 1998 à
2007 25
Tableau 6 : Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Kidal de 1998 à 2007 25
Tableau 7 : Les mares de la région de Kidal citées par cercle 31
Tableau 8 : Données démographiques de la région de Kidal 35
Tableau 9 : Population urbaine et population rurale de la région de Kidal estimée
par cercle selon le sexe de 1998 à 2005 : 35
Tableau 10 : Situation de la population résidente de la région de Kidal estimée
par commune et cercle selon le sexe de 1998 à 2006 : 36
Tableau 11 : Evolution du poids démographique par Cercle de la Région de
1987 à 1998. 36
Tableau 12 : Répartition de la population par tranches d'âge et par sexe en 2006 38
Tableau 13: Répartition de la population par grands groupes d'âge et par sexe en
2006 39
Tableau 14 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000 40
Tableau 15 : Les spéculations cultivées au cours de la campagne 2005/2006: 43
Tableau 16 : Superficies emblavées par Cercle en 2005/2006 44
Tableau 17 : Superficies par spéculation (Ha) durant la campagne 2005/2006 et
2006/2007 44
Tableau 18 : des productions et des rendements des différentes spéculations
(sorgho de décrue, cultures maraîchères et arboricultures fruitières) dans la
région de Kidal de 2000 à 2006 : 46
Tableau 19 : Semences végétales (agricoles, forestières, maraîchères, fourragères) 47
Tableau 20 : Besoins en équipements et matériels agricoles (campagne 2005-
2006) 48
Tableau 21 : Crédit Equipements 48
Tableau 22 : Situation du cheptel par espèce et par cercle selon les différentes
opérations statistiques de 1996 à 2001 : 50
Tableau 23 : Effectif du cheptel en 2005 et 2006 50
Tableau 24 : Abattages par centres contrôlés en 2005 et 2006: 51
Tableau 25 : Evolution du nombre de têtes abattues dans les centres contrôlés : 51
Tableau 26 : Interventions des services vétérinaires en 2005 et 2006 53
Tableau 27 : Traitement en 2005 et 2006 54
Tableau 28 : Evolution des exportations contrôlées des animaux sur pied 55
Tableau 29 : Evolution des taxes d’abattage de 2000 à 2006 dans les centres
contrôlés : 55
Tableau 30 : Exploitation du Bois de Chauffe et du Charbon de bois en 2005 et
2006. 72
Tableau 31 : Exploitation du Bois de service en 2005 et 2006. 72
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Tableau 32 : Evolution de la production des plants 75
Tableau 33 : Situation en électricité dans la région 81
Tableau 34 : Inventaire du réseau routier dans la région de Kidal 86
Tableau 35 : Inventaire des équipements et infrastructures de
télécommunication en 2007 88
Tableau 36 : Situation en électricité dans la région 88
Tableau 37 : Situation des points d’eau modernes de la région 89
Tableau 38 : Situation des AEP/AES/SHPA dans la région 89
Tableau 39 : Situation des barrages existants dans la région 90
Tableau 40 : Inventaire des Oueds de la région 90
Tableau 41 Situation des mares de la région (Voir en annexe) 90
Tableau 42 : Structures d’encadrement 91
Tableau 43 : Evolution des infrastructures éducationnelles de l’enseignement
fondamental 91
Tableau 45 : Situation des installations sportives dans la région de Kidal 93
Tableau 46 : Situation des infrastructures de base 93
Tableau 47 : Les banques et système financier décentralisé 96
Tableau 48 : Fonctions des centres urbains de la région 97
Tableau 49 : Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007 (Voir en
annexe) 98
Tableau 50 : Projets initiés par le FSN dans la région 98
Tableau 51 : Evolution de certains indicateurs scolaires par cercle et genre de
1998 à 2006 100
Tableau 52 : Taux de scolarisation brut au premier cycle de la région 101
Tableau 53 : Situation des établissements préscolaires 102
Tableau 54 : Situation des écoles en 2006 103
Tableau 55 : Situation de l’enseignement secondaire général en 2005-2006 104
Tableau 56 : Situation de l’éducation non formelle 104
Tableau 57 : Etat des enfants non scolarisés (7 -15 ans) 105
Tableau 58 : Taux de natalité et de fécondité de la région de Kidal 107
Tableau 59 : Indice synthétique de la fécondité de la région de Kidal 108
Tableau 60 : Indicateurs de mortalité : 109
Tableau 61 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000 110
Tableau 62 : Les Indicateurs Démographiques 111
Tableau 63 : Etat nutritionnel des enfants 111
Tableau 64 : Répartition des personnels des structures de santé par profil au
niveau des cercles, de la Direction régionale par année. 114
Tableau 65 : Taux de couverture par activités et par années de 2002 à 2006 114
Tableau 66 : Accessibilité Géographique au PMA : 116
Tableau 67 : Moyens Logistiques : 116
Tableau 68 : Renforcement de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion 116
Tableau 69 : Lutte contre la pauvreté : 117
Tableau 70 : évolution des pensions et cotisations 117
Tableau 71 : Evolution des concessions par milieu 119
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Tableau 72 : Evolution du nombre de concessions par cercle 120
Tableau 73 : Evolution des ménages 120
Tableau 74 : Les Ménages par cercle 121
Tableau 75 : Equipements des ménages 121
Tableau 76 : Population active par tranche d’âge, sexe et milieu (année 2004) : 122
Tableau 77 : La population active occupée par tranche d’âge, sexe et milieu en
2004 122
Tableau 78 : La population active occupée par secteur d’activité, sexe et milieu
(Année 2004) 123
Tableau 79 : Evolution des demandes et offres d’emploi enregistrées de 2000 à
2006 124
Tableau 80 : l’évolution des effectifs des salariés de la fonction publique par
année 124
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LISTE DES CARTES DE LA RÉGION
Pages
Carte 1 : Administrative de la Région de Kidal 18
Carte 2 : Les formations ligneuses de la Région de Kidal 30
Carte 3 : Les ressources en eau de la Région de Kidal 33
Carte 4 : Répartition des espèces animales par région 53
Carte 5 : Production de la biomasse 56
Carte 6 : Séries de cartes de cercles de la région de Kidal sur les pâturages et l’eau 58
Carte 7 : Les pâturages et Points d’eau de la région de Kidal 77
Carte 8 : Le réseau routier de la région 88
Carte 9 : Les Infrastructures éducatives de la région 92
Carte 10 : Les Infrastructures de santé de la région de Kidal 94
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SIGLES ET ABREVIATIONS
ACF Action Contre la Faim
ADERE Appui au Développement des Région du Nord Mali
ADN Agence de Développement du Nord
AE Académie d'Enseignement
AEN Aide à l'Eglige Norvégienne
AEP Adduction d'Eau Potable
AES Adduction d’Eau Sommaire
AMADER Agence Malienne de Développement de l'Energie Rurale
ANICT : Agence Nationale pour les Investissements des Collectivités
ANPE Agence Nationale pour la Promotion de l'Emploi
APEJ Agence pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes
AP-SRAD Avant-Projet de Schéma Régional d'aménagement et de Développement
ASACO : Association de Santé Communautaire
BAC Baccalauréat
BAD Banque Africaine de Développement
BCG Bacille de Calmette et Guérin
BEFOR Bureau d'Etudes et de Formation
BID Banque Islamique de Développement
BMS Banque Malienne de Solidarité
CED Centre d'Etude et de Développement
CPN Consultation Prénatale
CRA Chambre Régionale d'Agriculture
CRCIM Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie du Mali
CRM Chambre Régionale des Métiers
CSCOM : Centre de Santé de la Commune
CSCRP Cadre Stratégique de Croissance et de Réduction de la pauvreté
CSTM Centrale Syndicale des Travailleurs du Mali
DDRK Développement Durable des Régions de Kidal
DEF Diplôme d'Etude Fondamentale
DESAM Développement Sanitaire du Mali
DNSI : Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique
DRA Direction Régionale de l'Agriculture
DRAER Direction Régionale de l'Aménagement et de l'Equipement Rurale
DRAMR Direction Régionale de l'Appui au Monde Rural
DRCF Direction Régionale du Contrôle Financier
DRCN Direction Régionale de la Conservation de la Nature
DRDSES Direction Régionale du Développement Social et de l'Economie Solidaire
DRHE Direction Régionale de l'Hydraulique et de l'Energie
DRJSAC : Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture
DRPIA Direction Régionale de la Production et de l'Industrie Animale
DRPS : Direction Régional de la Planification et de la Statistique
DRPSIAP : Direction Régionale du Plan, de la Statistique, de l’Informatique, de
l’Aménagement et de la Population.
DRS Direction Régionale de la Santé
DRSV Direction Régionale des Services Vétérinaires
DTCP Diphtérie - Tétanos - Coqueluche - Polio
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EDM : Energie Du Mali
EDSM Enquête Démographique et de Santé au Mali
EMEP Enquête Malienne sur l'Evaluation de la Pauvreté
EMUAO Enquête sur les migrations et l’Urbanisation en Afrique de l’Ouest
EP Ecart Type
ETP Evapotranspiration Potentielle
ETPK Entreprise des Travaux Publics de Kidal
FAO Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture
FED : Fonds Européen de Développement
FIDA Fonds International de Développement Agricole
FSN Fonds de Solidarité Nationale
HCR Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés
IDE Infirmier D'Etat
IFM Institut de Formation des Maîtres
IGM Institut Géographique du Mali
IPC Indice de Pauvreté Communale
IST Infection Sexuellement Transmissible
LL Langue et Littérature
MDM Médecin du Monde
OCLALAV Organisation Commune de Lutte Antiacridienne et Anti-aviaire
OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement
ONG : Organisation Non Gouvernementale
OPAM Office des Produits Agricoles du Mali
PADDECK Projet d'Appui au Développement Décentralisé de Kidal
PAM Programme Alimentaire Mondial
PARAD Programme d'Appui à la Réforme Administrative et à la Décentralisation
PASED Programme d'Appui au Système Educatif Décentralisé
PEM : Point d’Eau Moderne
PEV Programme Elargi de Vaccination
PGP Programme Gouvernance Partagée
PIDRK Programme Intégré de Développement de la Région de Kidal
PIRT Projet d'Inventaire des Ressources Terrestres
PMA : Paquet Minimum d’Activités
PNIR Programme National d'Investissement Rural
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
PPCB Péripneumonie Contagieuse Bovine
PPTE Pays Pauvres Très Endettés
PRDODEC : Programme décennal de Développement de l’Education
PRODEJ : Programme décennal de Développement de la Justice
PRODESS : Programme décennal de Développement de la Santé
PSARK Programme Sécurité Alimentaire de la Région de Kidal
RA Recensement Administratif
RAC Réseau Administratif de Communication
RAT Réseau Administratif de Transmission
RGPH Recensement Général de la Population et de l'Habitat
RN: Route Nationale
RNC : Route Non Classée
RNCTN Recensement National du Cheptel Transhumant et Nomade
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SARPE Stratégie Alternative de Recrutement du Personnel Enseignant
SE Sciences Exactes
SNEC Syndicat National de l'Education et de la Culture
SOTELMA : Société des Télécommunications du Mali
SRAD : Schéma régional d’Aménagement et du Développement
SRAT Schéma régional d’Aménagement du Territoire
UEMOA Union Economique Monétaire Ouest Africaine
UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'Enfance
UNTM Union Nationale des Travailleurs du Mali
USAID Agence Américaine de Développement International
VAR Vaccin Anti Rougeole
VAT Vaccin Antitétanique
VIH : Virus Immuno Humaine
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15
INTRODUCTION
L'élaboration du Schéma d'Aménagement et de Développement du Territoire est une disposition de
la loi n° 95-034 du 12/04/1995 modifié portant code des Collectivités Territoriales. C'est en
application de cette disposition que l’Assemblée Régionale de Kidal a initié cette élaboration du
schéma d’aménagement et de développement de la région avec l’appui technique et financier du
programme d’Appui au Développement des Régions Nord (ADERE – Nord) du Mali.
Dans le contexte de la décentralisation, la région étant l’interface entre le niveau national et le
niveau local, l’élaboration du plan d'occupation et les opérations d'aménagement de l'espace
constituent les axes essentiels du processus de son développement.
Pour l'élaboration du Schéma Régional d'Aménagement et de Développement, le Programme
ADERE NORD a procédé à plusieurs activités que nous présentons dans une note méthodologique
annexée au schéma.
Un tel schéma illustre la responsabilité de tous les acteurs et constitue de ce fait, un cadre de
référence et de coordination de toutes les interventions.
Il a pour finalité l'amélioration des conditions d'existence de la population et pour ce faire préconise
un certain nombre d'objectifs et d’orientations avec des stratégies appropriées.
Le présent document est élaboré avec l’appui technique et la facilitation du Bureau d’Etude et de
Formation (BEFOR).
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PREMIÈRE PARTIE
Bilan Diagnostic et Problématique d’Aménagement et
de Développement de la région
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I. BILAN DIAGNOSTIC.
1.1. Organisation Administrative.
La région de Kidal a été créée par l’ordonnance 91-039 P-CTSP du 08/08/1991. C’est l’ancien
Cercle de Kidal qui a été érigé en région, dont il devient le chef lieu de la région et qui porte son
nom ;
La région est divisée en quatre (4) cercles, Onze (11) communes dont une (1) urbaine et 144 villages
et fractions nomades. Ces quatre cercles sont : Kidal, Abeïbara, Tessalit et Tin-Essako.
Le Gouverneur, les Préfets de cercle et les Sous-préfets coordonnent les services techniques placés
sous leur autorité ainsi que tous ceux qui interviennent dans le développement de la Région.
Tableau 1 : Données administratives
1998 2004
Région Pays Région Pays
Nombre de cercles 4 49 4 49
Nombre de communes 10 701 11 703
Nombre de villages / fractions 119 11 232 144 11 257
Source: DRPSIAP Kidal
Tableau 2 : Divisions administratives (cercles et communes, année 2004)
Cercles Superficie (km2) Densité au Km² Communes Date de création Population
Kidal
Kidal Août 1999 14 140
Anefif Août 1999 5 357
Essouk Août 1999 1 294
Total Août 1999 20 791
Tessalit
Tessalit Août 1999 6 798
Adjel-hoc Août 1999 7 362
Timtaghène Août 1999 2 097
Total Août 1999 16 257
Abéïbara
Abéïbara Août 1999 4 350
Boghassa Août 1999 3 150
Tinzawatène Août 1999 1 334
Total Août 1999 8 877
Tin-Essako
Tin-Essako Août 1999 1 523
Intedjedit 2 juin 2001 1 882
Total Août 1999 3 405
Région 260.000 - Août 1991 49 330
Source : IGM - DRPSIAP
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Carte 1 : Administrative de la Région de Kidal
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1.2. Les Supports Institutionnels
Le développement régional met en relation plusieurs acteurs : publics, privés, associatifs internes et
externes, dont les relations sont régies par les textes de l’état, des textes régionaux et locaux.
1.2.1. Support législatif et réglementaire
• Décentralisation et foncier
Le cadre législatif et réglementaire du schéma régional d’Aménagement et de développement de la
région de Kidal obéît à un certain nombre de lois et leurs textes d’application, notamment :
- Loi n°96- 050 portant principes de constitution et de gestion du domaine des collectivités
territoriales.
- Loi n° 96-059 du 04 novembre 1996 portant création des communes.
- Loi portant code domanial et foncier en République du Mali ;
• Planification, Aménagement du territoire et urbanisme
- Ordonnance n° 04 009 P-RM du 25/03/2004, portant création de la Direction Nationale de
l’Aménagement du Territoire et ses textes d’application ;
- Décret n° 05 266/P_RM du 14/06/2005 portant création du Comité National de
Planification Stratégique : il a pour mission de donner un avis sur les grandes orientations
dans les domaines de la Planification du Développement, de l’Aménagement du Territoire et
de la Population ;
- Décret n° 05 268/P_RM du 15/06/2005 portant création des Comités Régionaux et Locaux
de Planification du Développement ;
- Loi n° 02- 016 du 03/06/2002 fixant les règles générales de l’urbanisme et ses textes
d’application, notamment le décret n° 04-607/P_RM du 30/12/2004 fixant les modalités de
mise en œuvre de la Planification Urbaine ;
• Développement rural et lutte contre la pauvreté
- La Loi d’Orientation Agricole (Adoptée par l’Assemblée Nationale du Mali le 16 août
2006) fixe prioritairement les orientations de la politique de développement Agricole, mais
couvre également l’ensemble des activités économiques du secteur péri agricole. Elle se fixe
comme objectifs, de promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive, de lutter
contre la pauvreté conformément au Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté.
- Loi n° 01- 004 du 27/02/2001 portant charte Pastorale en République du Mali et le Décret
n° 06- 439/P_RM du 18/10/2006 fixant les modalités de son application ;
- Le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté, (2007-2011
(CSCRP), constituent les cadres uniques de référence en matière de politique de
développement, et principalement de lutte contre la pauvreté.
- Les OMD :
• Environnement et gestion durable des ressources naturelles :
- Loi n° 91-147 du 23/02/91 relative à la protection de l’environnement et du cadre de vie et,
son décret d’application n°95-325 du 14/09/95 ;
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- Loi n° 95- 004 du 18/01/95 fixant les conditions de gestion des ressources forestières ;
- Loi n° 95- 031 du 20/03/95 fixant les conditions de gestion de la faune sauvage et de son
habitat ;
- Loi n° 95- 032 du 20/03/95 fixant les conditions de gestion de la pêche et de la
pisciculture ;
- Ordonnance n° 99-032/P-RM du 19 Août 1999, portant Code Minier en République du
Mali ;
- Le décret n° 03-594 /P-RM du 31 décembre 2003 relatif à l’étude d’impact sur
l’environnement ;
• Conventions et accords internationaux signés et ratifiés par le Mali
Le cadre législatif et réglementaire du péri agricole – Kidal est complété par les Conventions,
Accords et Traités signés et ratifiés par le Mali.
• Les conventions spécifiques pour le développement de la région de Kidal
- le Pacte National
- l’accord d’ALGER
- Le Forum de Kidal pour le développement des régions du Nord Mali (Programme Décennal
de Développement des Régions du Nord Mali).
1.2.2. Structures administratives publiques régionales et locales
Sur le plan Administratif, du temps colonial, Kidal fut d’abord poste militaire, puis subdivision du
cercle de Gao, de 1960 à 1991 cercle de la région de Gao et sur la base de l’ordonnance n° 039/P-
CTSP du 8 Août 1991, fut créée la région de Kidal qui territorialement n’a de différence avec
l’ancien cercle de Kidal que l’additif d’Anefif.
• L’Etat :
Il a la charge des intérêts nationaux et veille à l’exécution des programmes sectoriels et à
l’application correcte des lois et des textes en vigueur. Il appuie les collectivités dans l’élaboration
et l’exécution des actions de développement initiées et met à leur disposition les services
techniques déconcentrés. L’Etat est également le principal pourvoyeur de moyens financiers à
travers ses programmes nationaux (ADN, ADERE NORD, PRODEC, PRODESS, PRODJ, etc.).
Tous les services déconcentrés de l’Etat sont présents dans la région.
• Les Collectivités locales
A l’instar des autres régions, la région compte une Assemblée Régionale, quatre (4) conseils de
cercle ainsi que Onze (11) communes. L’administration de la Collectivité « Région » est assurée par
un organe délibérant de 11 membres.
L’Assemblée Régionale est élue au suffrage universel indirect pour 5 ans (en mai 2004) et ses
décisions sont exécutées par un organe exécutif composé de 3 membres, en l’occurrence le
Président et deux Vice Présidents. Le bureau s’appuie sur des commissions de travail au nombre de
trois (commission économique, financière, foncière, domaniale et de développement ; commission
des affaires sociales, éducatives culturelles, sportives et environnementales et la commission de la
promotion de la femme de l’enfant et de la famille) et sur le secrétariat général.
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Tableau 3 : Les pouvoirs administratifs et politiques
Territoire Pouvoir Administratif Pouvoir Politique
Région Le Gouverneur
Le Président de l’Assemblée
Régionale
Cercle Les Préfets Les Présidents du Conseil de cercle
Commune Les Sous préfets Les Maires
Source : Gouvernorat de Région
1.2.3. Structures de planification et du développement
Les structures de planification au niveau de la région sont : l’Assemblée régionale, les conseils de
cercles et les Conseils communaux qui ont pour vocation de définir les objectifs de développement
de leurs localités et de formuler les projets permettant de répondre aux besoins spécifiques des
populations.
L’Assemblée Régionale est habilitée à régler par délibération les affaires de la région notamment :
▪ les programmes de développement économique, social et culturel et sa mise en cohérence
avec les programmes nationaux ;
▪ les budgets et les comptes de la région ;
▪ le schéma d’aménagement et de développement régional ;
▪ les actions de protection de l’environnement ;
▪ la politique de création et de gestion des équipements collectifs d’intérêt régional ;
▪ l’organisation des activités de productions rurales, artisanales et touristiques ;
▪ etc.
Dans l’exécution, elle est appuyée par les structures suivantes : l’Agence Nationale
d’Investissements des Collectivités (ANICT), les Structures Déconcentrées de l’Etat et les
Partenaires techniques et Financiers etc.
Entre autres contraintes à la planification du développement, il faut citer :
- l’analphabétisme de la grande majorité des élus chargés des problèmes de développement de
leurs collectivités ;
- la faible mise en place des services déconcentrés au niveau local (cercle, commune) ;
- l’insuffisance du personnel de la DRPSIAP de Kidal (05 agents sur 23 prévus), pour prendre en
charge les questions de planification au niveau régional et local ;
- la non fiabilité des données statistiques de la population et du cheptel dans la région,
soubassement de tous travaux de planification ;
- la faible programmation des collectivités en terme de compétence et de mise en cohérence avec
les orientations nationales du développement.
- La faible mobilisation des ressources fiscales.
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1.2.4. Organismes para – publics et les organisations de la société civile de la région
a) Les Organisations para - publiques :
Les services parapublics sont en nombre très limité. On peut citer :
- l’OPAM : l’Office des Produits Agricoles du Mali ;
- l’ANICT : Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales ;
- les Chambres consulaires (CRCIM, CRA, CRM) qui assurent l’organisation et
l’encadrement des membres des dites corporations;
- EDM-SA – Energie du Mali ;
- la SOTELMA – société de télécommunication du Mali
- la Poste.
- ADN : Agence du Développement du Nord
- APEJ : Agence pour la Promotion de l’Emploi des jeunes
- ANPE : Agence Nationale Pour l’Emploi
b) Les Syndicats :
Le noyau syndical de la région est composé des organisations suivantes :
- FEN : Fédération de l’Education Nationale ;
- SNEC : Syndicat National de l’Education et la Culture ;
- SYLDEF : Syndicat Libre de l’Enseignement Fondamental ;
- Syndicat Autonome des Administrateurs Civils ;
- ULS : Union Locale des Syndicats.
- CSTM : Centrale Syndicale des travailleurs du Mali
- UNTM : Union Nationale des Travailleurs du Mali.
c) Associations et Coopératives :
Les mouvements associatifs et coopératifs sont en pleine expansion dans la région. De nos jours ils
interviennent dans tous les domaines de la vie économique locale notamment dans ceux de
l’élevage, le maraîchage, l’artisanat, le commerce, l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire.
Les associations sont principalement de trois types : les associations d’hommes, de femmes et
mixtes (hommes/femmes). Le bas niveau d’organisation, la faible capacité de gestion, la faiblesse
des moyens financiers et notamment les moyens d’autofinancement sont les contraintes essentielles
qui freinent leur développement, ainsi que l’analphabétisme : ( voir liste en annexe).
d) ONG, Projets et Programmes :
Les ONG interviennent directement auprès des populations, chacune selon ses moyens et ses
méthodes d’intervention. Malgré leur nombre limité et la grande synergie qu’elles tireraient d’une
collaboration saine, ces organisations manquent de coordination perceptible et fonctionnelle. Elles
ne sont pas toujours en harmonie avec les priorités du développement communal. Les interventions
paraissent très souvent juxtaposées sans intégration apparente et se font en dehors de toute étude
prospective.
Les ONG intervenant dans les cercles sont les suivantes :
- ACF : Action Contre la Faim intervient dans la région et dans les domaines de l’hydraulique
et de la sécurité alimentaire ;
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- MDM : Médecin Du Monde ;
- PADDECK : Projet d’Appui au Développement Décentralisé de Kidal : il mène des actions
d’appui à la programmation des actions des communes : investissements, activités
génératrices de revenus des femmes et des jeunes, formation des élus communaux en
décentralisation, éducation, santé, etc.…;
- Trans-Sahara : intervient dans le domaine de l’hydraulique Villageoise et appuie les cantines
scolaires ;
- PGP : Programme de Gouvernance Partagée.
- Le DDRK 3 : Développement Durable de la région de Kidal, demeure le programme qui
couvre toute la région de Kidal Ses domaines d’intervention sont : l’hydraulique, la santé,
l’éducation et le micro – crédit. La phase 3 sera lancée en juin 2008 pour une durée de 5
ans ;
- Antenne ADERE NORD : Programme d’Appui au Développement des Régions du Nord
Mali ;
- Le PIDRK : Programme Intégré de développement de la région de Kidal a été lancée en
mars 2008 pour une durée de 5 ans.
e) Organisations Internationales :
Les organisations internationales comme le PNUD, le FED, l’UNICEF, le PAM, la BID, USAID et
le FIDA, AEN financent des actions de développement dans la région. Ces financements sont
accordés à des ONG locales et internationales qui interviennent sur le terrain. Toutefois la région
n’est pas entrée dans une dynamique de développement global, planifié, cohérent et intégré.
1.2.5. Les partis politiques
Le paysage politique de la région reste dominé par la présence des partis suivants :
- ADEMA PASJ : Alliance pour la Démocratie au Mali / Parti Africain pour la Solidarité et la
Justice ;
- BARA : Bloc des Alternatives pour le Renouveau Africain ;
- CNID-FYT : Congrès National d’Initiatives Démocratiques Faso Yiriwa ton ;
- MPR : Mouvement Patriotique pour le Renouveau ;
- PARENA- parti Africain pour la renaissance nationale ;
- RND : Rassemblement National pour la Démocratie ;
- US-RDA : Union Soudanaise – Rassemblement Démocratique Africain ;
- UDD : Union pour la Démocratie et le Développement (en phase d’installation) ;
- RPM : Rassemblement Pour le Mali.
- URD : Union Pour la République et la Démocratie.
1.2.6. Services privés
- Elles sont nombreuses actuellement et interviennent essentiellement dans le domaine des
bâtiments et travaux publics (voir liste en annexe)
1.2.7. Observations – Commentaires
Toutes ces structures interviennent sur le terrain à des degrés différents selon le niveau de
fonctionnement et d’organisation de chacune. D’une manière générale si toutes ces structures
(administratives, politiques, planification) arrivaient à être opérationnelle dans un cadre harmonisé et
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de façon complémentaire, ceci serait de nature à donner une nouvelle dynamique de développement
durable à la région.
1.3. Environnement naturel
La région de Kidal connaît une situation socio-économique difficile, liée à la précarité du climat mais
également à une situation de rébellion armée qui resurgit de façon séquentielle 1963, 1990,1994 et
2006 qui sont des repères historiques dans cette zone.
Au regard de cette situation particulière, le SRAD de la Région de Kidal s'efforce de prendre en
charge l'absorption du retard accusé par la région dans son développement. C'est pourquoi il prend
en compte le "Programme Transitoire de Normalisation et de Réhabilitation des Régions du Nord",
le « document du forum de Kidal portant sur le programme décennal de développement des régions
du Nord Mali » et les Orientations Nationales issues du Cadre Stratégique de Croissance et de
Réduction de la Pauvreté au Mali.
A. Situation géographique :
La région de Kidal est située au Nord-Est du Mali, entre le 18º et le 21º de latitude Nord, le 4º3 de
longitude Est et le 1º9 de longitude Ouest.
Elle est limitée :
- au nord par l’Algérie ;
- à l’Est par le Niger ;
- au Sud par la région de Gao ;
- et à l’Ouest par la région de Tombouctou.
B. Superficie :
La région de Kidal est une vaste zone désertique de 260 000 km2, soit 20.9 % du territoire national.
La densité est de 0,2 habitants /km2 contre 9,20 à la moyenne nationale, ce qui dénote le très
faible niveau d’occupation du territoire régional.
La distance entre la capitale régionale et Bamako est environ 1 720 km.
C. Climat et zones écologiques
La région est entièrement située dans la zone agro climatique saharienne. L’année se partage entre 3
saisons (une saison sèche et chaude, une saison des pluies et une saison sèche et froide). Le sol est
caractérisé par les régimes suivants :
- Régime de la période de croissance : moins de 25 jours
- régime d’humidité du sol : sec plus de 10 mois consécutifs
- régime de température du sol : hyperthermique.
Ces caractéristiques ne sont pas favorables à la pratique de l’agriculture dans la région.
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1. Les précipitations (pluviométrie) :
La pluviométrie est très faible et est décroissante du sud au nord. La moyenne varie entre 121 et 75
mm par an et est très mal repartie. Les écarts de températures sont très importants et varient entre 5°
et 45° C.
En effet, la Région de Kidal est entièrement située dans la zone saharienne. La pluviométrie est très
faible et les écarts de température sont très grands.
La moyenne pluriannuelle de 1952 à 1988 est de 121 mm de pluie. Celle des années 1988 /2002 est
de 130,9 mm avec un maximum de 222,6 mm observé en 1998 et un minimum de 63,1 mm en
1989.
La situation des cercles se présente se présente comme suit à partir des stations météo de Kidal
Tessalit.
Tableau 4 : Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Tessalit de 1998 à 2007
Années Hauteur de pluies (en mm/an) Nombre de jours de pluie
1998 128.8
1999 120.5
2000 55.5
2001 120.7
2002 104.5
2003 91.8
2004 134.1
2005 138.9
2006 113.3
2007 70.6
Source : Station météo
En dix ans dans le cercle de Tessalit, la plus forte pluviométrie a été de 138.9 mm en 2005 et la plus
faible a été 55.5 mm en 2000, mais l’année 2007 a été également particulièrement difficile avec
70.6 mm de pluviométrie.
Tableau 6 : Evolution de la pluviométrie dans le Cercle de Kidal de 1998 à 2007
Années Hauteur de pluies (en mm/an) Nombre de jours de pluie
1998 222,6 30
1999 204,8 26
2000 114,4 16
2001 161.8 25
2002 159,7 16
2003 118.7 21
2004 82.1 19
2005 223,2 32
2006 67.5 14
2007 142.5 25
Source : Station météo
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En dix ans la plus forte pluviométrie a été de 223.5 en 2005 pour 32 jours de pluie.
2. Les saisons :
On distingue trois (3) saisons dans l’année :
- Une saison sèche et chaude allant de Mars à Juin, caractérisée par l’ harmattan, vent sec et
chaud qui fait monter les températures au delà de 45ºc.
- Une saison de pluie allant de Juin à Septembre caractérisée par des pluies irrégulières dont les
hauteurs varie entre 10 et 150 mm/an, rarement plus. Durant cette période, soufflent des vents
chauds et humides, les«tempêtes de sable» qui rendent la visibilité presque nulle et la respiration
très difficile.
- Une saison sèche et froide allant de Octobre à Février se caractérisant par la baisse considérable
de températures surtout les nuits. Des brumes sèches réduisent souvent la visibilité à moins de
20 mètres. Durant cette période la température peut baisser jusqu’ à 5ºc, créant avec le jour des
écarts considérables de plus de 30ºc.
3. Les vents :
Les vents forts ont souvent plus de 200 Km /jour. Ils soufflent de Février à Août. Les vents moyens
ont une vitesse qui varie entre 120 et 175 Km /jour de Septembre à Janvier tandis que les vents
faibles sont nocturnes et soufflent d’Octobre à Mai.
Les nomades distinguent quatre types de vents :
- La Mousson (Efere) : Vent frais chargé d’humidité soufflant du Sud au Nord. Il apporte la
pluie ; c’est le vent de la bienfaisance et de la générosité ;
- Tanestramt : vent frais soufflant d’Ouest en Est, de Juin à Septembre, il souffle surtout le matin
et est générateur de pluie ;
Evolution de la pluiviométrie du cercle de Kidal de 1998
à 2007
0
50
100
150
200
250
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
20
06
20
07
Hauteur de pluies (en mm/an) Nombre de jours de pluie
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- L’harmattan (Ahod) : c’est un vent chaud et sec soufflant du Nord vers le Sud entre Avril et
Juin. Il est porteur de chaleur, de poussière et de maladies ;
- Daoutafouk : vent chaud et sec, il souffle d’Est en Ouest entre Avril et Juin. Il est desséchant et
accentue la détresse des pasteurs.
4. L’insolation
Elle est très importante et constitue une source énergétique presque inépuisable avec une moyenne
d’environ 3600 heures par an et une variation très faible d’un mois à l’autre.
5. L’évapotranspiration
La moyenne annuelle est de 2500 à 2750 mm. Le maximum mensuel est plus ou moins 300 mm en
Mai et Juin. Le minimum mensuel est plus ou moins 175 mm en décembre (PIRT).
L’évaporation est très forte dans la région. Pour la période 1991-1996, elle a été en moyenne de
5 852,7 mm/an. Pendant cette période le maximum a été observé en 1996 (6 068, 5 mm) et le
minimum en 1994.
6. Les zones agro écologiques de la région :
La région est subdivisée en 4 zones naturelles déterminant les activités agricoles :
a. l’Adagh :
Le massif des Ifoghas est une succession de montagnes et de vallées. Il occupe la partie centrale
située dans le triangle Tessalit, Anefif, Tin-essako.
C’est un massif essentiellement granitique résultant des anciennes activités orogéniques .il se
caractérise par des vallées et vallons en sillons profonds serpentant entre des chaînes de montagnes
dont le sommet le plus élevé (esseli) culmine à 1000 m dans la commune de Boghassa. En plus de
ces vallées il faut signaler la présence des oueds profonds et tumultueux en saison des pluies
(écoulement, à régime torrentiels).
La zone montagneuse est constituée de massif montagneux magmatique (granite, basalte et diorite)
et métamorphique (gneiss, schiste) datant du Précambrien. Les aquifères y sont principalement
discontinus et en lien très étroit avec le réseau hydrographique, où se situent également les zones de
pâturage. La capacité de stockage de ces aquifères contenus, dans les couches altérées et/ou faillées,
ou dans les bassins alluviaux, est très faible et en lien direct avec la pluviométrie annuelle et les
écoulements torrentiels des oueds1, ce qui rend cette zone très sensible aux aléas pluviométriques.
C’est dans les vallées que la majeure partie des activités agro-pastorales se mène. La végétation plus
abondante que dans les autres zones est composée d’une strate herbacée (graminées) et d’une strate
ligneuse épaisse par endroit (acacia S/P). La biomasse moyenne brute est de 6361 kg/km2. Certains
sites présentent des potentialités d’installation de la phoeniciculture. C’est la zone d’élevage des
petits ruminants par excellence notamment celui des ovins et caprins.
1 Certains aquifères peuvent être en relation par les failles plus importantes.
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L’Adagh bénéficie d’un climat intermédiaire entre les types Saharien et Sahélien grâce à la barrière
naturelle qu’il constitue par son relief (freinage et élévation) face aux vents dominants lui confère
un statut spécifique favorisant l’existence des biotopes rares qu’on ne trouve que sous d’autres
latitudes.
Les précipitations sont concentrées dans les mois d’août et Septembre, les premières pluies étant
enregistrées en deuxième moitié de Juin. La pluviométrie moyenne annuelle est de 150 mm par an
irrégulièrement repartis dans le temps et dans l’espace. L’hivernage est annoncé par des violentes
tornades qui remplissent rapidement les étroits lits des oueds qui se transforment à leur tour en
véritables torrents pendant quelques heures à cause des pentes fortes. L’équilibre des sols dans les
vallées reste très précaire, sa rupture par effet de ‘’Wasering’’ entraîne la formation de nombreux
glacis, terres stériles. La végétation ligneuse est présente dans les vallées et oueds, se raréfiant dans
les terrains de séparation des eaux. Elle devient plus dense en aval où les zones d’épandage
s’élargissent mettant à profit l’adoucissement des pentes.
b. La vallée du Tilemsi :
Situé à la lisière Nord -ouest de l’Adagh, cette vallée fossile occupe l’Ouest de la région. Elle
constitue le véritable réceptacle des eaux charriées par les grands oueds et vallées descendant des
montagnes de l’adagh. Comme le Tamasna, le Telemsi est un vaste étendu des plaines, des dunes et
des hamadas (chaîne rocheuse des régions désertiques).
Elle est désertique avec une végétation éparse. Le Tilemsi (axe NS) est le principal exutoire des
oueds en provenance du massif des Ifoghas (écoulement E/NE vers O/SO), drainant les eaux vers le
fleuve Niger au Sud. Vaste étendue principalement constituée de recouvrement du Quaternaire des
intrusions similaires au massif des Ifoghas y apparaissent sporadiquement. Hormis l’aquifère du
Quaternaire on peu y relever également au Nord, le Crétacé Supérieur (commun avec l’Algérie) et
le Continental Intercalaire. Le Continental Terminal apparaît également au Sud de la zone. D’une
superficie de 59.498 km2, la biomasse moyenne brute est de 359 kg/km2.
La flore du Telemsi a une densité faible et irrégulière. Quelquefois importantes sur les berges des
vallées encaissées, elle est clairsemée et parfois inexistante dans les plaines. Comme le Tamasna,
cette zone est dominée par l’élevage du dromadaire. Une espèce d’herbacée bien prisée des
camelins la distinguait du reste du pays : ISSINE. C’est une plante en nette régression mais dont on
rencontre encore des peuplements importants dans la zone. En dehors de l’élevage aucune autre
activité agricole n’y est menée.
Elle se caractérise aussi par la présence des meilleures terres salées pour les animaux : Aslagh,
Eghabab, Takabart.
Le sel de Eghabab, de qualité intermédiaire entre le sel gemme de Taoudenit et les terres salées de
l’Adagh, mérite une attention particulière.
c. Le Tamasna :
Vaste étendue des plaines,des plateaux,des dunes et regs arides situés au pieds Est de l’Adagh,
réputée pour son élevage des camelins et sa faune riche et variée. Du point de vue géologique, la
Tamasna serait une immense cuvette comblée par l’action éolienne résultant du dessèchement
progressif de l’actuel sahara. Bassin des sédiments stratifiés, le Tamasna emprisonne d’importantes
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nappes d’eau fossiles comme l’ont révélé les forages artésiens de Inlamawen et de Tahabanat. Cette
configuration de réservoirs aquifères très anciens, laisse supposer la possibilité de l’existence du
pétrole et du gaz. La Tamasna constituée à 70% d’ergs et hamadas, reçoit en moyenne 100 mm
d’eau par an sous forme de petits orages, brefs et accompagnés d’impressionnantes tempêtes de
sable généralement au mois d’Août et Septembre. D’une superficie de 21.640 km2, la biomasse
moyenne brute est de 211 kg/km2. Elle est une zone d’élevage de camelin par excellence. La
végétation est composée d’une strate herbacée par endroit et de quelques ligneux épineux. Les
points d’eau sont rares et la nappe phréatique abondante est très profonde.
Pour les éleveurs nomades, la période réellement propice à l’investissement dans le Tamasna reste
la saison froide (Novembre - Février) où des essences adaptées à l’aridité du sol et de l’air mettent à
profit les basses températures pour constituer des formations herbeuses discontinues riches en eau
appétées par les animaux domestiques et la faune .Les formations ligneuses sont peu nombreuses et
se concentrent dans les vallées et les oueds comme Inoufassen, Tinassako, Amachakanchar,
Tagorast.
d. Le Timétrine
Le massif de Timétrine, situé à l’Est du Massif des Ifoghas avec lequel il partage la même histoire
géologique. Les aquifères y sont également similaires mais en moindre quantité, compte tenu de sa
surface. D’une superficie de 4.583 km2, la biomasse moyenne brute est de 85 kg/km2.
D. Le Relief et Sols
La région repose essentiellement sur un socle précambrien granitique et métamorphique avec des
terrains sédimentaires des vallées du Telemsi (ancien détroit soudanais), du Tamasna et du
Tanezrouft. Il en résulte des sols sableux rocailleux et limoneux argileux. La pluviométrie est
inférieure à 150 mm/an.
Aussi, les sols sont tributaires des eaux de ruissellement drainées par les oueds.
E. La végétation :
Les agents d’érosion que sont le vent et le soleil et qui sont très importants dans la région affectent
gravement la stabilité des sols et font que la végétation ligneuse est composée d’acacias, de
balanites egyptiaca et de caloptropis procera.
Quant à la couverture herbacée, elle comprend : le panicum- tirgidum, l’ Aristida S/P et autres
graminées. Les espèces comme le Cenchrus bifflorus sont en voie de disparition. Le fonio sauvage
(panicum lactum) pousse dans les plaines et les vallées argileuses et entre dans l’alimentation
humaine, mais en faible proportion.
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Carte 2 : Les formations ligneuses de la Région de Kidal
F. La faune :
Jadis abondante et diversifiée, la faune de la région de Kidal a totalement souffert de l’action des
hommes (braconnage) et de celle de la nature (rigueur du climat). Les espèces spectaculaires qui ont
disparu sont l’Addax, l’Oryx, l’Autruche et la Gazelle dama. Cependant le reliquat de cette faune de
la frange saharienne notamment la Gazelle dorcas, les Outardes, les chacals, les hyènes ; etc.… peut
contribuer à promouvoir le tourisme à travers la chasse sportive, la chasse à vue, si elle est bien
protégée, aménagée et gérée.
G. Les ressources en eau
Un proverbe tamasheq dit : « Iman Aman = l’eau c’est la vie ».
L’eau est sans doute la ressource la plus importante dans le développement des régions du Nord en
général et celle de Kidal en particulier. L’eau est ici le déterminant le plus important de l’existence
humaine.
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1. Eau de surface :
Dans la région, la disponibilité des eaux de surface est très éphémère et dépend directement de la
pluviométrie. En dépit de cela, elles constituent une importante source d’approvisionnement en eau
dans la région, car elles constituent des ressources alternatives aux eaux souterraines pendant
l’hivernage, permettant ainsi d’exploiter les pâturages le long des oueds, là où il n’y a pas de puits
ou de forage. Il n’existe pas de cours d’eau permanent, les Oueds et les mares naturelles ou
aménagées constituent les seuls points d’eau de surface.
Les oueds qui drainent l’Adrar ont des crues brutales et brèves. Les eaux se perdent dans des plaines
ensablées qui s’étendent à la périphérie du massif de l’Adrar. Les différents Oueds sont consigné
dans le tableau ci-après :
Tableau 7 : Les oueds de la région de Kidal citées par cercle
CERCLE NOM DES OUEDS
KIDAL
Edjerer, Etambar, Edjerer – Amassine, Ibdakan, Tekankant, Alkit, Tadait,
Eghachar sadiden, Keyoune, Tassik, Kanaye, Sendimane, Tidjidar
ABEIBARA
Abeibara, Akomass, Ouzeinane, Tidnamest, Edjerer wan Tihatene, Tadalok,
Intouhouké, Ahdiar, Anhar, Agli, Tassidjit, In Kouffé
TESSALIT
Tessalit, Amachach, Abanco, Afara, Egharghar, Taglit, Tibagatene, Intibdok,
Marat, Adiel Hoc, Telabit, Aouknek, Tadjimart, Anmalen, Tadhak, Timtaghene,
Taouhotène, Iboulouladj et Inakafele
TIN ESSAKO Edjerer, Abiyou, Intedjdite et Tidjalalène
Les mares sont localisées au voisinage immédiat des Oueds et sont de deux types : celles qui sont
naturelles et celles qui sont aménagées (artificielles).
Selon un inventaire mené par la DRHE de Kidal en 2005, il existe 66 mares dont 33 naturelles et 33
artificielles (voir liste en annexe).
2. Eau souterraine :
Les eaux souterraines constituent les principales sources d’approvisionnement en eau tant pour les
populations que pour le bétail et le maraîchage dans la région. Elles sont contenues dans deux types
d’aquifères :
Aquifères de type discontinu :
Il s’agit des :
- nappes alluviales dans les lits des oueds pas très importantes et fluctuantes ;
- nappes discontinues des fractures, fissures et altérations très rares et que l’on rencontre dans
le massif de l’Adagh des Iforas.
Aquifères de type continu :
Il s’agit des nappes profondes généralisées. Les plus importantes se rencontrent dans le Tamasna et
le Tilemsi entre 200 et 500 mètres et même en plus grandes profondeurs.
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Les eaux des nappes souterraines en terrains sédimentaires sont de bonne qualité. Quant à celles
liées aux fissures discontinues, elles sont fortement minéralisées et provoquent souvent des
diarrhées aux hommes et les effets négatifs sur les animaux.
Entre autres contraintes relatives à l’exploitation des ressources en eau il faut citer :
- l’insuffisance de connaissance hydrogéologique de la région ;
- l’insuffisance d’exploitation et d’accès aux ressources en eau souterraines profondes ;
- l’insuffisance d’ouvrages en matière de gestion des eaux de surface ;
- le coût élevé des infrastructures hydrauliques et de l’entretien des systèmes d’exhaure ;
- la faiblesse des moyens logistiques et financiers des structures de l’Etat.
Les puits constituent la principale source d’approvisionnement pour des usages domestiques et
l’abreuvement du bétail. Cette prédominance des puits s’explique par la vocation pastorale de la
région et par la préférence des éleveurs pour les puits qui permettent une exploitation par des
moyens traditionnels (puisage manuel, traction animal). L’autre avantage de ce type de point d’eau
est que leur maintenance ne nécessite que des travaux peu coûteux.
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Carte 3 : Les ressources en eau de la Région de Kidal
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H. Les ressources minières
La région regorge d’assez d’indices perspectifs parmi lesquels on peut citer : le fer, le zinc, le
lithium, le gypse, de minéraux radio actifs et d’autres. Elle dispose aussi d’un gisement d’or (4
tonnes d’or métal) à Inderset à 30 Km de Tessalit mais dont l’exploitation n’est pas rentable
économiquement.
Dans le domaine de la recherche pétrolifère le bloc 14 du Tamesna à Tin Essako a été attribué à une
société américaine pour ses potentialités pétrolifères.
I. Observations - Commentaires
La région, de part son climat, se situe dans la zone sub-saharienne voire désertique. La sécheresse
s’installe presque de façon endémique. Les pluies sont pratiquement toujours insuffisantes et surtout
très mal reparties dans le temps et dans l’espace.
Elle connaît une forte évapo- transpiration qui provoque un assèchement très rapide de quelques
mares temporaires existantes. La nappe phréatique baisse régulièrement.
Les terres se dégradent constamment suite à l’importante érosion éolienne et hydrique. A l’Est,
comme à l’Ouest l’ensablement éolien s’intensifie au point de devenir une menace sur les points
d’eau, les pâturages, les villages et les routes.
Face à un déboisement qui commence à prendre du terrain, aucun programme/projet conséquent de
reforestation, de lutte contre la déforestation ou de conservation de l’environnement n’est en cours
ou engagé dans la région. Sous l’effet des sécheresses endémiques et cycliques et du braconnage, la
faune jadis abondante se raréfie avec des espèces disparues ou en voie de disparition.
Dans le cadre de la lutte anti-aviaire et antiacridienne, l’OCLALAV avait constitué des stocks de
pesticides dans la région, notamment à Adjel-Hoc, Anefif, Tin-essako, et Kidal. Ces stocks ont fini
par constituer une menace sérieuse pour la santé des populations locales, le cheptel et
l’environnement par suite des pollutions qu’ils ont occasionnées.
1.4. Caractéristiques démographiques
A. Population totale de la région
La population totale de la région est estimée en 2006 à 52 058 habitants, la densité est de près de 0,2
habitant au km2.
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Tableau 8 : Données démographiques de la région de Kidal
Région Pays % (Région/ Pays)
Date de création Août 1991 22/09/60
Superficie (km2) 260 000 1 241 238 20.9%
Population (2004) 49 330 11 419 482 0,43%
Densité de la population (habitants/km2) 0,19 9,20 -
Population urbaine 16 206 3 551 359 0,46
Population rurale 33 124 7 868 123 0,42
Taux d'urbanisation 28,67 31,10 -
Taux d’accroissement démographique (1998 / 2004) 2,3 % 2,2 -
Nombre de ménages (2004) 9 200 1 616 870 0,60
Nombre de concessions (2004) 5 860 896 791 0,65
Population active occupée 2004 22 992 5 114 123 0,45
Taux d’activité 0,51 99,3 -
Source : DRPSIAP - KIDAL
B. Populations urbaine et rurale
La population de la région de Kidal est estimée en 1998 à 42 386 habitants selon les résultats du
RGPH 1998. Elle atteint 53 468 habitants en 2007. Le taux d’accroissement intercensitaire est de
2,3% par an.
La population de la région est essentiellement nomade. Selon les résultats du RGPH de 1998, la
population nomade de le région est estimée à près de 80 %. Quant à la population urbaine elle n’est
véritablement présente que dans le cercle de Kidal et à moindre échelle dans la ville de Tessalit.
Tableau 9 : Population urbaine et population rurale de la région de Kidal estimée par cercle selon le
sexe en 1998 et 2005 :
Sexe/Année
Milieu de ressource
1998 2005
Hommes Femmes Total % Hommes Femmes Total %
Kidal
R 3 612 3 095 6 707 23,57 3 629 4 235 7 864 23,57
U 5 750 5 409 11 159 80,02 6 342 6 742 13 084 80,02
Total 9 362 8 504 17 866 42,15 9 971 10 978 20 949 42,15
Tessalit
R 6 500 5 706 12 206 42,89 6 691 7 621 14 312 42,89
U 865 897 1 762 12,65 1 052 1 014 2 066 12,65
Total 7 365 6 603 13 968 32,95 7 742 8 636 16 378 32,95
Abeïbara
R 3 480 3 309 6 789 23,86 3 880 4 080 7 960 23,86
U 465 375 840 6,03 440 545 985 6,03
Total 3 945 3 684 7 629 18 4 320 4 625 8 945 18
Tin-essako
R 1 527 1 227 2 754 9,68 1 439 1 790 3 229 9,68
U 86 83 169 1,3 97 101 198 1,3
Total 1 613 1 310 2 923 6,9 1 536 1 891 3 427 6,9
Total
Région
Nbre
R 15 115 13 337 28 452 100 18 072 15 949 34 021 100
U 7 170 6 764 13 934 100 8 573 8 088 16661 100
Total 22 285 20 101 42 386 100 26 645 24037 50682 100
Taux R 67,84 66,35 67,14 67,84 66,35 67,14 100 67,84
U 32,16 33,65 32,86 32,16 33,65 32,86 100 32,16
Total 100 100 100 100 100 100 100 100
Source: DRPSIAP- RGPH 98
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C. Population par Cercle et par commune
Selon les résultats du RGPH 1998, la répartition de la population présente des disparités d’un cercle
à l’autre. En effet, les cercles les plus peuplés (Kidal et Tessalit) totalisent près 31 834 habitants
soit 75 % de la population régionale. La densité moyenne observée est d’environ 0,2 habitants au
Km² en 1998.
Tableau 10 : Situation de la population résidente de la région de Kidal estimée par commune et
cercle selon le sexe en 1998 et 2006 :
Sexe
Cercles/communes
1998 2006
H F Total H F Total
Kidal Kidal 6 283 5 869 12 152 7 716 7 210 14 926
Anefif 2 477 2 125 4 602 3 042 2 610 5 652
Essouk 602 510 1 112 739 626 1 365
Total 9 362 8 504 17 866 11497 10 445 21 943
Tessalit Tessalit 3 052 2 788 5 840 3 748 3 424 7 172
Adiel-Hoc 3 344 2 983 6 327 4 107 3 664 7 771
Timtaghène 969 832 1 801 1 190 1 022 2 212
Total 7 365 6 603 13 968 9 045 8 110 17 155
Abeïbara Abeïbara 1 987 1 787 3 774 2 440 2 195 4 635
Boghassa 1 359 1 348 2 707 1 669 1 656 3 325
Tinzawatène 599 549 1 148 736 674 1 410
Total 3 945 3 684 7 629 4 845 4 525 9 370
Tin-Essako Tin-Essako 723 587 1 310 888 721 1 609
Intedjedit 890 723 1 613 1 093 888 1 981
Total 1 613 1 310 2 923 1 981 1 609 3 590
Total Région 22 285 20 101 42 386 27 369 24 689 52 058
Source : Résultats définitifs du RGPH d’Avril 1998- DRPSIAP- Kidal.
L’évolution du poids démographique par cercle se présentait comme suit en 1987 et 1998
Tableau 11 : Evolution du poids démographique par Cercle de la Région de 1987 à 1998.
Années
Cercles/Communes
1987 1998
Population % Population %
Kidal Cercle 12 685 38,15 17 866 42,15
dont ville Kidal 3 333 10,02 7 991 18,85
Tessalit 11 471 34,50 13 968 32,95
Abeïbara 4 409 13,26 7 629 18
Tin-Essako 4 704 14,09 2 923 6,90
Total Région 33 249 100 42 386 100
Source : RGPH 1987 ; RGPH 1998 (Résultats définitifs).
Ainsi, en 1998 les cercles de Kidal et de Tessalit sont les plus peuplés avec respectivement 42,15 et
32,95% de la population totale de la région. Le cercle d’Abeïbara et celui de Tin-Essako renferment
respectivement 18 et 6,9% de la population régionale.
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Il faut noter que la ville de Kidal, à elle seule abrite près de 20% de la population régionale avec
une population estimée à près de 8 000 habitants en 1998.
Pendant la même année, le rapport de masculinité est de 52%. Cependant cette tendance est
inversée au niveau de certains groupes d’âge voir 20-39 ans. Ce phénomène s’explique surtout par
le départ massif des jeunes garçons de cet âge à l’exode.
D. Population par groupe d'âges
La structure de la population de la région de Kidal par sexe en 2006 (cf. tableau ci-dessous)
montre une dominance des hommes sur les femmes avec un rapport de masculinité de 111 hommes
pour 100 femmes. La dominance des femmes est surtout observée entre la tranche d’âge de 15 à 59
ans.
La population âgée de moins de 15 ans représente 47,65% et celle de 60 ans et plus près de 6%, soit
un taux de dépendance de près de 54%.
Le taux d’accroissement de la population est de 2,3%, un des plus élevés du pays (2,2% pour le
niveau national).
Le sexe ratio est de 902 femmes pour 1000 hommes.
Repartition de la population par Cercle de la région en
pourcentage
32,95
18
6,9
42,15
Cercle de Kidal Cercle de Tessalit Cercle d’Abeïbara Cercle de Tin-Essako
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Tableau 12 : Répartition de la population par tranches d'âge et par sexe en 2006
Ages Homme Femme Total Pourcentage Rapport de
masculinité
1 an 576 512 1088 2% 113
- 1an 457 400 857 2% 114
1-4 ans 4 039 3 564 7 603 15% 113
5-9 ans 5 298 4 548 9 846 19% 116
10-14 ans 3 837 2 727 6 564 13% 141
15-19 ans 2 345 2 222 4 567 9% 106
20-24 ans 1 733 2 269 4 002 8% 76
25-29 ans 1 231 1 645 2 876 6% 75
30-34 ans 1 550 1 834 3 384 7% 85
35-39 ans 1257 1339 2 596 5% 94
40-44 ans 1 614 1 457 3 071 6% 111
45-49 ans 859 575 1 434 3% 149
50-54 ans 981 641 1 622 3% 153
55-59 ans 515 254 769 1% 203
60-64 ans 704 529 1 233 2% 133
65-69 ans 198 165 363 1% 120
70- 74 ans 371 268 639 1% 138
75-79 ans 96 66 162 0% 145
80 ans et+ * 285 185 470 1% 154
Total 27 370 24 688 52 058 100% 111
Source : DNSI/ DRPSIAP/ RGPH – 1998/ Perspective de la population 1999 – 2024
La population de la région de Kidal est très jeune avec près 48 % de moins de 15 ans. Ce qui
représente un atout important en matière de développement. En revanche, il implique des besoins
très importants à satisfaire. Le tableau ci-dessous donne la répartition de la population par grands
groupes d’âge et par sexe en 2006.
-5
00
0
-4
00
0
-3
00
0
-2
00
0
-1
00
0 0
10
00
20
00
30
00
40
00
50
00
60
00
Population
- 1an
5-9 ans
15-19 ans
25-29 ans
35-39 ans
45-49 ans
55-59 ans
65-69 ans
75-79 ans
T
ra
n
c
h
e
d
'â
g
e
s
Pyramide des âges de la Région de Kidal, Population de 2006
Homme Femme
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Tableau 13 : Répartition de la population par grands groupes d'âge et par sexe en 2006
Age Masculin Féminin Total Rapport de
Effectif % masculinité
00-14 13 631 11 239 24 870 48% 121
15 – 59 12 085 12 236 24 321 47% 99
60 et + 1 654 1 213 2 867 6% 136
TOTAL 27 370 24 688 52 058 100% 111
Source : DNSI/ DRPSIAP/ RGPH – 1998/ Perspective de la population 1999 – 2024
La population active (15-59 ans) représente 47% (24 321 habitants dont 12 085 hommes et 12 236
femmes) de la population.
E. Les mouvements naturels
a- Les naissances :
Selon EDSM- III, 2001, la situation démographique dans les régions de Kidal se caractérise par une
fécondité bien élevée (6,3) mais inférieure à celle du niveau nation (6,8).
Ce phénomène est dû surtout à la précocité des mariages, l’âge médian à la première maternité
assez élevé, à la fréquence de la mobilité conjugale et à la faible utilisation des méthodes
contraceptives par les femmes.
• La précocité des mariages : le mariage constitue le cadre privilégié de la procréation. Au
Mali entre 20 et 24 ans, seul 12% des femmes sont célibataires selon l’EDS III. La région de
Kidal (Gao et Tombouctou) se caractérise par un âge médian d’entrer en union
particulièrement jeune pour les femmes de 20 à 49 ans cependant, moins jeune qu’au niveau
national (17,3 ans contre 16,5 ans pour l’ensemble du pays).
• L’âge médian à la première maternité assez élevé : L’âge médian à la première naissance
dans la région de Kidal (Gao et Tombouctou) est estimé en 2001 à 19,9 ans pour les femmes
âgées de 20 à 49 ans selon l’EDS III. Ce résultat place la région en deuxième position après
le District de Bamako pour l’année de la première maternité. Comparée aux résultats de
l’EDS I et II, cette médiane a légèrement augmentée entre 1987 (19,2 ans), 1996 (19,5 ans)
et 2001. Au Mali, pour l’ensemble des femmes âgées de 20 à 49 ans ; l’âge médian à la
naissance du premier enfant s’établit à 18,8 ans en 2001 et présente une faible variation en
milieu urbain (19,5 ans) et en milieu rural (18,5 ans).
• La faible utilisation des méthodes contraceptives par les femmes : le taux d’utilisation
des méthodes contraceptives dans la région de Kidal est très faible. Selon l’EDS III, cette
utilisation est de l’ordre de 4,0% en 2001. La demande potentielle en planification est 21,9%
pour l’ensemble des femmes contre 25,6% pour les femmes en union. Le pourcentage de
demande satisfaite est de l’ordre de 17,6% pour l’ensemble des femmes et de 15,5% pour les
femmes en union. Les besoins non satisfaits en planification familiale, au niveau régional,
sont de 21,6% dont 14,9 pour l’espacement de naissance et 6,7% pour la limitation pour les
femmes en union. Dans l’ensemble du Mali, la différence de prévalence contraceptive est
importante, lorsque l’on considère le milieu de résidence. En milieu rural, 4,9% des femmes
en union utilisent une méthode contraceptive contre 17,8 % en milieu urbain.
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b- Les décès :
Les statistiques récentes disponibles sur la mortalité générale au niveau de la région sont celles de
l’EMEP de 2001 soit 2,4°/00, le meilleur taux du pays suivi de Gao (7,4) et de Koulikoro (9,2) le
taux du pays étant estimé à 9,7°/00. Par contre, l’enquête démographique et de santé de 2001 montre
une situation sanitaire précaire de la région par rapport à la plupart des régions du Mali à
l’exception de celle de Mopti selon le quotient de la mortalité des enfants.
La mortalité infantile et juvénile reste très élevée, respectivement 141,8°/00 et 170,8°/00 contre
respectivement 126,2 et 128,3 au niveau national.
Globalement sur 1 000 enfants nés vivants, 288,4 décèdent avant leur cinquième anniversaire,
contre 238,2 au niveau national.
Tableau 14 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000
*Quotient de mortalité infantile : probabilité de décéder avant le premier anniversaire,
*Quotient de mortalité juvénile : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire,
*Quotient de mortalité infanto juvénile : probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire
Mortalité
Région de Kidal Ensemble Mali
1977-
1986
1987-
1996
1996-
2001
1977-
1986
1987-
1996
1996-
2001
Infantile (°/00) 172 106,2 141,8 131 133,5 126,2
Juvénile (°/00) 251 146,6 170,8 170 137 128,3
Infanto- Juvénile
(°/00)
380 237,2 288,4 279 252,2 238,2
Source : EDS I, II et III
L’analyse du tableau ci-dessus montre une augmentation substantielle de la mortalité chez les
enfants de moins de 5 ans dans la région contrairement au niveau national qui a connu une
réduction de points pendant les 20 dernières années. Le quotient de mortalité des enfants au niveau
de la région de Kidal demeure très élevé. Il semble être largement influencé par le milieu de
résidence, l’âge et le niveau d’instruction de la mère.
La mortalité maternelle : Pour la période 1995- 2001, le taux de mortalité maternelle au Mali a
varié entre 500 et 600 décès. L’EDS-III a estimé la mortalité maternelle à 582 décès pour 100 000
naissances vivantes en 2001 contre 577 décès maternels pour l’EDSII. Par ailleurs, l’estimation de
la mortalité des adultes par l’EDS III donne 4,7 et 4,6 pour 1000 respectivement pour les femmes et
les hommes. Les causes principales de cette mortalité sont le paludisme, les maladies diarrhéiques,
les accouchements, les maladies du PEV.
F. Migrations
Le phénomène migratoire très dense, est caractérisé par des départs vers les pays arabes et de
l’arrivée des populations d’autres régions du Mali mais aussi d’autres pays de la sous-région qui
sont de passage vers l’Europe.
La migration interne est surtout caractérisée par les nombreux déplacements et l’exode des jeunes
vers les villes naissantes de la région à la recherche d’emploi plus rémunérateurs.
Pour ce qui est de la migration internationale de la région de Kidal il faut noter deux (2) aspects :
le départ important des jeunes et même des femmes vers les pays maghrébins et selon
l’Enquête sur les migrations et l’Urbanisation en Afrique de l’Ouest (EMUAO) réalisée 1992
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41
– 1993, le taux d’émigration de la population de 15 ans et plus pour les régions de Gao et
Kidal est de 3,25% . Il est le plus élevé du Mali après ceux de Bamako et de Tombouctou. Il
est dû aux conséquences des sécheresses et des troubles citées plus haut, et du chômage des
jeunes, notamment pour ceux qui ne veulent plus renouer avec les activités traditionnelles.
Une forte immigration des populations des autres régions du pays pour la recherche de
l’emploi ou les besoins de services et celle des pays voisins en transit, soit pour aller vers
l’Europe, soit refoulés de la Libye ou de l’Algérie avant de regagner leurs pays d’origine.
Depuis 1995, avec les accords de paix ayant abouti aux retours organisés et volontaires des réfugiés
et déplacés, la reprise des activités socio – économiques, le retour de l’administration et la mise en
œuvre d’un certain nombre de programmes d’urgence et de développement axés sur la
réhabilitation, la normalisation, la réinsertion socio – économique et leur consolidation, la tendance
relative au taux d’émigration suscitée est fortement renversée. C’est ce qui explique en partie le
taux de croissance de 2,3% par rapport à celui national de 2,2% selon le RGPH d’avril 1998.
Le retour des jeunes autochtones et le séjour temporaire ou définitif des autres communautés tant
nationales qu’étrangères se traduisent sur le plan social, culturel et économique par les phénomènes
suivants :
une forte demande sociale surtout en matière d’emploi d’abord, d’école, de santé etc. ;
une importation de cultures étrangères qui contribuent parfois à la dégradation des mœurs et
coutumes ;
l’introduction de maladies d’origine externe à la région ;
l’insécurité résiduelle ;
G. Les Etablissements Humains.
Kidal est la seule ville disposant plus de 5.000 habitants, mais Adiel Hoc se développe rapidement
avec 3.344 habitants ainsi que Tessalit avec 3.052 habitants.
Les zones sont très distantes les unes des autres entraînant des difficultés de liaison économique, à
l’opposé les communes sont trop émiettées pour servir de support à un véritable développement à la
base. D’où la nécessité de réfléchir à d’autres alternatives spatiales avec l’idée de faire émerger de
véritables pôles de développement et de compétitivité à l’instar de Kidal, Adiel Hoc et Tessalit.
H. Observations - Commentaires
La population de la région de Kidal a évolué entre 1998 à 2007 de 42 386 à 53 468 habitants selon
les résultats du RGPH 1998 avec un taux d’accroissement intercensitaire de 2,3% par an.
La population de la région est essentiellement nomade (80 %). Quant à la population urbaine elle
n’est véritablement présente que dans le cercle de Kidal et à moindre échelle dans la ville de
Tessalit. En effet, les cercles de Kidal et Tessalit sont les plus peuplés avec près de 31 834 habitants
soit 75 % de la population régionale. La ville de Kidal, à elle seule abrite près de 20% de la
population régionale avec une population estimée à près de 8 000 habitants en 1998. La densité
moyenne de la région est d’environ 0,2 habitants au Km² en 1998.
La population de la région est très jeune avec près 48 % de moins de 15 ans. Les hommes dominent
sur les femmes avec un rapport de masculinité de 111 hommes pour 100 femmes. La dominance des
femmes est surtout observée entre la tranche d’âge de 15 à 59 ans.
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42
La situation démographique se caractérise par une fécondité bien élevée (6,3). Les taux de mortalité
infantile et juvénile sont également élevés respectivement 141,8°/00 et 170,8°/00.
La région connaît un phénomène migratoire très dense, caractérisé par des départs massifs des
jeunes vers les pays arabes et de l’arrivée des populations d’autres régions du Mali mais aussi
d’autres pays de la sous région qui sont de passage vers l’Europe
1.5. Caractéristiques économiques
1.5.1. La Production régionale et sa commercialisation
1) Vision d'ensemble
L’économie de la région repose sur un élevage extensif, tributaire des aléas climatiques ; peu
productif et pourtant qui constitue la principale source de revenu de la population. Il représente la
base du mode de vie des populations nomades (80%).
Le pastoralisme s’avère être le pilier autour du quel s’articulent tous les autres axes économiques :
commerce, artisanat, maraîchage etc. La commercialisation du bétail sur pied demeure l’une des
plus importantes activités de la population.
Sans être une région à vocation agricole, la région présente des potentialités agricoles importantes,
même si la valorisation (moins de 5%) de celles-ci reste handicapé par l’équation de la disponibilité
de l’eau.
2) Description des principales productions du secteur de l’économie rurale
A. Productions agricoles :
La population pratique l’agriculture d’oasis comme activité secondaire appelée à se développer au
niveau des différents sites agricoles.
L’Agriculture naissante, basée sur le maraîchage et un système oasien précaire, connaît un essor dû
à la « reconversion » des éleveurs suite à la perte de cheptel. Ainsi certains se consacrent à cette
activité sans la moindre préparation. Les légumes produits sont vendus selon les conditions du
marché, une partie est consommée par les producteurs.
L’introduction de la culture de sorgho de décrue et celle de la pomme de terre ont donné des
résultats encourageants.
Le palmier dattier, élément primordial de la culture d’oasis est introduit dans la région depuis 1948.
Cependant la mobilisation des ressources en eau, le réseau d’irrigation, les amendements des sols
restent faibles dans la zone ce qui handicape le développement de la culture du palmier dattier.
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43
a) L’eau d’irrigation :
L’eau d’irrigation est le facteur limitant de la réussite de toute activité agricole dans la région. Les
quantités mobilisées restent insuffisantes en tenant compte des divers besoins en eau.
b) Les Infrastructures hydro agricoles
Elles sont insuffisantes et présentent un impact assez visible sur le développement des activités
agricoles dans la région. Ainsi dans la région, on dénote des puits maraîchers, des barrages et des
mares même si les deux dernières ne sont pas réalisées pour être des infrastructures hydro agriles.
c) Les spéculations cultivées :
Les spéculations cultivées dans la région se résument aux produits maraîchers (tomate, betterave,
choux, oignons, pomme de terre, laitue etc...), aux produits céréaliers (sorgho de décrue), aux arbres
fruitiers (dattiers, orangers, citronniers et autres).
Les produits du maraîchage de contre saison représentent environ 80% de la production totale. Cette
activité intéresse de plus en plus certains nomades.
Tableau 15 : Les spéculations cultivées au cours de la campagne 2005/2006 :
Rubriques/Campagne
Cultures
Superficies
(Ha)
Productions
(T)
Rendements
(T/Ha)
2005/06 2005/06 2005/06
Sorgho de décrue 3 0 -
Légumes
Racines/bubles/tubercules
Echalote 0,4 8,66 3,4
Oignon 4,5 85,5 19
Betterave 1,34 29,16 22
Carotte 0,91 9,1 10
Pomme de
terre
2,6 57,2 22
Patate 0,13 1,76 13,5
Total 9,88 191,38 19,37
Légumes feuilles Laitue 2,37 23,7 10
Chou 1,73 33,8 12
Total 4,1 57,5 14,02
Légumes fruits Tomate 7,31 115,31 17
Aubergine 1,2 18 15
Gombo 1,61 22,54 14
Melon 1,6 17,6 11
Concombre 0,9 22,5 25
Pastèque 1,1 14 13
Total 13,72 209,95 15,30
Arboricultures fruitières 32 ND -
Cultures fourragères 3 -
TOTAL GENERAL 62,7 458,83 7,31
Source : DRA – KI ; DRPIA-KI
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Pour une superficie totale de 62, 7 ha mise en valeur, nous avons une production totale de
458,83 tonnes (toutes spéculations confondues) soit un rendement moyen de 7,31 tonnes à
l’hectare.
d) Superficies emblavées :
La région dispose d’énormes potentialités agricoles dont un faible pourcentage est mis en valeur.
Les tableaux ci-dessous nous détaillent les superficies emblavées par spéculation ; par cercle et par
espèces durant la campagne 2005/2006 :
Tableau 16 : Superficies emblavées par spéculation et par Cercle en 2005/2006
Rubriques
Cercles
Palmier Agrumes Grenadier Goyavier papayer
05/06 05/06 05/06 05/06 05/06
Kidal 5 1 0,27 0,12 0,14
Tessalit 25 1 0,47 0,47 0,10
Abeibara 3 0,5 0,3 0 0,10
Total 33 2,5 1,04 0,59 0,34
Source : DRA - Kidal
Tableau 17 : Superficies par spéculation (Ha) durant la campagne 2005/2006 et 2006/2007
Cercle
Rubrique/spéculation
Kidal Tessalit Abeïbara Tin-Essako Total
05/06 06/07 05/06 06/07 05/06 06/07 05/06 06/07 05/06 06/07
Sorgho de décrue Réalisées 3 4,25 0 0,25 0 ND 0 - 3 -
récoltées 0 0 - ND - 0 -
Légumes
Racines/bubles/
tubercules (1)
Réalisées 4,61 2,94 2,2 ND - 9,75 -
récoltées 4,61 2,94 2,2 ND - 9,75 -
Feuilles (2) Réalisées 2,66 0,94 0,5 ND - 4,1 -
récoltées 2,66 0,94 0,5 ND - 4,1 -
Fruits (3) Réalisées 1,8 1,7 0,8 ND - 4,3 -
récoltées 1,7 1,4 0,6 ND - 3,7 -
1. T
o
t
a
l
Réalisées - - - - - - - - - -
récoltées - - - - - - - - - -
Arboricultures
fruitières (4)
Réalisées 5,53 27,04 3,9 ND - - -
récoltées - - - - - - - - - -
Cultures
Fourragères (5)
Réalisées - - - - - - - - 3 -
récoltées - - - - - - - - 0 -
Total Réalisées - - - - - - - - - -
récoltées - - - - - - - - - -
Source : DRA-Kidal
e) La situation agro- écologique :
La situation agro- écologique de l’agriculture dans la région se présente comme suit :
- L’insuffisance notoire de la pluviométrie qui se limite à 150 mm/an ;
- L’insuffisance des eaux de surfaces
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- L’insuffisance d’études de recherches sur les eaux souterraines ;
- La non maîtrise des techniques d’irrigation rationnelle (gaspillage d’eaux, manque de réseaux)
- L’insuffisance des moyens d’exhaure ;
- Les échecs de mise en valeur agricole de quelques oueds ou mares temporaires ;
f) La situation organisationnelle :
Dans certaines zones de la région, les producteurs se sont organisés en associations basées sur :
- Entre aide dans les activités ;
- Organisation du marché ;
- Organisation de l’acquisition des semences ;
Par contre, il est important de signaler certains maux dont souffrent les producteurs parmi lesquels :
- Absence de crédit agricole ;
- Insuffisances des moyens d’encadrement ;
- Insuffisance d’organisation paysanne agricole ;
g) Situation foncière :
De nos jours, la région sur toute son étendue ne souffre d’aucun problème foncier mettant en cause
la mise en valeur des aménagements.
h) Situation de la main d’œuvre :
Plus de 50% de la population sont jeunes, valides et sont disponibles à l’exploitation de la terre à
condition que celle-ci leur offre une vie meilleure.
La main d’œuvre utilisée dans les exploitations actuelles se situe entre 2 à 5 personnes et reste
exclusivement familiale.
i) Les rendements :
Les rendements sont satisfaisants avec souvent des exceptions (voir tableau Suivant).
Evolution des Rendement des différentes productions
agricoles de 2000 à 2006
0
5
10
15
20
2000/2001 2001/2002 2002/2003 2003/2004 2004/2005 2005/2006
Sorgho Cultures maraîchères Arboricultures fruitières
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j) Production :
Elle est repartie en trois lots :
• Une partie sous forme de don aux parents proches ou collaborateurs;
• Une partie réservée à la consommation ;
• Une partie destinée à la vente
Voir ci-dessous le tableau des productions :
Tableau 18 : des productions et des rendements des différentes spéculations (sorgho de décrue,
cultures maraîchères et arboricultures fruitières) dans la région de Kidal de 2000 à 2006 :
Campagne
Rubriques/cultures
00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06
Sorgho
de décrue
Sup. (Ha) 7,65 6,5 1 4,75 0 3
Prod. (T) 6,120 5,815 0,4 1,95 0 0
Rend. (T/Ha) 0,8 0,868 0,4 0,41 0 -
Cultures
maraîchères
Sup (Ha) 30,46 32,2 24,652 7,364 15,988 27,7
Prod (T) 475,12 424,282 362,02 94,332 253,814 458,83
Rend (T/Ha) 15,60 13,176 14,69 12,8098 140065 -
Arboriculture
s fruitières
Sup (Ha) 47 54,66 4,391 4,34 63,21 32
Prod (T) Néant néant 0 Néant 0 -
Rend (T/Ha) Néant néant 0,00 Néant 1,626 -
Source : DRA-Kidal, DRPSIAP-KI.
Evolution de la production agricole de 2000 à 2006
0
100
200
300
400
500
2000/2001 2001/2002 2002/2003 2003/2004 2004/2005 2005/2006
Sorgho Cultures maraîchères Arboricultures fruitières
k) Intrants agricoles
Les intrants agricoles sont constitués des semences agricoles et des équipements
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47
Les semences :
Tableau 19 : Semences végétales (agricoles, forestières, maraîchères, fourragères) :
Désignation Rappel quantités
utilisées en 2004-2005
Besoins en
2005-2006
Disponibles A satisfaire
A. a. Semences maraîchères
Tomate : Roma VF
Betterave : Détroit
Laitue : (Batavia)
Chou : (Marché de Copenhague)
Aubergine :
Carotte : (Touchon)
Courge :
Courgette:
Oignon blanc : Texas early grano
Oignon : Viloet de galmi
Echalote :
Ail :
Pomme de terre : Claustar, Sahel
Gombo : Clemson
Poivron :
Melon :
Pastèque : Meme
Persil : Calito
Aubergine africaine (N’Goyo)
Concombre :
Chou fleur :
Piment :
Céleri :
5 boites
27 boites
18 boites
7 boite
3.5
4 boites
0
0
2
21 boite
0
0
0
5 boites
0
1 boite
0
0
0
2 boites
0
0
0
10 boites de 250 g
52 boites de 250 g
30 boites de 100 g
15 boites de 500 g
10 boites de 50 g
10 boites de 500 g
1 boites de 100 g
2 boites de 100 g
4 boites de 500 g
40 boites de 500 g
1100 kg
60 kg
30 caisses de 25 kg
10 boites de 500 g
12 boites de 100 g
10 boites de 100 g
5 boites de 100 g
8 boites de 100 g
10 boites de 100 g
6 boites de 100 g
5 boites de 50 g
3 boites de 100 g
4 boites de 100 g
2
0
61
5
4
0
0
0
4
0
0
0
0
3
0
1
0
0
0
3
0
0
0
8
52
24
14
5
6
1
2
4
36
1100 kg
60 kg
30 kg
7
12
9
5
8
10
3
5
3
4
A.b. Semences céréalières
Sorgho de Djebock :
-
400 kgs
0
400
▪ Source : DRA-KI
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99
Equipements agricoles :
Le niveau d’équipement des producteurs de Kidal est très faible. Il est constitué chez les maraîchers
de moyens d’exhaure et du petit matériel de maraîchage.
Tableau 20 : Besoins en équipements et matériels agricoles (campagne 2005-2006)
DÉSIGNATION EXISTANT
(inventaire)
RAPPEL
ACQUISITION
2004/2005
NOUVELLES
ACQUISITION
2005-
2006(besoins)
Disponibles A
satisfaire
- Equipements et
matériels
production
végétale (lister)
Motopompe
Brouette
Balances
Arrosoirs
Moulins
Daba
- Equipements et
matériels
production
forestière (lister)
- Autre à préciser
100
30
59
62
0
0
0
0
19
0
0
0
0
0
0
0
40
50
30
30
2
100
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
40
50
30
30
2
100
0
0
▪ Source : DRA-KI
Du matériel a été livré aux paysans sous forme de prêts dans le cadre des programmes de l’ex -
DRAER-DRAMR (s’équiper en reboisant) et le Programme de sécurité alimentaire et des revenus
de kidal.
Tableau 21 : Crédit Equipements
▪ Source : DRAER-KI
STRUCTURES
TYPES
D’équipement
QUANTI
TES
MONTANT (EN MILLION DE F CFA)
Total Part des associations
et groupements
féminins
Propositions du
montant total en faveur
des femmes (en %)
DRAER-DRAMR (projet s’équiper
en reboisant)
PSARK
Motopompes
40 16 6,4
40%
TOTAL 40 16 6,4 40%
Rappel résultats 2004-2005 19 7,6 0,4 5,26
Remboursement 2004-2005 (en %)
19 1,52 0,08 5,26
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l) Analyse de la situation Agricole :
Une analyse rapide de la situation agricole présentée ci-dessus nous indique :
• L’insuffisance de la pluviométrie ;
• L’insuffisance des eaux de surfaces
• Inexistence de problèmes fonciers grave ;
• Les sols sont de bonne qualité ;
• Absence de crédit agricole ;
• Disponibilité de la main d’œuvre ;
• Présence d’associations de producteurs ;
• Plusieurs spéculations cultivées dans les régions (produits maraîchers, produits céréaliers,
arbres fruitiers) ;
• Enormes potentiels de terres aménageables ;
• Insuffisance d’infrastructure pour la mobilisation de la ressource eau
• Insuffisance de moyens d’encadrements
• l’absence de connaissances et études fiables sur les eaux souterraines ;
m) La structuration du milieu rural :
Au constat très peu d’associations sont opérationnelles autour des activités de production agricole. Il
est donc important d’établir une politique de sensibilisation des producteurs à s’organiser en
associations et groupements pour défendre et valoriser l’activité.
B. Productions d'élevage
1. Le Cheptel :
Le cheptel est une ressource importante pour la région. Sa gestion rationnelle, dans le cadre d’une
politique plus pragmatique et adaptée à ses réalités locales, pourrait contribuer à la sécurité
alimentaire des populations.
En termes d’effectifs du cheptel de la région, les données statistiques disponibles sont loin d’être
exhaustives.
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50
Tableau 22 : Situation du cheptel par espèce et par cercle selon les différentes opérations
statistiques de 1996, 2000 et 2001 :
Cercles
Espèces
Abeibara Kidal Tin
Essako
Tessalit Total
Bovins
RA 1996 09 206 14 25 254
EV 2000 1 026 3 078 770 257 5 131
RNCTN 2001 771 10 004 406 799 12 011
Ovins
RA 1996 3 871 11 629 1 977 5 006 22 483
EV 2000 19 604 47 056 14 703 16 664 98 027
RNCTN 2001 56 315 83 355 12 885 120 427 275 064
Camelins
RA 1996 1 471 4 037 3 562 2 199 11 269
EV 2000 28 439 8 823 30 880 22 058 88 200
RNCTN 2001 12 337 22 559 13 297 46 326 95 622
Caprins
RA 1996 4 731 14 204 2 416 6 118 27 469
EV 2000 17 191 38 002 13 576 21 716 90 485
RNCTN 2001 46 730 61 675 10 322 136 075 256 008
Asins
RA 1996 1 606 5 703 3 687 2 368 13 364
EV 2000 5 578 9 589 3 345 5 791 24 303
RNCTN 2001 3 889 9 483 2 657 10 465 26 581
Sources : DRAMR ; DRPS, RA = Recensement Administratif 1996 ; EV= Estimation Vétérinaire
2000 ; RNCTN= Recensement National du Cheptel Transhument et Nomade de 2001
La région dispose de grands effectifs d’animaux dont l’effet sur le disponible fourrager est peu
connu. Actuellement, la région se situe dans une dynamique de développement avec un
accroissement des troupeaux, on y constate l’apparition de nouveaux systèmes d’exploitations de
pâturages par des éleveurs.
En appliquant le taux de croit annuel qui est de 5% pour les Ovins/ Caprins; et 2,5% pour les
Bovins, camelins; l’évolution du cheptel en 2005 et en 2006 par espèces et par cercles se
Présente comme suit :
Tableau 23 : Effectif du cheptel en 2005 et 2006
Espèces
Cercles
Bovins Ovins Caprins Camelins
2005 2006 2005 2006 2005 2006 2005 2006
Abeibara 828 849 64 359 67 578 53 406 56 076 13 240 13 571
Kidal 10 736 11 005 95 263 100 026 70 486 74 010 24 210 24 815
Tessalit 857 878 137 631 144 513 155 514 163 290 49 716 50 959
TinEssako 469 481 17 105 17 960 13 174 13 833 15 454 15 840
Total : 12 890 13 213 314 358 330 077 292 580 307 209 102 620 105 185
Sources : DRPIA, DRPSIAP - Kidal
Dans la région, le pastoralisme s’avère le pilier autour du quel s’articulent tous les autres axes :
commerce, artisanat, maraîchage.
Le pastoralisme ayant déjà fait ses preuves doit être pris en considération dans toutes ses
dimensions anthropologique, environnementale et animale.
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Les productions animales dépendent tant du point de vue de la qualité que de la quantité du niveau
organisationnel des producteurs. Les structures de base restent le fondement de toute action de
développement.
Les éleveurs ont besoin d’être dans un cadre institutionnel pour mener à bien leurs activités.
Spécifiquement dans la région de Kidal ; ce sont les productions animales qui déterminent la
sécurité alimentaire de la population.
Le système de production est extensif, vulnérable et d’une productivité faible. Il est contrarié par
plusieurs facteurs dont la dégradation des ressources pastorales, la faible responsabilisation des
communautés pasteurs dans les collectivités territoriales, et l’insuffisance des approches de
développement qui ne favorisent pas la promotion des filières de produits d’élevage (lait et produits
laitiers ; viande ; cuirs et peaux…).
A ces facteurs, il convient d’ajouter le besoin d’améliorer la couverture sanitaire, le conseil en
production et en gestion des exploitations d’élevage, l’organisation des acteurs du sous secteur et
enfin la mise en place d’un système de crédits adapté, la valorisation des produits et sous produits
animaux.
Tableau 24 : Abattages par centres contrôlés en 2005 et 2006 :
Cercles
Espèces
Kidal
Tessalit
Total
Bovins
2005 2006 2005 2006 2005 2006
Nbre de têtes 428 439 06 17 434 456
Poids carcasses en kg 47 620 50 987 630 1 440 48 250 52 427
Poids moyen en kg 111 116 105 85 111,2 115
Ovins
Nbre de têtes 3 825 2 566 105 204 3 930 2 770
Poids carcasses en kg 57 375 38 488 1 890 3 468 59 265 41 956
Poids moyen en kg 15 15 18 17 15,1 15,14
Caprins
Nbre de têtes 4 216 5 626 378 1 403 4 594 7 029
Poids carcasses en kg 59 024 78 764 6 426 21 045 65 450 99 809
Poids moyen en kg 14 14 17 15 14,25 14,2
Camelins
Nbre de têtes 94 162 15 12 109 174
Poids carcasses en kg 15 040 25 758 3 225 1 350 18 265 27 108
Poids moyen en kg 160 159 215 112 167,6 155,79
Source : DRSV-KI
Le nombre de têtes abattues en 2006 est supérieur à celui de 2005 en ce qui concerne les bovins, les
caprins et les camelins par contre pour les ovins ce chiffre est en baisse.
Tableau 25 : Evolution du nombre de têtes abattues dans les centres contrôlés :
Années
Espèces
2000 2001 2002 2005 2006
Bovins 220 239 228 434 456
Ovins 1 492 4 018 2 337 3 930 2 770
Caprins 9 677 7 130 7 908 4 594 7 029
Camelins 69 104 86 109 174
Source : DRSV-KI
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Le nombre de têtes abattues dans les centres contrôlés de 2000 à 2006 est en augmentation pour les
bovins, les ovins et les camelins et en diminution pour les caprins.
Considérant l’importance de l’élevage dans la région, il serait intéressant d’en faire l’une des
principales vocations dans le cadre d’une économie régionale intégrée et cela passe par sa
sécurisation et sa modernisation.
Pour mieux profiter des revenus de l’élevage, il est impératif d’intégrer de façon contrôlée et
organisée les circuits commerciaux ; les productions animales ; le suivi zoo sanitaire.
2. Production laitière
Le volume de la production laitière n’est pas connu, mais selon une étude de la FAO (source : étude
sur les filières lait au Mali 2006 : Sarah Promeranz), on consomme au Mali environ 45
litres/personne/an.
Par ailleurs des chiffres plus anciens mais plus détaillés insistent sur les grandes disparités
régionales. Ces chiffres estiment à :
30 litres/personne/an en zone nomade ;
5-6 litres /pers/an en zone sud ;
10 litres/pers/an Ville de Bamako et le reste du pays.
Ce qui dégagerait un volume global de 1 647.480 litres de lait (sur la base de la population 2008)
par an.
Tous ces chiffres sont inférieurs aux recommandations de la FAO pour la consommation de lait
(60 l/pers/an).
Par ailleurs, nous avons estimé cette production à partir de deux sources :
1. Le potentiel théorique évalué par les commissions de travail du schéma, Cette évaluation
estime une production totale de lait de 117 605 910 litres de lait par an pour la région de
Kidal se répartissant comme suit :
- Cercle de Kidal : 59.461.770 litres
- Cercle de Tessalit : 38.440.260 litres
- Cercle de Abeïbara : 11.124.135 litres
- Cercle de Tin –Essako : 8.579.745 litres.
Il s’agit d’estimation basée sur l’effectif de laitière par espèce, le nombre de jour de lactation et le
taux de vêlage.
2. Selon une étude
de la FAO, la
production du
lait au Mali est
estimée à
600.000 tonnes
EqLL2 se
répartissant
comme suit par
espèce :
2 Eqll = Unité équivalent litre lait utilisé pour pouvoir considérer l’ensemble de la production ou de la consommation
quelque soit la forme du produit laitier (beurre, formage, yaourt, lait etc.)
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Carte 4 : Répartition des espèces animales par région
Selon la même source le cheptel se répartit comme suit au Mali :
La région de Kidal avec 3% du troupeau de bovins (31% de production laitière), 17% d’ovins
caprins (60% de production laitière) et 50% de camelins (9% de production laitière) produirait une
quantité potentielle de 128.062 Tonnes Eqll soit 128.062.000 litres de lait ce qui diffère peu de
l’estimation des commissions de travail du SRAT de Kidal qui est de 117,6 millions de litres de
lait (en production potentielle).
Dans les deux cas, il apparaît que les besoins en lait de la population sont très largement satisfaits,
il existe une production excédentaire perdue pour l’économie locale
- Immunisations :
Tableau 26 : Interventions des services vétérinaires en 2005 et 2006 :
Affections
Camp. 04-05 Camp. 05-06
Prévu
Réalst. Taux de
Réalst.
Prévu
Réalst. Taux de
Réalst
PPCB 5 000 756 15,12 5 000 706 14,12
Pasteurellose bovine 5 000 - - - - -
DNCB 00 796 00 - 840 -
Pasteurellose ovine/caprine 12 000 9 065 75,50 12 000 8 895 74,12
Charbon bactérien 21 000 4 449 21,18 21 000 - -
Clavelée 13 000 1 096 8,43 13 000 - -
Total 56 000 16 162 28,86 51 000 10 441 20,47
Source : DRSV-KI
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Le taux de réalisation de la campagne 2006 est inférieur à celui de 2005 cela s’explique par
plusieurs raisons à savoir le problème d’insécurité qu’a connu la région et la présence de certaines
épizooties (particulièrement la PPCB) dans la région de Gao.
- Traitements effectués en 2005 et 2006 :
Tableau 27 : Traitement en 2005 et 2006
Espèces
Pathologies
2005 2006
Bol. Oli. Capra. Came. Bol. Oli. Cap. Came.
Parasitoses gastro intestinales 46 1042 300 18 09 142 56 01
Affections respiratoires 63 408 43 11 04 164 03 35
Carences alimentaires 125 843 329 - 04 60 01 -
Parasitoses sanguines 02 15 - - - - - 18
Diarrhées - - - - - - - -
Parasitoses externes 62 512 - 43 06 73 25 04
Autres affections d’origines
diverses
- - - - 02 08 01 01
Source : DRSV-Ki
Les pathologies fréquentes dans la région sont surtout d’ordre parasitaires et de carences
alimentaires.
La disponibilité de l’aliment bétail essentiellement le tourteau de coton produit dans les zones sud
du pays demeure l’éternel problème. S’il est vrai que ce tourteau est une nécessité pour les éleveurs,
il n’en reste pas moins que d’autres voies doivent être recherchées pour lui substituer des produits
ou sous produits locaux. Les transformations de ces sous produits locaux deviennent une nécessité
absolue (par exemple l’enrichissement de la paille à l’urée).
Pour une meilleure amélioration de production animale, et son exploitation utile il est nécessaire de
:
- réaliser certaines infrastructures de base (aires d’abattages, boucheries semi- modernes,
unités laitières) ;
- créer une ligne de crédit spécialement pour les producteurs (éleveurs) ;
- former les producteurs sur les différentes techniques de transformation, de conservation et
de commercialisation des produits d’élevage.
En termes d’effectifs et d’espaces pastoraux la région de Kidal a de très grandes potentialités :
- l’importance des effectifs animaux (camelins ; ovins ; caprins ; asins ; bovins) ;
- les races animales rustiques bien adaptées aux conditions climatiques ;
- l’existence de races productrices (lait, laine, peaux et cuirs…) ;
- la situation zoo sanitaire satisfaisante en termes de maladies infectieuses.
La commercialisation des camelins est essentiellement axée sur l’Algérie où les espèces du nord du
Mali sont réputées pour leurs aptitudes (endurance et rusticité).
De l’analyse des données en matière d’exportation des animaux vivants, il ressort que les
transactions commerciales axées sur l’Algérie se font dans un cadre informel qui ne profite pas
toujours aux éleveurs.
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Tableau 28 : Evolution des exportations contrôlées des animaux sur pied
Années
Espèces
2002 2003 2004 2005 2006
Bovins 05 20 88 151 42
Ovins/ Caprins 8 671 8 260 8 792 8 794 12 988
Camelins 2 172 2 771 2 204 1 606 3 806
Source : DRSV-KI
Les exportations des animaux sur pied concernent surtout les petits ruminants, les camelins et les
bovins sont en nombre très réduit.
Le lait et ses dérivés sont consommés sur place et constituent la source exclusive de protéines pour
la population nomade de la région. Les excédents de lait pendant la saison d’hivernage sont
pratiquement inutilisés par les populations car dépassant leur besoins.
C’est le cas particulièrement du lait de chamelle, qui est difficile à transformer par les populations
qui nécessite un anticoagulant spécifique non disponible en quantité suffisante dans la région.
Tableau 29 : Evolution des taxes d’abattage de 2000 à 2006 dans les centres contrôlés :
Unité : F CFA
Localités
Années
Kidal Tessalit Total
2001 1 666 600 53 100 1 719 700
2002 1 615 900 58 450 1 674 350
2003 1 554 100 223 250 1 777 350
2004 1 079 500 29 450 1 108 950
2005 1 012 900 54 600 1 067 500
2006 1 056 900 4 695 1 061 595
Source : DRSV-KI
Les taxes d’abattage sont en très nette régression de 2001 à 2006.
3. L’alimentation du cheptel
La rareté, voire la disparition de certaines espèces fourragères contribue au déséquilibre d’un
écosystème déjà fragile; ce qui n’est pas sans conséquences sur l’élevage. Afin de parer à des
situations extrêmes, il est primordial dans un programme de privilégier des actions qui sécurisent au
maximum le cheptel, de minimiser les risques liés à l’élevage tel qu’il est pratiqué dans la région.
L’élevage dans la région subit de grandes pertes liées à :
- la déperdition cyclique sur les effectifs ;
- l’insuffisance d’encadrement zootechnique ;
- l’insuffisance de valorisation des produits et sous produits animaux.
L’alimentation du cheptel est exclusivement assurée par les pâturages, qui sont tributaires des aléas
climatiques. Dans leur organisation, les éleveurs ont des techniques de gestion du couvert végétal
s’articulant dans un mouvement oscillatoire qui prend en compte la complémentarité des saisons. La
mobilité des éleveurs demeure la seule stratégie sûre pour l’exploitation des ressources naturelles
dans une zone à écologie très fragile.
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La biodiversité des espèces herbacées et ligneuses est faible et la biomasse réduite.
La valeur alimentaire du couvert végétal est appréciable et garantit un embonpoint satisfaisant des
animaux en année normale.
Carte 5 : Production de la biomasse
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Toutefois, l’éloignement des pâturages par rapport aux points d’eau constitue de plus en plus un
facteur limitant de l’élevage dans la région. Cette contrainte pousse certains éleveurs plus nantis au
transport de l’eau par citerne sur de grandes distances pour desservir des pâturages bien fournis et
non accessibles aux autres animaux.
Cette dernière stratégie introduite est pratiquée par un petit nombre d’éleveurs, faute de moyens
adéquats.
L’élevage dans la région souffre des maux qui sont entre autres :
- La fréquence des déficits pluviométriques ;
- La durée irrégulière de la saison de soudure ;
- L’insuffisance de la couverture sanitaire ;
- L’insuffisance de moyens humains et logistiques des services d’encadrement ;
- L’absence de professionnalisme dans le sous secteur ;
- L’insuffisance d’introduction de technologie de transformation, de conservation, de
commercialisation des produits et sous produits ;
- La culture (les pasteurs capitalisent dans le troupeau) ;
- L’insuffisance d’investissement substantiel dans le sous secteur.
4. L’abreuvement des animaux :
L’eau est sans nul doute la ressource la plus précieuse dans la région de kidal. Elle est ici le facteur
le plus important.
En surface, la région de Kidal est la seule dépourvue de ressources en eau pérennes. Dans ce cas
précis, les aménagements des oueds et leurs bassins versants peuvent pallier à ce problème d’eau.
Ces types d’aménagements ont déjà faits leurs preuves dans la régénération des pâturages ;
l’alimentation des nappes phréatiques.
En effet, du fait de la configuration du massif de l’Adrar les ruissellements torrentiels drainent la
quasi totalité des eaux de pluies qui se jettent en pures pertes dans les plaines du Tilemsi et du
Tamasna. Des barrages collinaires aménagés à l’échelle des bassins versants favoriseraient
l’infiltration des eaux dans les terrains alluviaux des lits de nombreux oueds encaissés.
Aujourd’hui une étude systématique des eaux souterraines de la région est plus que jamais une
nécessité ainsi que leur mise en valeur à des fins agropastorales.
Sur le plan hydraulique pastorale beaucoup reste à faire. L’eau est le premier facteur limitant
l’élevage dans la région. Certains pâturages restent inexploités pendant toute l’année faute d’eau
cela est lié à la mauvaise répartition de quelques rares points d’eau.
La région regorge d’énormes potentialités en eaux souterraines dans le massif de l’Adrar, dans les
bassins sédimentaires du Tamasna, du Tilemsi et du Tanezrouft (nappes profondes généralisées et
continues multicouches et à grands débits).
Les précipitations bien que faibles et caractérisées par de grands déficits pluviométriques, peuvent
donner parfois lieu à des eaux de surface temporaires (mares de 15 jours à 3 mois).
On observe une dichotomie fréquente entre points d’eau et pâturages : là où il y a des pâturages, il
n’y a pas d’eau et vis versa.
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Toutes les stratégies et les politiques de développement de l’élevage ont reposé essentiellement sur
la protection sanitaire du cheptel et l’hydraulique pastorale au détriment de la gestion des ressources
naturelles et de l’organisation des sociétés pastorales.
L’hydraulique n’a pas été considérée comme une composante intégrante de l’aménagement
pastoral.
Ainsi le massif de l’Adrar occupe plus de la moitié spatiale de la région :
- les nappes sont localisées uniquement dans les encaissements alluviaux et dans les
fissurations des roches (avec des grandes disparités) ;
- Ces nappes sont de faibles débits ;
- Elles tarissent fréquemment en Mai, Juin de chaque année ;
- L’exploitation de ces nappes est faite par des moyens rudimentaires ;
- L’insuffisance notoire des études sur la tectonique du terrain (nappes liées aux
fissurations).
Les causes techniques du mécanisme générateur des difficultés d’accès de l’eau :
- Dans le massif la roche est nue et imperméable et la sédimentation perméable n’est liée
qu’aux lits des oueds ;
- Le faible débit est lié à la faible alimentation des terrains aquifères par les eaux de
pluies, faible perméabilité des altérations des roches granitiques ;
- La faible épaisseur de captage des nappes dans les ouvrages réalisés par les populations ;
- La mauvaise gestion des ouvrages (maillage, entretien des équipements répartition) ;
faible technologie de captage des eaux (construction des puits, système d’exhaure) ;
- La grande profondeur du substratum (terrain imperméable) des roches sédimentaires
aquifères (continentales, terminales et continentales intercalaires).
- L’insuffisance des études systématiques des eaux souterraines ;
- Le faible revenu des populations.
Carte 6 : Séries de cartes de cercles de la région de Kidal sur les
pâturages et l’eau
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N° 6 : Le cercle de Kidal, on
peut voir sur cette carte, les
pâturages classés par
catégories, les différents
types de points d’eau, les
villages avec quelques
données sociales (Cscom,
école). La position des
pâturages est clairement en
lien avec les oueds comme
on peut le voir sur la carte
Dans l’ensemble le potentiel
de la zone reste faible par
rapport à l’ensemble de la
zone. Les limites des
communes ne figurent qu’à
titre indicatif.
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60
N° 7 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte ci-dessus
mais uniquement sur le cercle
de Kidal. L’analyse proposée
montre la disponibilité en eau à
vocation humaine (potable)
pour les populations du cercle.
Nous ne prenons en compte
comme point d’eau à vocation
humaine, que les points d’eau
équipés d’un moyen d’exhaure
mécanique, soit au minimum
une pompe manuelle. On peut
facilement remarquer que la
majorité de la population n’a
pas accès à une eau de qualité
suffisante. Les villages sans
équipements appropriés dans
un rayon de 5 Km apparaissent
en jaune et grossissent en
fonction du nombre
d’habitants.
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61
N° 8 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte n° 5
mais uniquement sur le
cercle de Kidal. Les cercles
hachurés en marron
représente un rayon de 15
Km autour des points d’eau,
ils représentent la mobilité
des animaux. On observe
une concentration importante
de valeur négative en jaune
sur la carte. L’analyse tant à
vouloir représenter une zone
où le nombre de point d’eau
à vocation pastorale est
supérieur aux ressources
fourragères disponibles. Ceci
est du à la forte
concentration de sites où les
populations souhaitent se
fixer durant la saison sèche.
Certaine zone reste tout de
même exploitable. Il pourrait
être intéressant compte tenu
des caractéristiques de la
zone de tenter de sécuriser
les zones de concentration en
saison sèche.
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62
N° 6 : Le cercle de Abeïbara,
on peut voir sur cette carte,
les pâturages classés par
catégories, les différents
types de points d’eau, les
villages avec quelques
données sociales (Cscom,
école). La position des
pâturages est clairement en
lien avec les oueds comme
on peut le voir sur la carte
Dans l’ensemble le potentiel
de la zone reste faible par
rapport à l’ensemble des
régions. Les limites des
communes ne figurent qu’à
titre indicatif.
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63
N° 7 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte n° 4 (capacité
de charge) mais uniquement sur le
cercle de Abeïbara. L’analyse
proposée montre la disponibilité
en eau à vocation humaine
(potable) pour les populations du
cercle. Nous ne prenons en compte
comme point d’eau à vocation
humaine, que les points d’eau
équipés d’un moyen d’exhaure
mécanique, soit au minimum une
pompe manuelle. On peut
facilement remarquer que la
majorité de la population n’a pas
accès à une eau de qualité
suffisante. Les villages sans
équipements appropriés dans un
rayon de 5 Km apparaissent en
jaune et grossissent en fonction du
nombre d’habitants.
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64
N° 8 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte n° 5
mais uniquement sur le
cercle de Abeïbara. Les
cercles hachurés en marron
représente un rayon de 15
Km autour des points d’eau,
ils représentent la mobilité
des animaux. La potentialité
de ce cercle est de type
moyenne mais non
négligeable pour la région.
La répartition des points
d’eau moderne est également
faible en comparaison aux
points d’eau traditionnels.
Excepté autour des gros
villages qui apparaissent en
jaune, il peut être envisagé
de réaliser de nouveaux
points d’eau à vocation
pastorale. La partie à l’est
située dans le Tamasna
possède un faible potentiel.
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65
N° 6 : Le cercle de Tessalit, on
peut voir sur cette carte, les
pâturages classés par catégories,
les différents types de points
d’eau, les villages avec quelques
données sociales (Cscom, école).
La position des pâturages est
clairement en lien avec les oueds
comme on peut le voir sur la carte
Dans l’ensemble le potentiel de la
zone reste faible par rapport à
l’ensemble des régions. Les limites
des communes ne figurent qu’à
titre indicatif.
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N° 7 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte n° 4
(capacité de charge) mais
uniquement sur le cercle de
Tessalit. L’analyse proposée
montre la disponibilité en
eau à vocation humaine
(potable) pour les
populations du cercle. Nous
ne prenons en compte
comme point d’eau à
vocation humaine, que les
points d’eau équipés d’un
moyen d’exhaure mécanique,
soit au minimum une pompe
manuelle. On peut facilement
remarquer que la majorité de
la population n’a pas accès à
une eau de qualité suffisante.
Les villages sans
équipements appropriés dans
un rayon de 5 Km
apparaissent en jaune et
grossissent en fonction du
nombre d’habitants.
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67
N° 8 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte n° 5
mais uniquement sur le
cercle de Tessalit. Les
cercle hachurés en rouge
représente un rayon de 15
Km autour des points
d’eau, ils représentent une
mobilité des animaux (or
dromadaire). La
potentialité la plus
importante se trouve en
bordure ouest du massif
des Ifoghas, qui de fait est
le plus équipé en points
d’eau. Des zones à risques
y apparaissent. Dans
l’ensemble les potentialités
de ce cercle sont faibles.
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N° 6 : Le cercle de Tin
Essako, on peut voir sur cette
carte, les pâturages classés
par catégories, les différents
types de points d’eau, les
villages avec quelques
données sociales (Cscom,
école). Au niveau de ce
cercle on constate qu’il
possède peut de points d’eau
moderne mais
également peut de pâturages.
Les limites des communes ne
figurent qu’à titre indicatif.
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N° 7 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte n° 4
(capacité de charge) mais
uniquement sur le cercle de
Tin Essako. L’analyse
proposée montre la
disponibilité en eau à
vocation humaine (potable)
pour les populations du
cercle. Nous ne prenons en
compte comme point d’eau à
vocation humaine, que les
points d’eau équipés d’un
moyen d’exhaure mécanique,
soit au minimum une pompe
manuelle. On peut facilement
remarquer que la majorité de
la population n’a pas accès à
une eau de qualité suffisante.
Les villages sans
équipements appropriés dans
un rayon de 5 Km
apparaissent en jaune et
grossissent en fonction du
nombre d’habitants.
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N° 8 : Cette carte reprend
l’analyse de la carte n° 5
mais uniquement sur le
cercle de Tin Essako. Les
cercles hachurés en marron
représente un rayon de 15
Km autour des points
d’eau, ils représentent une
mobilité des animaux. Les
potentialités de ce cercle se
situent à l’ouest dans le
massif des Ifoghas et à
l’extrême est dans le
Tamasna. Au centre il y a
très peu de potentialités
exploitables. Il faut
remarquer qu’à Tin Essako
ville un problème de
pollution lié aux pesticides
a été identifié, or les points
d’eau à vocation humaine
sont r
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5. Foncier :
La région dispose de vastes étendues, les cultures sont rares.
- Des potentialités pastorales énormes avec le couvert végétal très riche et diversifié
(Tilemsi, Tamasna et autres plaines) ;
- L’existence des terres salées exploitées à ciel ouvert ;
- La configuration du relief favorable à des aménagements de surface ;
- L’existence d’une vie animale bien adaptée et humaine bien que de faible densité.
Des difficultés multiples :
- La fréquence des sécheresses et la désertification fragilisant l’écosystème ;
- La faiblesse de la pluviométrie annuelle (moins 200 mm/an) Climat subsaharien ;
- L’insuffisance des infrastructures pastorales (points d’eau aménagés, marchés à bétail,
abattoirs, boucheries modernes) ;
- L’inorganisation des parcours pastoraux due aux conditions mêmes du milieu
(transhumance, gîtes d’étape, pistes pastorales) ;
- L’absence d’exploitation rationnelle des ressources naturelles dans une optique de
durabilité (lutte anti- érosive, régénération du couvert végétal) ;
- L’insuffisance du schéma d’aménagement de l’économie pastorale absence de mise en
valeur des terres ….
- L’insuffisance d’encadrement des pasteurs due à leur grande mobilité ;
- Les plaines à pâturages deviennent de glacis (clairière) par dégradation;
C. Productions de la pêche
La région de Kidal n’est pas une zone de pêche car n’ayant pas de grandes réserves pérennes en eau
de surface. La période des eaux de surfaces est de courte durée (environ 3 mois).
La pisciculture dans la région est encore à l’état embryonnaire. Son introduction serait la bienvenue,
mais nécessite de gros efforts d’investissement et de sensibilisation.
Les statistiques de janvier à juin 2007 donnent les quantités suivantes de poissons déversées sur le
marché de Kidal en provenance de Gao :
Poissons frais : 21 068 kg
Poissons séchés : 2 666,5 kg
Poissons fumés : 7 748 kg
Les quantités de poissons qui sont déversées sur le marché de Kidal par mois, nous font dire que la
population de la région est une grande consommatrice de poissons. Ce produit provient
principalement de Gao région voisine.
Cependant, le manque d’eau de surface ne doit pas empêcher l’introduction de la pisciculture dans
la région compte tenue de ses potentialités en bassins versants :
- L’existence des terrains aménageables pour réaliser des étangs piscicoles (Encaissement des
oueds ; carrières urbaines d’extraction de banco) ; la configuration du relief s’y prête
(montagnes sillonnées de vallons oueds) ;
- L’existence de nappes peu profondes alluviales à bon débit dans certaines zones ;
- L’existence des agglomérations citadines consommatrices de poissons (Kidal) ;
- L’existence d’une direction régionale en charge de la pêche.
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Toutefois des contraintes subsistent :
- Insuffisance d’élaboration de plan d’aménagement des sites potentiels ;
- Manque de financement pour la pisciculture ;
- Insuffisance d’études de faisabilité pour la réalisation des étangs artificiels (Infiltration,
évapotranspiration potentielle ETP);
- Absence d’aménagement adéquat pour la pisciculture ;
- Absence de professionnalisme dans le domaine ;
- Insuffisance d’encadrement technique.
- Absence de sources des eaux de surface ;
- La consommation du poisson n’est pas dans les habitudes alimentaires de la majorité de la
population de la région ;
- Manque d’investissement
D. Productions forestières
1. Situation des Ressources forestières et Fauniques dans la région :
Tableau 30 : Exploitation du Bois de Chauffe et du Charbon de bois en 2005 et 2006.
Rubriques
cercles
2005 2006
Recettes
Bois de chauffe Charbon de bois
Nbre de
permis
Qté en
stères
Nbre de
permis
Qté en
quintaux
Kidal 64 208 24 39 213 200
Abeibara - - - - -
Tessalit - - - - -
Tin-Essako - - - - -
Total 64 208 24 39 213 200
Source : DRCN-Kidal
Tableau 31 : Exploitation du Bois de service en 2005 et 2006.
2005 2006
Rubriques
cercles
Bois de service Recettes Bois de service Recettes
Nbre de
permis
Prdts
Qté Nbre de
permis
Prdts
Qté
Kidal 1 Rônier 1 2 675 0 0 0 0
Perches 32 2 325 - - - -
Abeibara - - - - - - - -
Tessalit - - - - - - - -
Tin-Essako - - - - - - - -
Total 1 - - 5 000 0 0
Source : DRCN-Kidal
En 2005, les recettes d’exploitation du bois de service se chiffraient à 5 000 fCFA. Cette
recette est nulle en 2006.
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a) Situation des Ressources forestières :
La région de Kidal, conventionnellement reconnue comme région située dans la zone Sahélo
Saharienne, se caractérise par des conditions non favorables à des formations forestières denses. Les
formations existantes sont du genre secondaires ou de protection. Seule la zone écologique de
l’Adagh contient des formations végétales significatives et ceci grâce à la présence des oueds et
vallées encaissées créant ainsi des conditions particulières de microclimat.
Dans le Désignation et le Telemsi, il n’est nullement question de parler des formations forestières
compte tenu des conditions climatiques précaires. Dans ces habitats désertiques les formations
végétales se résument à quelques espèces ligneuses d’importance pour les pâturages. L’exploitation
des Ressources de ces formations atteindra difficilement un intérêt économique sans aménagement
spécifique.
En tout état de cause, les formations végétales de la région de Kidal qui jadis étaient denses et
luxuriantes dans les grands oueds et vallées sont aujourd’hui dans un état d’extrême précarité
Les conditions climatiques jugées sévères conjuguées avec une pression anthropique implacable ont
contribué à l’amenuisement de cette ressource qui satisfait à tous les besoins de la communauté. Au
fil des ans elle a servi à construire des maisons, à être vendue sans limite et sans mesure, elle est
coupée abusivement pour nourrir des troupeaux entiers d’animaux.
La situation de déficit des ressources ligneuses a été aggravée à partir des années 70 et 80 suite aux
deux grandes sècheresses qui ont consécutivement détruit le capital écologique et économique de la
région. Cette situation ne fait que s’accentuée d’année en année si des mesures de correction de nos
comportements ne sont pas prises.
Avec la démographie galopante que connait de plus en plus la région notamment au niveau des
grands centres urbains comme Kidal, les besoins de consommation de bois et de charbon de bois ne
font qu’augmenter créant ainsi la diminution voire la raréfaction du potentiel végétal. Cette
diminution est si évidente que la région est aujourd’hui dépendante de l’extérieur pour son
approvisionnement en bois et en charbon de bois. Tout le bois et charbon de bois que la ville de
Kidal consomme proviennent à 80% des régions du sud et du cercle de Ménaka.
b) Ressources Fauniques :
Jusqu’à un passé récent (les décennies 1970-1980), la région de Kidal constituait des réservoirs
riches et diversifié de la faune sauvage du mali. De nombreuses espèces animales y étaient
représentées comme l’Oryx, l’Addax, le mouflon à manchette (endémique de l’adagh des Ifoghas),
diverses espèces de gazelles dont la gazelle Dama, en cours de disparition au Mali et dans le monde,
la gazelle Leptocère, la gazelle rufifrons, et la gazelle Dorcas très vulnérable, ainsi que des grands
carnivores.
Ces espèces, qui constituent le résidu d’un capital de faune autrefois riche, se trouvent aujourd’hui
menacées dans leurs habitats où certains sont au bord de l’extinction sous l’effet de la conjugaison
des facteurs climatiques et anthropiques : sécheresse, ensablement, braconnage local et étranger,
absence de gestion de la ressource, surarmement de la zone.
Les espèces présentes dans la région sont entre autres : la gazelle dorcas (relativement abondante
dans le Tamasna), la gazelle dama (aussi dans le sud du Tamasna), le mouflon à manchette (un petit
nombre d’individus survit dans les parties reculées des montagnes de l’Adagh), le guépard du
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Sahara (dans le Tamasna et dans l’Adagh), l’hyène tachetée, le chacal, le renard de sable, diverses
espèces d’outardes, les pintades.
Les causes qui ont présidé à la disparition de la faune sont globalement les mêmes que pour les
autres régions du Mali à savoir : la chasse et le braconnage.
La chasse à outrance est la principale cause de la disparition des antilopes. La chasse traditionnelle
peu destructrice, a fait place à un braconnage extrêmement meurtrier effectué en véhicules tout –
terrain avec des armes automatiques genres armes de guerre.
Autrefois presque exclusivement dévolue à la faune sauvage et aux pasteurs nomades, la zone a
connu les premiers sites de sédentarisation dans les années 40 sous l’impulsion de la colonisation. A
partir de cette date et jusqu’à l’indépendance, ce sont les administrateurs français et leurs
auxiliaires goumiers qui chassaient.
Après l’indépendance, une première rébellion touaregs éclata et provoque un afflux des militaires
dans la région. Lorsque, en 1964, cette première rébellion se termine, l’ensemble de la zone est
militarisé, les postes étant implantés dans les endroits les plus propices à la faune. Les militaires,
désoeuvrés, armés et motorisés, se livrent à une chasse sans merci. C’est pendant cette période que
disparaissent de la région les Addax et les Oryx et que la Gazelle Dama est décimée.
A partir des années 80, les commerçants et les fonctionnaires qui possèdent des véhicules 4X4 et
des armes automatiques, viennent aggraver la pression déjà forte exercée par les militaires. Le
braconnage à outrance qui en résulte perdure jusqu’à la deuxième rébellion de 1990 Pendant toute
la rébellion(1990-1995), les militaires occupés par la guerre arrêtent de chasser, quant aux civils, ils
n’osent plus s’aventurer dans la zone. Il en résulte un véritable répit pour la faune ; on assiste alors à
une spectaculaire reconstitution des populations de Gazelles Dorcas principalement, mais aussi de
la Dama.
Dès la fin de la rébellion, le braconnage reprend de plus belle annihilant en quelques mois ce que 5
ans de quiétude avaient permis de restaurer. S’y ajoute la pression de chasse de princes des pays
du golfe, aujourd’hui préoccupante compte tenu de l’état de dégradation de la faune, munis
d’autorisations officielles et très bien équipés et motorisés, dans toute la zone.
Devant ces formes de carnage les services techniques chargés de la faune et les populations
assistent impuissant faute des moyens appropriés pour mener une lutte conséquente.
Une mobilisation locale est possible mais sous réserve de donner des moyens de surveillance et de
répression aux agents de l’Etat, de couvrir leur action au niveau politique et d’inscrire ces actions
dans un programme de gestion de la faune conçu et géré en coopération avec les collectivités
territoriales décentralisées.
c) Les sècheresses :
Les grandes sècheresses, principalement des années soixante-dix, et dans une moindre mesure, des
années 1983-1984 ont entraîné une dégradation de l’habitat et du pâturage préjudiciable à la faune,
mais de l’avis général, la sècheresse n’est qu’une cause aggravante, en aucun cas la cause
déterminante de la réduction des populations d’antilopes. L’existence de troupeaux importants de
Gazelles au début des années 80(donc juste après la grande sècheresse de 73) confirme cette
assertion.
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Cependant, comme dans toute la zone Sahélienne, avec les derniers hivernages débute un retour à la
pluviométrie normale. En conséquence, l’état de l’habitat et du pâturage est satisfaisant dans toute
la zone.
Les sites les plus favorables aux antilopes comme les plaines et les vallées périphériques de
l’Adagh, ont été colonisées par les populations humaines qui ont repoussé la faune dans les endroits
les plus inaccessibles et en particulier les antilopes dans les zones plus ouvertes et plus lointaines
comme le Tamasna, le Telemsi et les Timetrines.
d) Le déficit de la politique nationale en matière de faune :
Certes, l’Etat est signataire de plusieurs conventions se rapportant à la faune et a édité plusieurs
textes législatifs et réglementaires dans le domaine qui définissent la part et le rôle de chaque acteur
(Etat, collectivités et particuliers).Cet arsenal juridique restera sans effet tant que les moyens
d’appui (humains, financiers et matériels) ne sont pas mis en place, lacunes qui ont contribué à la
dégradation des ressources fauniques de la région.
2. Mode d’exploitation et de gestion des Ressources forestières et fauniques :
a. Production des Plants/espèces/cercle en 2005 et 2006.
Tableau 32 : Evolution de la production des plants
Cercles
Espèces exotiques
Année 2005 Année 2006
Kidal Abeib Tessalit Tinessako Total Kidal Abeib Tess
alit
Tinessak
o
Total
Azadirachta 100 - - - 100 200 - - - 200
Eucalyptus
comaldulensis
100 - - - 100 50 - - - 50
Leucaena Glanca 160 - - 20 180 350 - - - 350
Prosopis juliflora 500 - - 30 530 5550 50 - - 5600
Parkinsonia aculeata 100 - - 10 110 - - - - -
Terminalia mentali 50 - - 20 70 150 - - - 150
Tamarix Aphylla - - - - - 150 - - - 150
Henae - - - - - 50 - - - 50
Total 1 1010 - - 80 1090 6450 - - - 6450
Acacia nolotica - - - - - 150 - - - 150
Balanite Aegyptiaca - - - - - 300 - - - 300
Tamarindus Indica 20 - - 5 25 300 - - - 300
Total 2 20 - - 5 25 750 - - - 750
Goyavier - - - - - 90 - - - 90
Citronnier 110 - - 10 120 - - - - -
Grenadier 140 - - - 140 40 - - - 40
Resin 70 - - 10 80 65 - - - 65
Acacia Papaya 30 - - - 30 50 - - - 50
Manguifera Indica 90 - - - 90 - - - - -
Total 3 440 - - 20 460 245 - - - 245
Total Général 1470 - - 105 1575 7495 50 - - 7545
Source : DRCN-Kidal
En 2005, 1 575 plants ont été produits dans les cercles de Kidal et TinEssako contre 7 545 plants en
2006 dans les cercles de Kidal et Abeibara.
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b. Exploitation des Ressources forestières :
Dans la région toutes les ressources ligneuses sont mises à profit pour leur exploitation à des fins
diverses ;
b.1) Pâturages :
L’activité de la région étant l’élevage, le couvert végétal est exploité dans toutes ses parties par le
bétail.
Les pâturages de la région sont beaucoup appréciés, ce qui explique l’affluence des troupeaux des
cercles voisins (Ménaka, Ansongo, Gao et Bourem).
Cette appréciation est surtout due à leur valeur nutritive, à la présence de terres salées et la présence
d’herbacées ayant des propriétés purgatives.
Le circuit d’exploitation de ces pâturages se fait suivant une triangulation : eau pâturages terres et
suivant les saisons :
- pendant la saison des pluies tout le bétail de la région converge vers la partie centrale (Adagh)
pour exploiter les pâturages des grands oueds et bénéficier des mares temporaires. Pendant
cette période les terres salées de issawane sont exploitées par les propriétaires des bovins et des
petits ruminants, venant surtout de la région de Gao ;
- pendant la saison sèche et froide, les troupeaux (exceptés les bovins) se répartissent entre le
Tamasna et le Telemsi (timtaghène) pour observer la période d’abstinence en eau qui dure
généralement 2 à 3 mois. Cette abstinence ou privation des animaux en eau est assurée grâce à
la présence d’espèces herbacées et arborées aqueuses : coloquinte amère, « amadrassal,
tebdebit, tachara, issine, ahilwat, tamassalt, tamat ». En plus des qualités qu’ont les pâturages
de Tamasna et du Telemsi en cette période de froid, les éleveurs y ajoutent les conditions saines
qu’ils présentent (moins piétinés, moins colonisés par les espèces non appétées, espace aéré,
absence de la chenille d’Acacia) ;
- pendant la saison sèche et chaude nous constatons un repli des animaux surtout vers l’Adagh
pour les raisons des points d’eau ;
- le phénomène de surpâturage est moins accentué surtout pendant les bonnes années de
pluviométrie. Ce qui est fréquemment constaté à travers la région c’est le phénomène de
dégradation des pâturages autour des points d’eau (puits et mares) et autour des centres urbains
(fauchage de la paille, coupe des arbres pour le bois de chauffe, charbon de bois et bois de
construction).
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Carte 7 : Les pâturages et Points d’eau de la région de Kidal
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Carte 10 : Les Infrastructures de la région de Kidal
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1.5.2. Caractéristique et localisation des équipements du secteur secondaire
A. Liste des marchés hebdomadaires
Les marchés hebdomadaires ne sont pas nombreux dans la région. Ils sont localisés essentiellement dans le
cercle de Kidal et sont au nombre de huit (8) au total dont 7 dans la commune de Kidal et 1 dans la
commune de Anefif.
B. Les services administratifs et techniques
Il existe 44 directions régionales représentées dans la région au niveau de la capitale régionale. Les
missions de service public sont assurées par les services techniques répartis entre les directions
régionales et les services locaux de Cercles. Entre autre, on peut citer :
▪ Le gouvernorat de la région et les Préfectures de cercles
▪ La Direction Régionale de l’Agriculture ;
▪ La Direction Régionale du Génie Rural ;
▪ Le Service Régional de la Protection des Végétaux ;
▪ La Direction Régionale des Productions et Industries Animales ;
▪ La Direction Régionale des Services Vétérinaires ;
▪ La Direction Régionale de la Conservation de la Nature ;
▪ La Direction Régionale de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des
Nuisances ;
▪ La Direction Régionale de l’Hydraulique et de l’Energie ;
▪ L’Energie du Mali ;
▪ La Direction Régionale de la Géologie et des Mines ;
▪ La Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence ;
▪ La Direction Régionale de l’Office Malien du Tourisme et de l’Hôtellerie
(OMATHO) ;
▪ La Direction Régionale des Routes ;
▪ Le Service Régional de la Météorologie ;
▪ La Direction Régionale de l’Urbanisme et de l’Habitat ;
▪ La Direction Régionale des Domaines et du Cadastre ;
▪ Le Centre de la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA) ;
▪ Le Bureau Régional de l’Office National des Postes et Télécommunication ;
▪ L’Antenne de l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM) ;
▪ Le Correspondant Régional de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité
(AMAP) ;
▪ La Direction Régionale de la Planification, de la Statistique, de l’Informatique, de
l’Aménagement du Territoire et de la Population ;
▪ La Direction Régionale de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille ;
▪ La Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture ;
▪ La Direction Régionale du Développement Social et de l’Economie Solidaire ;
▪ Le centre de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) ;
▪ La Direction Régionale de la Santé ;
▪ La Direction Régionale du Travail ;
▪ L’Antenne Régionale de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes
(APEJ) ;
▪ Agence National Pour l’Emploi
▪ La Direction Régionale de la Caisse des Retraites du Mali
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▪ La Direction Régionale de la Police ;
▪ La 4ème Région Militaire ;
▪ Le groupement de la Garde Nationale ;
▪ Le Groupement de Gendarmerie ;
▪ La Direction Régionale du Contrôle Financier ;
▪ La Direction Régionale du Budget ;
▪ La Direction Régionale des Impôts ;
▪ Le bureau Régional de la Douane ;
▪ La Trésorerie Régionale ;
▪ L’Antenne Régionale de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités
Territoriales (ANICT) ;
▪ La Justice de Paix à Compétence Etendue.
Source : Gouvernorat de KIDAL
C. Les équipements de crédit et d'assurance
Tableau 47 : Les banques et système financier décentralisé
Commune Agence
bancaire
Caisse Nbre
clients
2000
Nbre
clients
2003
Nbre
clients
2006
Nbre de
prêts
Nbre
d’emplois
Kidal 1 1 59(caisse) 158(caisse) 484(caisse) 15 092 916
f pour 206
pers.
(caisse)
3(caisse)
Abeïbara 0 0 0 0 0 0 0
Tessalit 0 2 ND ND ND ND ND
Tinessako 0 0 0 0 0 0 0
Total 1 3 59 158 484 15 092 914 3(caisse)
Source : caisse Adagh finance
NB : Renseignements non disponibles pour la banque BMS sa.
L’Agence d’assurance LAFIA est représentée à Kidal.
D. Les équipements culturels
Sur le plan de la promotion artistique et des infrastructures culturelles et socio éducatives il existe dans la
région :
15 associations culturelles assurant la promotion artistique (folklore, manuscrits arabes et
tifinagh, poésie, artisanat, etc.) dont 8 à Kidal, 5 à Tessalit, 3 à Abeïbara et 2 à Tin Essako ;
1 Orchestre régional à Kidal ;
2 infrastructures culturelles à Kidal : la Maison du Luxembourg et la Maison des Arts et
de la Culture de Kidal en chantier ;
6 maisons des jeunes assimilées à des Centres d’Accueil ou Campement dans les autres
cercles dont 2 à Tessalit, 3 à Abeïbara et 1 à Tin Essako ;
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1 bibliothèque de lecture publique à Kidal.
Les contraintes liées au développement des activités de jeunesse et de la promotion de la culture dans la
Région, sont de plusieurs ordres allant d’un simple déficit en matière d’infrastructures et d’équipements,
aux moyens financiers et techniques.
1.5.3. L'organisation et le fonctionnement de l'espace régional.
1.5.3.1. Les principaux centres urbains d'influence régionale et sous –régionale
D’une manière générale les points de mire reste les villes chefs lieux de communes, chefs lieux de cercle
et la ville de Kidal qui est la ville chef lieu de région. Toutefois certaines villes sont plus influentes que
d’autres sur le plan politique, administratif et également commercial.
A. Les éléments constitutifs
Les éléments constitutifs des centres urbains reste aujourd’hui par ordre d’importance démographique les
villes de Kidal, Tessalit, Adjiel Hoc, Anefif etc.
B. Les fonctions, les équipements correspondants et leurs zones d'Influence
Tableau 48 : Fonctions des centres urbains de la région
Fonctions politique,
administrative, socioculturelle
et religieuse
Fonctions
militaires
Fonctions
industrielles
Ensemble des villes chefs lieu de
communes, cercles et région
Kidal, Abeïbara et
Tessalit, Infrastructures,
Anefif
Kidal et Tessalit
Source : Commissions de travail des cercles
1.5.3.2. Les secteurs de développement
Les secteurs sont u niveau qui doit permettre la centralisation des infrastructures d’intérêt collectif et faciliter
le développement global à la base. Ils sont créés par décision du Maire de la commune sur approbation de
l’administration de tutelle.
1.5.3.3. Les principaux échanges de flux
L'essentiel des échanges extérieurs se passe avec l'Algérie voisine qui demeure le principal
partenaire commercial de la région ainsi qu’avec le Niger.
Ils portent surtout sur les denrées alimentaires (mil, riz, semoule, dattes, thé, sucre, lait, etc.…).
L’activité du secteur en plein essor devient l’importation des produits de consommation courante
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d’Algérie comme les tissus, les matériaux de construction (fer, ciment, IPN, etc…) les articles
industriels (réfrigérateurs, réchauds, etc.…) l’exportation d’animaux sur pieds et les peaux et cuirs.
A l’intérieur du Mali les échanges sont pus développé avec Gao et qui porte en général sur les
céréales. L’intérieur de la région est approvisionné à partir de la ville de Kidal qui de son côté reçoit
de Tessalit des produits maraîchers.
Il faut noter cependant que le secteur souffre d’énormes difficultés notamment de formalisation
parmi lesquelles on peut citer :
- l’insuffisance de la mise en œuvre d’une politique d’intégration et d’échanges commerciales
avec l’Algérie ;
- la persistance de la fraude et de la contrebande du fait de la longueur et de la perméabilité
des frontières ;
- l’enclavement de la région entraînant souvent la rupture de stocks de produits de grande
consommation ;
- la faible capacité financière des opérateurs et leur faible organisation.
1.6. Les Actions de développement
1.6.1. Les actions de développement réalisées de 1997 à 2007
Tableau 49 : Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007
(Voir en annexe)
1.6.2. Les Projets et Programmes Spécifiques
a) Les projets initiés par le Fonds de Solidarité Nationale
Tableau 50 : Projets initiés par le FSN dans la région
Année
Nature
2002 2003 2004 Situation
2005
Infrastructures
scolaires
Tinzaouten/Commune de
Tinzawatene/Cercle de Abeibara Aghabo/Kidal
Village de Tin Essako/Commune de Tin
Essako/Cercle de Tin Essako Essouck/Kidal
Inamzil/Kidal
Kidal
Infrastructures
sanitaires
Village de Abéïbara/Commune de
Abeibara/Cercle de Abeibara
Commune de Tintaguène/Cercle de
Tessalit
Village de Tessalit/Commune de
Tessalit/Cercle de Tessalit
Source : Fonds de Solidarité Nationale (FSN)
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b) Autres projets relevant de l'Etat et des Collectivités
- PIDRK : Programme Intégré de Développement de la Région de Kidal ;
- PADDECK : Projet d’Appui au Développement Décentralisé de Kidal. Il mène des actions
d’appui à la programmation des actions des communes : investissements, activités génératrices
de revenus des femmes et des jeunes, formation des élus communaux en décentralisation,
éducation, santé, etc.… ;
- PGP : Programme de Gouvernance Partagée ;
- DDRK : Développement Durable de la Région de Kidal. Il demeure le programme qui couvre
toute la région de Kidal. Ses domaines d’intervention sont : l’hydraulique, la santé, l’éducation
et le micro – crédit.
- Antenne ADERE NORD : Programme d’Appui au développement des régions du Nord Mali.
1.7. L’espace social
A. Situation de l’éducation dans la région
- Analyse de l’évolution de la situation :
La situation de l’éducation dans la région de Kidal est caractérisée par :
la présence de l’ensemble des ordres d’enseignement depuis l’année scolaire 1994/1995 sauf le
supérieur : le secondaire général, Technique professionnel et normal (1 lycée crée en 1992, 1
école privée des infirmiers créée en 2005 et 1 IFM à Aguel Hoc depuis Novembre 2007) et le
fondamental (passant de 9 premiers cycles et 2 seconds cycles en 1997 à 44 en 2006 pour 4
seconds cycles ;
une nette amélioration des différents indicateurs scolaires de 1997 /1998 à 2006 /2007 mais de
manière très inégale entre les cercles de la région : le cercle de Kidal se présente en 2006 / 2007
avec respectivement 60% et 65% de l’effectif total et de celui des filles contre respectivement
2% et 0,7% pour le cercle de Tin Essako.
Cependant, l’arbre ne peut cacher la forêt car il existe des difficultés notamment :
le taux élevé de déperdition scolaire des filles surtout en milieu rural (nomade) mais en nette
amélioration par rapport à celui des garçons (tableau v);
l’insuffisance d’enseignants qualifiés (en baisse continuelle) : sur les 219 enregistrés en 2006 /
2007, seulement 12 sont des enseignants de formation soit 5%, les 80% sont des contractuels
de la méthode SARPE et les 15% restants sont des maîtres stagiaires.
Au plan national, la région de Kidal présente une situation moins satisfaisante en matière
d’éducation au niveau fondamental au regard de certains indicateurs qui sont les suivants :
- Le taux de second cycle par école de 1er cycle est de 8,82% contre 15% en moyenne
nationale (environ la moitié nationale).
- l’effectif des communes ne disposant pas de second cycle est de 7/11 communes soit
63,63%. Quatre communes disposent d’un second cycle (Kidal, Anefif, Tessalit et Adiel
Hoc).
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Tableau 51 : Evolution de certains indicateurs scolaires par cercle et genre de 1998 à 2006
Nombre / année
scolaire
Structures
1997-
1998
2002-
2003
2003-
2004
2004-
2005
2005-
2006
Nombre
d’école (1er et
2e cycles)
Kidal 4 12 14 15 17
Tessalit 4 7 10 9 10
Abeïbara 2 3 3 4 4
Tin Essako 1 1 2 4 5
Total Région 11 23 29 32 36
Nombre de
classes
construites
Kidal 24 51 62 79 90
Tessalit 19 34 40 42 53
Abeïbara 3 15 17 19 25
Tin Essako 2 3 6 15 17
Total Région 48 103 125 155 185
Total élèves
Dont nombre
et proportion
filles
(1er cycle)
Kidal
T - 1765 2007 2440 2909
F - - 767 - 1247
% - - 38,22 - 51,11
Tessalit
T - 832 898 1081 1171
F - - 378 - 526
% - - 42,09 - 44,92
Abeïbara T - 183 187 253 276
F - - 49 - 92
% - - 26,20 - 33,33
Tin
Essako
T - 45 82 147 157
F - - 17 - 25
% - - 20,73 - 15,92
Total
Région
T 1849 2825 3174 3921 4513
F 709 1109 1211 1531 1890
% 38,35 39,26 38,15 39,05 41,88
Nombre
d’enseignants
Total Région
Dont femmes
51 125 150 202 218
3 17 21 36 33
Taux
de
scolarisation
Kidal - 45,06 49,95 59,35 69,15
Tessalit - 27,16 28,56 33,61 35,58
Abeïbara - 10,94 10,90 19,39 15,72
Tin Essako - 7,01 12,42 21,75 22,66
Total Région
Dont Filles
26,7 30,40 33,28 40,34 45,49
20,3 25,7 28,88 35,68 43,02
Taux de
déperdition
R
ed
o
u
b
le
m
en
t
P
ar
c
y
cl
e
1e
r
cy
cl
e
G 27,02 15 18,5 22,6 21,31
F 30,04 17,2 20,3 20,6 21,11
T 28,18 14,13 28,11 24,18 20,02
2
e
cy
cl
e
G 22,70 - - - -
F 12,82 - - - -
T 20,56 30,18 30,69 16,36 34,75
TOTAL REGION 27,50 28,38 28,23 23,51 23,54
E
x
cl
u
s
1er cycle 9,84 2,60 3,11 1,32
2e cycle 5,05 10,11 4,37 0
A
b
an d
o
n
1er cycle 0 0 8,97 16,48
2e cycle 0 0 0 0
![]() |
86 86 |
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86
Taux de
Promotion
CFEP
G 87,18 81,52 74,28 75,69 86,17
F 70 72,27 78,26 77,67 93,41
T 80,46 78,24 75,86 76,52 88,53
DEF
G 89,80 54,64 69,69 66,36 56,85
F 92,86 61,29 86,48 61,22 47,76
T 90,48 56,25 73,72 64,74 53,99
BAC
G - 72,22 66,66 93,33 97,67
F - 62,50 85,14 86,36 100
T - 69,23 72,34 91,04 98,28
Sources : AE - KI, DRPSIAP – KI et Base Malikunnafoni.
A l’analyse, le taux de scolarité global par cercle a plus que doublé dans le cercle de Tinessako
(7,01% en 2002/03 contre 22,66% en 2005/06) mais reste le plus faible de la région. A Kidal, la
tendance d’accroissement est de 53,46%, Abeïbara 43,69% et Tessalit 31,00%.
Tableau 52 : Taux de scolarisation brut au premier cycle de la région
2000-
2001
2001-
2002
2002-
2003
2003-
2004
2004-
2005
2005-
2006
2006-
2007
Garçons 31,49 35,58 36,9 38,5 54,2 56,7 50,0
Filles 21,3 23,26 25,7 27,1 37,5 44,4 43,5
Région 26,61 29,45 31,3 35,5 40,34 50,7 46,9
Source : AE-KI Document de Conférence Régionale sur le développement socio-économique de la
région
Evolution du taux de scolarisation dans les cercles de la
région
0
10
20
30
40
50
60
70
80
1997-1998 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006
Kidal Tessalit Abeïbara Tin Essako Total Région Filles
![]() |
87 87 |
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87
Graphique : Taux de scolarisation brut au premier cycle de la région
La tendance du taux de scolarisation brut est encourageante dans l’ensemble 76,25%. Elle est
cependant, plus forte chez les filles que chez les garçons, avec 104,23% contre 58,78%. Cette
tendance (exemple chez les filles) est obtenue en divisant la différence entre le taux de scolarisation
en 2006/07 et celui de 2000/01 par le taux de scolarisation de 2000/01, le resultat exprimé en
pourcentage.
Si le niveau de scolarisation des filles est autant relevé, c’est sans doute en partie grâce aux efforts
de certains partenaires comme World Education, (avec le programme Bourse des filles mis en
œuvre par l’ONG AEDS), le PADDECK, le PASED (Ex DAP) et le PAM entre autres. L’ensemble
de ces efforts concoure à l’atteinte de l’objectif « valeur réalisable » de l’indicateur PARAD fixée à
un taux de 65% en 2009.
Un effort important a été fait dans la scolarisation des filles, ce qui présage certainement un plus
grand épanouissement des femmes à moyen terme.
L'Education Préscolaire
Tableau 53 : Situation des établissements préscolaires
Cercle
Nombre
d'établissements
Nombre de
salles de classe
Nombre d'enfants
Nombre de
moniteurs
Garçons Filles Total Hommes Femmes
Abeïbara 1 1 8 7 15 1 0
Kidal 2 6 71 73 144 0 4
Tessalit 2 2 33 40 73 1 2
Tin-Essako 0 0 0 0 0 0 0
Total Région 5 9 112 120 132 2 6
Source : Académie d’Enseignement – Kidal (Année Scolaire 2005/2006)
La tendance à ce niveau est très satisfaisante sauf à Kidal au niveau du ratio élève/moniteurs et
varie par cercle :
- Kidal : en moyenne 24 élèves/ classe et 0,66 moniteur par salle de classe ;
- Tessalit : en moyenne 36,5 élèves /classe et 1,5 moniteurs par salle de classe ;
- Abeïbara : en moyenne 15 élèves /salle de classe et 1 moniteur /classe ;
Il n’y a pas d’établissement préscolaire dans le cercle de Tin-Essako.
0
10
20
30
40
50
60
2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007
Garçons Filles Région
![]() |
88 88 |
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88
L'Enseignement Fondamental
La région compte 37 écoles fondamentales publiques dont 34 premier cycle et 3 seconds cycles
Tableau 54 : Situation des écoles en 2006
Nombre
d’écoles
Cycle Nombre de
Salles
spécialisées 1
Nombre
de
réfectoires
Nombre d’élèves Taux de
Roulement
des salles
de
classes 2
(%)
Nombre
d’instituteur
s
Taux de
Scolarisation
(%)
G
a
rço
n
s
F
illes
T
o
ta
l
H
o
m
m
es
F
em
m
es
G
a
rço
n
s
F
illes
Kidal 18
16 1er cycle 0 14 1 662 1 247 2 909 1,40 % 69 23 76,50 56,01
2 2ème cycle 0 0 383 183 566 0 23 4 53,50 28,70
Tessalit 11
10 1er cycle 0 8 586 486 1 072 0 48 7 46,40 36,70
1 2ème cycle 0 0 53 29 82 0 14 0 19,70 8,30
Abeïbara 4
4 1er cycle 0 4 243 132 375 0 25 0 22 9,20
0 2ème cycle 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Tin - Essako 4
4 1er cycle 0 4 132 25 157 0 9 0 54,02 37,50
0 2ème cycle 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Total
région
37
34 1er cycle 0 30 2 623 1 890 4 513 1,4 % 151 30 58,12 41,88
3 2ème cycle 0 0 436 212 648 0 37 4 36,41 63,59
1. On entend par salles spécialisées, les ateliers, les laboratoires, les salles informatiques et autres.
2. Proportion des salles de classes où la double vacation où la double division sont pratiquées.
Source : Académie d’Enseignement de Kidal.
NB : Au Nord les cantines sont assimilées aux réfectoires, le taux de roulement des salles de classes est remplacé par le taux d’élèves qui
subissent la double vacation
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89 89 |
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89
L'Enseignement Secondaire Général
Tableau 55 : Situation de l’enseignement secondaire général en 2005-2006
Cercle
Nomb
re de
lycées
Nomb
re de
salles
de
classe
Nombre de
salles
informatiqu
es
Nombre
de
laboratoir
es
Nombre
d’Interna
ts
/dortoirs
Bibliothèq
ue
Effectif
enseignant
Homm
es
Femm
es
Abeïba
ra
0 0 0 0 0 0 0 0
Kidal 1 9 1 2 0 1 17 0
Tessalit 0 0 0 0 0 0 0 0
Tin-
Essako
0 0 0 0 0 0 0 0
Total
région
1 9 1 2 0 1 17 0
Source : Académie d’Enseignement de Kidal.
L’Education non formelle (CED, Centre d'Alphabétisation)
Tableau 56 : Situation de l’éducation non formelle
Cercle
Nombre
de
centres
Nombre
de
salles
de
classes
Nombre
d'ateliers
Nombre
d'apprenants
Personnel
d'encadrement
Hommes Femmes Hommes Femmes
Abeïbara 0 2 0 0 21 4 0
Kidal 0 3 0 45 86 5 0
Tessalit 0 2 0 7 80 2 0
Tin-Essako 0 0 0 0 8 1 0
Total région 0 7 0 52 195 12 0
Source : Académie d’Enseignement de Kidal.
Conclusion :
Au premier cycle de l’enseignement fondamental, la région ne connaît pas d’insuffisance en
salles de classes. Au regard de l’effectif scolarisé en 2005/2006 et de l’effectif des maîtres et du
nombre de salles de classes disponibles, le ratio élève/classe est de 24/1 et celui de élève/maître
est de 21/1.
À l’exception du cercle de Kidal où le taux d’élèves qui subissent la double vacation est de
l’ordre de 1,4% (faible), aucun autre cercle ne connaît ni la double vacation ni la double division.
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90
Le problème de scolarisation en général dans la région reste critique même si les indicateurs sont
en nette évolution. La déperdition reste très élevée aussi bien chez les garçons que chez les filles
où elle est encore plus alarmante à cause du poids de la tradition et des considérations dites
religieuses, le taux de scolarisation enregistré en 2006/07 reste en dessous de la moyenne des
OMD 46,9%.
1. Situation des enfants non scolarisés
Tableau 57 : Etat des enfants non scolarisés (7 -15 ans)
Année Garçons Filles
total scolarisés Non scolarisés Total Scolarisées Non scolarisées
2000/01 8 450 1 442 7 008 5 236 932 4 304
2001/02 7 741 1 735 6 006 5 636 1 021 4 615
2002/03 6 077 1 721 4 286 5 480 1 102 4 378
2003/04 6 717 2 010 4 707 5 605 1 212 4 393
2004/05 6 930 2 390 4 540 5 387 1 531 3 856
2005/06 7 116 2 623 4 493 5 535 1 890 3 645
Le tableau ci-dessus fait la situation des enfants (filles et garçons) scolarisés et non scolarisés
situés dans la tranche d’âge de 7 à 15 ans. Le nombre total des enfants est obtenu à partir du
rapport de la perspective démographique du Mali 1998 2024 et le nombres d’enfants
scolarisés/année est tiré des données de la région.
Etat des enfants entre 7-15 ans non scolarisés
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
8 000
9 000
2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004/05 2005/06
Garçons total Garçons scolarisés
Garçons Non scolarisés Filles Total
Filles Scolarisés. Filles Non scolarisés
2. Contraintes au développement de l’éducation
L’éducation dans la région rencontre beaucoup de contraintes à l’instar du national. Ces
contraintes sont les suivantes :
ii) Au niveau de l’Education de base et de l’Enseignement secondaire :
❖ Au plan partenarial et institutionnel:
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91
La faible participation des communautés dans la gestion de l’école en mode décentralisé;
Le faible taux de recrutement au niveau des écoles à premier cycle surtout en milieu
rural;
Le poids négatif des traditions (mariage précoce des filles, environnement socioculturel
non acquis à la scolarisation, à la fréquentation scolaire normale et aux études longues) ;
L’insuffisance notoire de ressources humaines compétentes au niveau des Collectivités
Territoriales ;
Le faible engagement des collectivités en direction des problèmes de l’éducation dans
leurs plans de développement,
L’Insuffisance de l’autorité parentale qui explique en partie les abandons et la mauvaise
fréquentation scolaire;
L’insuffisance des infrastructures internat et de l’approvisionnement des cantines
scolaires
L’absence de certains services techniques (santé notamment) freinant le développement
de l’école.
❖ Au plan du personnel d’encadrement et d’enseignement :
L’insuffisance du personnel au niveau des structures d’Encadrement et des établissements :
Pour illustration
L’Académie d’Enseignement de Kidal a 19 agents sur 72 prévus par le cadre organique ;
Le Centre d’Animation Pédagogique de Kidal 11 sur 29 prévus ;
Le Centre d’Animation Pédagogique de Tessalit 09 sur 29 prévus,
Le déficit en enseignants pour le fondamental est de 35 maîtres et de 05 professeurs pour
le lycée ;
l’insuffisance d’enseignants qualifiés (en baisse continuelle) : sur les 219 enregistrés en
2006 / 2007, seulement 12 sont des enseignants de formation soit 5%, les 80% sont des
contractuels de la méthode SARPE et les 15% restants sont des maîtres stagiaires
❖ Au plan pédagogique:
l’insuffisance de personnel enseignant expérimenté pour renforcer les capacités en
ressources humaines des structures d’encadrement et assurer l’encadrement des
contractuels et des élèves maîtres stagiaires;
la menace que constitue l’emploi massif de non enseignants de formation sur la qualité du
système même si la Stratégie Alternative de Recrutement de Personnel Enseignant
(SARPE) a été incontournable pour résoudre provisoirement le problème de pénurie
d’enseignants ;
l’insuffisance des manuels scolaires dans certaines disciplines (Mathématiques en 6ème,
français, Histoire et géographie, sciences Naturelles au 2ème cycle) entre autres ;
l’insuffisance de seconds cycles dans la Région 7/11 communes ne dispose pas de second
cycle ;
l’absence de bibliothèques scolaires au niveau des écoles fondamentales de la région ;
l’absence des séries SE et LL au lycée de Kidal limitant le choix des titulaires du DEF;
l’insuffisance des équipements des Laboratoires du lycée ;
l’absence des infrastructures sportives au Lycée ;
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92
iii) Par rapport à l’éducation Non Formelle :
l’insuffisance des intervenants pour développer le sous secteur;
la Faible prise en compte du non formel dans les plans de développement des
communes ;
l’analphabétisme des parents, notamment des femmes ;
l’absence d’opportunité d’emploi salarié pour les néo-alphabètes qui finissent par
retomber dans l’analphabétisme;
l’insuffisance de l’autorité parentale qui explique en partie les abandons et la mauvaise
fréquentation des Centre d’Education pour le Développement (CED);
la faiblesse des recrutements des apprenants et leur mauvaise fréquentation des centres
(Centre d’Alphabétisation et Centres d’Education pour le Développement) ;
l’Absence de locaux appropriés pour les Centre d’Education pour le Développement et
les Centres d’Alphabétisation ;
les effets négatifs des pesanteurs socioculturelles défavorisant l’alphabétisation des
femmes : réticence par endroit à libérer les femmes pour les sessions d’alphabétisation et
à accepter leur encadrement par un homme…. ;
la Pauvreté des populations et la longueur de sessions d’alphabétisation ;
le coût élevé des formations ;
l’insuffisance des actions d’information, de sensibilisation par les leaders
communautaires et politiques sur l’éducation non formelle.
la mauvaise gestion des sessions d’alphabétisation qui se traduit par l’absence de
transparence dans le choix des auditeurs et des sites ;
l’insuffisance de formation des membres des comités d’alphabétisation et des comités de
gestion des CED.
l’absence de coordination des actions des intervenants du sous-secteur
l’absence d’une volonté politique manifeste de l’état en faveur de l’alphabétisation
laissée à la seule charge des partenaires au développement.
B. Situation en matière de santé
La situation sanitaire de la population du Mali, reflet du niveau actuel de développement socio-
économique, reste préoccupante malgré les fluctuations de la part des dépenses de santé dans le
budget de l’Etat qui est passée de 5,28% en 1992 à 6,63% en 2001.
La politique sectorielle de santé et de population adoptée en 1991 par le gouvernement du Mali
est basée sur la décentralisation du recours aux soins et la participation communautaire.
Son objectif général est l’extension significative de la couverture sanitaire et la facilité d’accès
aux médicaments pour toutes les couches de la population.
1) Le niveau biologique
i) Le taux de natalité et de Fécondité
Tableau 58 : Taux de natalité et de fécondité de la région de Kidal
Taux 1998 2001 2004 2006*
Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays
Taux de natalité%0 21,2 49,1 41,6 45,2
Taux Global de 96 217
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93 93 |
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93
Fécondité °/00 (T.G.F.) 203 229
Source : EMEP 2001, * EDS 2006 (non validé)
Examen critique du taux régional
Le taux de natalité est le nombre de naissances pour 1000 habitants. Le taux brut de natalité à
dans la région de Kidal était en 2001 de l’ordre de 21,2°/00 selon l’EMEP 2001 et 41,6°/00 en
2006 (EDS IV non encore validé). Ce taux connaît une vitesse de croissance très élevée par
rapport à la moyenne nationale qui quant à elle, a connu une légère diminution entre 2001 à
2006 soit 49,1 contre 45, 2°/00.
Le taux global de fécondité traduit le nombre moyen d’enfants par foyer. Dans la région de
Kidal, ce taux est de l’ordre de 203°/00 en 2006 (EDS IV). Comparé à la moyenne nationale de
2006, il est légèrement faible de l’ordre de 26 points de différence (203 contre 229°/00). Par
contre l’EMEP de 2001 donne une autre lecture du TGF marquant une différence avec la
moyenne nationale de 121 points (96 contre 217°/00). De façon spécifique, il reste toutefois
élevé dans l’ensemble.
Par ailleurs, l’enquête démographique et de santé (EDS 2001) estimait l’Indice Synthétique de
Fécondité des femmes à l’âge de procréation, 15 – 49 ans de la région de Kidal à 6,3 enfants par
femme contre 7,32 en 1981/83, 6,61 en 1984/86 et 6,4 en 1995/1996. Il est resté après 1983 en
deçà de la moyenne nationale derrière celui du District de Bamako. La descendance moyenne
des femmes de 40-49 ans est de 6,6 enfants par femme en 2001 et 6,4 enfants 1995/96 contre
7,63 en 1987 d’où une baisse sensible entre 1987 et 1996 avant d’amorcer une légère hausse
jusqu’en 2001.
Tableau 59 : Indice synthétique de la fécondité de la région de Kidal
Taux 1981/83 1984/86 1987 1995/96 2001
Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays
ISF 7,32 7,10 6,61 6,73 6,61 6,73 6,4 6,7 6,3 6,8
Descendance
moyenne des
femmes (40-
49 ans)
7,63
7,06
6,4
7,6
6,6
7,6
Source : EDS I, II, III et EMEP 2001
Remarque : Les données des EDS I à III sur la région de Kidal sont les mêmes que celles de la
région de Gao et de Tombouctou
Evolution de l'Indice Synthétique de Fécondité de la région de Kidal / à
la moyenne nationale
5,6
5,8
6
6,2
6,4
6,6
6,8
7
7,2
7,4
Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays
1981/83 1984/86 1987 1995/96 2001
![]() |
94 94 |
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94
La population de la région est une population pro nataliste. Les prévisions démographiques
indiquent une augmentation du nombre de la population au rythme de 2,3%, un des plus élevés
du pays 2,2% (Source : Commission Ressources Humaines).Ce phénomène est dû surtout à la
précocité des mariages, à la fréquence de la mobilité conjugale et à la faible utilisation des
méthodes contraceptives par les femmes.
• La précocité des mariages : le mariage constitue le cadre privilégié de la procréation.
Au Mali entre 20 et 24 ans, seul 12% des femmes sont célibataires selon l’EDS III. La
région de Kidal (Gao et Tombouctou) se caractérise par un âge médian d’entrer en union
particulièrement jeune pour les femmes de 20 à 49 ans cependant, moins jeune qu’au
niveau national (17,3 ans contre 16,5 ans pour l’ensemble du pays).
• L’âge médian à la première maternité assez élevé : L’âge médian à la première
naissance dans la région de Kidal (Gao et Tombouctou) est estimé en 2001 à 19,9 ans
pour les femmes âgées de 20 à 49 ans selon l’EDS III. Ce résultat place la région en
deuxième position après le District de Bamako pour l’année de la première maternité.
Comparée aux résultats de l’EDS I et II, cette médiane a légèrement augmentée entre
1987 (19,2 ans), 1996 (19,5 ans) et 2001. Au Mali, pour l’ensemble des femmes âgées
de 20 à 49 ans ; l’âge médian à la naissance du premier enfant s’établit à 18,8 ans en 2001
et présente une faible variation en milieu urbain (19,5 ans) et en milieu rural (18,5 ans).
• La faible utilisation des méthodes contraceptives par les femmes : le taux d’utilisation
des méthodes contraceptives dans la région de Kidal est très faible. Selon l’EDS III, cette
utilisation est de l’ordre de 4,0% en 2001. La demande potentielle en planification est
21,9% pour l’ensemble des femmes contre 25,6% pour les femmes en union. Le
pourcentage de demande satisfaite est de l’ordre de 17,6% pour l’ensemble des femmes et
de 15,5% pour les femmes en union. Les besoins non satisfaits en planification familiale,
au niveau régional, sont de 21,6% dont 14,9 pour l’espacement de naissance et 6,7% pour
la limitation pour les femmes en union. Dans l’ensemble du Mali, la différence de
prévalence contraceptive est importante, lorsque l’on considère le milieu de résidence. En
milieu rural, 4,9% des femmes en union utilisent une méthode contraceptive contre 17,8
% en milieu urbain.
ii) Le taux de mortalité :
Tableau 60 : Indicateurs de mortalité :
Entité Espérance
de vie à la
naissance
en 1976
Espérance
de vie à la
naissance
en 1987
Taux brut
de
mortalité
en p 1000
en 1976
Taux brut de
mortalité en p
1000 en 1987
(RGPH)
Taux de
mortalité
infantile en
p 1000 en
1976
Taux de
mortalité
infantile en p
1000 (EDS
2001)
Mali 48 56,9 18,1 12,6 121 125,8
Région de Kayes 53 60,5 14,0 11,4 108 124,6
Région de Koulikoro 49 55,7 17,6 12,5 117 120,8
Région de Sikasso 54 57,0 14,5 12,8 112 126,4
Région de Ségou 46 54,9 19,7 14,4 141 117,3
Région de Mopti 39 54,6 24,9 14,5 159 159,3
Région de
Tombouctou
40 53,2 24,5 15,0 123 149,8
Région de Gao 51 58,3 14,9 11,8 83 133,0
Région de Kidal 51 58,3 14,9 11,8 83 141,8
District de Bamako 63 65,9 8,4 6,1 57 93,8
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Globalement le développement de la Santé Publique conduit à faire baisser le Taux de mortalité.
Celui-ci indique le nombre de décès pour 1000 habitants par an.
Examen du taux régional :
Le taux de mortalité générale au niveau de la région de Kidal en 2001 est quatre fois inférieur à
la moyenne nationale (2,4°/00 contre 9,7°/00) ainsi que celles des autres régions et le District de
Bamako selon les résultat de l’EMEP 2001.
Le taux de mortalité infantile de la région reste plus élevé du pays. Les estimations de l’EDS III
laisse entrevoir un taux supérieur à celui de la moyenne nationale (141,8 contre 126, 2°/00) ainsi
que celles de la plupart des régions du Mali.
Les causes
Les statistiques récentes disponibles sur la mortalité générale au niveau de la région sont celles
de l’EMEP de 2001 soit 2,4°/00, le meilleur taux du pays suivi de Gao (7,4) et de Koulikoro (9,2)
le taux du pays étant estimé à 9,7°/00. Par contre, l’enquête démographique et de santé de 2001
montre une situation sanitaire précaire de la région par rapport à la plupart des régions du Mali à
l’exception de celle de Mopti selon le quotient de la mortalité des enfants.
La mortalité des enfants : Dans la région de Kidal (Gao), entre 1996 à 2001 (EDS II et III), sur
1000 naissances vivantes, 141,8 sont décédés avant le premier anniversaire et sur 1 000 enfants
qui atteignent leur premier anniversaire 170,8 meurent avant d’atteindre 5 ans. Globalement sur
1 000 enfants nés vivants, 288,4 décèdent avant leur cinquième anniversaire, contre 237,2 entre
1987 et 1996.
Tableau 61 : Quotient de mortalité des enfants exprimé en pour 1000
*Quotient de mortalité infantile : probabilité de décéder avant le premier anniversaire,
*Quotient de mortalité juvénile : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire,
*Quotient de mortalité infanto juvénile : probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire
Mortalité
Région de Kidal Ensemble Mali
1977-
1986 1987- 1996 1996- 2001
1977-
1986
1987-
1996
1996-
2001
Infantile (°/00) 172 106,2 141,8 131 133,5 126,2
Juvénile (°/00) 251 146,6 170,8 170 137 128,3
Infanto- Juvénile (°/00) 380 237,2 288,4 279 252,2 238,2
Source: EDS I, II et III
L’analyse du tableau ci-dessus montre une augmentation substantielle de la mortalité chez les
enfants de moins de 5 ans dans la région contrairement au niveau national qui a connu une
réduction de points pendant les 20 dernières années. Le quotient de mortalité des enfants au
niveau de la région de Kidal demeure très élevé. Il semble être largement influencé par le milieu
de résidence, l’âge et le niveau d’instruction de la mère.
La mortalité maternelle : Pour la période 1995- 2001, le taux de mortalité maternelle au Mali a
varié entre 500 et 600 décès. L’EDS-III a estimé la mortalité maternelle à 582 décès pour 100
000 naissances vivantes en 2001 contre 577 décès maternels pour l’EDSII. Par ailleurs,
l’estimation de la mortalité des adultes par l’EDS III donne 4,7 et 4,6 pour 1000 respectivement
pour les femmes et les hommes. Les causes principales de cette mortalité sont le paludisme, les
maladies diarrhéiques, les accouchements, les maladies du PEV.
iii) Le Taux d’accroissement naturel :
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La population de la région de Kidal est estimée en 1998 à 42 386 habitants selon les résultats du
RGPH 1998. Elle est composée de 22 285 hommes et 20 101 femmes, soit un taux de
masculinité de 52,57%. Sur la base d’un taux d’accroissement intercensitaire de 2,3%, cette
population a atteint les 53 468 habitants en 2007. Les cercles de Kidal et de Tessalit sont les plus
peuplés avec respectivement 42,15 et 32,95% de la population totale de la région en 1998. Le
cercle d’Abeïbara et celui de Tin-Essako renferment respectivement 18 et 6,9% de la population
régionale.
Tableau 62 : Les Indicateurs Démographiques
Taux 1998 2001 2004 2006
Région Pays Région Pays Région Pays Région Pays
Taux de natalité% 33,5 50 47 49,1 47 49,1 47 49,1
Taux de croissance
démographique
7,4 13 7,4 9,7 7,4 9,7
7,4
9,1
Espérance de vie à la
naissance
55 55 55 55 55 55
55
55
Taux d’accroissement de
la population
2,3 2,2 2 ,3 2,2 2 ,3 2,2 2 ,3 2,2
Espérance de vie des
hommes
61,3 61,3
61,3
61,3 61,3 61,3 61,3 61,3
Espérance de vie des
femmes
64,7 64,7 67,3 67,3 67,3 67,3 67,3 67,3
Taux Global de Fécondité
(T.G.F.) 1
139 139 139 139
1. T.G.F pour 1000 femmes en âge de procréer
Sources : DNSI- RGPH 98- EDSM II et III –EMEP-2001-2003
iv) L’état nutritionnel des enfants
Les enfants mal nourris courent un risque élevé de morbidité et de mortalité, ainsi qu’une
situation désavantageuse de développement mental.
Tableau 63 : Etat nutritionnel des enfants
Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de malnutrition selon les trois indices
anthropométriques de l'état nutritionnel : taille pour âge, poids pour taille et poids pour âge, selon certaines
caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006
Taille pour âge Poids pour taille Poids pour âge
% en
dessous de
-3 ET
% en
dessous de
-2 ET
% en
dessous de
-3 ET
% en
dessous de
-2 ET
% en
dessous de
-3 ET
% en
dessous de
-2 ET
Région de
Kidal
20,4 32,0 4,2 24,0 11,2 31,9
Ensemble
pays
16,3 33,9 3,0 13,3 9,9 31,7
Note: Le tableau est basé sur les enfants qui ont dormi dans le ménage la nuit précédant l'enquête. Chaque indice est
exprimé en terme de nombre d'unités d'écart type (ET) par rapport à la médiane de la Population de Référence
Internationale du HS/CDC/OMS. Le tableau présente les pourcentages d'enfants qui se situent à moins de -3 ET ou à
moins de -2 ET de la médiane de la population de référence.
1 Y compris les enfants qui se situent à moins de -3 ET de la médiane de la population de référence.
2 Pour les femmes qui n'ont pas été enquêtées, les informations proviennent du questionnaire ménage. Sont exclus
les enfants dont la mère n'est pas été listée dans le questionnaire ménage.
3 Y compris les enfants dont la mère est décédée.
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Dans la région, 32 % des enfants souffrent d’une malnutrition chronique dont 20,4 % de
malnutrition chronique sévère contre respectivement 33’9 et 16,3% au niveau national.
Les résultats de l’EDS IV montrent que 24 % des enfants sont émaciés dans la région contre 13%
au niveau national, dont 4,2 % le sont sévèrement. L’émaciation ne varie pas entre les garçons et
les filles, mais elle est plus élevée en milieu rural (14 %) et chez les enfants nés de mères pas ou
moins instruites (14 %). Cinq régions, à savoir Kidal (24 %), Gao (16 %), Koulikoro, Sikasso et
Tombouctou (14 % chacune), se distinguent des autres par le niveau élevé du pourcentage
d’enfants émaciés.
Les enfants dont le poids pour âge est en dessous à moins de deux écarts types de la médiane de
la population de référence présentent une insuffisance pondérale. Cet indice reflète les deux
précédentes formes de malnutrition, chronique et aiguë. 31,9% des enfants de la région
présentent une insuffisance pondérale, dont 11,2 % sous sa forme sévère.
v) Les principales maladies
Les principales affections rencontrées
La fièvre présumée palustre
Les infections respiratoires
Les maladies diarrhéiques
Le Bejel
Les plaies et traumatismes
Les infections broncho – pulmonaires ;
Les IST (la syphilis endémique) ;
Le Dracunculose ;
Les conjonctivites ;
Les angines ;
Les piqûres de scorpions couvrent d’énormes dégâts sur le plan de la santé.
le trachome,
la tuberculose,
les affections de la bouche et des dents,
Les hématuries et les ulcérations génitales.
vi) Les conditions d’hygiène
■ l’Eau potable
Les puits constituent la principale source d’approvisionnement pour des usages domestiques et
l’abreuvement du bétail. Cette prédominance des puits s’explique par la vocation pastorale de la
région et par la commodité des éleveurs pour les puits qui permettent une exploitation par des
moyens traditionnels (puisage manuel, traction animal). L’autre avantage de ce type de point
d’eau est que leur maintenance ne nécessite que des travaux peu coûteux.
Par rapport au niveau de Couverture actuelle des besoins en eau potable, il faut retenir que le
taux d’équipement en points d’eau modernes est l’indicateur de base utilisé par l’Administration
de l’Eau pour suivre l’évolution de l’approvisionnement en eau potable
■ l’Evacuation des excréta et l’Assainissement
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La défécation en plein air est la principale pratique en matière d’évacuation des excréta. Les
latrines et les fosses sceptiques sont utilisées surtout dans les centres urbains.
Les problèmes de l’assainissement constituent aujourd’hui la plus grande préoccupation des
localités de la région de Kidal et se pose avec acuité. Ils sont relatifs à la collecte, à l’évacuation
et au traitement des ordures et des eaux usées. Le système d’assainissement à l’égout n’est pas
encore développé. Celui de la collecte des ordures ménagères a connu son unique expérience
dans la ville de Kidal avec l’administration communale, mais a vite échoué.
Ainsi les effets induits par cette situation préoccupante entraînent une prolifération accrue
d’insectes (mouches, cafards et moustiques) vecteurs de maladies.
Les cas de pollution et de nuisance relevés sont de plusieurs ordres :
les eaux de pluies stagnantes dans les rues en plus de celles déversées à partir des
habitations familiales
les déchets plastiques
les poussières et les gaz d’échappement des engins divers
■ la Protection contre les vecteurs
Les seuls moyens de protection utilisés contre les vecteurs de maladies notamment les
moustiques sont les moustiquaires (simple et imprégné) et aussi les insecticides dans une
moindre mesure.
2) Accessibilité géographique aux services de santé des districts sanitaires
L’augmentation de la couverture sanitaire géographique n’a pas été suivie d’une augmentation
significative de l’utilisation des services. Il y a lieu d’améliorer la qualité des districts
sanitaires (comme le témoigne l’évaluation sur la fonctionnalité des districts sanitaires).
La situation sanitaire de la population du Mali reflète le niveau de développement du pays, qui est
loin d’être satisfaisant. La part des dépenses de santé dans la région est de 1,7% du budget des
ménages plaçant la région et celle de Mopti au 3ème rang ex æquo le moins élevé après celles de
Tombouctou et Kayes (EMEP 2001).
Avant 1960, il y avait 2 infirmeries de garnison: 1 à Kidal et 1 à Tessalit, du point de vue
effectif, on comptait 1 infirmier, 1 manœuvre et 11 matrones.
En 2006, la région se caractérise par les indicateurs de santé suivants :
une évolution en quantité des infrastructures sanitaires : de 12 dispensaires, 4 maternités en
2000, on est passé à 8 Cscom assurant des PMA dont 1 à Abeibara, 5 à Kidal et 2 à Tessalit ;
le nombre de médecins est égal à 9 soit 1 /5 784 hbts contre 10 000 dans les normes OMS
(population en 2006 = 52 058 hbts) ;
Deux (2) sages femmes pour toute la région soit 1/26 029hbts / contre 5 000 ;
les infirmiers (IDE et IPC) sont au nombre de 32 soit 1/1 627 hbts /contre 300 ;
une baisse continue du personnel sanitaire, passant de 85 agents en 2004 à 77 en 2006, soit
une perte cumulée de plus de 10%.
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Tableau 64 : Répartition des personnels des structures de santé par profil au niveau des cercles,
de la Direction régionale par année.
PROFILE
CERCLES DRS TOTAL REGION
2003 2004 2005 2006 2007 2003 2004 2005 2006 2007 2003 2004 2005 2006
Médecin 6 7 5 5 6 3 3 3 4 2 9 10 8 9
Pharmacien 0 0 0 0 1 1 2 2 1 1 1 2 2 1
Sage femme 1 2 3 2 1 0 0 0 0 0 1 2 3 2
IDE 2 14 10 8 10 2 2 2 1 1 4 16 12 9
IPC 19 30 29 22 27 1 1 1 1 1 20 31 30 23
Assistant médical 1 1 1 2 2 0 0 0 0 0 1 1 1 2
Contrôleur trésor 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Comptable 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Matrone 0 1 1 4 4 0 0 0 0 0 0 1 1 4
Gérant dépôt ME 6 8 8 12 0 0 0 0 0 0 6 8 8 12
Autres 8 8 9 9 0 4 4 4 4 4 12 12 13 13
Total 44 72 67 65 52 12 13 13 12 10 56 85 80 77
Source : DESAM élaboré à partir des données RTA
L’évolution de certains indicateurs de couverture sanitaire de 2003 à 2006 notamment les taux
relatifs à la fréquentation, aux accouchements assistés, aux consultations prénatales, aux
prévalences contraceptives, aux enfants de moins de 12 mois et aux femmes enceintes
entièrement vaccinés, etc.
Tableau 65 : Taux de couverture par activités et par années de 2002 à 2006
Taux de couverture 2002 2003 2004 2005 2006
Taux de fréquentation 0,32 0,29 0,38 0,41 0,39
Taux d'accouchements assistés 12 15 17 19 24
Taux de consultations prénatales (CPN-1) 45 29 29 44 29
Taux de consultations prénatales efficaces (CPN-3) 11 13 24 30
Taux de couverture SP (2doses) femmes enceintes 0 3 15 23
Taux de couverture MII femmes enceintes 0 10 27 25
Taux de couverture MII enfants de 0à11mois 0 1 7 7
Taux d'enfants < 12mois vaccinés au BCG 67 43 81 52
Taux d'enfants < 12mois vaccinés au DTCP-1 80 51 108 61
Taux d'enfants < 12mois complètement vaccinés au DTCP-3 24 46 32 77 49
Taux d'enfants < 12mois vaccinés au VAR 53 26 69 53
Taux de consultation d'enfants sains 27 4 3 6 8
Taux de prévalence contraceptive 1,13 1,68 1,30 1,66 2,75
Indice d'assiduité des consultations prénatales 1 2 2 2 2
Indice d'assiduité des consultations d'enfants sains 1 1 1 1 1
Taux de couverture des femmes enceintes complètement vaccinées au
VAT 12 26 15 35 24
Source : DESAM élaboré à partir des données RTA
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On constate que le ratio médecins/ habitants est largement satisfaisant, il représente presque la
moitié de la norme OMS. Tel n’est pas le cas des sages-femmes qui sont presque inexistantes dans la
région (une seule pour toute la région en 2007) et les infirmiers (toute catégorie confondue) qui sont
4 fois supérieurs à la normale. D’où des efforts importants à déployer dans le recrutement de ces
corps médicaux.
Dans le domaine de la santé, les facteurs favorisants ou limitants la situation sanitaire dans la
région sont entre autres :
La dispersion des populations fait que certains des CSCom ont un effectif de population à
couvrir largement inférieur au minimum (5 000 habitants) favorisant la viabilité ;
Tous les CSCom (9 en 2007) et certains PSA (3) disposent d’un personnel qualifié pour
chef de poste médical ;
La baisse régulière de l’effectif du personnel depuis 2004 ;
Le manque de médecin depuis 2002 dans le cercle de Tin-Essako et déficit pour les
profils Sage femme dans la région (une seule à Kidal);
L’insuffisance de matrones ou manque dans certaines aires de santé, ne favorisant pas
l’utilisation des services préventifs dont les femmes en âge de procréer sont des cibles ;
L’apparition des nouvelles maladies (VIH / SIDA) et l’émergence des maladies telles que
la dracunculose (ver de Guinée) dans la commune de Tessalit et la tuberculose alors que
les postes de dépistages sont limités à Kidal ;
La couverture sanitaire des populations dans un rayon de moins de 5 Km est de 17,94% en
2004 contre 71,66 % dans un rayon de plus de 30 kms. Ce qui présente de longue distance à
parcourir avec les malades tenant compte de l’état des routes.
Tableau 66 : Accessibilité Géographique au PMA :
DISTANCES
Population Pourcentages
2001 2002 2003 2004 2001 2002 2003 2004
Moins de 5 Km 6 747 7 085 8 729 8 729 14,17 15,21 18,33 17,94
Entre 5 et 15 Km 371 379 388 388 0,78 0,81 0,81 0,80
Entre 15 et 30 Km (*) 3 221 3 292 3 621 3 621 6,77 7,07 7,61 7,44
Plus de 30 Km (*) 26 870 27 271 34 871 34 871 56,44 58,54 73,24 71,67
TOTAL 45 581 46 584 47 609 47 609
Source : DRS-KI
(*) Pour les trois région du Nord
Tableau 67 : Moyens Logistiques :
Structures Véhicule 4X4 Ambulance 4X4 Motos
DRS 4 dont 2 vétustes 0 5
Abaibara 1 0 3
Kidal 3 dont 1 vétuste 1 en état passable. 7
Tessalit 2 dont 1 en mauvais état 1 en état passable. 5
Tinessako 1 0 1
Total 11 2 21 dont 10 en mauvais
état
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Source : DRS-KI
On note l’absence d’ambulance pour deux cercles (Abeïbara, Tin-Essako), l’insuffisance et la
vétusté des moyens logistiques existants (Auto, Motos) à la DRS, à Kidal et à Tessalit.
Le RAC existe dans toutes les structures pour les besoins de communication.
C. La Solidarité
1) Développement social et économie solidaire :
Les sécheresses de 1973 et 1984, les inondations de 1984 et les différentes rébellions armées des
années 90 ont entraîné un important mouvement de la population de Kidal hors de la région. Ces
situations ont eu comme conséquence l’augmentation du nombre des personnes en situation
difficile.
Aujourd’hui la réinsertion socio économique de cette catégorie vulnérable reste une difficulté
faute de moyens financiers. Les statistiques ont montré que les femmes seules chargées de
famille, les personnes handicapées et les orphelins constituent la frange la plus importante des
personnes en situation difficile. En plus de celles-ci les statistiques ont démontré également que
les personnes âgées constituent les 6 % de la population totale soit 2919 personnes pour
l’ensemble de la Région de Kidal. Cette dernière frange de la population constitue un socle
important dans le processus de développement d’un pays.
De 2000 à 2006, les indicateurs de Renforcement de la Solidarité, de la lutte contre l’exclusion et
de la pauvreté se présentent comme suit :
Tableau 68 : Renforcement de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion
Activités 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Nbre de pers vulnérables
enregistrées
545
610
780
984
1000
1996
2293
Nbre de pers vulnérables
réinsérées
00 01 01 00 04 200 344
Nbre de pers âgées
enregistrées
390 400 450 630 720 620 760
Nbre de personnes
Agées suivies
190 250 300 354 404 62 114
Nbre de personnes
handicapées enregistrées
150
190
205
217
229
214
394
Nbre de personnes
handicapées suivies
90 102 145 150 170 21 60
Nbre de femmes
démunies seules
chargées de familles
enregistrées
78
100
120
157
207
500
627
Nbre de comités RBC de
base installés
00 00 00 00 05 0 0
Nbre de personnes
handicapées appareillées
(prothèse, orthèse,
tricycles.. etc.
07
0
10
Nbre Edition du Mois 01 01 01 01 01 01 01
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de la solidarité
Source : DRDS-ES-
Tableau 69 : Lutte contre la pauvreté :
Activités 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Nbre de sociétés
coopératives
régularisées
-
-
20
60
61
80
Nbre d’enfants de
parents démunis
scolarisés
(parrainage FSN)
00
00
00
00
30
200
200
Nbre d’enfants de
parents démunis
ayant bénéficié de
fournitures
scolaires
70
80
100
100
150
200
200
Nbre
d’associations
appuyées
01
03
03
69
80
Nbre de projets
générateurs de
revenus financés
01
01
02
01
01
Source : DRDS-ES-KI
Les services du Développement Social et de l’Economie Solidaire sont représentés au niveau de
la Région et des cercles. A cause de l’insuffisance accrue de moyens adéquats pour assurer
l’appui conseil nécessaire aux populations cibles, les résultats obtenus restent faibles.
2) Caisse des Retraites :
Avec 237 pensionnaires dont 126 et 111 respectivement payés à la banque et à la caisse, la
situation des pensions versées et des cotisations recouvrées entre 2005 et 2007 se présentent
comme suit :
Tableau 70 : évolution des pensions et cotisations
Années Pensions versées en FCFA Cotisations recouvrées en
FCFA
2005 148 344 011 35 665 107
2006 151 252 131 33 158 252
2007 165 648 564 40 266 583
Source : Direction Régionale de la Caisse des Retraites du Mal.
De l’analyse du tableau, il ressort :
- la forte évolution des pensions par rapport aux cotisations provenant des fonctionnaires
en activité ;
- la faible couverture des pensions par les cotisations.
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Il faut noter une forte dispersion des bénéficiaires par rapport à un seul point de paiement et une
seule banque tous située dans la ville de Kidal.
D. Femme, enfant et famille :
Au Mali, selon le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) d’Avril
1998, les femmes représentent 51% de la population totale contre 48% pour la région de Kidal. Il
faut noter que ce taux varie de près de 50% dans la ville de Kidal à 45% pour le cercle de Tin
Essako. Dans la région de Kidal, les caractéristiques de la population féminine se présentent
comme suit :
Elles sont analphabètes à 86% contre 84% au niveau national (RGPH – 1998) ;
faible représentativité des femmes dans les instances de décision : lors des dernières élections
législatives et municipales, la région a enregistré deux (2) conseillères municipales sur 133
soit 1,5% contre 3,4% pour le niveau national. Par contre, elle n’a enregistré aucune femme
Maire ou Député contre respectivement 1,6% et 12% pour le niveau national ;
faible scolarisation des filles par rapport aux garçons : en 2003, le Taux Brut de Scolarisation
des Filles était de 28,88% (contre 36,73% pour les garçons Rapports Académie
d’Enseignement de Kidal), contre 56,4% (77,9% pour les garçons) au niveau national
faible accès des femmes aux emplois salariés comparativement aux hommes (voir tableau de
placement de l’ANPE) ;
forte représentativité des femmes dans le secteur informel : Selon le
RGPH 1998 (Analyse des secteurs principaux de l’économie régionale : élevage, commerce
et artisanat et maraîchage), les femmes de la tranche d’age de 15 – 59 ans (voir population
active) ayant comme activité principale, celles citées ci – dessus, représentent environ
respectivement 16%, 30% et 19% des éleveurs, des maraîchers et des commerçants / artisans
de la région. ;
De 1997 à 2005 le Taux Brut de Scolarisation a évolué de 23,53% dont 19,37% pour les
filles à 45,49% dont 43,02 pour les filles (Rapports Académie d’Enseignement de Kidal) ;
A la même période, le personnel enseignant aux 1er et 2ème cycles de l’enseignement
fondamental est passé de 50 (dont 3 femmes) à 218 (dont 33 femmes) (Rapports Académie
d’Enseignement de Kidal) ;
E. Le niveau d'habitat urbain et rural
La Région de Kidal depuis quelques années connaît une certaine urbanisation, à cause de la
présence de l’administration dans les villes et de l’immigration relativement importante des
populations tous azimuts. L’urbanisation concernera les chefs lieux de cercle afin de leur
conférer progressivement un caractère urbain par la construction d’infrastructures de base et
d’équipements collectifs adéquats. Actuellement seules les villes de Kidal et de Tessalit sont
dotées de schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme, document de planification urbaine.
Cependant la mise en œuvre de ces schémas connaît des difficultés. Par exemple la ville de Kidal
est en pleine expansion avec la naissance spontanée de quartiers dans certaines de ses zones. Les
populations ne respectent pas les normes d’urbanisme, tant sur le plan de l’occupation du sol que
celui du permis de construire. Le réseau de voirie (eau, électricité) est en plein essor. En dehors
du site des logements sociaux et du centre de référence de santé en chantier, il n’existe aucun
réseau d’évacuation des eaux usées et pluviales excepté le réseau naturel (oued).
1) Les concessions :
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104
Dans le domaine de l’habitat de 1997 à nos jours un nombre important de constructions a été
réalisé.
Les constructions sont en général en banco, les tentes et en pierres. On note aussi un intérêt
grandissant des populations par rapport à la construction de maisons en matériaux modernes et
durables et une amélioration du cadre de vie. L’implantation de l’administration est en passe
d’être effective.
Tableau 71 : Evolution des concessions par milieu
1998 2001 2004
Nombre de concessions 4 828 5 400 5 860
Milieu urbain 2 278 2 100 2 277
Milieu rural 2 550 3 300 3 583
Nombre de concessions rudimentaires 1 - - -
Taux de concessions rudimentaires - - -
Taux d’accroissement des concessions (1998 – 2001) - - -
Taux d’accroissement des concessions (2001 – 2004) - - -
Nombre de ménage par concession 1,6 1,6 1,6
1. Concession rudimentaire : concession dont les murs ne sont ni en dur, ni en semi dur. Font
partie de cette catégorie les concessions dont les murs sont en banco, en bois ou en paille.
Source : DRPSIAP Kidal
4 828
5 400
5 860
0
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
No
m
br
e
de
co
nc
es
sio
ns
Année 1998 Année 2001 Année 2004
Evolution du nombre de concessions
(1998 - 2001 - 2004)
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105
Tableau 72 : Evolution du nombre de concessions par cercle
Cercle
1998 2001 2004
Urbain Rural Total Urbain Rural Total Urbain Rural Total
Kidal 1 814 813 2 627 1 847 1 110 2 957 2 003 1 205 3 208
Tessalit 320 736 1 056 149 1 029 1 178 161 1 117 1 278
Abeïbara 116 432 548 66 532 598 71 578 649
Tin-
Essako
28 569 597 39 629 668 42 683 725
Total
région
2 278 2 550 4 828 2 100 3 300 5 400 2 277 3 583 5 860
2) Les Ménages
Tableau 73 : Evolution des ménages
Unité : ménages
Année
Rubriques
Année 1998 Année 2001 Année 2004
Région Pays Région Pays Région Pays
Nombre de ménages 7 772 1 616 870 8 479 1 734 488 9 200 1 881 968
Milieu urbain 2 693 423 362 2 770 454 159 3 004 492 775
Milieu rural 5 079 1 193 508 5 709 1 280 329 6 196 1 389 193
Evolution des ménages (année 1998 -
2001)
- - - 6,7% - -
Evolution des ménages (année 2001 - - - - - - 16,3%
Evolution des concessions dans les cercles de la région
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
1998 2001 2004
Kidal Tessalit Abeïbara Tin-Essako
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106
2004)
Taille moyenne des ménages 5,4 6,0 5,4 9,8 5,4 -
Source : RGPH - d’Avril 1998 et Perspectives démographiques
Tableau 74 : Les Ménages par cercle
Unité : ménages
Cercles
Année 1998 Année 2001 Année 2004
Urbain Rural Total Urbain Rural Total Urbain Rural Total
Kidal 2 132 1 126 3 258 2 217 1 332 3 549 2 404 1 446 3 850
Tessalit 387 2 177 2 564 357 2 470 2 827 387 2 681 2 968
Abeïbara 144 1 179 1 179 158 1 278 1 486 171 1 386 1 557
Tin-Essako 30 587 617 39 629 668 42 683 725
Total région 2 693 5 079 7 772 2 770 5 709 8 479 3 004 6 196 9 200
Source : RGPH – d’Avril 1998
3) Les équipements des ménages
Tableau 75 : Equipements des ménages
Taux de possession en %
Année 1998 Année 2001 Année 2004
Région Pays Région Pays Région Pays
Réfrigérateurs - - 3,7* 5,1 - -
Télévisions - - 10,4* 14,2 - -
Poste radio - - 57,0* 69,0 - -
Voitures - - 8,0* 4,4 - -
Motos - - 1,0* 20,6 - -
Vélos - - 0,0* 49,5 - -
Charrue - - - - - -
Charrette - - - - - -
Motopompe - - - - - -
Source : EMEP 2001
*Dans la région de Kidal l’EMEP 2001 n’a couvert que les villes de Kidal et Tessalit
F. L'emploi
Dans la Région de Kidal, le problème de chômage (49% selon le RGPH – 1998) et de sous
emploi est perceptible dans les centres urbains. Il est très marqué dans le milieu rural. Les plus
grandes victimes de ce fléau sont les jeunes constituant la couche dominante de la population.
Ces jeunes sont constitués d’une majorité non scolarisée et d’une petite frange en déperdition
scolaire sans aucune qualification professionnelle.
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Tableau 76 : Population active par tranche d’âge, sexe et milieu (année 2004) :
Unité : une personne
Milieu 15 - 19 20 - 29 30 - 39 40 - 49 50 – 59 Total
Homme Urbain 776 1 124 994 713 351 3 958
Rural 1 440 1 678 1 658 1 625 1 065 7 466
Total 2 216 2 802 2 652 2 338 1 416 11 424
Femme Urbain 805 1 430 923 571 262 3 991
Rural 1 294 2 271 2 078 1 349 585 7 577
Total 2 099 3 701 3 001 1 920 847 11 568
Urbain 1 581 2 654 1 917 1 284 613 7 949
Rural 2 734 3 949 3 736 2 973 1 650 15 043
Total région 4 315 6 603 5 653 4 257 2 263 22 992
Source : DRPSIAP – KI (Estimation 2004 des données des résultats définitifs du RGPH 1998 – Tome 1 – série
socio - économique).
Tableau 77 : La population active occupée par tranche d’âge, sexe et milieu
(année 2004)
Unité : une personne
Milieu 15 - 19 20 - 29 30 - 39 40 - 49 50 - 59 Total
Homme Urbain 358 923 929 664 314 3 188
Rural 1 149 1 377 1 536 1 528 1 017 6 607
Total 1 607 2 300 2 465 2 192 1 331 9 795
Femme Urbain 176 318 210 151 48 903
Rural 283 243 222 206 69 1 023
Total 459 561 432 357 117 1 926
Urbain 534 1 241 1 139 815 362 4 091
Rural 1 432 1 620 1 758 1 734 1 086 7 630
Total région 1 966 2 861 2 897 2 549 1 448 11 721
Source : DRPSIAP – KI (Estimation 2004 des données des résultats définitifs du RGPH 1998 – Tome 2 – série
économique).
De même, selon l’enquête Malienne d’évaluation de la pauvreté (EMEP) 2001, le chômage par
manque d’emploi représente 89% dans la Région contre 58% pour le niveau national.
Selon les données du recensement général de la population et de l’habitat de 1998, la population
active occupée par secteur d’activité se présente comme suit :
- près de 80% de la population active ont comme activité principale l’élevage qui est
toujours tributaire des aléas climatiques et de sa pratique basée sur la méthode extensive
contemplative ;
- 6% pratiquent le commerce mal organisé, à cause de la faiblesse des capacités
financières des acteurs, l’insuffisance de structures de financement et le caractère le plus
souvent frauduleux des échanges avec l’Algérie qui est le principal partenaire ;
- 3% pratique l’artisanat qui souffre de l’enclavement de la Région, le coût élevé des
intrants et le problème d’écoulement des produits finis (toutes choses qui limitent les
opportunités dans ce domaine) ;
- 11% sont occupés dans diverses activités (bâtiment et travaux publiques).
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Tableau 78 : La population active occupée par secteur d’activité, sexe et milieu (Année 2004)
Milieu Agriculture1 Industrie
Manufacturière
Travaux
Publics
(2)
Services
(3)
Administration
(4)
Divers
(non
déclarée)
Total
Homme Urbain 1 786 4 254 932 179 32 3 187
Rural 5 835 0 118 539 47 66 6 606
Total 7 621 4 372 1 471 226 99 9 793
Femme Urbain 654 0 4 216 22 8 904
Rural 847 0 1 123 8 46 1 025
Total 1 500 0 5 339 30 54 1 928
Urbain 2 440 4 258 1 148 201 40 4 091
Rural 6 682 0 119 662 55 112 7 630
Total région 9 121 4 377 1 810 256 121 11 721
Total Pays
3 867 424 10 176 30 980 329 623 254 308 549 124
4 547
423
Source : DRPSIAP – KI (Estimation 2004 des données des résultats définitifs du RGPH 1998 – Tome 2 – série
économique).
1. le secteur Agriculture regroupe l’agriculture, l’élevage, la chasse, la sylviculture, la pêche, la
pisciculture et l’aquaculture
2. Construction, Industrie Extractive, Electricité – Gaz – Eau et Transport et Communication ;
3. Commerce, Banques et Assurances, Artisanat et Autres services ;
4. Publique et Privée.
La population active de la région occupée par secteur d'activités
Services
15%
Travaux publics
3%
Industrie
manufacturière
0%
Administration
2%
Divers (non
déclarés)
1%
Agriculture1
79%
Selon les données de l’ANPE de Kidal, le tableau ci-après illustre l’évolution des demandes et
offres d’emploi enregistrées de 2000 à 2006. Ainsi le taux de placement des demandeurs
d’emploi qui est de 21% en moyenne entre la période de 2000 à 2006 avec un maximum de 56%
en 2002 chuta à 7% entre 2003 – 2005 avant de remonter à 46,46% en 2006 à cause de la
construction de l’IFM d’Adiel hoc.
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Tableau 79 : Evolution des demandes et offres d’emploi enregistrées de 2000 à 2006
Année de Référence Demandes d’Emploi
enregistrées
Offres d’Emploi
enregistrées
Taux de Placement %
2000 469 177 37,75
2001 320 80 25,00
2002 360 204 56,65
2003 479 35 7,30
2004 278 24 8,60
2005 389 21 5,40
2006 381 177 46,46
Sources : Rapports ANPE – Kidal et Annuaires Statistiques de la DRPSIAP de Kidal
Les offres d’emploi sont enregistrées surtout dans le domaine du bâtiment et au niveau des
collectivités locales. Il faut noter de même qu’avec un taux de dépendance de 54%, une écrasante
majorité d’inactifs est à la charge d’une minorité d’actifs occupant des emplois précaires sinon
temporaires.
Quant aux données relatives à l’évolution des effectifs des salariés de la fonction publiques et du
secteur privé ainsi que celles de l’emploi jeunes à travers l’APEJ et autres partenaires, se référer
aux tableaux relatifs :
Quant à l’évolution du personnel fonctionnaire, conventionnaire et contractuel émargeant au
budget de l’Etat, elle se présente de 2003 à 2007 comme suit :
Tableau 80 : l’évolution des effectifs des salariés de la fonction publique par année
Fonctionnaires Conventionnaires Contractuels Total
2003 223 58 95 376
2007 227 99 259 585
Taux d’évolution
en %
1,79 70,69 263,16 55,58
Sources : DRCF-KI
Il ressort du tableau que le personnel émargeant au budget d’état de 2003 à 2007 a passé de 376 à
585 soit un taux d’évolution de 55,58 % avec une flambée au niveau des contractuels passant de
95 à 259 soit un taux d’évolution de 172,63 %. Ce phénomène s’est surtout accentué au niveau
de l’éducation à travers la SARPE et au niveau de la Santé à travers les fonds PPTE, aux stages
de qualification placés et 26 projets jeunes financés par l’APEJ avec 144 emplois crées pour un
montant de 61 997 080 F CFA, aux différentes formations sanctionnées par des diplômes et Kits
par les camps de jeunesse et autres partenaires.
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1.8. Intégration Intra et Inter- Régionale:
1.8.1. AU PLAN INTRA –REGIONAL :
Les cercles sont peu complémentaires dans les échanges commerciaux car ils sont tous déficitaires, mais
Kidal reste le plus grand centre de distribution.
1.8.2. AU PLAN INTER –REGIONAL :
La région de Kidal entretient des relations d’échanges avec la région voisine de GAO, d’où provient
l’essentiel de ces approvisionnements au plan national. Au niveau sous régional :
La région entretient des liens d’échanges et de commerce avec des pays voisins (Algérie, Niger.) en
matière d’approvisionnement en produits de première nécessité et produits manufacturés. L’Algérie est le
principal fournisseur et le principal client de la région sur le plan commercial.
Cependant cet échange commercial pose un problème crucial de détérioration des termes de l’échange
pour les commerçants du Mali. En effet malgré l’existence de commission bilatérale Mali- Algérie,
l’organisation de foire périodique et de rencontre d’échanges entre les autorités frontalières, les
exportations de produits maliens (bétail sur pieds) et l’importation de produits algériens au Mali
(semoules, lait et autres…) ne sont pas encore réglementés. Les échanges s’effectuent dans l’illégalité
totale et au détriment des commerçants du Mali qui sont sujets à d’énormes tracasseries administratives.
1.9. Harmonisation du SRAD avec l’Esquisse du SNAT, AP-SRAD :
La présente étude a largement tenu compte de l’esquisse du Schéma National d’Aménagement du
territoire (SNAT) dans ses grandes lignes et surtout de l’Avant Projet du Schéma régional d’aménagement
et de Développement (AP-SRAD), l’étude monographique sur la région et le document d’orientation sur
le forum national des régions du Nord Mali.
Les grandes conclusions de l’AP- SRAD ont permis d’orienter l’étude du SRAD au moment de la collecte
des données et de l’analyse.
Le SRAD ainsi élaboré, complète les données de l’AP- SRAD et confirme les grandes orientations et les
stratégies définies dans les domaines de :
▪ L’auto - suffisance alimentaire ;
▪ La conservation des écosystèmes et de la diversité biologique ;
▪ Le désenclavement intérieur et extérieur ;
▪ La réduction des disparités et des inégalités régionales ;
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▪ La maîtrise de l’eau ;
▪ L’amélioration de la couverture sanitaire des Hommes et des Animaux;
▪ L’élévation du taux d’alphabétisation ;
▪ La réduction du taux de chômage et la création d’emploi
▪ L’insertion socio - économique par le sport, les arts et la culture ;
▪ L’intégration intra régionale et interrégionale ;
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I I . P R O B L É M A T I Q U E
D ’ A M É N A G E M E N T E T D E
D É V E L O P P E M E N T
2.1. LES ATOUTS ET LES POTENTIALITES DE LA REGION :
Ils sont assez nombreux et de plusieurs ordres :
o Naturel et physique :
- Disponibilité des terres cultivables de bonne qualité
- Existence d’un potentiel forestier ligneux et non ligneux appréciable (cf. à la liste des
espèces vernaculaires de la région).
- Disponibilité d’un potentiel énergétique (énergie solaire et éolienne) ;
- Existence des matériaux de construction (sables, moellons, argiles et latérites) ;
- Existence de sites touristiques importants.
o Démographique.
- Population jeune et laborieuse en pleine croissance,
- Eleveurs dynamiques possédant un savoir-faire important.
o Economique :
- Important cheptel,
- Existence d’un potentiel touristique important
- Développement du maraîchage dans certaines localités
- Existence des marchés à bétail importants.
- Existence de gisement de plâtre
o Technique :
- Ingéniosité dans l’utilisation de matériaux locaux de construction ;
- Talents inédits des artisans ;
- Existence d’outils de planification pour certains cercles, communes (de schéma directeur
d’urbanisme) ;
- Existence de services techniques spécialisés de plus en plus nombreux.
o Socio sanitaire, éducatif, culturel et politique :
- Existence des politiques sectorielles avec programmes de mise en œuvre de la santé et de
l’éducation (PRODEC et PRODESS) ;
- Existence du programme élargi de Vaccination (PEV) et d’autres programmes sur les
maladies endémiques (Paludisme, SIDA, Tuberculose etc.) ;
- Acceptation progressive de l’école par les populations ;
- Existence des établissements secondaires, techniques dans la région ;
- Population sensibilisée à la promotion des valeurs culturelles religieuses
o Financier
- Existence de l’antenne de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités
Territoriales (ANICT) et des institutions des micros crédits ;
- Existence d’une banque (BMS)
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- Existence des réseaux de caisses d’épargne et de crédit
o Institutionnel.
- Présence d’une administration résolument orientée vers le développement ;
- Déconcentration des structures techniques (même si celles- là ne sont pas toutes
représentées dans la région) ;
- Présence de Partenaires Techniques et Financiers
- Présence d’Organisations Non Gouvernementales nationales et étrangères ;
- Bonne gouvernance avec la démocratisation des institutions et l’émergence d’une société
civile et la liberté de presse ;
- Instauration de débats et interpellations des autorités au sein de l’espace d’interpellation
démocratique ;
- Consultation des populations sur les actions de développement.
2.2. LES PRINCIPALES CONTRAINTES AU DEVELOPPEMENT DE LA
REGION.
o D’ordre naturel et physique
- Régime climatique défavorable, sécheresses fréquentes et prolongées ;
- Dégradation des sols (usures des terres, érosion, salinisation, latérisation) ;
- Dégradation de la couverture végétale ligneuse et herbacée (brûlis, déboisement
accéléré) ;
- Ensablement des Oueds ;
- Envahissement des terres arables par le sable ;
- Insuffisance d’infrastructures de maîtrise de l’eau ;
- Diminution quantitative et qualitative de la micro - faune et de la micro - flore.
o D’ordre démographique :
- Forte mortalité infantile ;
- Faible espérance de vie à la naissance ;
- Exode accéléré vers les centres urbains ;
- Migration intérieure et extérieure.
- Zone de transit des migrants de passage pour l’Europe et des refoulés des pays magrébins
o D’ordre économique :
- Très bas pouvoir d’achat des populations ;
- Mauvaise organisation des marchés ;
- Coût élevé des produits alimentaires;
- Insuffisance de crédits pour le secteur agricole ;
- Sous alimentation et malnutrition des enfants ;
- Faible exploitation de l’Elevage ;
- Insuffisance des petites unités de transformation agro –industrielle ;
- Artisanat peu développé ;
- Enclavement routier (manque de route bitumée dans toute la région)
- Insuffisances de moyens et infrastructures de communication et de transport ;
- Insuffisance d’infrastructures d’accueil touristique ;
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- Insuffisance d’infrastructures de stockage des hydro carbures ;
- Insuffisance d’infrastructures énergétiques.
- Taux de chômage élevé
- Manque d’abattoir moderne
o D’ordre technique :
- Insuffisance de la recherche appliquée et d’études sur les potentialités des ressources
naturelles ;
- Faible rendement des techniques de production du secteur primaire ;
- Insuffisance des données statistiques pour la planification ;
- Insuffisance de la main d’œuvre qualifiée ;
- Insuffisance du personnel d’encadrement,
- Insuffisance de cadres techniques qualifiés
- Insuffisance de prestataires qualifiés
- Insuffisance de structures d’enseignement technique.
o D’ordre socio sanitaire, socio-éducatif, culturel et politique.
- Insuffisance de scolarisation des filles ;
- Malnutrition/ sous nutrition chronique des populations en particulier les enfants ;
- Faible degré de participation collective aux actions de développement, notamment dans
les centres urbains ;
- Enseignement mal adapté à l’emploi;
- Insuffisance des structures sanitaires de la région ;
- Mauvaise fréquentation des structures sanitaires ;
- Insuffisance d’infrastructures sportives et culturelles.
- Faible développement du tourisme.
o D’ordre financier :
- Insuffisance des institutions financières ;
- Faible niveau d’épargne, dû à la pauvreté des populations ;
- Difficultés de mobilisation des ressources financières, des impôts et taxes.
o D’ordre institutionnel :
- transferts de compétences et des moyens aux collectivités locales non effectifs;
- Mauvaise perception de la vision du développement régionale (insuffisance des outils et
méthodes) ;
- Faible cohérence entre l’échelon national, régional et local ;
- Insuffisance d’équipement ;
- Mauvaise circulation de l’information et de l’organisation du monde rural.
- Difficultés de fonctionnement des Collectivités Territoriales
- Très faible présence des services techniques
o Insécurité Résiduelle
- Trois conflits armés en 40 ans d’indépendance
- Déplacement forcé des populations
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2.3. IMAGE D’AUJOURD’HUI DE LA REGION DE KIDAL:
Kidal est une région qui dispose d’énormes potentialités en matière d’élevage liées au
savoir-faire des pasteurs, à l’effectif élevé du bétail et au volume important en produits
animaux (lait, viande, peaux et cuirs), mais dont les populations souffrent de conditions de
vie socio-économique difficiles liées à une insécurité résiduelle et à la faible valorisation des
potentialités.
Enorme potentialités d’élevage : plutôt que de s’appesantir sur les faiblesses, les difficultés,
nous tentons de faire émerger les potentialités de manière à créer une dynamique permettant une
mobilisation collective des populations autour des axes forts du développement. Ces axes forts
sont entre autres :
▪ Cheptel important et des pâturages de bonne qualité.
▪ Savoir- faire de la population
▪ Production en maraîchage en pleine croissance.
▪ La diversité du potentiel touristique
Conditions de vie socio-économique difficile
L’indice de pauvreté Communale (IPC) dans l’optique de la pauvreté de condition de vie ou
pauvreté de masse, se traduisant par une situation de manque dans les domaines relatifs à
l’alimentation, la santé, l’éducation, l’emploi et le logement, classe les communes de Kidal
parmi les plus pauvres au Mali avec environ 91% de communes pauvres et seulement 9% de
communes pas pauvres.
2.4. DETERMINATION DE LA VISION :
La détermination d’une vision consensuelle pour la Région a été obtenue grâce à la méthodologie
participative qui a consisté à analyser les visions issues des synthèses cercles et à procéder à une
synthèse globale, ce qui a permis de dégager la vision suivante :
Vision de la région de Kidal
D’ici 2016, la Région vise à créer une croissance économique soutenue
permettant un développement durable intégré au reste du pays et à la sous
région dans un climat social apaisé
Cette vision a été mise en cohérence avec la vision du Forum de Kidal sur le programme
décennal de développement des régions du Nord qui est la suivante :
«Promouvoir un développement économique, social et culturel, accéléré et soutenu
des Régions Nord du Mali en vue de la consolidation de la paix et de l’unité
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116
nationale, la réduction de la pauvreté et la réalisation de progrès sensibles dans la
poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) au Mali ».
Il est apparu une adéquation totale entre les deux visions.
2.5. DETERMINATION DES PROBLEMES FONDAMENTAUX DE
DEVELOPPEMENT DE LA REGION DE KIDAL :
Les problèmes fondamentaux de développement de la Région ont été déterminés par la même
démarche participative, à savoir, l’analyse des problèmes fondamentaux issus des synthèses
cercles. Les résultats suivants ont été obtenus :
1. Insécurité résiduelle
2. Insuffisance de la maîtrise de l'eau
3. Enclavement de la Région d’où difficulté d'approvisionnement
4. Analphabétisme
5. La non valorisation de produits agro-pastoraux
6. Faible couverture sanitaire des hommes et des animaux
7. Insuffisance et mauvaise gestion des ressources naturelles
8. Insuffisance des services financiers décentralisés
9. Sous-emploi accentué
10. Insuffisance en couverture d'énergie et en infrastructures et équipements ;
11. Incivisme fiscal
2.6. LES GRANDES ORIENTATIONS DE LA REGION :
Trois grandes orientations ont été formulées à savoir :
Une Croissance économique soutenue
Un Développement durable intégré
Un Climat social apaisé
Ces orientations découlent de la vision de développement de la région et des principaux
problèmes identifiés qui seront pris de la façon suivante :
L’objectif de croissance économique soutenue prendra en charge les problèmes suivants :
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117
1. Insuffisance de la maîtrise de l'eau
2. La non valorisation des produits agro-pastoraux
3. Insuffisance des services financiers décentralisés
4. Insuffisance en couverture d'énergie et en infrastructures et équipements ;
L’objectif d’un développement durable intégré prendra en charge les problèmes suivants :
5. Enclavement de la Région d’où difficulté d'approvisionnement
6. Insuffisance et mauvaise gestion des ressources naturelles
7. Faible couverture sanitaire des hommes et des animaux
L’objectif de réaliser un climat social apaisé prendra en charge les problèmes suivants :
8. Insécurité résiduelle
9. Sous-emploi accentué
10. Incivisme fiscal
11. Analphabétisme
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A N N E X E
Annexe 1 : Bibliographie
Annexe 2 : Liste des Personnes Rencontrées
Formateurs régionaux
Commissions des cercles
Commission de synthèse régionale
Commission CRPD
Personnes -ressources
Annexe 3 : Liste des Participants à l’Atelier de restitution du Bilan -
Diagnostic
. Commission régionale
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99
Annexe 4 : Tableau 41 Situation des mares de la région
Cercle de TESSALIT :
Commune de TESSALIT
Coordonnées Etendue de la Pérennité Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude mare (m²) (Jours)
1 AFARA 0°59’25,8’’E 19°58’41,0’’N 1575 30 Artificielle 3
2 ABANCO 0°59’25,8’’E 19°58’41,0’’N 200 30 Naturelle 3
3 AMOUDJICH 0°53’30,9’’E 19°54’23,0’’N 8000 30 Artificielle 3
Commune ADIELHOK
Coordonnées Etendue de la Pérennité Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude mare (m²) (Jours)
1 TAGHLIT (pont) 0°55’54,3’’E 19°43’24,3’’N 600 30 Naturelle 3
2 TILASSEN 0°48’53,3’’E 19°36’53,4’’N 5200 30 Artificielle 3
3 TINAGHALI 0°52’10,6’’E 19°27’23,0’’N 2750 60 Artificielle 3
4 TIMANASSAIYESSENE 0°53’06,0’’E 19°27’27,4’’N 300 20 Naturelle 3
5 TINAMIZOR (OUBEY) 0°54’15,2E 19°27’59,7’’N 1200 20 Naturelle 3
6 IMBOUKARET 0°50’04,0’’E 19°27’30,3’’N 1000 30 Naturelle 3
7 INADJAR 0°49’39,8’’E 19°27’38,5’’N 800 30 Naturelle 3
8 GHATAYE 0°52’27,7’’E 19°21’42,0’’N 12000 30 Artificielle 3
9 TARANKANTE 1 0°43’41,3’’E 19°07’26,4’’N 1800 30 Naturelle 3
10 TARANKANTE 2 0°42’32,6’’E 19°06’14,0’’N 5000 30 Artificielle 3
11 TAGMART 0°48’20,1’’N 19°55’18,0’’N 5000 30 Artificielle 3
12 TAKAZKAZA 0°49’33,8’’E 19°02’43,9’’N 1200 60 Naturelle 3
13 TINASSARAITADJE 0°49’37,1’’E 19°07’53,8’’N 1000 30 Naturelle 3
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120
CERCLE DE KIDAL
COMMUNE ESSOUK
Coordonnées Etendue de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois) N° Sites Longitude Latitude
1 TINARKACHEN 1°17’37,8’’E 18°50’27,3’’N 5000 45 Naturelle 3
2 DJIRDJILHAK 1°19’40,0’’E 19°58’41,0’’N 3200 30 Naturelle 3
3 FAYAK 1°20’48,8’’E 18°42’48,6’’N 4000 45 Naturelle 3
4 INAFATLELESS 1°10’02,6’’E 18°43’13,7’’N 10000 30 Naturelle 3
COMMUNE ANEFIF
Coordonnées Etendue de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude
1 TIDJACHIWENE 0°52’28,7’’E 18°13’04,3’’N 9000 30 Artificielle 4
2 SITIRERE 0°36’28,9’’E 19°58’41,0’’N 20000 60 Artificielle 4
3 LALABA 0°44’41,0’’E 18°20’20,7’’N 7500 60 Naturelle 4
4 TECHANAK 0°45’24,7’’E 18°09’09,7’’N 10000 30 Naturelle 4
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121
COMMUNE KIDAL
Coordonnées Etendue de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude
1 INADJAR 1°11'30,2''E 18°36'09,3''N 1400 30 Naturelle 2
2 TIMGHAMARENE 1°06'24,4''E 18°33'18,2''N 6000 60 Naturelle 3
3 TADJIDIMINT 1°04'46,1E 18°18'24,1''N 5000 30 Artificielle 4
4 TILYA 1°50'06,5''E 18°19'29,9''N 1600 30 Naturelle 3
5 INARKACHENE 1°50'26,5''E 18°20'20,7''N 800 30 Naturelle 2
6 KAYONE 1°40'27,2''E 18°20'24,3''N 5000 30 Artificielle 3
7 ANMIDJACH 1°07'24,8''E 18°12'18,1''N 6000 20 Naturelle 2
8 TINALAGHAYE 1°09'19,2''E 18°14'42,7''N 500 15 Naturelle 3
9 IBOUDOUTANE 1°15'50,0''E 18°18'12,2''N 600 20 Naturelle 2
10 TINARKACHENE I 1°12'38,1''E 18°12'43,1N 1200 30 Naturelle 3
11 TINARKACHENE II 1°14'25,8''E 18°12'33,2''N 960 20 Naturelle 2
12 TINARDIANE 1°14'54,4''E 18°15'04,6''N 3600 30 Naturelle 3
13 TIMDISSOINENE 1°16''10,5''E 18°15'00,0''N 1600 30 Naturelle 4
14 TIGDAR 1°14'33,5''E 18°05'51,6''N 960 15 Naturelle 4
15 KANAYE 1°13'03,6''E 17°57'45,1''N 2750 30 Artificielle 4
16 TIFALAY-FALAYEN 1°14'30,2''E 17°43'15,3''N 6000 60 Natuelle 4
17 ALBRIK 1°22'09,6''E 17°57'17,9''N 2750 30 Artificielle 4
18 TINARKACHENE 1°3206,5''E 18°10'08,6''N 1460 30 Naturelle 3
19 TIMEWENE 1°39'23,6''E 18°06'14,4''N 4000 30 Naturelle 2
20 EMBRO 1°30'18,8''E 18°10'33,2''N 1200 20 Naturelle 3
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122
CERCLE D'ABEIBARA
COMMUNE ABEIBARA
Coordonnées Etendue de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude
1 OUDJICH-
AGHARGUAR
1°57'19,9''E 19°32'09,6''N 2750 30 Artificielle 3
2 TINOULI 2°04'48,5'' E 19°32’36,7’’N 6000 60 Artificielle 4
3 TADALOK 1°55'54,8''E 19°36'15,3''N 5000 30 Artificielle 5
4 OUZEN 1°46'44,8''E 19°16'52,7''N 1500 15 Artificielle 5
5 EMAGLAL 1°39'54,0''E 19°24'03,2''N 4000 30 Artificielle 4
6 EGUERER 1 1°43'24,2''E 19°41'34,4''N 5000 30
Artificielle
5
7 EGUERER 2 1°49'18,7''E 19°42'42,7''N 5000 30 Artificielle 5
8 IMAGRANE 1 2°07'38,3''E 19°12'08,9''N
5000
inconnue
Artificielle
4
9 IMAGRANE 2 2°05'24,8''E 19°03'24,8''N 12000 30 Artificielle 4
Commune BOGHOSSA
Coordonnées Etendue de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude
1 OUDJICHI
TISSAYALEN
2°08'15,1''E 19°41'53,2''N 6000 30 Artificielle 4
2 FRANZALO 2°13'09,9''E 19°39’15,3’’N 5000 30 Artificielle 4
3 TADALOK 2°15'59,1''E 19°41'52,4''N 8000 60 Artificielle 4
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123
Commune de TINZAOUATENE
Coordonnées Etendue de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude
1 ZAKAT 2°35'04,3''E 19°52'24,4'''N 2750 inconnue Artificielle 4
CERCLE DE TIN ESSAKO
Commune TIN ESSAKO
Coordonnées Etendue de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de
la mare
Disponibilité des
pâturages (mois)
N° Sites Longitude Latitude
1 TINAGLAGK 2°14'02,6''E 18°45'56,4''N 5000 30 Artificielle 6
2 INCROITANE 2°08'28,9''E 18°3020,3''N 1440 20 Naturelle 6
3 INTAHOUTENE 2°04'45,5''E 18°26'25,7''N 1500 15 Naturelle 6
4 TADJSENAT 2°00'28,1''E 18°26'20,4''N 2750 30 Artificielle 6
5 EGLAl 2°01'31,6''E 18°10'20,3N 2750 20 Artificielle 6
6 EMATAL 2°25'46,9E 18°01'29,3''N 2750 inconnue Artificielle 6
Commune INTEDJEDITE
Coordonnées Etendue
de la
mare (m²)
Pérennité
(Jours)
Nature de la mare Disponibilité
des
pâturages
(mois)
N° Sites Longitude Latitude
1 TAHAYAWT 2°19'25,1''E 17°56'48,1''N 5000 30 Artificielle 5
2 TIDIALALENE I 2°14'42,0''E 17°43'45,5''N 6000 30 Artificielle 6
3 TIDIALALENE II 2°07'21,7''E 17°55'17,4''N 16000 60 Artificielle 6
Source : DRHE-KI
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124
Annexe 5 : Tableau 49 Bilan des réalisations dans la région de 1997 à 2007
N° Projets et actions Année
d’exécution
Coût
du
Projet
Envergure
ou
nombre
Observations
1
Routes
Autres moyens de
transport (aéroport Kidal
et Tessalit)
Besoin notoire
et rentable
2
Poste et Télécommunications
SOTELMA à Kidal 1996 1 Satisfaisant
Extension du réseau
Sotelma
2004 1 Rayon de couverture
peu satisfaisant
Réseau Malitel
Réseau Ikatel (Orange)
2005 1 Rayon de couverture peu
satisfaisant
Station Télévision
Nationale et la Radio
Nationale à Kidal
1997 1 Rayon de couverture peu
satisfaisant
3 Météorologie- Climatologie
4 Topographie- Cartographie
Existence d’un réseau
de points connus en
cordonnées rattachées à
des bornes
astronomiques et au
nivellement général
dans la ville de Kidal
(IGM)
2005
/
1
Peu satisfaisant
Bâtiments et équipements publics
Bureaux Gouvernorat 1999 1 Peu satisfaisant
Annexes Gouvernorat 1999-2007 Peu satisfaisant
Direction Budget 1999 1 Peu satisfaisant
Direction Contrôle
Financier
1999 1 Peu satisfaisant
Trésorerie Régionale 1998 1 Satisfaisant
Direction de
l’hydraulique
2004 1 Satisfaisant
Direction des Routes 2004 1 Satisfaisant
Direction Plan 1998-2006 1 Peu satisfaisant
Direction Conservation
de la Nature
2003 1 Peu satisfaisant
Direction Transport 1999-2001 1 Peu satisfaisant
Direction Caisse Retraite 2003-2004 1 Satisfaisant
Tribunal de Justice de
1ère Instance
2005 1 Satisfaisant
Commissariat de Police 2003 1 Satisfaisant
Base Vie PSARK 2005 1 Peu fonctionnel
Direction Impôt 2004 1 Satisfaisant
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125
5 Direction Jeunesse 2006 1 Satisfaisant
Direction Commerce 2006 1 Satisfaisant
Direction Santé 2001 1 Peu satisfaisant
Direction Académie 2005 1 Satisfaisant
Lycée Attaher Ag ILLY 1998 1 Satisfaisant
Bureau Assemblée
Régionale
2004 1 Insuffisant
Camp de Jeunes 2003 1 Peu satisfaisant
PAM National 1997-2005 1
OPAM 1 Satisfaisant
Centrale EDM 1999 1 Peu Satisfaisant
Adduction d’eau de la
Ville de Kidal
2004 1 500
000
1 Peu satisfaisant
Camp militaire N°2 1999-2007 1 Satisfaisant
Camp militaire N°1 2007 1 Satisfaisant
Groupement Garde
Nationale
2007 1 Satisfaisant
Compagnie Garde
Nationale
2004 1 Satisfaisant
Escadron Gendarmerie
Nationale
2005-2007
1 Satisfaisant
Centre socio -
professionnel des
Femmes
2004 1 Satisfaisant
6
Urbanisme et habitat
Lotissement quartier
Etambar de Kidal
1999-2003 Satisfaisant
Schéma directeur
d’aménagement et
d’urbanisme et environs
de Kidal et Tessalit
A revoir
Satisfaisant
N° Projets et actions Année d’exécution Coût du Projet OBSERVATIONS
1 Géologie et Mines
Carte géologique de
l’Adrar des Ifoghas
2006 Satisfaisant
Etudes de
reconnaissance sur les
pierres précieuses et
semi-précieuses
2005 Peu satisfaisant
Géophysiques
aéroportées
2007 Peu satisfaisant
2 Eaux
Réalisation de 45
Forages dont 30 équipés
de pompes manuelles et
15 en puits citernes
(FIDA)
1998-2002
Peu satisfaisant
Alimentation en Eau
Potable de la Ville de
2003-2004 1 500 000 000 Peu satisfaisant
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126
Kidal (BADEA/BN)
Projet Amélioration des
conditions
d’apprentissage (ACDI-
ANICT)
2005-2007 Peu satisfaisant
Construction de 5
barrages mixte dans la
région de Kidal (BN)
2004-2007 799 000 000 Peu satisfaisant
Création des puits
modernes (PMR-FED)
2000-2004 Peu satisfaisant
Création de points d’eau
modernes par ACF
(HCR/USAID)
1997- 2007 Peu satisfaisant
Construction de puits de
puits maraîchers par
ACCORD (HCR)
1997 - 2000 Peu satisfaisant
Réalisation des points
d’eau modernes :
Forages, puits citernes,
SHPA équipés de
système solaire et des
barrages (DDRK 1 et
DDRK 2)
2000-2007
Peu satisfaisant
Création de trois forages
équipes de pompes
manuelles (BN)
2000
Peu satisfaisant
Création de forages
équipés de pompes
manuelles (PNIR)
Programme
d’Alimentation en Eau
Potable et
d’Assainissement en
milieu rural (BAD/BN):
• Réhabiliter 40 puits ;
• Réhabiliter 21
forages ;
• Réaliser 30 nouveaux
forages équipés de
pompe à motricité
humaine ;
• Réaliser 40 nouveaux
puits modernes
2006-2009
En cours
Réhabilitation de 10
puits traditionnels et
Construction de 3 puits
citernes (PHV – CEAO
III)
2005-2008
En cours
Adduction d’eau d’Adiel
Hoc
2004 Peu satisfaisant
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127 127 |
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127
Adduction de Tessalit 1999 Peu satisfaisant
Système Hydraulique
Pastorale Amélioré
d’Ikadawatene
2000 Satisfaisant
Système Hydraulique
Pastorale Amélioré d’In
Halid
2004
Peu satisfaisant
Adduction d’eau
sommaire d’Abeibara
2003 Peu satisfaisant
Construction de barrages
mixte filtrant/souterrain
dans la région de Kidal
(5) Budget National
2004- 2007
Peu satisfaisant
Construction de barrages
mixte filtrant/souterrain
dans la région de Kidal
(3) Budget National
2007
En cours
Construction de barrages
à gabion
à Takallot (PSARK)
1998
Satisfaisant
3 ENERGIE
Construction de la
Centrale électrique de
Kidal (EDM)
1999 Peu satisfaisant
Construction de la
Centrale électrique
d’Adiel hoc (EDA)
2005 Peu satisfaisant
Groupe électrogène de
Tessalit
Non satisfaisant
4 INDUSTRIE – ARTISANAT - COMMERCE
Construction de
l’Abattoir de Kidal
2003 Satisfaisant
Construction du Marché
de légumes
2005 Peu satisfaisant
Construction du Marché
à bétail
2003 Peu satisfaisant
Construction de 2
boulangeries modernes
2000/2007 Satisfaisant
Construction de fabrique
de farine infantile
(Bitanine)
2000 Peu satisfaisant
5
TOURISME
Création de la Mission
Culturelle d’Essouk
2005 Peu satisfaisant
Source : Commissions de travail






