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MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DES COLLECTIVITES LOCALES ********* REGION DE... |
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MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE
ET DES COLLECTIVITES LOCALES
*********
REGION DE KOULIKORO
REPUBLIQUE DU MALI
Un peuple – Un But – Une Foi
ASSEMBLEE REGIONALE
*********
BP 30 – Koulikoro; Tél. (+223) 21 26 25 81 ; Fax. (+223) 21 26 27 84
Email : arktogo@yahoo.fr
DOCUMENT FINAL
Centre National d’Appui et de Formation pour le Développement des Ressources Humaines
CENAFOD-MALI
Bamako - BP : 1859 - Tél./Fax : 20 29 92 63
Email cenafodmali@yahoo.fr
Janvier 2009
PLAN STRATEGIQUE DE DEVELOPPEMENT REGIONAL 2009- 2018
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DOCUMENT ACTUALISE
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SOMMAIRE
SIGLES …………………………………………………………………...………………………………... 04
AVANT- PROPOS ……………………………………………………………………………………….. 06
INTRODUCTION………………………………………………………………………………………… 08
1ère Partie : RAPPEL DU BILAN DIAGNOSTIC SUR LA SITUATION DE REFERENCE DE
LA REGION DE KOULIKORO ………………………………………………………….
11
I. PRESENTATION SOMMAIRE DE LA REGION…………………………………………………. 12
II. SYNTHESE DE L’ETAT ET DE LA PROBLEMATIQUE DE DEVELOPPEMENT DE LA
REGION ………………………………………………………………………………………………
14
III. LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION……………………………………. 14
3.1. Le potentiel de développement de la région………………………………………………………… 14
3.2. Les 10 problèmes fondamentaux et les objectifs prioritaires de la région…………………………. 18
3.3. Les préoccupations spécifiques évoquées par les cercles …………………………………………. 20
3.4. Les problèmes de disparité régionale ……………………………………………………………… 24
2ème Partie: VISION ET OPTIONS STRATEGIQUES DE DEVELOPPEMENT REGIONAL... 26
I. PERSPECTIVES D’EVOLUTION DE LA SITUATION DE LA RÉGION……………………… 27
1.1. La démographie ……………………………………………………………………………………. 27
1.2. La production agricole ……………………………………………………………………………. 29
1.3. La santé …………………………………………………………………………………………… 32
1.4. L’éducation ………………………………………………………………………………………... 33
1.5. L’eau……………………………………………………………………………………………….. 34
1.6. La sécurité alimentaire…………………………………………………………………………….. 35
1.7. La croissance économique et la mobilisation des ressources………………………………………. 38
1.8. La démocratie, le développement institutionnel, la décentralisation et la gouvernance.................. 39
1.9. Les questions de paix et de sécurité……………………………………………………………….. 39
1.10. Les questions de gestion durable des ressources naturelles et de protection de l’environnement,
surtout avec les changements climatiques…………………………………………………………
39
1.11. Synthèse de l’hypothèse d’évolution dans les domaines ci -dessous ……………………………. 40
II. TENDANCES ET HYPOTHESES DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION SUR 10 A 15
ANS…………………………………………………………………………………………………….
43
2.1. Un zonage avec des fonctions socioéconomiques spécialisées……………………………………… 44
2.2. Une polarisation urbaine avec l’émergence de pôles de développement économique dans la région 45
2.3. Le renforcement de la décentralisation et le portage politique des priorités de développement local
et régional par les Collectivités…………………………………………………………………….
45
2.4. Le renforcement du rôle d’appui technique et le contrôle de l’Etat avec l’instauration des
pratiques de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques…………………………...
46
III. ENJEUX MAJEURS DE LA REGION POUR PARVENIR A UN SCENARIO OPTIMISTE 46
3.1. L’emprise de Bamako et les exigences de réformes institutionnelles ….………………………….. 46
3.2. L’explosion démographique……………………………………..…………………………….…… 46
3.3. La dégradation continue de l’environnement…………..……….………………………………… 46
3.4. Le déséquilibre entre le niveau de production…………………………………..…………….…… 46
3.5. La valorisation du potentiel de développement………………………………..…………………… 46
3.6. La mobilisation des ressources et de l’expertise technique………………………………..…..…… 47
3.7. La réalisation des investissements………………………….…………………………………..… 47
3.8. La formalisation et l’acceptation du rôle des collectivités territoriales………………………….… 47
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3
IV. VISION ET OPTIONS STRATEGIQUES ………………………………………………………... 47
4.1. Vision pour le développement régional …………………………………………………………… 48
4.2. Orientations et options de politiques pour le developpement regional de koulikoro ……………… 50
4.3. Axes et priorités stratégiques par secteur de développement ……………………………………... 54
3ème Partie: STRATEGIES D’OPERATIONNALISATION DU PSDR ET MESURES
D’ACCOMPAGNEMENT POUR LA MISE EN OEUVRE …………………………
61
I. LA RECHERCHE DE COHÉRENCE, LIEN ET ARTICULATION AVEC LES POLITIQUES
ET STRATÉGIES NATIONALES ……………………………………………………………………
62
1.1. Cohérence et articulation verticale avec les Politiques, les Stratégies nationales et les
Programmes sectoriels …………………………………………………………………………….
62
1..2. Cohérence et articulation entre le PSDR et ses différentes traductions ………………………….. 62
II. AXES D’OPERATIONNALISATION DU PSDR REVISE………………………………………. 62
2.1. Processus d’élaboration ou de réactualisation et de mise en oeuvre du SRAD et des SAT ............ 62
2.2. Processus d’élaboration et de mise en oeuvre des PDESC et des plans d’investissements ……..... 62
2.3. Processus de contractualisation …………………………………………………………………… 62
2.4. Processus de portage et de mobilisation des ressources par l’ARK et ses partenaires ……………. 63
III. PILOTAGE, ANIMATION ET SUIVI DE LA MISE EN OEUVRE DU PSDR ……………... 63
3.1. Objectifs …………………………………………………………………………………………… 63
3.2. Acteurs et responsabilités …………………………………………………………………………. 64
3.3. Outils et supports …………………………………………………………………………………. 64
3.4. Résultats et produits ………………………………………………………………………………. 64
IV. SYNTHESE DES SUGGESTIONS / RECOMMANDATIONS FORMULEES PAR LA
REGION……………………………………………………………………………………………….
64
ANNEXES ………………………………………………………………………………………………… 66
A1. Références documentaires ………………………………………………………………………... 67
A2. Synthèse de l’état et de la problématique de développement de la région ………………….. 68
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SIGLES
ADERE Agence de Développement des Régions Nord du Mali
AE Académie d’Enseignement
AMADER Association Malienne de Développement pour l’Electrification Rurale
ANICT Agence Nationale d’Investissement des Collectivités
ANPE Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi
APEJ Agence Nationale pour l’Emploi des Jeunes
ARK Assemblée Régionale de Koulikoro
BNDA Banque Nationale pour le Développement Agricole
BSI Budget Spécial d’Investissement
BUCO Bureau de Coopération Suisse
CAA Centre d’Animation Agricole
CADB Cellule d’Appui du Développement à la Base
CAP Centre d’Animation pédagogique
CCIM Chambre Du Commerce Et d’Industrie Du Mali
CCOCSAD Comités Communaux d’Orientation de Coordination et de Suivi des Actions de
Développement
CED Centre d’Education pour le Développement
CGS Comité de Gestion Scolaire
CLOCSAD Comités Locaux d’Orientation de Coordination et de Suivi des Actions de Développement
CMDT Compagnie Malienne de développement du textile
COMANAV Compagnie malienne de Navigation
COPROMA Coopérative de Production d’Aliment bétail
CRA Chambre régionale d’Agriculture
CROCEP Comités Régionaux d’Orientation et de Planification
CROCSAD Comités Régionaux d’Orientation de Coordination et de Suivi des Actions de Développement
CRRA Centre Régional de Recherche Agronomique
CRU Commissions Régionales d’Utilisateurs
CSA Commissariat à la Sécurité Alimentaire
CSCOM Centre de Santé Communautaire
CSCRP Cadre Stratégique Contre la Réduction de la Pauvreté
CSRef Centre de Santé de Référence
CT Collectivités Territoriales
CTB Coopération Technique Belge
DCPNAT Document Cadre de Politique Nationale d’Aménagement du Territoire
DCPND Document Cadre de Politique Nationale de Décentralisation
DERK Développement Economique dans la Région de Koulikoro
DNCT Direction Nationale des Collectivités Territoriales
DNPIA Direction Nationale de la Production et de l’Industrie Animale
DRCN Direction Régionale de la Conservation de la Nature
DRPFEF Direction Régionale de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille
DRPSIAP Direction régionale de la Planification, de la Statistique, de l’informatique et de l’Aménagement des
Populations
EEM Ecole d’Etat Major
EMA Ecole Militaire d’Administration
EMIA Ecole Militaire Inter Armes
FAT Fonds d’Appui Technique
FEBEVIM Fédération du Bétail/ Viande au Mali
FICT Fonds d’investissement des Collectivités Territoriales
FNAM Fédération Nationale des Artisans du mali
FODESA Fonds de développement en zone Sahélienne
GIE Groupement d’Intérêt Economique
GRN Gestion des ressources Naturelles
GTZ Coopération Allemande de Développement
ICRISAT Institut International de Recherche sur les Cultures des Zones Tropicales Semi- Arides
IER Institut d’Economie rurale
INACOM Industrie Navale de Construction Métallique
IPR Institut Polytechnique Rural
IRA Infections Respiratoires Aiguës
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ABN Autorité du Bassin du Niger
LOA Loi d’Orientation Agricole
MATCL Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales
ODIK/ Opération de Développement Intégré du Kaarta
PRODESO Projet de Développement de l’Elevage au Sahel Occidental.
OHVN Opération du Haute Vallée du Niger
OMA Observatoire des Marchés Agricoles
OMATHO L’office Malien de Tourisme et de l’Hôtellerie
OMD Objectif du Millénaire pour le Développement
OPA Organisation Professionnelle Agricole
OPAM Office des Produits Alimentaires du Mali
OPIB Office des Périmètre Irrigués de Baguinéda
OSC Organisation de la Société Civile
PADEC Programme d’Appui au Développement Communautaire
PRP Projet de Réduction de la Pauvreté
PADER Programme d’Appui à la Décentralisation et au Développement Economique Régional
PAP Population Active Potentielle
PAPIM Projet d’Aménagement des Périmètres Irrigués de Maninkoura
PASAOP Programme d’appui aux Services Agricoles et Organisations Paysannes
PCAE Programme Communal d’Action Environnemental
PCDA Programme de Compétitivité et de Diversification Agricole
PDAM Projet de Développement de l’Aviculture au Mali
PDES Plan de Développement Economique Social
PDESC Plan de Développement Economique Social et Culturel
PDI Programme de Développement Institutionnel
PEV Programme Elargie de Vaccination
PISE Programme d’Investissement du Secteur Educatif
PNE Politique Nationale de l’Eau
PNIR Programme National d’Infrastructure Rurale
PNPE Politique Nationale de Protection de l’Environnement
PRECAGED Programme de Renforcement des Capacités nationales pour la Gestion Stratégique du Développement
PRODEC Programme Décennal de l’Education et de la Culture
PRODEJ Programme Décennal de Développement de la Justice
PRODESS Programme de Développement Sanitaire et Social
PSDR Plan Stratégique de Développement Régional
PTF Partenaire Technique et Financier
SADC Schéma d’Aménagement et de Développement du Cercle
SAP Système d’Alerte Précoce
SDAU Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisation
SFD Système Financier Décentralisé
SNV Service de Développement Néerlandais
SRAT/D Schéma Régional d’Aménagement du Territoire/ Développement
SSC Structure des Surveillance Communautaires
TAIC Taux d’Accroissement Inter Censitaire
TDRL Taxe de Développement Régional et Local
ULPC Union Locale des Producteurs de Céréales
ZIC Zones d’Intérêt Cynégétiques
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AVANT- PROPOS
Le Plan Stratégique de Développement Régional (PSDR) doit être perçu comme un document
d’orientations stratégiques, devant servir aux processus de planification opérationnelle. Il
n’est point un PDESC, ni un SRAT/D, ni un SDU, ni même un Programme ou un Plan
d’Action, mais il indique la vision, les orientations et les stratégies de développement.
Cependant, il s’efforce, sur la base d’un diagnostic socioéconomique établi, de construire et de projeter
la vision et les stratégies pour une politique de développement en matière de devenir de la
région, sur la base d’un certain nombre d’éléments que sont :
- des hypothèses et une vision de développement socioéconomique dans le temps (10 ans/ 2009-
2018),
- une vision d’organisation de l’espace territorial de la région, Koulikoro.
Il indique, en outre, les orientations et les options majeures à privilégier pour les activités et les
programmes d’aménagements territoriaux, de promotion économique sociale et culturelle régionale,
tout comme les priorités et les objectifs opérationnels.
Ces éléments doivent être nécessairement déclinés pour l’opérationnalisation du PSDR en :
- Plan de Développement Economique, Social et Culturel (au niveau régional et local),
- Schéma Directeur d’Urbanisation (SDU),
- Projets et Programmes d’Investissement.
Les différents projets, programmes et plans spécifiques de développement annuels ou pluri annuels
et les projets d’investissement doivent découler de ces processus.
Ce document doit servir aux décideurs politiques et aux responsables divers de développement régional
comme référence d’initiatives de promotion économique et sociale de la région.
Le portage politique et le pilotage stratégique incombe institutionnellement à l’Assemblée
Régionale de Koulikoro dans une dynamique de dialogue, de soutien et de coopération avec
l’Administration et les structures déconcentrées de la région, impliquant l’ensemble des acteurs locaux
et régionaux.
La Loi 95-034, portant Code des Collectivités Territoriales en République du Mali, modifiée par la Loi
98-010 du 19 juin 1998 et modifiée par la Loi 98- 066 du 30 décembre 1998, stipule (Article 131 du
CCT) pour le cas des Assemblées Régionales :
« Le Conseil Régional règle par ses délibérations les affaires de la Région notamment celles relatives
aux programmes de développement économique, social et culturel et de sa mise en cohérence avec les
programmes nationaux ».
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INTRODUCTION
L’Assemblée Régionale de Koulikoro (ARK) a été mise en place le 3 décembre 1999. Elle est
composée de 22 membres élus dans les sept (7) conseils de cercles de la Région. Aujourd’hui,
six partis politiques sont représentés à l’Assemblée Régionale.
Depuis sa création, l’Assemblée Régionale de Koulikoro a élaboré deux plans de
développement économique, social et culturel (PDESC) :
- Le premier PDESC est un plan triennal portant sur la période 2001/2003
- Le second PDESC de l’Assemblée Régionale de Koulikoro est un plan quinquennal
portant sur la période 2004/2008.
L’enjeu principal, par rapport aux Orientations de la Politique Nationale de Décentralisation,
et spécifiquement de développement régional, réside dans le processus d’élaboration, de
portage et de soutien à la mise en œuvre d’une politique de développement régional basée
sur la concertation et le partenariat avec les acteurs du développement local et régional sur
la base des références que sont :
- Le Document Cadre de la Politique Nationale de Décentralisation (DCPND) ;
- Le Document Cadre de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire
(DCPNAT) ;
- Les outils du PRECAGED ;
- Le Guide d’orientation méthodologique pour l’élaboration des schémas
d’aménagement et des plans régionaux et locaux de développement, conçu par la
DNCT en concertation avec le Ministère du Plan et de l’Aménagement du Territoire
dans le cadre du programme ADERE - Nord.
C’est ainsi qu’en 2007, sur instruction du MATCL, la région de Koulikoro a élaboré un Plan
Stratégique de Développement 2007-2015 (PSDR) qui a été validé par le Conseil régional.
Malgré l’existence de ces supports, il a été constaté que les différents processus de
planification engagés par l’ARK (PDESC triennal 2001- 2003, PDESC quinquennal 2004- 2008,
SRAD de novembre 2006, le dernier concernant le PSDR 2007- 2015), ont connu un certain
nombre de difficultés, relatives à l’implication et la participation des acteurs clé de la région,
le partage et la diffusion des résultats au niveau des acteurs concernés.
Les principales insuffisances évoquées portent entre autres sur:
- La difficulté de mobilisation des acteurs locaux et régionaux,
- L’insuffisance dans la définition des outils et de la coordination technique pour la
collecte, l’analyse et le partage des informations (grille d’analyse diagnostique et
démarche opérationnelle),
- Les résultats des diagnostics/études des lieux ou Situation de référence réalisés ne
donnant pas assez de précisions sur les enjeux, les options à retenir et les scénarios
alternatifs,
- L’insuffisance dans l’engagement des PTF auprès de l’ARK compte tenu du
renouvellement des élus en 2004,
- La non capitalisation des expériences de planification,
- L’insuffisance dans la définition des stratégies claires et partagées par les acteurs
locaux et dans la précision des axes prioritaires,
- L’insuffisance dans le portage politique et le pilotage stratégique du processus par
l’ARK et spécifiquement dans le dialogue/ concertation multi acteurs entre les trois
niveaux de collectivités (région, cercle et commune) pour une adhésion élargie et une
participation effective dans la dynamique régionale,
- L’insuffisance de la stratégie d’orientation, de pilotage et de suivi du processus,
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- L’insuffisance du dialogue Elus/représentants de l’Etat/services techniques
déconcentrés,
- L’insuffisance dans la fonctionnalité de l’appui conseil par les services techniques,
- L’insuffisance du dialogue et de partenariat public/privé dans l’approche de
développement local et régional ;
- L’insuffisance de visibilité et du leadership de l’ARK dans la dynamique.
Ainsi, au vu de ce contexte, l’ARK a déjà procédé en 2007 au « Diagnostic institutionnel de
l’Institution ARK » accompagné d’un « Programme de renforcement des capacités de l’Assemblée de
Koulikoro», en vue de développer son leadership dans le portage des dossiers pour un
meilleur positionnement stratégique.
Le présent processus pour la Révision du Plan Stratégique de Développement Régional et
de la formulation du document de Cadrage méthodologique pour l’élaboration du Plan de
Développement Economique, Social et Culturel 2009/2013 de l’Assemblée Régionale de
Koulikoro, rentre dans cette dynamique avec comme ambition la précision ou la
redéfinition des axes stratégiques prioritaires et la correction des déficiences du PSDR afin
de mener à bien l’élaboration du PDESC 2009-2013.
(Cf. TDR sur le processus et les documents méthodologiques de l’étude)
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11
1ère Partie :
RAPPEL DU BILAN DIAGNOSTIC
SUR LA SITUATION DE REFERENCE
DE LA REGION DE KOULIKORO
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12
I. PRESENTATION SOMMAIRE DE LA REGION
Vaste Plateau accidenté, la région de Koulikoro se situe au Centre- Ouest du Mali et s’étend
entièrement dans la zone tropicale. Elle s’allonge du Nord au Sud sur 445 Km et d’Ouest en
Est sur 340 Km.
Elle fait frontière au Nord avec la République Islamique de Mauritanie, à l’Est avec la Région
de Ségou, à l’Ouest avec la Région de Kayes, au Sud Ouest avec la République de Guinée et
au Sud avec la Région de Sikasso.
Deuxième région administrative du Mali depuis juillet 1977, la région de Koulikoro couvre
une superficie de 90 210 Km2 représentant 7,27 % de la superficie total du territoire national.
Il existe quatre types de climats (Guinéen Nord : vers la frontière guinéenne à Kangaba ;
Soudanien Sud : Koulikoro, Kati, Kangaba, Dioïla, Soudanien Nord vers Kolokani et
Banamba et Sahélien Sud : vers Nara) dans la région avec une alternance au cours de l’année
d’une saison de pluies (Mai à Octobre) et d’une saison sèche (Novembre à Avril).
La région de Koulikoro dispose d’un important réseau hydrographique qui comprend des
cours d’eau permanents et non permanents. Ce sont : les fleuves (le Niger, le Baoulé, le
Bagoé, le Bafing, le Sankarani et le Bani), les mares, les rivières et le lac Wegnan. Ce réseau,
de type tropical, connaît ses hautes eaux en période d’hivernage et les basses eaux en saison
sèche.
Avec la réforme administrative et la décentralisation, la région comprend 116 CT dont une
région (région de Koulikoro), sept (7) cercles (Banamba, Dioïla, Kangaba, Kati, Koulikoro,
Kolokani et Nara), 108 communes dont 3 urbaines et compte 1924 villages. Le cercle de Nara
est le plus grand cercle en superficie (33,25%) et celui de Kangaba, le plus petit (05,70%).
Cercles Superficie (Km²) % Superficie régionale Population Densité
(habts/km²)
Koulikoro 7 260 08,04 178 650 23,94
Banamba 7 500 08,31 165 468 21,47
Dioïla 12 000 13,30 387 565 30,58
Kangaba 5 150 05,70 88 931 16,35
Kati 16 300 18,06 598 038 34,74
Kolokani 12 000 13,30 215 221 16,98
Nara 30 000 33,25 184 128 6,13
Total 90 210 100 1 828 001 19,74
Source : DRPS- Koulikoro 2003
Observation : Ces CT évoluent dans le même espace territorial que les circonscriptions administratives
(région et cercles) dirigées par l’Administration déconcentrée (Gouverneur et Préfets).
La population de la région est estimée à 1 981 364 habitants en 2007 (EPAM/ DOEF-ANPE)
dont 989 084 femmes et 992 280 hommes représentant respectivement 49,91% pour les
femmes et 50,09% pour les hommes, donc un déséquilibre en faveur des hommes.
Les cercles les plus peuplés sont : Kati, Dioila et Kolokani et les cercles de Kangaba, Banamba
et Koulikoro sont les moins peuplés.
La population est extrêmement jeune : 54% ont moins de 15 ans et 31,8% ont moins de 40
ans. Les adultes de plus de 40 ans représentent 14,2%. Les femmes en âge de procréer (15 –40
ans) représentent 36,6% de la population féminine.
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Sexe * Groupe d'âge
Groupe d'âge
Masculin Féminin Total
Nbre % Nbre % Nbre %
00 42 183 73, 12 23 507 49,29 47 690 2, 99
0-14 395 559 51,4 374 633 48,7 770 191 48,26%
15-69 378 083 47,8 414 130 52,3% 792 213 49,64%
70 et plus 17 227 51,6 16 170 48,5% 33 397 2,10%
Total 790 868 49,6 804 932 50,5 1 595 800 100,0%
Source : RGPH- 1998, DNSI- DRPS – 2003
Observation : les prévisions de 2008 donnent en moyenne 2 056 901 habitants soit une densité
moyenne de 22,80 habitants au km2
La région, caractérisée par une grande diversité ethnique, une population de confession
musulmane pour la majorité, cohabitant de façon harmonieuse avec la pratique de
l’animisme et du christianisme. Cette population est repartie comme suit :
- les Bambara, formant le groupe le plus important de la région, occupent la zone qui
s’étend entre Koulikoro et le Kaarta avec une forte concentration dans le Bélédougou
(Kolokani),
- les Malinkés, constituant le deuxième groupe dominant, sont concentrés dans le
cercle de Kangaba et le long du fleuve du Niger,
- les Sarakolés, occupant la partie nord de la région (cercle de Nara), cohabitent avec
les Maures et les Peulhs,
- les Somonos sont concentrés le long du fleuve entre Niamina et Koulikoro.
L’exode rural constitue le facteur important de mouvements de populations des zones Nord
en direction des centres urbains du Sud et de la région en direction du District de Bamako et
sur d’autres régions du pays.
L’économie de la région est essentiellement rurale reposant sur l’agriculture pluviale en
mutation, entre l’autosuffisance et les cultures d’exportation, largement dépendant des aléas
climatiques.
On distingue sept zones d’occupation du sol agricole dans la région de Koulikoro : la zone
agropastorale Hodh, le plateau de Koutiala, le haut Bani Niger, le Plateau Mandingue, le
Bélédougou, les vallées fluviales et mares et les domaines forestiers (plus les parcs nationaux
et les forêts classées).
Les quelques unités industrielles de transformation des produits agricoles et de fabrication
des produits de consommation courante et divers ateliers se situent dans les centres urbains
correspondants généralement aux chefs lieux des cercles.
Le commerce est dominé par le secteur informel et les échanges portant sur les principales
productions de la région avec les produits importés divers.
L’artisanat et le tourisme sont peu développés malgré l’existence d’un potentiel en
patrimoine culturel et folklorique.
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II. SYNTHESE DE L’ETAT ET DE LA PROBLEMATIQUE DE DEVELOPPEMENT DE LA
REGION
La réalisation du diagnostic socioéconomique de la région sur base d’analyse documentaire
et l’établissement de la situation de référence permettent de faire un bilan synthétique de
l’état de développement de la région, en termes de potentialités, acquis et forces identifiées,
de faiblesses/ insuffisances et de la problématique de développement à travers les
contraintes, les opportunités et priorités et les éléments de stratégies de développement de
la région.
(Tableaux des références majeures sur l’état et la problématique de développement
de la région par grands secteurs et sous secteurs en annexes).
III. LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION
Le bilan de l’état et de la problématique de développement de la région permet de retenir les
caractéristiques suivantes :
- Une région moyennement peuplée avec une population relativement jeune et
inégalement repartie,
- Des activités économiques et sociales concentrées dans les zones à potentialités
naturelles élevées surtout au sud et le long des vallées,
- Une région bénéficiant d’une intégration relative tant au plan intra régional
qu’au plan inter régional et sous régional,
- Des disparités tant au niveau du milieu physique qu’au niveau démographique et
économique,
- De nombreux atouts et facteurs positifs de développement, parmi lesquels:
* La proximité de la Capitale nationale Bamako et ses opportunités
administratives, politiques, économiques, financières et commerciales,
* Un chapelet de centres urbains aux activités administratives et
socioéconomiques assez dynamiques autour du District, constitués par les
chefs lieux de cercles,
* Une potentialité de productions agro sylvo pastorales,
* Des infrastructures et moyens de communication (chemins de fer, routes,
fleuve et aéroport, réseau de communication téléphonique, de TV et de radio),
soutenant des activités d’échanges et de commerce dominées par le secteur
informel,
* Des unités industrielles et des ateliers artisanaux divers,
* Une population dynamique,
* Des infrastructures de services sociaux de base (santé, éducation, hydraulique,
etc.) et de formation.
3.1. Le potentiel de développement de la région
- Le secteur Economie rurale :
* Les sols : disponibilité de terres agricoles avec d’importante superficie pour les
différentes cultures irriguées, sèches et arboricoles et maraîchage (86%) ;
* Le climat : 3 à 4 mois de saison de pluies avec des hauteurs de 400mm à 1m,
région largement située dans la zone tropicale soudanienne ;
* L’eau : disponibilité des ressources en eau (fleuves, rivières et mares) avec une
grande possibilité d’irrigation à travers les aménagements hydro agricoles ;
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* Les ressources forestières : disponibilité de réserves forestières malgré leur
dégradation pouvant être valorisées sous forme de bois de construction, de bois
d’œuvre et de charbon ;
* La cueillette : potentiel élevé en produit de cueillette (Tamarin, Jub-jub, Néré,
Karité, gomme, etc.),
* L’élevage : grand potentiel en effectif de cheptel et en pâturage dans le centre et le
Nord avec possibilité de créer des bases alimentaires, des centres d’embouches,
des points d’eau et un commerce important de bétail (marchés à bétail),
l’exportation et l’industrie des peaux et cuirs et du lait ;
* La pêche : avec des eaux poissonneuses, des fleuves, rivières et l’existence du
barrage de Sélingué à la porte de la région;
* Les politiques et stratégies sectorielles favorables à la promotion de l’économie
rurale à travers la LOA, le SDDR, la PNPE et les programmes divers (Initiative
Riz).
Possibilité d’augmenter et valoriser le potentiel avec une amélioration des systèmes agricoles, gestion/
protection de l’environnement avec le support pour des investissements conséquents. Tous ceux-ci
donnent un potentiel pour les filières agro industrielles et la transformation des produits.
- Le secteur secondaire :
* L’existence de ressources en eaux de surface et en eaux souterraines mobilisables,
pouvant favoriser des équipements en hydro électricité ;
* Des indices favorables pour certaines ressources minières, avec des gisements de
fer à Naréna, Ballé et Moribabougou et l’or à Kangaba et Moribabougou ;
* D’énormes potentiels en matériaux de construction : bois, sable, gravier, moellon
et carrières diverses pour l’amélioration de l’habitat et des infrastructures;
* Les unités agro-industrielles basées sur: les fruits et légumes, les produits
agricoles et d’élevage, le coton et les activités de transformation ;
* De nombreux sites touristiques et culturels avec un patrimoine à valoriser ;
* La présence de Bamako avec des opérateurs économiques et un marché potentiel ;
* les marchés et foires : équipements et infrastructures de valorisation des produits
agricoles, d’élevage, des carrefours d’échange permettant de développer
l’économie locale et régionale ;
* les institutions de financement (banques et caisses d’épargne) : la
déconcentration des structures de banques et de micro finances dans les chefs
lieux de cercle rapproche les acteurs économiques des circuits de financement ;
* le transport : assez développé à cause des axes bitumés et des initiatives privées
assez importantes permettant l’approvisionnement, l’exportation et l’importation
* les énergies solaires (avec l’AMADER), bois favorisant l’équipement des localités
et la promotion de l’artisanat rural tout comme des centres urbains;
* l’artisanat diversifié avec les nombreux produits locaux et la professionnalisation
des artisans ruraux.
- Le secteur des infrastructures, équipements et bâtiments :
* Un bon niveau de couverture en réseau de communication : TV, radios de
proximité (communautaires et privés), téléphonies mobile et fixe, RAC/RAT ;
* Des bâtiments administratifs et économiques et les infrastructures
socioculturelles ;
* Des équipements en santé, éducation et des équipements marchands dans les
centres importants ;
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* Les axes de communication avec la dynamique de désenclavement à travers les
projets sectoriels de transport (routes, fleuve, chemin de fer);
* Le parc de voiture important en croissance continue surtout avec les gros porteurs
et les véhicules utilitaires pour le transport et la production ;
* Un potentiel urbain avec de nombreuses villes secondaires disposant de schémas
d’urbanisation non encore mis en œuvre.
- Le secteur des ressources humaines, développement institutionnel et de
renforcement des capacités :
* La démographie : avec une proportion de population jeune (54% de moins de 15
ans et 31,8% de moins de 40 ans) ; la population active représente 823 669 sur
1 981 364 habitants, soit 41,57% ; l’existence de foyers de concentration et de
fixation des populations liées à un potentiel d’activités économiques existant
(centres urbains, zones de production le long des fleuves et des axes routiers, les
grands marchés et foires) ;
* La santé avec les infrastructures et les activités liées à la mise en œuvre du
PRODESS comme cadre de planification, l’engagement de nombreux partenaires
au niveau de la région, la dynamique des collectivités avec le transfert des
compétences en matière de santé, les programmes sectoriels comme la lutte contre
le VIH/Sida et le paludisme, les activités du PEV, etc.
* L’éducation avec les deux Académies (Koulikoro et Kati) et les différents CAP,
mettant l’accent sur la scolarisation des filles en étroite collaboration avec les
collectivités territoriales et les investissements en infrastructures d’éducation,
rapprochant l’école des usagers, l’existence du PRODEC avec la mise en œuvre
du PISE I & II, la disponibilité des manuels scolaires, matériels didactiques et
cantines scolaires, la promotion des CED et de l’alphabétisation, la
décentralisation avec le transfert des compétences et des ressources aux
collectivités, l’existence de nombreuses structures techniques et professionnelles
de formation des cadres et techniciens dans différents secteurs soutenus par des
promoteurs privés, donnant ainsi à la région un grand potentiel pour la
fourniture en expertises et agents professionnels de qualité du District et de
l’ensemble du pays;
* L’emploi avec d’énormes potentialités dans le secteur primaire (zones agro
pastorales diverses, arboriculture et reboisement), mais nécessitant des
équipements et moyens de production et le financement des activités ;
* Le développement social constitue un sous secteur prioritaire grâce à la volonté
affichée de l’Etat et ses partenaires avec des structures en charge de la question
bénéficiant des pratiques traditionnelles de solidarité;
* Le développement institutionnel en cours met l’accent sur le renforcement de la
déconcentration des institutions et structures administratives, techniques et
financières de l’Etat au niveau local et le processus de décentralisation avec les
collectivités qui maîtrisent de plus en plus leurs prérogatives de développement
grâce à l’appui de l’Etat et des PTF, le renforcement des capacités constituant une
des principales activités d’accompagnement de tout le processus avec la recherche
de plus de participation des acteurs et de l’effectivité des pratiques de bonne
gouvernance ; à travers :
o Les institutions et structures déconcentrées d’appuis techniques divers avec
un réseau de prestataires ;
o Les projets et programmes d’appui complétés et /ou soutenus par les
intervenants ONG et PTF ;
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o La dynamique des collectivités territoriales avec leurs PDESC et activités
d’investissements ;
o Les acteurs locaux (société civile, organisations socioprofessionnelles,
opérateurs privés) ;
o Les cadres de concertations et de planification locale et régionale
o Les partis politiques
Ces secteurs et sous secteurs présentent chacun dans sa spécificité les différentes opportunités pour le
développement régional.
Ces opportunités constituent autant d’atouts et d’avantages comparatifs de la région lui permettant de
jouer un rôle significatif dans le développement national.
(Cf. Tableaux de synthèse du bilan diagnostic en annexes).
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3.2. Les 10 problèmes fondamentaux et les objectifs prioritaires de la région
La valorisation du potentiel de développement de la région de Koulikoro nécessite de
prioriser un certain nombre de problèmes majeurs devant faire l’objet d’interventions
prioritaires. Aussi, les solutions spécifiques à ces problèmes devront s’articuler autour des actions
prioritaires de développement liées aux principaux secteurs et sous secteurs de développement.
N° Problèmes fondamentaux Objectifs prioritaires
1 Insuffisance de valorisation des
potentiels et opportunités de
production (agricole, élevage,
artisanale, etc.), des atouts et
avantages comparatifs de la
région (proximité de Bamako,
existence du fleuve Niger,
position de zone charnière entre
les régions du Mali et les pays
limitrophes, équipements et
infrastructures industrielles et de
commerce) dans l’accroissement
des revenus, la sécurité
alimentaire et la lutte contre la
pauvreté
- Promouvoir les investissements dans les secteurs
correspondants à travers un renforcement des capacités et
une mobilisation des ressources humaines, financières et
techniques pour la production, la transformation et la
commercialisation en vue d’accroître les revenus, garantir
la sécurité alimentaire et contribuer à la lutte contre la
pauvreté
- Entreprendre une stratégie vigoureuse de valorisation des
filières porteuses de la région à travers un investissement et
un soutien institutionnel aux acteurs impliqués
- Renforcer le dispositif énergétique pour soutenir et
accroître la capacité productive de la région et l’émergence
des pôles potentiels de développement économique et
d’urbanisation
2 Insuffisance de financements
pour le développement et
l’équipement des collectivités
malgré l’existence des dispositifs
comme le FNACT, le BSI et de
soutiens pour les autres acteurs
de développement local et
régional (opérateurs privés, OP,
structures socioprofessionnelles,
etc.)
- Accroître les fonds d’investissement et d’appui technique
aux acteurs à travers l’amélioration et l’allègement des
mécanismes d’accès aux sources de financements (banques,
caisses d’épargne, etc.) et la création de mesures incitatives
accompagnées de renforcement des capacités des SFD et la
sensibilisation des populations
- Promouvoir les investissements en faveur du secteur privé
et surtout des acteurs du monde rural
3 Insuffisance des capacités
techniques, organisationnelles
et institutionnelles des acteurs
au développement
- Faire du renforcement des capacités une priorité de
développement à travers le poids accordé aux formations
techniques et professionnelles, à la structuration et au
développement institutionnel des acteurs et institutions
que sont : CT, structures d’appui, OPA, opérateurs privés,
services techniques et financiers
4 Problèmes liés à l’accès des
populations aux services
sociaux de base : éducation,
santé, assainissement,
hydraulique
- Soutenir les investissements en matière de services sociaux
de base dans les budgets des projets et plans des CT et
Services déconcentrés
- Formaliser les stratégies de développement régional en
conformité avec les programmes sectoriels de santé,
éducation, hydraulique dans le sens de l’atteinte des
objectifs des OMD avec une importance à accorder dans
l’appui aux activités d’information, de sensibilisation, de
mobilisation sociale et d’investissement dans les initiatives
de lutte contre le VIH/Sida et la promotion de la
citoyenneté
5 Insuffisance dans la mobilisation
des ressources financières et
dans le transfert de compétences
et des ressources de l’Etat aux
CT et au niveau des Structures
déconcentrées
- Accompagner le transfert des compétences et des
ressources aux collectivités territoriales par une politique
vigoureuse de communication et une stratégie
opérationnelle de mobilisation des ressources fiscales pour
soutenir les activités de développement
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- Augmenter l’efficacité des dispositifs et procédures/
systèmes de mobilisation des ressources fiscales au niveau
de la Région
- Améliorer la bonne gouvernance dans la gestion des
activités à travers la mise en place de mécanismes de suivi
et de contrôle efficaces avec une pratique régulière de
reddition des comptes par les décideurs et gestionnaires
6 Insuffisance de maîtrise des
outils et mécanismes de
planification, de coordination, de
gestion et de suivi des activités
de développement
- Maîtriser et rendre fonctionnels les outils, procédures et
cadres institutionnels de planification, de coordination, de
gestion et de suivi des activités de développement
7 Insuffisance de collaboration et
de partenariat sur les questions
majeures de développement
régional ( partage des visions,
portage stratégique entre les CT
et les acteurs locaux et régionaux,
notamment les structures
déconcentrées, l’administration,
les opérateurs privés, la société
civile, les OP)
- Améliorer la collaboration et le partage des visions en
matière de synergie et de portage stratégique des questions
majeures de développement régional
- Instaurer une dynamique de mise en cohérence et de
recherche de synergie dans les approches de coopération et
de partenariat avec les PTF et ONG intervenant dans la
région à travers les mécanismes de planification
/programmation transversaux et sectoriels
- Renforcer les capacités de pilotage stratégique de
l’Assemblée et surtout ses capacités de négociation avec
l’Etat et les PTF
8 Faible exploitation des
ressources en eau par manque
d’infrastructures hydro agricoles
- Entreprendre des projets d’aménagement hydro agricole et
d’hydraulique rurale et pastorale pour soutenir et valoriser
le potentiel agricole, pastoral et piscicole
- Formaliser les approches de spatialisation et
d’aménagement du territoire à travers la valorisation du
potentiel des zones et des pôles économiques de
développement sur la base des schémas d’aménagement,
d’urbanisation et des PDESC
9 Problème d’enclavement avec
insuffisance du réseau routier
- Extension et amélioration du réseau routier à l’intérieur de
la région (notamment entre les centres urbains et les chefs
lieux des grandes communes) et à l’extérieur de la région
avec diversification des moyens et modes de transport
10 Problèmes de dégradation et de
gestion rationnelle des
ressources naturelles et de
l’environnement liés aux effets
des changements climatiques,
de la désertification et de
l’urbanisation
- Sensibiliser et systématiser l’approche de gestion durable
des terres et le suivi des études d’impacts
environnementales pour toutes les activités et projets à
réaliser dans la région
- Initier les activités d’assainissement et de protection des
réserves forestières et surtout des abords des cours d’eau,
vallées fluviales et spécifiquement des berges du fleuve
Niger
.
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3.3. Les préoccupations spécifiques évoquées par les cercles
L’ensemble des cercles reconnaît que le document prend en compte l’essentiel de leurs
préoccupations.
Aussi, il est important de souligner que, malgré ce fait, certaines des préoccupations évoquées lors des
rencontres dans les cercles (tableau ci-dessous) rentrent bien dans les compétences et les prérogatives
de l’ARK. D’autres, par contre, sont des compétences dévolues aux cercles et aux communes dans le
cadre de leurs PDESC respectifs.
Cependant, dans le cadre du partenariat inter collectivités, l’ARK peut assurer le portage stratégique
en association avec les collectivités concernées pour concevoir des projets liés à ces préoccupations et
mobiliser les différentes ressources pour leur réalisation de façon conjointe.
Koulikoro - Le désenclavement du cercle par un programme soutenu :
* de réparation des routes et pistes rurales et extension des routes dont
Katibougou-Nyamina
* La construction du pont de Koulikoro
* La réhabilitation du chemin de fer Koulikoro- Bamako
- L’insuffisance de valorisation et de promotion des productions agricoles, à travers:
* La promotion des filières porteuses : karité, mangue, poisson (pisciculture)
* La valorisation de la plante pourghère
* Le développement des cultures rizicoles et le maraîchage
* La maîtrise de l’eau et les aménagements des plaines
- La valorisation des filières liées aux matériaux de construction comme le sable, le
gravier, les moellons et les bois de construction
- Le renforcement de l’accès et de l’approvisionnement en eau potable (réhabilitation
des PEM et réalisation de nouveaux PEM)
- La modernisation des équipements marchands, surtout des marchés modernes dans
les zones de grandes foires et les Centres urbains
- Le renforcement du plateau technique du Centre de Référence de Koulikoro et au
besoin la construction d’un hôpital régional
- Le renforcement des infrastructures hôtelières au niveau de la ville de Koulikoro et
dans les centres importants
Banamba - Le désenclavement du cercle par un programme soutenu de réparation des routes et
pistes rurales,
- Le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base (eau, santé,
éducation), à travers :
* L’amélioration du taux de couverture en eau potable dans les communes
* La réparation et la mise en service des pompes en panne,
* La promotion des Medersas, écoles communautaires, CED, CAFé et la CAF et
leur prise en charge effective au même titre que les écoles publiques
* La création de centres de formation professionnelle
* Le renforcement qualitatif et quantitatif des Structures d’encadrement en santé
dans le cercle,
- La réalisation des investissements en infrastructures de production, à travers:
* La poursuite et le renforcement de programme d’aménagement des mares et des
bafonds pour la riziculture et la diversification des cultures, le maraîchage et la
pisciculture
* La promotion de l’aménagement concerté des espaces pastoraux par l’élaboration
d’un plan d’aménagement et de gestion du territoire et l’amélioration de la
gestion des ressources naturelles
- La promotion des activités économiques à travers :
* Le développement des filières comme les pourghères, le sésame, le hénné,
l’oseille de Guinée
* La promotion du tourisme avec la création d’espaces sportifs et culturels
* L’aménagement des marchés
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* Le développement des unités semi- industrielles de transformation agro-
alimentaire
* L’électrification des centres urbains
* L’amélioration de la santé animale
- Le développement de la communication, à travers :
* La création d’une radio rurale pouvant couvrir l’ensemble du cercle,
* La couverture du réseau GSM
- La sensibilisation pour l’implication des populations dans le rétablissement de la
sécurité.
Kati - Le renforcement de la gestion rationnelle des ressources naturelles et la protection
de l’environnement, à travers :
* la protection et l’exploitation rationnelle des ressources ligneuses pour permettre
une régénération des superficies concernées,
* l’organisation et la gestion concertée du passage des transhumants par rapport à
la divagation des animaux et la gestion des conflits entre agriculture et élevage
* la sensibilisation et l’information autour des pratiques des feux de brousse
empêchant la régénération des sols,
* la gestion et la valorisation des déchets divers
- L’élaboration du schéma d’aménagement du territoire du cercle en vue de :
* l’utilisation et la gestion de l’espace cultivable du Cercle qui est à cheval sur le
fleuve Niger
* l’aménagement et la réhabilitation des retenues d’eaux de ruissellement
- L’information et le dialogue à développer autour des questions de rôles et
responsabilités des différentes collectivités dans la gestion des compétences en
matière d’éducation :
* Par rapport au respect de la répartition des compétences, surtout pour le cas des
recrutements des enseignants
* Par rapport à la gestion concertée des infrastructures scolaires/universitaires
existantes dans certaines communes
- La nécessité d’élaborer et d’appliquer les Schémas Directeurs d’Urbanisation (SDU)
du cercle et des communes surtout urbaines, prenant en compte :
* La reconnaissance par Bamako de la carte de stationnement des gros porteurs
délivrée par la Mairie de Kati
* L’organisation du transport pour les travailleurs de Kati résidant à Bamako
* L’implication des communes dans l’implantation des unités industrielles et
commerciales
* L’électrification et l’adduction d’eau des communes
* L’extension du réseau téléphonique et audiovisuel
- L’organisation de la concertation autour de la problématique de mobilisation de
certaines catégories de ressources par les CT, à travers :
* L’organisation du dialogue entre les différentes CT et la négociation autour de la
redevance des unités industrielles et commerciales implantées dans les
communes
* L’information et l’implication des communes dans le processus de négociation
des conventions d’exonération lors de l’implantation d’unités industrielles et
commerciales
* La promotion des équipements pour les activités de conservation, de
transformation et de commercialisation des produits maraîchers
- Le renforcement de l’implication des CT et de la collaboration avec les structures de
l’Etat et spécifiquement les services de sécurité pour faire face à l’insécurité
grandissante dans la région.
Nara - Le renforcement des services sociaux de base (Education, santé, eau) par :
* Une meilleure répartition des investissements en construction des classes au
niveau de certains chefs -lieu d’arrondissements où les effectifs sont très élevés
(90 à 100 élèves par classe).
* L’amélioration des conditions de vie des enseignants affectés « en brousse »
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* L’amélioration de l’approvisionnement des populations en eau potable
* Le renforcement de la couverture sanitaire (50 à 100%)
- Le renforcement de la production agricole et la valorisation de certaines filières
économiques, à travers :
* La promotion et la valorisation des filières : apiculture, céréales sèches, fruits et
légumes, gomme arabique, bétail, viande et produits dérivés, lait, poisson dans le
cercle,
* Le développement des technologies de transformation et de conservation de lait,
de la gomme arabique et des produits maraîchers ainsi que l’amélioration de
leur circuit de commercialisation,
* La mise en place d’une politique durable d’intensification de l’agriculture plutôt
que la pratique d’une agriculture extensive basée sur l’augmentation des
superficies cultivables,
* L’exploitation du phénomène de transhumance par l’aménagement des mares et
des points d’eau pastoraux, la délimitation des parcours, et l’élaboration de
calendrier de transhumance,
* Le prolongement du canal d’irrigation de l’Office du Niger jusqu’à Guiré
* L’amélioration de l’accès à l’aliment bétail
- Le désenclavement du cercle par un programme soutenu de réparation des routes et
pistes rurales,
- Le renforcement des activités de gestion des ressources pastorales contre les feux de
brousse et la protection de l’environnement
- Le développement des sources énergétiques pour les centres urbains
- Le renforcement des capacités des acteurs pour :
* L’accompagnement de la décentralisation
* Le développement d’une politique de co-développement à travers une meilleure
gestion de la migration et un partenariat avec les migrants et les pays d’accueil
Kangaba - Le désenclavement du cercle entre les localités et avec les autres régions par :
* L’élaboration et la réalisation d’un programme soutenu de réparation des routes
et pistes rurales
* L’aménagement des berges du Niger pour la traversée
* La construction d’un pont sur le fleuve Niger
- Le développement de l’économie locale et l’accroissement des revenus des
populations, à travers :
* La valorisation du grand potentiel des ressources minières du cercle
* La création des équipements marchands
* L’aménagement de structures touristiques
* La réalisation des équipements de production, des infrastructures de
conservation des produits dont la pêche et les investissements pour les industries
de transformation
* Le développement des filières porteuses (pisciculture, aviculture, karité, fruits et
légumes)
* Le renforcement des institutions financières (banques et caisses d’épargne- crédit)
- Le renforcement de la sécurité dans la zone trans-frontalière, à travers l’instauration
et l’amélioration du dialogue relatif aux relations trans-frontalières avec l’implication
des opérateurs privés et la société civile
- Le renforcement des investissements dans les services sociaux de base et la
formation, à travers:
* Le développement des centres de formation professionnelle,
* L’aménagement des infrastructures de santé
* La construction d’un lycée public à Kangaba, qui a aujourd’hui un taux
d’admission le plus élevé de la région
* La réalisation des infrastructures sportives pour la jeunesse
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- L’amélioration de la gestion des ressources naturelles et la protection de
l’environnement, à travers :
* La gestion concertée des parcours d’animaux et application correcte des textes
entre CT, organisations d’éleveurs, service technique et administration
* La gestion rationnelle de l’exploitation des ressources forestières
* La gestion participative des conventions
- Le renforcement des activités de planification et d’aménagement, à travers :
* Le renforcement des capacités des acteurs par la formation sur les outils de
planification, la maîtrise d’ouvrage et les procédures de mobilisation des
ressources
* L’élaboration d’un schéma d’assainissement pour les centres urbains
* L’amélioration de l’habitat avec le programme des logements sociaux
- L’aménagement des plaines hydro agricoles le long du cours d’eau le Fié qui traverse
3 communes du cercle et qui constitue une potentialité pour ces 3 communes
Dioïla - Le renforcement des initiatives et actions de désenclavement et de communication,
à travers :
* l’aménagement des pistes et routes principales du cercle (Fana – Dioïla)
* L’extension de la couverture GSM
- La valorisation des productions agricoles et la promotion des filières, à travers:
* La réalisation des petits barrages pour les retenues d’eau,
* Les aménagements hydro agricoles pour environ 10.000 ha d’espace agricole
disponible
* Le développement des filières lait et viande, la pisciculture, les céréales sèches,
les fruits et légumes, le karité, etc.
- La lutte contre la dégradation continue des ressources forestières, fauniques et
halieutiques de la zone
- Le renforcement des investissements dans les secteurs de services publics de base, à
travers :
* L’agrandissement/extension du Centre de référence pour soutenir les besoins et
palier à l’insuffisance d’équipements sanitaires
* La réalisation d’infrastructures dans le secteur éducation, surtout en matière de
salles de classes
* La réalisation des points d’eau modernes et la réhabilitation des PEM déjà
existants
- Le renforcement des capacités des acteurs à travers :
* Les formations et les appuis techniques des acteurs du développement
* L’augmentation des centres de formation technique et professionnelle
* L’accroissement des activités et stratégies de mobilisation des ressources pour le
financement des activités de développement
- Le renforcement des équipements industriels et urbains, à travers :
* L’extension des petites industries de transformation
* L’extension du réseau électrique (du cercle rural et urbain)
- L’organisation des projets structurants dans le cadre de l’inter collectivité
Kolokani - Le développement de l’économie locale et des filières porteuses, à travers :
* La promotion des filières agricoles (arachides, tomate, pastèques, Karité, oseille
de Guinée) et autres filières (charbon de bois,…)
* La création d’unités de transformation de produits maraîchers
* L’équipement des producteurs en matériels agricoles
* L’aménagement des plaines et bas-fonds
* L’amélioration du taux de recouvrement des taxes et impôts
* La réflexion sur l’amélioration de la mobilisation des ressources financières
* L’électrification du Cercle
- Le renforcement de la communication et le désenclavement, à travers:
* L’amélioration de la couverture du réseau GSM
* L’aménagement des infrastructures routières locales
* L’amélioration de la couverture audiovisuelle
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- La consolidation de la paix et la sécurité par :
* Le renforcement du dispositif de sécurité pour les personnes et les biens
* La gestion des conflits entre agriculteurs et producteurs
- L’amélioration des services sociaux de base (santé, éducation, eau potable), à travers :
* Le renforcement du système de référence d’évacuation,
* L’augmentation du taux de scolarisation (éducation informelle et formation
professionnelle),
* L’amélioration de l’accès à l’eau potable
- L’amélioration de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement
- Renforcement des capacités pour une meilleure prise en compte des femmes dans
le développement local, à travers :
* Le renforcement du leadership féminin et l’organisation du milieu associatif
féminin
* L’implication des femmes dans le développement économique
* Le renforcement des structures de micro- finance
* L’assouplissement/création de mesures permettant l’accès au crédit par les
femmes
* Le développement des activités génératrices de revenus (femmes)
* L’implication des femmes dans la gestion des CSCom
- Le renforcement de la présence de PTF
3.4. Les problèmes de disparité régionale
La disparité au niveau de la région est largement fonction de la situation géographique et
physique, du potentiel économique de la situation administrative et institutionnelle des
différentes zones/ cercles composant la région :
• Disparité physique :
- La position géographique avec une variété de climats s’étalant sur 450 km,
- Une bonne partie du territoire régionale regroupe les cours et points d’eau
permanents avec des conditions favorables pour l’agriculture toute l’année,
- Des sols aptes aux productions agricoles au sud et au centre plus que dans les Zones
nord (Kolokani, Nara et Banamba), disponibilité de terres fertiles
- Enclavement lié à l’éloignement et l’isolement avec des difficultés d’accès,
- Pénurie d’eau,
- Etc.
Ces facteurs permettent de distinguer une situation plus favorable pour les cercles de Koulikoro, Kati,
Dioïla, Kangaba et dans une moindre mesure Kolokani, Banamba et Nara.
• Disparité administrative et institutionnelle :
- L’existence de centres administratifs avec les sièges des institutions et surtout de
centres urbains importants (tous les cercles),
- Des écoles secondaires générales, techniques et professionnelles (Kati, Koulikoro,
Dioïla, Kangaba),
- Une densité de population élevée (Kati, Dioïla, Koulikoro),
- Des Centres religieux importants (Kati et Banamba),
- Des Centres hospitaliers importants (Koulikoro et Kati),
- Etc.
• Disparité socioéconomique :
- La densité élevée et la concentration autour de Bamako et des centres urbains
(Koulikoro et Kati),
- Les zones de production de coton (Kati, Dioïla) avec des usines,
- Les activités pastorales au Nord,
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- Les activités agricoles et industrielles au Sud : l’industrie est concentrée dans les
zones de Kati, Koulikoro, Fana et Dioïla,
- Le taux de couverture scolaire plus élevé au Sud que dans les zones Nord de
Kolokani, Nara et Banamba,
- Les axes routiers et de communication sont plus développés autour de Bamako et au
Sud que dans le Nord,
- L’occupation du sol caractérisée par une forte potentialité agricole avec un grand
potentiel humain dans les cercles du Sud contre des atouts en matière d’élevage et
une population faible au Nord,
- Les marchés et foires les plus importants sont au Sud à Kati, Bancoumana, Kangaba,
Siby, Fana, Sirakorola, Niamina, Massigui, Dioïla, Ouélessébougou, contre les 3 du
Nord (Banamba, Nara, Kolokani), avec des centres commerciaux bien situés sur les
axes et accessibles,
- Le flux commercial avec la Mauritanie au Nord est inférieur à ceux avec la Guinée et
les régions du Sud,
- L’existence de nombreux projets de développement,
- L’existence de zones de grande production avec des unités industrielles, situées sur
les axes routiers et bénéficiant de la proximité de la Capitale Bamako,
- Zone d’accueil et de migration avec les opportunités d’emploi,
- Etc.
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2ème Partie:
VISION ET OPTIONS STRATEGIQUES
DE
DEVELOPPEMENT REGIONAL
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La vision, ici, est définie en fonction des résultats du diagnostic qui met l’accent sur les
potentiels et les priorités. Elle est fonction des perspectives et tendances d’évolution de la
situation de la région, mais aussi des orientations stratégiques du pays et enfin, de la volonté
des acteurs locaux et régionaux.
I. PERSPECTIVES D’EVOLUTION DE LA SITUATION DE LA RÉGION
La situation de référence a mis l’accent sur un certain nombre d’éléments clé. Les
perspectives d’évolution de cette situation donnent les grandes tendances en matière
d’évolution socioéconomique et culturel de la région.
L’analyse de ces perspectives s’articulent autour des domaines suivants: la démographie, la
production agricole, la sécurité alimentaire, l’eau, l’éducation, la santé, la croissance
économique et la mobilisation des ressources, la démocratie, le développement
institutionnel, la décentralisation et la gouvernance, la paix et la sécurité , et enfin les
ressources naturelles et l’environnement.
1.1. La démographie
Tableau : Evolution de la population résidente de 1998 à 2024 et le taux d’accroissement intercensitaire (TAIC)
(Période 1976-1987 et 1987 -1998)
Cercles Pop résidente
1998
Pop résidente
2004
Pop résidente
2010
Pop résidente
2024
TAIC
1976-1987
TAIC
1987-1998
Koulikoro 153 485 178 650 209 871 310 072 1,82 1,6
Banamba 142 160 165 468 194 386 287 194 1,96 2,3
Dioïla 332 972 378 565 455 297 672 674 3,25 2,4
Kangaba 76 404 88 931 104 473 154 352 2,38 2,5
Kati 513 798 598 038 702 554 1 037 982 2,48 3,8
Kolokani 184 905 215 221 252 834 373 548 2,27 1,5
Nara 166 783 194 128 228 055 336 937 2,29 0,9
Total 1 570 507 1 828 001 2 147 470 3 172 759 2,46 2,5
Source : DNSI/DRPS/RGPH-1998/Perspective de la population 1999-2024
La population de la région passera de 1570 507 en 1998 à 2 172 759 en 2010 pour atteindre 3
172 759 en 2024. La population urbaine est estimée à 345 743 habitants pour l’horizon 2010
contre 1 801 727 habitants pour le milieu rural. Il est à prévoir le maintien de la croissance
démographique de l’ordre de 3 % par an.
La population de la région est très jeune : les moins de 20 ans représentent 58,95 % de la
population totale. Si dans l’immédiat, cette forte proportion des jeunes constitue une
charge sur le plan économique, elle sera un garant pour l’avenir ; les enfants sont appelés à
prendre la relève des adultes.
Tableau : Répartition de la population selon le milieu de résidence
Milieu de résidence 1998 2004 2010 2024
Urbain 253 265 363 638 524 913 1 143 522
Rural 1 317 242 1 464 362 1 622 558 2 029 237
Total 1 570 507 1 828 001 2 147 470 3 172 759
Source : RGPH-1998, DNSI- Perspective de la Population Résidente au Mali (1999 -2024)
La population urbaine sera de 1 143 522 habitants à l’horizon 2024 contre 2 029 237 habitants
pour le milieu rural. Ceci augure une tendance progressive à l’urbanisation de la
population. En l’absence d’enquêtes pour cerner la migration, ces chiffres représentent des
indications précieuses. Pour les migrations à l’intérieur de la région, les zones de départs
sont Kolokani, Banamba et Nara et les zones d’accueil sont les cercles de Kati et Koulikoro.
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L’étude des tendances d’évolution de la population, observée à partir de 1976, fait apparaître
des changements démographiques profonds entre milieux rural et urbain. Ainsi, selon les
données des recensements généraux de la population et de l’Habitat du Mali, le taux
d’urbanisation a progressé. Il est passé de 7,82 % en 1976 à 11,07% en 1987 ; puis à 16,10 %
en 1998. Le taux d’urbanisation attendu en 2024 sera de 36 %. Cette hausse de la
proportion de la population urbaine traduit un mouvement des habitants du milieu rural
vers le milieu urbain où sont concentrés les services centraux et les infrastructures socio-
économiques et sanitaires.
Tableau n° : Rapport entre milieu urbain et Rural de 1976 à 2024
Année Milieu Urbain Milieu Rural
1976 7,82 92,18
1983 8,14 91,86
1987 11,07 88,03
1998 16,10 83,90
Perspectives 1999 -2024 36,00 64,00
Source : CERPOD, Profil démographique et socio –économique du Mali (1960-2000)
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1.2. La production agricole
Tableau : Situation production par cercle
Désignation Mil Sorgo mais riz Fonio Total Production nette
( Pr•30%)
%/production totale
Koulikoro 31110 33508 93 4271 1849 70830 49581 11.88%
Banamba 112866 16398 265 657 130185 91129,5 21.8%%
Dioila 32653 28752 5225 48065 30 114725 80307,5 19.2%
Kangaba 3437 22101 27205 35610 88354 61847,8 14.83%
Kati 5652 16824 8163 21530 52168 36517,6 8.7%
kolokani 25803 36867 12569 75239 52667,3 12.6%
Nara 37571 24499 1264 63334 44333,8 10.6
Contre saison 935 935
Total 249092 178949 9,4E+07 123573 2535 595770 417039
Source : Etude PSDR
Le tableau ci-après donne l’évolution des superficies (en ha) de mil, sorgho, riz, maïs et le fonio au cours des dix dernières années.
Tableau : Projection de Superficies et Productions de 2007 à 2015
Désignations
MIL SORGHO MAÏS FONIO Riz (b) Total
Sup(ha) Prod (T) Sup(ha) Prod (T) Sup(ha) Prod (T) Sup(ha) Prod (T) Sup(ha) Prod (T) Sup(ha) Prod (T)
Réal 2006 160677 132696 213541 236913 71448 95 095 1538 1156 11060 21064
Taux Croix 7% 9,15% 0,65% 0,52% 3% 10% 8,39% 9,33% 8% 12%
2007 171924 144183 214929 221304 73591 104604 1667 1267 11945 23591 474057 494949
2008 183959 156312 216326 222453 75799 115065 1807 1387 12900 26422 490792 521638
2009 196836 169462 217732 223899 78073 126571 1959 1517 13932 29593 508533 551042
2010 210615 183718 219147 225061 80415 139228 2123 1660 15047 33144 527348 582811
2011 225358 199173 220572 226230 82828 153151 2301 1816 16251 37121 547309 617491
2012 241133 215928 222006 227404 85313 168466 2494 1988 17551 41576 568496 655362
2013 258012 234093 223449 228585 87872 185313 2703 2175 18955 46565 590991 696730
2014 276073 253786 224901 229772 90508 203844 2930 2380 18955 52153 613367 741933
2015 295398 275135 226363 230964 93223 224228 3176 2604 20471 58411 638632 791343
Source : Commission Economie Rurale/ PSDR- ARK 2007
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Compte tenue des perspectives favorables à savoir :
- le Programme des pluies provoquées ;
- l’existence des variétés performantes (riz, maïs) issues de résultats de la recherche;
- l’amorce de la culture motorisée ;
- la disponibilité des engrais sur place grâce à l’existence des unités nationales de
production – conditionnement ;
- la poursuite de maîtrise de l’eau par les aménagements hydro – agricoles,
- la forte demande en maïs et en riz sur les différents marchés.
Les superficies et productions des cultures de maïs et du riz connaîtront un essor important
dans la décennie à venir. C’est pourquoi un taux de croît ci après a été retenu:
Céréales % Superficie % Production
Maïs 3 10
Riz 8 12
La caractéristique fondamentale de la production agricole dans la région est l’instabilité et le manque
de croissance soutenue. Ainsi, de l’analyse des productions annuelles, on constate qu’elle reste
toujours inférieure aux besoins des populations ; ce qui permet de déduire que le déficit céréalier est
une des constantes et constitue la première contrainte majeure à l’épanouissement économique et
sociale des populations. Cet indicateur d’insécurité alimentaire est l’une des causes de la migration de
la population de la région ; malgré les manifestations et les pratiques de solidarité constamment
utilisées.
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Tableau : Projection de Superficies, Rendements et Productions de 2007 - 2015
Cultures de rente
Désignations
Arachide Niébé VOANDZOU COTON
Sup(ha) Rdt(kg/ha) Prod (T) Sup(ha) Rdt(kg/ha) Prod (T) Sup(ha) Rdt(kg/ha) Prod (T) Sup(ha) Rdt(kg/ha) Prod (T)
Réal 2006 77500 707 54812 70953 441 31276,48 650 421 273 104745 813 85117
Taux Croix 8,13% -0,84% 7,29% -0,22% 4,73% 4,51% -15,16% -4,90% -20,06% 0,82% -1,07% -0,25%
2007 83801 702 58808 70797 462 32687 551 396 219 105604 804 84905
2008 90614 696 63095 70641 484 34161 468 373 175 106470 795 84692
2009 97981 644 63095 70486 464 32687 397 352 140 107343 787 84481
2010 105946 639 67695 70331 486 34161 337 332 112 108223 779 84269
2011 114560 634 72630 70176 509 35702 286 312 89 109111 770 84059
2012 123874 629 77925 70022 533 37312 242 294 71 110005 762 83848
2013 133945 624 83605 69868 558 38995 206 277 57 110907 754 83639
2014 144834 619 89700 69714 585 40754 174 261 46 111817 746 83430
2015 156609 615 96239 69560 612 42591 148 246 36 112734 738 83221
Source : Commission Economie Rurale/ PSDR- ARK 2007
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1.3. La santé
Les perspectives vont dans le sens de l’accroissement des structures socio sanitaires surtout
avec la mise en œuvre du PRODESS et l’amélioration de la sensibilisation au niveau des
populations et les activités de prévention comme le PEV, etc.
Cependant, il est à craindre la persistance des principales maladies rencontrées dans la
région que sont :
- La fièvre et le paludisme ;
- Les infections respiratoires aiguës (IRA) ;
- Le VIH/Sida, malgré l’effort gigantesque déployé dans la sensibilisation et la prise en
charge des personnes affectées;
- La tuberculose.
Tableau : Besoin en personnel de santé
Région Ratio en 2007 Besoins en 2015
Médecins 69 246
Sage-femme 40 164
infirmiers 320 4922
Source étude PSDR
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1.4. L’éducation
Besoin en salles de Classes de 2007- 2015
Age (ans) 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
3 81 426 83 632 85 897 88 233 90 644 93 138 95 704 98 346 101 056 103 879
4 73 327 75 315 77 353 79 457 81 628 83 875 86 185 88 565 91 005 93 548
5 72 703 74 858 76 885 78 975 81 132 83 366 85 663 88 028 90 363 92 980
6 70 634 72 548 74 512 76 539 78 630 80 794 83 019 85 312 87 661 90 112
7 72 985 74 962 76 992 79 086 81 246 83 483 85 783 88 151 90 580 93 111
8 70 793 72 711 74 680 76 711 78 807 80 976 83 207 85 504 87 860 90 315
Total 441 868 454 026 466 319 479001 492 087 505632 519561 533 906,00 548525 563945
Nombre
classes
Disponible
2688 14 728,93 15 134,20 15 543,97 15 966,70 16 402,90 16 854,40 17 318,70 7 796,87 18 284,17 18 798,17
Besoin à 100% - 12 040,93 405,27 409,77 422,73 436,20 451,50 464,30 478,17 487,30 514,00
Besoin à
67,20% 272,34 275,36 284,08 293,13 303,41 312,01 321,33 327,47 345,41
Les perspectives visent l’atteinte d’un taux de scolarisation de l’ordre de 62% à 100 % d’ici l’horizon 2025 et réussir à limiter le taux d’analphabétisme
en deçà de 20%, permettant de maîtriser l’utilisation de nouvelles technologies dans les différents domaines du développement économique social et
culturel.
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1.5. L’eau:
Compte tenu des difficultés d’évaluation du nombre de population desservie par le réseau
de l’EDM, il conviendra de retenir la base d’un point d’eau pour 400 habitants comme base
de prévision des besoins en eau potable de la population
Tableau n° : Evolution des besoins en eau potable (Consommation : 1 point d’eau pour 400 habitants )
Cercles Années
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Koulikoro 484 497 511 525 539 554 569 585 601
Banamba 448 460 473 486 499 513 527 542 557
Dioila 1022 1050 1078 1108 1138 1169 1202 1235 1269
Kangaba 234 241 247 254 261 268 276 283 291
Kati 1577 1620 1664 1709 1756 1805 1855 1906 1959
Kolokani 568 583 599 615 632 650 668 686 705
Nara 512 526 540 555 570 586 602 618 636
total 4845 4977 5112 5252 5395 5545 5699 5855 6018
Source : étude PSDR
Les besoins prioritaires en points d’eau potables à l’horizon 2015 de l’ensemble de la région
de Koulikoro s’élèvent à 61963 soit 1 point d’eau pour 400 habitants.
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1.6. La sécurité alimentaire
Dans la région de Koulikoro, les besoins alimentaires sont de deux types, les besoins en
céréales et les besoins en d’autres aliments. Cependant, ce sont les céréales qui constituent
l’essentielle de l’alimentation. D’autres aliments (légumes, viande, les poissons) viennent en
complément à la base alimentaire.
Les besoins en céréale sont calculés en fonction de la population, de la vente, et aussi de la
consommation qui est aussi fonction :
- du besoin énergétique par personne et par jour,
- de la teneur énergétique par Kg de céréale,
Le tableau suivant donne les besoins alimentaires de la région de Koulikoro de 2007 à 2015.
Tableau : Projection des besoins alimentaire la région de 2007•2015
Années Population Besoins alimentaires
2007 1 981 364 424 012
2008 2 038 008 436 134
2009 2 090 358 447 337
2010 2 147 470 459 559
2011 2 206 578 472 208
2012 2 267 366 485 216
2013 2 329 961 498 612
2014 2 394 157 512 350
2015 2 461 050 526 665
Source : Etude PSDR
Prévision des Besoins Alimentaires :
Le Besoin alimentaire net est égale au brute moins la part des semences et les pertes sur
manutention et stockage qui sont estimées à 15% de la production.
Besoin alimentaires en tonne de la population de
région de Koulikoro de 2007 à 2015
0
100 000
200 000
300 000
400 000
500 000
600 000
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
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Tableau : Bilan prévisionnel alimentaire de 2007 à 2015
Années 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Populations 1981364 2038008 2090358 2147470 2206578 2267366 2329961 2394157 2461050
Besoins alimentaires Bruts 499304 513578 526770 541162 556058 571376 587150 603328 620185
Besoins Alimentaires nets 424012 436134 447337 459559 472208 485216 498612 512350 526665
Production Brute (en T)
Mil 144183 156312 169462 183718 199173 215928 234093 253786 275135
Sorgho 221304 222453 223899 225061 226230 227404 228585 229772 230964
Maïs 104604 115065 126571 139228 153151 168466 185313 203844 224228
Fonio 1267 1387 1517 1660 1816 1988 2175 2380 2604
Total C.
sèches
471358 495216 521449 549667 580370 613786 650165 689781 732931
Riz 23591 26422 29593 33144 37121 41576 46565 52153 58411
Total Céréale. 494949 521638 551042 582811 617491 655362 696730 741933 791343
Production
Nette (en T)
Céréales sèches
Mil 122556 132865 144043 156160 169297 183539 198979 215718 233865
Sorgho 188108 189085 190314 191302 192295 193294 194297 195306 196320
Maïs 88914 97805 107585 118344 130178 143196 157516 173267 190594
Fonio 1077 1179 1290 1411 1544 1689 1849 2023 2213
Total C.
sèches
400654 420934 443232 467217 493314 521718 552640 586313 622992
Riz
riz minoré
(smc + perte
20053 22459 25154 28172 31553 35339 39580 44330 49649
Riz(minoré
40% _perte
décortiquage)
12032 13475 15092 16903 18932 21204 23748 26598 29790
Total Céréale. 412686 434409 458324 484121 512246 542922 576388 612911 652781
Bilan alimentaire -11326 -1725 10987 24562 40039 57705 77777 100562 126117
Source : Commission Economie Rurale/ PSDR- ARK 2007
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Tableau : Répartition des besoins alimentaires par cercle et par an
Années Population
Besoins
alimentaires
Besoins alimentaires
Total (tonnes)
Kati Kkro Bba Dioila Kangaba kkani Nara
2 007 1 981 364 424 012 547 817 175 425 54 522 52 577 116 015 26 912 64 780 57 589
2 008 2 038 008 436 134 566 456 180 360 55 343 51 264 116 860 26 793 64 916 58 515
2 009 2 090 358 447 337 584 834 186 211 57 138 52 927 120 651 27 663 67 022 60 413
2 010 2 147 470 459 559 604 795 192 567 59 088 54 734 124 769 28 607 69 310 62 475
2 011 2 206 578 472 208 625 881 199 281 61 149 56 642 129 119 29 604 71 726 64 654
2 012 2 267 366 485 216 648 092 206 352 63 319 58 652 133 701 30 655 74 271 66 948
2 013 2 329 961 498 612 671 528 213 815 65 608 60 773 138 536 31 763 76 957 69 369
2 014 2 394 157 512 350 696 223 221 677 68 021 63 008 143 631 32 931 79 787 71 920
2 015 2 461 050 526 665 722 499 230 044 70 588 65 386 149 052 34 174 82 798 74 634
Source : Etude PSDR - ARK 2007
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Tableau : Synthèse du bilan alimentaire
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Besoin 424012 436134 447337 459559 472208 485216 498612 512350 526665
BES+30% 547817,8 566456,7 584834,2 604795,3 625881,8 648092,6 671528,4 696223,3 722499,3
Production 412686 434409 458324 484121 512246 542922 576388 612911 652781
Ecart -135131,8 -132047,7 -126510,2 -120674,3 -113635,8 -105170,6 -95140,4 -83312,3 -69718,3
Source : Commission Economie rurale / PSDR- ARK 2007
Selon les prévisions de la direction régionale de l’agriculture, la région sera excédentaire en
céréales à partir de l’année 2009.
Cette hypothèse prévoit une hausse sur toutes les spéculations à savoir :
Céréales % Superficie % Production
Mil 7 9,15
Sorgho 0,65 0,52
Maïs 3 10
Riz 8,39 9,33
Rurale/ PSDR- ARK 2007
La tendance montre un déficit qui se résorbe progressivement de 135.131 en 2007 Tonnes à
69.718 tonnes en 2015.
1.7. La croissance économique et la mobilisation des ressources:
Les hypothèses d’évolution socioéconomique de la région doivent être considérées sur la
base des éléments suivants:
- La position géographique de la région (proximité de la capitale nationale: Bamako, où
les besoins de consommation sont très grands),
- La présence de centres urbains comme Kati, Koulikoro et Fana disposant d’un
nombre important d’infrastructures (sanitaires, socio- éducatives, sportives et
culturelles et marchandes),
- Le fort potenteil de développement et l’augmentation des infrastructures routières,
permettent d’envisager les hypothèses ci-après pour le développement harmonieux
et durable de la région
Les perspectives de la région devront être calquées sur le Mali Prospective 2025 et sur le
CSCRP qui évoquent la réduction significative de la pauvreté à travers:
- L’impulsion d’une croissante forte et soutenue de l’ordre de 7% par an pour l’horizon
2011 avec un taux pour la région de l’ordre de 4 à 5 %, grâce au développement des
activités économiques et une production céréalière excédentaire. Cette croissance
devra se traduire par le développement des filières des productions rurales et
minières auquel Koulikoro pourrait contribuer à travers la valorisation de son grand
potentiel agropastoral et les filières comme: la filière fruits et légumes (maraîchage,
arboriculture), la filière céréales sèches, la filière Karité, la filière mangue, la filière
sésame, la filière bétail- viande et lait, la filière poisson et son potentiel minier (or et
matériaux de construction).
- Un taux d’urbanisation accéléré pour atteindre 36 -40 % d’ici à l’horizon 2025 ;
- la capacité des collectivités territoriales à promouvoir l'éclosion de nouvelles
initiatives créatrices d’emplois ;
- La poursuite du désenclavement intérieur et extérieur de la région (Bamako-
Kangaba sur 95 km, Nara- Dilly- Balé sur 140 km, Koulikoro- Gouni- Zantiguila sur
30 km avec perspective d’un pont sur le fleuve Niger, Banamba- Kolokani sur 72 km,
Fana- Dioïla sur 40 km).
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1.8. La démocratie, le développement institutionnel, la décentralisation et la gouvernance:
Les perspectives vont dans le sens de l’approfondissement du processus de démocratisation
à travers:
- Le renforcement des acteurs et institutions chargés de la promotion et de la gestion
de la démocratie,
- La maîtrise des outils et procédures de gestion des actions liées aux processus
(processus électoral, gestion des institutions démocratiques, amélioration des textes),
- Le développement des pratiques de gestion démocratique à travers des résultats
crédibles (taux de participation ,de mobilisation de resources , de fonctionnalité des
institutions, audits et des comptes etc.),
- La reccherche des pratiques de bonne gouvernance avec les mécanismes fonctionnels
de reddition des comptes par les acteurs et institutions et le respect des textes et
engagements,
- La continuation des réformes institutionnelles à travers la déconcentration et la
décentralisation, le transfert des compétences et des ressources, et la mobilisation des
acteurs autour des priorités de développement local et régional avec le pilotage des
CT
- La mobilisation et les actions de veille citoyenne dans la gestion des affaires
publiques, renforcée par un civisme fiscal et par la fourniture de services publics aux
usagers
- Le renforcement des cadres de concertations, échanges et dialogue multi acteurs
Un certain nombre de risques majeurs sont à circonscrire nécessairement pour ne pas
hypothéquer ces perspectives, à savoir:
1.9. Les questions de paix et de sécurité
La position de la région comme zone de transit entre le Sud et le Nord et sa proximité avec la
Capitale constituent des atraits favorisant l’insécurité sous forme de trafic d’armes et de
stupéfiants, l’insécurité routière concernant les grands axes, le banditisme. A cela s’ajoutent
les conflits divers entre les acteurs (conflits fonciers et/ou religieux), tout ce qui peut
hypothéquer les perspectives de développement harmonieux et la croissance économique.
1.10. Les questions de gestion durable des ressources naturelles et de protection de
l’environnement, surtout avec les changements climatiques et l’aggravation de la
désertification :
A défaut d’instruments et de mécanismes d’évaluation pour saisir le taux et le rythme de
dégradation des ressources surtout au niveau des terres, des forêts et de l’eau, le constat au
jour le jour met l’accent sur une détérioration constante de l’environnement et des ressources
à travers:
- L’aggravation du processus de désertification, surtout pour les régions Nord de
Koulikoro à la porte du désert,
- La détérioration visible des forêts et du couvert végétal, surtout les forêts classées,
l’ensablement du fleuve Niger et la détérioration des berges,
- L’appauvrissement des terres agricoles, entraînant une chute dans les rendements et
au niveau des productions;
- La baisse des nappes phréatiques;
- Et de plus en plus les effets des changements climatiques avec la perte de la
biodiversité et les risques écologiques qui l’accompagnent;
- L’aggravation des phénomènes de pollution et de nuisance surtoiut dans les centres
urbains avec les véhicules et les usines, les déchets plastiques et au niveau rural avec
l’utilisation des pesticides obsolètes.
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1.11. Synthèse de l’hypothèse d’évolution dans certains domaines ci-dessous
Domaines Caractéristiques
La démographie - Données statistiques disponibles insuffisantes et souvent dépassées ne
reflétant pas la réalité
- Population jeune avec un taux de croissance élevé, donc perspective de
bras valides pour les activités économiques
- Inégale répartition de la population avec une tendance à l’accélération
de l’urbanisation
- Problème de plus en plus aigu pour l’éducation, la formation
professionnelle et surtout pour l’emploi de ces populations jeunes dans
les zones fortement peuplées et les villes secondaires de la région
- Exode rural assez important avec risque d’accroissement du chômage,
de la délinquance et du banditisme, accompagnés des problèmes
d’acculturation et de dégradation des mœurs
- Accroissement du nombre d’enfants mineurs travailleurs
- Grande mobilité démographique avec l’accentuation du nomadisme et
des migrations de populations de certains cercles vers d’autres
Régions/pays avec
- Zone de migration et d’immigration de populations vers la Région de
Koulikoro (Surtout dans la périphérie de Bamako)
La production
agro- sylvo-
pastorale
- Potentiels de production énormes en agriculture (Disponibilités de
terres agricoles, avec grands potentiels de cultures sèches et irriguées),
en élevage dans toute la région, en pêche (avec les nombreux cours
d’eau)
- Existence de filières porteuses dans les différents domaines du secteur
rural
- Début de mécanisation et efforts dans les aménagements hydro
agricoles et l’irrigation
- Instabilité de la production rurale avec souvent des problèmes de bras
valides liés à l’accroissement de l’exode vers les zones urbaines et les
migrations en dehors de la région
- Développement de la petite industrie de transformation et de
commercialisation des produits
- Besoins énormes d’investissements et d’intensification de la production
- Appauvrissement des sols, accompagné d’une pression
démographique entraînant la réduction progressive des superficies
exploitables et rentables
- Accentuation de l’ensablement des eaux de surface et de la dégradation
des terres de production
- Tendance à la réduction de certaines cultures vivrières
- Problème d’accès aux intrants agricoles de plus en plus marqué,
malgré le libéralisme économique
- Réduction/diminution progressive des terres cultivables dans la
périphérie de Bamako à cause de l’extension urbaine
La santé - Efforts louables à travers le PRODESS et les investissements des CT
dans la santé
- Prolifération/accentuation des maladies infectieuses et risques liés au
VIH/Sida au regard de la position de carrefour de la région
- Nécessité de continuer les investissements et surtout la sensibilisation
et l’éducation en matière de santé, de VIH/Sida et d’assainissement
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- Construction d’un Hôpital Régional, et d’un Second Centre de
Référence
- Taux élevé de malnutrition allant s’aggravant avec la pauvreté et
l’insécurité alimentaire
- Insuffisance marquée des ressources pour le financement des Plans
opérationnels et les investissements dans le secteur
L’éducation - Efforts louables, visibles à travers le PISE, le PRODEC et les
investissements des CT
(Cf. Diagnostic et solutions définies à travers le Forum régional et national de
l’Education- Oct. 08)
- Nécessité d’accompagner les résolutions du Forum national et les
traduire dans les PDESC des CT et de l’Etat
- La tendance réside dans la continuation de la réflexion pour
remanier/repenser, voire adapter, le système éducatif à l’évolution du
pays et du contexte
L’eau - Grands potentiels en eau comparativement aux besoins énormes
existants au niveau des populations
- Urgence pour parvenir à une couverture correcte des besoins par
rapport aux normes et indicateurs OMD et CSCRP
- Nécessité de réhabilitation des infrastructures et points d’eau par le
renforcement des investissements tant au niveau des CT qu’à travers
l’Etat
- La tendance pluviométrique pour l’alimentation des nappes
souterraines se caractérise par une irrégularité et un déficit croissants
La sécurité
alimentaire
- Enormes potentiels de productions agro sylvo- pastorales devant être
valorisés
- Déficit et déséquilibre permanent entre la réalité de la production, le
croît démographique et les besoins de la population à cause d’une
insuffisance d’organisation et de gestion du disponible en produits
agricoles et alimentaires
- Tendance vers une baisse importante des ressources halieutiques et à
une infertilité/pauvreté croissante des terres cultivables
La croissance
économique
- Aggravation de la pauvreté de la majorité de la population surtout des
femmes malgré :
* De nombreux atouts comme facteurs de croissance économique
(Production agricole, pastorale et piscicole, filières, commerce,
transformation, petites industries, ressources humaines, etc.)
* Un Cadre institutionnel et légal favorable au développement et à la
croissance économique avec perspectives d’investissement en
équipements de production, en infrastructures de désenclavement et
énergétiques
* Des initiatives privées avec existence d’opérateurs économiques
dynamiques
* Une position de carrefour et proximité d’un centre de consommation
et d’approvisionnement
- Efforts louables en matière d’investissements économiques et de
promotion de l’emploi pour accroître les revenus des ménages
La mobilisation
des ressources
- Potentiel élevé en matière de ressources financières et économiques
- Réelle difficulté de parvenir à une mobilisation effective pour soutenir
la croissance à cause de l’attentisme et le recours effréné à l’aide
extérieure par rapport à l’effort national
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- Incivisme fiscal de plus en plus criard
- Insuffisance de capacités et dans la collaboration entre les acteurs
chargés de la mobilisation des ressources (services fiscaux et autres
acteurs de la chaîne fiscale)
- Accroissement des ressources passerait nécessairement par des
réflexions et la mise en œuvre de stratégies volontaristes pour
mobiliser d’autres ressources financières que les impôts et taxes
La démocratie,
le
développement
institutionnel,
la
décentralisation
et la
gouvernance
- Les lanternes sont bien au vert en matière de :
* Promotion et consolidation de la démocratie
* Acquis et activités de développement institutionnel
* Avancée et volonté pour la consolidation de la décentralisation
* Dispositif appréciable en matière de volonté et d’actions pour la
consolidation de la gouvernance
* Nécessité de renforcer les actions d’information et de sensibilisation
des acteurs en matière de décentralisation pour consolider les acquis
Les questions de
paix et de
sécurité
- La tendance à la dégradation de la situation sécuritaire malgré les
atouts existants (le renforcement des postes de sécurité)
- La nécessité de création d’une synergie d’action entre tous les acteurs
locaux pour le renforcement de la sécurité dans la Région devient une
exigence urgente
Les questions de
gestion durable
des ressources
naturelles et de
protection de
l’environnement,
surtout avec les
changements
climatiques et
l’avancée de la
désertification
- La région est menacée dans son potentiel écologique, hypothéquant les
ambitions et les visions de croissance économique et même de survie
des populations
- La dégradation des ressources naturelles continue de façon dramatique
à cause de plusieurs facteurs conjugués dont la responsabilité des
populations
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II. TENDANCES ET HYPOTHESES DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION SUR 10 A
15 ANS
Les tendances et hypothèses de développement pour la région ne sauraient, sauf situation
extrême, envisager des scénarios stationnaire ou pessimiste. Ainsi, pour être compatibles
avec les orientations et tendances retenues dans les principales références concernant la
Vision, les Politiques et Stratégies de développement national, le scénario à retenir pour la
région de Koulikoro se doit d’être volontariste, proactif et partagé en termes de
complémentarité et de synergie. On peut retenir de ces références nationales, les éléments
suivants :
- L’Etude Nationale Prospective Mali 2005: « conjuguer sagesse, authenticité et
dynamisme pour faire du Mali, une Nation prospère, performante et moderne dont le peuple
aura su se saisir résolument de son propre devenir pour demeurer un Peuple Uni dans sa riche
diversité, tourné vers un But commun, ayant une Foi indéfectible en son avenir », à travers:
* Une Nation Unie sur un socle culturel diversifié et réhabilité;
* Une organisation politique et institutionnelle garante du développement et de
la paix sociale, à travers un Etat pragmatique et une administration performante,
une démocratie consensuelle, une décentralisation réussie, une bonne gestion des
affaires publiques et privées et une corruption maîtrisée;
* Une économie forte, diversifiée et ouverte, à travers une économie diversifiée,
ouverte et en forte croissance, une bonne situation des finances publiques, de la
monnaie et des échanges extérieurs, un financement de l’économie assuré par
l’épargne intérieur et les capitaux privés étrangers, une économie compétitive au
sein d’une entité régionale intégrée;
* Des infrastructures et un cadre environnemental amélioré, à travers des
infrastructures de transport et de communication appropriées, une sécurité
énergétique assurée, un cadre de vie amélioré et des ressources naturelles
protégées;
* Un progrès social certain, à travers des ressources humaines performantes, un
climat social apaisé.
- Le CSCRP 2007 -2011: « La réduction significative de la pauvreté à travers l’impulsion et
l’accélération d’une croissance économique, forte et soutenue (environ 7% par an) », à
travers :
* Le développement du secteur productif : (les filières des productions rurales et
minières, la sécurité alimentaire et le développement rural, le développement des
PME/PMI, la préservation et la gestion durable de l’environnement et des
ressources naturelles, le développement des infrastructures) ;
* Le renforcement du secteur social en vue de l’amélioration du bien-être des
populations maliennes à travers : le développement de l’accès aux services
sociaux de base grâce aux réformes entreprises en vue de la réalisation des OMD ;
* La poursuite et la consolidation des réformes du secteur public, à travers : la
consolidation de la réforme des administrations publiques, décentralisation et
déconcentration, l’amélioration et la modernisation de la gestion des finances
publiques, la promotion de la gouvernance démocratique et des libertés
publiques, la décentralisation /Transfert de compétences et des ressources;
* Le développement des Politiques sectorielles, à travers : les secteurs moteurs (le
développement rural et la sécurité alimentaire, les mines), les infrastructures de
soutien (les transports, les énergies, les télécommunications, TIC et postes), les
nouvelles possibilités (les industries, le commerce, le tourisme, les fruits/légumes,
oléagineux et productions de base, l’artisanat, la culture, la jeunesse et le sport),
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les secteurs de services sociaux de base (l’éducation, la santé, le développement social,
l’emploi et la formation professionnelle, l’habitat, l’eau potable et
l’assainissement) ;
* Les questions transversales à travers : le genre, le VIH/Sida, l’aménagement du
territoire, les questions de population, la paix et la sécurité, l’intégration du
système commercial multilatéral, la protection de l’environnement et des
ressources naturelles.
- Le PDES et la Lettre de Cadrage du Président de la République dans lesquels les
orientations du Président de la république mettent l’accent sur la Vision suivante:
* Assurer le bien-être de toutes les maliennes et de tous les maliens et faire du Mali un
modèle de gouvernance,
* Centrer la politique sur l’Homme,
* Retenir l’emploi, l’école, la santé et l’amélioration du pouvoir d’achat dans la hiérarchie
des priorités de développement;
- Les différentes Politiques et Stratégies de développement sectoriel formulés comme
le PRODEC, le PRODESS, le PRODEJ, la PNPE, la PNE, le DCPND, le PDI, la LOA,
les Chartes sectorielles (Ex. Pastorale, etc.), le PNIR, etc.
- Le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement de la Région de
Koulikoro de novembre 2007
2.1. Un zonage avec des fonctions socioéconomiques spécialisées (06 zones) liées aux atouts/
potentialités et opportunités à valoriser, selon les zones retenues:
• Nara, faisant le lien entre Nioro/ Kayes et Niono/ Ségou à travers les aménagements
pastoraux et l’intensification de l’élevage (Pays du Kaarta, Ouagadou et Hodh);
• Nara -Sud, Kolokani -Nord et Banamba -Nord, zone de transit du bétail à
dominance pastorale avec intensification de la production céréalière et maraîchère
et l’aménagement des équipements marchands et des infrastructures pour le
développement du commerce (Pays du Hodh Sud-Est);
• Kolokani -Sud, Banamba -Sud , Kati -Nord et Koulikoro- Ouest, zone à vocation
céréalière et industrielle, principal centre d’approvisionnement en bois de la
capitale (Pays du Plateau Manding);
• Kati- Sud, Kangaba et Dioïla, zone de coton, à grands potentiels pour les céréales et
la riziculture, de plus en plus orientée vers l’élevage semi intensif et
l’industrialisation (Pays du Plateau de Koutiala- Haut Bani- Niger);
• Zone centrale comprenant Kati centre, Koulikoro- Sud, Banamba et Dioïla à
vocation industrielle avec d’énormes potentialités agro-sylvo- pastorales, orientée de
plus en plus vers le développement des filières fruits et légumes, les oléagineux
avec de nombreux centres urbains de consommation (Pays de la zone centrale);
Ainsi, les hypothèses et tendances à développer par rapport à ce scénario volontariste
permettent de retenir les éléments suivants:
- Un zonage avec des fonctions socioéconomiques spécialisées,
- Une polarisation urbaine avec l’émergence de pôles de développement
économique dans la région,
- Le renforcement de la décentralisation et le portage politique des priorités de
développement local et régional par les Collectivités,
- Le renforcement du rôle d’appui technique et le contrôle de l’Etat avec
l’instauration des pratiques de bonne gouvernance dans la gestion des affaires
publiques.
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• Zones de plaines et vallées fluviales: Kangaba- Kati- Koulikoro- Dioïla, à vocation
agropastorale et piscicole et surtout d’aménagement hydroagricole pour le riz et le
maraîchage avec grand potentiel et pratique d’agriculture, de production fruitière et
d’industrialisation (Pays des cours d’eau, plaines et vallées fluviales).
Les perspectives d’aménagement et de développement devront être orientées beaucoup plus vers la
valorisation du potentiel lié au zonage, à travers une série de stratégies pour asseoir un
développement urbain, un développement sylvo agro pastoral, un développement industriel, soutenus
par le renforcement des infrastructures et équipements de désenclavement, de communication,
d’aménagements hydro agricoles et énergétiques.
2.2. Une polarisation urbaine avec l’émergence de pôles de développement économique et
commercial dans la région, à travers:
• Un processus de polarisation urbaine autour des Chefs lieux de cercle :
Avec la présence de la Capitale nationale Bamako, gros centre de consommation,
d’immigration et de production industrielle, l’appartenance de la région de Koulikoro au
triangle traditionnel de prospérité (Bamako- Ségou- Sikasso) ainsi que son important
potentiel de développement, permettent d’envisager les hypothèses suivantes pour le
développement de la région.
Il s’agit de l’émergence de centres urbains à grands potentiels économiques relayés chacun
par des centres secondaires assez dynamiques que sont :
- Koulikoro avec Tienfala et Niamina;
- Kati avec Neguela, Nonsombougou, pouvant créer avec Kolokani un ensemble
urbain ;
- Fana/Dioïla avec Béléko, Banco et Massigui;
- Banamba avec Kiban, Touba et Sirakorola, pouvant créer un ensemble urbain avec
Kolokani –Didiéni ;
- Nara avec Goumbou, Mourdiah et Balé ;
- Kolokani avec Didiéni.
• Une émergence de sous ensembles comme supports de Pôles de développement
économique dans la région qui pourraient être:
- Le pôle Dioïla- Fana (avec Massigui- Béléko- Banco),
- Le pôle Kati (avec Néguela- Kolokani- Didiéni),
- Le pôle Koulikoro (avec Niamina- Tienfala),
- Le triangle Baguinéda (avec Ouélessébougou- Sélingué- Sanankoroba),
- Le triangle Kangaba (avec Bancoumana –Karan- Siby- Kourémalé),
- Le pôle Banamba (avec Kiban- Toubacoro -Nara- Goumbou- Mourdiah – Dilly).
Observation :
Ces Pôles économiques, basés sur les aspects économiques et commerciaux, peuvent dépasser le cadre
administratif classique de la région ou du cercle.
2.3. Le renforcement de la décentralisation et le portage politique des priorités de
développement local et régional par les Collectivités, à travers le transfert des
compétences et des ressources, les stratégies de planification à travers les PSDR et les
PDESC.
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2.4. Le renforcement du rôle d’appui technique et le contrôle de l’Etat avec l’instauration des
pratiques de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques, à travers la
consolidation de la déconcentration, l’appui conseil et l’accompagnement des CT dans
leur mission de développement économique.
III. LES ENJEUX MAJEURS DE LA REGION POUR PARVENIR A UN SCENARIO
OPTIMISTE
Ces tendances et scénarii optimistes vont de pair avec un certain nombre de données
importantes dont la maîtrise constitue des défis majeurs pour le développement régional :
3.1. L’emprise de Bamako et les exigences de réformes institutionnelles qui se manifestent
par:
- Le démantèlement spécial de la région de Koulikoro en termes d’annexion et
d’invasion urbaine annexant la trentaine de villages périurbains de Bamako et
privatisant des terres de la région au profit des acteurs du District de Bamako;
- L’hypothèse de restructuration administrative du territoire régional de Koulikoro, en
termes d’hypothèses de création de nouvelles entités / circonscriptions et collectivités
territoriales (Fana/ Dioïla, Bougouni/ Ouélessébougou, District de Bamako/ Kati,
Kangaba/Siby/ Bancoumana/ Sélingué/Kati, Nara, etc.) et enfin l’agrandissement
du périmètre d’urbanisation englobant la plupart des villages satellites du District de
Bamako,);
L’enjeu majeur réside dans la capacité de valorisation de la proximité de la Capitale nationale de
Bamako par Koulikoro comme opportunité d’approvisionnement et d’emploi pour la région (réservoir
de main d’oeuvre);
3.2. L’explosion démographique avec une influence notoire sur la croissance du phénomène
migratoire ; l’accélération de l’urbanisation, et les problèmes d’emploi tant rural qu’urbain,
d’éducation, de santé et de sécurité alimentaire ;
3.3. La dégradation continue de l’environnement avec les risques pour la préservation des
berges du fleuve, avancée de la désertification, la dégradation des forêts et des sols, les
problèmes d’assainissement/ pollution et de gestion durable des ressources naturelles
(actions anthropiques et changements climatiques) ; ce qui se traduit par l’enjeu de la
conservation, la protection et l’aménagement du patrimoine naturelle de la région (face à la
dégradation des terres agricoles et des berges du fleuve, dégradation des forêts et des zones
de pâturage, avancée de la désertification, insuffisance d’aménagement du potentiel
agricole);
3.4. Le déséquilibre entre le niveau de production par rapport aux besoins de revenu et
surtout de sécurité alimentaire tranchant avec la croissance démographique;
3.5. La valorisation du potentiel de développement en termes de:
- Ressources en terres et eau,
- Potentiels en filières et productions agricoles, pastorales et piscicoles,
- Centres urbains et commerciaux et zones de consommation,
- Pôles économiques avec les circuits commerciaux, les foires et marchés et les unités
industrielles;
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3.6. La mobilisation des ressources et de l’expertise technique pour promouvoir les activités
de développement régional et local avec les Centres et Structures de formation;
3.7. La réalisation des investissements conséquents en infrastructures et équipements de
productions industrielles et agricoles (énergie, aménagements hydro agricoles, le
désenclavement- ponts/ routes) ;
3.8. La formalisation et l’acceptation du rôle des collectivités territoriales dans le portage
politique et stratégique et l’animation du dialogue multi acteurs autour des priorités de
développement local et régional.
IV. VISION ET OPTIONS STRATEGIQUES
Au regard des perspectives d’évolution de la situation de la région, des tendances et
hypothèses de développement sur 10 à 15 ans et tenant compte des enjeux majeurs pour
parvenir à un scénario optimiste, la vision à construire devra tenir compte du devenir de la
région, de l’image, du poids et de l’influence de la région, des capacités, du positionnement
et des rôles (national et régional) que les acteurs et spécifiquement l’Assemblée Régionale
doivent promouvoir.
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4.1. Vision pour le développement régional de l’ARK :
Faire de la région une « ceinture de prospérité et de croissance socio-économique » vivant
en harmonie avec la Capitale nationale Bamako
Cette vision met l’accent sur :
- Une croissance économique, à travers :
* l’impulsion de toutes les productions sylvo- agro- pastorales et industrielles,
* la réalisation des infrastructures et équipements (routes et ponts pour le désenclavement et les aménagements hydro agricoles)
* la réalisation des infrastructures énergétiques pour soutenir la promotion des unités industrielles,
* le renforcement des activités artisanales,
* la promotion du tourisme et le développement urbain,
* le soutien aux activités d’échange et de commerce ;
* la protection de l’environnement;
- La prospérité, fruit de cette croissance économique, qui accompagnera la croissance démographique par :
* les investissements importants en infrastructures sociaux de base (santé, éducation/formation, hydraulique),
* les dispositifs de sécurité alimentaire ;
* le renforcement des capacités des acteurs et le développement institutionnel ;
- Le rôle dynamique de la région de Koulikoro comme partenaire :
* D’approvisionnement en produits sylvo agro pastoral et produits industriels de Bamako et des régions voisines,
* De fourniture en ressources humaines (mains d’oeuvre qualifiées et non qualifiées, en cadres et agents de développement),
* D’interface et de relais d’échange entre la capitale Bamako et les autres régions et les pays voisins.
Cette vision doit être soutenu par des orientations et stratégies opérationnelles, pour matérialiser la contribution de la région de Koulikoro dans:
- le développement régional, à travers la mobilisation des ressources, les investissements appropriés, le pilotage/coordination, l’animation et le suivi,
- le développement national, à travers les activités d’approvisionnement et de fourniture de biens et services,
- la mise en œuvre à travers la recherche d’une articulation et d’une cohérence avec le CSCRP, le Mali 2025 et les Politiques sectorielles.
Les différentes orientations ci- après constituent les réponses à la dizaine de problèmes fondamentaux de développement de la région de Koulikoro, mais aussi aux
trois questions majeures que sont :
- Quel rôle peut jouer la région de Koulikoro dans le développement économique national ?
- Quelles sont les principales activités et productions sur lesquelles devra reposer le développement économique de la région ?
- Quels sont les niveaux sociaux et institutionnels qui sont à améliorer en priorité dans la région?
(Voir correspondance entre les axes et priorités retenues avec les priorités dégagées par ces références nationales)
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Schéma illustratif de la «ceinture de prospérité et de croissance socioéconomique de la région de
Koulikoro »
BAMAKO
Koulikoro
Fana
Ségou
Niono
Dioïla
Ouélessébougou
Kangaba
Siby
Neguela Kati
Banamba
Kolokani
Nara
KAYES
GUINEE- CONAKRY
BURKINA FASO/ RCI
SIKASSO
SEGOU
Sélingué
Niamina
MAURITANIE
Didiéni
Routes
Chemin de fer
Fleuves
Ceinture de prospérité
Périmètre d’urbanisation du
District de Bamako
Tienfala
Baguineda
Samanko
Sanankoroba
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4.2. Orientations et options de politiques pour le développement régional de Koulikoro
Les quatre grandes orientations et options stratégiques pour soutenir la vision de
développement de la région de Koulikoro et son positionnement stratégique sont les
suivantes :
Ces orientations constituent les réponses à la dizaine de problèmes fondamentaux de
développement de la région de Koulikoro, mais aussi aux trois questions majeures
identifiées ci haut, à savoir:
- Quel rôle peut jouer la région de Koulikoro dans le développement économique
national ?
- Quelles sont les principales activités et productions sur lesquelles devra reposer le
développement économique de la région ?
- Quels sont les niveaux sociaux et institutionnels qui sont à améliorer en priorité dans
la région?
- Renforcer le leadership des collectivités dans leur rôle de portage politique
et stratégique (conformément aux dispositions légales) et l’animation du
dialogue autour des priorités de développement local et régional pour
garantir l’accès aux services sociaux de base des populations, assurer la
gestion durable des ressources naturelles et la protection de
l’environnement ;
- Impulser les productions agro sylvo pastorales et la promotion des filières
porteuses pour contribuer à l’augmentation des revenus et assurer la sécurité
alimentaire dans la région;
- Valoriser les potentiels économiques de la région par des investissements en
infrastructures et équipements de productions énergétiques, industrielles,
agricoles et de désenclavement et par la promotion des centres urbains
comme pôles socioéconomiques de développement ;
- Faire de Koulikoro un pôle scientifique et technique pour le développement
économique régional, à travers la promotion des centres et instituts
techniques spécialisés de formations techniques et professionnelles des cadres et
techniciens de développement
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Tableau des options, des objectifs prioritaires et éléments de stratégie
Options Problèmes fondamentaux Objectifs prioritaires Eléments de stratégie
Renforcer le
leadership des
collectivités dans
leur rôle de portage
politique et
stratégique et
l’animation du
dialogue autour
des priorités de
développement
local et régional
(prise en charge de
l’accès des
populations aux
services sociaux de
base, promotion de la
gestion durable des
ressources naturelles
et la protection de
l’environnement)
- Problèmes liés à l’accès des populations aux
services sociaux de base : éducation, santé,
assainissement, hydraulique
- Insuffisance des capacités techniques,
organisationnelles et institutionnelles des
acteurs au développement
- Insuffisance dans la mobilisation des
ressources financières et dans le transfert de
compétences et des ressources de l’Etat aux
CT
- Insuffisance de maîtrise des outils et
mécanismes de planification, de
coordination, de gestion et de suivi des
activités de développement
- Insuffisance de collaboration, dialogue et de
partenariat dans le partage des visions et de
synergie dans le portage stratégique des
questions majeures de développement
régional entre les CT et les acteurs locaux et
régionaux (les structures déconcentrées,
l’administration, les opérateurs privés, la
société civile, les OP)
- Problèmes de dégradation et de gestion
rationnelle des ressources naturelles et de
l’environnement liés aux effets des
changements climatiques et de la
désertification
- Traduire le PSDR (vision et options stratégiques) à travers
l’élaboration/ actualisation des SAT et des PDESC par les collectivités
- Formaliser les stratégies de développement régional et local et leur
mise en cohérence avec les programmes sectoriels de santé, éducation,
hydraulique dans le sens de l’atteinte des objectifs des OMD
- Renforcer les capacités techniques et institutionnelles et le leadership
des collectivités dans le portage politique et stratégique des priorités
de développement, l’animation et le dialogue local et régional et
la maîtrise des outils et mécanismes de planification, coordination et
de suivi des activités de développement
- Renforcer les stratégies de mobilisation des ressources internes et
externes pour soutenir les priorités des PDESC et SAT en matière
d’accès aux services sociaux de base, de gestion durable des ressources
et de protection de l’environnement
- Soutenir les investissements en matière de services sociaux de base
dans les budgets des projets et plans des CT et Services déconcentrés
- Instaurer une approche de collaboration, dialogue et de partenariat
entre les CT et les acteurs locaux et régionaux (les structures
déconcentrées, l’administration, les opérateurs privés, la société civile,
OP) dans le partage des visions et le portage stratégique des questions
majeures de développement régional, et spécifiquement dans les
dynamiques de planification, de coordination/ concertation et de suivi
évaluation du développement régional et local
- Négocier avec l’Etat et les partenaires techniques les projets de
restauration/ protection des réserves forestières et surtout des abords
des cours d’eau, vallées fluviales et spécifiquement des berges du
fleuve Niger
- Sensibiliser et systématiser l’approche de gestion durable des terres et
le suivi des études d’impacts environnementales pour toutes les
activités et projets à réaliser dans la région et initier les activités
d’assainissement
- Formalisation des approches de
spatialisation et
d’aménagement du territoire à
travers la valorisation du
potentiel des zones et des pôles
économiques de
développement sur la base des
SAT, SDU et des PDESC
- Elaboration des SAT (région,
cercle et commune)
- Elaboration des PDESC
- Mise en œuvre des SDU
- Elaboration et /ou mise en
œuvre des programmes de
renforcement des capacités et
de développement
institutionnel
- Plans annuels d’investissement
des collectivités
- Mobilisation des fonds ANICT
et des ressources internes
- Renforcement des cadres de
concertation/ coordination
(CROCSAD, CLOCSAD,
CCOCSAD) et application des
outils et procédures de gestion
- Organisation des rencontres de
dialogue et d’animation pour le
partage de la vision et le
portage des questions majeures
de développement
- Stratégie de communication et
de mobilisation des ressources
fiscales pour soutenir les
activités de développement
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Impulser les
productions agro
sylvo pastorales et
la promotion des
filières porteuses
pour
l’augmentation des
revenus et la
sécurité alimentaire
dans la région;
(Domaine politique,
institutionnel et
organisationnel et de
négociation en appui
aux acteurs concernés)
Insuffisance de valorisation des potentiels et
opportunités de production (agricole, élevage,
artisanale, etc.), des atouts et avantages
comparatifs de la région (proximité de Bamako,
existence du fleuve Niger, zone charnière entre
les régions du Mali et les pays limitrophes,
équipements et infrastructures industrielles et
de commerce)
- Soutenir les initiatives d’intensification des productions agricoles et
d’élevage à travers la réalisation des infrastructures de production et
de commercialisation / transformation
- Participer aux activités de promotion/ valorisation des filières et au
soutien institutionnel aux acteurs impliqués
- Impulser, faciliter et développer le dialogue et la mobilisation des
acteurs étatiques et du secteur privé pour la réhabilitation/
consolidation et la création des unités agro industrielles en vue de
valoriser le potentiel de production
- Favoriser la mise en place des fonds d’investissement et d’appui
technique pour soutenir les acteurs et les activités des secteurs
primaires et secondaires avec la création de mesures incitatives
- Soutenir les initiatives d’amélioration et d’allègement des mécanismes
d’accès aux sources de financements (banques, caisses d’épargne, etc.)
pour les équipements, intrants et les campagnes de production en
faveur des OPA et le secteur privé
- Soutenir les stratégies de renforcement des capacités techniques et
institutionnelles des acteurs locaux et régionaux que sont : CT,
structures d’appui, OPA, opérateurs privés, services techniques et
financiers pour la promotion de l’économie régionale et locale
- LOA
- Projets d’aménagement hydro
agricole
- Projets de renforcement des
équipements marchands
- Dispositifs de stockage
- Projets d’investissement
industriel
- Mobilisation des ressources
- Renforcement des OPA
Valoriser les
potentiels
économiques de la
région par des
investissements en
infrastructures et
équipements de
productions
énergétiques,
industrielles,
agricoles et de
désenclavement et
par la promotion des
centres urbains
comme pôles
socioéconomiques
de développement ;
Insuffisance de financements pour le
développement et l’équipement des
collectivités malgré l’existence des dispositifs
comme le FICT, le FAT, le BSI et de soutiens
pour les autres acteurs de développement local
et régional (opérateurs privés, organisations
paysannes, structures socioprofessionnelles,
etc.)
Faible exploitation des ressources en eau par
manque d’infrastructures hydro agricoles
Problème d’enclavement avec insuffisance du
réseau routier
- Appuyer les initiatives de renforcement du dispositif énergétique à
travers la création des centrales thermiques et/ ou hydro électriques
avec connexion avec les lignes de haute tension (Sélingué, Manantali et
RCI) pour soutenir et accroître la capacité productive de la région et
l’émergence des pôles économiques potentiels et d’urbanisation
- Accroître les fonds d’investissement et d’appui technique aux acteurs
du secteur privé
- Faire le plaidoyer et négocier avec l’Etat et les PTF pour les
investissements lourds et/ou importants en matière de priorités
retenues comme les routes, les ponts, les projets d’aménagement
hydro agricole, hydraulique rurale et les infrastructures d’élevage
(complémentaires du FIT, FAT et BSI et les financements sectoriels)
pour soutenir et valoriser le potentiel agricole, pastoral et piscicole
- Impulser et soutenir la mise en œuvre et l’opérationnalisation des
Schémas Directeurs d’Urbanisation (SDU) élaborés
- Etendre et améliorer le réseau routier entre les centres urbains et les
chefs lieux des grandes communes et à l’extérieur de la région avec
diversification des moyens et modes de transport
- Elaboration des projets
d’investissement sectoriels
- Mobilisation des ressources
- Négociation avec les projets et
programmes sectoriels
- Mobilisation de la Coopération
décentralisée
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Faire de Koulikoro
un pôle scientifique
et technique pour le
développement
économique
régional, à travers la
promotion des
centres et instituts
techniques spécialisés
de formations
techniques et
professionnelles des
cadres et techniciens
de développement
Insuffisance des capacités techniques,
organisationnelles et institutionnelles des
acteurs au développement
- Elaborer une stratégie et de programmes pluri annuels pour renforcer
et accroître les structures et centres de formation techniques,
professionnels et spécialisés de la région
- Négocier la collaboration et le partenariat avec les institutions
nationales, les PTF et les Coopérations décentralisées autour des
priorités de formations techniques et professionnelles
- Négocier avec le PRODEC/ PISE pour soutenir la vision faisant de
Koulikoro le vivier de cadres et techniciens de développement à
travers le renforcement et la mise en place de centres et de structures
de formation techniques, professionnelles et spécialisées
- Réhabilitation des Centres et
Instituts de formation avec
dotation en équipements et de
personnel
- Création de structures
techniques et professionnelles
de perfectionnement et de
formation professionnelle
spécialisées (agriculture,
élevage, pêche, artisanat,
construction métallique,
menuiserie, transformation,
santé, enseignement, etc.)
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4.3. Axes et priorités stratégiques par secteur de développement
Ces priorités stratégiques issues du diagnostic régional, doivent être prises en charge à travers les cinq grandes options stratégiques de
développement régional, mais spécifiquement dans les mécanismes de formulation des plans et programmes comme : le PDESC, les projets
sectoriels, etc.
Secteur Domaines Opportunités/ priorités stratégiques
Economie
rurale
Forestier
- Développement des initiatives de GRN entre les différents niveaux de CT, notamment les Conventions de GRN/ Environnement
- Systématisation de la démarche des PCAE dans les dynamiques de planification (PDESC, SAT, PSDR)
- Concertation avec les CT pour la conservation et protection de l’environnement : formations végétales, diversités biologiques
- Appui de l’ARK pour le renforcement des capacités des acteurs
- Appui de l’ARK dans la sensibilisation pour la prise en charge effective des actions environnementales déjà inscrites dans les PDESC des CT
- Veille sur la cohérence entre les différents niveaux de planification dans le cadre de la protection environnementale
- Plaidoyer pour le renforcement des capacités des organisations et unités de production et de transformation
Faunique - Promotion de l’écotourisme
- Initiative des projets et actions de protection des espèces en voie de disparition (mesures, conventions locales avec les autres CT)
Sols - Appui aux activités de restauration des sols à travers les reboisements et l’adoption des techniques culturales appropriées
- Initiation des Conventions locales de gestion des ressources naturelles : sols, forêts, pâturages, eau
Agriculture
- Existence de terre aménageable
- Réactualisation de l’inventaire du potentiel agricole (si fait, proposition d’actions d’aménagement pour l’irrigation)
- Disposition par l’ARK pour traduire ses compétences en actions d’appui à l’agriculture : Ex. Elaboration d’une Politique Agricole Régionale
- Disponibilité de cadres qualifiés
- Existence de structures de formation agricole
- Possibilité de redéploiement à travers la décentralisation/ déconcentration
- Existence de cours d’eau (fleuve Niger et mares aménageables)
- Possibilité de mise en valeur des cours d’eau existants
- Renforcement de la maîtrise d’eau
- Existence de structures financières (banques et caisses d’épargne)
- Existence de projets d’appui (PASAOP, SNV/DERK, PDAM, OHVN……)
- Formalisation de l’élaboration de la Politique agricole régionale
- Promotion par l’ARK de concertations régionales des acteurs étatiques et non étatiques et les PTF du secteur de l’économie rurale pour
l’établissement des bilans et programmes annuels ou pluri annuels
- Existence d’un potentiel national en engrais devant être valorisé
- Initiation par l’ARK d’établir un dialogue et un partenariat entre les associations de producteurs, les opérateurs économiques d’envergure,
les structures d’encadrement pour la gestion des contrats d’approvisionnement et de commercialisation de la production
- Investissement de l’ARK dans la facilitation et la promotion des filières agricoles
- Promotion de la formation des OP par l’ARK
- L’érection de la région de Koulikoro en productrice/ créatrice de matière/ cellule grise de formation professionnelle de l’économie rurale et
de l’artisanat, de recherche
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- Développement de la production et meilleure organisation de la commercialisation (en terme de proximité)
- Initiation de cadres de concertations multi acteurs par l’ARK
- Développement des Centres de formation professionnelle
- Réflexion pour déterminer les axes des fruits de sa production régionale
- Action de plaidoyer de l’ARK pour la construction du pont Koulikoro- Route Ségou
- Mécanisme d’intéressement et d’installation des jeunes ruraux
- Action de plaidoyer de l’ARK pour soutenir l’octroi de casiers rizicoles dans les zones aménagées à l’Office du Niger pour les cercles
déficitaires (Nara, Kolokani, Banamba)
- Introduction et systématisation des pratiques de contre- saison dans les zones d’irrigation et de petits barrages
- Renforcement des structures et dispositifs d’amélioration et de professionnalisation des filières (PCDA, IER, services techniques et
Organisations des producteurs ….)
- Identification des types de dossiers stratégiques que l’ARK doit pouvoir porter en matière de promotion de l’économie régionale
- Identification des besoins de renforcement des capacités de l’ARK
- Choix des types d’études thématiques liées
- Organisation des concertations thématiques pour soutenir le processus
- Elaboration des programmes
- Négociation avec les partenaires, l’Etat et les autres CT pour le financement et les facilités de mise en œuvre
- (un certain nombre de structures et d’acteurs à spécifier)
- Recensement exhaustif des Unités de production et de transformation des produits
- Unités urbaines de Bamako, Koulikoro, Fana, Dioila, Kati
- L’ARK doit :
* Chercher les textes et les dispositions au niveau des services techniques pour s’informer, comprendre et faire valoir ses droits
* Chercher à savoir combien de % de taxes est payé
* Chercher à identifier au niveau des CT les ressources taxables
* Faire le plaidoyer et la pression politique sur le Gouverneur et ses services financiers
* Chercher un Spécialiste fiscal pour faire la situation
* Analyser le potentiel fiscal et élaborer un programme de recouvrement normal
* Initiative des banques de céréales du Programme Sécurité Alimentaire (rendre ces magasins polyvalents)
* Intéresser le Secteur privé dans le stockage
* Valorisation des circuits et mécanismes de vulgarisation des semences de qualité (DERK, PASAOP, PDAM, CRU, IER/ CRRA ..)
* Impliquer les faîtières dans les programmes de vulgarisation agricole et d’organisation de Systèmes de crédit
* Faire des faîtières des interlocuteurs du développement régional
- Mise à contribution des radios locales pour la diffusion des informations agricoles et commerciales dans les projets / programmes d’appui
au monde rural
- Identification des projets agricoles à composantes commerciales
- Mise en oeuvre des actions d’aménagement et de protection des zones agricoles
Encadrement et
pratiques
agricoles
- Traduction de la LOA en projets et programmes
- Négociation avec la SNV/ DERK, la CTB/ PADK, le PDAM et autres partenaires techniques un programme d’appui à l’agriculture
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Elevage - Disponibilité de grands espaces de pâturage et Existence des terres salées
- Existence d’une demande forte en produits d’élevage
- Soutien par l’ARK des initiatives dans le cadre de l’emploi rural des jeunes en matière de promotion de l’aviculture, de la pisciculture et
même de l’élevage/ embouche
- Identification par l’ARK de deux ou trois projets pour l’aviculture, la pisciculture, l’embouche/ élevage pour les jeunes diplômés avec la
DNPIA, l’APEJ, l’ANPE, les Micro finances, la BNDA et les PTF dans le cadre de la LOA
- Disponibilité de cadres qualifiés
- Développement de la professionnalisation des éleveurs et les faîtières
- Dialogue et mobilisation des faîtières autour des priorités de développement économique régional et du secteur
- Prévision des investissements d’envergure dans les PDESC des CT (financement BSI)
- Dialogue entre CT, faîtières d’élevage et Services techniques sur les priorités d’investissement
- Négociation d’une bonne stratégie et des programmes pour la promotion d’alimentation du bétail
- Portage politique du dossier d’élevage par l’ARK (raisons : marchés Bamako, marchés frontaliers)
- Implication des CT dans les campagnes d’information et de sensibilisation du secteur (auprès des éleveurs et professionnels techniques)
- Disposition à prendre pour soutenir les artisans du secteur et les Unités de transformation
- Négociation avec les partenaires (Pays-Bas, CTB, GTZ, BUCO, USAID) pour la promotion des Unités laitières et l’appui aux faîtières du
secteur
- Possibilité de développement des industries agro alimentaires
- Emergence d’un marché consommateur de produits laitiers
- Orientation de l’ARK vers l’amélioration des marchés à bétail importants
- Inspiration de l’expérience de COPROMA
- Renforcement de l’organisation des transformateurs de lait dans le sens de les appuyer auprès des Systèmes financiers
- Développement du rôle de partenariat et de facilitation de l’ARK avec les coopératives et les privés transformateurs de lait auprès des projets
d’appui à l’élevage, à l’industrie et le Système financier
- Dialogue et implication de ces acteurs dans le processus de développement local et régional (initiation, Instauration des cadres de concertations
sectorielles et socioprofessionnelles entre l’ARK et les acteurs régionaux
- Instauration d’un cadre de concertation et Dialogue entre ARK et faîtières
- Appui de l’ARK pour le montage de dossier de renforcement des capacités, de marketing et de plaidoyer/ lobbying pour l’accès aux facilités
de crédits et d’investissements/ infrastructures
Pêche - Animation en collaboration avec les autres CT pour l’application des textes, des conventions et des bonnes pratiques pour une pêche durable
- Initiation des cadres de concertation avec les organisations de pêcheurs dans le cadre du respect des conventions locales pour une pêche
durable
- Existence de mares
- Portage par l’ARK du Programme quinquennal d’aménagement piscicole et facilitation, coordination des actions d’aménagement et de
protection des berges
Environnement /
assainissement
- Intégration de l’ARK de la gestion environnementale dans ses priorités notamment dans les PDESC
- Appui aux investissements d’infrastructures, d’hygiène assainissement (caniveaux et dépotoirs)
- Appui à la promotion des GIE d’assainissement et leur implication dans gestion de l’environnement
- Initiation d’un programme de protection des berges du Niger (ensablement et déchets/ ordures) et participer à la mise en œuvre des
initiatives en cours
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- Mise en œuvre des SRAD, SAT, SADC, etc. par les CT
- Elaboration et mise en œuvre des plans stratégiques d’assainissement en renforçant l’implication des populations et spéifiquement des
collectivités dans la gestion des systèmes d’évacuation des déchets et des pollutions
Sécurité
alimentaire
- Démarche à l’endroit des opérateurs privés pour leur implication dans la gestion et la multiplication des banques des banques céréalières
dans les cercles et les communes
- Renforcement des capacités d’approvisionnement, de stockage et suivi accompagnement des structures chargées de la régulation du marché
- Amélioration des pistes d’accès et les circuits de distribution des céréales
- Renforcement des capacités des structures chargées de la sécurité alimentaire et les dispositifs de transformation et de commercialisation
Filières
porteuses et
stratégiques
- Amélioration de la production et la productivité de la filière céréale
- Formation et renforcement des capacités techniques des producteurs
- Développement de la rentabilité accrue de la filière fruits et légumes à travers l’amélioration de la production et de la conservation des
produits, la commercialisation et la transformation des fruits et légumes
- Intensification des techniques de production dans la filière élevage à travers les produits de lait, viande, peau et cuir et l’aviculture
- Développement des stratégies de valorisation du potentiel d’aménagement et de production de la pêche à travers une diffusion et
vulgarisation de techniques modernes de pisciculture et de conditionnement du poisson
Commerce - Amélioration des marchés et foires pour bénéficier des taxes et impôts
- Amélioration des voies de communication
- Dialogue et concertation de l’ARK avec les groupements de commerçants et opérateurs économiques et leur implication dans les activités de
planification et surtout dans les programmes de développement économiques régionaux,
- Appui à la promotion des foires annuelles selon les spécificités des différents pôles économiques (Ex : Karité et céréales à Dioila, fruits et
légumes à Baguineda, Kati, Bétail à Nara et Banamba, Artisanat à Fana et Ouélessébougou, etc.
Finances - Développement du dialogue et de l’information sur les priorités de développement et la responsabilité des acteurs pour leur contribution
sous forme de taxes et impôts et de contributions diverses
- Implication des acteurs dans l’élaboration des projets économiques
- Stimulation de l’ARK des autres CT dans le cadre de la redevabilité et de la bonne gestion (compte rendu de la gestion à la population)
Industrie - Facilitation de l’implantation des industries dans les environs de Bamako sur le territoire régional
Tourisme et
Hôtellerie
- Existence de potentialité touristique
- Mise en valeur des sites touristiques en collaboration avec l’OMATHO et le secteur privé
- Promotion de l’écho tourisme autour du fleuve Niger, les massifs forestiers et les zones historiques (Kirina, Kangaba, Touba, Niamina, Mandé,
Kouroukan- Fouga)
- Initiatives des CT avec l’appui technique du Département pour recenser l’ensemble des sites, fêtes et manifestations culturelles dans leurs
zones et les intégrer dans l’appui à la culture et au tourisme
- Développement de partenariat entre l’ARK et les promoteurs privés et publics de tourisme et de l’hôtellerie
- Mise en place d’une politique de création et de gestion des équipements collectifs d’intérêt régional dans le domaine du tourisme
- Prise en compte des priorités de désenclavement dans les PDESC de l’ARK en collaboration avec le Département des Transport
Artisanat - Existence de projets requérant les artisans pour la gestion et l’appui aux activités
- Organisation des concertations avec les artisans et leurs faîtières
- Appui au montage de projets porteurs
- Accompagnement de l’ARK pour la mobilisation des ressources au niveau des différents partenaires
- Appui aux organisations et faîtières de l’artisanat pour la promotion des exportations des produits artisanaux
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Hydraulique - Participation à la mise en œuvre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE)
- Montage des projets, mobilisation des fonds, exécution des projets d’hydraulique rurale par l’ARK en collaboration avec les collectivités
cercles et communes
- Initiation d’une approche concertée avec les autres collectivités pour la réhabilitation/ réparation des points d’eau modernes (forages et
pompes en panne) sur la base d’un programme inter collectivité
- Mise à contribution des ONG et partenaires travaillant dans l’hydraulique pour exécuter des projets d’hydraulique dans la région
Mines - Quelques initiatives d’exploitation moderne des carrières
Energie - Promotion des énergies vertes (biocarburant) en collaboration avec les autres collectivités
- Appui des initiatives d’élargissement et de diversification de l’offre énergétique dans la région
- Accompagnement des programmes axés sur l’énergie renouvelable (PNVEP, ED)
Le secteur des
infrastructures
, équipements
et bâtiments
Bâtiments et
infrastructures
socioculturels
- Instauration de cadre de concertation avec l’ensemble des partenaires de la culture au niveau d e la région pour la rénovation de certains
patrimoines culturels et l’édification d’un musée d’envergure régionale
- Collaboration avec les services de sécurité pour lutter contre le pillage des patrimoines
- Respect des normes dans les centres et hôtels d’accueil de la région
Bâtiments et
équipements
administratifs
- Plaidoyer pour la construction en nombre des résidences administratives
- Entretien des locaux à travers la sensibilisation et la responsabilisation des bénéficiaires/ locataires pour le respect du bien public et soutenir
les initiatives locales d’assainissement
Bâtiments et
équipements
économiques et
marchands
- Instauration d’un cadre de concertation entre les acteurs /gestionnaires directs, les bénéficiaires, les PTF et les services techniques pour la mise
en place d’un système de gestion rentable et bénéfique à toute la région
- Plaidoyer pour la construction d’infrastructures routières dans les zones à accès difficile
- Sensibilisation sur la gestion des équipements collectifs et soutien des initiatives d’assainissement
Transports
- Prise en compte du désenclavement et de l’amélioration du système routier pour intégrer Koulikoro dans la vie de l’interland
- Réalisation des projets : bitumage voie de ceinture de Koulikoro ; Niono- Banamba ; Fana -Dioïla ; le Pont de Kayo et les voies d’accès à la RN6
et RN27 ; élargissement de Koulikoro- Bamako ;
- Route en terre Banamba-Kolokani ; Banamba-Nara ;Niamina-Sirakorola.
Communication
- Intégration des médias et outils de communication dans la dynamique de dialogue/ concertation de l’ARK avec les acteurs locaux
- Utilisation des systèmes divers de communication pour la diffusion des informations
- Mobilisation des ressources financières
- Elaboration d’une Politique / stratégie de communication par l’ARK pour se faire connaître à travers les médias public et privés
- Renforcement de capacité du personnel des radios communautaires
Urbanisation et
Habitat
- Délimitation et le bornage du reste des zones ;
- Libération des espaces occupés anarchiquement ;
- Mise à jour des schémas d’urbanisation sectorielle de Koulikoro et les cercles et suivi de l’application ;
- Sensibilisation sur la gestion des équipements collectifs et soutien des initiatives d’assainissement
- Soutien à la mise en œuvre des SDAU et au respect des normes pour leur application correcte
- Initiation des cadres de concertation et de réflexion sur la question du développement urbain et la problématique des SDU
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Les ressources
humaines, le
développement
institutionnel
et le
renforcement
des capacités
Démographie et
population
- Soutien des orientations du PRODESS, notamment en matière de planning familial
- Développement des pôles économiques pour réduire l’exode rural
- Activités d’information pour la lutte contre certaines pandémies telle le VIH/Sida
- Soutien aux initiatives de formation des jeunes et d’alphabétisation
Santé
- Orientation des efforts de l’ARK vers le renforcement de capacités techniques et financières pour garantir les performances des Csref et
aux CSCOM et d’autres structures sanitaires
- Plaidoyer et mobilisation de l’Etat et les autres acteurs de développement autour de la création d’autres structures sanitaires (hôpital
régional, centre de santés) et la démultiplication des structures d’approvisionnement en médicament et dépôt de transites et locaux
- Réflexion avec l’ensemble des acteurs pour la connaissance, l’identification, la structuration et l’articulation entre les différentes
collectivités (commune, cercles région) et les services de l’état
- Renforcement de la sensibilisation et le dispositif pour améliorer l’accès aux structures sanitaires et la lutte contre le VIH/ Sida
Education - Nécessité de réfléchir à la refondation de l’école et du système éducatif à la lumière des acquis, problèmes et surtout de l’évolution du
contexte et des besoins nationaux et régionaux
- Renforcement des investissements au niveau de l’enseignement primaire, technique et professionnel en collaboration avec le Département
de l’éducation dans le cadre du PISE/ PRODEC
Jeunesse, les
sports, les arts et
la culture
- Existence d’une volonté et des Politiques nationales de jeunes en matière de sports et de culture
- Population jeune
- Promotion des événements socioculturels et sportifs par l’ARK à travers l’organisation et le parrainage des activités
Administration
et sécurité
- Programme de modernisation de l’Administration avec la construction de nouveaux édifices pour abriter les services techniques et
l’administration
- Collaboration entre l’ARK et les Services administratifs, techniques et financiers dans le cadre de l’appui conseil et le transfert des
compétences et des ressources
- Politique de création des mesures incitatives des cadres
- Renforcement de capacités techniques, matérielles et financières
Développement
institutionnel
- Recherche d’un meilleur positionnement de l’ARK comme Institution porteuse et Pilote du développement économique régional
- Renforcement de la collaboration et du dialogue avec l’ensemble des acteurs étatiques et non étatiques
- Instauration d’un mécanisme de dialogue et de planification concertée entre les trois niveaux des CT à l’initiative de l’ARK
- Elaboration de projets conjoints d’intérêts partagés à l’initiative de l’ARK
Encadrement
technique et
renforcement
des capacités
- Renforcement de capacités des structures d’encadrement techniques
- Existence d’une politique régionale d’encadrement des cadres en fonction des domaines prioritaires du développement économique (karité,
sésame, fruits : mangue et légumes)
Emploi et travail - Mise en place d’une Politique régionale de participation à la création et la promotion de l’emploi et renforcement des capacités techniques
des jeunes et des femmes : Ex création de centres multifonctionnels
- Amélioration de la qualité des enseignements techniques et professionnelles
Partenariat et
coopération
- Redynamisation du cadre de concertation avec les partenaires afin d’éviter la duplication des programmes sur un même site
Promotion de la
Femme
- Existence de spécialistes en informatique dans le milieu Potentiel local à exploiter
- Réflexion avec des PTF , l’Etat et la Direction régionale de la Femme autour de la question de la promotion de la femme de l’enfant et de la
famille (mobilisation des ressource, renforcement des capacités, coordination des activités d’appui….)
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- Diffusion, formation et application des textes
- Redynamisation et formation des associations
- Création d’un cadre de concertation
- Dotation des agents en équipement au niveau des cercles de la région
- Redynamisation des Structure des Surveillance Communautaires (SSC) et dotation en matériel de travail et de déplacement
- Démarrage de l’élaboration de la politique et de la stratégie nationale genre pouvant orienter les actions régionales
Promotion de
l’enfant et de la
famille
- Création d’un cadre de concertation entre les acteurs chargés de la promotion de la femme
Economie
solidaire
- Nécessité de maîtrise de l’approche par l’ARK et les autres CT
- Identification d’actions utiles et porteuses pour les futurs soutiens de l’ARK
- Vigilance dans le soutien et la contribution de l‘ARK pour les manifestations et collecte de fonds ne profitant qu’aux individus et sans portée
dans le cadre de la prise en charge des indigents
- Mécanisme d’information périodique par rapport la prise en charge des indigents
Gouvernance - Opérationnalisation des cadres de concertation et de planification instaurés (CROCSAD, CLOCSAD)
- Organisation des sessions d’information et de dialogue entre les élus et les acteurs locaux
- Régularisation des pratiques de compte rendu et de bilan public d’information et de restitution
- Systématisation des concertations thématiques avec les acteurs
- Renforcement des mécanismes de participation et de mobilisation sociale
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3ème Partie:
STRATEGIES D’OPERATIONNALISATION
DU PSDR ET MESURES D’ACCOMPAGNEMENT
POUR LA MISE EN OEUVRE
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I. LA RECHERCHE DE COHERENCE, LIEN ET ARTICULATION AVEC LES
POLITIQUES ET STRATEGIES NATIONALES
1.1. Cohérence et articulation verticale du PSDR avec les Politiques, les Stratégies
nationales et les Programmes sectoriels
- L’articulation avec les Politiques et Stratégies majeures que sont : Prospective Mali
2025, le CSCRP, les Politiques sectorielles comme la LOA, le PRODEC, le PRODESS,
le PRODEJ, le PNIR, la PNPE, le PNA, les OMD, le PDI, etc.
- Les stratégies de développement institutionnel, le renforcement des capacités et la
promotion de la bonne gouvernance ;
- Les Politiques sous régionales comme l’OMVS, l’ABN, la CEDEAO, le Liptako –
Gourma, etc.
(Cf. Chapitre. Tendances et hypothèses de développement de la région sur 10 à 15 ans: articulation et
cohérence avec ENP Mali 2025, CSCRP 2007- 2011)
1..2. Cohérence et articulation entre le PSDR, les Plans et Schémas d’Aménagement (SRAD)
et leurs différentes traductions dans le futur à travers:
- Le Schéma d’Aménagement et de Développement de cercles et de communes;
- Le Plan de Développement Economique, Social et Culturel Régional et Local
(PDESC)
- Les SDU des différents centres urbains à la lumière du PSDR et des Schémas
d’Aménagement élaborés.
Observation :
Le nouveau PDESC 2009- 2013 doit s’inspirer des orientations de ce PSDR révisé.
II. AXES D’OPERATIONNALISATION DU PSDR REVISE
L’opérationnalisation se fera à travers une série de processus de planification, de
contractualisation et de mobilisation des ressources, à savoir:
2.1. Un processus d’élaboration ou réactualisation et de mise en oeuvre du SRAD et des SAT:
Ce processus doit inclure nécessairement l’adaptation des Schémas Directeurs
d’Urbanisation (SDU) élaborés déjà pour différentes villes à la lumière du PSDR et des SAT.
2.2. Processus d’élaboration et mise en oeuvre des PDESC (dont 2009- 2013) à travers des
plans annuels d’investissement et les projets divers prenant en compte les priorités dégagées
et les potentiels identifiés par secteur ou sous secteur de développement
2.3. Processus de contractualisation:
- Etat et Région de Koulikoro, autour des investissements importants et lourds de
portée régionale et nationale (Ex. les routes, les ponts, les grands aménagements
hydro agricoles et les investissements prévus dans la région par les projets sectoriels-
PRODESO Phase 2 et PNA/ERP) ;
- Région de Koulikoro et autres Collectivités, pour les infrastructures de production
(aménagements hydro agricoles), les équipements marchands (marchés, parcs à
bétail, foires importants), la réhabilitation des points d’eau moderne et les projets de
désenclavement d’envergure locale et régionale (ponts et pistes) ;
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- Région de Koulikoro et PTF, dans le cadre de certains projets comme le DERK, le
PADK, les Coopérations décentralisées, les Conventions de partenariat déjà en cours
(SNV/DERK, PADK, PACT/GTZ, Swiss Contact) etc.
2.4. Processus de portage et de mobilisation des ressources par l’ARK et ses partenaires :
- Les activités de restitution, d’enrichissement et de prise en compte des priorités des
autres niveaux de collectivités et des acteurs locaux et régionaux ;
- L’implication et les concertations avec les opérateurs économiques, les partenaires,
la société civile, les organisations et faîtières diverses et les services techniques ;
- Les concertations thématiques régulières sur les questions majeures de
développement ;
- Les activités d’information/ communication, de plaidoyer /lobbying et de
négociation autour des priorités retenues dans les PDESC en direction des citoyens/
usagers, des acteurs locaux, des PTF, de l’Etat, etc. ;
- La traduction du PSDR en documents et plans techniques et opérationnels de mise
en œuvre des priorités de développement (SAT, PDESC, Plan Annuel
d’Investissement, projets spécifiques, etc.);
- L’élaboration et la mise en œuvre des stratégies et plans d’action de mobilisation
des ressources.
III. PILOTAGE, ANIMATION ET SUIVI DE LA MISE EN OEUVRE DU PSDR
3.1. Objectifs
Permettre à l’Assemblée Régionale de renforcer sa visibilité et son positionnement stratégique à
travers sa fonction institutionnelle d’animation et de pilotage des initiatives et priorités de
développement régional de Koulikoro, à travers :
- Le renforcement des capacités d’analyse et de contribution de l’ARK et de ses
structures dans la définition des politiques et stratégies,
- La collaboration et la concertation avec l’Administration, les services techniques
déconcentrés, les acteurs du secteur privé et de la société civile,
- L’amélioration des capacités de mobilisation des ressources de l’ARK (création des
richesses et l’augmentation des recettes fiscales),
- L’amélioration du dialogue politique pour la construction de la vision et du
positionnement stratégique de l’ARK dans le développement régional par :
* Les fonctions de mise en cohérence ;
* Les stratégies de concertation et de partage avec l’ensemble des acteurs sur la
vision de développement de la région ;
* Le renforcement des capacités d’animation et de mobilisation, de dialogue et de
négociation, de coordination, d’organisation, d’orientation et de suivi ;
* L’instauration d’un dialogue politique avec l’Etat, les autres collectivités, les PTF,
les acteurs du secteur privé et associatif pour le pilotage du développement
régional.
- L’instauration d’un mécanisme de suivi périodique (chaque trois ou cinq ans) et de
bilan comparatif entre les SRAD, les PDESC et les programmes sectoriels régionaux
dans la prise en compte des priorités du PSDR.
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3.2. Acteurs et responsabilités
(Cf. Responsabilités indiquées dans les guides méthodologiques du PRECAGED et de l’ADERE)
- L’ARK,
- Les collectivités cercles et communes,
- L’Etat,
- Les autorités administratives régionales,
- Les services techniques déconcentrés,
- Les acteurs du secteur privé et opérateurs économiques,
- Les projets et programmes,
- Les ONG et les organisations socioprofessionnelles diverses,
- Les PTF,
- Les leaders locaux et organisations de la société civile,
- Les citoyens/ usagers.
3.3. Outils et supports:
- Le SRAD
- Le PSDR,
- Les SDU,
- Les PDESC,
- Les CROCSAD, CLOCSAD et COCSAD
- Les outils et dispositifs de suivi, à travers les indicateurs du PARAD, les indicateurs
du CSCRP et les indicateurs des OMD.
3.4. Résultats et produits:
- Les PDESC et SRAD élaborés et mis en oeuvre,
- Les plans annuels d’investissement,
- Les projets/ programmes,
- Les taux et volumes de ressources financières mobilisées,
- Les bilans de la mise en oeuvre des plans, programmes et projets.
IV. SYNTHESE DES SUGGESTIONS / RECOMMANDATIONS FORMULEES PAR LES
CERCLES ET LA REGION
A l’issue des ateliers de restitution au niveau cercle et région, les recommandations suivantes
ont été formulées:
Par rapport à l’appropriation du PSDR par les acteurs:
▪ Large diffusion des documents (diagnostic et PSDR) par l’ARK par leur mise à
disposition aux structures concernées et spécifiquement les différentes CT en vue
d’une large diffusion
▪ Faire du PSDR un document de référence et de négociation dans le cadre du dialogue
avec les différents partenaires du développement
Par rapport à l’opérationnalisation du PSDR:
▪ Implication réelle et durable des autres niveaux de CT, les services techniques, la
société civile et les partenaires au développement dans l’opérationnalisation du PSDR
à travers sa traduction en plans et programmes ;
▪ Nécessité d’organiser des formations et informations sur les procédures de mise en
œuvre à l’endroit des acteurs ;
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Par rapport aux concertations et suivi de la mise en oeuvre:
▪ Instauration, consolidation et pérennisation des cadres de concertation entre les CT,
entre CT, différentes corporations et autres acteurs socioprofessionnels autour du
PSDR ;
▪ Faire suivre le PSDR par le CCOCSAD, le CLOCSAD et le CROCSAD (Comités
d’Orientation, de Coordination, de Suivi des Actions de Développement à chaque
niveau d’administration territorial) ;
▪ Présentation périodique de l’état des lieux et information sur le bilan à mi –parcours
du PSDR ;
Par rapport aux rôles et responsabilités des acteurs dans la mise en oeuvre :
▪ Les CT doivent accepter le rôle dévolu aux services techniques déconcentrés en
matière d’appui conseil et ; pour se faire, elles doivent rapprocher ces services, à
travers une démarche de formalisation et de dialogue conformément aux dispositions
légales.
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ANNEXES
A1. Références documentaires
A2. Synthèse de l’état et de la problématique de développement de la région
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Annexe 1
RÉFÉRENCES DOCUMENTAIRES
- Références macro nationales : CSLP, CSCRP/PDES, OMD, LOA, et les documents de Politiques et
Normes Sectorielles ;
- Pré- diagnostic régional de Koulikoro- janvier 1984 ;
- Diagnostic de la Région de Koulikoro- mars 1985/ Comité Régional de Développement ;
- Synthèse des diagnostics régionaux- Avril 1986/ DNP ;
- Rapport final, Avant- Projet de Schéma Régional d’Aménagement et de Développement de Koulikoro-
1996/ MDRI-
- Rapport de synthèse, Avant- Projet de Schéma Régional d’Aménagement et de Développement
- Monographie 2006/ARK/Gouvernorat ;
- PDESC Koulikoro 2001- 2003/ ARK ;
- PDESC Koulikoro 2004- 2008/ARK ;
- Schéma d’Aménagement et de Développement de la Région de Koulikoro (SRAD) - novembre 2005
- Monographie de la Région de Koulikoro – 2006/ DRPSIAP Koulikoro ;
- PRPIP 2004- 2008 de Koulikoro- 2006 ;
- Diagnostic institutionnel et programme de renforcement des capacités de l’ARK- novembre 2007/ARK ;
- Plan Stratégique de Développement de la Région de Koulikoro (PSDR) 2007- 2015- Décembre 2007 ;
- Rapports d’Ateliers de restitution du PSDR des cercles de la région- 2007,
- Documents de politiques publiques (santé, route, agriculture, éducation, hydraulique, plan de
développement sectoriel, urbanisme, schémas de cercles et de communes, CMDT, schéma
d’aménagement des ressources forestières, schéma directeur d’aménagement des ressources en eau
- Rapports de la commission Economie Rurale, commission Secteur Secondaire, commission
Infrastructures, Equipements et Bâtiments de l’élaboration du PSDR- Koulikoro 2007,
- Bulletin statistique la Femme et l’Enfant en chiffre au Mali 2006,
- Rapport de rentrée scolaire 2006-2007, Janvier 2007- Koulikoro,
- Décentralisation et réduction de la pauvreté, Carte de la pauvreté communale au Mali, - Rapport
National sur le Développement Humain durable au Mali 2003,
- Guide Méthodologique d’élaboration du Schéma du Développement et du Plan de développement
Régional et Local,
- Guide de Méthode optimales de Renforcement des Capacité de Gestion de l’Environnement – PNUD,
- Cahier de participant, Programme de Renforcement des Capacités de l’Etat et des Collectivités locales en
matière de gestion de l’environnement, ressources naturelles ( PRC-GERN)- Avril 2007-10-19,
- Rapport de communication ACADEMIE d’enseignement de Koulikoro et Kati aux concertations
régionales pour le forum National sur l’Education Août 2008,
- Rapport de diagnostic environnemental dans les trois cercles de Banamba, Kolokani Nara région de
Koulikoro avril 2004,
- Base OISE, Election 2004,
- Communication des Services techniques à l’atelier sur la sécurité alimentaire dans la région de
Koulikoro, avril 2007-10-19,
- Bulletin SAP, N°255 situation fin octobre 2007,
- Bulletin SAP, N°258 situation fin janvier 2008,
- Rapport du schéma directeur de développement du secteur de l’artisanat au mali stratégie et plan,
d’action 2007- 2011, décembre 2006,
- Rapport de l’étude architecturale des villages artisanaux de Koulikoro, Gao et Kidal, novembre 2006,
- Rapport sur la constitution de la base de données des associations actives et non actives de la CARKK
avril 2007 ;
- Rapport d’activité de l’assistance technique et coordonnée dans la cadre du programme d’appui au
développement économique rural de la région de Koulikoro (DERK) janvier à juin 2006,
- Rapport d’activité de l’assistance technique et coordonnée dans la cadre du programme d’appui au
développement économique rural de la région de Koulikoro (DERK) janvier à juin 2007,
- Rapport d’activité de l’assistance technique et coordonnée dans la cadre du programme d’appui au
développement économique rural de la région de Koulikoro (DERK) janvier à juin 2008,
- Rapport de l’atelier de lancement du groupe de travail sur la filière « céréales sèches » de Dioïla
- Texte de communication sur la Population et l’Emploi dans la région de Koulikoro,
- Communication sur la problématique de l’insertion sociale des jeunes et des femmes : cas de la région de
Koulikoro ; El Hadj B. Sidibé, Staticien- démographe et A. Coulibaly- Economiste,
- Annuaire statistique sur l’éducation 2006- 2007 pour la région de Koulikoro,
- Annuaire National des Statistiques scolaires de l’Enseignement préscolaire 2006 – 2007,
- Annuaire National des Statistiques scolaires de l’Enseignement fondamental 2006 – 2007.
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Annexe2
SYNTHESE DE L’ETAT ET DE LA PROBLEMATIQUE DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION
La réalisation du diagnostic socioéconomique de la région sur base d’analyse documentaire et l’établissement de
la situation de référence permettent de faire un bilan synthétique de l’état de développement de la région, en
termes de potentialités, acquis et forces identifiées, et de la problématique de développement à travers les
contraintes, les opportunités et priorités et les éléments de stratégies de développement de la région.
Les tableaux suivants présentent les références majeures sur l’état et la problématique de développement de la
région par grands secteurs.
2.1. Secteur Economie rurale :
2.1.1. Les ressources naturelles
Domaines Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
Secteur
Forestier
- Existence de formations
non classées ;
- Existence de Conventions
locales de GRN
- Existence de forêts classées
(11 forêts avec une
superficie de 183 991 ha)
- Existence des massifs
forestiers villageois (créés
par l’AMADER)
- Dégradation
- Coupe abusive des arbres
- Feux de brousse incontrôlés
- Insuffisance de la pluviométrie et
des points d’eau pour
l’intensification du reboisement
- Non actualisation des études de
base sur les potentialités en
ressources naturelles;
- Développer les initiatives de
GRN entre les différents
niveaux de CT
- Systématiser la démarche des
PCAE dans les dynamiques
de planification (PDESC,
SAT, PSDR)
- Mise en défens ;
- Existence des bois sacrés
- Dégradation
- Feux de brousse incontrôlés
- Forte pression humaine et
animale sur la forêt
- Insuffisance de la pluviométrie et
des points d’eau pour
l’intensification du reboisement
- Nomadisme agricole
- Concertation avec les CT pour
la conservation et protection
des formations
- Existence des services
techniques de conservation
de la nature
- Non transfert des compétences et
ressources en matière
d’environnement et de GRN
- Insuffisance du personnel
d’encadrement
- Appui de l’ARK pour le
renforcement des capacités
des acteurs
- Richesse ligneuse ;
- Existence d’un potentiel
forestier ligneux et non
ligneux appréciable ;
- Dégradation
- Feux de brousse incontrôlés
- Forte mortalité des arbres
- Insuffisance de la pluviométrie et
des points d’eau pour
l’intensification du reboisement
- Appui de l’ARK dans la
sensibilisation pour la prise
en charge effective des actions
environnementales déjà
inscrites dans les PDESC des
CT
- Veiller sur la cohérence entre
les différents niveaux de
planification dans le cadre de
la protection
environnementale
- Existence de produits
forestiers de valeur (gomme
arabique, karité, etc.) ;
- Existence de la biodiversité
Existence de quelques
organisations et unités de
transformation
- Existence de marchés
nationaux et internationaux
- Dégradation
- Feux de brousse incontrôlés
- Manque de source
d’approvisionnement en produits
de substitution du bois de
chauffe
- Insuffisance de la pluviométrie et
des points d’eau pour
l’intensification du reboisement
- Normes de qualité peu requises
pour la commercialisation sur le
marché international
- Plaidoyer pour le
renforcement des capacités
des organisations et unités de
production et de
transformation
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- Manque d’équipements
modernes de transformation
- Manque de formations des
producteurs
Secteur
Faunique
- Existence de zone
giboyeuse
- Existence de réserves de
faune dans le Suzan et dans
le Baoulé
- Braconnage
- Feux de brousse incontrôlés
- Insuffisance de la pluviométrie et
des points d’eau pour
l’intensification du reboisement
- Rareté des gibiers
- Promotion de l’écotourisme
- Initiative des projets et
actions de protection des
espèces en voie de disparition
(mesures, conventions locales
avec les autres CT)
Sols - Existence de 07 zones
d’occupation du sol
agricole
- Existence de différents
types de sols (21 450 km² de
latéritiques et
alluvionnaires, 24, 260 km²
de latéritiques sableux et
argileux 12 km² de sols
ferrugineux et ferralitiques
et 32 000km² de sols très
sableux)
- Existence de plaines ;
- Pauvreté et fragilité des sols
- Acidité et instabilité structurale
des sols
- Appuyer les activités de
restauration des sols à travers
les reboisements
- Initiation des Conventions
locales de gestion des sols par
l’ARK
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement des ressources naturelles : (Cf. Document
Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de gestion des ressources naturelles
Les problèmes sont liés au constat de dégradation alarmante que connaissent toutes les forêts classées de la
région. Cela est dû aux fortes pressions humaines : nomadisme agricole- défrichement incontrôlé- surpâturage-
feux de brousse- sur exploitation forestière- déboisement lors des grands travaux (construction de routes -
aménagement hydro agricole - installation de réseaux téléphonique etc..).
Tout comme la flore, la faune connaît une surexploitation (braconnage avec des armes de toutes sortes),
destruction des habitats naturels, autres occupations diverses.
Plusieurs tentatives ont été mises en œuvre et le sont en cours dans le cadre de la reconstitution ou la restauration
– la protection, la conservation du couvert végétal, de la faune à travers plusieurs projets et programmes des
décennies durant.
Aujourd’hui, dans la région, on assiste au phénomène de reboisement et de pratique de l’arboriculture
(spécifiquement pour les bois d’œuvre et de service) aux fins de leur commercialisation/ industrialisation.
Des actions sont déjà en cours au niveau de la région en vue d’une gestion adéquate du potentiel de la flore et de
la faune, en termes de :
- Suivi -appui conseil aux collectivités
- Organisation des activités de sensibilisation et d'information à travers des missions de terrain et des
émissions radio ;
- Déguerpissement des animaux dans certaines forêts classées,
- Arrêt de la co-gestion participative au niveau de certaines forêts.
Dans les stratégies de reforestation chaque année les (3) trois meilleurs planteurs ou « reboiseurs » sont primés
suite à un concours de sélection.
A l’instar également des autres régions, Koulikoro organise la Quinzaine de l’Environnement.
Les perspectives portent sur :
- La réhabilitation des forêts classées par la mise en œuvre des PAGS et l'actualisation de leurs limites
nécessitées de mieux gérer les massifs en faisant les PAGS ;
- Le transfert correct des ressources dans le cadre de la décentralisation ;
- La mise en place de mesures pour la création des ZIG dans les cercles de Kangaba et Nara.
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2.1.2. Agriculture
Domaines Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances identifiées Opportunités/ priorités stratégiques
Agriculture
- Potentiel élevé de terre agricole avec des cas de mise
en valeur
- Terres de culture sèche
- Terres d’irrigation
- Existence de la LOA
- Terre sous exploitée
- Insuffisance d’équipements et d’intrants au
niveau des producteurs
- Difficultés d’accès aux terres agricoles et
conflits fonciers
- Existence de terre aménageable
- Réactualisation de l’inventaire du potentiel agricole (si
fait, proposition d’actions d’aménagement pour
l’irrigation)
- Disposition par l’ARK pour traduire ses compétences en
actions d’appui à l’agriculture : Ex. Elaboration d’une
Politique Agricole Régionale
- Existence de services d’appui/ Présence d’un
encadrement technique de qualité avec les structures
telles que la CMDT, OHVN et OPIB ;
- Existence de services déconcentrés de l’Agriculture
pour les zones et activités non couvertes par les
projets et chargés du suivi
- Existence de structures de formation agricole
(Katibougou, Samanko, CAA, PAPIM/Maninkoura)
- Insuffisance du personnel d’appui et de plan
d’appui opérationnel
- Problème de coordination et d’harmonisation
entre les différents intervenants
- Méthodologies diverses
- Insuffisance et mobilité du personnel
- Disponibilité de cadres qualifiés
- structure de formation agricole
- Possibilité de redéploiement à travers la décentralisation/
déconcentration
- Disponibilité de terres irriguées ( … ha)
- Existence de cours d’eau et de marres
- Initiatives de micro projets d’irrigation de baffons
avec l’ARK, FODESA, Projet Petits Barrages de
Bélédougou, PADEC/PRP
- Existence du Programme des pluies provoquées ;
- l’amorce de la culture motorisée ;
- Insuffisance d’irrigation/ insuffisance
d’infrastructures de maîtrise d’eau
- Envahissement des terres arables par le sable
- Faiblesse et irrégularité de la pluviométrie
- Pratique de culture sur brûlis
- Action néfaste des prédateurs
- Grande érosion des terres
- Entretien des infrastructures/ canaux
d’irrigation
- Négligence de l’encadrement technique dans
l’entretien des infrastructures
- Mauvaise gestion et entretien des
infrastructures d’irrigation
- Existence de cours d’eau (fleuve Niger et mares
aménageables)
- Possibilité de mise en valeur des cours d’eau existants
- Renforcement de la maîtrise d’eau
- Existence d’équipements agricoles sur le marché
- Une minorité de producteurs équipés
- Existence d’usines de montage de machines agricoles
- Insuffisance d’équipements
- Difficulté d’obtenir des crédits agricoles et
des fonds de campagne
- Problème d’entretien et de réparation des
équipements existants
- Insuffisance de spécialistes pour la
maintenance
- Existence de structures financières (banques et caisses
d’épargne)
- Existence de projets d’appui (PASAOP, DERK, PDAM,
OHVN……)
- Formaliser l’élaboration de la Politique agricole régionale
- Promotion par l’ARk de concertations régionales des
acteurs étatiques et non étatiques et les PTF du secteur de
l’économie rurale pour l’établissement des bilans et
programmes annuels ou pluri annuels
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- Disponibilité d’intrants sur le marché
- Existence de structures pour le conditionnement
d’engrais
- Faiblesses des rendements
- Intrants essentiels importés d’où dépendance
de l’extérieur
- Coût élevé des intrants agricoles
- Problème d’accès aux financements /crédits
de campagnes
- Problème d’organisation au niveau des
producteurs pour prendre en charge les
approvisionnements en intrants
- Prolifération des OPA avec conflits d’intérêt
et des difficultés d’actions concertées
- Existence d’un potentiel national en engrais devant être
valorisé
- Initiation par l’ARK d’établir un dialogue et un
partenariat entre les associations de producteurs, les
opérateurs économiques d’envergure, les structures
d’encadrement pour la gestion des contrats
d’approvisionnement et de commercialisation de la
production
- ARK doit s’investir dans la facilitation et la promotion
des filières agricoles
- L’ARK doit promouvoir la formation des OP
- La région de Koulikoro peut s’ériger en productrice/
créatrice de matière/ cellule grise de formation
professionnelle de l’économie rurale et de l’artisanat, de
recherche
- Elle peut également développer la production et mieux
organiser la commercialisation (en terme de proximité)
- 3 orientations :
- ARK porteur de cadres de concertations multi acteurs
- Développer les Centres de formation professionnelle
- Réflexion pour déterminer les axes des fruits de sa
production régionale
- Que l’ARk talonne l’Etat pour la construction du pont
Koulikoro- Route Ségou
- Disponibilité de main d’œuvre - Exode rural/insuffisance de bras valide - Mécanisme d’intéressement et d’installation des jeunes
ruraux
- Plaidoyer de l’ARK pour soutenir l’octroi de casiers
rizicoles dans les zones aménagées à l’Office du Niger
pour les cercles déficitaires (Nara, Kolokani, Banamba)
- Potentialités en Agriculture de contre saison (fleuve,
périmètres aménagés et micro barrages)
- Pratique peu utilisée dans la zone Faiblesses
des rendements
- Insuffisance de l’appui pour l’organisation de
la commercialisation pour les productions de
contre saison
- Introduction et systématisation des pratiques de contre-
saison dans les zones d’irrigation et de petits barrages
- Existence de cultures de rente (coton, tabac, riz,
sésame, henné, pourghère, tournesol …..)
- Maraîchage,
- Fruits et légumes
- Insuffisance de rotation des cultures
- Insuffisance d’équipements et d’intrants
- Pratiques traditionnelles de production
(maraîchage et fruits et légumes)
- Renforcement des structures et dispositifs d’amélioration
et de professionnalisation des filières (PCDA, IER,
services techniques et Organisations des producteurs ….)
- Identifier les types de dossiers stratégiques que l’ARK
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72
- Existence de filières porteuses (……)
- Existence des variétés performantes (riz maïs) issues
de résultats de la recherche;
- Poursuite de maîtrise de l’eau par les aménagements
hydro – agricoles,
- Forte demande en maïs et en riz sur les différents
marchés.
- Problème de conservation et de
transformation
- Problème d’organisation et de circuit de
commercialisation
doit pouvoir porter en matière de promotion de
l’économie régionale
- Identifier ses besoins de renforcement des capacités
- Déterminer les types d’études thématiques liées
- Organiser des concertations thématiques pour sourtenir
le processus
- Elaborer des programmes
- Négocier avec les partenaires, l’Etat et les autres CT pour
le financement et les facilités de mise en œuvre
- (un certain nombre de structures et d’acteurs à spécifier)
- Existence d’unités de transformation (HUICOMA, le
Grands moulin du Mali, INACOM, FITNA SA,
Nouvelle Brasserie Bamakoise, Usine d’Egrainage du
coton etc.)
- Existence d’industries extractives, de transformation
de produit agricoles et de laiteries
- Insuffisance d’unité de transformation
- Insuffisance de contributions des Unités
Industrielles dans le développement régional
- Mécanisme de recouvrement non fonctionnel
- Recensement exhaustif des Unités de production et de
transformation des produits
- Unités urbaines de Bamako, Koulikoro, Fana, Dioila, Kati
- L’ARK doit :
- Chercher les textes et les dispositions au niveau des
services techniques pour s’informer, comprendre et faire
valoir ses droits
- Chercher à savoir combien de % de taxes est payé
- Chercher à identifier au niveau des CT les ressources
taxables
- Faire le plaidoyer et la pression politique sur le
Gouverneur et ses services financiers
- Chercher un Spécialiste fiscal pour faire la situation
- Analyser le potentiel fiscal et élaborer un programme de
recouvrement normal
- Existence de magasins de conservation et de stockage
- Existence de projets de promotion de banques de
céréales
- Insuffisance de moyens de conservation et de
transformation des produits agricoles
- Banques de céréales non alimentées
(problème d’approvisionnement)
- Problème de gestion des banques de céréales
- Initiative des banques de céréales du Programme Sécurité
Alimentaire (rendre ces magasins polyvalents)
- Intéresser le Secteur privé dans le stockage
- Présence de quelques Structures de recherche (IER/
CRRA avec des stations, IPR- Katibougou, ICRISAT
- Existence de Commissions Régionales d’Utilisateurs
(CRU)
- Existence d’un Programme d’Appui à la Filière
Semencière
- Existence de banques de semences
- Insuffisance dans la vulgarisation et
l’utilisation de semences qualité
- Utilisation de semences dépréciées
- Faible niveau des relations entre la recherche
agronomique et les producteurs
- Problème de financement pour la
vulgarisation
- Valorisation des circuits et mécanismes de vulgarisation
des semences de qualité (DERK, PASAOP, PDAM, CRU,
IER/ CRRA ..)
- Existence d’organisations et de faîtières paysannes au
niveau des différentes filières (céréales, fruits et
légumes, élevage, etc.)
- Population peu réceptive aux changements
- Insuffisance de crédit pour le secteur agricole
et son inadaptation
- Impliquer les faîtières dans les programmes de
vulgarisation agricole et d’organisation de Systèmes de
crédit
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73
- Problème de viabilité des OP et leur
organisation
- Problème de structure de tutelle
(développement social, Chambre
d’agriculture, structures techniques, les
offices, les directions régionales, les projets)
- Insuffisance du rôle de promotion de
l’agriculture par les faîtières
- Le manque de compétitivité des opérateurs
privés et OP professionnelles ;
- Eligibilité des paysans au crédit bancaire ;
- La faiblesse du pouvoir d’achat des
consommateurs ;
- L’exploitation anarchique des ressources ;
- Les problèmes fonciers.
- Faire des faîtières des interlocuteurs du développement
régional
- Existence de foires et marchés d’envergure local,
régionale et internationale suivant les filières : Bétail,
Céréales, Fruits et légumes, Produits spécifiques.
- Existence de bourses agricoles (Bourse de céréale à
Dioila)
- Dynamisme commercial transfrontalier
- Existence de structures SAP et OMA pour
l’information agricole sur le marché
- Prix au producteur bas
- Difficulté d’écoulement des produits
agricoles
- Système d’information agricole et commercial
peu fonctionnel
- Mise à contribution des radios locales pour la diffusion
des informations agricoles et commerciales dans les
projets / programmes d’appui au monde rural
- Identifier des projets agricoles à composantes
commerciales
- Culture de décrue à rendement plus élevé que les
cultures pluviales
- Dégradation des terres agricoles (usures des
terres, érosion, salinisation, latérisation)
- Entreprendre des actions d’aménagement et de
protection des zones agricoles
Encadrement
et pratiques
agricoles
- Existence de structures d’encadrement - La non délimitation des surfaces agricoles et
les problèmes fonciers
- Le système foncier limitant la pratique de
l’agriculture intensive Analphabétisme des
exploitants agricoles
- Insuffisance de moyens de lutte contre les
ennemis des cultures Actions timides de lutte
contre les formes d’érosion
- Divagation des animaux
- Traduire la LOA en projets et programmes
- négocier avec le DERK, la CTB/ PADK, le PDAM et
autres partenaires techniques un programme d’appui à
l’agriculture
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• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’agriculture: (Cf. Document Situation de
Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de production agricole
Base de l’économie régionale, occupant plus de 80% de la population, l’agriculture est pluviale, donc dépendante des aléas
climatiques et beaucoup plus de type familial et orientée sur l’autosubsistance.
Les principaux problèmes de la production agricole dans la région de Koulikoro sont entre autres :
- Les conflits liés aux problèmes fonciers et de cohabitation entre agriculture et élevage, aggravés par
l’insuffisance du personnel d’appui conseil ;
- Les difficultés d’accès à la terre pour certaines catégories et surtout pour les femmes ;
- L’Insuffisance d’équipements agricoles et la mauvaise gestion des infrastructures (de maîtrise d’eau, de
gestion de stock et d’intrants, etc.); entraînant du coup des problèmes de conservation et de
transformation des produits agricoles et leur commercialisation ;
- Le problème d’organisation au niveau des producteurs pour prendre en charge les approvisionnements
en intrants ; malgré la prolifération des OPA avec des conflits d’intérêts et des difficultés d’actions
concertées ;
- le problème de financement lié aux difficultés d’obtention de crédits agricoles et des fonds de
campagne pour la vulgarisation des nouvelles pratiques et méthodes agricoles ;
- Etc.
Dans le cadre du développement de la production agricole, des actions et opportunités porteuses doivent être
appuyées par l’ARK, en collaboration avec les partenaires divers.
Ainsi, les perspectives devraient porter sur:
- La traduction par l’ARK de ses compétences en actions d’appui à l’agriculture : Ex. Elaboration d’une
Politique Agricole Régionale (en partenariat avec la SNV et la CRA), Possibilité de mise en valeur des
cours d’eau existants, Renforcement de la maîtrise d’eau avec l’appui des partenaires ;
- La promotion des filières porteuses en collaboration avec les OPA, les projets et programme de
promotion des filières (IER-Trans, PCDA, le DERK, etc.) ;
- La promotion des cadres de concertations régionales des acteurs étatiques et non étatiques et les PTF du
secteur de l’économie rurale pour l’établissement des bilans et programmes annuels ou pluri annuels ;
- L’établissement d’un dialogue et d’un partenariat entre les associations de producteurs, les opérateurs
économiques d’envergure, les structures d’encadrement pour la gestion des contrats
d’approvisionnement et de commercialisation de la production, les projets d’appui à l’agriculture,
l’élevage, à l’industrie et le Système financier;
- La promotion de la formation des OP pour le renforcement des capacités dans la filière agricole et des
producteurs (en termes de Politiques, Stratégies, Programmes, Partenariats et partenaires potentiels) afin
de permettre à la région de Koulikoro de s’ériger en productrice/ créatrice de matière/ cellule grise de
formation professionnelle de l’économie rurale et de l’artisanat, de recherche
- La valorisation des circuits et mécanismes de vulgarisation des semences de qualité (DERK, PASAOP,
PDAM, CRU, IER/ CRRA) et l’implication des faîtières dans les programmes de vulgarisation agricole et
d’organisation de Systèmes de crédit ;
- La promotion des faîtières en interlocuteurs du développement régional.
- Etc.
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2.1.3. Elevage
Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités stratégiques
- Cheptel important
- Expériences d’amélioration
des races mais aussi des
pratiques (Ex. Embouche)
- Pratique et de l’aviculture et
de la apiculture
- Existence d’initiatives de
soutien pour l’installation
des jeunes producteurs
(Baguinéda, Séléngué, Kati,
etc.)
- Elevage extensif
- Activité peu valorisée
- Utilisation des méthodes
traditionnelles
- Faiblesse des initiatives pour
l’installation des jeunes dans
le secteur de l’économie rurale
malgré l’existence des
potentialités
- Disponibilité de grands espaces de
pâturage
- Existence d’une demande forte en
produits d’élevage
- L’ARK peut soutenir des initiatives
dans le cadre de l’emploi rural des
jeunes en matière de promotion de
l’aviculture, de la pisciculture et
même de l’élevage/ embouche
- ARK peut identifier deux ou trois
projets pour l’aviculture, la
pisciculture, l’embouche/ élevage
pour les jeunes diplômés avec la
DNPIA, l’APEJ, l’ANPE, les Micro
finances, la BNDA et les PTF dans
le cadre de la LOA
- Existence de service
vétérinaire/ Existence de
services techniques
spécialisés de plus en plus
nombreux
- Existence d’OP et de
faîtières dans le secteur
assez dynamiques
- Existence de mandataires au
niveau de chaque cercle et
dans certaines grandes
communes et les centres
urbains
- Insuffisance de personnel
d’appui
- Faiblesse organisationnelle
des faîtières dans le secteur
- Insuffisance de schéma et de
plan d’aménagement
- Disponibilité de cadres qualifiés
- Développer la professionnalisation
des éleveurs et les faîtières
- Dialogue et mobilisation des
faîtières autour des priorités de
développement économique
régional et du secteur
- Existence d’infrastructures
d’élevage (Parc de
vaccination, Aire d’abattage,
marchés à bétail,
abreuvoirs)
- Insuffisance et vétusté des
infrastructures d’élevage
- Insuffisance des points d’eau
et leur tarissement précoce
- Manque d’aménagement de
points d’eau dans les grands
espaces pastoraux
- Prévoir des investissements
d’envergure dans les PDESC des
CT (financement BSI)
- Dialogue entre CT, faîtières
d’élevage et Services techniques sur
les priorités d’investissement
- Existence de pâturage
(herbacé et aérien)
- Conditions d’alimentation
assez limitées pour un élevage
de qualité
- Insuffisance d‘aliments bétail
Insuffisance de culture
fourragère
- La non matérialisation des
pistes de transhumance et de
passage
- Problèmes réguliers de conflits
entre agriculteurs et éleveurs
et feux de brousse
dévastateurs
- Négocier une bonne stratégie et des
programmes pour la promotion
d’alimentation du bétail
- Existence des terres salées
- Portage politique du dossier
d’élevage par l’ARK (raisons :
marchés Bamako, marchés
frontaliers)
- Vaccination régulière des
animaux et autres
traitements (déparasitage,
traitement aux anti-
infectieux
- Information régulière sur
l’état des pâturages, l’eau et
les épidémies et les
préventions pour la
vaccination
- Apparition précoce de
certaines maladies
(péripneumonie, pasteurellose
et charbon, maladies aviaires)
- Absence d’une campagne
conjointe de vaccination
contre les grandes maladies
du bétail
- Implication des CT dans les
campagnes d’information et de
sensibilisation du secteur (auprès
des éleveurs et professionnels
techniques)
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- Production de viande, lait,
peaux et cuirs
- Production d’œufs et de
miel
- Elevage peu productif
- Pas d’abattoir adéquat
- Absence d’infrastructures
adéquates pour la production
des œufs et du miel
- Disposition à prendre pour
soutenir les artisans du secteur et
les Unités de transformation
- Négociation avec les partenaires
(Pays-Bas, CTB, GTZ, BUCO,
USAID) pour la promotion des
Unités laitières et l’appui aux
faîtières du secteur
- Existence d’unités de
conservation et de
transformation
- Unités de transformation
insuffisantes
- Possibilité de développement des
industries agro alimentaires
- Existence de marchés à
bétail importants
- Diversité des catégories de
produits d’élevage sur les
marchés (gros et petit bétail,
volaille, etc.)
- Informations sur la
commercialisation du bétail
au niveau des grandes foires
- Difficulté de transformation et
d’écoulement des produits et
sous produits de l’élevage
- Problème de
commercialisation et surtout
d’accès aux crédits à cause de
la nature de l’activité
- Bétail non considéré comme
un capital garanti
contrairement au foncier pour
l’agriculteur
- Insuffisance d’infrastructures
pour la commercialisation
- Emergence d’un marché
consommateur de produits laitiers
- S’orienter vers l’amélioration des
marchés à bétail importants
- S’inspirer de l’expérience de
COPROMA
- Existence de bonnes races
laitières
- Existence d’unités
artisanales de
transformation
- Pratique de l’insémination
artificielle
- Faible rendement des
techniques de production
- Problème de transformation
du lait
- Coût élevé de la pratique de
l’insémination
- Renforcer l’organisation des
transformateurs de lait dans le sens
de les appuyer auprès des Systèmes
financiers
- Développer le rôle de partenariat et
de facilitation de l’ARK avec les
coopératives et les privés
transformateurs de lait auprès des
projets d’appui à l’élevage, à
l’industrie et le Système financier
- Dialogue et implication de ces
acteurs dans le processus de
développement local et régional
(initiation, Instauration des cadres de
concertations sectorielles et
socioprofessionnelles entre l’ARK et les
acteurs régionaux
- Organisation du monde
pastoral en associations, en
coopératives et faîtières
(FEBEVIM, ..)
- Existence de la LOA
- Réceptivité des éleveurs aux
nouvelles techniques
d’élevage (rationnement
alimentaire)
- Absence de Code rural
- Faiblesse des capacités
techniques et
organisationnelles des
structures du secteur
- Sous équipements des acteurs
de la filière
- Transhumance
- Insuffisance de données
statistiques pour la
planification
- La non délimitation des
pâturages et leur exploitation
anarchique par les
agriculteurs
- Vol organisé de bétail : le long
de la frontière mauritanienne
et de la Guinée, proximité de
Bamako
- Dialogue entre ARK et faîtières
- Instauration d’un cadre de
concertation
- Appui de l’ARK pour le montage
de dossier de renforcement des
capacités, de marketing et de
plaidoyer/ lobbying pour l’accès
aux facilités de crédits et
d’investissements/ infrastructures
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• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement du secteur Elevage : (Cf. Document Situation
de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’élevage :
Les principaux problèmes liés à l’élevage dans la région sont multiples. On peut citer entre autres :
- L’absence de Code rural ;
- La faiblesse des capacités techniques et organisationnelles des structures et faîtières du secteur
- L’absence d’infrastructures adéquates pour la production, la transformation et la commercialisation des
produits et sous produits d’élevage (viande, œufs, miel) ;
- Le manque d’aménagement de points d’eau dans les grands espaces pastoraux ;
- Les difficultés d’accès aux crédits à cause de la nature de l’activité (bétail non considéré comme un
capital garanti contrairement au foncier pour l’agriculteur)
- Les conflits réguliers entre agriculteurs et éleveurs et vol organisé de bétail : le long de la frontière
mauritanienne et de la Guinée, proximité de Bamako,
- La valorisation et la transformation des produits de l’élevage en terme de peaux et lait et surtout de la
viande ;
- Etc.
Les perspectives portent entre autres sur :
- Le soutien aux initiatives dans le cadre de l’emploi rural des jeunes en matière de promotion de
l’aviculture, de la pisciculture et même de l’élevage/ embouche ;
- L’identification de deux ou trois projets pour l’aviculture, la pisciculture, l’embouche/ élevage pour les
jeunes diplômés avec la DNPIA, l’APEJ, l’ANPE, les Micro finances, la BNDA et les PTF dans le cadre de
la LOA ;
- L’appui et le montage des dossiers de renforcement des capacités (professionnalisation des éleveurs et
leurs faîtières), de marketing et de plaidoyer/ lobbying pour l’accès aux facilités de crédits et
d’investissements/ infrastructures ;
- L’instauration des cadres de concertations sectorielles et socioprofessionnelles entre l’ARK et les acteurs
régionaux pour soutenir les artisans du secteur et les Unités de transformation/ conservation et la
négociation avec les partenaires (Pays-Bas, CTB, GTZ, BUCO, USAID) pour la promotion des Unités
laitières et l’appui aux faîtières du secteur ;
- L’appui et l’implication des CT dans les campagnes d’information et de sensibilisation du secteur
(auprès des éleveurs et professionnels techniques) ;
- L’instauration d’un dialogue permanent avec les fédérations et les organisations paysannes : FEBEVIM
sur comment les appuyer dans leur plaidoyer ;
- L’élaboration d’un projet commun avec certains cercles et communes en vue d’améliorer leurs marchés à
bétail (Nara, Massigui, Banamba, Kati/ Dral),
- Le plaidoyer et portage au besoin de certains dossiers par l’ARK pour la mise en œuvre des projets de
développement d’envergure nationale (élevage, pêche, aviculture) dans la région: (Ex. ODIK/PRODESO
à Nara).
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2.1.4.: Pêche
Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances identifiées Opportunités/ priorités stratégiques
- Existence de points d’eau
riches en poissons de divers
espèces (fleuve, marres, lacs)
- Existence de pêcheurs qualifiés
- Marché bien fourni en
poissons
- Demande forte en poissons
- Existence d’organisations de
pêche
- Existence de conventions
locales
- Pollution, ensablement des mares
par les eaux usées et les excrétas
- Exploitation anarchique du domaine
piscicole et destruction de l’habitat
des poissons
- Dégradation des berges
- Raréfaction de certaines espèces de
poissons
- Faciliter, coordonner les actions
d’aménagement et de protection des
berges
- Animation en collaboration avec les
autres CT pour l’application des
textes, des conventions et des
bonnes pratiques pour une pêche
durable
- Existence d’équipements
(pirogue) et de matériels
(filets, nasse, lignes, etc.) de
pêche
- Pas de bateau de pêche
- Utilisation de matériels de pêche
inadéquats et inadaptés
- Initiation des cadres de concertation
avec les organisations de pêcheurs
dans le cadre du respect des
conventions locales pour une pêche
durable
- Pratique de pisciculture - Pisciculture peu pratiquée
- Insuffisance dans l’encadrement
technique
- Manque d’infrastructures de
production d’alevinage
- Existence de mares
- Portage par l’ARK du Programme
quinquennal d’aménagement
piscicole
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de la pêche: (Cf. Document Situation de
Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de pêche :
Au niveau de la région, la pêche est encore pratiquée de façon artisanale et les projets d’amélioration des activités
de pêche ne sont pas assez bien développés.
Les principales contraintes signalées portent sur des conflits entre Bozos (professionnels de la pêche) et les
populations autochtones pour le non respect de la législation en la matière (utilisation d'engins et de substances
chimiques prohibées) et les litiges de pêche au niveau des pêcheries (absence de limites).
A celles-ci, il faut ajouter entre autres :
- La dégradation des berges et l’ensablement des mares;
- La pollution des eaux par les déchets solides et liquides et la destruction de l’habitat des poissons ;
- L’exploitation anarchique du domaine piscicole et la faiblesse des crues entraînant la raréfaction de
certaines espèces de poissons ;
- L’envahissement des cours d’eau par les plantes aquatiques (jacinthe d’eau) ;
- Le non développement de la pratique piscicole ;
- L’insuffisance dans l’encadrement technique des pêcheurs et leurs organisations ;
- L’insuffisance d’équipements de pêche et d’infrastructures de production d’alevinage ;
- L’utilisation de matériels de pêche inadéquats et inadaptés ;
Les perspectives portent sur :
- L’imminence du démarrage du projet quinquennal d’aménagement aquacole 2008- 2012 après 06 mois
d’information et de sensibilisation des communautés,
- L’initiation des actions d’aménagement et de protection des berges et leur coordination
- L’initiation des cadres de concertation avec les organisations de pêcheurs dans le cadre du respect des
conventions locales pour une pêche durable ;
- Existence de mares pour la pisciculture ;
- Le portage par l’ARK du Programme quinquennal d’aménagement piscicole.
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2.1.5. Environnement / assainissement
Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances identifiées Opportunités/ priorités stratégiques
- Existence de structures
chargées des questions
environnementales
- Existence de projets d’appui à
l’environnement et à
l’assainissement
- Existence de nombreux
partenaires impliqués dans
les questions
environnementales (GTZ,
SNV et ONG nationales
- Non transfert des compétences en
matière d’environnement et de
GRN
- Insuffisance de synergie et de
cohérence dans les interventions
- Méconnaissance et/ ou non
respect des textes sur les
questions environnementales et le
rôle des acteurs, spécifiquement
des CT, des OSC et des
producteurs
- Faiblesse des services de
protection et de police en matière
d’environnement
- ARK doit intégrer la gestion
environnementale dans ses
priorités notamment dans les
PDESC
- Appui à la promotion des GIE
d’assainissement et leur
implication dans gestion de
l’environnement
- Initier un programme de protection
des berges du Niger (ensablement
et déchets/ ordures) et participer à
la mise en œuvre des initiatives en
cours
- Mise en œuvre des SRAD, SAT,
SADC, etc. par les CT
• Les acteurs et intervenants dans la gestion de l’environnement et de l’assainissement :
(Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’environnement et assainissement
Les priorités/ perspectives qui sont des prérogatives des collectivités et spécifiquement de l’ARK devraient porter
sur :
- L’intégration de la gestion environnementale et particulièrement les activités d’assainissement dans les
priorités notamment dans les PDESC, en relation avec les taxes de voirie qui sont mobilisées par les
communes ;
- L’appui à la promotion des GIE d’assainissement et leur implication dans gestion de l’environnement ;
- L’initiation d’un programme de protection des berges du Niger (ensablement et déchets/ ordures) et
participer à la mise en œuvre des initiatives en cours, à travers l’approche de coopération décentralisée
comme c’est le cas de la région de Mopti;
- La mise en œuvre des actions d’environnement et d’assainissement inscrites dans les SRAD, SAT, SADC, etc.
par les CT.
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2.1.6. Sécurité alimentaire
Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
- Existence de banques de
céréales
- Existence de plans de sécurité
alimentaire au niveau de
chaque commune
- Existence du SAP
- Forte adhésion des populations
à l’implantation des banques
céréalières
- Disponibilités de stocks
céréaliers
- Mauvaise gestion de certaines banques
céréalières
- Insuffisance d’informations du marché
céréalier au niveau local
- Problème d’approvisionnement des banques
en céréales
- Non implication des opérateurs privés de la
région dans le système de banque de céréales
- Insuffisance temporaire de stocks céréaliers au
niveau de certaines localités
Démarcher les opérateurs
privés pour leur
implication dans la
gestion des banques
céréalières
(approvisionnement,
gestion, etc.)
• Les acteurs et intervenants dans la gestion de la Sécurité alimentaire:
(Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de sécurité alimentaire
Les difficultés enregistrées au niveau de ce sous secteur ont trait à :
- La mauvaise gestion de certaines banques céréalières ;
- L’insuffisance d’informations sur le marché céréalier au niveau local ;
- L’approvisionnement des Banques en Céréales (BC) ;
- La non implication des opérateurs privés de la région dans le système de BC;
- L’insuffisance temporaire de stocks céréaliers au niveau de certaines localités.
Par rapport à la problématique de la sécurité alimentaire, les dispositions/ perspectives en cours dans la région
sont entre autres :
- La création de banques de céréales dans les communes, au niveau des cercles et dans de nombreux villages à
travers les dynamiques suivantes:
* Le Commissariat à la Sécurité alimentaire (CSA) et la CADB
* Les projets comme le FODESA, le PRP/PADEC, le PSSP, PASASO
* Les populations et leurs structures (ULPC)
* Les ONG d’appui : ADAF Gallé, World Vision, l’ACIM, ADRA-Mali, le PGRN, Stop- Sahel, le PISA,
Sahel 21, Plan- Mali, Tonus, AMPS, AEDE, Promotion féminine, CSPEEDA.
Ces stocks villageois et de communes varient de 10 à 50 tonnes au plus et le processus continu sous l’égide des
collectivités territoriales et les différents partenaires avec l’appui du CSA.
- La mise en œuvre de l’initiative riz dans les cercles de Kangaba, Kati, Koulikoro et Dioïla ;
- Le renforcement des aménagements des périmètres irrigués ;
- La diversification des productions à travers les cultures d’opportunités (maraîchage, sésame) ;
- L’amélioration de l’approvisionnement en équipements agricoles et intrants ;
- L’amorce de la mécanisation ;
- La poursuite de l’Opération « Pluie provoquée » ;
- Les opérations « Vente d’intervention de l’OPAM » pour la stabilisation des prix ;
- Le renforcement des capacités d’intervention des structures techniques d’appui ;
- L’élaboration des plans communaux de sécurité alimentaire en cours ;
- Le renforcement des caisses rurales d’épargne et de crédit.
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2.2. Secteur Secondaire :
2.2.1. Les industries, le commerce et les finances
Domaines Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités stratégiques
Industrie - Existence de quelques unités industrielles de production
et de transformation des produits (Coton,
arachide/HUICOMA, fruits et légumes, céréales, lait, cuir
et peau, textile, le Grands moulin du Mali, INACOM,
FITNA SA, Nouvelle Brasserie Bamakoise, Usine
d’Egrainage du coton, SYNPLAST, STONES, etc.) ….)
- Existence de l’Unité Navale de Construction
- Des industries extractives et de transformation de produit
agricoles en abondance,
- Création de zones industrielles dans certaines localités
- Aléas climatiques hypothéquant l’approvisionnement des
Unités en matières premières
- Etat défectueux des pistes rendant difficile
l’approvisionnement des Unités éloignées des centres de
production de matières premières
- Mauvaise gestion du personnel et l’inconscience
professionnelle
- Vétusté et mauvaise gestion du matériel
- Manque de pièces de rechange
- Manque de main-d’œuvre qualifiée
- Très faible pouvoir d’achat des populations ;
- Mauvaise organisation des marchés ;
- Insuffisance de petites unités de transformation agro-
industrielle ;
- Insuffisance d’infrastructures de stockage des
hydrocarbures ;
- Insuffisance d’infrastructures énergétiques
- La problématique d’équipements et d’infrastructures
socioéconomiques du District de Bamako et son utilité dans
l’occupation des populations de la région et sa place dans le
développement de la Région de Koulikoro au regard de son
implantation au centre de la Région (migration de travail,
basculement de l’économie régionale sur Bamako, déficit/
fuite de ressources humaines, financières sur Bamako,)
- Dynamisme et flux humain, économique et financier entre les
deux espaces (espace urbain du District et espace régional de
Koulikoro)
- Faciliter l’implantation des
industries dans les environs de
Bamako sur le territoire régional
Commerce - Potentiel commercial énorme :
- Existence de la CCIM, de l’Association des Commerçants
détaillants et de nombreux opérateurs économiques assez
actifs dans le secteur
- Existence de marchés et de débouchés (foires, marchés
- Marchés et foires insuffisamment aménagés
- Voies d’accès assez difficiles
- Problèmes de stockage et de conservation
- Commerce encore traditionnel (sans utilisation
d’équipements modernes)
- Amélioration des marchés et foires
pour bénéficier des taxes et impôts
- Amélioration des voies de
communication
- Dialogue et concertation de l’ARK
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hebdomadaires, marchés urbains, centres urbains,
demandes internes et externes)
- Existence de marchés équipés avec des infrastructures
- Existence de productions variées (agricole, élevage, pêche,
foresterie, artisanat, produits industriels, produits de
carrière)
- Existence de voies de communication (routes bitumées,
pistes et fleuve)
- Existence de producteurs et d’organisations de
producteurs
- Existence d’opérateurs économiques et des sociétés de
transport
- Les activités commerciales sont locales, régionales, inter
régionales et internationales avec la Mauritanie, la
Guinée- Conakry, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso
- Proximité de la ville de Bamako comme débouché
potentiel
- Problèmes de transport
- Potentiels peu profitables pour la région de Koulikoro au
bénéfice du District et des Opérateurs de Bamako
- Activités commerciales trop orientées sur les villes
secondaires de la région et sur le District de Bamako au
détriment de la Capitale régionale de Koulikoro
- Activités commerciales basées uniquement sur les produits
bruts : bétail sur pieds, volaille, poisson, céréales, fruits et
légumes, lait, viande, bois/ charbon
- Déficit commercial à cause de l’importation massive des
produits de première nécessité et des produits étrangers
- Problèmes de capitaux pour soutenir les activités
commerciales
- Insuffisance de magasins de vente des Unités industrielles
dans la région
- Nombre infime de commerçants imports -exports
avec les groupements de
commerçants et opérateurs
économiques et leur implication
dans les activités de planification et
surtout dans les programmes de
développement économiques
régionaux,
- Appui à la promotion des foires
annuelles selon les spécificités des
différents pôles économiques (Ex :
Karité et céréales à Dioila, fruits et
légumes à Baguineda, Kati, Bétail à
Nara et Banamba, Artisanat à Fana
et Ouélessébougou, etc.
Financier - Existence d’institutions Bancaires (BIM, BNDA, BDM
BOA, ECOBANK, Banque Atlantique etc….)
- Existence d’institutions de micro finance (NIESIGISO,
JIGIYASO BA, KAFO JIGINEW, KONDO JIGIMA,
JEMENI, MISELINI, SORO YIRIWASO, CAECE, etc….)
- Existence de l’antenne de l’Agence Nationale
d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT)
et les autres institutions de micro crédits ;
- Existence de Services déconcentrés financiers de l’Etat
(Budget, Trésor Perception, Impôt, Contrôles Financiers)
avec transfert des ressources pour la gestion des
collectivités (recettes et dépenses)
- Existence de PTF dans la région
- Insuffisance d’institutions financières adaptées aux besoins
des populations ;
- Faible niveau d’épargne dû à la pauvreté criarde des
populations ;
- Thésaurisation (bijoux, dépense de prestiges) ;
- Difficultés d’accès aux crédits bancaires ;
- Difficultés de mobilisation des ressources financières, des
impôts et taxes (Incivisme fiscal)
- Insuffisance de garantie financière
- Problème de capacité et de gestion des activités et des
ressources financières
- Problème de gouvernance et corruption dans la gestion des
fonds publics tant au niveau des collectivités, des structures
étatiques que des structures privées et associatives
- Développement du dialogue et de
l’information sur les priorités de
développement et la responsabilité
des acteurs pour leur contribution
sous forme de taxes et impôts et de
contributions diverses
- Implication des acteurs dans
l’élaboration des projets
économiques
- Stimulation de l’ARK des autres CT
dans le cadre de la redevabilité et
de la bonne gestion (compte rendu
de la gestion à la population)
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement des industries, du commerce et des finances : (Cf. Document Situation de Référence)
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• Problématiques et perspectives en matière d’industries, de commerce et de finances
Au niveau des Industries, la région de Koulikoro dispose de suffisants facteurs industriels et commerciaux ; c’est
pourquoi les autorités de la Première République en ont fait une zone industrielle dès l’indépendance. Mais force
est de constater aujourd’hui qu’elle est confrontée à divers problèmes :
- L’absence de points de vente des produits (Grands Moulins, HUICOMA) des Unités implantées à
Koulikoro,
- L’absence de sièges et d’administrations de rang important de la plupart des unités de la région
(ONMIUM, Grands Moulins, HUICOMA),
- Le problème de main d’oeuvre qualifiée,
- La privatisation de certaines Unités comme HUICOMA,
- Les difficultés de collecte des informations statistiques auprès des unités et services installés dans la
région, entraînant du coup le problème de la fiabilité des données statistiques.
Au niveau du Commerce, les difficultés se résument entre autres aux éléments suivants:
- Les marchés et foires sont insuffisamment aménagés (infrastructures et équipements) avec des voies
d’accès assez difficiles,
- Le grand potentiel en matière d’échange commercial, peu valorisé, profite moins à la ville de Koulikoro
au profit du District et des Opérateurs économiques de Bamako. En effet, les activités commerciales sont
trop orientées sur les villes secondaires de la région et sur le District de Bamako au détriment de la
Capitale régionale de Koulikoro. Elles sont basées uniquement sur les produits bruts (bétail sur pieds,
volaille, poisson, céréales, fruits et légumes, lait, viande, bois/ charbon, etc.).
Au niveau des SFD, les difficultés se résument globalement aux éléments suivants, entre autres:
- Manque de main-d’œuvre qualifiée et d’équipements performants ;
- Accès difficile aux crédits bancaires pour le financement des activités de commerce, surtout pour le
financement des campagnes de commercialisation menées par les organisations paysannes et leurs
faîtières ainsi que les campagnes agricoles ((équipements, engrais et semences) ;
- Rupture de stock et mauvaise organisation des marchés ;
- Insuffisance de petites unités de transformation agro-industrielle ;
- Marchés et foires insuffisamment aménagés (infrastructures et équipements) avec des voies d’accès
assez difficiles ;
- Activités commerciales trop orientées sur les villes secondaires de la région et sur le District de Bamako
au détriment de la Capitale régionale de Koulikoro ;
- Problèmes de capitaux pour soutenir les activités commerciales ;
- Insuffisance de magasins de stockage/ conservation et de magasins de vente des Unités industrielles
dans la région ;
- Système commercial encore archaïque basé sur l’achat et la vente simple, voire le troc ;
- Difficultés de mobilisation des ressources financières, des impôts et taxes (Incivisme fiscal, assiette
fiscale non déterminée, insuffisance d’information sur les TDRL, ….) pour soutenir les projets
d’infrastructures favorisant les activités commerciales, surtout au niveau des CT.
Il est important de souligner que le potentiel d’équipements et d’infrastructures socioéconomiques du District de
Bamako, qui devrait être un grand atout dans l’occupation des populations de la région et la promotion du
développement de Koulikoro, n’est pas encore un acquis, si l’on considère que le District se situe au coeur même
de la région.
Centre principal de migration de travail et d’écoulement des produits, la ville de Bamako est à la base du
basculement de l’économie régionale au détriment de Koulikoro, à travers une attraction des ressources humaines
et financières, créant du coup un déficit pour Koulikoro.
Les perspectives de la région portent entre autres sur :
- La création des zones industrielles à la ceinture de Bamako sur le territoire de la région de Koulikoro ;
- L’appui à l’amélioration des marchés et foires pour bénéficier des taxes et impôts avec les autres
collectivités ;
- L’instauration d’un cadre de dialogue et de concertation entre l’ARK et les différents acteurs
intervenants (groupements de commerçants et opérateurs économiques, Industriels, services techniques
et administration et autres CT), en vue de leur implication dans les activités de planification et surtout
dans les programmes de développement économique régionaux ; en cela, le DERK peut être une
opportunité entre l’ARK, la CRA, les OPA, les services techniques, les PTF, les OSC, etc.
- L’appui à la promotion des foires annuelles selon les spécificités des différents pôles économiques (Ex :
Karité et céréales à Dioila, fruits et légumes à Baguineda et Kati, Bétail à Nara, Kati et Banamba,
Artisanat à Fana et Ouélessébougou, etc.).
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2.2.2. Le tourisme et l’hôtellerie
Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités stratégiques
- Existence de sites touristiques (parc de
Baoulé, les collines surplombant la
ville de Koulikoro, Colline de
kamadjan, Kirina, Kangaba, Touba,
Niamina, le Kouroukan- Fouga….).
- Potentialités d’accueil de la ville de
Koulikoro avec la COMANAV, l’IPR,
HUICOMA
- Proximité de Bamako
- Existence d’un service technique
OMATHO
- Insuffisance
d’initiatives , de
structures d’accueil
adéquates et de voies
d’accès
- Insuffisance de
communication sur les
sites
touristiques/méconnais
sance des sites
- Existence de potentialité touristique
- Mise en valeur des sites touristiques en
collaboration avec l’OMATHO et le
secteur privé
- Promotion de l’écho tourisme autour du
fleuve Niger, les massifs forestiers et les
zones historiques (Kirina, Kangaba,
Touba, Niamina, Mandé, Kouroukan-
Fouga)
- Existence de manifestations culturelles
reconnues avec masques et de troupes
artistiques (Kotèba, Tyèblentyè, Komo,
Balani, Ciwara, Chasseurs, etc.)
- La région compte des sites,
monuments religieux assez importants
à réhabiliter et valoriser.
- Insuffisance
d’informations et de
valorisation de ces
manifestations
culturelles et traditions
- Insuffisance
d’infrastructures
d’accueil et des guides
touristiques
- Initiatives des CT avec l’appui technique
du Département pour recenser
l’ensemble des sites, fêtes et
manifestations culturelles dans leurs
zones et les intégrer dans l’appui à la
culture et au tourisme
- Développement de partenariat entre
l’ARK et les promoteurs privés et
publics de tourisme et de l’hôtellerie
- Mise en place d’une politique de
création et de gestion des équipements
collectifs d’intérêt régional
- Volonté politique réelle de
promotion de la culture
- Existence de routes d’envergures
(Kkro- Kolokani ; Kkro –Banamba ;
Kkro- Fana/Dioila ; Kkro-
Bougouni ; Kkro ; Siby/Kangaba)
- Présence d’aérodrome de type 3
(Kolokani …….)
- Enclavement et
mauvais état des pistes
et routes
- Prise en compte des priorités de
désenclavement dans les PDESC de
l’ARK en collaboration avec le
Département des Transport
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement du tourisme et de l’hôtellerie: (Cf.
Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de tourisme et d’hôtellerie
Malgré l’existence d’un réel potentiel de sites touristiques et de manifestations culturelles, le tableau du domaine
du tourisme et de l’hôtellerie n’est pas bien luisant à Koulikoro. Il est confronté à des difficultés, telles :
- L’enclavement et le mauvais état des pistes et routes ;
- L’insuffisance de structures d’accueil adéquates, de guides touristiques et de voies d’accès sur les sites
touristiques ;
- La méconnaissance des sites et l’insuffisance d’initiatives et de communication dans le secteur ;
- L’insuffisance d’informations et de valorisation des manifestations culturelles et traditions.
Quelques perspectives sont à signaler à savoir :
- La création d’un cadre de collaboration/ partenariat et de concertation entre l’ARK, l’OMATHO, les
promoteurs privés et publics de tourisme et de l’hôtellerie et les autres CT dans le cadre de la promotion
de l’écotourisme autour du fleuve Niger, les massifs forestiers et les zones historiques (Kirina, Kangaba,
Touba, Niamina, Mandé, Kouroukan- Fouga) pour la mise en valeur de ces sites;
- Le recours au Département du tourisme, de l’hôtellerie et de l’artisanat pour appuyer les CT dans leurs
initiatives de recensement, de l’ensemble des sites, fêtes et manifestations culturelles dans leurs zones
afin de les intégrer dans les activités d’appui à la culture et au tourisme ;
- La mise en place d’une politique de création et de gestion des équipements collectifs d’intérêt régional
dans le domaine du tourisme ;
- La prise en compte des priorités de désenclavement dans les PDESC de l’ARK en collaboration avec le
Département des Transports.
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2.2.3. L’artisanat
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/
priorités stratégiques
- Existence d’artisans
qualifiés
- Existence de diverses
catégories de matières
premières
- Existence de marchés
potentiels au niveau des
centres urbains dont
Bamako et au niveau
rural pour l’artisanat de
production
- Existence d’organisations
et de faîtières par
catégorie (FNAM,
Chambre des Métiers)
- Existence de Centre de
Formation à Bamako
(CFP, ECICA, INA,
Ecoles et Centres privés)
- Formation des artisans
par les projets dans
divers secteurs (CMDT,
OHVN, Hydraulique,
….) Existence d’une
coordination qui compte
sept unions de cercles
avec 149 associations.
- Insuffisance d’information et de formation des
acteurs de la filière
- Faible structuration/ organisation
- Insuffisance de matériels et équipements techniques
- Faible d’intérêt de la jeunesse pour ce secteur
- Insuffisance de vrais professionnels dans le secteur
- Manque de matériels et équipements modernes de
production
- Manque de fonds et de possibilité d’accès des
artisans aux mécanismes de Crédit
- Insuffisance de débouché
- L’inexistence de marchés potentiels destinés à
l’écoulement des produits ;
- Les difficultés de financement des projets des
associations d’artisans ;
- Les difficultés d’accès au crédit des caisses
d’épargne ;
- La non appréciation de la capacité professionnelle
des artisans ;
- La méconnaissance des potentialités offertes par le
secteur dans la réduction de la pauvreté et le
chômage des jeunes et des femmes ;
- La rareté de PTF à soutenir de façon efficace les
projets de développement de l’artisanat de la
région ;
- La timidité des formations à l’endroit des jeunes et
le perfectionnement des maîtres artisans ;
- La lourdeur des impôts et taxes municipales ;
- La non prise en compte des artisans par les autorités
régionales des marchés de la région;
- La faible capacité d’organisation des artisans
- Existence de projets
requérant les
artisans pour la
gestion et l’appui
aux activités
- Organisation des
concertations avec
les artisans et leurs
faîtières
- Appui au montage
de projets porteurs
- Accompagnement
de l’ARK pour la
mobilisation des
ressources au
niveau des
différents
partenaires
- Appui aux
organisations et
faîtières de
l’artisanat pour la
promotion des
exportations des
produits artisanaux
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’artisanat: (Cf. Document Situation de
Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’artisanat
Les difficultés auxquelles les associations et leurs adhérents sont confrontés sont de différents ordres :
- L’inexistence de marchés potentiels destinés à l’écoulement des produits ;
- Le manque et /ou la difficulté d’accès aux équipements adéquats pour tous les corps de métiers ;
- Les difficultés de financement des projets des associations d’artisans ;
- Le coût excessif de l’approvisionnement et des frais de production ;
- Le décalage entre l’offre et la demande de produits;
- L’insuffisance de conditions pour développer un réel approche produits ;
- Les difficultés d’accès au crédit des caisses d’épargne ;
- L’insuffisance de qualification des acteurs de l’artisanat et le peu de soin accordé aux finitions des
produits fabriqués, réduisant ainis leur compétitivité;
- La mauvaise presse qui entoure l’artisanat considéré comme une filière des « laissés pour compte du
système scolaire » ou l’apanage des gens de castes;
- La méconnaissance des potentialités et opportunités dans le secteur pouvant contribuer à la réduction de
la pauvreté et le chômage des jeunes et des femmes ;
- La rareté de PTF à soutenir de façon efficace les projets de développement de l’artisanat de la région ;
- La timidité des formations à l’endroit des jeunes et le perfectionnement des maîtres artisans ;
- La lourdeur des impôts et taxes municipales et la lourdeur dans les passations de marchés publics ;
- La non prise en compte des artisans dans les offres de marchés de la région par les structures techniques
régionales ;
- L’insuffisance de professionnalisme et les difficultés de gestion des entreprises artisanales ;
- La faible capacité d’organisation des artisans (beaucoup d’associations existent, sans récépissé et ayant
peu de relation et/ou intérêt pour la CARK.
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Le développement du sous secteur de l’artisanat serait un autre grand atout pour l’essor économique de la
région. En termes de perspectives, l’une des missions de l’ARK étant de promouvoir cet essor, elle se doit
d’entreprendre des initiatives et actions favorisant cet élan, à savoir :
- La création des cadres de concertations avec les artisans et leurs faîtières ;
- L’appui aux artisans et leurs faîtières au montage de projets porteurs à travers les chambres consulaires;
- L’accompagnement de l’ARK pour la mobilisation des ressources au niveau des différents partenaires ;
- L’appui aux organisations et faîtières de l’artisanat pour la promotion des exportations des produits
artisanaux.
2.2.4. L’hydraulique
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
- Existence d’un important potentiel d’eau de
surface :
- (fleuve Niger, Bani, Baoulé, Bagoè, Banifing,
Sankarani et marres)
- Nappes souterraines importantes
- Existence de puits et forage équipés de pompe
- Adduction d’eau sommaire et bornes fontaines
au niveau de certains Centres urbains
- Existence de puits pastoraux
- Existence de Comités de gestion des points
d’eau
- Existence de services techniques de
l’hydraulique
- Transfert de compétences en matière
d’hydraulique
- Insuffisance d’eau potable
- Tarissement précoce de
certains points d’eau
- Insuffisance de puits et
forages pour
consommation humaine
- Insuffisance de puits
pastoraux
- Insuffisance d’adduction
d’eau
- Pollution des eaux
- Insuffisance de formation
des Comités de gestion
d’eau
- ARK peut monter des
projets, mobiliser des
fonds, exécuter des
projets d’hydraulique
- Approcher les ONG et
partenaires travaillant
dans l’hydraulique à
exécuter des projets
d’hydraulique dans la
région
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’hydraulique: (Cf. Document Situation de
Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de l’hydraulique
Dans le domaine de l’hydraulique, les perspectives de l’ ARK peuvent porter sur :
- Le montage des projets tels : le creusement de mares, puits pastoraux, forages, adduction d’eau
sommaire….) et la mobilisation des fonds pour la réalisation de ces projets ;
- L’initiation/ instauration d’un cadre de concertation entre les différentes collectivités, les services
techniques et les partenaires (usagers/ comités, PTF et prestataires) pour réfléchir sur une stratégie de
réhabilitation et d’entretien des points d’eau aménagés et /ou équipés, au regard de nombreuses
pompes non fonctionnelles.
2.2.5. Les énergies et les mines
Domaines Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/
priorités
stratégiques
Mines - Existence de ressources minières (or)
- Existence de carrières de matériaux de
construction (Pierre, sable, marbre, grès,
moellons …)
- Existence d’Unités de production de
carrière
- Exploitation
traditionnelle des mines
- Sous exploitation des
carrières
- Quelques
initiatives
d’exploitation
moderne des
carrières
Energie - Disponibilité des ressources
énergétiques (énergie solaire et
éolienne)
- Existence du réseau EDM dans la région
- Existence de bois de chauffe
- Existence de charbon
- Existence des énergies de substitution
- Existence de dépôt de carburant
- Existence de Mali biocarburant
(Transformation Pourghère)
- Surexploitation des
ressources forestières
- Faible couverture de la
région par le réseau de
EDM
- Sous exploitation des
énergies de substitution
et des énergies solaires
- Faire la
promotion des
énergies vertes
(biocarburant)
en
collaboration
avec les autres
collectivités
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• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement des énergies et des mines: (Cf. Document
Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’énergies et de mines :
Dans le domaine des mines, les difficultés rencontrées sont entre autres :
- La pratique traditionnelle de l’exploitation des mines;
- La sous exploitation des carrières.
Dans le domaine des Energies, les problèmes relevés portent sur :
- La sur exploitation des ressources forestières pour le charbon de bois et de chauffe ;
- La faible couverture de la région par le réseau de EDM ;
- La sous exploitation des énergies de substitution et des énergies solaires.
Compte tenu de la faible couverture de la région en ressources énergétiques et vu la place qu’elles occupent dans
le développement socioéconomique et industrielle dans la région, l’ARK pourra, en termes de perspectives:
- Soutenir les initiatives privées et collectives dans la plantation des arbres pour des fins
énergétiques (pourghère);
- Appuyer les collectivités dans la sensibilisation pour la promotion des énergies vertes (biocarburant).
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2.3. Le secteur des infrastructures, équipements et bâtiments
2.3.1. Les infrastructures et équipements socioéconomiques
Domaines Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
Bâtiments et
infrastructures
socioculturels
- Important potentiel en
bâtiments et équipements
socioculturels (mosquées,
églises, salles et centres de
spectacles, sites
touristiques, campements et
hôtels, infrastructures
sportives
- Existence de différents
habitats de style soudanais
dans les villes bamanan
- Amélioration sensible dans
l’utilisation de plans de
construction considérés
comme modernes (ciments
et tôles)
- Problème d’entretien et de
rentabilisation des
patrimoines et sites
- Pillage du patrimoine
culturel
- Normes standard non
respectées pour les
infrastructures d’accueil
- Absence de musée digne de
nom
- Insuffisance de salles de
spectacle requises
- Insuffisance
d’infrastructures sportives
et problèmes d’entretien
pour celles existantes
- Instauration de cadre de
concertation avec l’ensemble des
partenaires de la culture au
niveau d e la région pour la
rénovation de certains
patrimoines culturels et
l’édification d’un musée
d’envergure régionale
- Collaboration avec les services
de sécurité pour lutter contre le
pillage des patrimoines
- Veiller au respect des normes
dans les centres et hôtels
d’accueil de la région
Bâtiments et
équipements
administratifs
- Existence de locaux de
différents services
administratifs et techniques
- Politique de
déconcentration des
services techniques avec
construction des logements
et des bâtiments de services
- Insuffisance de locaux
administratifs et techniques
- Etat vétuste et délabré de
certains locaux
- Problème d’entretien des
locaux
- Plaidoyer pour la construction
en nombre des résidences
administratives
- Veiller au bon entretien des
locaux à travers la
sensibilisation et la
responsabilisation des
bénéficiaires/ locataires pour le
respect du bien public
- Soutien aux initiatives locales
d’assainissements
Bâtiments et
équipements
économiques
et marchands
- Existence d’équipements
socioéconomiques et
marchands (marché, parcs à
bétail et de vaccination
- Existence de magasins de
stockage pour les CT
- Existence d’infrastructures
et équipements des
transports (gares routières,
dépôt de céréales et de
carburant, parc automobile
bien fourni, pirogue, etc.)
- Problème de gestion et de
rentabilité des bâtiments et
équipements économiques
marchands
- Instauration d’un cadre de
concertation entre les acteurs
/gestionnaires directs, les
bénéficiaires, les PTF et les
services techniques pour la mise
en place d’un système de gestion
rentable et bénéfique à toute la
région
- Plaidoyer pour la construction
d’infrastructures routières dans
les zones à accès difficile
- Sensibilisation sur la gestion des
équipements collectifs et soutien
des initiatives d’assainissement
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement des infrastructures et bâtiments
socioéconomiques : (Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’infrastructures et de bâtiments socioéconomiques
L’état des lieux des infrastructures et bâtiments socioéconomiques se présente certaines difficultés majeures, entre
autres :
- Le problème d’entretien et de rentabilisation des patrimoines et sites ;
- Le pillage du patrimoine culturel ;
- Le non respect des normes standard pour les infrastructures d’accueil ;
- L’absence de musée digne de nom ;
- L’insuffisance de salles de spectacle requises ;
- L’insuffisance d’infrastructures sportives et problèmes d’entretien pour celles existantes ;
- L’insuffisance de locaux administratifs et techniques ;
- L’état vétuste et délabré de certains locaux ;
- Le problème d’entretien des locaux ;
- Le problème de gestion et de rentabilité des bâtiments et équipements économiques marchands.
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Les perspectives dans le domaine des infrastructures, équipements et bâtiments pourront porter sur les actions
suivantes :
- L’instauration de cadre de concertation avec l’ensemble des partenaires de la culture au niveau d e la
région pour la rénovation de certains patrimoines culturels et l’édification d’un musée d’envergure
régionale ;
- La collaboration avec les services de sécurité pour lutter contre le pillage des patrimoines ;
- Le respect des normes dans les centres et hôtels d’accueil de la région ;
- Le plaidoyer pour la construction en nombre des résidences administratives ;
- L’entretien des locaux à travers la sensibilisation et la responsabilisation des bénéficiaires/ locataires
pour le respect du bien public ;
- Le soutien aux initiatives locales d’assainissements ;
- L’instauration d’un cadre de concertation entre les acteurs /gestionnaires directs, les bénéficiaires, les
PTF et les services techniques pour la mise en place d’un système de gestion rentable et bénéfique à
toute la région ;
- Le plaidoyer pour la construction d’infrastructures routières dans les zones à accès difficile ;
- La sensibilisation sur la gestion des équipements collectifs et soutien des initiatives d’assainissement.
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2.3.2. Les transport et la communication
Domaines Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
Transports
- Disponibilité d’un réseau dense de
routes et de pistes rurales
- Bitumage des axes (Kkro- Bko-
Kolokani ; Kkro- Banamba ; Kkro
–Bko- Fana/ Dioila ; Kkro- Bko-
Siby/Kangaba ; Kkro- Bko-
Ouléssébougou
- Existence de voies navigables
- Existence de bateaux et pinasses
Disponibilité des études de la voie
de ceinture de Koulikoro ; du pont
de Kayo sur le Niger ; la
réalisation de 5 km de route
bitumée à Kati
- Entretien courant sur 2 236 km de
route aménage et 1119Km de piste
- RB= 823 km ; RT= 1413 km ;
- Existence de poste de 4 poste
péages
- Existence de postes de sécurité
routière
- Mauvais état des
routes et pistes ;
- Problème de liaison
et d’enclavement
avec l’arrière pays
que sont les localités
de : Niamina, Touba,
Nara, Massigui
- Insuffisance de route
butinée
- Période limitée de
transport pour les
bateaux et pinasses
- La commune qui
reçoit le poste
bénéficie de 3% de s
recettes du perçues
du poste de péage
- Tracasseries
administratives le
long des routes
- Inclure le désenclavement et
l’amélioration du système
routier pour intégrer
Koulikoro dans la vie de
l’interland
- La réalisation des projets :
- bitumage voie de ceinture
de Koulikoro ; Niono-
Banamba ; Fana-Dioïla ; le
Pont de Kayo et les voies
d’accès à la RN6 et RN27 ;
élargissement de Koulikoro-
Bamako ;
- Route en terre Banamba-
Kolokani ; Banamba-
Nara ;Niamina-Sirakorola.
Communication
- Développement de la
télécommunication : téléphonie
mobile, téléphone fixe, rac
administratif, radios
communautaires et privées, radio
régionale, Internet (Koulikoro,
Kati, Fana, Bancoumana,
Ouélessébougou)
- Insuffisance des équipements de
télécommunication
- Problème d’énergie
- Possibilité de branchement de
lignes téléphoniques
- Fuite des meilleurs
reporteurs vers
Bamako
- La non qualification
des agents
- La déontologie et
l’étique de la
professionnalisation
est mise en question
- Insuffisance d’étude
de faisabilité pour
l’installation des
radios
- Voies et
communications
routières très
réduites ;
- Timidité des
branchements de
lignes téléphoniques
de la SOTELMA due
au foisonnement
des téléphones
cellulaires
- Le prix élevé de
l’Internet
- Intégrer les médias et outils
de communication dans la
dynamique de dialogue/
concertation de l’ARK avec
les acteurs locaux
- Utiliser les systèmes divers
de communication pour la
diffusion des informations
- Mobilisation des ressources
financières
- Politique élaborée par l’ARK
pour se faire connaître à
travers les médias public et
privés
- Renforcement de capacité
du personnel des radios
communautaires
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement des transports et de la communication :
(Cf. Document Situation de Référence)
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• Problématiques et perspectives en matière de transports et de communication
Dans le domaine des transports, les difficultés rencontrées dans la région sont principalement :
- Le mauvais état des routes et pistes ;
- Le problème de liaison et d’enclavement avec l’arrière pays que sont les localités de : Niamina, Touba,
Nara, Massigui ;
- L’insuffisance de routes bitumées ;
- Les tracasseries administratives au niveau des postes de contrôle.
Un des fléaux actuels liés à la problématique de transport réside dans trois éléments clé :
- La vétusté du parc automobile ;
- L’insuffisance de professionnalisme et l’indiscipline des conducteurs de véhicules ;
- Le taux extrêmement élevé des accidents et catastrophes liés aux véhicules.
Une mention spéciale doit être accordée de plus en plus à la prolifération des engins motorisés à deux roues pour
lesquels il y’a encore peu d’application des dispositifs de contrôle et qui sont à la base de nombreux accidents de
routes.
Pour le transport fluvial particulièrement, l’une des difficultés majeures est la période limitée de transport pour
les bateaux et pinasses (uniquement entre août et décembre).
Malgré l’existence de plusieurs opérateurs (Antenne régionale de ORTM- radio et TV, SOTELMA- MALITEL,
Orange, les radios privées), la communication est confrontée à un certain nombre de problèmes, entre autres :
- Une timidité des branchements de lignes téléphoniques de la SOTELMA due au foisonnement des
téléphones cellulaires ;
- La couverture de l’arrière pays non en encore effective en téléphonie mobile ;
- L’insuffisance d’étude de faisabilité pour l’installation des radios ;
- La fuite des meilleurs talents/reporteurs vers Bamako ;
- L’insuffisance de formation et la non qualification des agents animateurs des radios locales ;
- La déontologie et l’étique de la professionnalisation sont mises en question ;
- Le prix élevé de l’Internet.
Les perspectives portent sur:
- Le désenclavement et l’amélioration du système routier de la région afin de l’intégrer dans la vie de
l’interland;
- La réalisation des projets en matière de transport (construction des ponts, bitumage des routes et
élargissement de certaines voies) auprès de l’Etat et des Institutions internationales tels:
* Le bitumage des voies de ceinture de Koulikoro ; Niono-Banamba ; Fana-Dioïla ; le Pont de Kayo et
les voies d’accès à la RN6 et RN27 ;
* L’élargissement de la route Koulikoro-Bamako ;
* La construction des routes en terre: Banamba-Kolokani ; Banamba-Nara ;Niamina-Sirakorola.
- L’élaboration et la recherche de financement d’un projet commun de navigabilité sur le fleuve Niger en
toute saison, en alliance avec les Assemblées Régionales de Ségou, de Mopti, de Tombouctou et de Gao
dans le cadre de l’intercommunalité et des coopérations décentralisées;
- Etc.
Dans le domaine de la communication, les perspectives porteront entre autres sur:
- L’intégration des médias et outils de communication dans la dynamique de dialogue/ concertation de
l’ARK avec les acteurs locaux ;
- L’utilisation des systèmes divers de communication pour la diffusion des informations en vue de
faciliter la mobilisation des ressources financières ;
- La prise d’initiatives ou élaboration des projets de formation pour le renforcement des capacités du
personnel des radios communautaires.
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2.3.3. L’urbanisation et l’habitat
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités stratégiques
- Existence des grandes
zones (Habitation ; industrielles ;
commerciale ; gare ; place publique ;
espace vert ; centre sportif
multifonctionnelle ; équipement de
sécurité : gendarmerie, police, garde
nationale
- Existence de 13 schémas
d’urbanisation et 02 en cours
- Délimitation de certaines zones
création de titre foncier et
affectation
- Les réserves foncières
- Attribution d’espace aux
collectivités et agences immobilières
pour habitat, industrie et commerce
- Occupation anarchique
de certaines zones ;
- Insuffisance de
schémas d’urbanisation
(non délimitation de
certaines zones)
- Mauvaise gestion des
équipements collectifs
- Non application des
SDAU
- Délimitation et le bornage du reste
des zones ;
- Libération des espaces occupés
anarchiquement ;
- Application des schémas
d’urbanisation sectorielle de
Koulikoro et les cercles.
- Sensibilisation sur la gestion des
équipements collectifs et soutien
des initiatives d’assainissement
- Soutien à la mise en œuvre des
SDAU et respect de leur
application correcte
- Initiation des cadres de
concertation et de réflexion sur la
question du développement urbain
et la problématique des SDAU
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’urbanisation et de l’habitat: (Cf.
Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’urbanisation et d’habitat
Les principaux problèmes qui semblent être la source de tous les maux sont l’insuffisance et la non application
des Schémas Directeurs d’Aménagement et d’Urbanisation (SDAU) entraînant l’occupation anarchique de
certaines zones. A ceux-ci, s’ajoute la mauvaise gestion des équipements collectifs.
Le plus important, surtout pour les villes comme Koulikoro et Kati, demeure l’invasion de l’espace territoriale de
ces localités par la ville de Bamako à travers les concessions rurales, les activités agricoles, l’élevage et
l’arboriculture périurbaine, la zone industrielle, spoliant de plus en plus les terres de la région ; ce qui entraînerait
en termes la destructuration et le démantèlement de l’espace territoriale de la région à cause de l’influence de
Bamako.
Les perspectives au niveau de la région porteront principalement sur les actions suivantes :
- La délimitation et le bornage du reste des zones encore sous prérogative régionale ;
- La libération des espaces occupés anarchiquement par les citadins de Bamako;
- L’application des schémas d’urbanisation sectorielle de Koulikoro et des autres centres urbains dans les
cercles ;
- La sensibilisation sur la gestion des équipements collectifs et le soutien aux initiatives d’assainissement ;
- L’appui à la mise en œuvre des SDAU et la veille au respect et à l’application correcte des SDAU ;
- La mise en place et l’animation des cadres de concertation et de réflexion sur la question du développement
urbain et la problématique des SDAU.
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2.4. Les ressources humaines, le développement institutionnel et le renforcement des capacités
2.4.1. La démographie et la population
Acquis/forces
identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/
priorités
stratégiques
- Population
jeune et
laborieuse en
pleine
croissance,
- Paysannerie
dynamique
- Forte mortalité infantile (131 ,8)
- Forte mortalité infanto juvénile (219,3%)
- Faible espérance de vie à la naissance
- Exode accéléré vers les centres urbains ;
- Migration
- Taux de croissance 2,6%
- Population totale : 1 981 364
- 49,91% femmes
- 50,09% hommes
- 86% jeunes :
- Actifs : 823 669
- Taux de scolarisation au primaire (Filles : 64,9% ; Garçons :
96% en 2004)
- Droit coutumier rendant difficile l’accès de certains groupes
sociaux à la terre;
- Faible responsabilisation des femmes dans les actions de
développement économique à cause des barrières sociales
dans plusieurs zones
- Développer les
pôles
économiques
pour réduire
l’exode rural
- Activités
d’information
pour la lutte
contre certaines
pandémies telle
le VIH/Sida
- Soutenir les
initiatives de
formation des
jeunes et
d’alphabétisation
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de la démographie et de la population: (Cf.
Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de démographie et de population
La démographie au niveau de la région connaît quelques difficultés telles:
- Une forte mortalité infantile (131 ,8) et infanto juvénile (219,3%) ;
- Une faible espérance de vie à la naissance avec un taux de croissance élevé (2,6);
- Une forte migration avec un exode accéléré vers les centres urbains;
- Un droit coutumier rendant difficile l’accès de certains groupes sociaux à la terre;
- La faible responsabilisation des femmes dans les actions de développement économique à cause des
barrières sociales dans plusieurs zones
Les perspectives en termes de démographie et de population s’articulent entre autres autour :
- Du développement de pôles économiques pour réduire l’exode rural ;
- De l’exécution des activités d’information pour la lutte contre certaines pandémies telle le VIH/Sida ;
- Du soutien des initiatives de formation des jeunes et d’alphabétisation.
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2.4.2. L’éducation et la santé
Domaines Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/
priorités stratégiques
Santé
- Existence de Politiques sectorielles avec
programmes de mise en œuvre de la
santé/ PRODESS
- Existence du Programme élargi de
vaccination (PEV) et d’autres
programmes sur les maladies
endémiques (Paludisme, Sida ;
Tuberculose, etc.) ;
- Maladies spécifiques de la région
- Taux de couverture sanitaire
- Existence des structures
d’administrations sanitaires
- Existence de différents niveaux de
structures sanitaires (maternité, CSCOM,
CSRef, Hôpitaux, Centres spécialisés)
- Ecoles et centres de formation socio
sanitaire (niveau I, II et supérieur)
- Personnel de santé (infirmiers, sage -
femmes, médecins, spécialistes)
- Situation de l’hygiène (Centre,
personnel)
- Existence du programme de
développement socio sanitaire
(PRODESSII) composante
développement social (2005 2009)
- CROCEP
- Existence de la politique nationale de
solidarité et de lutte contre le l’exclusion
- Existence de partenaire pour les activités
d’appui aux programmes de santé
(UNICEF, Helen Keler, OMS, SNV
- Existence d’un système d’information
sociale (organisation au sein des Csrf),
- Bilan de l’année encours planification
des activités pour l’année à venir
- Existence d’un plan opérationnel
- Malnutrition/sous
nutrition des population
en particulier les
enfants ;
- Insuffisance
d’infrastructures et
équipements sanitaires ;
- Faible fréquentation des
structures sanitaires ;
- Insuffisance de
personnel
- Coût élevé des
médicaments
- Pas d’hôpital régional à
Koulikoro
- ARK doit orienter ses
effort aux
renforcement de
capacités techniques
financières Csref et
aux CSCOM et
d’autres structures
sanitaires
- Plaidoyer et
mobilisation de l’Etat
et les autres acteurs
de développement
autour de la création
d’autres structures
sanitaires (hôpital
régional, centre de
santés) et la
démultiplications des
structures
d’approvisionnement
en médicament et
dépôt de transites et
locaux
- Engager une
réflexion avec
l’ensemble des
acteurs pour la
- Connaissance
- l’identification
- la structuration
- l’articulation entre les
- Différentes
collectivités
(commune, cercles
région) et les services
de l’état
Education
- Existence du PRODEC
- Existence des administrations scolaires
(CAP, Académies)
- Existence des écoles publiques et privées
de niveau primaire, secondaire et
professionnel et universitaire
- Existence de Centres de Formations
Spécialisées
- Existence de Centres d’alphabétisation,
des médersas et de CED
- Existence d’écoles supérieures militaires
sous régionales (EMA, EMIA, EEM)
- IPR/IFRA
- Acceptation progressive de l’école par
les populations ;
- Faible taux de
scolarisation des filles ;
- Enseignement mal
adapté posant le
problème et la nécessité
d’un Forum régional de
l’éducation ;
- Non maîtrise du
nombre et de la
situation des d’écoles
privées dans la région ;
- Insuffisance
d’infrastructures et
équipements scolaires ;
- Insuffisance de maîtres ;
- Fort taux de déperdition
au niveau du primaire ;
- Fort taux
d’analphabétisme ;-
- Nécessité de réfléchir
à la refondation de
l’école et du système
éducatif à la lumière
des acquis,
problèmes et surtout
de l’évolution du
contexte et des
besoins nationaux et
régionaux
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• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’éducation et de la santé: (Cf. Document
Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’éducation et de santé
Les difficultés rencontrées au niveau de l’éducation dans la région portent sur:
- La faible implication des comités de gestion et des collectivités dans la prise en charge des structures
préscolaires ;
- L’absence de données statistiques fiables ;
- L’insuffisance de formation des membres des comités de gestion ;
- Le manque de motivation des animateurs/éducateurs par les communautés ;
- L’exode rural des auditeurs et animateurs et surtout des auditrices ;
- Le faible niveau académique de bon nombre d’enseignants notamment dans les écoles communautaires,
chargés d’appliquer l’approche par compétence ;
- L’insuffisance d’infrastructures et équipements scolaires (salles de classes, latrines, bureaux de
directions) ;
- L’insuffisance qualitative et quantitative du personnel enseignant ;
- Le faible niveau de concertation entre AE, les CAP, les ONG et les promoteurs d’écoles privées ;
- Les difficultés de mobilisation des partenaires (CGS/APE, ONG, PTF, etc.) dans la gestion de l’école en
mode décentralisé ;
- L’insuffisance dans le suivi et la supervision pédagogique des écoles privées par les AE et les CAP ;
- L’insuffisance des moyens au niveau des CT pour la prise en charge des examens et le personnel, malgré
le Décret sur le transfert des compétences en matière d’éducation ;
- Etc.
Les problèmes au niveau de la santé se résument principalement à :
- La malnutrition/sous nutrition des populations en particulier les enfants;
- L’insuffisance d’infrastructures et équipements sanitaires ;
- La faible fréquentation des structures sanitaires ;
- L’insuffisance de personnel sanitaire;
- Les problèmes de la prise en charge des références du niveau villageois jusqu’au niveau des hôpitaux et
le partage des coûts ;
- Le coût élevé des médicaments ;
- L’inexistence d’Hôpital régional à Koulikoro.
Les perspectives dans le domaine de l’éducation ont traits à :
- L’initiation et /ou l’instauration d’un cadre de concertation entre l’ARK, les autres CT et les professionnels
et acteurs impliqués dans l’éducation (AE, CAP, ONG, APE, CGS, Syndicats d’enseignants) autour des
priorités de l’éducation dans la région;
- La réalisation de nouvelles créations de Centres Techniques et Professionnels et d’enseignement secondaire
(Construction et équipements ; Ex. Menuiserie métallique avec la COMANAV);
- La nécessité de réfléchir à la refondation de l’école et du système éducatif à la lumière des acquis, problèmes
et surtout de l’évolution du contexte et des besoins nationaux et régionaux ;
- L’initiative conjointe entre les trois niveaux de collectivités, la DRPFEF, les AE, les CAP, les APE et les CGS
pour les activités de sensibilisation en faveur de scolarisation des filles et autour des questions d’abandon de
l’école par les jeunes ;
- Le plaidoyer pour l’effectivité du transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux CT comme stipulé
par le Décret.
Les perspectives au niveau de la santé portent sur :
- L’orientation vers le renforcement de capacités techniques financières des CSRef, des CSCOM et d’autres
structures sanitaires ;
- Le plaidoyer pour la création de l’hôpital régional de Koulikoro, d’autres Centres de santé et la
démultiplication des structures d’approvisionnement en médicaments et les dépôts de transit au niveau
local;
- L’instauration d’un cadre de réflexion avec l’ensemble des acteurs pour la connaissance, l’identification, la
structuration, l’articulation entre les différentes collectivités (commune, cercles région) et les services de
l’état.
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2.4.3. La jeunesse, les sports, les arts et la culture
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
- Existence de quelques infrastructures
sportives
- Grands potentiels en sports avec la
jeunesse des populations
- Grands potentiels dans le domaine de
l’art et de la culture : Cf. Secteur
Tourisme
- Population sensibilisée à la promotion
des valeurs culturelles, religieuse et
d’un climat de paix et de sécurité
- Variété et tolérance culturelle et
religieuse
- Cohabitation socioculturelle assez
dynamique
- Insuffisance d’infrastructures sportives
et culturelles ;
- Manque de conservation et de
promotion des biens culturels ;
- Mentalités opposées au changement et le
parasitisme familiale ;
- Faible degré de participation collective
aux actions de développement,
notamment dans les centres urbains ;
- Introduction de l’intégrisme religieux
provoquant des situations d’intolérance,
d’insécurité, de conflits divers
- Politiques nationales
de jeunes (sports,
culture)
- Population jeune
- ARK peut faire la
promotion des
événements
socioculturels et
sportifs à travers
l’organisation et le
parrainage des
activités
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de la jeunesse, des sports, des arts et de la
culture: (Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de jeunesse, des sports, des arts et de la culture :
Les problèmes au niveau du sous secteur de la Jeunesse, des Sports, Arts et de la Culture dans la région se
résument entre autres:
- A l’insuffisance d’infrastructures sportives et culturelles ;
- Au manque de conservation et de promotion des biens culturels ;
- Au faible degré de participation des citoyens et associations diverses aux actions de développement,
notamment dans les centres urbains ;
- A l’introduction de l’intégrisme religieux provoquant des situations d’intolérance, d’insécurité, de
conflits divers, par rapport à ces actions ;
- L’insuffisance dans les initiatives de promotion des activités culturelles ;
Les perspectives portent sur :
- La construction ou rénovation des infrastructures délabrées,
- La dotation des centres culturels en équipements et matériels didactiques et de sonorisation,
- La promotion des événements socioculturels et sportifs à travers l’organisation des manifestations
culturelles et sportives.
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2.4.4. L’administration et la sécurité
Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances Opportunités/
priorités stratégiques
- Existence de services
déconcentrés divers :
- Administration
- Services techniques et financiers
- Structures spécialisées
- Université/ Institut de
Formation, Centre de Formation
Professionnelle……)
- Existence des 3 niveaux de
collectivité (Commune, Cercle ,
Région)
- Existence de bâtiments
administratifs et de logement
du personnel administratif
- Insuffisance de personnel
administratif, technique et financier
- Insuffisance du niveau de
déconcentration dans la région
- Certaines Directions ne sont pas
encore bien installées à Koulikoro
- Insuffisance de moyens matériels et
logistiques et d’infrastructures de
bâtiments
- Insuffisance des équipements de
télécommunication
- Manque de cohérence aux différents
niveaux de planification
- Mauvais état des bâtiments et
logements administratifs
- Programme de modernisation de
l’Administration avec la
construction de nouveaux
édifices pour abriter les services
techniques et l’administration
- Collaboration entre l’ARK et les
Services administratifs,
techniques et financiers dans le
cadre de l’appui conseil et le
transfert des compétences et des
ressources
- Politique de création des
mesures incitatives des cadres
- Renforcement de capacités
techniques, matérielles et
financières
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’administration et de la sécurité: (Cf.
Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’administration et de sécurité
Service Problèmes Perspectives
Police - Insuffisance de personnel
- Ratio : 10 845 hbts/ policier
- Insuffisance d’éclairage public dans les
centres urbains
- Dégradation du tissu social avec la
fermeture des Unités industrielles
(HUICOMA, Chemin de fer
- Exiguïté et insuffisance de route à
Koulikoro
- Manque de collaboration de la
population en matière de renseignement
et d’information
- Création d’un Commissariat dans chacun des 39
Arrondissements
- accompagnant les Sous préfets
- Création d’un Commissariat dans chaque localité
ayant au moins 10 000 hbts (Dioila, Fana, Koulikoro)
- Création de 02 nouveaux Commissariats à Kati
- Implantation d’une Compagnie de GMS dans la
Capitale régionale
Garde
Nationale
- Insuffisance d’infrastructures (casernes,
logement, centre de santé, Bureau,
centre de formation)
- Logistique (moyens roulants,
transmission, matériels d’information)
- Création d’une école de Garde à Koulikoro
- Sécurité plus près de la population
- Faire une toile d’araignée à la limite de la
circonscription
- Insécurité Zéro dans la Région
DRCN - Insuffisance de personnel (secrétaires,
chauffeurs)
- Personnel d’encadrement et de soutien
insuffisant
- Insuffisance voire inexistence de moyens
logistiques
- Mauvais état des infrastructures et
bâtiments (au niveau de la capitale
régionale et dans les cercles)
- Conserver, restaurer, protéger, et aménager les forêts,
les réserves et parcs nationaux par la création de
massifs forestiers villageois, la création de marchés
ruraux autour de 45 massifs forestiers villageois avec
PAGS créés par l’AMADER
- La mise en œuvre des PAGS des forêts classées de la
région
- L’accompagnement du processus de transfert des
compétences aux CT
- La création des zones d’intérêt cynégétique et
d’écotourisme
Protection
Civile
- Insuffisance d’équipements, de matériels
et de médicaments pour les premiers
soins
- Eloignement du poste des populations
- Insuffisance de poteaux de bouche
d’incendie (01 seule à ATT Bougou)
- Renforcement des capacités de la Direction régionale
de la protection civile (équipements, formations,
participations aux activités de développement de la
région et aux cadres de concertations
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Gendarmerie - Problème de casernement et de
logement
- Insuffisance de moyens logistiques
(véhicules, motos)
- Problème de prise en charge des
hommes dans les postes de sécurité
- Créer une légion de Gendarmerie à Koulikoro
- Construction de casernes dans les Unités
- Rapprocher les forces de sécurité des populations
- Dotations en matériels et logistiques
Douane - nd - nd
Corps des
surveillants
de prison
- Manque d’infirmerie et absence d’agent
de santé
- Manque d’équipements, de matières
premières et d’outils de fonctionnement
des ateliers
- Absence de modules de formation
socioprofessionnelle
- Inactivité des détenus (source de
maladie et tension de tout ordre)
- Insuffisance de moyens matériels et
financiers pour le service social
- Absence de quartiers séparés pour les
mineurs et les femmes
- Améliorer l’accès des détenus aux soins de santé
- Amener 90% des détenus à faire le dépistage
volontaire du VIH/Sida
- Améliorer les conditions d’hygiène et d’alimentation
des détenus
- Relancer les activités de formation professionnelle des
détenus
- Améliorer les conditions de travail des assistants
sociaux
Forces
Armées
- nd - nd
2.4.5. Le développement institutionnel
Acquis/forces identifiés Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
- Présence d’une administration résolument
orientée vers le développement ;
- Déconcentration des structures techniques
(même si celles-la ne sont pas toutes
représentées dans la région) ;
- Présence d’Organisation Non
Gouvernementales Nationales et étrangères ;
- Bonne gouvernance avec la décentralisation
des institutions
- Emergence des Organisations de la Société
Civile avec les faîtières diverses
- Liberté démocratique avec instauration de
débat et interpellation des autorités au sein de
l’espace d’interpellation démocratique ;
- Consultation des populations sur les actions de
développement lors de l’élaboration des
PDESC des CT et des Projets et Programmes
sectoriels de l’Etat et de l’Administration
régionale
- Existence de Programme de Développement
Institutionnel
- Transferts de compétences
aux collectivités locales non
effectifs ;
- Mauvaises perception de la
vision du développement
régionale (insuffisance des
outils et méthodes)
- Manque de cohérence entre
l’échelon Nation, Région et
Locale ;
- Insuffisance de moyens de
travail ;
- Mauvaise circulation de
l’information et de
l’organisation du monde
rural
- Insuffisance d’initiatives de
concertations régionales et
locales entre les CT et les
acteurs étatiques et non
étatiques
- Recherche d’un meilleur
positionnement de l’ARK
comme Institution
porteuse et Pilote du
développement
économique régional
- Renforcement de la
collaboration et du
dialogue avec l’ensemble
des acteurs étatiques et
non étatiques
- Instauration d’un
mécanisme de dialogue et
de planification concertée
entre les trois niveaux des
CT à l’initiative de l’ARK
- Elaboration de projets
conjoints d’intérêts
partagés à l’initiative de
l’ARK
• Les acteurs et intervenants dans la gestion du développement institutionnel: (Cf. Document Situation de
Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de développement institutionnel
Les contraintes et difficultés enregistrées sont :
- Le problème de transfert de compétences et des ressources aux collectivités locales qui n’est pas encore
effectif, conformément aux textes ;
- La mauvaise perception de la vision du développement régionale (insuffisance des outils, moyens et
méthodes de travail) ;
- L’insuffisance de collaboration et de dialogue entre les structures techniques elles- mêmes et entre les
projets et les structures techniques dans la dynamique de planification ;
- Le manque de cohérence entre l’échelon Nation, Région et Locale ;
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- La mauvaise circulation de l’information et de l’organisation du monde rural ;
- L’insuffisance d’initiatives de concertations régionales et locales entre les CT et les acteurs étatiques et non
étatiques.
- Le bas niveau de formation, voire l’analphabétisme de certains élus,
- La passivité des élus dans les prises de décision,
- La grande instabilité du personnel administratif des CT et parfois de son insuffisance (régisseurs,
secrétaires généraux),
- La faible capacité de mobilisation des ressources financières internes des CT pour impulser le
développement,
- L’insuffisance de volonté de l’Etat pour le transfert des compétences et des ressources aux CT,
- L’insuffisance de la tutelle dans l’appui conseil aux CT et la faible application du contrôle de légalité des
organes et des actes,
- L’insuffisance de la prise de conscience des populations qui frise l’incivisme,
- La sous information des populations par rapport à leur responsabilité dans la mise en œuvre de la
décentralisation,
- Le déficit dans la communication et dans le suivi et le contrôle des acteurs de gestion locale,
- La faiblesse des organisations de la société civile pour exiger leur droit de contrôle et surtout des
associations d’usagers pour le suivi de la gestion locale,
- L’insuffisance de préparation des acteurs à leur rôle,
- L’insuffisance de synergie entre les intervenants pour favoriser la mise en cohérence des appuis aux
acteurs locaux,
- L’insuffisance de dialogue entre le dispositif technique et le dispositif financier à travers la formalisation
des rencontres et échanges avec les antennes ANICT, les projets d’appui à la décentralisation,
- L’insuffisance d’implication/ participation des services techniques de l’Etat dans le processus de
planification des CT pour cause de retard dans l’information ou de manque de moyens,
- Les difficultés dans l’animation des CROCSAD, des CLOCSAD et des CCOCSAD.
Les perspectives portent sur :
- L’effectivité de la déconcentration des structures techniques (même si celles-la ne sont pas toutes
représentées dans la région) ;
- La coordination des activités des nombreuses ONG travaillant dans la région ;
- L’instauration et la dynamisation des politiques et stratégies de bonne gouvernance avec la
décentralisation des institutions,
- Une meilleure organisation des Organisations de la Société Civile avec les faîtières diverses ;
- L’instauration d’un débat et des cadres d’interpellation des autorités au sein de l’espace d’interpellation
démocratique pour une liberté démocratique;
- La participation des populations/ citoyens aux actions de développement,
- Etc.
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2.4.6. L’encadrement technique et le renforcement des capacités
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
- Présence d’un encadrement
technique de qualité avec
les structures telles que la
CMDT, OHVN et OPIB ;
- Présence de quelques unités
de recherche ; (IPR/IFRA)
- Existence d’outils de
planification pour certains
cercles, communes (schéma
directeur d’urbanisation,
schéma d’aménagement et
de développement ;
- Existence de services
techniques spécialisés de
plus en plus nombreux.
- Insuffisance de la recherche appliquée et d’études
sur les potentialités des ressources naturelles ;
- Faible rendement des techniques de production du
secteur primaire ;
- Insuffisance de données statistiques pour la
planification ;
- Insuffisance de la main d’œuvre qualifiée ;
- Insuffisance d’encadrement et de vulgarisation de
techniques de production du secteur primaire ;
- Insuffisance de cadres techniques qualifiés pour
l’élaboration de projets et programmes de
développement, leur suivi et leur évaluation ;
- Insuffisance de structures d’enseignement
technique ;
- Insuffisance d’infrastructures sportives,
culturelles, éducatives et socio sanitaires
- Renforcement de
capacités des
structures
d’encadrement
techniques
- Avoir une politique
régionale
d’encadrement des
cadres en fonction
des domaines
prioritaires du
développement
économique (karité,
sésame, fruits :
mangue et légumes)
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’encadrement technique et du
renforcement des capacités: (Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière d’encadrement technique et de renforcement des capacités
Les problèmes portent principalement sur :
- L’insuffisance de la recherche appliquée et d’études sur les potentialités des ressources naturelles ;
- Le faible rendement des techniques de production du secteur primaire ;
- L’insuffisance de données statistiques pour la planification ;
- L’insuffisance d’encadrement et de vulgarisation de techniques de production du secteur primaire ;
- L’insuffisance de cadres techniques qualifiés pour l’élaboration de projets et programmes de
développement, leur suivi et leur évaluation ;
- L’insuffisance de structures d’enseignement technique et de la main d’œuvre qualifiée ;
- L’insuffisance d’infrastructures sportives, culturelles, éducatives et socio sanitaires,
- etc.
Les perspectives s’articulent autour :
- du renforcement de capacités des structures d’encadrement techniques et de la société civile,
- du pourvoi de la région en cadres techniques qualifiés et structures techniques d’encadrement ;
- de la mise en place d’une politique régionale d’encadrement des cadres en fonction des domaines
prioritaires du développement économique (karité, sésame, fruits : mangue et légumes).
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2.4.7. L’emploi et le travail
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/
priorités
stratégiques
- La population en âge de travailler ou
population active potentielle (PAP)
est estimée à 5 661 382 individus en
2007, soit 46% de la population
totale du pays. Elle est composée de
3 097 343 femmes et de 2 564 039
hommes soit respectivement 54,7%
et 45,3% de la main d’œuvre
potentielle
- L’effectif de la population active
occupée a atteint 4 696 448 individus
en 1998
- En milieu rural les actifs occupés
représentent 86,3% de la population
active potentielle, cette proportion
s’établit à 13,7% dans le milieu
urbain mais par contre renferme les
parts de chômeurs les plus élevées
soit respectivement 11,7%pour les
actifs de (15-40) et 7,9%pour ceux de
41 ans et plus
- Près de 3 actifs occupés sur 4 n’ont
aucun niveau d’instruction. La main
d’œuvre occupée est largement
dominée par les travailleurs illettrés.
- Une distinction nette apparaît entre
les diplômés et les personnes non
instruites ou moins instruites.
- Plus de 43 % des actifs occupés
ayant le niveau d’étude
fondamentale 1 (7 années d’études)
travaillent à leur propre compte
comme indépendant dans le secteur
informel.
- - Toutefois, de plus en plus de
diplômés titulaire de licence et plus
pour s’insérer sur le marché du
travail acceptent d’occuper des
emplois en deçà de leurs
qualifications. A titre d’illustration,
66 ,7% de ces diplômés du supérieur
sont employés comme cadres
moyens ou agents de maîtrise dans
les entreprises
- L’enclavement intérieur et extérieur ;
- Le manque d’industries locales de transformation ;
- L’insuffisance d’électrification et de moyens de
communication ;
- La non maîtrise des ressources en eau ;
- Le sous développement du secteur primaire ;
- L’inorganisation des acteurs du développement et
des secteurs d’activités
- Le manque de compétences fondamentales requises
pour accéder à la formation professionnelle.
- Le manque de changement de mentalité ;
- Le manque d’informations sur les structures
chargées des questions d’emploi ;
- La méconnaissance des techniques de recherche
d’emploi ;
- Le manque d’expérience professionnelle ;
- La difficulté d’accès au crédit ;
- L’inadéquation formation emploi ;
- La proximité de Bamako
- l’enclavement intérieur et extérieur ;
- le manque d’Industries Locales de transformation ;
- l’insuffisance d’électrification et de moyens de
communication ;
- la non maîtrise des ressources en eau ;
- le sous développement du secteur primaire ;
- l’inorganisation des acteurs du développement et des
secteurs d’activités
- - le manque de compétences fondamentales requises
pour accéder à la formation professionnelle.
- Aussi, faudrait-il mentionner chez les jeunes et les
femmes :
- le manque de changement de mentalité ;
- - le manque d’informations sur les structures
chargées des questions d’emploi ;
- la méconnaissance des techniques de recherche
d’emploi ;
- le manque d’expérience professionnelle ;
- la difficulté d’accès au crédit ;
- l’inadéquation formation emploi ;
- la proximité de Bamako
- Les jeunes des zones rurales se déplacent vers les
zones urbaines, ce qui crée un problème
socioéconomique avec son corollaire de taux de
chômage urbain très élevé (27,3% à Bamako, dont
plus de 63% ont moins de 29 ans, 15% dans les villes
secondaires du Mali)
- Politique
régionale de
participation à
la
- Création et la
promotion de
l’emploi et
renforcement
des capacités
techniques des
jeunes et des
femmes : Ex
création de
centres
multifonctionnel
s
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de l’emploi et du travail (Cf. Document
Situation de Référence)
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• Problématiques et perspectives en matière d’emploi et de travail
Les contraintes et difficultés spécifiques à la région de Koulikoro portent entre autres sur:
- Le manque de préparation des actifs pour la valorisation des opportunités d’emploi rural ;
- L’insuffisance de l’information et de la communication par rapport aux opportunités d’emploi;
- L’inorganisation des acteurs du développement et des secteurs d’activités ;
- Le manque de compétences et d’expérience professionnelle requises pour accéder à la formation
professionnelle.
- Le manque de structures appropriées de formation dans les métiers techniques et de transformation lié à
l’inadéquation de la formation -emploi;
- Le manque d’informations sur les structures chargées des questions d’emploi ;
- La difficulté d’accès au crédit et aux opportunités de financement;
- La proximité de Bamako et l’attrait de la ville, renforçant le taux d’exode ;
- Etc.
En termes de perspectives, le développement d’une Politique régionale pour l’emploi accompagné d’une
stratégie opérationnelle et d’un plan d’action de renforcement des capacités techniques des jeunes et des femmes,
peut permettre à la région de dégager les ressources et potentialités nécessaires en vue de la prise en charge des
problèmes liés à l’emploi et au travail. Cette stratégie doit être accompagnée par l’instauration d’un cadre de
concertation entre les différents acteurs du développement de la région en vue d’une réflexion approfondie de
l’approche régionale sur l’emploi et le travail.
2.4.8. Le partenariat et la coopération
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
Existence de partenaires d’appui
technique et financier: PADK, SNV,
PACT/GTZ, Swiss-contact,
FODESA, Coopération décentralisée
avec Brabam flaman, UNICEF,
PADEC, PADER, Handicap
Internation, Helen Keler, Etc.
- Manque d’harmonisation et de
zonage d’intervention des
partenaires
- Crainte de l’efficacité de la
signature et de la mise en œuvre
du protocole d’accord entre l’ARK
et les ONG intervenants dans la
région
- ARK de redynamiser le
cadre de concertation avec
les partenaires afin
d’éviter la duplication des
programmes sur un même
site
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement du partenariat et de la coopération (Cf.
Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de partenariat et de coopération
Les problèmes au niveau du partenariat et de la coopération portent entre autres sur :
- Le manque de concertation et de coordinations pour des projets/ programmes d’un même domaine
d’intervention ;
- L’inefficacité de l’ARK dans la promotion des coopérations décentralisées ;
- Le manque d’emprise ou de collaboration de l’ARK sur les ONG intervenants dans la région ayant signé des
Accords Cadres avec l’Etat au niveau central et la crainte du respect des engagements par ces dernières ;
- Le non respect des engagements par les différents intervenants ayant signé des protocoles, des Accords de
partenariat ou autres conventions avec l’ARK et les capacités de portage et de suivi par cette dernière ;
- La résistence des ONG et même des projets de prendre en compte les responsabilités de l’ARK dans la
promotion du développement régional en termes de dialogue, concertation et même d’appui.
Les perspectives pour la région portent sur :
- La redynamisation des cadres institutionnels de coordination et de planification pour une vision
partagée sur les orientations, les priorités et les perspectives de développement régional et aussi le suivi
–bilan des actions et projets;
- La systématisation et l’actualisation de la monographie régionale pour améliorer l’état d’information sur
les acteurs et leurs actions dans la région pouvant servir de support aux processus de planification.
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2.4.9. Le genre et promotion de la femme
Domaines Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
Promotion
de la
Femme
- Existence de personnel au
niveau de la région et des
cercles
- Existence de bureau
approprié au niveau du
chef lieu de la région
- Existence des textes
internationaux et
nationaux sur les droits de
la femme
- Existence des
organisations féminines
formelles et fonctionnelles
(Association, GIE,
Coopératives, mutuelles,
défense des droits des
femmes etc )
- Existence de répertoire des
associations féminines
- Existence des orientations
pour faciliter l’accès de la
femme à la terre dans
l’OA
- Existence du service et de
la commission femme au
niveau de l’Assemblée
régionale
- Formation des élus sur les
droits des femmes
- Existence des ONG
évoluant dans le domaine
de la promotion de la
femme
- Nombreuses sessions de
formation sur l’approche
genre et équité sociale au
profit des cadres
techniques et
administratifs
- Désignation des points
focaux pour l’équité de
genre au sein des services
techniques et
administratifs
- Formation en informatique
- Equipement faible au niveau
régional et inexistant au
niveau cercle
- Manque de bureaux et moyen
de déplacement au niveau
cercle
- Méconnaissance des textes par
la population et l’incohérence
de ces textes avec les réalités
du pays.
- Difficulté de fonctionnement
dans ces organisations
féminines
- Faible accès des femmes à la
terre
- La non prise en compte du
genre dans les programmes de
développement local
- Faible collaboration entre les
ONG et les services techniques
- Insuffisance d’information et
de communication avec les ST
- Insuffisance d’information
nécessaire par rapport au
contenu des textes
- Manque de cohérence de ces
textes avec les réalités du
milieu (problème d’adaptation
des textes)
- Difficultés dans le
fonctionnement des structures
de surveillance
communautaire (moyen de
déplacement
- Absence de cadre de
concertation entre les
- Approche genre peu maîtrisée
et peu utilisée
- Existence de spécialistes en
informatique dans le milieu
Potentiel local à exploiter
- Enger une réflexion avec
des PTF , l’Etat et la
Direction régionale de la
Femme autour de la
question de la promotion de
la femme de l’enfant et de la
famille (mobilisation des
ressource, renforcement des
capacités, coordination des
activités d’appui….)
- Diffusion, formation et
application des textes
- Redynamisation et
formation des associations
- Diffusion et application
- Créer un cadre de
concertation
- Assurer la dotation des
agents en
- équipement au niveau des
cercles de la région
- Doter les cercles en moyen
de déplacement
- Diffusion formation et
application des textes
- Redynamisation des
Structure des Surveillance
Communautaires (SSC) et
dotation en matériel de
travail et de déplacement
- Démarrage de l’élaboration
de la politique et de la
stratégie nationale genre
pouvant orienter les actions
régionales
Promotion
de
l’enfant et
de la
famille
- Existence de personnel au
niveau de la région et des
cercles
- Existence de cyber pour
l’apprentissage en
information au niveau la
région
- Existence des textes
juridiques nationaux et
internationaux sur les
droits de l’enfant et de la
femme.
- Existence des structures de
surveillance
- Manque de formation en
informatique (word-excel-
powerpoint)
- Inexistence d’équipement au
niveau régional
- Manque de moyen de
déplacement dans tous les
cercles de la région.
-
- Création d’un cadre de
concertation entre les
acteurs chargés de la
promotion de la femme
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communautaire (Dioila,
Kangaba, Nara, structure
mise en place des
structures de contrôle des
mouvements des enfants)
- CV : comité Villageoise
- Existence des ONG et
associations
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement du genre et de la promotion de la femme
(Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de genre et de promotion de la femme
Les difficultés rencontrées sont liées particulièrement :
- Aux problèmes de renforcement des capacités (formations, équipements, matériels, logistiques)
- A la pauvreté et analphabétisme accentués au niveau de la cible femme pour mieux jouer leur partition
dans le développement régional;
- A l’insuffisance de préparation des acteurs par rapport à l’approche Genre et promotion et de
disponibilité de personnel qualifié ;
- A l’insuffisance de formation technique et en administration/ informatique du personnel ;
- Aux difficultés dans le fonctionnement des structures de suivi et de surveillance communautaire et au
niveau des organisations de femmes ;
- A l’insuffisance du leadership féminin et des actions de plaidoyer /lobbying pour le positionnement
stratégique des femmes
- A la non maîtrise de l’approche et des outils genre pour la prise en compte de la problématique dans les
programmes et les activités de développement local ;
- A l’insuffisance dans la collaboration et la concertation entre les acteurs intervenant dans le domaine du
Genre et de la promotion des femmes (services techniques, collectivités, ONG, projets, associations de
femmes, PTF),
- A l’insuffisance des activités d’information et de communication autour des priorités et de la
problématique du Genre/ promotion femme.
Les perspectives pourront porter sur :
- la réflexion autour de la question de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille (mobilisation
des ressources, renforcement des capacités, coordination des activités d’appui….) comme axe stratégique
de développement régional ;
- le développement des mécanismes d’information/ sensibilisation et de diffusion des textes et outils liés
à la promotion et au Genre,
- L’animation et le renforcement des capacités des associations et groupes de femmes de la région sur
leurs prérogatives, les dispositions et procédures et les approches de prise en compte du Genre et des
questions de promotion,
- Le renforcement du niveau de représentation et les capacités d’appui des structures et services chargés
de la promotion (dotation en équipements, infrastructures, logistiques de transport) au niveau régional
et local.
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2.4.10. L’économie solidaire
Acquis/forces identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/
priorités stratégiques
- Nouvelle approche de
développement et de
la pratique de la
solidarité dans un
contexte de pauvreté
généralisée
- Existence
d’administrations et
de structures
nouvellement créées
pour la prise en
charge de la question
- Activités significatives
pendant les périodes
de solidarité (mois de
solidarité, ramadan,
autres fêtes religieuses
diverses, calamités,
etc.)
- Revalorisation des
pratiques
socioculturelles
positives du terroir et
du pays
- Retard dans la mise à disposition des fonds pour
l’exécution des activités du PO
- Non représentativité de nos structures au niveau
communal
- Absence d’un plan de carrière pour le personnel
- Insuffisance de personnel de soutien (chauffeur, planton,
gardien, secrétaire, manœuvre)
- Insuffisance de partenaires pour les activités spécifiques
(mutualités, sociétés coopératives, AGR, RBC)
- Insuffisance de moyens logistiques (motos, véhicules)
- Insuffisance d’infrastructures pour les services
déconcentrés. certains cercles ont des titres de propriétés
mais n’ont pas de moyen pour la construction
- Méconnaissance du service
- Gestion de fonds poses des problèmes
- Approche peu connue et maîtrisée
- Insuffisance de personnel qualifié et du niveau de
déconcentration des structures en charge
- Insuffisance des moyens et des activités qui se limitent
aux distributions et célébrations d’événements sociaux
- Constat d’abus de la part de certaines catégories de
populations et de leaders
- Seul le mois de solidarité est connu par le grand public
- Problème de coordination et de responsabilité dans le cas
de la prise en charge des indigents (collectivités et services
de l’état)
- Nécessité de
maîtrise de
l’approche par
l’ARK et les autres
CT
- Identification
d’actions utiles et
porteuses pour les
futurs soutiens de
l’ARK
- Vigilance dans le
soutien et la
contribution de
l‘ARK dans
certaines
manifestations et
collecte de fonds ne
profitant qu’aux
individus et sans
portée
- pour la prise en
charge des
indigents
- Mécanise
d’information
périodique par
rapport la prise en
charge des
indigents
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement du genre et de la promotion de la femme
(Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de genre et de promotion de la femme
Les problèmes ont trait à :
- L’inexistence de personnel qualifié et insuffisance de préparation du personnel affecté et responsabilisé pour
la gestion de la question,
- L’inexistence de structures appropriées pour la formation /recyclage technique et professionnelle des cadres
et personnels chargés de la question,
- L’insuffisance en infrastructures et équipements des services d’appui/ encadrement et des structures de
gestion au niveau régional et local : manque de bureaux, logistiques de déplacement, équipements divers de
bureau ;
- La méconnaissance des missions, prérogatives, activités et approches des services chargés de l’économie
solidaire par le grand public à part les manifestations liées au mois de solidarité ;
- Au problème de la gestion/ coordination et des responsabilités dans la prise en charge des indigents au
niveau régional et local (non clarification et conflits de compétence dans les responsabilités entre collectivités
et services de l’Etat) ;
- La non représentativité des structures chargées de l’économie solidaire au niveau communal,
- L’insuffisance de partenaires pour les activités spécifiques (mutualités, sociétés coopératives, AGR, RBC),
- Etc.
En termes de perspectives, la mise en place et la réalisation des actions, ci-dessous peuvent permettre à la région
d’atteindre de bons résultats dans le domaine du social et de l’économie solidaire :
- Le développement des mécanismes d’information/ sensibilisation et de diffusion des textes, approches
et outils liés à l’économie solidaire,
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- Le renforcement du niveau de représentation et les capacités d’appui des structures et services chargés
de l’économie solidaire (dotation en équipements, infrastructures, logistiques de transport) au niveau
régional et local
- L’animation et le renforcement des capacités des services et les associations de solidarité de la région sur
les opportunités et les stratégies à développer en faveur des indigents et nécessiteux ;
- La collaboration et la synergie d’action entre l’Administration, les services techniques, les collectivités
territoriales et les partenaires d’appui autour des actions de solidarité et de développement social.
2.4.11. La gouvernance
Acquis/forces
identifiés
Faiblesses/Insuffisances Opportunités/ priorités
stratégiques
- Expériences et projets
de gouvernance en
cours pour améliorer
les pratiques des
acteurs dans la
gestion du
développement à
travers les projets
- De nombreux
séminaires et ateliers
d’échange/réflexion
sur les outils, les
indicateurs et les
pratiques de bonne
gouvernance
continuent.
- Sous information et la méconnaissance des
procédures
- Insuffisance des capacités techniques et
professionnelles pour la gestion des activités
- Insuffisance du suivi et du contrôle et aussi
des sanctions
- Insuffisance dans l’obligation de rendre
compte par les structures et gestionnaires au-
delà des rapports d’activités
- Insuffisance et non fonctionnalité des cadres
de concertation et de participation
Non respect par les responsables et les élus
des procédures d’information et d’implication
des acteurs
- Insuffisance des capacités d’animation et de
mobilisation sociale
- Rendre opérationnel les cadres
de concertation et de
planification instaurés
(CROCSAD, CLOCSAD)
- Organisation des sessions
d’information et de dialogue
entre les élus et les acteurs
locaux
- Régulariser les pratiques de
compte rendu et de bilan public
d’information et de restitution
- Systématiser les concertations
thématiques avec les acteurs
- Renforcer les mécanismes de
participation et de mobilisation
sociale
• Les acteurs et intervenants dans la gestion et le développement de la gouvernance
(Cf. Document Situation de Référence)
• Problématiques et perspectives en matière de gestion et de développement de la gouvernance
Les difficultés/ contraintes rencontrées dans l’application de la gouvernance sont entre autres :
- La sous information et la méconnaissance des procédures
- L’insuffisance des capacités techniques et professionnelles pour la gestion des activités
- L’insuffisance du suivi et du contrôle et aussi des sanctions
- L’insuffisance dans l’obligation de rendre compte par les structures et gestionnaires au-delà des rapports
d’activités,
- L’insuffisance de participation des citoyens et des acteurs locaux dans les mécanismes de concertation et
de planification, dans les activités de gestion et de suivi au niveau local et régional,
- L’insuffisance de participation des citoyens et acteurs locaux dans les élections locales et régionales, le taux
variant entre 24 et 36%,
- La corruption et le clientélisme.






