REGION DE KIDAL REPUBLIQUE DU MALI ******* UN PEUPLE- UN BUT- UNE FOI CERCLE DE TESSALIT ********...

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REGION DE KIDAL REPUBLIQUE DU MALI


******* UN PEUPLE- UN BUT- UNE FOI


CERCLE DE TESSALIT ********


*******


COMMUNE RURALE DE TESSALIT


********










PLAN DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE SOCIAL ET


CULTUREL DE LA COMMUNE RURALE de TESSALIT 2010-2014










Financement : DDRK III




Appui technique : Rousmane AG Assilaken – ONG AZHAR


Haminy Belco Maiga – ONG AMUDI








Août 2010





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SOMMAIRE




PAGE


INTRODUCTION…………………………………………………………………………………………………………………..3


SITUATION DE REFERENCE……………………………………………………………………………………………5


PERSPECTIVES ET STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT………………………………..13


OBJECTIFS DU PLAN…………………………………………………………………………………………………..15


MOYENS DE MISE EN ŒUVRE……………………………………………………………………………….….17


MESURES D’ACCOMPAGNEMENT………………………………………………………………………………….18


MECANISMES DE SUIVI EVALUATION……………………………………………………………….…18


CONCLUSION……………………………………………………………………………………………………………………….20





























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INTRODUCTION :




Par son statut de chef lieu de cercle, la commune rurale de Tessalit dispose de
beaucoup d’infrastructures de base et services techniques déconcentrés de l’Etat :
écoles, centre de santé, piste d’atterrissage en macadam, ONP, Douanes, CAP,
SLPSIAP…


Après dix ans de décentralisation, la commune de Tessalit reste toujours dans
un contexte difficile : capacités financières toujours faibles et insuffisance
d’implication dans la mise en œuvre de la planification. C’est pourquoi, dans le plan
de développement économique social et culturel (PDESC 2010-2014) les efforts de la
commune vont se centrer sur des évolutions potentielles préconisées par le schéma
communal d’aménagement du territoire (SCAT Mai 2010), le schéma d’aménagement
pastoral (SAP Nov 2009), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et
le schéma directeur d’urbanisation (SDU 2004) de la ville de Tessalit pour relever le
défi du développement local.


Le plan actuel restera dans la logique du renforcement rationnel de l’existant. Des
investissements stratégiques basés sur les projets structurants y seront
prédominants.


Ce plan sera également à la fois fédérateur et mobilisateur et aussi fondé sur une
vision partagée du territoire.


Erigée en commune en 1996, la collectivité de Tessalit a élaboré deux Plans de
Développement Economique, Social et Culturel (PDESC) qui n’ont jamais fait l’objet
d’évaluation ni par les élus ni par la tutelle.


L’actuelle programmation 2010-2014, avec l’implication de tous les acteurs se
veut une réponse aux problèmes majeurs dont souffre toujours la commune :
insuffisance de l’eau, analphabétisme, faible taux de scolarisation, faible taux de
couverture sanitaire, sous exploitation de la production animale, insuffisance des
équipements de base, enclavement entre autres.


L’élaboration du PDESC a suivi une démarche méthodologique participative dont les
étapes sont les suivantes :


- Atelier d’information et de préparation des participants : au cours de cet
atelier, un diagnostic des potentialités et contraintes de la commune est établi
et tout le processus d’élaboration d’un PDESC est expliqué, débattu pour que
l’ensemble des acteurs s’approprient le plan quinquennal de développement ;


- Atelier de priorisation des actions où toutes les actions qui préoccupent les
populations (urgentes, prioritaires et celles s’inscrivant dans le long terme)
sont définies et retenues ;


- Atelier de planification préparé avec l’appui des services techniques en
collaboration avec les élus, les personnes ressources de la commune a permis
de concevoir un projet de planification quinquennale reposant sur les




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capacités financières réelles de la collectivité et sur les intentions des
partenaires techniques et financiers potentiels.


- Après cette étape, le projet de PDESC est transmis au conseil communal pour
adoption validation et restitution aux populations.






Structure du document :


I. Situation de référence


II. Perspectives et stratégies de développement de la commune


III. Objectifs du plan


IV. Moyens de mise en œuvre du plan


V. Mesures d’accompagnement


VI. Mécanisme de suivi évaluation


Conclusion


Annexes





















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I. SITUATION DE REFERENCE


Le mot Tessalit a plusieurs origines ; pour certains, il signifierait « Tassalit »


c'est-à-dire endroit giboyeux où le braconnage est pratiqué. Pour d’autres , il


signifierait « Tassalat » c'est-à-dire un rocher plat en langue tamacheq.


L’histoire plus récente de Tessalit est liée à la création de la palmeraie, rive


gauche de l’oued.


Le village de Tessalit s’est développé avec la route transsaharienne


aujourd’hui RN19.




1.1. Organisation administrative de la commune
a. Limites administratives/Superficie


La commune rurale de Tessalit a été créée en 1996 (Loi n° 96-059 du 04 novembre
1996) et couvre une superficie de 30.000 KM2 pour une population de 8776
habitants soit une densité de 0,29 hts au km², le taux d’accroissement annuel
moyen est de 1,1 %.



La commune est limitée au nord par la République Démocratique Algérienne, à l’est
par la commune rurale de Boghassa, à l’ouest par la commune rurale de Timtaghène
et au sud par la commune rurale d’Adielhoc.



La population de la commune est constituée de six fractions nomades réparties sur
onze secteurs de développement et un village chef lieu de commune.




N° Villages/fractions Nbre/pers. Chef de fraction


1 Tessalit village 2000 Amihachel AG Ossad


2 Iradianatène de l’ouest 1731 Mahamad AG Abissaket


3 Kel Tessalit 1245 Ousmane AG Mahmoud


4 Kounta 396 Alhousseyni O/ S.Med


5 Kel Rella 288 Malik AG Habada


6 Idabailalen 215 Alhalifa AG Boubacar


7 Kel Tadhak 486 Banjar AG Mohamed


Total 7172


Source : RGPH 1998 actualisé en 2006







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b. Administration/Cadre institutionnel :
Un conseil communal de 11 membres élus en 2009 administre la commune. Celui-ci
est assisté par un secrétaire général et par un régisseur de recettes.
Le conseil communal est la structure chargée de la planification.

La tutelle est assurée par un préfet, un préfet adjoint et un sous préfet.
Les principaux services techniques déconcentrés de l’Etat sont présents.

La commune de Tessalit est membre du Syndicat Inter collectivité Adagh (SICA).





1.2. Environnement naturel :





La commune rurale de Tessalit repose sur un socle précambrien granitique et
morphologique avec par endroit des terrains sédimentaires.
La commune est également occupée par des petits massifs entrecoupés d’oueds et
de plaines. Le massif de Tegharghar dominant dans la commune est entouré au nord
par le plateau du Tanezrouft, à l’ouest par la vallée du Telemsé et à l’est par une
succession de plaines argileuses et de collines rocheuses.

Les sols sont de deux types : sablo rocailleux et limoneux argileux.
Compte tenu de ces caractéristiques, le potentiel en terre cultivable est très limité
surtout dans la partie montagneuse de la commune.
Le Telemsi à l’ouest est une zone riche en terres arables dont la mise en valeur
nécessite d’importants moyens matériels et financiers.

Les ressources en eau reposent sur les puits, les mares et les forages. Les puits sont
alimentés par les eaux de ruissèlement pendant l’hivernage. Malgré la réalisation
d’infrastructures hydraulique, le taux de couverture est toujours faible. Les
principales difficultés pour l’exploitation des eaux souterraines sont le coût élevé des
infrastructures, l’entretien des pompes et l’insuffisance des données
hydrogéologiques. La mise en valeur des eaux souterraines nécessite des études.


Puisards Puits
modernes


Forages SHPA AEP Barrages Mares


174 21 13 dont 9 équipés 5 1 6 9
ENSEMBLE 174 21 13 5 1 6 9
Source : DRHE – Schéma d’Aménagement pastoral


Pour ce qui est du sous secteur des eaux, il est apparent que la couverture en eau
des populations et des animaux est toujours insuffisante (dans la grille de
programmation 27,7% des investissements ont été destinés aux seuls sous secteurs
des eaux ).
Dans tous les secteurs les populations ont inscrit dans leur plan d’action 2010 le
problème d’eau comme problème majeur.




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Comme autres contraintes, le schéma communal d’aménagement du territoire
élaboré en mai 2010 indique : l’existence de certaines maladies animales, l’absence
de gestion rationnelle de l’espace pastoral, l’enclavement de la commune,
l’analphabétisme des pasteurs, la réticence des populations nomades à la
scolarisation et au traitement déstockage du bétail, et la difficulté de recouvrement
des impôts nécessaires au développement de la collectivité.

Les vents sont chauds et secs et affectent la stabilité des sols.


Pendant l’hivernage, les oueds drainent leur eau vers les cuvettes intérieures ou sur


le Tilemsi. Les mares saisonnières, les puits et forages équipés réalisés ces dernières


années constituent la principale source en eau de la commune dont le taux de


couverture est encore faible malgré les infrastructures hydrauliques actuelles.


La végétation ligneuse aujourd’hui présente dans les oueds et vallées se compose
essentiellement d’acacias et autres épineux. La couverture herbacée est tributaire
des pluies de plus en plus rares.



La faune sauvage est constituée de reptiles, rongeurs et petits carnivores. La
sécheresse et le braconnage ont anéanti la faune jadis variée.

Chaque année, le désert avance inéluctablement, cependant, les populations ne
mènent aucune action de lutte contre les vents, l’ensemencement des plaines, le
reboisement des villages et des sites des secteurs de développement.

Tout comme dans les autres communes de la région, les pluies ne sont pas
abondantes et régulières, la moyenne interannuelle est généralement de l’ordre de
77 mm. Toutefois la dernière décade ( 2001 -2009) a connu une pluviométrie
relativement bonne par rapport aux précédentes ( 105.5mm en moyenne ).

Evolution de la pluviométrie dans la commune de 1980 à 2009 :


ANNEE HAUTEUR DES PLUIES EN MM/AN


1980 94


1981 44.6


1982 18.3


1983 65.7


1984 55.1


1985 56.9


1986 102.6


1987 40.1


1988 164.3


1989 175.9


1990 15


1991 82.7


1992 53.7


1993 45.2




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1994 138.1


1995 93.4


1996 45.5


1997 87.5


1998 128.8


1999 120.5


2000 55.5


2001 120.7


2002 104.5


2003 91.8


2004 134.1


2005 138.9


2006 113.3


2007 70.6


2008 104.9


2009 100.1


ENSEMBLE 91
Source : Station météo Tessalit





Trois saisons se partagent l’année :


- Une saison humide (saison des pluies) allant de juillet à septembre est
de plus en plus caractérisée par la diminution de la pluviométrie et sa
mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace ;
- Une saison sèche et froide de novembre à mars, avec des températures
basses surtout les nuits (05° C),
- Une saison sèche et chaude d’avril à juin avec la présence de
l’harmattan et des températures souvent très élevées (45°C sous abri).






1.3 Caractéristiques démographiques :


La population de la commune estimée au recensement de 1998, actualisé en 2006 à
7172 habitants, ce qui représente 41,80% de celle du Cercle, elle est essentiellement
composée de Kel Tamasheq ; cependant quelques familles Arabes, songhois,
bamanas vivent dans la commune.
Cette population de 55.65 d’hommes et 44.34% de femmes est rurale à 80%
(éleveurs nomades) . La structure de la population est caractérisée par une forte
jeunesse et une masculinité également importante.
Les mouvements de cette population sont plus fréquents vers les marchés de Borj
Moctar et Timéyaouène (Algérie).
Le nombre d’« exodants » vers la libye a considérablement diminué ces dernières
années.







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1.4 Espace économique et social :


Le système de production dominant est l’élevage extensif pratiqué essentiellement au


niveau des secteurs de développement de la commune.


a - Elevage :



Il constitue la base de l’économie locale et la dégradation continue des pâturages ne
permet plus l’élevage de toutes les espèces animales, les bovins ont quasiment
disparu dans la commune.
La mentalité des éleveurs, toujours hostiles à la vaccination, au traitement et au
déstockage du cheptel pendant les périodes de soudure ne favorisent pas la
rentabilité optimale du système de production.
Malgré la pression des sécheresses et les timides tentatives de sédentarisation,
l’élevage conserve toujours son caractère traditionnel car aucune innovation n’est à
présent perceptible au niveau des filières de production animale, de la protection et
la gestion des ressources naturelles et l’organisation institutionnelle des éleveurs
nomades. Les populations vivant de l’élevage doivent comprendre aujourd’hui avec
les difficultés rencontrées qu’un système de production qui ne se repense pas, se
remet en cause ; qui n’est pas innovant se sclérose inévitablement et perpétue la
précarité.


Dans la commune, le cheptel représente 34% de celui du Cercle.



Données du recensement du cheptel transhumant et nomade de 2001
actualisé en 2009 :


Espèces Bovins Ovins Caprins Equ Asins Camelins Total


67 52218 61338 5175 28027 147035
Source : DRPIA Kidal


b – agriculture :


Le maraîchage et la pheniciculture occupent près de 8% de la population.
Ces dernières années, le maraîchage a bénéficié d’un soutien important de la part
des ONG et des programmes régionaux de développement.
Des nombreux ouvrages hydro agricoles et équipements ont été réalisés dans la
commune : 150 puits sécurisés en ciment, 80 pompes thermiques sont utilisées par
les producteurs, 206 bassins de stockage d’eau, plus de 4000 m2 d’aqueducs.
Les superficies emblavées sont de l’ordre de 14 ha seulement pour 67 ha
exploitables.
La production de légumes dans le village et les sites maraîchers de brousse au cours
de la campagne 2009-2010 à atteint les 14 209 KG contre 10 381 KG il y a 5 ans
(source : fiches de l’association Assador).
La production fruitière se développe également dans la commune avec actuellement
l’introduction de plus 2000 dattiers vitro plants et agrumes divers.




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c – Commerce :


Les échanges commerciaux se font surtout avec l’Algérie d’où les populations
importent les denrées de premières nécessités en échange de bétail. Ces échanges à
cause de leur caractère informel restent toujours précaires. Il faut rappeler que ce
sous secteur non moins important souffre du manque de relations commerciales
formalisées avec l’Algérie, pays limitrophe grand consommateur de viande et
producteur d’hydrocarbures et autres produits nécessaires aux populations de la
commune.

d – Mines et Industrie:

Le sous sol de la commune est riche en minerais : or, fer, cuivre, uranium qui ne
sont pas encore exploités.
Le gypse est également présent en quantités importantes dans le sous sol.

e– services sociaux :



Education : La commune rurale de Tessalit compte aujourd’hui 11 écoles dont 2
CDPE avec 30 salles de classe en dur et 7 en semi dur. A l’installation du premier
conseil communal en 1999, elle ne comptait que 2 écoles de 1er cycle.



L’encadrement des écoles est assuré par 44 enseignants dont 6 femmes.



Des CGS/APE sont mis en place au niveau de toutes les écoles, mais ne jouent pas
généralement leur rôle.



Le taux brut de scolarisation est de 50,48%, un taux particulièrement bas au niveau
des écoles de brousse. Ce taux est calculé sur la base des effectifs de la rentrée
scolaire



TBS par sexe en % dans la commune année scolaire 2009-2010.


Nombre d’enfant de 7-
12 ans


Enfants scolarisés Pourcentage TBS


Garçons Filles Total Garçons Filles Total Garçons Filles Total


701 644 1345 405 274 679 57,77 42,55 50,48
Source
: Rapport de fin d’année scolaire 2009-2010 CAP Tessalit.

NB : l’objectif du PISE II est d’amener le taux de scolarisation dans l’ensemble du pays à
80% en 2008.Il faut reconnaître que cet objectif est encore loin d’être atteint à cause de
nombreuses contraintes dont les principales sont :


- L’analphabétisme des populations ;
- L’inadaptation du mode de vie des populations nomades aux exigences de l’école. Les


éleveurs sont mobiles et l’école a besoin d’une certaine stabilité. Cela est attesté par
le fort taux de scolarisation des enfants des villages( plus de 80% des enfants vont à
l’école) ;




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- L’actuel fonctionnement des cantines n’est pas l’idéal( vivres toujours insuffisants et
souvent inadaptés aux habitudes alimentaires des pensionnaires) ;


- Les acteurs responsables de l’éducation ne s’impliquent pas assez dans la
scolarisation.



Pour relever le défi de la scolarisation, il est nécessaire de créer des nouvelles écoles
dans les secteurs de développement, assurer un approvisionnement correct des
cantines scolaires et surtout organiser de vastes campagnes de sensibilisation des
populations pour le recrutement annuel des enfants.

Tableau de quelques ratios pour l’année scolaire 2009 ;
Commune Ratios PISE II


Ecoles / village/ secteurs de
développement


1,09


Elèves/ maîtres 15,42 50


Elèves/ salles de classe 18, 35 50


Manuels / élèves 3,9 2




Ces ratios montrent de façon évidente que la fréquentation est insuffisante.
L’amélioration de cette situation passe par la sensibilisation des parents pour recruter
un nombre important d’enfants en âge d’aller à l’école. En 2009-2010, sur 1345
enfants scolarisables, 679 sont scolarisés.
Les manuels et les salles de classe pour les effectifs actuels sont suffisants.

Santé : Avec une seule aire de santé, la commune dispose de 4 CSCOM dont 2
fonctionnels, 1 poste de santé à Abanco. Le personnel technique se compose de 3
médecins, 4 techniciens supérieurs, 6 techniciens de santé publique, 2 techniciens de
labo, 1 obstétricienne et 1 matrone.
Le cscom du village de Tessalit dispose d’un laboratoire encore non fonctionnel. Sa
fonctionnalité dépend de la capitalisation et de la présence du personnel technique.
Cela est en voie avec l’installation du médecin de campagne (financement DDRK III).
Aussi, des efforts devront être faits par les élus et la société civile pour la
mobilisation sociale.



En 2009 :
- ratio médecin, infirmier d’état, infirmière obstétricienne, infirmier santé publique et
matrone est de 1/4251 habitants ;
- taux accouchements à domicile 17 , assistés 42 ;
-taux planification familiale 0,94 ;
- taux suivi des enfants sains 0-11 mois : 40 ; 12 -59mois : 2 ;
-taux vaccination des enfants de moins 1an BCG : 60, DTCP1 :25 ; DTCP3 : 23 ;
VAR : 34
Source : centre de santé de référence de Tessalit



L’analyse de ces données montre que le taux de couverture sanitaire est bas. Cela
est certainement dû à l’insuffisance de communication pour le changement de
comportement ; rôle dévolu aux membres des différentes Asaco.




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1.5 Infrastructures – Réseaux de transports – Communication
et Energie

La commune n’est accessible que par une route nationale RN19 mal entretenue et
des pistes rurales commerciales également en mauvais état.


Catégorie liaison Kilométrage praticabilité


Route nationale Tronçon Tarlit-Tessalit-frontière
algérienne


165 permanente


Routes régionales Tessalit-Boghassa
Tessalit-Adjalhoc-Kidal


250 permanentes


Pistes commerciales Tibagaten-Tessalit-Inhalid
Tibagaten-Egharghar-Timeyawen
Afara-Abanco-Tessalit


165


175


40


Saisonnière


Saisonnière


Saisonnière




Le réseau de communication : Il existe aujourd’hui 2 radio communautaires, un
réseau télévision, un réseau SOTELMA et un réseau mobile ORANGE.

Un réseau électricité du village est réalisé depuis 2004, il a bénéficié d’une extension
et réhabilitation deux fois de suite, mais force est de constaté que la desserte est
insuffisante et la gestion de l’ouvrage marchand reste à désirer, actuellement la
commune n’en tire aucun profit.
Quelques familles (40) ont bénéficié également de panneaux solaires AMADERE.


1.6 Problématique d’aménagement et de développement de la
commune


La commune a élaboré des schémas d’aménagement du territoire et pastoral, la ville


de Tessalit a aussi un schéma directeur d’urbanisme qui ressortent des


potentialités/avantages et des contraintes/problèmes. Les potentialités portent sur


l’existence de cheptel relativement important, les terres salées, le savoir faire des


femmes en artisanat, la proximité des marchés algériens, l’énergie solaire et


éolienne, les sites maraîchers, la route transsaharienne, l’aérodrome...


La sécheresse, la dégradation des sols, la sous exploitation du cheptel, le manque de


débouchés pour les produits maraîchers, la faiblesse des ressources fiscales liée à


l’incivisme des contribuables, l’analphabétisme, la mauvaise organisation des


éleveurs sont des contraintes à relever pour asseoir un développement harmonieux


de la commune…





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II.PERSPECTIVES ET STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT


2.1 Orientations d’aménagement et de développement :


Aujourd’hui dans la commune de Tessalit, tout comme dans l’ensemble de la région,
la principale préoccupation des populations demeure l’accès au développement, un
développement durable, basé sur une croissance économique soutenue. Cette
croissance ne peut pas se faire sur la base d’une seule activité économique (élevage)
surtout avec un mode de vie traditionnel précaire connaissant de surcroit des
mutations profondes. C’est ainsi que le commerce est devenu dans la commune une
activité transversale qui contribue à l’amélioration sensible des revenus des éleveurs.
Le développement communal pour se faire de façon durable aura besoin d’un
ancrage porté par des secteurs tous orientés vers des secteurs stratégiques et cela
passe nécessairement par des préalables dont les principaux sont :


- la maîtrise de l’eau pour réduire les besoins en eau des populations et du
cheptel en réalisant des forages équipés, des barrages filtrants, des
impluviums, des mares et des puits à grand diamètre dans toutes les zones à
pâturages abondants ;


- la transformation/ conservation des produits de l’élevage ;
- l’émergence d’un nouveau type d’éleveurs mieux formés et mieux organisés


avec un cheptel « productif et sécurisé » ;
- la transformation des produits maraîchers ;
- la promotion d’une économie oasienne associant l’élevage, le maraîchage et la


phoéniciculture dans les secteurs de développement propices ;
- la valorisation du potentiel de l’artisanat par l’organisation et le financement


des AGR au profit des artisans, des femmes et des jeunes afin de réduire
l’exode et la pauvreté ;


- l’amélioration de la gestion des pâturages ;
- le relèvement du taux de scolarisation par l’ouverture de nouvelles écoles


avec des cantines bien approvisionnées ;
- l’amélioration de la couverture sanitaire humaine et animale.


L’ensemble de ces stratégies d’importance capitale reposera sur l’implication de tous
les acteurs dans la mise en œuvre des actions/projets viables et réalistes.
Le PDESC pour répondre à son objectif principal de développement, n’est en fait
qu’une programmation/planification faisant appel à la participation de tous
(populations, élus, société civile, privés, PTF).











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2.2. Objectifs Généraux d’aménagement et de développement
communal :


Pour améliorer la qualité de vie des populations dont l’économie est de plus en plus
fragilisée par les sécheresses et les changements climatiques, les objectifs à
atteindre pour les ciq prochaines années sont entre autres :


- rechercher des moyens suffisants pour assurer la maîtrise de l’eau, le
développement de l’éducation et de la santé humaine et animale ;


- promouvoir des actions citoyennes en faveur de la protection et la gestion des
ressources naturelles de plus en plus dégradées afin de sauvegarder
l’écosystème ;


- réaliser des infrastructures et équipements de base nécessaires au
développement local ;


- introduire le système de micro finance ( caisses de crédit/épargne)


Tous ces objectifs ne pourraient être atteints que si l’ensemble des acteurs,
principalement les bénéficiaires au niveau des secteurs de développement
s’investissent dans la mobilisation des participations communautaires au moment de
la mise en œuvre du plan.
Les partenaires techniques et financiers assureront juste l’accompagnement des


acteurs locaux.

























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III. OBJECTIFS DU PLAN


3.1 Axes prioritaires du cadre stratégique de réduction de la
pauvreté (CSRP et OMD)



La réduction de la pauvreté à travers le programme national de sécurité alimentaire
(PNSA) est aujourd’hui une volonté politique nationale inscrite prioritairement dans
tous les plans stratégiques. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement
doivent sont également considérés dans l’élaboration du PDESC ;
La commune de Tessalit à l’horizon 2014 devra entreprendre des actions à moyen
terme pour impulser sa croissance économique au niveau de la maîtrise de l’eau, la
scolarisation et l’alphabétisation, le renforcement des capacités des acteurs du
développement local, la valorisation de l’élevage et du maraîchage.




3.2 Objectifs du plan par domaines prioritaires


L’objectif général du plan est de réaliser à l’horizon 2014 un développement
économique, social et culturel cohérent et équilibré. Toutes les populations devront
ainsi sentir une certaine amélioration de leur condition de vie grâce à la mise en
œuvre de ce programme quinquennal. Pour ce faire, des objectifs devront être
atteints dans les domaines prioritaires de l’hydraulique pastorale, la santé humaine et
animale, l’éducation, la protection de l’environnement, le maraîchage et les
infrastructures et équipements de base.



Objectifs spécifiques par domaines prioritaires d’intervention (DIP) :


Objectif global par DIP Objectif spécifique par DIP


1. Domaine de l’hydraulique rurale et pastorale
Exploiter les ressources de la
commune pour une satisfaction
durable des besoins en eau des
populations et du cheptel


- Réaliser des points d’eau : Puits, Forages,
Barrages, mares et impluviums dans les zones de
pâturages,


- sécuriser des puits pastoraux
- Réparer et équiper 09 forages


2. Domaine de la santé animale et développement de l’élevage
Protéger et valoriser le cheptel
de la commune par
l’organisation de campagnes de
vaccination et du traitement
des épizooties, la mise en place
d’un système de gestion
rationnelle du cheptel et de
l’espace pastoral


- Organiser 05 campagnes de sensibilisation des
éleveurs pour vacciner et déstocker le cheptel afin
d’avoir des revenus toujours stables ;


- Organiser le recensement du cheptel de la
commune pour améliorer les ressources de la
comme


- Mettre en place des mécanismes
d’approvisionnement régulier en aliment de
bétail ;


- Organiser des formations techniques de 12




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animateurs vétérinaires ;
- Former les éleveurs à la bonne citoyenneté




3. Domaine de la santé humaine
Améliorer la couverture
sanitaire et relever le niveau
d’implication des populations
dans la mobilisation sociale


- Rendre fonctionnel 02 CSCOM ;
- Construire et équiper 05 PSA dans les secteurs de


développement viables
- Renforcer les capacités en gestion des ASACO et


COGES/PSA


4. Domaine de l’Education


Accroître le taux de
scolarisation par la création des
conditions d’apprentissage
favorables : Cantines scolaires
approvisionnées, infrastructures
scolaires suffisantes, eau
potable, formation des CGS-
APE, fourniture, mobilier
scolaire, recrutement des
enfants


- Organiser 05 campagnes de sensibilisation des
parents pour améliorer le TBS ;


- Construire des nouvelles salles de classes, des
dortoirs réfectoires pour les élèves ;


- Organiser des sessions d’alphabétisation pour
diminuer l’analphabétisme


- Améliorer l’approvisionnement des cantines
scolaires


- Construire des CDPE, des CED,Centres alpha


5. Domaine des infrastructures et équipements

Réaliser des infrastructures et
équipements dans les secteurs
de développement de la
commune


- construire des ouvrages marchands (magasins,
banques de céréales, salle de spectacle,
marchés à bétail, aire d’abattage, stade
omnisport) pour améliorer les recettes fiscales
de la commune et assurer la sécurité
alimentaire des populations


- entretenir 02 pistes rurales ;



6. Domaine de la protection de l’environnement


Former les populations afin
que la protection des
pâturages, la gestion de l’eau,
la faune, les arbres soit
collectives


- former 12 brigades de surveillance des
secteurs sur la GRN ;


- Lutter contre le ravinement des oueds ;
- Organiser 05 sessions de formation sur le


civisme e la bonne gouvernance pour les
élus, chefs de secteurs, de fractions, la
société civile


7.Domaine du maraîchage


Former les producteurs et
réaliser des infrastructures
hydro-agricoles pour
augmenter la production
maraîchère


- Réaliser et sécuriser des puits maraîchers
- Former les producteurs en techniques


culturales
-





17 17

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17


Le cadre logique du plan est pris en compte au niveau de la grille de
programmation quinquennale pour toutes les actions/ projets à réaliser.


IV MOYENS DE MISE EN ŒUVRE DU PLAN

4.1 Evaluation et estimation du coût des activités retenues dans le PDESC :

En tant que maître d’ouvrage de ce PDESC, le conseil communal doit comprendre
suffisamment qu’il est le premier responsable de la mise en œuvre du plan.
Le travail d’estimation des coûts des actions et la programmation ont été facilités
par l’appui conseil des services techniques pendant l’atelier de planification. Il faut
rappeler que les coûts donnés sont indicatifs, au moment de l’exécution des actions,
les études de faisabilités en préciseront les coûts réels.
Toutes les actions de développement retenues dans le PDESC sont libellées dans la
grille en annexe.


4.2. Analyse des résultats par secteurs de développement :

Les secteurs : secondaire et des ressources humaines semblent être ceux qui ont le
plus besoin d’investissements à réaliser à cause des besoins fortement exprimés par
les populations dans les sous secteurs eau et éducation. Ils sont suivis du secteur de
l’économie rurale et celui des infrastructures.
Les infrastructures et les équipements bien qu’indispensables ne prennent pas une
place importante dans la présente planification ; toutefois leur renforcement doit
rester une préoccupation constante des responsables de la commune.





SECTEURS




COUTS EN MILLIONS


DE F CFA




POURCENTAGE


Ressources Humaines et population 547 32


Infrastructures / Equipements 127 8


Secteur secondaire 603 35


Secteur économie rurale 433 25


Ensemble 1 710 100






Tout comme dans les autres communes de la région, tant que le problème de l’eau
et de la scolarisation des enfants ne sont pas résolus (problèmes majeurs évoqués
lors de l’étape de diagnostic), il y aura toujours un retard pour l’amorce d’un
développement économique social et culturel durable.




18 18

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18







V. MESURES D’ACCOMPAGNEMENTS


Le PDESC ainsi élaboré est au regard du coût des actions à réaliser très ambitieux
et le maître d’ouvrage (Conseil communal) dont la limite en ressources financières,
humaines et matérielles est aujourd’hui évidente est donc obliger de s’impliquer
pleinement dans la mobilisation de ses propres moyens financiers. Aussi il lui sera
indispensable de :


- faire de ce PDESC un document de référence mis à la disposition de tous les
PTF potentiels pour s’assurer leur soutien matériel et financier
complémentaire ;


- informer suffisamment les populations bénéficiaires des actions du bien fondé
de la programmation, qui n’est en fait que la recherche de solutions à leurs
demandes exprimés au moment du diagnostic ;


- mettre en place un mécanisme de suivi évaluation.





VI. MECANISMES DE SUIVI EVALUATION


Des indicateurs de suivi évaluation et suivi exécution sont élaborés pour permettre
de bien apprécier la mise en œuvre correcte du PDESC. Pour cela, le maître
d’ouvrage doit procéder à une révision annuelle afin d’actualiser le plan.


6.1Indicateurs de suivi exécution par domaine d’intervention
prioritaire (DIP)



Domaine


prioritaire
d’intervention


Indicateurs Source de vérification


1. Hydraulique
Pastorale et rurale


- Nombre de points d’eau
créés : puits, forages,
barrages, mares,
impluviums


- P.V de réception
- Base de données DRH
- Schémas d’aménagement








2. Santé animale et
développement de


l’élevage


- Nombre de campagnes
de vaccination, de
traitement et d’animaux
déstockés ;
- Nombre de formations
- Nombre de parcs de
vaccination
- Nombre d’animateurs
vétérinaires formés






- Collectivité
- Rapports services


techniques




19 19

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19









3. Santé Humaine


- Nombre de CSCOM
fonctionnels et
construits ;
- Nombre de PSA
construits
- Nombre de formations
ASACO/COGES




- Supervisions services techniques
- Rapports ASACO
- Collectivité






4. Education


- Nombre de salles de
classes construites,
CDPE,CED,centres
alphabétisation
- Effectifs par an
-Nombre sessions de
formations APE/CGS
- Taux d’admission
- Nombre dortoirs,
réfectoires construits
- Quantité de vivres
reçus par les cantines




- Rapports Académie, CAP ;
Collectivité
- Rapports des Partenaires
- Rapports des CGS/APE


5. Infrastructures
équipements


- Nombre de nouveaux
bâtiments et
équipements
- Nombre de routes
rurales aménagées ;


- Dossiers ANICT
- P.V de réception des ouvrages
- Bases des données
- Urbanisme


6. Protection de
l’environnement


- Nombre de brigades de
surveillance actives
- Nombre de plaines
aménagées


- Rapports services
techniques


- Collectivité


7. Domaine du
maraîchage


- Nombre de puits,
canaux, bassins réalisés ;
- Nombre de formations
tenues


- Rapport services techniques,
partenaires, collectivité




6.2 Suivi évaluation :



Le conseil communal premier responsable de la mise en œuvre des actions du PDESC
est chargé de mettre en place une commission de suivi pour s’assurer du niveau
d’exécution des actions et identifiés les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre
du plan.







20 20

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20


CONCLUSION


En regardant volume des besoins des populations et les difficultés que
rencontrent les élus dans la mobilisation des ressources financières propres,
l’implication de tous les acteurs est l’une des garanties pour la mise en œuvre
correcte du PDESC. Toutes les populations des secteurs de développement d’où
émanent les demandes d’investissements devront s’impliquer avec un véritable esprit
citoyen afin de ressentir à l’horizon 2014 le changement apporté par le programme
élaboré.


Le plan de développement économique, social et culturel initié par les
populations est les responsables de la commune n’est pas une fin en soi si les
bénéficiaires des actions ne s’investissent pas dans la recherche locale de tous les
moyens financiers, humains et matériels nécessaires à sa mise en œuvre
(autofinancement). C’est pourquoi, il est important de savoir compter surtout sur soi
même et de comprendre et accepter de façon responsable que les moyens de l’Etat
et ceux des autres partenaires, bailleurs de fonds, sont certes nécessaires et encore
plus ou moins disponibles aujourd’hui, mais demain, ils pourront considérablement
diminuer et laisser la commune seule, face à elle-même et face aux impératifs du
développement local.


La politique de la main tendue dévastatrice de l’estime de soi n’est porteuse
que de sous développement et de retard économique. Même dans la pauvreté
extrême, ce qui heureusement n’est pas le cas dans cette commune, les populations
ont toujours la possibilité de contribuer ne serait ce que de façon minimale à la
réalisation de certaines actions dont elles sont bénéficiaires directs.





Les acteurs locaux doivent savoir aussi que le développement local ne sera
jamais providentiel et pour être durable et garder l’esprit de solidarité entre tous, il
aura toujours besoin du génie créateur et des énergies de l’ensemble des citoyens de
la collectivité. Il faut par conséquent chercher à en faire une sorte de « prisme
social » dans lequel sont cristallisés les efforts de tous.


Le maître d’ouvrage ( conseil communal) doit parler un langage franc avec les
populations pour rappeler qu’aujourd’hui tous les secteurs de développement qui
resteront en marge de cette logique d’un développement basé sur le don de soi et
l’engagement citoyen pourraient voir leur développement retardé.


Dans la mise en œuvre du plan, les évaluations à mi parcours sont également
un moyen pour faire du PDESC un outil dont le processus d’exécution intéresse
réellement le maître d’ouvrage et les populations.


La bonne gouvernance et la bonne citoyenneté constituent elles aussi une
autre garantie pour donner au PDESC tout son sens économique, social et culturel.




21 21

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21


























ANNEXES









22 22

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22


Annexe 1 : GRILLE DE PROGRAMMATION QUINQUENNALE (2010 – 2014)




Objectifs




Activités/Secteurs




Responsables




Partenaires




Localisation


Coût


estimatif /


en millions


de F CFA


Programmation Quinquennale


2010 2011 2012 2013 2014


1.


2. SECTEUR RESSOURCES HUMAINES ET POPULATION : 547


Améliorer


le taux de


scolarisati


on dans la


commune




Préparer


les enfants


pour passer


du


préscolaire


au scolaire




Réduire


l’analphabé


tisme






1.1. Création de 5


nouvelles écoles






CC


CAP




ETAT PIDRK


DDRK


Inarkachene,


Tadhak,Aoul,


Tibagaten,


Ikadawaten




30 6 6 6 6 6




1.2. Construction de


2 CDPE






CC


CAP


ETAT PIDRK Amachach,


Tessalit


village


40 20 20




1.3. Construction de


01 CED






CC


CAP






PIDRK






Tessalit


village


6 6




23 23

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23








Améliorer


les


conditions


de travail


des élèves


et des


maîtres


1.4 Construction de


30 salles de classe


CC


CAP


ETAT




10 secteurs


de


développement


180 36 36 36 36 36


1.5. Construction de


07


dortoirs/Réfectoires


pour les élèves


CC


CAP


ETAT,PIDRK


DDRK


Tessalit,


Amachach,


Abanco,


Ahamboubar


Telakak,


Inhalil,Efali


PM




Sécuriser


les élèves


et maîtres




Améliorer


les


conditions


d’accueil


du


personnel


enseignant




1.6. Construction de


04 cours d’école


CC


CAP


ETAT,PIDRK Tessalit


vill,Amachach


Ahamboubar,


Abanco


80 20 20 20 20




1.7. Construction de


07 logements pour


enseignants


CC


CAP


ETAT ,PIDRK




70 10 20 20 20


Renforcer


les


capacités


1.8. Organisation de


5 sessions de


formation


CC


CAP


ETAT,


PIDRK,PADECK


Toutes les


écoles


PM




24 24

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24


des acteurs


de l’école


CGS,APE,Elus


Améliorer


les


conditions


de vie des


élèves


Améliorer


les


conditions


de travail


des élèves


et maîtres


1.9.


Approvisionnement


de 7 cantines


scolaires en vivres


CC


CAP


ETAT,PAM


PIDRK, PADECK


Toutes les


écoles


PM


1.10. Achat de


mobiliers scolaires






CC


CAP


ETAT




15 3 3 3 3 3








Augmenter


le taux de


scolarisati


on des


enfants


1.11 Organisation de


5 campagnes de


sensibilisation des


populations en


faveur de la


scolarisation


CC PIDRK PADECK Toute la


commune


PM






Améliorer


l’état de


santé des


populations


de la








1.12 Rendre


fonctionnel 02 CSCOM


CC Csréf,


FELASCOM,


SLDSES,DDRK,


PIDRK


Tinichni


Tadjnout


PM


1.13 Rendre ASACO MDM,PIDRK Abanco, Aoul, PM




25 25

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25


commune opérationnel 05 PSA Telakak,


Efali, Tadhak


1.14. Organisation


de 03 sessions de


formation


ASACO/COGES


ASACO


PSA


PKCII, MDM Taghrit,


Inhalil,


Abanco, Aoul,


Telakak,


Efali, Tadhak


6 2 2 2


1.15. Construction


de 01 CSCOM


CC DRS, DDRK


PIDRK


Inhalil




40 40


Promouvoir


les


activités


culturelles


et


sportives


1.16 Construction


d’une salle de


spectacle équipée


CC ETAT




Tessalit 30 30


1.17 Construction


d’un stade omnisport


CC ETAT




Tessalit PM


1.18 Construction


d’une maison des


artisans


CC ETAT




Tessalit 25 25


Améliorer


les


recettes


fiscales de


la commune


1.19. Organisation


de 5 rencontres


communautaires pour


la mobilisation des


ressources


CC DDRK


PIDRK


ETAT


12 secteurs 10 2 2 2 2 2


Renforcer


les


capacités


techniques


des élus et


1.20. Organisation


de 05 sessions de


formation


CC ETAT,DDRK,


PIDRK


Tessalit 15 3 3 3 3 3




26 26

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26


personnel


communal




2. SECTEUR INFRASTRUCTURES / EQUIPEMENT : 127


Assurer la


sécurité


alimentaire


pour les


populations


2.1. Construction et


mise en place de


fonds de roulement


pour 04 banques de


céréales


CC Etat


Communautés




Abanco,Aoul,In


arkachène,Tiba


gatène


20 5 5 5 5


Faciliter


la circu-


lation à


l’intérieur


de la


commune


2.2. Aménagement de


02 pistes rurales


CC Etat


PIDRK


Communautés


Tessalit-


Tinichni


Tessalit-Afara


12 6 6


Améliorer


les


conditions


d’accueil


dans le


village


2.3. Réhabilitation


et équipement d’un


centre d’accueil


CC ETAT Tessalit 15 15


Connaître


les données


pluviométri


ques de la


commune


2.4. Implantation de


10 pluviomètres


CC Météo


PIDRK


Abanco,Tadjnou


t,Intibdok,


Efali,Tissilé,


Inhalil,Assama


lmal


PM


Sécuriser


le bétail


2.5. Construction et


approvisionnement


CC Etat Tessalit 20 10 10




27 27

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27


en période


de soudure






Sécuriser


le village


des innon-


dations


d’une banque


d’aliment bétail






2.6. Extension d’une


digue de protection








CC




PIDRK






Etat


ADN










Tessalit








60








60






3. SECTEUR SECONDAIRE : 603


Fournir aux


populations


de l’eau


potable


3.1. Equipements


pour 09 forages


CC


DRHE


Etat


PIDRK


DDRK




9 secteurs 63 14 14 14 21


3.2. Réalisation de


09 forages équipés


CC


DRHE


Etat


PIDRK


DDRK




09secteurs 90 20 20 20 30


Alimenter


les


personnes


et les


animaux en


3.3 Réalisation de


07 Impluviums


CC


DRHE


Etat


PIDRK


DDRK


Tachalré,


Telemsi,Tissala


n,Amoudjich,


Tiniridjan,


Tamajor,


140 40 40 40 20




28 28

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28


eau Tinichni


Recharger


la nappe


3.4. Construction de


10 barrages


filtrants


CC


DRGR


Etat


PIDRK


DDRK




10 Secteurs 170 40 40 40 50


Fournir de


l’eau


potable aux


populations


3.5.Réhabilitation


d’une adduction


d’eau


CC DDRK Tessalit PM


Améliorer


le cadre de


vie des


habitants


du chef


lieu de


commune


3.6. Extension du


réseau électrique


(AMADER)


CC AMADER


ETAT




Tessalit 300 300


Développer


le tourisme


3.7 Recensement et


viabilisation des


sites touristiques


CC OMATHO Toute la


commune


Site fête du


chameau


PM


4. SECTEUR ECONOMIE RURALE : 433








4.1. Creusement de


12 puits pastoraux


CC


DRHE


Etat


PIDRK


DDRK


12 secteurs 120 30 30 30 30




29 29

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29


Assurer


l’alimentat


ion en eau


au cheptel


et aux


populations


4.2. Sécurisation de


20 puits pastoraux


CC Etat


PIDRK


DDRK


12 secteurs 60 10 20 20 10


4.3 Curage de 09


mares


CC Etat


PIDRK


DDRK


09 secteurs 9 3 3 3


4.4. Creusement de


05 mares


CC Etat


PIDRK


DDRK


05 secteurs 25 5 10 5 5


Augmenter


les


ressources


fiscales de


la commune


par


l’identifi-


cation de


la matière


imposable


4 .5 Organisation


d’un recensement du


cheptel


CC PIDRK DDRK


ETAT


12 Secteurs 12 12








4.6. Organisation de


05 campagnes de


vaccination ,


traitement et


déstockage des


animaux


CC DRSV


PIDRK


DDRK


12 secteurs PM




30 30

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30






Améliorer


l’état


sanitaire


du cheptel










4.7. Formation de 12


animateurs


vétérinaires


CC PIDRK


DDRK


12 secteurs PM


4.8. Construction de


07 parcs de


vaccination


CC PIRDK


DDRE


ETAT


Ahamboubar


Abanco,Tibagat


ène, Aoul,


Tinichni,


Inarkachène,


Terist


35 10 10 10 5


Protéger la


faune et


l’environne


ment


4.9 Création de 12


brigades de


protection de la


faune et des


ressources


forestières


CC


Chefs


secteurs


ETAT


PIDRK


12 secteurs PM


Protéger


l’environne


ment


4.10 Création d’un


cadre de


concertation pour la


GRN


CC


Service


Conservation


de la nature


PIDRK 12 secteurs PM


Organiser


et gérer la


commerciali


sation du


bétail


4.11. Construction


de 04 marchés à


bétail


CC PIDRK


DDRK




Abanco,Ahambou


bar,Inhalil,Ti


bagatène


48 12 12 12 12




31 31

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31


Fournir aux


consommateu


rs de la


viande de


qualité


4.12. Construction


de 02 aires


d’abattage


CC DRSV


CRA


PIDRK


DDRK




Tessalit


Inhalil


4 2 2




Protéger


l’environne


ment et


lutter


contre


l’érosion


hydrique et


ravinement






4.13. Ensemencement


et aménagement de


10 plaines dégradées






CC






PIDRK


ETAT


DDRK








10 secteurs






PM




Augmenter


la


production


maraîchère


4.14 Réalisation de


60 puits maraîchers


et aménagement de 60


bassins et 6000m


d’aqueducs


CC PIDRK


Autre Terre


Tessalit,


Assawa,


Tadjimé,


Intabdok,


Abanco,


Arayène,


Tadjnout


120 40 40 40 40


Renforcer


les


capacités


techniques


des


producteurs


4.15. Organisation


de 10 formations en


technique de


production


CC PIDRK DDRK Tessalit PM


Améliorer


l’alimentat


4 .16 Aménagement de


30 ha pour les


CC PIDRK DDRK Tous les sites PM




32 32

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32


ion du


bétail


cultures fourragères ETAT maraîchers


ENSEMBLE 1.710 86 646 374 301 303




33 33

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33


Annexe 2 : LISTE DES PARTICIPANTS A L’ATELIER DE PLANIFICATION


N° PRENOM ET NOM FONCTION STRUCTURES/SERVICES


01 ISMAEL AG MOHAMED 2èAdjoint Commune


02 MOHAMED AG MOSSA 2èAdjoint Commune


03 INTHENITAG SOUEBAG Conseiller Commune


04 AMIHACHEL AG OSSAD Chef Village


05 SIDALAMIN AGRISSA Infirmier CSCOM


06 DALLA MOULAYE Conseiller Village


07 SANGARE HAROUNA Chef service SLPIA


08 TANGARA MAMADOU Agent Csref


09 CHEK O DEMBELE Conseiller CAP


10 AHMED MAIGA Chef service Météo


11 ALHASSANE KANATE Chef secteur Agriculture


12 ABDOULAY KASSOKE Chef antenne ORTM


13 ZINEBA IDOUAL Présidente CAFO


14 ABDRAHMANE MATALLA Chef secteur Abanco


15 ZIBITA MAHMOUD Membre CAFO


16 MALAMINE COULIBALY Chef de service SLPSIAP


17 RAMATOU DOUMBIA Membre CAFO


18 AHMED AG OUSMANE Conseiller Village


19 MAHAMAD ABISSAKET Conseiller Fraction


20 ALOUS AG ALHASSANE Animateur Ong Autre Terre


21 SIDIMOHAMED ALBKA Notable Village


22 OUSMANE BABY Maraîcher Village







34 34

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34


Annexe 3 : DOCUMENTATION CONSULTEE




Plan de développement Quinquennal 2005/2009 de la Commune de Tessalit


(2005/2009)


Schéma d’Aménagement Pastoral commune rurale de Tessalit 2009


Schéma Communal d’Aménagement du Territoire 2010


Annuaires statistiques de la région de Kidal


Plan stratégique de développement régional de Kidal 2007/2016


Guide méthodologique d’élaboration des PDESC – Mai 2009































35 35

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35


Annexe 4 : LISTE DES SECTEURS DE DEVELLOPPEMENT




N° NOMS DES SECTEURS RESPONSABLES


01 Tessalit village Amihachel Ag Ossad


02 Abanco Abdarahmane Ag Matalla


03 Tibagaten Mahamad Ag Abissaket


04 Oubankort Ousmane Ag Mahmoud


05 Tadjnout Alhassane Ag Arachid


06 Aoul Abounehia Ag Haroune


07 Timtaghen Kandar Ag Izagh


08 Telakakt Breika Ag Almestar


09 Inarkachen Mossa Ag Izhagh


10 Amzig MbarekAg Amourou


11 Tadhak BanjarAg Mohamed


12 Inhalil Sidama Ag Akli

























36 36

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36


Annexe 5 : PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT DE LA COMMUNE


N° DESIGNATION DOMAINE D’INTERVENTION


01 AUTRE TERRE Maraîchage micro finance


02 ASSADECK Gouvernance, genre micro finance,


alphabétisation


03 AZHAR Education, élevage


04 AFORD Bonne gouvernance


05 AFRICARE Communication


06 AMADER Energie


07 DDRK Hydraulique, Santé, Education,


Gouvernance, Elevage


08 EFFAD Santé, Education


09 PIDRK Hydraulique, Santé, Education


Bonne Gouvernance, Formation


10 PADDECK Pastoralisme, santé, Education,


Décentralisation


11 VILLE DE SAINT JEAN DE


MAURIENNE(France)


Décentralisation, Infrastructures


Equipements




37 37

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37


Annexe 6 : SIGLES ET ABREVIATIONS :


AE Académie Education


AGR Activités génératrices de revenus


ANICT Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales


APE Association des Parents d’élèves


ASACO Association de santé Communautaire


CAP Centre d’Animation Pédagogique


CGS Comité de Gestion Scolaire


CSCOM Centre de Santé Communautaire


CRA Chambre régionale d’Agriculture


CSRP Cadre Stratégique de Réduction de la Pauvreté


DIP Domaine d’Intervention Prioritaire


DRHE Direction Régionale de l’Hydraulique et de l’Energie


DRS Direction régionale de la santé


DRGR Direction régionale du Génie rurale


DRSV Direction régionale du service vétérinaire


DRPIA Direction régionale de la production industrielle et animale


FCFA Francs de la Communauté Financière Africaine


ONG Organisation Non Gouvernementale


PAM Programme alimentaire mondial


PIDRK Programme Intégré de développement de la région de Kidal


PSA Poste de Santé Avancée




38 38

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38


PISE Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education


PTF Partenaires techniques et financiers


PDESC Programme Développement Economique Social Culturel


PNSA Programme Nationale pour la sécurité alimentaire


SCAT Schéma Communal d’Aménagement


TBS Taux Brut de Scolarisation


OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement