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RAPPORT DE SYNTHÈSE DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION MINISTERES EN... |
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RAPPORT DE SYNTHÈSE
DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
MINISTERES EN CHARGE DU SECTEUR DE L’ÉDUCATION
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
ETATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
RÉPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple - Un But - Une Foi
AOUT 2023-FEVRIER 2024
www.porteduc.ml
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RAPPORT DE SYNTHÈSE
DES ÉTATS GÉNÉRAUX
DE L’ÉDUCATION
ETATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
AOUT 2023-FEVRIER 2024
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3ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA
Président de la Transition, Chef de l’État
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4 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Dr Choguel Kokalla MAIGA
Premier ministre, Chef du Gouvernement
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5ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
DISCOURS DE DOCTEUR CHOGUEL KOKALLA MAIGA, PREMIER
MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DE LA
CEREMONIE DE LANCEMENT DE LA PHASE NATIONALE DES
ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
Monsieur le Président du Conseil national de Transition ;
Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
Monsieur le Ministre de l’Education nationale ;
Mesdames et messieurs les membres du Gouvernement ;
Monsieur le Gouverneur du District de Bamako ;
Monsieur le Maire du District de Bamako ;
Madame le Maire de la Commune III du District de Bamako ;
Mesdames et messieurs les Ambassadeurs et Représentants du Corps diplomatique accrédité au Mali ;
Distingués invités,
C’est un réel plaisir pour moi de présider le lancement des travaux de la phase nationale des Etats généraux
de l’Education. Le peuple souverain du Mali s’était prononcé pour une refondation de notre système éducatif
à travers l’organisation de cet événement. Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition,
Chef de l’Etat, en avait pris l’engagement solennel lors de la pose de la première pierre du lycée public de Kayes
N’Di. Les Etats généraux étaient attendus, les voici venus ! Ce jour mérite d’être marqué d’une pierre blanche. Il
concrétise un engagement présidentiel. Il traduit notre volonté commune de repenser notre système éducatif,
de panser ses plaies que nous savons tous profondes. Je voudrais tout d’abord vous dire que j’ai été heureux et
nullement surpris, de voir les Maliennes et les Maliens se mobiliser autour de leur école, à l’occasion des phases
consulaires, régionales et du District qui ont eu lieu du 04 au 06 janvier 2024. Cet engouement des Maliens de
l’intérieur et de ceux établis à l’extérieur pour les Etats généraux s’explique par le fait que, tous, nous avons notre
mot à dire pour améliorer les fondements de l’édifice commun.
Mesdames et messieurs,
L’Education est la base du développement de tout pays. Habituellement, les rencontres de ce genre sur l’Education
constituent un cadre de dialogue sur les forces et les faiblesses du système éducatif afin de dégager, dans une
démarche inclusive et participative, des solutions durables. Le Gouvernement du Mali a voulu donner la parole
aux Maliens pour définir le type d’homme et de femme à former, le système éducatif à mettre en place. Les
termes de référence des Etats généraux de l’Education en ont fixé nettement l’objectif : « Définir des orientations
précises pour la refondation du système éducatif malien en cohérence avec les valeurs culturelles et répondant
aux besoins de développement socio-économique du pays ». Cette orientation est d’autant plus pertinente que
notre pays est en proie, depuis une dizaine d’années, à une crise multidimensionnelle imposée. L’impact de
cette crise sur le système éducatif n’est plus à démontrer. Aujourd’hui, grâce au sens du sacrifice de nos forces
armées et de sécurité, notre pays a reconquis l’intégrité de son territoire, les services sociaux de base sont de
retour dans des zones que, forcés, ils avaient quitté. Les problèmes qui affectent le système éducatif de notre
pays identifiés, nous avons opté pour une approche qui mobilise toutes les énergies, toutes les intelligences,
toutes les compétences maliennes. Notre conviction est que les fondements du Mali nouveau, pacifié, cohésif
et sécurisé, résident dans une éducation de qualité pour tous les enfants du Mali. Nul ne doit être laissé de côté
quand il s’agit de bâtir une école performante. Cette approche inclusive et participative comporte les germes
d’un Mali émergent, résolument tourné vers le développement économique et social au profit de toutes les
couches sociales. Ce faisant, nous honorons nos engagements au plan national et international. La Constitution
du 22 juillet 2023, l’Agenda 2063, l’officialisation de nos langues nationales et les divers actes communautaires
prouvent l’engagement et la détermination des plus hautes autorités à relever les défis de notre système éducatif.
C’est dans ce sens qu’il faut inscrire les réalisations importantes entreprises par la Transition sous le leadership
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6 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Outre, la construction
d’infrastructures scolaires, les recrutements d’enseignants sont effectués, les renforcements de capacités au
profit des personnels entrepris, les acquisitions de matériels et autres manuels pédagogiques au profit de notre
école enregistrées. Ces déterminants de la qualité sur lesquels nous œuvrons au quotidien visent à préparer les
élèves à des études secondaires et supérieures, conformément aux besoins du marché de l’emploi. L’un des défis
majeurs de notre système éducatif est l’articulation entre la formation et le marché du travail. L’éducation et la
formation ne peuvent évoluer en vases clos, entre pédagogues. Il importe d’instaurer un dialogue entre l’école et
le milieu professionnel. C’est le gage d’une prise en compte des besoins de notre développement économique et
social par l’école. A cet effet, je salue la présence remarquée de tous les secteurs de développement à ces assises.
Je vous exhorte, chers participants, à prendre en compte, dans votre analyse de la problématique de notre école,
nos valeurs socio-culturelles. Ce sont, entre autres, la qualité des enseignements-apprentissages, les sureffectifs
dans les salles de classe, les programmes de formation, l’adéquation formation-emploi, le développement
de la fonction enseignante, l’état des infrastructures scolaires et académiques, le financement du secteur de
l’éducation, etc. Le système éducatif souffre également des réformes récurrentes. Je ne doute point que les
échanges et débats des Etats généraux permettront d’aboutir à une gamme de solutions. Mais il est nécessaire
d’élaborer un plan de mise en œuvre qui définit clairement les priorités, les activités à mener, la mobilisation des
ressources nécessaires et le chronogramme. Sinon, il y a un grand risque de naviguer à vue et de ne pas atteindre
les résultats escomptés.
Mesdames et messieurs,
Pour mener à bien le processus des Etats généraux, il y a eu plusieurs niveaux de concertations. Deux ateliers
thématiques se sont d’abord tenus et ont porté, l’un, sur la question enseignante et sur le développement de la
formation professionnelle et, l’autre, sur l’enseignement supérieur. Les concertations régionales et nationales ont
suivi. Les contributions d’experts et de techniciens de l’éducation, de partenaires sociaux, techniques et financiers
ont bien évidemment été recueillies. C’est le lieu, pour moi, de féliciter les membres du Gouvernement qui ont en
partage le secteur de l’Education et de la Formation professionnelle pour la bonne tenue de ces Etats généraux.
Mes félicitations vont également aux membres de la Commission nationale d’Organisation des Etats généraux de
l’Education pour la bonne conduite du processus.
Mesdames et messieurs,
La substance des différentes concertations vous sera présentée pour recueillir vos observations et commentaires.
Vous aurez à discuter, à donner votre avis sur les résultats obtenus au cours des différentes étapes des Etats
généraux de l’Education. Au besoin, vous aurez à formuler des recommandations. Vous êtes appelés à mener une
réflexion collective. Je souhaite que vous y alliez sans passion, détachés des postures partisanes, dans un esprit
véritablement constructif afin de bâtir un système éducatif performant et enraciné dans nos valeurs. C’est sur ces
notes d’espoir, que je déclare ouverts les travaux de la phase nationale des Etats généraux de l’Education.
Je vous remercie !
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7ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
MOTS DE DR AMADOU SY SAVANE, MINISTRE DE L’ÉDUCATION
NATIONALE A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE LANCEMENT
DE LA PHASE NATIONALE DES ETATS GENERAUX DE
L’EDUCATION
Je voudrais, tout d’abord, aux noms de mes collègues de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,
de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Administration territoriale et de
la Décentralisation et à mon nom propre, exprimer ma profonde gratitude aux plus Hautes Autorités de notre
pays pour la confiance placée en nous pour la préparation et la tenue des États généraux de l’Éducation.
Je voudrais, ensuite, adresser mes sincères remerciements :
à mes collègues anciens ministres dont la disponibilité, le dévouement et l’engagement ne nous ont pas fait
défaut tout au long de ce processus ;
à tous les membres de la Commission nationale d’Organisation, aux cadres des différents départements
ministériels qui, depuis le 31 juillet 2023, ont travaillé intensément pour déterminer et structurer les
thématiques devant alimenter les concertations tant au niveau des régions, du District de Bamako, des
missions diplomatiques, qu’au niveau national ;
à la Cellule de communication, la presse écrite et audiovisuelle qui ont permis une véritable médiatisation
de l’évènement.
Je voudrais, enfin, adresser mes vifs remerciements :
aux Gouverneurs de région, du District de Bamako et aux Chefs des missions diplomatiques qui ont organisé
les concertations régionales en mobilisant tous les acteurs et partenaires de l’école ;
aux cadres de nos structures déconcentrées qui ont animé les travaux des concertations régionales ;
aux représentants des partenaires sociaux qui ont participé aux concertations régionales ;
aux partenaires techniques et financiers qui ont formulé des propositions pertinentes ;
aux journaux et aux radios de proximité qui ont communiqué au quotidien sur le déroulement des activités.
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8 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
L’Histoire nous apprend que, à chaque changement de la société, correspondent des changements
au niveau de l’éducation. Nous devons dès lors, avec toute l’objectivité requise, examiner tous ces
changements et nous y adapter pour le bonheur des enfants du Mali.
C’est pourquoi, au cours de la phase préparatoire des EGE, nous avons instruit aux animateurs des
États Généraux d’identifier, sans complaisance aucune, les problèmes essentiels du système éducatif.
La finalité de ces différentes concertations est que le peuple malien nous donne des orientations claires
pour les solutions à son système éducatif ; qu’il nous indique clairement quel type d’éducation il veut
pour ses enfants afin que ceux-ci puissent contribuer, qualitativement, au développement social,
culturel, économique et environnemental du pays, et faire du Mali un pays émergent.
Je salue la méthodologie développée par la Commission nationale d’Organisation. Elle a fait preuve
d’ouverture et de scientificité en prenant en compte les avis des Maliens dans leur ensemble. Les
séances d’écoute avec les acteurs clés, les ateliers thématiques sur des problématiques majeures, les
contributions très appréciées des anciens ministres et les ateliers régionaux et ceux qui se sont tenus
dans les missions diplomatiques nous offrent suffisamment de données pour envisager le devenir de
notre école.
Ces données sont relatives, entre autres, à une gestion décentralisée rigoureuse et transparente du
personnel enseignant, à l’offre de parcours flexibles et innovants de formation professionnelle, à une
formation adaptée aux besoins du marché de l’emploi et à la nécessaire articulation entre les segments
de l’éducation, de l’éducation préscolaire et de l’enseignement supérieur.
Nous avons une claire conscience qu’aucune entreprise humaine n’est parfaite. Nous restons donc
ouverts à toute proposition tendant à affiner les recommandations formulées antérieurement et au
cours des travaux de cette phase nationale, tant dans les ateliers qu’en séance plénière.
Nous nous engageons à traduire les recommandations qui sortiront de ce processus des États généraux
en activités réalistes, faisables et déployées dans un plan d’actions à court, moyen et long termes.
C’est sur cet engagement que je réitère, au lendemain de la célébration de la deuxième édition de
la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée, notre détermination collective à vous servir, dans
l’intérêt supérieur de notre chère patrie.
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9ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION .............................................................................................................................. 21
1. ÉTAT DES LIEUX DU SYSTEME EDUCATIF MALIEN ............................................................. 23
1.1. Les sortants de l’ETP et le marché du travail ......................................................................................29
1.2. Comparaison des résultats du BAC du Mali avec ceux des pays de l’UEMOA et de la Guinée ...........30
1.3. Les effectifs d’étudiants....................................................................................................................... 33
1.4. Les effectifs des enseignants-chercheurs ...........................................................................................33
1.5. Les infrastructures pédagogiques ......................................................................................................33
1.6. Financement du sous-secteur .............................................................................................................34
1.7. La recherche scientifique ....................................................................................................................34
2. ÉTAT DES LIEUX DE LA POLITIQUE DE DÉCENTRALISATION ET DE DÉCONCENTRATION
DE L’ÉDUCATION AU MALI .................................................................................................. 37
3. DÉROULEMENT DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION (EGE) .................................... 41
3.1. RAPPEL DU CONTEXTE ET JUSTIFICATION DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION ..........................42
3.2. PHASE PREPARATOIRE ......................................................................................................................... 43
3.3. RENCONTRES PREPARATOIRES, ECOUTES, AUDITIONS ET ENTRETIENS ..............................................43
3.4. DES THEMATIQUES, DES EQUIPES D’ANIMATION ET DE L’OUTIL DE COLLECTE D’INFORMATIONS .....43
3.5. VISITES D’EXPERIENCES ET D’INNOVATIONS PEDAGOGIQUES ............................................................44
3.6. ATELIERS DANS LES REGIONS, LE DISTRICT DE BAMAKO ET LES MISSIONS DIPLOMATIQUES
ET CONSULAIRES ......................................................................................................................................... 44
3.7. LA PHASE NATIONALE ......................................................................................................................... 47
3.8. LA MEDIATISATION .............................................................................................................................. 48
4. RÉSULTATS DU PROCESSUS DES ETATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION ................................ 49
4.1. THEMATIQUES, QUESTIONS ET OPTIONS DES PARTICIPANTS DES ÉTATS GENERAUX
DE L’ÉDUCATION AU MALI ........................................................................................................................... 50
4.2. RECOMMANDATIONS.......................................................................................................................... 52
4.2.1. Recommandations stratégiques ............................................................................................ 52
4.2.2. Recommandations opérationnelles ...................................................................................... 66
5. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES DE LA REFONDATION DU SYSTÈME ÉDUCATIF DU MALI ... 69
5.1. THEORIE DU CHANGEMENT ................................................................................................................70
5.2. VISION DE LA REFONDATION DU SYSTEME EDUCATIF DU MALI .........................................................71
5.2.1. Mission .................................................................................................................................. 71
5.2.2. Objectif général ..................................................................................................................... 71
5.2.3. Objectifs spécifiques .............................................................................................................. 71
5.3. CONDITIONS A REUNIR POUR LA REFONDATION DU SYSRTEME EDUCATIF DU MALI .......................71
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10 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
5.4. PRINCIPES A OBSERVER ...................................................................................................................... 72
5.5. PRINCIPALES MENACES OU FACTEURS DE RISQUES POUR LA REFONDATION DU SYSTEME EDUCATIF ....72
5.6. PRINCIPAUX ACTEURS DE LA REFONDATION DU SYSTEME EDUCATIF ................................................73
6. PILIERS DE LA REFONDATION DU SYSTÈME ÉDUCATIF DU MALI ...................................... 75
Pilier 1 : Éducation du citoyen aux valeurs culturelles et aux savoirs endogènes .......................................76
Pilier 2 : Éducation inclusive sur toute l’étendue du territoire national ......................................................76
Pilier 3 : Professionnalisation des formations à tous les niveaux du système éducatif
et dans toutes les formes d’éducation .......................................................................................................77
Pilier 4 : Promotion des Langues officielles dans le système éducatif. ........................................................77
Pilier 5 : Développement de curricula centrés sur les valeurs et savoirs endogènes, les Langues
officielles, les Sciences et technologies à tous les niveaux du système ......................................................78
Pilier 6 : Formation et gestion des enseignants et des formateurs .............................................................78
Pilier 7 : Recherche scientifique au service du développement social, économique, artistique,
culturel et environnemental ....................................................................................................................... 79
Pilier 8 : Schéma institutionnel systémique ................................................................................................79
Pilier 9 : Financement souverain .................................................................................................................79
7. ACTIONS STRATÉGIQUES DE LA REFONDATION DU SYSTEME ÉDUCATIF ........................... 81
8. SUIVI-EVALUATION DES RECOMMANDATIONS ET DES ACTIVITÉS ................................... 85
8.1. LE COMITE TECHNIQUE INTERMINISTERIEL DE SUIVI - EVALUATION .................................................86
8.2. LE COMITE DE PILOTAGE .....................................................................................................................86
9. PLAN D’ACTIONS PRIORITAIRES BUDGETISE (2024 - 2026) .............................................. 87
10. CONCLUSION ................................................................................................................ 93
ANNEXES ............................................................................................................................ 95
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11ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : effectifs des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au diplôme d’études
fondamentales (DEF)de 2018 à 2023 ............................................................................................26
Tableau 2 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
baccalauréat général de 2018 à 2023 ..........................................................................................26
Tableau 3 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
bac technique de 2018 à 2023 .....................................................................................................27
Tableau 4 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
brevet de technicien en santé, de 2018 à 2023 ...........................................................................27
Tableau 5 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
BT1 de 2018 à 2023 ......................................................................................................................28
Tableau 6 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
BT2 de 2018 à 2023 ......................................................................................................................28
Tableau 7 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
CAP de 2018 à 2023 .....................................................................................................................29
Tableau 8 : effectifs des candidats, des admis et taux d’admission au Baccalauréat professionnel (Bac Pro) de
2018 à 2023 ..................................................................................................................................29
Tableau 9 : Taux de réussite au baccalauréat dans les pays de l’UEMOA et la Guinée ........................................... 30
Tableau 10 : Mobilisation des ressources par chapitre de dépenses ........................................................................34
Tableau 11 : Forces, faiblesses, opportunités et faiblesses du système éducatif malien ......................................... 36
Tableau 12: Statistiques des options ........................................................................................................................51
Tableau 13 : Recommandations stratégiques et leurs échéances ............................................................................52
Tableau 14 : Recommandations opérationnelles et leurs échéances .......................................................................66
Tableau 15 : Actions stratégiques par pilier ..............................................................................................................82
Tableau 16 : Plan d’action des activités urgentes et des activités prioritaires ......................................................... 88
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12 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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13ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
SIGLES ET ABREVIATIONS
ADARS Appui direct à l’Amélioration des Rendements scolaires
AE Académie d’Enseignement
AEEM Association des Elèves et Etudiants du Mali
AENF Alphabétisation et Éducation non Formelle
AMALAN Académie malienne des Langues
AMAQ-SUP Agence malienne d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur
ANR Assises nationales de la Refondation de l’État
APE Association des Parents d’Elèves
APC Approche par les Compétences
BAC Baccalauréat
Bac Pro Baccalauréat professionnel
BT Brevet de Technicien
CAP Centre d’Animation pédagogique
CAP Certificat d’Aptitude professionnelle
CaPuDi Certificat d’Aptitude professionnelle en Pédagogie universitaire et en Didactique
CF Comptabilité Finances
CGS Comité de Gestion scolaire
CICB Centre international des Conférences de Bamako
CNECE Centre national des Examens et Concours de l’Éducation
CNO-EGE Commission nationale d’Organisation des États généraux de l’Éducation
CPS Cellule de Planification et de Statistique
CT Collectivités territoriales
DAE Directeurs d’Académies d’Enseignement
DAT Dépôts à terme
DCAP Directeurs de Centres d’Animation pédagogique
DEF Diplôme d’Etudes fondamentales
DNEF Direction nationale de l’Enseignement fondamental
ECM Éducation civique et Morale
EMOP Enquête modulaire et permanente auprès des Ménages
ENSup Ecole normale supérieure
ETP/FP Enseignement technique et professionnel/Formation professionnelle
FCRIT Fonds compétitif pour la Recherche et l’Innovation
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14 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
GEN Génie énergétique
GEL Génie électrotechnique
GELN Génie électronique
GC Génie civil
GCO Gestion commerce
GM Génie mécanique
GMI Génie minier
IA Intelligence artificielle
IES Institution d’Enseignement supérieur
IESRS Institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique
IFM Institut de Formation de Maîtres
IPRES Inspection pédagogique régionale de l’Enseignement secondaire
IPU Institut de Pédagogie universitaire
LMD Licence-Master-Doctorat
LN Langues nationales
MATD Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation
MEALN Ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales
MEN Ministère de l’Éducation nationale
MENEFP Ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle
MESRS Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
MTI Mathématiques Technologie Industrie
ONG Organisation Non Gouvernementale
ORTM Office de Radiodiffusion Télévision nationale du Mali
PIB Produit intérieur brut
PRODEC2 Programme décennal de Développement de l’Éducation et de la Formation professionnelle,
Deuxième génération
PTF Partenaires techniques et financiers
RGPH Recensement général de la Population et de l’Habitat
SG Secrétariat général
SMT Sciences, Mathématiques et Technologies
SMIG Salaire minimum inter catégoriel garanti
STI Sciences et Technologies industrielles
STIM Sciences, Technologies, Industrie et Mathématiques
STG Sciences et Technologies de Gestion
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15ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
TAL Terminale Arts Lettres
TIC Technologie de l’Information et de la Communication
TLL Terminale Langues Littérature
TSE Terminale Sciences exactes
TSECO Terminale Sciences économiques
TSS Terminale Sciences sociales
TSEXP Terminale Sciences expérimentales
ULSHB Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako
UMF Unités mobiles de formation
USSGB Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako
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16 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Dr Choguel Kokalla MAIGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement
Dr Amadou Sy Savané, Ministre de l’Education nationale Colonnel Abdoulaye MAIGA, Ministre d’Etat,
Ministre de l’Administration territoriale
et de la Décentralisation
Pr Boureïma Kansaye, Ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique
Mme Bagayoko Aminata Traoré, Minstre de
l’Entreprenariat national, de l’Emploi
et de la Formation professionnelle
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17ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Mobilisation des membres du Gouvernement
La Commission Education du Conseil national de Transition (CNT)
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18 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Les Coordinateurs des Inspections pédagogiques régionales (IPRES)
Partenaire Techniques et financiers du secteur de l’Education et de la Formation professionnelle
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19ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Vue partielle de l’assistance
Les représentants de l’Administration générale
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20 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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21ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
INTRODUCTION
L’Éducation est l’action de former une personne, spécialement un enfant ou un adolescent, en développant
ses qualités physiques, intellectuelles et morales, de manière à lui permettre d’affronter la vie pour son
épanouissement C’est un puissant facteur de changement qui améliore la santé et les moyens de subsistance.
Elle contribue à la promotion sociale et la croissance économique à long terme, par la réalisation de chacun des
17 objectifs de Développement durable. L’éducation inclut le développement de compétences et d’éléments
culturels caractéristiques d’un pays et de son histoire, dans le but de faire progresser, améliorer et penser par
soi-même.
Tout système éducatif est le reflet d’une société donnée, d’une organisation politique, économique, culturelle et
environnementale. L’éducation vise à promouvoir la formation du citoyen en vue de son insertion harmonieuse
dans la société.
Fort de ce postulat, le peuple souverain du Mali a décidé d’organiser les États généraux de l’Éducation.
Ce vaste cadre d’échanges est une étape importante dans la concrétisation des recommandations des Assises
nationales de la Refondation (ANR) dont, son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition,
Chef de l’Etat, a fait une priorité, notamment, l’objectif spécifique 1.4.12 à bâtir un système éducatif refondé, en
adéquation avec les aspirations du peuple.
Dans ce cadre, les EGE ont été organi13sés et conduits selon une méthode multicritère qui alterne les ateliers
thématiques, les ateliers régionaux, les ateliers dans les Missions diplomatiques et consulaires, l’atelier national,
les contributions écrites, les écoutes d’organisations ou de personnes intimement au fait du système éducatif et
ayant été impliquées dans la vie de l’école.
Les ateliers organisés dans le cadre des États généraux de l’Éducation (EGE) ont regroupé, au total,
3 028 participants dont 2 387 pour les Régions et le District de Bamako et 641 pour le niveau national, y compris
10 de la Diaspora.
Outre les participants aux différents ateliers, des écoutes de personnes ressources ont été organisées et des
contributions écrites, au nombre de 67, émanant du CNT, de personnes ressources, d’anciens ministres, de partis
politiques, de services centraux de divers ministères, des PTF, de syndicats d’enseignants, de diverses associations,
d’organisations religieuses et coutumières et de la société civile, ont été reçues. Dans ce cadre, une quarantaine
de partis politiques ont apporté leurs contributions écrites.
Le présent rapport, intitulé « Rapport de Synthèse des États généraux de l’Éducation », qui retrace les étapes de
l’organisation des EGE, les recommandations, les analyses et plans d’actions, est l’aboutissement d’une démarche
méthodique, inclusive et participative. Il intègre les résultats des travaux en ateliers, en plénières, la synthèse des
écoutes et contributions écrites, les analyses statistiques des données collectées et les orientations stratégiques
élaborées à la suite d’une analyse approfondie des attentes et options exprimées par les populations maliennes
au sujet du nouveau système éducatif à bâtir. Il est articulé autour de neuf (9) chapitres et des annexes :
1. l’état des lieux du système éducatif malien ;
2. l’état des lieux de la politique de la décentralisation et de la déconcentration de l’éducation au Mali ;
3. le déroulement des Etats Généraux de l’Education (EGE) ;
4. les résultats du processus des Etats Généraux de l’Education ;
5. les orientations stratégiques de la refondation du système éducatif du Mali ;
6. les piliers de la refondation du système éducatif du Mali ;
7. les actions stratégiques de la refondation du système ;
8. le suivi-évaluation des recommandations et activités ;
9. le plan d’actions budgétisé des trois premières années (2024- 2026).
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22 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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23ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
1. ÉTAT DES LIEUX DU SYSTEME
EDUCATIF MALIEN
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24 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Le système éducatif malien est administré, principalement, par quatre Ministères : (i) le Ministère de l’Éducation
nationale (MEN) ; (ii) le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) ; (iii)
le Ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MENEFP) ; et (iv) le
Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD). D’autres ministères délivrent des
formations professionnelles, qualifiantes/certifiantes et diplômantes.
Le système éducatif malien comprend plusieurs ordres et types d’enseignements, avec une diversité de parcours
et de passerelles, dont la finalité est de permettre une insertion socio-professionnelle réussie pour tous. Il
comprend les ordres d’enseignement suivants :
l’Education préscolaire,
l’Enseignement fondamental,
l’Enseignement secondaire,
l’Enseignement supérieur.
Le système éducatif malien comprend les types d’enseignement suivants :
l’Education non formelle,
l’Education spéciale,
l’Enseignement normal,
la Formation technique et professionnelle.
Ces ordres et types d’enseignement connaissent un développement important qui cache des disparités et des
difficultés en lien avec l’offre éducative. Ainsi, la photographie du système éducatif pourrait-elle se traduire en
statistiques qui montrent l’immensité des défis auxquels il est confronté.
Au titre de ces statistiques, on peut noter, sur la base de l’exploitation des données collectées sur le terrain,
dans le cadre du 5ème Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH 5), que l’effectif total de la
population malienne, en 2022, est estimé à 22 395 485 habitants dont :
47,2% de jeunes de moins de 15 ans ;
49,9% de personnes âgées de 15 à 64 ans ;
49,7% de femmes ;
l’âge moyen de la population est de 21,4 ans et le taux de croissance annuel de la population est de 3,3%.
Dans le même ordre d’idées, le rapport de synthèse des résultats du premier passage de l’Enquête modulaire et
permanente auprès des ménages (EMOP, janvier-mars 2023),1 estime que, en moyenne, environ six personnes
sur dix (57,1%), au Mali, sont sans niveau d’instruction au nombre desquelles 41,7% sont dans les villes et 64,3%
en milieu rural. Selon le niveau de non-fréquentation scolaire au moment de l’enquête à travers la proportion des
individus jamais scolarisés par groupe d’âges, suivant le genre et le milieu de résidence, il ressort que, au Mali,
environ six personnes sur dix n’ont jamais été scolarisées. Un peu plus de cinq hommes sur dix (52,7%) ne sont
jamais allés à l’école. Pour les femmes, la proportion est de l’ordre de six femmes, ou plus, sur dix (61,3%). Selon,
toujours le même rapport, la proportion des individus jamais scolarisés est plus importante en milieu rural avec
près de sept cas sur dix personnes (64,3%).
Les groupes d’âges où l’on retrouve les plus fortes proportions de personnes jamais scolarisées sont les enfants
de moins de 5 ans (94,9%), la scolarisation préscolaire n’étant pas développée dans ces groupes.
Près de six personnes sur 10 sont sans niveau d’instruction (57,7%), une petite portion de la population a atteint
le niveau universitaire (1,5%) et seulement 5,4% a atteint le niveau d’éducation secondaire, la partie restante, qui
représente près d’un tiers de la population, n’a pas dépassé le niveau primaire.
L’universalité de la scolarisation, telle que préconisée dans le primaire, est loin d’être atteinte.
1 Enquête modulaire et permanente auprès des ménages (EMOP, janvier-mars 2023)
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25ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
L’EMOP janvier-mars 2023 note qu’au premier cycle, quel(le) que soit la région ou le milieu de résidence, le taux
net de scolarisation des garçons n’est pas très différent de celui des filles. On relève, cependant, au second cycle,
un léger écart au niveau du taux net de scolarisation selon le sexe.
Ainsi, en est-il de la faible rétention des filles dans le 2nd cycle du fondamental2. En effet, malgré les chances
similaires d’accès de l’ordre de 70% à l’entrée du fondamental, les chances des filles se réduisent à 25% à la fin du
cycle, contre 41% chez les garçons. Les filles sont en proportion plus faible à se retrouver dans le secondaire, dans
l’Enseignement technique et professionnel et dans le supérieur.
Le taux brut de scolarisation au premier cycle de l’Enseignement fondamental 1 est estimé à 79,9% dont 79,4%
pour les filles et 80,3% pour les garçons. Dans l’ensemble, le taux net de scolarisation au fondamental 1 est passé
de 58,5% en 2022 à 63,1% en 2023.
Le taux brut de scolarisation au second cycle de l’Enseignement fondamental s’élève à 58,3% en 2022 contre
56,2% en 2023.
Selon, toujours, la même enquête, il ressort des résultats que, au Mali, plus d’un adulte sur trois (37,2%) sait lire et
écrire dans une langue quelconque et plus d’une personne sur quatre (28,6%) de 15 ans et plus savent lire et écrire
en français. Cet indicateur comporte des disparités. En effet, dans les zones rurales, le niveau d’alphabétisation
en langue nationale est de 5,8% contre 7,2% en milieu urbain. Plus de la moitié des individus de 15 ans et plus
(54,2%) sait lire et écrire le français en milieu urbain, contre seulement 19,7% en zones rurales. De même, quel
que soit le critère de langue (nationale ou française), les hommes sont plus alphabétisés que les femmes. Cette
réalité est valable pour chaque Région. Dans la majorité des Régions, les personnes de 15 à 24 ans et celles de
25 à 64 ans sont les plus alphabétisées en langue nationale par rapport aux personnes âgées de 65 ans et plus.
L’Alphabétisation et l’Éducation non formelle (AENF) s’adressent aux jeunes non scolarisés et déscolarisés précoces
ainsi qu’aux adultes analphabètes pour leur permettre d’acquérir des connaissances de base instrumentales
et des compétences et de s’insérer dans la vie socioprofessionnelle. Dans ce domaine, le Rapport de suivi des
indicateurs du système éducatif de 2017-2018 à 2021-2022, publié par la CPS-Éducation en 2022, note que le
nombre total de centres a considérablement diminué de 2018 à 2022. Cette diminution s’explique par la fermeture
de plusieurs centres AENF en raison du manque de financement et de la crise dans certaines zones (Ségou, Mopti,
Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka). En 2022, sur 2084 centres, 1332 étaient fonctionnels, avec 537 CED, 780
CAF, 4 CAFé.
En termes de disparité régionale, à l’exception de la Région de Sikasso où la majorité des centres sont fonctionnels,
plus de 80% des centres dans la Région de Mopti sont non fonctionnels. Les centres sont presque inexistants dans
les Régions du nord. En 2022, les apprenants/auditeurs étaient au nombre de 16 155 avec 61,30% de femmes,
encadrés par 1 001 formateurs dont 37% de femmes.
La déperdition est aussi un problème auquel le système éducatif reste confronté. Au premier cycle du fondamental,
l’abandon volontaire, avec 53,2 % de cas, en constitue la principale explication, suivi de l’échec scolaire avec
14,9 %, le manque de moyens financiers (6,5 %) et la préférence pour un apprentissage ou un travail (6,2%).
L’abandon des classes au niveau des six premières années du fondamental est plus important, à Ménaka (63,7%),
Tombouctou (48,4%), et dans les zones rurales du pays avec 4,5% des cas et seulement 1% en milieu urbain.
Au regard de ces chiffres, la faible efficacité interne du système éducatif malien amène à s’interroger non
seulement sur les contenus et conditions d’études des apprenants mais aussi et surtout sur la formation, la
qualité des produits, la qualification des enseignants et la qualité de leurs interventions pédagogiques.
A ce sujet, les résultats des examens scolaires sont des indicateurs de mesure du rendement interne, voire de la
performance d’un système éducatif qu’il est bon d’analyser.
2 Rapport de suivi des indicateurs du système éducation de 2017-2018 à 2021-2022, CPS-Éducation, 2022.
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26 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
L’évolution des résultats aux examens de l’éducation nationale, très contrastée, apparaît dans les tableaux qui
suivent :
Tableau 1 : effectifs des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au diplôme d’études
fondamentales (DEF)de 2018 à 2023
CANDIDATS 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
Présents 235 191 208 496 231 266 210 106 209 724 245 300
Admis 164 117 108 418 148 866 144 280 100 374 74 375
Taux d’admission % 69,78 52,00 64,37 68,67 47,86 30,32
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023.
Le taux d’admission au DEF, qui était de 69,78% en 2018 et de 52% en 2019, a enregistré une hausse assez
régulière sur la période 2019-2021, avant de connaitre une baisse continue entre 2021 et 2023.
Tableau 2 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
baccalauréat général de 2018 à 2023
SERIE Désignation 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
TLL
Inscrits 38 134 31 530 43 197 69 101 48 233 61 579
Présents 33 929 27 852 38 406 61 855 43 342 54 122
Admis 9 499 5 849 7 570 21 020 10 645 11 330
Taux 28,00% 21,00% 19,71% 33,98% 24,56% 20,93%
TSECO
Inscrits 26 913 24 535 36 412 53 505 42 814 55 966
Présents 24 998 22 561 33 708 49 314 39 210 51 098
Admis 7 778 7 107 8 977 19 899 7 858 15 430
Taux 31,11% 31,50% 26,63% 40,35% 20,04% 30,20%
TSE
Inscrits 1 738 884 4 931 8 229 1 378 3 071
Présents 1 558 795 4 531 7 699 1 235 2 783
Admis 416 205 1 634 2 886 189 508
Taux 26,70% 25,79% 36,06% 37,49% 15,30% 18,25%
TSEXP
Inscrits 28 933 22 063 14 819 25 183 35 998 49 593
Présents 22 816 19 230 13 890 23 410 31 331 43 904
Admis 6 546 3 768 3 171 7 960 5 306 8 843
Taux 28,69% 19,59% 22,83% 34,00% 16,94% 20,14%
TSS
Inscrits 8 664 8 747 31 809 47 015 17 801 23 057
Présents 8 068 8 097 28 080 41 559 16 442 21 318
Admis 2 811 2 282 3 927 15 347 3 588 4 956
Taux 34,84% 28,18% 13,99% 36,93% 21,82% 23,25%
TAL
Inscrits 3 676 3 511 1 685 2 642 5 528 6 421
Présents 3 390 3 238 1 530 2 417 5 093 5 902
Admis 1 353 1 441 452 821 1 818 2 363
Taux 39,91% 44,50% 29,54% 33,97% 35,70% 40,04%
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023.
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27ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Les taux de réussite au baccalauréat général malien varient d’une série à l’autre et restent, dans l’ensemble,
faibles pour toutes les séries et cela depuis six ans, avec un léger mieux pour la série TAL.
Tableau 3 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
bac technique de 2018 à 2023
SERIE Désignation 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
STI
Inscrits 522 1 051 1 297 1 044 1 128 1 390
Présents 477 958 1 184 919 1 008 1 309
Admis 89 300 368 420 99 348
Taux 18,66% 31,32% 31,08% 45,70% 9,82% 26,59%
STG
Inscrits 470 829 2 150 1 102 924 1 211
Présents 435 763 1 941 967 861 1 149
Admis 162 285 505 211 233 398
Taux 37,24% 37,35% 26,02% 21,82% 27,06% 34,64%
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023.
Les taux de réussite au baccalauréat technique malien, sur les 6 dernières années, demeurent faibles et
n’atteignent 45% qu’en 2021, dans la série STI. Sur la période, ils ne dépassent guère les 37, 35%. Ils sont d’ailleurs
catastrophiques, avec un taux d’admission au bac technique de 9,82 en STI, en 2022.
Tableau 4 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
brevet de technicien en santé, de 2018 à 2023
SERIE Désignation 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
TECH Inscrits 173 197 287 405 344 458
LABO Présents 169 194 282 389 286 446
PHARMACIE Admis 148 184 270 358 219 431
Taux 87,57% 94,85% 95,74% 92,03% 76,57% 96,64%
TECH Inscrits 1 834 1 966 2 459 2 709 3 095 3 374
SANTE Présents 1 768 1 884 2 313 2 628 2 971 3 185
MATERNELLE Admis 956 1 162 1 587 1 580 1 872 2 400
INFANTILE Taux 54,07% 61,68% 68,61% 60,12% 63,01% 75,35%
INFIRMMIER Inscrits 2 429 2 465 3 181 3 518 3 854 4 709
SANTE Présents 2 340 2 393 3 039 3 430 3 708 4 516
PUBLIQUE Admis 1 702 1 615 2 501 2 595 2 728 3 463
Taux 72,74% 67,49% 82,30% 75,66% 73,57% 76,68%
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023.
Les taux d’admission des candidats aux examens de la santé sont excellents, surtout pour les séries Labo et
Pharmacie avec un taux d’admission de 96,64% en 2023. Au niveau des techniciens de santé maternelle et
infantile, il est de 75,35% en 2023, connaissant une hausse appréciable sur les 6 dernières années.
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28 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Tableau 5 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
BT1 de 2018 à 2023
SPECIALITE Désignation 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
BT1 Inscrits 10 580 11 007 10 158 10 724 10 184 13 173
INDUSTRIE
Présents 9 186 9 374 8 860 8 874 8 247 11 062
Admis 2 706 3 098 2 648 2 983 1 970 2 263
Taux 29,46% 33,05% 29,89% 33,62% 23,89% 20,46%
BT1 Inscrits 20 348 16 637 15 205 18 174 17 386 18 573
TERTIAIRE
Présents 17 114 13 316 12 778 14 312 13 286 14 866
Admis 5 565 3 774 3 708 3 341 3 606 3 698
Taux 32,52% 28,34% 29,02% 23,34% 27,14% 24,88%
BT1 Inscrits 3 990 4 062 3 794 3 166 2 846 3 146
AGROPAS
TORAL (AP)
Présents 3 488 3 400 3 186 2 526 2 330 2 727
Admis 1 172 1 409 450 536 336 632
Taux 33,60% 41,44% 14,12% 21,22% 14,42% 23,18%
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023.
Les résultats au BT1 sont globalement faibles, sur les 6 dernières années, excédant rarement les 41,44%, taux
atteint par l’agropastoral, en 2019. Sur toutes les autres années, durant la période indiquée, le taux d’admission
n’atteint guère 30%, quelles que soient les séries.
Tableau 6 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
BT2 de 2018 à 2023
SPECIALITE Désignation 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
BT2 Inscrits 2 515 3 122 3 443 2 848 4 637 2 484
INDUSTRIE Présents 2 418 2 961 3 282 2 690 4 511 2 321
Admis 2 137 2 692 3 110 2 551 3 491 1 999
Taux 88,38% 90,92% 94,76% 94,83% 77,39% 86,13%
BT2 Inscrits 7 220 8 240 6 433 6 105 6 011 5 675
TERTIAIRE Présents 6 568 7 484 5 891 5 460 5 107 5 051
Admis 4 014 4 746 3 670 3 780 3 454 3 110
Taux 61,11% 63,42% 62,30% 69,23% 67,63% 61,57%
BT2 Inscrits 1 092 1 257 1 695 896 753 554
AP Présents 1 037 1 181 1 586 816 671 506
Admis 880 910 1 082 587 447 326
Taux 84,86% 77,05% 68,22% 71,94% 66,62% 64,43%
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023.
Les résultats au BT2 sont satisfaisants, se situant au-delà de 60% comme minimum pour toutes les séries sur les
6 dernières années et culminant à 84,86% en 2018.
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29ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Tableau 7 : effectifs des candidats inscrits, des candidats présents, des candidats admis et taux d’admission au
CAP de 2018 à 2023
SPECIALITE Désignation 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
CAP Inscrits 8 257 7 641 7 767 7 008 9 506 11 987
INDUSTRIE
Présents 7 395 6 347 6 814 5 833 8 310 10 303
Admis 4 961 4 108 4 337 4 235 5 778 5 679
Taux 67,09% 64,72% 63,65% 72,60% 69,53% 55,12%
CAP Inscrits 12 582 10 842 11 461 10 729 11 350 2 240
TERTIAIRE
Présents 10 845 8 857 9 816 8 420 9 428 10 628
Admis 3 586 3 076 2 446 1 612 2 192 2 443
Taux 33,07% 34,73% 24,92% 19,14% 23,25% 22,99%
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023
Les taux d’admission au CAP restent très faibles, atteignant rarement 34,73% (2019). Les autres années, il est
légèrement au-dessus de 20%.
Tableau 8 : effectifs des candidats, des admis et taux d’admission au Baccalauréat professionnel (Bac Pro) de 2018
à 2023
SPECIALITE Désignation 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
BAC PRO Inscrits
NEANT
24 31 54 115 133
BATIMENT
Présents 23 30 41 87 91
Admis 21 22 34 44 70
Taux 91,30% 73,33% 82,93% 50,57% 76,92%
BAC PRO Inscrits
NEANT
31 33 31 49 35
ELECTRICITE
Présents 31 29 23 39 23
Admis 31 23 14 30 15
Taux 100,00% 79,31% 60,87% 76,92% 65,22%
Source : Rapport d’analyse des résultats du DEF, CNECE, 2023.
Les résultats au bac Pro sont très satisfaisants, atteignant 100% en 2019 et se situant autour de 70% les autres
années.
Subséquemment, les rendements internes de l’ETP restent faibles. En 2023, les taux de réussite aux examens
étaient, pour le BT1, entre 20,46% et 24,88%, le BT2 (61,57% et 86,13%), le Bac Pro (65,22% et 76,96%), le Bac
technique (26,59% et 34,64%) et la santé (75,35% et 96,64%).
1.1. Les sortants de l’ETP et le marché du travail
Les diplômés de l’ETP, en 2023, issus des examens finaux classiques et destinés au marché du travail, étaient de
85 pour le Bac-Pro, 8 122 pour le CAP, 5 435 pour le BT2 et 6 294 pour les BT en santé, soit un total de 19 936
apprenants mis sur le marché du travail. A ce nombre s’ajoutent quelque 2 000 diplômés de l’ETP qui ont suivi un
parcours suivant l’APC.
Selon les données de l’Enquête modulaire et permanente auprès des ménages (EMOP 2022), le taux de chômage
au niveau national est de 5,4%. Ce taux varie suivant le niveau d’éducation. Il est de 16,3% pour le niveau supérieur,
11,9% pour le secondaire et 10,2% pour le primaire. En outre, 31,5% des jeunes de 15 à 24 ans et 31.5% de la
tranche d’âge 15-34 ans ne sont ni en emploi, ni en éducation, ni en formation.
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30 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
1.2. Comparaison des résultats du BAC du Mali avec ceux des pays de
l’UEMOA et de la Guinée
Tableau 9 : Taux de réussite au baccalauréat dans les pays de l’UEMOA et la Guinée
Taux de réussite (%)
PAYS
ANNEES
2021-2022 2022-2023
BENIN 59 63,08
BURKINA FASO 41,11 39,27
COTE D’IVOIRE 30,78 32,09
MALI 20,35 25,73
NIGER 28,95 25,23
SENEGAL 51,99 51,54
TOGO 70,07 74,43
REP GUINEE 9 27,46
Source : Données statistiques scolaires des différents pays
Sur la base de ce tableau, les résultats du Bac au Mali sont à rapprocher de ceux du Niger et du Burkina Faso, deux
pays qui vivent les mêmes situations d’insécurité que le Mali. Ils sont inférieurs à ceux du Sénégal, du Togo, de la
Côte d’Ivoire et du Bénin.
Cette situation contrastée se manifeste aussi du côté de l’enseignement secondaire technique et professionnel
qui comprend :
l’enseignement secondaire technique ;
l’enseignement secondaire professionnel.
L’Enseignement secondaire technique est dispensé dans les lycées techniques (publics et privés), tandis que
l’Enseignement secondaire professionnel est donné dans des structures de formation professionnelle publiques
et privées telles que les écoles de formation professionnelle, les centres de formation professionnelle (CFP), les
instituts de formation professionnelle (IFP) et les lycées professionnels (LP).
Le système de formation technique et professionnelle initiale est constitué de trois cycles de formation bien
distincts :
les enseignements techniques et professionnels courts, d’une durée de deux ans pour les titulaires
du DEF3, sanctionnée par un Certificat d’Aptitude professionnelle (CAP). Une exception cependant :
les non titulaires du DEF qui ont le niveau de la 9èmeannée fondamentale peuvent, dans certains
établissements privés, préparer le CAP en trois années ;
les enseignements techniques et professionnels moyens d’une durée de quatre ans préparent
les titulaires du DEF à l’obtention du diplôme de Brevet de Technicien (BT) ou au Baccalauréat
professionnel (BAC PRO) ;
les enseignements techniques dispensés dans les lycées techniques conduisent au Baccalauréat
Technique en vue de la poursuite d’études supérieures.
Depuis 2008, en raison de la politique de décentralisation, les constructions d’établissements techniques et
professionnels relèvent de la compétence des Collectivités territoriales. C’est le cas des IFP de Bla et Macina,
construits par le Conseil régional de Ségou, ainsi que l’IFP de Bougouni (2015) et le lycée professionnel de Sangha
3 Diplôme d’Études fondamentales (après 9 années d’études).
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31ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
(2016) qui ont été construits, respectivement, par les Collectivités territoriales de Sikasso et Mopti, avec l’appui
de leurs partenaires que sont les ONG.
En 2023, l’ETP compte 745 écoles de formation technique et professionnelle dont 717 écoles privées et 26 écoles
publiques dont 4 lycées techniques. Le Centre de Formation professionnelle militaire de Bapho et le CERFILTEX
de Ségou, assurent également des formations de niveaux CAP et BT.
Selon la décision de maintien 2023 du MEN, les effectifs dans les établissements privés et publics, recevant
les élèves à la charge de l’État s’élèvent à 160 399 apprenants dont 70 673 filles, soit 44% et 89 726 garçons
représentant 56% des effectifs élèves. Les Académies d’Enseignement de Bamako –Rive Droite, de Bamako- Rive
Gauche et l’Académie d’Enseignement de Kalabancoro comptent 65 481 apprenants soit 40,82%.
Les effectifs des apprenants dans les établissements publics, pendant la même période, sont de 36 795 apprenants
composés de 20 957 garçons (57%) et 15 838 filles (43%). Ces effectifs représentaient
22, 94% des effectifs totaux. Les pourcentages dans les établissements publics ont légèrement diminué, passant
à 24,34% en 2022 et 22,94% en 2023. Aussi, la part du secteur privé de formation continue-t-elle de s’accroitre.
Les effectifs en formation dans ces structures de formation sont pris en charge par l’État (payement de frais de
formation et la demi-bourse).
Les effectifs au secondaire général, technique et professionnel sont de 536 592 apprenants dont 160 599 à l’ETP,
soit 29,89%.
Les programmes de formation sont faiblement diversifiés et comportent 92 spécialités et séries qui se répartissent
entre 22 secteurs de formation :
27 spécialités au CAP ;
55 spécialités au BT ;
04 spécialités au BAC PRO ;
04 spécialités en Santé de niveau secondaire ;
02 séries avec 8 spécialités au Baccalauréat technique.
En 2023, 142 951 apprenants sont inscrits au cycle Technicien et Bac pro, soit 89,12% des apprenants ; 11 822 au
cycle CAP, soit 07,37% et 5 626 apprenants au cycle baccalauréat, soit 03,51% dans les lycées techniques.
Il faut noter que, dans les établissements publics, 1 814 enseignants encadrent les 36 795 apprenants.
L’enseignement secondaire général et technique vise à faire acquérir aux apprenants, titulaires du DEF, des
compétences dans divers domaines disciplinaires ou technologiques pour l’obtention du baccalauréat malien en
vue de la poursuite des études supérieures.
De 2018 à 2022, le nombre d’établissements d’Enseignement secondaire général est passé de 856 à 1 226 dont
84 publics et 1 142 privés. Cette augmentation est due, surtout, à l’accroissement des écoles privées.
En 2021-2022, l’Enseignement secondaire général comptait 396 117 apprenants avec 45,50% de filles. Le nombre
d’enseignants s’élevait à 33 163 avec 6,86% de femmes. La même année, le taux national d’achèvement de
l’Enseignement secondaire général était de 22,07% avec 24,16% pour les garçons et 19,87% pour les filles.
En 2022, le nombre d’établissements d’Enseignement secondaire technique était de 43 avec 39 privés et 4 publics.
Parmi ces 43 établissements, 21 sont situés à Bamako. Ce niveau d’enseignement comptait 7 039 élèves en 2022
avec 44,20% filles. Les élèves de ces établissements publics sont encadrés par 874 enseignants dont 9,50% de
femmes.
Incidemment, l’Enseignement professionnel et la Formation professionnelle forment les apprenants à acquérir
des compétences nécessaires à l’exercice d’un métier ou d’une profession et à faciliter leur insertion dans le
marché du travail.
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32 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Les établissements d’Enseignement secondaire professionnel étaient de 727 en 2022 avec 704 privés et 22
publics. Les établissements publics ne représentaient que 3% de l’ensemble en 2022. Cela indique que, en termes
d’ouverture, la création d’établissements publics ne suit pas la même cadence que le privé. Hormis les PTF, le
budget national alloue peu de ressources pour la construction et l’équipement d’établissements publics.
En ce qui concerne le nombre d’élèves, de 2018 à 2022, on constate une augmentation globale des effectifs qui
passent de 115 243 à 139 250. Le pourcentage de filles passe de 35,16% en 2018 à 46,83% en 2022. En 2022, ces
élèves étaient encadrés par 10 851 enseignants dont 13,65% de femmes.
Le développement de la formation professionnelle fait partie des stratégies de lutte contre le chômage. Selon
le rapport d’activité de la Direction nationale de la Formation professionnelle, le Mali compte 480 centres de
formation professionnelle, répartis entre 472 centres privés et 18 publics. Les centres de formation professionnelle
publics sont inégalement répartis sur le territoire national. Ils ont des capacités d’accueil relativement faibles avec
environ 120 apprenants par centre. Les effectifs des apprenants sont au nombre de 8652 dont 3922 filles. Le
taux moyen de fréquentation de ces centres est de 51,7%. Quant aux formateurs, leur effectif est de 203 dont 37
femmes.
Par ailleurs, en 2022, le Mali comptait 19 Instituts de Formation des Maîtres (IFM), tous publics. L’IFM de Aguelhok
n’est pas fonctionnel depuis la crise sécuritaire de 2012. Les Régions de Kidal, Ménaka et Taoudenni ne disposent
pas d’IFM.
Les effectifs des élèves-maîtres et des élèves-éducateurs préscolaires étaient de 14 128 en 2022 dont 26% de
femmes, encadrés par 1 095 enseignants avec 9,18% de femmes.
On note que les établissements privés d’enseignement constituent un pan important du système éducatif malien.
Actuellement, la part des écoles privées relevant du MEN, dans les effectifs des apprenants, est :
i) en 2021-2022 :
z 81% des CDPE,
z 45,76% au fondamental 1,
z 39,49% au fondamental 2.
ii) en 2022-2023 :
z 80% au secondaire général,
z 77,06% au secondaire technique et professionnel,
z 100% au secondaire en Sciences de la santé.
D’année en année, on constate une croissance numérique rapide de ces établissements.
Au niveau de l’Enseignement supérieur, en 2010-2011, le Mali ne comptait que l’Université de Bamako, sept
(07) grandes écoles publiques et un Institut à Koulikoro. A partir de 2011-2012, il y a eu la création de cinq (05)
Universités dont quatre (04) à Bamako et une (01) à Ségou. Ces créations se sont traduites par une augmentation
du nombre de structures qui est passé de neuf (09) à quatorze (14) en 2017. Cela a permis d’accueillir un nombre
assez élevé d’admis au Baccalauréat mais aussi de multiplier les offres de formation. A partir de 2017-2018,
avec l’opérationnalisation de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) et
de l’Institut Cheick Zayed des Sciences juridiques et économiques de Bamako (IZSJEB), ce nombre est passé à
seize (16) avec 5 Universités et 11 grandes Écoles publiques. En plus de ces 16 structures publiques, il existe 174
établissements privés d’Enseignement supérieur.
Malgré ces améliorations en nombre de structures, l’Enseignement supérieur au Mali connaît une crise multiforme
depuis des décennies et fait face à de nombreux défis qui entravent son développement et son efficacité. Il est
confronté à des problèmes de nature diverse.
Il s’agit, notamment,
de la faiblesse dans le pilotage du sous-secteur et de la gouvernance au niveau des institutions ;
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33ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
de la faiblesse de son efficacité interne qui se manifeste par un séjour prolongé des apprenants dans le
système ;
du faible niveau de qualification des diplômés qui se manifeste par leur faible taux d’insertion dans le tissu
de la production, taux profondément lié à la production d’une pléthore de diplômés dans les séries hors
Sciences exactes et biologiques ;
de l’insuffisance d’enseignants-chercheurs en nombre et en qualité ;
de la mauvaise utilisation des ressources humaines ;
de l’insuffisance des ressources financières ;
de l’insuffisance en infrastructures pédagogiques et de recherche ;
de la prolifération non régulée des structures privées.
L’Université se caractérise par un dysfonctionnement structurel dont la résolution nécessite une approche
systémique.
1.3. Les effectifs d’étudiants
Les effectifs d’étudiants connaissent un taux de croissance de 4,75 % entre 2019 et 2020 (88 368 étudiants dont
31 186 filles/femmes), de 20,53 % entre 2020 et 2021 (106 512 étudiants avec 38 560 filles/femmes) et de 38,82
% entre 2021 et 2022 (147 855 étudiants dont 56 157 filles/femmes).
1.4. Les effectifs des enseignants-chercheurs
L’analyse des effectifs d’enseignants-chercheurs, au titre de l’année universitaire 2021-2022, révèle un effectif de
2003 enseignants-chercheurs dont 22,27 % de femmes.
Une lecture sous l’angle des différentes fonctions (grade) révèle une large dominance des Assistants et des
Attachés de Recherche (42,34 %) suivis des Maitres-Assistants et Chargés de Recherche (31,60%). Les Maîtres
de Conférences/Maîtres de Recherche et Professeurs/Directeurs de Recherche constituent 26,06 %, avec,
respectivement, 20,17 % et 5, 89 %. Une analyse de la disponibilité́ des enseignants-chercheurs, selon leur
position statutaire, révèle que plus de 15 % des enseignants-chercheurs sont indisponibles pour dispenser les
cours pour raisons de détachement, de congés de formation ou de disponibilité́. Cette indisponibilité́ est plus
grande chez les Assistants/Attachés de Recherche (29,83 %) qui sont globalement inscrits en thèse.
Il ressort un grand déficit d’enseignants-chercheurs (permanents) avec un ratio de 74 étudiants pour un
enseignant, ce qui est 3 fois supérieur à la norme de l’UNESCO qui recommande 25 étudiants pour un enseignant.
Il existe aussi une grande disparité́ entre les institutions : 3 étudiants pour 1 enseignant à l’IHERI-ABT contre
230 étudiants pour un enseignant à l’USSGB. Globalement, le déficit est plus accentué dans les universités
que les grandes écoles. De façon globale, pour être en phase avec la norme de l’UNESCO (25 étudiants pour 1
enseignant), il faut recruter 3 911 enseignants supplémentaires. Ce déficit d’enseignants est l’une des raisons de
la prolifération d’heures supplémentaires, néfaste à la qualité des enseignements et de la recherche. Il pourrait
être satisfait en recrutant les détenteurs de doctorat en chômage.
1.5. Les infrastructures pédagogiques
La situation des infrastructures pédagogiques (salles, amphithéâtres, laboratoires, bibliothèques, ateliers et
studios...), utilisées au titre de l’année universitaire 2021-2022 par les institutions publiques d’enseignement
supérieur du Mali, indique une capacité́ d’accueil de 65 962 places dont 49 011 relèvent du patrimoine des IES,
soit 74,30% et 16 951 relèvent de baux, soit 25,70%.
Un rapport arithmétique des effectifs d’étudiants sur le nombre de places disponibles (147 855 / 65 962) permet
de déduire qu’il y a plus de deux fois d’étudiants que de places (2,24 étudiants pour une place).
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34 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
1.6. Financement du sous-secteur
Selon le PADES (2020), l’État malien accorde une grande priorité à l’éducation avec près du tiers du budget
national consacré au secteur contre le quart dans la CEDEAO au début de la dernière décennie. A l’intérieur de
ces ressources accordées à l’Education en général, l’Enseignement supérieur reçoit environ 20%.
Le tableau ci-dessous expose de manière détaillée les allocations budgétaires et leur mobilisation pour les années
2021 et 2022 dans diverses catégories, mettant en lumière les variations en pourcentage. Ces données couvrent le
personnel, les bourses et allocations nationales et étrangères, le fonctionnement, et les investissements, offrant
une perspective complète sur la gestion budgétaire au cours de ces deux années.
Tableau 10 : Mobilisation des ressources par chapitre de dépenses
N° Désignation
2021 2022
Dotation
initiale
Dotation
mobilisée %
Dotation
initiale
Dotation
mobilisée %
1 Personnel 29848321000 26744158385 90 30833505000 26316367000 85
2 Bourses &
allocations
(nationales)
14700000000 11511511250 78 14700000000 15456576000 105
3 Bourses &
allocations
(Étrangère)
2428300000 2401949120 99 2428300000 2228300000 92
4 Fonctionne-
ment
18828452000 18297796368 97 19830562000 12413010000 63
5 Investisse-
ment
9473828000 6149539220 65 7766296000 42416000 01
Total 75278901000 65104954343 86 75588663000 56456669000 75
Source : Direction des Finances et du Matériel du MESRS, 2022
Le tableau n°10 ci-dessus illustre la mobilisation des ressources par chapitre de dépenses pour les années 2021
et 2022 dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. En 2021, la dotation
mobilisée s’est élevée à 86% du montant initial alloué, atteignant un total de 65 104 954 343 FCFA. En 2022, bien
que la dotation initiale ait légèrement augmenté, la mobilisation des ressources a diminué pour représenter 75%
du montant initial, totalisant 56 456 669 000 FCFA. Ces données suggèrent une gestion financière prudente mais
soulignent la nécessité de maintenir ou d’améliorer les niveaux de mobilisation pour assurer un financement
adéquat des différents chapitres de dépenses, notamment les bourses et allocations nationales ainsi que les
investissements.
1.7. La recherche scientifique
En dépit des pôles d’excellence, la recherche scientifique n’est pas développée dans tous les domaines au Mali.
L’environnement de la recherche est peu propice à son développement. En plus, la recherche est essentiellement
tributaire des financements extérieurs qui ne prennent pas toujours en compte les priorités nationales. Les
financements extérieurs sont orientés vers les thématiques intéressant les partenaires extérieurs. En outre,
les résultats de la recherche ne profitent pas, la plupart du temps, aux populations. D’où la nécessité de bâtir
un système national de recherche qui prenne en compte les priorités de développement social, économique,
culturel et environnemental du pays.
La recherche biomédicale et agricole donne des résultats appréciables au Mali. Quant à la recherche en sciences
humaines et sociales, elle mérite d’être appuyée financièrement pour améliorer le niveau d’atteinte des résultats.
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35ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Le lancement, en 2017, du Fonds compétitif pour la Recherche et l’Innovation technologique (FCRIT) a été
salutaire. Cependant, les ressources qui y sont allouées, représentant 0, 2 % des recettes fiscales, restent loin
en deçà de l’engagement international du Mali, fixé à 1 % du PIB. Le défi persistant réside dans la mobilisation
de ressources adéquates pour soutenir la recherche nationale et l’aligner sur les besoins et les intérêts du pays.
La recherche au Mali rencontre d’énormes difficultés, entre autres,
l’insuffisance de ressources financières ;
l’insuffisance de ressources humaines qualifiées ;
la vétusté des équipements ;
le faible niveau d’interaction entre les institutions de recherche ;
la faible valorisation des résultats de la recherche ;
le manque de liens entre les institutions de recherche et les acteurs économiques.
Malgré cette situation, l’État malien consacre environ 30% de son budget au secteur de l’Éducation et de la
Formation professionnelle, un financement globalement jugé insuffisant, mal orienté et mal géré.
A l’intérieur de ces ressources accordées à l’Éducation en général, l’Enseignement supérieur reçoit environ 87
640 014 000 FCFA, la Formation professionnelle 10 196 425 FCFA et l’Éducation nationale 388 709 926 F CFA
au titre de l’année 2022. Cependant, la majeure partie de ces budgets, surtout au supérieur et à l’Éducation
nationale, concerne les salaires, l’aide sociale aux étudiants, les subventions aux écoles privées et aux heures
supplémentaires, au détriment de la qualité. L’amélioration de la structure de financement permettrait aux IES,
à la Formation professionnelle et à l’Éducation nationale d’augmenter leurs propres budgets pour les matériels
et les innovations pédagogiques.
Par ailleurs, la diversité des sources de financement, le déséquilibre dans la dotation des différents chapitres
de dépenses des sous-secteurs et la mauvaise gestion ont affaibli le rendement interne et externe du système
éducatif.
Cet état des lieux, peu reluisant, est d’abord un constat fait sur la base des données du secteur de l’éducation et
de la formation professionnelle. Il ne prétend pas indiquer toutes les causes de ce qui est observé́ et décrit.
Cependant, il permet de mettre en exergue les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces qui pèsent
sur le système éducatif malien. Les principales forces, faiblesses, opportunités et menaces du système éducatif
malien sont indiquées dans le tableau 11 ci-après.
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36 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Tableau 11 : Forces, faiblesses, opportunités et faiblesses du système éducatif malien
Forces du système Faiblesses du système
• l’alignement des politiques éducatives sur le
CREDD ;
• l’existence de textes qui encadrent le secteur de
l’Éducation et de la Formation professionnelle ;
• l’adhésion du Mali aux Accords internatio-
naux en matière d’Éducation et de Formation
professionnelle ;
• l’existence d’une politique éducative à travers
l’adoption du PRODEC2,
• l’existence d’un consensus et d’un cadre partena-
rial autour de l’école ;
• l’amélioration continue de l’offre éducative.
• la faiblesse globale du pilotage ;
• la faible autonomie des Universités, des grandes Ecoles et
des IES ;
• l’incapacité d’indexer l’offre de formation à la croissance
démographique,
• la difficulté à scolariser les enfants hors école ;
• la pauvreté des apprentissages ;
• un système éducatif contrasté ;
• la faible qualité du système éducatif et des produits de
l’école ;
• la faible qualité de la formation des enseignants ;
• la faiblesse du nombre d’élèves du fondamental
maîtrisant les normes d›aptitudes minimales en lecture/
écriture et en mathématiques ;
• la prédominance d’apprenants inscrits dans les séries
littéraires au détriment des séries Sciences biologiques et
Sciences exactes ;
• la quasi-inexistence de formations alternatives (Unité
mobile de Formation, formation par alternance, chantiers
écoles, valorisation des acquis de l’expérience...) ;
• l’insuffisance du contrôle de qualité et la faiblesse du
système d’assurance qualité ;
• le faible niveau d’équipements des classes, ateliers et
laboratoires ;
• la faible capacité d’accueil ;
• la prolifération non régulée des écoles privées ;
• la faiblesse dans la coordination des actions dans le sec-
teur et la collecte de données statistiques fiables.
Opportunités Menaces
• la volonté politique des autorités de la Transition
de refonder l’État et l’Éducation ;
• la vision Mali 2063 ;
• le contexte national et international favorable à la
transformation de l’éducation ;
• les progrès technologiques actuels.
• le contexte politique international de crise ;
• la raréfaction des ressources de l’État.
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37ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
2. ÉTAT DES LIEUX
DE LA POLITIQUE DE
DÉCENTRALISATION ET DE
DÉCONCENTRATION DE
L’ÉDUCATION AU MALI
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38 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
La Constitution de 1992 a consacré la politique de décentralisation au Mali. L’éducation a été l’un des premiers
secteurs décentralisés. Elle est fondée sur une plus grande responsabilisation des Collectivités territoriales
(Communes, Conseils régionaux et du District).
C’est ainsi que, en application du Décret n° 2015-0678/P-RM du 20 octobre 2015 abrogeant et remplaçant le
Décret n° 02-313/P-RM du 04 juin 2002, des compétences et des ressources ont été transférées de l’État aux
Collectivités territoriales en matière d’éducation. Au total, 20 compétences ont été transférées aux Communes, 09
compétences aux Conseils de Cercle et Communes du District de Bamako et 09 compétences aux Conseils régionaux
et Communes du District de Bamako. Les compétences transférées portent notamment sur la construction et/ou
la réhabilitation et l’équipement infrastructures scolaires, l’entretien des écoles, le recrutement des enseignants,
le paiement de leurs salaires, la gestion du personnel enseignant, l’élaboration et la mise en œuvre des Plans de
Développement de l’Éducation communaux (PDCom), l’élaboration de la carte scolaire…).
L’Arrêté n°2011-3370/MEALN-SG du 16 août 2011 a créé les Comités de Gestion scolaire (CGS) et fixé leurs
organisation et modalités de fonctionnement. Les CGS sont l’émanation des CT dans les écoles. Les Collectivités
territoriales exercent les compétences transférées avec l’appui-conseil des services techniques déconcentrés de
l’État que sont les Académies d’Enseignement (AE), les Centres d’Animation Pédagogique (CAP) et les Inspections
pédagogiques régionales de l’Enseignement secondaire (IPRES).
L’État des lieux de mise en œuvre de la politique de décentralisation et de déconcentration de l’éducation fait
ressortir des progrès importants enregistrés, notamment :
la création de la Fonction publique des Collectivités territoriales pour l’admission sur concours direct des
enseignants de l’Education préscolaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Enseignement secondaire ;
le recrutement, de 2010 à 2023, d’environ 60 000 enseignants de l’Education préscolaire, de l’Enseignement
fondamental et de l’Enseignement secondaire;
la dévolution des infrastructures de l’Enseignement préscolaire, de l’Enseignement fondamental et
l’Education non formelle, de l’Enseignement secondaire général et de l’Enseignement technique et
professionnel et de l’Education spécialisée aux différents niveaux de Collectivités territoriales, en application
de la Loi n° 2017-51/AN-RM du 02 octobre 2017 portant code des collectivités ;
la part des Collectivités territoriales dans le Budget récurrent du Ministère de l’Education nationale est
de 60,34%, depuis 2017, toute chose qui est largement au-delà des déclencheurs des Appuis budgétaires
sectoriels fixés à 40% ; cette part ne cesse de croître ;
en 2023 et 2024, 83% du budget alloué au Ministère de l’Éducation nationale sont transférés au niveau
déconcentré et décentralisé et 17% au niveau central.
Malgré les avancées très encourageantes enregistrées dans le processus de décentralisation et de déconcentration
du système éducatif, la mise en œuvre de cette politique rencontre quelques difficultés majeures :
l’absence de modalités concrètes pour le transfert des ressources financières (critères transparents et
accessibles pour la prise des décisions en matière d’allocation de ressources entre les régions et au sein des
régions entre les composantes du programme, puis au sein des composantes pour le choix des activités) ;
les difficultés liées au transfert des ressources financières aux Collectivités territoriales dues aux dispositifs
de gestion (procédures d’exécution des dépenses publiques), Ex : paiement des salaires, mobilisation de
l’Appui direct à l’Amélioration des Rendements scolaires (ADARS) aux écoles... ;
la non maîtrise des procédures de traitement de salaires des enseignants contractuels et fonctionnaires
des CT ;
les difficultés liées à la gestion du personnel enseignant entre le Ministère de l’Administration territoriale
et de la Décentralisation et le Ministère de l’Éducation nationale ;
la non maîtrise des procédures de réalisation des travaux de construction, de réhabilitation et d’équipement
des infrastructures scolaires ;
les difficultés de prise en charge de la mise en place/renouvellement, de la formation et de la fonctionnalité
de tous les CGS ;
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39ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
les difficultés liées à la gestion par les CT et/ou les CGS des ressources de l’ADARS et des fonds de
l’alimentation des cantines scolaires ;
une faible mobilisation de ressources propres par les CT en faveur de l’école ;
la faible appropriation des textes de transfert des compétences en matière d’emploi et de formation
professionnelle ;
les difficultés liées à la gestion par les CT des formateurs des centres de formation professionnelle ;
l’insuffisance des compétences des CT en matière de formation professionnelle.
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40 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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41ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
3. DÉROULEMENT DES ÉTATS
GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
(EGE)
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42 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
La Commission nationale d’Organisation des États généraux de l’Éducation (CNO-EGE) a été créée par la Décision
interministérielle n° 2023- 0001435 / MEN-MATD-MESRS-MENEFP du 25 août 2023, modifiée par la Décision
interministérielle n° 2023-1704/MEN-MATD-MESRS-MENEFP-SG du 29 septembre 2023. Elle a été installée le
29 août 2023 et est composée de personnes ressources (cadres nationaux ou de la diaspora, connaisseurs du
système éducatif du Mali ou de systèmes étrangers), de responsables des quatre départements en charge du
secteur de l’Éducation et du Ministère de l’Economie et des Finances.
Les Copies des Décisions de création de la CNO-EGE sont annexées au présent rapport.
3.1. RAPPEL DU CONTEXTE ET JUSTIFICATION DES ÉTATS GENERAUX DE
L’ÉDUCATION
Les États généraux de l’Éducation sont une recommandation des Assises nationales de la Refondation (ANR),
tenues du 11 au 30 décembre 2021, à laquelle le Président de la Transition a entendu donner corps.
Lors de l’installation de la CNO-EGE, les ministres du secteur de l’Éducation ont rappelé la vérité suivante : « C’est
l’homme qui fait le pays et, de ce fait, la formation de l’homme est capitale ». Plus globalement, ils ont donné des
orientations et des tâches précises à la CNO-EGE :
l’élaboration d’une note conceptuelle ;
l’élaboration des termes de référence ;
l’organisation d’assises nationales inclusives ;
le recensement de tous les problèmes exprimés ;
l’exploitation et la capitalisation des recommandations de tous les forums précédents sur l’éducation ;
l’élaboration de recommandations pour une nouvelle école au service du développement du pays et
permettant d’asseoir les bases d’un Mali nouveau ;
la précision et la priorisation des recommandations à court, moyen et long termes.
Plus spécifiquement, les missions dévolues à la CNO-EGE sont :
proposer un projet de budget au Ministère de l’Economie et des Finances pour la prise en charge des
dépenses induites par la tenue des États généraux de l’Éducation ;
identifier et rendre fonctionnelles les commissions thématiques pour l’animation des États généraux de
l’Éducation ;
conduire toutes les activités liées à la tenue des États généraux de l’Éducation ;
traduire les recommandations issues des EGE en actions dans un plan d’actions tout en les priorisant.
En vue de la mise en œuvre efficace et efficiente de ces missions, la CNO-EGE s’est dotée d’une feuille de route.
Conformément à la feuille de route adoptée, les activités des EGE se sont déroulées pendant sept mois (d’août
2023 à février 2024), comme prévu au départ. Du fait de l’ampleur et de la complexité du travail, le processus
s’est déroulé en plusieurs étapes :
la phase préparatoire ;
les rencontres préparatoires aux journées thématiques (rencontres d’échanges thématiques), écoutes,
auditions et entretiens ;
les visites d’expériences et d’innovations pédagogiques ;
la collecte de contributions écrites ;
les ateliers régionaux dans les Régions, le District de Bamako et les Missions diplomatiques et consulaires ;
la phase nationale (l’atelier national) ;
la période de rédaction du rapport de synthèse et du plan d’actions.
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43ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
3.2. PHASE PREPARATOIRE
Dès son installation, la Commission nationale d’Organisation des EGE s’est mise au travail en se fixant une
périodicité de rencontres de 2 jours par semaine (mardi et jeudi), organisant des réunions extraordinaires au
besoin. A ce jour, la CNO-EGE a tenu 65 réunions ordinaires sans compter les réunions extraordinaires (les compte-
rendus de réunion sont annexés au présent rapport).
Dès sa mise en place, la CNO-EGE a consacré ses activités prioritaires à la mise en œuvre des actions contenues
dans son mandat.
À la réunion du 05 septembre 2023, le Président de la CNO-EGE a, dans un souci de transparence, communiqué
aux membres de la Commission des informations utiles en lien avec les conditions du travail à eux confié.
La feuille de route de planification des activités a été adoptée le 16 octobre 2023. A la même date, les différentes
listes des participants aux ateliers régionaux, dans le District de Bamako, les ambassades, les consulats et à
l’atelier national ont été élaborées, amendées et stabilisées. Ensuite un budget estimatif de tout le processus a
été élaboré et soumis aux quatre ministres. Ce budget fut plus tard stabilisé par le ministère de l’Economie et des
Finances.
A la suite de ce travail, il apparaît que le nombre total des participants aux EGE est de 3028, dont 2387 pour les
Régions et le District de Bamako, dans les Missions diplomatiques et consulaires et 641 pour les États généraux
au niveau national, y compris 10 participants de la diaspora.
3.3. RENCONTRES PREPARATOIRES, ECOUTES, AUDITIONS ET ENTRETIENS
En vue de permettre au maximum de Maliennes et de Maliens d’exprimer leurs opinions sur la refondation de
l’école, une liste des personnes-ressources et de représentants d’organisations à écouter a été conçue.
Les écoutes ont concerné les particuliers, les organismes et les associations d’une part et, d’autre part, les services
centraux des Ministères de l’Éducation nationale ; de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation
professionnelle ; de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; de l’Artisanat, de la Culture, de
l’Industrie hôtelière et du Tourisme ; de l’Agriculture ; de l’Economie et des Finances ; de la Défense et des Anciens
Combattants, ainsi que le Conseil national de Transition (CNT), les organisations religieuses et coutumières, les
Associations, les partis politiques et les syndicats d’enseignants.
Par ailleurs, des contributions écrites, au nombre de 67, émanant de personnes ressources, d’anciens ministres, de
partis politiques, de services centraux des différents Ministères, des PTF, de syndicats d’enseignants, de diverses
associations, d’organisations religieuses et coutumières et de la société civile ont été reçues. Dans ce cadre, une
quarantaine de partis politiques ont apporté leurs contributions écrites.
Une riche moisson d’informations a pu être faite auprès de ceux qui ont été effectivement rencontrés. Au cours
de ces séances d’écoute, les membres de la CNO-EGE ont pu poser des questions pour approfondir la réflexion.
3.4. DES THEMATIQUES, DES EQUIPES D’ANIMATION ET DE L’OUTIL DE
COLLECTE D’INFORMATIONS
Dix-huit (18) thématiques ont été déterminées et retenues pour être discutées avec le grand public au Mali et
dans les Missions diplomatiques et consulaires.
Par grand public, il faut entendre, d’une part, les participants aux ateliers dans les Régions, le District de Bamako,
les Missions diplomatiques et consulaires et au niveau national et, d’autre part, les internautes et tous ceux qui
voulaient s’exprimer dans les radios de proximité.
Les équipes d’animation étaient constituées de membres de la CNO- EGE et de personnes ressources. Elles étaient
au nombre de 20 au niveau du Mali dont 19 pour les ateliers dans les Régions et 1 pour le District de Bamako,
07 dans les Missions diplomatiques et consulaires (Russie, France, USA, Allemagne, Italie, Gabon, Canada) et 01
pour le niveau national.
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44 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Ce sont ces équipes qui ont animé les ateliers dans les Régions, dans le District de Bamako, dans les Missions
diplomatiques et consulaires, et au niveau national.
Outre les écoutes, la CNO-EGE a élaboré un outil de collecte d’informations intégrant les différentes thématiques.
Le 27 décembre 2023, s’est déroulée la formation des membres de la CNO-EGE et des animateurs à l’application
de l’outil de collecte de données.
Ce faisant, en vue d’approfondir la réflexion sur la fonction enseignante et, l’enseignement supérieur et la
recherche scientifique, la CNO-EGE a organisé, à Bamako, dans la Salle de réunion du Ministère de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique, sise à la Cité ministérielle, quatre journées d’échanges thématiques à
leur sujet.
Les deux journées d’échange sur la fonction enseignante se sont déroulées du 14 au 15 décembre 2023. Elles ont
porté sur les thèmes suivants : la formation initiale et continue des enseignants, la formation des administrateurs
scolaires, la formation au patriotisme, la gestion administrative, la gestion des carrières et la valorisation sociale
de la fonction enseignante. Il a donné lieu à des débats riches sur la situation des enseignants de la Fonction
publique des Collectivités territoriales.
Quant aux deux journées d’échange sur l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, tenues du 21
au 22 décembre 2023, elles ont porté sur la Gouvernance du sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de
la Recherche scientifique, la qualité et la pertinence des offres de formation par rapport aux besoins socio-
économiques, le Financement du sous-secteur, la Promotion de la recherche, de l’innovation et du transfert de
technologies. Les problèmes de grèves, de violence et d’insécurité sur les campus universitaires ont été également
évoqués.
3.5. VISITES D’EXPERIENCES ET D’INNOVATIONS PEDAGOGIQUES
Le 24 novembre 2023, une délégation de la CNO - EGE s’est rendue à Ségou pour visiter Fanga School, une école
d’innovation pédagogique qui forme de très jeunes élèves à la pratique de la technologie. Durant son séjour
dans cette école, chaque apprenant, en fonction de ses aptitudes, est formé à la maîtrise d’une technologie
spécifique. Ainsi, après avoir complété le cycle, chaque apprenant pourra exercer une activité professionnelle
pour subvenir à ses besoins, sans être obligé de travailler pour la fonction publique ou pour autrui. Il devient,
ainsi, autonome, entrepreneur et employeur. D’après le promoteur de l’école, le principe directeur de Fanga
School est de n’enregistrer aucun déchet scolaire, aucun rejet.
Les échanges avec les apprenants, les enseignants, les formateurs dans les ateliers, le promoteur et les parents
d’élèves ont permis aux membres de la CNO- EGE de bien comprendre les principes et stratégies pédagogiques
pratiquées et de tirer des leçons inspirantes.
La deuxième visite, qui avait été programmée pour s’imprégner de l’expérience du centre de formation Do
Kahidara n’a pu s’effectuer pour cause de décès du père du promoteur du centre.
3.6. ATELIERS DANS LES REGIONS, LE DISTRICT DE BAMAKO ET LES
MISSIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES
Dans le cadre de l’organisation des ateliers au niveau régional et dans le District de Bamako, les membres de
la CNO-EGE et des animateurs issus de l’ensemble des Ministères du secteur ont été formés à la passation du
questionnaire et à la codification des données. Une courte vidéo, un guide méthodologique décrivant la police
des débats, le déroulement des activités dans les ateliers (travaux de groupe et séance plénière) et le rôle des
animateurs ont été remis à chaque équipe de mission afin d’harmoniser la conduite des travaux sur les différents
sites.
Conformément à la Décision n° 000210/ MEN/MATD/MESRS/MENEFP du 28 décembre 2023, les ateliers régionaux
ont été organisés les 4, 5 et 6 janvier 2024 dans 19 Régions, le District de Bamako, certaines Ambassades et
certains Consulats.
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45ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Dans l’esprit et la lettre de la Décision susvisée, les Gouverneurs de Région, les Préfets, les maires, les représentants
des Chambres consulaires et associations professionnelles, les directeurs des services techniques, les représentants
des faîtières, des associations, des parents, des syndicats, des partis politiques, des représentants de cultes, des
communicateurs traditionnels et de l’AEEM ont participé aux ateliers régionaux.
L’outil utilisé au cours de ces ateliers est le guide questionnaire élaboré par la CNO-EGE regroupant l’ensemble
des 18 thématiques et 65 questions avec leurs modalités de réponses.
Au retour de la mission, chaque équipe a présenté un rapport du déroulement de l’atelier et les résultats
obtenus au niveau de l’administration du guide questionnaire et les recommandations spécifiques faites par les
participants.
N’ayant pu aller dans les Régions de Bandiagara, Douentza, Gao, Kidal, Ménaka, Tombouctou, pour des raisons
logistiques, les membres de la CNO-EGE ont animé, cependant, les ateliers de ces localités à distance, en
s’appuyant sur des ressources humaines des Académies d’Enseignement des zones concernées.
Les Etats généraux dans les capitales régionales
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46 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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47ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
3.7. LA PHASE NATIONALE
Organisé suivant la Décision n° 0002109/ MEN/MATD/MESRS/MENEFP du 28 décembre 2023, l’atelier national
a réuni, à Bamako, du 16 au 19 janvier 2024, les représentants de toutes les Régions, du District de Bamako,
de certains Ambassades et Consulats. Chaque région a été représentée par les responsables administratifs
(Gouverneur et Préfets) et politiques (Président du Conseil Régional), les responsables des services techniques
de l’Éducation (DAE, DCAP, IPRES), les deux rapporteurs de l’atelier régional et un représentant des partenaires de
l’école, le coordinateur des Comités de Gestion scolaire. On notait aussi la participation des Recteurs et directeurs
des grandes écoles.
De façon spécifique, la liste du District de Bamako comprenait, en plus des responsables précités, les représentants
des différentes Communes et du District, les représentants des Chambres consulaires et associations
professionnelles, les représentants des Institutions de la République, des Ministères, des Services centraux et
déconcentrés et les deux rapporteurs du District. Figurent, enfin, dans cette liste, les anciens ministres, les
représentants des différents Ordres professionnels, de la Diaspora, des directions, des centres, des cellules
techniques, les représentants des partenaires sociaux (parents, syndicats d’enseignants) et autres associations
de la société civile.
Cette diversité des acteurs invités témoigne de la volonté de faire participer un maximum de Maliens aux États
généraux de l’Éducation.
A l’instar de la méthodologie utilisée au niveau régional, l’atelier national s’est déroulé sous la forme de travaux
de groupe et de séances plénières permettant d’élaborer une synthèse nationale.
Aux plans régional et national, les participants ont apprécié la démarche participative qui leur a permis de
s’exprimer sur un problème d’intérêt national. Ils ont souhaité que leurs points de vue soient pris en compte dans
la résolution des problèmes débattus.
Vue partielle de assistance
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48 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
3.8. LA MEDIATISATION
Consciente du fait que la refondation de l’Éducation est une priorité vitale pour le Mali, la CNO-EGE a mis un accent
important sur la communication. Ainsi, les ateliers thématiques, les ateliers régionaux et l’atelier national ont été
largement couverts par la presse écrite étatique, par l’ORTM et ses démembrements et par les médias privés.
La collaboration entre les Ministères du secteur a permis de donner une plus grande visibilité à l’événement à
travers la télévision nationale et certains médias locaux. La presse nationale a été régulièrement invitée à toutes
les rencontres. Un site web https://www.ege.porteduc.ml a été créé. A la date du 19 janvier 2024, plusieurs
visiteurs ont été enregistrés sur ce site.
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49ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
4. RÉSULTATS DU PROCESSUS
DES ETATS GÉNÉRAUX DE
L’ÉDUCATION
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50 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Outre les comptes rendus, les rapports rédigés à l’occasion des rencontres et des missions terrain, la rédaction du
rapport de synthèse a démarré depuis la fin de l’atelier national par les compilations des rapports régionaux, les
retranscriptions des tendances, des auditions et entretiens. Ce travail s’est fait dans le cadre de plusieurs réunions
tenues au cabinet du Ministère de l’Éducation nationale, entre le 20 janvier et le 02 février 2024.
A la fin de ces travaux, une mission de la CNO-EGE a été organisée, à Ségou, du 04 au 12 février 2024 en vue
d’élaborer le rapport de synthèse et le plan d’actions.
4.1. THEMATIQUES, QUESTIONS ET OPTIONS DES PARTICIPANTS DES
ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION AU MALI
Les États généraux de l’Éducation au Mali sont un événement majeur impliquant une participation étendue à
travers les 19 régions du pays, le District de Bamako et des représentations diplomatiques maliennes à l’étranger.
Ils ont révélé des tendances significatives dans les préférences et les opinions des participants.
Phase régionale : Durant cette première étape, qui a vu une participation diversifiée à l’échelle régionale, à
Bamako et dans des représentations diplomatiques maliennes à l’étranger, les participants ont abordé dix-huit
thématiques clés se répartissant en soixante-cinq questions. Chaque question proposait deux options de réponse
et une possibilité de fournir une réponse alternative. L’analyse des choix effectués montre que les participants
ont majoritairement opté pour les deux premières propositions, indiquant une tendance générale à l’alignement
avec les options préétablies. Cette préférence peut refléter une reconnaissance des défis identifiés par les
organisateurs ou une adhésion aux solutions proposées.
Phase nationale : Lors de cette étape, qui s’est tenue à Bamako et qui a rassemblé les représentants des participants
de la première phase, nous observons une confirmation et un renforcement des tendances enregistrées
précédemment aux niveaux des régions, du District de Bamako, des missions diplomatiques et consulaires. Ce
consensus accru suggère une cohésion d’opinions parmi les acteurs éducatifs à l’échelle nationale. Il souligne,
peut-être, un consensus plus large sur les priorités, actuelles et les futures stratégies éducatives au Mali.
Cette convergence des opinions, d’abord observée au niveau régional puis renforcée au niveau national, indique
une direction claire quant aux attentes et aux besoins perçus dans le secteur de l’éducation malienne. Elle reflète
également l’efficacité du processus participatif adopté lors de ces Etats généraux, permettant une expression et
une collecte diversifiée des points de vue.
Il est important de noter que ces observations sont basées sur des données quantitatives et qualitatives détaillées,
disponibles en annexe. Ces statistiques offrent une vue complète des choix effectués. Elles fournissent une base
solide pour les futures politiques et réformes éducatives au Mali.
Le tableau n°12 ci-dessous présente les résultats statistiques détaillés des États Généraux de l’Éducation, analysés
selon différentes thématiques, offrant ainsi un aperçu complet des tendances et des conclusions émanant de cet
événement majeur.
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51ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Tableau 12: Statistiques des options
Source: Résultats des atelier
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52 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
4.2. RECOMMANDATIONS
Cette section synthétise les recommandations clés issues des ateliers thématiques sur la fonction enseignante,
l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, des écoutes des acteurs clés, des contributions écrites, des
ateliers tenus dans les régions et dans le District de Bamako, des ambassades et missions consulats et, de l’atelier
national des États généraux de l’Éducation. Ces recommandations sont divisées en deux catégories principales : i)
les recommandations stratégiques qui visent à définir les orientations pour une refondation du système éducatif,
ii) les recommandations opérationnelles qui concernent les actions immédiates pour améliorer l’efficacité du
système éducatif (actions urgentes et actions prioritaires).
La mise en œuvre des recommandations est envisagée selon trois horizons temporels :
- Court terme : actions immédiates pour des résultats rapides ;
- Moyen terme : projets à développer sur une période intermédiaire pour consolider les acquis du court
terme ;
- Long terme : initiatives stratégiques pour une transformation profonde et durable du système éducatif.
4.2.1. Recommandations stratégiques
Les recommandations stratégiques ci-dessous, identifiées en court, moyen et long terme, offrent une vue
d’ensemble des orientations clés élaborées pour guider les actions futures dans le domaine éducatif :
Tableau 13 : Recommandations stratégiques et leurs échéances
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
LA VISION GLOBALE DE L’ÉDUCATION AU MALI
1
Former des Maliennes et des Maliens, patriotes et bâtisseurs d’une
société démocratique, acteurs du développement, ancrés dans leur
culture, maîtrisant les savoirs endogènes, participant aux progrès scien-
tifiques, technologiques, à la création de nouvelles connaissances et à
l’innovation contribuant activement au vivre-ensemble
X X X
2
Développer les capacités de toutes les Maliennes et de tous les Ma-
liens à maîtriser les valeurs culturelles du pays et les acquis des progrès
scientifiques et technologiques leur permettant de participer activement
aux activités de développement économique, social, environnemental et
culturel du pays, à la création de connaissances ainsi qu’à l’innovation et
participant à la formation du citoyen patriote et responsable
X X X
3 Construire la personne humaine dans ses dimensions morale, civique, sociale, intellectuelle, etc. X X X
4 Assurer une couverture territoriale du pays en infrastructures d’éduca-tion formelle et/ou non formelle X X X
5 Mettre à disposition des enseignants en qualité et en nombre suffisant X X X
6
Orienter, prioritairement, les apprentissages à tous les niveaux vers les
besoins de développement artisanal, industriel, technologique, agrosyl-
vopastoral et minier
X X X
7
Orienter, prioritairement, les apprentissages, à tous les niveaux, vers les
besoins de développement culturel, social, du cadre de vie et du change-
ment climatique
X X X
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53ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
8 Doter toutes les langues officielles (nationales) d’instruments permet-tant de les utiliser efficacement dans l’éducation formelle X X X
9 Former les enseignants à l’utilisation des langues officielles (nationales) comme médium d’enseignement X X X
L’ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE ET SPÉCIALE
10 Créer des centres publics de développement de la petite enfance en nombre suffisant X X
11 Doter toutes les communes de structures d’accueil de la petite enfance X X
12
Impliquer davantage l’État, les Collectivités territoriales, les
communautés et les acteurs privés pour que tous les enfants maliens
aient accès à une éducation préscolaire de qualité
X X
13 Créer et équiper des structures publiques d’éducation spéciale dans tous les Cercles X X
14
Faire participer les parents, les communautés et les Collecti-
vités territoriales dans la prise en charge des enfants X
15 Suivre régulièrement la mise en œuvre des programmes officiels, car chaque jardin d’enfants à un programme différent de celui de l’État X
16
Assurer au moins une année d’éducation préscolaire inclusive, de
qualité, gratuite et obligatoire à tous les enfants en s’appuyant sur les 4
piliers de la Déclaration de Tachkent, conformément aux engagements
pris à la Conférence mondiale sur l’éducation et la protection de la petite
enfance
X X
17
Améliorer les contenus des apprentissages de l’enseigne-
ment fondamental en vue de permettre aux apprenants de
maîtriser
l’écriture, la lecture et le calcul
X X
18 Préparer les élèves de l’Enseignement fondamental du Mali à aborder de façon efficace les études secondaires X X
L’ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
19
Améliorer les contenus des apprentissages de l’Enseigne-
ment fondamental en vue de permettre aux apprenants de
maîtriser l’écriture, la lecture et le calcul
X X X
20 Préparer les élèves de l’Enseignement fondamental du Mali à aborder, de façon efficace, les études secondaires X X X
L’ALPHABÉTISATION ET L’ÉDUCATION NON FORMELLE
21 Développer le sous-secteur de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle afin que tous les Maliens participent à l’essor du pays X X
22
Financer le sous- secteur de l’Education non formelle au
même titre que l’Ecole formelle X X
23
Axer les programmes d’apprentissage des Centres
d’alphabétisation et d’Education non formelle sur besoins
économiques des adultes (hommes et femmes)
X X
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54 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
24
Insérer dans les programmes de formation en Alphabétisation et
Education non formelle des modules de formation à la technologie et à
l’apprentissage des métiers
X X
25
Permettre l’accès des structures de formation profession-
nelle aux sortants des centres d’alphabétisation et d’éduca-
tion non formelle
X X
26
Faire participer les communautés à la construction et au
fonctionnement des Centres d’alphabétisation et d’Educa-
tion non formelle
X X
27
Amener les Collectivités territoriales à inscrire dans leur plan
de développement des actions visant à soutenir les Centres
d’Alphabétisation et d’Education non- formelle
X X
28
Lutter efficacement contre l’analphabétisme de la popula-
tion (3 ans à 5 ans) X X
29
Développer, autour de chaque école/établissement, un vaste réseau
de Centre de formation d’adultes pour une parfaite maîtrise écrite du
médium d’enseignement par la communauté éducative, garantie d’un
meilleur suivi parental des performances des apprenants
X X
L’ENSEIGNEMENT NORMAL
30 Développer l’amour du métier chez les élèves-maîtres X X X
31
Accélérer le processus de finalisation du document de poli-
tique enseignante X
32
Recruter les diplômés des écoles normales ou équivalents
en fonction des besoins X X
33
Veiller au respect des cahiers de charges dans le recrute-
ment d’enseignants des écoles privées X
34 Voir les orientations données dans le PRODEC2, soutenues par le projet de réforme Bac+3 des IFM X
35
Valider la Politique nationale enseignante du Mali et son
opérationnalisation (renforcer la gestion des enseignants
basée sur les données probantes/SIGE)
X
L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE GÉNÉRAL ET TECHNIQUE
36 Doter chaque Cercle d’au moins un établissement d’enseignement se-condaire général public X X
37
Permettre un partenariat public-privé pour la construction
d’établissements d’enseignement secondaire général X X
38 Doter chaque région d’au moins un établissement d’enseignement se-condaire technique public X X
39
Permettre un partenariat public-privé pour la construction
d’établissements d’enseignement secondaire technique X X
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56 56 |
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55ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
40
Développer des compétences en sciences (physique, chimie,
sciences de la vie et de la terre), mathématiques et techno-
logies (SMT), pour, au moins, la moitié des apprenants
X X X
41
Développer des compétences en SMT chez l’ensemble des
apprenants X X X
42
Développer des compétences générales, techniques et technologiques
pour poursuivre les études dans l’Enseignement supérieur X X X
43
Développer des compétences en sciences, technologie,
ingénierie et mathématiques (STIM) X X X
44
Financer l’Enseignement secondaire général et technique
prioritairement par l’État X X X
45
Assurer le financement efficace de l’Enseignement secon-
daire général et technique par un développement du parte-
nariat public-privé
X X X
46 Encourager la contribution de la Diaspora pour la construction des éta-blissements publics secondaires dans les cercles X X X
L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PROFESSIONNEL ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE
47
Doter chaque circonscription de Cercle d’au moins un
établissement d’enseignement professionnel/formation
professionnelle en tenant compte de la démographie et des
besoins de l’économie locale
X X X
48
Permettre un partenariat public-privé pour la construction
de structures de formation au niveau de l’Enseignement
professionnel/Formation professionnelle
X X X
49 Aider les diplômés à s’insérer dans la vie professionnelle X X X
50 Permettre, aux élèves de l’Enseignement secondaire professionnel et de la Formation professionnelle, l’accès à d’autres études X X X
51
Financer, prioritairement, l’Enseignement secondaire
professionnel et la Formation professionnelle par l’État/
Collectivités territoriales (CT)
X X X
52
Financer l’Enseignement secondaire professionnel et la For-
mation professionnelle par l’État, les entreprises, les PTF et
les bénéficiaires
X X X
53
Mener des études (sectorielles) avant toute décision de ré-
vision et de développement des programmes de formation
professionnelle
X X X
54 Impliquer les professionnels dans la formulation des programmes de formation et la certification des apprentissages X X X
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56 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
LES ÉCOLES PRIVÉES
55
Faire jouer aux écoles privées un rôle complémentaire à ce-
lui des écoles publiques pour favoriser l’accès à l’éducation X X X
56
Conditionner la création de l’école privée au respect strict
de la politique de la carte scolaire et universitaire X X X
57 Légiférer sur la fiscalité des écoles privées X
LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
58 Développer l’innovation technologique au Mali X X X
59
Faire contribuer, suffisamment, la Recherche scientifique au
développement socio-économique du pays et l’adapter aux
besoins de développement durable du pays
X X X
60
Orienter la recherche vers les besoins de développement
économique, social et environnemental du Mali X X X
61
Etablir une recherche de haute qualité, ouverte sur la coo-
pération intra africaine et transcontinentale, au service du
Mali
X X X
62 Mettre, dès 2025, en œuvre la recommandation des ANR, en dotant le secteur d’un budget correspondant au minimum à 1% du PIB X X
63
Développer des partenariats entre les secteurs public et
privé X X X
64
Mettre en place un mécanisme opérationnel de diffusion et
d’information du public sur les résultats de la recherche X X X
65
Etablir des bureaux de projets sponsorisés dans les établis-
sements d’enseignement supérieur X X X
LA FONCTION ENSEIGNANTE
66
Doter le Mali d’enseignants qui exercent correctement leur
métier et respectent le règlement de la profession X X X
67
Doter le Mali d’enseignants qui participent à la gestion de
leur espace scolaire et universitaire X X X
68
Faire de l’enseignant un partenaire des parents dans l’édu-
cation des apprenants X X X
69 Faire de l’enseignant un acteur impliqué dans l’amélioration de la vie sociale, culturelle, économique et environnementale du pays X X X
70 Assurer une formation de qualité aux enseignants X X X
71
Mettre les enseignants et les chercheurs dans les conditions
matérielles et financières propices à l’exécution de leur
travail
X X X
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57ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
72
Développer l’utilisation des formateurs venant de milieux
professionnels X X X
73 Rendre attrayante et incitative la fonction enseignante X X X
74
Mettre en adéquation la formation des enseignants avec les
besoins du marché X X X
75 Récompenser et décorer les enseignants méritants X X X
76 Créer une filière dans les IFM pour la formation des enseignants des médersas et des écoles franco-arabes X X X
LE FINANCEMENT DE L’ÉDUCATION
77
Allouer un financement suffisant, bien géré et bien orienté
au système éducatif X X X
78
Assurer un financement public de l’Éducation à hauteur des
besoins X X X
79 Assurer un financement mixte : public-privé et externe X X X
80
Dématérialiser les procédures et les processus de passation
des marchés X X X
81 Octroyer plus d’autonomie aux CFP/IFP en vue de générer des res-sources propres X X X
82
Inciter les O.N.G, les industriels à financer la recherche
scientifique X X X
83
Scinder en deux le Fonds compétitif pour la Recherche et l’Innovation
technologique (FCRIT), soit :
un Fonds compétitif pour la Recherche scientifique
un Fonds compétitif pour l’Invention et l’Innovation industrielle
X X X
84
Accorder un accès des inventeurs au Fonds de Garantie du Secteur privé
en vue de mener des études de faisabilité assorties de plans d’affaire
pour leurs inventions ayant fait l’objet d’un dépôt de brevet ou l’ayant
obtenu
X X X
LES ASPECTS INSTITUTIONNELS
85
Redéfinir les séries de l’Enseignement secondaire de ma-
nière à permettre aux apprenants de poursuivre les forma-
tions universitaires en ayant plusieurs possibilités d’accès
X X X
86 Augmenter les heures consacrées aux matières scientifiques X X X
87
Orienter les apprenants en fonction de leurs compétences
et particularités X X X
88 Tenir compte des priorités nationales en termes de formation de compé-tences X X X
89
Instaurer, dans la formation de base des enfants, l’apprentis-
sage dans différents corps de métiers X X X
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58 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
90
Mettre en œuvre une Politique du livre et du matériel di-
dactique plus ambitieuse en dotant tous les établissements
scolaires d’une bibliothèque et d’ordinateurs connectés à
Internet
X X X
91
Instaurer l’assurance qualité dans tous les ordres et types
d’enseignement au Mali X X X
92
Relire la Loi d’orientation sur l’Education pour un alignement avec les
nouvelles orientations et recommandations sur la refondation de l’Edu-
cation
X X X
93
Créer les conditions afin que les AE soient autonomes dans
la gestion des orientations des élèves réguliers admis au DEF X X X
94 Redynamiser le sport scolaire et universitaire X X X
LES ÉCOLES COMMUNAUTAIRES
95
Recruter les enseignants des écoles communautaires ayant
des diplômes et des références académiques requis à la
fonction publique des Collectivités territoriales
X X X
LES ÉCOLES CORANIQUES, MÉDERSAS ET FRANCO-ARABES
96
Amener les médersas et écoles franco-arabes à appliquer les
programmes officiels du Ministère de l’Education nationale X X X
97
Professionnaliser les apprentissages dans les médersas et
écoles franco-arabes X X X
LES POLITIQUES LINGUISTIQUES ET CULTURELLES
98
Introduire les Langues officielles dans l’enseignement à tous
les niveaux X X X
99
Promouvoir la recherche, l’invention et l’innovation dans les
Langues officielles X X X
100
Intégrer les valeurs et mémoires maliennes dans les pro-
grammes d’enseignement et d’éducation X X X
101
Enseigner le patrimoine culturel national dans tous les
ordres d’enseignement X X X
L’AMÉLIORATION ET LA MODERNISATION DES PROGRAMMES ÉDUCATIFS
102 Restructurer les matières et concevoir une didactique adaptée X X X
103 Intégrer les TIC et digitaliser l’enseignement X X X
104
Réviser et adapter les curricula aux réalités sociales, cultu-
relles, économiques et environnementales (fondamental II,
secondaire, etc.)
X X X
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59ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
LE DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES ÉDUCATIVES
105
Créer et équiper les laboratoires de recherche dans les insti-
tutions de recherche X X X
106 Créer et ouvrir des lycées techniques et des filières agrosylvopastorales X X X
L’ACCESSIBILITE ET L’INCLUSION DANS L’ÉDUCATION
107
Utiliser la langue des signes et prévoir son utilisation dans
les services publics X X X
108
Prévoir, dans le budget de l’Éducation, la création
d’établissements secondaires et/ou professionnels
spécialisés pour les enfants déficients auditifs, visuels et
psychomoteurs
X X X
109 Intégrer, dans les différents curricula, la langue des signes en assurant sa promotion dans les services publics X X X
110
Adapter les livrets et manuels éducatifs et les documents
officiels en braille X X X
LA GOUVERNANCE ET L’ADMINISTRATION DE L’ÉDUCATION
111
Relire la loi relative aux écoles privées pour moraliser la création,
l’ouverture et la gestion des écoles privées à travers l’instauration de
mesures spéciales.
X X X
112
Supprimer l’AEEM au niveau de l’Enseignement secondaire
et recadrer ses actions au niveau de l’Enseignement supé-
rieur
X
LE FINANCEMENT, LE SOUTIEN A L’INNOVATION ET A LA SECURITÉ
113
Instituer un fonds pour les inventions et innovations scienti-
fiques X X X
114 Sécuriser les espaces scolaires et universitaires X X X
115
Instaurer le tronc commun au lycée, de la 10ème à la Ter-
minale, en vue de doter tous les bacheliers maliens d’une
culture générale solide et de leur offrir plus d’opportunités
d’accès à l’Enseignement supérieur. Toutefois, une différen-
ciation fondée sur les aptitudes (qui seront renforcées en
Terminale) sera opérée, au deuxième ou troisième trimestre
de la Terminale, pour faciliter le choix des filières parmi les
offres de formation de l’Enseignement supérieur
X X X
116 Développer les filières agrosylvopastorales dans l’Enseignement secon-daire X X X
117
Prendre en compte l’agrosylvopastoral dans les programmes
de l’Enseignement fondamental X X X
118
Développer les filières en lien avec l’agriculture, l’élevage, la
pêche, etc., dans les IFM et à l’Enseignement supérieur X X X
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60 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
119 Intégrer les TIC dans les programmes de formation des IFM X X X
120 Augmenter le nombre d’IFM ayant la filière pour la formation des ensei-gnants des médersas, des écoles franco-arabes et des écoles coraniques X X X
121
Ouvrir et rendre opérationnelle la filière de formation et de
perfectionnement des enseignants des IFM et des adminis-
trateurs scolaires (directeurs d’écoles, conseillers pédago-
giques, directeurs de centres d’animation pédagogique) à
l’École normale supérieure
X X X
122 Créer un musée national des sciences et des technologies X X
123 Impliquer le secteur productif dans la recherche scientifique X X X
124 Mettre en place une passerelle entre les ordres et types d’enseignement et la formation professionnelle X X X
L’INCLUSION SOCIALE ET LA RESPONSABILITÉ COMMUNAUTAIRE
125
Prendre en charge les innovations pédagogiques portées par
la société civile et validées en amont par le MEN X X X
126
Doter les bibliothèques de toutes les écoles d’un fonds do-
cumentaire conséquent X X X
127 Équiper les laboratoires des lycées et IFM X X X
128 Rehausser les primes de zone afin de retenir les enseignant(e)s/agent(s) dans les régions présentant des conditions difficiles X X X
129
Déconcentrer le concours d’entrée à l’Ecole Normale Supé-
rieure X X X
130 Accorder la création et l’ouverture des écoles privées aux seuls profes-sionnels de l’éducation X X X
131
Appliquer, scrupuleusement, les textes de création, d’ouver-
ture, de gestion, de suivi et de contrôle des différents ordres
d’enseignement
X X X
132 Faire élaborer la carte scolaire par les différentes Collectivités territo-riales avec l’appui des services techniques déconcentrés X X X
133 Ouvrir des universités dans les régions non encore dotées X X
134
Créer des centres d’écoute orientation pour aider les élèves
en difficulté au niveau de tous les ordres d’enseignement X X X
135
Adopter des mesures incitatives pour amener les élèves vers
les filières scientifiques X X X
136
Accélérer le processus d’intégration des écoles coraniques dans le sys-
tème éducatif du pays en les dotant d’un curriculum officiel, en leur oc-
troyant une subvention et en les rattachant au Ministère de l’Éducation
X X X
137 Créer l’agence de gestion des écoles coraniques X X X
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62 62 |
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61ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
138
Elaborer une convention collective pour les enseignants évo-
luant dans le secteur privé pour leur éviter la précarité ; X X X
139 Dépolitiser l’école à tous les niveaux X X X
140 Instaurer et renforcer l’autorité scolaire X X X
141
Rehausser le coefficient de l’ECM en l’intégrant comme
épreuve écrite à l’examen du Baccalauréat X X X
142
Remettre la gestion du personnel enseignant des niveaux
préscolaire, fondamental et secondaire au Ministère de
l’Éducation nationale.
X X X
LES REFORMES STRUCTURELLES ET LEGISLATIVES
143
Elaborer et adopter une loi de programmation de l’Éduca-
tion X X X
144
Veiller au respect des textes qui régissent le fonctionnement
des CGS X X X
145
Elaborer et valider le curriculum de l’Enseignement normal,
conformément aux prescriptions du PRODEC 2 X X X
146
Diligenter l’ouverture et l’opérationnalisation de toutes les
universités publiques créées X X X
147 Redynamiser les APE X X X
148
Relire le plan de carrière actuel des enseignants pour qu’ils
puissent s’épanouir dans leur corps X X X
149
Améliorer les conditions de travail des enseignants-cher-
cheurs et chercheurs pour éviter la fuite des cerveaux X X X
150
Instituer l’ordre du mérite national dans l’Éducation à tous
les niveaux X X X
151
Impliquer davantage la communauté dans la gestion de
l’école, notamment les parents d’élèves X X X
152
Respecter, strictement, les procédures de gestion des res-
sources humaines de l’Éducation, notamment la gestion des
mutations des enseignants
X X X
153
Relire l’arrêté n°2017-3458/MATDRE-SG du 17 Octobre 2017
portant modification de l’arrêté n°2011-3282/MATCL-SG de
11/08/2011 déterminant les conditions et les modalités de
mobilité et de mise en congé de formation des enseignants
des Collectivités territoriales
X X X
154
Améliorer et renforcer le système d’évaluation pour plus
d’efficacité et d’efficience X X X
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63 63 |
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62 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
155
Créer et ouvrir des lycées techniques dans toutes les régions
non dotées X X X
156
Rénover et équiper toutes les AE et CAP en les dotant de
moyens logistiques et humains conséquents et adaptés X X X
157
Soumettre la loi 87/048 relative à la grève au Mali à une
relecture pour l’adapter au contexte actuel X X X
158
Exiger, des promoteurs d’écoles privées, le versement d’un
salaire équivalent au moins au salaire minimum inter caté-
goriel garanti (SMIG) à leurs enseignants
X X X
159
Mettre en place une commission de suivi de la mise en
œuvre des recommandations des EGE. X X X
160
Reconsidérer la mission, la structure et le fonctionnement de l’école,
sous l’emprise de la société numérique, avec la digitalisation des proces-
sus, et bien évidement l’avènement de l’intelligence artificielle (IA)
X X X
161 Professionnaliser l’enseignement dès l’école fondamentale afin de mieux orienter l’apprenant /style Fanga School X X X
L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PROFESSIONNEL ET FORMATION PROFESSIONNELLE
162 Instituer une session de rattrapage pour les candidats qui échouent au CAP, BT et Bac X X X
163 Renforcer l’opérationnalisation des cellules de suivi de l’insertion so-cio-professionnelle des sortants X X X
164 Mettre en place des cellules d’orientation des apprenants et former les conseillers à l’orientation X X X
165 Créer des passerelles entre les cycles de formation professionnelle et valoriser les acquis de l’expérience (VAE) X X X
166 Inciter les élèves, et, particulièrement, les filles, à aller vers la formation professionnelle X X X
167 Soutenir la promotion de l’auto emploi, de « l’entrepreneuriat » X X X
168 Promouvoir les filières des Mines, Energie, BTP, Energétique, Agriculture, TIC et IA X X X
169 Actualiser, périodiquement, les programmes d’enseignement de l’EP/FP pour tenir compte des métiers du futur X X X
LES ÉCOLES PRIVÉES
170
Exiger, des écoles privées, le recrutement d’enseignants qualifiés, en
alignant les salaires et les modes d’avancement sur les normes de la
fonction publique
X X X
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
171 Investir dans la modernisation des infrastructures de recherche X X X
172 Prévoir des espaces universitaires dans les stratégies d’aménagement du territoire X X X
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63ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
173 Impliquer, activement, les enseignants-chercheurs dans la formulation des politiques éducatives X X X
174 Codifier la prime de recherche pour les enseignants-chercheurs X X X
175 Assurer la formation initiale et continue des enseignants-chercheurs à la pédagogie universitaire et en didactique. X X X
176 Doter les programmes de recherche d’un financement conséquent X X X
177 Assurer la prise en charge de voyages d’étude et/ou d’année sabbatique, formations de perfectionnement pour les enseignants-chercheurs. X X X
178
Appuyer l’IPU à mettre en œuvre des programmes de formation des
formateurs axés sur les nouvelles tendances pédagogiques et les techno-
logies éducatives
X X X
179
Opérationnaliser le Certificat d’Aptitude professionnelle en Pédagogie
universitaire et en Didactique (CaPuDi) de l’IPU pour répondre aux exi-
gences de professionnalisation de l’Enseignement supérieur
X X X
180 Faire adopter le décret portant statut de professeurs associés au niveau de l’Enseignement supérieur X X X
181
Promouvoir l’enseignement des sciences dans l’Enseigne-
ment supérieur X X X
182
Planifier et orienter les bourses vers les domaines des
sciences (Mines, Énergie, Énergétique, Agriculture, TIC et IA)
X X X
183 Séparer le statut des enseignants-chercheurs de celui des chercheurs à travers l’adoption de deux textes X
184 Lier la hiérarchisation de l’enseignant-chercheur à l’exercice effective de la fonction et à son appartenance à une IES X X X
185 Lier la hiérarchisation du chercheur à l’exercice effective de la fonction et à son appartenance à une institution de recherche X X X
186 Mettre en place un mécanisme permanent de dialogue de gestion du budget alloué à l’Enseignement supérieur X X X
187 Accorder, systématiquement, la fongibilité des lignes de crédits dans l’exécution des budgets des IES X
188
Intégrer des technologies éducatives innovantes pour faciliter l’évalua-
tion et le suivi, permettant une collecte de données plus précise et une
analyse efficace des performances pédagogiques
X X X
189 Instaurer la hiérarchisation des enseignants permanents des institutions d’enseignement supérieur privés au même titre que ceux du public X
190 Développer et mettre en œuvre des plans de maintenance des équipe-ments dans les IES publiques X X X
191 Renforcer les capacités de suivi-contrôle de l’AMAQ-SUP X X X
192 Octroyer des lignes budgétaires à l’AMAQ-SUP en fonction des besoins de fonctionnement de la structure X X X
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64 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
193
Mettre fin à la procédure d’élection pour la nomination des Doyens,
directeurs d’instituts universitaire et chefs de DER, optant plutôt pour
une nomination par le Ministre, le Recteur, le Directeur général afin de
maintenir le respect de la hiérarchie dans les universités
X X X
194 Construire et entretenir des infrastructures pédagogiques adéquates, conformément aux besoins X X X
195 Mettre en place des systèmes d’audit interne X X X
196 Adopter le système de Dépôts A Termes (DAT) pour financer la recherche X X X
197
Instituer un conseil scientifique de la recherche au niveau du
Gouvernement X X X
198
Instituer la propriété intellectuelle dans les Institutions d’enseignement
supérieur et de recherche scientifique (IESRS) et la protection des inven-
tions et innovations
X X X
199 Faire respecter la règlementation relative à l’Enseignement privé en matière de recrutement d’enseignants permanents X X X
200
Restructurer la CPS sectorielle de l’éducation pour obtenir des données
statistiques fiables, facilitant ainsi une planification ordonnée des be-
soins éducatifs
X X X
201
Créer un corps d’administrateurs scolaires et universitaires, offrant des
formations pour assurer une gestion efficace des établissements éduca-
tifs
X X X
202 Mettre à disposition des établissements privés des manuels de procé-dures fiscales pour assurer leur conformité X X X
203
Encourager le développement de la recherche au niveau des établisse-
ments privés d’enseignement supérieur avec la participation effective
des enseignants permanents
X X X
204
Entreprendre une relecture des textes pour accroître l’autonomie finan-
cière des Institutions d’enseignement supérieur et de la recherche scien-
tifique (IESRS), en excluant les ressources propres du compte unique du
Trésor
X X X
205
Restructurer les universités publiques thématiques actuelles par la relec-
ture des textes, en modifiant leurs appellations et en rationalisant leur
fonctionnement
X X X
206
Créer de nouvelles facultés de médecine, de pharmacie et
d’odontostomatologie X X X
207
Renforcer les pouvoirs des Recteurs et des Directeurs généraux en les
érigeant en présidents d’université et d’Institut, leur conférant le pou-
voir de prendre des arrêtés pour une gestion plus efficace
X X X
208 Faire signer un engagement décennal par les nouvelles recrues dans l’Enseignement supérieur X X X
209 Créer les conditions d’une évolution pédagogique de l’enseignement des langues nationales à l’Université X X X
210 Refonder le système éducatif en réintégrant le corps des inspecteurs dans tous les ordres d’enseignement X X X
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65ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(Jusqu’à’à
5 ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
211 Créer une base de données publique avec toutes les productions scien-tifiques X X X
212 Développer des centres/laboratoires de recherche X X X
213 Créer de nouvelles filières dans l’Enseignement supérieur pour former des techniciens supérieurs et ingénieurs dans les filières de pointe X X X
214
Bâtir un Enseignement supérieur qui répond aux besoins
économiques et sociaux du pays X X X
215 Relire le cadre législatif et règlementaire pour plus d’autonomie et de responsabilité des universités au Mali X X X
216
Augmenter, substantiellement, le nombre d’étudiants et
d’enseignants dans les filières des Sciences exactes, biolo-
giques, expérimentales et techniques.
X X X
217
Bâtir un Enseignement supérieur apte à fournir les res-
sources humaines capables de satisfaire les besoins de déve-
loppement socio-économique du pays
X X X
218
Mettre le numérique au premier plan dans l’organisation de
la formation, la recherche et la gouvernance des établisse-
ments
X X X
219 Renforcer le dispositif existant en créant de nouvelles institutions d’en-seignement supérieur, généralistes ou spécialisées, par région X X X
LES ÉCOLES FERMÉES
220
Appliquer les orientations inscrites dans le PRODEC 2 (Com-
posante 5 : résilience) qui est en cours de développement X X X
221
Prendre des dispositions urgentes pour l’ouverture de toutes
les écoles fermées X X X
Source : Résultats des ateliers
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66 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
4.2.2. Recommandations opérationnelles
Les recommandations opérationnelles, détaillées dans le tableau 14, ci-dessous, fournissent des directives
pratiques et spécifiques destinées à éclairer la mise en œuvre des actions identifiées lors des États généraux de
l݃ducation :
Tableau 14 : Recommandations opérationnelles et leurs échéances
N° Recommandations opérationnelles
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(jusqu’à 5
ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
1 Diligenter le processus de négociation relative à la convention entre l’État et les médersas X
2 Former les enseignants à tous les niveaux du système éducatif dans la prise en charge des élèves et étudiants vivant avec handicap X X X
3 Créer des infrastructures adaptées pour l’accueil des enfants vivant avec handicap X X X
4 Former les enseignants dans la prise en charge des enfants dans les structures d’éducation spéciale X X X
5 Mettre les enfants dans les meilleures conditions d’apprentissage X X X
6 Assurer une large couverture du territoire national en écoles fondamen-tales X X X
7 Doter chaque école fondamentale en enseignants de qualité et en nombre suffisant X X X
8 Récompenser les filles en situation de réussite scolaire X X X
9 Sensibiliser et accompagner les communautés dans le cadre de l’accès, du suivi et du maintien des filles à l’école X X X
10 Participer au suivi scolaire des enfants X X X
11 Mettre à la disposition des écoles normales des formateurs qualifiés en nombre suffisant maîtrisant l’outil informatique X X X
12 Doter les établissements scolaires et universitaires en matériels didac-tiques adéquats et en quantité suffisante X X X
13 Améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage dans les écoles normales X X X
14 Assurer un meilleur suivi-évaluation des projets de formation profes-sionnelle X X X
15 Renforcer le suivi des écoles privées par les organes chargés du contrôle de qualité X X X
16 Instaurer des cadres de concertation périodiques et fonctionnels entre les sous-secteurs de l’Education X X X
17 Prévenir les grèves fréquentes dans le secteur de l’Education X X X
18 Instaurer un dialogue permanent et transparent avec les syndicats sur tous les sujets concernant la gouvernance de l’école X X X
19 Appliquer des textes et règlements en matière de grève X X X
20 Prévenir les causes de la violence dans l’espace scolaire et universitaire X X X
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67ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations opérationnelles
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(jusqu’à 5
ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
21 Sanctionner tout acte de violence dans l’espace scolaire et universitaire X X X
22 Sécuriser les localités où les écoles sont fermées X X X
23 Organiser des rencontres entre les communautés et les responsables des structures éducatives X X X
24 Sensibiliser les parents/les familles/les communautés sur les bénéfices de la scolarisation des filles X X X
25 Assurer le soutien de l’État aux écoles communautaires X X X
26 Assurer la formation continue des enseignants des écoles communau-taires X X X
27
Rendre l’éducation inclusive, en adaptant, réellement, les infrastruc-
tures et équipements scolaires et universitaires aux conditions des
handicapés
X X X
28 Mettre en place des bibliothèques sonores et adapter les supports édu-catifs aux enfants handicapés visuels (braille) X X X
29 Allouer des ressources pour la formation des enseignants des médersas et d’autres écoles spécialisées X X X
30 Confier les classes du premier cycle de l’Enseignement fondamental aux enseignants les plus expérimentés X X X
31 Impliquer, de façon accrue, la communauté dans la gestion de l’école X X X
32 Créer des centres d’écoute et d’orientation pour aider les élèves en difficulté X X X
33
Imposer l’usage, et le port de la tenue scolaire confectionnée à partir de
textiles produits localement, au Mali, dans toutes les écoles primaires et
secondaires publiques et privées du pays, afin de garantir une accessibi-
lité universelle à cette tenue
X X X
34 Créer et promouvoir des cantines scolaires, y compris pour les struc-tures d’Education spéciale, sur toute l’étendue du territoire national X X X
35 Assurer la formation continue des enseignants X X X
36 Évaluer l’Approche par compétences (APC) et le système Licence-Mas-ter-Doctorat (LMD) X X X
37
Développer les méthodes alternatives de formation professionnelle, y
compris les Unités mobiles de formation (UMF) et les chantiers écoles X X X
38 Réhabiliter les infrastructures éducatives endommagées X X X
39 Augmenter les capacités d’accueil des structures d’enseignement supé-rieur X X X
40
Mener une étude d’évaluation approfondie des besoins de formation
et identifier les secteurs utilisant les diplômés avant toute ouverture de
formation
X X X
41 Mettre en place un mécanisme de suivi des diplômés X X X
42 Mettre en place un mécanisme de suivi et d’accompagnement des étu-diants en difficulté X X X
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68 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° Recommandations opérationnelles
Court
terme
(2 à 3
ans)
Moyen
terme
(jusqu’à 5
ans)
Long
terme
(au-delà
de 5 ans)
43
Promouvoir la production des savoirs locaux des auteurs maliens et
africains à travers une recherche endogène en collaboration avec les
communautés
X X X
44 Règlementer l’utilisation des enseignants de l’État par les écoles privées X X X
45 Mettre en place des mécanismes pour renforcer le contrôle des établis-sements privés afin d’assurer leur conformité aux normes éducatives X X X
46
Instaurer une collaboration étroite entre les Ministères en charge de
l’Éducation, de la Culture et de l’Environnement pour une approche
holistique
X X X
47
Redynamiser la collaboration entre l’Enseignement secondaire général,
technique et professionnel, et l’Enseignement supérieur, en particu-
lier assurer l’orientation des élèves de lycées dans les séries sciences
exactes, biologiques et expérimentales
X X X
48 Former les acteurs de la communauté éducative à la prise en compte du genre X X X
49
S’inspirer des acquis des projets financés par les PTF dans la mobilisa-
tion des parents pour la réussite scolaire des enfants X X X
50 Développer et mettre en œuvre des plans de maintenance des équipe-ments et matériels didactiques (ETP/FP) X X X
51
Opérationnaliser les services d’orientation scolaire au niveau des CAP
et créer et opérationnaliser ces services aux autres niveaux d’enseigne-
ment
X X X
52 Adopter et mettre en œuvre des stratégies de communication dans le programme de refondation du système éducatif X X X
53
Dissocier le financement de la Formation professionnelle (Pool finan-
cier) des services techniques de la Formation professionnelle (Pool
technique)
X X X
54 Renforcer l’appui des Collectivités territoriales aux initiatives qui sou-tiennent l’accès et le maintien des filles à l’école X X X
55 Rouvrir toutes les écoles fermées dans toutes les régions X X X
56 Promouvoir l’implantation et le développement des écoles mobiles dans les régions concernées X X X
57 Prévoir des bus scolaires pour le déplacement des enfants vivant avec handicap X X X
58
Apurer tous les arriérés dus aux enseignants - heures supplémentaires,
émoluments des vacataires au niveau des lycées, des IFP, des IFM et des
EFP
X X X
59 Approvisionner les écoles en eau et en électricité en privilégiant l’éner-gie solaire et assurer l’hygiène et l’assainissement X X X
Source : Résultats des ateliers
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69ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
5. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
DE LA REFONDATION DU
SYSTÈME ÉDUCATIF DU MALI
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70 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Les orientations stratégiques, présentées dans ce chapitre V, précisent les finalités poursuivies par la refondation
du système éducatif du Mali ainsi que les priorités majeures, les directives et les moyens qui permettront
d’atteindre ces finalités.
5.1. THEORIE DU CHANGEMENT
La refondation du système éducatif malien, demandée à travers les diverses concertations, se situe dans une
dynamique de transformation en profondeur de son état actuel. En effet, les Maliens ont exprimé, avec force,
leur volonté et leur engagement à s’investir dans un système nouveau d’éducation qui réponde mieux aux
besoins d’épanouissement de l’individu, de sa famille, de sa communauté et aux besoins du développement
social, culturel, économique et environnemental du pays tout entier. Compte tenu des défis actuels et des enjeux
géostratégiques du Mali, les populations ont demandé un système éducatif qui contribue fortement à l’émergence
du pays sur la scène internationale à travers les productions matérielles et la production de connaissances, le
développement des savoirs endogènes, la maîtrise des valeurs culturelles, la consolidation de l’unité nationale
et la promotion de la culture de la paix, du vivre-ensemble. Enfin, les Maliens demandent au système éducatif
nouveau de former un nouvel homme, utile à lui-même, à sa famille, à sa communauté et à son pays.
La théorie du changement, en la matière, consiste en un discours qui explique les nouvelles finalités assignées
au système éducatif, les moyens pour y arriver et les liens systémiques entre moyens et finalités. Les Maliens
ont déterminé les finalités à assigner au système éducatif nouveau à travers, d’abord, une nouvelle vision de
l’homme à former, ensuite, une mission à remplir et des objectifs précis à atteindre. La vision du Malien nouveau,
la mission à réaliser par le système éducatif, les objectifs) à atteindre sont soutenus par neuf (9) piliers principaux
dialectiquement liés. L’exploitation optimale de ces neuf piliers dépend fortement des conditions et principes à
respecter et qui sont clairement énoncés. Ces neuf piliers sont les suivants :
Pilier 1 : Éducation du citoyen aux valeurs culturelles et aux savoirs endogènes ;
Pilier 2 : Éducation inclusive sur toute l’étendue du territoire national ;
Pilier 3 : Professionnalisation des formations à tous les niveaux du système éducatif et dans toutes les
formes d’éducation ;
Pilier 4 : Promotion des Langues officielles dans tout le système éducatif ;
Pilier 5 : Développement de curricula centrés sur les valeurs et savoirs endogènes, les Langues officielles,
les Sciences et technologies à tous les niveaux du système ;
Pilier 6 : Formation et gestion des enseignants et des formateurs ;
Pilier 7 : Recherche scientifique au service du développement social, économique, artistique, culturel et
environnemental ;
Pilier 8 : Schéma institutionnel systémique ;
Pilier 9 : Financement souverain.
A travers l’exécution correcte des actions de ces neuf piliers, il s’agira non seulement de former aux valeurs et
savoirs endogènes mais aussi d’installer une Ecole nouvelle. Désormais, il ne s’agira plus de promouvoir une
nouvelle école avec de nouvelles classes tout en maintenant les mêmes contenus extravertis et en porte-à-faux
avec les besoins, les enjeux et les défis du pays, mais une Ecole nouvelle avec de nouveaux contenus, de nouvelles
figures d’enseignants et d’apprenants gérés au travers d’une gouvernance vertueuse, elle-même adossée à la fois
sur un soutien politique permanent et ferme et, un financement souverain.
Il s’agit d’abord, de changement de mentalité et d’attitudes des acteurs de l’éducation, ensuite, de changement
des contenus des programmes d’éducation et de formation et de l’organisation de la formation des éducateurs
et formateurs, de la qualité des éducateurs et formateurs, de leur recrutement, leur mobilité, leur contrôle, leur
gestion et leur plan de carrière. Il est question enfin de l’attitude des apprenants vis-à -vis des apprentissages, de
la gouvernance du système et de son financement pérenne.
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71ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
5.2. VISION DE LA REFONDATION DU SYSTEME EDUCATIF DU MALI
La refondation du système éducatif malien vise à former, d’ici à 2038, un citoyen de type nouveau, patriote et
bâtisseur d’une société démocratique, acteur du développement économique, social, environnemental du pays,
ancré dans sa culture, maîtrisant les savoirs endogènes, participant aux progrès scientifiques et technologiques
et contribuant activement à la culture de la paix et au vivre-ensemble.
5.2.1. Mission
La mission de la refondation du système éducatif malien est de former le citoyen malien à acquérir, à travers
des actions organisées, les connaissances et les compétences permettant l’autonomie, l’intégration sociale, la
production de savoirs pour un Mali émergent et ouvert sur le monde, d’ici à 15 ans (2038).
5.2.2. Objectif général
L’objectif général du système éducatif est de doter le citoyen malien, à travers des actions organisées, des
habiletés morales, physiques et intellectuelles lui permettant de contribuer efficacement au développement
social, économique, culturel et environnemental du pays, d’ici à 15 ans (2038).
5.2.3. Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques de la refondation du système éducatif malien, d’ici à 2063, sont les suivants :
assurer, à travers diverses opérations de formation, l’éducation de tous les apprenants des différentes
structures éducatives du pays aux valeurs culturelles et aux savoirs endogènes ;
assurer l’inclusivité dans les actions éducatives de l’ensemble des structures d’éducation formelle et non
formelle, sur toute l’étendue du territoire national ;
professionnaliser, de manière harmonieuse, les formations à tous les niveaux du système éducatif et dans
toutes les formes d’éducation ;
systématiser, tout en mettant à disposition le matériel pédagogique adéquat, l’utilisation des langues
officielles dans tout le système éducatif ;
développer, de manière participative avec les acteurs concernés, les curricula, en mettant l’accent sur les
valeurs et savoirs endogènes, les sciences et technologies à tous les niveaux du système ;
améliorer la formation et la gestion des enseignants sur tout le territoire national, à travers une planification
stratégique rigoureuse ;
renforcer la contribution de la recherche scientifique et de l’innovation technologique au développement
des filières économiques porteuses et à l’amélioration des conditions de vie des populations, à travers la
valorisation des résultats de la recherche ;
organiser le schéma institutionnel du secteur de l’Éducation , selon une optique systémique ;
mettre en place un système de financement souverain, efficace et pérenne de l’Éducation.
5.3. CONDITIONS A REUNIR POUR LA REFONDATION DU SYSRTEME
EDUCATIF DU MALI
Bien que la volonté politique soit exprimée pour refonder le système éducatif malien à travers l’organisation des
États généraux de l’Éducation, elle doit demeurer constante et se manifester tout au long du processus.
Le système refondé devra s’appuyer :
sur une bonne communication autour des options retenues ;
sur l’adhésion des enseignants, des formateurs et des populations aux actions de la refondation ;
sur une gouvernance vertueuse ;
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72 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
sur un personnel d’encadrement (formateurs, chercheurs, personnels technique et administratif) de
qualité, motivé, en nombre suffisant et bien géré ;
sur des établissements de formation bien répartis sur toute l’étendue du territoire national et dotés en
infrastructures et équipements adéquats ;
sur l’éducation aux valeurs ;
sur une plus grande accessibilité à la science et à la technologie ;
sur la recherche scientifique, l’innovation et la créativité ;
sur un bon suivi de la refondation opérée ;
sur un financement souverain.
5.4. PRINCIPES A OBSERVER
La refondation du système éducatif malien se fera sur la base des principes suivants :
1. l’ancrage de l’apprenant dans les valeurs culturelles, les savoirs endogènes et le patrimoine de
l’humanité ;
2. la réduction des inégalités territoriales dans la répartition des établissements de formation des
enseignants et des formateurs ;
3. l’inclusivité sociale et la prise en compte du genre ;
4. l’harmonie entre le travail manuel, l’entrepreneuriat et les connaissances théoriques ;
5. le développement social, culturel, industriel, agrosylvopastoral et minier ;
6. la citoyenneté, la démocratie, la paix et les droits humains ;
7. l’esprit critique, la science, la créativité et l’innovation technologique ;
8. une recherche scientifique orientée sur les besoins de développement du pays ;
9. l’assurance qualité à tous les niveaux ;
10. la primauté de l’école publique sur l’école privée ;
11. une gouvernance basée sur la responsabilité et la redevabilité à tous les niveaux ;
12. la résilience du système face aux contingences.
5.5. PRINCIPALES MENACES OU FACTEURS DE RISQUES POUR LA
REFONDATION DU SYSTEME EDUCATIF
Les principales menaces ou facteurs de risques pouvant compromettre la réussite de la refondation sont :
le faible portage politique des actions de la refondation ;
l’insécurité ;
l’instabilité politique et institutionnelle ;
un climat social non apaisé ;
la faible mobilisation des populations, de l’intelligentsia nationale et de la Diaspora ;
la faible adhésion des acteurs.
Dans tous les cas, la refondation devra résister à toutes les vicissitudes de la vie nationale.
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73ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
5.6. PRINCIPAUX ACTEURS DE LA REFONDATION DU SYSTEME EDUCATIF
Les principaux acteurs de la refondation du système éducatif sont :
les décideurs politiques ;
les responsables administratifs des établissements de formation ;
les légitimités et les autorités traditionnelles ;
les organisations de la société civile ;
les enseignants et les formateurs ;
les chercheurs ;
les syndicats ;
la Diaspora malienne ;
les personnels d’appui ;
les apprenants ;
les associations de parents d’élèves ;
les opérateurs économiques ;
les partenaires techniques et financiers.
Tous ces acteurs devront être mobilisés pour jouer leurs rôles respectifs et assurer les conditions de la réussite de
la noble et exaltante mission de refondation du système éducatif malien.
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74 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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75ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
6. PILIERS DE LA REFONDATION
DU SYSTÈME ÉDUCATIF
DU MALI
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76 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
L’examen des recommandations issues des écoutes, des contributions écrites, des ateliers thématiques, des
ateliers régionaux des Etats généraux et du District de Bamako, des ambassades et consulats, et celles émanant
de l’atelier national, montre, à suffisance, une demande forte quant à la refondation du système éducatif malien.
Cette refondation du système se fonde sur une Education inclusive qui s’appuie sur nos valeurs culturelles et
savoirs endogènes, et sur nos langues nationales comme médium d’enseignement et qui dispose d’enseignants
et formateurs bien formés et bien gérés, met en œuvre des curricula adaptés à nos besoins tout en accordant
une place de choix à la professionnalisation des formations, à l’enseignement des sciences et technologies. Cette
refondation met la recherche et les innovations techniques et technologiques au service du développement. Elle
est organisée selon un schéma de gestion systémique, bien articulé et, adossée à un financement souverain.
Ainsi, la refondation du système éducatif repose sur neuf (9) piliers qui sont autant d’axes stratégiques
interdépendants, c’est-à-dire dialectiquement liés.
Pilier 1 : Éducation du citoyen aux valeurs culturelles et aux savoirs
endogènes
C’est le pilier à travers lequel il s’agit d’apprendre à l’apprenant à être.
Le système éducatif du Mali n’a guère changé depuis l’époque coloniale. Les valeurs culturelles, artistiques,
environnementales et les savoirs endogènes qui, jadis, avaient fondé la société et la nation maliennes, se
dissolvent, aujourd’hui, dans les valeurs et savoirs exogènes. D’où la crainte d’une déshumanisation et le risque
d’aliénation des jeunes.
La réappropriation de nos valeurs culturelles et de nos savoirs endogènes passe par la réhabilitation et la
valorisation de ces valeurs et savoirs, à travers une recherche scientifique, l’intégration de ces valeurs dans des
programmes de formation pertinents et cohérents.
L’éducation devra contribuer au développement intégral de chaque Malienne et de chaque Malien : englobant
l’esprit et le corps, l’intelligence, la sensibilité, le sens esthétique, la responsabilité personnelle et la spiritualité.
Grâce à l’éducation, chaque Malien devra être en mesure de se constituer une pensée autonome et critique ainsi
que de se forger son propre jugement. Cela lui permettra de déterminer, par lui-même, les actions qu’il estime
devoir faire dans les différentes circonstances de la vie.
Pilier 2 : Éducation inclusive sur toute l’étendue du territoire national
C’est le pilier à travers lequel, il s’agira d’apprendre à vivre ensemble avec les autres, à accepter les
autres avec leurs différences, de prendre de conscience des similitudes et de l’interdépendance.
Le Mali est un vaste territoire qui compte dix-neuf (19) Régions et un District. Les disparités climatiques et
pluviométriques qui existent entre ces entités administratives vont avec des disparités démographiques.
L’éducation inclusive donne une égalité de chance à tous les enfants maliens, en leur conférant les
lieux d’apprentissage adéquats, faciles d’accès et en leur offrant les meilleures conditions d’études.
Elle cherche à bannir les discriminations liées à la distance, à l’appartenance religieuse, au sexe, aux
conditions d’accès à l’école et aux handicaps. Pour ce faire, l’éducation pourrait emprunter deux voies
complémentaires dont la première sera la découverte progressive de l’autre et la seconde, s’étalant tout
au long de la vie, consistera à encourager l’engagement dans des projets communs. La conjugaison de
ces deux voies pourrait contribuer à éviter ou résoudre les conflits latents. En apprenant aux jeunes à
adopter la perspective d’autres groupes ethniques ou religieux, on peut prévenir des incompréhensions
génératrices de haine et de violence chez les adultes.
Les transformations digitales des formations et les universités numériques participent à la mise en
œuvre de l’inclusivité de l’Education.
L’Education doit lutter efficacement contre l’analphabétisme sur tout le territoire malien, pour arriver au bout de
ce fléau, d’ici cinq ans.
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77ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Pilier 3 : Professionnalisation des formations à tous les niveaux du
système éducatif et dans toutes les formes d’éducation
Le pilier 3 est celui d’apprendre à faire, c’est-à-dire apprendre à l’élève à mettre en pratique ses connaissances. Il
s’agit aussi d’adapter l’éducation au travail future, quoique son évolution n’est pas entièrement prévisible.
Le système éducatif malien, sous sa forme actuelle, ne développe pas suffisamment les travaux pratiques et
manuels. Donc, il ne prépare pas l’apprenant au choix ou à l’exercice d’un métier.
La question à poser alors est : à quoi bon scolariser son enfant, durant dix à quinze ans de sa vie si, après tout ce
temps, il ne sait rien faire avec ce qu’il a appris ?
Des valeurs fortes ne suffisent pas dans ce monde sans cesse mouvant et complexe. Il faut comprendre pour agir.
L’exigence de savoir lire, écrire et compter n’est plus à la hauteur des exigences du monde contemporain. Il ne
s’agit point de tourner le dos aux savoirs disciplinaires, mais désormais de les organiser de sorte qu’ils soient plus
opératoires dans la vie quotidienne de l’individu, de la famille, de la communauté, de la cité et dans le travail.
Souvent, les notions fondamentales ont été étudiées à l’école, mais hors de tout contexte. Elles restent donc
« lettres mortes ». C’est pour cette raison qu’il importe de développer des compétences dès l’école, c’est-à-dire
lier constamment les savoirs et leur mise en œuvre à des situations concrètes. Le forgeron ne rentre pas dans la
forge à l’âge adulte. Cependant, les apprentissages devront évoluer et ne devront plus être considérés comme de
simples transmissions de pratiques routinières.
Par ailleurs, le développement des compétences dès l’école ne nuit pas à l’acquisition des savoirs disciplinaires,
car la plupart des compétences mobilisent certains savoirs.
A travers la professionnalisation des formations, le système éducatif malien cherche à lier l’école à la vie. Il s’agit, dans
le système formel, d’introduire une dose d’activités préprofessionnelles dès le cycle fondamental puis au secondaire
et au supérieur en vue de donner aux apprenants le goût du travail manuel, voire de la pratique d’un métier pour, plus
tard, être des citoyens préparés à affronter les aléas de la vie et se socialiser. Il en sera de même pour le non formel.
A travers la professionnalisation des formations, il s’agira de doter tous les enfants maliens de compétences
indispensables pour vivre décemment au 21ème siècle. Il s’agit, dès lors, d’élaborer des programmes qui tiennent
compte de l’harmonie entre le travail manuel, l’entrepreneuriat et les connaissances théoriques.
Pilier 4 : Promotion des Langues officielles dans le système éducatif.
Le pilier 4 complète le pilier 1 dans apprendre à être. L’adage bamanan dit « savoir monter à cheval, savoir
monter sur l’arbre, savoir nager, rien ne vaut que se connaître soi- même ». Se connaître soi-même, commence
par connaître sa langue maternelle, la langue à travers laquelle les valeurs culturelles et les savoirs endogènes
sont diffusés.
L’utilisation des Langues officielles comme médiums d’enseignement, à tous les niveaux, a été fortement
recommandée par les Maliens. Il va sans dire que l’enfant apprend mieux dans sa propre langue. Par ailleurs,
la sauvegarde des valeurs culturelles et le développement des savoirs traditionnels dépendent fortement de
l’utilisation optimale des langues officielles à tous les niveaux du système éducatif.
Pour que ce pilier ait un sens, il y a lieu de faire un travail de recherche linguistique, d’instrumentalisation et
d’instrumentation de ces langues officielles, de production de documents pédagogiques et d’élaboration ou de révision
des programmes de formation (des enseignants, des formateurs et des apprenants), tout en assurant leur continuité.
Il faut, en outre, procéder à la fois à la mise en œuvre d’un programme vigoureux de formation continue des
enseignants et des formateurs, d’une vaste campagne de sensibilisation des populations et d’un programme
d’alphabétisation de masse en langues officielles.
L’utilisation des Langues officielles dans le système éducatif permettra aux communautés de s’approprier
facilement l’école et de mettre à contribution les détenteurs des savoirs endogènes et de nouer un nouveau
contrat social entre l’école, la famille et la communauté.
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78 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Pilier 5 : Développement de curricula centrés sur les valeurs et savoirs
endogènes, les Langues officielles, les Sciences et technologies à tous
les niveaux du système
C’est le pilier apprendre à connaître, apprendre à comprendre. Il s’agira pour chaque Malienne et chaque Malien
d’apprendre à comprendre le monde qui l’entoure, au moins, pour vivre dignement, développer des capacités
professionnelles et communiquer. A travers ce pilier, il s’agira d’insuffler au jeune malien le plaisir de comprendre,
de connaître, de découvrir et de transformer.
La refondation du système éducatif s’appuie, en plus des valeurs et savoirs endogènes, des langues officielles,
sur l’étude des Sciences, des Technologies, de l’Ingénierie et des Mathématiques (STIM), y compris l’Intelligence
artificielle (IA). Il doit en être de même pour les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). La
formation technique et professionnelle, axée sur les domaines industriels, agrosylvopastoraux, les mines, les
productions d’énergies est à privilégier en vue de booster l’économie et de lutter efficacement contre le chômage,
notamment des femmes et des jeunes.
L’élargissement des savoirs éveillera la curiosité intellectuelle chez chaque Malienne et chaque Malien stimulera
le sens critique et lui permettra de mieux comprendre son environnement sous ses divers aspects et de déchiffrer
le réel en acquérant l’autonomie de jugement. Il est essentiel que chaque enfant malien, quel qu’il soit et où
qu’il se trouve, puisse accéder, sous une forme appropriée, à la démarche scientifique et devenir, durant toute sa
vie, militant de la science. La tâche première de l’éducation peut être considérée comme réussie si elle a donné
aux apprenants l’impulsion et les bases leur permettant de continuer à apprendre tout au long de la vie, dans le
travail, mais aussi hors du travail.
Un important travail de développement et de révision des curricula, cohérents et harmonisés, incluant ces
transformations voulues du système éducatif nouveau et arrimé sur les plans de développement pluriannuels du
Mali, est à réaliser au plus tôt.
Il ne suffit pas de discourir sur la citoyenneté, la culture de la paix, les valeurs culturelles, les savoirs endogènes ; il
aussi faut modifier le curriculum formel et les grilles horaires, car développer l’autonomie et la solidarité, utiliser
les langues officielles, les valeurs culturelles et les savoirs endogènes prend du temps. On ne peut continuer à se
plaindre d’une crise de l’éducation sans rien changer aux programmes et aux routines scolaires.
Pilier 6 : Formation et gestion des enseignants et des formateurs
Il est le pilier central sur lequel reposent tous les autres piliers de la refondation du système éducatif. Aucun système
éducatif ne peut assurer sa mission de formation du citoyen sans disposer de ressources humaines qualifiées,
notamment d’enseignants de qualité et en nombre suffisant, pour tous les ordres et types d’enseignement.
Leur formation, leur recrutement et leur gestion efficiente et rationnelle doivent être un souci constant des
gestionnaires du système éducatif refondé.
La formation et le recrutement des enseignants, tant au niveau du public que du privé, doivent relever d’une
planification stratégique. Les écoles de formation des enseignants doivent travailler dans une parfaite cohérence,
tant au niveau des formateurs des formateurs que de l’harmonisation des programmes d’études.
Le système éducatif du Mali a besoin de nouvelles figures d’enseignants, d’éducateurs et de formateurs, c’est-à-
dire des personnels crédibles, animateurs d’une communauté éducative performante.
Un système éducatif, qui voudra préparer les jeunes maliens à affronter la complexité des enjeux et défis d’un Mali
souverain, émergent, juste et paisible grâce à leurs compétences, doit privilégier une autre figure d’enseignants
et de formateurs, une figure d’enseignants et de formateurs crédibles, artisans d’une pédagogie constructive,
animateurs culturels, médiateurs intercommunautaires, garants de la Loi, organisateurs d’une culture de paix,
passeurs culturels et intellectuels. Il s’agira d’enseignants et de formateurs pratiquant une pédagogie où l’élève
apprend et où l’enseignant ou le formateur l’y aide. Il n’aidera pas l’élève ou l’apprenant en l’amenant simplement
à mémoriser des savoirs mais plutôt à procéder à une construction mentale complexe.
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79ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Pilier 7 : Recherche scientifique au service du développement social,
économique, artistique, culturel et environnemental
Le pilier 7 complète et consolide le pilier 5 centré sur apprendre à connaître, apprendre à comprendre. La
recherche scientifique permet de mieux comprendre l’environnement et de mieux l’utiliser et le transformer
pour satisfaire les besoins individuels et collectifs.
Dans beaucoup de domaines du système éducatif actuel, la Recherche scientifique manque de visibilité et de
lisibilité. Elle est plus remarquable dans le secteur de la santé et celui de l’agriculture.
La refondation du système éducatif met la Recherche scientifique et l’Innovation technologique au centre de
l’Education. Elle les met au service du développement du Mali. Il s’agit de développer, à travers un financement
pérenne, la recherche fondamentale et la recherche appliquée, de mettre les chercheurs en réseaux, de faciliter
les conditions de recherche, de valoriser et de diffuser les résultats de la recherche. Pour ce faire, la mise en
relation des chercheurs avec les secteurs productifs nationaux est plus qu’une nécessité.
Par ailleurs, les chercheurs et autres universitaires devraient désormais être au-devant de la réflexion stratégique
et de l’élaboration de la prospective pour le développement du Mali et son positionnement sur la scène
internationale, régionale et sous-régionale.
Pilier 8 : Schéma institutionnel systémique
Ce pilier assure le bon fonctionnement de chacun des sept premiers piliers ainsi que leur coordination holistique.
La gestion efficace et efficiente du système éducatif revêt une importance capitale. Le constat actuel est que
le schéma institutionnel existant est constitué de sous-systèmes juxtaposés et cloisonnés sans une démarche
participative pour des opérations de conception et d’évaluation des politiques sectorielles, de développement
des programmes de formation, de certification des apprentissages, de contrôles concertés des établissements de
formation.
Le schéma institutionnel de la refondation du système se veut systémique. Il s’agit, à travers la mise en place de
mécanismes appropriés, de créer une meilleure articulation entres les structures de gestion de l’Education et de la
Formation, une amélioration de la communication interne et externe du système et l’opérationnalisation de cadres
de concertation et de collaboration. De même, la primauté de l’école publique sur l’école privée est réaffirmée
dans le schéma institutionnel de la refondation. Il faut réhabiliter l’Ecole de la République, mise à mal par la
« prolifération » des écoles privées. Il faut aussi intégrer les écoles coraniques dans le giron de l’école formelle.
La gestion axée sur les résultats, les contrats de performance, l’assurance qualité à tous les niveaux de formation
seront instaurés dans le système.
Pilier 9 : Financement souverain
C’est le pilier nourricier qui alimente tous les huit autres piliers. Sans ce pilier 9, tous les autres manquent de sève,
se dessèchent et la refondation du système est compromise.
Pour un système éducatif performant, l’Etat doit, prioritairement, financer le système éducatif. Il convient d’accorder
un budget conséquent pour le financement des actions prioritaires, notamment l’information des populations et
la mobilisation communautaire, la formation des ressources humaines, l’instrumentalisation et l’instrumentation
des langues officielles et la production des documents pédagogiques y afférents, l’alphabétisation de masse,
le développement des curricula pour tenir compte des valeurs et savoirs endogènes, des langues nationales
et des sciences et innovations technologiques, la construction et l’équipement de certaines infrastructures,
la réouverture des écoles fermées ainsi que la promotion de la recherche et de la formation technique et
professionnelle dans les secteurs porteurs.
Ces différents piliers se déclinent en actions présentées dans le tableau ci-dessous. Celles-ci devront être
programmées sur le court, moyen et long termes.
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80 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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81ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
7. ACTIONS STRATÉGIQUES
DE LA REFONDATION DU
SYSTEME ÉDUCATIF
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82 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Tableau 15 : Actions stratégiques par pilier
PILIER 1: Éducation du citoyen aux valeurs culturelles et aux savoirs endogènes
Objectif spécifique 1 : Assurer, à travers diverses opérations de formation, l’éducation de tous les apprenants des
différentes structures éducatives du pays aux valeurs culturelles et aux savoirs endogènes
A.1.1. Intégration des valeurs et mémoires maliennes dans les programmes d’enseignement et d’éducation
A.1.2. Orientation de la transition de l’école, en passant d’un modèle centré sur l’instruction à une approche axée sur
l’éducation
PILIER 2 : Éducation inclusive sur toute l’étendue du territoire national
Objectif spécifique 2 : Assurer l’inclusivité dans les actions éducatives de l’ensemble des structures d’éducation formelle
et non formelle, sur toute l’étendue du territoire national
A.2.1. Intégration de l’éducation inclusive dans les cultures et pratiques professionnelles des enseignants et des
formateurs
A.2.2. Égalité des genres et scolarisation des filles
A.2.3. Facilitation de l’accès du système aux personnes en situation de handicap
A.2.4. Promotion de l’Éducation préscolaire et spéciale
A.2.5. Renforcement de l’Éducation non formelle
A.2.6. Couverture territoriale du pays en infrastructures d’éducation formelle et/ou non formelle
A.2.7. Intégration de l’alimentation scolaire dans le système alimentaire national
A.2.8. Implication des communautés
PILIER 3 : Professionnalisation des formations à tous les niveaux du système éducatif et dans toutes les formes d’éducation
Objectif spécifique 3 : Professionnaliser, de manière harmonieuse, les formations à tous les niveaux du système éducatif
et dans toutes les formes d’éducation
A.3.1. Développement des formations qualifiantes indexées sur les besoins économiques du pays
A.3.2. Promotion des filières porteuses et des métiers du futur dans la formation professionnelle et universitaire
A.3.3. Développement du numérique éducatif
A.3.4. Amélioration des contenus et des apprentissages
A.3.5. Promotion de l’insertion professionnelle des diplômés
A.3.6. Soutien à l’auto-emploi et à l’entrepreneuriat
A.3.7. Élargissement de l’Assurance qualité à tous les niveaux du système
A.3.8. Généralisation des Cellules d’Orientation et de Suivi des diplômés
Pilier 4 : Promotion des langues officielles dans tout le système éducatif
Objectif spécifique 4 : Systématiser, tout en mettant à disposition le matériel pédagogique adéquat, l’utilisation des
langues officielles dans tout le système éducatif
A.4.1. Intégration des langues officielles comme matière et médium dans le système éducatif
A.4.2. Promotion de l’enseignement bilingue basé sur les langues officielles à tous les niveaux du système éducatif
A.4.3. Mise en place d’un programme vigoureux d’élimination de l’analphabétisme au Mali
A.4.4. Établissement d’un vaste réseau de centres de formation pour adultes autour de chaque école/établissement
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83ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Pilier 5 : Développement de curricula centrés sur les valeurs et savoirs endogènes, les langues officielles, les sciences et
technologies à tous les niveaux du système
Objectif spécifique 5 : Développer, avec les acteurs concernés, les curricula, en mettant l’accent sur les valeurs et savoirs
endogènes, les sciences et technologies, à tous les niveaux du système
A.5.1. Développement des Programmes/curricula intégrant les savoirs et valeurs endogènes
A.5.2. Promotion de la recherche orientée sur les savoirs endogènes, les langues officielles, l’environnement immédiat,
local, régional et national
A.5.3. Développement des compétences en STIM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques)
A.5.4. Développement des outils numériques dans la gestion scolaire et universitaire
A.5.5. Universalisation de l’apprentissage de la programmation informatique.
A.5.6. Accélération du processus de création de l’université virtuelle
A.5.7.Développement de blocs scientifiques, de laboratoires et de bibliothèques dans les différents niveaux du système
A.5.8.Orientation des bourses vers les domaines des sciences (STIM)
Pilier 6 : Formation et gestion des enseignants et des formateurs
Objectif spécifique 6 : Améliorer la formation et la gestion des enseignants et des formateurs sur tout le territoire
national, à travers une planification stratégique rigoureuse
A.6.1. Développement de l’Enseignement normal
A.6.2. Promotion de la formation initiale et continue des enseignants
A.6.3. Mise à disposition d’enseignants en qualité et en nombre suffisant
A.6.4. Amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants
Pilier 7 : Recherche scientifique au service du développement social, économique, artistique, culturel et
environnemental
Objectif spécifique 7 : Renforcer la contribution de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique au
développement des filières économiques porteuses et à l’amélioration des conditions de vie des populations, à travers
la valorisation des résultats de recherche
A.7.1.Développement de l’innovation technologique, notamment l’intelligence artificielle (IA) et la robotique
A.7.2.Vulgarisation des résultats de la recherche
A.7.3.Investissement dans la recherche
A.7.4. Implication active des universitaires dans la formulation des politiques publiques
A.7.5. Mise en œuvre du plan d’action de mise en œuvre de la politique linguistique du Mali adoptée par le
Gouvernement en 2014
Pilier 8 : Schéma institutionnel systémique
Objectif spécifique 8 : Organiser le schéma institutionnel du secteur de l’Éducation , selon une optique systémique
A.8.1. Mise en place d’un mécanisme de coordination des actions des départements en charge du système éducatif
A.8.2. Mise en place de passerelles entre les ordres et types d’éducation
A.8.3. Renforcement du système d’évaluation pour plus d’efficacité et d’efficience
A.8.4. Renforcement de l’adaptation et de la résilience du système
A.8.5. Rattachement de l’AMALAN au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique en vue de
la promotion de la recherche linguistique
A.8.6. Régulation du pilotage et de la gestion des écoles privées
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84 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
A.8.7. Apaisement et sécurisation de l’espace scolaire et universitaire
A.8.8. Implication des communautés (APE, CGS…)
A.8.9. Accélération du processus de transformation des écoles communautaires en écoles publiques
A.8.10. Accélération du processus d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif
Pilier 9 : Financement souverain
Objectif spécifique 9: mettre en place un système de financement souverain, efficace et pérenne de l’Éducation
A.9.1.Renforcement des mécanismes de financement de l’éducation (État, Collectivités, Communautés, Secteur privé et
PTF)
A.9.2. Financement pérenne de la recherche linguistique pour promouvoir l’utilisation des langues officielles dans la vie
nationale
A.9.3. Mobilisation de la diaspora pour le financement des infrastructures éducatives
A.9.4. Implication des industriels dans le financement de la recherche scientifique et de l’innovation technologique
A.9.5. Développement d’un partenariat public-privé dans le milieu scolaire et universitaire
Les actions stratégiques et leurs indicateurs sont présentés en annexe 1.
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85ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
8. SUIVI-EVALUATION
DES RECOMMANDATIONS
ET DES ACTIVITÉS
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86 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
La mise en œuvre des recommandations des Etats généraux de l’Education s’effectuera sur la base d’un plan
stratégique déployé sur quinze (15) ans, assorti de plans opérationnels triennaux. Cette mise en œuvre fera
l’objet d’un suivi permanent et d’une évaluation régulière. A cet effet, deux organes seront mis en place : un
Comité technique interministériel de suivi-évaluation et un Comité de pilotage.
8.1. LE COMITE TECHNIQUE INTERMINISTERIEL DE SUIVI - EVALUATION
Le Comité technique interministériel de suivi de la mise en œuvre des recommandations des Etats généraux de
l’Education est créé par un Arrêté interministériel et a pour missions de mesurer et d’apprécier l’exécution et les
progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations des EGE. À ce titre, il est chargé :
de collecter des informations ;
de suivre les indicateurs de résultats ;
de produire des rapports périodiques ;
de produire le rapport annuel de mise en œuvre des actions de la refondation ;
d’organiser les revues annuelles ;
d’assurer le suivi des recommandations issues des revues annuelles ;
de préparer les sessions du Comité de pilotage.
Le Comité interministériel est composé de cadres des services techniques et des CPS des quatre ministères chargés
d’administrer le système éducatif malien, de représentants du Ministère des finances, des Ministères sectoriels,
d’organisations de la société civile, d’employeurs, d’organisations syndicales et de personnes ressources. La liste
nominative des membres est fixée par une décision interministérielle.
8.2. LE COMITE DE PILOTAGE
Le Comité de pilotage est créé par Décret du Premier ministre et composé par les quatre ministres chargés
d’administrer le système éducatif malien, du ministre de l’Économie et des Finances et les ministres sectoriels.
Le Comité de pilotage a pour responsabilité de vérifier globalement et régulièrement que la mise en œuvre des
recommandations chemine correctement vers l’atteinte des objectifs et de proposer une réorientation au besoin.
Il approuve les rapports annuels d’exécution produits par le Comité technique.
Le Comité de pilotage produit un rapport annuel à l’attention du Gouvernement et de l’Assemblée nationale.
En outre, le dispositif de pilotage prévoit divers types d’évaluation qui sont conduits tout au long de la mise en
œuvre des recommandations des EGE. Ces évaluations s’effectuent à travers :
a. les revues périodiques ;
b. les sessions du Comité de pilotage ;
c. l’évaluation à mi-parcours : elle intervient trois ans après le démarrage de la mise en œuvre des
recommandations ;
d. l’évaluation finale : elle est réalisée au cours du deuxième semestre de la dernière année de la
mise en œuvre des recommandations.
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87ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
9. PLAN D’ACTIONS
PRIORITAIRES BUDGETISE
(2024 - 2026)
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88 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Pour concrétiser la refondation du système éducatif malien, il est important d’engager des actions phares durant
les trois prochaines années (2024- 2026). Il s’agit d’activités prioritaires dont certaines sont urgentes. Les activités
urgentes sont au nombre de dix (les dix premières sur le tableau) et concernent, entre autres, i) l’organisation
d’une campagne d’information et de sensibilisation des populations sur toute l’étendue du territoire afin
d’obtenir leur adhésion ; ii) l’organisation de campagnes d’alphabétisation de masse dans les langues officielles ;
iii)la formation des enseignants et l’adoption du nouveau curriculum de formation des enseignants dans les IFM ;
iv) l’instrumentalisation et l’instrumentation des langues officielles ; v)l’adoption d’une nouvelle loi d’orientation
de l’éducation.
Toutes les activités urgentes et ou prioritaires et leur échéance sont présentées en détail dans le tableau
suivant.
Tableau 16 : Plan d’action des activités urgentes et des activités prioritaires
N° ACTIVITES
COÛT EN MILLIERS DE FRANCS CFA
2024 2025 2026 Total
1 Organisation de campagnes d’information et de
sensibilisation des enseignants et des popu-
lations sur le programme de refondation du
système éducatif
- 500 000 500 000 1 000 000
2 Mise en œuvre de campagnes d’alphabétisation
de masse dans toutes les langues officielles du
Mali et sur toute l’étendue du territoire
- 1 000 000 1 000 000 2 000 000
3 Elaboration de la nouvelle loi d’orientation
éducative - - - -
4 Intégration des valeurs et mémoires maliennes
dans les programmes d’enseignement et d’édu-
cation
- 50 000 50 000 50 000
5 Adoption du nouveau curriculium de formation
des enseignants dans les Instituts de Formation
de Maîtres (IFM)
- - - -
6 Formation des enseignants à l’utilisation des
Langues officielles (nationales) comme médium
d’enseignement.
- 285 019 285 019 570 038
7 Formation des enseignants sur les Programmes/
curricula intégrant les savoirs et valeurs endo-
gène élaborés
- 285 019 285 019 570 038
8 Formation initiale des enseignants 13 550 000 13 550 000 13 550 000 40 650 000
9 Formation continue des enseignants 22 200 669 22 200 669 22 200 669 66 602 007
10 Intégration, dans les différents curricula, de la
langue des signes en assurant sa promotion
dans les services publics
- 32 000 32 000 64 000
11 Insertion dans les programmes de formation
en alphabétisation et d’éducation non formelle
de modules de formation à la technologie et à
l’apprentissage des métiers
- 30 000 300 000 330 000
12 Dotation de toutes les langues officielles (natio-
nales) d’instruments permettant de les utiliser
efficacement dans l’éducation formelle
- 2 000 000 - 2 000 000
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89ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° ACTIVITES
COÛT EN MILLIERS DE FRANCS CFA
2024 2025 2026 Total
13 Développement de programmes d’apprentis-
sage au niveau des centres d’alphabétisation et
d’éducation non formelle, adaptés aux besoins
économiques des adultes (hommes et femmes)
30 000 - - 30 000
14 Réalisations d’études et de recherches sur les
valeurs endogènes 100 000 - - 100 000
15 Réalisations d’études et de recherches sur les
langues officielles 100 000 - - 100 000
16 Vulgarisation des résultats des études et
recherches sur les valeurs endogènes et les
langues nationales
- - 50 000 50 000
17 Transcription des livrets et manuels éducatifs et
les documents officiels en braille 60 000 - - 60 000
18 Elaboration de la carte scolaire par les diffé-
rentes Collectivités territoriales avec l’appui des
services techniques déconcentrés
- 30 000 - 30 000
19 Construction de centres publics de développe-
ment de la petite enfance - 2 500 000 2 500 000 5 000 000
20 Construction et équipement de structures
publiques d’éducation spéciale (au profit des
enfants déficients auditifs et visuels)
- 1 000 000 1 000 000 2 000 000
21 Construction et équipement des structures
publiques d’Enseignement fondamental - 5 100 000 5 100 000 10 200 000
22 Construction et équipement des structures pu-
bliques d’Enseignement secondaire général - 1 952 000 2 928 000 4 880 000
23 Construction et équipement des structures
publiques d’Enseignement technique et profes-
sionnel
- 24 000 000 36 000 000 60 000 000
24 Construction de centres publics de Formation
professionnelle à la fin de chaque ordre - 12 000 000 18 000 000 30 000 000
25 Création d’établissements secondaires d’En-
seignement général spécialisés (au profit des
enfants déficients auditifs ou visuels)
- 1 952 000 2 928 000 4 880 000
26 Création d’établissements d’enseignement tech-
nique et professionnels spécialisés (au profit des
enfants déficients auditifs ou visuels)
- 12 000 000 18 000 000 30 000 000
27 Construction et équipement des universités de
Sikasso, Tombouctou, Gao et Bandiagara - 150 000 000 - 150 000 000
28 Construction et équipement des structures
publiques d’Enseignement normal - 12 000 000 18 000 000 30 000 000
29 Développement et mise en œuvre des plans
de maintenance des équipements et matériels
didactiques (ETP/FP)
- - - -
30 Dotation des établissements scolaires et univer-
sitaires en matériels didactiques adéquats et en
quantité suffisante
5 550 500 5 550 500 5 550 500 16 651 500
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90 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° ACTIVITES
COÛT EN MILLIERS DE FRANCS CFA
2024 2025 2026 Total
31 Développement de programmes de formation
et d’apprentissages en lien avec les besoins de
développement artisanal, industriel, technolo-
gique, agrosylvopastoral et minier
30 000 - - 30 000
32 Développement de programmes de formation
et d’apprentissages en lien avec les besoins de
développement socioculturels
35 000 - - 35 000
33 Actualisation périodique des programmes d’en-
seignements de l’EP/FP pour tenir compte des
métiers du futur
30 000 - - 30 000
34 Révision et adaptation des curricula à tous les
niveaux aux réalités sociales, culturelles, écono-
miques et environnementales
- 50 000 - 50 000
35 Augmentation des heures consacrées aux ma-
tières scientifiques ; - - - -
36 Recrutement d’enseignants dans les filières des
Sciences exactes, biologiques, expérimentales et
techniques.
- 1 295 000 1 295 000 2 590 000
37 Dotation des établissements scolaires en
bibliothèques et en ouvrages adaptés aux pro-
grammes de formation
- 1 250 000 1 250 000 2 500 000
38 Dotation des établissements scolaires en salles
informatiques équipées - 2 500 000 2 500 000 5 000 000
39 Elaboration et validation du curriculum de l’En-
seignement normal conformément aux prescrip-
tions du PRODEC 2
- 25 000 - 25 000
40 Réhabilitation et équipement des établisse-
ments d’Enseignement normal - 5 400 000 5 400 000 10 800 000
41 Amélioration des contenus des apprentissages
de l’Enseignement fondamental en vue de per-
mettre aux apprenants de maîtriser l’écriture, la
lecture et le calcul
40 000 - - 40 000
42 Formation continue des enseignants 22 200 669 22 200 669 22 200 669 66 602 007
43 Formation continue des enseignants des écoles
communautaires - 292 605 292 605 585 210
44 Recrutement des diplômés des écoles normales
ou équivalents en fonction des besoins - 175 000 175 000 350 000
45 Appui à l’IPU pour mettre en œuvre des pro-
grammes de formation des formateurs axés sur
les nouvelles tendances pédagogiques et les
technologies éducatives
- 55 000 55 000 110 000
46 Formation initiale des enseignants-chercheurs à
la pédagogie universitaire et didactiques 2 441 2 441 2 441 7 323
47 Formation initiale des enseignants-chercheurs à
la pédagogie universitaire et didactiques 2 441 2 441 2 441 7 323
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91ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° ACTIVITES
COÛT EN MILLIERS DE FRANCS CFA
2024 2025 2026 Total
48 Recrutement des enseignants des écoles
communautaires ayant des diplômes et des
références académiques requis à la fonction
publique des Collectivités territoriales
- 8 890 000 8 890 000 17 780 000
49 Création de l’université numérique - 30 000 000 - 30 000 000
50 Développement des outils numériques dans
le système éducatif, y compris dans la gestion
scolaire et universitaire
- 11 000 000 22 000 000 33 000 000
51 Mise en œuvre de plans de maintenance des
équipements dans les IES publiques - 50 000 50 000 100 000
52 Formation des enseignants d’informatique pour
tous les niveaux du système. - - - -
53 Mise en place d’un mécanisme opérationnel
de diffusion et d’information du public sur les
résultats de la recherche
- 100 000 - 100 000
54 Création d’un musée national des sciences et
des technologies - 12 000 000 - 12 000 000
55 Institution et fonctionnement d’un Conseil
scientifique de la recherche au niveau du Gou-
vernement
- 3 000 3 000 6 000
56 Relecture de la politique nationale de la Re-
cherche scientifique et technique et de l’Inno-
vation
- - - -
57 Mise en place d’un cadre de concertation fonc-
tionnelle entre les différentes 50 000 50 000 50 000 150 000
58 Mise en place des systèmes d’audit interne - 2 000 000 2 000 000 4 000 000
59 Création d’une base de données publique avec
toutes les productions scientifiques - 19 520 000 - 19 520 000
60 Création et opérationnalisation de cellules de
suivi de l’insertion socio-professionnelle des
sortants
- - - -
61 Réhabilitation et équipement de tous les AE et
CAP - 564 000 564 000 1 128 000
62 Renforcement de la gestion des enseignants
basée sur les données probantes/SIGE - - 30 000 30 000
63 Renforcement des capacités de suivi-contrôle de
l’AMAQ-SUP - 50 000 50 000 100 000
64 Suivi de l’application des textes qui régissent le
fonctionnement des CGS - - 100 000 100 000
65 Mise à disposition des établissements privé des
manuels de procédures fiscales pour assurer
leur conformité
- 37 000 37 000 74 000
66 Suivi de l’application des programmes officiels
de l’Education nationale par les médersas et les
écoles franco-arabes
- - 100 000 100 000
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92 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
N° ACTIVITES
COÛT EN MILLIERS DE FRANCS CFA
2024 2025 2026 Total
67 Renforcement du suivi des écoles privées par les
organes chargés du contrôle de qualité 403 316 403 316 403 316 1 209 948
68 Institution d’une session de rattrapage pour les
candidats qui échouent au BAC, BT et CAP - 1 400 000 1 400 000 2 800 000
69 Sécurisation de l’espace scolaire et universitaire - 100 000 100 000 200 000
70 Mise en place d’un Dépôt A Termes (DAT) pour
financer la recherche - 20 000 000 - 20 000 000
71 Formation des enseignants en informatique 100 000 15 091 818 15 091 818 30 283 636
72 Formation des cadres ou concepteurs pour la
recherche de financement souverain - 840 000 800 000 1 640 000
73 Relecture de la Politique nationale de l’Ensei-
gnement supérieur - 40 000 - 40 000
74 Construction de bureau d’appui destiné à la
recherche - 1 000 000 - 1 000 000
75 Renforcement du suivi des ressources destinées
aux recherches - 500 000 50 000 550 000
76 Introduction du travail manuel à tous les ni-
veaux du système éducatif - 15 000 000 15 000 000 30 000 000
77 Conception des supports pédagogiques du
travail manuel 70 000 - - 70 000
78 Relecture des manuels 30 000 - - 30 000
79 Evaluation de l’APC - 30 000 30 000 60 000
80 Evaluation de LMD - 30 000 30 000 60 000
Total 64 585 036 439 914 497 248 211 497 752 711 030
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93ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
10. CONCLUSION
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94 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Le changement et le développement sont des caractéristiques inhérentes à tout organisme, toute organisation
et toute société. La refondation du système éducatif malien se veut une transformation observable dans la
durée, qui affecte de manière permanente le fonctionnement et l’organisation du système, tout en modifiant
profondément sa trajectoire.
L'expérience montre que, dans les systèmes éducatifs, les transformations majeures ne se produisent qu'à la
suite d'efforts de formation du personne1, à l'aide de ressources et d’opportunités mises à disposition. De plus,
il est important, d’une part, d’entreprendre des actions continues pour expliquer la justification et l’utilité du
changement et, d’autre part, de mener des actions durables d’information et de communication afin d’obtenir
l’adhésion des populations. Ainsi, l’accent devra être mis sur le changement des attitudes, suivi immédiatement
par le changement des méthodes et des pratiques.
Pour institutionnaliser le changement du système éducatif malien, il essentiel est que les Maliennes et les Maliens
intériorisent les transformations et les adoptent parce qu'elles satisfont leurs besoins spécifiques.
S’engager dans le processus de refondation du système éducatif malien, c’est faire le choix de changer
de trajectoire, de changer de manière de faire, de manière de financer, de gouverner, de gérer, de former,
d’apprendre et de contrôler. C’est, surtout, engager l’avenir de tout le pays, toutes choses qui impliquent,
pour tous les acteurs, l’exigence de consentir les efforts nécessaires pour opérer le changement souhaité. La
refondation ne réussira pas sans un soutien politique constamment assumé par les plus Hautes Autorités de la
Nation et un financement souverain pérenne.
L’histoire a suffisamment démontré la capacité de résilience du peuple Malien et ses victoires sur les champs de
bataille à chaque fois que son destin a été en jeu.
Assurément, le peuple Malien remportera la bataille sur le front de l’éducation à travers la mise en œuvre
correcte des actions des neufs piliers de la refondation du système pour l’éclosion d’un Malien nouveau dans un
Mali refondé, émergent, unifié, prospère et paisible !
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95ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
ANNEXES
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96 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Annexe 1 : Plan stratégique de mise en œuvre des recommandations des EGE (2024-2038)
PLAN STRATEGIQUE DE MISE EN ŒUVRE DES RECOMMANDATIONS DES EGE (2024-2038)
PILIER 1 : Education du citoyen aux valeurs culturelles et aux savoirs endogènes
OBJECTIF SPECIFIQUE 1 : Assurer, à travers diverses opérations de formation, l’éducation de tous les apprenants des
différentes structures éducatives du pays aux valeurs culturelles et aux savoirs endogènes
CODE
ACTIONS
ACTIONS
STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPONSABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPOTHESES ET
RISQUES
A.1.1
Intégration des
valeurs et mémoires
maliennes dans les
programmes d’ensei-
gnement et d’éduca-
tion
% d’élèves formés
dans les valeurs
culturelles et savoirs
endogènes
MEN
MEF MESRS
MENEFP MRE
MATD MACIH
Instabilité sécu-
ritaire et politique
A.1.2
Orientation de la
transition de l’école,
en passant d’un
modèle centré sur
l’instruction à une
approche axée sur
l’éducation
Nombre d’élèves par-
ticipant à des projets
communautaires
ancrés dans la culture
locale
MEN
MEF MESRS
MENEFP
MRE MATD
MACIH
Contexte mac-
roéconomique
PILIER 2 : Education inclusive sur toute l’étendue du territoire national
OBJECTIF SPECIFIQUE 2 : Assurer l’inclusivité dans les actions éducatives de l’ensemble des structures d’éducation for-
melle et non formelle, sur toute l’étendue du territoire national
Code
actions ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPON-
SABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPO-
THESES ET
RISQUES
A.2.1
Intégration de l’éducation
inclusive dans les cultures et
pratiques professionnelles
des enseignants
% d’enseignants sensibles
à l’éducation inclusive MEN
MEF MESRS
MENEFP MPFEF
MSPS CT
A.2.2 Egalité des genres et scolari-sation des filles
Taux de scolarisation des
filles MEN
MEF MESRS
MENEFP MPFEF
MSPS CT
A.2.3
Facilitation de l’accès du
système aux personnes en
situation de handicap
Nombre de structures
éducatives adaptés aux
personnes en situation de
handicap
MEN
MEF MESRS
MENEFP MPFEF
MSPS CT
A.2.4 Promotion de l’Education préscolaire et spéciale
Proportion d’écoles
préscolaire et spéciale
fonctionnels
MEN MEF
A.2.5 Renforcement de l’Educa-tion non formelle
Proportion de centres
d’éducation non formelle
fonctionnels
MEN MEF
A.2.6
Couverture territoriale du
pays en infrastructures
d’Education formelle et/ou
non formelle ;
Nombre de localités
administratives disposant
d’infrastructures d’éduca-
tion formelle et/ou non
formelle
MEN
MEF MESRS
MENEFP MATD
CT
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97ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
A.2.7
Intégration de l’alimentation
scolaire dans le système
alimentaire national
Nombre de collectivités
territoriales prenant en
charge 100% l’alimenta-
tion des cantines scolaires
endogènes
MEN MEF CSA
A.2.8 Participation des commu-nautés
Nombre d’initiatives com-
munautaires éducatives
développés
MEN
MESRS MENEFP
MRE MATD
CT
PILIER 3 : Professionnalisation des formations à tous les niveaux du système éducatif et dans toutes les formes d’édu-
cation
OBJECTIF SPECIFIQUE 3 : Professionnaliser, de manière harmonieuse, les formations à tous les niveaux du système édu-
catif et dans toutes les formes d’éducation
CODE
ACTIONS ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPONS-
ABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPOTH-
ESES ET
RISQUES
A.3.1
Développement des forma-
tions qualifiantes indexées
sur les besoins écono-
miques du pays
Proportion de programmes
intégrant les besoins écono-
miques du pays
MENEFP
MEF
MESRS
MEF
A.3.2
Promotion des filières
porteuses et des métiers du
futur dans la Formation pro-
fessionnelle et universitaire
% d’étudiants formés dans les
filières porteuses et dans les
métiers du futur
MENEFP
MESRS MEF
A.3.3 Développement du numérique éducatif
Nombre d’établissements
utilisant les technologies
éducatives
MEN
MEF
MESRS MCE-
CMA
A.3.4 Amélioration des contenus et des apprentissages
Nombre d’élèves maitrisant
les bases de la lecture, du
calcul et de l’écriture à la fin
du fondamental I
MEN MEF
A.3.5
Promotion de l’insertion
professionnelle des diplô-
més
Taux d’insertion des diplômés MENEFP
MEF
CNPM
MEN
MESRS
A.3.6 Soutien à l’auto-emploi et à l’entrepreneuriat
Nombre d’entreprises crées
par les jeunes incubés MENEFP
MEF
CNPM
MEN
MESRS
A.3.7
Elargissement de l’assu-
rance qualité à tous les
niveaux du système
Nombre de référentiels d’as-
surance qualité élaborés et
appliqués par niveau d’ensei-
gnement
MEN
MESRS
MENEFP
MEF
A.3.8
Généralisation des Cellules
d’Orientation et de Suivi des
diplômés
Nombre de COS fonctionnels
MEN
MESRS
MENEFP
MEF
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98 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
PILIER 4 : Promotion des langues officielles dans tout le système éducatif
OBJECTIF SPECIFIQUE 4 : Systématiser, tout en mettant à disposition le matériel pédagogique adéquat, l’utilisation des
langues officielles dans tout le système éducatif
Code
actions ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPON-
SABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPO-
THESES ET
RISQUES
A.4.1
Intégration des langues
officielles comme matière
et médium dans le système
éducatif
Nombre de structures
scolaire et universitaire
intégrant les langues
officielles comme mé-
dium d’enseignement
Nombre d’apprenants
formés dans les langues
nationales
MEN MEF MESRS
A.4.2
Promotion d’un enseigne-
ment bilingue basé sur la
langue maternelle à tous les
niveaux du système éducatif
Nombre de structures sco-
laire et universitaire ayant
intégré l’enseignement
dans une des langues
nationales
MEN MEF MESRS
A.4.3
Mise en place d’un pro-
gramme vigoureux d’élimi-
nation de l’analphabétisme
au Mali
Taux d’alphabétisation au
Mali MEN
MESRS MENEFP
MATD MEF
A.4.4
Etablissement d’un vaste
réseau de centres de forma-
tion pour adultes autour de
chaque école/établissement
Nombre de centres de
formation pour adultes
fonctionnels autour des
écoles
MEN MEF
PILIER 5 : Développement des curricula centrés sur les valeurs et savoirs endogènes, les langues officielles, les sciences
et technologies à tous les niveaux du système
OBJECTIF SPECIFIQUE 5 : Développer, de manière participative avec les acteurs concernés, les curricula en mettant
l’accent sur les valeurs et savoirs endogènes, les sciences et technologies à tous les niveaux du système
Code
actions ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPON-
SABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPO-
THESES ET
RISQUES
A.5.1
Développement des Pro-
grammes/curricula inté-
grant les savoirs et valeurs
endogènes
Nombre des Programmes/
curricula développés,
révisés et digitalisés inté-
grant les savoirs et valeurs
endogènes
MEN
MESRS
MENEFP
MEF CPM
APCMM
A.5.2
Promotion de la recherche
orientée sur les savoirs
endogènes, les langues
officielles, l’environnement
immédiat, local, régional et
national
Nombre d’études et de
recherches réalisées MEN
MESRS
MEF
A.5.3
Développement des com-
pétences en STIM (sciences,
technologie, ingénierie et
mathématiques)
Proportion d’apprenants
dans les séries STIM
Nombre de diplômés
dans les séries STIM
Proportion de diplômés
des séries STIM insérés
MESRS MEF
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99ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
A.5.4
Développement des outils
numériques dans la gestion
scolaire et universitaire
Nombre de base de don-
nées interconnectés et
fonctionnels
MEN
MESRS
MEN MCEC-
MA
A.5.5
Accélération du processus
de création de l’université
virtuelle
Une université virtuelle
fonctionnelle MESRS
MEF MCEN-
MA
A.5.6
Développement des blocs
scientifiques, des labora-
toires et des bibliothèques
dans les différents niveaux
du système
Nombre de blocs scienti-
fiques, de laboratoires et
des bibliothèques fonc-
tionnels
MEN
MESRS
MEF
CNPM
CCIM APC-
MM APCAM
MEF
A.5.7
Orientation des bourses
vers les domaines des
sciences
Proportion des boursiers
dans les domaines des
sciences
MESRS MEF
PILIER 6 : Formation et gestion des enseignants et des formateurs
OBECTIF SPECIFIQUE 6 : Améliorer la formation et la gestion des enseignants et des formateurs sur tout le territoire
national, à travers une planification stratégique rigoureuse
Code
actions ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPON-
SABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPOTHESES
ET RISQUES
A.6.1 Développement de l’Ensei-gnement normal
Nombre d’IFM fonction-
nels MEN MEF
A.6.2
Promotion de la formation
initiale et continue des
enseignants
Nombre d’enseignants
ayant bénéficiés d’une for-
mation initiale et continue
MEN MEF
A.6.3
Mise à disposition d’en-
seignants de qualité et en
nombre suffisant
Nombre d’enseignants de
qualité recrutés et mis à
disposition
MEN MATD MEF
A.6.4
Amélioration des conditions
de vie et de travail des
enseignants
Nombre de mesures prises
pour améliorer les condi-
tions de vie et de travail
des enseignants
MEN MATD MEF
PILIER 7 : Recherche scientifique au service du développement social, économique, artistique, culturel et environne-
mental
OBECTIF SPECIFIQUE 7 : Renforcer la contribution de la recherche scientifique et de l’innovation technologique au
développement des filières économiques porteuses et à l’amélioration des conditions de vie des populations, à travers la
valorisation des résultats de recherche
Code
actions ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPON-
SABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPOTHESES
ET RISQUES
A.7.1
Développement de l’Inno-
vation technologique et de
l’Intelligence artificielle (IA)
Nombre de brevets
d’invention initiés par les
universités
MESRS MEF MCENMA
A.7.2 Vulgarisation des résultats de la recherche
Nombre de rencontres
entre chercheurs et utilisa-
teurs des résultats de la
recherche
MESRS MEF
A.7.3 Investissement dans la recherche
Taux d’investissement
dans la recherche MESRS MEF
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100 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
A.7.4
Implication active des ensei-
gnants-chercheurs dans la
formulation des politiques
éducatives
Nombre de politiques
publiques formulés im-
pliquant les enseignants
chercheurs
TOUS MINIS-
TERES SECTO-
RIELS
MESRS
A.7.5
Mise en œuvre du plan d’ac-
tions de mise en œuvre de
la politique linguistique du
Mali adoptée par le Gouver-
nement en 2014
Taux d’exécution du plan
d’action MEN
MESRS MENEFP
MATD MEF
PILIER 8 : Schéma institutionnel systémique
OBECTIF SPECIFIQUE 8 : Organiser le schéma institutionnel du secteur de l’Education, selon une optique systémique
Code
actions ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPON-
SABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPOTHESES
ET RISQUES
A.8.1
Mise en place d’un méca-
nisme de coordination des
actions des départements
en charge du système
éducatif
Nombre d’actions mise en
œuvre en synergie
MEN
MESRS
MENEFP
MATD
MEF
A.8.2
Mise en place de passerelles
entre les ordres et types
d’enseignement
Texte législatif ou régle-
mentaire adopté
MEN
MESRS
MENEFP
MATD
MEF
A.8.3
Renforcement du système
d’évaluation pour plus d’effi-
cacité et d’efficience
Nombre d’établissements
évalués MEN
MESRS MENEFP
MEF
A.8.4
Renforcement de l’adapta-
tion et de la résilience du
système
Existence d’un Plan de
résilience fonctionnel du
système
MEN
MESRS ME-
NEFP MEF
MATD
A.8.5
Rattachement de l’AMALAN
au Ministère de l’Enseigne-
ment supérieur et de la
recherche scientifique en
vue de la promotion de la
recherche linguistique
Texte législatif ou régle-
mentaire adopté MEN MESRS MEF
A.8.6 Régulation du pilotage et de la gestion des écoles privées
Nombre d’établissements
ayant un manuel de procé-
dure Proportion d’établis-
sements privés respectant
les cahiers de charge
MEN MESRS MENEFP MEF
A.8.7
Apaisement et sécurisation
de l’espace scolaire et uni-
versitaire
Nombre de mesures prises
et appliqués MEN
MESRS MENEFP
MEF MS
A.8.8 Implication des communau-tés (APE, CGS…)
Nombre d’établissements
ayant une APE/CGS fonc-
tionnelle
MEN MESRS MENEFP MEF
A.8.9
Accélération du processus
de transformation des
écoles communautaires en
école publique
Nombre d’écoles commu-
nautaires transformés en
écoles publiques
MEN MATD MEF
A.8.10.
Accélération du processus
d’intégration des écoles
coraniques dans le système
éducatif
Nombre d’écoles cora-
niques intégrées dans le
système éducatif
MEN MATD
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101ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
PILIER 9 : Financement souverain
OBECTIF SPECIFIQUE 9 : Mettre en place un système de financement souverain, efficace et pérenne de l’Education
Code
actions ACTIONS STRATEGIQUES INDICATEURS
MINISTERES
RESPON-
SABLES
MINISTERES
IMPLIQUES
HYPOTHESES
ET RISQUES
A.9.1
Renforcement des méca-
nismes de financement de
l’éducation (Etat, Collectivi-
tés, Communautés, Secteur
privé et PTF)
Existence d’un plan de
mutualisation des méca-
nismes de financement
Taux d’accroissement des
ressources et sources de
financement
MEN
MESRS
MENEFP
MEF
MATD
A.9.2
Financement pérenne de la
recherche linguistique pour
promouvoir l’utilisation des
langues officielles dans la
vie nationale
Disponibilité d’une ligne
budgétaire pour le finan-
cement de la recherche
linguistique
MESRS MDF
A.9.3
Mobilisation de la Diaspora
pour le financement des
infrastructures éducatives
Taux de contribution de
la diaspora au finance-
ment des infrastructures
éducatives
MEN
MESRS
MENEFP
MMEEIA
A.9.4
Implication des industriels
dans le financement de la
Recherche scientifique et de
l’Innovation
Part des industriels dans
le financement de la re-
cherche scientifique et de
l’innovation
MEN
MESRS
MENEFP
MIC
CNPM
A.9.5
Développement d’un par-
tenariat public-privé dans
le milieu scolaire et univer-
sitaire
Nombre de projets éduca-
tifs exécutés en PPP
MEN
MESRS
MEF
CNPM
CCIM APC-
MM APCAM
MEF
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102 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
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136 ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
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137ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
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147ETATS GENERAUX DE L’EDUCATION
RAPPORT DE SYNTHESE DES ÉTATS GENERAUX DE L’ÉDUCATION
Annexe 3 : Liste des membres de la Commission Nationale d’Organisation des EGE
1. Dr Koulougna Edmond DEMBÉLÉ, Directeur de Recherche en sociologie de l’Education, Président ;
2. Pr Assétou Founé SAMAKÉ MIGAN, Conseillère spéciale à la Présidence, Vice-présidente ;
3. M. Issoufi DICKO, Secrétaire général MEN, rapporteur ;
4. M. Ismaïla BERTHÉ, Conseiller technique MEN, rapporteur ;
5. Dr Augustin POUDIOUGO, Conseiller technique MEN, membre ;
6. M. Mahamadou CAMARA, Chargé de mission /MESRS, membre ;
7. M. Ogobassa SAYE, DNETP, membre ;
8. M. Issoufi Arbert Bédari TOURÉ, DNEF, rapporteur général ;
9. M. Aliou KEITA, DFM/MEN, membre ;
10. Pr Abou DIARRA, Personne ressource/MEN, membre ;
11. M. Mamadou DIABATÉ, Personne ressource/MEN, membre ;
12. M. Abdoulaye KONATÉ, Informaticien DFM/MEN, membre ;
13. M. Hamadoun Abdoulaye BARRY, informaticien/DNESG, membre ;
14. M. Ségui BAGAYOKO, Personne ressource/MEN, membre ;
15. Dr Mamoudou COUMARÉ, Conseiller technique /MESRS, membre ;
16. Pr Bakary CISSÉ, Chargé de mission /MESRS, membre ;
17. Pr Ouaténi DIALLO, Recteur USTTB, membre ;
18. Pr Eloi DIARRA, Personne ressource, membre ;
19. Pr Anna TRAORÉ, Recteur/P. i, USSGB, membre ;
20. Pr Diola BAGAYOKO, Personne ressource, membre ;
21. M. Samba NIARÉ, Personne ressource, membre ;
22. Dr Alou AG AGOUZOUM, Directeur de Recherche, Directeur de l’IPU, rapporteur ;
23. Dr Seydou LOUA, ULSHB, rapporteur ;
24. M. Abdoulaye M. CISSÉ DFM/MESRS, membre ;
25. M. Diakaridia DEMBÉLÉ, Conseiller technique MEF, membre ;
26. M. Habiboulaye DEMBÉLÉ, DGB/MEF, membre ;
27. M. Mohamed Abdoulaye CHEIBANI, Conseiller technique MENEFP, membre ;
28. Mme Nanamoye Moulaye Aly Cheick HAIDARA, Conseillère technique MATD, membre ;
29. M. Moussa DEMBÉLÉ, DNFCT/MATD, membre.
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RAPPORT DE SYNTHÈSE
DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
MINISTERES EN CHARGE DU SECTEUR DE L’ÉDUCATION
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
ETATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
RÉPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple - Un But - Une Foi
AOUT 2023-FEVRIER 2024
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