MINISTERE DU PLAN REPUBLIQUE DU MALI ET DE L’AMENAGEMENT Un Peuple - Un But - Une Foi DU...

1 1

▲back to top

MINISTERE DU PLAN REPUBLIQUE DU MALI


ET DE L’AMENAGEMENT Un Peuple - Un But - Une Foi
DU TERRITOIRE

Direction Nationale de la Statistique
Et de l’Informatique



























COMPTES ECONOMIQUES DU MALI
SERIES REVISEES 1990 - 2002


RESULTATS PROVISOIRES 2003
RESULTATS PREVISIONNELS 2004

















DATE DE PUBLICATION : MAI 2004




2 2

▲back to top

2


TABLE DES MATIERES


Rubriques Pages

Avant propos

Le Mali en chiffres


I. Introduction

1.1 Changement de méthodologie

1.2 Principaux concepts utilisés



II. Situation économique du Mali


2.1 Evolution des indicateurs du secteur réel en 2002

2.1.1. Croissance du PIB

2.1.2. Production des principaux produits

2.1.3. Prix

2.2. Persprctives de croissance pour 2003

Deuxième partie

Les comptes selon le PIB plus comparable

Annexes : Comptes selon l’ancienne méthodologie



3


4
5


5


6


10


10


10


11


14


15




16


21




3 3

▲back to top

3


AVANT-PROPOS

La Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique (DNSI) est
heureuse de mettre à la disposition des utilisateurs un ensemble de données macro-
économiques pour mesurer l’évolution du résultat des diverses activités
économiques.
En tant que schéma simplifié et cohérent de l’économie nationale, les
présents comptes sont un résumé de l’information statistique disponible dans le
pays.
Les résultats du recensement industriel de la Direction Nationale des
Industries (DNI) de l’année 2000, de l’Enquête Budget Consommation de 1989, du
Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1998 ont été mis à profit
pour l’élaboration des comptes économiques. D’autres sources d’informations
fondamentales qui se présentent sous forme de séries homogènes sur une longue
période telle que les statistiques de l’Enquête Agricole de Conjoncture, les données
de l’Office Malien du Bétail et de la Viande (OMBEVI) sur l’élevage, la balance
des paiements de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(B.C.E.A.O.), les fichiers sur les finances publiques et l’assistance extérieure, les
prix au producteur de l’Observatoire du Marché Agricole (OMA) et les statistiques
industrielles de la DNSI ont été utilisées dans l’élaboration des comptes nationaux
soit pour affiner certains points cruciaux, soit pour homogénéiser la série révisée
des comptes.
Des arbitrages ont été parfois nécessaires pour bien cerner la réalité de
certaines branches d’activité, en tenant compte à la fois des sources sus-
mentionnées, des renseignements fournis par des spécialistes du domaine concerné
et des documents comptables collectés.
La présente publication est la seconde qui a été faite sur la base du PIB plus
comparable recommandé par l’UEMOA. Le PIB plus comparable propose un
certain nombre de corrections sur l’ancienne série que le lecteur pourrait apprécier
à travers la note méthodologique présentée en « introduction ». Les analyses et
commentaires sont faits à partir de ces résultats.
En mémoire, les présents comptes économiques renferment aussi les comptes
révisés de 1990 à 2002, les comptes provisoires de 2003 et les comptes
prévisionnels de 2004 à 2008, tous élaborés selon l’ancienne méthodologie.
La note de présentation sur la situation économique permettra aux lecteurs de
mieux comprendre la structure et l’évolution de l’économie nationale.

Bamako, le 31 mai 2004


Le Directeur National de la Statistique et de l’Informatique


Mme SIDIBE Fatoumata DICKO
Chevalier de l’Ordre National




4 4

▲back to top

4


LE MALI EN CHIFFRES
2002 2003


Population
• Population totale (1000 hts)
• Population du district (1000 hts)


Agrégats macro-économiques
• Produit Intérieur Brut (PIB) en milliards de F. CFA
• Taux de croissance réelle du PIB
• Déflateur du PIB
• Revenu National Disponible Brut (RNDB) en milliards


de F. CFA
• RNDB per capita (RNDB/ht) F. CFA


Agriculture
• Production agricole (campagnes 01/02 et 02/03) en


tonnes
• Mil / sorgho
• Maïs
• Riz paddy
• Coton graine
• Arachide


Cheptel : Production des bovins (1000 têtes)
Production des ovins - caprins (1000 têtes)
Production industrielle
- Coton fibre (tonne)
- Tissus (1000 m)
- Sucre (tonne)
- Boissons non alcoolisées (hl)
- Cigarettes (carton)
- Electricité (1000 kWh)
Commerce extérieur*


• Importations CAF (milliards Fcfa)
• Exportations FOB dont :
§ coton
§ Bétail
§ or


• Taux de couverture FOB/CAF
Balance des paiements*
• Solde balance des biens et services
• Solde balance courante
• Solde balance globale des paiements



10.463


1.099


2.297
4,2%


-0,3%


2.284
218.259





1.310.519
301.931
939.864
570.925
176.347


708
3.635






220.153
10.197
28.556


197.707
11.309


589.060



639,9
617,3
145,6
27,3


402,6
96,5


-38,3
-103,7


82,4



10.693
1.127



2.494
6,1%
2,4%



2.267


212.044



1.436.900
363.629
710.446
419.421
185.164


709
3.819






418.291
9.193


31.385
190.156


24.646
636.079





654,3
540,7
133,6


40,2
315,9


82,6
-133,5
-123,2


74,9


* Données provisoires issues des documents de la BCEAO




5 5

▲back to top

5


I. INTRODUCTION :
1.1 Changement de méthodologie



Les besoins urgents en matière de convergence des économies des Etats
membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont
conduit à retenir des actions légères pouvant aboutir à une plus grande
comparabilité des variables économiques et financières de ces Etats. En effet,
l’essentiel des indicateurs de convergence est constitué de ratios rapportés au
Produit Intérieur Brut (PIB). Or les données issues des comptes nationaux actuels
des pays de l’Union ne sont pas comparables à cause notamment :



- de la qualité inégale des données de base utilisées ;
- de la différence dans leurs méthodologies d’élaboration ;
- des champs couverts par les comptes ;
- de la variabilité d’un Etat à un autre.



Des travaux engagés au niveau des comptes nationaux par la Commission de
l’UEMOA, avec l’appui technique d’AFRISTAT ont permis d’obtenir une
harmonisation des champs et des méthodes d’élaboration des comptes selon les
recommandations du Système de Comptabilité Nationale (SCN 68).



Ces améliorations apportées dans le calcul du PIB ont eu des conséquences
sur le niveau et la croissance du PIB, et sur le profil d’évolution des critères de
convergence. Les innovations des comptes actuels du Mali par rapport aux comptes
harmonisés sont liées à trois éléments :


- les loyers imputés ;
- la consommation de capital fixe des Administrations,
- l’imputation de la campagne agricole.


Les loyers imputés concernent les services de location de la partie de la
population qui auto consomme ce service. Il s’agit au fait d’évaluer le service de
location de la population qui habite dans leur propre logement. Dans les comptes
maliens, l’évaluation de la production des services de location est faite uniquement à
partir des services de location marchands. L’extension du champ des comptes à ce
niveau prend en compte le montant estimé des loyers que les propriétaires de maison
devraient payer comme s’ils étaient en location.



La consommation de capital fixe (CCF) est un coût de production. Elle peut se


définir comme la diminution de la valeur courante du stock d’actifs fixes détenus et
utilisés par l’Administration publique du fait de la détérioration physique, de
l’obsolescence prévisible ou des dommages accidentels pouvant être considérés
comme normaux.


Pour le calcul de la CCF, on a recours à des données sur l’amortissement, même
s’il convient de les corriger, en passant des coûts historiques aux prix courants. Dans




6 6

▲back to top

6


le calcul de la CCF au Mali, il a été retenu comme durée de vie des équipements une
période de 5 ans et pour les Bâtiments et travaux d’aménagement une période de 10
ans.



La production de la campagne agricole (n/n+1) était auparavant imputée à


l’année civile (n+1) du fait qu’on considérait que la commercialisation des principaux
produits agricoles s’effectuait pour l’essentiel en année (n+1). Pour rester conforme
aux recommandations du SCN 93, la production de la campagne agricole (n/n+1) est
imputée désormais à l’année (n) au lieu de l’année (n+1). Cette méthode d’imputation
se justifie par le fait que la presque totalité du processus de production de la campagne
agricole (n/n+1) au Mali se déroule au cours de l’année (n), sauf pour quelques rares
productions de contre saison qui sont insignifiantes.
1.2 Principaux concepts utilisés

a) Comptabilité nationale


La comptabilité nationale est une technique qui vise à donner de l’économie
nationale une représentation quantitative cohérente. Elle fait la synthèse de toutes
les activités économiques du pays au cours d’une année et dégage des grandeurs
marco-économiques telles que le produit intérieur brut ( PIB), le Revenu National
Disponible Brut ( RNDB), la consommation finale, la formation brut de capital fixe
( FBCF) etc..

b) Le produit intérieur brut (PIB) au prix du marché :



Il mesure le revenu généré dans le pays à partir de l’activité économique


aussi bien marchande que non marchande. C’est l’enrichissement productif du pays
mesuré par l’excédent de ses productions sur ses consommations intermédiaires.

Pour l’obtenir, il faut faire la somme des valeurs ajoutées de tous les agents
économiques majorées des droits et taxes liées à l’importation.


C’est l’indicateur le plus utilisé pour des comparaisons internationales.


Le produit intérieur brut aux coûts des facteurs est obtenu en retranchant du
PIB au prix du marché les impôts indirects nets des subventions (droits et taxes
perçus sur les importations).

c) Le produit Intérieur Brut par tête :


C’est le produit intérieur brut obtenu au cours d’une année réparti entre la
population totale de la même année pour un pays donné. Autrement dit, c’est la part
théorique de chaque citoyen dans la répartition de la richesse du pays.




7 7

▲back to top

7


d) Le Revenu National Disponible Brut ( RNDB) au prix du marché :


C’est le produit intérieur brut (PIB) majoré des soldes de régulation (solde de
rémunération du travail avec l’extérieur, solde du revenu de la propriété et de
l’entreprise, solde des autres transferts courants). Il est égal à la somme de la
consommation finale et de l’épargne national brut. C’est un indicateur courant
utilisé pour des comparaisons internationales.

e) Le Revenu National Disponible Brut par tête :



C’est le Revenu National Disponible Brut au cours d’une même année


rapporté à la population totale de la même année pour un pays donné.

f) L’Epargne Nationale Brut (ENB) :


C’est ce qui reste du Revenu National Brut (RNDB) déduction faire de la
consommation finale :


RNDB - CF = ENB.


Si ce reliquat peut couvrir les dépenses d’investissement, on est en présence
d’une capacité de financement. On peut donc soit prêter au reste du monde soit
rembourser ses dettes.



Si par contre, ce reliuquat ne peut pas couvrir les dépenses d’investissement,


il y a un besoin de financement ; dans un tel cas, on peut emprunter au reste du
monde.

g) La Formation brute de capital fixe (FBCF) :


Elle contient toutes les dépenses faites pour accroître le capital physique
reproductible utilisé pour la production : autrement dit l’ensemble des matériels,
des ouvrages, des bâtiments de genie civil dont la durée de vie est supérieure à un
an.



Pour les ménages consommateurs, on ne considère comme FBCF que le


logement et les frais liés à son acquisition.
Dans la méthodologie des comptes économiques du Mali élaborée en 1985 et


actuellement en vigueur, la FBCF est estimée comme la somme des postes
suivants :


- FBCF en produits de la branche Elevage
- FBCF en produits de la branche Industrie
- FBCF en produits de la branche Artisanat
- FBCF en produits de la branche BTP
- FBCF en produits Importés.




8 8

▲back to top

8



h) La Consommation Finale des Administrations Publiques (CFAP) :



Elle est égale aux coûts de production des acticités non marchands de ces


Administrations ou aux frais de fonctionnement des services non marchands. Par
convention, les coûts de production des Administrations publiques comprennent les
consommations intermédiaires, la rémunération des salariés et les impôts liés à la
production des administrations publiques.


Dans l’élaboration des comptes économiques du Mali, on retient comme
Administrations publiques : l’Administration Centrale, les Administrations
Régionales et les organes de l’Etat dotés de fonds spéciaux.



i) La Consommation Finale des Ménages (ou privée) :



Elle comprend les achats et l’autoconsommation des ménages, les paiements


partiels effectués par les ménages aux administrations lorsque ces paiements n’ont
aucun rapport avec le coût de production des services ( frais de scolarité dans les
Ecoles Publiques, droits d’entrée dans les musées exception faite des impôts
directs, etc…)



j) Le Déflateur du PIB



Le déflateur du PIB est un indicateur économique qui mesure la variation des


prix au niveau national. Il s’apparente beaucoup plus aux taux d’évolution de
l’indice général des prix au cours d’une année donnée.


C’est le coefficient obtenu en rapportant la valeur ajoutée valorisée au prix de
l’année (n) sur la valeur ajoutée de la même année au prix de l’année précédente (
n-1).




1001%)(
1


×









×
×


=



nn


nn


PRIXVA
PRIXVA


enDéflateur



Ce déflateur mesure la variation des prix entre les années n et n-1


k) Les secteurs institutionnels :




9 9

▲back to top

9


Les sociétés :

Les sociétés sont des entités légales, créées dans le but de produire des biens


et des services destinés au marché, sensées être source de profit pour leurs
propriétaires. Elles sont possédées de manière collective par des actionnaires qui
ont le droit d’en nommer les responsables.



Il existe le secteur des sociétés non financières qui comprend toutes les


sociétés résidentes non financières, toutes les quasi-sociétés non financières et
toutes les institutions sans but lucratif résidentes qui produisent des biens ou des
services destinés à être échangés sur le marché à un prix économiquement
significatif.



Le secteur des sociétés financières se compose de la banque centrale, des


institutions de dépôts, des autres entreprises d’intermédiation financière, des
auxiliaires financiers (bourses des valeurs, courtiers en assurance, etc.) et enfin les
entreprises d’assurance et les fonds de pension.



Les administrations publiques :


Les administrations publiques sont des entités créées par décision politique,
et qui ont une autorité législative, judiciaire ou exécutive sur les autres unités
institutionnelles dans un domaine donné. Les fonctions principales des
administrations sont de fournir des biens et services à la communauté dans son
ensemble ou aux ménages de manière individuelle, de se financer par des impôts ou
d’autres revenus, de redistribuer les revenus par des transferts, de produire des
biens et services non marchands.

Une administration a donc autorité pour lever des impôts ou d’autres
transferts obligatoires. Elle dispose de ses propres fonds, recettes fiscales et autres
transferts reçus d’autres administrations, qu’elle utilise pour mener à bien ses
actions. Elle a la possibilité d’emprunter.
Les ménages :


La fonction principale des ménages est de consommer ; ils peuvent
cependant exercer également des activités de production.

Un ménage est un petit groupe de personnes qui partagent le même logement,
qui mettent en commun tout ou partie de leurs revenus, et consomment
collectivement certains biens et services, principalement le logement et les repas.

Les ménages exercent des activités économiques qui ne se limitent pas à la
consommation. Ils jouent un rôle prépondérant dans les activités de production, soit
en tant qu’entrepreneurs individuels, soit en fournissant une force de travail. Ils




10 10

▲back to top

10


peuvent prêter ou emprunter des fonds, etc.. Quelle que soit leur activité
économique, ils restent considérés comme des ménages.

Les institutions sans but lucratif au service des ménages :


Les institutions sans but lucratif (ISBL) sont des entités créées dans le but de
produire des biens ou des services non marchands au bénéfice des ménages, et dont
le statut ne prévoit pas qu’elles soient sources de profit pour les unités qui les
contrôlent.

La majorité des ISBL ne produisent cependant que des biens ou des services
non marchands.

Les ISBL comprennent :


- des associations professionnelles, des associations de consommateurs, des
partis politiques, des églises et associations religieuses, des clubs sportifs,
des organisations à caractère social, culturel ou récréatif ;


- des organisations caritatives ou d’entraide, financées par des dons
volontaires.



Le reste du monde :


Le compte du reste du monde regroupe l’ensemble des opérations que des
unités institutionnelles non résidentes effectuent avec les unités institutionnelles
résidentes.



l) La consommation de capital fixe (CCF) :

La consommation de capital fixe (CCF) est un coût de production. D’une
manière générale, elle peut se définir comme la diminution, au cours de la période
comptable, de la valeur courante du stock d’actifs fixes détenus et utilisés par un
producteur, du fait de la détérioration physique, de l’obsolescence prévisible, ou
des dommages accidentels pouvant être considérés comme normaux. Elle exclut la
valeur des actifs fixes détruits à la suite d’actes de guerre, ou d’événements
exceptionnels, comme les catastrophes naturelles, qui se produisent très rarement.




11 11

▲back to top

11



II. SITUATION ECONOMIQUE DU MALI

La conjoncture économique nationale reste fortement liée aux aléas


climatiques qui influent sur le niveau de la production du secteur primaire d’une
manière générale et plus particulièrement sur la production de l’agriculture, de
l’élevage, de la pêche, de la sylviculture et de la cueillette.



Le Mali continue de tirer profit des mesures d’assainissement en vigueur


avec le concours précieux du Fonds Monétaire Internationale (FMI) et de la
Banque Mondiale à travers le programme d’ajustement structurel visant
l’amélioration de l’environnement économique, financier et institutionnel des
entreprises publiques, la réhabilitation des entreprises statégiques, la
privatisation et la liquidation des autres entreprises, ainsi que l’apurement des
dettes croisées entre ces entreprises et l’Etat.



La prise en compte du Loyer imputé et la CCF des administrations publiques a


relevé le niveau du PIB, alors que la modification de traitement de la campagne
agricole a conduit a des glissements de valeur d’une année à une autre en fonction du
résultat des campagnes agricoles.



2.1. Evolution des indicateurs du secteur réel en 2003



Les analyses qui seront présentées dans cette note seront donc basées
essentiellement sur les données du « PIB-plus comparable ».



La reprise de la croissance dans les différentes branches de l’agriculture en
2001/2002 a donné espoir après la crise cotonnière observée en 2000/2001. Les
activités liées à l’organisation de la CAN 2002 au Mali ainsi qu’à l’organisation des
élections ont contribué dans une certaine mesure à relancer la consommation des
ménages par le biais de distribution de nouveaux revenus et surtout par
l’intensification des investissements.



2.1.1. Croissance du PIB



Avec la nouvelle série des PIB plus comparables, la croissance du PIB qui a
été évaluée à 4,2% en 2002, va passer à 6,1% en 2003. Ce réajustement, est sans
conteste imputable pour l’essentiel au traitement de la campagne agricole. Dans
l’ancienne série, cela correspond à une croissance de 9,8% en 2002 et une baisse de
1,9% en 2003.






12 12

▲back to top

12


Evolution du taux de croissance du PIB

1999 2000 2001 2002 2003 2004
Ancienne
valeur 6,6% 3,7% 3,5% 9,8% -1,9% 12,4%
Nouvelle valeur 5,7% -3,3% 11,9% 4,2% 6,1% 4,7%
Source : Comptes économiques de la nation


Si le taux de croissance du PIB pour 2002 peut être considéré comme
un chiffre définitif, l’indicateur de croissance pour 2003 est encore
provisoire.



La croissance du PIB en 2003, est liée à la hausse du niveau de
production du Primaire (19,1%) et du Tertiaire Général (4,9%). Dans
l’ensemble, au niveau du secondaire, il y a une baisse de production au
niveau de l’ensemble des branches sauf l’Energie qui a enregistré une hausse
de 11,2% Le taux de croissance du secteur a été de –8,9% en 2003, tiré
principalement par la baisse de la production aurifère qui a été de –18,8% et
des autres industries manufacturières (-6,9%).
Cette croissance se ressentira d’abord sur la consommation finale qui a
eu une hausse (+3,8%), avec une hausse de consommation des ménages
(4,0%) et une légère hausse de consommation des administrations (+2,7%).
La Formation brute de capital fixe (FBCF) observera une forte hausse
de niveau (53,5%), tandis que la consommation finale progressera avec une
croissance de 3,8% en 2003. Avec la chute de la production agricole de la
campagne passée, le déstockage entammé en 2002 se poursuivra (-300,9%).
Ce déstockage peut s’expliquer également par la forte baisse constatée au
niveau des industries manufacturières. Les exportations observeront une forte
baisse (-10,1%) à cause de la chute de la production d’or tandis que les
importations vont augmenter de (3,9%) en rapport avec la hausse des
investissements et de la consommation finale.



2.1.2. Production des principaux produits

a) Cultures céréalières :


Avec la nouvelle méthodologie, les résultats de la campagne 2003/2004 ont
été pris en compte dans le calcul du PIB de 2003. Les résultats de la
campagne agricole publiés en mars 2004 font état d’une production
3.409.242 tonnes dont une production de blé de 5574 tonnes et une
production d’orge de 126 tonnes. En définitif, la production céréalière
connaîtrait ainsi une forte hausse de 35,74%.





13 13

▲back to top

13


Principales cultures céréalières (en tonnes)


1999/00 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04
Mil 953 132 802 473 792 548 795 146 1260498
Sorgho 712 866 591 747 517 971 641 955 727632
riz paddy 802 759 745 100 939 864 693 203 938217
Mais 431 996 222 740 301 931 365 174 454758
Fonio 57 113 13 965 21 398 16 322 22437
TOTAL 2 957 866 2 376 025 2 573 712 2 511 800 3409242*
Source : Enquête agricole de conjoncture
* (y compris orge = 126 tonnes et
blé = 5574 tonnes)


Evol. productions céréales


0


200000


400000


600000


800000


1000000


1200000


1400000


1999 2000 2001 2002 2003


mil sorgho riz paddy maïs fonio



b) Culture du coton



La production de coton graine pour la campagne 2003/2004 est estimée
actuellement à 608.717 tonnes, contre 419.421 tonnes en 2002/2003. Ainsi la
production de coton a fortement augmenté d’une année à une autre de plus
45%, par suite de la très bonne pluviométrie. Ce chiffre fourni par la Balance
des paiements est ramené à 590.455 tonnes dans les comptes nationaux afin
de tenir compte de l’autoconsommation des ménages (3% de la production).






14 14

▲back to top

14



Evolution de la production de coton graine (en tonnes)


1999/00 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04
Coton 473 592 250 006 588 053 432 004 608.717
Source : Enquête agricole de conjoncture/Balance des paiements


0


100000


200000


300000


400000


500000


600000


700000


1999 2000 2001 2002 2003



c) Production de l’élevage


En raison de la situation en Côte d’Ivoire au dernier semestre 2002, la
production de l’élevage connaîtra une baisse de 4%, en raison de la baisse des
exportation des animaux sur pied vers cette destination.

Evolution des principales productions de l’élevage


Unité 1999 2000 2001 2002 2003 2004


Bovins
1000Tê
tes 627 656 675 695 709 780


ovins
caprins


1000Tê
tes 3 427 3 536 3 626 3 538 3 819 3 901


Porcins Tonnes 287 297 304 300 321 331
Asins,
camélins,
équins Tonnes 6 732 6 962 7 143 6 886 7 521 7 774



d) La production exportée d'Or



L’or qui est actuellement le principal produit d’exportation du Mali, a


enregistré un niveau record en 2002 avec 66,068 tonnes. C’est d’ailleurs après
cette production record de 2002 que la production d’or a fortement chuté pour
se retrouver en 2003 à 53,998 tonnes soit une baisse de production de 18,8%.
La production record de 2002 est intervenue malgré la fermeture d’une mine
(Syama). Elle est liée à la découverte de nouveau filon à forte teneur d’or à
Morila.




15 15

▲back to top

15



Evolution de la production d’or (en tonnes)



1999 2000 2001 2002 2003 2004
Production d’or 25,3 28,3 53,6 66,1 53,6 50,6


Sources: Balances des paiements


0


10


20


30


40


50


60


70


1999 2000 2001 2002 2003 2004



e) La production industrielle

Après la reprise de l’activité industrielle en 2002 qui a vu une hausse de
production, en 2003, il y a eu une baisse de la production au niveau du
secondaire. Compte tenu des efforts d’investissement de l’Energie du Mali,
c’est la seule branche énergie qui a enregistré une hausse de production. Ainsi,
au niveau des comptes, nous avons les taux suivants :


- Industrie extractives : -18,8%,
- Industries manufacturières : -6,9%,
- Energie :11,2%





Evolution de l’indice de la production industrielle


Année
Indice
global


Industrie
alimentaire


Industrie
chimique


mat. constr.


Industrie
mécanique


énergie
Industrie


textile
1999 182,6 129,9 114,4 282,6 222,2
2000 180,6 141,8 106,8 308,3 193,5
2001 174,5 142,5 89,5 338,9 166,8
2002 242,5 145,0 80,7 398,9 337,1
2003 212,1 149,9 88,9 425,2 231,7


Source: DNSI




16 16

▲back to top

16


Malgré le relèvement du niveau de la production industrielle en 2002, un
ralentissement de la croissance a été observée au dernier trimestre. Cela est lié
d’une part à la normalisation des chiffres de l’industrie textile, qui efface les
conséquences de la crise cotonnière de 2000/2001, mais il résulte également d’un
recul plus prononcé que d'habitude des industries alimentaires et du secteur
« industries chimiques matériaux de construction ». Ces deux secteurs semblent
souffrir d’un certain redimensionnement de l’activité après l’accélération passagère
constatée lors de la préparation et la tenue de la CAN 2002.



2.1.3. Prix

a) Prix au producteur


Les prix aux producteurs relevés par l’Observatoir du Marché Agricole
(OMA) montrent que les prix des céréales ont fortement baissé au cours de 2003 ,
principalement pour les cultures sèches. Le mil et le sorgho ont baissé
respectivement de 18% et 28%. Le maïs a baissé de 29% et le riz quant à lui a
baissé faiblement de 8%.



Evolution des prix producteurs moyens des produits agricoles


Produits
agricoles 1999/00 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04


Mil 53 102 133 135 111
Sorgho 55 91 133 134 96


Mais 49 79 105 110 78
Riz 117 124 130 132 121


Fonio 137 141 146 148 148
Coton 140 170 200 180 200


Source: SIM/CMDT

b) déflateur du PIB
La bonne pluviométrie ayant entraîné une bonne récolte, la chute des prix au


producteur observé s’est fait ressentir sur le niveau général des prix. Ainsi, le
déflateur du PIB a été de –0,3 % en 2002 contre 4,6% en 2001. En 2003
cependant, le déflateur du PIB est reparti en hausse (2,4%).






Evolution déflateur du PIB
1999 2000 2001 2002 2003 2004
Déflateur ancien PIB -1,3 0,5 6,9 3,0 3,8 1,3
Déflateur PIB plus comparable -0,6 8,0 4,6 3,1 -0,3 2,4


Source: DNSI




17 17

▲back to top

17


c) Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC) base 100 en 1996
A la fin de l’année 2003, la baisse du niveau de l’indice de 1,3% est due en


grande partie à l’alimentation qui a baissé de 4,1%. Cette baisse des prix est
imputable :


- d’une part à la baisse des prix des céréales due à une bonne
pluviométrie,


- d’autre part à la baisse également des produits saisonniers
notamment les légumes frais, les produits de la pêche et les
tubercules.



Au cours de l’année 2003, les prix de certains postes ont particulièrement


augmenté. Il s’agit notamment des:
- articles d’habillement, chaussants : +2,2% ;
- ameublement, équipements ménagers : +1,4% ;
- santé : +10,1% ;
- transports : +4,2% ;
- enseignement : +1,4%.



Evolution de l’inflation mesurée par l’IHPC


Année Indice inflation
1996
100,0 6,6%
1997 99,3 -0,7%
1998 103,3 4,1%
1999 102,1 -1,2%
2000 101,4 -0,7%
2001 106,6 5,2%
2002 112,0 5,0%
2003 110,5 -1,3


Source: DNSI

2.2 Perspectives de croissance pour 2004



Les perspectives de croissance pour 2004 se fondent sur des scenarii
prudents, voire pessimiste :


- l’agriculture devrait observée une baisse d’environ 3,9%, malgré la
stabilité de la production cotonnière d’environ selon les prévisions de la
Balance des paiements en 2003/2004 ;



- la production du secondaire devrait croître de 5,9%. Cette hausse serait


observée au niveau de toutes les branches sauf les industries extractives
qui vont subir une baisse d’environ 6,7%. Les industries manufacturières
vont connaître une hausse de 18,5% et celle de l’énergie sera de 15,0% .




18 18

▲back to top

18



- au niveau du tertiaire, la croissance serait forte, avec un niveau de 10,0%.


A ce niveau, la branche transport et télécommunication devrait observée
une croissance forte de 13,0%, le commerce devrait augmenter de 12,0%.



En définitif, la croissance du PIB serait de 4,7%, avec un deflateur du
PIB de 2,4%. Cette forte inflation serait liée principalement à la hausse du
prix de l’or et du coton.